• C’est quoi ce nouveau ver plat à tête de marteau qui menace nos jardins ? | Actu
    https://actu.fr/sciences-technologie/c-est-quoi-ce-nouveau-ver-plat-a-tete-de-marteau-qui-menace-nos-jardins_4846289

    https://youtu.be/PwXlwyXAiIU

    Une centaine de nouvelles espèces, animales ou végétales, sont décrites chaque année en France métropolitaine. Dans la plupart des cas, il s’agit d’espèces autochtones, présentes chez nous depuis longtemps, mais qui avaient échappé jusqu’ici à l’attention des scientifiques. De manière bien différente, nous rapportons maintenant l’existence d’une espèce nouvelle trouvée en France, mais qui a été introduite, et qui est potentiellement capable d’envahir nos jardins.

    Cette espèce, c’est un ver plat, grande comme une phalange de votre petit doigt. L’espèce est allongée, avec une tête plus large, comme tous les vers plats à tête en forme de marteau. Alors que les autres tendent généralement vers le marron ou le jaune, sa couleur est tout à fait extraordinaire : totalement noire ! Elle fait penser à du « métal liquide ». Son nom : Humbertium covidum – nous reviendrons dessus plus loin.

    Comment différencier les espèces ?

    Depuis une dizaine d’années, nous savons que des vers plats ont envahi les jardins de France. Notre équipe a ainsi rapporté et cartographié l’invasion par plusieurs espèces : le ver plat de Nouvelle-Guinée (Platydemus manokwari), les vers géants à tête en forme de marteau (surtout Bipalium kewense) et le bizarrement nommé Obama nungara, qui à lui tout seul a envahi plus de 70 départements métropolitains. Nous avons aussi rapporté des invasions récentes en outremer.

    Pour donner un nom à une espèce, les scientifiques doivent convaincre qu’elle est nouvelle, et donc expliquer en quoi elle est différente des espèces déjà connues. Dans tous les cas, il faut décrire avec précision les formes et les couleurs. Très souvent, il faut aussi décrire avec une grande précision les organes sexuels des espèces, qui sont différents et caractéristiques.

    C’est là qu’un problème se pose pour les vers plats : certaines espèces se reproduisent seulement de manière asexuée, et n’ont tout simplement pas d’organes sexuels. On imagine le problème pour les différencier. C’est pour cela que nous avons utilisé les techniques modernes de la biologie moléculaire pour caractériser les génomes mitochondriaux de ces espèces.
    Le génome mitochondrial

    Le génome mitochondrial, en abrégé mitogénomes, est le code génétique qui fait fonctionner les mitochondries, des petits organites présents dans toutes les cellules et assurent leur fonctionnement énergétique. Ce génome mitochondrial est distinct du génome du noyau. Comme ce génome mitochondrial est présent en milliers de copies dans chaque cellule, il est donc techniquement plus facile – et moins coûteux – de l’obtenir que le génome du noyau.

    Le génome mitochondrial est un ADN circulaire, long d’environ 15 000 paires de bases nucléotidiques : c’est assez long pour donner beaucoup d’information, et assez court pour être obtenu facilement.

    Nous avons de ce fait obtenu le génome mitochondrial de plusieurs espèces de vers plats envahissants, comme celui du ver plat de Nouvelle-Guinée et des vers à tête en forme de marteau. Nous avons utilisé les caractéristiques de ces génomes pour différencier les espèces trouvées, même si elles n’avaient pas de caractères sexuels visibles.
    La nouvelle espèce en France

    Grâce à la science participative, c’est-à-dire des particuliers qui nous aident en répertoriant les espèces qui sont chez eux, nous avons trouvé la nouvelle espèce « noir métallique » dans deux jardins en France, tous les deux dans le département des Pyrénées-Atlantiques, dans des communes séparées par une centaine de kilomètres.

    Il est maintenant bien connu que le département des Pyrénées-Atlantiques est un petit paradis pour les vers plats introduits depuis le monde entier, principalement à cause de son climat doux et toujours un peu humide. Dans les deux cas, il n’y avait que quelques individus de l’espèce noire.

    Au début de notre étude, nous nous sommes même demandés si ce n’était pas des simples variants de couleur noire d’une espèce plus grande, Bipalium kewense, aussi trouvée dans ces jardins. Mais en voyant de près les spécimens, et en comparant les génomes, pas de doute, l’espèce était différente.

    Nous avons alors cherché dans la littérature scientifique si l’espèce avait été décrite ailleurs, et surtout en Asie tropicale, qui est le continent d’origine principal de ces vers à tête en forme de marteau. Nous avons bien trouvé quelques mentions d’animaux qui y ressemblent, mais sans plus.
    En Italie aussi

    Vers la fin de 2019, nous avons été avertis qu’une espèce noire proliférait dans un champ en Vénétie. Des centaines de vers noirs, bien actifs tôt le matin, et très mobiles.

    D’autres signalements ont ensuite été faits de ce ver noir près de Rome. Nous avons comparé le génome mitochondrial d’individus trouvés en France avec celui d’individus trouvés en Italie : ils étaient très peu différents, ce qui montre qu’il s’agit de la même espèce, qui donc était déjà présente dans deux pays en Europe.

    Il fallait décrire l’espèce, c’est-à-dire lui donner un nom latin.

    Le nom de la nouvelle espèce

    Attribuer un nom à une espèce est une étape clé primordiale et indispensable à toute étude ultérieure. Quand on s’adresse à des espèces potentiellement envahissantes, et qui donc peuvent attirer l’attention du législateur, il est encore plus nécessaire de pouvoir les nommer : les lois et décrets utilisent les noms latins, parce que ces noms garantissent qu’on désigne bien la bonne espèce.

    Chaque nom latin d’espèce est binomial, avec un nom de genre et un nom d’espèce. Pour le nom de genre, c’est « Humbertium », simplement parce que l’animal a les caractères de ce genre décrit en 2001. Pour le nom de la nouvelle espèce, nous avons choisi « covidum », un nom bien évidemment basé sur « covid ».

    Pourquoi ? D’abord parce que nous avons commencé ce travail en 2020, quand nos laboratoires étaient fermés du fait du confinement. Ensuite, au fur et à mesure que la pandémie progressait, nous avons voulu nommer l’espèce en hommage à toutes les victimes. Et finalement, il nous a semblé que « covidum » était un nom approprié pour un organisme capable d’envahir le monde et venant d’Asie, comme la pandémie de Covid-19 elle-même.
    Pourquoi cette espèce peut-elle proliférer ?

    En dehors de la description de cette seule espèce, que nous apprend cette découverte d’une nouvelle espèce de ver plat en Europe ? Surtout, que des espèces étrangères viennent sans arrêt envahir nos contrées (la même chose existe ailleurs dans le monde, avec des espèces européennes qui envahissent d’autres continents).

    Faut-il leur reprocher et les tenir responsables ? Ces espèces n’y sont pour rien, bien sûr. C’est l’humanité qui est responsable, et en particulier le phénomène moderne de mondialisation, par lequel on fait circuler des marchandises à un rythme effréné dans toutes les directions.

    Quelques individus d’un ver plat, qui ne se rendent compte de rien, se retrouvent ainsi à traverser le monde entier en quelques jours, probablement dans la terre d’un lot de plantes. Ils arrivent dans un nouvel environnement où leurs ennemis naturels sont absents, trouvent une nourriture abondante, et prolifèrent.

    Dans le cas d’Humbertium covidum, en analysant l’ADN de leurs proies, nous avons ainsi pu montrer que l’espèce mange des petits escargots, mais elle consomme peut-être aussi d’autres proies.
    Pourquoi peut-elle poser problème ?

    En quoi cette arrivée de Humbertium covidum est-elle un problème ? Parce que les espèces animales qui vivent sur le sol et dans le sol sont en équilibre avec leur environnement européen depuis longtemps, et que l’arrivée d’un prédateur opportuniste peut changer cet équilibre, et donc altérer la biodiversité de nos sols.

    Altérer la biodiversité a un coût écologique, et même, un coût économique. Par exemple, on peut calculer que les espèces envahissantes diminuent les productions agricoles. Le coût des espèces exotiques envahissantes en France est énorme, de l’ordre de centaines de millions d’euros par an.

    Humbertium covidum est donc un exemple de plus d’espèce exotique introduite, qui à terme menace la biodiversité. Espérons qu’à la différence du virus qui lui a donné son nom, elle n’envahisse pas le monde.

    Jean-Lou Justine, Professeur, UMR ISYEB (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et Leigh Winsor, Adjunct Senior Research Fellow, James Cook University
    Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

    • #platydemus #ver_plat #bipalium

      https://seenthis.net/messages/234046

      https://seenthis.net/messages/286268

      https://seenthis.net/messages/696369

      Chaque nom latin d’espèce est binomial, avec un nom de genre et un nom d’espèce. Pour le nom de genre, c’est « Humbertium », simplement parce que l’animal a les caractères de ce genre décrit en 2001. Pour le nom de la nouvelle espèce, nous avons choisi « covidum », un nom bien évidemment basé sur « covid ».

