• #démocratie_de_consensus : le despotisme doux de #macron
    https://reflets.info/democratie-de-consensus-le-despotisme-doux-de-macron

    Le concept de « despotisme doux » inventé par #Tocqueville, refait parler de lui depuis qu’Emmanuel Macron a décidé d’instaurer les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. Rappelons qu’Alexis de Tocqueville, penseur et écrivain français […]

    #Politique #bisounours #Collomb #état_d'urgence

  • L’inquiétant programme sécuritaire de François Fillon – Nicolas Bourgoin
    https://bourgoinblog.wordpress.com/2016/11/28/linquietant-programme-securitaire-de-francois-fillon

    Le programme de François Fillon pour les élections présidentielles ne déroge pas à la règle : « #libéralisme  » signifie en réalité plus de libertés pour la finance et le patronat et moins pour les citoyens ordinaires. À chaque fois qu’un gouvernement dérégule l’#économie et fait des cadeaux aux actionnaires, il promulgue de nouvelles lois liberticides et serre le verrou #sécuritaire. Sarkozy avait en son temps usé sans vergogne de cette politique : bouclier fiscal pour les riches, matraques pour les pauvres . C’était sous son quinquennat, particulièrement féroce pour le monde du #travail, qu’avaient été votées le plus grand nombre de lois sécuritaires : exactement 62, soit une tous les deux mois.

    François Fillon n’a pas oublié les recettes politiques de celui dont il a été Premier ministre : comment faire accepter aux populations une baisse de leur niveau de vie avec la hausse de la TVA ? un recul des services publics avec la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires ? une dégradation du système de santé avec le sabordage de la Sécurité sociale ? une hausse de la durée de travail jusqu’à 48 heures par semaine ? un recul de l’âge de départ à la retraite synonyme de baisses de cotisations ? Réponse : par la fiction d’un État protecteur au service de la sécurité des citoyens. Plus concrètement, en agitant des menaces médiatiquement grossies sur fond de crise identitaire et annoncer en même temps de nouvelles mesures pour y faire face. Et au besoin, les moyens investis dans l’appareil de #répression seront toujours utiles pour mater la contestation sociale que cette politique ultralibérale ne manquera tout de même pas de provoquer…

  • Chronique de la folie policière ordinaire, par christian salmon

    | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/christian-salmon/blog/230916/chronique-de-la-folie-policiere-ordinaire

    Il vient d’arriver cela à un collègue enseignant à Paris-1. Une scène horrible et impensable il y a quelques années. Le discours anti-flic primaire me fatigue. Mais à un moment il faut ouvrir les yeux. 

    "Je sortais d’une gare de banlieue avec une copine, en fin de journée. Au moment de passer les tourniquets, on entend des hurlements. Pas un cri normal, mais un cri de douleur, intense, et l’on comprend immédiatement qu’il se passe quelque chose. Comme tous les autres à côté de nous, mon regard est capté par la scène qui se déroule sur notre gauche. Une femme noire d’une cinquantaine d’années est menottée, et c’est elle qui hurle que les menottes lui broient les mains, qu’elle n’en peut plus. Entre elle et le petit attroupement d’habitants qui s’est formé, une trentaine de policiers équipés, avec un chien d’assaut. Il y a la sûreté ferroviaire et la police nationale.

    Les gens sont inquiets, l’ambiance est très tendue, tout le monde demande ce qui se passe, pourquoi ils torturent cette femme en pleine rue. La scène est marquante, elle ressemble à cet été après l’assassinat d’Adama, ou aux images de la mobilisation aux Etats-Unis : une rangée de policiers, face à une autre rangée d’habitantes et habitants noirs de la ville. Ces derniers sont clairs, ils n’ont aucune confiance. Un homme raconte comment son frère a été interpellé sans raison, mis en garde à vue et violenté. Les flics nous disent de « nous casser ».

  • Temps de paix, chair à patron. Temps de guerre, chair à canon !

    Le rejet de toutes les organisations et de toutes les théories du mouvement ouvrier, ou plutôt l’ignorance totale ou délibérée de toute la pensée révolutionnaire (avec toutes ses tares et limites), aboutit en fait à revenir à de vieilles idées du #socialisme_utopique (pour schématiser) et cela ne me semble pas vraiment intéressant ou utile. Je ne sais pas ce qui se dit à Strasbourg mais place de la République, sur la #Radio #Nuits_debout, etc. on est à un stade #bisounours infrapolitique. Ou alors dans le flingage de Hollande pour préparer un autre candidat unique de la gauche… qui ne soit pas Mélenchon… Des jeux politiciens orchestrés par Le Monde, Libération, France Culture, et dont la gauche de la gauche politicienne espère profiter…

    Deux amis qui ne se connaissent pas, et n’ont pas les mêmes positions politiques, ont avancé la même hypothèse qui me semble intéressante : selon eux les attentats de janvier et novembre ont laissé de fortes traces parmi toute une partie de la jeunesse. De puissants traumatismes. Ces Nuits debout seraient en quelque sorte la continuation des rassemblements spontanés du 7 et 8 janvier, et même de celle du 11 janvier. Cette jeunesse bisounours n’est pas vraiment révoltée ni contre l’exploitation, ni contre le capitalisme, ni contre l’Etat. Elle aimerait une société et un monde moins violent, plus accueillant, cela oui, mais guère plus. Elle n’est pas habitée par la haine des musulmans malgré les attentats et cela au moins c’est très positif…

    En même temps elle ignore totalement le monde du #travail, même si 60% des étudiants bossent… Ce qui est pour moi un grand mystère. Ne veut-elle pas se poser la question du travail, justement parce qu’elle rêve encore d’échapper aux formes les plus abrutissantes de l’exploitation ? Elle n’aime pas les politiciens, mais donne quand même la parole à Ruffin, Varoufakis, Lordon, des sociaux-chauvins notoires dont un politicien...

