• Jean-Pierre Dupuy, Un ordre sans designer, 2023 [lecture critique de]
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/06/30/dupuy-designer

    Lorsque les cybernéticiens parlent d’« ordre » à propos de ce qu’ils nomment les « systèmes vivants », ils désignent en fait l’organisation des êtres vivants, mais ils ne la reconnaissent pas comme telle, puisqu’ils veulent à toute force en faire une machine. Faire la différence entre l’ordonnancement d’un appareil et l’organisation d’un organisme ne les intéresse pas : pour eux, en toutes circonstances « ordre (ou organisation) = machine ». C’est une confusion malheureusement très classique, mais ce n’est pas parce que l’on peut identifier des mécanismes à l’œuvre (c’est-à-dire une suite de causes et conséquences) que l’on a affaire nécessairement à une machine.

    Cette différence est pourtant fort simple à appréhender. Dans une machine les différentes pièces ont des rapports fixes et déterminés une fois pour toutes par son concepteur ; elles ont un ordre d’agencement bien précis et immuable. Chez un être vivant – et particulièrement dans l’unité de base de tous les êtres vivants, la cellule vivante – les différents éléments ont des rapports fluides et dynamiques, les processus physico-chimiques sont capables de se recomposer en fonction des circonstances internes ou externes à la cellule.

    #Jean-Pierre_Dupuy #cybernétique #biologie #philosophie #vie #machine #homme-machine #recension #critique

  • « Le Normal et le Pathologique » de Georges Canguilhem par le philosophe Thierry Hoquet
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-souffle-de-la-pensee/thierry-hoquet-philosophe-sur-le-normal-et-le-pathologique-de-georges-ca

    Comment la lecture de Canguilhem a-t-elle permis au philosophe Thierry Hoquet de penser la vie, non pas sous sa forme politique ou vécue, mais sous sa forme biologique ? On plonge avec lui dans "Le Normal et le Pathologique", un classique qui s’intéresse à la #maladie, à la #santé et aux #normes.

    En lisant Darwin, Thierry Hoquet s’est mis à chercher des réponses sur la manière dont des différences pathologiques pouvaient produire de nouvelles normes. Le texte du philosophe et médecin Georges Canguilhem (1904-1995), Le Normal et le Pathologique, s’est alors imposé comme une référence importante, qui l’a marqué tant par sa puissance théorique que pour ses multiples anecdotes.

    Pourquoi avoir choisi Georges Canguilhem et « Le Normal et le Pathologique » ?

    Comment, pour un philosophe, souligne Thierry Hoquet, s’ouvrir à autre chose qu’à la #philosophie ? Personne ne veut être un philosophe enfermé dans sa tour d’ivoire et "Canguilhem lui, nous invite ici à ne pas jouer simplement avec les mots, avec les idées, à ne pas simplement flotter dans un éther dilué, mais à rencontrer l’être et les choses, ce qui est essentiel". L’œuvre de #Canguilhem a pour particularité de revaloriser le discours de la #biologie sur le #vivant : "il nous montre qu’il existe des bases matérielles, physiologiques très claires de l’existence vitale qui déterminent ce que l’on vit et ce que l’on ressent".

    Pour Canguilhem, il y a des malades, quand pour les médecins, il y a des maladies
    Au fond, pourquoi y a-t-il de la #médecine ? Thierry Hoquet nous explique que c’est parce qu’on espère qu’on peut intervenir ; la santé n’est jamais définie a priori, mais toujours a posteriori. Il faut avoir été #malade pour comprendre ce qu’est que la santé, et si on se soigne, selon Canguilhem, c’est par une volonté prométhéenne de s’arracher à l’ordre naturel, de maintenir la vie grâce à nos artifices. "C’est un concept presque politique à appliquer à l’organisme, qui vient de cette idée que finalement, le corps est une sorte de totalité harmonieuse qui peut être perturbée, et qu’il faut rétablir dans ses équilibres".

    "Il n’y a pas de santé parfaite"

    Canguilhem commente beaucoup ce qu’il appelle "la sagesse du corps", expression qui recouvre ces mécanismes grâce auxquels le #corps parvient à se maintenir dans un état stable, constant. Selon lui, il n’y a pas de santé parfaite puisque la #maladie fait irrémédiablement partie de la vie. En revanche, ce qui est intéressant aussi, c’est la capacité à se rétablir : "Il y a des pages magnifiques de Canguilhem sur le sentiment de l’avoir échappé belle, d’avoir été comme au bord du gouffre." On comprend alors que la santé n’est pas uniquement "le silence des organes", expression que le philosophe emprunte au chirurgien René Leriche, mais qu’elle a aussi une capacité normative : "être en bonne santé, c’est être capable de vivre à différents rythmes. Dès lors, la maladie correspond pour Canguilhem à une restriction des allures vitales du malade".

    #radio #audio #normal #pathologique

  • Patient humain cherche greffon animal
    https://laviedesidees.fr/Patient-humain-cherche-greffon-animal

    En étudiant l’histoire et les pratiques récentes de greffes d’animal à humain, Catherine Rémy explore les frontières entre les êtres vivants. Les hiérarchies « dualistes » et « gradualistes » qu’elle met au jour fixent les limites de l’acceptable en #médecine de la transplantation.

    #greffe #biologie #Sciences
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260309_hybridesremy.pdf

  • Décès d’André Pichot... en février 2025

    Je découvre avec un an de retard le décès d’#André_Pichot :

    André Pichot, né le 15 septembre 1950 à Gevrey-Chambertin et mort le 2 février 2025 à Strasbourg, est chercheur au CNRS en épistémologie et histoire des sciences.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Pichot

    C’était surtout un historien de la #biologie très critique à l’égard des #idéologie_scientifique s encore très courantes dans le milieu de la recherche, et notamment l’idée de l’être vivant comme machine.

    http://sniadecky.wordpress.com/tag/andre-pichot

    Lors de la rédaction et après la publication de Les êtres vivants ne sont pas des machines (La Lenteur, 2018) je l’avait sollicité pour un entretien, mais il avait à chaque fois refusé (problèmes de santé). J’aurais bien aimé en savoir plus sur les origines de ses travaux théoriques...

    C’est peut dire que dans le milieu des biologistes et des historiens des sciences, il était peu apprécié du fait de ses prises de positions assez radicales.

    Et c’est un des rares scientifiques à s’être publiquement opposé aux #OGM et à soutenir ceux qui les ont sabotés...

    Il s’est présenté comme témoin en faveur de René Riesel à Montpellier en 2001 lors du procès intenté par le CIRAD contre les personnes ayant saccagé un laboratoire de recherche public travaillant sur un riz transgénique.

    Requiem in pace...

    #critique_techno #histoire_des_sciences

  • How to Understand Nature From a Marxist Perspective
    https://jacobin.com/2026/02/nature-capitalism-marxism-ecology-freedom

    7.2.2026 Interview with Alyssa Battistoni by Hugo de Camps Mora - Nobody today denies that capitalism exploits nature. The disagreement is over why. Political theorist Alyssa Battistoni spoke to Jacobin about capitalism’s complex relationship to what economists once called nature’s “free gifts.”

    The rise of capitalism as an economic and social system has also coincided with its rapid transformation of nature. Wage labor and investment in the hope of return has dammed rivers, bored through mountains, flattened landscapes, and even transformed the relationships between parents and children, and between men and women.

    In her recent book, Free Gifts: Capitalism and the Politics of Nature, political theorist Alyssa Battistoni sets out to explain how and why capitalism transforms and relates to nature. Jacobin spoke to Battistoni about capitalism’s role in shaping the relationship between the economy and social relations, and how Marxists ought to understand the way capitalism relates to ecology and the domestic sphere.

    Hugo de Camps Mora

    Many people tend to think of capitalism as a system that seeks to commodify everything. However, in your book, you draw on the notion of a “free gift,” which you describe as something that capital prefers not to commodify or subject to market logic. What do you mean by this?

    Alyssa Battistoni

    The free gift is not originally my concept. It appears in classical political economy and in Karl Marx’s critique of it. Eighteenth- and nineteenth-century political economists, from David Ricardo to Jean-Baptiste Say, write about the “gratuitous contributions” of natural agents to production — all the things nature gives that enhance productivity.

    Marx takes up this idea, but he reframes it. What classical political economy treats as a general feature of production becomes, for Marx, something historically specific to capitalism and its social relations: a social form peculiar to capitalist society rather than a universal fact about wealth production. Marx himself does not develop the concept at length, and although eco-Marxists have made use of it to describe capitalism’s relationship to nature, it has often remained undertheorized.

    The “free gift” is therefore a strange but useful category — not only for thinking about nature, but for grasping a wider set of overlooked relations within capitalism. The term itself is telling. “Free gift” sounds redundant, even oxymoronic: gifts are not bought and sold. Yet gifts normally bind people into relations of reciprocity and obligation, which makes the idea of a “free gift” difficult to make sense of outside capitalism.

    It becomes intelligible in a society organized around commodity exchange, where usefulness can exist without taking the form of exchange value. This is decisive for understanding nature under capitalism. Nature is productive, but what matters is that its contributions occur “for free” for capital: they are indispensable, yet they do not appear as commodities in the same way as other inputs.

    In this sense, the free gift is the shadow of the commodity. It names forms of usefulness that do not appear as exchange value and helps us grasp how capitalism transforms the status of what it depends on but does not, and often cannot, fully commodify. That is why the free gift needs to be treated as a serious category and understood specifically as a capitalist one.

    Hugo de Camps Mora

    The concept of nature is generally recognized to be hard to get to grips with because its meaning is so ambiguous, and it is used so broadly. Why do you think it still makes sense to use the term “nature” when analyzing capitalism and its relationship to the environment?

    Alyssa Battistoni

    I have struggled with the terms “nature” and “natural” precisely because they are so vexed. Raymond Williams famously described “nature” as one of the most complex words in the language, and it has been subject to extensive critique and problematization. And yet I have found it difficult to abandon the term altogether. Partly this is for pragmatic reasons: sometimes it is preferable to work with a concept that gestures toward something widely understood, even if imperfectly, rather than inventing new vocabulary that risks obscuring more than it clarifies.

    Hugo de Camps Mora

    Marx’s views on ecology have been interpreted in sharply different ways. Some read him as a Promethean thinker committed to human mastery over nature while others have argued that his work already contains a productive ecological framework. You also draw on Marx to analyze capitalism and nature — what makes his framework still relevant for ecological thought today?

    Alyssa Battistoni

    Marx is a controversial figure in ecological debates, and there is textual material that supports both readings. But what I find most useful is not settling the question of whether Marx was “truly ecological.” What matters to me is his method, especially the critique of political economy, and his analysis of capitalism. Marx is centrally concerned with the relationship between the natural and the social — that is, between the physical world and its social forms of appearance. And these are exactly the questions at the heart of critical environmental thought today.

    Capitalism has reordered the planet so thoroughly that we cannot think about nature without holding those dimensions together. Marx’s insistence on the dual character of the commodity — i.e., use value and exchange value, natural form and social form — provides a way of doing exactly that. If we take this framework seriously, we gain a clearer grasp of contemporary environmental problems, including how they operate within capitalism, how they are produced by it, and how they unfold through it as a specific form of social organization.

    Marx also offers a critical standpoint toward mainstream economic approaches to environmental problems by asking what such frameworks illuminate, what they obscure, and where their limits lie. At bottom, I still think Marx is the best guide we have for understanding capitalism. Since capitalism is what we need to understand to grasp the current condition of the planet, that is why I think that Marx remains so relevant for ecological thought.

    Hugo de Camps Mora

    In the book, you posit a critique of the “new materialists,” such as Bruno Latour, Donna Haraway, and Anna Tsing. At the same time, you also argue that many contemporary eco-Marxists present a “moralistic” account of nature. Could you explain what, in your view, are the limits of these two strands?

    Alyssa Battistoni

    One of the most influential strands of contemporary social theory to take nature seriously has been new materialism. New materialists are right to point out that much social theory has neglected the material and physical world, and in that sense, they identify something important that was missing from many critical frameworks.

    At the same time, I think they often overcorrect. New materialist approaches tend to adopt a kind of naive materialism, where the material world is treated as something that can be understood almost on its own. The assumption is that phenomena can be studied as purely material processes — by tracing relations among actors, for example — without offering a sustained account of the social relations that structure a particular society or orient human action within it.

    While this can reorient our perspective and draw attention to material activity, it cannot really explain what is happening unless it is paired with an analysis of social dynamics. That is what a Marxist approach provides. In this respect, my critique of new materialism is not unlike Marx’s critique of classical political economy. We can observe the effects of material entities, but to understand what drives those effects we need an account of the specific social form in which they appear. At the same time, I do want to integrate some insights of new materialism into a Marxist framework — especially their insistence on materiality — by holding together the social and the material rather than separating them.

    The problem with much eco-Marxism is different. I have learned a great deal from that tradition and see myself as working within it. But there has often been an assumption that showing capitalism to be destructive of nature is, in itself, a sufficient critique. Human activity always transforms nature; that is part of our metabolic relationship with the more-than-human world. The critical question is not whether nature is transformed, but how, and under what social relations.

    Much eco-Marxist thought rests — often implicitly — on the idea that the core problem is alienation from nature. What is missing is an account of how specific capitalist social relations organize and compel destructive interactions with the natural world, independently of moral intentions or attitudes. That is the task I take up in the book.

    Hugo de Camps Mora

    In Chapter 5, you revisit the Wages for Housework campaign and what you call Silvia Federici’s “naturalization thesis.” You argue that this framework has certain limits. Could you explain what you see as those limits, and why you believe your perspective helps us better understand the role of the family in the capitalist economy?

    Alyssa Battistoni

    The book as a whole is deeply shaped by Marxist feminist thought, and this chapter is an attempt to engage seriously with what we inherited from it, especially from the Wages for Housework campaign, while also diagnosing some of the limits of that framework. A recurring move in Marxist feminist and eco-Marxist thought has been to draw an analogy between unwaged domestic and reproductive labour and what is often described as “unvalued” or “free” nature. We see this both in the Wages for Housework moment and in more recent work, including Jason Moore’s account of capitalism’s “cheap natures” and background conditions. The underlying question is why these forms of labor and nature appear to occupy a similar position under capitalism.

    Federici’s answer to what has often been called the “woman question” in Marxism is that women’s oppression under capitalism is rooted in housework, and more specifically in its naturalization. Domestic labor appears as unwaged because it is treated as nature rather than as work. This has been an enormously powerful political argument and has reshaped how domestic labor is understood by making visible forms of exploitation that had long been ignored.

    But I see two problems in this account: first, the argument tends to take for granted that nature itself can simply be taken “for free,” rather than interrogating the status of nature as something capital treats as a free gift; second, the naturalization thesis relies heavily on ideological critique — the idea that if we demystify this work and make it visible as labor, its status might change. While consciousness has shifted, the material organization of this labor has changed far less.

    What I try to do instead is to treat reproductive labour as a set of concrete labor processes. From this perspective, it becomes clearer why capital often abdicates responsibility for these forms of work: reproductive labor tends to be labor-intensive, difficult to mechanize, and hard to make more efficient, which makes it an unattractive site for value accumulation. Capital invests where profitability is likely; where it is not, responsibility for social reproduction is displaced on to workers and their networks. This provides a more material explanation of why reproductive labor remains external to markets while still being indispensable to capitalism, and it helps bring questions of social reproduction into closer conversation with ecological concerns.

    Hugo de Camps Mora

    You draw on the work of authors such as Arthur Pigou and Ronald Coase to show that externalities are not signs of market failure but rather integral to how markets function. This perspective leads you to reject the idea of addressing externalities through market mechanisms, and instead to explore Christopher Stone’s proposal of granting legal rights to natural entities as a basis for “multispecies collective bargaining.” Could you elaborate on what you mean by this idea?

    Alyssa Battistoni

    This chapter looks at pollution and negative externalities through the lens of mainstream economic theory. Carbon pricing and the language of externalities have shaped environmental policy for decades, and Pigou and Coase diagnose something real in identifying effects of economic activity that aren’t captured by market prices. But their frameworks remain confined to analyses of exchange, prices, and “market failure,” assuming that environmental harm can be addressed by better pricing or by creating property rights that allow markets to correct themselves. From a Marxist perspective, this misses the point. Externalities are not accidental deviations from market logic; they are produced within capitalism itself, emerging from production and from capital’s capacity to impose costs on others.

    Once the analysis begins from class relations and production, environmental harm appears less as a technical problem and more as a political problem of power. This is why I find the legal scholar Christopher Stone’s proposal to grant legal rights to natural entities compelling. It can be understood not simply as a reflection of nature’s innate value but also as a political mechanism for addressing collective action problems. Pollution disperses harm across a diffuse population, making resistance difficult — much like workers face collective action problems when confronting employers. But Stone argues that if a natural entity such as a lake has standing to sue, harms borne by surrounding communities and nonhuman beings can be aggregated through a single legal subject.

    I am therefore less interested in rights as abstract moral recognition than as a concrete institutional tool — one that can help shift the balance of power. In this sense, the rights of nature can be understood as a form of multispecies collective bargaining, situating ecological conflict within political economy rather than reducing it to market adjustment.

    Hugo de Camps Mora

    In recent years, particularly within Marxist studies, there has been a renewed interest in republicanism as a normative framework for thinking about freedom — understood as the absence of arbitrary domination. Yet in your book, you argue that an existentialist account of freedom that draws on the work of Jean-Paul Sartre and Simone de Beauvoir is better suited than a republican one to confront market rule and the distinctive forms of unfreedom that define capitalist societies. Could you explain why you find the existentialist approach more compelling in this regard?

