• Améliorer l’efficacité climatique des #terres mondiales - CIRAD
    https://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2018/ameliorer-l-efficacite-climatique-des-terres-mondiales

    Au regard des enjeux climatiques et alimentaires, est-il plus judicieux d’utiliser ma terre pour cultiver du maïs, du soja, produire du #biocarburant, de la viande ou la convertir en plantation forestière ? C’est à ce type de question qu’une étude publiée le 13 décembre dans Nature répond. Cette nouvelle étude s’intéresse aux changements à initier dans l’usage des terres pour produire autant d’aliments, tout en stockant du #carbone, pour atténuer le changement climatique.

    Tim Searchinger, de l’Université de Princeton, auteur principal de l’étude, insiste sur l’importance de bien mesurer l’usage de chaque hectare de terres pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux. « Les méthodes utilisées jusque-là sous-estiment considérablement les conséquences climatiques de ces décisions d’usages des terres ».

    Patrice Dumas du Cirad, co-auteur de l’étude, explique : « Cette nouvelle méthode estime la quantité de gaz à effet de serre émis en moyenne pour produire un kilogramme d’aliment » . Elle prend en compte la perte de stockage de carbone dans les #forêts ou savanes converties en terres agricoles et les émissions liées à la production agricole. « Cette méthode permet d’évaluer les émissions associées à un changement de production agricole, en terme de #déforestation ou de reforestation, et de l’inclure dans les bilans des émissions d’un changement d’usage des sols » , précise Patrice Dumas.

    L’étude fait ressortir notamment que :
    Le régime alimentaire de l’Européen « moyen » génère autant de gaz à effet de serre (GES**) sur 30 ans que d’autres secteurs, comme le secteur énergétique.

    Un hectare de pâturage de bonne qualité au Brésil a la même capacité de stockage de carbone qu’une forêt qui serait replantée en Europe ou aux États-Unis.

    La plupart des biocarburants, du fait de l’extension des terres cultivées qu’ils peuvent induire, génèrent sur plus de 30 ans, entre une fois et demie à trois fois les émissions de GES des carburants à base de pétrole.

    #climat #co2


  • Boosting #land_use efficiency to mitigate climate change - CIRAD
    https://www.cirad.fr/en/news/all-news-items/press-releases/2018/boosting-land-use-efficiency-to-mitigate-climate-change

    #terres #deforestation #climat
    Le #régime_alimentaire d’un Européen « moyen » génère autant de gaz à effet de serres (#GES) sur une période de 30 ans que la consommation de tous les autres éléments combinés, y compris l’énergie.

    Un hectare de pâturage bien géré au Brésil a la même capacité de stockage de carbone qu’un hectare de forêt replantée en Europe ou aux États-Unis.

    En raison de la #déforestation qu’ils provoquent, la plupart des #biocarburants génèrent entre un fois et demi et trois fois plus de GES que les carburants à base de pétrole sur une période de plus de 30 ans.

    The diet of an “average” European generates as much GHG** over a 30-year period as their consumption of everything else combined, including energy.
    A hectare of well-managed pasture in Brazil has the same carbon storage capacity as a hectare of replanted forest in Europe or the US.
    Due to the deforestation they cause, most biofuels generate between one and a half and three times as much GHG as oil-based fuels over a 30-year-plus period.

    Papier dans Nature :
    http://sci-hub.tw/https://www.nature.com/articles/s41586-018-0757-z


  • Le groupe Avril ne tient qu’à un fil - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/06/08/le-groupe-avril-ne-tient-qu-a-un-fil_1657768

    « Les décideurs ont créé un secteur industriel à coups de milliards du #contribuable pour résoudre un problème climatique ; hélas, le remède s’avère avec le temps bien pire que le mal », regrette Clément Sénéchal.

    #climat #co2 #arnaque #politique #biocarburants #France


  • De l’huile de palme dans les voitures... Pourquoi la #France est pointée du doigt
    https://www.20minutes.fr/planete/2257747-20180419-huile-palme-voitures-pourquoi-france-pointee-doigt

    Plus rare dans les assiettes, l’#huile_de_palme est en revanche de plus en plus utilisée comme #biocarburant. De quoi tirer à la hausse la consommation mondiale de cette huile végétale, cause de #déforestation massive en #Asie_du_sud-est. [...]

    Faire venir de l’huile de palme produite à l’autre bout du monde pour la mettre dans les moteurs de nos voitures au motif qu’elle a l’avantage d’être un #carburant non fossile… Vous avez dit absurde ? « C’est pourtant une réalité, commence Matthieu Orphelin. Aujourd’hui, 75 % de l’huile de palme que nous consommons en France est sous forme de carburant. »

    Clément Sénéchal on Twitter :
    « Bonjour @N_Hulot et @EmmanuelMacron, Question : comment comptez-vous rester crédibles sur le plan climatique tout en permettant à #Total d’importer massivement de l’#huiledepalme dans les prochains mois ? #climat #déforestation #biodiversité https://t.co/SxwjLKFVbB »
    https://mobile.twitter.com/ClemSenechal/status/986999762988781569

    #climat #incohérence


  • Total s’apprête à importer dans le sud de la France des quantités massives d’huile de palme
    http://www.journalzibeline.fr/societe/a-total-la-palme-du-greenwashing

    #Total s’apprête à importer dans le sud de la France des quantités massives d’#huile_de_palme, fruit d’une monoculture intensive, pour produire des #biocarburants. Alors que l’Union Européenne, 2e importateur mondial, cherche à réglementer.

