• Food prices: Cutting biofuels could compensate for loss of Ukraine’s grain exports | New Scientist
    https://www.newscientist.com/article/2312151-cutting-biofuels-can-help-avoid-global-food-shock-from-ukraine

    Quickly increasing the supply of food crops is difficult. But a large proportion of food crops aren’t eaten but converted to biofuels. Globally, 10 per cent of all grain is turned into biofuel, says Qaim.

    In the US, a third of the maize grown is converted into ethanol and blended into petrol. Around 90 million tonnes is used for ethanol, nearly double the 50 million tonnes exported by Ukraine and Russia, says Qaim.

    In the European Union, 12 million tonnes of grain, including wheat and maize, is turned into ethanol, Qaim says, around 7 per cent of the bloc’s production.

    The EU also produces large quantities of biodiesel. It turns 3.5 million tonnes of palm oil alone into biodiesel, says Qaim. “That’s almost the amount of sunflower oil coming out of Ukraine and Russia.”

    #ukraine_food #agrocarburant

  • Terres suisses d’outre-mer

    Les traders domiciliés en Suisse possèdent de gigantesques territoires agricoles à l’étranger qu’ils cultivent souvent sans égard pour les populations locales et la nature.

    Des superficies de plantations équivalentes à près de sept fois les terres arables de la Suisse. C’est ce que quatorze des principaux négociants en matières premières basés en Helvétie contrôlent dans des pays du Sud, comme le Brésil, le Cameroun et le Laos. C’est le résultat d’une nouvelle enquête de Public Eye, ONG qui surveille de près depuis 2011 le secteur des matières premières, dont la Suisse est devenue la première place mondiale depuis une quinzaine d’années1. Ainsi, des traders qui opèrent principalement depuis Genève ou Zoug tels que Cargill, Cofco ou LDC ont la haute main sur au moins 2,7 millions d’hectares dans 561 plantations de 24 pays. Canne à sucre, huile de palme, céréales, oléagineux et caoutchouc tiennent le haut du pavé.

    Cette mainmise s’accompagne souvent de violations des droits humains, d’atteintes à l’environnement et prive les populations locales de leurs moyens de subsistance. « La concurrence pour la terre entre les multinationales de l’agro-industrie et les communautés locales augmente alors que ces dernières ont un besoin vital de ces ressources », détaille Silvie Lang, responsable du dossier chez Public Eye. Un accaparement des terres (land grabbing) qui a explosé depuis la crise financière de 2008 et qui est aussi régulièrement dénoncé pour sa dimension néocoloniale (lire ci-après).

    En tant qu’hôte de ces géants de l’agronégoce, la Suisse aurait une responsabilité toute particulière pour réglementer leurs activités dans ce secteur à risque, mais elle n’en prendrait pas le chemin. Publiée il y a quinze jours, l’ordonnance du Conseil fédéral sur l’application du contre-projet à l’initiative pour des multinationales responsables n’imposerait presque aucune obligation à ces dernières (lire ci-dessous).
    Dépossédés sans compensation

    Pourtant, expulsions de populations, déforestations illégales, dégâts environnementaux seraient légion autour des plantations contrôlées par les traders helvétiques. En coopération avec ses partenaires de la société civile locale, Public Eye a documenté dix cas problématiques dans neuf pays. Ils sont présentés sur une carte interactive constellée de petits drapeaux suisses où sont recensés de nombreux autres « territoires suisses d’outre-mer ».

    En Ouganda, les 4000 personnes expulsées de force il y a vingt ans pour faire place nette à une plantation de café aux mains du groupe allemand Neumann Kaffee (NKG) attendent toujours une indemnisation digne de ce nom. « La filiale suisse de NKG, qui gère non seulement le négoce de café vert mais aussi les plantations – y compris en Ouganda –, a une part de responsabilité à assumer », estime Public Eye.

    De même, 52 familles d’agricultrices et d’agriculteurs auraient perdu leurs moyens de subsistance sur le plateau du Boloven au Laos au bénéfice du trader Olam, qui dispose d’un de ses principaux départements de négoce en Suisse. Histoire similaire en Tanzanie, où nombre d’habitants assurent, selon l’association allemande Misereor, avoir été dépossédés de 2000 hectares par Olam qui cultive des caféiers sur leurs terres. En 2015, mille personnes œuvraient dans ces plantations dans des conditions de travail déplorables, privées d’accès à l’eau, à une nourriture décente, et exposées à l’épandage de pesticides dangereux, selon l’ONG.
    Une autorité de surveillance ?

    Au Brésil aussi, en plus de l’accaparement des terres, les pesticides posent des problèmes insolubles dans les plantations de canne à sucre. Le négociant Biosev, propriété jusqu’à peu du groupe suisse Louis Dreyfus, n’a toujours pas réparé les destructions environnementales occasionnées sur et autour de vastes étendues de terres qu’il exploitait illégalement dans la région de Lagoa da Prata.

    Au Cambodge, enfin, l’expulsion des autochtones qui a eu lieu en 2008 sous la responsabilité de Socfin pour y exploiter le caoutchouc n’aurait pas encore abouti à une réparation. Un processus de médiation entre la firme et les communautés, initié en 2017 et cofinancé par la Suisse, devait finalement permettre de trouver une solution à l’amiable. Mais « les personnes concernées sont insatisfaites de la procédure totalement opaque et globalement inutile », indique Public Eye, relayant les rapports de plusieurs autres ONG. Pain pour le prochain et Alliance Sud avaient pour leur part dénoncé en octobre les pratiques d’évasion fiscale agressive de Socfin au Cambodge à destination de Fribourg, qui privent ce pays de précieuses ressources3.

    Ce nouveau dossier donne toujours plus d’arguments à Public Eye pour réclamer une action déterminée des autorités fédérales. Les mannes financières apportées par les traders en Suisse entraîneraient une responsabilité correspondante : « Le Conseil fédéral reconnaît certes officiellement que le secteur des matières premières est confronté à des défis à prendre au sérieux, notamment en matière de droits humains, mais il continue de miser principalement sur la bonne volonté des entreprises à assumer leurs responsabilités. » Regrettant l’échec de l’initiative pour des multinationales responsables, l’ONG recommande à nouveau la création d’une autorité de surveillance du secteur des matières premières (Rohma), proposée en 2014 déjà. Celle-ci s’inspirerait de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), créée en 2009 sous la pression internationale.

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    Un accaparement ralenti mais prometteur

    Le phénomène de l’accaparement des terres a fait grand bruit au début des années 2010. Après la crise financière de 2008, on avait assisté à une ruée sur ce nouvel investissement estimé plus sûr et prometteur pour les détenteurs et détentrices de grands capitaux. Le tumulte s’est ensuite calmé avec le tassement progressif du nombre de terres achetées depuis. Entre 2013 et 2020, indique le dernier rapport de l’initiative de monitoring Land Matrix, qui dispose d’une base de données étendue sur l’accaparement dans les pays à revenus bas et moyens, seuls 3 millions d’hectares supplémentaires ont été enregistrés, sur un total de 30 millions. Le grand bon avait été réalisé entre 2006 (6 millions d’hectares environ) à 2013 (27 millions).

