• Lecture d’un extrait du livre « Chiens » de Julien Viteau, publié aux éditions Verdier, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/chiens-de-julien-viteau

    En 1985, Julien, adolescent précoce, tente de survivre à une famille dysfonctionnelle et passe l’été au Touquet où il travaille dans une librairie. Entre les bunkers de la plage et les néons du Midnight, il s’éveille au désir, guidé par deux boussoles mythologiques : Argos le Grec, chien du mythe et de l’errance, et Keleb le Juif, gardien de l’érudition. Julien cherche à désapprendre le monde plutôt qu’à le conquérir. Ce troublant récit d’initiation a une forme inédite. Certains mots, mis en relief, en gras, suspendent le temps du récit. Ces boussoles émotionnelles fragmentent le texte, leurs fulgurances renforcent la singularité du regard du narrateur sur son propre parcours. Une enquête métaphysique sur le temps, l’identité et le langage.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Langage, #Corps, #Désir, #Identité, #Temps, #Portrait, #Biographie (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_chiens_julien_viteau.mp4

    https://editions-verdier.fr/livre/chiens

  • Falsche Bewegung, 1975, Wim Wenders
    via https://diaspora.psyco.fr/p/12511819

    https://www.deutschlandfunk.de/wim-wenders-zieht-film-falsche-bewegung-vorerst-zurueck-104.html

    Das Drehbuch wurde von Peter Handke auf der Basis von Goethes „Wilhelm Meisters Lehrjahre“ erstellt. - Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Falsche_Bewegung

    oAnth:

    Wir können, wie das aktuelle Beispiel zu verstehen gibt, davon ausgehen, dass von nun an je nach politisch-ideologischer Großwetterlage oder individueller Befindlichkeit, Bücher, Filme und alle Arten von Kunst zensiert oder dem Publikum vorenthalten werden dürfen - was als ein Warnsignal verstanden werden sollte und es hoch an der Zeit ist, einen Online-Index über „der Öffentlichkeit nicht mehr zugängliche oder zensierte Kunstwerke“ einzurichten.

    Bei Filmen und Werken, die noch zugänglich gehalten werden, wäre es m.E. geboten auszuweisen, inwieweit sie der ursprünglich vom Autor, Regisseur, Künstler freigegebene Version entsprechen, und unter welchen Bedingungen Orginalversionen zugänglich gemacht werden können. Hierzu hieße es auch einen Kommentar mitzugeben, woraus sich die jeweiligen Beweggründe für dgl. Einschränkungen unmissverständlich entnehmen lassen.

    Der Gefahr, dass sich weiße Flecken in der Kulturlandschaft herausbilden, die sich so gut wie von niemandem mehr vermuten lassen, da man es nicht für nötig hielt, zu den zurückgenommenen und nachträglich veränderten Artefakten eine Dokumentation bereit zu stellen, gilt es rechtzeitig zuvor zu kommen, denn die Prozesse des kulturellen Vergessenwerdens und qualitativ mindernden Nivellierens nehmen mit zunehmender Medien- und PR-orientierter Wahrnehmungs- und Verhaltensprägung rasant zu, ein Prozess, der sich bereits jetzt in hohem Maße bei den Entscheidungsträgern der durch den Neoliberalismus geprägten westlichen Hemisphäre in deren medial zugänglichen Äußerungen ablesen lässt und der das gesamte öffentliche Leben qualitativ auszuhölen droht.

    #Kino #Film #Kunst #Literatur #Zensur #Deutschland #CancelCulture #Biografie #Index #Nivellierung

    • cf. l’article chez franceinfo.fr ici :
      https://seenthis.net/messages/1175565

      [...]

      En 2024, dans le média RTL(Nouvelle fenêtre), Nastassja Kinski racontait des souvenirs douloureux de ce tournage « Pourquoi ne l’ont-ils pas filmée autrement ? », se demande-t-elle en racontant qu’elle pleurait après le tournage de cette scène. « Je veux confronter les responsables. Je veux des excuses pour ce qui s’est passé », exige l’actrice d’aujourd’hui 65 ans.

      Elle a tout d’abord tenté de négocier avec le réalisateur, sans l’intermédiaire d’un avocat. Sans succès. L’entourage du cinéaste fait valoir qu’il n’existe aucun droit légal à la suppression de la scène ou à la modification du film. L’avocat de Nastassja Kinski regrette que Wim Wenders soit « intouchable en Allemagne ».

      « Les sensibilités ont changé, nous vivons dans un monde complètement différent de celui d’il y a cinquante ans », a expliqué le 29 mai le réalisateur, alors qu’il recevait le Prix d’honneur de l’Académie allemande du cinéma lors du gala à Berlin.

      [...]

      #cinéma #Art #censure #Allemagne #Culture de l’annulation #biographie #index #nivellement

  • Perec aux #archives de #Paris
    https://laviedesidees.fr/Perec-aux-Archives-de-Paris

    Quelles traces de la vie de Georges Perec portent les archives publiques ? Comment éclairent-elles l’histoire populaire de Belleville autant que la trajectoire de l’écrivain ? Une exposition sur l’enfance de l’auteur explore ces pistes, aux archives de Paris.

    #Arts #littérature #biographie
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260501_perec.pdf

  • On ne naît pas Montagnard, on le devient
    https://laviedesidees.fr/On-ne-nait-pas-Montagnard-on-le-devient

    Nicolas Soulas replace la figure du « robespierriste » Claude-François Payan dans une vaste #biographie familiale. Il montre comment une #famille négocie le virage révolutionnaire, à la fois moment d’opportunité unique et parenthèse à l’échelle de stratégies familiales de plus long terme.

    #Histoire #Révolution_française #XVIIIe_siècle
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260427_payan.pdf

  • Widad Tamimi: “Sto con i palestinesi e con gli israeliani che cercano una pace vera e giusta”
    https://www.assopacepalestina.org/2026/04/02/widad-tamimi-sto-con-i-palestinesi-e-con-gli-israeliani-che-cerca

    di Claudia Cangemi, Pressenza, 2 aprile 2026. “Forse può sembrare ingenuo, ma resto convinta che non ci siano alternative alla pace. La guerra consuma sempre: svuota, corrode, indebolisce anche chi crede di vincere. E i muri, prima o poi, mostrano la loro natura: sono sottrazione di possibilità, amputazione di futuro, un limite imposto tanto a ... Leggi tutto

    #Notizie #libro_Dal_Fiume_al_Mare_

    • Dal fiume al mare – Storia della mia famiglia divisa tra due popoli

      Cosa vuol dire appartenere a una terra contesa? Come si racconta una storia di famiglia che attraversa confini, guerre, fughe, ritorni e desideri di pace?

      Con una scrittura limpida e partecipe, mai ideologica, Widad Tamimi intreccia memoria personale e riflessione civile, accompagnando il lettore nel cuore vivo del conflitto israelo-palestinese, senza semplificazioni né proclami. Tutto prende avvio da un’immagine semplice e disarmante: due bambini, uno palestinese e uno israeliano, seduti a disegnare la loro casa. Da lì si dipana un racconto fatto di frammenti d’infanzia, storie famigliari, testimonianze, sogni infranti e speranze tenaci.

      Ne emerge un memoir profondo e toccante, che parla di esilio, maternità, giustizia e riconciliazione, ma soprattutto dell’inesauribile desiderio umano di comprendere l’altro, anche quando sembra impossibile riuscire a farlo. Dal fiume al mare è un libro che prende posizione con dolcezza e determinazione: la voce di una donna, di una figlia e di una madre che cerca, attraverso le parole, di restituire dignità a una terra segnata da contraddizioni, ferite e bellezza.

      Una testimonianza letteraria necessaria per chi ama le storie vere che parlano alla coscienza e al cuore; per chi non si accontenta degli slogan; per chi crede che la letteratura possa ancora essere uno spazio di ascolto, verità e umanità.

      Dal cuore del conflitto israelo-palestinese, una storia di dolore, radici e speranza.

      Un memoir potente e profondamente umano, che dà voce a chi vive tra identità spezzate e confini mai pacificati.

      https://www.feltrinellieditore.it/opera/dal-fiume-al-mare
      #livre #biographie #famille #Widad_Tamimi

  • Lecture d’un extrait du livre « Bruits » d’Anne Savelli, paru aux Éditions Inculte, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/bruits-d-anne-savelli

    Bruits d’Anne Savelli est un livre intense qui fait entendre la ville comme une épreuve permanente. Le récit suit une très jeune enfant qui s’enfuit de chez elle après une violente descente de police dans son immeuble. Sa fugue se transforme en une longue et chaotique traversée de la ville, à la fois physique et mentale. Un parcours initiatique vers le langage et l’autonomie. Autour d’elle, une multitude de lieux et de voix se croisent. Le texte se développe, au fil des minutes, en une exploration polyphonique de l’environnement sonore urbain et de son impact psychologique sur les personnages qui, pour s’en sortir, doivent faire preuve d’imagination, inventer des récits. L’écriture fragmentée de ce roman propose une cartographie éclatée d’un monde surchargé d’informations et de stimuli.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Temps, #Biographie, #Violence, #Ville, #Bruits, #Sons (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_bruits_anne_savelli.mp4

    https://actes-sud.fr/bruits

  • Lecture d’un extrait du livre « Le pays dont tu as marché la terre » de Daniel Bourrion, paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson, en 2025.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/le-pays-dont-tu-as-marche-la-terre-de-daniel-bourrion

    Dans ce roman en forme d’hommage, l’auteur revient sur la mort d’un camarade d’enfance resté toute sa vie dans son village lorrain. Il tente de comprendre comment ce garçon discret, presque invisible, a glissé « vers une absence progressive avant que d’être permanente », disparaissant hors du monde sans que personne ne s’en rende vraiment compte. Leur amitié, née dans cette campagne, s’est diluée quand leurs routes se sont séparées, « chacun sur sa voie, sans croisements ». Ce livre retrace leur parcours, interroge ce qui pousse certains à s’effacer quand d’autres parviennent à s’en sortir. Avec une langue sensible, Daniel Bourrion reconstitue le souvenir d’un homme que tout semblait condamner au silence et à l’oubli. Un livre dense, émouvant, sur l’amitié et la mémoire.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Biographie, #Poésie, #Enfance, #Mémoire, #Paysage (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_le_pays_ou_tu_as_marche_la_terre_daniel_bourrion.mp4

    https://www.lisez.com/livres/le-pays-dont-tu-marche-la-terre/9782487819252

  • Lecture d’un extrait du livre « Les forces » de Laura Vazquez, paru aux Éditions du sous-sol, en 2025.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/les-forces-de-laura-vazquez

    Les Forces décrit le parcours intiatique d’une jeune femme en quête de liberté dans un monde saturé de contraintes à la fois physiques, sociales, économiques, où chaque pas, chaque lieu (d’un bar lesbien à une maison des mort·es en passant par un immeuble abritant des sectes qui inventent de nouveaux systèmes de croyances) devient une épreuve et une révélation. À travers des fragments tendus, d’une écriture dense, le texte explore dans un flux de pensées entre incantation et réflexion, les impasses du langage, l’illusion du libre-arbitre, les mascarades du quotidien et l’absurdité comique de certaines interactions sociales. Un texte poétique singulier, émaillé de citations venues d’horizons divers (Kierkegaard, Rousseau, Simone Veil, Grothendieck, Sophocle, Nietzsche, Louise Labé). Une langue brute, incandescente, qui interroge notre rapport à la liberté, à la parole et à la vérité.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Biographie, #Poésie, #Langage (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_les_forces_laura_vazquez.mp4

    https://editions-du-sous-sol.com/publication/les-forces

  • Lecture d’un extrait du livre « Qui tombe des étoiles » de Julien d’Abrigeon, paru aux Éditions Le Quartanier en 2025

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/qui-tombe-des-etoiles-de-julien-d-abrigeon

    À travers une mosaïque de destins réels (l’astronaute Christa McAuliffe, l’inventeur Adolphe Pégoud, le grimpeur Patrick Edlinger, le peintre Nicolas de Staël, l’escroc de la Silicon Valley, Elizabeth Holmes, la parapentiste Ewa Wiśnierska), le roman de Julien d’Abrigeon explore une même loi, celle de la gravité, physique et morale. Chacun s’élève avant de tomber. Par un montage rapide, presque cinématographique, l’auteur enchaîne ces chutes comme autant d’éclats d’un monde obsédé par la réussite. Le texte secoue, percute, interpelle. Derrière cette prose effervescente et jubilatoire, une réflexion se déploie. Que reste-t-il de nos rêves d’ascension, quand tout finit toujours par retomber ? Ce livre invente une forme libre et électrique, une chute en cascade.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Biographie, #Espace, #Gravité (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_qui_tombe_des_e_toiles_julien_d_abrigeon.mp4

    https://lequartanier.com/parution/745-qui-tombe-des-etoiles

  • „Sonjas Rapport“ unzensiert
    https://www.vorwaerts.de/kultur/sonjas-rapport-unzensiert

    Urdula Kuczynski alias Ruth Werner fut l’espionne au service de l’URSS qui a trasmis les informations essentielles sur la bombe atomique de la Grande Bretgne a l’Union Soviétique. Son autobiographie raconte la vie d’ume femme indépendsnte et libre qui vivait pour ses convictions.