    Bref elle est une parfaite chair à canon pour toutes sortes de manœuvres politiciennes ou idéologiques douteuses.

    http://mondialisme.org/spip.php?article2479

  • L’ONU, dernier bastion de résistance des #bisounours

    Violences policières : l’ONU met la France à l’amende - Le Point
    http://www.lepoint.fr/societe/violences-policieres-l-onu-met-la-france-a-l-amende-15-05-2016-2039508_23.ph

    Dans un contexte tendu, entre manifestations sous haute tension contre la loi travail et état d’urgence, la France est aujourd’hui dans le viseur de l’ONU. Son Comité contre la torture a rendu, vendredi 13 mai 2016 à Genève, une série d’observations dans lesquelles sont passés au crible la multiplication des perquisitions, l’accueil des migrants ou encore des cas de décès liés aux violences policières.

    Le rapport s’intéresse de près à la situation de l’Hexagone sous l’état d’urgence mis en place au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre. « Le Comité est préoccupé par les informations sur l’usage excessif de la force par les forces de police au cours de certaines perquisitions, ayant entraîné des séquelles psychologiques chez les personnes concernées. » Il recommande à l’État de donner la possibilité aux victimes de ces violences de porter plainte, « que les enquêtes soient menées, les poursuites éventuelles engagées et les sanctions prononcées contre les responsables ».

  • L’école et le Front national : deux univers largement incompatibles (La lettre de l’éducation n°866)

    […] quelle que soit la « droitisation » de l’ensemble du corps électoral français, le monde de l’éducation reste un obstacle de taille dans l’entreprise d’accession du parti de Marine Le Pen aux responsabilités publiques. Non qu’il soit en mesure à lui seul de contrecarrer un phénomène politique de premier plan, mais le fait est que le contact entre ces deux univers relève encore de l’incongruité.
    Les valeurs de l’école sont profondément humanistes, même lorsque les représentants de celle-ci sont déçus par la gauche. Ces valeurs ne font pas bon ménage avec la dénonciation récurrente du « droit-de-l’hommisme » par les lepénistes. Et le contact entre les deux camps, s’il doit se produire autrement que dans l’imaginaire, ne peut que produire des frictions.

    M’est avis qu’après trente ans de caporalisme managerial, toute la chaîne de commandement en fin prête à appliquer - que dis-je ? - à devancer n’importe quelle décision-à-la-con. D’où qu’elle vienne. Pourvu que ça soit d’en haut.

    #éducation #bisounours #FN #valeurs_de_l'école

  • Ello : réseau social révolutionnaire ou saveur du jour ?
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/09/26/005-ello-reseau-social-engouement-adhesion-viral.shtml

    Avez-vous entendu parler d’Ello, nouvelle sensation de l’heure dans les réseaux sociaux ? Il s’agit d’un projet de réseau social lancé discrètement en mars par un petit groupe d’artistes et de designers. Toutefois, au cours des derniers jours, le site a connu une explosion aussi spectaculaire qu’inexplicable.
    [...]
    Qu’offre Ello de si différent ? Dans leur manifeste, les créateurs affirment vouloir en faire un réseau social sans publicité, et qui respecte l’anonymat. « Vous n’êtes pas un produit », disent-ils, précisant que les informations des utilisateurs ne seront pas vendues à des annonceurs.

    Bon alors, qui pour m’inviter ?

    (« Ne personnifiez pas les autres », mais que cela signifie-t-il ?)

    #Ello #Freemium #Numérique #Pseudonymat #Publicité #Réseau_social #Vie_privée

  • Soyez galant, ça rend les femmes bêtes - Les 400 culs
    http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2014/09/la-galanterie-.html

    Les adeptes de la galanterie affirment qu’il s’agit d’une simple marque de politesse, un « acte de courtoisie dans un monde de brute ». Ils affirment également que cela n’a rien d’un calcul : la galanterie est un acte gratuit, disent-ils, destiné à simplement rendre les relations entre humains plus agréables. Si c’était vrai, la galanterie ne serait en rien différente du simple savoir-vivre. Quand une femme tient la porte à un inconnu ou aide un vieil homme à mettre son manteau, dit-on qu’elle est galante ? Quand une femme offre un bouquet de fleur à son compagnon ? Quand une autre paye le restaurant à son compagnon ? Non. On ne dit pas qu’elle est galante mais attentionnée, gentille ou courtoise. L’adjectif "galant" ne s’applique qu’aux hommes. Quand il s’applique aux femmes, il change de sens. Ce qui montre bien que la galanterie n’est pas qu’une simple question de politesse. De quoi s’agit-il alors ?

    #sexisme #domination

    • « On ne dit pas qu’elle est galante mais attentionnée, gentille ou courtoise »
      Euh, petite question : Si elle est « courtoise », elle est galante. La courtoisie et la galanterie ne sont pas la même chose avec la même racine culturelle moyenâgeuse ou renaissante ?
      Après, c’est déprimant le traitement porté à la gentillesse. Que l’on soit « gentil » ou « gentille », on est considéré comme faible ou idiot. Pour le mâle ou la femelle.