    « La première #bio-raffinerie de Total » est annoncée sur le site de La Mède, au bord de l’Étang de Berre. Une bio-raffinerie « de taille mondiale », précise la multinationale, qui prévoit la production de 500 000 tonnes de biodiesel HVO (huile végétale hydrotraitée) délivrées à l’année, dès 2018. Principalement à base d’huile de palme, « qui se mélange parfaitement au diesel, sans aucun impact sur la qualité du #carburant ou sur les moteurs, et sans limite d’incorporation ».


  • La Commission met un coup d’arrêt aux #biocarburants – EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/commission-under-fire-over-post-2020-biofuels-targets


    Bonjour la raison invoquée !!!

    Lors d’une conférence organisée le 12 octobre au Parlement européen, Marie Donnelly, directrice pour les renouvelables, la recherche et l’efficacité énergétique à la DG Énergie, avait cependant expliqué les raisons qui ont poussé l’exécutif à défendre un abandon progressif des biocarburants de première génération.

    Selon elle, l’exécutif devrait tenir compte de l’opinion publique lors de ses décisions politiques, même quand elle a tort. Dans le cas des biocarburants, l’opinion publique est simplement négative, souligne-t-elle.

    « Nous ne pouvons pas uniquement suivre les modèles économiques et théories scientifiques », continue Marie Donnelly. « Nous devons être très respectueux des réalités des citoyens, de leurs inquiétudes, même si ces inquiétudes sont parfois d’ordre émotionnel plutôt que scientifique. »

    Selon l’eurodéputée, les inquiétudes du public en ce qui concerne les biocarburants traditionnels sont une réaction purement émotionnelle au dilemme « nourriture contre carburant ».


  • Le modèle néolibéral en Colombie : spoliation et accaparement des terres | Investig’Action
    http://www.investigaction.net/le-modele-neoliberal-en-colombie-spoliation-et-accaparement-des-terr

    Le modèle #néolibéral et le secteur agricole en #Colombie :

    Le modèle actuel donne la priorité à la production rurale dans des domaines de l’économie qui peuvent être soumis à l’#exportation, tels que la #canne_à_sucre, les #biocarburants et le #caoutchouc qui demandent de grandes étendues de #terres ; sans compter les grandes exploitations qui se consacrent à l’#élevage_extensif. Ce modèle sacrifie la petite production agricole (économie rurale), qui est responsable de la production de 70%3 de tous les aliments consommés par les Colombiens pour donner la priorité aux importations. Selon la Société d’Agriculteurs de Colombie, SAC, entre janvier et novembre 2015, les #importations de produits agricoles et agro-industriels en Colombie ont totalisé 10,6 millions de tonnes et sa valeur a atteint 5.369 millions de dollars.

    A partir de 1991, les importations agricoles se sont mis à la mode. Ceci du fait de la mise en œuvre du modèle néolibéral qui a ouvert les frontières, supprimé les droits de douane, aboli les subventions agricoles et favorisé la signature de plusieurs accords de libre-échange (TLC). Les importations de la Colombie sont passées de 700.000 tonnes d’aliments en 1990 à plus de 10 millions de tonnes en 20154.

    De nombreuses organisations et tous ceux qui s’étaient opposés aux TLC ont vu leurs prédictions devenir réalité : des cultures telles que le blé, l’orge, l’avoine, les graines de sésame et le tournesol ont disparu. La production d’autres cultures, tels que le maïs, le coton, le sorgho et le soya, a chuté de façon spectaculaire5.

    En Colombie, l’accaparement des terres a été lié à la spoliation effectuée par divers groupes armés illégaux. On ne peut pas parler de cette situation sans faire la liaison avec la guerre que le pays a connue au cours de la seconde moitié du siècle dernier.

    Cet accaparement est principalement dû à deux manières d’opérer, le plus important étant réalisé en utilisant la force.


  • « Qui a tué l’#écologie ? » ou Comment l’ONG-isation étouffe la résistance (par Fabrice Nicolino) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/09/qui-a-tue-lecologie-par-fabrice-nicolino

    La tâche était trop lourde pour eux, très simplement. Sauver la planète, cela va bien si l’on mène le combat depuis les confortables arènes parisiennes. Mais affronter le système industriel, mené par une #oligarchie plus insolente de ses privilèges qu’aucune autre du passé, c’est une autre affaire. Il faudrait nommer l’adversaire, qui est souvent un ennemi. Rappeler cette évidence que la #société mondiale est stratifiée en #classes sociales aux intérêts évidemment contradictoires. Assumer la perspective de l’affrontement. Admettre qu’aucun changement radical n’a jamais réussi par la discussion et la persuasion. Reconnaître la nécessité de #combats immédiats et sans retenue. Par exemple, et pour ne prendre que notre petit pays, empêcher à toute force la construction de l’aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes, pourchasser sans relâche les promoteurs criminels des dits #biocarburants, dénoncer dès maintenant la perspective d’une #exploitation massive des gaz de #schistes, qui sera probablement la grande bataille des prochaines années.


  • Chinese company to build giant bio-diesel refinery in Kemi | The Independent Barents Observer

    http://thebarentsobserver.com/industry/2016/02/chinese-company-build-giant-bio-diesel-refinery-kemi-0

    Timber, like this in Kolari in Lapland, can be used to produce environmental friendly biodiesel. Photo: Thomas Nilsen
    Chinese company to build giant bio-diesel refinery in Kemi
    €1 billion could be invested in unique plant that will produce 200,000 tons of biofuel made of Lapland forest.
    By
    Thomas Nilsen
    February 10, 2016

    The Chinese company Kaidi announced the plans on Wednesday. The refinery will be the world’s first so-called second generation biomass plant.

    Kaidi says the plant signals a major step towards replacing fossil fuels with biofuels.