      Pourquoi ? D’abord parce que nous avons commencé ce travail en 2020, quand nos laboratoires étaient fermés du fait du confinement. Ensuite, au fur et à mesure que la pandémie progressait, nous avons voulu nommer l’espèce en hommage à toutes les victimes. Et finalement, il nous a semblé que « covidum » était un nom approprié pour un organisme capable d’envahir le monde et venant d’Asie, comme la pandémie de Covid-19 elle-même.

      Mouais. Bon ... Un peu «capillotracté» l’explication.

  • Une lanceuse d’alerte obligée de payer 125 000€ pour avoir révélé des pesticides dans des vins certifiés HVE
    https://lareleveetlapeste.fr/une-lanceuse-dalerte-condamnee-a-125-000e-damende-pour-avoir-revel

    Mercredi 10 novembre, la cour d’appel de Bordeaux n’a pas autorisé Valérie Murat, la porte-parole de l’association Alerte aux toxiques, le droit de faire appel de sa condamnation tant qu’elle n’aura pas réglé la totalité des 125000 euros d’amende infligée par le tribunal de Libourne le 25 février 2021. Elle avait été condamnée pour « dénigrement collectif à l’égard de la filière » du vin de Bordeaux, suite à sa révélation publique de résidus de pesticides dans des vins labellisés Haute Valeur Environnementale (HVE). Un exemple flagrant de « procédure-bâillon » qui remet en lumière la difficulté des lanceurs d’alerte à se faire entendre.

    #vin #bordeaux #pesticides #bâillon

    • Acharnement procédural ou décision inévitable contre l’appel de Valérie Murat pour dénigrement des vins de Bordeaux ?
      https://www.vitisphere.com/actualite-95271-acharnement-procedural-ou-decision-inevitable-contre-lap


      Dénonçant un « procès bâillon », l’activiste estime ce 10 novembre devantle CIVB que cette attaque judiciaire la vise personnellement.
      crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

      Si la plus antiphyto des pasionarias attaque publiquement une décision de justice contraire à ses droits, des juristes évoquent un dossier répondant à une procédure somme toute classique.

      Froide, la machine judiciaire fait s’échauffer les esprits à Bordeaux. « C’est une décision historique : nous n’aurons pas le droit de faire appel » déclare ce 10 novembre Valérie Murat, la porte-parole de l’association Alerte Aux Toxiques (AAT), après la radiation par la première chambre civile de la cour d’appel de Bordeaux de l’appel de sa condamnation à 125 000 euros pour « dénigrement des vins de Bordeaux », avec une exécution provisoire au profit de 26 plaignants, dont le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB). « Pour faire appel, on nous oblige à payer les 125 000 € » indique la militante, ajoutant que « cela signifie tout d’abord que je n’ai pas les mêmes droits que n’importe quel justiciable français. C’était déjà une condamnation démesurée et orientée, c’est en plus aujourd’hui le droit d’appel le plus exorbitant jamais vu. »

      « Liberté d’expression ou droit des affaires ? » posent ce 15 novembre dans un communiqué six associations écologistes, qui « expriment fermement leur soutien à l’association Alerte Aux Toxiques et sa porte-parole Valérie Murat dont le droit à se défendre et à faire appel est aujourd’hui soumis à une clause financière totalement disproportionnée ». « Dans la patrie des droits de l’Homme, c’est une sorte de justice à deux vitesses qui s’instaure, selon les moyens financiers. Il est vrai qu’on a rarement vu une juridiction bordelaise contrarier le CIVB » renchérit le même jour un communiqué de presse de la Confédération Paysanne de Gironde, appelant à soutenir financièrement la militante, qui a deux ans pour régler le montant de sa condamnation. Ayant levé une cagnotte en ligne, Valérie Murat a déjà reçu 20 000 € de la part de 470 donateurs. Appellant à « résister aux lobbies » de la filière vin, ces financeurs soutiennent une « lanceuse d’alerte » contre une « condamnation abusive [qui] incite au soutien de cette femme courageuse qu’on voudrait museler ».

      C’était gagnable
      Dans le milieu judiciaire bordelais, des experts indiquent à Vitisphere qu’il n’y a pas d’empêchement anormal dans cette procédure, mais une application toute procédurale liée à des choix de la défense de Valérie Murat, qui aurait pu éviter cette procédure de radiation ouverte par le CIVB. « Après la condamnation, il était possible de saisir le premier président de la cour d’appel pour obtenir la suspension de l’exécution provisoire. C’était gagnable, en expliquant qu’il y avait des problèmes de fond, comme la condamnation pour dénigrement alors qu’il n’y avait pas d’activité commerciale [NDLA : ce qui a été plaidé en première instance] ou le fait que les revenus ne le permettent pas, ou ouvrir une situation d’urgence au fond… » indique une source judiciaire girondine, qui s’appuie sur l’article 3 du décret n°2019-1333 du 11 décembre 2019, et note au passage une question de recevabilité des plaignants (avec un « doublon » entre syndicats viticoles et la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, FGVB, qui les réunit).

      Au-delà de ce choix, « la décision de radiation rendue ne présente aucun caractère exceptionnel, s’agissant d’une application classique des textes en la matière, dès lors que ni les condamnations pécuniaires, ni les injonctions ordonnées, ni les mesures de publicité n’ont été exécutées, sans que les appelants ne démontrent se trouver dans l’un des deux cas faisant obstacle à la radiation : démontrer que l’exécution leur est impossible ou qu’elle aurait des conséquences manifestement excessives pour qu’il y ait suspension de l’exécution » indique une autre source judiciaire, s’appuyant sur l’ordonnance rendue ce 10 novembre. Devant ces éléments, « les critiques de madame Murat ne paraissent pas fondées » note un avocat bordelais. « Elle peut faire appel, avec les mêmes droits que tous les justiciables, dans l’application de la loi » souligne la première source judiciaire.

  • Le port de symboles militants est désormais assimilé au port ostentatoire de signes religieux. Ite, missa laica est ...

    Chronique d’une #fascisation ordinaire : l’enseignante a failli jouer sa carrière pour un symbole militant de couleur arc-en-ciel

    Dans le Rhône, une enseignante interdite de cours en raison d’un masque arc-en-ciel – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/dans-le-rhone-une-enseignante-interdite-de-cours-en-raison-dun-masque-arc

    Il était bien homologué mais ce sont ses couleurs qui n’ont pas plu à la proviseure du lycée Germaine-Tillion, à Sain-Bel (Rhône). Le 3 mai, cette cheffe d’établissement a interdit à l’une de ses enseignantes, professeure de lettres classiques, de porter un masque en tissu figurant un arc-en-ciel. Six bandes horizontales, symboles de la lutte contre les discriminations subies par les personnes #LGBTQI. Dans un courrier consulté par Libération, la proviseure, jugeant le port de ce masque « non réglementaire », s’est justifiée auprès de l’enseignante : « Je vous ai rappelé que vous deviez respecter, en tant que fonctionnaire, le principe de neutralité dans l’exercice de vos fonctions et que si vous n’ôtiez pas votre masque, je vous demandais effectivement de ne pas prendre vos classes. »

    L’hypocrisie en mode #pas_de_vague a encore de beaux jours devant elle à l’#éducation_nationale

    #petit·es_chef·fes #discriminations #neutralité (mon cul) #national_républicanisme

  • Facebook privacy settlement : 1.6M Illinois users will ‘expeditiously’ get at least $345
    https://www.chicagotribune.com/business/ct-biz-facebook-privacy-settlement-approval-20210227-okljqhsiargl7ij

    A California federal judge issued final approval Friday in a $650 million Facebook class action privacy settlement, with an order to get at least $345 to each of nearly 1.6 million Illinois class members “as expeditiously as possible.” Chicago attorney Jay Edelson, who filed the initial lawsuit against Facebook nearly six years ago, said the checks could be in the mail within two months — barring an appeal over the court’s decision. In his ruling Friday, U.S. District Judge James Donato (...)

    #Facebook #biométrie #législation #BIPA #procès

  • Judge approves $650 million Facebook privacy settlement over facial recognition feature
    https://www.theverge.com/2021/2/27/22304618/judge-approves-facebook-privacy-settlement-illinois-facial-recognition

    The suit claimed the platform stored biometric data in violation of Illinois state law A federal judge on Friday gave final approval to a $650 million Facebook class action privacy settlement and ordered the 1.6 million members of the class in Illinois who submitted claims to be paid “as expeditiously as possible.” Chicago attorney Jay Edelson sued Facebook in Cook County Circuit Court back in 2015, alleging that the platform’s use of facial recognition tagging was not allowed under the (...)

