• #BlaBlaCar et son monde. Enquête sur la face cachée du #covoiturage

    Le covoiturage, c’est merveilleux : écologique, pas cher, convivial, et, grâce à BlaBlaCar, trouver un trajet ou des passagers est devenu aussi simple que de réserver un billet de train. La firme a ainsi rapidement construit un quasi-monopole sur ce mode de transport. Pourtant, derrière ce beau discours se cache une réalité moins flatteuse.

    #Fabien_Ginisty, covoitureur (4,8/5 – 30 avis) et journaliste, montre, chiffres à l’appui, comment BlaBlaCar impacte nos vies en transformant nos moindres déplacements en services ou en produits. Dans une enquête fouillée, il nous dévoile la face cachée du géant du covoiturage, entre #lobbying et montages fiscaux, bien loin de l’image altruiste et écolo que se donne la firme.

    À l’heure où l’idéologie startupiste est étroitement soutenue par l’État, ce livre nous rappelle aussi qu’il n’est pas utopique de gérer différemment le covoiturage en le considérant comme un « #bien_commun ».

    https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/hors-collection/blablacar-et-son-monde
    #livre #mobilité #transports #fisc #fiscalité

    • L’autostop était l’équivalent gratuit et non capitaliste. Mais non, il faut monnayer ses services, passer par internet, donner ses papiers et en plus enrubanner tout cela de mensonges écologiques.

  • #Traque des personnes #sans-papiers : les #bus pas chers dans le viseur

    Dans les #Flixbus et #Blablacar, moins chers que les trains, les #contrôles_d'identité et au faciès s’accentuent sur les routes de #France. Pour les personnes sans papiers, ce moyen de transport souvent privilégié est de moins en moins sûr.

    Mercredi 19 mars 2025, 10 heures, arrêt quai de Lesseps à Bayonne (64). Une quinzaine de personnes dont StreetPress attendent l’arrivée du Flixbus en provenance de Bilbao. Parmi eux, un jeune homme noir, qui ne comprend que quelques mots de Français. Il va à Toulouse (31), et s’assoit tout au fond du car. Les Pyrénées défilent par la fenêtre. Les arrêts sont brefs. Une passagère descend à Orthez (64), trois montent à Lacq (64). À Pau, alors que plusieurs se lèvent et préparent leurs sacs, le chauffeur annonce au micro :

    « Restez assis, il y a la police. Contrôles d’identité. Sortez vos documents. »

    Deux policiers, brassard orange au bras, remontent l’allée. Hormis deux ou trois cartes de voyageurs qu’ils regardent rapidement, les agents vont droit au but, vers la seule personne noire à bord, qui leur tend un papier plié. « C’est quoi ton nom ? Diallo ? En deux mots ? Guinéen ? » interroge l’un des deux, son carnet de notes ouvert. « C’est quoi ton année de naissance ? Hein ? Tu sais pas ? Tu as un sac en soute ? » Une minute plus tard, le car vert repart avec un passager en moins.

    Une priorité

    « Depuis 2019, il y a souvent des #contrôles des bus, notamment au péage des Landes », confirme Amaia Fontag, porte-parole de la fédération Etorkinekin Diakaté, un collectif d’aide aux migrants au Pays Basque. « Mais depuis l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement qui diffuse et applique des idées de la droite extrême, on constate que les contrôles se renforcent », assure-t-elle, en référence aux mesures vantées par le très droitier ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. « Désormais, il y a même des contrôles au départ du bus à Bayonne. C’est arrivé trois fois depuis février, avec à chaque fois des arrestations », note-t-elle, marquée par un déploiement spectaculaire à la fin du mois de mars :

    « Ils contrôlaient tout à la recherche de migrants. »

    Depuis les annonces sur la « #force_frontière » vantée par #Bruno_Retailleau et le Premier ministre #François_Bayrou, les grosses opérations de « contrôle des flux migratoires » se succèdent. « Ils ciblent tout moyen de transport, trains, bus, camions, voitures… », précise-t-on du côté de la police. Ainsi, le 11 avril 2025, le ministre de l’Intérieur, en déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques, est interviewé devant le péage de Biriatou et se félicite de l’interpellation de « 144 étrangers en situation irrégulière » lors du dernier déploiement de la « force », du 25 au 27 mars 2025. 350 effectifs des forces de l’ordre (gendarmerie, police et douanes) ont quadrillé une grande zone frontalière avec l’Espagne. Interrogé à l’occasion d’un reportage du Figaro, un responsable confirmait contrôler avec priorité les cars internationaux. Mais ni le ministère de l’Intérieur, ni la police nationale n’ont souhaité partager de chiffres sur les contrôles et interpellations réalisées à bord des bus.

    « Les personnes en situation irrégulière ne prennent pas le TGV »

    Si cette nouvelle force cible surtout deux zones, proches de l’Italie et de l’Espagne, les contrôles d’identité dans ces transports low-cost ne se limitent pas aux lignes internationales. Le 24 février dernier Clarisse prend le car à la gare de Paris-Bercy, direction Rennes (35). À 9 heures du matin, dans un petit village près du Mans, le #Blablabus tombent sur des gendarmes qui le somment de s’arrêter sur un parking. Cinq uniformes montent à bord : « Nous allons procéder à un contrôle d’identité. » Cette fois, l’opération est plus minutieuse, et les identités de tous les passagers sont vérifiées.