    Différentes raisons expliquent ce ralentissement, selon Land Matrix. D’abord, l’envolée attendue des prix dans la décennie 2010 des produits alimentaires, des agrocarburants et du pétrole n’aurait pas atteint les niveaux espérés. D’autre part, alertés par la société civile, certains Etats ont pris de mesures : « Citons, notamment, les moratoires sur les terres dans d’importants pays cibles, la diminution du soutien aux biocarburants de première génération et les restrictions sur la vente de terres aux investisseurs étrangers, dans certains cas », explique l’initiative.

    Les prix repartent à la hausse

    Mais la vapeur pourrait s’inverser sitôt la crise du Covid-19 passée, craint Land Matrix, d’autant que les prix reprennent l’ascenseur. « Certains pays, dont l’Indonésie et l’Inde, ont déjà libéralisé leurs marchés fonciers afin d’attirer les investissements étrangers. » Le Brésil représente également une plateforme florissant en matière agro-industrielle et connaît des évolutions favorables à un possible boom de l’accaparement des terres, indique un rapport en voie de publication de l’Université fédérale rurale de Rio de Janeiro (nous y reviendrons dans une prochaine édition.)

    Cette situation inquiète la société civile, qui souligne les conséquences souvent désastreuses du phénomène pour les populations paysannes, les autochtones, l’environnement et le climat. Certaines ONG, cependant, se focalisent parfois uniquement sur les violations des droits humains qui accompagnent le processus, sans remettre en cause sur le fond les dynamiques néocoloniales de l’accaparement et l’expansion du capitalisme foncier basé sur l’expropriation des communautés locales, regrettent certains observateurs : « Nous observons aujourd’hui un véritable processus d’enclosure (clôture des parcelles provenant de la division des terrains) à l’échelle mondiale », observe Michel Merlet, ex-directeur de l’Association pour l’amélioration de la gouvernance de la terre, de l’eau et des ressources naturelles (AGTER) en France. « Tout comme en Angleterre avant et pendant la révolution industrielle, ce phénomène se traduit par la dépossession des populations rurales, le développement d’un prolétariat rural, de nouvelles modalités de gestion des pauvres, une foi aveugle dans le progrès. » Une logique qui s’oppose de front à la terre en tant que bien commun.

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    La Suisse, carrefour du land grabbing ?

    Difficile de connaître l’importance relative de la Suisse dans l’accaparement de terres dans le monde. Pour l’heure, aucune étude exhaustive n’existe. Observons pour commencer que le chiffre de 2,7 millions d’hectares contrôlés par des traders suisses est très élevé comparé au total de 30 millions d’hectares de territoires agricoles recensés par Land Matrix dans le monde (qui n’incluent pas les traders basés en Suisse recensés par Public Eye). Un indicateur à considérer avec prudence toutefois, car cette base de données est probablement loin d’être exhaustive, selon plusieurs sources.

    D’autres acteurs helvétiques possèdent-ils ou louent-ils sur une longue durée des terres ? Firmes, fonds de pension, banques, assureurs disposent-ils de ce type d’actifs ? Land Matrix a recensé 6,3 millions d’hectares contrôlés via des investissements de firmes helvétiques, incluant des territoires forestiers cette fois, en plus des terres agricoles. A noter toutefois que 5,9 millions de ces 6,3 millions d’hectares se trouvent en Russie et concernent des concessions forestières, via la société Ilim, domiciliée en Suisse (les fonds pourraient provenir de Russie, ou d’ailleurs).

    Autres pays concernés : la Tanzanie, le Cameroun, la Sierra Leone, le Paraguay, l’Argentine, le Brésil, etc. En tout sont impliquées une quarantaine d’entreprises suisses, dont Nestlé, Louis Dreyfus, Chocolats Camille Bloch, Novartis et Addax Bioenergy SA.

    Aucune information, en revanche, sur les acteurs purement financiers : « Nos données n’incluent pas de banques ou de fonds de pension suisses. Nous ne savons pas s’ils sont impliqués dans ce type d’affaires. Leur investissement n’est pas transparent. Beaucoup passent par des paradis fiscaux ou des hubs financiers, comme Chypre, Singapour, Hong-Kong et les île Vierges », détaille Markus Giger, coresponsable de Land Matrix et chercheur au Centre pour le développement et l’environnement de l’université de Berne.

    L’opacité règne donc. On sait par ailleurs que le secteur financier helvétique cible par exemple des investissements dans l’agriculture, surtout là où il y a de fortes opportunités de profits, et les proposent ensuite sous forme de fonds. Les entreprises financées de cette manière peuvent elles-mêmes être impliquées dans l’accaparement de terres.

    En tant qu’une des principales places financières du monde, la Suisse joue indéniablement un rôle dans les transactions opérées sur nombre de ces terres. Après avoir enquêté sur l’accaparement et la financiarisation des terres au Brésil, le chercheur Junior Aleixo a pu le constater : « De nombreux acteurs impliqués dans l’achat ou la location de terres passent par des intermédiaires suisses ou possèdent des comptes dans des banques helvétiques parce que la Suisse dispose de législations peu regardantes et permet l’évasion fiscale », a confié au Courrier l’universitaire, membre du Groupe d’étude sur les changements sociaux, l’agronégoce et les politiques publiques (GEMAP) de l’Université fédérale rurale de Rio de Janeiro. Le gouvernement suisse lui-même voit d’un bon œil ces investissements sur le principe : « Le Conseil fédéral est d’avis que des investissements privés effectués avec circonspection dans l’agriculture ont des répercussions positives, à condition que les standards sociaux et écologiques soient respectés », avait-il répondu en 2011 à une interpellation de la conseillère nationale verte Maya Graf. Le gouvernement prône des normes et des codes de nature volontaire pour réglementer ce négoce et éviter la spoliation des communautés locales.

    https://lecourrier.ch/2021/12/16/terres-suisses-doutre-mer
    #traders #matières_premières #terres #accaparement_des_terres #Suisse #plantations #Cargill #Cofco #LDC #Canne_à_sucre #huile_de_palme #céréales #oléagineux #caoutchouc #multinationales #industries_agro-alimentaires #colonialisme #néo-colonialisme #agronégoce #dépossession #Neumann_Kaffee (#NKG) #Laos #Boloven #Olam #Tanzanie #Brésil #Biosev #Louis_Dreyfus #Lagoa_da_Prata #Cambodge #Socfin #biocarburants #enclosure #prolétariat_rural #opacité

    • Agricultural Commodity Traders in Switzerland. Benefitting from Misery?

      Switzerland is not only home to the world’s largest oil and mineral traders; it is also a significant trading hub for agricultural commodities such as coffee, cocoa, sugar, or grains. The majority of the globally significant agricultural traders are either based here or operate important trading branches in the country.

      The sector is highly concentrated with ever fewer powerful companies who also control the production and processing stages of the industry. In low-income countries, where many of the commodities traded by Swiss-based companies are produced, human rights violations are omnipresent, ranging from the lack of living wages and incomes, to forced and child labour as well as occupational health and safety hazards. Moreover, the risk of tax dodging and corruption has been shown to be particularly high within agricultural production and trade.