    #Facebook #biométrie #procès #législation #BIPA

  • Clearview AI Is Taking Facial Recognition Privacy to the Supreme Court
    https://onezero.medium.com/clearview-ai-is-taking-facial-recognition-privacy-to-the-supreme-cou

    International regulators have found Clearview AI’s technology breaches their privacy laws Clearview AI plans to challenge an Illinois law guarding against private facial recognition databases in the Supreme Court, according to Bloomberg Law. The Illinois’ Biometric Information Privacy Act (BIPA) has been a thorn in the side of tech giants like Google, Facebook, and Apple for years, as it prohibits the collection of data like facial recognition images, fingerprints, and iris scans without (...)

    #Clearview #algorithme #biométrie #reconnaissance #iris #empreintes #surveillance #législation #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #BIPA (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##scraping

  • Monitoring being pitched to fight Covid-19 was tested on refugees

    The pandemic has given a boost to controversial data-driven initiatives to track population movements

    In Italy, social media monitoring companies have been scouring Instagram to see who’s breaking the nationwide lockdown. In Israel, the government has made plans to “sift through geolocation data” collected by the Shin Bet intelligence agency and text people who have been in contact with an infected person. And in the UK, the government has asked mobile operators to share phone users’ aggregate location data to “help to predict broadly how the virus might move”.

    These efforts are just the most visible tip of a rapidly evolving industry combining the exploitation of data from the internet and mobile phones and the increasing number of sensors embedded on Earth and in space. Data scientists are intrigued by the new possibilities for behavioural prediction that such data offers. But they are also coming to terms with the complexity of actually using these data sets, and the ethical and practical problems that lurk within them.

    In the wake of the refugee crisis of 2015, tech companies and research consortiums pushed to develop projects using new data sources to predict movements of migrants into Europe. These ranged from broad efforts to extract intelligence from public social media profiles by hand, to more complex automated manipulation of big data sets through image recognition and machine learning. Two recent efforts have just been shut down, however, and others are yet to produce operational results.

    While IT companies and some areas of the humanitarian sector have applauded new possibilities, critics cite human rights concerns, or point to limitations in what such technological solutions can actually achieve.

    In September last year Frontex, the European border security agency, published a tender for “social media analysis services concerning irregular migration trends and forecasts”. The agency was offering the winning bidder up to €400,000 for “improved risk analysis regarding future irregular migratory movements” and support of Frontex’s anti-immigration operations.

    Frontex “wants to embrace” opportunities arising from the rapid growth of social media platforms, a contracting document outlined. The border agency believes that social media interactions drastically change the way people plan their routes, and thus examining would-be migrants’ online behaviour could help it get ahead of the curve, since these interactions typically occur “well before persons reach the external borders of the EU”.

    Frontex asked bidders to develop lists of key words that could be mined from platforms like Twitter, Facebook, Instagram and YouTube. The winning company would produce a monthly report containing “predictive intelligence ... of irregular flows”.

    Early this year, however, Frontex cancelled the opportunity. It followed swiftly on from another shutdown; Frontex’s sister agency, the European Asylum Support Office (EASO), had fallen foul of the European data protection watchdog, the EDPS, for searching social media content from would-be migrants.

    The EASO had been using the data to flag “shifts in asylum and migration routes, smuggling offers and the discourse among social media community users on key issues – flights, human trafficking and asylum systems/processes”. The search covered a broad range of languages, including Arabic, Pashto, Dari, Urdu, Tigrinya, Amharic, Edo, Pidgin English, Russian, Kurmanji Kurdish, Hausa and French.

    Although the EASO’s mission, as its name suggests, is centred around support for the asylum system, its reports were widely circulated, including to organisations that attempt to limit illegal immigration – Europol, Interpol, member states and Frontex itself.

    In shutting down the EASO’s social media monitoring project, the watchdog cited numerous concerns about process, the impact on fundamental rights and the lack of a legal basis for the work.

    “This processing operation concerns a vast number of social media users,” the EDPS pointed out. Because EASO’s reports are read by border security forces, there was a significant risk that data shared by asylum seekers to help others travel safely to Europe could instead be unfairly used against them without their knowledge.

    Social media monitoring “poses high risks to individuals’ rights and freedoms,” the regulator concluded in an assessment it delivered last November. “It involves the use of personal data in a way that goes beyond their initial purpose, their initial context of publication and in ways that individuals could not reasonably anticipate. This may have a chilling effect on people’s ability and willingness to express themselves and form relationships freely.”

    EASO told the Bureau that the ban had “negative consequences” on “the ability of EU member states to adapt the preparedness, and increase the effectiveness, of their asylum systems” and also noted a “potential harmful impact on the safety of migrants and asylum seekers”.

    Frontex said that its social media analysis tender was cancelled after new European border regulations came into force, but added that it was considering modifying the tender in response to these rules.
    Coronavirus

    Drug shortages put worst-hit Covid-19 patients at risk
    European doctors running low on drugs needed to treat Covid-19 patients
    Big Tobacco criticised for ’coronavirus publicity stunt’ after donating ventilators

    The two shutdowns represented a stumbling block for efforts to track population movements via new technologies and sources of data. But the public health crisis precipitated by the Covid-19 virus has brought such efforts abruptly to wider attention. In doing so it has cast a spotlight on a complex knot of issues. What information is personal, and legally protected? How does that protection work? What do concepts like anonymisation, privacy and consent mean in an age of big data?
    The shape of things to come

    International humanitarian organisations have long been interested in whether they can use nontraditional data sources to help plan disaster responses. As they often operate in inaccessible regions with little available or accurate official data about population sizes and movements, they can benefit from using new big data sources to estimate how many people are moving where. In particular, as well as using social media, recent efforts have sought to combine insights from mobile phones – a vital possession for a refugee or disaster survivor – with images generated by “Earth observation” satellites.

    “Mobiles, satellites and social media are the holy trinity of movement prediction,” said Linnet Taylor, professor at the Tilburg Institute for Law, Technology and Society in the Netherlands, who has been studying the privacy implications of such new data sources. “It’s the shape of things to come.”

    As the devastating impact of the Syrian civil war worsened in 2015, Europe saw itself in crisis. Refugee movements dominated the headlines and while some countries, notably Germany, opened up to more arrivals than usual, others shut down. European agencies and tech companies started to team up with a new offering: a migration hotspot predictor.

    Controversially, they were importing a concept drawn from distant catastrophe zones into decision-making on what should happen within the borders of the EU.

    “Here’s the heart of the matter,” said Nathaniel Raymond, a lecturer at the Yale Jackson Institute for Global Affairs who focuses on the security implications of information communication technologies for vulnerable populations. “In ungoverned frontier cases [European data protection law] doesn’t apply. Use of these technologies might be ethically safer there, and in any case it’s the only thing that is available. When you enter governed space, data volume and ease of manipulation go up. Putting this technology to work in the EU is a total inversion.”
    “Mobiles, satellites and social media are the holy trinity of movement prediction”

    Justin Ginnetti, head of data and analysis at the Internal Displacement Monitoring Centre in Switzerland, made a similar point. His organisation monitors movements to help humanitarian groups provide food, shelter and aid to those forced from their homes, but he casts a skeptical eye on governments using the same technology in the context of migration.

    “Many governments – within the EU and elsewhere – are very interested in these technologies, for reasons that are not the same as ours,” he told the Bureau. He called such technologies “a nuclear fly swatter,” adding: “The key question is: What problem are you really trying to solve with it? For many governments, it’s not preparing to ‘better respond to inflow of people’ – it’s raising red flags, to identify those en route and prevent them from arriving.”
    Eye in the sky

    A key player in marketing this concept was the European Space Agency (ESA) – an organisation based in Paris, with a major spaceport in French Guiana. The ESA’s pitch was to combine its space assets with other people’s data. “Could you be leveraging space technology and data for the benefit of life on Earth?” a recent presentation from the organisation on “disruptive smart technologies” asked. “We’ll work together to make your idea commercially viable.”

    By 2016, technologists at the ESA had spotted an opportunity. “Europe is being confronted with the most significant influxes of migrants and refugees in its history,” a presentation for their Advanced Research in Telecommunications Systems Programme stated. “One burning issue is the lack of timely information on migration trends, flows and rates. Big data applications have been recognised as a potentially powerful tool.” It decided to assess how it could harness such data.

    The ESA reached out to various European agencies, including EASO and Frontex, to offer a stake in what it called “big data applications to boost preparedness and response to migration”. The space agency would fund initial feasibility stages, but wanted any operational work to be jointly funded.