    “When operational, the plant will be a showcase for clean, local energy that is produced sustainably from wood-based biomass,” Kaidi writes about its plans in northern Finland.

    75 percent of the fuel will be biodiesel and 25 percent biogasoline, the company says. Energy wood will be the main feedstock, but also harvesting remains and leftover bark from Lapland’s forest industry will be utilized.

    The plan is to have commercial production by 2019 and means a huge boost to local employment in the Kemi region with over 150 permanent positions.

    #chine #finlande #bois #forêt #biocarburants


  • GRAIN — La solution au #changement_climatique passe par nos #terres
    http://www.grain.org/article/entries/5104-la-solution-au-changement-climatique-passe-par-nos-terres

    Au niveau mondial, les petites #exploitations représentent 90 % du total des exploitations mais occupent moins d’un quart des terres agricoles. Cette situation n’est pas bonne pour le climat.

    Tout comme la #dépossession des #peuples_autochtones de leurs #territoires a ouvert la porte à une #extraction destructrice et non durable des #ressources, la dépossession des #paysans de leurs terres a jeté les bases d’un système alimentaire #industriel qui, parmi ses nombreux effets négatifs, est responsable de 44 à 57 % du total mondial des émissions de #gaz_à_effet_de_serre.

    L’#alimentation ne devrait pas contribuer d’une façon aussi disproportionnée au changement climatique. GRAIN estime qu’une #redistribution des terres dans le monde entier au profit des petits agriculteurs, combinée à des politiques destinées à soutenir les marchés locaux et à réduire l’utilisation des #produits_chimiques, peut permettre de réduire de moitié les émissions de #GES en quelques décennies et de limiter considérablement la #déforestation. En restaurant simplement la matière organique qui a été épuisée par des décennies d’agriculture industrielle, les petits agriculteurs peuvent remettre dans le sol un quart du #dioxyde_de_carbone actuellement en excès dans l’#atmosphère.

    Rendre les terres aux petits agriculteurs et aux communautés autochtones est aussi le moyen le plus efficace de relever les défis qui s’imposent pour nourrir une population mondiale croissante dans une ère de #chaos climatique. Les données mondiales disponibles montrent que les petits agriculteurs sont plus efficaces pour produire de la nourriture que les grandes plantations. Avec la petite proportion des terres qu’ils ont conservées, les petits agriculteurs et les communautés autochtones continuent à produire la plus grande partie de l’alimentation dans le monde : 80 % des denrées alimentaires dans les pays non industrialisés//en développement, selon la #FAO. Même au Brésil, un haut lieu de l’agriculture industrielle, les petites exploitations occupent un quart des terres agricoles mais produisent 87 % du manioc du pays, 69 % des haricots, 59 % de la viande de porc, 58 % du lait de vache, 50 % des poulets, 46 % du blé, 33,8 % du riz et 30 % des bovins.

    Il est possible de répondre à la fois à la nécessité de nourrir le monde et à celle de refroidir la planète. Mais cela sera impossible si les gouvernements réunis à Lima continuent d’ignorer et de réprimer par la #violence les luttes des paysans et des peuples #indigènes pour leurs terres.

    #extractivisme #climat

    • GRAIN — Souveraineté alimentaire : 5 étapes pour refroidir la planète et nourrir sa population
      http://www.grain.org/fr/article/entries/5101-souverainete-alimentaire-5-etapes-pour-refroidir-la-planete-et-nourrir-s

      5. Oublier les #fausses_solutions, se concentrer sur ce qui fonctionne. Il est de plus en plus largement reconnu que l’alimentation est au cœur du changement climatique. Les derniers rapports du #GIEC et les plus récents sommets internationaux ont reconnu que l’alimentation et l’agriculture sont les principaux facteurs d’émissions de GES et que le changement climatique pose d’énormes défis à notre capacité de nourrir une population mondiale croissante.

      Pourtant, aucune #volonté_politique n’est venue remettre en cause le #modèle dominant de la production alimentaire industrielle et de sa distribution. Au lieu de cela, les gouvernements et les grandes entreprises proposent un certain nombre de fausses solutions.

      Il y a par exemple la coquille vide de l’ « #Agriculture_intelligente face au climat », qui est pour l’essentiel un nouveau nom pour la #Révolution_verte. Il y a aussi de nouvelles technologies à risque, comme des cultures d’organismes génétiquement modifiés pour résister à la sécheresse ou des projets de géo-ingénierie à grande échelle. Il y a encore des objectifs sur la part des #biocarburants, qui entraînent un #accaparement des terres dans les pays du Sud. Et il y a enfin des marchés du carbone et des projets REDD +, qui permettent essentiellement aux pires émetteurs de GES d’éviter de réduire leurs émissions en transformant les forêts et les terres agricoles des paysans et des peuples indigènes en parcs de conservation et en plantations.

      Aucune de ces « solutions » ne peut fonctionner parce que toutes vont à l’encontre de la seule solution efficace : le passage d’un système alimentaire industriel mondialisé soumis au pouvoir des grandes sociétés à des systèmes alimentaires locaux aux mains de petits agriculteurs.


  • La nouvelle vague des biocarburants arrive
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/02/la-nouvelle-vague-des-biocarburants-arrive_4480291_3234.html

    « Si le roi et les autres viennent, c’est qu’il s’agit d’une révolution, pas simplement de couper un ruban de plus », assure Feike Sijbesma, le patron de DSM. A Emmetsburg, les deux industriels ouvrent l’une des toutes premières usines au monde de bioéthanol de nouvelle génération. Celle-ci fonctionnera à partir de tiges, de feuilles ou encore d’écorces, alors que les unités actuelles utilisent la partie comestible de la plante (maïs, blé, etc.) pour produire le carburant. Une innovation qui, selon ses promoteurs, pourrait bouleverser la donne énergétique mondiale, comme l’ont fait les gaz de schiste, et transformer l’agriculture… « Une nouvelle ère », rien de moins !