      Public Eye’s 2019 report Agricultural Commodity Traders in Switzerland – Benefitting from Misery? sheds light on the opaque sector of agricultural commodity trade and the human rights violations related to activities in this business and also highlights Switzerland’s refusal to regulate the sector in ways that could address these issues, and it outlines ways to tackle the challenges at hand.

      https://www.publiceye.ch/en/publications/detail/agricultural-commodity-traders-in-switzerland

      #rapport #Public_Eye

    • La culture de l’iniquité fiscale

      Le groupe agroalimentaire #Socfin transfère des bénéfices issus de la production de matières premières vers Fribourg, un canton suisse à faible fiscalité. Au détriment de la population vivant dans les zones concernées en Afrique et en Asie.

      La culture de l’#iniquité_fiscale

      Le groupe agroalimentaire luxembourgeois Socfin transfère des bénéfices issus de la production de matières premières vers #Fribourg, un canton suisse à faible fiscalité. Cette pratique d’#optimisation_fiscale agressive équivaut à l’expatriation de bénéfices au détriment de la population vivant dans les zones concernées en Afrique et en Asie. Pour la première fois, un rapport rédigé par Pain pour le prochain, Alliance Sud et le Réseau allemand pour la #justice_fiscale met en lumière les rouages de ce mécanisme. La Suisse porte elle aussi une part de #responsabilité dans ce phénomène, car la politique helvétique de #sous-enchère en matière d’imposition des entreprises représente l’un des piliers de ce système inique.

      La société Socfin, dont le siège se trouve au #Luxembourg, s’est vu octroyer dans dix pays d’Afrique et d’Asie des #concessions d’une superficie supérieure à 380 000 hectares, soit presque l’équivalent de la surface agricole de la Suisse. Dans ses 15 plantations, le groupe produit du caoutchouc et de l’huile de palme qu’il écoule ensuite sur le marché mondial. Si l’entreprise est dotée d’une structure complexe, il apparaît toutefois clairement qu’elle commercialise une grande partie de son caoutchouc par l’intermédiaire d’une filiale établie à Fribourg, à savoir #Sogescol_FR. Et c’est une autre filiale elle aussi basée à Fribourg, #Socfinco_FR, qui se charge d’administrer les plantations et de fournir des prestations aux autres sociétés du groupe.

      En 2020, Socfin a enregistré un bénéfice consolidé de 29,3 millions d’euros. Le rapport, qui procède à une analyse du bénéfice par employé·e dans les différents pays où opère Socfin, met en évidence la distribution particulièrement inégale de ces revenus. Ainsi, alors que le bénéfice par employé·e avoisinait 1600 euros dans les pays africains accueillant les activités de Socfin, il en va tout autrement au sein des filiales helvétiques du groupe, où ce chiffre a atteint 116 000 euros l’année dernière, soit un montant près de 70 fois supérieur. En Suisse, le bénéfice par employé·e a même en moyenne dépassé les 200 000 euros entre 2014 et 2020.

      À faible #fiscalité, bénéfices élevés
      Comment expliquer ces écarts dans la distribution des bénéfices à l’intérieur d’un même groupe ? Selon le rapport publié par Pain pour le prochain, Alliance Sud et le Réseau allemand pour la justice fiscale, la réponse est à trouver dans la fiscalité des pays accueillant les activités de Socfin. En effet, c’est là où les impôts sont le plus bas que le bénéfice par employé·e de l’entreprise est le plus élevé. Dans les pays africains où Socfin est active, le taux d’impôt varie ainsi de 25 à 33 %, contre moins de 14 % en Suisse. Il s’agit là d’un schéma classique de transfert de bénéfices entre filiales à des fins d’optimisation fiscale agressive.

      Cette pratique très répandue parmi les sociétés multinationales n’est pas forcément illégale, mais elle n’en demeure pas moins en tout état de cause inique, car elle prive les pays producteurs de l’hémisphère sud des recettes fiscales indispensables à leur développement et creuse de ce fait les inégalités mondiales. Chaque année, environ 80 milliards d’euros de bénéfices réalisés dans des pays en développement sont ainsi expatriés vers des territoires peu taxés comme la Suisse, ce qui représente bien plus que la moitié des enveloppes publiques annuelles allouées à la coopération au développement à l’échelle mondiale.

      Le transfert de bénéfices au sein de #multinationales est généralement difficile à appréhender pour l’opinion publique (en raison de l’opacité qui l’entoure) et pour les administrations fiscales (faute de volonté en ce sens ou de moyens suffisants). Dans le cas de Socfin, en revanche, les rapports financiers ventilés par zone publiés par la société livrent des informations sur la structure et l’objet des transactions entre filiales. Qu’elles portent sur le négoce, des prestations de conseil, des licences ou des services d’autre nature, les opérations intragroupe délocalisent en Suisse une grande partie des revenus générés en Afrique et en Asie. Et seul un examen approfondi réalisé par des administrations fiscales permettrait de vérifier si ces prix de transfert sont, ainsi que l’affirme Socfin, conformes aux règles édictées par l’OCDE en la matière.

      La Suisse doit faire œuvre de plus de transparence
      La réalité des plantations dans l’hémisphère sud représente le revers de la médaille des juteux bénéfices enregistrés en Suisse. En effet, Socfin dispose dans ces pays de concessions extrêmement avantageuses, mais n’offre pas une compensation suffisante à la population touchée, ne rétribue le dur labeur des ouvriers·ères que par de modiques salaires et n’honore pas totalement ses promesses d’investissements sociaux. En dépit de ce contexte particulièrement favorable, certaines exploitations du groupe, comme la plantation d’#hévéas de #LAC au #Liberia, n’en affichent pas moins des pertes persistantes – ce qui, selon le rapport, vient encore appuyer l’hypothèse de transfert de bénéfices de l’Afrique vers le paradis fiscal helvétique.

      Et cette pratique profite aujourd’hui considérablement à la Suisse, ces transactions générant près de 40 % des recettes de l’impôt sur les bénéfices des entreprises à l’échelon cantonal et fédéral. Afin de lutter contre les abus qui en découlent, il est impératif que notre pays améliore la transparence de sa politique fiscale et rende publics les #rulings, ces accords que les administrations fiscales concluent avec les sociétés. Il en va de même pour les rapports que les multinationales sont tenues de déposer en Suisse dans le cadre de la déclaration pays par pays de l’OCDE et dont l’accès est actuellement réservé aux administrations fiscales. Avant toute chose, il est primordial que la Suisse promeuve un régime international d’imposition des entreprises qui localise la taxation des bénéfices dans les pays où ils sont générés et non sur les territoires à faible fiscalité.