    « Devant moi, il y avait deux hommes racisés âgés d’une trentaine d’années », se rappelle-t-elle. Un des pandores leur sort que leurs documents ne « fonctionnent pas, qu’il fallait une autre pièce d’identité ». « Un des deux était en colère, car c’était vécu comme une injustice flagrante de se faire contrôler comme ça. Un autre agent est venu, et finalement, il leur a été demandé de sortir avec toutes leurs affaires. C’était le silence autour », témoigne Clarisse, qui se souvient du sentiment d’impuissance et de l’absence de réaction des passagers. Elle continue :

    « On regardait par la vitre, ça a bien duré 15-20 minutes, puis les portes se sont refermées et le bus est reparti en laissant les deux personnes avec les gendarmes. »

    « Les personnes en situation irrégulière sont plus précaires, donc elles prennent plutôt un Flixbus qu’un TGV. Il suffit d’un billet pour monter à bord, il n’y a pas la crainte des contrôleurs de la SNCF. Logiquement, les contrôles de police sont donc très fréquents. On n’a pas connaissance de directives, mais c’est vrai qu’on note un renforcement des contrôles, et ce depuis quelques années », reconnaît un communicant de la compagnie Flixbus. Sidney, originaire du Cap-Vert et « en situation illégale depuis cinq ans en France », en a fait les frais. « Je pensais voyager en sécurité dans le Flixbus, c’est pratique et pas trop cher. Et puis un jour, il y a eu un contrôle d’identité surprise. Je pensais que le voyage s’arrêtait là pour moi, mais j’ai eu beaucoup de chance, ils n’ont rien dit. Depuis ça, je me dis que c’est trop risqué. C’est épuisant d’avoir tout le temps peur. Maintenant, je prends les petites routes en voiture avec des amis, c’est moins dangereux. »

    https://www.streetpress.com/sujet/1745851197-traque-des-personnes-sans-papiers-les-bus-pas-chers-dans-le-
    #migrations #réfugiés #contrôles_au_faciès #transports

    ping @karine4

  • Chez #Blablacar, la dégringolade après l’arrêt des #primes #covoiturage

    Blablacar et #TotalEnergies avaient gonflé les vertus du covoiturage pour profiter des « #certificats_d’économie_d’énergie ». La #suspension de ce filon ultralucratif, en juin, a fait dégringoler la valeur de l’entreprise, révèle notre enquête.

    Gros coup de frein en plein excès de vitesse. La décision du Conseil d’État, il y a sept mois, de suspendre la « #prime_covoiturage » de 100 euros et l’instrument financier très lucratif qui l’accompagnait a fait perdre à l’entreprise Blablacar un quart de sa valeur. C’est ce que révèlent les chiffres dénichés par Reporterre dans le rapport financier publié le 30 janvier par le fonds d’investissement VNV, un des actionnaires de l’entreprise française.

    Cette estimation montre à quel point l’entreprise a profité des « certificats d’économies d’énergie » (#CEE). C’est un système particulièrement opaque déployé par l’État depuis 2005 et en forte croissance depuis 2022. Il consiste à faire financer par des entreprises du secteur de l’énergie des actions d’économie d’énergie. Au total, 6 milliards d’euros, ne transitant pas par les caisses de l’État et non contrôlé par le Parlement... mais bel et bien prélevé sur les factures d’énergie des particuliers. Une somme qui a mis Blablacar sous perfusion donc, et qui a aussi financé la rénovation thermique des bâtiments par exemple.

    Rappel des faits : dès 2012, Blablacar a noué un partenariat avec TotalEnergies dans le cadre de ces CEE. L’énergéticien a d’abord financé des #cartes_carburant à 20 euros distribuées aux nouveaux conducteurs, puis des #primes_de_bienvenue. Le tout, en échange de certificats d’économie d’énergie délivrés par Blablacar, que TotalEnergies présentait ensuite à l’administration pour prouver qu’elle remplissait ses obligations.

    Des #économies_d’énergie largement exagérées

    Problème : les économies d’énergie qui justifient ce montage ont été largement exagérées et insuffisamment argumentées, a estimé le Conseil d’État dans sa décision du 25 juin 2024. Blablacar, pour capter une partie la manne des CEE, et TotalEnergies pour obtenir des certificats à bon prix, ont réussi à faire adopter par le gouvernement un mode de calcul des économies d’énergie réalisée grâce au covoiturage en leur faveur. L’État ne s’est pas contenté d’écouter le duo mais a pris un décret « coup de pouce » pour encore gonfler ces économies d’énergie virtuelles.

    Au bout du compte, pour l’année 2023, chaque nouvel inscrit sur la plateforme de covoiturage longue distance était « vendu » par Blablacar comme l’équivalent de... 42 000 km de voiture évités.

    Selon les chiffres communiqués en juin par Blablacar à Reporterre, l’opération lui a rapporté 90 millions d’euros en 2023. Un tiers de cette somme a été reversé aux 491 000 nouveaux inscrits. Le géant français du covoiturage conservait néanmoins une marge de 66 % sur chaque prime.

    C’est donc une #manne conséquente qui s’est envolée depuis le mois de juin et la décision du Conseil d’État. Une réécriture du mode de calcul a été finalisée fin décembre, avec des économies d’énergie 2,6 fois moins importantes que dans la première version. Elle est désormais en attente d’une validation par l’administration, dans un climat d’incertitude politique et de guerre d’influence autour des certificats d’économies d’énergie.

    Les #finances de Blablacar sont un secret bien gardé

    Contacté par Reporterre, Blablacar reconnaît que sa rentabilité est étroitement liée aux certificats d’économie d’énergie, mais réfute toute surestimation. La décision du Conseil d’État résulte selon elle d’un défaut de justification.