    • La galanterie n’a rien à voire ni avec la gentiellesse, ni avec la politesse ni avec la courtoisie.

      Certaines femmes « obligent » les hommes à se montrer sexistes. Elles veulent qu’on leur ouvre la porte d’un restaurant et qu’on s’efface pour les laisser entrer les premières (ce qui est d’ailleurs le contraire de la politesse). Elles veulent être traitées en petites choses précieuses, c’est tellement romantique.

      Selon un sondage réalisé par Amour.com, 91 % des femmes estiment que les gestes galants séduisent toujours. Pourquoi ? Parce qu’elles confondent la galanterie (relation unilatérale de l’homme vers la femme) avec les égards qu’hommes et femmes courtois ou aimants se doivent d’avoir l’un envers l’autre, quel que soit leur sexe. La frontière est ténue entre la marque d’affection et la galanterie. C’est justement pourquoi que les femmes qui osent dénoncer la galanterie comme une forme de sexisme sont injustement accusées de vouloir abolir les preuves d’amour, les gestes affectueux, les marques de respect ou les formes élémentaires de la courtoisie qui sont des actes indispensables en société. […]

      Elles ne parviennent pas à faire la différence car le principe de la galanterie est de se dissimuler sous des formes subtiles et ambiguës… afin de mieux répandre son venin. Son venin : entériner l’idée que les hommes ont des devoirs vis-à-vis des femmes, le devoir de les protéger et les chérir comme des chevaliers servants.

      Je ne sais pas ce que tu appel gentiellesse @L’etranger mais pour moi un homme galant n’est pas gentil. C’est un homme qui me rappel à tout moment mon rang sociale d’inférieur vis a vis de lui.

    • Ça serait sympas d’avancer un peu sur cette question. C’est pas compliqué pourtant. La galanterie est uniquement sexiste. Un homme cis ne peut pas être galant vis à vis d’un autre homme cis. La galanterie c’est uniquement et strictent de rapports de genre donc tous les mecs qui viennent dire qu’il sont galants indifféremment vis à vis des hommes que des femmes sont
      Soit des machos irrécupérables qui se prennent pour des gentils
      Soit des machos irrécupérables qui jouent les victimes
      Soit des machos irrécupérables qui font exprès de pas comprendre

    • Tiens ! voici qu’on parle de ce qui m’a toujours intéressé !

      « machos irrécupérables » répète mad meg. Soit.
      Puis :
      « ...pour moi un homme galant n’est pas gentil. C’est un homme qui me rappel à tout moment mon rang sociale d’inférieur vis a vis de lui. »
      Alors là, je trouve qu’il y a de quoi être étonné. <Ton « rang social d’inférieure » ?
      Extraordinaire. Ce n’est pourtant jamais l’impression qu’on ressent à lire tes messages. Pas du tout ! Je n’arrive d’ailleurs pas à te lire continuellement, du fait de la brutalité assumée de tes énoncés (qui me fichent par terre.)
      Ta colère t’emprisonne. Mais n’en parlons plus. Bonne continuation

      Ensuite, Hermano : « retour sur investissement », « relation toxique » , comme tu y vas ! Tu connais des relations qui ne soient pas attentes et échanges ?
      Plus crûment, tu n’as jamais désiré baiser avec une ( ou un) inconnue ? Et si ce désir t’a effleuré, tu n’as pas eu l’idée de lui faire signe ? Voilà ce que peut être la galanterie dans sa forme la plus audacieuse. Donc pas la peine de tirer sur l’ambulance.

      J’ai toujours tenu la porte ouverte à une femme tout comme je descends les marches d’un escalier avant elle, (de façon à la retenir si elle se cassait la figure) et d’autres cas encore que je vous épargne pour m’éviter des mesures de rétorsion. Il me semble enfin que les relations entre sexes ( et de même sexe) sont inévitablement sexuées. Bref, comme vous y allez !

    • @mad_meg : mon intervention n’était pas fine de prime abord mais attention à ne pas surinterpréter mes propos.
      J’ai pas le temps tout de suite d’expliquer plus précisément ce que je voulais dire ici, j’essaierai ce soir. Tu penses sincèrement qu’au bout de 2 ans de participation aux discussions sur ce thème ici je n’ai pas compris ce que c’était que la galanterie et que je suis un « macho qui se croit gentil » ?
      J’ai volontairement usé du terme de galanterie parce qu’il me semble qu’en étant « courtois » avec mes pairs masculins dans des situations d’ordinaire réservées aux usages galants, ce que j’assimile de façon abusive à de la galanterie, cela peut nous aider à nous faire prendre conscience de la condescendance/stratégie intéressée qui se glisse dans certaines postures (pas forcément conscientisées). Et sinon de toute façon comme dit @biggrizzly la courtoisie c’est la condition minimale du vivre ensemble, et c’est un truc particulièrement peu développé en France où malgré nos grandes belles idées humanistes, le rapport à autrui reste particulièrement « viril » et macho...

    • @paulo qui dit que

      Plus crûment, tu n’as jamais désiré baiser avec une ( ou un) inconnue ? Et si ce désir t’a effleuré, tu n’as pas eu l’idée de lui faire signe ? Voilà ce que peut être la galanterie dans sa forme la plus audacieuse. Donc pas la peine de tirer sur l’ambulance.

