#binge_audio

  • Contre la rhétorique masculiniste – Binge Audio
    https://www.binge.audio/contre-la-rhetorique-masculiniste

    Il paraît que les hommes vont mal. Que la virilité se perd. Que les sociétés occidentales seraient hyper féminisées. Que les hommes ne sauraient plus comment être des hommes, qu’ils seraient paumés et souffriraient beaucoup à cause des femmes, et à cause du féminisme, qui les briment et les oppriment. Les symptômes ? Mauvais résultats scolaires, difficultés à séduire, refus des tribunaux d’accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, et même… suicides. Les solutions ? Les mouvements de défense des hommes, les stages de revilirisation d’inspiration chrétienne ou ésotérique, et autres “écoles de la masculinité” d’extrême-droite.

    Dans cet épisode, nous montrons d’où vient ce discours et ce qu’il révèle, avec Francis Dupuis-Déri politologue, professeur à l’Université du Québec à Montréal, auteur d’une enquête précise et documentée : “La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace”.

    Francis Dupuis-Déri est également un militant pro-féministe, qui reconnaît ses propres privilèges d’homme blanc hétérosexuel ; dans cet épisode, il partage avec franchise et drôlerie son expérience et son regard sur la société française contemporaine.

    Dupuis-Déri précise qu’un homme pro-féministe se doit de casser la solidarité masculine, ce qu’on appel aussi la #fraternité

    Par rapport au discours raciste-masculiniste d’extreme droite je rajoouterait Michel Houellbeq qui est completement dans ce discours de l’homme blanc dévirilisé par la féminisation de la société.

    Pour les masculinistes de gauche on trouve Alain Badiou et Michéa.

    Dupuis-Déri explique qu’être un homme ça reviens à dominer. Il n’y a aucune forme de masculinité qui ne soit pas une manière de dominer. La crise de la masculinité n’est pas arrivée et ca serait bien qu’elle arrive vraiment.

    Le groupe Charogne conseillé en fin d’émission
    https://www.youtube.com/watch?v=ohCzp5FjZ24


  • La vraie « nature » du mâle – Binge Audio
    https://www.binge.audio/la-vraie-nature-du-male

    Petite leçon de biologie, pour faire le point sur plusieurs notions couramment utilisées dans les débats et les discussions sur la virilité : le sexe, l’instinct, les hormones, le corps. Qu’est-ce qu’un homme, d’un point de vue biologique ? Les hommes sont-ils les mâles de l’espèce humaine ? Comment détermine-t-on le sexe d’un individu humain, et au passage, combien y a-t-il de sexes ? Et au final, pourquoi consacre-t-on tant d’énergie, d’argent et de temps à chercher des explications et des justifications scientifiques aux différences entre hommes et femmes ?

    Réponses avec Thierry Hoquet, professeur de philosophie à l’université Paris Nanterre, spécialiste de la philosophie des sciences, des Lumières et de la pensée de Darwin. Un épisode extra-long pour renverser les croyances populaires sur la “nature” et la “culture”, questionner la pertinence de la comparaison entre humains et animaux, et remettre en cause les fondements idéologiques de la psychologie évolutionniste.


  • #Violence ?
    « Où sont les casseuses » ?
    Les #GiletsJaunes (mais pas que) à travers le prisme de la masculinité.
    Des casseurs, des gonades sur la table et un gouvernement viriliste... Paroles musclée d’Elsa Dorlin, révoltées par Victoire Tuaillon pour l’excellentissime émission Les couilles sur la table. (Difficile pour moi de me dire activiste non-violente sans réfléchir au poids des normes sociétales sur les femmes à ce sujet)
    https://www.binge.audio/ou-sont-les-casseuses-2


  • Asiatiques, minorité modèle | Kiffe ta race
    https://www.binge.audio/asiatiques-minorite-modele

    Discrets, travailleurs, les français originaires d’Asie cocheraient toutes les cases de l’intégration et superformeraient dans tous les domaines : revenu, éducation, emploi. D’où vient ce mythe de la minorité modèle ? Les « bons immigrés » de la France Républicaine sont-ils ceux qui ne font pas de vagues ? Qu’est ce que le « plafond de bambou » ? Grace Ly et Rokhaya Diallo reçoivent l’autrice Mai Lam Nguyen-Cona, spécialiste des questions interculturelles, pour parler de la société et des communautés elles-mêmes qui produisent et perpétuent cette représentation d’une minorité modèle. Durée : 39 min. Source : Binge (...)

