• OCHA : Plus de 250 Palestiniens tués, 23 000 blessés dans les manifestations de Gaza - Traduction : Catherine G. pour l’Agence Média Palestine - Source : Maan News
    Maan 21 janvier 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/01/26/ocha-plus-de-250-palestiniens-tues-23-000-blesses-dans-les-mani

    BETHLEEM (Ma’an) — Plus de 250 Palestiniens ont été tués par des tirs de l’armée israélienne et plus de 23 000 ont été blessés, depuis le début des manifestations de la « Grande Marche du retour » dans la bande de Gaza du 30 mars à la fin de l’année dernière, selon un rapport du Bureau des Nations Unies pour la coordination des questions humanitaires (OCHA) en territoire palestinien occupé.

    OCHA a publié un rapport ce lundi, indiquant que « depuis le 30 mars 2018, la bande de Gaza est le témoin d’une augmentation significative des victimes palestiniennes dans le contexte des manifestations de masse et d’autres activités le long de la barrière de séparation entre Israël et Gaza, dans le cadre de la Grande Marche du retour, ainsi que lors de combats et d’incidents relatifs à l’accès ».

    OCHA a confirmé que « 254 Palestiniens ont été tués à Gaza entre le 30 mars et le 31 décembre 2018, dont 180 tués pendant les manifestations de la Grande Marche du retour à la frontière entre Gaza et Israël et les autres dans d’autres circonstances, mais toujours par des tirs israéliens. Parmi eux, figurent 44 enfants et 4 femmes ».

    Le rapport ajoute que « 23 603 Palestiniens ont été blessés pendant la même période, presque tous pendant la Marche du retour ; ceci inclut 5183 jeunes garçons, 464 jeunes filles et 1437 femmes ». (...)

    #Bilan #marcheduretour


  • Gilets jaunes : le #décompte des #blessés graves

    Après l’acte X, #Checknews compte désormais, au 21 janvier, 109 blessés graves parmi les gilets jaunes et les journalistes, dont 79 par des tirs de #lanceur_de_balle_de_défense. Au moins 15 victimes ont perdu un oeil.

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/14/gilets-jaunes-le-decompte-des-blesses-graves_1702863

    #statistiques #chiffres #gilets_jaunes #violences_policières #maintien_de_l'ordre #flash-ball #flashball

    Le compte twitter de @CheckNews (de l’équipe de Libé) :
    https://twitter.com/CheckNewsfr

    • Le terrible #bilan de deux mois de violences policières

      Depuis le début de la mobilisation Gilets jaunes, plusieurs recensements font état d’au moins 97 blessés graves par les armes de la police, dont quatre ont eu la main arrachée et au moins quatorze ont perdu un oeil. La faute aux lanceurs de balle de défense, aux grenades #GLI-F4 et à une doctrine de maintien de l’ordre ultraviolente.

      « J’étais en train de filmer avec mon téléphone portable aux Champs-Élysées quand il y a eu un mouvement de foule. J’ai reculé et j’ai senti cette balle de Flash-Ball percuter ma tête. J’ai eu l’impression que ma joue droite éclatait. » Axelle Marquise, 28 ans, a été blessée par un tir de lanceur de balle de défense (LBD) le samedi 8 décembre à Paris, lors d’une manifestation des Gilets jaunes. C’était la première fois de sa vie que cette serveuse à Six-Fours (Var) descendait dans la rue. Les examens médicaux diagnostiqueront une brûlure au deuxième degré, un hématome majeur, une double fracture de la mâchoire et un trismus – contraction constante des muscles de la mâchoire qui l’empêche d’ouvrir la bouche de plus d’un centimètre. « Je dois manger liquide pendant six semaines. J’ai déjà perdu six kilos. Après le rendez-vous le 29 janvier avec la chirurgienne pour vérifier que la fracture est bien réduite, je devrai faire je ne sais combien de séances de kiné pour soigner le trismus. Quand je pourrai enfin ouvrir la bouche, il faudra voir les dégâts au niveau des dents. J’ai perdu un bout de la molaire au fond à droite et je sens que quelque chose ne va pas », décrit-elle à Reporterre.

      La jeune femme s’est vue prescrire dix jours d’incapacité totale de travail (ITT). Pourtant, elle dit avoir eu « énormément de chance » par rapport aux autres blessés qui témoignent avec elle dans une vidéo. Celle-ci a été mise en ligne le 15 janvier par le collectif des « Mutilés pour l’exemple » (attention, images très choquantes). On y voit les cicatrices de Thomas, qui a lui aussi pris un tir de LBD en plein visage. Bilan, « 25 points de suture, une fracture du sinus, la lèvre tuméfiée et l’œil gauche touché ». Et le moignon d’Antoine, 26 ans, qui a eu la main droite arrachée par une grenade GLI-F4.

      Dans un courriel adressé à Reporterre le 17 janvier, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé depuis le 17 novembre « 1.800 blessés parmi les manifestants et un millier de blessés parmi les forces de l’ordre » - dont les trois-quarts, selon Le Journal du dimanche, n’auraient pas donné lieu à un arrêt de travail. Ces chiffres ne disent rien de la gravité des blessures. Le 5 décembre, Reporterre recensait trois mains arrachées par des grenades GLI-F4, des blessures à la tête causées par des tirs de LBD et le décès de Zineb Redouane, 80 ans, à Marseille, après qu’une grenade ait été tirée dans son appartement.

      Depuis 2012, le collectif contre les violences d’État « Désarmons-les ! » tient la sinistre comptabilité des blessés graves et tués par la police. « Nous parlons de blessure grave dès lors qu’il y a plaie ouverte avec fracture, traumatisme crânien, perte d’un membre, rupture d’un organe ou blessure à la tête. Les informations nous viennent des réseaux sociaux, de membres du réseau et d’avocats engagés dans la lutte contre les violences policières, explique à Reporterre Ian B., membre du collectif. Quand une information nous parvient, nous demandons confirmation aux proches de la victime ainsi que plusieurs photos à différents stades de la guérison avant de la verser à la liste. » Dans un bilan provisoire mis en ligne le 4 janvier, le collectif dénombrait 97 blessés graves depuis le 17 novembre. « Quasiment les trois quarts ont été blessés à la tête » et plusieurs ont été définitivement mutilés : quatre ont eu une main arrachée, une personne est devenue sourde suite à l’explosion d’une grenade et dix-sept personnes ont été éborgnées.

      Le journaliste indépendant David Dufresne a quant à lui entrepris de signaler blessures et violences les plus graves sur son fil Twitter et au ministère de l’Intérieur. Quand Reporterre l’a rencontré, mercredi 16 janvier, il avait déjà rédigé 307 « signalements ». « La plupart concernent des blessures. D’autres, des manquements à la déontologie ou un non-respect des règles qui sont la matrice de la blessure. Toutes les blessures à la tête causées par des LBD et des Flash-Ball sont interdites, puisque les policiers ne sont pas autorisés à viser la tête et les parties génitales. Les tabassages ne sont pas autorisés non plus. Cette centaine de blessés graves et ce millier de blessés légers sont déshonorants. »

      Le quotidien Libération s’est appuyé sur ces travaux pour établir son propre recensement « non exhaustif ». Bilan le 15 janvier : 94 blessés graves, dont 69 par des tirs de LBD. Et au moins 14 personnes éborgnées.

      Chez ces observateurs, c’est l’effroi qui prime. « J’ai entrepris ce travail à cause d’un sentiment de sidération devant les images de violences policières et le déni politique et médiatique de ces violences, explique David Dufresne, qui avait publié en 2013 un livre d’enquête intitulé Maintien de l’ordre (éd. Fayard). Avec les Gilets jaunes, on a battu les records des mobilisations contre le CIP en 1994, contre le plan Juppé en 1995 et contre le CPE en 2006. Il faut remonter à Mai 68 pour déplorer un tel bilan. Certes, en Mai 68, il y avait eu des morts. Mais là aussi, une dame de 80 ans est morte à Marseille. Une enquête doit établir s’il s’agit d’une victime collatérale, mais elle reste une victime. »

      Même sentiment d’aggravation du côté de Désarmons-les : « Le collectif est né en 2012, quand nous nous sommes rendus compte que des manifestants étaient blessés par les armes de la police et notamment les grenades utilisées depuis les années 2000, raconte Ian B. En février 2014, trois personnes ont été éborgnées à Nantes lors d’une manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le nombre de blessés a grimpé en flèche au moment de la mort de Rémi Fraisse à Sivens en octobre 2014, des mobilisations contre la « loi travail » en 2016 et de l’expulsion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes en 2018. » Mais la mobilisation des Gilets jaunes fait exploser les compteurs. « Entre 1999 et le 17 novembre 2018, soit environ vingt ans, nous avons recensé 53 blessés graves, dont un grand nombre en-dehors de manifestations. Depuis le 17 novembre, nous en sommes à 97 blessés graves, quasiment tous en manifestations. »

      Comment en est-on arrivé là ? En juillet 2017, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) dénonçait dans une note adressée au Défenseur des droits un « tournant majeur dans la doctrine française du maintien de l’ordre » depuis le début des années 2000, avec « le développement des logiques d’interpellation d’une part et la transformation de l’armement d’autre part ». « Allant de pair avec une logique chiffrée de l’action policière, le nombre d’interpellations est devenu un enjeu des opérations de maintien de l’ordre, peut-on y lire. Une interpellation implique un rapprochement au corps à corps, et donc, de facto, un abandon de la logique de mise à distance. » L’évolution de l’armement s’est traduite par l’essor des armes de force intermédiaire – lanceurs de balle de défense dont le #LBD_40, grenades lacrymogènes instantanées GLI-F4 et grenades de désencerclement –, à l’origine de la plupart des blessures graves en manifestation ces dernières années. A noter que seule la France utilise ces armements : ni l’Allemagne, ni le Royaume-Uni, ni la Belgique n’utilisent de grenades à effet de souffle type #GLI-F4 et de #LBD.