    One such feasibility study was carried out by GMV, a privately owned tech group covering banking, defence, health, telecommunications and satellites. GMV announced in a press release in August 2017 that the study would “assess the added value of big data solutions in the migration sector, namely the reduction of safety risks for migrants, the enhancement of border controls, as well as prevention and response to security issues related with unexpected migration movements”. It would do this by integrating “multiple space assets” with other sources including mobile phones and social media.

    When contacted by the Bureau, a spokeswoman from GMV said that, contrary to the press release, “nothing in the feasibility study related to the enhancement of border controls”.

    In the same year, the technology multinational CGI teamed up with the Dutch Statistics Office to explore similar questions. They started by looking at data around asylum flows from Syria and at how satellite images and social media could indicate changes in migration patterns in Niger, a key route into Europe. Following this experiment, they approached EASO in October 2017. CGI’s presentation of the work noted that at the time EASO was looking for a social media analysis tool that could monitor Facebook groups, predict arrivals of migrants at EU borders, and determine the number of “hotspots” and migrant shelters. CGI pitched a combined project, co-funded by the ESA, to start in 2019 and expand to serve more organisations in 2020.
    The proposal was to identify “hotspot activities”, using phone data to group individuals “according to where they spend the night”

    The idea was called Migration Radar 2.0. The ESA wrote that “analysing social media data allows for better understanding of the behaviour and sentiments of crowds at a particular geographic location and a specific moment in time, which can be indicators of possible migration movements in the immediate future”. Combined with continuous monitoring from space, the result would be an “early warning system” that offered potential future movements and routes, “as well as information about the composition of people in terms of origin, age, gender”.

    Internal notes released by EASO to the Bureau show the sheer range of companies trying to get a slice of the action. The agency had considered offers of services not only from the ESA, GMV, the Dutch Statistics Office and CGI, but also from BIP, a consulting firm, the aerospace group Thales Alenia, the geoinformation specialist EGEOS and Vodafone.

    Some of the pitches were better received than others. An EASO analyst who took notes on the various proposals remarked that “most oversell a bit”. They went on: “Some claimed they could trace GSM [ie mobile networks] but then clarified they could do it for Venezuelans only, and maybe one or two countries in Africa.” Financial implications were not always clearly provided. On the other hand, the official noted, the ESA and its consortium would pay 80% of costs and “we can get collaboration on something we plan to do anyway”.

    The features on offer included automatic alerts, a social media timeline, sentiment analysis, “animated bubbles with asylum applications from countries of origin over time”, the detection and monitoring of smuggling sites, hotspot maps, change detection and border monitoring.

    The document notes a group of services available from Vodafone, for example, in the context of a proposed project to monitor asylum centres in Italy. The proposal was to identify “hotspot activities”, using phone data to group individuals either by nationality or “according to where they spend the night”, and also to test if their movements into the country from abroad could be back-tracked. A tentative estimate for the cost of a pilot project, spread over four municipalities, came to €250,000 – of which an unspecified amount was for “regulatory (privacy) issues”.

    Stumbling blocks

    Elsewhere, efforts to harness social media data for similar purposes were proving problematic. A September 2017 UN study tried to establish whether analysing social media posts, specifically on Twitter, “could provide insights into ... altered routes, or the conversations PoC [“persons of concern”] are having with service providers, including smugglers”. The hypothesis was that this could “better inform the orientation of resource allocations, and advocacy efforts” - but the study was unable to conclude either way, after failing to identify enough relevant data on Twitter.

    The ESA pressed ahead, with four feasibility studies concluding in 2018 and 2019. The Migration Radar project produced a dashboard that showcased the use of satellite imagery for automatically detecting changes in temporary settlement, as well as tools to analyse sentiment on social media. The prototype received positive reviews, its backers wrote, encouraging them to keep developing the product.

    CGI was effusive about the predictive power of its technology, which could automatically detect “groups of people, traces of trucks at unexpected places, tent camps, waste heaps and boats” while offering insight into “the sentiments of migrants at certain moments” and “information that is shared about routes and motives for taking certain routes”. Armed with this data, the company argued that it could create a service which could predict the possible outcomes of migration movements before they happened.

    The ESA’s other “big data applications” study had identified a demand among EU agencies and other potential customers for predictive analyses to ensure “preparedness” and alert systems for migration events. A package of services was proposed, using data drawn from social media and satellites.

    Both projects were slated to evolve into a second, operational phase. But this seems to have never become reality. CGI told the Bureau that “since the completion of the [Migration Radar] project, we have not carried out any extra activities in this domain”.

    The ESA told the Bureau that its studies had “confirmed the usefulness” of combining space technology and big data for monitoring migration movements. The agency added that its corporate partners were working on follow-on projects despite “internal delays”.

    EASO itself told the Bureau that it “took a decision not to get involved” in the various proposals it had received.

    Specialists found a “striking absence” of agreed upon core principles when using the new technologies

    But even as these efforts slowed, others have been pursuing similar goals. The European Commission’s Knowledge Centre on Migration and Demography has proposed a “Big Data for Migration Alliance” to address data access, security and ethics concerns. A new partnership between the ESA and GMV – “Bigmig" – aims to support “migration management and prevention” through a combination of satellite observation and machine-learning techniques (the company emphasised to the Bureau that its focus was humanitarian). And a consortium of universities and private sector partners – GMV among them – has just launched a €3 million EU-funded project, named Hummingbird, to improve predictions of migration patterns, including through analysing phone call records, satellite imagery and social media.

    At a conference in Berlin in October 2019, dozens of specialists from academia, government and the humanitarian sector debated the use of these new technologies for “forecasting human mobility in contexts of crises”. Their conclusions raised numerous red flags. They found a “striking absence” of agreed upon core principles. It was hard to balance the potential good with ethical concerns, because the most useful data tended to be more specific, leading to greater risks of misuse and even, in the worst case scenario, weaponisation of the data. Partnerships with corporations introduced transparency complications. Communication of predictive findings to decision makers, and particularly the “miscommunication of the scope and limitations associated with such findings”, was identified as a particular problem.

    The full consequences of relying on artificial intelligence and “employing large scale, automated, and combined analysis of datasets of different sources” to predict movements in a crisis could not be foreseen, the workshop report concluded. “Humanitarian and political actors who base their decisions on such analytics must therefore carefully reflect on the potential risks.”

    A fresh crisis

    Until recently, discussion of such risks remained mostly confined to scientific papers and NGO workshops. The Covid-19 pandemic has brought it crashing into the mainstream.

    Some see critical advantages to using call data records to trace movements and map the spread of the virus. “Using our mobile technology, we have the potential to build models that help to predict broadly how the virus might move,” an O2 spokesperson said in March. But others believe that it is too late for this to be useful. The UK’s chief scientific officer, Patrick Vallance, told a press conference in March that using this type of data “would have been a good idea in January”.

    Like the 2015 refugee crisis, the global emergency offers an opportunity for industry to get ahead of the curve with innovative uses of big data. At a summit in Downing Street on 11 March, Dominic Cummings asked tech firms “what [they] could bring to the table” to help the fight against Covid-19.

    Human rights advocates worry about the longer term effects of such efforts, however. “Right now, we’re seeing states around the world roll out powerful new surveillance measures and strike up hasty partnerships with tech companies,” Anna Bacciarelli, a technology researcher at Amnesty International, told the Bureau. “While states must act to protect people in this pandemic, it is vital that we ensure that invasive surveillance measures do not become normalised and permanent, beyond their emergency status.”

    More creative methods of surveillance and prediction are not necessarily answering the right question, others warn.

    “The single largest determinant of Covid-19 mortality is healthcare system capacity,” said Sean McDonald, a senior fellow at the Centre for International Governance Innovation, who studied the use of phone data in the west African Ebola outbreak of 2014-5. “But governments are focusing on the pandemic as a problem of people management rather than a problem of building response capacity. More broadly, there is nowhere near enough proof that the science or math underlying the technologies being deployed meaningfully contribute to controlling the virus at all.”

    Legally, this type of data processing raises complicated questions. While European data protection law - the GDPR - generally prohibits processing of “special categories of personal data”, including ethnicity, beliefs, sexual orientation, biometrics and health, it allows such processing in a number of instances (among them public health emergencies). In the case of refugee movement prediction, there are signs that the law is cracking at the seams.
    “There is nowhere near enough proof that the science or math underlying the technologies being deployed meaningfully contribute to controlling the virus at all.”

    Under GDPR, researchers are supposed to make “impact assessments” of how their data processing can affect fundamental rights. If they find potential for concern they should consult their national information commissioner. There is no simple way to know whether such assessments have been produced, however, or whether they were thoroughly carried out.

    Researchers engaged with crunching mobile phone data point to anonymisation and aggregation as effective tools for ensuring privacy is maintained. But the solution is not straightforward, either technically or legally.