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/feed.pippa.io/public/streams/5b8ea1614b6033401bd43d87/episodes/5bceea37cee02fdd521289a8.mp3


  • Quand le handicap invisibilise la personne | Miroir Miroir
    https://www.binge.audio/quand-le-handicap-invisibilise-la-personne

    Misérabilistes ou héroïques, les représentations actuelles des personnes handicapées sont biaisées. Ces images binaires, reproduites par la sphère médiatique, réduisent le handicap à des comportements individuels et justifient des politiques publiques validistes et excluantes. Elisa Rojas, avocate au barreau de Paris, cofondatrice du CLHEE (Collectif Lutte et Handicaps pour l’Egalité et l’Emancipation), milite pour une plus juste représentation des personnes en situation de handicap dans les médias, les pouvoirs publics et dans la société. Durée : 38 min. Source : Binge Audio

    https://assets.pippa.io/campaigns/5bc5aa7985322062533d69e4.mp3


  • Clergé catholique : le bien et le mâle | Les couilles sur la table
    https://www.binge.audio/clerge-catholique-le-bien-et-le-male

    Qu’est-ce que la masculinité acceptable selon l’Eglise ? Comment les prêtres, évêques et moines sont-ils censés l’incarner ? Pourquoi cette crispation contre la “théorie-du-genre” ? Alors que deux tiers des Français·es se déclarent encore catholiques, la croyance et la pratique déclinent de façon continue depuis les années 70. Seuls 4,5% des Français·es vont encore à la messe le dimanche, et il ne reste plus que 12 000 prêtres. Pourtant, le catholicisme pèse et influence profondément sur la culture, la mentalité, les valeurs de la société française. Entretien avec Josselin Tricou, doctorant de l’Université Paris 8 qui s’apprête à soutenir sa thèse sur les masculinités sacerdotales dans l’Eglise Catholique. Durée : 39 min. Source : Binge (...)

    https://assets.pippa.io/campaigns/5bbe16c839cfe0cd56f956cd.mp3


  • Pourquoi le mot race est-il tabou ? | Kiffe ta race
    https://www.binge.audio/pourquoi-le-mot-race-est-il-tabou

    Qu’est ce que la race ? Pourquoi ce mot est-il proscrit en France ? Quel est le rôle de l’histoire coloniale dans le rejet du terme dans la langue française ? L’absence du mot empêche-t-elle l’utilisation d’outils de discrimination positive comme les « affirmative action » américaines ? Pour analyser cette fabrication des identités en groupes raciaux, Grace Ly et Rokhaya Diallo reçoivent la professeure Maboula Soumahoro, maitresse de conférence à l’Université François Rabelais de Tours, spécialiste des diasporas africaines et initiatrice du Black History Month. Durée : 37 min. Source : Binge Audio

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/feed.pippa.io/public/streams/5b8ea1614b6033401bd43d87/episodes/5ba9fc26a6c8e0915d40a665.mp3


  • « Tu viens d’où ? » | Kiffe ta race
    https://www.binge.audio/tu-viens-dou

    D’où vient le tabou autour de la question raciale en France ? D’où vient la prise de conscience de sa différence quand on est Noir.e, Asiatique ou Arabe ? D’où vient l’idée de ce podcast, son nom, notre envie d’aborder les questions raciales ? Pour ce premier épisode, on vous explique pourquoi on kiffe nos races. Durée : 40 min. Source : Binge Audio

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/feed.pippa.io/public/streams/5b8ea1614b6033401bd43d87/episodes/5b97db9e819305c135d25f96.mp3


  • Attentat masculiniste et masculinité hégémonique | Les couilles sur la table
    https://www.binge.audio/cours-particulier-avec-eric-fassin-22