      Le maintien de l’ordre en France, « une exception française »

      Cette évolution néfaste s’est faite avec la complicité du politique. Dans leur article « Un splendide isolement. Les politiques françaises du maintien de l’ordre », les sociologues Olivier Fillieule et Fabien Jobard s’intéressent à « la certitude, largement entretenue par policiers et gendarmes, que le maintien de l’ordre ’à la française’ est d’excellence et qu’il est prisé dans le monde entier. Cela fut peut-être vrai par le passé, mais ce n’est plus le cas. » En outre, « cette difficulté à se remettre en question s’adosse à un discours sur les spécificités de la situation française avec l’idée que les casseurs sont d’une détermination jamais vue auparavant et que l’on bascule dans un cycle inédit de violence (...). Le politique se contente de reprendre à son compte les déclarations des principaux syndicats de police, selon lesquels la violence de l’adversaire exonère le dispositif de maintien de l’ordre. (…) Se laissant convaincre par les arguments policiers sur la ’violence extrême’ des adversaires, les ministres de l’Intérieur par cette seule posture s’empêchent tout examen au fond de l’action policière. » La déclaration de Christophe Castaner le 16 janvier à Carcassonne, illustre bien ce soutien sans faille : « Moi, je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des Gilets jaunes. Par contre, je connais des policiers et des gendarmes qui utilisent des moyens de défense de la République, de l’ordre public. »

      Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la multiplication des blessures causées par les violences policières et réclamer l’interdiction des armes de force intermédiaire. Le 1er décembre, six avocats écrivaient à M. Castaner pour lui demander l’interdiction des grenades GLI-F4. Le 7 décembre, environ 200 personnalités, dont des élus de gauche, des sociologues, des historiens et des écrivains, appelaient à cesser « immédiatement » l’usage des LBD en manifestation. Le 14 décembre, c’était au tour d’Amnesty international de prendre la plume. Le 17 janvier, le Défenseur des droits Jacques Toubon réclamait une nouvelle fois la suspension de l’usage des LBD.

      Il avait déjà préconisé l’interdiction des lanceurs de balle de défense dans un rapport remis le 10 janvier 2018 à l’Assemblée nationale. « Au cours d’une manifestation où, par définition, les personnes visées sont généralement groupées et mobiles, le point visé ne sera pas nécessairement le point touché et la personne visée pourra ne pas être celle atteinte », y lit-on. « Par ailleurs, le caractère “non létal” des armes de force intermédiaire conduit en pratique les agents à les utiliser avec moins de précautions que les armes traditionnelles. Comme le relève Cédric Moreau de Bellaing, sociologue, l’introduction “des armes sublétales a plus d’effets délétères que positifs” car elles induisent “l’absolue certitude qu’au pire on amochera mais qu’on ne tuera pas” , ce qui explique qu’“on les utilise plus souvent” », poursuit le Défenseur des droits.

      « Les victimes sont issues de toutes les franges de la population »

      L’explosion du nombre de blessés joue dans la prise de conscience, mais pas seulement. Avec les Gilets jaunes, le profil des victimes a changé ; plus possible de mettre en avant l’image de « casseurs », « anarchistes » ou « zadistes » qui, quelque part, « l’auraient bien cherché ». « Les victimes ne sont plus issues du monde militant mais de toutes les franges de la population », observe David Dufresne. « Ce sont des citoyens ordinaires, des gens qui travaillent et qui ont une famille, et qui pour beaucoup descendent dans la rue pour la première fois pour défendre leurs droits », confirme Ian B, de Désarmons-les. « Avant d’aller en manifestation, je me disais que les personnes blessées avaient elles-mêmes commis des violences. Je ne pensais pas qu’un manifestant lambda pouvait se faire tirer dessus, témoigne Axelle Marquise. Mais aujourd’hui, quand je vois les images de Fiorina, 20 ans, qui a perdu un œil à cause d’un tir de Flash-Ball, j’ai des frissons dans tout le corps et les larmes aux yeux : comment une fille si jeune, qui allait à sa première manif, a-t-elle pu être mutilée de cette manière ? »

      La riposte judiciaire s’amorce. Le 11 janvier, l’Inspection générale de la police nationale avait été saisie de 207 signalements pour des dénonciations de violences policières, dont 71 enquêtes judiciaires et une enquête administrative, depuis le début du mouvement. 25 réclamations sont actuellement en cours de traitement par le Défenseur des droits, dont certaines concernent des groupes de personnes.

      Axelle Marquise, elle, a porté plainte contre X pour « violence aggravée avec menace ou usage d’une arme ». Elle n’est pas retournée manifester depuis sa blessure : « J’ai pensé accompagner mon compagnon la semaine dernière, mais je n’en ai pas dormi de la nuit. Je me suis vue prendre à nouveau un tir de LBD dans la tête et perdre un œil ou être défigurée à vie. » En revanche, elle se dit prête à répondre à l’appel du collectif des Mutilés pour l’exemple, pour des rassemblements le 2 février devant les commissariats et gendarmeries, avec des manifestants couverts de bandages demandant l’interdiction des armes de force intermédiaire. « Je ne sais pas si on obtiendra cette interdiction. De plus en plus de personnes ont conscience que ces armes peuvent mutiler et même tuer. Mais en même temps, je crains que le gouvernement trouve encore des excuses, en prétendant que les manifestants sont violents, qu’ils n’avaient pas à être là, comme l’a insinué Castaner en disant que ceux qui iraient manifester se rendraient complices des violences. »

      Le courriel du ministère de l’Intérieur n’est pas très encourageant : « Il s’agit d’armes de défense qui sont utilisées par les forces de l’ordre en réponse à des violences, en situation de légitime défense et dont l’usage qui en est fait est proportionné. Les manifestations, à Paris et en province, la plupart non déclarée, ont été caractérisées par des actions particulièrement violentes, et une volonté affichée d’en découdre avec les forces de l’ordre », a-t-il laconiquement répondu à Reporterre.

      https://reporterre.net/Le-terrible-bilan-de-deux-mois-de-violences-policieres

    • Avec les Gilets jaunes, on a battu les records des mobilisations contre le CIP en 1994, contre le plan Juppé en 1995 et contre le CPE en 2006. Il faut remonter à Mai 68 pour déplorer un tel bilan.

      Pourquoi on oublie à chaque fois les méfaits des gouvernements socialistes (Valls) au moment du vote de la Loi Travail (et ANI, etc).

    • La manif pour tous s’est aussi fait tabasser en mars 2013 : nasse, lacrymo, matraque…

      À l’époque « Valeurs actuelles » et autres sites de droite-droite étaient critiques des violences policières et relayaient le défenseur des droits. Une enquête avait été ouverte au Conseil de l’Europe.

      (EDIT : je répondais à un commentaire, depuis effacé)

    • Mais la version officielle dit : 4 gravement blessés à l’oeil...

      Quatre personnes ont été gravement blessées à l’oeil par des lanceurs de balle de défense (LBD) depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », a affirmé ce mardi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner lors d’une audition devant les députés.

      https://www.nouvelobs.com/societe/20190122.OBS8950/seulement-quatre-gilets-jaunes-eborgnes-par-la-police-vraiment.html

      signalé sur seenthis par @davduf :
      https://seenthis.net/messages/754776


  • A Day, a Life: When a Medic Was Killed in Gaza, Was It an Accident?
    The New York Times - By David M. Halbfinger - Dec. 30, 2018
    https://www.nytimes.com/2018/12/30/world/middleeast/gaza-medic-israel-shooting.html

    KHUZAA, Gaza Strip — A young medic in a head scarf runs into danger, her only protection a white lab coat. Through a haze of tear gas and black smoke, she tries to reach a man sprawled on the ground along the Gaza border. Israeli soldiers, their weapons leveled, watch warily from the other side.

    Minutes later, a rifle shot rips through the din, and the Israeli-Palestinian drama has its newest tragic figure.

    For a few days in June, the world took notice of the death of 20-year-old Rouzan al-Najjar, killed while treating the wounded at protests against Israel’s blockade of the Gaza Strip. Even as she was buried, she became a symbol of the conflict, with both sides staking out competing and mutually exclusive narratives.

    To the Palestinians, she was an innocent martyr killed in cold blood, an example of Israel’s disregard for Palestinian life. To the Israelis, she was part of a violent protest aimed at destroying their country, to which lethal force is a legitimate response as a last resort.

    Palestinian witnesses embellished their initial accounts, saying she was shot while raising her hands in the air. The Israeli military tweeted a tendentiously edited video that made it sound like she was offering herself as a human shield for terrorists.

    In each version, Ms. Najjar was little more than a cardboard cutout.

    An investigation by The New York Times found that Ms. Najjar, and what happened on the evening of June 1, were far more complicated than either narrative allowed. Charismatic and committed, she defied the expectations of both sides. Her death was a poignant illustration of the cost of Israel’s use of battlefield weapons to control the protests, a policy that has taken the lives of nearly 200 Palestinians.

