• En Chine, les musulmans du Xinjiang fichés jusqu’au sang - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/12/14/en-chine-les-musulmans-du-xinjiang-fiches-jusqu-au-sang_1616423

    Selon l’ONG Human Rights Watch, les autorités enregistrent les données biologiques de la totalité des habitants.

    C’est un épisode qui semble sorti tout droit d’un film de science-fiction des années 70. Depuis un an, les autorités chinoises ont mis en place un programme nommé « des examens médicaux pour tous » dans la province reculée du Xinjiang. Mais selon l’ONG Human Rights Watch, qui s’est procuré les « consignes pour l’enregistrement et une vérification précise de la population », des échantillons #ADN et sanguins, le scan de l’iris et les empreintes digitales semblent être enregistrés sans l’accord des patients.

    Région désertique de l’extrême ouest de la Chine, située à 3000 kilomètres de Pékin, le #Xinjiang est habité par 10 millions de #Ouïghours, des #musulmans turcophones, et autant de Chinois Han installés par le pouvoir depuis deux décennies. Au prétexte d’une réelle menace terroriste (plusieurs attentats ont été commis ces dernières années, et des dizaines de Ouïghours avaient rejoint les rangs d’Al-Qaeda ou de l’Etat islamique en Syrie), le Parti communiste chinois a transformé la province en laboratoire sécuritaire et ses habitants, en très grande majorité pacifistes et sans vélléité indépendantiste, en cobayes d’un #néototalitarisme.

    Les documents analysés par Human Rights Watch cette semaine donnent pour consigne de « vérifier le nombre exact de la population du Xinjiang, et de rassembler des informations biométriques multiples sur les personnes âgées de 12 à 65 ans ». Dans le cas des citoyens « personnellement ciblés », ce qui peut signifier n’importe qui accusé d’un comportement « suspect » aux yeux des autorités, l’information doit être collectée sans restriction d’âge. Les autorités demandent à la police et aux comités locaux du Parti communiste de « protéger les droits de la population, de les guider dans la coopération », et de s’assurer que les informations soient collectées « pour tout le monde, dans chaque maison, dans chaque village du Xinjiang, et que nul ne manque ».

    Aucune mention de l’accord des habitants n’apparaît. Selon les témoignages recueillis par l’ONG, les habitants seraient fermement incités à se présenter aux visites médicales, pourtant présentées comme une démarche volontaire. La Chine est donc en train de collecter des informations ultrasensibles sur des millions de citoyens qui n’ont aucun lien avec une entreprise criminelle ou terroriste. Les autorités sont aidées par deux entreprises américaines, Thermo Fisher Scientific, qui procure l’équipement pour le séquençage des ADN, et la sulfureuse société de sécurité privée #Blackwater, qui entraîne les agents de sécurité dans cette région au sous-sol riche en réserves pétrolières.

    Ces dernières consignes ne sont pas limitées aux musulmans, mais elles viennent s’ajouter à une longue liste de limitations des libertés et de persécutions qui les vise directement. La pratique de la religion est désormais considérée comme une « menace pour la sécurité », et de nombreuses mosquées ont été détruites. On peut se faire arrêter parce que l’on porte une « barbe anormale » ou qu’on a écrit « halal » sur sa devanture, que l’on a « refusé de suivre les programmes officiels de radio ou de télévision » ou que l’on a donné à son bébé un prénom musulman interdit, comme Mohamed ou Arafat. Depuis octobre 2016, Chen Quanguo, nouveau secrétaire régional du Parti communiste, perfectionne dans le désert du Taklamakan sa méthode de « gestion sociale par le quadrillage » qu’il a mise au point sur les hauts plateaux du Tibet. Des milliers de postes de police ont été installés dans les villes, des barrages de police équipés de scanners 3D se sont multipliés sur les routes, la 4G a été supprimée, le GPS rendu obligatoire et une vaste campagne de délation rémunérée a été lancée par les autorités.

    Aussi extrêmes qu’elles soient au Xinjiang, ces mesures humiliantes et liberticides s’inscrivent dans la ligne générale du Parti communiste chinois, qui prône depuis toujours le contrôle et la répression sur l’ensemble de la population. Elles rejoignent aussi l’obsession sécuritaire de Xi Jinping, qui vient d’être reconduit pour cinq ans à la tête du pays. A sa prise de fonctions, Chen Quanguo avait confisqué les passeports des 20 millions d’habitants de la province. Pour déposer une nouvelle demande, il fallait accepter de livrer ses données biométriques. Désormais, la collecte est passée au stade industriel.
    Laurence Defranoux

    #chine #islamophobie #Thermo_Fisher_Scientific #contrôle #biométrique


  • #Google patent: THROAT TATTOO with lie-detecting mobe microphone built-in • The Register
    http://www.theregister.co.uk/2013/11/08/google_patent_tattoo_a_mobe_microphone_on_your_throat

    Google aurait breveté un « tatouage jugulaire avec micro détecteur de mensonge ». Quel mal y a-t-il à cela ? Tags : internetactu2net fing internetactu Google #bodyware #biométrique #detecteurdemensonge

    • Google’s Motorola Mobility division has filed an application with the US Patent and Trademark Office for a “system and method” to tattoo a mobile-device microphone with lie-detector circuitry onto your throat.