    Alyssa Battistoni

    Republicanism has certainly been productive for thinking about labor politics and domination in the workplace. Nondomination is a valuable concept, and it helps diagnose direct forms of domination by bosses and capitalists. Where it becomes less convincing is in relation to what Marxists describe as abstract or social domination — domination by markets, competition, and impersonal imperatives. This is the “mute compulsion” Marx writes about. It is not simply a matter of one will overriding another but of being compelled to act in ways one may not endorse: workers competing against one another, consumers enmeshed in markets, and even capitalists themselves driven by competitive pressures.

    Republicanism struggles here because the domination involved is impersonal. There is no identifiable arbitrary will that can be singled out as “the dominator.” Instead, domination emerges from the aggregate effects of individually rational actions that confront people as a coercive social force. Existentialism — especially Sartre’s later work — helps articulate this more precisely. It foregrounds how our capacity to affirm values and commit to projects is undermined not necessarily by a person, but by collective social processes and institutional arrangements that block our ability to act on what we take to matter.

    Hugo de Camps Mora

    Your book is also quite skeptical about the emancipatory potential of the “commons.” Yet given the current urgency to act against the effects of the Capitalocene, do you not think that the commons could still offer a meaningful starting point for collective action?

    Alyssa Battistoni

    I am critical of how the commons are sometimes romanticized — as a space outside capitalism, a refuge from it, a way of “building the outside from within.” The existing commons, I argue, have to be understood in relation to capital and the spaces capital has failed to enclose. They are not “outside” in any straightforward sense, and their internal life is subject to broader pressures, such as compulsion and competition.

    That said, I do not want to dismiss commons-based projects. We simply need a sober view of what commons are and what they can do. Being outside capitalism is not a necessary condition for building political power. In fact, recognizing that one is operating inside a hostile system is often politically clarifying, because it forces the question of what can be done with the relations that structure life under capitalism.

    In that sense, commons are analogous to unions. Nobody claims unions exist outside capitalism, but they can still generate collective power and resistance. Commons-based projects can matter for similar reasons: they can open concrete possibilities for self-organization and self-management and provide room for maneuver. The point is not to idealize them as an “outside,” but to situate them realistically within capitalist social relations.

    Hugo de Camps Mora

    You critique approaches that focus on changing our attitudes toward nature, arguing that they are often voluntarist, ideological, and limited in explanatory power. These perspectives tend to center on Western culture; yet as you point out, similar patterns have emerged in non-Western contexts as they have undergone capitalist transformation. Could you explain why, in your view, these accounts lack explanatory power?

    Alyssa Battistoni

    Approaches that explain contemporary environmental problems primarily in terms of attitudes toward nature are extremely widespread in environmental thought. The core claim is that “we” — often identified with Western culture — have developed the wrong way of seeing nature, and that this conceptual or philosophical error ultimately drives ecological destruction. You see this in critiques of Cartesian dualism or in arguments that trace environmental harm back to a worldview that treats nature as inert or merely instrumental. The problem with this approach is that it is fundamentally idealist. It assumes that ideas are the primary drivers of historical action, as if philosophical traditions could explain centuries of capitalist development and industrial transformation. It suggests that if we simply came to see nature differently — through greater ecological awareness or a shift in values — these problems could be resolved.

    This is not only theoretically unconvincing but also empirically weak. Once we move beyond Western Europe or North America, the argument breaks down. Capitalism today is most dynamically reproduced in regions such as China or East Asia, which do not share the intellectual traditions often blamed for environmental degradation, and yet similar patterns of ecological harm emerge as these societies undergo capitalist transformation.

    Moreover, many people already hold noninstrumental views of nature and care deeply about environmental issues yet remain compelled to act in ways that reproduce the very relations they criticize. This shows that the decisive compulsion does not operate at the level of consciousness or intention, but through material pressures, institutional structures, and forms of social organization. A critique that focuses on those structures is therefore essential if we want to explain the problem adequately and understand what kinds of transformations could actually address it.

    Hugo de Camps Mora

    After Free Gifts, your next project deals with state theory from a Marxist perspective. To what extent do you see it as a continuation of the first book?

    Alyssa Battistoni

    In many respects, it is a continuation, because the state appears throughout Free Gifts, albeit around the margins. However, the book does not develop an explicit theory of the state; what the state is doing remains largely implicit. Eco-Marxist work more broadly lacks a sustained account of the capitalist state, despite the central role it plays in structuring access to nature, controlling territory, organizing extraction and expropriation, and managing — or failing to manage — the ecological harms generated by capitalism.

    At the same time, the state is repeatedly invoked in climate politics as the actor capable of acting at scale, through decarbonization, infrastructure, or regulation; yet the possibilities and limits of such action remain unclear. The next project grows out of this tension. It shifts the focus from value theory toward a sober Marxist analysis of the state that takes seriously both its centrality and its hostility.

    #marxisme #biologie

  • L’élan vital aujourd’hui
    https://laviedesidees.fr/L-elan-vital-aujourd-hui

    Peut-on confronter la #Philosophie bergsonienne aux problèmes de la #biologie contemporaine de l’évolution ? Entre finalisme et mécanisme, M. Tahar montre la fécondité toujours actuelle de l’élan vital.

    #Sciences #évolution #Double_Une #Bergson
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250c_05_tahar_strauss.pdf

  • Wie die Eigentümerin der Villa Adlon zur Genetikerin der Neuen Rechten wurde : Was will Mathilda Huss ?
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/mathilda-huss-zu-besuch-bei-der-genetikerin-der-neuen-rechten-li.23

    Un peu de sociologie des riches : à Potsdam la propriétaire de l’ancienne villa de la famille Adlon a marre des égomanes de droite, surtout après les dommages que les stars de la nouvelle droite lui ont causé.

    Mathilda Huss a obtenu un doctorat en biologie qu’elle a su monnayer à travers des brevets. Elle défend des positions politiques ségrégationnistes et eugénistes qui la rendent compatible avec l’extrême droite. Pourtant elle ne se considêre pas comme d’extrême droite sans doute à cause de questions de culture et du mauvais comportement des hommes de droite.

    8.8.2025 von Niklas Liebetrau, Wiebke Hollersen - In ihrem Potsdamer Landhaus fand das Treffen statt, das Correctiv aufdeckte. Jetzt fühlt sich Huss von Verbündeten verraten, vor allem von ihrem Ex – Maximilian Krah. Ein Besuch.

    Mathilda Huss betritt das Landhaus Adlon durch die Hintertür. Auf Plateaupumps läuft sie durch enge Flure und Säle, von denen der Blick über den Garten zum Lehnitzsee reicht. Ihre Schritte hallen durch das leere Haus. Es ist ein kühler Junitag, im Innenhof sitzen zwei Männer im Bademantel. Hotelgäste, die einzigen weit und breit.

    Huss erzählt von großen Hochzeiten, die früher hier gefeiert wurden. Von Sängern und Models, die für ein Wochenende kamen, gut zahlende Gäste. Sie lacht bitter. „Solche Hochzeiten gibt es zurzeit weniger.“ Wer will schon an einem Ort heiraten, von dem Politiker bis heute behaupten, hier seien Deportationen geplant worden?

    Sie wirkt jünger als Mitte fünfzig, um den Hals trägt sie ein kleines blaues Kreuz. Das Landhaus gehört ihr und dem Vater ihrer Söhne, dem Potsdamer CDU-Politiker Wilhelm Wilderink. Sie sind seit zehn Jahren getrennt, leben aber noch zusammen in einer Villa gleich nebenan. Als sie das Anwesen vor vierzehn Jahren kauften, begleitete sie der RBB für eine TV-Serie bei der Sanierung: „Mein Traumhaus mit Geschichte“. Die Villa wurde in den Zwanzigern von der Hoteliersfamilie Adlon gebaut.

    Medien schrieben, sie vertrete eine gefährliche Rassenideologie

    Vor anderthalb Jahren war das Landhaus wieder in den Medien. Diesmal bundesweit, im Zentrum eines Skandals, der bis heute nachwirkt. Die Rechercheplattform Correctiv hatte über ein Treffen der rechten Szene in der Villa berichtet – das „Potsdamer Geheimtreffen“. Der identitäre Aktivist Martin Sellner habe dort einen „Masterplan zur Remigration“ vorgestellt, schrieben die Journalisten, zur Vertreibung von Migranten aus Deutschland, auch Menschen mit deutschem Pass.

    Der Aufschrei war groß. Nancy Faeser, damals Innenministerin, sprach von einer neuen Wannseekonferenz, als sei im Landhaus Adlon ein zweiter Holocaust geplant worden. Millionen gingen auf die Straße, sogar Olaf Scholz, der Kanzler. Eine neue Debatte über die AfD entbrannte.

    Auch Mathilda Huss geriet in den Fokus. Medien schrieben, Huss, die promovierte Biologin, vertrete „eine gefährliche Rassenideologie“. Schon vor dem Correctiv-Artikel hatte Die Zeit berichtet, Huss sei von der „Überlegenheit der weißen Rasse“ überzeugt und glaube, dass sich in westlichen Gesellschaften schädliche Gene durchgesetzt hätten. Huss wies das zurück und drohte mit juristischen Konsequenzen. Im sächsischen Reinsberg, wo sie ein Schloss gekauft hat, fragten Reporter nach der „ominösen“ Investorin.

    Sie steht jetzt in dem Saal mit Seeblick, in dem an jenem Novembertag die Teilnehmer beim Frühstück standen. Sie habe das Hotel schon damals nicht selbst geführt, habe nicht zu dem Treffen eingeladen und auch die Liste der Gäste nicht gekannt, sagt Huss. Sie sei eingeladen gewesen, wollte erst gar nicht teilnehmen.

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    Das Landhaus Adlon, in dem im November 2023 das Potsdamer Treffen stattfand.Maurice Weiss/Ostkreuz

    Der weltweite Stimmungswandel nach rechts

    Doch sie hat teilgenommen. Und jetzt will sie reden. Über das Treffen, über den Correctiv-Artikel, der den Ruf ihres Hauses beschädigte, und nach dessen Erscheinen ihre Familie bedroht wurde. Aber es geht ihr auch um Größeres. Um ihre eigenen politischen Ideen, die, wie sie sagt, auf Erkenntnissen der Genetik gründeten. Sie will ein Buch schreiben. Und sie fürchtet, dass ihr jemand zuvorkommt. Ein Mann, auf den sie lange gesetzt hat und dem sie damals, vor anderthalb Jahren, sehr nahe stand: Maximilian Krah, einer der umstrittensten Politiker der AfD.

    Krah sorgte zuletzt für Schlagzeilen, weil er den Kurs seiner Partei verändern will. Mathilda Huss hat das alarmiert, denn sie ist der Ansicht, dass Krah ihre Ideen verkaufe. Deshalb will sie selbst in die Öffentlichkeit. Sie befindet sich in einer Art Wettrennen mit Krah, so klingt es. Und damit das überhaupt jemand mitbekommt, spricht sie jetzt mit Journalisten.

    Sie gewährt damit Einblicke in eine Welt, die in Deutschland noch weit vom Mainstream entfernt scheint, aber global rasant an Einfluss gewinnt. Es ist eine kulturelle Verschiebung nach rechts, die in den USA sogar schon einen Namen hat: Vibe shift, Stimmungswandel. In diesem neuen Vibe stampfen Konzerne Diversitätsprogramme ein. Und eine Jeansmarke wirbt mit der blonden, blauäugigen Schauspielerin Sydney Sweeney und spielt dabei mit den im Englischen gleich klingenden Worten Jeans und Genes. Ein Gag, eine Provokation. Aber der Glaube an die allumfassende Macht der Gene scheint zurück.

    Mathilda Huss redet schnell, springt oft von einem Thema zum nächsten. Vom Treffen im Landhaus Adlon über genetische Studien zu ihren Schwierigkeiten, ein Buch auf Deutsch zu schreiben, weil sie so lange in England gelebt hat. Sie lacht, wirkt freundlich und offen. In Deutschland ist sie eine Vordenkerin des Stimmungswandels nach rechts. Eine Frau mit Ambitionen. Und ihre Verbindungen reichen weit ins konservative bis liberale Lager. Hans-Georg Maaßen, den ehemaligen Verfassungsschutzchef, nennt sie einen Freund. Sie habe schon bei vielen Parteien Vorträge gehalten, sagt sie.

    Mit der Neuen Rechten aber hat sie seit dem Treffen in ihrem Hotel gebrochen. „Ich habe jeden Respekt vor denen verloren!“

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    Blick von Huss Villa auf den Lehnitzsee in Potsdam.Maurice Weiss/Ostkreuz
    „Geheimtreffen, was für ein Quatsch“

    Sie läuft durch den Garten hinter dem Landhaus, vorbei an blühenden Hortensien, betritt über eine Terrasse die Küche ihrer privaten Villa. Wieder kommt sie auf den Correctiv-Artikel zu sprechen. „Geheimtreffen, was für ein Quatsch“, sagt sie. Sie sei damals geblieben, weil ihr ein Hotelgast auffiel, der in den Räumen herumschlich, aber nicht zu den geladenen Teilnehmern gehörte. Er habe unaufrichtig gewirkt, sein Gang, seine Körperhaltung. „Das war eine Zecke“, sagt sie. Später erkannte sie ihn auf Bildern: Jean Peters, Aktionskünstler und Journalist bei Correctiv.

    Mehrfach habe sie ihn weggeschickt, sagt sie. Von dem, was bei dem Treffen besprochen wurde, habe er kaum etwas mitbekommen. Allenfalls den Vortrag von Martin Sellner über Remigration, die Fragen danach. Aber das sei nicht „Sinn und Anlass der Veranstaltung“ gewesen, sagt sie. „Es ging um die Finanzierung alternativer Medienprojekte, man wollte Sponsoren dafür finden.“

    Auch Wilhelm Wilderink, ihr früherer Partner, ärgert sich über die Berichterstattung, wirft Correctiv die Skandalisierung einer Veranstaltung vor, die „verfassungskonform“ gewesen sei. Niemand habe über Deportationen gesprochen, wie manche Politiker das öffentlich behaupteten, geschweige denn solche geplant. Weder Staatsanwaltschaft noch Verfassungsschutz hätten je Vorwürfe oder Anklage erhoben. „Das allein widerlegt Correctiv.“ Wilderink kämpft bis heute gegen den Versuch der CDU Potsdam, ihn wegen des Treffens auszuschließen.

    Correctiv hat inzwischen selbst über einen Anwalt eingeräumt: Ein „planvolles Vorgehen“ sei allenfalls bei Sellner und dem Veranstalter, dem Zahnarzt Gernot Mörig, erkennbar gewesen. Die übrigen Teilnehmer hätten bloß zugehört. Der Journalist Jean Peters sagte der Zeit Anfang des Jahres, das Wort „Vertreibung“ sei im Landhaus Adlon nie gefallen. Aber natürlich sei es so gemeint gewesen. Es ist diese Interpretation, die öffentlich hängen blieb.

    Maximilian Krah und ein Gerücht in der rechten Szene

    Mathilda Huss sagt, sie finde noch etwas anderes an dem Bericht seltsam: Dass Maximilian Krah nicht erwähnt wurde, obwohl er an jenem Wochenende ebenfalls vor Ort gewesen sei. Krah war schon damals nicht irgendwer, sondern AfD-Spitzenkandidat für die Europawahl.

    Huss lernte ihn im Sommer 2022 näher kennen. Sie habe bei einer Veranstaltung einen Vortrag gehalten, er sei danach auf sie zugekommen. Und sehr interessiert an ihrem Thema gewesen, den genetischen Unterschieden zwischen Gruppen von Menschen. Krah und Huss kamen sich näher. Sie zeigt Chats und Selfies, die er ihr aus dem EU-Parlament schickte. Oft sei er noch spät abends zu ihr gefahren, sagt sie. Teilweise hunderte Kilometer. Wie auch an jenem Wochenende.

    In der rechten Szene kursiert schon seit längerem ein Gerücht. Es besagt, dass Krah absichtlich in dem Artikel von Correctiv nicht erwähnt wurde. Und das, obwohl es Bilder einer Überwachungskamera gibt, die ihn am Sonntagmorgen nach dem Treffen vor dem Landhaus Adlon zusammen mit Teilnehmern zeigen. Direkt vor dem Fenster des Journalisten Jean Peters hätten sie gestanden, sagt Huss. Zwischen zwei Kameras, die Greenpeace in Autos versteckt hatte. „Ich verstehe nicht, wie sie Krah übersehen konnten.“ Wurde Krah von Correctiv aus dem Skandal herausgehalten? Oder versucht Huss, ihn jetzt hineinzuziehen?

    Krah hat längst eingeräumt, dass er an jenem Morgen vor Ort war. Die Gründe seien „Privatsache“, sagt er. Er sei kein Teilnehmer des Treffens gewesen, habe auch nicht im Landhaus Adlon übernachtet. Correctiv erklärt: „Unser Reporter hat Maximilian Krah in Potsdam nicht gesehen.“ Auch auf dem eigenen Foto- und Videomaterial sei er nicht zu erkennen gewesen. Nachdem entsprechende Bilder öffentlich wurden, habe man darüber berichtet.

    Wenn Huss über Krah spricht, klingt sie enttäuscht. Nicht nur über das Ende ihrer Affäre, sondern auch über eine entgangene Chance. „Ich dachte, wir könnten echt etwas bewegen“, sagt sie. Er, der wortgewandte Politiker. Sie, die Biologin mit provokanten Thesen.

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    Mathilda Huss in ihrer privaten Villa, die neben dem Landhaus Adlon am Lehnitzsee liegt.Maurice Weiss/Ostkreuz

    „Ein Mann, ein Wort, habe ich zu ihm gesagt“

    Man muss Mathilda Huss nicht fragen, wo sie politisch steht. Sie sagt von selbst: „Natürlich bin ich rechts.“ Wenn sie aus ihrem Leben erzählt, klingt es, als habe alles auf diesen Satz hingeführt. Das erste Buch, das sie gelesen habe, sei „Quo vadis“ gewesen, ausgerechnet, ein Roman über die Christenverfolgung im Alten Rom. Zuvor, sagt sie, habe sie nie Lust gehabt zu lesen.