    It also shows how each side is locked into a seemingly unending and insolvable cycle of violence. The Palestinians trying to tear down the fence are risking their lives to make a point, knowing that the protests amount to little more than a public relations stunt for Hamas, the militant movement that rules Gaza. And Israel, the far stronger party, continues to focus on containment rather than finding a solution.

    In life, Ms. Najjar was a natural leader whose uncommon bravery struck some peers as foolhardy. She was a capable young medic, but one who was largely self-taught and lied about her lack of education. She was a feminist, by Gaza standards, shattering traditional gender rules, but also a daughter who doted on her father, was particular about her appearance and was slowly assembling a trousseau. She inspired others with her outward jauntiness, while privately she was consumed with dread in her final days.

    The bullet that killed her, The Times found, was fired by an Israeli sniper into a crowd that included white-coated medics in plain view. A detailed reconstruction, stitched together from hundreds of crowd-sourced videos and photographs, shows that neither the medics nor anyone around them posed any apparent threat of violence to Israeli personnel. Though Israel later admitted her killing was unintentional, the shooting appears to have been reckless at best, and possibly a war crime, for which no one has yet been punished. (...)

    Rouzan al-Najjar, 20, was killed by an Israeli sniper on June 1 while she was treating the wounded at protests at the Gaza border.CreditIbraheem Abu Mustafa/Reuters
    #Razan_al-Najjar


  • Depuis 10 ans :

    40% des législateurs palestiniens détenus par Israël depuis les élections de 2006
    Middle East Monitor, le 19 décembre 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/12/26/40-des-legislateurs-palestiniens-detenus-par-israel-depuis-les-

    Il y a 10 ans, Israël lançait sa campagne de massacres dans la bande de Gaza
    Maram Humaid, Al Jazeera, le 27 décembre 2018
    http://www.chroniquepalestine.com/10-ans-israel-lancait-campagne-massacres-bande-de-gaza

    Et encore aujourd’hui :

    Près de 300 Palestiniens tués et 29.000 blessés en 2018
    Maureen Clare Murphy, The Electronic Intifada, le 27 décembre 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/12/29/pres-de-300-palestiniens-tues-et-29-000-blesses-en-2018

    #Palestine #bilan #Gaza #Palestine_assassinée #blessés #prisonniers #BDS


  • 3300 arrestations, 1052 blessés, un coma, un décès : l’engrenage d’une répression toujours plus brutale - Basta !
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-repression-arrestations-blesses-grenades-LBD-garde-a-vue

    L’engrenage de répression et de violences ne semble plus vouloir s’arrêter depuis quatre semaines. Le mouvement des gilets jaunes bat ainsi tous les records en nombre de gardes à vue, de personnes déferrées en justice, de milliers de grenades et balles de défense tirées sur les manifestants et de personnes estropiées. Les inquiétants « records » répressifs contre la mobilisation sur la loi travail et lors de l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes sont désormais désuets. Jusqu’où le gouvernement ira-t-il ?

    Côté blessés, le bilan provisoire s’élève à 1052 personnes, dont 187 du côté forces de l’ordre [2]. En comparaison, la mobilisation du printemps 2016 contre la loi travail avait causé plus de 800 blessés au bout de quatre mois de contestation, signale à Basta ! un membre de l’Assemblée des blessés, un collectif créé en 2014, après une rencontre de victimes et de familles de victimes de violences policières. « Le 1er décembre, un blessé était évacué toutes les quatre minutes », note Ian, un membre du collectif Désarmons-les, qui recense les violences policières et les dégâts causés par les armes dites non létales.

    Avant la journée du 8 décembre, 15 000 grenades explosives et lacrymogène avaient été tirées contre les gilets jaunes depuis le premier weekend de mobilisation. Rien que le 1er décembre à Paris, 7940 grenades lacrymogènes, 800 grenades « de désencerclement », 339 grenades assourdissantes GLI-F4 – les plus puissantes – et 776 cartouches de Lanceur de balle de défense (les ex-flashballs) de 40 mm (LBD 40) ont visé les manifestants, selon les autorités. Certaines sources avancent des chiffres encore supérieurs. Par comparaison, lors de l’évacuation de la Zad de Notre-Dames-des-Landes, en avril 2018, 11 000 grenades avaient été tirées en dix jours.

    #maintien_de_l’ordre


  • L’impact de BDS en 2018
    BDS National Committee, le 29 novembre 2018
    https://www.bdsfrance.org/limpact-de-bds-en-2018

    -Juste la semaine dernière, Airbnb a décidé de ne plus profiter des colonies israéliennes tout à fait illégales sur la terre volée aux Palestiniens. Ceci faisait suite à une campagne internationale menée par la coalition d’organisations #StolenHomes (maisons volées), affiliée au mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, et des organisations de défense des droits de l’Homme.
    -Plus tôt ce mois-ci, Ilhan Omar est entrée dans l’histoire en devenant le premier membre du Congrès américain à souscrire publiquement à BDS en séance.
    -Rashida Tlaib, première femme palestino-américaine élue au Congrès, a fait l’éloge du mouvement BDS et a soutenu la réduction de l’aide militaire américaine à Israël.
    -Des mobilisations à travers le monde ont convaincu l’équipe nationale de football d’Argentine, menée par son capitaine Lionel Messi, à annuler sa rencontre amicale avec Israël.
    -La chanteuse vedette Lana Del Rey est devenue l’une des 19 artistes à se retirer du Festival Meteor d’Israël, après que des milliers de fans et de militants du monde entier l’ait exhortée à respecter l’appel au boycott des Palestiniens. Shakira et Lorde font partie des autres grandes artistes qui ont annulé leurs concerts cette année en Israël. Plus de 100 DJ et artistes de musique électronique ont rejoint le boycott culturel sous le #DjsForPalestine.
    -D’importantes organisations du mouvement des femmes indiennes, qui représentent plus de 10 millions de femmes, ont souscrit au mouvement BDS et réclamé la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers.
    -Amnesty International a appelé à un embargo sur les armes pour Israël. Elle a dénoncé les États Unis et l’Union Européenne pour leurs accords militaires avec Israël et les a tenus pour responsables de « l’alimentation de violations massives » des droits fondamentaux des Palestiniens.
    -Le Parti Travailliste britannique a récemment voté le gel des ventes d’armes à Israël. En Irlande, un ministre d’État et 50 députés irlandais ont appelé l’Irlande à cesser de fournir des armes à Israël. Plus tôt, Dublin est devenue la première capitale européenne à souscrire à BDS pour les droits des Palestiniens.
    -Des parlementaires d’Espagne et du Portugal ont pris position pour les droits des Palestiniens et ont dénoncé les crimes de guerre d’Israël et sa loi raciste « d’État-nation du peuple juif ». Plusieurs villes d’Italie et l’État espagnol ont appelé à un embargo des armes sur Israël.
    -Le Mouvement Black lives matter a émis une vigoureuse déclaration de solidarité avec le peuple palestinien et a appelé les États Unis à mettre fin à son aide militaire annuelle de 38 milliards de dollars à Israël.
    -40 organisations internationales juives pour la justice sociale reconnaissent que le mouvement BDS a un engagement reconnu dans le « combat contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme et de fanatisme ». Elles condamnent les tentatives pour étouffer la critique de la politique israélienne.
    -Le Prix Nobel 2018 de Chimie, le professeur George P. Smith, a exprimé son soutien au mouvement BDS et à la baisse de l’aide militaire américaine à Israël.
    -Adidas a cessé de parrainer l’Association de Football d’Israël (IFA), qui comprend des équipes basées dans les colonies illégales construites sur la terre volée aux Palestiniens, à la suite d’appels venus de plus de 130 clubs de sport palestiniens.
    -Des syndicalistes et des militants des droits de l’Homme de Tunisie et du monde arabe ont obligé la compagnie maritime israélienne Zim à suspendre ses trajets vers la Tunisie.
    -La Fédération Canadienne des Étudiants, qui représente plus de 500.000 étudiants, vient de voter à son Assemblée Générale annuelle le soutien au mouvement BDS.
    -Leeds est devenue la première université britannique à se désinvestir de sociétés impliquées dans le commerce des armes avec Israël, suivant ainsi une campagne BDS par des militants de la solidarité avec la Palestine. L’université a désinvesti plus de 1.2 million de dollars d’avoirs de corporations qui font du commerce de matériel militaire avec Israël.
    -Les Quakers sont devenus la première église du Royaume Uni à dire qu’elle « n’investira dans aucune société qui profite de l’occupation [militaire israélienne] ». Récemment, plusieurs églises américaines ont elles aussi voté le désinvestissement des sociétés israéliennes et internationales complices des violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël.
    -Depuis l’Afrique du Sud,Nkosi Zwelivelile Mandela, membre du parlement et petit-fils de Nelson Mandela, a affirmé le rôle essentiel joué par BDS pour mettre fin à l’apartheid israélien.

    #Palestine #BDS #bilan


  • Humanitarian snapshot: casualties in the context of demonstrations and hostilities in Gaza
    Posted on 19 October 2018
    30 March - 18 October 2018 | United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - occupied Palestinian territory
    https://www.ochaopt.org/content/humanitarian-snapshot-casualties-context-demonstrations-and-hostilities-gaz

    Since 30 March 2018, the Gaza Strip has witnessed a significant increase in Palestinian casualties in the context of mass demonstrations and other activities along Israel’s perimeter fence with Gaza, taking place as part of the «Great March of Return», as well as during hostilities. The large number of casualties among unarmed Palestinian demonstrators, including a high percentage of demonstrators hit by live ammunition, has raised concerns about excessive use of force by Israeli troops.


