• Surexploitées, les terres doivent être mieux gérées pour ne pas amplifier le changement climatique (GIEC) | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2019/08/1049271

    « Les terres jouent un rôle important dans le système climatique », a déclaré Jim Skea, coprésident du groupe de travail III du GIEC. « L’#agriculture, la #sylviculture et d’autres types d’utilisation des sols sont responsables de 23% des émissions de #gaz_à_effet_de_serre humaines. Dans le même temps, les processus terrestres naturels absorbent du #dioxyde_de_carbone équivalent à près du tiers des émissions de dioxyde de carbone provenant des combustibles fossiles et de l’industrie », a-t-il ajouté.

    « Les #terres déjà utilisées pourraient nourrir le monde dans un climat en mutation et fournir de la #biomasse pour les énergies #renouvelables, mais une action rapide et ambitieuse dans plusieurs domaines est nécessaire », a pour sa part déclaré Hans-Otto Pörtner, coprésident du groupe de travail II du GIEC, soulignant qu’une telle action est également nécessaire « pour la conservation et la restauration des #écosystèmes et de la #biodiversité ».

    #climat

  • Le vieil homme et la mer Isabelle Paré - 2 Aout 2019 - Le devoir

    Depuis 50 ans, il observe les mers se vider et combat l’océan de mensonges servi par une industrie des pêches toujours plus gourmande. Les requins qu’il décrie n’ont pas d’ailerons, mais pourchassent les derniers poissons jusqu’en Antarctique. Lanceur d’alertes, Daniel Pauly se bat contre la mer de notre indifférence.

Il est peu connu du grand public, mais ce Jacques Cousteau de l’ombre a érigé des systèmes qui permettent aujourd’hui de mesurer le piteux état de santé des océans, siphonnés jusque dans leurs plus profonds abysses.

    Après avoir sillonné les mers de la planète, Daniel Pauly, expert mondial des ressources marines, a aujourd’hui jeté l’ancre à Vancouver, où il dirige le Fisheries Center de l’Université de la Colombie-Britannique. Arête dans la gorge, ce vigile des milieux marins peine à penser que l’humanité n’aura bientôt plus que du plancton à se mettre sous la dent si elle continue de raboter les fonds océaniques.

    Ses combats répétés contre de nobles instituts maritimes ont de quoi laisser muet comme une carpe. Si le fléau de la surpêche est maintenant sur l’écran radar, c’est parce que Daniel Pauly y a attaché un grelot il y a déjà plus de 30 ans. Ses travaux ont démontré que l’industrie noyait le poisson avec de faux chiffres sur ses captures et prouvé que les stocks de poissons étaient en chute libre depuis le tournant du XIXe siècle.

    « Il ne reste que 1 % de l’état des stocks de #morue par rapport au milieu du XXe siècle, et 2 à 3 % des stocks de #thon. En gros, 90 % de la biomasse des grands poissons a disparu en 100 ans », affirme d’une douce voix à la Henri Salvador celui qui fait rager les plus grands armateurs de la planète.

    Toujours plus loin
    La surpêche n’est pas née d’hier, raconte Daniel Pauly. Depuis l’ère des bateaux à vapeur, la course vers les mers plus lointaines, partie en vrille depuis, n’a jamais cessé. On a longtemps perçu chaque effondrement des stocks de façon isolée. Au cas par cas, les experts ont observé l’affaire, sans longue-vue pour venir voir l’incendie. « C’est comme tenter de prédire le temps en regardant les nuages au-dessus de votre tête. Pour prévoir le temps, il faut analyser sur de longues périodes l’évolution des systèmes partout dans le monde. C’est pareil pour les poissons », affirme-t-il.

    Pauly a mis une paire de lunettes sur la cécité et le #déni généralisés qui aveuglaient l’industrie de la pêche jusqu’au début des années 1980.

    En créant d’abord #FishBase, puis #Sea_Around_Us, la première banque mondiale colligeant des millions de données récoltées par des scientifiques pour quantifier l’état et l’évolution des stocks de poissons et autres animaux marins. En 1996, son premier brûlot publié dans Science a fracassé le mythe de l’océan inépuisable.

    L’anguille sous la roche
    Alors que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) évalue à 86 millions de tonnes la totalité des poissons pêchés dans les océans, l’équipe de Pauly l’établit plutôt à 130 millions de tonnes, si on tient compte des prises accidentelles, des rejets et des pêches illégales et artisanales, occultées par l’ONU. Du nombre, 10 millions de tonnes de crustacés rejetées en pure perte à l’échelle de la planète. L’industrie hurle, et Pauly la compare à un malade suicidaire courant à sa propre perte en réclamant sans cesse plus de corde.

    Jeune scientifique embarqué à bord d’un #navire-usine, c’est à Terre-Neuve qu’il a constaté de visu les ravages causés par la pêche industrielle. « Les chalutiers raclaient les fonds à 200 mètres, arrachant poissons et cailloux. Des blocs erratiques aussi gros que des Volkswagen atterrissaient sur le pont », rappelle-t-il dans la biographie que lui consacre l’océanologue David Grémillet.

    Vidées, les côtes ont été délaissées au profit de mers toujours plus lointaines. Armés comme des engins militaires, les chalutiers vont traquer les poissons jusqu’en Antarctique, à plus de 600 mètres de profondeur. « La pêche locale n’existe pratiquement plus », dit encore Daniel Pauly. Dans l’insouciance généralisée, le chalutage ratisse 150 fois l’équivalent de la surface déforestée chaque année sur la planète. Une coupe à blanc sous-marine et invisible de la taille de la superficie des États-Unis, où plusieurs zones sont ratiboisées jusqu’à huit fois l’an.

    Daniel Pauly dénonce cette #razzia. « Et dans bien des cas, les pays riches bouffent les poissons des pays pauvres », affirme le Franco-Canadien, né après la guerre d’une mère française et d’un G.I. afro-américain, révolté du pillage éhonté des mers de l’Afrique de l’Ouest par des bateaux occidentaux et asiatiques. Sa solution : interdire la pêche en haute mer, protéger 20 % des océans et abolir les subventions aux industries qui encouragent la sur pêche. Car c’est le bacon qui fait le poisson, affirme ce chercheur. Grâce aux subventions allant jusqu’à 30 % en Chine, pêcher demeure rentable là où les ressources sont déjà anémiées, martèle-t-il.