    Sie erzählt von ihrem Vater, einem konservativen Öko, der ständig vor dem Klimawandel warnte und sich mit Solarenergie befasste. Und davon, wie sie sich schon als Schülerin im Bergischen Land mit Feministinnen stritt, weil die „männliche Eigenschaften entwickeln“ wollten. Männer und Frauen seien verschieden, sagt sie, mit unterschiedlichen Aufgaben und Bedürfnissen. Die Gleichmacherei lehne sie ab. Später war sie in der Kölner Kunstszene unterwegs. Ihr damaliger Freund, ein Schriftsteller, habe sie immer als „meine rechte Freundin“ vorgestellt. Das mochte sie nicht: „Ich spreche lieber für mich selbst.“

    Sie studierte Mathematik und Biologie in England, promovierte, forschte zu Hirnphysiologie, verdiente viel Geld mit Patenten, arbeitete am Institut für experimentelle Psychologie einer Elite-Universität. Sie habe die Wissenschaftsfreiheit und geistige Offenheit dort geliebt, sagt sie. Den interdisziplinären Austausch. Die Freiheit, Fragen zu stellen. An den Klimawandel, vor dem ihr Vater warnte, glaubt sie nicht mehr. In England begann sie auch, sich mit Genetik zu befassen.

    Lange suchte sie nach einer Partei, die ihre Ziele teilte. Zunächst fand sie die Piraten, erst in England, dann in Deutschland, wohin sie zurückgekehrt war, um eine Familie zu gründen. Die Piraten kämpften für Anliegen, die auch ihr wichtig sind: radikale Transparenz, die Offenlegung von Daten, Schutz vor staatlichem Zugriff. Sie half beim Aufbau der Open Knowledge Foundation mit, die die Plattform „Frag den Staat“ betreibt. Doch bald, sagt sie, seien die Piraten nach links abgedriftet. „Da hatte ich nichts verloren.“ Die CDU erschien ihr zu starr, zu konservativ. 2018 entdeckte sie die AfD. Dort, so dachte sie, sei man basisdemokratisch, wolle mit alten Strukturen brechen. Das gefiel ihr.

    Mitglied wurde sie nicht, aber sie näherte sich der Partei, deren Umfeld. Sie hielt Vorträge, trat in rechten Podcasts auf. Als sie Maximilian Krah kennenlernte, schien sich alles zu fügen. Er habe ihr versprochen, ihr mit dem Buch zu helfen, an dem sie seit langem arbeitet. Nur deshalb habe sie ihm Argumente für seine Reden geliefert. „Wir hatten einen Vertrag per Handschlag. Ein Mann ein Wort, habe ich zu ihm gesagt.“ Den Deal habe Krah gebrochen.

    Krah bestreitet das. Es sei zwar richtig: „Ich habe Mathilda Huss angeboten, bei ihrem Buch zu helfen, weil sie allein damit nicht fertig wurde.“ Aber einen Deal habe es nicht gegeben. Im Januar 2024 beendete Huss die Verbindung. In diesem Jahr hörte sie dann von seinen neuen Ideen.

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    AfD-Politiker Maximilian Krah. Huss und Krah standen sich nah und haben sich inzwischen überworfen.Thomas Meyer/Ostkreuz

    Krah’s neue Idee für die AfD

    Krah will, dass die AfD sich vom Konzept der Remigration, so wie es Sellner propagiert, verabschiedet. Also von der Idee, auch deutsche Staatsbürger mit Migrationshintergrund zur Ausreise zu drängen. Das sei verfassungsfeindlich und führe zu einem Parteiverbot, so Krah. Seinen Sinneswandel erklärte er zum ersten Mal ausgerechnet bei Correctiv. Einem Medium, das seit dem Bericht über das Treffen im Landhaus Adlon in der AfD und ihrem Umfeld verhasst ist.

    Seiner Partei hat er folgendes neues Konzept vorgeschlagen: Die Menschen in Deutschland sollten künftig in nach Herkunft getrennten Welten leben. Nebeneinander, nicht miteinander. Deutsche ohne Migrationshintergrund, Deutsche mit türkischen Wurzeln, syrische oder ukrainische Einwanderer – jede Gruppe solle unter sich bleiben. Der Staat solle sich heraushalten. Keine Quoten, keine Förderprogramme, keine staatlich gesteuerte Integration. Assimilation lehnt Krah ab. Das seien die Ideen, die von ihr stammen, sagt Mathilda Huss.

    Ein paar Wochen später, bei einem zweiten Besuch im Juli, ist sie noch aufgebrachter. Sie hat von einem Vortrag erfahren, den Krah im Bundestag vor der AfD-Fraktion gehalten hat, darin „ganz viel von meinem Zeug“, sagt sie. Dass Krah damit nun Schlagzeilen macht, während sie weiter mit ihrem Manuskript kämpft, empfindet sie als Verrat. Er liegt im Wettrennen vorn.

    Es ist früh am Morgen. Huss steht im schwarzen Kleid auf der Terrasse ihrer Villa. Sie müsse gleich los, nach Norddeutschland, einer Tante beim Umzug helfen. Auf einem Teller liegt eine Scheibe Vollkornbrot, daneben stehen zwei Becher mit kaltem Fertigkaffee. Sie hat nicht gefrühstückt und wird es in der nächsten Stunde auch nicht tun.

    Sie wirkt fahrig, wie unter Strom. Wegen Krahs zweitem Buch, das er immer wieder ankündigt. Ob es überhaupt erscheint, ist unklar. Krah hat sich mit Götz Kubitschek überworfen, seinem Verleger aus Schnellroda. Auch Huss hatte darauf vertraut, dass Kubitschek ihr Buch verlegt. Er habe sie jahrelang dazu gedrängt, sagt sie. Doch nun gehört auch er zu den Männern, von denen sie sich verraten fühlt. Man kommt kaum hinterher bei dem Tempo, in dem sich die rechte Szene zu zerstreiten scheint.

    Krah sagt zum Vorwurf, er klaue Mathilda Huss’ Ideen, sie habe ihm „in einigen genetischen Fragen die Augen geöffnet”. Doch was er daraus mache, stamme allein von ihm. Sein künftiges Buch werde viele Themen behandeln, Genetik sei keines davon.

    Der neue, alte Glaube an die Macht der Gene

    Ihr eigenes Manuskript sei inzwischen auf 1200 Seiten angewachsen, sagt Huss. Veröffentlichen wolle sie aber nur 200. In ihrem Kopf scheint alles längst fertig. Einer ihrer Kernsätze lautet: „Wir machen Politik auf Basis eines völlig falschen Menschenbilds.“

    Der Satz lässt schon erahnen, wie radikal Huss denkt, wie dringend sie mit der liberalen Gegenwart brechen möchte. Sie holt einen Stapel Papier, eine Übersicht ihrer Thesen, „vertraulich zu behandeln“. Dann wirft sie Begriffe in den Morgen am See, „Blank-Slate-ism“, „genetische Bedingtheit“, „erweiterter Phänotyp“.

    Der erste Begriff spielt auf eine Vorstellung an, die in der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts weit verbreitet war. Er besagt, dass Kinder als blank slates, unbeschriebene Blätter, zur Welt kommen. Allein Bildung, Erziehung und andere äußere Einflüsse formten den Menschen, so die Annahme. Heute gilt das als überholt. Man weiß, dass Gene eine große Rolle spielen, nicht nur für das Aussehen und die Krankheitsrisiken eines Menschen, sondern auch für Verhalten und Intelligenz. Je älter ein Mensch wird, desto stärker zeigt sich der Einfluss der Erbanlagen. Aber Menschen werden auch durch ihre Lebensumstände geprägt.

    Es sei vorteilhaft, so Huss, wenn jemand sein Leben so gestalten könne, wie es zu seinen angeborenen Neigungen passe. Doch genau das werde politisch nicht mitgedacht. Die Idee vom unbeschriebenen Blatt halte sich hartnäckig. Das sehe man an all den Förderprogrammen, die es gebe. Sie verweist auf Studien, die zeigen, dass Kinder aus einkommensschwachen Familien durch Förderung zwar kurzfristig in IQ-Tests oder beim Lesen besser werden, die Effekte dann aber wieder nachlassen. Leselust brauche eine genetische Komponente, um erweckt zu werden, sagt Huss. Man könne so etwas nicht erzwingen.

    Und sie geht noch einen Schritt weiter. Vom einzelnen Menschen zur Gruppe. Was für Individuen gelte, gelte auch für sogenannte Erbgemeinschaften, für „Populationen“, sagt sie. Auch zwischen ihnen gebe es bedeutsame genetische Unterschiede. Manchmal redet sie auch von „Stämmen“, selbst wenn es um Menschen in Deutschland geht.

    Dem wissenschaftlichen Konsens entspricht das nicht. Huss sagt dazu, Erkenntnisse zur „Wirkmächtigkeit der Gene“ würden zensiert. Fragt man sie nach den Grundlagen für ihre Ideen, verweist sie auf anerkannte Evolutionsbiologen, deren Thesen sie „einfach konsequent weitergedacht“ habe. Auf Richard Dawkins etwa. Der Brite prägte das Konzept des „erweiterten Phänotyps“, das er am liebsten mit Bibern erklärt. In Bibern wirken Gene, die bestimmen, wie der Biberbau aussieht, so Dawkins. Und wie der Biber baue auch der Mensch seine Umwelt seiner Veranlagung gemäß, sagt Huss, „wenn man ihn nur lässt“. Ganze Kulturen, so klingt es bei ihr, seien im Prinzip Ausdruck eines gemeinsamen Genpools, auch Architektur, Moral, politisches Denken.

    Sie tausche sich mit anderen Wissenschaftlern aus, zu diesen und anderen umstrittenen Themen. Sie wolle niemanden in die Medien zerren, sagt sie. Ein paar Namen nennt sie schließlich doch. Die Amerikaner William Happer und Richard Lindzen, die bestreiten, dass der Mensch den Klimawandel verursache. Und den Dänen Emil Kirkegaard, der oft bei ihr in Potsdam sei, seit er mit ihrem Au-pair zusammen sei. Der 31-Jährige beschäftigt sich auf seinem Blog unter anderem mit Rassentheorien oder der Frage, ob Linke zu psychischen Krankheiten neigen. Huss nennt ihn schlau, seine politischen Positionen aber seien ihr undurchsichtig. Seine Sicht auf die Welt habe wenig mit ihrer gemein.

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    Detail aus der privaten Villa von Huss, in der sie mit ihrem früheren Partner und den gemeinsamen Söhnen lebt.Maurice Weiss/Ostkreuz

    Deutschland sei noch geprägt von der „Stammesstruktur“

    Bleibt die Frage, wohin ihre eigene Weltsicht politisch führen soll? Mathilda Huss beantwortet sie am Telefon. Es ist Ende Juli, sie ist mit ihren Kindern erst nach China gereist, wo sie die Überwachung und den eingeschränkten Zugang zum Internet fürchterlich fand, und dann nach Japan, obwohl sie eigentlich an ihrem Buch arbeiten wollte. Sie habe schon wieder einen Podcast gehört, in dem Krah ihre Thesen vertrete, sagt sie.

    Die Konsequenzen dieser Thesen seien klar, sagt sie. Es gebe keine Assimilation. Menschen aus verschiedenen Kulturen könnten und sollten sich einander nicht anpassen. Stattdessen sollten sie in selbstverwalteten Einheiten leben, in Communitys. Sie nennt diese Idee „Subsidarität“. Deutschland, sagt Huss, sei immer noch geprägt von „der Vergangenheit der Stammesstruktur“. Und so soll es aus ihrer Sicht womöglich auch wieder sein.

    Das klingt tatsächlich sehr nach dem, was Krah nun vorschlägt. Und was einige Beobachter als gemäßigte Position innerhalb der AfD verstehen. Als eine Abkehr vom völkischen Denken, weniger menschenfeindlich als Martin Sellners Konzept der Remigration. Aber stimmt das?

    Auch Huss ist für „Rückführungen“ von Migranten aus Deutschland, für strengste Grenzschließungen, genauso wie Krah. Sie sagt: „Ich halte Deutschland für deutlich überfremdet.“ Menschen verschiedener Herkunft, so klingt es, sollen nur auf einem Staatsgebiet leben, wenn es gar nicht anders geht. Im schlimmsten Fall. Und der scheint für Huss jetzt eingetreten.

    Im Kern verfolgen sie alle dasselbe Ziel, Huss, Krah, Sellner, die Neue Rechte weltweit: Sie wollen die Menschheit wieder in Gruppen, Populationen oder Ethnien aufteilen, voneinander getrennt halten, sich für die eigene Gruppe einsetzen. Krah formuliert jetzt für die AfD, was politisch und juristisch anschlussfähig klingt. Huss liefert den wissenschaftlich wirkenden Unterboden.

    Welcher Gruppe gehört sie selbst eigentlich an? Mit wem würde sie in ihrer erträumten Welt leben wollen? Das sei schwierig, sagt Mathilda Huss. In ihr fänden sich verschiedenste Einflüsse, norddeutsche und süddeutsche, sie sei „ein Mix“. Sie selbst also gehört, genetisch betrachtet, zu gar keiner Gruppe.

    #Allemagne #Potsdam #nantis #hôtel #luxe #doite #extrême_droite #eugénisme #biologie #féminisme

  • Biologie de synthèse : les affres d’un chercheur
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/necrotechnologies/biologie-de-synthese-les-affres-d-un-chercheur

    François Graner, biophysicien, s’intéresse à la biologie de synthèse. Nous en étions restés à ses études sur les méga bulles de savon. Nos enquêtes sur l’origine du Covid et les gains de fonction raniment nos discussions sur « science et conscience ». Nous lui suggérons de travailler sa « dissonance cognitive » avec un papier nourri de son expérience et de témoignages recueillis dans les labos. Voici douze ans de cela, en avril 2013, nous avions perturbé, avec quelques Chimpanzés du futur, (…) #Nécrotechnologies

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/graner_biologie_de_synthe_se.pdf

    • Non, rien n’a changé depuis avril 2013. Voici ce que les organisateurs débordés nous avaient laissé dire ceci au micro, au pseudo forum du CNAM :

      « Vous, chercheurs, qui prétendez délibérer sur la biologie de synthèse, vous devez vos carrières, vos revenus, votre position sociale à la recherche. Vous êtes juges et parties ; vous êtes en conflit d’intérêt ; vous devriez être les derniers à vous exprimer sur le sujet. Votre participation à ce débat est illégitime. Autant consulter les marchands d’armes sur l’opportunité de déclarer la guerre. Nous, chimpanzés du futur, nous ne défendons aucun avantage ni privilège. Nous défendons juste la possibilité de choisir ce qui va nous arriver. »

      Non, rien n’a changé en 2025. Les chercheurs font ce qui leur plaît, ou ce qui plaît à leurs financeurs, sans se soucier de leurs contributions à une guerre au vivant plus efficace que jamais. Mais lisez plutôt.

      #biologie #biologie_de_synthèse #François_Graner

  • La remarquable contribution des #élites politiques suisses au #discours_anti-immigrés

    Une étude de chercheurs de l’EPFZ questionne l’origine du discours anti-immigrés qui s’est imposé en Suisse et en Europe. Elle déconstruit au passage bon nombre de clichés et souligne l’importance du vocabulaire emprunté à la #biologie.

    Comment expliquer le succès du discours anti-immigrés, thème qui domine la politique suisse depuis des décennies et qui s’impose aujourd’hui partout en Europe ? En théorie, la réponse semble évidente : les électeurs réagissent à des craintes culturelles, économiques et sécuritaires suscitées par l’arrivée de migrants. Une étude publiée fin novembre dans l’American Political Science Review par deux chercheurs l’EPFZ et un chercheur de l’Université Bocconi, en Italie, questionne toutefois cette doxa. Sur la base de l’expérience suisse.

    (#paywall)
    https://www.letemps.ch/opinions/chroniques/la-remarquable-contribution-des-elites-politiques-suisses-au-discours-anti-i
    #anti-immigration #migrations #réfugiés #Suisse

    • The Free Movement of People and the Success of Far-Right Parties: Evidence from Switzerland’s Border Liberalization

      The main theories explaining electoral backlash against immigration focus on citizens’ cultural, economic, and security concerns. We test these predictions in Switzerland, which opened its labor market to neighboring countries in the 2000s. Employing a difference-in-differences design, we document a substantial rise in immigrant workers in Swiss border municipalities after the border opened. This was accompanied by a 6-percentage-point (95% confidence interval 2–10) increase in support for anti-immigrant parties, equivalent to a 32% rise at the mean. However, we find no adverse effects on citizens’ employment, wages, or subjective perceptions of economic, cultural, or security threats. Instead, we describe how far-right parties introduced novel narratives related to overcrowding to advance hostility toward immigrants. We provide evidence that this rhetoric targeted border municipalities, where it had the greatest impact on voters susceptible to political persuasion. Together, these findings suggest that elites can play a role in driving anti-immigrant votes.

      https://www.cambridge.org/core/journals/american-political-science-review/article/free-movement-of-people-and-the-success-of-farright-parties-evidence-from-switzerlands-border-liberalization/21D5C52BB398194097C4C00F82C9FE68

      #extrême_droite #afflux #invasion

    • La remarquable contribution des élites politiques suisses au discours anti-immigrés - Le Temps - 15/02/2025

      Comment expliquer le succès du discours anti-immigrés, thème qui domine la politique suisse depuis des décennies et qui s’impose aujourd’hui partout en Europe ? En théorie, la réponse semble évidente : les électeurs réagissent à des craintes culturelles, économiques et sécuritaires suscitées par l’arrivée de migrants. Une étude publiée fin novembre dans l’American Political Science Review par deux chercheurs l’EPFZ et un chercheur de l’Université Bocconi, en Italie, questionne toutefois cette doxa. Sur la base de l’expérience suisse.