      Amigo ! Maintes fois quand les cellules concernées de ma carcasse subissaient des déversements paroxystiques de testostérone. Maintenant un peu moins. L’âge sûrement ou alors les produits chimiques. Quant à faire signe (de façon audacieuse), j’ai toujours été du genre balourd comme un ours, mais oui, j’en ai croqué aussi. Maintenant, tu as deux cas de figure : soit tu te prends un râteau (le manche et les dents) et c’est le moindre mal ou alors, tu as « pécho » et là, les choses se compliquent car tu t’attaches à ton partenaire et vice versa. Et c’est bien une relation toxique qui s’installe car l’un des deux attend toujours quelque chose que l’autre ne pourra pas lui donner et c’est déception, reproches, souffrance et compagnie. Et pour comble, il y a des toxiques qui créent une forte dépendance. C’est pourquoi j’ai maintenant tendance à défourailler quand se pointe l’ambulance des bons sentiments.

    • Aïe, aïe ! Hermano sombre, il n’y a pas de rapports « égaux » ni en amour, ni en (presque) rien, sauf peut-être au bureau de vote. Et je sais que tu le sais. Et, en plus, c’est heureux, sinon on se flinguerait... Imagine un peu des rapports pareils ?! On n’attendrait donc plus rien ?!

      Maintenant Aude V, non c’est pas une affaire d’être « cruche » ; ainsi toi, tu n’es certainement pas cruche et pourtant tu as du tomber par terre, non ? Et là, pour le coup qu’on a l’air cruche... Non ? ( bise à « celle qui a dix mois »)

      Non Nicolas ! Non et non ! les règles de la politesse exigent dans le cas que tu évoques de monter devant une telle personne, afin de ne pas porter involontairement ton regard au ras de l’ourlet. Là aussi je sais que tu ne l’ignores pas. L’affaire est sérieuse.

    • @aude_v qui dit que

      Les gars, c’est sympa de parler d’amour et de désir à propos d’une contribution sur le sexisme mais oserais-je interpréter ça comme une conversation de dominants pour qui l’emprise des hommes sur les femmes est vraiment peu de chose ? Vraiment, « rapports hommes-femmes » semble signifier des choses trop différentes pour qu’on puisse en parler respectueusement. Même ici, je rêve !

      Le sexisme c’est aussi ça : une sorte de relation asymétrique entre le désir de chacun (terme neutre désignant aussi bien le masculin que le féminin). Et bien sûr, je te l’avoue, j’ai été un mâle dominant, ton ennemi, en quelque sorte. Désolé d’avoir divergé du sujet initial mais je n’ai manqué de respect à personne et je pense avoir fait preuve qui plus est, d’une certaine auto-dérision.
      Quand j’étais étudiant (il y a bientôt 40 piges quand même), j’ai fréquenté une fille qui faisait partie du groupe"femme" du campus.
      Un jour, j’ai souhaité participer à une réunion « féministe ». La responsable qui m’a reçu m’a signifié que, en tant que mâle (et donc très potentiellement dominant), ce ne serait pas possible. Mais qu’elle ne voyait pas d’inconvénient à ce que je fasse du prosélytisme pour leur cause auprès de mes congénères mâles. Dont acte, bien sûr, mais, tu dois bien t’en douter, le chemin fut semé d’embûches. « Toi et ta copine du groupe femme », c’était la moins féroce des réflexions qu’on me faisait.
      Ceci dit, les luttes féministes m’intéressent. J’essaie au quotidien d’être moins dominant et aussi le plus partageux possible concernant les tâches domestiques. C’est fort modeste, j’en conviens, mais le plus long des voyages ne commence-t-il pas toujours par un premier pas ?

      Donc encore une fois, désolé de cette aparté avec le sieur @paulo qui comportait quelques termes d’un vocabulaire trivial qui ont pu effectivement choquer.
      Un dernier truc, si j’étais vraiment le blaireau macho que tu soupçonnes, crois-tu que j’aurais parlé de ceci ?
      http://seenthis.net/messages/299673
      Savoir que je vis dans ce genre de société, ça me troue le cul (et là, ce n’est pas moi qui suis grossier, c’est le monde dans lequel on vit).

    • En fait la galanterie c’est simple, c’est du gagnant-gagnant (et perdante-perdante cqfd).
      D’un coté @Paulo fait l’effort de me ralentir dans les escalier et en échange je peu fermer ma gueule de mégère.

      Ca donne envie d’être maintenu c’est certain, mais on pourrais affiner un peu le sujet.

      Dans mes recherches sur l’histoire des féministes j’ai découvert Sojourner Truth
      http://ecole-athena.blogspot.fr/2013/11/41-sojourner-truth.html
      une femme forte et courageuse qui a fait un célèbre discours en 1851 « Ain’t I a woman ? ».