    “If telcos are using individual call records or location data to provide intel on the whereabouts, movements or activities of migrants and refugees, they still need a legal basis to use that data for that purpose in the first place – even if the final intelligence report itself does not contain any personal data,” said Ben Hayes, director of AWO, a data rights law firm and consultancy. “The more likely it is that the people concerned may be identified or affected, the more serious this matter becomes.”

    More broadly, experts worry that, faced with the potential of big data technology to illuminate movements of groups of people, the law’s provisions on privacy begin to seem outdated.

    “We’re paying more attention now to privacy under its traditional definition,” Nathaniel Raymond said. “But privacy is not the same as group legibility.” Simply put, while issues around the sensitivity of personal data can be obvious, the combinations of seemingly unrelated data that offer insights about what small groups of people are doing can be hard to foresee, and hard to mitigate. Raymond argues that the concept of privacy as enshrined in the newly minted data protection law is anachronistic. As he puts it, “GDPR is already dead, stuffed and mounted. We’re increasing vulnerability under the colour of law.”

    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2020-04-28/monitoring-being-pitched-to-fight-covid-19-was-first-tested-o
    #cobaye #surveillance #réfugiés #covid-19 #coronavirus #test #smartphone #téléphones_portables #Frontex #frontières #contrôles_frontaliers #Shin_Bet #internet #big_data #droits_humains #réseaux_sociaux #intelligence_prédictive #European_Asylum_Support_Office (#EASO) #EDPS #protection_des_données #humanitaire #images_satellites #technologie #European_Space_Agency (#ESA) #GMV #CGI #Niger #Facebook #Migration_Radar_2.0 #early_warning_system #BIP #Thales_Alenia #EGEOS #complexe_militaro-industriel #Vodafone #GSM #Italie #twitter #détection #routes_migratoires #systèmes_d'alerte #satellites #Knowledge_Centre_on_Migration_and_Demography #Big_Data for_Migration_Alliance #Bigmig #machine-learning #Hummingbird #weaponisation_of_the_data #IA #intelligence_artificielle #données_personnelles

    ping @etraces @isskein @karine4 @reka

    signalé ici par @sinehebdo :
    https://seenthis.net/messages/849167

  • « Quand on est borderline, on détruit notre entourage sans s’en rendre compte »
    https://www.nouvelobs.com/rue89/20200112.OBS23352/quand-on-est-borderline-on-detruit-notre-entourage-sans-s-en-rendre-compt

    « Je m’appelle Elodie, j’ai 20 ans, je vis en Suisse, et je suis atteinte du trouble de la personnalité borderline. J’ai fait ma première dépression à l’âge de 10 ans, le diagnostic n’a été posé que sept ans plus tard, j’avais déjà fait une tentative de suicide. Longtemps, les psychiatres et les psychologues, qui disaient que j’étais « une adolescente excessivement sur la défensive », pensaient que j’étais bipolaire [autrefois appelée maniaco-dépression, la bipolarité est une maladie qui provoque des dérèglements de l’humeur, NDLR]. La plupart des gens confondent d’ailleurs souvent les deux troubles.

    #santé_mentale #psychiatrie #borderline #bipolaire #dépression
    derrière #paywall

  • https://aissa-sica.com/2019/03/14/feminisme-identite-sexuelle-et-biphobie-le-portrait-de-margot

    La biphobie un sujet non abordé
    « La biphobie se rapporte à la haine, la peur ou le dégoût de la bisexualité ou des bisexuel.le.s. ». Elle n’est pas réservée à certains hétérosexuel.le.s : elle est aussi le fait de certains homosexuel.le.s, qui considèrent la bisexualité comme une incapacité à s’assumer (comme homosexuel.le), voire comme une forme de traîtrise. Elle véhicule le cliché d’un effet de mode : ce serait branché pour un.e hétérosexuel.le de se dire bi, même s’il/elle ne vit pas d’histoire amoureuse avec une personne du même genre que le sien.

    Margot s’identifie plus comme queer que bisexuelle car la bisexualité n’est pas bien acceptée dans la communauté LGBTQ+. Elle avait fait une conférence à Paris en mars dernier, sur la biphobie dans la communauté LGBTQ+ pendant la Queer Week. Elle avait listé les remarques biphobes qu’on peut entendre dans la communauté, mais aussi de la part des personnes hétérosexuel.le.s : « qu’il faut choisir, que c’est juste une phase avant de d’assumer son homosexualité, qu’on est infidèles », des personnes qui sont souvent vues comme volages, indécises. Pour Margot, il faudrait plus de représentation dans les médias loin de ces clichés. Il faudrait plus d’articles qui dénoncent la biphobie dans la société et dans la communauté LGBTQ+.

    #biphobie #lbgtq #lgbq+ #stéréotype #clichés #bisexualité

  • #Paywall ? #Sanofi : des traces de #Dépakine retrouvées dans le sang d’ouvriers

    Des traces de Dépakine, ce médicament pris par des personnes souffrant d’#épilepsie et de troubles #bipolaires, ont été mesurées dans le sang d’ouvriers qui en fabriquent la molécule, à l’usine Sanofi de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques). De faibles doses d’acide valproïque, le composant actif du valproate de sodium, ont été détectées sur onze personnes ayant accepté de subir un test sanguin. Cette substance est considérée comme cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR), et classée reprotoxique de catégorie 1, c’est-à-dire qu’elle est capable d’interférer avec la reproduction humaine.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/110419/sanofi-des-traces-de-depakine-retrouvees-dans-le-sang-d-ouvriers

    • Santé Enquête

      Sanofi : des traces de Dépakine retrouvées dans le sang d’ouvriers
      11 avril 2019 Par Jade Lindgaard

      Onze salariés de l’usine de Sanofi qui fabrique la molécule de la Dépakine présentent des traces de valproate de sodium dans leur sang, une substance cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction, alors qu’ils ne prennent pas ce médicament.

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      Des traces de Dépakine, ce médicament pris par des personnes souffrant d’épilepsie et de troubles bipolaires, ont été mesurées dans le sang d’ouvriers qui en fabriquent la molécule, à l’usine Sanofi de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques). De faibles doses d’acide valproïque, le composant actif du valproate de sodium, ont été détectées sur onze personnes ayant accepté de subir un test sanguin. Cette substance est considérée comme cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR), et classée reprotoxique de catégorie 1, c’est-à-dire qu’elle est capable d’interférer avec la reproduction humaine.

      Deux vagues d’examens sanguins, selon une méthode de biométrologie, autrement dit la surveillance biologique des expositions professionnelles, ont été conduites auprès des salarié·e·s du site. Selon les premiers tests, réalisés les 27 et 28 novembre 2018, présentés en CHSCT en janvier et révélés par Sud Ouest, trois personnes présentaient des traces d’acide valproïque dans leur sang.

      À l’issue d’une deuxième campagne, menée à partir du 29 janvier, huit autres personnes ont été détectées avec du valproate de sodium dans leur organisme alors qu’elles ne prennent pas de Dépakine pour se soigner, selon le groupe Sanofi, en réponse à des questions de Mediapart. Cela représente une part non négligeable des 64 personnes, dont dix intérimaires, qui ont accepté de se faire examiner. Le site emploie 54 salariés en avril 2019. « Les prélèvements n’ont pas révélé de trace de valproate pour la très grande majorité du personnel testé, à l’exception de quelques opérateurs de production », répond Sanofi.

      Les tours bleues de l’usine Sanofi à Mourenx (DR). Les tours bleues de l’usine Sanofi à Mourenx (DR).

      « Il n’y a pas de sujet », « les doses sont infinitésimales », « vous faites du mal aux salarié·e·s », « vous n’avez pas l’air de savoir ce qu’est une usine » : le premier échange téléphonique avec le groupe pharmaceutique est un peu tendu. Puis au fil des questions, la communication se délie et apporte de premiers éléments d’information : « Une analyse détaillée des causes de la présence de telles traces a permis d’identifier que le mode de retrait des équipements de protection individuelle était susceptible de remettre en suspension des particules présentes sur ces équipements de protection. »

      Les postes de travail intervenant sur la phase finale de fabrication du valproate de sodium sont particulièrement concernés par l’exposition à la substance toxique. Les travailleurs y sont équipés de cagoules hermétiques, d’un système de traitement de l’air et de gants. Mais ces protections individuelles sont critiquées par le coordinateur adjoint CGT Sanofi, Jean-Louis Peyren : « Si le filtre du boîtier aspirant l’air ne fonctionne pas bien, vous êtes contaminé. »

      Le syndicat demande la mise en place de protections collectives, plutôt que de dépendre chacun de son propre appareil. Pour l’organisation, les conditions de déshabillage des travailleurs n’offrent pas assez de protection : « C’est juste une cabine de déshabillage, avec une rubalise [ruban de signalisation – ndlr] collée au sol. D’un côté on peut se déshabiller, de l’autre on ne peut pas. Ça ne protège de rien du tout. » De son côté, Sanofi répond qu’« afin d’empêcher toute mise en suspension, un sas permettant l’élimination des particules encore présentes sur les équipements avant leur retrait sera mis en place prochainement ». Et que des mesures transitoires ont déjà été déployées.