      Les chercheurs se sont intéressés aux effets de l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes à partir du début des années 2000 dans le canton du Tessin en comparant les zones frontières directement impactées par l’augmentation des travailleurs italiens et celles qui étaient moins exposées. Dans leurs conclusions, ils constatent que la montée en flèche du vote anti-immigrés est sans commune mesure avec l’augmentation de ces travailleurs frontaliers ou migrants, en particulier dans les zones éloignées de la frontière.

      Selon leur enquête, les populations frontalières n’ont aucune raison objective à devoir protéger leurs traditions (les immigrés étant de même culture) ni de craindre des menaces économiques (l’emploi et les salaires augmentent). « Nous n’avons trouvé aucune preuve que l’ouverture des frontières augmente la perception d’un risque de chômage accru, d’augmentation des loyers ou d’une dégradation financière. » C’est même parfois le contraire qui s’est produit. Pourquoi cette peur alors ? Les auteurs suggèrent qu’il faut en trouver l’aiguillon dans le discours des élites politiques. Ce rejet s’expliquerait non pas par des craintes objectives de la population auxquelles répondraient les partis politiques, mais, à l’inverse, par un discours alarmiste distillé par de nouveaux « entrepreneurs politiques » pour bousculer les grands partis traditionnels en imposant de nouveaux thèmes.

      Pour y parvenir, il fallait toutefois renouveler l’ancien discours raciste ou xénophobe pour convaincre notamment les secteurs les moins politisés de la population. On a ainsi créé un « nouveau narratif » permettant de renforcer les peurs et d’encourager l’hostilité envers les migrants sans être taxé d’extrémiste. Pour ce faire, on a emprunté à la biologie le terme de « stress de densité », une notion qui, appliquée à la société, permet d’expliquer la pression sur les villes, les transports publics, les routes, les campagnes, les supermarchés et jusqu’aux cinémas, par l’immigration.

      « Le narratif du stress de la densité (Dichtestress) est attractif dans la mesure où il peut exprimer un malaise face à l’immigration sans être encombré par la connotation xénophobe des termes antérieurs comme l’Überfremdung », explique Dominik Hangartner, l’un des auteurs. Une innovation que l’on doit à l’UDC, premier parti à l’avoir introduit dans ses campagnes pour stopper l’« immigration de masse » au nom d’une protection quasi biologique du territoire. L’argumentaire de la surpopulation a ensuite été repris par les Brexiter en 2016 et plus récemment par Donald Trump qui déclarait l’an dernier que son « pays [était] plein ».

      Face à ce nouveau discours, les avocats de l’immigration – pour des raisons économiques et démographiques – n’étaient pas préparés à lui opposer un « contre-discours », constate l’étude. Vingt ans plus tard, personne n’a trouvé la parade. Déconstruire le langage de ces nouvelles élites politiques est un premier pas pour réduire les peurs et s’engager dans une approche plus rationnelle de l’immigration.

    • Hardimon défend une conception minimaliste qui définit la race comme un groupe d’êtres humains répondant à trois conditions : il se distingue des autres groupes par des combinaisons de caractéristiques physiques visibles, ses membres sont liés par une ascendance commune propre aux membres du groupe et il est originaire d’un lieu géographique particulier (p. 63, les italiques sont de l’auteur). La conception minimaliste fait donc de la race une subdivision biologique de l’espèce humaine. Hardimon rejoint ainsi, malgré des différences que nous ne pouvons évoquer sans alourdir exagérément cette recension, Robin Andreasen et, surtout, Philip Kitcher, lequel considère que les races humaines sont à la fois biologiquement réelles et socialement construites (...).

      La référence à un critère biologique interpelle. Il pourrait en effet être difficile de distinguer la conception minimaliste de la conception racialiste, c’est-à-dire celle du raciste. Mais là où cette dernière essentialise et hiérarchise les groupes humains, et attribue donc à une essence biologique des propriétés mentales et morales, la première définit des groupes réels sans référence à des caractéristiques normativement importantes. De plus, elle ne postule aucune corrélation entre celles-ci et les caractéristiques physiques visibles. Dès lors, une race est simplement un groupe d’apparence et d’ascendance d’un certain type, un type biogéographique.

      [...]

      C’est d’ailleurs sur cette question des politiques à conduire pour que recule le préjugé que le livre d’Hardimon nous laisse sur notre faim (même si l’auteur objecterait que tel n’était pas son sujet). En d’autres termes, la reconnaissance de l’existence des races minimalistes constitue-t-elle une avancée en termes d’efficacité de la lutte antiraciste ?

    • (...) avec le déploiement des questions écologiques dans le champ de la théorie sociale, on peut se demander si la philosophie de Deleuze s’avère toujours actuelle. Dans les lignes qui suivent, nous nous intéressons à l’actualité de la pensée deleuzienne dans des domaines a priori éloignés de son cadre de prédilection, à savoir dans le champ de la biologie et de l’écologie. Notre hypothèse est que c’est surtout l’apport des travaux de Deleuze avec Félix Guattari qui reste aujourd’hui actif, et ce, y compris contre les affirmations de Deleuze seul.

      #Gilles_Deleuze #Félix_Guattari #écosophie

  • Olivier Hamant, chercheur en #biologie et #biophysique :

    « Dans la question socio-écologique ce qui domine c’est le climat. On a réduit la #complexité_écologique à une molécule, le #CO2, c’est une aberration.

    Du coup les solutions qu’on apporte c’est pour réduire la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Cet été en Islande on a construit la première grande usine de capture CO2.

    Un enfant de 5 ans comprendrait que ça n’a aucun sens, c’est bcp d’énergie et de métaux et c’est une opération financière. On a privatisé le CO2.

    Le #climat c’est le pire levier, il faut commencer par la #biodiversité. Notre #performance est une #guerre_à_la_vie.

    La #biodiversité ça coute rien, on peut le faire à toutes les échelles et c’est positif pour le #climat et les #pénuries »

    Eloquente prise de parole d’Olivier Hamant qui rappelle que la révolution à accomplir est avant tout culturelle et non une question d’#innovation technologique.

    Pour faire de la robustesse, il nous faut aller contre la performance et sortir du #capitalisme en s’inspirant des pratiques naissantes à la marge telles les #coopératives et l’#économie_de_la_fonctionnalité & de l’usage."

    https://x.com/GabrielMalek9/status/1847973387106152647

    Survie dans le Chaos : La #robustesse à l’épreuve ? #Olivier_Hamant
    https://www.youtube.com/watch?v=JPW_m8JBl2Q

    #CO2 #économie_de_l'usage #imprévisibilité #fluctuation #compétition #colonisation #mécanisation #grande_accélération #culte_de_la_performance #délire_de_la_performance #agriculture_circulaire #basculement #interactions #crises

  • Sex Redefined : The Idea of 2 Sexes Is Overly Simplistic
    https://www.scientificamerican.com/article/sex-redefined-the-idea-of-2-sexes-is-overly-simplistic1

    https://www.youtube.com/watch?v=6fUQ0Dvzqkw

    Arrêtez de vous engueuler et vivez enfin votre sexualité ! Dans _City of Lost Souls (1983) Rosa von Praunheim présente l’icône punk transgenre Jayne County et une joyeuse bande sex-positive . On y proclame la naissance du nouveau troisième sexe dans une comédie musicale underground bien trash . A l’époque on inaugura une vie sans limites sexuelles, alors pourquoi s’entre-tue-t-on aujourd’hui ? C’est super-sexy, allez-y, lancez votre magnétoscope, vous allez jouir de plaisir ! N’ouliez pas de sortir les les mouchoirs d’abord ;-)

    Acheter le DVD
    http://www.rosavonpraunheim.de/shop/index.php/produkt/stadt-der-verlorenen-seelen

    22.10.2018 by Claire Ainsworth - Biologists now think there is a larger spectrum than just binary female and male

    As a clinical geneticist, Paul James is accustomed to discussing some of the most delicate issues with his patients. But in early 2010, he found himself having a particularly awkward conversation about sex.

    A 46-year-old pregnant woman had visited his clinic at the Royal Melbourne Hospital in Australia to hear the results of an amniocentesis test to screen her baby’s chromosomes for abnormalities. The baby was fine—but follow-up tests had revealed something astonishing about the mother. Her body was built of cells from two individuals, probably from twin embryos that had merged in her own mother’s womb. And there was more. One set of cells carried two X chromosomes, the complement that typically makes a person female; the other had an X and a Y. Halfway through her fifth decade and pregnant with her third child, the woman learned for the first time that a large part of her body was chromosomally male. “That’s kind of science-fiction material for someone who just came in for an amniocentesis,” says James.

    Sex can be much more complicated than it at first seems. According to the simple scenario, the presence or absence of a Y chromosome is what counts: with it, you are male, and without it, you are female. But doctors have long known that some people straddle the boundary—their sex chromosomes say one thing, but their gonads (ovaries or testes) or sexual anatomy say another. Parents of children with these kinds of conditions—known as intersex conditions, or differences or disorders of sex development (DSDs)—often face difficult decisions about whether to bring up their child as a boy or a girl. Some researchers now say that as many as 1 person in 100 has some form of DSD.

    When genetics is taken into consideration, the boundary between the sexes becomes even blurrier. Scientists have identified many of the genes involved in the main forms of DSD, and have uncovered variations in these genes that have subtle effects on a person’s anatomical or physiological sex. What’s more, new technologies in DNA sequencing and cell biology are revealing that almost everyone is, to varying degrees, a patchwork of genetically distinct cells, some with a sex that might not match that of the rest of their body. Some studies even suggest that the sex of each cell drives its behaviour, through a complicated network of molecular interactions. “I think there’s much greater diversity within male or female, and there is certainly an area of overlap where some people can’t easily define themselves within the binary structure,” says John Achermann, who studies sex development and endocrinology at University College London’s Institute of Child Health.

    These discoveries do not sit well in a world in which sex is still defined in binary terms. Few legal systems allow for any ambiguity in biological sex, and a person’s legal rights and social status can be heavily influenced by whether their birth certificate says male or female.

    “The main problem with a strong dichotomy is that there are intermediate cases that push the limits and ask us to figure out exactly where the dividing line is between males and females,” says Arthur Arnold at the University of California, Los Angeles, who studies biological sex differences. “And that’s often a very difficult problem, because sex can be defined a number of ways.”

    The start of sex

    That the two sexes are physically different is obvious, but at the start of life, it is not. Five weeks into development, a human embryo has the potential to form both male and female anatomy. Next to the developing kidneys, two bulges known as the gonadal ridges emerge alongside two pairs of ducts, one of which can form the uterus and Fallopian tubes, and the other the male internal genital plumbing: the epididymes, vas deferentia and seminal vesicles. At six weeks, the gonad switches on the developmental pathway to become an ovary or a testis. If a testis develops, it secretes testosterone, which supports the development of the male ducts. It also makes other hormones that force the presumptive uterus and Fallopian tubes to shrink away. If the gonad becomes an ovary, it makes oestrogen, and the lack of testosterone causes the male plumbing to wither. The sex hormones also dictate the development of the external genitalia, and they come into play once more at puberty, triggering the development of secondary sexual characteristics such as breasts or facial hair.

    Changes to any of these processes can have dramatic effects on an individual’s sex. Gene mutations affecting gonad development can result in a person with XY chromosomes developing typically female characteristics, whereas alterations in hormone signalling can cause XX individuals to develop along male lines.

    For many years, scientists believed that female development was the default programme, and that male development was actively switched on by the presence of a particular gene on the Y chromosome. In 1990, researchers made headlines when they uncovered the identity of this gene, which they called SRY. Just by itself, this gene can switch the gonad from ovarian to testicular development. For example, XX individuals who carry a fragment of the Y chromosome that contains SRY develop as males.

    By the turn of the millennium, however, the idea of femaleness being a passive default option had been toppled by the discovery of genes that actively promote ovarian development and suppress the testicular programme—such as one called WNT4. XY individuals with extra copies of this gene can develop atypical genitals and gonads, and a rudimentary uterus and Fallopian tubes. In 2011, researchers showed that if another key ovarian gene, RSPO1, is not working normally, it causes XX people to develop an ovotestis—a gonad with areas of both ovarian and testicular development.

    These discoveries have pointed to a complex process of sex determination, in which the identity of the gonad emerges from a contest between two opposing networks of gene activity. Changes in the activity or amounts of molecules (such as WNT4) in the networks can tip the balance towards or away from the sex seemingly spelled out by the chromosomes. “It has been, in a sense, a philosophical change in our way of looking at sex; that it’s a balance,” says Eric Vilain, a clinician and the director of the Center for Gender-Based Biology at the University of California, Los Angeles. “It’s more of a systems-biology view of the world of sex.”

    Battle of the sexes

    According to some scientists, that balance can shift long after development is over. Studies in mice suggest that the gonad teeters between being male and female throughout life, its identity requiring constant maintenance. In 2009, researchers reported deactivating an ovarian gene called Foxl2 in adult female mice; they found that the granulosa cells that support the development of eggs transformed into Sertoli cells, which support sperm development. Two years later, a separate team showed the opposite: that inactivating a gene called Dmrt1 could turn adult testicular cells into ovarian ones. “That was the big shock, the fact that it was going on post-natally,” says Vincent Harley, a geneticist who studies gonad development at the MIMR-PHI Institute for Medical Research in Melbourne.

    The gonad is not the only source of diversity in sex. A number of DSDs are caused by changes in the machinery that responds to hormonal signals from the gonads and other glands. Complete androgen insensitivity syndrome, or CAIS, for example, arises when a person’s cells are deaf to male sex hormones, usually because the receptors that respond to the hormones are not working. People with CAIS have Y chromosomes and internal testes, but their external genitalia are female, and they develop as females at puberty.

    Conditions such as these meet the medical definition of DSDs, in which an individual’s anatomical sex seems to be at odds with their chromosomal or gonadal sex. But they are rare—affecting about 1 in 4,500 people. Some researchers now say that the definition should be widened to include subtle variations of anatomy such as mild hypospadias, in which a man’s urethral opening is on the underside of his penis rather than at the tip. The most inclusive definitions point to the figure of 1 in 100 people having some form of DSD, says Vilain.

    But beyond this, there could be even more variation. Since the 1990s, researchers have identified more than 25 genes involved in DSDs, and next-generation DNA sequencing in the past few years has uncovered a wide range of variations in these genes that have mild effects on individuals, rather than causing DSDs. “Biologically, it’s a spectrum,” says Vilain.

    A DSD called congenital adrenal hyperplasia (CAH), for example, causes the body to produce excessive amounts of male sex hormones; XX individuals with this condition are born with ambiguous genitalia (an enlarged clitoris and fused labia that resemble a scrotum). It is usually caused by a severe deficiency in an enzyme called 21-hydroxylase. But women carrying mutations that result in a milder deficiency develop a ’non-classical’ form of CAH, which affects about 1 in 1,000 individuals; they may have male-like facial and body hair, irregular periods or fertility problems—or they might have no obvious symptoms at all. Another gene, NR5A1, is currently fascinating researchers because variations in it cause a wide range of effects, from underdeveloped gonads to mild hypospadias in men, and premature menopause in women.

    Many people never discover their condition unless they seek help for infertility, or discover it through some other brush with medicine. Last year, for example, surgeons reported that they had been operating on a hernia in a man, when they discovered that he had a womb. The man was 70, and had fathered four children.
    Cellular sex

    Studies of DSDs have shown that sex is no simple dichotomy. But things become even more complex when scientists zoom in to look at individual cells. The common assumption that every cell contains the same set of genes is untrue. Some people have mosaicism: they develop from a single fertilized egg but become a patchwork of cells with different genetic make-ups. This can happen when sex chromosomes are doled out unevenly between dividing cells during early embryonic development. For example, an embryo that starts off as XY can lose a Y chromosome from a subset of its cells. If most cells end up as XY, the result is a physically typical male, but if most cells are X, the result is a female with a condition called Turner’s syndrome, which tends to result in restricted height and underdeveloped ovaries. This kind of mosaicism is rare, affecting about 1 in 15,000 people.

    The effects of sex-chromosome mosaicism range from the prosaic to the extraordinary. A few cases have been documented in which a mosaic XXY embryo became a mix of two cell types—some with two X chromosomes and some with two Xs and a Y—and then split early in development. This results in ’identical’ twins of different sexes.

    There is a second way in which a person can end up with cells of different chromosomal sexes. James’s patient was a chimaera: a person who develops from a mixture of two fertilized eggs, usually owing to a merger between embryonic twins in the womb. This kind of chimaerism resulting in a DSD is extremely rare, representing about 1% of all DSD cases.

    Another form of chimaerism, however, is now known to be widespread. Termed microchimaerism, it happens when stem cells from a fetus cross the placenta into the mother’s body, and vice versa. It was first identified in the early 1970s—but the big surprise came more than two decades later, when researchers discovered how long these crossover cells survive, even though they are foreign tissue that the body should, in theory, reject. A study in 1996 recorded women with fetal cells in their blood as many as 27 years after giving birth; another found that maternal cells remain in children up to adulthood. This type of work has further blurred the sex divide, because it means that men often carry cells from their mothers, and women who have been pregnant with a male fetus can carry a smattering of its discarded cells.