    L’or blanc
    « En Antarctique, ceux qui pêchent la #légine de façon illégale peuvent perdre un bateau sur cinq tellement ils gagnent de #fric. Pour ne pas être attrapés, des capitaines coulent eux-mêmes leurs bateaux. Et ça reste rentable ! » décrie l’écologiste, considéré parmi les 50 scientifiques les plus influents de la planète par le magazine Scientific American en 2003. La légine, cet or blanc recherché des gourmets occidentaux, se vend jusqu’à 40 $ la livre.

    « Après avoir vidé les plaines marines, les bateaux vident les canyons des océans où se terrent les derniers poissons », relance Pauly. À elle seule, la Chine déploie 3400 navires-usines qui pompent 4 millions de tonnes de poissons dans les eaux de 93 États, dont 75 % dans les eaux africaines.

    Noyer le poisson
    Daniel Pauly rage aussi contre l’autre grand « mensonge » du siècle : l’#aquaculture, parfois présentée comme un remède à la faim dans le monde. Or, selon lui, l’aquaculture de poissons carnivores accélère le sac des océans. « En Mauritanie et au Sénégal, 40 usines sont plantées sur les côtes pour faire de la farine de sardinelles, qui étaient avant pêchées, fumées et mangées en Afrique. Là, on produit de la farine pour engraisser des cochons ou du saumon. C’est un truc innommable ! »

    Le maître de la #biomasse parle en connaissance de cause. Produire une seule livre de saumon dépouille l’océan de trois ou quatre livres de petits poissons. « C’est une perte sèche de protéines, c’est révoltant ! Dire que ça nourrit le monde, c’est une fraude intellectuelle. Ceux qui s’alimentaient de sardinelles n’ont pas l’argent pour acheter ce saumon. C’est un vol global. J’appelle ça l’aquaculture B, pour bad. Cette aquaculture ne produit pas de poissons, elle bouffe du poisson ! »

    Médusé par la surpêche
    Un jour, un étudiant de Daniel Pauly a mesuré l’explosion des populations de #méduses partout dans le monde. En mer de Namibie, ces invertébrés ont complètement remplacé les poissons : 14 millions de tonnes de méduses ont évincé 10 millions de tonnes de poissons. « Les poissons qui mangeaient les larves de méduses ont disparu, laissant leurs proies sans prédateurs », explique Daniel Pauly.

    Des océans « gélifiés », c’est la vision d’horreur qui hante le biologiste, qui a signé en 2013 Manges tes méduses. Ces masses gélatineuses sont, en effet, faites sur mesure pour survivre aux zones lessivées de poissons que laisse la surpêche dans son sinistre sillage, explique le scientifique couronné en 2005 du prix Cosmos, l’équivalent du Nobel en écologie.

    « Pour que les poissons puissent se repeupler en haute mer et revenir ensuite vers les côtes, il faut dès maintenant créer des zones protégées. Avant, on n’avait pas les moyens techniques de pêcher jusqu’au dernier poisson. Aujourd’hui, plus rien n’est impossible », déplore-t-il.

    Cet éternel indigné, rescapé d’une enfance douloureuse vécue au sein d’une famille adoptive abusive, Pauly en connaît long sur la capacité de résilience des hommes, comme des autres espèces. « C’est toujours possible de renverser la vapeur, assure-t-il, si l’on réagit à temps. »

    Source : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/559908/le-vieil-homme-et-la-mer
    Tiré de la revue de Presse : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-06-08-2019

    #surpêche #mer #alimentation #poissons #pêche_industrielle #pêche_illégale #aquaculture #Daniel_Pauly #ressources_marines

  • STEPS : Le stockage en masse de l’électricité renouvelable
    https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2184

    Les STEPs sont des Stations de Transfert d’Énergie par Pompage Turbinage. Ce sont des moyens relativement écologiques et économiques de réguler la production d’électricité en fonction des besoins. Les STEPs sont composées de deux bassins successifs, situés à des altitudes si possible très différentes. Lors d’apports excédentaires d’éolien et/ou de photovoltaïque sur le réseau, l’électricité est consommée par la pompe qui transfère l’eau de la retenue aval dans la retenue amont. Lors de demande d’électricité (...)

    #Biomasse_et_Energies

  • Electricite de France : EDF Franchit un jalon important dans la mise en oeuvre d’Ecocombust | Zone bourse
    https://www.zonebourse.com/ELECTRICITE-DE-FRANCE-4998/actualite/Electricite-de-France-EDF-Franchit-un-jalon-important-dans-la-mise-en-oe

    Le projet Ecocombust consiste à fabriquer un combustible innovant et écologique permettant le fonctionnement d’installations de chauffage ou de production électrique utilisant actuellement du charbon. La fabrication du combustible se ferait sur place et permettrait de lancer une nouvelle filière afin de valoriser des déchets de bois qui ne trouvent pas d’usage aujourd’hui et sont le plus souvent enfouis ou mis en décharge.

  • Smart Green Shipping Alliance partners with Drax and Ultrabulk to cut shipping supply chain emissions - Drax
    https://www.drax.com/press_release/smart-green-shipping-alliance-partners-drax-ultrabulk-cut-shipping-supply-chai

    Drax, operator of the UK’s largest power station, is partnering with the Smart Green Shipping Alliance (SSGA), leading dry bulk cargo transporter Ultrabulk, and Humphreys Yacht Design, naval architects of Dame Ellen McArthur’s ‘Kingfisher’ yacht, to tackle the mounting issue of CO2 emissions from the shipping industry.

    A £100,000 12-month feasibility study funded by InnovateUK, the Institution of Mechanical Engineers (IMechE) and private investors has begun, which will examine the potential of fitting an innovative sail technology called Fastrig onto Ultrabulk ships importing biomass into the UK, for cutting both carbon emissions and costs.

  • #André_Bucher, écrivain entre terre et ciel, raconte le combat écologique d’une femme montagne

    Dans « Un court instant de grâce », l’écrivain-planteur d’arbres André Bucher livre le récit d’une vallée aux prises avec la voracité dévoreuse d’une centrale à biomasse. De ce conflit naît une communauté, emmenée par Émilie, qui a « toujours vécu d’air, d’eau, de silence et de vent ».

    https://reporterre.net/Andre-Bucher-ecrivain-entre-terre-et-ciel-raconte-le-combat-ecologique-d
    #écologie #montagne #extractivisme #biomasse #centrale_à_biomasse #résistance #femmes