      Un beau jour de 1851 aux USA, des féministes blanche discutaient de la galanterie et du sexisme dit bienveillant. Et elle essayaient d’expliquer à ces messieurs de 1851 qui prenaient l’affaire aussi sérieusement que @Paulo nous le montre en 2014, que la galanterie c’est du sexisme et que ca pose des problèmes qu’on peut constater dans l’article linké par @monolecte sur les performances féminines en relation à la galanterie.
      Mais Sojourner Truth qui est dans la salle ne comprend pas et elle dit :
      « Ain’t I a woman ? »

      Dat man ober dar say dat womin needs to be helped into carriages, and lifted ober ditches, and to hab de best place everywhar. Nobody eber helps me into carriages, or ober mud-puddles, or gibs me any best place! (…) And a’n’t I a woman? Look at me! Look at me! Look at my arm! (…) I have ploughed, and planted, and gathered into barns, and no man could head me! And a’n’t I a woman? I could work as much and eat as much as a man – when I could get it – and bear de lash a well! And a’n’t I a woman? I have borne thirteen chilern, and seen ‘em mos’ all sold off to slavery, and when I cried out with my mother’s grief, none but Jesus heard me! And a’n’t I a woman?

      et la traduction

      Cet homme là-bas dit que les femmes ont besoin d’être aidées pour monter en voiture, et qu’on doit les porter pour passer les fossés, et qu’elles doivent avoir les meilleures places partout. Personne ne m’aide jamais à monter en voiture, ou à passer les fossés, ou ne me donne une meilleur place ! (…) Et ne suis-je pas une femme ? Regardez-moi ! Regardez-moi ! Regardez mon bras ! (…) J’ai labouré, planté, et rempli des granges, et aucun homme ne me précédait ! Et ne suis-je pas une femme ? Je pouvais travailler autant qu’un homme, et manger autant qu’un homme – quand j’avais assez à manger – ainsi que supporter tout autant le fouet ! Et ne suis-je pas une femme ? J’ai mis au monde treize enfants, et vu la plupart d’entre eux être vendus comme esclaves, et quand j’ai pleuré avec ma douleur de mère, personne à part Jésus ne m’écoutait ! Et ne suis-je pas une femme ?

      –--------------

      Grâce à Sojourner Truth on se rend compte que la galanterie n’est pas uniquement une question de sexe. S’y ajoute la race et la classe.

      Il y a de nombreuses exception et dispense à la galanterie et elles sont très significatives.
      Par exemple les prostituées n’ont pas de problème de galanterie, comme les femmes de ménages pour lequel aucun @paulo ne se précipite pour leur éviter de se casser la gueule quant elle passent la serpillère. En fait la galanterie c’est un moyen qu’ont les hommes de valider socialement certaines femmes. Il y a les respectables, celles qui ont le privilège d’être ralentie dans l’escalier, et puis les autres qui peuvent bien aller crevé comme le bétail qu’elles sont.

      Le truc c’est que depuis 1851, on a pas bougé d’un millimètre sur le sujet. Pas plus que sur #seenthis vu que sur chaque sujet qui parle de ca dans lequel on explique bien que la galanterie c’est les rapport homme femme et à tous les coups il y a un mec qui passe, et qui dit « oh mais moi je suis galant avec les hommes comme avec les femmes » alors que le texte que commente cet homme explique précisément l’inverse. Ca marche à tous les coups et depuis au moins 1851....

      Alors @petit_ecran_de_fumee quant toi que je considère pas comme un @paulo justement, tu viens dire « oh mais moi je suis galant avec les hommes comme avec les femmes » je désespère et je suis en colère et j’ai bien raison de l’être. Pour qu’on avance un tout petit peu ca serais sympas d’accepter que le mot galanterie ce n’est pas le synonyme de politesse, ni de courtoisie, ni de savoir-vivre, ni de gentillesse, ni d’empathie ou je ne sais quoi que le prochain mec de passage va inventé. La galanterie c’est les règles sociales qui régissent les interaction hommes-femmes et qui sont d’abord sexistes mais aussi classicistes et racistes.

      Aussi pour finir sur la galanterie (on peu rêver)
      dans cette langue si laide qu’est le français, comme d’habitude quant on passe au féminin il se passe un truc étonnant ;
      Un homme galant c’est un couillosaure,
      mais,
      une femme galante c’est une prostituée.

  • Contre Pierre Rabhi (et qu’Althusser repose en paix.)
    http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/120714/contre-pierre-rabhi-et-qualthusser-repose-en-paix

    Il a été déjà question de Pierre Rabhi plusieurs fois sur ce blog. Pour l’essentiel, à l’occasion d’une visite à sa ferme expérimentale pas loin de chez nous en Ardèche, au cours de laquelle on avait pu constater avec quelques copains de l’AFIS à quel point les méthodes agronomiques du bonhomme sont une sorte d’arnaque qui repose sur l’exploitation de main d’œuvre gratuite et de dons divers et variés, pour aboutir au final à un résultat absolument minable en termes de production, dont auraient honte même les plus incompétents des jardiniers amateurs (dans mon style)

    http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/280912/agroecologie-quand-bastamag-voit-ce-quil-croit

    http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html#mor

    Je ne vais pas en rajouter ici sur la question proprement agronomique, que l’on peut considérer comme réglée : si on généralisait les illusions et l’incompétence qui règnent à la ferme du Mas de Beaulieu, il y aurait encore plus de sous-nutrition sur la planète que le capitalisme ne réussit déjà à en provoquer.