    26.5.2006 von Dagmar Günther - Ihr Leben ist symptomatisch für die politischen Gegensätze ihrer Zeit. Bereits 1977 veröffentlichte die aus der jüdischen Gelehrtenfamilie Kuczynski stammende Ruth Werner in der DDR unter dem Titel „Sonjas Rapport“ ihre ungewöhnliche Geschichte. Sie handelt von Spionage und Emigration, Liebe und Verrat; spielt in Deutschland, China, der Sowjetunion, Polen, der Schweiz und England. „Sonjas Rapport“ wurde in der DDR in 13 Auflagen insgesamt 500 000 Mal gedruckt. Das Buch erschien darüber hinaus in Bulgarien, Ungarn, der CSSR und der Sowjetunion Und es machte die Top-Agentin des 20. Jahrhunderts Ruth Werner schon zu einer Zeit berühmt, als kaum jemand etwas von ihrer „Übermittlerrolle“ in Sachen Atombombe wusste.

    Zwei Jahre lang hatte „Sonja“ vom Kernphysiker und Atomspion Klaus Fuchs - wie sie Emigrant und Kommunist aus Überzeugung - in England „sehr wertvolle Informationen“ zum Bau der Atombombe erhalten. Ihr Bruder Jürgen Kuczynski hatte ihr Ende 1942 diesen Kontakt vermittelt. Die Informationen leitete sie per Funk oder über ihren Verbindungsmann „Sergej“ nach Moskau weiter. So half sie, das Atombomben-Monopol der USA zu brechen.

    Dieser Teil ihres Lebens und ihre Reflexionen über Stalins Verbrechen waren nachweislich schon in der von DDR-Spionagechef Markus Wolf Ende der 60er Jahre initiierten Ursprungsfassung enthalten. Sie wurden 1977 allerdings nicht zur Veröffentlichung freigegeben - möglicherweise von DDR-Staatschef Erich Honecker und Stasi-Chef Erich Mielke, sehr wahrscheinlich jedoch von sowjetischer Seite.

    Erst 1991 konnten die brisanten Fakten in einer in London herausgegebenen englischen Version gedruckt werden. Die kürzlich zum 60. Jubiläum des zur Eulenspiegel Verlagsgruppe gehörenden Verlags Neues Leben erschienene erste komplette deutsche Auflage von „Sonjas Rapport“ folgt der englischen Fassung. Der Leser erfährt nun, welche Rolle Ruth Werner bei der Atomspionage spielte. Mehr als einmal setze sie ihr Leben aufs Spiel. Bedeutsam sind auch ihre in den Grenzen ihres Selbstverständnisses geäußerten integren Gedanken über Stalins Verbrechen, denen ihr bekannte russische und deutsche Kommunisten zum Opfer fielen. Ruth Werner betonte ausdrücklich, sie habe nicht für Stalin sondern für die Sowjetunion gearbeitet.

    Zur Sprache kommt darüber hinaus ihr eigener „bitterer Anteil“ an Opportunismus und Dogmatismus, von dem in der DDR selbst Menschen von lauterer Gesinnung nicht frei waren. Ruth Werner: „Ich bekämpfte dieMissstände, die mir bekannt waren, aber eben nur insoweit, dass ich meine Parteizugehörigkeit behalten und weiter Bücher schreiben konnte. ... Ich arbeitete innerhalb der Möglichkeiten, die mir offen standen. Heute mag das opportunistisch erscheinen, und ich muss mich fragen, wie oft ich dogmatisch war? Wie oft glaubte ich an Dinge, von denen ich heute weiß, dass sie falsch waren? Wie oft glaubte ich, dass Genossen Verräter seien, von denen sich herausstellte, dass sie Opfer unseres deutschen Stalinismus waren? Die Erinnerung daran lässt mich erröten, und das Nachdenken über 40 Jahre DDR und mein eigenes Verständnis ist noch nicht komplett...“

    Eine wundervolle Ergänzung zu Ruth Werner Autobiografie stellt das sehr offene Gespräch dar, das der Berliner Journalist Rudolf Hempel mit ihren Kindern Michael P. Hamburger, Janina Blankenfeld und Peter John Beurton über ihre Mutter, die verschiedenen Väter und ihr eigenes Leben führte. Die Antworten zeigen drei Menschen auf der Suche nach ihrer eigenen Position, die in „Sonjas“ turbulenter Kundschafter-Zeit ihren Anfang nahm und noch immer nicht zu Ende ist.

    Ruth Werner: Sonjas Rapport, Erste vollständige Ausgabe, Verlag Neues Leben, Berlin 2006, 384 Seiten, 19,90 Euro, ISBN 3-355-01721-3

    Filmdetails : Sonjas Rapport (1982)
    https://www.defa-stiftung.de/filme/filme-suchen/sonjas-rapport

    Regie: Bernhard Stephan, 119 Min., Farbe/Schwarz-Weiß, Spielfilm
    Deutsche Demokratische Republik (DDR)
    DEFA-Studio für Spielfilme, 1982

    Film-/Videoformat
    35 mm
    Länge in m
    3222
    Englischer Titel
    Sonya´s Report
    Premierendatum
    26.09.1982
    Anlaufdatum
    01.10.1982
    Literarische Vorlage
    Werner, Ruth: „Sonjas Rapport“, Autobiografie

    Filmplakat zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Grafiker: Otto Kummert
    Kurzinhalt (Deutsch)

    Eine junge Frau, aus fortschrittlichem bürgerlichen Hause stammend, geht Mitte der 1930er-Jahre mit ihrem Mann Rolf nach Shanghai. Obwohl sie ein Kind hat, ist sie nicht bereit, sich ins Privatleben zurückzuziehen. Sie lernt Dr. Richard Sorge kennen und beschließt, Kundschafterin zu werden. Nach einer Ausbildung in der Nähe von Moskau - sie bekommt den Tarnnamen Sonja -, wird sie mit dem Genossen Ernst in die Mandschurei zu ihrem ersten Auftrag geschickt. Sie hat ein Verhältnis mit Ernst, bekommt ein Kind von ihm. Durch einen neuen Auftrag, der sie nach Polen führt, wird sie von Ernst getrennt. Für ihre Arbeit erhält sie in Moskau den Rotbannerorden. Danach geht sie in die Schweiz, funkt Informationen über den bevorstehenden Krieg in die Sowjetunion. Sie begegnet Rolf und Ernst, die ein Auftrag in den fernen Osten führt. Sonja heiratet einen Engländer, um nicht an Deutschland ausgeliefert zu werden.

    (Quelle: Das zweite Leben der Filmstadt Babelsberg. DEFA-Spielfilme 1946-1992)
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist
    Filmstab

    Drehbuch

    Bernhard Stephan

    Szenarium

    Manfred Freitag
    Joachim Nestler

    Darsteller

    Györgi Kinga Tarjan (Sonja)
    Olgierd Lukaszewicz (Rolf)
    Hartmut Puls (Ernst)
    Karla Runkehl (Ollo)
    Erwin Berner (Len)
    Rolf Hoppe (Von Schlewitz)
    Swetlana Schönfeld (Lisa)
    Henry Hübchen (Erwin)
    Thomas Neumann (Karl Hoffmann)
    Talgat Nigmatulin (Feng)
    Wladimir Din (Matsumoto)
    Tariel Kassumow (Andrej)
    Achim Wolff (Italienischer Schiffsoffizier)
    Ursula Christowa-Staack (geb. Staack) (Ehefrau des Nazifunktionärs)
    Paul Berndt (Nazifunktionär)
    René Schönenberger (Schweizer Polizist)
    Doris Thalmer (Ehefrau (Altes jüdisches Ehepaar))
    Willi Schwabe (Ehemann (Altes jüdisches Ehepaar))
    Tjo Den-Gu (Chinesischer Apotheker)
    Ruth Kommerell (Großmutter)
    Lars Rollberg (Micha)
    Franziska Rollberg (Nina)
    Birgit Frohriep (Gerda)
    Ralf-Günter Krolkiewicz (Fred)
    Anette Kralisch (Lisas Tochter)
    Mario Aßmann (Lisas Sohn)
    Petra Dobbertin (Erwins Frau)
    Galina Chan (Ludmilla)
    Wassili Pak (Diener / Japanischer Soldat)
    Harry Merkel (Matschke)
    Ilona Brömmer (auch: Brömmer-Weiß) (Blonde Dame)
    Wladislaw Ogai (Janpanischer Offizier)
    Juri Zoj (Japanischer Soldat)
    Alexander Chan (Chinesischer Grenzsoldat)
    Holger Eckert (Hausherr)
    Gerhard Petri (Friseur)
    Jürgen Hohmann (Artist)
    Barbara Müller (Funkerin)
    Renate Heymer (Blonde Dame)
    Marga Hofmann (Dame der Gesellschaft)
    Gabriela Stanek (Dame der Gesellschaft)
    Renate Stephan (Dame der Gesellschaft)
    Ria Fischer (Dame der Gesellschaft)
    Nil Lath (Dame der Gesellschaft)
    Christel Szcesny (Dame der Gesellschaft)
    Cosima Wujee (Dame der Gesellschaft)

    Regieassistenz

    Harald Fischer (Assistenz-Regie)

    Kameraassistenz

    Norbert Kuhröber
    Dietram Kleist

    Dramaturgie

    Anne Pfeuffer

    Ton

    Klaus Tolstorf
    Gerhard Ribbeck (Tonmischung)

    Maske

    Jürgen Holzapfel
    Christa Eifler

    Requisite

    Herbert Rother
    Klaus-Dieter Ernst

    Produktionsleitung

    Erich Albrecht

    Aufnahmeleitung

    Lutz Wittcke
    Karl-Heinz Rüsike

    DEFA-Fotograf

    Dietram Kleist

    Synchronisation (Sprecher)

    Ursula Werner (Sonja)
    Reinhard Kuhnert (Rolf)
    Zhaoming Pan (Matsumoto)
    Angel Stojanow (Andrej)
    Enbin Yang (Chinesischer Apotheker)

    Kurzinhalt (Weitere Sprachen)

    A metà degli anni ’30, una giovane donna della borghesia progressista, si trasferisce col marito Rolf a Shanghai. Nonostante abbia un figlio, non è disposta a ritirarsi a vita privata. Dopo aver conosciuto il Dr. Richard Sorge decide, così, di diventare esploratrice. Dopo una breve formazione nei pressi di Mosca, dove le assegnano il nome in codice Sonja, la donna viene mandata con il compagno Ernst in Manciuria per la sua prima missione. Dalla relazione con Ernst nasce un figlio. Per il suo lavoro Sonja viene insignita con un’onorificenza, dopodiché si trasferisce in Svizzera, dove radiotrasmette all’Unione Sovietica il pericolo dell’imminente guerra. Pur rincontrando Rolf e Ernst, sposerà un inglese, per non finire in mano ai tedeschi. (Italienisch)
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist
    Filmstill zu „Sonjas Rapport“

    (R: Bernhard Stephan, 1982) Fotograf: Dietram Kleist

    #Allemagne #Royaume_Uni #URSS #espionnage #femmes #biographie #communisme #histoire #nucléaire #bombe_atomique #guerre_froide

  • L’art de la résistance, Quatre ans dans la clandestinité en France, Justus Rosenberg
    https://www.editionsdivergences.com/livre/lart-de-la-resistance

    Extrait

    Les vêtements de ville avaient été placés là où ils le devaient, derrière la corbeille de linge, dans un angle discret de la buanderie de l’hôpital. J’avais réussi à obtenir ma sortie du camp d’internement nazi en simulant des maux d’estomac atroces, mais je m’attendais à tout sauf à subir une véritable opération de l’appendicite. L’entaille de mon abdomen était loin d’être cicatrisée, ce qui ne m’avait pas empêché de me rendre aux toilettes au moment voulu et maintenant, si j’arrivais à me glisser dans les vêtements que l’agent de la Résistance (déguisé en curé) avait laissés pour moi, puis à déambuler à travers l’hôpital sans éveiller les soupçons, je n’avais plus qu’à gagner à bicyclette la maison de repos de Lyon sans semer mes intestins sur le boulevard ! Je suis descendu le long de l’escalier monumental de l’hôpital et j’ai poussé les lourdes portes du hall d’entrée. La bicyclette était garée près d’un banc, comme prévu. Précautionneusement, je me suis mis en selle et j’ai dévalé la longue voie privative jusqu’à la route principale d’où, une main posée sur mon estomac, j’espérais pédaler vers la liberté. Les autos filaient autour de moi, la brise de l’été finissant jouait dans mes cheveux, mais soudain le crescendo plaintif de ce que je pris pour une sirène de police s’éleva derrière moi. Avais-je été trahi ? Étais-je en fin de compte sur le point d’être renvoyé dans le camp et de là à Auschwitz ?