    #agrocarburant #monoculture_à_perte_de_vue #ah_la_la et #paywall donc pour archive


  • World Bank and UN carbon offset scheme ’complicit’ in genocidal land grabs - The Ecologist
    http://www.theecologist.org/News/news_analysis/2523733/world_bank_and_un_carbon_offset_scheme_complicit_in_genocidal_land_gra

    The plight of Kenya’s Sengwer people shows that carbon offsets generated by ’sustainable’ forest management are empowering a corporate recolonisation of the South backed by the World Bank against its own guidelines, writes Nafeez Ahmed. Indigenous forest peoples are at risk of genocide while corporations let rip.

    Between 2000 and 2010, a total of 500 million acres of land in Asia, Africa, Latin America and the Caribbean was acquired or negotiated under deals brokered on behalf of foreign governments or transnational corporations.

    Many such deals are geared toward growing crops or biofuels for export to richer, developed countries - with the consequence that small-holder farmers are displaced from their land and lose their livelihood while local communities go hungry.

    The concentration of ownership of the world’s farmland in the hands of powerful investors and corporations is rapidly accelerating, driven by resource scarcity and, thus, rising prices. According to a new report by the US land rights organisation Grain:

    “The powerful demands of food and energy industries are shifting farmland and water away from direct local food production to the production of commodities for industrial processing.”

    And now, the carbon market is joining the race

    Less known factors, however, include ’conservation’ and ’carbon offsetting’.

    In west Kenya, as the UK NGO Forest Peoples Programme (FPP) reported, over a thousand homes had been torched by the government’s Kenya Forest Service (KFS) to forcibly evict the 15,000 strong Sengwer indigenous people from their ancestral homes in the Embobut forest and the Cherangany Hills.

    Les pays tropicaux doivent suer jusqu’à la dernière goutte et payer pour les pays riches


  • Des paysans et éleveurs sénégalais exigent que la multinationale Senhuile SA quitte leurs terres
    http://www.grain.org/fr/article/entries/4900-des-paysans-et-eleveurs-senegalais-exigent-que-la-multinationale-senhuil

    Des paysans et des éleveurs de la région Nord-ouest du #Sénégal sont actuellement en Europe pour exiger la fin d’une transaction foncière qui menace les vies et les moyens de subsistance de plus de 9000 personnes. Senhuile SA, un consortium international opaque, s’est vu attribuer 20 000 hectares de terre dans la réserve de Ndiaël, utilisée depuis des décennies par la population des 40 villages de la zone. Les habitants demandent la fin de ce projet qui les prive de leur accès aux pâturages, à l’eau, à la nourriture et au bois de chauffage, les contraignant au final à quitter leurs terres.

    Senhuile SA est un consortium contrôlé par Tampieri Financial Group, des investisseurs sénégalais et Agro Bioéthanol International, une société écran enregistrée à New York. Les éleveurs, en association avec des représentants du Conseil National de Concertation et Coopération des Ruraux (CNCR) et les ONG sénégalaises ENDA Pronat et ActionAid sont en Europe à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 6 mars afin de mobiliser les citoyens et demander à Tampieri, actionnaire majoritaire de Senhuile, de mettre fin au projet. Le projet était initialement situé dans une autre région, Fanaye, où la violente opposition locale a causé la mort de deux villageois et fait des dizaines de blessés en 2011.

    Un nouveau rapport publié aujourd’hui par Oakland Institute expose les nombreux défauts du projet, tels que le manque de consultation des communautés locales, l’absence de consentement, la nature opaque des opérations de Senhuile, ou encore l’impact catastrophique du projet sur les moyens de subsistance des populations.

    L’accès au rapport d’Oakland Institute en anglais et en français
    http://www.oaklandinstitute.org/land-deals-africa-senegal

    Je profite de l’occasion pour saluer le travail magnifique d’OI dont les rapports et analyses sur les #accaparements de #terres sont particulièrement très bien ficelés.

    • L’#agrobusiness attaque le #Sénégal
      CHRISTIAN LOSSON 27 FÉVRIER 2014
      http://www.liberation.fr/economie/2014/02/27/l-agrobusiness-attaque-le-senegal_983460

      Doit-on produire en Afrique des #agrocarburants destinés à l’exportation alors que les terres manquent aux populations pour assurer leur #sécurité_alimentaire ? C’est l’un des effets pervers d’une directive européenne de 2009 qui fixe un objectif de 10% d’énergie renouvelable dans le transport d’ici à 2020. « Tous les Etats se sont rués sur les #biocarburants qui non seulement ne contribuent pas à diminuer les #gaz_à_effet de serre mais s’avèrent le principal moteur mondial de l’#accaparement des #terres au profit des firmes de l’Union », dénonce Renée Vellvé, de l’association Grain et Prix Nobel alternatif. Qui s’alarme : « Jamais la pression sur les terres en Afrique n’avait été aussi forte. » Selon l’ONG ActionAid, 6 millions d’hectares ont ainsi été dévorés par la culture des agrocarburants sur le continent en moins de cinq ans.

      « Obscurs ». La voix posée, Fatou Ngom, d’ActionAid Sénégal, est venue en France lancer une campagne européenne pour dénoncer ces spoliations : « Dans notre pays, on est passé de 168 000 hectares happés par des multinationales de l’agrobusiness en 2008 à plus de 844 000 aujourd’hui », énumère-t-elle. Soit presque le quart des 3,8 millions d’hectares de terres cultivables du Sénégal. Une captation obtenue avec la bénédiction de l’Etat : « Au Sénégal, les firmes ne peuvent pas acheter des terres sans passer par une joint-venture locale. » Un deal souvent factice. « Les montages sont obscurs, sans aucune transparence », rappelle un expert.