      Les résultats issus de la première campagne d’examens sont inférieurs au dixième de la valeur de référence, explique la direction du site. Selon le PowerPoint présenté aux salarié·e·s et lu par Mediapart, les taux mesurés dans le sang des travailleurs atteignent respectivement 0,11 milligramme par litre (mg/l), 0,20 mg/l et 0,22 mg/l. Le seuil d’effet sanitaire est établi bien au-dessus, à 5 mg/l.

      Le site de Sanofi chimie est une installation classée pour l’environnement (ICPE). Jusqu’à l’été dernier, il rejetait de grandes quantités de valproate de sodium dans l’atmosphère, sans arrêté préfectoral pour les limiter. « Sur Mourenx, bien que les résultats de mesures d’exposition sur les postes de travail soient satisfaisants, et qu’aucune alerte médicale n’ait été rapportée dans le cadre de la surveillance médicale, nous avons décidé de mettre en place la biométrologie en novembre 2018 en concertation avec l’inspection du travail, explique le groupe. Ce n’était pas une obligation. »

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      Les femmes en âge de procréer sont particulièrement vulnérables au valproate car, en cas de grossesse, il est associé à un risque de malformation congénitale et à des troubles du développement, explique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Aucune femme ne se trouve parmi les personnes détectées, selon Sanofi, qui précise que des travailleuses ont bien subi l’examen. Fin 2017, l’usine de Mourenx ne comptait que 5 femmes, sur 57 salarié·e·s au total.

      Quel bilan le groupe pharmaceutique tire-t-il de ces mesures ? « Chez les opérateurs de production ayant présenté des traces de valproate, les concentrations décelées dans le sang sont largement inférieures à la valeur guide de référence dans le cadre d’une exposition professionnelle, définie par des experts externes », répond le service de communication du groupe. Il est exact que les valeurs sanguines détectées se situent très en dessous de la valeur guide, qui correspond à la concentration minimale qui pourrait entraîner des effets thérapeutiques sur les personnes concernées. Mais il n’existe pas aujourd’hui de valeur toxique de référence pour évaluer si les doses mesurées chez les salarié·e·s représentent un risque chez ces personnes, quand bien même elles se trouvent bien en deçà de la valeur guide thérapeutique. C’est bien sûr essentiel, puisque ces individus n’ont aucune raison de prendre du valproate de sodium comme médicament. Et donc aucune raison d’en subir les éventuels impacts néfastes sur leur santé.
      « L’évaluation du risque chimique d’exposition aux produits CMR est insuffisante »

      L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été saisie le 29 juin 2018 par la Direction générale de la santé ainsi que par la Direction générale de la prévention des risques pour établir cette valeur de référence. « Des effets neurodéveloppementaux et néfastes sur la reproduction pourraient apparaître à des doses plus faibles que celles induisant des malformations congénitales », expliquait le groupe d’expertise d’urgence de l’Anses en juillet 2018. Les résultats de ce travail sont annoncés pour le deuxième trimestre 2019. Par ailleurs, l’agence doit aussi rendre un avis avant l’été sur les dispositions mises en œuvre par Sanofi concernant la surveillance biologique des travailleurs, et les mesures de prévention mises en œuvre au titre de l’exposition professionnelle. Contacté, le centre de biologie et de recherche en santé du CHU de Limoges, qui a analysé les prélèvements sanguins à la demande du groupe pharmaceutique, n’a pas répondu à nos questions.

      Sanofi exploite depuis 1975 cette usine, située sur la plateforme Chem’Pôle64 dans le bassin de Lacq, un des plus gros sites d’industries pétrochimiques en France (voir ici et là nos articles sur ce lieu historique d’extraction de gaz, et les problèmes sanitaires qu’il génère). Pourquoi ces mesures de biométrologie n’ont-elles pas été prises plus tôt ? C’est d’autant plus étonnant qu’une autre usine du groupe, située à Amilly (Loiret), où est fabriquée la forme médicamenteuse de la Dépakine, connaît deux campagnes d’examens par an. Le groupe répond que « la biométrologie n’est pas une mesure obligatoire ni systématique. Elle a été mise en place par la médecine du travail du site d’Amilly en réponse à des symptômes non spécifiques, rapportés chez certaines personnes ». Selon le fabricant, « les résultats sont satisfaisants ».

      Pourtant, Mediapart a pu voir le résultat du test d’un salarié de cette usine, qui montre la présence de 0,11 mg/l d’acide valproïque dans son sang, en 2017. « La personne à laquelle il est fait référence en 2017 a réalisé un prélèvement en laboratoire de ville (type dépakinémie), répond Sanofi. La méthodologie d’analyse n’était pas adaptée au contrôle des expositions professionnelles et le résultat se situait dans la zone d’incertitude ne permettant pas de valider la mesure. Un nouveau prélèvement sanguin, selon le protocole adapté pour les expositions professionnelles, a été réalisé et aucune trace de valproate de sodium n’a alors été détectée. »

      En réalité, la direction de l’usine Sanofi de Mourenx a mis beaucoup de temps à accepter les tests sanguins sur ses salarié·e·s. Dans une lettre adressée à l’inspection du travail le 10 juillet 2018, Franck Gallice, le directeur du site, écrit qu’« il n’existe pas de méthode de prélèvement ni de méthode d’analyse de l’acide valproïque pour déterminer l’exposition professionnelle ». Et aussi que « le médecin du travail de la plateforme Chem’Pôle64 nous indique qu’il ne dispose pas de résultats de biométrologie pour les substances valproate de sodium et acide valproïque car ces substances ne disposent pas d’indicateur biologique d’exposition ». Pourtant, la présence de Dépakine se mesure facilement dans le sang, assure Marine Martin, responsable de l’Apesac, une association regroupant des personnes impactées par les effets nocifs de la Dépakine.

      Les mesures de biométrologie ne peuvent servir que d’alerte : les impacts de l’acide valproïque dépendent en partie du métabolisme de chacun·e. Elles ne peuvent se substituer à des mesures de prévention. L’inspection du travail suit de très près les mesures prises, ou non, par Sanofi pour protéger ses travailleur·se·s. En mai 2018, elle prévient par courrier la direction de l’usine que plusieurs manquements aux règles de protection de ses salarié·e·s ont été observées : « L’évaluation du risque chimique d’exposition aux produits CMR est insuffisante et doit être revue. » Le valproate de sodium et l’acide valproïque sont cités à plusieurs reprises dans le courrier.

      Le site de Sanofi à Mourenx a déjà été pris en défaut : l’année dernière, Mediapart et France Info révélaient qu’il avait émis dans l’atmosphère jusqu’à 190 000 fois plus que le maximum autorisé d’une autre substance cancérogène et susceptible d’altérer la fécondité, le bromopropane. Depuis, des travaux ont été entrepris et les rejets sont revenus sous le seuil légal. Concernant les mesures prises pour protéger les travailleur·se·s du valproate de sodium, la question reste posée.

      Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

  • Sen. Collins Calls for Kavanaugh’s Presumption of Innocence – Where...
    https://diasp.eu/p/7816362

    Sen. Collins Calls for Kavanaugh’s Presumption of Innocence – Where is the Criminal Investigation?

    https://www.youtube.com/watch?v=Li2s8B9X8NM

    October 5, 2018

    Our panelists Paul Jay, Dharna Noor, and Dana Vickers Shelley, Executive Director of the Maryland ACLU, and host Marc Steiner discuss the significance of the nomination, why the Democrats didn’t pursue a criminal investigation for perjury, the consequences for women’s rights and whether a fight should be waged to impeach Kavanaugh once he is confirmed. Sanders Calls for Kavanaugh Perjury Investigation – Where are the Democrats?

    Dharna Noor and Paul Jay discuss Sen. #Bernie_Sanders ’ call for an #FBI investigation into Kavanaugh’s possible perjury

    #Supreme_Court nominee #Brett_Kavanaugh (...)

  • #bip-148 UASF First Year Anniversary: A New System of Governance
    https://hackernoon.com/bip-148-uasf-first-year-anniversary-a-new-system-of-governance-223907ec2

    The untold story of #bitcoin’s historic 2017 year-run lies in Bitcoin Improvement Proposal (BIP) 148, or User-Activated Soft Fork (UASF).The year Bitcoin Unlimited died is the same year Bitcoin Cash was born, both bastard children in my opinion, and both unsurprisingly originate from the same main proponents. ASICBoost, Antbleed, Bitmain ring a bell?The infamous New York Agreement (NYA) was in fact a behind-closed-doors settlement between influential CEOs ‘attempting to resolve’ Bitcoin’s scaling debate.I remember in the early months of 2017 when Jihan Wu threatened the chance of a hard fork and while such threats seem inconsequential now, the warning was a very, very alarming and eminent threat to the community at large. If you somehow do not know who Mr. Wu is, he is an intelligent and (...)