    #marcheduretour


  • For Twenty-Eighth Friday of Great March of Return and Breaking Siege in Eastern Gaza Strip, Israeli Forces Kill 3 Civilians, Including Child, and Wound 171 Others, Including 14 Children, 3 Journalists and 3 Paramedics
    Palestinian Center for Human Rights | October 5, 2018
    https://pchrgaza.org/en/?p=11419

    On Friday afternoon, 05 October 2018, using excessive force against the peaceful protesters in the eastern Gaza Strip for the 28th Friday in a row, Israeli forces Killed 3 Palestinian civilians, including a child, and wounded 171 others, including 14 children, 3 journalists ( one of them was a female journalist) and 3 paramedics with live bullets and direct tear gas canisters. Eight of those wounded sustained serious wounds.

    According to PCHR fieldworkers’ observations, the border area witnessed heavy deployment of the Israeli forces this week as the latter heavily fired live bullets, increasing the number of causalities .
    (...)
    The Israeli shooting, which continued until 19:00, resulted in the killing of 3 civilians, including a child. Two of them were killed in eastern al-Shuja’iyia neighborhood and the third one was killed in eastern Khuza’a, east of Khan Yunis.

    The persons killed were identified as :

    1- Mahmoud Akram Mohamed Abu Sam’an (20), from al-Nusirat Camp, was hit with a live bullet to the chest.

    2- Fares Hafez ‘Abed al-‘Aziz al-Sersawi (12), from al-Shuja’iyia neighborhood, was hit with a live bullet to the chest.

    3- Hussain Fathi Hussain Muhsen (al-Reqib) , 18, from Bani Suhialah, east of Khan Yunis, was hit with a live bullet to the abdomen and succumbed to his wounds at approximately 20:45.

    #Palestine_assassinée #marcheduretour

    • Gaza : trois Palestiniens tués lors d’une nouvelle journée de manifestations
      Par RFI Publié le 05-10-2018
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181005-gaza-israel-marche-retour-violences-regain-tension
      Avec nos envoyés spéciaux à Gaza, Hassan Jaber et Guilhem Delteil

      Selon l’armée israélienne, environ 20 000 Palestiniens ont à nouveau manifesté, vendredi 5 octobre, le long de la barrière de séparation entre la bande de Gaza et le territoire israélien. La mobilisation était forte encore alors que ce mouvement de protestation pour réclamer la levée du blocus imposé à l’enclave, la Marche du retour, dure désormais depuis plus de six mois. Au moins trois Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens et 126 autres blessés par balle.

    • Si, Maan rappelle ce lourd bilan assez souvent, par exemple le 4 octobre :

      Israeli forces kill 15-year-old Palestinian, injure dozens in Gaza
      Oct. 4, 2018 10:51 A.M. (Updated : Oct. 5, 2018 12:03 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=781318

      Despite march organizers and Palestinian politicians maintaining that the protests be non-violent, Israeli officials have called the protests “violent riots” and according to statistics from earlier this week, the Palestinian Ministry of Health in Gaza confirmed that Israeli forces had killed 193 Palestinians and injured at least 21,000 others

    • 3 Palestinians Killed by Israeli Forces at Gaza Border; 376 Wounded
      IMEMC News - October 6, 2018 3:16 AM
      http://imemc.org/article/3-palestinians-killed-by-israeli-forces-at-gaza-border-376-wounded

      Al-Mezan Center for Human Rights said the soldiers killed Mahmoud Akram Abu Sam’an , 23, with a live round in his chest, east of Gaza city. The Palestinian was from the Nusseirat refugee camp, northeast of Deir al-Balah, in Central Gaza.

      It added that the soldiers also killed a child, identified as Fares Hafeth Abdul-Aziz Sarsawi , 12, with a live round in the chest, east of Gaza city. The child was from the Sheja’eyya neighborhood in Gaza.

      The third Palestinian was identified as Mohammad Fathi Hussein al-Reqeb , 18, from Bani Suheila town, was shot with a live round in the abdomen, east of Khan Younis, in southern Gaza.

      A number of the wounded protesters had to be rushed to the hospital, while the rest were treated in field clinics.

      An ambulance en route to the hospital was directly targeted by an Israeli teargas canister, which caused damage to the ambulance.

      in addition, the al-Mezan Center said the soldiers targeted journalists and medics, seriously wounding a medic identified as Mohammad Nidal Abu ‘Aassi, 27, with a live round in the chest, east of Khan Younis, in southern Gaza, before he was rushed to the European Hospital.

      It added that the soldiers also shot a volunteer medic, identified as Tasneem Fathi Hammad, 20, with a gas bomb in her right leg, and volunteer medic Mohammad Samir Za’anin, 30, with a gas bomb in his head, in Jabalia, in northern Gaza.

      The army also fired gas bombs at ambulances, causing damage to at least one ambulance, east of Gaza city.

      In addition, the soldiers also shot a photojournalist, identified as Dua’ Farid Zo’rob, 20, with a live round in her leg, east of Khan Younis, journalist Khaled Ramadan al-Aswad, 21, with a live round in his left leg, photojournalist Mohammad Hazem al-Masri, 20, with a gas bomb in his head, photojournalist Mousa Soheil Oleyyan, with bullets’ fragments in his arm, east of Jabalia in northern Gaza, and journalist Mohammad Emad Za’noun, with rubber-coated steel bullets in his right leg, east of Gaza city.

      Since the weekly protests began on March 30th, 2018, Israeli forces have killed 198 Palestinians, and wounded more than 22,000 – more than 4,000 of them wounded with live ammunition fired by Israeli soldiers toward the demonstrators.

      The protests call for ending the 12-year-long Israeli blockade of Gaza and for the right of return of the refugees.


  • #Funkwhale : Eliot franchit le pas
    https://framablog.org/2018/09/07/funkwhale-eliot-franchit-le-pas

    Quand un développeur choisit de se consacrer à plein temps au logiciel #Libre qu’il a créé, ça nous intéresse. Quand en plus il s’agit d’un logiciel fédéré qui fait appel au protocole #ActivityPub… Lecteurs et lectrices de ce blog, vous … Lire la suite­­

    #Contributopia #Libres_Logiciels #bilan #Developpement #Fédération #Fediverse #mastodon #musique


  • Plein de nouvelles lois définitivement adoptés ce matin titre les journaux

    – sur le logement qui s’appel « élan » dans ta face - criminalisation des squatteurs - abolition de la très hivernale - bétonnage du littoral -

    – Violences sexuelles et sexistes : le projet de loi définitivement adopté - https://www.lci.fr/politique/lutte-contre-les-violences-sexistes-le-projet-de-loi-definitivement-adopte-marle
    Des mesures cosmétiques qui ne changerons rien au sexisme et à la violophilie des institutions françaises. On a échappé de peu à une décriminalisation des viols sous le vocable « d’atteinte sexuelle sans consentement » mais le problème de la correctionnalisation des viols reste inchangé.

    – loi asile et immigration - définitivement adoptée = https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/08/01/la-loi-asile-et-immigration-definitivement-adoptee-a-l-assemblee_5338430_823

    – le projet de loi « avenir » professionnel (inspiré du roman de Boris Vian , l’herbe rouge) https://www.lemonde.fr/emploi/article/2018/08/01/le-projet-de-loi-avenir-professionnel-definitivement-adopte-par-le-parlement
    les apprentis ont entre autre la joie de passé de 8h à 10h de boulot par jour.

    – un truc de « droit à l’erreur » là aussi « définitivement adopté »
    https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=11&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi-7eaL5c


  • Macron Watch
    https://docs.google.com/spreadsheets/d/15s60r1Aw9oJnOWw6fqOGRv3VLd4ekc3p82Q7LKndGHE/edit#gid=1075229204

    « A propos : Tentative de recensement des mesures et prises de parole du gouvernement Macron portant atteinte aux avancées sociales et/ou écologiques.
    Elle est maintenue aussi à jour que possible (et aussi fréquement que possible par quelques copains sur leur temps libre :))
    >> Plus d’infos & contact sur : https://twitter.com/MacronWatch
    >> #MacronWatch »


  • De la Polynésie à Paris, Parcoursup joue avec les nerfs des lycéens et des journalistes - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/08/de-la-polynesie-a-paris-parcoursup-joue-avec-les-nerfs-des-lyceens-et-des

    Major de Polynésie au bac, la jeune fille expliquait à l’AFP sa déception de ne pas être prise dans les prépas qu’elle voulait. L’histoire a fait le tour des médias, le ministère dément... Cela montre surtout la tension actuelle autour du nouveau système d’affectation.

    La photo a fait le tour des sites des journaux ce week-end. Une jeune fille, souriante, avec une fleur rose fraîchement coupée en guise de barrette à cheveux. Ranitea Gobrait, polynésienne, vient de décrocher son bac avec 20,32 de moyenne sur 20 (grâce aux options). Belle perf. Major du bac sur l’archipel, elle est championne du 800 mètres nage libre en prime. Cela méritait bien un portrait, de ceux que l’on trouve par flopées pour « incarner » les résultats du bac.