    Une vie intrépide dans la Résistance
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2024/04/30/en-bref-2-boni-broqua-balteanu-rosenberg

    Né à Dantzig, élégant, les cheveux blonds et le regard clair, ce jeune étudiant n’avait pas « l’air juif » que cherchaient les antisémites des années 1930. Adolescent, il a pu échapper à un sinistre pogrom. Plus tard, il a appris qu’en changeant Justus en Justin, il pouvait passer pour un bon catholique français. Sa langue impeccable, malgré quelques intonations polonaises ou allemandes avait, disait-il, été apprise en Alsace. Et le tour était joué !

    Justus Rosenberg est né en 1921 dans une famille de gros commerçants juifs. Ce qui offre au lecteur un portrait rare de la communauté juive dans cette ville disparue. Ils sont juifs allemands dans un territoire rendu à la Pologne en 1918, mais où les Polonais catholiques sont minoritaires. Quand la guerre est déclarée, le jeune homme a déjà été envoyé par sa famille en France pour faire ses études à la Sorbonne. Il se considère comme polonais et tente en vain, en pleine débâcle française, de rejoindre l’armée polonaise à Coëtquidan. Durant toute la Seconde Guerre mondiale, entre Paris, Bayonne, Toulouse, Marseille et Grenoble, il a occupé des fonctions inattendues dans la #Résistance, qu’il raconte dans ce livre modeste, divisé en de brefs chapitres. Le récit est alerte, sobre et précis, il attrape aussitôt le lecteur.

    Son long périple suit le fil de ses rencontres. Il entre en contact avec des réseaux d’entraide puis de résistance. À Marseille, il est recruté par Varian Fry, un Américain chargé d’aider des intellectuels reconnus à se réfugier aux États-Unis ; il en devient un des principaux organisateurs. Les portraits de ces candidats à l’exil, des surréalistes à Walter Benjamin, sont précieux, voire ironiques (le pape André Breton, notamment). Puis, il entre en contact avec le mouvement de résistance française Combat qui le mobilise dans diverses fonctions jusqu’à la fin de la guerre. On suit son expérience d’agent de renseignements déguisé en représentant de commerce, sa participation au maquis près du Vercors, sa participation à des embuscades, ses blessures, ses contacts avec la mort. Autant de récits propres à tous les anciens résistants, parfois originaux, dans lesquels il ne se présente ni en héros ni en désillusionné. On voit un homme intrépide, courageux et réfléchi, qui doit beaucoup à la chance et qui fait ce qu’il doit faire. Rien de plus.

    « Sobre et précis », en effet. Les actions et scènes rapportées le sont au moyen d’une écriture à la fois dense et légère. Par exemple, dans les chapitres d’ouverture, lorsqu’à Dantzig au printemps 1937, il observe, d’abord depuis la rue, parmi les pogromistes, puis de la boutique familiale "Un pogrom dans le style allemand", ou lorsqu’en chemin vers Paris, il se rend en septembre 1937 à un meeting d’Hitler au Palais des sports de Berlin, ce qu’il n’avait pu faire à Dantzig en raison de l’interdiction paternelle. "On disait que ses meetings étaient de puissantes performances théâtrales et j’avais besoin d’en juger par moi-même". L’amateur de la musique de Wagner indique : " Je crois que le leader a emprunté au compositeur une part de ses capacités hypnotiques, une manière d’accompagner les émotions du public jusqu’au point de ferveur extrême où il ne semble plus y avoir aucune réalité extérieure à la Gesamtkunstwerk à l’oeuvre d’art totale- opératique ou nationale-socialiste - qui exerce son empire sur son public."

    #Livre #histoire #Troisième_Reich #nazisme #biographie

  • Comment rédiger une #biographie de #scientifique sur #Wikipédia ?

    Après avoir écrit une centaine de biographies de scientifiques, des réflexes s’instaurent, on trouve des raccourcis et on note des #astuces. Suite à plusieurs demande de collègues universitaires, je vous propose dans ce billet un retour d’expérience sur ma méthode, imparfaite et qui évoluera certainement au cours du temps, afin d’y piocher des idées et des pratiques qui pourraient faciliter votre travail de rédaction sur Wikipédia.

    Vous connaissez le concept d’#admissibilité de Wikipédia ?

    Avant de vous lancer tête baissée dans la rédaction d’une biographie sur Wikipédia en français, vérifiez que votre scientifique est suffisamment notable pour avoir droit à sa biographie et listez les sources secondaires qui attestent de ladite admissibilité. En effet, une scientifique doit respecter un critère parmi la liste ci-dessous pour avoir sa biographie sur l’encyclopédie francophone :

    - Avoir été le sujet principal d’un ouvrage publié à compte d’éditeur ;
    – Être mentionnée dans une encyclopédie de référence (Dictionnaire universel des créatrices, Encyclopædia Universalis, Encyclopædia Britannica, etc.) ;
    - Avoir reçu un prix scientifique reconnu nationalement ou internationalement (prix Nobel, médaille d’or ou d’argent du CNRS, médaille Fields, prix Acfas ou une autre distinction bénéficiant d’une reconnaissance similaire) ;
    - Avoir été le sujet principal d’au moins deux articles ou émissions espacés d’au moins 24 mois dans des médias d’envergure nationale ou internationale (à vérifier via Europresse ou Google Actualités) ;
    – Être considérée comme étant à l’origine d’une théorie largement diffusée ;
    - Être considérée comme un autrice de référence dans le domaine concerné ;

    Une fois ce critère coché, il faut qu’il soit étayé par une source secondaire ou tertiaire (la source parle de la personne, au contraire d’une interview) de qualité. Elles sont listées dans l’observatoire des sources de Wikipédia si vous avez un doute.

    A noter que la page du laboratoire de la chercheuse est donc une source primaire insuffisante pour prouver l’admissibilité.

    Vous ne trouvez rien alors que pour vous cette scientifique est une sommité du domaine ? Félicitations ! Vous venez de dénicher une future publication à rédiger. Suivez les conseils ci-dessous et proposez à une revue scientifique votre article. Pour limiter le travail à réaliser, l’astuce est de publier en licence Creative Commons (CC-BY-SA) , pour pouvoir vous appuyer dessus lors de la rédaction de ce futur article Wikipédia.
    Créer le squelette de la biographie

    Le critère d’admissibilité est trouvé, accompagné de ses sources ? Il est temps de passer à la rédaction. Toutes les biographies de scientifiques ont une structure plus ou moins similaire. On peut trouver ce squelette sur Wikipédia et le résumer à deux grandes parties : la biographie et les travaux. Entre les deux on trouve un résumé qui introduit l’article et à la fin les publications, les sources, des liens externes pour aller plus loin et ce qui indexe la page, à savoir les portails et les catégories. Bien sûr, cette structure est à adapter au parcours de la personne et aux sources disponibles.

    Pour ma part, je pars d’un squelette que je reprend pour chaque nouvelle page de géographe. Ci-dessous ce vilain petit wiki-code est à copier-coller dans votre future page (ou sur ce bac à sable qui n’attend que vous) où il se transforme en de magnifiques cygnes qui composeront votre future biographie :

    –---

    {{Infobox Biographie2}}

    == Biographie ==

    == Travaux ==

    == Publications ==

    === Ouvrages ===

    === Articles ===

    == Références ==
    <references />

    == Liens externes ==
    {{Liens}}

    {{Portail|Géographie}}

    {{CLEDETRI :}}
    [[Catégorie:Géographe français]]
    [[Catégorie:Géographe du XXIe siècle]]

    –----

    La rédaction de l’article en pratique

    A côté de ma page Wikipédia en cours d’écriture, j’ai généralement Wikidata pas très loin pour y ajouter les informations rencontrées. Ensuite, j’ai toutes mes sources affichées dans différents onglets de mon navigateur web (s’il y a beaucoup d’onglets, c’est bon signe pour la notoriété). Ces sources, je vais les éplucher minutieusement, une par une, de la plus générale à la plus spécialisée. Je commence donc par un source courte, comme un petit In memoriam ou un article de journal grand public pour peu à peu aller vers des recensions d’ouvrages ou des portails spécialisés de la recherche.

    Pour chaque phrase, je source l’origine de l’information. Après le décorticage de la première source, j’ai donc généralement 42 renvois uniquement vers celle-ci. Quand une deuxième source de même qualité dit la même chose, je supprime une de ces mentions pour la remplacer par cette nouvelle source afin de diversifier l’origine des d’informations. Quand deux sources se complètent, je les cite à la suite. Et peu à peu, source après source, l’article prend forme : des sous-parties apparaissent, je déplace des sections, j’en ajoute d’autres, je reformule et je synthétise.
    Le résumé introductif : un début en attente

    Un article Wikipédia commence par un résumé introductif qui synthétise tout l’article. Il est donc logiquement difficile à rédiger au commencement de la page. Les sources étant dans l’article, par convention c’est donc le seule endroit de la biographie où il n’y a pas d’obligation de mentionner ses sources. Au tout début de la rédaction, je me contente d’une phrase, dont la structure très précise (rappelée ici) permet de ne pas laisser une section vide :

    La section biographie : retracer le parcours

    Les sources généralistes me permettent de retracer la formation et le cursus professionnel de la chercheuse. J’essaye de montrer comment la personne est devenue géographe : le milieu social de départ, d’où lui vient sa vocation et depuis quand, s’il y a eu des personnes clés ou des moments charnières, puis quelles ont été les grandes étapes qui l’ont conduites à son poste actuel. Au besoin, et uniquement quand cela permet de resituer l’environnement familial, je mentionne dans une sous-partie “vie privée” les conjoints et conjointes ainsi que les enfants qui travaillent dans le monde de la recherche. Cette section est plus présente dans les biographies de femmes que chez celles des hommes : lors de cet ajout je vais donc aussi indiquer cette information chez les hommes. Sauf s’il y a un apport d’enseignement important, par exemple l’ajout de cours de géographie de l’environnement pour la première fois dans le pays, je ne mentionne pas les TD, TP et les cours magistraux (encore moins le nombre d’heures et les dates, le CV HAL est idéal pour ça et il apparaît déjà dans les liens externes). Par contre je cite les différentes universités où elles sont passées, toujours avec des sources.

    A travers cette section, je cherche à montrer la construction disciplinaire et personnelle de la scientifique… En fonction de ce que m’offrent les sources (en France par exemple : deces.match.id, ID REF, Theses.fr, BNF etc). Une fois la biographie complétée, la section sur les travaux en est la transition logique.
    Expliciter les apports à la science : la partie travaux

    Dans cette partie, je choisis généralement un plan chronologique : je pars du sujet de thèse (trouvable sur Theses.fr en France), puis je poursuis sur l’évolution thématique, sans oublier la potentielle Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), étape facile à identifier. En plus de la date des sources, l’évolution des titres des ouvrages ou des articles scientifiques est généralement une bonne aide. Je lis ensuite les recensions desdits ouvrages et je regarde les livres spécialisés qui mentionnent les travaux, via Isidore, Cairn (accessible via la bibliothèque de Wikipédia) ou Google books.