    #user-activated-soft-fork #bitcoin-improve-proposal #bip-148-uasf

  • Riding the Waves of #bipolar to Success
    https://hackernoon.com/riding-the-waves-of-bipolar-to-success-67754743d494?source=rss----3a8144

    or how I learned to not only tolerate, but love, my neurotypeI suffer from Bipolar II disorder, and I’m not ashamed to admit it. In fact, I am both proud and grateful of what my hypomanic episodes have enabled me to accomplish.What is Bipolar?For those unfamiliar, Bipolar Disorder (FKA Manic Depression) is now understood to encompass a broad range of mood disorders characterized by alternative waves of ups and downs.For sufferers of Bipolar I, the most extreme form of the Bipolar Disorders, their lows plunge the deepest depths of truly crushing depression and their highs are characterized by delusional, often self-destructive episodes of mania.Individuals with Bipolar II are spared the more extreme delusions of manic episodes, and instead experience hypomanic episodes that can be (...)

    #waves-of-bipolar #bipolar-disorder #mental-health #manic-depression

  • Biphobie : la première enquête nationale vient d’être lancée - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/09/22/biphobie-la-premiere-enquete-nationale-vient-d-etre-lancee_1598105

    Alors que se tient ce samedi la journée internationale de la bisexualité et de la pansexualité – une « grande marche » est organisée à partir de 14h place du Colonel-Fabien à Paris –, les associations Bi’Cause, SOS homophobie, Act Up-Paris, le MAG Jeunes LGBT et FièrEs ont dévoilé hier les 88 questions qui composent la toute première enquête consacrée à la biphobie en France. Un projet qui, selon Vincent-Viktoria Strobel, président-e de Bi’cause, se veut être « en continuité » avec l’étude de 2012 portant sur la bisexualité et rendue publique en 2015.

    « Dans l’enquête précédente, 73% des répondants considéraient que les personnes bisexuelles pouvaient faire l’objet de discriminations en raison de leur orientation sexuelle. Il était donc important de se pencher exclusivement sur cette thématique. Aujourd’hui, nous voulons théoriser et quantifier la biphobie dans le pays. » Première étape du collectif : recueillir au moins 2 000 questionnaires d’enquête, en ligne depuis ce matin, avant d’informer sur les premiers résultats.
    Rejet et ignorance

    En juin dernier, le 21e rapport annuel de SOS Homophobie (ici en PDF) informait que 32% des LGBTphobies recensées en 2016 étaient des actes biphobes. Le nombre de témoignages avait doublé. 86% de ces victimes déclaraient souffrir de rejet et ou de l’ignorance, 40% d’entre elles percevaient des discriminations à leur égard et 30% avaient vécu des violences verbales. Trop souvent considérée comme un « effet de mode », une « transition » ou un « moment d’indécision », la bisexualité « dérange parce qu’elle questionne la norme », analyse le président de SOS Homophobie Joël Deumier. « Les stéréotypes et autres discriminations à l’égard des bi ou pan peuvent provenir d’inconnus comme de l’entourage, des amis comme du partenaire, des personnes hétérosexuelles comme des personnes homosexuelles. C’est la double peine », poursuit-il.

    Sans annoncer officiellement de date de publication, les cinq associations espèrent pouvoir dévoiler le rapport de cette enquête le 17 mai prochain, lors de la journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies. S’ensuivra alors « une bataille institutionnelle contre la biphobie en France », que Vincent-Viktoria Strobel et ses associés espèrent remporter face aux autorités publiques.
    Anaïs Moran

    #biphobie

  • Une intelligence artificielle révèle les préjugés anti-LGBT (et anti-plein d’autres gens) des chercheurs de Stanford
    http://www.casilli.fr/2017/09/09/une-intelligence-artificielle-revele-les-prejuges-des-chercheurs-de-stanford

    les auteurs testent un réseau de neurones contre des humains. Leur mission : regarder des photos de visages et dire si la personne représentée est gay ou hétéro. Mais toutes les photos sont tirées d’un site de rencontre en ligne et la base de profils de personnes gays sur laquelle le réseau de neurones s’entraîne est collectée à partir d’usagers de Facebook qui ont liké des pages “gay”. Parce qu’évidemment la manière de se présenter sur les plateformes sociales est une réalité objective… Et la complexité des motivations qui poussent une personne à aimer un contenu se réduisent à une adhésion univoque à la prétendue orientation dudit contenu.

    Autre biais méthodologique : d’où viennent les évaluateurs humains vis-à-vis desquels cette IA s’avère plus performante ? Ils sont des micro-travailleurs d’Amazon Mechanical Turk payés quelques centimes de dollar par clic. Mais pas des micro-travailleurs au hasard, hein. Que des citoyens étasuniens. Les américains, c’est connu, sont exactement comme tous les autres citoyens de n’importe quelle autre nation de notre grande et belle planète, quand il s’agit d’interpréter des indices sociaux et des repères de comportements. Et les biais culturels à l’œuvre dans la stigmatisation sexuelle ou dans l’étiquetage social de l’orientation sexuelle, on s’en fout.

    De toute façon, il y a plus grave que ça. L’article est basé sur une vision absolument binaire, essentialiste et exclusive des orientations sexuelles humaines : t’es gay/lesbienne ou tu ne l’es pas. Le type de vision on ne peut plus hétéronormative, qui n’admet pas de situations intermédiaires ou de négociations légèrement plus sophistiquées de l’identité sexuelle, des comportements et des formes d’appartenance aux communautés LGBTQ.
    Qui plus est, de manière assumée les résultats de l’étude ne concernent que des images de personnes blanches. Mais c’est pas grave, hein. Ce n’est pas comme si les système de reconnaissance faciale étaient au centre d’une polémique internationale à cause de leurs biais racistes et de leur difficulté avérée à tenir les mêmes niveaux de performance quand le visage analysé n’est pas 100% “caucasien”…

  • Lexique féministe - Blog de Cretch
    https://cretch.net/lexique-feministe

    Je vous pro­pose ci-des­sous une sorte de glos­saire de la cause fémi­niste et des luttes contre les dis­cri­mi­na­tions. Elle n’est pas de mon fait mais d’un groupe de parole fémi­niste. Ils peuvent ser­vir pour les non-ini­tié-es qui sou­haitent com­prendre cer­tains de ces termes peu cou­rants. Et non, le fémi­nisme n’est pas la gynar­chie n’en déplaise à cer­tain-es

    #vocabulaire #féminisme

    • #Biphobie habituelle (pluôt que de lire le manifeste bi, on invente un truc et on propose pansexualité, comme ça, on ne parle plus de biEs du tout...) : « Bisexua­li­té orien­ta­tion sexuelle pour les per­sonnes du genre oppo­sé au sien ain­si que pour les per­sonnes de son propre genre, dans le cadre où le genre du par­te­naire importe vrai­ment dans l’attirance. Si le genre importe peu, on par­le­ra plu­tôt de pan­sexua­li­té »

      Manifeste bi : « Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l’assumons. »

    • Pansexualité englobe les personnes non binaires, trans et intersexes ce qui est pas forcement le cas avec la bisexualité. « Bi » ca renvoie a quelque chose de binaire alors que « pan » est plus général. Les bisexuels n’ont pas tou·te·s du lire le manifeste bi et tou·te·s ne sont probablement pas d’accord avec ce manifeste.
      Est-ce que les gens qui se revendiquent pansexuels sont biphobes ?

    • Pourquoi toujours nier la définition de la bisexualité telle que les biEs (et j’en suis) la vivent ? Pourquoi toujours y opposer un néologisme ? Pourquoi surtout, ne surtout pas créer une assoce pan et prendre la relève plutôt que de taper sans cesse sur les assoces Bies qui sont là depuis 20 ans ? Pourquoi sexualiser les biEs ?
      J’en deviens panphobe (et là on voit que le mot est radicalement idiot...)
      les pansexuels « militants » sont aussi utiles à la cause LGBT qu’un pneu crevé sur la bicyclette d’un poisson rouge.