    A Papeete, le correspondant de l’AFP s’y colle. Il énumère sa collection de 20 sur 20 (philo, histoire, mandarin, espagnol, anglais, histoire…), blague presque sur ses petits écarts, son 15 en TPE (travaux personnels encadrés) et son « 18 en sports »…. Mais voilà, cette brillante jeune fille est un peu amère. « Les grandes prépas nous ont laissées de côté, nous les îles d’outre-mer », dit-elle. Le journaliste explique qu’elle a été « refusée dans tous les établissements parisiens dans lesquels elle a postulé, et reste en liste d’attente dans le lycée toulousain Pierre-de-Fermat pour une prépa d’ingénieur. » Puis, citant la proviseure du lycée : « On est forcé de constater qu’être en Polynésie française, ça peut défavoriser les élèves qui demandent des formations bien particulières […] Cette année, avec Parcoursup, ça a été un peu plus flagrant » qu’avec #APB, l’ancien système.

    Dans le contexte actuel, ce témoignage a une résonance particulière : Parcoursup, qui s’applique pour la première année, a modifié radicalement les règles d’affectation dans le supérieur. Et suscite donc forcément, questionnements et inquiétudes. Ainsi, par exemple, au moment des premiers résultats de Parcoursup, les élèves (et leurs profs) de banlieue parisienne avaient cette même impression désagréable de ne pas être sur le même pied d’égalité que les Parisiens, et de passer « après ». Un ressenti, tout aussi difficile à prouver qu’à évacuer.

    Samedi soir, à 23h01, communiqué de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal : « Les équipes de Parcoursup ont consulté le dossier de la bachelière polynésienne, afin de pouvoir lui proposer l’accompagnement nécessaire. Il ressort du dossier que celle-ci a reçu et refusé plusieurs propositions d’admission, notamment dans des classes préparatoires aux grandes écoles qu’elle avait appelées de ses vœux, à Paris. » Le communiqué est factuel. Mais on devine entre les lignes un « Yeesss ! » de l’équipe de Frédérique Vidal, tenant là, la preuve éclatante de la manipulation des médias qui entretiendraient l’angoisse auprès des élèves.

    Ordre de préférence

    Au réveil, dimanche, une journaliste du Figaro embrayait, dénonçant sur Twitter notamment cette politique du clic qui pousse les médias à publier des infos sans les vérifier. Le portrait de Ranitea Gobrait (ou plutôt la dépêche AFP comme on dit dans le jargon journalistique) a en effet été largement diffusé tel quel samedi sur la plupart des sites internet des médias régionaux et nationaux (dont Libération et le Figaro).

    De cette histoire, on peut tirer deux enseignements. Le premier, c’est la force de frappe de l’#AFP, à laquelle tous les médias sont abonnés et font pleine confiance… de sorte que la moindre imprécision, ou erreur, se propage à toute allure, et de façon incontrôlée. A fortiori le week-end quand les médias tournent avec des équipes réduites.

    Mais cet épisode met au jour un autre élément, sur le fonctionnement de Parcoursup cette fois : la difficulté, sinon l’impossibilité, de mesurer la satisfaction des élèves. Jusqu’ici, sur APB, les candidats hiérarchisaient leurs vœux par ordre de préférence. Avec le nouveau système, le classement a été abandonné. Cette jeune fille avait été acceptée dans une prépa parisienne certes, sauf qu’il s’agirait d’une prépa éco… et qu’elle aspire à un cursus scientifique. Guillaume Ouattara, étudiant ingénieur en informatique passionné de #Parcoursup qu’il décortique sur Twitter et sur un blog hébergé par le Monde, explique : « Le ministère part du principe qu’un candidat est satisfait à partir du moment où l’un de ses vœux est accepté, mais l’on voit bien que c’est plus compliqué. L’histoire de Ranitea en est une illustration. »
    Marie Piquemal

    Voilà donc le fameux mot de l’histoire et c’est pas brillant. Finalement Ranitea Gobrait qui est une élève hyper brillante de filière scientifique (peu de doute là-dessus) n’a pas été acceptée en prépa scientifique, qui est la filière à laquelle elle aspire, mais en prépa éco. Mais comme les vœux ne sont plus hiérarchisé le gouvernement peut à loisir se targuer qu’elle a menti en disant ne pas avoir été satisfaite, pratique non ?
    Sauf que des questions centrales se posent. Pourquoi a t’elle été refusée dans ces prépas scientifiques vu ses résultats ? Et là, une hypothèse se pointe : peut-être parce qu’elle vient effectivement de Polynésie, et qu’en plus de ça c’est une fille ? Double peine ! Et on repense aux jolis slogans de « il n’y a pas assez de filles dans les filières scientifiques bla bla bla… » Mais si avec des dossiers comme ça elles n’arrivent pas à y rentrer elles doivent faire quoi au juste ? Qu’on me prouve que les admis aux prépas qu’elle visait ont eu des meilleurs résultats et là on pourra commencer à parler.
    Et on en revient à l’enquête sur le parcoursup des filles http://www.laviedesidees.fr/Le-Parcoursup-des-filles.html déjà mis en lien sur seenthis mais je ne sais plus où.
    Donc, parcoursup discrimine mais comme il n’y a pas de hiérarchisation, on pourra jamais clairement le prouver, enfin, disons que c’est plus compliqué qu’en écrivant un petit article à la va vite à partir d’une dépêche AFP. Et dans son cas c’est très simple puisqu’elle le dit elle même, elle n’a pas obtenu l’orientation qu’elle désirait alors qu’elle est major de Polynésie, c’est pas compliqué.
    Alors, au lieu de la faire passer pour une écervelée ou une enfant gâtée qui râle alors qu’elle a eu ce qu’elle voulait, faudrait peut-être commencer à faire de l’investigation ! Allez les journalistes, au boulot vraiment là, parce que les articles comme ceux du dessus où il faut à moitié lire entre les lignes pour essayer d’avoir un début de positionnement ça prend la tête.

    #polynésie #discriminations #outre-mer #dom #Gobrait #bac #sélection #enseignement_supérieur #éducation

    • #journalisme #discrimination

      Sans entrer dans le débat politique sur Parcoursup (qui organise le refus d’accès à une université qui est constitutionnellement ouverte à tou·tes), ces modalités que sont le critère du lieu de résidence (discriminant et non-pertinent scolairement) et les vœux non hiérarchisés (qui mettent sur un même niveau un plan de secours et un choix d’études très motivé ou passionné) sont une catastrophe humaine.

      Et l’orientation forcée de cette femelle écartée d’études scientifiques sont un élément à garder sous le coude pour le #bilan_sexisme_Macron.

    • #sexisme
      Je connais une femme de moins de 30 ans, d’un petit village des corbières qui a passé son bac mention TB, est sortie diplômée de sciences po mais trop jeune et trop diplômée et faute de travail est partie en Guyane. Prof là-bas pendant 3 ans, elle a du venir passer le CAPES en banlieue parisienne. Quoi ? les guyanais voudraient dépasser le lycée et passer un CAPES en restant en Guyane ?
      Trop forte la loute, elle l’a eu haut la main :)




  • Bilan d’une journée d’expulsion sur la ZAD
    Appel à se rendre sur place pour stopper l’opération

    https://lavoiedujaguar.net/Bilan-d-une-journee-d-expulsion-sur-la-ZAD-Appel-a-se-rendre-sur-pla

    L’après-midi se finit dans un bocage asphyxié par les gaz lacrymogènes après déjà de longues heures de résistance face à la destruction d’habitats et fermes de la ZAD. Au moins neuf lieux de vie collectifs ont péri, avec leurs divers habitats particuliers brisés, leurs ateliers en miettes, leurs jardins piétinés : planchettes, planchouette, lama fâché, noue non plu, youpiyoupi, jessie james, phare ouest, chèvrerie, 100 noms...

    L’invasion policière a trouvé face à elle diverses formes de résistance : barricades, barrages de tracteurs, mêlées, personnes se hissant sur les toits, chantant, se tenant dans les bras. Dans les champs, face aux gendarmes mobiles et à leur machines de mort, on trouvait des anciens, des jeunes, des voisins, des paysans, des occupants, des camarades de partout. Six des soutiens mobilisés sur place ont été blessés et sept personnes arrêtées. Malgré la disproportion des forces en présence, l’absolue supériorité militaire des gendarmes, un peu de ruse et d’imagination a suffi à mettre deux fois le feu à leurs machines. Le dieu de la boue en a embourbé une autre. (...)

    #Notre-Dame-des-Landes #expulsion #bilan #appel #mobilisation #solidarité


  • Un an de «Macronomics» ou la fin de l’équilibre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090418/un-de-macronomics-ou-la-fin-de-l-equilibre

    Emmanuel Macron salue à Versailles, le 22 janvier, le dirigeant du groupe pharmaceutique suisse Novartis, Vasant Narasimhan © Reuters Élu sur un programme équilibré entre le libéralisme et le social, le président a oublié ce second pilier pour mener une politique classique et à contre-temps de réformes néolibérales.