    Microchimaeric cells have been found in many tissues. In 2012, for example, immunologist Lee Nelson and her team at the University of Washington in Seattle found XY cells in post-mortem samples of women’s brains. The oldest woman carrying male DNA was 94 years old. Other studies have shown that these immigrant cells are not idle; they integrate into their new environment and acquire specialized functions, including (in mice at least) forming neurons in the brain. But what is not known is how a peppering of male cells in a female, or vice versa, affects the health or characteristics of a tissue—for example, whether it makes the tissue more susceptible to diseases more common in the opposite sex. “I think that’s a great question,” says Nelson, “and it is essentially entirely unaddressed.” In terms of human behaviour, the consensus is that a few male microchimaeric cells in the brain seem unlikely to have a major effect on a woman.

    Scientists are now finding that XX and XY cells behave in different ways, and that this can be independent of the action of sex hormones. “To tell you the truth, it’s actually kind of surprising how big an effect of sex chromosomes we’ve been able to see,” says Arnold. He and his colleagues have shown that the dose of X chromosomes in a mouse’s body can affect its metabolism, and studies in a lab dish suggest that XX and XY cells behave differently on a molecular level, for example with different metabolic responses to stress. The next challenge, says Arnold, is to uncover the mechanisms. His team is studying the handful of X-chromosome genes now known to be more active in females than in males. “I actually think that there are more sex differences than we know of,” says Arnold.

    Beyond the binary

    Biologists may have been building a more nuanced view of sex, but society has yet to catch up. True, more than half a century of activism from members of the lesbian, gay, bisexual and transgender community has softened social attitudes to sexual orientation and gender. Many societies are now comfortable with men and women crossing conventional societal boundaries in their choice of appearance, career and sexual partner. But when it comes to sex, there is still intense social pressure to conform to the binary model.

    This pressure has meant that people born with clear DSDs often undergo surgery to ’normalize’ their genitals. Such surgery is controversial because it is usually performed on babies, who are too young to consent, and risks assigning a sex at odds with the child’s ultimate gender identity—their sense of their own gender. Intersex advocacy groups have therefore argued that doctors and parents should at least wait until a child is old enough to communicate their gender identity, which typically manifests around the age of three, or old enough to decide whether they want surgery at all.

    This issue was brought into focus by a lawsuit filed in South Carolina in May 2013 by the adoptive parents of a child known as MC, who was born with ovotesticular DSD, a condition that produces ambiguous genitalia and gonads with both ovarian and testicular tissue. When MC was 16 months old, doctors performed surgery to assign the child as female—but MC, who is now eight years old, went on to develop a male gender identity. Because he was in state care at the time of his treatment, the lawsuit alleged not only that the surgery constituted medical malpractice, but also that the state denied him his constitutional right to bodily integrity and his right to reproduce. Last month, a court decision prevented the federal case from going to trial, but a state case is ongoing.

    “This is potentially a critically important decision for children born with intersex traits,” says Julie Greenberg, a specialist in legal issues relating to gender and sex at Thomas Jefferson School of Law in San Diego, California. The suit will hopefully encourage doctors in the United States to refrain from performing operations on infants with DSDs when there are questions about their medical necessity, she says. It could raise awareness about “the emotional and physical struggles intersex people are forced to endure because doctors wanted to ’help’ us fit in,” says Georgiann Davis, a sociologist who studies issues surrounding intersex traits and gender at the University of Nevada, Las Vegas, who was born with CAIS.

    Doctors and scientists are sympathetic to these concerns, but the MC case also makes some uneasy—because they know how much is still to be learned about the biology of sex. They think that changing medical practice by legal ruling is not ideal, and would like to see more data collected on outcomes such as quality of life and sexual function to help decide the best course of action for people with DSDs—something that researchers are starting to do.

    Diagnoses of DSDs once relied on hormone tests, anatomical inspections and imaging, followed by painstaking tests of one gene at a time. Now, advances in genetic techniques mean that teams can analyse multiple genes at once, aiming straight for a genetic diagnosis and making the process less stressful for families. Vilain, for example, is using whole-exome sequencing—which sequences the protein-coding regions of a person’s entire genome—on XY people with DSDs. Last year, his team showed that exome sequencing could offer a probable diagnosis in 35% of the study participants whose genetic cause had been unknown.

    Vilain, Harley and Achermann say that doctors are taking an increasingly circumspect attitude to genital surgery. Children with DSDs are treated by multidisciplinary teams that aim to tailor management and support to each individual and their family, but this usually involves raising a child as male or female even if no surgery is done. Scientists and advocacy groups mostly agree on this, says Vilain: “It might be difficult for children to be raised in a gender that just does not exist out there.” In most countries, it is legally impossible to be anything but male or female.

    Yet if biologists continue to show that sex is a spectrum, then society and state will have to grapple with the consequences, and work out where and how to draw the line. Many transgender and intersex activists dream of a world where a person’s sex or gender is irrelevant. Although some governments are moving in this direction, Greenberg is pessimistic about the prospects of realizing this dream—in the United States, at least. “I think to get rid of gender markers altogether or to allow a third, indeterminate marker, is going to be difficult.”

    So if the law requires that a person is male or female, should that sex be assigned by anatomy, hormones, cells or chromosomes, and what should be done if they clash? “My feeling is that since there is not one biological parameter that takes over every other parameter, at the end of the day, gender identity seems to be the most reasonable parameter,” says Vilain. In other words, if you want to know whether someone is male or female, it may be best just to ask.

    #sexualité #cinéma #biologie

  • Olympia 2024: Wie woke-queere Ideologen den fairen Sport infrage stellen
    https://www.telepolis.de/features/Olympia-2024-Wie-woke-queere-Ideologen-den-fairen-Sport-infrage-stellen-98


    Imane Khelif im Boxring nach einem Kampf

    18.8.2024 von Marie-Luise Vollbrecht - Genderaktivisten und ihre Agenda: Hitzige Debatte um intersexuelle Athleten beim Boxen in Paris. Experten und Medien in Aufruhr. (Teil 1)

    Khelif in Paris, 2024. Bild: ProPhoto1234, Shutterstock.com

    Genderaktivisten und ihre Agenda: Hitzige Debatte um intersexuelle Athleten beim Boxen in Paris. Experten und Medien in Aufruhr. (Teil 1)

    Der erste ungleiche Kampf im Amateurboxen am 1. August 2024 zwischen dem Algerier Imane Khelif und der Italienerin Angela Carini in der Gewichtsklasse 66 Kilogramm dauert nur 46 Sekunden. Dann gibt Carini nach einem harten Schlag ins Gesicht, der ihr die Nase verletzt, unter Tränen auf. „Non è giusto“, entfährt es ihr: „Das ist nicht fair.“

    Jeder, der diesen Kampf vorbehaltlos verfolgt, weiß, dass sie recht hat. Hier schlägt ein Mann auf eine Frau ein, die, obwohl sie zur Weltbestenliste zählt, dem nichts entgegenzusetzen hat.

    Es scheint zunächst, als habe es die brutalen Schläge ins Gesicht einer Frau gebraucht, um der ganzen Welt die Konsequenzen der von queer-woken Aktivisten beschworenen angeblichen Vielgeschlechtlichkeit zu demonstrieren. Die deutsche Boxerin Regina Halmich fasst es treffend zusammen: „Lasst diesen Scheiß!“

    Bei der Olympiade in Paris 2024 treten zwei Boxer an, die im Vorjahr von der Internationalen Boxvereinigung (IBA) disqualifiziert wurden: der Algerier Imane Khelif und der Taiwanese Lin-Yu-Ting. Der Grund: Beide haben die Kriterien, welche die IBA an Boxerinnen stellt, nicht erfüllt – das Vorhandensein von zwei X-Chromosomen.

    Trotz der Kontroverse und der Gefahr, die von ihnen für Sportlerinnen ausgeht, lässt das IOC, das Internationale Olympische Komitee, beide dennoch zu, mit der Beteuerung, dass sie immer Frauen gewesen seien. Denn beim IOC zählt, dank jahrelanger Lobbyarbeit von Trans- und Genderaktivisten, ausschließlich der Eintrag „weiblich“ im Pass.

    Binäre Geschlechtlichkeit widerlegen

    Nach diesem ersten Kampf setzt offenbar die Ernüchterung bei den Verantwortlichen und all jenen ein, deren Ziel es war, die binäre Geschlechtlichkeit zu widerlegen. Die Behauptung, es handele sich um ganz normale Frauen, ist schwer aufrechtzuerhalten angesichts der deutlichen Gegenbeweise.

    Eine nahezu unisono geführte Medienkampagne startet, bei der tagelang biologische Fakten ignoriert, geleugnet oder zur Unkenntlichkeit „kontextualisiert“ werden – eine Erklärung absurder als die nächste. Dazu entbrennt im Netz eine polarisierte, erbittert geführte Debatte.

    Ich werde im Folgenden einige der häufigsten und haarsträubendsten Behauptungen, die ungeprüft von den Medien verbreitet wurden, erläutern.

    Ich möchte voranstellen, dass es keine biologisch detaillierte Erklärung benötigt, um zu erkennen, dass es sich bei Khelif um einen Mann handelt.

    Ich verwende den Ausdruck „Mann“ in diesem Kontext, weil eine Frau ein weiblicher erwachsener Mensch ist und Khelif weder weiblich noch biologisch eine Frau ist.
    Verbiegung der Sprache

    Unabhängig davon, wie er sein Leben gestaltet und wie er oder auch sie sich fühlt, ist die Verbiegung der Sprache eine Quelle der Verwirrung, die ich in diesem Text zu vermeiden versuche.

    Menschen ohne jede Kenntnis von Entwicklungsbiologie und Genetik sind in der Lage, unbewusst in Sekundenbruchteilen das Geschlecht ihres Gegenübers zu erkennen. Diese kategorische Wahrnehmung ist ein unbewusster kognitiver Prozess, bei dem Bewegung, Körperbau, Proportionen und Gesicht eines Menschen die Hinweisgeber sind, nach denen unser Gehirn diese Zuordnung vornimmt.

    „Das medizinische Ergebnis, die Blutuntersuchung, zeigt – und das Labor bestätigt – dass diese Boxer männlich sind“, erklärte Dr. Ioannis Filippatos auf einer Pressekonferenz der International Boxing Association (IBA).

    Man habe zwei Testreihen durchgeführt, die von unabhängigen Laboren ausgewertet wurden. Am 17. Mai 2022 wurden in Istanbul Blutproben von Imane Khelif und Lin-Yu-Ting analysiert, nachdem eine Reihe von Beschwerden von Trainern und Boxerinnen eingegangen war.

    Die Ergebnisse der Tests lagen am 24. Mai 2022 vor. Aufgrund der juristischen Implikationen wurde mit dem Einverständnis der beiden Betroffenen ein zweiter Test angeordnet, der im Rahmen der IBA Women’s World Boxing Championship 2023 in Neu-Delhi durchgeführt wurde.

    Der Laborbericht vom 17. März 2023 lag am 23. März 2023 vor und zeigte identische Ergebnisse wie die vorherigen Tests: genetisch männlich, was bedeutet, dass bei beiden XY-Chromosomen gefunden wurden. Entrüstete BBC-Journalisten verlassen daraufhin vor Ende der Konferenz den Saal.
    Angriff auf „wirre Aussagen“

    In einem Artikel im Stern werden seine Erklärungsversuche als „wirre Aussagen“ delegitimiert, und provokant wird gefragt, warum die Expertise in diesem Fall wichtig sein soll; dies „erschließt sich nicht“.

    Einem renommierten Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe abzusprechen, Expertise im Bereich weiblicher Anatomie zu haben, ist das eine, doch sein Fachgebiet erstreckt sich außerdem auch auf die Reproduktionsmedizin, wobei er zusätzlich im Genetic Laboratory Board seiner Klinik sitzt und sich somit mit aktuellen Entwicklungen und Fragen der genetischen Diagnostik beschäftigt.

    Er hätte den Journalisten im „Stern“ auch vermutlich detailliert erklären können, warum die in einem weiteren Artikel aufgestellte Behauptung, dass ungefähr 40 Prozent der über 70-jährigen Männer ihr Y-Chromosom verlieren, in den Bereich der Science-Fiction falle.

    Dieser Nachweis der XY-Chromosomen stellt Journalisten und Aktivisten, die weiterhin auf der „Weiblichkeit“ der beiden Boxer bestehen, vor ein Problem, und so wird zunächst die Validität der Tests an sich angezweifelt. Schnell heißt es, die IBA sei der verlängerte Arm Putins, der es darauf abgesehen habe, die Olympischen Spiele zu sabotieren – angeblich aus Rache, weil Imane Khelif einst ein russisches Nachwuchstalent geschlagen habe.

    Der „Standard“ schreibt von einer „russisch provozierten Olympia-Aufregung“ und einer „russischen Attacke“. Die BBC delegitimiert die IBA schon allein aufgrund des Fakts, dass die IBA – anders als das IOC – weiterhin russischen Sportlern die Teilnahme erlaubt.

    Der Stern lässt verlauten, der „russisch-dominierte Verband“ sei „umstritten“. So wird das IOC, das russische Sportler ausschließt, trotz aller Skandale und Korruptionsvorwürfe der Vergangenheit automatisch zu den „Guten“ und die IBA zum „Boxverband des Bösen“ (Stern).

    Waren es „Zionisten“?

    Das algerische Olympiateam wittert eine orchestrierte zionistische Verschwörung, um einem arabischen Mädchen zu schaden und anti-arabischen Rassismus zu verbreiten. Es mutet seltsam an, dass so viele Medien eher eine derartige Verschwörungstheorie bemühen und so viele Menschen sich zwingen, daran zu glauben, als ihren eigenen Sinnen zu vertrauen und der Realität wortwörtlich ins Auge zu blicken.

    Bis heute wird das Ergebnis der genetischen Tests angezweifelt oder verleugnet, obwohl der renommierte Sportjournalist Alan Abrahamson, früheres Mitglied des IOC-Pressekomitees und Spezialist für olympischen Sport, bestätigte, die Testergebnisse gesehen zu haben.

    IBA darf Ergebnisse nicht veröffentlichen

    Die IBA kann den „Beweis“, also die Testergebnisse, nicht veröffentlichen, da es sich um medizinisch sensible Daten handelt, die nur mit Zustimmung der Betroffenen veröffentlicht werden dürfen. Beide männlichen Boxer schweigen dazu; keiner von beiden bietet an, den Test zu wiederholen, um alle Vorwürfe auszuräumen.

    Die Unterschiede zwischen männlichen und weiblichen Boxern sind unübersehbar. Auf internationalem Niveau liegt der durchschnittliche Körperfettanteil von männlichen Boxern bei zwölf Prozent, bei Boxerinnen bei 14 bis 26 Prozent.

    Allein das erklärt, warum in derselben Gewichtsklasse ungleiche körperliche Voraussetzungen so deutlich zu sehen sind, sodass der englische Kommentator in einem Kampf von Lin, der seine Gegnerin um zehn Zentimeter überragt, anmerkte, es sei „so ungewöhnlich, in diesen Gewichtsklassen solche Größenunterschiede zu sehen.“

    Unzählige biologische Unterschiede

    Dazu kommen unzählige weitere biologische Unterschiede, welche den Männern einen Vorteil im Boxen geben, physiologische wie die höhere maximale Sauerstoffaufnahme und stärkere anaerobe Kapazitäten, größere Muskelkraft, welche die Schlagkraft maximiert, ein Skelett mit einer robusteren dichteren Knochenmasse, unterschiedliche Winkel der Gelenke, längere Arme und vieles mehr, was sich schließlich in unterschiedlichen Wettkampftechniken übersetzt, die sogar eine KI zuverlässig detektieren kann.

    Als Lin Yu-ting Svetlana Staneva im Viertelfinale nach drei Runden mit fünf zu null besiegte, formte Staneva ein X mit den Zeigefingern – eine Geste des stillen Protests, um klarzustellen, dass hier eine Frau mit einem Mann kämpft.

    Das ZDF ist etwas schwanger

    Parallel dazu wird das Testergebnis, welches das XY-Chromosom nachweist, in den Medien nicht geleugnet, sondern versucht, durch eine biologische Herleitung die Weiblichkeit trotz XY-Chromosoms zu beweisen, gespeist durch urbane Mythen über Geschlecht, veraltete Erkenntnisse oder neuere woke Geschlechtertheorien über ein angebliches Spektrum.

    Der Sportkommentator des ZDF lässt sich hinreißen, zu sagen, Khelif sei „allenfalls etwas intersexuell“ und „keinesfalls ein Mann“– eine Metapher auf dem gleichen Niveau wie „allenfalls etwas schwanger“ oder „allenfalls etwas tot“.

    Korrekte Bezeichnung verpasst

    Statt diesen Menschen biologisch korrekt als männlich mit einer Mutation zu bezeichnen, erklärt man ihn zur Frau und nutzt konsequent weibliche Anrede und deklariert alle typisch männlichen Charakteristika zu Anomalien. Das Ergebnis dieser sprachlichen Verwirrung seien journalistische Stilblüten wie „weibliche Hoden“, erklärt die Biologin Emma Hilton.

    Nicht jede Frau werde wegen eines Y-Chromosoms zum Mann, heißt es im Faktencheck des linken Portals Volksverpetzers, der – wie viele andere Journalisten – einen Wikipedia-Artikel zu sogenannten „XY-Frauen“ bemüht und als Wissenschaft verkauft. Dessen inhaltliche Fehler alle aufzulisten und zu erklären, würde den Rahmen sprengen.

    Meta löscht Erklärung von Biologin

    Der Biologe Dr. Colin Wright schrieb auf X (ehemals Twitter), dass es, sobald man ein tieferes Verständnis davon hat, dass es nur zwei Geschlechter gibt und ein grundlegendes Wissen über DSDs (Störungen der Sexualentwicklung, häufig auch als „intersexuell“ bezeichnet) sowie allgemeine Genetik besitzt, „sehr einfach ist, durch alle medialen Lügen und ideologischen Fachbegriffe hindurchzusehen, die verwendet werden, um die Realität zu verschleiern.“

    In der hitzigen medialen Debatte fällt auf, dass selten Biologen oder Mediziner als Geschlechterexperten zu Wort kommen, um die Tatsachen sachlich einzuordnen.