      Mobilisation à Fribourg
      Ce matin, Pain pour le prochain mène une action de mobilisation devant le siège de Sogescol et de Socfinco à Fribourg afin d’exhorter Socfin à cesser ses pratiques immorales de transfert de bénéfices et d’optimisation fiscale au sein de ses structures. Il importe en outre que le groupe réponde aux revendications des communautés locales, restitue les terres litigieuses et garantisse à tous les ouvriers·ères des plantations le versement de salaires décents.

      https://www.alliancesud.ch/fr/politique/politique-fiscale-et-financiere/politique-fiscale/la-culture-de-liniquite-fiscale

      Pour télécharger le rapport (synthèse en français) :
      https://www.alliancesud.ch/fr/file/88274/download?token=32SEeILA

  • #Huile_de_palme et biocarburant : #Total gagne une bataille à l’#Assemblée
    https://www.lefigaro.fr/societes/huile-de-palme-et-biocarburant-total-gagne-une-bataille-a-l-assemblee-20191

    https://www.liberation.fr/direct/element/lassemblee-maintient-lhuile-de-palme-parmi-les-biocarburants-les-ecologis

    #mede

    la fin de la #niche_fiscale, prévue pour début 2020, grèverait de 70 à 80 millions d’euros par an les comptes de cette usine, qui emploie directement 250 personnes.

    Le Sénat peut aussi revenir sur ce vote. L’amendement n’a en effet bénéficié d’aucun débat et n’a même pas été défendu au micro en séance.

  • The Great Biomass Boondoggle | by Mary S. Booth | NYR Daily | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/daily/2019/10/14/the-great-biomass-boondoggle

    Since all the usual tactics of the nonprofit community had failed, including documentary photos, briefings, and scientific evidence, we felt we had no choice but to sue the EU (with the European Parliament and Council as defendants) over the new rules. My organization [http://www.pfpi.net] thus coordinated a March 2019 lawsuit that challenges inclusion of forest biomass in the new renewable energy directive. We worked with plaintiffs from the EU and the US who demonstrated in their testimony how the biomass industry is causing direct harm to their health and livelihoods, and we are now waiting to hear whether the EU court will accept the case.

    #agrocarburants #biocarburants #mensonges #climat #co2

  • On en avait déjà un peu parlé ici mais ça faisait un moment que rien n’avait été publié à ce sujet. Julie Lallouët-Geoffroy (Reporterre) nous fait une piqûre de rappel en nous livrant les résultats d’une enquête de terrain en trois volets sur la #méthanisation, devenu un modèle économique de valorisation industrielle promu par les pouvoirs publics ayant de fortes similitudes avec les campagnes de promotion pour les #biocarburants. Et ça craint ...

    La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs
    https://reporterre.net/la-methanisation-l-usine-a-gaz-qui-seduit-les-gros-agriculteurs

    https://reporterre.net/methanisation-un-digestat-bien-indigeste-pour-les-sols-et-les-eaux

    https://reporterre.net/La-methanisation-risque-d-accelerer-la-concentration-des-fermes

  • Boosting #land_use efficiency to mitigate climate change - CIRAD
    https://www.cirad.fr/en/news/all-news-items/press-releases/2018/boosting-land-use-efficiency-to-mitigate-climate-change

    #terres #deforestation #climat
    Le #régime_alimentaire d’un Européen « moyen » génère autant de gaz à effet de serres (#GES) sur une période de 30 ans que la consommation de tous les autres éléments combinés, y compris l’énergie.

    Un hectare de pâturage bien géré au Brésil a la même capacité de stockage de carbone qu’un hectare de forêt replantée en Europe ou aux États-Unis.

    En raison de la #déforestation qu’ils provoquent, la plupart des #biocarburants génèrent entre un fois et demi et trois fois plus de GES que les carburants à base de pétrole sur une période de plus de 30 ans.

    The diet of an “average” European generates as much GHG** over a 30-year period as their consumption of everything else combined, including energy.
    A hectare of well-managed pasture in Brazil has the same carbon storage capacity as a hectare of replanted forest in Europe or the US.
    Due to the deforestation they cause, most biofuels generate between one and a half and three times as much GHG as oil-based fuels over a 30-year-plus period.

    Papier dans Nature :
    http://sci-hub.tw/https://www.nature.com/articles/s41586-018-0757-z

  • Le groupe Avril ne tient qu’à un fil - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/06/08/le-groupe-avril-ne-tient-qu-a-un-fil_1657768

    « Les décideurs ont créé un secteur industriel à coups de milliards du #contribuable pour résoudre un problème climatique ; hélas, le remède s’avère avec le temps bien pire que le mal », regrette Clément Sénéchal.

    #climat #co2 #arnaque #politique #biocarburants #France

  • Total s’apprête à importer dans le sud de la France des quantités massives d’huile de palme
    http://www.journalzibeline.fr/societe/a-total-la-palme-du-greenwashing
    https://i1.wp.com/www.journalzibeline.fr/wp-content/uploads/2017/12/2-janvier-2015.-Kisangani-Province-Orientale-RD-Congo.-Une-femme-prépare-lhui

    #Total s’apprête à importer dans le sud de la France des quantités massives d’#huile_de_palme, fruit d’une monoculture intensive, pour produire des #biocarburants. Alors que l’Union Européenne, 2e importateur mondial, cherche à réglementer.

    « La première #bio-raffinerie de Total » est annoncée sur le site de La Mède, au bord de l’Étang de Berre. Une bio-raffinerie « de taille mondiale », précise la multinationale, qui prévoit la production de 500 000 tonnes de biodiesel HVO (huile végétale hydrotraitée) délivrées à l’année, dès 2018. Principalement à base d’huile de palme, « qui se mélange parfaitement au diesel, sans aucun impact sur la qualité du #carburant ou sur les moteurs, et sans limite d’incorporation ».

  • La Commission met un coup d’arrêt aux #biocarburants – EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/commission-under-fire-over-post-2020-biofuels-targets


    Bonjour la raison invoquée !!!

    Lors d’une conférence organisée le 12 octobre au Parlement européen, Marie Donnelly, directrice pour les renouvelables, la recherche et l’efficacité énergétique à la DG Énergie, avait cependant expliqué les raisons qui ont poussé l’exécutif à défendre un abandon progressif des biocarburants de première génération.

    Selon elle, l’exécutif devrait tenir compte de l’opinion publique lors de ses décisions politiques, même quand elle a tort. Dans le cas des biocarburants, l’opinion publique est simplement négative, souligne-t-elle.

    « Nous ne pouvons pas uniquement suivre les modèles économiques et théories scientifiques », continue Marie Donnelly. « Nous devons être très respectueux des réalités des citoyens, de leurs inquiétudes, même si ces inquiétudes sont parfois d’ordre émotionnel plutôt que scientifique. »

    Selon l’eurodéputée, les inquiétudes du public en ce qui concerne les biocarburants traditionnels sont une réaction purement émotionnelle au dilemme « nourriture contre carburant ».

  • Le modèle néolibéral en Colombie : spoliation et accaparement des terres | Investig’Action
    http://www.investigaction.net/le-modele-neoliberal-en-colombie-spoliation-et-accaparement-des-terr

    Le modèle #néolibéral et le secteur agricole en #Colombie :

    Le modèle actuel donne la priorité à la production rurale dans des domaines de l’économie qui peuvent être soumis à l’#exportation, tels que la #canne_à_sucre, les #biocarburants et le #caoutchouc qui demandent de grandes étendues de #terres ; sans compter les grandes exploitations qui se consacrent à l’#élevage_extensif. Ce modèle sacrifie la petite production agricole (économie rurale), qui est responsable de la production de 70%3 de tous les aliments consommés par les Colombiens pour donner la priorité aux importations. Selon la Société d’Agriculteurs de Colombie, SAC, entre janvier et novembre 2015, les #importations de produits agricoles et agro-industriels en Colombie ont totalisé 10,6 millions de tonnes et sa valeur a atteint 5.369 millions de dollars.