    « Les certificats d’économie d’énergie ont permis de multiplier par vingt le nombre de covoiturages en dix ans, vante Blablacar. Face à l’urgence de décarboner nos mobilités, est-il acceptable de renoncer à des dispositifs pollueurs-payeurs qui ont démontré leur efficacité et qui ne pèsent pas sur le budget de l’État ? »

    Les finances de Blablacar sont un secret bien gardé. L’entreprise française est quasiment monopolistique sur le covoiturage longue distance en France et étend sa toile à l’internationale à une vitesse folle. Mais elle ne publie pas ses comptes de résultat, malgré l’obligation légale.

    Le rapport du fonds VNV, qui possède 14 % de Blablacar, permet d’estimer que la plateforme vaut, virtuellement, un total de 1,5 milliard d’euros. Et malgré une année 2024 « difficile », « en raison d’un malheureux concours de circonstances », VNV continue de voir l’avenir de Blablacar en rose. La plateforme atteint « près de 100 millions de passagers dans 22 pays » et affiche « une croissance de 20 à 25 % en 2024 par rapport à l’année précédente », écrit VNV.

    Les CEE devraient être rebranchés, à un niveau certes moindre qu’en 2023, mais dans une version « plus robuste », qui devrait « générer de la valeur pour l’entreprise », ajoute le fonds. L’Espagne se lance d’ailleurs à son tour dans le système des CEE, « ce qui transforme ce revenu […] en un modèle d’affaires. »

    Le #bilan_carbone du covoiturage en question

    Ce détonant succès financier interroge. Les #financements_publics et parapublics qui irriguent le covoiturage sont-ils justifiés ? Le bilan n’est pas simple à tirer. Les chiffres officiels, qui montrent une nette croissance du nombre de covoitureurs depuis que des primes sont distribuées, sont à relativiser. Beaucoup d’habitués du covoiturage informel se sont inscrits sur les plateformes pour profiter de la prime.

    Les vertus écologiques du covoiturage méritent également d’être questionnées. Les études sont nombreuses et parfois contradictoires, mais la plus récente, versée en novembre 2024 aux travaux préparatoires de la nouvelle fiche CEE « covoiturage longue distance », indique que le développement du covoiturage se fait principalement au détriment… du train. Le cabinet d’étude Kantar, sous l’égide de l’Ademe, l’agence gouvernementale de la transition écologique, a interrogé 11 000 covoitureurs de Blablacar. Les passagers ne sont que 11,7 % à avoir choisi le covoiturage en remplacement d’un trajet à bord de leur véhicule personnel.

    Si, grâce aux revenus tirés du covoiturage, des conducteurs décident de prendre plus souvent leur voiture, une tendance déjà observée, le bilan carbone de l’opération sera donc négatif.

    En revanche, l’augmentation du taux d’occupation des véhicules en circulation reste un axe d’amélioration identifié par la plupart des scénarios de décarbonation des transports. « C’est tout le drame de la situation : l’augmentation du taux d’occupation est indispensable pour la transition. C’est pour cela qu’il faut que le développement du covoiturage soit une politique publique, avec un pilotage dans l’intérêt général, loin de ce que font actuellement certains leaders du secteur. Une politique publique plus structurelle émerge, mais trop lentement et trop timidement », dit Thomas Matagne, président d’Ecov, une entreprise solidaire qui développe des lignes de covoiturage.

    Toujours est-il que le covoiturage figure en bonne place dans l’argumentaire de greenwashing déployé par TotalEnergies, Vinci, ou d’autres acteurs liés à la voiture. Comme un moyen de préserver une place pour la voiture dans la transition écologique.

    https://reporterre.net/Chez-Blablacar-la-degringolade-apres-l-arret-des-primes-covoiturage
    #France #opacité #green-washing

  • Jailcar, le blablacar de la taule
    https://jailcar.fr

    Les prisons sont construites de plus en plus loin des villes, et les galères de transports en commun font partie du quotidien des proches qui vont au parloir. C’est pour ça qu’un ancien détenu a créé l’application Jailcar : le BlaBlaCar de la prison. Si tu as une voiture, tu donnes ton trajet, ton horaire et la taule, et si t’en as pas, tu cherches un trajet qui correspond à ton parloir. Ça permet de partager les frais, de rencontrer des familles et de créer des solidarités. Le lien : jailcar.fr . Pour plus d’infos ou des questions, n’hésitez pas à contacter le créateur sur la page Instagram @jailcar2024.

    source : le n°60 (papier) de L’Envolée
    https://lenvolee.net
    Si tu n’as personne à visiter en taule, n’hésite pas à t’abonner au journal. Il est gratuit pour les détenu·e·s mais sa fabrication, elle, n’est pas gratuite.
    #lenvolée #prison #blablacar #parloir #jailcar

  • Derrière le succès de Blablacar, un contrat secret et des économies d’énergie surévaluées
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/04/06/derriere-le-succes-de-blablacar-un-contrat-secret-et-des-economies-d-energie


    Les locaux de Blablacar, à Paris, en septembre 2015. PATRICK KOVARIK / AFP

    L’entreprise de #covoiturage a engrangé plusieurs dizaines de millions d’euros depuis 2012 dans le cadre d’un mécanisme d’obligations environnementales approuvé par l’Etat. Une manne longtemps restée opaque, et qui s’appuie sur des calculs parfois fantaisistes.