    Stattdessen löscht Meta ohne Ankündigung das Facebook-Profil von Richard Dawkins, dem bedeutendsten Evolutionsbiologen unserer Zeit, nachdem er einen erklärenden Beitrag zu männlichen Menschen im Frauensport abgesetzt hatte.

    Diese Debatte ist ein Traum für Kreationisten

    Davon können Kreationisten nur träumen. Der Spiegel interviewte zwar den Physiologen Tommy Lundberg, der erklärte, warum diese Kämpfe körperlich unfair seien, versteckte das Interview jedoch hinter einer Paywall, um eine Woche später nach dem Sieg von Khelif, der niemanden überraschte, zu schwärmen, dass dieser sich auf „eindrucksvolle Weise“ durchgesetzt habe und die chinesische Gegnerin „klar dominierte“. Dazu wird IOC-Präsident Thomas Bach zitiert. Dieser hatte behauptet, dass es „wissenschaftlich keine klare Unterscheidung zwischen Mann und Frau“ gäbe.

    Es wird auch versucht Khelif als eine Frau mit „erhöhten“ Testosteronwerte zu verkaufen, die seine unübersehbare männliche Statur erklären sollen.

    Was die Hormonwerte verraten

    Doch diese Werte, die sein Trainer in einem Interview zugibt, sind ein weiterer Beweis dafür, dass Khelif nicht weiblich sein kann. Frauen haben einen natürlichen Testosteronwert, der sich nicht mit dem männlichen Bereich überlappt, auch nicht, wenn sie natürlich mehr Testosteron produzieren als gewöhnlich. Der normale Wert bei Frauen liegt im Bereich von 0,35 bis 2,08 nmol/L, während er bei Männern zwischen 10,41 und 37,48 nmol/L liegt.

    Alle Kompromisse der Vergangenheit, männliche Menschen bei den Frauen zu „inkludieren“, fokussierten sich darauf, die Testosteronwerte der Betroffenen für einen längeren Zeitraum auf den einer „Frau“ zu bringen. Doch ein kranker oder chemisch kastrierter männlicher Körper wird dadurch nicht zur Frau.

    Eingang von Männern in Frauensport?

    Ein Mann, der sich chemisch kastrieren lässt, um beim Frauensport mitzumachen, erleidet möglicherweise eine Einbuße seiner Fitness durch die Mangelsymptome, die in einem männlichen Körper dadurch entstehen, das ihm Testosteron entzogen wird: Müdigkeit, Schwäche, Osteoporose, Muskelabbau, Kopfschmerzen und Gewichtszunahme, sind nur einige davon. Frauen sind aber weder kastrierte Männer noch Männer mit einem Gendefekt.

    Fakt ist, ein Y-Chromosom lässt sich nicht einfach wegdiskutierend. Da es nicht viele Gene enthält, sondern eine Reihe von sich wiederholenden DNA-Sequenzen, die man früher auch als „Junk-DNA“ bezeichnete, hält sich das Gerücht, dass das Y-Chromosom keine Auswirkungen habe. Heute wissen wir jedoch, dass diese Wiederholungssequenzen wichtige genetische Funktionen erfüllen, etwa als regulatorische Elemente und wir erst am Anfang stehen, die Rolle des Y-Chromosoms für die männliche Physiologie zu verstehen.

    Die frühe embryonale Entwicklung

    In den ersten Wochen der Embryonalentwicklung aktiviert sich bei männlichen Föten durch das Y-Chromosom ein genetisches Netzwerk, das zur Bildung der Hoden führt und gleichzeitig die Entwicklung der Eierstöcke unterdrückt.

    Diese Prozesse setzen eine präzise, synergistische und exakt koordinierte zeitliche und räumliche Wechselwirkung mehrerer Gene und Transkriptionsfaktoren in Gang, die die weitere männliche Differenzierung des Embryos steuern. Das ist eine sehr sensible Phase in der Entwicklung eines Menschen.
    Die Folgen der Entwicklungsstörung

    Störungen in diesem empfindlichen System der bis heute nicht vollständig entschlüsselte genetische Wechselwirkungen können zu DSD (Störungen der Geschlechtsentwicklung) führen.

    Je nachdem, welches Gen betroffen ist, kann ein Junge mit XY-Chromosomen „phänotypisch“ von außen sehr unterschiedlich aussehen. Sie können sogar eine Vagina haben, obwohl Hoden gebildet wurden, die innen liegen können, aber in fast allen Fällen „funktional“ sind, also Testosteron produzieren.

    Es könnte sein, dass er mit uneindeutig aussehenden Genitalien geboren wurde, die möglicherweise wie eine Wölbung oder eine blind endende Vagina aussehen. Diese Menschen sind dennoch nicht im strengen Sinne biologisch weiblich, denn ein Mensch mit Y-Chromosom kann niemals Eizellen bilden.

    Angebliche XY-Superfrauen: Wie ein gefährlicher Mythos verteidigt wird – und von wem
    https://www.telepolis.de/features/Angebliche-XY-Superfrauen-Wie-ein-gefaehrlicher-Mythos-verteidigt-wird-und


    Angela Carini. Bild: fpi.it

    20.8.2014 von Marie-Luise Vollbrecht - Wissenschaftliche Fakten gegen Legenden: Wikipedia-Artikel und Podcasts verbreiten Halbwahrheiten. Warum das im Profisport verheerend sein kann. (Teil 2 und Schluss)

    Ein im ersten Teil dieses Textes erwähnter und viel zitierter Wikipedia-Artikel nennt zwei Extremfälle von Mutationen bei Menschen mit XY-Chromosomen, auf die sich nun alle Geschlechterexperten beziehen: Gonadendysgenesie (46 XY Swyer-Syndrom) und Komplette Androgenresistenz (CAIS).

    Die biologische Fehlinformation ist nicht auf linke Medien beschränkt. Auch die Moderatoren des bei Rechten und Konservativen populären Podcasts „Honigwabe“ verbreiteten die Behauptung, dass es sich vermutlich um das Swyer-Syndrom handle, und bedienten eine Vielzahl urbaner Mythen wie „weibliche Genitalien seien der Normalfall“, und XY-"Superfrauen".

    Bei CAIS kann der Körper trotz der Anwesenheit von Testosteron nicht auf dieses Hormon reagieren, was zu einer Entwicklung äußerer weiblicher Merkmale führt – trotz der Anwesenheit von Hoden und einem intakten XY-Chromosomensatz.

    Auch wenn Körperproportionen und Größe männlich bleiben, kann der Körper kein Testosteron verstoffwechseln und wandelt dieses stattdessen in Östrogen um. Es führt zu Menschen, die genetisch männlich sind, aber weibliche Formen, eine Vagina und haarlosen Körpern haben. Es liegt auf der Hand, warum dies bei Khelif nicht der Fall sein kann, dessen Körper deutliche Spuren einer durchlaufenen männlichen Pubertät zeigt.

    Das Swyer-Syndrom ist von allen möglichen genetischen Mutationen die Einzige, bei der ein XY-Individuum insofern „verweiblicht“ werden kann, dass es möglich ist, dass diese Menschen in Ausnahmefällen eine Schwangerschaft austragen können, wenn ihnen ein fertiger Embryo implantiert wird und sie einen ausreichend entwickelten Uterus gebildet haben.

    In der medizinischen Fachliteratur sind jedoch weniger als 15 solcher Fälle bekannt. Der Grund ist, dass die vorliegende Genmutation in diesen Fällen so stark ist, dass sich der Embryo entwickelt, als hätte er nur ein X-Chromosom.

    Spekulation über äußerst seltenes Syndrom

    Das Swyer-Syndrom tritt geschätzt in einer von 80.000 Geburten auf, was bedeutet, dass in Deutschland etwa neun Neugeborene jährlich betroffen sein könnten.

    Im Vergleich dazu tritt Polydaktylie (das Vorhandensein eines zusätzlichen Fingers an der Hand) mit einer Häufigkeit von 1:3.000 auf, was bedeutet, dass auf ein Kind mit Swyer-Syndrom etwa 24 Kinder mit einem zusätzlichen Finger kommen.

    Dieses Syndrom wird spätestens dann diagnostiziert, wenn sich die fehlenden Sexualhormone dadurch bemerkbar machen, dass die Menstruation und der Einsatz der Pubertät ausbleiben.
    Diagnose des Swyer-Syndroms

    Wird das Syndrom nicht erkannt und mit Hormonen behandelt, bleiben die sekundären Geschlechtsmerkmale unterentwickelt, was zu einer gestörten Knochenmineralisierung und brüchigen Knochen führen kann.

    Der Körperbau ist oft durch Fettansammlungen an Bauch und Hüften gekennzeichnet, während die Fähigkeit, Muskelmasse aufzubauen, fehlt und der Stimmbruch ausbleibt.
    Warum Khelif biologisch nicht weiblich sein kann

    Ein unentdecktes Swyer-Syndrom bei Khelif Statur ist nahezu ausgeschlossen, vor allem, nachdem zusätzlich die Information veröffentlicht wurde, dass bei Khelif ein erhöhter Testosteronspiegel vorlag, eine Unmöglichkeit bei fehlenden Gonaden.

    Zusammenfassend, Imane Khelif kann nicht biologisch weiblich sein. Selbst wenn bei ihm eine DSDs oder „Intersexualität“ vorliegen sollte, bleibt er dennoch biologisch männlich.
    Erziehung als Mädchen ändert Geschlecht nicht

    Bleibt das Beharren darauf, dass er angeblich als Mädchen geboren und aufgewachsen sei, was ihn einer Frau gleichstelle und seinen Ausschluss zu einem „diskriminierenden Akt“ mache. Schließlich heißt es in den IOC-Regeln: „Every person has the right to practise sport without discrimination“.

    Nur ist im Elitesport Diskriminierung (vom lat. discriminare unterscheiden, abgrenzen) aufgrund von Fairness und Leistung keine ungerechtfertigte Benachteiligung, sondern der Normalfall.

    Schwierige Biografie rechtfertigt keine Diskriminierung

    Daraus ergibt sich nicht der moralische Imperativ im Sinne der sozialen Gerechtigkeit einen Ausgleich zu schaffen, indem man Männern mit seltenen Mutationen und trauriger Lebensgeschichte als Wiedergutmachung eine Goldmedaille im Frauensport garantiert, ungeachtet der Gefahr für die Gesundheit und das Leben der Frauen.

    Denn diese ist real. Lin setzte in einem seiner Kämpfe gegen die Türkin Esra Yildiz Kahraman offenbar einen illegalen „Rabbit Punch“ gegen ihren Hinterkopf ein, was zum Tod oder einer Querschnittslähmung führen kann.

    Die Erfahrung einer Boxerin mit Khelif

    In einem Interview mit der feministischen Plattform Reduxx sprach die bulgarische Boxerin Joana Nwamerue über ihre Begegnung mit Khelif. Nwamerue erklärte, dass Khelif „männliche Kraft“ und „männliche Techniken“ habe und sich respektlos über sie lustig gemacht habe.

    Sie betonte, dass sie ihre Sparrings-Sitzungen aufgezeichnet habe, um dies zu belegen, und äußerte ihre Besorgnis über ihre Sicherheit im Ring. Nwamerue erwähnte auch, dass das algerische Nationalteam behauptet habe, Khelif sei „biologisch verändert, da sie in den Bergen lebe“, was ihre Chromosomen und ihren Testosteronspiegel beeinflusst habe, und dennoch sei sie offiziell eine Frau.

    In einem Radiointerview berichtete der olympische Boxer und technische Kommissar des spanischen Boxteams, Rafa Lozano, von seinen Erfahrungen in einem Trainingslager in Spanien. Lozano erzählte, dass Khelif jede ihrer Trainingspartnerinnen verletzt habe.

    Aufgrund dieser Vorfälle sahen sie sich schließlich gezwungen, Khelif gegen einen männlichen spanischen Profisportler antreten zu lassen, um das Training ausgeglichener zu gestalten und „Chancengleichheit herzustellen“.

    Die mexikanische Boxerin Brianda Tamara Cruz berichtete, dass sie 2022 bei einer Meisterschaft gegen Khelif angetreten sei. Sie erinnert sich daran, dass sie „sehr stark von den Schlägen getroffen wurde“. Obwohl sie seit ihrem 12. Lebensjahr, also seit 13 Jahren, boxt und damit mehr Erfahrung als Khelif habe, habe ihr dies keinen Vorteil verschafft und er sei „außer Reichweite“ gewesen.
    Ignoriert IOC Gefahren?

    Sie fühlte sich, als ob sie knapp einer potenziell tödlichen Situation entkommen sei. Das IOC hat wider besseres Wissen, denn sie wurden bereits 2022 über die Situation informiert, alle Boxerinnen in tödliche Gefahr gebracht und damit den tobenden Meinungskampf erst ermöglicht.

    Die Gefahr und die Unfairness verschwinden nicht, wenn jemand, der wie ein Mann schlägt, beteuert, als Mädchen erzogen worden zu sein.

    Spekulation über seinen Intimbereich verbieten sich. Es ist denkbar, dass er bei der Geburt irrtümlich für ein Mädchen gehalten wurde. Denkbar ist auch, dass er als Säugling ohne Penis geboren wurde, was in einer patriarchalen Gesellschaft wie Algerien nach wie vor dazu führt, dass diese Jungen zu Mädchen umoperiert werden. Intersexuelle Operationen sind in islamischen Ländern ausdrücklich erlaubt, auch wenn Homosexualität oder Transsexualität illegal sind.

    Spätestens mit Einsetzen der Pubertät und den deutlichen männlichen Entwicklungen sowie dem Ausbleiben der Menstruation hätte Klarheit geherrscht.

    Khelif lebte auch nicht auf dem Dorf, sondern zog als Jugendlicher in die Großstadt Tiaret, um dort die Oberstufe für das Abitur zu besuchen – keine Selbstverständlichkeit für viele weibliche Jugendliche in Algerien, da die Schule nur bis zum 15. Lebensjahr verpflichtend ist.
    Alice Schwarzer steigt in den Ring

    Doch selbst Alice Schwarzer springt auf den Zug derer auf, die eine rührende, imaginative Opfergeschichte über eine „Intersexuelle“ spinnen, die hypothetisch von einer Hebamme fernab der Zivilisation geboren wurde, sozial als Mädchen aufwuchs und erst in der Pubertät eindeutig männlich wurde, was damals aber niemand erkannte – ein kleines, raufendes Mädchen, das auf den Straßen mit Jungs Fußball spielte und schließlich entdeckt wurde, und sich die Fahrten zu den Boxtrainingsstunden durch den Verkauf von Altmetall/Brot finanzierte, entgegen der konservativen muslimischen Familie und Gemeinde.

    Die Geschichte eines Underdogs hat jedoch wenig mit der Realität zu tun.

    Khelifs Interview im Jahr 2022

    Vor der Kontroverse am 8. März 2022 erklärte Khelif in einem Interview freimütig, dass er schon als Kind mit athletischer Stärke ausgestattet gewesen sei, was seine Lehrer bemerkt hatten, und ihm halfen, eine Sportkarriere zu verfolgen. Zunächst im Frauenfußball, bevor er im Club de la Protection Civile, vergleichbar mit der freiwilligen Feuerwehr, von Boxtrainer Mohamed Chaara entdeckt wurde und kurz darauf mit 16 Jahren an die Nationale Hochschule für Jugend- und Sportausbildung wechselte, um an seiner Boxsportkarriere zu arbeiten.

    Diese Schilderungen haben wenig mit dem „Mädchenleben“ zu tun, das Frauen in Algerien erleben. „Vielleicht ist das Schönste und Prägendste in meiner Sportkarriere, dass ich nun zur Elite gehöre. Jetzt ist mein Ehrgeiz, die Goldmedaille für Algerien bei den nächsten Olympischen Spielen in Paris 2024 zu gewinnen“, sagte er damals.

    J.K. Rowlings Wortmeldung

    J.K. Rowling hat es dagegen treffender zusammengefasst: Khelif könne nichts dafür, wie „sie“ geboren sei, aber er habe eine Wahl gehabt, zu betrügen, Medaillen zu stehlen und Verletzungen der Gegnerinnen in Kauf zu nehmen. Der Spott, Beleidigung und Drohungen, die Khelif online erhält, sind furchtbar, aber die traurige Konsequenz einer einseitigen Berichterstattung.

    Wenn der Vorwurf des „Rechtsseins“ all jene trifft, die auf Gerechtigkeit und auf ihrer eigenen Wahrnehmung beharren, ist es nur eine Frage der Zeit, bis gerechten Zorn in Hass umschlägt. Khelif, der sich nach seinem Gewinn jetzt in einem Propagandavideo übermäßig feminin präsentiert – Filter und Blümchenbluse inklusive –, hat Anzeige wegen Cybermobbing erstattet.

    Pariser Justiz ermittelt gegen Kritiker

    In Paris ermittelt nun das Büro für Hassverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit offiziell gegen all jene, die gewagt haben, die Wahrheit auszusprechen.

    Khelif ist keine Frau, nicht biologisch weiblich und hat einen unfairen Vorteil seinen Gegnerinnen gegenüber, die um die Chance auf eine Goldmedaille betrogen wurden.

    Während so getan wird, als wiege der „unfaire“ Hass, den Khelif online erntet, seine unfaire Teilnahme auf, interessiert sich niemand für die Gefühle der betrogenen Frauen.