    A partir de 1991, les importations agricoles se sont mis à la mode. Ceci du fait de la mise en œuvre du modèle néolibéral qui a ouvert les frontières, supprimé les droits de douane, aboli les subventions agricoles et favorisé la signature de plusieurs accords de libre-échange (TLC). Les importations de la Colombie sont passées de 700.000 tonnes d’aliments en 1990 à plus de 10 millions de tonnes en 20154.

    De nombreuses organisations et tous ceux qui s’étaient opposés aux TLC ont vu leurs prédictions devenir réalité : des cultures telles que le blé, l’orge, l’avoine, les graines de sésame et le tournesol ont disparu. La production d’autres cultures, tels que le maïs, le coton, le sorgho et le soya, a chuté de façon spectaculaire5.

    En Colombie, l’accaparement des terres a été lié à la spoliation effectuée par divers groupes armés illégaux. On ne peut pas parler de cette situation sans faire la liaison avec la guerre que le pays a connue au cours de la seconde moitié du siècle dernier.

    Cet accaparement est principalement dû à deux manières d’opérer, le plus important étant réalisé en utilisant la force.

  • « Qui a tué l’#écologie ? » ou Comment l’ONG-isation étouffe la résistance (par Fabrice Nicolino) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/09/qui-a-tue-lecologie-par-fabrice-nicolino

    La tâche était trop lourde pour eux, très simplement. Sauver la planète, cela va bien si l’on mène le combat depuis les confortables arènes parisiennes. Mais affronter le système industriel, mené par une #oligarchie plus insolente de ses privilèges qu’aucune autre du passé, c’est une autre affaire. Il faudrait nommer l’adversaire, qui est souvent un ennemi. Rappeler cette évidence que la #société mondiale est stratifiée en #classes sociales aux intérêts évidemment contradictoires. Assumer la perspective de l’affrontement. Admettre qu’aucun changement radical n’a jamais réussi par la discussion et la persuasion. Reconnaître la nécessité de #combats immédiats et sans retenue. Par exemple, et pour ne prendre que notre petit pays, empêcher à toute force la construction de l’aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes, pourchasser sans relâche les promoteurs criminels des dits #biocarburants, dénoncer dès maintenant la perspective d’une #exploitation massive des gaz de #schistes, qui sera probablement la grande bataille des prochaines années.

  • Chinese company to build giant bio-diesel refinery in Kemi | The Independent Barents Observer

    http://thebarentsobserver.com/industry/2016/02/chinese-company-build-giant-bio-diesel-refinery-kemi-0

    Timber, like this in Kolari in Lapland, can be used to produce environmental friendly biodiesel. Photo: Thomas Nilsen
    Chinese company to build giant bio-diesel refinery in Kemi
    €1 billion could be invested in unique plant that will produce 200,000 tons of biofuel made of Lapland forest.
    By
    Thomas Nilsen
    February 10, 2016

    The Chinese company Kaidi announced the plans on Wednesday. The refinery will be the world’s first so-called second generation biomass plant.

    Kaidi says the plant signals a major step towards replacing fossil fuels with biofuels.

    “When operational, the plant will be a showcase for clean, local energy that is produced sustainably from wood-based biomass,” Kaidi writes about its plans in northern Finland.

    75 percent of the fuel will be biodiesel and 25 percent biogasoline, the company says. Energy wood will be the main feedstock, but also harvesting remains and leftover bark from Lapland’s forest industry will be utilized.

    The plan is to have commercial production by 2019 and means a huge boost to local employment in the Kemi region with over 150 permanent positions.

    #chine #finlande #bois #forêt #biocarburants

  • GRAIN — La solution au #changement_climatique passe par nos #terres
    http://www.grain.org/article/entries/5104-la-solution-au-changement-climatique-passe-par-nos-terres

    Au niveau mondial, les petites #exploitations représentent 90 % du total des exploitations mais occupent moins d’un quart des terres agricoles. Cette situation n’est pas bonne pour le climat.

    Tout comme la #dépossession des #peuples_autochtones de leurs #territoires a ouvert la porte à une #extraction destructrice et non durable des #ressources, la dépossession des #paysans de leurs terres a jeté les bases d’un système alimentaire #industriel qui, parmi ses nombreux effets négatifs, est responsable de 44 à 57 % du total mondial des émissions de #gaz_à_effet_de_serre.

    L’#alimentation ne devrait pas contribuer d’une façon aussi disproportionnée au changement climatique. GRAIN estime qu’une #redistribution des terres dans le monde entier au profit des petits agriculteurs, combinée à des politiques destinées à soutenir les marchés locaux et à réduire l’utilisation des #produits_chimiques, peut permettre de réduire de moitié les émissions de #GES en quelques décennies et de limiter considérablement la #déforestation. En restaurant simplement la matière organique qui a été épuisée par des décennies d’agriculture industrielle, les petits agriculteurs peuvent remettre dans le sol un quart du #dioxyde_de_carbone actuellement en excès dans l’#atmosphère.

    Rendre les terres aux petits agriculteurs et aux communautés autochtones est aussi le moyen le plus efficace de relever les défis qui s’imposent pour nourrir une population mondiale croissante dans une ère de #chaos climatique. Les données mondiales disponibles montrent que les petits agriculteurs sont plus efficaces pour produire de la nourriture que les grandes plantations. Avec la petite proportion des terres qu’ils ont conservées, les petits agriculteurs et les communautés autochtones continuent à produire la plus grande partie de l’alimentation dans le monde : 80 % des denrées alimentaires dans les pays non industrialisés//en développement, selon la #FAO. Même au Brésil, un haut lieu de l’agriculture industrielle, les petites exploitations occupent un quart des terres agricoles mais produisent 87 % du manioc du pays, 69 % des haricots, 59 % de la viande de porc, 58 % du lait de vache, 50 % des poulets, 46 % du blé, 33,8 % du riz et 30 % des bovins.

    Il est possible de répondre à la fois à la nécessité de nourrir le monde et à celle de refroidir la planète. Mais cela sera impossible si les gouvernements réunis à Lima continuent d’ignorer et de réprimer par la #violence les luttes des paysans et des peuples #indigènes pour leurs terres.

    #extractivisme #climat

    • GRAIN — Souveraineté alimentaire : 5 étapes pour refroidir la planète et nourrir sa population
      http://www.grain.org/fr/article/entries/5101-souverainete-alimentaire-5-etapes-pour-refroidir-la-planete-et-nourrir-s

      5. Oublier les #fausses_solutions, se concentrer sur ce qui fonctionne. Il est de plus en plus largement reconnu que l’alimentation est au cœur du changement climatique. Les derniers rapports du #GIEC et les plus récents sommets internationaux ont reconnu que l’alimentation et l’agriculture sont les principaux facteurs d’émissions de GES et que le changement climatique pose d’énormes défis à notre capacité de nourrir une population mondiale croissante.