    Pratique, écologique et même depuis peu rentable : #Blablacar, qui revendique plus de vingt millions d’inscrits en France, est érigé en modèle de start-up innovante. « Le leader mondial du covoiturage est Français : c’est une fierté ! », s’émerveillait Emmanuel Macron en 2022. Mais, pour en arriver là, la #start-up a profité d’un discret soutien avalisé par l’#Etat, à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros par an, selon les informations du Monde. Une #rente opaque dont Blablacar a été le bénéficiaire quasi exclusif pendant une décennie et continue de profiter aujourd’hui.
    L’histoire remonte à 2012. La plate-forme, alors baptisée Covoiturage.fr, cherche encore son modèle économique après six ans d’existence. Une manne inespérée lui est alors proposée par un grand groupe français : Total.
    La compagnie, devenue depuis TotalEnergies, doit se conformer à une obligation environnementale imposée par l’Etat à tous les fournisseurs d’énergie. Le pétrolier doit financer chaque année un certain nombre d’actions favorisant la sobriété énergétique, dont l’efficacité est mesurée par des #certificats_d’économies_d’énergie (CEE). Ce système de #pollueur-payeur l’oblige à rechercher auprès de structures agréées par l’Etat des « gisements » de CEE potentiels, comme des travaux d’isolation, des installations de chaudières performantes, des dispositifs de fret ferroviaire…

    https://justpaste.it/c0ouj

    Tout ça pour des trajets couteux où sous la bienveillance obligée des « évaluations » la marchandisation règne.

    #voiture #entreprise #capitalisme_de_plateforme

  • Affaire « Lafarge ». Les moyens d’enquête utilisés et quelques attentions à en tirer - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Affaire-Lafarge-Les-moyens-d-enquete-25197

    Suite aux 35 arrestations des 5 et 20 juin dernier, les entretiens menés avec les arrêté.e.s ont en partie révélé l’ampleur de ce que l’État est prêt à déployer pour traquer celleux qui s’opposent au ravage écologique et industriel. Ecoutes, filatures, logiciel espion, reconnaissance faciale, balise GPS...

    À noter que plusieurs des personnes visées par ces réquisitions ont vu leur compte en banque clôturé sans explication ou ont subit des #contrôles_domicilaires très poussés par la CAF. Une clôture de compte bancaire inexpliquée peut ainsi être un signe de surveillance.

    La police dit ne pas envoyer de réquisitions à Riseup par peur qu’iels ne préviennent les personnes concernées, et considérant que Riseup ne leur répondra probablement jamais. Cela semble confirmer que l’utilisation de fournisseurs mail militantes mettant en œuvre un certain nombre de protections et de système de chiffrement tels que #Riseup leur pose beaucoup plus de problèmes d’accès que dans le cas de fournisseurs commerciaux [6]. (Il va sans dire que l’utilisation de clés de chiffrement PGP pour les échanges de mails ajoute une couche de protection supplémentaire).

    [...] Sans tomber dans le fantasme d’une surveillance permanente et omniprésente, autant prendre un certain nombre de mesures pour se protéger du traçage policier, tout en veillant à ce que ça ne nous pourrisse pas trop la vie et que ça ne nous empêche pas de nous organiser collectivement.

    Nous travaillons à une analyse plus poussée de ces premiers éléments et d’autres. Vous pouvez nous contacter à lesmoyens @ systemli.org

    #lafarge #police #justice #luttes #enquête #SDAT #ADN #vidéosurveillance #Reconnaissance_faciale #téléphonie #fadettes #géolocalisation #logiciel_espion #IMSI_catchers #écoutes #CAF #Pôle_emploi #impôts #ANTS #blablacar ++ #SNCF #FlixBus #banques #Twitter #Facebook (refus !) #Instagram #sonorisation_de_véhicule #boîtiers_GPS #Filatures #sociétés_d'autoroute #Demande_de_photos_des_véhicules_aux_péages_autoroutiers

    • Lors de la dernière audition, à court de nouvelles déductions, Z. avait finit par me questionner à propos d’un billet de France Culture sur la dissolution des Soulèvements de la Terre, écouté le matin même dans sa voiture. Il me précise que l’éditorialiste Jean Leymarie y critique la dissolution mais interroge la « radicalisation du mouvement » : « Leymarie cite le philosophe Pascal et son adage - la justice sans la force est impuissante mais la force sans la justice est tyrannique ? Continuerez vous malgré votre mesure de garde à vue à légitimer l’usage de la violence ? N’avez vous pas peur que votre mouvement devienne tyrannique ? Allez vous vous ranger du côté de la justice ? »

      Ce qui est bien quand on est seul à faire les questions et à savoir que les réponses ne viendront pas, c’est que l’on a toujours la possibilité de se les poser à soi-même et à son corps de métier. Une semaine après nos sorties de garde à vue, des policiers tuaient une fois de plus dans la rue un adolescent des quartiers populaires, provoquant le soulèvement politique le plus fracassant qu’ait connu ce pays depuis les Gilets Jaunes, avant d’envoyer des centaines de nouvelles personnes en prison. Alors que la conséquence que les policiers en tirent quant à eux est de revendiquer aujourd’hui, avec l’appui du ministère de l’Intérieur, un statut d’exception à même de les faire échapper à la loi, la question de ce que devient la force sans la justice est tragiquement d’actualité.

    • Quand je suis emmené pour la dernière fois dans son bureau pour l’audition finale, il ne nous cache cette fois pas sa forte déception et l’étonnement des enquêteurs de ne pas avoir été suivis par la juge. L’un deux soufflera d’ailleurs à une autre personne que celle-ci est « à moitié en burn out ». Lui confirme en tout cas qu’elle a estimé que « les conditions de sérénité des débats n’étaient pas réunies ». On peut imaginer, au-delà de toute autres considérations guidant cette décision, que la juge doit à minima répugner à ce que son indépendance soit publiquement mise en débat et à ce que le doute continue à se distiller sur son instrumentalisation au profit d’une urgence gouvernementale à mettre fin aux Soulèvements de la Terre. D’autant que depuis l’affaire Tarnac, les juges d’instruction savent bien que la fragnolite peut toujours les attendre au tournant, et depuis Bure que les associations de malfaiteurs trop enflées politiquement peuvent finir en relaxe.