    Hass gegen Carini

    Niemand berichtet, dass Khelif erste Gegnerin, die Italienerin Carini ebenfalls seit dem Kampf mit enormem Hass überzogen wird. Ihr wird vorgeworfen, ihre „white woman tears“, die Tränen einer weißen Frau, als Waffe gegen eine andere Frau einsetzen, im Sinne einer rechtsextremen Regierung agieren und sich allgemein feige zu verhalten.

    Carini hat in diesen 46 Sekunden ihr Bestes gegeben und aufgegeben, als sie erkannte, dass es zu gefährlich wurde. Carini ist die Tochter zweier Polizisten; ihr Vater wurde durch eine Dienstverletzung arbeitsunfähig.

    Wie ihr Vater wurde sie Polizistin, wie ihr Vater begann sie als Minderjährige mit dem Boxen und widmete ihren ersten Sieg im Jugendbereich dem Andenken der Polizisten, die im Kampf gegen das organisierte Verbrechen gestorben waren.

    Vor den Olympischen Spielen postete sie ein Bild von sich mit ihrem inzwischen verstorbenen Vater auf Instagram. Aufgrund des überwältigenden Hasses unter ihren Posts war sie gezwungen, die Kommentare darunter zu deaktivieren.

    #jeux_olympiques #biologie

    • Documenter n’est pas approuver.

      @fil Si tu veux mon avis - c’est un sujet sans importance majeure, juste un truc de propagande de la part de gens qu’on prend pour trop importants, toutes opinions confondues. Qu’on laisse vivre tout le monde comme bien il/elle/etc. lui semble.

      Le problème caché de cette discussion est son prétexte. A mon avis les JO sont un événement qui a ses racines, comme tout le sport moderne, surtout quand il se présente comme une affaire d’état ou commerciale, dans le bellicisme du 19ème siècle . Son caractère profond n’a pas changé. Aujourd’hui les compétitions de sport internationales continuent à amplifier le nationalisme et l’esprit de concurrence entre les gens où on devrait oeuvrer pour la paix, la convivialité et l’entente. Les dernières JO que j’ai essayé de suivre se passaient à Munich en 1972 et tout le monde sait quelles suites elles ont eu. Encore une fois : les JO sont un prétexte pour élever à un niveau supérieur les conflits dans le monde. Elles dissimulent la vérité et glorifient le mensonge.

      Les Jeux Paralympiques sont particulièrement pervers car leurs organisateurs recrutent les victimes de l’idéologie et des pratiques sous-jacentes comme bataillons auxiliaires dans la guerre contre eux-mêmes.

      L’article a paru dans Telepolis qui n’est pas un torchon de droite mais une des rares publications en langue allemande qui donnent accès à une gamme très variée d’opinions. La rédaction a sans doute choisi de publier le texte de Marie-Luise Vollbrecht pour des raisons comparables à celles qui m’ont fait l’incorporer dans ma collection d’opinions sur #seenthis.

      Cette jeune femme bien sur tout rapport représente l’opinion conservatrice modérée à la quelle souscrit un grande partie du public allemand. Elle est biologiste de formation, elles est doctorante, et elle présente ses opinions comme résultat de ses recherches scientifiques sans polémique. Elle défend donc un point de vue important que j’ai envie de décortiquer un jour. Il est évidemment biologiste et je le soupconne de fascisme exterminateur, mais je n’ai pas encore rassemblé assez d’éléments pour le prouver.

      Tu vois, je comprends que tu trouves le texte repoussant, mais il ne faut surtout pas l’ignorer et passer à côté de l’occasion de s’intéresser à une position tellement « raisonnable » au premier abord. Elle ouvre la vue sur le subconscient allemand.

       :-)k++

      P.S. Est-ce que tu prends le WP pour une source plus crédible qu’une publication « du Kremlin » ? En Europe centrale nous nous trouvons au milieu d’une lutte sans merci entre la première puissance impérialiste qui essaye désespérément à ralentir son déclin en provoquant des guerres partout où cela lui semble utile et la Russie avec laquelle nos pays prourraient entretenir des rapports amicaux si nos gouvernements n’avaient pas joué le jeu de l’OTAN donc des États-Unis. Que ces protagonistes s’infligent des coups bas de propagande et que les JO soient le théâtre parfait pour ces intrigues d’imbéciles n’est pas étonnant. Il n’y a rien de nouveau dans ces choses. Ce qui m’inquiète est le fait qu’on ne puisse pas nier la possibilité d’une guerre dans l’Europe entière si personne ne fait entendre raison aux fanatiques occidentaux.

      Voilà, fin de discours, passons aux choses dominicales. Que se bagarrent ceux à qui ca profite, à nous les rayons de soleil de ce dimanche d’automne.

    • Un peu de contextualisation ne fait pas de mal.

      Tes commentaires sur l’amicale Russie sont abjects.

      Profite bien du soleil, puisque tu as la chance de ne pas passer ton dimanche dans un abri anti-aérien.

  • Quand les cadavres fécondaient la terre
    https://laviedesidees.fr/Quand-les-cadavres-fecondaient-la-terre

    La domestication des espèces, fondement de la révolution néolithique, ne doit pas être lue selon des critères productivistes. Les mythes entrent aussi dans la « technopoïèse », cette invention de techniques nouvelles.

    #civilisation #agriculture #biologie #Sciences #préhistoire
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20240701_cadavres.pdf

  • Bioterrorisme : des chercheurs du MIT parviennent à contourner le système de détection censé prévenir la recréation de virus pandémiques
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/06/18/des-protections-contre-le-bioterrorisme-prises-en-defaut_6241010_1650684.htm

    Un laboratoire du Massachusetts Institute of Technology, en coopération avec le FBI, vient de montrer qu’il était possible de construire des agents pathogènes pandémiques en commandant en ligne des fragments d’ADN ou d’ARN à des sociétés ayant pignon sur rue.

    Par Hervé Morin

    #Biologie_synthétique #Bioterrorisme

  • Konrad Lorenz, médecin et nazi notoire
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Konrad_Lorenz

    Il est toujours difficile de déterminer combien le nazisme contribue à l’essence de l’idéologie médicale, et si dans le sens inverse pensée et pratique médicale ont contribué à la genèse du nazisme. L’essentiel pour nous et nos contemporains sont les effets de ces idéologies que nous rencontrons dans la vie quotidienne.

    La partie de l’article de Wikipedia (fr) qui parle de la part du nazisme dans la vie et l’oeuvre du célèbre médecin-éthologue Konrad Lorenz nous fournit quelques informations qui renforcent l’impression que l’époque nazie n’ a jamais touché à sa fin.

    Konrad Lorenz a cru au nazisme et a adhéré au parti nazi en 1938[2]. En 1940, cela l’aida à être nommé professeur à l’université de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad) où il occupa la chaire d’Emmanuel Kant.

    Eugéniste, il est également membre du « département de politique raciale » du parti, produisant conférences et publications. En accord avec les postulats biologiques de l’idéologie nazie, il écrit, par exemple, dans une lettre à Oskar Heinroth, lors de la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne à l’Allemagne : « Du pur point de vue biologique de la race, c’est un désastre de voir les deux meilleurs peuples germaniques du monde se faire la guerre pendant que les races non-blanches, noire, jaune, juive et mélangées restent là en se frottant les mains »[3].

    Selon ses dires, il ne prit conscience des atrocités commises par le nazisme qu’« étonnamment tard », vers 1943-44, à hôpital militaire de Poznań où il s’occupait des soldats de la Wehrmacht en état de choc post-traumatique, lorsqu’on lui demanda de participer à un programme impliquant des « expertises raciales » pour la sélection de Polonais d’ascendance allemande qui ne devaient pas être réduits au servage comme les « purs Slaves »[4]. Il vit alors des trains de détenus tziganes à destination des camps d’extermination. C’est seulement alors qu’il comprend, dans toute son horreur, la « totale barbarie des nazis ».

    Les atrocités ne sont pas essentielles pour le nazisme mais plutôt une des multiples conséquences de son caratère profondément inhumain. La fondation de la dynastie des Qin (-221), la révolte des Taiping (1851–1864) et la conquête de l’Asie par l’impérialisme japonais (1905-1945) n’ont rien á envier à l’holocauste ou à la guerre d’extermination anti-slave de nos ancêtres. Ne parlons pas de l’hécatombe de l’époque après 1945 car on risque de confondre leurs véritables raisons avec les idées que nous nous faisons de l’époque 39-45.

    Je préfère la définition du nazisme comme une forme d’idéologie extrêmement inconsistante qui peut alors servir à justifier toute forme d’acte inhumain dans l’intérêt de classes au pouvoir. Le caractère contradictoire de leur idéologie d’imbéciles s’adapte facilement aux besoins du moment.

    Voici un point commun avec la « science » médicale qui n’en est pas au sens précis du terme mais un « art » qui se prête à toute forme d’interprétation. L’histoire de Lorenz, de ses recherches et de ses disciples confirment cette hypothèse.

    La controverse publique sur l’affiliation de Konrad Lorenz au parti nazi commence lors de sa nomination pour le prix Nobel. Cette controverse porte sur un article publié dans le Journal de psychologie appliquée et d’étude du caractère (Zeitschrift für angewandte Psychologie und Charakterkunde) en 1940, « Désordres causés par la domestication du comportement spécifique à l’espèce » (Durch Domestikation verursachte Störungen arteigenen Verhaltens). Cet article est publié dans un contexte de justification scientifique de restrictions légales contre le mariage entre Allemands et non-Allemands. Lorenz ne cache pas cette publication, il la cite abondamment et en reprend les idées dans la plupart de ses livres. Il y développe le concept de l’« auto-domestication de l’Homme », selon lequel « la pression de sélection de l’homme par l’homme » conduirait à une forme de « dégénérescence » de l’espèce humaine, touchant surtout les « races occidentales », tandis que les « souches primitives » seraient épargnées par cette « dégénérescence ».

    Il s’agit d’une entorse au suprémacisme aryen des nazis, dont il dira plus tard[5] :

    « L’essai de 1940 voulait démontrer aux nazis que la domestication était beaucoup plus dangereuse que n’importe quel prétendu mélange de races. Je crois toujours que la domestication menace l’humanité ; c’est un très grand danger. Et si je peux réparer, rétrospectivement, l’incroyable stupidité d’avoir tenté de le démontrer aux nazis, c’est en répétant cette même vérité dans une société totalement différente mais qui l’apprécie encore moins. »

    Mais le style pro-nazi de cet article, adoptant un ton délibérément politique et non scientifique, utilisant largement le concept de race humaine et publié dans un contexte de haine raciale, entraîne les détracteurs de Lorenz à contester sa nomination au prix Nobel, et cause une polémique dans la communauté des sciences humaines, en particulier au sein de l’école de behaviorisme américain. En effet, le long combat de Lorenz contre les théories de cette école, en ce qui concerne les comportements innés et acquis, lui valut beaucoup d’ennemis. Notons, entre autres, l’article de Lehrman de 1953, dans Quarterly Review of Biology : « Une critique de la théorie du comportement instinctif de Konrad Lorenz » citant le caractère et les origines « nazis » des travaux de celui-ci.

    La controverse au sujet de l’article de 1940 s’amplifie après la publication dans Sciences en 1972 d’un discours prononcé au Canada par Léon Rosenberg, de la faculté de médecine de Harvard, et la publication par Ashley Montagu, un anthropologue opposé à la théorie des instincts de l’homme de Lorenz, de la conférence d’Eisenberg : « La nature humaine de l’homme ». Dans cette conférence, l’article de 1940 est critiqué comme s’il s’agissait d’un article à caractère scientifique et actuel. Il s’agit d’une demi-page (sur plus de 70) des pires passages politiques cités hors contexte et se terminant par : « Nous devons - et nous le ferons - compter sur les sentiments sains de nos meilleurs éléments pour établir la sélection qui déterminera la prospérité ou la décadence de notre peuple… ». Si cette dernière proposition semble prôner un eugénisme nazi, l’affirmation que les meilleurs éléments ne sont pas nécessairement « aryens » et donc que certains « aryens domestiqués » devraient céder leur place à des représentants « plus sains » d’autres races, allait à l’encontre de l’idéologie nazie. Dans sa biographie, Lorenz laisse sous-entendre qu’il fut envoyé sur le front de l’Est pour cette raison.

    Il n’en reste pas moins que Lorenz ne parait guère dérangé par le nazisme, ni sur le plan éthique, ni sur le plan de la rigueur scientifique en biologie, et de plus, il accepte naïvement le Prix Schiller qui lui avait été proposé par un vieux membre conservateur de l’Académie bavaroise des sciences. Or ce prix provient d’un groupe néo-nazi : quand il en est averti, Lorenz prétexte être alité et envoie son fils Thomas et son ami Irenäus Eibl-Eibesfeldt annoncer que les 10 000 marks de ce prix seront versés au compte d’Amnesty International. Finalement, l’argent du prix n’est jamais versé, mais Lorenz laissa l’image d’un chercheur facilement aveuglé par le rôle de l’agressivité, la notion d’inégalité biologique des individus et des groupes, le « darwinisme social », la théorie anthropologique du bouc émissaire et l’élitisme eugénique, considérant la néoténie comportementale comme une « dégénérescence » et non comme un facteur d’évolution, d’adaptabilité et de diminution de la violence (il ajoute toutefois que « c’est par le rire que les Hommes aboliront la guerre »)[6].

    Le progrès technologique nous pond des machines faites pour réproduire et multiplier des morçeaux d’idéologie sous forme de code informatique, images et textes d’une clarté superficielle. On y puise même des conseil pour le mangement d’entreprise. Quant à leur manière de « penser » ChatGPT et consorts sont comparables à des imbéciles comme Alfred Rosenberg. En utilisant l’IA nous introduisons dans notre vie la pensée et les méthodes intellectuelles derrière l’holocauste.

    Les théories et définitions de Konrad Lorenz y sont pour quelque chose.

    Übersprungbewegung, Übersprunghandlung, Übersprungverhalten ; engl. : displacement activity, substitute activity, behaviour out of context
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/%C3%9Cbersprungbewegung

    Der Fachausdruck wurde von Nikolaas Tinbergen und Adriaan Kortlandt in die Ethologie eingeführt.[1][2] Nikolaas Tinbergen beschrieb ihn wie folgt: „Diese Bewegungen scheinen irrelevant in dem Sinne zu sein, dass sie unabhängig vom Kontext der unmittelbar vorhergehenden oder folgenden Verhaltensweisen auftreten.“[3] Gedeutet wurde solches, dem Beobachter „unpassend“, ohne nachvollziehbaren Bezug zur gegebenen Situation erscheinendes Verhalten als Anzeichen „eines Konfliktes zwischen zwei Instinkten“,[4] weswegen die Fortführung des zuvor beobachtbaren Instinktverhaltens – zumindest zeitweise – nicht möglich ist und stattdessen eine Verhaltensweise gezeigt wird, die (der Instinkttheorie zufolge) aus einem völlig anderen – dritten – Funktionskreis des Verhaltensrepertoires stammt.

    Spätere verhaltensbiologische Forschung deutete ursprünglich als Übersprungbewegung interpretierte Verhaltensweisen als soziale Signale und damit als keineswegs irrelevant im jeweiligen Kontext.

    #iatrocratie #nazis #médecine #éthologie #histoire #sciences #idéologie #biologie

  • « Quand vous avez un nombre de médecins insuffisant, il ne faut pas s’étonner que des groupes financiers prennent l’initiative »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/04/21/quand-vous-avez-un-nombre-de-medecins-insuffisant-il-ne-faut-pas-s-etonner-q

    Les #groupes_financiers ont bénéficié du désengagement de l’Etat dans les besoins de #santé pour s’engouffrer dans le secteur, explique l’économiste Nicolas Da Silva dans un entretien au « Monde ». Au risque d’imposer leurs normes.
    Propos recueillis par Véronique Julia, Publié le 21 avril

    Nicolas Da Silva est économiste, maître de conférences en sciences économiques à l’université Sorbonne-Paris-Nord. Il appelle l’Etat à faire preuve d’imagination pour améliorer l’organisation de l’offre de soins sur tout le territoire [ah ah ah].

    L’offensive de la finance dans le secteur de la santé résulte-t-elle en partie des défaillances de l’Etat ?

    La finance profite de l’absence d’une réponse publique organisée aux problèmes que connaît le secteur de la médecine libérale. Et elle propose de pallier ces défaillances, en effet. Quand vous avez des besoins de santé non couverts, avec un nombre insuffisant de #médecins, des #déserts_médicaux et des urgences saturées faute d’alternative, il ne faut pas s’étonner que des groupes financiers prennent l’initiative et trouvent leur place dans le parcours de soins, en réorganisant l’offre et en investissant massivement. Et cela dans tous les domaines : la biologie, la radiologie, mais aussi les soins de premier recours.

    Juridiquement, les pouvoirs publics ont même facilité les initiatives privées et l’entrée d’investisseurs au capital des structures médicales. D’ailleurs, on entend davantage ceux qui râlent, mais certains médecins s’y retrouvent et ne se plaignent pas : quand un groupe privé s’occupe de toutes les tâches administratives et vous dit de vous concentrer sur votre cœur de métier, ça répond aussi à une attente formulée par les professionnels qui n’est pas suffisamment entendue.

    Vous alertez sur les dangers de cette tendance…

    Les financiers cherchent à rémunérer leur capital et ils sont dans leur rôle. Mais les risques sont multiples. Les risques d’inégalité d’abord, car ils ne vont investir que là où c’est rentable, ce qui peut les conduire à délaisser des actes, des zones géographiques, des pathologies et des publics moins intéressants d’un point de vue lucratif. Dans le domaine de la santé, la rémunération de l’offre de soins provient de financements publics, qui ne sont pas extensibles, donc comment faire du profit sans que ce soit sur le dos des patients et des professionnels de santé ?