    • farmlandgrab.org | Au Sénégal, le conflit fait rage sur des terres louées par le gouvernement
      http://farmlandgrab.org/post/view/23270-au-senegal-le-conflit-fait-rage-sur-des-terres-louees-par-le-gou

      Un sixième des terres agricoles du Sénégal sont louées au secteur privé. Entre 2000 et 2012, le gouvernement a accordé 844 000 hectares de terres agricoles, soit 16,5 % de la surface arable du pays, à des sociétés privées, alors que le Sénégal n’est pas auto-suffisant en matière d’alimentation et que 70 % de sa population vit de l’agriculture et du pastoralisme. La légalité des accords signés par le gouvernement avec les entrepreneurs étrangers est contestée par les populations locales qui ne possèdent pas de titres fonciers officiels mais utilisent la terre selon le droit coutumier qui s’applique dans les campagnes et se considèrent comme les propriétaires légaux. Elhadji Samba Sow, représentant du collectif des villages de Ndiael, explique : « Non seulement le projet nous prive de la terre, mais il a aussi d’énormes conséquences sur l’environnement, liées à la déforestation due à l’abattage des arbres et des arbustes et aux restrictions imposées aux mouvements des troupeaux. Le projet rend également difficile l’accès à l’eau, car les tuyaux utilisés en commun ne peuvent pas traverser les terres dont s’est emparé Senhuile. En outre, des avions survolent toute la région et lâchent des produits qui sont peut-être dangereux pour la santé humaine ou animale - nous ne savons pas. »


  • Ils se disputent la collecte d’animaux morts dans les fermes
    http://www.boursorama.com/actualites/ils-se-disputent-la-collecte-d-animaux-morts-dans-les-fermes-3cf458e8854

    Que faire des animaux morts en élevage ? Engrais, combustibles et même biocarburants, les débouchés sont nombreux et les équarrisseurs se disputent un marché devenu désormais juteux, sous l ??il inquiet des éleveurs.

    Longtemps les carcasses de bovins, moutons et autres animaux trouvés morts en élevage (ATM) n’ont plus eu de débouchés. La faute à l’ESB, encéphalopathie spongiforme bovine ou vache folle, qui a réduit pendant longtemps les possibilités de recyclage et conduit à l’interdiction progressive des farines animales pour nourrir les animaux.

    Pire, les collecteurs devaient payer pour s’en débarrasser, notamment les cimenteries pour qu’elles acceptent de les incinérer, raconte Yves Berger, directeur général de l’Interprofession de la viande et du bétail (Interbev).

    Aujourd’hui, la situation a bien changé : les stocks sont vides et la réglementation s’est lentement assouplie, permettant par exemple l’utilisation des protéines animales, riches en azote, dans la fabrication d’engrais.

    Et même les cimenteries se mettent maintenant à acheter les farines animales pour leurs propriétés combustibles, poursuit Yves Berger.

    « Maintenant, on gagne de l’argent : le kilo de cuir se vend même plus cher que le kilo de viande », selon lui.

    Les équarrisseurs disposent en outre d’une nouvelle piste à explorer : les biocarburants. Le numéro un du biodiesel en Europe, Sofiprotéol, s’est ainsi allié à l ?équarrisseur Atemax (groupe Akiolis) pour lancer une activité de production de gazole à partir de graisses animales d’ici 2015.

    Et l’équarrisseur concurrent Sifdda (groupe Saria) a fait de même avec Intermarché pour créer Estener, dont la première usine a été inaugurée en novembre dernier au Havre.

    Ces biocarburants ont d’autant plus de valeur qu’ils devraient compter double dans le taux d’incorporation des carburants, l’Union européenne privilégiant l’usage de matières non destinées à l’alimentation comme ces graisses animales tirées de cadavres qui ne peuvent pas être réintroduites dans la chaîne alimentaire.

    120 emplois menacés ?

    En moins de 20 ans, le marché est donc passé d’une situation où l’on détruisait les ATM à une situation où ils sont valorisés et vendus. Et les collecteurs (équarrisseurs) qui transforment ces produits sont gagnants deux fois : à la collecte des animaux, puisque les éleveurs paient pour qu’on vienne ramasser leurs bêtes mortes, et à la revente des produits tirés de ces carcasses.

    D’où le glissement sémantique : dans la profession on ne parle plus de « sous-produits » de la viande, mais de « co-produits ».

    Dans ce contexte, les quatre acteurs (Saria, Atemax, Monnard et Sopa) se disputent la collecte dans les fermes.

    Depuis que le marché a été privatisé en 2009, ce sont des associations de filières (ATM porc, ATM ruminants...) qui décident de la répartition du marché.

    Et ils viennent de décider de l’attribution de la collecte pour la période 2013-2015, en rééquilibrant les parts de marché. Ainsi Saria qui pouvait collecter dans 57 départements (56% du marché), se voit réduire son terrain de collecte à 49% du marché, au profit d’Atemax qui devrait maintenant détenir 45% du marché, contre 38% précédemment.

    Mais Saria conteste cette nouvelle répartition commerciale et traîne le groupement des ATM devant le tribunal de grande instance de Paris. Une audience doit avoir lieu lundi, pour une décision attendue en février.

    Pour Saria, la perte de neuf départements de collecte représenterait un manque à gagner de 10 millions d’euros (sur un chiffre d’affaires de 60 millions) et entraînerait la fermeture d ?une usine dans le Morbihan et de trois centres de collecte en Mayenne, Dordogne et Saône-et-Loire, employant 120 personnes au total, détaille le porte-parole de l’entreprise.