    • Le capitaine nous affirme d’ailleurs que justement la SDAT « cherche aujourd’hui de nouveaux débouchés » du côté de l’« écologie » et « des violences extrêmes ».

      [...]

      Z. dira à plusieurs reprises que la seule raison pour laquelle la SDAT a pu « lever le doigt » pour être chargée de l’affaire était les « tentatives d’incendies sur des véhicules de l’usine », et que « sans le feu » tout ceci serait sans doute resté dans une catégorie de délit inférieur sans bénéficier de leur attention

      [...]

      Au long des 4 jours, on constate que Z. oscille quant à lui maladroitement entre une surqualification des faits incriminés seule à même de justifier que les moyens de la SDAT soit employée dans cette affaire, et une posture opposée visant à déjouer les critiques sur l’emploi des moyens de l’anti-terrorisme à l’encontre d’actions écologistes qui peuvent difficilement être qualifiée comme telles. Il estime d’un côté que notre mise en cause de l’emploi de la SDAT dans la presse est déplacée puisque la qualification « terroriste » n’est pas retenue dans le classement de cette affaire et que la SDAT agirait ici comme un « simple corps de police ». Mais il nous exposera par ailleurs dans le détail comment seuls les moyens exceptionnels de l’anti-terrorisme ont pu permettre de mener une telle enquête et que « nul autre qu’eux » aurait été capable de fournir ce travail.

      Il faut dire que la taille du dossier d’instruction encore incomplet est de 14 000 pages, ce qui représente à ce que l’on en comprend six mois de plein emploi pour un nombre significatif de policiers, et donne une idée du sens des priorités dans l’exercice de la justice dans ce pays. A sa lecture ultérieure et en y explorant dans le détail l’amplitude des moyens qu’ont jugé bon de déployer les enquêteurs pour venir à la rescousse de Lafarge, les mis en examen constateront qu’ils avaient effectivement carte blanche. L’officier concède d’ailleurs à mon avocat que la police est, ces dernières années, une des institutions les mieux dotées financièrement du pays, et admet que leurs syndicats font quand même bien du cinéma. En l’occurrence cette manne a été mise au service de ce qui paraît être devenu ces derniers mois deux impératifs catégoriques pour le gouvernement français et les entreprises qui comptent sur sa loyauté à leur égard. En premier lieu produire une secousse répressive suffisante pour décourager toute velléité de reproduction d’un telle intrusion. Il doit demeurer absolument inconcevable que la population fasse le nécessaire et mette elle-même à l’arrêt les infrastructures qui ravagent ses milieux de vie. En second lieu, étendre encore le travail de surveillance et de fichage déjà à l’œuvre sur un ensemble de cercles jugés suspects en s’appuyant sur les moyens débridés offerts par l’enquête.

    • Il veux savoir si j’ai lu les brochures visant à attaquer les #Soulèvements_de_la_Terre, de ceux qu’il qualifie d’« #anarchistes individualistes ». Les accusations portées à notre égard y sont selon lui fort instructives et mettent en cause les faits et gestes de certaines personnes d’une manière qui s’avère sans doute pertinente pour l’enquête. C’est notamment à partir de ces fables intégralement versées au dossier que la SDAT justifie certaines des #arrestations, et fonde une partie de la structure incriminante de son récit sur ces « cadres des Soulèvements » qui resteraient « au chaud » en envoyant d’autres personnes au charbon. Ce sont d’ailleurs ces mêmes pamphlets, publiées sur certains sites militants, que le ministère de l’Intérieur reprend avec application pour fournir des « preuves » de l’existence et de l’identité de certains soit-disant « #dirigeants », et alimenter, dans son argumentaire sur la dissolution, l’idée d’un mouvement « en réalité vertical ». Z. est en même temps « bien conscient », dit-il, que ces écrits, sont « probablement l’expression de « guerres de chapelles », comme ils peuvent en avoir eux-même de services à service ». Cela ne l’empêche pas de proposer à une autre personne, arrêtée lors de la première vague, de prendre le temps de les lire pendant sa garde à vue « pour réaliser à quel point » elle se serait fait « manipuler ».

      #récit #autonomie #surveillance #police_politique #SDAT (héritage du PS années 80) #arrestations #interrogatoires #SLT #écologie #sabotage #anti_terrorisme #Lafarge #Béton

    • Lafarge, Daesh et la DGSE
      La raison d’Etat dans le chaos syrien

      https://lundi.am/Lafarge-Daesh-et-la-DGSE

      Ce mardi 19 septembre se tenait une audience devant la cour de cassation concernant l’affaire Lafarge en Syrie dans laquelle le cimentier et ses dirigeants sont soupçonnés de financement du terrorisme. Alors que le terme terrorisme plane frauduleusement autour du désarmement de l’usine de Bouc-bel-Air, voilà l’occasion d’une petite mise en perspective.