    Dans la seconde partie de cet entretien avec le sociologue Eric Fassin, spécialiste incontournable des questions de genre, il est question de quatre événements vus au prisme des masculinités. L’attentat masculiniste de Toronto, l’exercice du pouvoir d’Emmanuel Macron et de Donald Trump, et le formidable mouvement de libération et d’écoute de la parole des femmes sur les violences sexuelles, c’est à dire les mouvements #balancetonporc et #metoo. Durée : 43 min. Source : Binge Audio

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/feed.pippa.io/public/streams/5af9be2f2590f81e4ce2190f/episodes/5b3385d4c9abd56c62dfedb1.mp3


  • Contre le bizutage | Binge Actu
    https://shows.pippa.io/bingeactu/le-bizutage-m-a-marque-a-vie

    François Bon avait un avenir tout tracé : il était destiné à devenir ingénieur en usine. Marchant ainsi dans les traces de son père. Il n’avait rien d’un écrivain, si ce n’est, déjà, la passion de la lecture. Et puis, un jour de septembre 1973, il est entré à l’ENSAM (Ecole Nationale des Arts et Métiers) de Bordeaux et cela a changé sa vie. Pourquoi ? Parce qu’il a refusé l’humiliation du bizutage, parce qu’il s’est dressé contre ces pratiques d’un autre temps, ce qui l’a amené à quitter cette école sans obtenir son diplôme et à travailler en usine. Une expérience qui l’a poussé vers l’écriture, qui a forgé ce qui fait de lui un auteur de talent qui a raconté le monde ouvrier comme personne. La blessure est toujours à vif. Pour la première fois, il a accepté d’en parler et de revenir sur cette période de sa (...)

    https://assets.pippa.io/shows/5b0e92711f85233603f8be00/1527747227357-5e61f72591c0bc60471777eb181def16.mp3


  • Qui sont les violeurs ? – Les couilles sur la table - Binge Audio
    https://www.binge.audio/qui-sont-les-violeurs

    Selon la dernière enquête Ipsos parue en février 2018, 12% des femmes en France ont été violées. Or on sait que 94% des auteurs d’agressions sexuelles sur des femmes sont des hommes. Et comme le dit Virginie Despentes, « Si je suis entourée d’amies qui ont été violées, logiquement je suis entourée d’amis qui ont violé. “

    Dans cet épisode, on réfléchit à ce qu’est le viol, et qui sont les violeurs. Quelles images a-t-on généralement d’un viol et d’un violeur ? Correspondent-elles à la réalité ? Le viol, est-ce que ça relève du pouvoir ou de la sexualité ?Y’a-t-il une séparation radicale entre violences sexuelles et sexualité dite “normale” ?

    Réponses avec avec Noémie Renard, ingénieure en biologie, essayiste féministe créatrice du site antisexisme.net et autrice de « En finir avec la culture du viol »(Les Petits Matins)


  • Politique : où sont les femmes ?

    Cécile Duflot, Nathalie Kosciusko-Morizet, Najat Vallaud-Belkacem   : plusieurs femmes politiques, qui avaient réussi à compter, ont jeté l’éponge. A l’heure des campagnes #MeToo, comment ne pas y voir un signal d’alerte  ?

    Notre pays exprime chaque jour un peu plus ses colères. Du monde étudiant à celui des cheminots, de Carrefour à Mobipel, le peuple mobilisé a des visages de femmes et d’hommes, reflets de toutes les diversités. Notre époque #MeToo nous rappelle combien les figures populaires ne sont pas que masculines, combien les femmes au XXIe siècle ne sauraient être marginalisées et maltraitées. Dans l’espace politique, qui se doit de donner écho à la réalité populaire, nous constatons que la place des femmes reste subalterne. Leurs combats à travers l’histoire, de la Révolution française à Mai 1968, sont oubliés, comme effacés. Ce décalage constitue une faille démocratique majeure.