    En attendant la décision de justice, Saria continue d’aller collecter les cadavres dans les départements qui lui ont pourtant été retirés.

    Les éleveurs, qui payent pour ce service, sont furieux et inquiets car la collecte est avant tout pour eux une nécessité sanitaire, surtout quand il s’agit de maîtriser une épizootie. Et puis, « quand on refuse de baisser les prix, c’est normal qu’on perde un département », s’insurge-t-on dans le groupement des ATM.

    #environnement
    #collecte-d’animaux
    #animaux
    #Engrais
    #combustibles
    #biocarburants


  • #Honduras and the dirty war fuelled by the west’s drive for clean energy
    http://www.theguardian.com/global/2014/jan/07/honduras-dirty-war-clean-energy-palm-oil-biofuels

    The west’s drive to reduce its carbon footprint cheaply is fuelling a dirty war in Honduras, where US-backed security forces are implicated in the murder, disappearance and intimidation of peasant farmers involved in land disputes with local palm oil magnates.

    More than 100 people have been killed in the past four years, many assassinated by death squads operating with near impunity in the heavily militarised Bajo Aguán region, where 8,000 Honduran troops are deployed, according to activists.

    Farmers’ leader #Antonio_Martínez, 28, is the latest victim of this conflict. His corpse was discovered, strangled, in November.

    Peasant farmers say they are the victims of a campaign of terror by the police, army and private security guards working for palm oil companies since a coup in June 2009 ended land negotiations instigated by the deposed president, #Manuel_Zelaya.

    #États-Unis #biocarburants #escadrons_de_la_mort


  • #Biocarburants et #sécurité_alimentaire, le lien en débat
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/08/biocarburants-et-securite-alimentaire-le-lien-en-debat_3491871_3244.html

    « Les intérêts de l’industrie des biocarburants risquent de prendre le dessus sur notre responsabilité commune d’assurer le droit à l’alimentation », a répliqué un porte-parole de la société civile. Celle-ci a semblé isolée, même si nombre de scientifiques partagent sa conviction que l’augmentation de la production mondiale d’agrocarburants est l’un des facteurs majeurs de la hausse et de la volatilité des prix des denrées alimentaires.

    « Le minimum serait que le texte final fasse référence à l’impact des politiques sur la sécurité alimentaire mondiale, affirme Clara Jamart, de l’ONG Oxfam France. Mais ça s’annonce très mal. »

    L’AFRIQUE SUR LA RÉSERVE

    Les gros producteurs que sont le Brésil et les Etats-Unis ont reçu, lundi, le soutien indirect de l’Inde et de la Chine, qui ont défendu leurs politiques nationales de promotion des biocarburants. L’Afrique est restée sur la réserve, alors que l’Union européenne, qui s’apprête à revoir à la baisse son objectif d’incorporation d’agrocarburants pour 2020, peine à définir une position communautaire.

    Stéphane Le Foll, le ministre français de l’agriculture, a ainsi été le seul à défendre l’idée d’une pause dans la course aux agrocarburants. « Les supprimer serait une catastrophe pour les agriculteurs, car cela entraînerait un effondrement des prix agricoles, a-t-il déclaré au Monde. Mais on ne peut pas non plus continuer comme cela à consommer de l’espace et à concurrencer les cultures alimentaires sans réfléchir. »



  • Une ONG dénonce un scandale au biocarburant en Sierra Leone
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/04/une-ong-denonce-un-nouveau-scandale-au-biocarburant_3471151_3244.html

    Maintes fois critiqués pour avoir provoqué la destruction de fôrets en Amazonie et en Indonésie, les #biocarburants sont à nouveau pointés du doigt par une ONG, cette fois-ci en Sierra Leone.
    Selon ActionAid, ce projet du groupe suisse Addax visant à l’exportation d’éthanol vers l’Union européenne à partir de 2014 génère #pauvreté et #insécurité_alimentaire pour quelque 13 000 habitants de 60 villages de la région de Bombali, dans un des pays déjà parmi les plus pauvres du monde.

    L’entreprise suisse avait pourtant reçu le soutien de cinq Etats membres de l’UE (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suède et Grande-Bretagne) et un satisfecit de la Commission.


  • (Pseudo) forum de la biologie de synthèse - Dissection et procès-verbal
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=419

    À tous ceux qui ne se trouvaient pas au pseudo-forum de la biologie de synthèse, au CNAM le 25 avril 2013 (c’est-à-dire tout le monde) et à tous ceux que l’interruption de la retransmission sur Internet, ordonnée par les organisateurs, a privé de l’événement (c’est-à-dire personne), nous offrons la transcription des principales interventions, précédée d’une analyse sur le vif de cette opération d’acceptabilité. Merci au service cinématographique des Chimpanzés du futur pour son enregistrement. Ne manquez (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Dissection_et_proce_s-verbal.pdf

    • Nous pensons que la technologie est une question politique, qu’elle change le monde et qu’on ne change pas nos vies sans nous consulter. Et que faire des faux débats sur la biologie de synthèse, en se demandant « est-ce qu’elle existe ? » « est-ce qu’elle existe pas ? »... - Demandez à Total si elle existe la biologie de synthèse ! Demandez combien ils ont posé de brevets et ce qu’ils font avec Amyris au Brésil en ce moment sur les biocarburants ! Ça existe évidemment, et vous savez très bien que les programmes sont décidés, au niveau européen et au niveau français, et qu’en ce moment, ça carbure dans les labos. Et aujourd’hui, on va se demander « est ce que c’est nouveau ? », « est-ce que je fais des OGM dans mon intestin ou pas ? ». Je fais peut-être des OGM dans mon intestin, mais je ne les brevette pas, et ça fait toute la différence. On nous dit : « Ça n’existe pas, vous comprenez, ça a toujours existé, c’est naturel ». C’est tellement naturel qu’on pose des brevets dessus ! Donc, il y a un discours contradictoire.