      Pourtant, aucune #volonté_politique n’est venue remettre en cause le #modèle dominant de la production alimentaire industrielle et de sa distribution. Au lieu de cela, les gouvernements et les grandes entreprises proposent un certain nombre de fausses solutions.

      Il y a par exemple la coquille vide de l’ « #Agriculture_intelligente face au climat », qui est pour l’essentiel un nouveau nom pour la #Révolution_verte. Il y a aussi de nouvelles technologies à risque, comme des cultures d’organismes génétiquement modifiés pour résister à la sécheresse ou des projets de géo-ingénierie à grande échelle. Il y a encore des objectifs sur la part des #biocarburants, qui entraînent un #accaparement des terres dans les pays du Sud. Et il y a enfin des marchés du carbone et des projets REDD +, qui permettent essentiellement aux pires émetteurs de GES d’éviter de réduire leurs émissions en transformant les forêts et les terres agricoles des paysans et des peuples indigènes en parcs de conservation et en plantations.

      Aucune de ces « solutions » ne peut fonctionner parce que toutes vont à l’encontre de la seule solution efficace : le passage d’un système alimentaire industriel mondialisé soumis au pouvoir des grandes sociétés à des systèmes alimentaires locaux aux mains de petits agriculteurs.

  • World Bank and UN carbon offset scheme ’complicit’ in genocidal land grabs - The Ecologist
    http://www.theecologist.org/News/news_analysis/2523733/world_bank_and_un_carbon_offset_scheme_complicit_in_genocidal_land_gra

    The plight of Kenya’s Sengwer people shows that carbon offsets generated by ’sustainable’ forest management are empowering a corporate recolonisation of the South backed by the World Bank against its own guidelines, writes Nafeez Ahmed. Indigenous forest peoples are at risk of genocide while corporations let rip.

    Between 2000 and 2010, a total of 500 million acres of land in Asia, Africa, Latin America and the Caribbean was acquired or negotiated under deals brokered on behalf of foreign governments or transnational corporations.

    Many such deals are geared toward growing crops or biofuels for export to richer, developed countries - with the consequence that small-holder farmers are displaced from their land and lose their livelihood while local communities go hungry.

    The concentration of ownership of the world’s farmland in the hands of powerful investors and corporations is rapidly accelerating, driven by resource scarcity and, thus, rising prices. According to a new report by the US land rights organisation Grain:

    “The powerful demands of food and energy industries are shifting farmland and water away from direct local food production to the production of commodities for industrial processing.”

    And now, the carbon market is joining the race

    Less known factors, however, include ’conservation’ and ’carbon offsetting’.

    In west Kenya, as the UK NGO Forest Peoples Programme (FPP) reported, over a thousand homes had been torched by the government’s Kenya Forest Service (KFS) to forcibly evict the 15,000 strong Sengwer indigenous people from their ancestral homes in the Embobut forest and the Cherangany Hills.

    Les pays tropicaux doivent suer jusqu’à la dernière goutte et payer pour les pays riches

  • Des paysans et éleveurs sénégalais exigent que la multinationale Senhuile SA quitte leurs terres
    http://www.grain.org/fr/article/entries/4900-des-paysans-et-eleveurs-senegalais-exigent-que-la-multinationale-senhuil

    Des paysans et des éleveurs de la région Nord-ouest du #Sénégal sont actuellement en Europe pour exiger la fin d’une transaction foncière qui menace les vies et les moyens de subsistance de plus de 9000 personnes. Senhuile SA, un consortium international opaque, s’est vu attribuer 20 000 hectares de terre dans la réserve de Ndiaël, utilisée depuis des décennies par la population des 40 villages de la zone. Les habitants demandent la fin de ce projet qui les prive de leur accès aux pâturages, à l’eau, à la nourriture et au bois de chauffage, les contraignant au final à quitter leurs terres.

    Senhuile SA est un consortium contrôlé par Tampieri Financial Group, des investisseurs sénégalais et Agro Bioéthanol International, une société écran enregistrée à New York. Les éleveurs, en association avec des représentants du Conseil National de Concertation et Coopération des Ruraux (CNCR) et les ONG sénégalaises ENDA Pronat et ActionAid sont en Europe à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 6 mars afin de mobiliser les citoyens et demander à Tampieri, actionnaire majoritaire de Senhuile, de mettre fin au projet. Le projet était initialement situé dans une autre région, Fanaye, où la violente opposition locale a causé la mort de deux villageois et fait des dizaines de blessés en 2011.

    Un nouveau rapport publié aujourd’hui par Oakland Institute expose les nombreux défauts du projet, tels que le manque de consultation des communautés locales, l’absence de consentement, la nature opaque des opérations de Senhuile, ou encore l’impact catastrophique du projet sur les moyens de subsistance des populations.

    L’accès au rapport d’Oakland Institute en anglais et en français
    http://www.oaklandinstitute.org/land-deals-africa-senegal

    Je profite de l’occasion pour saluer le travail magnifique d’OI dont les rapports et analyses sur les #accaparements de #terres sont particulièrement très bien ficelés.

    • L’#agrobusiness attaque le #Sénégal
      CHRISTIAN LOSSON 27 FÉVRIER 2014
      http://www.liberation.fr/economie/2014/02/27/l-agrobusiness-attaque-le-senegal_983460

      Doit-on produire en Afrique des #agrocarburants destinés à l’exportation alors que les terres manquent aux populations pour assurer leur #sécurité_alimentaire ? C’est l’un des effets pervers d’une directive européenne de 2009 qui fixe un objectif de 10% d’énergie renouvelable dans le transport d’ici à 2020. « Tous les Etats se sont rués sur les #biocarburants qui non seulement ne contribuent pas à diminuer les #gaz_à_effet de serre mais s’avèrent le principal moteur mondial de l’#accaparement des #terres au profit des firmes de l’Union », dénonce Renée Vellvé, de l’association Grain et Prix Nobel alternatif. Qui s’alarme : « Jamais la pression sur les terres en Afrique n’avait été aussi forte. » Selon l’ONG ActionAid, 6 millions d’hectares ont ainsi été dévorés par la culture des agrocarburants sur le continent en moins de cinq ans.

      « Obscurs ». La voix posée, Fatou Ngom, d’ActionAid Sénégal, est venue en France lancer une campagne européenne pour dénoncer ces spoliations : « Dans notre pays, on est passé de 168 000 hectares happés par des multinationales de l’agrobusiness en 2008 à plus de 844 000 aujourd’hui », énumère-t-elle. Soit presque le quart des 3,8 millions d’hectares de terres cultivables du Sénégal. Une captation obtenue avec la bénédiction de l’Etat : « Au Sénégal, les firmes ne peuvent pas acheter des terres sans passer par une joint-venture locale. » Un deal souvent factice. « Les montages sont obscurs, sans aucune transparence », rappelle un expert.