    Quand la journaliste l’interroge sur la question des inégalités, Rabhi brasse encore du vide avec des trucs du genre : « Contre les inégalités, il faut inventer de nouvelles politiques, inventives, locales. ». Oui, inventons des inventions, c’est ça qu’il faut faire, mais c’est bien sûr ! Qui pourrait ne pas être d’accord avec des solutions inventives, surtout si elles sont au niveau local, en plus ? Parce que le niveau local, c’est le bon niveau, c’est sûr, à l’heure où l’ensemble de la production est désormais mondialisée... A part ça, que nous dit Rabhi ? Qu’« il faut des règles éthiques et morales », que « Si une société est généreuse et vraiment préoccupée d’équité, elle résoudra le problème. », que « la société civile est un immense laboratoire d’utopies et d’expérimentations d’intérêt général. », que « nous appelons à l’insurrection des consciences », et que « L’écologie devrait être transversale. Elle concerne tout le monde, les arbres, les créatures, tout. ». Et bla bla bli et bla bla bla. Ça doit pas demander beaucoup d’efforts, d’aligner comme ça de telles platitude creuses [car oui, Rabhi arrive à rendre creux ce qui est pourtant plat, c’est en cela que c’est un être d’exception à mes yeux]

    Et surtout, en termes de critique du capitalisme et de perspectives politiques pour les exploités et les opprimés, le discours de Rabhi ne pisse pas plus loin que ce que n’importe quel pape moyen peut raconter dans un sermon qui ferait titrer aux journalistes des choses du genre « L’Eglise se place résolument aux côtés des pauvres ».

    Dans cette interview avec Jade Lingaard, jamais Rabhi ne prononce des mots comme « bourgeoisie », « classes sociales » ni même tout simplement « capitalisme ». Tout cela n’existe pas pour lui, il faut juste que chacun se serre un peu la ceinture et tout ira bien.

    D’ailleurs, en fait, pour être honnête, je crois à la réflexion que le Pape se préoccupe plus des inégalités sociales et des réalités du capitalisme que ne le fait Pierre Rabhi.

    Ce qui n’est pas très surprenant, parce qu’en fait Rabhi s’accommode très bien du capitalisme et du pouvoir de la bourgeoisie, ce qui doit expliquer pourquoi il est le « penseur » « radical » préféré des bourgeois et du show-bizz.

    Dans l’interview à Médipart, Rabhi nous dit :
    « L’argent, je ne le diabolise pas. On en a tous besoin, moi le premier. »
    Effectivement, on l’a vu dans la reportage de l’AFIS 07 à la ferme expérimentale des disciples de Rabhi : ils en ont besoin, d’argent, vu qu’ils ne produisent que très peu par eux-mêmes, malgré toute la main d’œuvre gratuite à leur disposition. Alors ils font payer les « stagiaires » qui viennent travailleur pour eux, et ils font appel aux dons. Et ce à une échelle semble-t-il très large. Parce que la sobriété heureuse de Rabhi, pour qu’elle puisse se répandre, il faut quand même que de riches mécènes plus heureux que sobres viennent lui donner un petit coup de pouce. Ainsi, comme les ventes des livres et des DVDs du gourou ne suffisent pas encore à mettre assez de beurre dans les épinards, il s’est créé une « fondation Pierre Rabhi » dont voici la liste des membres fondateurs ainsi que le comité exécutif :
    http://www.fondationpierrerabhi.org/fondateurs-et-structures-historiques.php

    Aux côté des éditions Actes Sud, on trouve donc d’abord Point Afriques Voyages et son PDG Maurice Freund. Oui oui, une agence de voyages qui organise des transports en avion [quelle horreur !!!!! Et le réchauffement climatique ? Et le repli sur le local ?] pour entre autres aller faire en Afrique des circuits en 4X4 [oh mon Dieu, pas le 4X4, non, pas ça !!!]

    Il y a aussi parmi les fondateurs Charles Kloboukoff, dont la « petite » entreprise résiste très bien à la crise, puisque Léa Nature surfe sur le créneau porteur des produits bio et qu’il est à la pointe du très classique processus de concentration du capital qui est actuellement à l’œuvre dans ce secteur florissant :
    http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers,1/agriculture-biologique,54/la-concentration-dans-le-bio,940.html

    « Le 20 mai dernier, le géant du bio Léa nature a pris le contrôle total d’Ekibio, dont il détenait jusqu’alors 40% du capital. Désormais, le groupe de Charles Kloboukoff pèse donc plus de 200 millions d’euros et emploie près de 1000 personnes. Il devient ainsi l’un des leaders incontestés de la transformation des produits bio en France. (…). À l’horizon 2020, son futur holding, baptisé Groupe Léa Biodiversité (et qui réunira Léa Nature et Ekibio) devrait atteindre les 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec une part à l’international de près de 10 %, notamment vers l’Asie et le continent américain. »

    Le local, on vous dit, le local.

    La sobriété heureuse, qu’on vous dit, visez petit pour être épanouis, qu’on vous dit.

    Mais il y a de aspects du message de Rabhi que son bailleur de fonds a bien enregistrés, il faut arrêter de faire du mauvais esprit :

    « Avec une croissance continue oscillant entre 10 et 30% par an depuis dix ans, le groupe affiche une augmentation de son chiffre d’affaires de 11 % pour 2013.