    La loi sur la parité a permis l’accès massif de femmes à la vie politique. Et pourtant, nous sommes encore loin, très loin de l’égalité. Un plafond de verre persiste pour les femmes dans cet univers traditionnellement masculin.

    Plusieurs jeunes femmes en politique qui avaient réussi à être visibles, à compter, dans un monde qui ne leur rend pas la tâche facile ont récemment jeté l’éponge. Nathalie Kosciusko-Morizet, Najat Vallaud-Belkacem et Cécile Duflot ont choisi de quitter la politique institutionnelle. Comment ne pas voir un symptôme, un signal d’alerte   ? Chacune a évidemment ses propres raisons et, à l’heure où le non-cumul des mandats dans le temps s’impose comme une idée juste, de nature à vitaliser la politique, les mandats d’élus et de direction de partis qui se suivent et durent une vie entière ne sont sans doute plus d’époque. Mais, devant ces départs féminins en chaîne, de Sandrine Rousseau à Fleur Pellerin, comment ne pas voir la difficulté, la fatigue, la dureté d’être une femme dans un univers façonné par et pour les hommes   ?

    Au XXe siècle, les femmes ont conquis le droit de vote, la possibilité de siéger dans les assemblées et de s’exprimer dans l’espace public. Des suffragettes au mouvement #MeToo, des vagues successives portent l’exigence d’égalité, en politique comme dans l’ensemble de la société. Mais voilà   : on ne se débarrasse pas comme ça de mécanismes sexistes si profondément ancrés. Les résistances sont tenaces. Le monde politique a ses codes, ses formes, ses rythmes, ses habitudes qui empêchent, en ce début de XXIe siècle, un exercice à égalité des responsabilités politiques. Notre société s’accorde aujourd’hui autour de l’idée qu’il faudrait une mixité réelle dans la vie publique. C’est un progrès, une conquête. Mais l’idée se heurte au mur du réel, celui des freins matériels et symboliques à l’ascension des femmes en politique comme à leur épanouissement dans ce cadre. Le Président, le Premier ministre, les chefs des grands partis (songeons qu’aucune femme n’a pu être candidate au poste de secrétaire national du PS et de l’UMP  !), le président de l’Assemblée nationale, celui du Sénat, celui de l’association des maires de France… Bref, foin de parité, le masculin s’impose partout, surtout au sommet, là où se jouent les grandes décisions. Les hommes politiques occupent la place, y compris médiatiquement. Il n’y a qu’à regarder les invités de la semaine dans le journal le dimanche pour voir que dans les grandes émissions politiques, les femmes sont l’exception qui confirme la règle masculine.

    Les entraves viennent de loin. Commençons par la temporalité. Le rythme de la vie poli­tique, très chronophage, s’est installé loin de toute prise en compte de la part dite privée de nos vies. Et pour cause  : le modèle fut longtemps simple (et il continue en partie de fonctionner). Les hommes politiques délaissaient aux femmes le soin de s’occuper mentalement et concrètement de tout ce qui relève de la vie domestique et parentale pour s’adonner à toutes les joies et contraintes de la vie politique. Dès lors que les femmes entrent en scène publique – politique mais plus globalement professionnelle – la répartition aurait dû s’en trouver repensée mais la société n’a pas anticipé les réponses à ce nouveau défi. Le rythme politique semble être resté immuable, dans ses horaires, comme dans ses codes. Le présentéisme est toujours une clé déterminante pour gravir les échelons, et les femmes sont socialement lésées dans cet exercice qui n’est pas toujours d’impérieuse nécessité mais qui reste décisif pour être reconnue et progresser. La réduction du temps de travail et le partage des tâches de la maison ne se sont pas imposés comme des objectifs décisifs pour parvenir à l’égalité. D’ailleurs, ce n’est même pas un sujet poli­tique de premier plan.