      Mais surtout, on ne prend jamais le discours au bon niveau. On va faire un débat technicien, technique. On va vous dire « Du côté « plus », on peut peut-être faire des médicaments ; du côté « moins », évidemment, il y a peut-être des risques… » On en restera là. Ce dont on ne débattra jamais, c’est comment ça transforme le monde, quel monde on fabrique avec ça. Ça n’est pas pareil de vivre dans le nanomonde, dans le monde où on est tous incorporés à la machine, parce que c’est ça qui arrive, un monde où l’humain n’a plus d’importance. Regardez autour de vous, vous passez des journées entières dans lesquelles vous n’avez à faire qu’à des machines. Nous sommes en train de fabriquer un monde sans humains et nous n’en débattons jamais ! Parce que le débat ici, il n’allait évidemment jamais porter là-dessus. On va se poser des questions sur « ça existe / ça existe pas », les avantages et les inconvénients… La question n’est pas les avantages et les inconvénients de la biologie de synthèse, les bons et les mauvais usages. La question, c’est comment les technologies transforment nos vies, sommes-nous d’accord avec la direction qu’elles donnent à nos vies ? Et, à quel moment on nous pose la question ?

    • Bien sûr qu’il y a une différence entre technique et technologie, je suis un peu gêné de devoir l’expliquer à de grands scientifiques, mais puisqu’on en est là, allons-y. La technique est née avec l’homme (…). La technique est indissociable de l’homme puisqu’elle consiste à utiliser des outils. Il n’y a pas d’homme sans outils. Ce serait absurde de nier cet aspect-là. En quoi la technique se distingue de la technologie ? C’est que la technique, celui qui l’utilise la maîtrise ; son outil, il peut le réparer éventuellement, il peut même se le fabriquer, il a un lien direct avec lui. La technologie, c’est très différent, c’est un système. Si vous prenez aujourd’hui l’informatique, votre ordinateur n’est pas un outil que vous maîtrisez. Vous ne savez pas, pour la plupart d’entre vous, comment il marche, vous ne savez pas le réparer tout seul, et en plus pour qu’il fonctionne, il faut qu’il soit rattaché à des méta-systèmes très importants, à commencer par les centrales nucléaires, les réseaux Internet, etc. Et, vous voyez bien que vous n’avez pas d’autonomie, en tant qu’individu, face à la machine à partir de ce moment-là. Vous devez appliquer ses protocoles. Vous bidouillerez à la marge, mais en réalité, la technologie ne permet pas l’autonomie. Ces choses-là ont été expliquées depuis, mon dieu, des décennies, je vous renvoie à plein d’auteurs sur la question, on ne va pas refaire l’histoire ici.

    • Peut-être qu’il y a des gens ce soir, surtout parmi les lycéens, qui ont été choqués par notre intrusion, cette banderole, le bruit, etc. Je voudrais essayer de dire ce qui me donne le droit de faire cela.

      Ce qui me donne le droit de faire ça, à mes yeux, et vous verrez pour vous-même si mes raisons sont recevables, c’est que les questions qui sont débattues ne sont pas des questions scientifiques, ou technologiques, ou techniques. Avant que vous soyez nés, il n’y a pas si longtemps de ça, il n’y avait pas de #téléphone-portable. Et puis le portable est arrivé, et ça a changé nos vies, nos villes, nos sociétés. Est-ce que vous n’avez jamais voté sur la question du portable ? Est-ce qu’il n’y a jamais eu des débats politiques là-dessus ? Jamais. C’est une question, un élément de technologie parmi des dizaines. Alors vous pouvez dire, après tout, « Moi, je ne suis pas obligé d’avoir un #portable, il n’y a pas de loi qui m’oblige à avoir un portable ». Mais, dans la vie réelle, si vous voulez continuer à avoir une vie sociale, à discuter avec vos copains après le bahut, si vous cherchez du boulot, si vous voulez vous promener en ville, etc. Vous savez bien que vous avez besoin de ce portable. On vous l’a rendu nécessaire, qu’il y ait une loi ou non. Et, c’est pareil pour la voiture, pour l’ordinateur, pour tout un tas de choses. Officiellement,vous avez le choix. Mais dans la réalité, vous n’avez pas le choix. Et, quand on change votre vie, quand on change votre ville, quand on change les rapports sociaux entre nous... Ça n’est pas de la technique ou de la technologie. Ça s’appelle de la #politique !

      Et la politique, nous sommes tous égaux devant. C’est-à-dire que tous, nous avons le droit de voter, et tous, nous avons le droit de donner notre opinion. Et, quand on parle du nucléaire, des #nanotechnologies, de la biologie de synthèse, on ne parle pas de sujets techniques, ou de sujets techniciens qui devraient être réservés aux #experts qui viennent nous éclairer de leurs lumières. Oubliez ça ! C’est avec ça qu’on nous fait marrons depuis 150 ans. Et c’est comme ça qu’en 150 ans, la société industrielle a ravagé cette terre. Et c’est parce qu’elle a ravagé cette terre, qu’aujourd’hui on est obligé de faire un #ersatz de #biodiversité, une fausse biodiversité ! Pour compenser tous les pillages qu’on fait, toute l’Afrique qu’on a saignée, toutes les terres qu’on a saignées. Tout ce qu’on a détruit de nature, on est obligé de le refaire en #artificiel. Tout ce qu’on a détruit de nature, le fric se l’est approprié, les compagnies se le sont approprié, l’industrie se l’est approprié. Ils l’ont bouffé et ils nous l’ont revendu. Et, ils nous l’ont revendu très cher ! Alors qu’ils nous l’avaient pris gratos.