    #France #Economie #bilan_Macron_2018 #Emannuel_Macron


  • À la faveur d’une réunion à laquelle je dois me rendre dans une aile de mon bureau dans laquelle je ne m’étais encore jamais allé, je découvre un atelier de créa, entendre un atelier de création, et, profitant que la porte est entrouverte, je jette un œil. Où je constate une pièce très étrange, ce sont les mêmes sous-plafonds et faux-planchers et la même moquette que dans les autres open spaces, en revanche le mobilier diffère entièrement et ressemble à s’y méprendre à celui des chambres factices dans les salles de démonstration de ces entreprises de mobilier à monter soi-même. Il y a notamment tout un coin garni de poufs, des tables hautes et des tables basses, des couleurs vives et répartis sur toutes sortes de tables, des pots remplis à craquer de feutres de couleurs, et, carrément, des pinceaux, des ciseaux, des rouleaux de feuille de couleur différentes, un massicot, des martyres pour couper au cutter, autant de choses qui pour le coup rappellerait plutôt le décor d’une école maternelle ou élémentaire, mais avec du mobilier qui serait à la taille des adultes. Et tandis que je passe cette tête curieuse, je suis hélé par une jeune femme qui ressemblerait plutôt à une illustratrice telle qu’elle serait représentée dans un magazine de droite, donc très propre sur elle, mais tout de même habillée de façon savamment négligée, surtout par rapport à mes collègues féminines d’open space, et qui me demande si je viens pour l’atelier de création, ce à quoi je tente de la détromper en lui disant que pas du tout et que je suis plutôt un ingénieur informatique qui se rend à une réunion dans laquelle il risque de repartir avec des sujets, elle me répond qu’au contraire, je ne dois pas avoir des a priori et que nous avons tous une part créative en nous. Ce qui me fait sourire. Évidemment.

    N’empêche je m’interroge à propos de l’avalanche de présupposés de cette situation. L’incongru d’une salle de création dans une entreprise spécialisée dans l’informatique bancaire. Son aménagement en un atelier très propre sur soi et aux couleurs vives et aux formes infantilisantes. Et naturellement sur le fait que cette jeune femme pense devoir combattre chez moi un a priori que ce qui se passe dans un tel atelier n’est pas sérieux, que la création n’est pas chose sérieuse. Et cette jeune femme qui enchaîne un peu les poncifs sur le thème de nous sommes tous des artistes, et si elle-même en est une, ce qu’elle semble laisser entendre, qu’est-ce qu’elle fait exactement dans les locaux de la Très Grande entreprise qui m’emploie ?

    Et si moi-même, je suis, comme il m’arrive de le dire, un artiste, qu’est-ce que je fais dans les locaux de la Très Grande Entreprise et ses ateliers de créa ?

    La jeune femme enchaîne, je dois laisser mes a priori de côté. Et je dois résister, par tous les moyens de lui révéler qui je suis vraiment, je veux dire dans d’autres cadres que celui de la Très Grande Entreprise, et que, par ailleurs, je suis un ancien étudiant des Arts Déco, parce que justement si on savait une telle chose à mon propos (et cela filtre malgré tout), on se demanderait bien comment il se fait que d’une part je sois dans le sein même de la Très Grande Entreprise et qu’elles seraient les mesures les plus appropriés qui soient pour me raccompagner vers la porte et m’expulser tel un corps étranger. Ce que je suis.

    Oui, tout cela je me le demande bien.

    De même je me demande bien ce qu’il se passe dans la tête des personnes qui sont à l’origine de ce concept de salle de créa, récréative j’imagine, au sein de la Très Grande Entreprise ? Et je m’effraie finalement que de telles inversions du sens deviennent la norme et la règle au point qu’il devient très difficile de rétablir un peu de sens à tout cela et qu’en exagérant à peine, il se passe de drôles de choses pendant la fin du monde, #pendant_qu’il_est_trop_tard.

    Revenant à mon bureau, à mon poste, devant mon ordinateur dit personnel, je décide de prendre cela en note, à la fois la surprise visuelle de cet atelier de création, son incongruité et les allers-retours un peu fous et affolés de présupposés qu’il génère. Pendant qu’il est trop tard. J’y reviendrai (comme écrirait @tintin)


  • Imperial History Wars – History Workshop
    http://www.historyworkshop.org.uk/imperial-history-wars

    Charlotte Lydia Riley

    The history of the British empire has never been free from controversy. Historiographical battles have addressed motivations for imperial expansion, reasons for decolonisation, and the extent to which ordinary British people participated in – or even knew about – the empire overseas. This is, of course, perfectly usual; the historical profession exists as a series of interlocking debates and, as new generations of scholars approach evidence in new ways and ask new questions, they also challenge on older interpretations and more traditional ideas. The recent controversy over British imperial history, however, has had a different flavour. Rather than an argument about methodology, sources, or the interpretation of historical events, the debate has instead engaged with ethical questions that get to the very heart of the history of British imperialism.

    Photo credit: Rhodes Must Fall Oxford

    There has long been a schism within historical writing on British imperialism around the evaluation of imperialism’s qualities or justifications. Niall Ferguson’s Empire, published in 2003, argued that empire had, on balance, been ‘a good thing’. It was critiqued by many historians of empire, including Andrew Porter and Linda Colley, for lacking complexity and nuance by making a positive moral judgement about imperialism based on ideas about idealism and creativity and ignoring darker topics of power, violence, and exploitation. Largely shrugging off these criticisms, Ferguson doubled-down on his approach to imperial history with his 2011 book Civilisation, which detailed the ‘killer apps’ (competition, science, the rule of law, modern medicine, consumerism, and the work ethic) that had allowed the West to conquer ‘the rest’. Indeed, Ferguson has few qualms about assuming the mantle of an overtly pro-Empire scholar. Last year, he responded to a YouGov poll, showing that more than half of British people polled believed that they should be proud of the British empire, with the simple Twitter message: ‘I won’.


  • SIREAS | Externalisation de la politique migratoire de l’UE : l’accord avec la Turquie
    https://asile.ch/2018/02/02/sireas-externalisation-de-politique-migratoire-de-lue-laccord-turquie

    À l’heure où les médias annoncent une rétrogradation des relations entre l’Union européenne et la Turquie, où des milliers de personnes sont en attente dans des conditions de vie très difficiles dans le camp de Moria en Grèce, l’article de Teresa Bevivino nous rappelle les enjeux importants de l’accord signé en mars 2016 entre l’Union […]


  • Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160118/affaire-ferrand-le-parquet-national-financier-ouvre-une-information-judici

    Richard Ferrand, patron des députés LREM © Reuters Le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour « #prise_illégale_d'intérêts » dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, à la suite d’une plainte déposée par l’association Anticor.

    #France #bilan_2017 #Elysée #gouvernement #Macron #Richard_Ferrand


  • Etat du monde en #2017 : un pas de côté
    https://reflets.info/etat-du-monde-en-2017-un-pas-de-cote

    Pouvons-nous comprendre l’état du monde après cette année écoulée ? Est-elle particulière ? Y a-t-il un cap franchi, des événements majeurs indiquant une charnière politique , sociologique ou économique importante en 2017 ? À l’impossible, […]

    #Société #Tribunes #Bilan_de_l'année_2017 #Facebook #IA #influence #Kim_Jong-Hun #polarisation #Trump #Twitter


  • Trois mois de Macron sous l’œil de Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090817/trois-mois-de-macron-sous-l-oeil-de-mediapart

    Emmanuel Macron, le 14 mai 2017, à l’Hôtel de ville de Paris. © Charles Platiau / Reuters Mercredi 9 août, la première session parlementaire du #Quinquennat s’est terminée avec le vote de la loi pour « restaurer la confiance dans la vie politique », tandis que se tenait le dernier conseil des ministres avant la pause estivale. Mediapart vous propose de revisiter, à travers les articles, enquêtes et analyses de sa rédaction, les débuts de la #Présidence Macron, élu il y a trois mois, le 7 mai dernier.

    #France #bilan #Elysée #Emmanuel_Macron


  • Trois mois de Macron sous l’œil de Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/090817/trois-mois-de-macron-sous-l-oeil-de-mediapart

    Emmanuel Macron, le 14 mai 2017, à l’Hôtel de ville de Paris. © Charles Platiau / Reuters Mercredi 9 août, la première session parlementaire du #Quinquennat s’est terminée avec le vote de la loi pour « restaurer la confiance dans la vie politique », tandis que se tenait le dernier conseil des ministres avant la pause estivale. Mediapart vous propose de revisiter, à travers les articles, enquêtes et analyses de sa rédaction, les débuts de la #Présidence Macron, élu il y a trois mois, le 7 mai dernier.

    #International #France #Economie #bilan #Elysée #Emmanuel_Macron


  • aedh | Relocalisation : des annonces à la réalité, une comptabilité en trompe-l’œil
    https://asile.ch/2017/06/10/aedh-relocalisation-annonces-a-realite-comptabilite-trompe-loeil

    Les relocalisations « patinent » ; la Commission s’impatiente un peu ; les parlementaires s’énervent, … Et les réfugiés attendent toujours dans des conditions d’infra-droit !

    • Aujourd’hui, la Commission a adopté son 14 e rapport sur la relocalisation de demandeurs d’asile au sein de l’UE et la réinstallation de réfugiés depuis des pays tiers à l’UE.

      Les relocalisations ayant atteint des niveaux record au mois de juin (avec plus de 2 000 personnes relocalisées au départ de la Grèce et près de 1 000 au départ de l’Italie) et presque tous les États membres faisant des offres de places et effectuant des transferts régulièrement, il est tout à fait réalisable de relocaliser l’ensemble des personnes admissibles avant le mois de septembre. Il est cependant nécessaire de fournir des efforts supplémentaires afin d’accélérer les transferts au départ de l’Italie, eu égard notamment à la situation actuelle en Méditerranée centrale. Parallèlement, les réinstallations se poursuivent à un rythme satisfaisant tandis que la Commission a lancé un nouvel exercice d’offres de places en vue de la réinstallation des personnes les plus vulnérables au départ de la Libye, de l’Égypte, du Niger, de l’Éthiopie et du Soudan tout en poursuivant les réinstallations depuis la Turquie.