    C’est pour moi la partie clé d’une biographie de scientifique et j’y accorde le plus d’attention. Je cherche à comprendre l’apport à la discipline et les méthodes utilisées, en m’appuyant au besoin par des ouvrages d’épistémologie de la discipline pour faire comprendre le contexte et les enjeux. Je me relis régulièrement en vérifiant qu’il n’y a pas (trop) de mots techniques ou qu’ils renvoient bien vers une page Wikipédia les définissant. L’article doit être accessible et compréhensible pour un jeune public, en étant progressif : du plus simple au début, au plus technique à la fin. L’avalanche de termes techniques empruntant au grec ET au latin est parfait pour une thèse, on peut les vulgariser sans perdre en qualité de discours sur Wikipédia. Le formalisme mathématique est sans doute très élégant mais le sera tout autant avec une phrase expliquant la signification de la formule.

    Quand j’estime la section complète, je finis en rédigeant l’introduction de la section. Elle se compose d’une phrase générale qui permet de situer la spécialité, la problématique et le contexte des recherches avant d’annoncer de potentielles sous-parties.
    Les autres sections possibles

    Si la chercheuse a eu une prise de position sur la société, sur la politique ou syndicale, toujours appuyée par des sources on le rappelle, elle trouve sa place dans une partie “Engagement”. Je glisse la participation dans des revues soit en sous-partie des travaux ou dans une section “Activités éditoriales”. Les prix trouvent leur place dans une partie “Hommage et distinction” et la visibilité des travaux à travers le temps dans “Postérité”.
    Publications, catégories et clé de tri et autre wikification

    Je finis l’article avec une liste de ses ouvrages, lorsqu’il y en a (avec mention de la traduction en français des titres), et 5 publications parmi les plus importantes. En même temps, je vais rajouter lesdites publications en tant que sources dans d’autres pages de l’encyclopédie. Cela prépare la découvrabilité de la future biographie dans Wikipédia tout en améliorant la fiabilité des autres pages.

    Il me reste à ajouter les catégories, la clé de tri pour que le classement par ordre alphabétique soit effectif, les portails, une potentielle bibliographie et un “Voir aussi” vers des biographies de scientifiques de thématiques proches. Ici encore, le squelette proposé ci-dessus par Wikipédia est un bon guide.

    Je finis par une synthèse de la page dans le résumé introductif, que nous avions laissé de côté au début de l’article. Je publie mon brouillon dans l’espace principal de Wikipédia et je vais rajouter cette page dans une “déclaration” de Wikidata.
    Après publication : mise en valeur de la page

    Une fois la biographie publiée, je laisse reposer la page une nuit avant de la relire, l’illustrer (voire rajouter la description de l’image, souvent oubliée), reformuler des phrases et chasser les coquilles. Il arrive souvent que mon moteur de recherche fasse entre temps remonter des sites mal référencées et qui sortent à présent dans les dix premiers résultats ou dans son onglet photos. Je complète l’article avec ces nouvelles sources.

    Si je tombe sur une anecdote amusante ou originale, je vais la proposer pour “Le saviez-vous” afin d’offrir une visibilité à la biographie via la page d’accueil et de bénéficier de la relecture de la communauté sur le travail réalisé.

    Je rajoute ensuite des liens internes dans les autres pages de l’encyclopédie (généralement à partir des articles de la section “Publications”). J’ajoute les portails sur la page de discussion et je vais indexer l’article sur des outils qui en font la communication au delà de l’encyclopédie.
    Bilan

    Ce billet vise à offrir des pistes et non à imposer une norme de travail : j’ai notamment mentionné des sources pertinentes pour le public français mais qui sont à adapter pour d’autres pays.

    Rédiger une biographie de scientifique avec cette méthode me prend entre 6 à 8h de travail. Je fractionne généralement les différentes étapes : le recherche des sources, la biographie, les publications/catégories et les travaux. Il arrive même que plusieurs mois passent entre chaque section. La moyenne basse est réservée aux personnes dont je connais la thématique (cartographie par exemple). Pour les biographies où je créé moi-même des illustrations, il faut rajouter entre 1 à 3h de travail par illustration.

    Enfin, Wikipédia fonctionne de manière collective : des personnes peuvent reprendre et compléter certains manques de la biographie après sa publication. L’article parfait n’existe pas !

    https://wikif.hypotheses.org/1377
    #aide #conseils #rédaction #page_wikipédia #ESR #université

  • Des #livres sur #Bruno_Manser :

    Bruno Manser. La voix de la forêt

    En 1984, Bruno Manser, jeune suisse opposé à la société industrielle, découvre son paradis perdu : la forêt pluviale de #Bornéo et ses habitants, le peuple #Penan avec lequel il vivra pendant 6 ans. Face aux tronçonneuses et aux bulldozers des compagnies forestières qui déboisent ce territoire, Manser se lance dans l’#activisme et consacre sa vie à la défense de la #forêt_tropicale et les droits des peuples indigènes.
    Disparu au cours de son dernier voyage au #Sarawak en mai 2000, il est officiellement disparu et présumé mort en 2005... Ce #livre retrace la vie de ce personnage étonnant et hors-norme devenu un héros malgré lui. L’intégralité des bénéfices de ce livre sera reversée au Bruno Manser Fonds.

    https://www.hobo-diffusion.com/catalogue/9782954667126-bruno-manser-la-voix-de-la-foret

    #déforestation #Malaisie #biographie

    –-

    et des films sur Bruno Manser :
    https://seenthis.net/messages/1145529

    • Lettre à Bruno Manser

      This photographic tribute to Bruno Manser is the first collaboration between Isabelle Ricq (b. 1983, France) and Christian Tochtermann (b. 1977, Poland). Isabelle specializes in documentary photography, Christian in architecture photography.

      Isabelle spent several years in this Indonesian portion of Borneo photographing the destruction of the forests and their replacement by gigantic palm-oil plantations, when she first heard of Bruno Manser. Seen from the other side of the border, Sarawak appeared to have preserved some of its forested areas thanks to native resistance and to the region’s high mountains, which seemed difficult to clear.

      It is with this naive view that they travelled for the first time to Bario, the place where Manser had disappeared 11 years earlier and which, they believed, must have been preserved. They arrived a year after a road leading to these high plateaux had been laid, and instead of finding a peaceful forest, they found the source of the situation documented in Indonesia: the opening of the road led to the arrival of trucks and the decline of the nomad populations.

      Once back in Europe, they gathered all the documentation they could find on this territory. Among these works was Voices from the rainforest, published by Bruno Manser in 1994. Upon opening it, they were surprised by the signature on the title page. It was completely unexpected, and made them feel as though Manser’s inscription was addressed to them, since this book appeared to have remained unopened. It was an invitation to take a closer look at this region, an invitation to return there, year after year.

      As though in answer to that message, they are now addressing the photographs in the book to Bruno Manser, that sincere and passionate man whom they would have liked to meet and who, over the years, simply became ‘Bruno’.

      https://sturmanddrang.net/collections/books/products/ricq-tochtermann-letter-to-bruno-manser?variant=14800576479267
      #photographie

    • Rainforest Hero: The Life and Death of Bruno Manser

      Ruedi Suter’s Rainforest Hero: The Life and Death of Bruno Manser was published in German in 2005 and translated into English in 2015. The book charts the life of the missing, presumed dead rainforest activist, Bruno Manser, who even in death is a rallying point for his own non-government organization, the Bruno Manser Fund (BMF) and others. Bruno’s disappearance starts and closes this otherwise chronological account of his life. It is now over 16 years since Bruno disappeared. The Swiss courts have declared him dead; life goes on, as do questions surrounding his last minutes. His family, friends and colleagues at BMF do not know how he died.

      A Foreword, by Wade Davis, outlines the world of Sarawak’s indigenous Penan community providing the context for readers not intricately tied to or aware of the conflicts and changing land-use patterns of the state. This formerly nomadic group harvested the forest’s resources as they circulated through areas of forest its members claimed. However, with the opening of the forest to logging and the subsequent loss of natural resources including wood, rattan, wild game and other jungle produce, the Penan have found themselves in conflict with logging companies and the state. They were and are battling not only for natural resources and their traditional way of life, but for survival itself.

      https://www.abebooks.fr/9783905252897/Rainforest-Hero-Life-Death-Bruno-3905252899/plp

  • Intelligence, mais avec l’ennemi
    https://laviedesidees.fr/Roussel-Jusqu-au-bout-de-la-nuit

    Benoist-Méchin (1901-1983) a déployé d’immenses efforts pour collaborer avec les nazis et, après la guerre, influencer les dictateurs du #monde_arabe. Comment un homme aussi brillant a-t-il pu autant œuvrer à l’autoritarisme et à la force ?

    #Histoire #guerre_mondiale #nazisme #intellectuels #biographie
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20251022_benoitmeschiin.pdf

    • ... l’invraisemblable obstination de Benoist-Méchin dans l’erreur de son engagement pro-allemand [pro-nazi, en fait] durant l’Occupation, tout comme son dévouement aux chefs arabes autoritaires (et souvent davantage) pendant la guerre froide, s’ancrait dans sa fascination pour les hommes à poigne et son obsession de l’ordre. La sensibilité esthétique y jouait aussi un rôle non négligeable.

      [...]

      Doué d’intelligence, de talent musical et de discernement esthétique, Benoist-Méchin ne s’en remettait pas moins, pour la gouvernance de la société humaine, à la force brute commandée par une supposée « loi biologique » aveugle, anonyme, insensible à l’existence. Maintes fois mise en relief, sa sensibilité littéraire ne s’est pas étendue (ni appliquée) au genre humain.

      (la note est un peu blabla humanisme et démocratie)

      #esthétique_fasciste #culture #intellectuel

    • Ceci nous amène à la question de l’intelligence. Certes, ce travail bien mené cerne avec justesse des événements clés, tout en situant de manière précise leurs protagonistes, donnant à voir de l’intérieur tout un pan de l’évolution du XXe siècle des années 1920 jusqu’aux années 1970. Mais la question « humaine » retiendra peut-être encore plus l’attention. Car l’itinéraire, la psychologie et les choix de cet individu hors du commun nous obligent à réfléchir sur bien des idées reçues sur l’intelligence, la culture, la sensibilité et les dons artistiques.

      Sur cette question « humaine », je dois dire que l’on reste totalement sur sa faim. On a un exposé factuel très intéressant mais à peu près rien sur ce qui le motivait, le faisait « fonctionner ». On perçoit, tout au long de sa vie, une très haute estime de soi et une certitude absolue d’être – éventuellement le seul – à être dans la bonne direction (avec le résultat que l’on connait), matinée, sans doute, d’une inquiétude existentielle liée à son homosexualité probable mais jamais vraiment révélée et la menace qui plane en cas de sa révélation dans ce milieu nationaliste puis collaborationniste.

      On n’en saura pas beaucoup plus que ceci, p. 37 :

      On ne sait rien de la vie privée du jeune Benoist-Méchin mais on peut supposer que son homosexualité était au moins latente.

      (remarque : on n’en sait pas plus pour les périodes postérieures)

      L’auteur insiste aussi sur la présence d’amies femmes au centre de réseaux littéraires étendus qui l’ont soutenu et apprécié dans sa jeunesse et par la suite : Adrienne Monnier, sa compagne Sylvia Beach (qui l’amènera à contribuer à la traduction de Ulysses de James Joyce) et Louise Weiss.

      Adrienne Monnier — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Adrienne_Monnier


      Adrienne Monnier dans sa librairie par Henri Manuel, vers 1925.
      Source Ville de Paris / Bibliothèque Marguerite Durand.

      Adrienne Monnier (26 avril 1892 à Paris - 19 juin 1955 à Paris) est une libraire, éditrice de livres, organisatrice de soirées et rencontres littéraires, écrivaine et poétesse française.