      Et maintenant, on recommence, parce qu’il n’y a plus de nature, ou plus beaucoup. Donc on fait une nature en laboratoire. Une nature en laboratoire, ça n’est pas une nature, c’est un artefact, c’est de l’artificiel. Et, c’est ça qu’on est en train de nous faire. Et ce bon apôtre est en train de nous dire « Ah, mais, la nature a toujours fait ça ». Mais, tout le temps on nous a fait le coup ! On nous a fait le coup pour la radioactivité, où on nous disait « La radioactivité, ça a toujours existé, il y en a dans les sols granitiques en Bretagne et dans le Limousin ». Pour les OGM, on nous a fait le coup, on nous a dit « La nature fait des OGM depuis le début du monde ». Non mais attendez, c’est du foutage de gueule !


  • Il faut arrêter d’accaparer les #terres pour produire des #biocarburants
    http://www.grain.org/article/entries/4654-il-faut-arreter-d-accaparer-les-terres-pour-produire-des-biocarburants

    Zainab Kamara est l’une de ces milliers d’agriculteurs de Sierra Leone dont l’entreprise suisse Addax Bioenergy a pris les terres pour établir une plantation de 10 000 hectares de canne à sucre destinée à produire de l’éthanol pour le marché européen.

    « Aujourd’hui je n’ai pas de ferme. Les gens meurent de faim. Nous sommes obligés d’acheter du riz parce que nous n’en cultivons plus, » explique t-elle.1

    En Guinée, le pays voisin, les paysans tentent de comprendre comment leur gouvernement a pu accepter de céder 700 000 hectares de leurs terres à une entreprise italienne qui veut cultiver du jatropha pour en faire du biodiesel.2

    Sur un autre continent, au Brésil, les communautés Guarani se battent pour leur survie contre des sociétés qui convoitent leurs terres pour y produire de l’éthanol à partir de canne à sucre.3 Même histoire en Indonésie où les Malind et d’autres peuples autochtones de Papouasie Occidentale s’opposent désespérément à un projet qui transformerait leurs terres en plantations de canne à sucre et de palmiers à huile. Même histoire en Colombie où des forces paramilitaires exercent de terribles pressions sur les communautés afro-colombiennes pour leur faire abandonner leurs terres afin de laisser la place aux plantations d’huile de palme.4

    Tour d’horizon précis et précieux, comme d’hab quand Grain s’en mêle...
    #agrocarburant


  • What to do about corn and #biofuels | Food Politics
    http://www.foodpolitics.com/2012/08/to-ponder-over-the-weekend-what-to-do-about-corn-and-biofuels

    Among the other consequences of the current drought—along with the ruin of this year’s corn crop—is a complicated political battle over who gets the corn.

    The players:

    – Corn producers: Want high prices.  Don’t care whether meat or ethanol producers get the corn.  Note: Many own their own ethanol refineries.
    – Meat producers: Want the corn at low prices.  Do not want corn grown for ethanol.  Want the ethanol quota waived.
    – Ethanol producers: Want the corn at low prices.  Want to keep the quota.
    – International aid agencies: Want corn to be grown for food and feed, not fuel.  Want the ethanol quota waived.

    #agriculture #biocarburants #faim #alimentation


  • Les derniers éléphants de Sumatra sont assassinés au nom des biocarburants
    http://lesmoutonsenrages.fr/2012/07/08/les-derniers-elephants-de-sumatra-sont-assassines-au-nom-des-bioca

    12 éléphants ont été empoisonnés ces derniers mois sur l’île de Sumatra (Indonésie) parce qu’ils venaient sur les plantations de palmiers à huile. Leur habitat naturel (comme celui de l’Orang-outan) a été détruit pour laisser place à d’immenses plantations stériles.

    #biocarburants #éléphants #massacres #sumatra


  • Bactéries du futur [1/4] | Marion Wagner
    http://owni.fr/2012/03/21/bacteries-du-futur-partie-1

    Dans leurs éprouvettes, des chercheurs préparent la #biologie et la génétique de demain. Des « biologistes-ingénieurs » qui redéfinissent le vivant, et tentent de détourner des #bactéries de leur fonction. Pour eux, la #science est sur le point de pouvoir mettre un terme au bricolage inopérant de l’évolution darwinienne. #Enquête.

    #Culture_scientifique #Science #adn #biocarburants #biologie_moléculaire #cellules #craig_venter #DIY #gène #génome #médicaments #OGM #protéines #synthèse #xénobiologie


  • Land grabbing in Africa continues to harm the poor | Nature News Blog
    http://blogs.nature.com/news/2011/12/land_grabbing_in_africa_contin_1.html

    More than 200 million hectares of land in poor nations was sold by governments in land-grabbing deals with industry and investors between 2000 and 2010, a new study reports.

    This high global demand for land is likely to continue for the long term, concludes the study by the International Land Coalition, an alliance of civil society and intergovernmental organisations, published today. (See Nature’s previous coverage of land grabs here.)

    While the most publicised deals have focused on international transactions for food and biofuel production, the study - the most comprehensive to date – says rich national investors play a much larger role in land acquisitions than previous recognised.

    Some 78% of land deals are for agricultural production, of which three quarters are for biofuels. But other significant activities include mining, tourisms and forest conversions, which make up the remaining 22%, finds the Global Commercial Pressures on Land Research Project study.

    #terres #agriculture #biocarburants