    Bref, Charles Kloboukoff n’est pas vraiment un adepte de la décroissance ! En tout cas, en ce qui concerne ses propres affaires. Car le discours n’est plus du tout le même lorsqu’il s’agit, par exemple, de l’Afrique. Selon lui, ce continent ne doit pas profiter du développement que l’on connaît en Occident. « Le monde occidental qui a colonisé ce continent porte une grande responsabilité dans les dérives modernistes que rencontrent les peuples africains. Nous avons tout fait pour les couper de leurs racines et les éloigner d’une vie simple et authentique. Nous avons introduit des méthodes du soi-disant développement qui ne sont pas les leurs, et ainsi suscité des tentations destructrices. L’Afrique aurait très bien pu se passer du consumérisme occidental ! », estime le businessman, qui souligne qu’« heureusement, beaucoup d’Africains vivent encore dans le détachement et la simplicité matérielle ». Autrement dit, dans la pauvreté et la misère.

    « Je suis convaincu que les produits vivants, qui se développent par eux-mêmes en puisant dans la nature les nutriments dont ils ont besoin, sont plus profitables à l’Homme que les produits sous perfusion d’intrants chimiques », déclare l’homme d’affaires. Pour lui, « ce qui nous manque le plus, c’est cette capacité à écouter la part d’irrationnel en nous. ».

    Eloge du naturel et de l’irrationnel et apologie de la pauvreté (pour les autres surtout), la pensée Rabhi n’est pas trahie par la croissance du chiffre d’affaire et l’absence de diabolisation de l’argent dont on a évidemment tous besoin, et soi-même le premier.

    Ensuite, parmi les piliers de la Fondation Pierre Rabhi, il y a fort logiquement François Lemarchand, le fondateur de la chaîne de magasins bobos Nature et Découvertes – qui a aussi par ailleurs sa propre Fondation à son nom, évidemment. Si Bill Gates en a une, il n’y a pas de raison qu’il n’en ait pas. La fortune personnelle de François Lemarchand était estimée à 45 millions d’euros en 2009 [Source : Wikipédia, article sur le bonhomme]. Sans doute François Lemarchand ne fait-il que s’efforcer d’appliquer le bon conseil que donne Rabhi dans son interview à Médiapart :

    « Souvent je rencontre des jeunes qui me demandent comment vivre dans la simplicité, avec un simple lopin de terre. Je leur réponds : « Commencez par devenir millionnaires ! » La terre est devenue tellement chère. Le foncier fait partie des sujets à repenser. »

    En attendant de « repenser le foncier » [encore une formule creuse] et de cultiver son petit lopin de terre, François Lemarchand est déjà devenu multimillionnaire. On verra après pour la suite du projet....

    A ses côtés pour soutenir l’ « insurrection des consciences » du prophète Rabhi, on trouve également Jacques Rocher, héritier du groupe de cosmétiques Yves Rocher, rien que ça. Mais attention, Jacques Rocher est un écolo, et donc il utilise le profit de l’exploitation de ses employés et de la vente de ses produits très au-dessus de leur valeur réelle pour faire planter des arbres. C’est pas pareil.

    Enfin, le tableau des mécènes Fondateurs ne serait pas complet sans une authentique princesse héritière apparentée à la famille des Grimaldi du Rocher, la ci-devant « Constance de Polignac ». Lisez dans La Croix le récit merveilleux de la rencontre fructueuse entre la « princesse écolo » et le pauvre agriculteur algérien, c’est digne des meilleurs papiers de Gala ou des plus belles histoires de la collection Harlequin :

    http://www.la-croix.com/Actualite/France/Constance-de-Polignac-ou-les-aventures-d-une-princesse-ecolo-2013-06-19-97

    Après, c’est sûr, dans le registre « La bourgeoise et le jardinier », on a le droit de préférer « L’amant de Lady Chatterley », quand même... Pour leur part, Rabhi et Constance de Polignac ont ensemble développé un projet de rénovation d’un domaine de la famille en Bretagne. Il faut préciser toutefois, par rapport au récit de La Croix, que, comme toujours, quand il est écrit des choses comme « Ils ont rénové », il faut comprendre qu’ils ont apporté le pognon et/ou leurs envies, et que concrètement ce sont les travailleurs employés qui ont vraiment rénové le domaine et créé la valeur liée à son exploitation.

    Celle-ci se présente ainsi :
    « Outre son activité hôtelière familiale de haut niveau, Kerbastic est aussi une exploitation agricole et forestière où la préservation de la biodiversité et la production biologique sont une priorité absolue. On y a même fait l’acquisition d’une jument de trait »

    On peut-être sûr qu’avec l’application des méthodes agricoles de Rabhi, le pognon qui rendra l’ensemble viable ne viendra pas de la production agricole qu’on y fait mais des dépenses luxueuses de bien être et de divertissement de bourgeois qui se sont enrichis avec le travail des autres, ce qui est appelé par La Croix une « activité hôtelière familiale de haut niveau » [sobre et heureuse]

    Bref, avec tous ses bourgeois pleins aux as dans la Fondation Pierre Rabhi, il est probable que les membres fondateurs arrivent à donner les 325 000 euros sur les 5 premières années auxquels ils se sont engagés, afin de financer l’activité de Rabhi en synergie avec ses autres structures - comme il est indiqué dans la présentation de la Fondation.

    Tout le monde l’aura donc compris : le réseau de Pierre Rabhi est une des meilleures opportunités de Greenwashing pour des capitalistes qui aiment la nature. D’ailleurs, dans le Comité Exécutif de la Fondation Pierre Rabhi, aux côtés des habituels charlatans naturopathes et écomédecins, il y a l’incontournable Serge Orru, ancien dirigeant du W.W.F. France, qui a dû quitter ses fonctions dans l’ONG sous pression interne parce que ses méthodes faisaient quand même trop mauvais genre. Il avait notamment été publiquement enfoncé dans un entretien avec Elise Lucet pour l’émission Cash Investigation, spectacle réjouissant qui n’est malheureusement plus disponible en ligne depuis la suppression du lien sur Youtube.