    • En regardant sur wikipédia le mot pansexualité ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Pansexualit%C3%A9 ) il y a une possible origine chez Freud (ce qui fait que c’est mal parti à mes yeux ) et c’était réservé à la psychanalyse. Après ca à été utilisé pour désigné la sexualité de Bonobos par Frans de Waal qui sont effectivement elleux vraiment pan-sexuels vu que c’est effectivement une sexualité sans limites de sexe ou d’age et même de race car je sais que les bonobos sont par exemples sexuels avec les orang-outangs en captivité et probablement les humains, les chats et tout ce qui doit pouvoir se frotter à elleux.
      C’est utilisé depuis peu par certaines personnalités du show-biz et certaines personnalistes trans-activistes dit wikipédia. Le mot marque une certaine conception du genre mais c’est à mon avis une vision du genre opposé à la mienne (radfem) et du coup tu as bien fait de me faire regarder de plus près ce mot de pansexualité. Personnellement j’en avais une définition très abstraite,le mot m’avait toujours plus gênée pour son potentiel pedocriminel et zoophile car il les inclu dans son origine ethymologique, et le coté biphobe m’etait complètement étrangé. Mais je commence à comprendre ce qui te chiffonne dans la définition donné par ce lexique en rapport au contexte actuel et pas dans mon délire abstrait sur les bonobos ^^

      Merci pour le pointage de cette biphobie du lexique @fsoulabaille je l’ai linké sans le lire ce lexique et il y a peut être d’autres définitions problématiques du même acabit car fondé sur une conception dépolitisé du genre.

    • être féministe (radicalE comme toi ou) sex-positive et genderfluid (coucou, c’est moi), c’est mathématiquement incompatible avec 99% des définitions de la pansexualité trouvées sur le web. Et les 1% restantes sont totalement vidées de tout argument qui justifie l’emploi de ce mot plutôt que bisexualité.
      Mais ce n’est que mon expérience, je peux me tromper puisque les pans, savent mieux que moi ce qu’est la bisexualité...

  • Quel est l’impact des technologies biométriques sur notre vie privée ?
    http://www.egeablog.net/index.php?post/2016/05/28/Quel-est-l-impact-des-technologies-biom%C3%A9triques-sur-notre-vie-priv%C3

    La biométrie a, selon le dictionnaire médical de l’Académie de Médecine, trois définitions : 1) Science qui étudie, à l’aide des mathématiques (statistiques, probabilités), les variations biologiques à l’intérieur d’un groupe déterminé 2) L’anthropométrie est la biométrie appliquée à l’Homme 3) En assurance vie, calcul, à l’aide de tables de références, de la durée probable de vie d’un individu donné. A la suite des attentats du 11 septembre 2001, l’utilisation des données biométriques s’est généralisée au point (...)

    #GPS #biométrie #CNIL #iris #empreintes #main #Apple #iPhone #Patriot_Act #BIPA #géolocalisation #Big_Data #profiling (...)

    ##publicité

  • « J’ai souvent été confrontée à de la #biphobie et des clichés » - Libération

    "Le gros point noir, c’est l’invisibilité. C’est elle qui entraîne des problèmes sanitaires, notamment de transmission du VIH, ou fait grimper le taux de suicide. Vous imaginez un gamin de 16 ans qui s’entend dire que sa sexualité n’existe pas, ou que c’est une phase ?"

    http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/23/j-ai-souvent-ete-confrontee-a-de-la-biphobie-et-des-cliches_1387927
    #bisexualité

  • Il faut qu’on parle de la #folie Traduction 3 - Carnet d’un rêveur
    http://casdenor.fr/index.php?post/2014/12/19/Il-faut-qu-on-parle-de-la-folie-Traduction-3

    Les troubles psys ne devraient pas être quelque chose que l’on doit cacher. Les troubles psys ne devraient pas être quelque chose dont on doit avoir honte. Quand j’étais enfant, je me suis brisée le bras en trois à cause d’une chute, et je n’avais pas besoin de le cacher – en fait, j’étais la fille la plus cool durant deux mois parce que j’avais un bandage jaune fluo sur mon bras droit, et les enfants trouvait ça génial. Je n’avais pas besoin de cacher mon bras cassé – et je n’avais pas besoin d’en avoir honte. Alors pourquoi devrais-je cacher mon cerveau cassé ?

    Quand j’ai été diagnostiquée #bipolaire pour la première fois, mon médecin m’a dit que j’aurais probablement besoin de médicament pour le reste de ma vie. De nombreuses autre personnes malades ont ce genre de mauvaises nouvelles – diabétiques, asthmatiques, ceux ayant un emphysème ou des problèmes de rein, ou même des problèmes de cœur. Mais aucun d’entre eux n’a à mentir à leurs amis à propres de leur médication ou prétendre qu’ils vont chez le médecin pour « un banal contrôle de routine »

    Je suis vraiment fatiguée de mentir.

    #ostracisme #suicide #santé #mental

  • Les Inrocks - Renault, Perrier, Eden Park : les pubs sont-elles volontairement sexistes ?
    http://www.lesinrocks.com/2014/08/01/actualite/renault-perrier-eden-park-les-pubs-volontairement-sexistes-11517877

    Depuis quelques mois, des marques ont multiplié les publicités aux accents ouvertement sexistes. Des projets qui se veulent volontairement provocateurs, dans le but de “faire le buzz”, quitte à engendrer une pluie de commentaires négatifs sur leur passage. Une stratégie payante.

    Intitulée “pour vous, les hommes”, cette publicité met en scène trois jeunes femmes en train de plier ou repasser les vêtements Eden Park de leur conjoint, invisible sur les images. La polémique est immédiate, les sites d’informations reprennent la campagne (et ses visuels) pour dénoncer le sexisme de cette publicité où les femmes sont cantonnées aux tâches ménagères.
    Pour contrer ces attaques, Les Gaulois avait tout prévu, dont une vidéo “making off ” de la publicité, dans laquelle la directrice artistique Marie Donnedieu explique que ces femmes ne “subissent rien, elles sourient presque, elles sont contentes de le faire. C’est un geste d’amour. On ne voulait pas du tout jouer sur la soumission. On joue avec les règles du jeu mais on ne dépasse jamais les bornes.” Une stratégie confirmée par son patron Christophe Lafarge, qui admet qu’au delà de moderniser l’image de la marque, c’est aussi “susciter le débat” qui les intéressaient. “Je suis persuadé qu’il vaut mieux avoir 50% des gens qui vous détestent que 100% qui s’en foutent“ , résume-t-il. Le succès est au rendez-vous, la marque se dit satisfaite.

    #bad_market #sexisme

  • Hubert Védrine : « Il n’y a plus de centre du monde mais un jeu multiple et instable », Interview
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/interview/0203186371977-hubert-vedrine-ancien-ministre-des-affaires-etrangeres-il-n-y

    Les Etats-Unis ne vont pas, ne peuvent pas se « désintéresser » du monde même si un courant « isolationniste » réapparaît chez eux ! Certes ils ne sont plus l’hyperpuissance des années 1990, mais ils sont toujours la première puissance même si leur leadership, face à la Chine et à tous les autres pays, n’est plus que relatif. Devaient-ils rester engagés de la même façon et aux mêmes endroits que pendant la guerre froide ? Bien sûr que non. Pour autant ils ne remettront pas en cause l’Alliance Atlantique et son article 5. Le parti Républicain est écartelé entre isolationnistes farouches et interventionnistes excités mais l’idée du repliement est une illusion d’optique, et une crainte européennes. Les Etats-Unis vont rester la puissance militaire mondiale numéro 1 (nucléaire, aérienne, maritime et technologique), mais s’engager avec plus de parcimonie. Il est de bon ton à Paris de douter d’Obama ou de le dénigrer. En réalité, même si sa conduite de la politique étrangère américaine peut parfois déconcerter, je pense qu’il a une vue juste du monde de demain et une vraie stratégie, à défaut de tactique....

    #géopolitique
    #Hubert-Védrine

  • Polémique : faut-il supprimer la seconde intercalaire ? Cela voudrait dire que le temps UTC va dériver petit à petit et ne correspondra plus du tout à l’heure légale.

    Sondage en cours par les zautorités :

    http://hpiers.obspm.fr/eop-pc/index.php?index=questionnaire

    Les deux articles cités à la fin sont un plutôt pour et un plutôt contre le changement. Le second est aussi plus concret, avec plein d’exemples pour « time-geeks ».

    En janvier 2012, ce n’était pas encore décidéhttp://www.npl.co.uk/educate-explore/what-is-the-time/the-leap-second-debate

    #UTC #horloge #seconde-intercalaire #BIPM #UIT

  • [POUR PREPARER #MNW3] : Interview de Denis Gaucher | Owni Music
    http://owni.fr/2011/06/21/pour-preparer-mnw3-interview-de-denis-gaucher

    Le 22 juin à la Cantine, l’équipe de « Music.Net Works » aborde les problématiques liées aux #métadonnées de la musique. Afin de préparer cette session, Denis Gaucher, explique la base de données BIPP élaborée par Kantar Media.

    #Artistes #Top_music #bipp #bureauexport #cantine #metadata #MNW #ownimusic #silicon_sentier