    • #Un_court_instant_de_grâce

      Avec la complicité des saisons et des éléments qui ne comptent pas se plier aux règles que les hommes croient leur imposer, Émilie s’occupe tant bien que mal d’une terre qui se mérite, dernière gardienne des lieux depuis la mort de son mari et le départ de son fils. Ce quotidien solitaire bascule avec le retour providentiel de son amour d’enfance, Victor, et l’arrivée d’entrepreneurs bien décidés à décimer la forêt environnante pour nourrir un gargantuesque projet de centrale à biomasse ironiquement loué comme écologique. S’ensuivra une lutte, un réveil de la vallée et de ses protagonistes qui se pensaient endormis, entre intérêts politiques, prises de conscience, paresse intellectuelle et résistances acharnées. Chacune et chacun jouera son rôle et donnera au récit sa force, à l’image de l’indomptable montagne de Palle qui domine les lieux et tire sa beauté de ses contrastes.

      https://lemotetlereste.com/litteratures/uncourtinstantdegrace
      #livre

  • Les humains ne réprésentent que 0,01% de la vie sur Terre (mais nuisent aux 99,99% restant) | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/162063/etres-humains-destructeurs-planete-terre-animaux

    Aristote est le premier à avoir développé le concept d’#anthropocentrisme : l’homme occupe une place centrale sur Terre. Cette vision du monde place les intérêts des humains avant les autres formes de vie. Pourtant, une nouvelle étude estime que notre espèce ne représente que 0.01% de la biomasse terrestre.

    Comme l’explique The Guardian, les chercheurs de l’Institut Weizmann des Sciences donnent pour la première fois une estimation détaillée de la répartition de la biomasse terrestre. Les résultats ont montré que les plantes représentent 83% des êtres vivants sur notre planète –suivies par les bactéries (13%) et les autres êtres vivants (5%) dont les #insectes, #champignons et autres animaux.

    « J’étais étonné de voir qu’aucun recensement détaillé global de la #biodiversité n’avait été fait. Ça permet de se rendre compte du rôle dominant que joue l’humanité sur la Terre », explique Ron Milo, auteur principal du rapport publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America.

    L’#humanité et ses 0.01% serait responsable de la disparition de 83% des mammifères sauvages et de 50% des plantes sauvages. [...]

    L’activité humaine est si importante que les scientifiques ont lui donné un nom : l’#Anthropocène. Ce terme se définit comme « la période durant laquelle l’influence de l’être humain sur la biosphère a atteint un tel niveau qu’elle est devenue une force géologique ». Un des marqueurs significatifs en est l’omniprésence d’os de poulets partout dans le monde –caractéristique de l’élevage intensif des volailles.

    « Le poulet pourrait bien devenir le fossile qui symbolisera l’Anthropocène pour les futurs géologues », écrit Damian Carrington, journaliste au Guardian.

    Car selon l’étude sur la #biomasse, les volailles d’#élevage représentent 70% de tous les #oiseaux présents sur Terre – les 30% restant étant des oiseaux sauvages. Ce phénomène est encore plus parlant en ce qui concerne les mammifères : 60% d’entre eux sont des animaux d’élevage, 36% sont des #humains et seulement 4% vivent dans la nature.

  • Les plantes ont une personnalité et une vie sociale
    https://reporterre.net/Les-plantes-ont-une-personnalite-et-une-vie-sociale

    Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l’imaginer, nous répond Stefano Mancuso. Savant de renommée mondiale, fondateur de la #neurobiologie_végétale, il est le premier à avoir démontré que, comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale fondée sur l’entraide et l’échange.

    Véritable manifeste écologique, ce #livre pionnier, qui a bénéficié d’une reconnaissance internationale, nous plonge dans un incroyable voyage au cœur du monde #végétal. Un monde qui, en formant plus de 99 % de la #biomasse, s’avère aujourd’hui indispensable pour l’humanité. Car si les #plantes peuvent très bien vivre sans nous, nous ne survivrions pas longtemps sans elles !

    À l’heure où l’on recherche d’autres modes de vie, où les ressources naturelles s’épuisent, nous avons tout à apprendre du monde végétal dont dépendent la survie et l’avenir de l’homme.

    • @monolecte

      Je profitai de ce séjour pour m’approvisionner en pierres à sucer. C’étaient des cailloux mais moi j’appelle ça des pierres. Oui, cette fois-ci, j’en fis une réserve importante. Je les distribuai avec équité entre mes quatre poches et je les suçais à tour de rôle. Cela posait un problème que je résolus d’abord de la façon suivante. J’avais mettons seize pierres, dont quatre dans chacune de mes quatre poches qui étaient les deux poches de mon pantalon et les deux poches de mon manteau. Prenant une pierre dans la poche droite de mon manteau, et la mettant dans ma bouche, je la remplaçais dans la poche droite de mon manteau par une pierre de la poche droite de mon pantalon, que je remplaçais par une pierre de la poche gauche de mon pantalon, que je remplaçais par une pierre de la poche gauche de mon manteau, que je remplaçais par la pierre qui était dans ma bouche, dès que j’avais fini de la sucer. Ainsi il y avait toujours quatre pierres dans chacune de mes quatre poches, mais pas tout à fait les mêmes pierres. Et quand l’envie me reprenait de sucer je puisais à nouveau dans la poche droite de mon manteau, avec la certitude de ne pas y prendre la même pierre que la dernière fois. Et, tout en la suçant, je réarrangeais les autres pierres, comme je viens de l’expliquer. Et ainsi de suite. Mais cette solution ne me satisfaisait qu’à moitié. Car il ne m’échappait pas que cela pouvait être, par l’effet d’un hasard extraordinaire, toujours les mêmes quatre pierres qui circulaient. Et en ce cas, loin de sucer les seize pierres à tour de rôle, je n’en suçais en réalité que quatre, toujours les mêmes, à tour de rôle. Mais je les brassais bien dans mes poches, avant de faire sucette, et en le faisant, avant de procéder aux transferts, dans l’espoir de généraliser la circulation des pierres, de poche en poche. Mais ce n’était là qu’un pis-aller dont ne pouvait longtemps se contenter un homme comme moi. Je me mis donc à chercher autre chose. Et tout d’abord je me demandai si je ne ferais pas mieux de transférer les pierres quatre à quatre, au lieu d’une à une, c’est-à-dire, pendant que je suçais, de prendre les trois pierres qui restaient dans la poche droite de mon manteau et de mettre à leur place les quatre de la poche droite de mon pantalon, et à la place de celles-ci les quatre de la poche gauche de mon pantalon, et à la place de celles-ci les quatre de la poche gauche de mon manteau, et finalement à la place de ces dernières les trois de la poche droite de mon manteau plus celle, dès que j’aurais fini de la sucer, qui était dans ma bouche. Oui, il me semblait d’abord qu’en faisant ainsi j’arriverais a un meilleur résultat. Mais je dus changer d’avis, à la réflexion, et m’avouer que la circulation des pierres par groupes de quatre revenait à la même chose exactement que leur circulation par unités. Car si j’étais assuré de trouver chaque fois, dans la poche droite de mon manteau, quatre pierres totalement différentes de celles qui les y avaient immédiatement précédées, la possibilité n’en subsistait pas moins que je tombe toujours sur la même pierre, à l’intérieur de chaque groupe de quatre, et que par conséquent, au lieu de sucer les seize à tour de rôle, comme je le désirais, je n’en suce effectivement que quatre, toujours les mêmes, à tour de rôle. Il fallait donc chercher ailleurs que dans le mode de circulation. Car de quelque façon que je fisse circuler les pierres, je tombais toujours sur le même aléa. Il était évident qu’en augmentant le nombre de mes poches j’augmentais du même coup mes chances de profiter de mes pierres comme j’entendais le faire, c’est-à-dire l’une après l’autre jusqu’à épuisement du nombre. J’aurais eu huit poches, par exemple, au lieu des quatre que j’avais, que le hasard le plus malveillant n’aurait pu empêcher que sur mes seize pierres j’en suce au moins huit, à tour de rôle. Pour tout dire il m’aurait fallu seize poches pour être tout à fait tranquille. Et pendant longtemps je m’arrêtai à cette conclusion, qu’à moins d’avoir seize poches, chacune avec sa pierre, je n’arriverais jamais au but que je m’étais proposé, à moins d’un hasard extraordinaire. Et s’il était concevable que je double le nombre de mes poches, ne fût-ce qu’en divisant chaque poche en deux, au moyen de quelques épingles doubles supposons, les quadrupler me semblait dépasser mes possibilités. Et je ne tenais pas à me donner du mal pour une demi-mesure. Car je commençais à perdre le sens de la mesure, depuis le temps que je me débattais dans cette histoire, et à me dire, Ce sera tout ou rien. Et si j’envisageai un instant d’établir une proportion plus équitable entre mes pierres et mes poches en ramenant celles-là au nombre de celles-ci, ce ne fut qu’un instant. Car ç’aurait été m’avouer vaincu. Et assis sur la grève, devant la mer, les seize pierres étalées devant mes yeux, je les contemplais avec colère et perplexité.