      The next must-have bit of body adonment for the digital hipster?

      Your immediate response, dear reader, was ours as well: What the...? With such a device tattooed on one’s throat, it would make it rather painful to, say, switch carriers, eh? And with a lie detector permanently attached, NSA snoops could have a field day.

      It wasn’t until we had read at least halfway through the 10 pages of US Patent Application No. 20130297301, “Coupling an Electronic Skin Tattoo to a Mobile Device” that we encountered the words “flexible substrate”.

      Whew...

      (...) The device in question could also be configured to transmit commands to your phone, also useful in a noisy environment and when one’s hands are full. Power for the device could be supplied by a variety of methods, including “solar panel technology, capacitive technology, nanotechnology, or electro-mechanical technology.”

      The tattoo could also be programmed to respond to a variety of audio sources, including “a user’s vocal intonation ... a specific word or words ... a melody ... or a harmonic tone/vibration,” and in response to those inputs send a variety of notifications or commands to the user’s mobile device.

      Also, one envisioned embodiment wouldn’t be an electronic throat tattoo at all, but instead “a collar or band that would be worn around the throat [of] a user.” Even better.

      (...) And then there’s the lie-detector feature. “Optionally,” the filing muses, “the electronic skin tattoo can further include a galvanic skin response detector to detect skin resistance of a user. It is contemplated that a user that may be nervous or engaging in speaking falsehoods may exhibit different galvanic skin response than a more confident, truth telling individual.”

      Thank you very much, but if I want to phone my boss to say I’m home sick with the flu when I’m actually kicking back with a cheap hard-boiled detective novel and a pint or two of Arrogant Bastard, I don’t want my phone ratting on me.

      (...) Finally, one small detail: nowhere in the 4,000-plus word filing does the word “remove” appear.

      Le #brevet en question
      http://appft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO2&Sect2=HITOFF&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsearch-bool.html&r=1&f=G&l=50&co1=AND&d=PG01&s1=20130297301.PGNR.&OS=DN/20130297301&RS=DN/20130297301

      #tatouage #technologie #corps



  • Biometrics at security as easy as ABC

    Security checkpoints at airports remain the number one bugbear for travellers. But, as Dan Ebbinghaus, Vice President – Government Solutions at SITA explains, the day when they are so embedded with smart IT that they are hardly even noticed by passengers, is drawing nearer.

    signalé par Cedric Parizot

    http://www.internationalairportreview.com/12223/international-airport-review-magazine/latest-issue/biometrics-at-security-as-easy-as-abc

    #aéroport #transport_aérien #sécurité #biométrique #contrôles


  • Onze | Fiasco
    http://reflets.info/onze

    Après les 99% ou les 35%, voici un nouveau nombre magique : le onze (11 ; XI). Onze personnes, onze députés, pas plus. C’est ce qu’il a fallu pour voter et approuver la proposition de loi sur la Protection de l’Identité http://reflets.info/gens-honnetes-bons-francais-dormez-tranquille. C’est bluffant. Il suffit de Onze cerveaux réunis dans une grande pièce pour prendre ce virage dans la conception de la citoyenneté, dans la façon de considérer les citoyens, dans la conception de l’identité. On parle ici du nouveau Super-fichier des Français "honnêtes", et de la nouvelle carte nationale d’identité équipée de la puce dite « régalienne » sur laquelle seront enregistrés une photo d’identité, huit empreintes digitales ainsi que la taille et la couleur des yeux du porteur. Il n’est pas question ici de s’étendre trop longuement dans sur l’aspect technique. Par manque de compétences techniques suffisantes pour se montrer pointu sur la question. Encore que le concept "p

    #A_la_Une #France #Politique #biométrie #Biométrique #Carte_d'identité #Députés #PS #Surveillance #UMP


    • à propos de la carte d’identité #biométrique et de #DoX_UMP

      Jean-François Copé, chef de file du parti majoritaire, dont le numéro de téléphone personnel a été dévoilé, a pu mesurer l’ampleur d’un déferlement de messages haineux à son encontre. Ce n’était qu’un numéro de téléphone ! Comme il l’a indiqué lui-même, il a pu changer de téléphone dans l’heure. Or, on ne change pas ses empreintes digitales aussi facilement qu’on modifie son abonnement de téléphonie mobile : le risque d’usurpation d’identité, érigé comme pierre fondatrice de ce texte de loi, risque ainsi au contraire de se révéler une forme de « prophétie auto-réalisatrice ».