      Sa librairie « La Maison des Amis des Livres » au 7 rue de l’Odéon est considérée comme « le foyer d’idées le plus attractif de l’époque » selon André Breton.

      Elle participe avec sa compagne Sylvia Beach, fondatrice de la librairie « Shakespeare and Company », à la première édition en langue originale d’Ulysse de James Joyce et est responsable de sa première édition en langue française

      Sylvia Beach — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvia_Beach


      Sylvia Beach à Paris, en 1920.

      Sylvia Beach, née Nancy Woodbridge Beach le 14 mars 1887 à Baltimore, Maryland et décédée le 3 octobre 1962 à Paris 6e, est une libraire, traductrice et éditrice américaine.

      Elle est connue pour sa célèbre librairie parisienne Shakespeare and Company où elle publie, en 1922, la première édition d’Ulysses de James Joyce.

      Louise Weiss — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Weiss


      Louise Weiss en juillet 1980

      Louise Weiss, née le 25 janvier 1893 à Arras et morte le 26 mai 1983 à Paris, est une journaliste, femme de lettres, féministe et femme politique française, notamment doyenne des députés au Parlement européen (1979-1983).

      [pacifiste et féministe dans l’entre-deux-guerres]

  • Wild Bill Bunge — #William_Bunge

    There are unfortunately few sources of biographical information on William Bunge. Here, I rely on the autobiographical first chapter (”Preface and Acknowledgements: Rethinking”) to Bunge’s last published book, the Nuclear War Atlas (1988); UCSB professor Michael Goodchild’s (2008) review [pdf] of Bunge’s (1962) Theoretical Geography; many of Bunge’s articles (see “Further reading” below); and a handful of secondary sources.

    (et le reste en ligne...)
    https://indiemaps.com/blog/2010/03/wild-bill-bunge
    #biographie
    ping @reka

  • Zum Tod von Uljana Havemann: Als sie erfuhr, dass sie sterben muss, sagte sie: „Wir heiraten jetzt“
    https://www.berliner-zeitung.de/kultur-vergnuegen/zum-tod-von-uljana-havemann-als-sie-erfuhr-dass-sie-sterben-muss-sa

    Uljana Havemann im Herbst 2024

    Lenina Huxley is dead.

    Anja Reich - Die Regisseurin Uljana Havemann starb am 3. August im Alter von 51 Jahren in Berlin. Kaum jemand wusste von ihrer schweren Krankheit. Ein persönlicher Nachruf auf eine ungewöhnliche Frau.

    Drei Jahre vor ihrem Tod habe ich Uljana zum ersten Mal getroffen, im Sommer 2022 in einem Café in Prenzlauer Berg. Eine Filmproduzentin hatte zu einem Treffen eingeladen. Es ging um die Verfilmung meines Buches „Der Fall Scholl“, der Geschichte des Ludwigsfelder Bürgermeisters, der nach fast 50 Jahren Ehe seine Frau ermordet hatte. Ich sollte die Regisseurin kennenlernen.

    Das Café war voll, aber Uljana fiel mir gleich auf. Groß, blass, die blonden Haare auf eine gezähmte Art wild. Sie trug ein weites Kleid und ein Tuch um die Schultern, als würde sie frieren. Eine Erscheinung wie aus dem Berlin der 20er-Jahre oder einem Tschechow-Stück. Das Gegenteil von den Kleinbürgern der Brandenburger Stadt, die ich im Buch beschrieb.

    Aber für Uljana schien es keine wichtigere Geschichte zu geben. Sie hörte zu, stellte Fragen, wollte alles verstehen. Den Ort, die Beziehung, die Zeit. Wir trafen uns wieder. Sie erzählte mir von ihrem Leben, ich ihr von meinem. Sie kam aus Ost-Berlin, wohnte in Westend, war in Los Angeles zur Filmschule gegangen, hatte in New York Kurzfilme gedreht. In ihrer Familie schien sich die europäische Geschichte des 20. Jahrhunderts zu versammeln. Russen, Ukrainer, Juden, alter preußischer Adel, DDR-Dissidenten, DDR-Nomenklatura. Sie strahlte eine große Weltläufigkeit aus, schien aber immer noch auf der Suche zu sein, nach ihrem Weg im Leben, nach neuen, anderen Perspektiven.
    Mutter von Uljana Havemann: „Das Russische war ihr immer näher“

    Uljana Havemann wurde am 16. Oktober 1973 in Berlin-Mitte geboren und nach ihrer ukrainischen Urgroßmutter benannt. Ihre Mutter, eine Kunsthistorikerin, war Russin, ihr Vater, ein Physiker, kam aus der DDR. Die Eltern lernten sich beim Studium an der Moskauer Lomonossow-Universität kennen, heirateten in Kiew, zogen zusammen nach Ost-Berlin. Er arbeitete an der Akademie der Wissenschaften, sie im Amt für industrielle Formgestaltung, später in Potsdam.

    Uljana war die jüngere von zwei Schwestern. Eine Sturzgeburt, sagt ihre Mutter, sie habe es gerade noch rechtzeitig in die Charité geschafft. So sei Uljanas ganzes Leben gewesen. Alles musste immer ganz schnell gehen. Als habe sie gewusst, dass sie keine Zeit zu verschenken hatte. „Uljanchen“ nennt Jelena Jamaikina ihre Tochter. Sie spricht von ihr in der Gegenwart, als sei sie noch da.

    Mit eins wurde Uljanchen krank, Krebs, musste in die Klinik, bekam Chemotherapie und Bestrahlungen. Mit zweieinhalb gingen die Eltern für ein halbes Jahr nach Moskau und brachten die Kinder bei den Großeltern im Kaukasus unter. Als Uljana von dort zurückkam, sprach sie fließend Russisch. Ihre deutsche Großmutter war entsetzt. Uljana holte schnell auf. Aber das Russische, sagt die Mutter, sei ihr immer näher gewesen. Auch vom Temperament her.

    Zeitreise auf der Karl-Marx-Allee: Was Hermann Henselmanns Enkelin über den Großvater sagt

    13.02.2025

    „Der Fall Marianne Voss“ auf Arte basiert auf dem Ludwigsfelder Mordfall Brigitte Scholl

    22.03.2024

    Sie beschreibt ihre Tochter als ein Mädchen, „das von Gott reich beschenkt wurde“, schön, klug, mit vielen Talenten, „ein wunderbar liebenswerter Mensch“. Sie lernte Flöte und Geige, brachte sich selbst das Klavierspielen bei, liebte schon als Kind das Theater. Als sie zehn war, nahm Käthe Reichel, eine Freundin der Mutter, sie mit zu Proben ins Deutsche Theater. Mit 14 verkaufte sie Tickets im Berliner Ensemble. In der Schule gehörte sie zu den Besten. Aber sie habe es nicht immer leicht gehabt, sagt ihre Mutter. Wegen ihres Großvaters Robert Havemann, dem DDR-Regimekritiker. Ihre Lehrerin erzählte vor der gesamten Klasse, Uljana komme aus der Familie eines Nazis. Uljana kam weinend nach Hause. Ihr Vater beschwerte sich beim Direktor, die Tochter wechselte die Klasse, ab der vierten ging sie auf die Russischschule, aber sie blieb eine Außenseiterin.

    „Uljana war nie ein normales ostdeutsches Kind“, sagt ihre Mutter. Erst kürzlich habe sie ihr erzählt, wie schlimm es manchmal in der Schule für sie gewesen sei. „Aber sie wusste, sobald sie am Strausberger Platz 19 ist, ist die Welt wieder in Ordnung.“
    Uljana Havemann: Angela Merkel war ihre Babysitterin

    Strausberger Platz 19, das war einer der Türme in der Karl-Marx-Allee, entworfen von Uljanas Großonkel, dem Architekten Hermann Henselmann. Die ganze Familie wohnte in diesem Turm, die Henselmanns und die Havemanns, beste Adresse, große Wohnungen, Blick über die Stadt. Künstler und Politiker gingen ein und aus. Wenn es Probleme gab, wurde im ZK angerufen, manchmal direkt bei Erich Honecker. Robert Havemann hatte in der NS-Zeit im Zuchthaus Brandenburg gesessen, in der Nachbarzelle von Honecker. Die Stasi verfolgte Havemann, Honecker beschützte ihn. Auf einer Etage wurde später eine Abhörzentrale der Staatssicherheit gefunden. Manchmal kam eine junge Kollegin des Vaters aus der Akademie der Wissenschaften, um auf Uljana und ihre Schwester aufzupassen. Sie hieß Angela Merkel.

    Uljana Havemann auf ihrer Hochzeit, vier Wochen vor ihrem Tod

    Uljana Havemann auf ihrer Hochzeit, vier Wochen vor ihrem Todprivat

    Uljana waren ihre Familie und ihre Herkunft wichtig, aber sie zeigte es nicht. Als ich sie einmal nach ihrem berühmtem Großvater fragte, erzählte sie mir, ihr Vater Utz Havemann sei kein leiblicher Sohn von Robert Havemann, sondern von seiner Mutter Karin von Trotha in die Ehe gebracht worden. Sie hatte nicht viele Erinnerungen an ihren Großvater. Sie war neun, als er starb. Als Uljanas Mann, der Filmproduzent Thomas Kufus, Uljana einmal vorschlug, eine Dokumentation über Robert Havemann zu drehen, lehnte sie brüsk ab. Da gebe es viel zu viele Verwerfungen und Fettnäpfchen.

    Uljanas Mutter sagt, sie hätten Havemann regelmäßig in seinem Haus in Grünheide besucht, auch während seines Hausarrests, als er Tag und Nacht von der Stasi bewacht wurde. Uljana und ihre Schwester durften ohne Ausweiskontrolle das Haus betreten.„Sie rannten vor und kündigten uns an.“ Thomas Kufus sagt, sie seien einmal zusammen im Haus in Grünheide gewesen, der neue Besitzer habe sie hineingelassen. „Uljana wusste alles noch ganz genau.“

    Ein Jahr vor dem Mauerfall, 1988, als ihr Onkel Florian Havemann, heiratete, durfte sie zum ersten Mal mit ihrer Familie nach West-Berlin fahren. Ihr Vater hatte Briefe ans ZK geschrieben, sich beschwert, dass ihnen die Genehmigung verweigert worden war. Es sei eine Schande für den sozialistischen Staat, dass die französische Familie von Florians Frau dabei sein dürfe, aber nicht seine Ost-Berliner Verwandtschaft. Selbst im Westen zu bleiben, auf die Idee wären sie nie gekommen, sagt Uljanas Mutter. Die Maxime der Familie war: Wir sind die Letzten, die das sinkende Schiff verlassen.

    Als das Schiff unterging, war Uljana 16 und noch in der Schule. Die Akademie der Wissenschaften, wo ihr Vater arbeitete, wurde aufgelöst, ihre Schwester zog mit einem West-Journalisten nach New York. Uljana verliebte sich in Robert Gold, einen Ost-Berliner, drei Jahre älter als sie. Ihre Jugendliebe, sagt ihre Mutter. Robert Gold beschreibt Uljana als furchtlose Frau mit einer irrsinnigen Energie, „sehr undeutsch“.

    Sie studierte Medien- und Theaterwissenschaften an der Humboldt-Universität, richtete große Essen für Freunde aus, besuchte ihre Schwester in New York, organisierte Theaterproduktionen in Prenzlauer Berg und einer stillgelegten Halle vom Kabelwerk Oberspree, arbeitete in der Öffentlichkeitsabteilung der Schaubühne, drehte zwei Kurzfilme mit dem Schauspieler Uwe Kockisch, einen in Berlin, einen in New York.