  • L’#ONF encourage la #biomasse_industrielle au détriment des _forêts et du #climat
    https://reporterre.net/L-ONF-encourage-la-biomasse-industrielle-au-detriment-des-forets-et-du-c

    Remplacer le charbon par du bois dans les centrales thermiques pour produire de l’électricité, la Commission européenne en rêve comme solution au défi climatique. Elle prévoit que 60 % des énergies renouvelables futures soient assurés par la biomasse, dont en grande majorité du #bois-énergie. En France, l’objectif est partagé par Nicolas Hulot. Répondre « aux objectifs d’accélération du développement des #énergies_renouvelables rappelés lors du sommet sur le climat One Planet Summit », en décembre dernier à Paris, est sa volonté, affirmée dans un communiqué à l’occasion de la désignation de 11 projets de biomasse lauréats pour être soutenus par l’État.

    Mais pour plusieurs ONG environnementales, le développement industriel du bois-énergie remet en cause son caractère renouvelable. Pire, la généralisation de l’utilisation du bois pour la production d’électricité dans de grandes centrales thermiques rendrait l’impact de cette énergie sur le climat plus néfaste que le charbon, alors que ses partisans défendent une « neutralité carbone ». « Si les forêts sont exploitées de manière plus intensive en permanence à cause de la bioénergie, elles ne parviendront jamais à régénérer le réservoir de carbone perdu », juge la #Fern, une ONG qui agit auprès de la Commission européenne pour qu’elle change sa vision économique de la forêt.

    #onf_énergie #Danemark

  • Lettre ouverte
    contre une usine à pellets dans la Montagne limousine

    https://lavoiedujaguar.net/Lettre-ouverte-contre-une-usine-a-pellets-dans-la-Montagne-limousine

    Invitation depuis la Montagne limousine à tous les complices potentiels pour une défense active contre l’offensive industrielle en cours sous le masque de la « transition écologique »...

    Nous vous écrivons depuis la Montagne limousine, quelque part au centre de la France. Nous sommes aux prises avec un projet industriel d’usine à pellets torréfiés (biomasse) qui cherche à s’implanter sur les petites communes rurales de Bugeat et Viam, dans le département de la Corrèze, aux confins vallonnés de landes, de tourbières et de forêts.

    Ce projet, porté par un aventurier de l’économie à courte vue comme il y en a tant, a trouvé le soutien poussif d’un petit politicien local, président de conseil général, connu pour sa longue coopération avec les lobbys de l’agro-industrie. Un avis favorable suite à l’enquête publique vient donc d’être prononcé malgré de très nombreuses et argumentées contributions contre le projet. Il semble bien que les promoteurs du projet soient déterminés à passer en force. C’est une nouvelle phase de la lutte qui s’ouvre à présent (...)

    #Limousin #forêt #exploitation #biomasse #lutte

  • La biomasse forestière au laser - Institut de recherche pour le développement (IRD)
    http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/la-biomasse-forestiere-au-laser

    L’estimation de la #biomasse contenue dans les #forêts tropicales pourrait connaître une véritable révolution technologique. Une nouvelle méthode, développée et expérimentée par des scientifiques en Afrique centrale 1, permet en effet de la mesurer sans abattre d’arbre. « Nous utilisons un scanner #laser pour évaluer la quantité précise de #carbone séquestré dans le tronc, les branches et le feuillage », explique l’écologue spécialiste de télédétection Nicolas Barbier, co-auteur d’une récente étude sur le sujet 2.

    #lidar

  • Global nutrient transport in a world of giants
    http://www.pnas.org/content/113/4/868.abstract

    Animals play an important role in the transport of nutrients, but this role has diminished because many of the largest animals have gone extinct or experienced massive population declines. Here, we quantify the movement of nutrients by animals in the land, sea, rivers, and air both now and prior to their widespread reductions. The capacity to move nutrients away from hotspots decreased to 6% of past values across land and ocean. The vertical movement of phosphorus (P) by marine mammals was reduced by 77% and movement of P from sea to land by seabirds and anadromous fish was reduced by 96%, effectively disrupting an efficient nutrient distribution pump that once existed from the deep sea to the continental interiors.