    Mais soyons fair-play, et reconnaissons pour finir que Rabhi ne fait pas que récolter la charité de millionnaires pour financer les activités de son réseau de jardiniers incompétents. Il sait aussi donner de sa personne, et les supports de sa parole de type livres ou DVD se vendent sans doute bien et viennent compenser ce que l’activité (très peu) productive ne parvient pas à assurer. D’ailleurs, d’une certaine manière, la parole de Rabhi elle-même est d’or, au sens propre du terme. En effet, Rabhi peut aussi avoir des caprices de diva et sait monnayer ses prêches publics à leur juste valeur (à ses yeux). Par exemple, quand la mairie de Privas en Ardèche l’a sollicité en 2012 pour participer à la semaine du développement durable, il a dû décliner l’offre. Bien qu’il se sentait alors « dans l’optimum de [ses] compétences spécifiques » [= parler pendant des heures pour brasser du vide], il était appelé en d’autres lieux, notamment à l’international – le local, on vous dit, le local- , parce que, on s’en doute, il est très demandé. Ce qui est par contre plus surprenant dans la réponse faite par une collaboratrice de Rabhi aux solliciteurs privadois, c’est leur choix de ne faire participer Rabhi qu’à un événement « en mesure d’accueillir au minimum 600 personnes et qui soit bien relayée dans les médias. », avec comme conditions (toutefois négociables) de rembourser les frais de déplacement, hôtel et nourriture pour deux personnes [normal] en plus d’un cachet de.... 1000 euros ! [Source de l’information protégée, mais bon, la ville a été gérée par la gauche, alors....]

    Pour prendre la mesure de la chose, je précise que j’organise depuis des années dans la même ville des conférences avec des intervenants universitaires dont certains sont des pointures dans leur domaine, et avec tous infiniment plus de compétences spécifiques à leur optimum que n’en a jamais eues Pierre Rabhi. Et tous l’ont fait gratuitement, sans rechigner à causer dans un café devant 20 personnes, en étant quasiment toujours logé chez l’habitant, et alors que certains refusaient même [à mon grand désarroi] de se faire simplement prendre en charge leur repas.

    Rabhi, lui, en voisin ardéchois qu’il est, n’avait en gros qu’à franchir le col de l’Escrinet pour venir délivrer son préchi-précha vide de toute information concrète et qui ne demande donc aucun travail de préparation. Pour 1000 euros et devant 600 personnes minimum...

    Conclusion : L’interview de Médiapart avec Pierre Rabhi était titrée selon ses mots : « Le développement durable est une mystification ».

    Le développement durable, je sais pas.

    Mais ce dont je suis sûr, c’est que Pierre Rabhi est une mystification.

    #les_points_sur_les_i #appeler_un_chat_un_chat

  • Les enfants peuvent changer le monde, mais ils doivent apprendre à coder (NouvelObs.com)
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1142688-les-enfants-peuvent-changer-le-monde-mais-il-doivent-appre

    Je suis sûre que si on leur donnait accès à des cours de programmation, on leur donnerait le vocabulaire et les outils nécessaires pour construire un web qui soit à leur image, qui les représentent vraiment. Tout comme ils écrivent des chansons, ou font des dessins, je voudrais qu’ils aient les moyens de s’approprier le code et de le tourner dans tous les sens, d’en faire tout sauf ce pourquoi il est prévu. C’est comme ça qu’ils inventeront et plus tard, qu’ils innoveront.

    #éducation #école #TICE #code_informatique #apprentissage #technologie #girl_power #bisounours_quand_même

  • Merci pour ce débat très riche du week end, agrégeant les problématiques de la virilité, identité masculine, oppression et prostitution sur les posts de @monolecte, @mad_meg, @aude_v et excusez moi si j’en oublie.

    Pour apporter mon petit caillou à l’édifice, cette petite photo d’une #pub_a_la_con trouvée dans ma boite aux lettres (voilà un tag qu’on pourrait faire vivre à la suite du post de @koldobika http://seenthis.net/messages/190710)

    Une photo qui illustre le commentaire d’@aude_v sur la représentation forcément genrée de la problématique des tâches ménagères
    http://seenthis.net/messages/191314#message191568 tout autant que son billet ici
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/4-Exploitons-nous-les-un-e-s-les-autres

    et enfin, pour se détendre en rigolant malgré tout sur des sujets pas marrants, ce dessin perfide de Deligne

    #sexisme #travail_domestique

  • Et la marmotte elle emballe le chocolat.

    « Nous touchons là un point de désaccord fondamental avec le raisonnement précédent : l’attitude la plus porteuse à long terme n’est pas forcément la résignation et l’alignement sur les pratiques d’autres régions du monde, mais plutôt l’exploitation de l’avance de l’Europe dans sa compréhension et sa défense des droits à la vie privée pour innover, pour proposer des solutions qui seront demandées par les citoyens de demain. »

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/25/la-vie-privee-un-obstacle-a-l-economie-numerique_3466139_3234.html

    #données_personnelles #Bisounours #Cnil #économie_numérique #GAFA