    • farmlandgrab.org | Au Sénégal, le conflit fait rage sur des terres louées par le gouvernement
      http://farmlandgrab.org/post/view/23270-au-senegal-le-conflit-fait-rage-sur-des-terres-louees-par-le-gou

      Un sixième des terres agricoles du Sénégal sont louées au secteur privé. Entre 2000 et 2012, le gouvernement a accordé 844 000 hectares de terres agricoles, soit 16,5 % de la surface arable du pays, à des sociétés privées, alors que le Sénégal n’est pas auto-suffisant en matière d’alimentation et que 70 % de sa population vit de l’agriculture et du pastoralisme. La légalité des accords signés par le gouvernement avec les entrepreneurs étrangers est contestée par les populations locales qui ne possèdent pas de titres fonciers officiels mais utilisent la terre selon le droit coutumier qui s’applique dans les campagnes et se considèrent comme les propriétaires légaux. Elhadji Samba Sow, représentant du collectif des villages de Ndiael, explique : « Non seulement le projet nous prive de la terre, mais il a aussi d’énormes conséquences sur l’environnement, liées à la déforestation due à l’abattage des arbres et des arbustes et aux restrictions imposées aux mouvements des troupeaux. Le projet rend également difficile l’accès à l’eau, car les tuyaux utilisés en commun ne peuvent pas traverser les terres dont s’est emparé Senhuile. En outre, des avions survolent toute la région et lâchent des produits qui sont peut-être dangereux pour la santé humaine ou animale - nous ne savons pas. »

  • Ils se disputent la collecte d’animaux morts dans les fermes
    http://www.boursorama.com/actualites/ils-se-disputent-la-collecte-d-animaux-morts-dans-les-fermes-3cf458e8854
    http://s.brsimg.com/static-1389620304/cache/i/content/3/c/f/3cf458e885408e880919d6fd851c0454-0-628-423-3407832.jpg

    Que faire des animaux morts en élevage ? Engrais, combustibles et même biocarburants, les débouchés sont nombreux et les équarrisseurs se disputent un marché devenu désormais juteux, sous l ??il inquiet des éleveurs.

    Longtemps les carcasses de bovins, moutons et autres animaux trouvés morts en élevage (ATM) n’ont plus eu de débouchés. La faute à l’ESB, encéphalopathie spongiforme bovine ou vache folle, qui a réduit pendant longtemps les possibilités de recyclage et conduit à l’interdiction progressive des farines animales pour nourrir les animaux.

    Pire, les collecteurs devaient payer pour s’en débarrasser, notamment les cimenteries pour qu’elles acceptent de les incinérer, raconte Yves Berger, directeur général de l’Interprofession de la viande et du bétail (Interbev).

    Aujourd’hui, la situation a bien changé : les stocks sont vides et la réglementation s’est lentement assouplie, permettant par exemple l’utilisation des protéines animales, riches en azote, dans la fabrication d’engrais.

    Et même les cimenteries se mettent maintenant à acheter les farines animales pour leurs propriétés combustibles, poursuit Yves Berger.

    « Maintenant, on gagne de l’argent : le kilo de cuir se vend même plus cher que le kilo de viande », selon lui.

    Les équarrisseurs disposent en outre d’une nouvelle piste à explorer : les biocarburants. Le numéro un du biodiesel en Europe, Sofiprotéol, s’est ainsi allié à l ?équarrisseur Atemax (groupe Akiolis) pour lancer une activité de production de gazole à partir de graisses animales d’ici 2015.

    Et l’équarrisseur concurrent Sifdda (groupe Saria) a fait de même avec Intermarché pour créer Estener, dont la première usine a été inaugurée en novembre dernier au Havre.

    Ces biocarburants ont d’autant plus de valeur qu’ils devraient compter double dans le taux d’incorporation des carburants, l’Union européenne privilégiant l’usage de matières non destinées à l’alimentation comme ces graisses animales tirées de cadavres qui ne peuvent pas être réintroduites dans la chaîne alimentaire.

    120 emplois menacés ?

    En moins de 20 ans, le marché est donc passé d’une situation où l’on détruisait les ATM à une situation où ils sont valorisés et vendus. Et les collecteurs (équarrisseurs) qui transforment ces produits sont gagnants deux fois : à la collecte des animaux, puisque les éleveurs paient pour qu’on vienne ramasser leurs bêtes mortes, et à la revente des produits tirés de ces carcasses.

    D’où le glissement sémantique : dans la profession on ne parle plus de « sous-produits » de la viande, mais de « co-produits ».

    Dans ce contexte, les quatre acteurs (Saria, Atemax, Monnard et Sopa) se disputent la collecte dans les fermes.

    http://s.brsimg.com/static-1389622392/cache/i/content/3/c/f/3cf458e885408e880919d6fd851c0454-1-628-462-3407833.jpg

    Depuis que le marché a été privatisé en 2009, ce sont des associations de filières (ATM porc, ATM ruminants...) qui décident de la répartition du marché.

    Et ils viennent de décider de l’attribution de la collecte pour la période 2013-2015, en rééquilibrant les parts de marché. Ainsi Saria qui pouvait collecter dans 57 départements (56% du marché), se voit réduire son terrain de collecte à 49% du marché, au profit d’Atemax qui devrait maintenant détenir 45% du marché, contre 38% précédemment.

    Mais Saria conteste cette nouvelle répartition commerciale et traîne le groupement des ATM devant le tribunal de grande instance de Paris. Une audience doit avoir lieu lundi, pour une décision attendue en février.

    Pour Saria, la perte de neuf départements de collecte représenterait un manque à gagner de 10 millions d’euros (sur un chiffre d’affaires de 60 millions) et entraînerait la fermeture d ?une usine dans le Morbihan et de trois centres de collecte en Mayenne, Dordogne et Saône-et-Loire, employant 120 personnes au total, détaille le porte-parole de l’entreprise.

    En attendant la décision de justice, Saria continue d’aller collecter les cadavres dans les départements qui lui ont pourtant été retirés.

    Les éleveurs, qui payent pour ce service, sont furieux et inquiets car la collecte est avant tout pour eux une nécessité sanitaire, surtout quand il s’agit de maîtriser une épizootie. Et puis, « quand on refuse de baisser les prix, c’est normal qu’on perde un département », s’insurge-t-on dans le groupement des ATM.

    #environnement
    #collecte-d’animaux
    #animaux
    #Engrais
    #combustibles
    #biocarburants

  • #Honduras and the dirty war fuelled by the west’s drive for clean energy
    http://www.theguardian.com/global/2014/jan/07/honduras-dirty-war-clean-energy-palm-oil-biofuels

    The west’s drive to reduce its carbon footprint cheaply is fuelling a dirty war in Honduras, where US-backed security forces are implicated in the murder, disappearance and intimidation of peasant farmers involved in land disputes with local palm oil magnates.

    More than 100 people have been killed in the past four years, many assassinated by death squads operating with near impunity in the heavily militarised Bajo Aguán region, where 8,000 Honduran troops are deployed, according to activists.

    Farmers’ leader #Antonio_Martínez, 28, is the latest victim of this conflict. His corpse was discovered, strangled, in November.

    Peasant farmers say they are the victims of a campaign of terror by the police, army and private security guards working for palm oil companies since a coup in June 2009 ended land negotiations instigated by the deposed president, #Manuel_Zelaya.