    On va tout droit à la catastrophe ...
    Le pire c’est qu’on prend nos écosystèmes actuels comme « normaux » alors qu’ils se sont déjà considérablement appauvri par toutes les décimations d’espèces et de populations des siècles passés (comme les « passenger pigeons » en Amérique du nord)

  • La justice annule l’autorisation du plus grand projet de biomasse en France, à Gardanne
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/06/08/la-justice-annule-l-autorisation-d-exploitation-de-la-plus-grande-centrale-b

    En phase de tests finaux, la tranche 4 de l’ancienne centrale à charbon de Gardanne, reconvertie à la #biomasse au prix d’un investissement de 256 millions d’euros, nécessitera, à l’horizon 2024, plus de 850 000 tonnes de #bois par an dont 445 000 tonnes de bois forestier local, le reste provenant des déchets verts et autres bois de recyclage. Les juges observent qu’une telle consommation estimée à 37 % de la #ressource_forestière disponible dans un rayon de 250 km méritait une analyse des incidences prévisibles sur l’#environnement ainsi qu’une information complète des populations concernées.

  • Les illusions vertes : brûler des #forêts & replanter des #monocultures d’#arbres pour produire de l’#électricité – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/11/les-illusions-vertes-bruler-des-forets-replanter-des-monocultures-darbre

    La plupart des gens associent la production d’énergie soi-disant « renouvelable » (ou « verte ») à des panneaux solaires et à des éoliennes. Parfois aux barrages et à la production hydroélectrique. Mais ce que l’on sait moins — au-delà du fait que la fabrication et la maintenance des panneaux solaires, des éoliennes et des barrages n’a rien de soutenable ou d’écologique, en raison des extractions minières (et des pollutions et destructions environnementales associées) de matières premières non-renouvelables qu’elles requièrent, du caractère tout aussi destructeur et insoutenable du stockage et de l’acheminement de l’énergie, et d’autres perturbations écologiques spécifiques à ces trois modes de production d’électricité — c’est que la principale source de production d’énergie dite « renouvelable » en Union Européenne correspond à l’incinération de #biomasse.

    • Gaspillage de la forêt québécoise au chantier de la Romaine Publié le jeudi 24 novembre 2016 - Anne Panasuk

      Pour faire place aux futurs réservoirs du projet hydroélectrique de la Romaine, du bois coupé à grands frais par Hydro-Québec s’accumule près des chantiers. Des milliers de mètres cubes de bois se dégradent depuis trois ans. Comment expliquer ce gaspillage de la forêt québécoise ?

      À plus de 100 km de l’embouchure de la rivière Romaine, qui est en voie d’être aménagée pour produire de l’hydroélectricité sur la Côte-Nord, des montagnes de bois s’accumulent. De quoi remplir 1500 camions-remorques.

      Le projet hydroélectrique de la Romaine est le plus gros chantier au pays. Dans une forêt intouchée, quatre réservoirs seront créés à la suite de la dérivation de la rivière. Le deuxième réservoir à partir de la côte, appelé Romaine-2, est le plus gros des chantiers : une superficie de 86 kilomètres carrés sera inondée.

      Depuis la fermeture de la scierie de Rivière-Saint-Jean, le bois coupé, au lieu d’être transformé, s’accumule et se détériore. Hydro-Québec refuse de le rendre disponible aux résidents comme bois de chauffage, malgré les demandes du préfet de la MRC de la Minganie.

      Seuls les résineux (sapins, épinettes et mélèzes) ont été récupérés lors du déboisement de Romaine-2. Les feuillus, le bouleau et le tremble, par exemple, ne sont pas coupés, car il n’y a pas de marché sur la Côte-Nord pour ces arbres.

      Il n’y a pas d’usine pour les scier. Ils sont laissés dans le réservoir de Romaine-2 et tout simplement ennoyés.
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      Là où Hydro-Québec doit faire un déboisement intégral, comme sous les lignes électriques, les feuillus ont été brûlés sur place.
      . . . . . .

      _ Tout ça pour spolier la nation innue à Natashquan , lire la suite de l’article : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1001805/gaspillage-de-la-foret-quebecoise-au-chantier-de-la-romaine
      #Canada #Quebec #Innus #Spoliation

  • Très dépendante du gaz, la #Côte_d’Ivoire se convertit, lentement, aux #énergies_renouvelables
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/20/tres-dependante-du-gaz-la-cote-d-ivoire-se-convertit-lentement-aux-energies-

    Afin de réaliser son objectif d’émergence, la Côte d’Ivoire a prévu de doubler son potentiel électrique d’ici à 2020 en passant des 2 000 MW produits aujourd’hui à 4 000 MW. Pour y parvenir, le gouvernement a développé un plan de production destiné à privilégier bientôt l’#hydroélectricité et les énergies renouvelables sur le #gaz. Pour l’instant, les énergies renouvelables sont peu utilisées malgré un potentiel important en #biomasse qu’apporterait la valorisation des# déchets dans les cultures de# cacao et de #coton.

  • Menaces sur la Forêt française (Documentaire) - vidéo Dailymotion
    http://www.dailymotion.com/video/x4j9zfk


    L’#électricité « #biomasse » débarque en France. Estampillée verte et #renouvelable, cette #énergie produite par la combustion du #bois est encouragée par l’Union européenne, et largement subventionnée par l’Etat français. Ainsi, à #Gardanne, en Provence, le groupe #E.ON, un géant de l’énergie, a entrepris dès 2012 la conversion d’une vieille centrale à charbon. Elle deviendra, début 2016, la plus grande centrale biomasse de France. Mais transition énergétique ne veut pas dire transition écologique.

    #Dégradation des paysages, #pollution, #industrialisation de l’#exploitation_forestière et destruction de la #biodiversité : l’arrivée d’E.On à Gardanne provoque colère et indignation dans les régions méditerranéennes où le #bois sera prélevé. Et l’impact de ce projet pharaonique n’est pas seulement local. Gardanne, comme d’autres mégacentrales biomasse européennes, devra aussi importer une partie de son bois. Une véritable manne pour les pays producteurs, mais un désastre pour leurs #forêts.

    Premiers exportateurs mondiaux de granulés de bois, les Etats-Unis et le Canada sont aussi les pays qui ont perdu le plus de surfaces boisées au monde, au cours des douze dernières années. De la France au Québec, en passant par l’Angleterre et les Etats-Unis, militants, élus locaux et scientifiques de renom témoignent. Ils nous révèlent les menaces que l’industrie biomasse fait peser sur la forêt française et celles du monde.

    • Énergies renouvelables : les grandes centrales de biomasse, un bio-mythe ?
      http://www.novethic.fr/lapres-petrole/energies-renouvelables/isr-rse/energies-renouvelables-le-bio-mythe-de-la-biomasse-143798.html

      L’approvisionnement en bois des grandes centrales est quant à lui problématique. En France, l’échec des grandes centrales avait conduit, en 2013, le Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER) à demander à ce que cette politique nationale soit « impérativement revue ».