      M. Dimitris Avramopoulos, commissaire chargé de la migration, a déclaré à ce sujet : « Un point ressort très clairement de l’évaluation des résultats obtenus jusqu’à présent : la relocalisation fonctionne pour autant qu’existe une volonté politique. Nous devons à présent consentir un dernier effort pour atteindre notre objectif commun de relocaliser, d’ici septembre, la grande majorité des demandeurs d’asile admissibles présents en Grèce et en Italie. L’Italie, en particulier, subit une énorme pression, aussi appelle-je tous les États membres à intensifier encore leurs efforts en matière de relocalisation au départ de ce pays. L’UE ne laissera pas les pays ayant une frontière extérieure seuls face à cette situation ; la Commission ne cessera de veiller à ce que tous les États membres s’acquittent de leurs obligations juridiques en matière de relocalisation. »

      Parallèlement, la Commission passe aujourd’hui à l’étape suivante des procédures d’infraction engagées contre la République tchèque, la Hongrie et la Pologne pour non-respect de leurs obligations juridiques en matière de relocalisation (voir le communiqué de presse).

      Relocalisation

      Le rythme des relocalisations a continué à progresser au cours des derniers mois, les transferts étant supérieurs à 1 000 chaque mois depuis novembre 2016 et le mois de juin 2017 marquant un nouveau record mensuel avec plus de 3 000 transferts. Au 24 juillet, le nombre total de relocalisations s’établit à 24 676 (16 803 au départ de la Grèce et 7 873 au départ de l’Italie).

      Les efforts ne doivent pas faiblir, quelque 4 800 candidats étant actuellement en attente d’une relocalisation au départ de la Grèce – chiffre qui devrait probablement atteindre les 6 800 – et les candidats admissibles continuant d’arriver en Italie. Cette dernière doit encore enregistrer d’urgence dans le programme de relocalisation les personnes admissibles arrivées en 2016 et au premier semestre de 2017. Cela vaut en particulier pour les Érythréens dont 25 000 environ sont arrivés en Italie depuis le début de l’année 2016 mais dont 10 000 seulement ont été enregistrés en vue d’une relocalisation. Ainsi qu’il est exposé dans le Plan d’action visant à soutenir l’Italie, présenté par la Commission, les autorités italiennes devraient rapidement enregistrer tous les Érythréens actuellement présents sur son territoire et centraliser la procédure de relocalisation dans des pôles prévus à cet effet. Le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) soutient actuellement les efforts de l’Italie au moyen d’une campagne d’information en ligne destinée à identifier tous les demandeurs potentiels.

      Au cours de cette phase finale, il est primordial que les États membres accélèrent les relocalisations et offrent suffisamment de places pour relocaliser tous les demandeurs admissibles, y compris ceux susceptibles d’arriver jusqu’au 26 septembre. En tout état de cause, l’obligation juridique des États membres de procéder à des relocalisations ne prendra pas fin après le mois de septembre : les décisions du Conseil en matière de relocalisation s’appliquent à toutes les personnes arrivées en Grèce ou en Italie avant le 26 septembre 2017 puis les candidats admissibles doivent être relocalisés dans un délai raisonnable, après cette date.

      Plusieurs États membres sont en passe d’avoir satisfait à leurs obligations en matière de relocalisation : Malte, la Lettonie ainsi que la Norvège, pays associé à l’espace Schengen qui participe volontairement au programme, ont tous trois relocalisé le nombre total de personnes qui leur avait été attribué pour la Grèce, tandis que la Suède, qui n’a entamé les relocalisations qu’au mois de juin, aura effectué près de 60 % des relocalisations qui lui incombaient. La Commission se félicite également de l’augmentation récemment annoncée des offres mensuelles de places par l’Espagne et de l’accélération annoncée du rythme des transferts par l’Allemagne.

      Réinstallation

      Les avancées globales en matière de réinstallation continuent d’être positives, près de trois quarts (17 179) des 22 504 réinstallations décidées en juillet 2015 ayant déjà été menées à bien. Étant donné que plusieurs États auxquels avaient été attribués de gros contingents ont rempli leur engagement en matière de réinstallation conformément aux conclusions de juillet 2015 ou sont en passe de le faire, la plupart des efforts se concentrent à présent sur les réinstallations au titre de la déclaration UE-Turquie. Les efforts déployés en matière de réinstallation au titre de ce programme demeurent toutefois inégaux, plusieurs États membres n’ayant encore procédé à aucune réinstallation.

      Les réinstallations effectuées depuis la Turquie augmentent de manière continue. Depuis le 14 juin, 1 552 réfugiés syriens supplémentaires ont été réinstallés au départ de la Turquie vers des États membres de l’UE. Le nombre total de réinstallations effectuées en application de la déclaration s’élève désormais à 7 806. Parallèlement, des progrès sont enregistrés dans les négociations, menées entre les États participants et la Turquie, sur les procédures opérationnelles standard pour le programme d’admission humanitaire volontaire, l’objectif étant de parvenir à un accord dès que possible.

      Le 4 juillet, la Commission a invité les États membres à présenter de nouvelles offres de place en matière de réinstallation pour l’année 2018, qui bénéficieront du soutien financier de la Commission. Cet exercice d’offres de places vise à assurer la transition entre les programmes de réinstallation en cours et l’adoption de la proposition de la Commission relative à un nouveau cadre pour la réinstallation, actuellement débattue par les colégislateurs. Conformément au Plan d’action visant à soutenir l’Italie et afin de réduire la pression migratoire qui s’exerce sur la Libye, de sauver des vies et d’offrir des alternatives aux voies de migration irrégulières et périlleuses, les États membres ont été expressément invités à mettre l’accent sur les réinstallations depuis la Libye, l’Égypte, le Niger, l’Éthiopie et le Soudan, tout en poursuivant celles au départ de la Turquie. La Commission a affecté 377,5 millions d’EUR aux fins de la réinstallation en 2018, ce qui permettra de financer la réinstallation d’au moins 37 750 personnes ayant besoin d’une protection internationale (10 000 EUR par personne).

      Contexte

      Le programme temporaire de relocalisation d’urgence a été institué par deux décisions adoptées par le Conseil en septembre 2015, en vertu desquelles les États membres se sont engagés à relocaliser depuis l’Italie et la Grèce des personnes ayant besoin d’une protection internationale.

      Le 8 juin 2015, la Commission a proposé un programme européen de réinstallation que les États membres ont adopté le 20 juillet 2015 en vue de la réinstallation de 22 504 personnes ayant manifestement besoin d’une protection internationale.

      La déclaration UE-Turquie du 18 mars 2016 prévoit que, pour tout Syrien renvoyé en Turquie au départ de l’une des îles grecques, un autre Syrien sera réinstallé dans l’UE depuis la Turquie. Ce principe s’applique depuis le 4 avril 2016. La priorité est donnée aux migrants qui ne sont pas entrés de manière irrégulière dans l’UE ni n’ont tenté de le faire.

      Le 13 juillet 2016, la Commission a proposé à titre permanent un cadre de l’UE pour la réinstallation afin d’établir un ensemble commun de procédures de sélection types et un statut de protection commun afin de rationaliser les efforts européens en matière de réinstallation.

      https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20170726_fourteenth_report_on_relocation_and_resettlement_en.pdf

      cc @i_s_

    • Migrations : mois record pour le nombre des relocalisations depuis l’Italie et la Grèce

      Les relocalisations ayant atteint des niveaux record au mois de juin (avec plus de 2 000 personnes relocalisées au départ de la Grèce et près de 1 000 au départ de l’Italie) et presque tous les États membres faisant des offres de places et effectuant des transferts régulièrement, il est tout à fait réalisable de relocaliser l’ensemble des personnes admissibles avant le mois de septembre. Il est cependant nécessaire de fournir des efforts supplémentaires afin d’accélérer les transferts au départ de l’Italie, eu égard notamment à la situation actuelle en Méditerranée centrale. Parallèlement, les réinstallations se poursuivent à un rythme satisfaisant tandis que la Commission a lancé un nouvel exercice d’offres de places en vue de la réinstallation des personnes les plus vulnérables au départ de la Libye, de l’Égypte, du Niger, de l’Éthiopie et du Soudan tout en poursuivant les réinstallations depuis la Turquie.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-17-2104_fr.htm

    • Commentaire reçu via la mailing-list Migreurop, le 28.07.2017 :

      c’est risible... donc, il y a eu 7.873 depuis le debout de la relocalisation et en peu plus du dernier mois ont arrivé peu moins de 30.000 en italie... beaucoup plus de 2 millions d’arrivés (évitant de parler de retours dublin vers l’italie) en deux années, du point de vue de la commission veut dire que 40.000 relocalisations seraient un succés (après avoir exclus touts les arrivés en grece après le 20 mars 2016 et toutes les nationalités qui arrivent en italie à part les erythréens)...

    • E.U. Countries Must Accept Their Share of Migrants, Court Rules

      A summary of the judgment said the Court of Justice had dismissed “in their entirety the actions brought by Slovakia and Hungary.” The quota program was “necessary to respond effectively and swiftly to an emergency situation characterized by a sudden inflow of displaced persons,” the court said.


      https://www.nytimes.com/2017/09/06/world/europe/eu-migrants-hungary-slovakia.html?mcubz=3&_r=1

      #Slovaquie #Hongrie

    • La relocalisation des migrants depuis l’Italie suspendue

      En Italie, 181 000 migrants sont arrivés via la Libye en 2016 et 101 000 entre le 1er janvier et le 18 septembre 2017. Outre les réticences des pays à respecter leurs obligations en termes d’accueil, la lenteur des procédures a également freiné les relocalisations. A ce jour, moins d’un tiers des demandeurs d’asile éligibles au programme de répartition ont pu rejoindre un autre pays de l’UE.