      #lafarge #daesh #dgse #syrie

  • Guerre en Ukraine : Auchan, Decathlon, Lactalis, Danone… les Français exposés
    https://www.lsa-conso.fr/guerre-en-ukraine-auchan-leroy-merlin-decathlon-lactalis-danone-les-entrep
    L’attaque dans la nuit du 23 au 24 février par l’armée russe d’un grand nombre de cibles militaires en Ukraine place sous les projecteurs l’importante activité des entreprises françaises dans le pays, en particulier les distributeurs avec la présence de 3 enseignes du groupe Mulliez (Auchan, Leroy Merlin et Decathlon) mais aussi l’industrie agroalimentaire avec des implantations pour Lactalis, Danone, Savencia, Soufflet, etc… Selon un extrait d’un document des douanes françaises, près de 160 entreprises françaises sont aujourd’hui implantées en Ukraine, employant 30 000 personnes et faisant de la France le premier employeur international en Ukraine. Elles sont présentes notamment dans la grande distribution (groupe Auchan, Decathlon), la banque (Crédit Agricole et BNP Paribas), l’agroalimentaire (notamment Louis Dreyfus, groupe Soufflet, Danone, Lactalis, Savencia, Malteurop, Limagrain), et le numérique (Ubisoft, Blablacar).


    Auchan compte 40 magasins en Ukraine dont 21 hypers pour 6000 salariés. Sur la photo un hypermarché Auhan à Kiev.

    15 entreprises agroalimentaires tricolores présentes en Ukraine
    Le site de la direction du Trésor indique par ailleurs qu’une quinzaine d’entreprises agroalimentaires et agricoles françaises sont présentes en Ukraine, plus particulièrement dans les domaines de la production, du négoce et de la transformation des céréales (Soufflet, Louis Dreyfus, Malteurop), de la transformation du lait (Danone, Lactalis, Savencia - Bongrain Zveniogorod), et de la production de semences végétales : Limagrain, MAS seeds (qui a ouvert récemment un centre de recherche à Borispil) et Euralis, groupes coopératifs ayant investi dans des unités de production.

    40 magasins Auchan, 5 Decathlon, 6 Leroy Merlin
    La distribution française est également présente en Ukraine via essentiellement des enseignes appartenant à la galaxie Mulliez. Contacté par LSA, Auchan retail qui mentionnait 26 magasins dans le pays dans son dernier rapport annuel, en compte en fait 40 aujourd’hui suite à des acquisitions notamment, dont 21 hypers, ce qui le situe au troisième rang de la distribution alimentaire locale. "Nous restons très attentifs à la situation, commente un porte parole du groupe qui ne notait néanmoins pas d’incidence sur les ouvertures de la plupart de ses magasins ce matin, précisant que l’enseigne ne compte aucun magasin dans le Donbass. Auchan emploie 6000 salariés dans le pays dont 3 expatriés (2 Français). Leroy Merlin, autre paquebot de l’Association Familiale Mulliez compte lui 6 magasins en Ukraine, 5 à Kiev 1 à Odessa. Enfin, Decathlon exploite 5 magasins en Ukraine, dont le premier a ouvert en 2019. « Nous restons attentifs, suivons et suivrons scrupuleusement les consignes gouvernementales », indique sobrement à LSA un porte-parole de l’enseigne de sport.

    Quid des activités françaises en Russie ?
    Mais pour ces trois distributeurs, ainsi que certains des industriels cités, s’ajoute un autre point de préoccupation, sans doute au moins aussi important. Quelles vont être les conséquences de la guerre pour leurs implantations et leurs activités en Russie cette fois-ci, où leurs infrastructures et leur poids économiques sont bien plus importants qu’en Ukraine. Selon son dernier rapport annuel, Auchan retail exploite 255 magasins en Russie (63 hypers, 193 supers) pour un chiffre d’affaires évalué à 4 milliards d’euros selon la presse locale, ce qui en fait le second pays du groupe après la France. L’enseigne emploie 30000 personnes en Russie, dont 25 expatriés. Pour Leroy Merlin, le pays est encore plus important. On estime que le champion français du bricolage y réalise plus de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec 112 magasins en Russie dans 56 villes selon les dernières données de l’enseigne. Quant à Decathlon, il compte 61 magasins en Russie, pays où il s’est implanté dès 2006. Est-ce que l’opposition française à la guerre contre l’Ukraine aura des répercussions directes ou indirectes sur leurs ventes et leur activité ? Bien malin qui pourra le prévoir au premier jour du conflit.

    Danone et Lactalis plus exposés en Russie qu’en Ukraine
    La Russie est aussi le pays où Danone est le plus exposé à des conséquences du conflit. Selon les données du groupe, le pays présidé par Vladimir Poutine représente environ 5% des revenus de Danone en 2021, et l’Ukraine moins de 1%. « Dans ces deux pays, nous opérons principalement dans la catégorie EDP (produits laitiers et d’origine végétale), avec un modèle principalement local, de la collecte de lait à la production et à la distribution », indique un porte-parole qui précise : Nos équipes locales suivent évidemment de près la situation et mettent en place toutes les actions nécessaires pour assurer la sécurité de nos salariés, ainsi que la continuité de nos activités."