      L’exemple de la centrale de Gardanne (Bouches-du-Rhône) qui a démarré son activité en 2015 le confirme. Cette centrale à charbon française a été reconvertie en centrale à biomasse par l’industriel allemand E.On. L’État français, financeur du projet, avait initialement exhorté E.On à limiter les importations de bois pour faire marcher la filière bois française. Mais face à l’opposition locale, l’industriel va devoir s’approvisionner ailleurs.

      En effet, la demande démesurée de bois (450 000 tonnes à plein régime, alors que la récolte de la région est de 370 000 tonnes !) déstabilise les filières locales de bois énergie et plusieurs collectivités locales ont déposé un recours contre l’autorisation d’exploitation de la centrale. Résultat : la centrale de Gardanne va largement tourner à partir de bois importé du Canada et d’Ukraine, s’indigne SOS forêt du Sud, une association qui lutte contre le projet.

  • L’agro-écologie séduit de plus en plus les agriculteurs français
    http://www.consoglobe.com/agriculteurs-connaissent-agro-ecologie-cg

    Selon un #sondage BVA portant sur un échantillon de 800 exploitants agricoles et rendu public par le ministère de l’#agriculture, le concept d’#agro-écologie est de plus en plus connu et appliqué par les agriculteurs, avec 79 % d’entre eux qui en avaient entendu parler en 2015, contre 50 % en 2014.
    Agro-écologie : un regard sur cette notion qui a évolué progressivement

    Le premier résultat à retenir de ce sondage est donc l’évolution de la perception de ce concept dans le monde agricole. Tout d’abord appréhendé comme un terme réservé à l’agriculture biologique avec « l’application de l’#écologie à l’agriculture », l’agro-écologie est maintenant compris comme « l’ensemble des pratiques fondées sur plusieurs principes : renouvellement de la #biomasse, minimisation des pertes en #énergie, diversification génétique, valorisation des interactions biologiques… », et de plus en plus mise en pratique dans des exploitations qui ne sont pas en agriculture biologique.(1)

    Au-delà de connaître le concept, 73 % des agriculteurs appliquent au moins trois démarches en lien avec l’agro-écologie en :

    limitant les #intrants_chimiques (76 %) ;
    améliorant la qualité des #sols (72 %) ;
    préservant la qualité de l’#eau (61 %).

    Les agriculteurs de moins de 40 ans sont majoritaires dans l’application de ces techniques (85 %).

    Et ce sont les plus gros propriétaires qui ont les plus mauvaises pratiques

  • Mapping the world’s biomass to better tackle deforestation | CIFOR Forests News Blog
    http://blog.cifor.org/41009/mapping-the-worlds-biomass-to-better-tackle-deforestation?fnl=en

    “The existing maps use satellite images to cover large areas, but the satellite images don’t actually see how much biomass there is,” said Valerio Avitabile, a postdoctoral researcher at the Center for Geo-Information at Wageningen University. Avitabile is currently working on a global comparative study on REDD+ being conducted by the Center for International Forestry Research (CIFOR).

    “They only see if there are forests and the characteristics of the forests. Biomass is indirectly related to the satellite images, so it requires a model to relate the ground data to the satellite data,” he said. “The satellites only see what is on top of the canopy, so that is why different models exist to estimate biomass from the satellite images.”

    #cartographie #data #déforestation #biomasse

  • Satellite eye on Australia’s vegetation
    TERN - Terrestrial Ecosystem Research Network: Newsletter 2016 Mar AusCover Biomass
    http://www.tern.org.au/Newsletter-2016-Mar-AusCover-Biomass-pg31410.html

    Australia is a vast country with a wide range of diverse ecosystems. To gain an understanding of their values in terms of, for example, carbon stocks and biodiversity, and how these change over time, we need to make use of our extensive archive of satellite remote sensing data. By exploiting these data, we can quantify the state of ecosystems, their dynamics and the impacts of different land use and management policies and practices.

    TERN’s AusCover facility is taking a leading role in working with state, national and international stakeholders to improve access to satellite sensor data and facilitate the generation of products relevant to the Australian environment.

    In conjunction with TERN AusCover, the Joint Remote Sensing Research Program (JRSRP), which is run out of the University of Queensland, has been working with Australian and international scientists to generate detailed national maps of the structure (height and cover) and biomass of woody vegetation and to construct a National Biomass Library. These datasets and repositories provide essential baselines against which future changes in the biomass and structure of vegetation can be quantified.The team, which includes Dr. John Armston and Dr. Peter Scarth (QLD Department of Science, Information Technology and Innovation and the University of Queensland), Professor Richard Lucas (University of New South Wales), Dr. Peter Bunting (Aberystwyth University, UK) and Dr. Dan Clewley (Plymouth Marine Laboratory, UK) have been collaborating with the Japanese Aerospace Exploration Agency (JAXA) on their Kyoto and Carbon (K&C) Initiative for over a decade.


    #Australie #image_satelitte #biomasse #végétation #cartographie

  • L’asso Ecology Action met en accès libre une série de documents expliquant la #biointensive, méthode d’#horticulture autofertile permettant une autonomie alimentaire à toute petite échelle (environ 400 m² par personne)
    https://biointensive.net/en/topics
    https://biointensive.net/en/library
    Pour (presque) chaque rubrique, des documents au choix entre niveau débutant, intermédiaire, avancé.
    – La préparation du sol :
    https://biointensive.net/en/topics/197
    – Le compost
    https://biointensive.net/en/topics/204
    – L’espacement des plantes et le « mulch vivant » (canopée)
    https://biointensive.net/en/topics/218
    – Les associations de cultures (plantes compagnes, plantes antagonistes)
    https://biointensive.net/en/topics/225
    – Les plantes qui produisent à la fois la #biomasse nécessaire à l’ensemble du système ET des grains (concentrés en calories et protéines)
    https://biointensive.net/en/topics/232
    – Les plantes « base alimentaire », qui produisent le plus de calories et protéines par unité de surface
    https://biointensive.net/en/topics/239
    – Les semences
    https://biointensive.net/en/topics/246
    – L’usage intégré des 7 principes précédents pour un système autofertile
    https://biointensive.net/en/topics/253

    Dans une perspective plus globale :
    – Les #ressources mondiales en #terre_arable
    https://biointensive.net/en/topics/190
    – Les ressources en #eau
    https://biointensive.net/en/topics/144
    – Le #climat et la #séquestration de carbone
    https://biointensive.net/en/topics/155
    – L’énergie
    https://biointensive.net/en/topics/162
    – L’outillage (#bricole)
    https://biointensive.net/en/topics/407
    – La philosophie de la #biointensive : le souci de l’#autonomie et de l’#outil_convivial dans leur réponse à la crise alimentaire et écologique
    https://www.biointensive.net/en/topics/414

    cc @marcimat @odilon @nicolasm @philomenne
    #végéculture #permaculture

  • Article paru dans La Cité
    La #biomasse, un atout dans les mains de l’#Afrique ?