    J’ajoute le risque de déposséder ces mêmes professionnels de leur outil de travail, ce dont les médecins prennent conscience. S’ils ne possèdent plus le contrôle de leur outil, ils peuvent perdre leur liberté d’exercice, et la logique financière pourrait prendre le pas sur le choix médical et l’intérêt du patient.

    Comment peut-on limiter ces risques ?

    Déjà, il serait bénéfique de chercher à quantifier et à qualifier la tendance observée depuis plusieurs années. On manque de données, c’est un travail titanesque de construire une cartographie des financiers et des financements. Ensuite, il faut réguler les statuts juridiques des groupes constitués pour s’assurer de l’indépendance réelle des praticiens. Enfin, il faut que les pouvoirs publics réagissent et aient un peu d’imagination pour mieux organiser l’offre sur le territoire : investir massivement dans certaines régions sous-dotées, mieux rémunérer certaines démarches d’installation, penser une organisation pérenne qui ne peut pas être que libérale…

    Laisser la finance pallier les manques relève d’une vue de court terme : cela rend service dans un premier temps, mais, finalement, cela peut bousculer le rapport de force avec des mastodontes qui imposeront leurs exigences tarifaires. C’est un vrai risque à prendre en compte.

    Véronique Julia

  • Blasenperforation durch intravesikale Knallgasexplosion
    https://link.springer.com/article/10.1007/s00120-008-1718-1
    Vous vous en doutiez. L’homme est un être explosif.

    Zusammenfassung

    Bei einem 74-jährigen Patienten kam es während der transurethralen Resektion (TUR) eines Blasentumors an der Vorderwand zur Knallgasexplosion in der Blase mit Zerreißung der Blasenvorderwand. Die Computertomographie (CT) zeigte zahlreiche verstreut liegende Gasbläschen im perivesikalen Bereich. Die Behandlung erfolgte konservativ.

    Intravesikale Explosionen entstehen, wenn der durch TUR freigesetzte Wasserstoff sich mit Außenluft vermischt und dann durch Funkenschlag gezündet wird. Zur Prophylaxe muss eine Elektroresektion mit Kontakt zur Luftblase vermieden werden.
    Abstract

    A 74-year-old patient underwent transurethral electroresection for a bladder tumor located at the anterior wall close to the air bubble. Intraoperatively, an explosion occurred. Computed tomography documented laceration of the anterior bladder wall with numerous small gas bubbles dispersed in the perivesical area. The etiology of intravesical explosions is based on formation of hydrogen during electroresection.

    Hydrogen by itself is not explosive; a blast will occur only when atmospheric oxygen is admixed and then ignited by sparks from electroresection. To prevent such a complication, care must be taken not to activate the resection loop within the air bubble of the bladder.

    Enfin c’est l’horreur totale. Pas seulement tu te coltines une tumeur de la prostate potentiellement mortelle, mais en plus tu te remplis avec du gaz qui te transforne en suicide bomber involontaire. Tout ça est complètement naturel jusqu’au moment quand le toubib arrive avec son robot d’opération qui provoque l’étincelle qui te fait exploser. Glauque. Je n’invente rien.

    #biologie #médecine #explosion #wtf

  • L’ombre du racisme sur E. O. Wilson, géant de la biologie
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2023/12/30/l-ombre-du-racisme-sur-e-o-wilson-geant-de-la-biologie_6208436_1650684.html

    E. O. Wilson ne souhaite pas apparaître comme parrain d’un article soutenant la réalité de différences de comportements entre « races » humaines, mais il suggère à Rushton de soumettre son manuscrit à une autre revue, Ethology and Sociobiology. *Il se propose d’évaluer l’article en tant qu’expert anonyme* pour le compte de l’éditeur en chef. Ses commentaires sont dithyrambiques. « Il s’agit d’un article brillant, l’un des plus originaux et des plus heuristiques sur la biologie humaine ces dernières années, écrit-il. C’est la première théorie cohérente des variations raciales humaines en matière de comportement et de physiologie de la reproduction. S’il ne portait pas sur les différences raciales, ou s’il concernait une autre espèce, il serait accepté dans Nature ou Science. » En dépit de ce soutien, l’article ne sera pas accepté, l’autre reviewer sollicité par la revue le jugeant « erroné ».

    #science #racisme

    • Le soutien d’E. O. Wilson à Rushton est-il la preuve de penchants réellement racistes ? Le philosophe Philippe Huneman (Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, CNRS) met en garde contre les conclusions hâtives. « Ces éléments de correspondance sont, à ma connaissance, les seuls exemples où Wilson évoque explicitement ces questions de différences raciales, dit-il. Il est possible qu’il ait soutenu Rushton par esprit de solidarité, parce que lui-même avait été attaqué, des années auparavant, par certains de ses collègues marqués à gauche et se revendiquant de l’antiracisme. » La Fondation E. O. Wilson pour la biodiversité rappelle de son côté que l’intéressé avait écrit, dans la préface à la seconde édition (2004) de son On Human Nature (Harvard University Press, 1978), que « la plupart des scientifiques reconnaissent depuis longtemps que tenter de définir des races humaines disjointes est un exercice futile ». « De telles entités, en réalité, n’existent pas », ajoutait-il.

      https://archive.is/xuuy4

      #biologie #corporatisme

  • Kurt Hager über Wissenschaftsmissbrauch im Sozialismus – Ein sinnentstellender Fehler
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/osten-ddr-kurt-hager-ueber-wissenschaftsmissbrauch-im-sozialismus-e

    Les Trotzkystes qualifient le socialisme de type stalinien comme règne de la bureaucratie. Ils ont raison. Voilà la preuve.

    19.11.2023 von Erhard Geißler| - Wie die Genossen das Politbüromitglied Kurt Hager ins offene Messer des Klassenfeinds laufen ließen.

    Vor fünf Jahrzehnten wurde die Gentechnik eingeführt. Sofort gab es nicht nur große Erwartungen, sondern auch erhebliche Bedenken. Genetic Engineering ist nicht nur mit Sicherheitsrisiken verbunden, sondern besitzt auch erhebliches Missbrauchspotenzial.

    In der DDR wurde das vor allem von einigen prominenten Schriftstellern artikuliert. Ernst Schumacher warnte in der Berliner Zeitung vor „kaltblütigen Genexperimentatoren“ und Jurij Brezan meinte, alle müssten nun „Angst vor Biologen haben“. Auch im Sozialismus?

    Wenn man wissen will, wie sich Partei- und Staatsführung der DDR zu den neuen Entwicklungen verhielten, bietet sich eine Lektüre der Werke des Chefideologen Kurt Hager an. Der hatte sich 1979 ausführlich zu Vorzügen und Nachteilen der Gentechnik in seiner Schrift „Philosophie und Politik“ geäußert. Die kann man noch heute ausleihen, beispielsweise in der Deutschen Nationalbibliothek.

    Sie residiert an zwei Standorten, in Frankfurt am Main und Leipzig, und verfügt folglich über zwei Hager-Broschüren. Im Leipziger Exemplar steht, was der informierte Leser von einem solchen Autor erwartet: Unter sozialistischen Produktions­verhältnissen sei der Missbrauch wissenschaftlicher Erkenntnisse ausgeschlossen.

    Ein sinnentstellender Fehler

    In der Frankfurter Ausgabe steht auf Seite 24 jedoch das glatte Gegenteil: „Gesellschaftliche Garantien zum Missbrauch von Forschungsresultaten bietet aber allein der Sozialismus“. So heißt es auch in der Broschüre, die man in Madison, Wisconsin, ausleihen kann. Wie das? Unterschiedliche Ost- und Westtexte?

    Ich stieß auf diese merkwürdige Tatsache erst neulich. Dirk Oschmann, Katja Hoyer, die Berliner Zeitung und andere hatten endlich eine breite Diskussion darüber angestoßen, wie überaus vielschichtig es in der DDR tatsächlich zugegangen war, und ich begann in diesem Zusammenhang über den sinnentstellenden Fehler in Hagers Broschüre zu recherchieren.

    Hagers Text ist das Schlußwort, das er im November 1979 auf dem V. Philosophen­kongress der DDR gehalten hatte. Es war von einer Arbeitsgruppe entworfen worden, welche die Abteilung Wissenschaften des Zentralkomitees der SED einberufen hatte. Die Gruppe legte einen 54-seitigen Entwurf vor.

    Etwa ein Viertel des Textes beschäftigt sich unter der Überschrift „Sozialismus und Wissenschaft“ mit neuen Entwicklungen in Naturwissenschaft und Technik, vor allem mit Mikroelektronik und mit den Pros und Kontras der Gentechnik. Und in diesem Zusammenhang ist der überraschende Satz über den im Sozialismus garantierten Wissenschaftsmissbrauch in den Text geraten, ganz sicher nicht absichtlich, sondern wohl beim Diktieren oder Abschreiben.

    Der Entwurf wurde dann gründlich überarbeitet und stark gekürzt. Aber die Passagen, die sich mit der Gentechnik und ihren Implikationen beschäftigten, wurden fast unverändert übernommen. Wer der Endkorrektor war, ist nicht überliefert. Das finale Manuskript ist im Bundesarchiv nicht in den Unterlagen des Büros Hager oder anderer Einrichtungen der SED-Führung archiviert, sondern in den Akten des Ministeriums für Hoch- und Fachschulwesen. Vielleicht war ein Wissenschaftler der Korrektor?

    Aber vielleicht war es auch Hager selbst. Dafür sprechen die wenigen, sehr speziellen Detailkorrektoren. Beispielsweise wurde hinter der ursprünglichen Formulierung, die „vielschichtige Problematik von Gesundheit und Krankheit“ sei eine Herausforderung der marxistisch-leninistischen Philosophie, hinter „Krankheit“ eingefügt: „und Sterben“ – also ein realsozialistisches Tabuthema. Das konnte sich eigentlich nur ein Politbüromitglied erlauben.

    Dieser Teil des Manuskriptes wurde also bei der Endkorrektur offensichtlich ganz genau, Wort für Wort, gelesen, von wem auch immer. Um so erstaunlicher ist, dass dabei der sinnentstel­lende Fehler übersehen wurde.

    Jedenfalls war es Hager selbst, der ihn während seines Vortrages übersah. Ich nahm damals am Kongress teil und hörte sehr gespannt zu, denn ich war von Anfang an bei der Einführung der Gentechnik in der DDR beteiligt. Kurz vor der Tagung war ich vom Gesund­heits­minister zum Vorsitzenden der Kommission zur In-vitro-Rekombination von DNA berufen und damit für die Sicherheit gentechnischer Experimente verantwortlich gemacht worden.

    Deshalb fiel mir auf, dass sich der Redner in diesem Zusammenhang nicht an sein Manuskript hielt und minuten­lang völlig frei sprach. Allerdings war manches davon fachlich nicht korrekt. Dies habe ich dann wenige Tage später meinem Chef, dem Genossen Direktor des Zentralin­stituts für Molekularbiologie, mitgeteilt. Hager habe sich „fast ausschließlich auf veraltete Informationen bezogen“. Man soll ihm das in geeigneter Form mitteilen, damit „vor einer eventuellen Veröffentlichung des Gesamttextes noch eine Durchsicht und Überarbeitung erfolgen“ könne.

    Aber mein Brief kam zu spät: Im Dietz-Verlag war man bereits dabei, den Druck des Schlusswortes vorzubereiten. Schon am 6. Dezember waren die Korrekturbögen fertig und wurden Hager – auf dessen ausdrücklichen Wunsch hin – übersandt, mit der Bitte, die „von dir bearbeiteten Fahnenabzüge so bald wie möglich“ zurückzuschicken. Zwei Tage später antwortete Hager – ohne Kommentar zu den Fahnen. Auch dieses Mal hatte er den Fehler also übersehen. Und deshalb ging der Druckauftrag ohne weitere Änderungen an die Druckerei Neues Deutschland.

    Bereits am 14. Dezember 1979 erhielt der Verlag die ersten 100 Exemplare der Broschüre. 25 wurden sofort an Kurt Hager weitergeleitet. Drei Tage später wurden 41.280 Exemplare an den Buchhandel ausge­liefert. Besondere Abnehmer wurden individuell versorgt: Je 500 Exemplare gingen ans Ministerium für Staatssicherheit, an die Nationale Volksarmee und an die Partei­hochschule. Inhaltsschwere Lektüre für die Weihnachtsfeiertage – oder für die Wache in der Stasi-Zentrale oder in den Objekten der NVA. Aber offenbar stieß nicht einer auf den sinnentstellenden Fehler – oder scheute davor zurück, ihn zu melden.

    Ich scheute mich nicht. Ich fand ihn, als ich um den Jahreswechsel herum den Wissenschafts­teil der Broschüre sehr genau, Wort für Wort las, auf der Suche nach Hagers Fehleinschätzungen. Die waren nicht übernommen worden. Wohl aber der peinliche Lapsus.

    Ich war zwar schon seit mehr als zwei Jahrzehnten kein SED-Mitglied mehr, war aber auch kein Dissident. Wenn dieses Zitat Richard Löwenthal, dem westdeutschen Pendant unseres „Sudel-Ede“ Karl-Eduard von Schnitzler, in die Hände fiele … Nicht auszudenken, wenn der die Haltung der Partei- und Staatsführung zur Gentechnik lächerlich machte.

    Also suchte ich gleich im Januar 1980 meine Vorgesetzen an der Akademie der Wissen­schaften auf. Mein Institutsdirektor hörte entgeistert zu, sah aber keine Handlungsmöglichkeit. Der Direktor des Forschungsbereiches Molekularbiologie und Medizin ebenso. Vermutlich aus Angst, als Überbringer der schlechten Nachricht bestraft zu werden, riskierten diese einflussreichen Genossen lieber, einen ihrer obersten Chefs ins offene Messer des Klassenfeinds stolpern zu lassen.

    Also wandte ich mich eine Etage höher und informierte den Akademie-Präsidenten. Als ZK-Mitglied hatte der direkten Zugang zu Hager. Trotzdem wandte er sich nicht an den, sondern nur an den Leiter der Abteilung Wissenschaften des ZK. Der aber meinte, man solle die Sache besser auf sich beruhen lassen.

    Auslieferung der Exemplare wird gestoppt

    Hager wurde tatsächlich nicht informiert, aber die Auslieferung der restlichen 5700 Exemplare wurde am 5. Februar 1980 gestoppt. Die Mitarbeiter des Dietz-Verlags wurden über den „sinnentstellenden Fehler“ informiert und darüber, dass der „bereits im Manuskript enthalten“ war. Diesen peinlichen Befund konnte man Hager natürlich nicht mitteilen. Und vermutlich deshalb wurde auch keine Rückrufaktion der Broschüre gestartet, denn das hätte der Chef sicher gemerkt, vielleicht sogar selbst genehmigen müssen.

    Davon drang natürlich nichts nach außen. Und die fehlerhafte Schrift war weiter im Umlauf. Also fasste ich mir ein Herz und schrieb selbst an Kurt Hager, am 25. März 1980. Aber darauf gab es wochenlang keine Reaktion. Das war merkwürdig, denn auf Eingaben von Bürgern wurde gerade in Partei- und Sicherheitskreisen meist sehr aktuell und akkurat reagiert.

    Tatsächlich reagierte man – von mir unbemerkt – sofort auf mein Schreiben und beschloss, eine korrigierte Auflage der Broschüre zu drucken: Am 11. April wurde die Druckerei beauftragt, 10.000 Exemplare einer „zweiten Bindequote“ zu produzieren. Fünf Tage später begann deren Auslieferung. Hager selbst bekam diesmal kein Stück.

    Erst danach wurde mein Brief beantwortet. Ich wurde ins Haus des ZK der SED eingeladen, ins Büro Hager. Am 30. April erwarteten mich dort der Leiter des Büros sowie der Direktor des Dietz-Verlags. Man sei mir ja sooo dankbar, aber sie hätten bereits Bescheid gewusst. Zehn Genossen hätten Korrektur gelesen, aber ein elfter habe den Fehler dann doch noch gefunden.

    Druck und Auslieferung der Broschüre seien sofort gestoppt und eine korrigierte Ausgabe gedruckt worden. Die wurde mir in die Hand gedrückt. Es sei ihnen unvorstellbar, wieso ich trotzdem ein fehlerhaftes Exemplar in die Hand bekommen hätte. Aber nun sei die Sache aus der Welt, und den Genossen Hager, den wolle man damit gar nicht erst beunruhigen.

    Ich zog von hinnen – und merkte schon damals bald, dass ich nach Strich und Faden belogen worden war. Es gab nicht nur mein Exemplar. Die fehlerhafte Broschüre wurde immer noch im Buchhandel angeboten. Ich informierte den Verlagsleiter darüber am 16. Mai schriftlich. Der zeichnete meinen Brief ab und gab ihn in die Ablage. Eine Antwort blieb er mir schuldig.

    Und noch heute kann man Hagers verballhorntes Statement in mindestens 17 deutschen Bibliotheken unkommentiert lesen, allein im Bundesarchiv in fünf Exemplaren. Korrigierte Broschüren haben es in weit weniger Sammlungen geschafft, aber immerhin auch nach Los Angeles und nach Shanghai. In Hagers Nachlass befindet sich nur ein Exemplar, eines mit dem Fehler. Zu Lebzeiten hat er wohl nie von dem Vorfall erfahren.

    Notabene zur gleichen Zeit, als Hagers Rede veröffentlicht wurde, erschienen in der „West-Presse“ die ersten Meldungen, in der sowjetischen Waffenschmiede Swerdlowsk – dem heutigen Jekaterinburg – habe es in einer Biowaffeneinrichtung eine Explosion gegeben, die eine tödliche Milzbrandepidemie ausgelöst hätte. Missbrauch der Wissenschaft gab es tatsächlich im Sozialismus, unter brutalem Bruch völkerrechtlicher Verträge. Rechtssicher bewiesen werden konnte das aber erst nach der Wende.

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