      Bruxelles a bien assuré que « toutes les personnes arrivées en Grèce ou en Italie, avant la date limite du 26 septembre, peuvent être éligibles du programme de relocalisation ». Mais d’après les données du ministère l’Intérieur, Rome aura du mal à faire partager le fardeau selon les accords de 2015.

      http://www.rfi.fr/europe/20170925-relocalisation-migrants-depuis-italie-suspendue?ref=tw
      #suspension #fin

    • Relocalisations | Éloge de la médiocrité et de l’hypocrisie

      Ainsi donc, « la Suisse rempli[rait] son engagement d’accueil de migrants envers l’UE »… Le titre de l’article publié sur le site de RTS info, reprenant à son compte une dépêche ATS, pourrait faire sourire. D’abord parce que jusqu’à preuve du contraire, 1175 relocalisations sur 1500 [1] ne représente pas 100% des promesses faites, mais moins de 80% ou une note de 4,7 sur 6. Pas vraiment l’excellence, non ?

      https://asile.ch/2017/09/28/relocalisations-eloge-de-mediocrite-de-lhypocrisie

    • Fin des relocalisations : pour quel #bilan ?

      Les derniers chiffres font état d’un total de 29 144 personnes relocalisées entre septembre 2015 et septembre 2017. Ce n’est que 18,2% du projet initial, 29,7% du quota finalement retenu et, en réalité, à peine plus que les trois-quarts du chiffre de 37 000 que la Commission visait réellement, une fois « exclus » les migrants arrivés sur le sol grec après l’accord avec la Turquie et les nationalités ne parvenant pas à passer le seuil d’un taux de reconnaissance de 75 %(1).

      Que s’est-il passé ? Deux États, la Hongrie et la Pologne, ont refusé d’accueillir ne serait-ce qu’un seul demandeur d’asile. La République tchèque n’a plus procédé à aucune relocalisation depuis août 2016. Le fait que, en juillet, des procédures d’infraction aient été lancées contre ces trois États pour avoir refusé d’appliquer le programme de relocalisation ne les a cependant pas fait changer de stratégie.

      Quant aux autres Etats membres, l’Espagne n’a atteint que 13,7 % de son quota, la Belgique, 25,6 % et la France 21,7 %. Les Pays-Bas et le Portugal ont rempli 39,6 % et 49,1 % de leur objectif, respectivement. Et pour ces Etats qui n’ont pas accueilli le nombre de demandeurs d’asile pour lequel ils s’étaient pourtant engagés, aucune sanction n’est à l’ordre du jour…

      Malte et la Lettonie sont les deux seuls pays de l’UE à être parvenus au chiffre fixé. Il est important de souligner aussi les efforts de certains États membres comme la Finlande, qui a accueilli 1 951 demandeurs d’asile, soit 94 % du chiffre prévu, ou encore l’Irlande qui a ouvert ses portes à 459 demandeurs d’asile, représentant 76,5 % de son quota. La Norvège et le Lichtenstein, qui ont participé volontairement au programme, ont tous les deux respecté leurs engagements, respectivement fixés à 1 500 et 10.

      Cela étant, en dépit de la bonne volonté de certains États membres ou d’États associés, nul n’oserait qualifier cette initiative – sensée, reconnaissons-le – de succès. Ce qui ne peut que poser question sur l’esprit qui va guider les États membres dans les discussions concernant la réforme du droit d’asile en cours.

      http://www.aedh.eu/Fin-des-relocalisations-pour-quel.html
      #relocalisations #asile #migrations #réfugiés

    • Le 16 novembre 2017, RTS info publie cette nouvelle :

      L’UE promet 34’400 places pour les réfugiés d’Afrique et du Moyen-Orient

      https://www.rts.ch/info/monde/9089989-l-ue-promet-34-400-places-pour-les-refugies-d-afrique-et-du-moyen-orient

      L’article fini ainsi :

      Réinstallation

      « Nous sortons petit à petit du mode crise et nous gérons maintenant la migration dans un esprit de partenariat et de responsabilité partagée », s’est félicité le commissaire à la Migration, Dimitris Avramopoulos.

      Il a souligné l’importance du programme de réinstallation, visant à répartir les réfugiés arrivés en Grèce et en Italie. Plus de 31’500 personnes en ont bénéficié depuis 2015, selon la Commission.

      –-> RTS Info reprend les statistiques de l’UE (« 31’500 en ont bénéficié depuis 2015 »), qui se vante presque des 31’500 places, en oubliant que ces 31’500 places devaient en réalité être 160’000 au début... et que du coup le programme de réinstallation est un échec !

    • Relocalisation des demandeurs d’asile depuis la Grèce et l’Italie

      Le 26 mars 2018, la Commission européenne indiquait que 34 323 demandeurs d’asile ont été relocalisés depuis l’Italie et la Grèce sur le territoire des Etats participants à l’effort de relocalisation

      http://www.europeanmigrationlaw.eu/fr/articles/donnees/relocalisation-des-demandeurs-dasile-depuis-la-grece-et-litalie

      2 questions surgissent à partir de la lecture de ce texte :

      1. Pourquoi on parle de 98’255 demandeurs d’asile à réinstaller, quand au début on en prévoyait 160’000 (puis 106’00) ?


      http://www.europeanmigrationlaw.eu/fr/articles/donnees/relocalisation-des-demandeurs-dasile-depuis-la-grece-et-litalie
      Sur le passage des 160’000 aux 106’000, voir mon analyse sur @vivre :
      Où sont passés les 54’000 “relocalisés” de Hongrie ?
      https://asile.ch/2017/04/24/tour-de-passe-passe-passes-54000-relocalises-de-hongrie

      2. Le programme de relocalisation ne devait pas se terminer en septembre 2017 ?


      http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex:32015D1601

    • Relocation of asylum seekers from Italy and Greece

      On 31 May 2018, the European Commission reported that 34 689 asylum seekers have been relocated from Italy and Greece to other States participating in the relocation process

      Among the 34 689 asylum seekers relocated:

      12 690 have been relocated from Italy
      21 999 have been relocated from Greece

      According to the Commission’s document, commitments legally foressen in the Council Decisions amount to 98 255 asylum seekers to be relocated (34 953 from Italy and 63 302 from Greece) over 2 years.

      On 31 May 2018, participating states have reached 35,30% of commitments enshrined in the Council Decisions.


      http://www.europeanmigrationlaw.eu/en/articles/datas/relocation-from-italy-and-greece.html


  • #La_traque_aux_tracks #2
    http://www.swampdiggers.com/La-traque-aux-tracks-2

    De retour des miasmes d’internet, notre alligator au museau fin nous a ramené quelques titres à déguster sans modération. Retrouvez la playlist en fin d’article. Blvc Svnd – My Head 24.7 (Prod. by BLVCSVNDXSHARK) Blvc Svnd ou la preuve qu’on n’est jamais mieux servi #Que par soi-même. Son nouveau projet, Blvc’s World, est presque entièrement auto-produit, et ce titre illustre bien les prouesses musicales qui peuvent résulter d’un telle entreprise. A l’instar de Motörhead et son speed metal (RIP Lemmy) (...)

    #Sélections

    / #Sélections, La traque aux tracks, #smoke_purpp, #Lil_Pump, #Kodak_Black, Que, #Hoodrich_Pablo_Juan, #Hoodrixh_Peso, $uicideboy$, #Fortune, #Yung_We$t, #Butter_Bullets, #Maxo_Kream, #No_Limit_Records, #Xavier_Wulf, #OMB_Peezy, (...)

    #$uicideboy$ #bilans
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    « https://www.youtube.com/watch?v=JzSUgOmP66Q
     »
    « https://soundcloud.com/1ksupreme/uzi-ft-chief-keef-prod-by-kupremebangs
     »
    « https://soundcloud.com/1ksupreme/frenemies-prod-by-isobeats
     ? »
    « https://www.youtube.com/watch?v=6CYVuNcP4o »
    « https://soundcloud.com/alan-the-chemist/brand-name
     »
    « https://soundcloud.com/misogi/paralyzed »
    « https://soundcloud.com/eyenesta/im-not-cool
     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=wx2b2ZXFMc4
     »
    « https://soundcloud.com/keontae-johnson-1/pologang-kentae-x-backstreet-baby-ft-nick-kane
     »
    « https://soundcloud.com/whoisque/weed-bank-prod-sonny-digital
     »
    « https://soundcloud.com/smokepurpp/glock-inside-my-benz-prod-tm88
     »
    « https://soundcloud.com/squid22nice/nina
     »
    « http://www.xxlmag.com/news/2017/03/suicideboys-drop-new-single-announce-overseas-tour »
    « https://soundcloud.com/g59/thehottesthouroftheevening
     »
    « https://twitter.com/G59Records/status/845469477852598272 »
    « https://www.youtube.com/watch?v=JOclFk0NNrE
     »
    « https://soundcloud.com/yeek/a-w-a-y
     »
    « http://www.dubcnn.com/2016/10/31/yung-wet-tales-crip-dubcnn-exclusive-mixtape »