    Les entraves pour les femmes en politique ­relèvent également des représentations. Masculin et féminin, voici deux catégories aux histoires et attributs distincts et hiérarchisés. Les femmes peinent à être reconnues et à se sentir légitimes dans un univers qui leur a été si longtemps interdit. Elles doutent, travaillent deux fois plus, hésitent à s’exposer. L’ambition leur est souvent reprochée quand elle paraît naturelle pour les hommes. Les commentaires sur leur tenue, leur posture sont souvent sexistes, blessants, usants. Se pose inlassablement la question de leur style. Faut-il épouser les normes masculines ou rester féminine dans un monde qui valorise le masculin  ? Comment inventer un nouveau genre  ? Pas simple. Les problèmes de gestuelle ou de voix sont récurrents pour les femmes. La façon d’exprimer la politique s’est façonnée à partir de corps d’hommes, de postures viriles, de micros calés sur des voix masculines. La parole légitime en politique a un ton et un visage quasi exclusivement masculin.

    Autre réalité, dans les réunions et dans le ­débat public, les femmes prennent infiniment moins la parole que les hommes. Parce qu’elles y sont minoritaires mais aussi parce qu’elles sont moins écoutées et que leur éducation leur a enseigné que leur avis comptait moins. Le fond sonore monte bien souvent dès lors qu’une femme prend la parole dans une réunion, une assemblée. Dans les cadres informels où se joue aussi la vie politique, les hommes ont pris l’habitude d’être des interlocuteurs mutuels. La stratégie, même entre deux portes ou autour d’un café, reste principalement une affaire d’hommes. Quand une femme participe, elle lutte pour faire valoir sa légitimité, peinant parfois à trouver un regard et une attention au point d’avoir l’impression d’être invisible. Comme si les hommes ne savaient pas quoi faire de ces femmes qui pénètrent leur espace. La force de l’habitude, celle d’un entre-soi cultivé pendant tant de siècles. Les hommes s’appellent, les femmes apparaissent souvent contingentes. Sauf au moment de la photo où de nouveaux réflexes ­imposent de se dire – et encore, pas toujours – qu’il faut des femmes.

    Nous caricaturons  ? Même pas. De nombreuses femmes craquent, même si souvent elles se plaignent à bas bruit. Car il est de bon ton de ne pas râler. Pour tenir. En silence, estiment la majorité des femmes en politique, car il est bien vu de savoir mettre ses éventuelles remarques de nature féministe sous le boisseau, tant elles agacent. Certaines se disent qu’il vaut mieux minauder ou faire preuve de patience, c’est plus payant. Le caractère viril de la politique a aussi ses formes violentes dans lesquelles les femmes ne se sentent pas toujours à l’aise pour évoluer dans l’arène. ­Elles espèrent qu’en prenant de biais, ça ira. Le résultat est pour l’instant peu probant… En rabattre sans cesse abîme l’estime de soi et suppose beaucoup d’énergie. Combien, ­au-delà des figures visibles, décident finalement d’abandonner ?

    Notre conviction est que pour tenir et gagner notre juste place collective, nous devons parler, nous parler. La sororité est, ici comme ailleurs, un ressort pour que l’égalité progresse. Ensemble, et avec les hommes qui y sont prêts – et il y en a ! – il nous faut inventer des façons nouvelles de faire de la politique. Il n’est par ailleurs plus possible pour des hommes qui se disent féministes d’accepter de perpétuer cette situation. La vie publique, minée par l’entre-soi masculin, a besoin de ce nouveau souffle pour se régénérer. C’est urgent.

    Par Clémentine Autain Députée, groupe La France insoumise (LFI) Emmanuelle Becker Conseillère de Paris, groupe communiste Elsa Faucillon Députée, groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) Sarah Legrain Secrétaire nationale du Parti de gauche (PG) aux relations unitaires Myriam Martin Conseillère régionale, Ensemble Insoumis Corinne Morel-Darleux Conseillère régionale, LFI Mathilde Panot Députée groupe LFI Barbara Romagnan Génération.s Sandra Regol Porte-parole et secrétaire nationale adjointe Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) Danielle Simonnet Conseillère de Paris, LFI Laura Slimani Conseillère municipale à Rouen, Génération.s et Marie Toussaint Déléguée à l’Europe, EE-LV.