    Es ging um einen Wissenschaftler, der nach der Wende entlassen wurde und auf der Suche nach seiner großen Liebe war. „Kaputte DDR-Schicksale interessierten Uljana“, sagt ihre Mutter. Sie wollte Regisseurin werden. Aber als sie sich an der Filmhochschule Babelsberg für ein Regiestudium bewarb, sagte der Leiter zu ihr: Sie brauchen nicht mehr studieren, sie können doch schon alles.
    Uljana Havemann: „Kaputte DDR-Schicksale interessierten sie“

    Uljana flog nach Los Angeles, ging dort auf die Filmschule, arbeitete als Casterin, wurde zweimal für Preise nominiert, aber größere Aufträge blieben lange aus. „Uljana gehörte nicht zu dieser Filmschulblase“, sagt Robert Gold. „Sie war eine Quereinsteigerin“, sagt Thomas Kufus. Die hätten es schwer im Filmgeschäft, Frauen ganz besonders. Die Frauenquote sei für Uljana fast zu spät gekommen. „Es werden heute eher Regisseurinnen um die 30 gesucht, nicht um die 50.“

    Uljana und Thomas lernten sich 2012 kennen. Er drehte gerade in Israel einen Dokumentarfilm: „24 Stunden Jerusalem“. Sie erzählte ihm, dass ihr Großvater Robert Havemann in Yad Vashem für die Rettung von Juden im Nationalsozialismus geehrt worden war und ihr Cousin in Israel lebte. Er fragte, ob sie nicht mitkommen wolle.

    Die Literaturagentin Karin Graf, mit der Uljana befreundet war, beschreibt Thomas und Uljana als „ein ganz tolles Paar“. Die Attraktivität sei die Harmonie zwischen den beiden gewesen. „Sie lasen einander von den Augen ab, was sie wollten.“ Thomas teilte ihre Liebe für Russland, Uljana seine Leidenschaft für seine Filmproduktionen, die Themen, mit denen er sich beschäftigte. Krieg, Holocaust, Kolonialismus, Israel, Palästina, DDR, AfD, Ukraine, Russland. Als Putin die Ukraine überfiel, nahmen sie eine Ukrainerin auf.

    Sie lebte jetzt in einer Wohnung einer Villa mit Garten in Westend. Die Wochenenden verbrachte sie in der Nähe von Wittenberge an der Elbe. Uljana liebte die Natur und ihren Garten. Sie sei selbst wie ein Blume darin gewesen, sagt Karin Graf. Ihre Mutter spricht von den Lücken im freiberuflichen Alltag ihrer Tochter, die sie zu füllen versuchte. Uljana bekam inzwischen Aufträge für Fernsehproduktionen: „SOKO München“, „Ein Fall für zwei“, „Ein Sommer auf Langeoog“, ab 2017 lehrte sie am Schauspielinstitut der Kunstuniversität Graz. Aber sie hätte gerne mehr und weniger konventionelle Stoffe verfilmt. An meinem Buch über den Fall Scholl interessierte sie am meisten, wie eine Frau unter den Affären ihres Mannes litt, aber den Schein einer perfekten Ehe bewahrte, bis zu ihrem Tod.

    Wir sahen den „Fall Marianne Voss“ kurz vor der Fernsehpremiere in ihrem Wohnzimmer in Westend. Der Film war ein Erfolg, wurde im ZDF und auf Arte gezeigt, die Einschaltquoten waren hoch, die Kritiken gut. Uljana schickte mir jede einzelne, informierte mich über alle Reaktionen, die sie bekam, stärkte mir den Rücken, als der Sender aus juristischen Gründen meinen Buchtitel und meinen Namen nicht nennen wollte.

    Uljana Havemann, etwa 2007

    Uljana Havemann, etwa 2007Andre Rival
    Uljana Havemanns Mutter: „Sie hatte Angst, keine Angebote mehr zu bekommen“

    Sie war so stolz, so glücklich, hoffte, dass ihr nun der Durchbruch gelingen würde, wollte den Schwung mitnehmen, schnell ein neues Projekt anfangen, traf sich mit Drehbuchautoren und Produzenten. Als ich eine Weile nichts von ihr hörte, war ich sicher, sie stecke mitten in einem neuen Film. Als ich sie Ende November fragte, wie es ihr gehe, schrieb sie mir, ihr Film habe in Istanbul einen Preis gewonnen, auf der Reise sei sie krank geworden. Ob wir uns diesmal nicht in einem Restaurant, sondern bei mir zu Hause treffen könnten. Sie sei noch ein wenig schwach.

    Wir tranken Kamillentee, sie war dünn, aß wenig und fror. Heute weiß ich, dass sie damals schon ihre Diagnose kannte: ein aggressiver, schnell wachsender Tumor. Sie hat es niemandem außer ihrem Mann gesagt, lange nicht einmal ihrer Mutter und ihrer Schwester . Uljana habe ihre Diagnose nicht angenommen, wollte nicht krank sein, „war richtig empört“, sagt Thomas. Das Trauma aus ihrer Kindheit, als sie schon einmal Krebs hatte, holte sie ein, glaubt er. Ihre Mutter sagt, die Brutalität des Filmgeschäftes sei schuld daran, dass sie nicht darüber sprach. „Sie hatte Angst, dass sie keine Angebote mehr bekommt, wenn bekannt wird, dass sie krank ist.“

    Nach der Chemotherapie flog sie nach Sri Lanka zu einer Ayurveda-Kur. Als sie zurückkam, ging es ihr besser. Sie ging zur Berlinale, nahm im Mai an der Verleihung des Deutschen Filmpreises teil, sah blendend aus, bekam Komplimente von allen Seiten. „Sie wollte gesund sein, sie wollte arbeiten“, sagt Thomas. Die Universität Graz gab ihr einen neuen Lehrauftrag für das kommende Wintersemester, mit Senator-Film war sie im Gespräch für einen neuen Film. Im September sollten die Dreharbeiten beginnen. Als der Produzent sie zur Besprechung einlud, musste sie absagen, ihre Schmerzen waren zu stark.

    Es ging alles so schnell, sagt Thomas. Mitte Juni war sie noch mit einer Freundin in Ibiza, Ende Juni kam der Befund: Metastasen überall. Der Arzt im Virchow-Klinikum sagte: „Sie haben drei Möglichkeiten: ins Hospiz zu gehen, nach Hause zu gehen oder hier zu bleiben.“ Sie hätten beide geschrien, sagt Thomas. Dann habe Uljana gesagt: „Wir heiraten jetzt.“
    Vier Wochen vor ihrem Tod: „Wir haben geheiratet, Mama“.

    Es war der 4. Juli. Uljana hatte alles vom Krankenbett aus organisiert, mit der Juwelierin gechattet, den Blumenkranz für ihr Haar ausgesucht. Thomas hatte ein Standesamt ausfindig gemacht, das Nothochzeiten durchführte. Die Oberschwester war eingeweiht. Aus versicherungsrechtlichen Gründen hätte Uljana die Klinik nicht verlassen dürfen. Er holte sie mit dem Rollstuhl ab, das Taxi wartete vor der Tür. Zwei Stunden später war sie zurück, den Kranz im Haar. Auf den Fotos aus dem Standesamt sieht sie schmal aus und blass und wunderschön. „Wir haben geheiratet, Mama“, sagte sie zu ihrer Mutter, als sie mittags zu Besuch kam. Dann kam die Pflegerin, nahm ihr den Kranz ab und schraubte ein Metallgestell für das Gehirn-CT an den Kopf. Eine Geschichte, so brutal und berührend, wie sie kein Film erzählen kann. Uljana hat sie geschrieben.

    Sie starb am Morgen des 3. August im Krankenhaus Havelhöhe, sie wurde 51 Jahre alt. Ihr Mann Thomas war bei ihr. Kurz zuvor haben sich ihre Schwester und ihre Mutter von ihr verabschiedet. Die Beerdigung findet am 29. August auf einem Berliner Friedhof statt. Eine Erdbestattung, wie sie es sich gewünscht hat. Uljana, sagt Thomas, hatte Angst vor Feuer.

    Nach der Nachricht von ihrem Tod hat das ZDF Uljana Havemanns letzten Film „Der Fall Marianne Voss“ noch einmal in die Mediathek gestellt.
    https://www.zdf.de/filme/der-fall-marianne-voss-movie-100

    #Allemagne #histoire #biographie #DDR #nomenklatura

  • Une vie sans compromis

    « Pour elle, l’idéal anarchiste était plus qu’un rêve d’avenir, c’était un guide de la vie quotidienne, qui ne souffrait pas de compromis », écrivait le journal anarchiste britannique Freedom en août 1912. Le livre d’Alice Béja, spécialiste des États-Unis et des rapports entre littérature et politique, commence par cette citation à propos de la mort précoce, à quarante-cinq ans, de #Voltairine_de_Cleyre, survenue deux mois plus tôt.

    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/06/06/une-vie-sans-compromis-voltairine-de-cleyre

    #anarchisme
    #féminisme
    #biographie

    • RIFIUTI ? UNA RISORSA

      Questo volume rappresenta un riassunto di carattere divulgativo di problematiche ambientali ben note e già studiate in maniera approfondita; vuole essere semplicemente uno strumento di diffusione della cultura ambientale e un aiuto, suggerimento per le Amministrazioni Locali ed i cittadini, affinché possano sensibilizzarsi ulteriormente di fronte alle problematiche sorte con la società consumistica. Questo libretto potrebbe essere uno strumento per i Comuni per realizzare incontri partecipativi estesi alla cittadinanza, in maniera tale da spingere il singolo a dare il proprio contributo nel corretto comportamento riguardo la questione dei rifiuti, generando, sul medio lungo periodo, un beneficio sulla collettività in termine di salute e di risparmio economico. Il problema ambientale è un problema che riguarda tutti, per cui la responsabilità è collettiva e non individuale; a tal proposito la politica in genere ha un ruolo determinante come motore che inneschi e regoli comportamenti virtuosi nei cittadini, che a loro volta devono prendere coscienza di trattare l’ambiente come la propria persona o la propria casa.

      https://libri.editorialedelfino.it/prodotto/rifiuti-una-risorsa

      #livre

  • Fanon décanonisé
    https://laviedesidees.fr/Fanon-decanonise

    Comment échapper aux lectures mythifiantes et souvent contradictoires de la figure de Frantz Fanon, révolutionnaire et théoricien de l’anticolonialisme ? Son parcours permet de saisir sa pensée dans son contexte, à rebours des tendances contemporaines à la généralisation.

    #Histoire #race #Afrique #psychiatrie #racisme #décolonisation
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20241220_fanon.pdf

  • Lecture d’un extrait du livre « Constellucination » de Louise Bentkowski, publié par les Éditions Verdier, en 2024.

    https://liminaire.fr/radio-marelle/article/constellucination-de-louise-bentkowski

    Dans ce premier roman familial à la forme fragmentaire, Louise Bentkowski confronte des histoires personnelles et collectives à des légendes venues d’ailleurs. La voix de l’autrice s’entrelace à celles de ses ancêtres, aux livres qu’elle a lus, aux récits mythologiques. Elle nous invite à reconsidérer notre vision du monde et les liens qui nous unissent. À travers des digressions sur la famille, la filiation, la mort, et le deuil, son récit se déploie tel un patchwork infini. « Lorsque je parle, je reconnais que ce ne sont pas mes mots qui sortent, tandis que d’autres s’expriment et que c’est dans les leurs que je reconnais les miens échappés. » Cette exploration poétique intergénérationnelle sur les origines nous incite à repenser nos propres racines en abordant l’avenir avec un regard renouvelé.

    (...) #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Biographie, #Famille, #Portrait, #Origine, #Mort (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_constellucination_louise_bentkowski.mp4

    https://editions-verdier.fr/livre/constellucination

  • Lecture d’un extrait du livre « Si petite » de Frédéric Boyer, publié par les Éditions Gallimard, en 2024.

    https://liminaire.fr/radio-marelle/article/si-petite-de-frederic-boyer

    Frédéric Boyer revient sur le décès d’une enfant de huit ans, en août 2009 dans la Sarthe, à la suite de sévices infligés par ses deux parents. « Les enfants découvrent que les histoires les plus terribles sont en réalité celles qu’on leur fait vivre. » L’auteur s’adresse à l’autre qui est lui, afin de mettre à distance la violence inouïe, l’horreur inexplicable de cette histoire. « Comment accorder une place, et laquelle, à ce que nous ne voulons pas croire et qui pourtant arrive. » Ce qui transforme un tel événement en histoire, sans accepter ni même comprendre le mal inimaginable fait à l’autre, il faut selon l’auteur le porter en nous, le dire nôtre, impossiblement nôtre. « Une façon de dire que nous l’avons reconnu, que nous y croyons et que nous n’oublierons pas. »

    (...) #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Biographie, #Famille, #Portrait, #Mort, #Enfance (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_si_petite_fre_de_ric_boyer.mp4

    https://www.gallimard.fr/catalogue/si-petite/9782073075628

  • Martial Solal dans tous ses états et éclats

    Allègrement, Martial Solal, pianiste, compositeur, chef d’orchestre, va vers son centième anniversaire – il est né à Alger en 1927. Centenaire ! Un choc, qui oblige à revenir un peu sur sa vie, sur ses réalisations. « Mon siècle de jazz » est une tentative d’autobiographie qui oblige à lire l’entretien que Franck Médioni avait réalisé, pour Actes Sud, « Ma vie sur un tabouret ». Martial Solal ne veut pas se répéter, aussi, comme dans beaucoup de ses compositions, en virtuose du piano qu’il est, il casse le rythme, fait des allers-retours dans le passé, revient sur son compagnonnage avec le « Club Saint Germain » – il y sera le pianiste « maison » -, explique ses premières influences et, en passant, règle quelques comptes.