    #États-Unis #biocarburants #escadrons_de_la_mort

  • #Biocarburants et #sécurité_alimentaire, le lien en débat
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/08/biocarburants-et-securite-alimentaire-le-lien-en-debat_3491871_3244.html

    « Les intérêts de l’industrie des biocarburants risquent de prendre le dessus sur notre responsabilité commune d’assurer le droit à l’alimentation », a répliqué un porte-parole de la société civile. Celle-ci a semblé isolée, même si nombre de scientifiques partagent sa conviction que l’augmentation de la production mondiale d’agrocarburants est l’un des facteurs majeurs de la hausse et de la volatilité des prix des denrées alimentaires.

    « Le minimum serait que le texte final fasse référence à l’impact des politiques sur la sécurité alimentaire mondiale, affirme Clara Jamart, de l’ONG Oxfam France. Mais ça s’annonce très mal. »

    L’AFRIQUE SUR LA RÉSERVE

    Les gros producteurs que sont le Brésil et les Etats-Unis ont reçu, lundi, le soutien indirect de l’Inde et de la Chine, qui ont défendu leurs politiques nationales de promotion des biocarburants. L’Afrique est restée sur la réserve, alors que l’Union européenne, qui s’apprête à revoir à la baisse son objectif d’incorporation d’agrocarburants pour 2020, peine à définir une position communautaire.

    Stéphane Le Foll, le ministre français de l’agriculture, a ainsi été le seul à défendre l’idée d’une pause dans la course aux agrocarburants. « Les supprimer serait une catastrophe pour les agriculteurs, car cela entraînerait un effondrement des prix agricoles, a-t-il déclaré au Monde. Mais on ne peut pas non plus continuer comme cela à consommer de l’espace et à concurrencer les cultures alimentaires sans réfléchir. »

  • Une ONG dénonce un scandale au biocarburant en Sierra Leone
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/04/une-ong-denonce-un-nouveau-scandale-au-biocarburant_3471151_3244.html

    Maintes fois critiqués pour avoir provoqué la destruction de fôrets en Amazonie et en Indonésie, les #biocarburants sont à nouveau pointés du doigt par une ONG, cette fois-ci en Sierra Leone.
    Selon ActionAid, ce projet du groupe suisse Addax visant à l’exportation d’éthanol vers l’Union européenne à partir de 2014 génère #pauvreté et #insécurité_alimentaire pour quelque 13 000 habitants de 60 villages de la région de Bombali, dans un des pays déjà parmi les plus pauvres du monde.

    L’entreprise suisse avait pourtant reçu le soutien de cinq Etats membres de l’UE (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suède et Grande-Bretagne) et un satisfecit de la Commission.

  • Il faut arrêter d’accaparer les #terres pour produire des #biocarburants
    http://www.grain.org/article/entries/4654-il-faut-arreter-d-accaparer-les-terres-pour-produire-des-biocarburants

    Zainab Kamara est l’une de ces milliers d’agriculteurs de Sierra Leone dont l’entreprise suisse Addax Bioenergy a pris les terres pour établir une plantation de 10 000 hectares de canne à sucre destinée à produire de l’éthanol pour le marché européen.

    « Aujourd’hui je n’ai pas de ferme. Les gens meurent de faim. Nous sommes obligés d’acheter du riz parce que nous n’en cultivons plus, » explique t-elle.1

    En Guinée, le pays voisin, les paysans tentent de comprendre comment leur gouvernement a pu accepter de céder 700 000 hectares de leurs terres à une entreprise italienne qui veut cultiver du jatropha pour en faire du biodiesel.2

    Sur un autre continent, au Brésil, les communautés Guarani se battent pour leur survie contre des sociétés qui convoitent leurs terres pour y produire de l’éthanol à partir de canne à sucre.3 Même histoire en Indonésie où les Malind et d’autres peuples autochtones de Papouasie Occidentale s’opposent désespérément à un projet qui transformerait leurs terres en plantations de canne à sucre et de palmiers à huile. Même histoire en Colombie où des forces paramilitaires exercent de terribles pressions sur les communautés afro-colombiennes pour leur faire abandonner leurs terres afin de laisser la place aux plantations d’huile de palme.4

    Tour d’horizon précis et précieux, comme d’hab quand Grain s’en mêle...
    #agrocarburant

  • What to do about corn and #biofuels | Food Politics
    http://www.foodpolitics.com/2012/08/to-ponder-over-the-weekend-what-to-do-about-corn-and-biofuels

    Among the other consequences of the current drought—along with the ruin of this year’s corn crop—is a complicated political battle over who gets the corn.

    The players:

    – Corn producers: Want high prices. Don’t care whether meat or ethanol producers get the corn. Note: Many own their own ethanol refineries.
    – Meat producers: Want the corn at low prices. Do not want corn grown for ethanol. Want the ethanol quota waived.
    – Ethanol producers: Want the corn at low prices. Want to keep the quota.
    – International aid agencies: Want corn to be grown for food and feed, not fuel. Want the ethanol quota waived.

    #agriculture #biocarburants #faim #alimentation

  • Les derniers éléphants de Sumatra sont assassinés au nom des biocarburants
    http://lesmoutonsenrages.fr/2012/07/08/les-derniers-elephants-de-sumatra-sont-assassines-au-nom-des-bioca

    12 éléphants ont été empoisonnés ces derniers mois sur l’île de Sumatra (Indonésie) parce qu’ils venaient sur les plantations de palmiers à huile. Leur habitat naturel (comme celui de l’Orang-outan) a été détruit pour laisser place à d’immenses plantations stériles.

    #biocarburants #éléphants #massacres #sumatra

  • Bactéries du futur [1/4] | Marion Wagner
    http://owni.fr/2012/03/21/bacteries-du-futur-partie-1

    Dans leurs éprouvettes, des chercheurs préparent la #biologie et la génétique de demain. Des « biologistes-ingénieurs » qui redéfinissent le vivant, et tentent de détourner des #bactéries de leur fonction. Pour eux, la #science est sur le point de pouvoir mettre un terme au bricolage inopérant de l’évolution darwinienne. #Enquête.

    #Culture_scientifique #Science #adn #biocarburants #biologie_moléculaire #cellules #craig_venter #DIY #gène #génome #médicaments #OGM #protéines #synthèse #xénobiologie

  • Land grabbing in Africa continues to harm the poor | Nature News Blog
    http://blogs.nature.com/news/2011/12/land_grabbing_in_africa_contin_1.html

    More than 200 million hectares of land in poor nations was sold by governments in land-grabbing deals with industry and investors between 2000 and 2010, a new study reports.

    This high global demand for land is likely to continue for the long term, concludes the study by the International Land Coalition, an alliance of civil society and intergovernmental organisations, published today. (See Nature’s previous coverage of land grabs here.)

    While the most publicised deals have focused on international transactions for food and biofuel production, the study - the most comprehensive to date – says rich national investors play a much larger role in land acquisitions than previous recognised.

    Some 78% of land deals are for agricultural production, of which three quarters are for biofuels. But other significant activities include mining, tourisms and forest conversions, which make up the remaining 22%, finds the Global Commercial Pressures on Land Research Project study.

    #terres #agriculture #biocarburants