  • Après #MeToo : une autocritique du mâle | Les couilles sur la table
    https://www.binge.audio/apres-metoo-une-autocritique-du-male

    Qu’est-ce que le système mis en place par le prédateur sexuel Harvey Weinstein nous raconte plus largement sur les rapports hommes-femmes aujourd’hui ? Et maintenant que plus personne ne peut faire semblant d’ignorer l’ampleur des violences sexuelles infligées aux femmes, que peuvent faire les hommes ? Le sociologue et philosophe Raphaël Liogier tente une réponse introspective dans son essai « Descente au coeur du mâle » (Les Liens Qui Libèrent). Dans cet épisode, il est question de capitalisme sexuel, de désir, d’excision symbolique, de complexe de castration et de l’impuissance de la virilité. Durée : 40 min. Source : Binge (...)

    http://www.podtrac.com/pts/redirect.mp3/feeds.soundcloud.com/stream/413990226-lescouilles-podcast-apres-metoo-une-autocritique-du-male.mp3

    • pas fan du tout du type qui intervient (je trouve sa position pateline, souvent douteuse, pas franchement si claire - dans les moments où il coupe la parole à son interlocutrice, c’est toujours dans des moments de faillite possible de ses positions, positions assez ambiguës souvent - il me faudrait du temps pour décortiquer tout ce qui m’y gêne et hélas je l’ai pas vraiment, là), mais je découvre par ce lien le podcast, dont j’écoute pas à pas toutes les capsules, et c’est franchement chouette. Bref, ça vaut le coup d’y passer du temps.

    • Oui, j’ai remarqué aussi que dans son usage de la parole et dans son rapport avec cette journaliste qui l’invite dans son podcast à elle, il ne semble pas avoir fait beaucoup de remise en question de la masculinité...

      Mais au-delà de l’accord avec les propos, il y a des sons qui valent le coup d’être relayés parce qu’ils donnent à connaître, précisément, une source digne d’intérêt, ou bien qu’ils évoquent, même de façon très imparfaite, quelque chose d’important, de méconnu, ou les deux, ou encore, plus généralement qu’ils donnent à penser.

      #Raphaël_Liogier #femmes #capitalisme_sexuel #Binge_Audio #audio #podcast


  • Vu que le flux rss de @rezo a oublié de poster ce signalement sur seenthis, je le mets :
    « Sexe sans consentement : le rôle des hommes », par Les couilles sur la table (#Binge_Audio)
    https://www.binge.audio/sexe-sans-consentement-le-role-des-hommes

    Elles ont cédé, ou capitulé. Ce rapport sexuel, elles n’en voulaient pas. Le garçon avec qui elles étaient n’a pas compris – ou pas voulu comprendre – leur “#non”.

    La journaliste et réalisatrice #Delphine_Dhilly a rencontré des #femmes qui ont eu des rapports sexuels non désirés au début de leur vie sexuelle : une expérience très répandue et souvent traumatisante. Six d’entre elles témoignent face caméra dans son documentaire « Sexe Sans Consentement », diffusé sur France 2 le 6 mars 2018 à 22h55. Delphine Dhilly a aussi pris le parti d’interroger une cinquantaine de garçons sur la #séduction et le #consentement. C’est à eux, à ce qu’ils disent, et à ce qu’ils racontent de notre culture sexuelle, que l’on va s’intéresser dans cet épisode.

    Pourquoi ces garçons ne comprennent-ils pas, ou refusent-ils d’entendre, le non d’une fille à une relation sexuelle ? Comment leur est (ou non) transmise cette notion de consentement ? Dans quelle mesure ces violences peuvent s’expliquer par des injonctions viriles conquérantes, le poids de l’éducation ? Et si toute notre culture nous montrait que le non-consentement d’une femme est plus excitant que son désir ?

    https://soundcloud.com/lescouilles-podcast/sexe-sans-consentement-le-role-des-hommes

    #audio #podcast


  • Je signale ce #podcast « nouvelle génération » qui soulève bien des questions : « Deux ans au Qatar » (#Binge_Audio en partnariat avec Libération )
    https://www.binge.audio/deux-ans-au-qatar