    Note sur : Martial Solal : Mon siècle de jazz

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/10/30/martial-solal-dans-tous-ses-etats-et-eclats

    #biographie #jazz

  • Lecture d’un extrait du livre « Archipels » d’Hélène Gaudy, publié par les Éditions de l’Olivier, en 2024.

    https://liminaire.fr/radio-marelle/article/archipels-d-helene-gaudy

    Pour faire le portrait de son père qui porte le nom d’une île en Louisiane sur le point de disparaître, Hélène Gaudy utilise les mêmes outils que dans son précédent roman, Un monde sans rivage, « l’observation, la déduction, les mots et les images, une enquête de proximité pour mieux le découvrir, le rencontrer. » Un récit sensible et mélancolique sur cet homme secret, qui lui confie ses écrits, lui ouvre la porte de son atelier aux allures de cabinet de curiosités. Un rituel pour que « les images de sa vie, les mille morceaux qui en font le bonhomme qu’il a toujours été, lui soient quelque part rendus. » Plus qu’un hommage de son vivant, c’est une déclaration d’amour aux proches parfois si lointains. Un livre sur le rapport à la famille, à la mémoire, aux lieux et au temps.

    (...) #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Biographie, #Famille, #Portrait, #Mémoire (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_archipels_he_le_ne_gaud.mp4

    http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823621150-archipels

  • »Ich frage mich immer, woher sie ihren Optimismus nahmen«
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1185758.jahre-ddr-ich-frage-mich-immer-woher-sie-ihren-optimismus-nahmen.

    1992 stand zwar noch der Palast der Republik, allerdings war das DDR-Emblem schon entfernt worden. Foto: akg

    Une histoire de communistes dissédents en RDA .

    4.10.2024 Interview: Wolfgang Hübner und Raul Zelik -Die Schriftstellerin Regina Scheer über die DDR, die Sozialistin Hertha Gordon-Walcher und verallgemeinernde Geschichtsschreibung

    In den meisten Medien ist von der DDR heute nur noch als der »zweiten Diktatur auf deutschem Boden« die Rede. Das ist insofern absurd, als in Westdeutschland 1945 deutlich weniger mit dem Faschismus gebrochen wurde als im Osten. Gleichzeitig gibt es aber auch keinen Grund, die DDR zu verklären: Sie haben eine Biografie über Hertha Gordon-Walcher (1894 bis 1990) geschrieben, die 1928 aus der KPD ausgeschlossen wurde und trotzdem später als Antistalinistin in die DDR ging. Was würde Gordon-Walcher zu 75 Jahren DDR sagen?

    Wie sie die DDR-Gründung beurteilte, weiß ich: Sie sah sie mit großer Hoffnung. Eine Standardformulierung der Walchers über die DDR lautete: »unsere gute Sache, die oft in schlechten Händen liegt«. Die Walchers haben sich ja auch in großer Bedrängnis geweigert, in den Westen zu gehen – was ich nicht immer verstanden habe, weil ja auch viele ihrer Freunde und Genossen dort lebten. Willy Brandt, der mit ihnen in der SAP (Sozialistischen Arbeiterpartei) gewesen war, kam im selben Monat wie Jacob aus dem Exil nach Berlin und versuchte sie davon zu überzeugen, dass unter Stalins Herrschaft kein Sozialismus, wie sie ihn sich vorstellten, möglich sein würde. Aber die Walchers entschieden sich für die DDR, auch als ihnen dort die alte Feindseligkeit der Stalinisten begegnete.

    In Ihrem Buch »Bittere Brunnen« steht, dass Jacob Walcher sehr enttäuscht über Brandts Entscheidung für die Bundesrepublik gewesen sei.

    Es gibt einen Briefwechsel der beiden dazu. Ich denke, Brandt sah einfach klar die Gründungsfehler der SED, den Mangel an Demokratie, den Umgang mit Andersdenkenden. Seine Hoffnung lag bei der Sozialdemokratie. Die Walchers hingegen, die aus den USA kamen, waren überzeugt, dass es im kapitalistischen Westen erst recht keine Entwicklung in ihrem Sinne geben würde und man mit den Widersprüchen umgehen müsse. Obwohl sie 1947 beide nicht mehr jung waren – Jacob war 60, Hertha 53 Jahre alt –, ließen sie sich mit aller Kraft auf die spätere DDR ein. Nur zwei Jahre später gerieten sie dann ins Visier der Kontrollorgane. Ihnen war klar, dass es ums Überleben ging und zwar nicht nur ums politische. Mehrere ihrer ehemaligen Kampfgefährten waren in der Sowjetunion im Gulag verschwunden, auch noch nach dem Krieg. Als 1952 im »Neuen Deutschland« stand, Jacob Walcher sei »ein Feind der Arbeiterklasse«, wussten sie deshalb, was ihnen drohte. Brandt schickte einen Boten, um ihnen mitzuteilen, dass es im Westen Wohnung und Arbeit für sie gebe. Aber sie haben dem Mann abgesagt. Die Walchers hatten natürlich auch starke Unterstützer. Der Präsident Wilhelm Pieck, mit Jacob Walcher 1918 Vorsitzender auf dem Gründungsparteitag der KPD, hielt viel von ihnen. Offen eingesetzt hat er sich nicht für sie, aber vielleicht Schlimmeres verhindert. Und sie waren mit Bertolt Brecht und Helene Weigel befreundet, die damals schon weltberühmt waren.

    Dass die »gute Sache in schlechten Händen« lag, war also keine Erkenntnis der späten DDR.

    Nein, das haben sie schon 1947 so formuliert. Jacob Walcher kam einige Monate vor seiner Frau aus den USA zurück, und in einem Brief, den er ihr aus dem zerstörten Berlin schickte, zeigte er sich überzeugt vom Wiederaufbau, vom beginnenden Wandel der Gesellschaft. Da schreibt er in etwa: Unsere gute Sache ist bisweilen in schlechten Händen, aber es bleibt eine gute Sache. Diese Hoffnung hat die beiden nie verlassen. Nach dem 20. Parteitag 1956 wurden sie wie viele wieder in die SED aufgenommen, haben ihre Renten wieder bekommen. Die beiden waren bescheidene Leute, die wenig Geld für sich brauchten und immer anderen etwas abgegeben haben. Aber sie waren raus, kaltgestellt.

    Was bedeutet das genau?

    Sie haben nie wieder politische Funktionen ausgeübt. Jacob Walcher war jahrzehntelang ein Politiker großen Formats gewesen, ein führender kommunistischer Gewerkschaftler. Hertha hatte durch ihre Arbeit bei Clara Zetkin, für Karl Radek im Kreml und für die Komintern, Einblicke und Erfahrungen wie wenige. Aber in der DDR beschränkte sich Jacobs Leben zunehmend darauf, Eingaben zu verfassen – über langweilige Hochhausfassaden, nicht funktionierende Busverbindungen und so weiter. Allerdings schrieb er unermüdlich politische Erinnerungen und historische Darstellungen, die natürlich niemand druckte. In seiner Wohnparteigruppe galt er, je nach Bedarf, als »Trotzkist« oder »Stalinist«. Die Staatssicherheit hat sie überwacht, aber es kamen ständig Leute zu ihnen, alte Kampfgefährten und junge Leute, vor allem aus dem Berliner Ensemble. Benno Besson, der junge Heiner Müller… Die Verbindung zu bewährten Freunden wie Gerhart Eisler, John Heartfield oder Paul Böttcher riss sowieso nie ab. Sie waren also nicht isoliert. Trotzdem frage ich mich immer, woher sie ihren Optimismus nahmen.

    Weil es nichts Besseres gab und die Erfahrung des Faschismus hinter ihnen lag?

    Ja, und Jacob hat in den USA ja auch als Dreher gearbeitet. Er sah die Situation der Arbeiter dort, den Rassismus… Das war für sie keine Alternative.

    Ihre Biografie Hertha Gordon-Walchers kann man unterschiedlich lesen: Es ist die Lebensgeschichte einer Sozialistin, die auch revolutionäre Kommunistin war, einer antifaschistischen Widerstandskämpferin, die für die DDR eintrat, aber dort wegen ihrer politischen Haltung zumindest anfangs ihr Leben riskierte. Das können die wenigsten heute wahrscheinlich noch richtig einordnen. Sie waren ja viel auf Lesungen. Hat das Publikum in Ost- und Westdeutschland das Buch unterschiedlich begriffen?

    Nach Ost und West kann man das nicht eindeutig aufteilen. In Osnabrück und Dortmund hatte ich Veranstaltungen vor einem politisch nicht unbedingt spezialisierten Publikum, und trotzdem waren viele hochinteressiert und aufgeschlossen. Außerdem hatte ich Einladungen aus Gewerkschaften, vor allem von älteren Linken, die das Buch politisch diskutieren wollten. Und dann gab es Lesungen, wo mein Publikum wirklich wenig mit dem Buch anfangen konnte. In der DDR gab es eine offizielle Geschichtsschreibung, die von Filmen wie »Ernst Thälmann – Sohn seiner Klasse« geprägt war. Leute, die damit aufgewachsen sind, konnten die Lebensgeschichte der Walchers überhaupt nicht zuordnen.

    Auch Ostdeutsche besitzen ein verkürztes Bild der DDR-Geschichte?

    Natürlich ist es unter Westdeutschen bisweilen noch seltsamer. In einem kleinen Kurort kam nach einer Lesung vor nur fünf Zuhörern ein Mann auf mich zu und fragte: »Glauben Sie etwa auch an diese sozialistische Lehre?« Als ich zu erklären begann, was ich unter Sozialismus verstehe, nahm er seine Frau und sagte: »Komm, wir gehen.«

    Wie war eigentlich Ihr eigener Werdegang in der DDR?

    Ich habe schon als Kind die ganzen sowjetischen Kinderbücher gelesen, Bücher wie Hedda Zinners »Wir fahren nach Moskau« vermittelten mir ein idealisiertes Bild der Sowjetunion. Auch die Erzählungen Tante Herthas haben mich geprägt, die mir gegenüber aber lange die Widersprüche und Konflikte aussparte. Weil ich einen Lyrik-Wettbewerb gewonnen hatte, durfte ich als 17-Jährige mit einer kleinen Gruppe von Musikstudenten zum 50. Jahrestag der Oktoberrevolution 1967 nach Moskau reisen und dort ausgerechnet im Hotel Metropol wohnen. Ich wusste von den Walchers, was das für ein Haus war, und mir hat das sehr viel bedeutet. Mit 17 wollte ich in die Partei eintreten und war dann zwei Jahre Kandidatin.

    Bis hierhin klingt es nach einer gradlinigen Biografie.