    L’accès à l’#énergie est un enjeu central de développement économique des États, surtout dans les contextes du réchauffement climatique et des ressources non renouvelables. En Afrique, la biomasse, déjà grande pourvoyeuse d’énergie, pourrait devenir un atout majeur.

    https://ninachauvet.wordpress.com/2015/04/30/la-biomasse-un-atout-dans-les-mains-de-lafrique

  • De l’incongruité des pratiques agricoles et alimentaires du XXIe siècle
    http://www.laviedesidees.fr/De-l-incongruite-des-pratiques.html

    Ce discours a été prononcé par le Surintendant européen du territoire et de l’alimentation à l’occasion des XXVIIIe Causeries d’Oulan-Bator, qui se sont tenues en Mongolie du 9 au 13 juillet 2112. Il rappelle – avec indulgence – les errements de la civilisation prébatorienne : destruction de la biodiversité, technolâtrie, misère de l’#agroforesterie, #surpêche, pauvreté de l’#alimentation.

    Mesdames, Messieurs,

    Notre humanité a connu, au siècle dernier, une crise et une mutation dont le seul précédent digne de comparaison est la grande révolution néolithique. Nos ancêtres eurent à faire face à la fois aux dérèglements #climatiques, à l’épuisement des ressources fossiles (le #pétrole, incontournable pour produire des engrais azotés, les phosphates) et à la demande de production d’agro- ou bioénergie, énergies issues de la biomasse, comme le bois, l’éthanol issu des sucres ou l’huile. Il s’en est suivi des tensions sociales, voire géopolitiques, pour l’accès à l’#eau, à la terre, à la #biodiversité ou tout simplement à la nourriture. C’était là le fond de la grande crise des années 2020 dont vous avez tous entendu parler et qui s’est heureusement conclue par le fameux traité d’Oulan Bator, qui façonna de façon décisive le monde actuel auquel il donna d’ailleurs son nom d’« ère batorienne ».

    Si vous reprenez les textes de l’époque, disons ceux produits entre 1970 et 2020, vous constaterez en effet qu’il y eut alors un immense débat, moins sur la nécessité de la transition qui s’imposait à tous, que sur la nature de cette #transition. Vous m’excuserez de caricaturer les choses, mais, compte tenu des limites de temps, je dirai qu’il y avait globalement deux grandes positions.

    La première nous apparaît, avec le recul, totalement incroyable et fantaisiste, et je vous surprendrai sans doute encore plus en vous disant qu’elle eut longtemps la faveur des décideurs et de l’opinion. Mais je tiens à vous rappeler l’état primitif de la conscience politique et morale de l’âge industriel prébatorien. Cette position reposait sur l’idée que l’ensemble des problèmes seraient résolus en perpétuant la logique qui les avait favorisés ! Il s’agissait de s’appuyer sur des innovations techniques (#biotechnologie, #géo-ingénierie, biologie synthétique, grands #barrages, clonage, fermes verticales dans des grandes tours, etc.) développées et contrôlées par une #oligarchie d’entreprises privées, quoique très liées aux États. Bien sûr, l’avantage de cette proposition était d’éviter toute réforme en profondeur des modes de vie et de la gouvernance du système.

    S’il est si important de rappeler les termes de ce projet, que l’on peut qualifier de « technolâtre », c’est que notre société a fait un choix opposé. C’est la deuxième option. Considérez en effet un instant notre mode de gestion de la biodiversité. Au contraire du projet de centralisation et de normalisation à outrance (c’est la logique des clones), la plupart des plantes et des animaux domestiques que nous cultivons et élevons sont sélectionnés sur un mode décentralisé et diversifié en réseau, impliquant des stations de sélection locales et des maisons des #semences, qui animent elles-mêmes des réseaux de paysans-sélectionneurs.

    Vous voyez apparaître sur l’écran une photo de la Beauce datant de 1990. Je dis bien la Beauce, car ceux qui connaissent ce pays actuellement croiront plutôt qu’il s’agit d’une image prise par un de nos satellites sur quelque planète hostile. Eh bien oui, mesdames et messieurs, au moment même où des projets délirants prétendaient « biotiser » la planète Mars en y implantant une vie primitive en vue d’hypothétiques colonisations, les hommes dégradaient toute forme d’#écosystème élaboré dans ces plaines si fertiles de la région parisienne. Ils prétendaient créer sur Mars ce qu’ils avaient détruit sur la Terre. Et sachez pourtant que la #civilisation_industrielle prébatorienne considérait ces terres comme les plus prospères !

    Si vous imaginez ce qu’était alors l’état de nos territoires, le degré de dégradation biologique qui les affectait dans leur ensemble, vous pourrez vous représenter l’effort considérable de nos prédécesseurs pour inverser cette tendance mortifère et couvrir d’un vert manteau la terre dénudée. Pardonnez-moi ce lyrisme, mais la question est absolument capitale. Il a fallu une réforme profonde de nos systèmes psychologiques, économiques, techniques et fiscaux pour retrouver le potentiel détruit. Nous sommes les héritiers – et les heureux bénéficiaires – de cet effort sans précédent, et nous nous devons d’en conserver soigneusement les avantages pour nos enfants.

    Mais, me direz-vous, que mangeait-on en ce temps-là ? L’alimentation a connu un appauvrissement stupéfiant dans le premier quart du siècle dernier. L’alimentation mondiale tenait à une poignée de productions : #blé, #maïs, canne et betterave à sucre, riz, #soja et #palmier_à_huile. Seuls les trésors d’imagination et de technicité de l’#agro-industrie permettaient de recréer par les couleurs et odeurs de synthèse un faux-semblant de diversité. Les animaux étaient soumis au même régime. Des #vaches ne mangeaient jamais d’herbe, des #porcs jamais de glands et des #poulets jamais d’insectes. Maïs, soja, sels minéraux : telle était alors pour tous la triade miracle.