    « Deux ans au #Qatar » va vous raconter ce pays comme vous ne l’avez jamais vu. La journaliste #Camille_Maestracci a passé deux ans à Doha et elle a eu envie de raconter ce qu’on peut voir derrière les façades et les clichés.

    https://soundcloud.com/binge-actu/sets/lenquete-deux-ans-au-qatar

    Binge ouvre un nouveau format avec cette petite série, qui s’écoute de fait avec plaisir - mais non sans agacement. Sans pouvoir juger de la qualité de ce que la journaliste rapporte de son expérience au Qatar, faute de connaître le sujet, la forme interroge beaucoup. Elle fait le choix de la narration à la première personne, comme si elle s’adressait à un·e ami·e, tutoyant l’auditrice et l’auditeur - ce qui laisse simplement un sentiment, non d’ouverture ou de renouvellement, mais d’entre-soi.
    Surtout, sans doute pour renforcer ce côté amical et informel, elle multiplie les "je crois" , "si je me souviens bien" , "il me semble que" , apposés non seulement à des impressions personnelles (auquel cas ce serait tout à fait acceptable) mais à des faits (le coût d’un chantier, une action de l’émir...). On y apprend aussi que la relation entre la France et le Qatar relève en somme de l’affectif.
    Est-ce qu’elle n’a réellement pas fait d’enquête (contrairement à ce que l’intitulé de la série annonce) et considère ses émotions de journaliste comme de facto du journalisme, ou est-ce qu’elle fait semblant de ne pas avoir fait d’enquête pour avoir l’air plus cool ? On n’en sait rien, mais dans les deux cas c’est très problématique. Le #storytelling journalistique peut être aussi intéressant que plaisant, mais n’empêche aucunement la rigueur...

    #journalisme #audio

    • J’utilise beaucoup le tutoiement à la radio. Je ne sais pas si j’ai raison de le faire, mais j’ai envie de m’adresser à cette personne qui est de l’autre côté du poste et que j’imagine seul(e). Cela doit arriver, mais cela serait étonnant que ce soit la règle générale. Quoi qu’il en soit dans sa manière de parler et de dire « tu », je ne vois pas de volonté d’intimité, plutôt un discours « d’entre potes », pas très intime, plutôt pour la flambe, comme dans les cours d’école ou à la fac ou jeune salarié ; En fait le ton employé est celui que l’on lit sur ces pseudos médias cool du type de Vice et le mélange entre impressions et faits réels est sciemment entretenu. C’est du docu à poil, où l’idée est plutôt de faire un témoignage d’un fait « vécu » et hyper subjectif plutôt qu’une enquête approfondie pour dépasser les clichés. Bref, une volonté de faire sensation plutôt que de tenter de comprendre une situation dans sa complexité. Peut-on appeler ça du journalisme ? Je ne crois pas. D’ailleurs, pour ma part, je ne veux jamais être nommé journaliste. Je veux bien dire que je fais des performances, des conférences voire de la radio mais le journalisme, ce n’est pas ce que je fais. Et je ne crois pas que ce soit non plus ce qui est présenté ici. C’est un peu du paris match moderne, le fameux choc des photos sans le poids des mots...

    • Je suis bien d’accord que le contexte plus général du programme change complètement la perception du tutoiement. Je l’entends d’une manière très différente dans d’autres émissions ou podcasts, où l’on sent qu’il y a une vraie volonté de casser les barrières entre les deux côtés du micro. Ici, ce n’est clairement pas le cas.

      Est-ce du journalisme ? Je ne pense pas non plus. Mais c’est bien présenté comme tel par Binge, qui parle d’ "enquête" et insiste sur le statut de "journaliste" de l’autrice. Camille Maestracci, elle, évoque un "récit personnel" et met en avant son métier dans l’audiovisuel lors de ces deux ans au Qatar plutôt que son statut en tant que productrice de ce podcast. Par ailleurs, Libé est partenaire de ce podcast...