    Chez Lactalis, les deux pays occupent également des positions non négligeables. L’industriel lavallois réalise 175 millions d’euros de chiffre d’affaires en Russie avec 4 sites de production (Istra, Belgorod, Effremov et Ekaterinbourg), 1 siège à Istra et 1900 salariés. A noter que Belgorod est proche de la frontière Ukrainienne et qu’une base militaire importante se trouve sur cette zone. Lactalis y produit localement les produits du marché russe et indique à LSA qu’il n’y a pas, à date, « de précautions particulières prises côté russe ». Comme « il n’y a pas de relations d’affaires entre la Russie et l’Ukraine depuis 2014. » L’entreprise française exploite 3 sites de production en Ukraine (Soumy / Pavlograd / Nikolaeiev) et 1 siège (Kiev) et emploie 850 collaborateurs Ukrainiens (pas d’expatriés) pour un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros. Elle y exporte vers la Géorgie, la Moldavie et les républiques d’Asie centrale. Lactalis précise à LSA qu’en Ukraine « nous nous efforcerons de maintenir notre contribution à l’alimentation des populations dans la limite d’assurer la sécurité de nos collaborateurs, fournisseurs et clients. A date, 100% de nos sites sont opérationnels et il n’y a pas de perturbation d’approvisionnement (Lait, Emballages, Ingrédients,…). En cas de risque dans les zones où des usines sont situées, nous demanderons l’arrêt de la production et le retour anticipé des salariés à leur domicile. »

    La France, 9e fournisseur de l’Ukraine
    Autre élément à ajouter aux conséquences économiques du conflit pour les entreprises françaises : le commerce extérieur avec l’Ukraine. Les douanes françaises dans le document précité précisent que la France est le 9ème fournisseur de l’Ukraine avec une part de marché de 2,8 %, en hausse constante par rapport à son niveau d’avant crise (2,2% en 2013). Le total des échanges commerciaux entre la France et l’Ukraine atteint 1,8 Md€ en 2019, en forte augmentation par rapport à 2018 (1,5 Md€). La France occupe notamment de solides positions sur les segments des produits chimiques, parfums et cosmétiques (35,4% de nos exportations en 2019), des équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (19,1%, dont plus des deux tiers correspondant à des machines agricoles et forestières), des matériels de transport (9,2%), des produits pharmaceutiques (8,8%) et des produits agricoles (8%). Les biens importés en France en provenance d’Ukraine sont essentiellement des produits agricoles et agroalimentaires (66,2%).

    groupe #Mulliez #Auchan #Leroy Merlin #Decathlon #Lactalis #Danone #Savencia #Soufflet #Crédit_Agricole #BNP_Paribas #Louis_Dreyfus #groupe_Soufflet #Danone #Malteurop #Limagrain #Ubisoft #Blablacar #Bongrain #Limagrain #MAS_seeds #Euralis #lavallois #Ukraine #Russie #agroalimentaire

  • « Comprendre les logiques à l’œuvre dans le succès d’Airbnb »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/10/comprendre-les-logiques-a-l-uvre-dans-le-succes-d-airbnb_6025423_3232.html

    L’économiste Mehdi Farajallah détaille, dans une tribune au « Monde », les constantes du moteur de recherche de la plate-forme, mais aussi ses biais de discrimination, qui expliquent la réussite des uns et les difficultés des autres. Bien sûr, celui qui dispose d’un appartement à deux pas de la Tour Eiffel trouvera plus facilement des locataires sur Airbnb – et à un tarif bien plus élevé – que celui dont le logement se situe sans une zone sans attrait touristique. Mais les déterminants du succès des (...)

    #Airbnb #Blablacar #eBay #Leboncoin.fr #algorithme #discrimination #marketing #profiling #racisme (...)

    ##sexisme

  • Benoît Thieulin : « Les plates-formes numériques se pensent comme de nouveaux Etats »
    https://www.alternatives-economiques.fr/benoit-thieulin-plates-formes-numeriques-se-pensent-de/00088834

    Transports, information, commerce, télécommunications… La liste des secteurs tourneboulés par les géants du numérique ne cesse de s’allonger. Alors que les services numériques gagnent la plupart des domaines de nos sociétés, ils sont pour beaucoup gérés par des entreprises étrangères. Se pose alors une question de souveraineté. C’est du moins le constat que dresse Benoît Thieulin, fondateur de La Netscouade, président du Conseil national du numérique de 2013 à 2016 et membre du Conseil économique, social et (...)

    #Apple #Google #Blablacar #booking.com #Facebook #Twitter #Spotify #algorithme #smartphone #iPhone #manipulation #terms #domination #données (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##concurrence ##publicité ##solutionnisme ##BigData ##GAFAM ##Safe_Harbor

  • Taxe sur les géants du net : le gouvernement s’efforce d’épargner les sociétés françaises
    https://www.numerama.com/politique/469105-taxe-sur-les-geants-du-net-le-gouvernement-sefforce-depargner-les-s

    Près de 30 grands groupes du numérique devront payer cette taxe de 3 % sur leur chiffre d’affaires réalisé en France. Le gouvernement espère générer environ 500 millions d’euros par an. Le calendrier de la taxe sur les géants du numérique se précise. Le projet de loi sera présenté en conseil des ministres le mercredi 6 mars, a déclaré en début de semaine le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. L’objectif poursuivi par le gouvernement avec ce nouveau prélèvement, qui ne concernera qu’une (...)

    #Apple #Google #Airbnb #Amazon #booking.com #Facebook #Uber #bénéfices #taxation #profiling #Criteo #Darty #Pagejaunes.fr #Blablacar (...)

    ##Leboncoin.fr
    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2016/04/silicon-valley-season-2.png

  • Mobicoop, alternative à Blablacar et à son monde, veut faire du co-voiturage un « bien commun »
    https://www.bastamag.net/Mobicoop-alternative-a-Blablacar-et-a-son-monde-veut-faire-du-co-voiturage

    En proposant un service au départ gratuit, Blablacar a rapidement construit un monopole quasi-total sur le covoiturage hexagonal. 15 millions de Français paient désormais, à chaque trajet, une commission au prix fort, qui a permis à l’entreprise d’investir dans 22 pays et de racheter Ouibus, la filiale en difficultés de la SNCF. Véritable « bien commun » pour certains, le covoiturage pourrait cependant être géré différemment. C’est ce que tente de lancer une poignée de citoyens, en créant Mobicoop, une (...)