    Quel contraste avec notre politique vigoureuse visant à utiliser au mieux la #biomasse fixée par le territoire ! Ces merveilleux systèmes associant production de chênes de qualité et élevage de porcs, que nous nommons Dehesa et qui nous semblent si évidemment performants, ne se trouvaient plus qu’en Espagne et sur une surface qui n’excédait guère 20 000 kilomètres carrés. Faute d’une attention soutenue et d’une recherche de qualité – notamment sur la fructification des chênes –, cette Dehesa n’avait d’ailleurs que peu de chose à voir avec celle que nous avons aujourd’hui sous les yeux.

    Après de vrais progrès au XXe siècle, on était allé beaucoup trop loin dans la même direction, sans avoir le courage ou l’idée de sortir de l’ornière. On mangeait trop de #viande de qualité médiocre, trop de sucre, trop de sel. Il s’ensuivait une perte de #fertilité, des #maladies_cardiovasculaires, du #diabète, de l’#obésité, etc. Étrange civilisation que la civilisation prébatorienne, où la mauvaise alimentation allait de pair avec une surmortalité évitable ! Obnubilée par les maladies bactériennes, qu’elle réussit à prévenir avec succès (du moins momentanément), cette civilisation en oublia toutes les autres dimensions du lien entre santé et alimentation. Il y avait, dans tout l’espace public – je dis bien dans tout l’espace public, jusque dans les établissements scolaires – des distributeurs de boissons et d’aliments surchargés en sucre et en sel !

    Nous n’avons pas seulement diminué la quantité moyenne de viande consommée, nous avons surtout appris à la moduler dans le temps. Ainsi, si les enfants et les adolescents continuent de consommer de la viande, nous diminuons rapidement cette quantité à partir de trente ou quarante ans, selon les âges et les professions.[...] Il m’arrive de rencontrer des mouvements végétariens stricts qui me demandent pourquoi nous n’avons pas interdit la viande purement et simplement. À ceux-là je rappelle que notre élevage n’est pas dépourvu de qualités agronomiques et également paysagères. C’est partout un élevage raisonné et bien intégré que nous avons promu. Dans certains territoires particulièrement frais, voire froids et humides, favorables à une pousse abondante de l’herbe, l’élevage demeure le meilleur mode de valorisation des surfaces. Si donc nous avons cessé de faire de l’élevage pour l’élevage et d’accumuler #surproduction et #pollution, nous n’avons pas renoncé à l’élevage partout où celui-ci nous paraissait bénéfique tant d’un point de vue agricole que paysager. Certes, les produits animaux sont redevenus des produits semi-festifs. Mais il vaut mieux savourer en petites quantités un bon fromage avec des amis que d’avaler quotidiennement et précipitamment à la cantine un succédané lacté dépourvu de saveur.

    J’en viens, pour terminer, au #poisson et autres produits aquacoles. Vous raffolez tous de la carpe, ce « cochon des étangs » que nous préparons sous un nombre incroyable de formes. Au point que le mot carpe est désormais synonyme de « poisson » pour beaucoup d’entre vous. C’est en effet un poisson d’eau douce que nous élevons dans les nombreux étangs que nous entretenons. Rappelons que ces étangs jouent un rôle fondamental aussi bien en réserves d’eau et en lieux d’épuration, qu’en réserves de biodiversité et d’#agronomie ! Vidés tous les sept ans, ils offrent trois ans d’excellentes récoltes. Au début du XXIe siècle pourtant, cette culture des étangs et des poissons d’eau douce était résiduelle, sauf en Asie, dans les cultures de rizière. C’est bien simple : le poisson d’eau douce avait quasiment disparu, au profit du poisson de mer. Mais la surpêche avait presque vidé les océans. Quant à l’élevage de poissons tels que les saumons, le remède était pire que le mal. Le saumon étant carnivore, il fallait pêcher toujours plus de poisson pour élever les saumons. C’est un peu comme si nous avions mangé du tigre et raflé régulièrement tous les animaux de la jungle pour nourrir nos tigres d’élevage !

    Ce sont paradoxalement les problèmes climatiques et le problème des réserves en eau qui nous ont amenés à réfléchir à des modes intelligents de retenues d’eau. Quitte à construire des barrages, pourquoi ne pas en faire également des lieux de production piscicole ? Ainsi, dans un lieu donné, plutôt que de faire un seul grand bassin, il est apparu qu’il valait mieux en faire toute une série, reliés entre eux et permettant une exploitation raisonnée. L’obligation alors émise, pour toute demande de construction d’une retenue, de fournir une capacité de production piscicole a profondément changé la logique des aménagements. Au lieu de créer quelques grands barrages, profonds, lourds d’entretien, concentrés en un lieu, nous avons constitué un système hydraulique #décentralisé, complexe, flexible, d’une grande #résilience et hautement productif ! C’est à lui que nous devrons le délicieux pâté de carpe au coulis de groseille avec sa mousse de châtaigne qui constitue l’entrée de notre repas.

    et aussi #permaculture #agroécologie #aquaculture #paysannerie #prospective

  • Des réductions régionales importantes de biomasse dans l’océan profond à l’horizon de 2100
    http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/cpbiomasseoceans.pdf

    Une étude (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/gcb.12480/full) menée conjointement par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA/CNRS/UVSQ) et le National Oceanography Centre (Southampton, UK), vient de montrer que la #biomasse des organismes peuplant les grands fonds océaniques déclinera au cours de ce siècle de près de 38% dans l’Atlantique Nord et d’environ 5% à l’échelle de l’océan global. Cette diminution s’explique par une réduction des apports de nourriture depuis la surface de l’océan. Ces réductions de biomasse touchent notamment des régions de forte #biodiversité comme certains canyons et monts sous-marins. Il est à craindre que ces changements ne bouleversent le fonctionnement de ces #écosystèmes marins.
    [...]
    Les réductions affecteront une fraction supérieure à 80% des habitats clefs, tels que les récifs de coraux profonds, les monts marins et les canyons. L’analyse suggère également une diminution de la taille des organismes, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la #pêche profonde et contribuera à accentuer les effets d’une réduction des apports en nourriture.

    #oceans #climat

  • Claude Bourguignon, Où va le monde ?

    Nous observons une chute régulière et constante de l’activité biologique des sols.

    http://www.youtube.com/watch?v=CGZtf_Srkqo

    Une petite vanne à l’encontre de l’#INRA pour commencer suivi d’une explication sur « comment on bousille la planète méthodiquement ».

    Et il n’aime ni l’#agro-industrie, ni la #revolution_verte

    L’agriculture n’est pas intensive par mètre carré, elle est intensive par paysan.

    #biologie #agronomie #biomasse

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Bourguignon