  • Educations viriles | Les couilles sur la table
    https://www.binge.audio/educations-viriles

    Coups, rites initiatiques douloureux, humiliations : pourquoi tant de violence dans l’éducation des garçons ? Dans cet épisode, il est question de ce que les hommes font aux autres hommes. On y parle de la pédérastie dans la Grèce antique, du service militaire, des châtiments de l’école républicaine, de l’obéissance fasciste… avec Olivia Gazalé, l’auteure de l’essai « Le Mythe de la Virilité », publié en octobre 2017 aux éditions Robert Laffont. Durée : 31 min. Source : Binge Audio

    http://www.podtrac.com/pts/redirect.mp3/feeds.soundcloud.com/stream/378583190-lescouilles-podcast-educations-viriles.mp3

    • À noter que l’épisode précédent des Couilles sur la table (#Binge_Audio) était déjà avec #Olivia_Gazalé
      https://www.binge.audio/les-preuves-de-la-virilite

      Dans ce 8e épisode, il est question de pénis, phallus et de testicules. Trop gros, trop petits, vigoureux ou mous : pourquoi les organes génitaux masculins (et leurs fonctions) font-ils l’objet d’une telle obsession ?

      Les Romains étaient obsédés par leurs sexes et ne cessaient de se traiter d’impuissants ; en France, il a existé pendant plusieurs siècles un Tribunal de l’Impuissance ; et aujourd’hui encore, il est souvent question de couilles dans la vie politique… Réponses et histoires fascinantes avec Olivia Gazalé, philosophe et auteure du Mythe de la Virilité, publié aux éditions Robert Laffont.

      http://www.podtrac.com/pts/redirect.mp3/feeds.soundcloud.com/stream/372169634-lescouilles-podcast-les-preuves-de-la-virilite.mp3

      Son #livre
      http://www.laffont.fr/site/le_mythe_de_la_virilite_&100&9782221145012.html

      Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l’homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n’a pas seulement postulé l’infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l’autre homme (l’étranger, le « sous-homme », le « pédéraste »...). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l’oppression de l’homme par l’homme.
      Depuis un siècle, ce modèle de la toute-puissance guerrière, politique et sexuelle est en pleine déconstruction, au point que certains esprits nostalgiques déplorent une « crise de la virilité ». Les masculinistes accusent le féminisme d’avoir privé l’homme de sa souveraineté naturelle. Que leur répondre ? Que le malaise masculin est, certes, une réalité, massive et douloureuse, mais que l’émancipation des femmes n’en est pas la cause. La virilité est tombée dans son propre piège, un piège que l’homme, en voulant y enfermer la femme, s’est tendu à lui-même.
      En faisant du mythe de la supériorité mâle le fondement de l’ordre social, politique, religieux, économique et sexuel, en valorisant la force, le goût du pouvoir, l’appétit de conquête et l’instinct guerrier, il a justifié et organisé l’asservissement des femmes, mais il s’est aussi condamné à réprimer ses émotions, à redouter l’impuissance et à honnir l’effémination, tout en cultivant le goût de la violence et de la mort héroïque. Le devoir de virilité est un fardeau, et « devenir un homme » un processus extrêmement coûteux.
      Si la virilité est aujourd’hui un mythe crépusculaire, il ne faut pas s’en alarmer, mais s’en réjouir. Car la réinvention actuelle des masculinités n’est pas seulement un progrès pour la cause des hommes, elle est l’avenir du féminisme.

      #virilité #masculinité #fraternité #audio #podcast

    • Il faut quant même attendre la fin de l’émission pour apprendre que la principale source d’influence d’Olivia Gazalé est Elizabeth Badinter... Ceci explique peu être mon malaise face au discours de cette femme.

    • Des réticences également de mon côté : pour ne parler que du présupposé de départ indiqué dans la présentation du livre chez l’éditeur ( "comme les femmes, les hommes [sont] depuis toujours victimes du mythe de la virilité"), il établit une équivalence pour le moins biaisée - et ce terme de "victimes" ne recouvre pas vraiment les mêmes réalités...

      Reste que je trouve son champ de recherche, la dissection de la masculinité dominante, original et, en dépit de ce positionnement initial, riche de pas mal d’enseignements.