    Ja, aber durch das Studium der Theater- und Kulturwissenschaften an der Humboldt-Universität ist mein Weltbild dann doch etwas differenzierter geworden, auch durch die Erfahrung des Einmarsches sowjetischer Truppen 1968 in Prag. Und am Ende der Kandidatur wollte ich gar nicht mehr unbedingt Parteimitglied werden. Die Parteileitung an der Sektion Ästhetik/Kunstwissenschaft hat mich daraufhin beiseite genommen: »Die Fragen, die du dir stellst, haben wir alle. Aber du hast Glück, dass du hier studierst. Hier kannst du über alles sprechen. Du bist als Kandidatin gekommen, wenn du jetzt nicht Mitglied wirst, heißt es, dass wir unseren Erziehungsauftrag nicht erfüllt haben. Wir stehen sowieso unter kritischer Beobachtung. Es geht nicht um Dich.« Einer unserer Dozenten hatte in der DDR jahrelang aus politischen Gründen im Zuchthaus gesessen, ein exzellenter Marxismus-Lehrer. Woanders hätte so jemand nicht lehren können. Und wegen solcher Leute wie ihm und Prof. Wolfgang Heise bin ich dann doch Parteimitglied geworden und bis in die 1990er Jahre geblieben. Was ich sagen will: Ich habe die DDR immer als widerspruchsvolle Gesellschaft erlebt und hatte lange das Gefühl, etwas machen zu können. Meine erste Arbeitsstelle nach dem Studium war die Zeitung »Forum«. Unsere Redaktion wurde wegen »konterrevolutionärer Tendenzen« 1973 aufgelöst. Aber ich habe erlebt, unter Gleichgesinnten eine gute, wahrhaftige Zeitung machen zu können. Mir wurde allmählich klar, dass die Konterrevolution in Teilen des Apparats steckte. Aber ich war doch – wie auch die Walchers – immer überzeugt, dass es eine andere DDR geben könnte.

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    Hat sich der Blick alter Kommunisten wie der Walchers auf die DDR mit der Zeit eigentlich verändert?

    Das kann ich so allgemein nicht beantworten. Ich habe 1987 zusammen mit der Historikerin Annette Leo, die auch an der Humboldt-Universität studiert, aber mit ihren Professoren ganz andere Erfahrungen gesammelt hatte als ich, lebensgeschichtliche Interviews mit KZ-Überlebenden geführt. Das waren alles Männer, die als junge Leute in Sachsenhausen gesessen hatten – die meisten Parteiarbeiter. Bis dahin war mein Wissen über ihre Biografien sehr holzschnittartig gewesen: Das Wachpersonal waren die Schweine, die Insassen die Helden. Im Prinzip stimmt das natürlich auch. Aber bei diesen 30 Interviews, die sich teilweise über zwei Jahre hinzogen, habe ich noch einmal sehr viel Neues, auch über die DDR-Geschichte, gelernt. Diese alten Männer waren politische Leute, die spürten, dass es mit der DDR zu Ende ging. Sie hatten mit dem Land große Hoffnungen verbunden, einige waren aber inzwischen sehr besorgt und desillusioniert. In meinen Roman »Machandel« schreibe ich über einen ehemaligen Häftling, dessen Freund im Slánský-Prozess hingerichtet wurde.

    Slánský war bis 1951 Generalsekretär der tschechischen KP und wurde dann in einem antisemitischen Schauprozess zum Tode verurteilt.

    Manche der Männer, die wir interviewten, kannten einen der Hingerichteten, der auch in Sachsenhausen gesessen hatte, sehr gut. Einer kannte ihn so gut, dass er sicher war, dass der kein Feind des Sozialismus gewesen war, im Gegenteil. Trotzdem musste er sich vor der Partei für diese Nähe verantworten. Und dieser Mann, der immer mutig gewesen war, distanzierte sich von dem tschechischen Lagerkameraden. Das hat uns sehr erschüttert. Ihn selbst auch. Wenn heute von »Kommunisten« die Rede ist, denkt man an Walter Ulbricht oder bürokratische Funktionäre, vielleicht an Stalin und seine Vasallen. Aber für mich verbinden sich mit dieser Bezeichnung Leute wie die alten Widerstandskämpfer. Leute wie die Walchers.

    Sie haben damals in der Literaturzeitschrift »Temperamente« gearbeitet.

    Ich war seit 1976 freiberufliche Autorin und Redakteurin. In den festen journalistischen Strukturen habe ich keinen Platz mehr für mich gesehen. Für »Temperamente« habe ich seit 1980 die Sparte Dokumentarliteratur betreut und mit damals jungen Autoren zusammengearbeitet. Das war zwar nicht gut bezahlt, ich habe nur 400 Mark im Monat verdient, aber ich habe mir als freie Mitarbeiterin den täglichen Frust erspart. Manchmal schrieb ich für den Rundfunk, für die »Weltbühne«, den »Sonntag«… Eigentlich gab es in der DDR gar keine freien Journalisten, aber weil ich auch Liedtexte machte und Gedichte und gelegentlich literarische Texte veröffentlicht hatte, bekam ich die Steuernummer. In den Schriftstellerverband bin ich erst 1989 eingetreten, kurz vor seiner Auflösung.


    Ab 2006 wurde der Palast der Republik abgerissen und wich dem Neubau des Berliner Schlosses. Foto: imago/Arnulf Hettrich

    Sie haben Ihren Roman »Machandel« gerade schon erwähnt. Ein wirklich vielschichtiges Buch: Es geht um die antifaschistischen Ursprünge der DDR und Alltagsfreiheiten, aber auch um Stalinismus, Spießigkeit und Repression. Wie kommt es eigentlich, dass Sie Ihren ersten Roman erst 2014, im Alter von 64 Jahren, veröffentlicht haben?

    Na ja, ich habe ja auch davor schon einige Bücher geschrieben. Die Trennung zwischen Belletristik und dokumentarischer Literatur, wie sie in Deutschland gemacht wird, habe ich nie verstanden. 1992 habe ich mit »AHAWAH, das vergessene Haus« mein erstes Buch veröffentlicht – über jüdisches Leben in Berlin-Mitte, für das ich 20 Jahre lang recherchiert hatte. Dann habe ich unter anderem ein Buch über die Liebermanns gemacht; eine Familiengeschichte. »Im Schatten der Sterne« war eine Darstellung der Widerstandsgruppe um Herbert Baum. Diese Geschichten wollte ich nicht fiktionalisieren, da kam es mir auf Genauigkeit und Nachprüfbarkeit im Detail an. Aber was ich in »Machandel« erzählen wollte, konnte ich nur als Roman schreiben.

    Es war gleich ein großer Erfolg.

    Bei den Lesungen habe ich festgestellt, dass das Buch im Osten und Westen unterschiedlich gelesen wurde. Im Westen meinten Leser zu mir, es sei für sie eine Aufarbeitung ihrer Flüchtlingsgeschichte. Darüber war ich ein bisschen überrascht, denn das Thema taucht zwar in »Machandel« auf, aber steht für mich gar nicht im Mittelpunkt. Andere Leser haben mir erzählt, dass sie kommunistische Funktionäre zwar immer verachtet hätten, aber dass dieser Hans Langner ihnen menschlich sehr nah gekommen sei, sie sehr mit ihm getrauert hätten. Und viele sagten mir, dass sie Elemente ihrer eigenen Familiengeschichte in dem Buch wiedererkannt hätten.

    Als in Berlin der Palast der Republik abgerissen war, sprühte jemand in großen Buchstaben auf die Reste des Fundaments: »Die DDR hat es nie gegeben.« Ein sarkastischer Kommentar auf die Geschichtsbereinigung. Wie kann man Jüngeren, die keinerlei eigene Erinnerungen mehr an die DDR haben, diese Widersprüchlichkeiten vermitteln?

    Das weiß ich nicht. Ich habe jetzt einige, zum Teil hochgelobte Bücher von jüngeren Autoren über die DDR gelesen, bei denen ich dachte: Die haben nicht erlebt, was die da beschreiben, sie sprechen eine andere Sprache und ihr Bild ist geprägt von den medialen Darstellungen der letzten 30 Jahre. Aber auch das kann man nicht verallgemeinern. Ich glaube daran, dass wahrhaftige künstlerische und literarische Darstellungen immer entstehen und auch bleiben. Wie gesagt, es geht nicht darum, Schwarz und Weiß zu benennen, sondern die Zwischentöne und Schattierungen aufzuzeigen.

    Die Argentinierin Lola Arias inszenierte 2016 im Gorki-Theater das Theaterstück »Atlas des Kommunismus«. Darin rekonstruieren Frauen im Alter zwischen 10 und 86 die Geschichte der DDR. Das ist neben »Machandel« für mich das gelungenste Beispiel einer differenzierten DDR-Geschichtsschreibung. Interessant, dass eine Südamerikanerin das besser macht, als viele deutschsprachige Autoren der Gegenwart.

    Mir gefiel das Stück auch, überrascht war ich, dass ich mehrere, die darin auftreten, kannte. Monika Zimmering …

    …1943 in London im Exil geboren …

    … hatte ich in meiner Zeit im Oktoberklub kennengelernt. Mit Ruth Reinecke, die ja immer schon am Gorki-Theater gespielt hat, hatte ich einmal ein Interview gemacht. Salomea Genin … Mich hat es überrascht und erfreut, dass es so viele Überschneidungen zwischen diesem Stück und meinen eigenen Erfahrungen gab. Das lag auch daran, dass die DDR nicht so groß war. Wenn man in Berlin lebte, kannte man sich innerhalb einer Generation. Auch mit Leuten, mit denen man politisch nicht so einverstanden war, gab es Verbindungen. Es wurde viel diskutiert, man kannte und erkannte sich.

    Wie sehen Sie im Rückblick eigentlich das Ende der DDR – vor allem die Zeit ab September 1989?

    Die Maueröffnung in diesem historischen Moment war eine Zäsur. Jetzt ging es vielen nicht mehr um Veränderungen in der DDR, sondern um eine Wiedervereinigung. Aber die zwei Monate davor, die Zeit der Demonstrationen und Runden Tische – die kommen mir im Nachhinein vor wie Jahre. In diesen Wochen schien alles möglich, es war eine glückliche Zeit. Ich bin anfangs selbst mit Listen für das Neue Forum rumgelaufen und habe Unterschriften gesammelt. Der Gründungsparteitag der PDS war für mich auch ein wichtiges Erlebnis. Da tauchten plötzlich ganz andere Leute auf als die bekannten Funktionäre und versuchten, die Partei zu erneuern. Für einige Zeit hatte ich das Gefühl, es könnte gelingen. Eine Weile war ich noch auf Versammlungen, die bis spät in die Nacht gingen. Ich dachte, dass aus dieser historischen Niederlage etwas Neues entstehen könnte. Aber als es dann um die Listenaufstellung für das Abgeordnetenhaus ging, sah ich plötzlich auch Verhaltensweisen, die mich abstießen. Ich habe mich dann zurückgezogen, was auch persönliche Gründe hatte. Kurz nach der Wiedervereinigung starb mein Lebensgefährte, wenige Wochen später auch Hertha Gordon-Walcher. Meine Zeitungen und Rundfunksender gab es nicht mehr, auch »Temperamente« wurde eingestellt. Ich musste Geld verdienen, die Miete wurde immer teurer, meine Tochter, die gerade in die Schule gekommen war, hatte ihren Vater verloren; die ältere stand im Abitur. Diese Einschnitte, Gefühle von Trauer und Verlust, prägen natürlich meine Erinnerungen an die Wendezeit. Aber die Vergangenheit, wir wissen es, ist nicht vergangen. Was wir täglich erleben, in Deutschland und in der Welt, hat seine Wurzeln auch in dieser Zeit des Systemwechsels. Schon deshalb ist es wichtig, sich zu erinnern.

    »Wenn heute von ›Kommunisten‹ die Rede ist, verbinde ich mit der Bezeichnung die alten Widerstandskämpfer. Leute wie die Walchers.«

    Regina Scheer, Jahrgang 1950, wurde in Ostberlin geboren und arbeitete als freie Redakteurin unter anderem für die DDR-Studentenzeitung »Forum« und die Literaturzeitung »Temperamente«. Einem breiten Publikum bekannt wurde sie mit ihrem Roman »Machandel«, für den sie 2014 den Mara-Cassens-Preis erhielt und der sehr unterschiedliche Perspektiven ...

    #DDR #histoire #antifascisme #biographie

  • Écologie ou catastrophe
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/08/21/ecologie-ou-catastrophe

    La vie de #Murray_Bookchin En 2020, la lecture de « Le municipalisme libertaire – La politique de l’écologie sociale », écrit par Janet Biehl, me fit découvrir Murray Bookchin. Depuis lors, les thèses qu’il a développées tout au long de sa vie font partie intégrante de mon quotidien. C’est donc avec beaucoup de curiosité et un […]

    #Communalisme #Ecologie_sociale #Recensions_d'ouvrages_divers #[VF] #Biographie


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