    #Inventer

    / A la une, Economie partagée et gratuité, #Transports

    #Economie_partagée_et_gratuité

  • Data : la SNCF, la RATP, Transdev et Blablacar s’allient pour contrer Google - Tourisme - Transport
    https://www.lesechos.fr/amp/46/2110546.php

    Face au péril représenté par les géants américains du numérique, plusieurs grands noms du transport français ont décidé de mettre de côté leurs rivalités pour travailler à une mise en commun de leurs données. Selon nos informations, la SNCF, la RATP, Transdev (le groupe de transport public contrôlé par la Caisse des dépôts) et BlaBlacar ont signé juste avant l’été un protocole d’accord portant sur la création d’un « data warehouse », littéralement un « entrepôt de données » qui centraliserait les informations des quatre opérateurs sur leur activité, et notamment les horaires théoriques mais aussi en temps réel.

    Les quatre acteurs ont choisi cette démarche de « coopétition » (coopération dans la création du socle de données commun, compétition pour en tirer le meilleur) afin d’assurer l’ouverture de leurs données transport dans des conditions qui ne constituent pas une aubaine pour Google et consorts.

    #Open_data #Données_transport

  • Pour un #Covoiturage #Libre sans blabla car c’est un bien commun !
    https://framablog.org/2017/06/29/pour-un-covoiturage-libre-sans-blabla-car-cest-un-bien-commun

    Le partage de véhicule pour faire ensemble un trajet est une pratique déjà ancienne : les moins jeunes se souviennent des globe-trotters le pouce levé,des trajets entre copains serrés à l’arrière de la 4L et… bref vous voyez le tableau, inutile … Lire la suite­­

    #Internet_et_société #Libres_Services #Non_classé #Association #BiensCommuns #Blablacar

  • Uber, Airbnb, Blablacar... : l’économie de l’avenir ? Stéphane Sirot et Matthieu Lietaert Radio Campus Lille - EulBCE - Les Amis du Monde Diplomatique de Lille Janvier 2017 _
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/uber-airbnb-blablacar-l-economie-de-l-avenir-stephane-sirot-matthieu-li

    Le lundi 16 janvier 2017, les Amis du Monde Diplomatique de Lille organisaient une conférence débat à Villeneuve d’Ascq : « Uber, Airbnb, Blablacar... : l’économie de l’avenir ? » avec la participation de Stéphane Sirot et Matthieu Lietaert.


    Enfants, on nous explique quand on sort de table qu’il ne faut jamais partir les mains vides... Ce serait dommage d’effectuer un trajet entre la salle à manger et

    la cuisine à vide, alors qu’il reste tant de vaisselle sale à ranger et qu’on est muni de bras pour la porter. Avec la Silicon Valley, dont certains ont remarqué récemment que ses entrepreneurs étaient obnubilés par les services qui pouvaient remplacer leur maman, c’est un peu pareil. On nous encourage à combler le moindre espace inoccupé et la moindre parcelle de temps mort en participant par là-même à la bonne marche de l’économie.

    Pourquoi rentrer chez soi à pied sans prendre sur son chemin un colis qu’on livrerait à un voisin ? nous demande Amazon, qui envisagerait selon le Wall Street Journal de lancer aux États-Unis le service « On my way », dans lequel les particuliers remplaceraient les entreprises de livraison pour le dernier kilomètre. Cette solution lui permettrait de réduire des frais de logistiques qui s’envolent. Pourquoi, alors qu’on roule seul dans sa voiture, ne pas accepter de prendre un collègue ou un passant qui se rend au même endroit ? nous propose Uber.

    Quoi de commun entre Uber, Airbnb, Blablacar ou Drivy ?
    Ces plateformes sont les fleurons de ce qu’on appelle l’« économie du partage » ou « collaborative ».


    Ces pratiques économiques en vogue ont été rendues possibles par les nouvelles technologies : Internet et les réseaux sociaux. Est-ce qu’elles ne représentent pas l’avenir à la fois souhaitable et inévitable, de telle façon qu’il faudrait simplement les réguler ? D’ailleurs, est-ce qu’elles ne vont pas dans le sens de l’intérêt des consommateurs : souplesse, réactivité, « convivialité », et même caractère écologique ?

    Pourtant, des problèmes importants se posent, de deux types, au moins : d’abord, quelles sont les conditions de travail et les droits de ceux qui travaillent, sans statut, pour certaines plateformes ? Il semble qu’elles font plutôt penser au passé qu’à l’avenir...

    Ensuite, une société fonctionne aussi grâce aux impôts qui permettent l’existence de services publics, qui eux-mêmes rendent possible l’activité économique. Or, qu’en est-il de ces nouvelles formes d’activité économique au regard de l’impôt ? Bref, avant de se précipiter vers tout ce qui est « moderne », « nouveau », « numérique », il faut sans doute réfléchir, examiner, faire le tri pour voir quel est le meilleur parti que l’on peut tirer des progrès techniques, des opportunités qu’ils offrent, et éviter les régressions qu’ils peuvent favoriser.

    STÉPHANE SIROT , https://fr.wikipedia.org/wiki/Stéphane_Sirot historien français, enseignant l’histoire politique et sociale du XXe siècle à l’Université de Cergy-Pontoise et l’histoire et la sociologie http://www.cevipof.com/fr/l-equipe/les-chercheurs/chercheurs-associes/bdd/equipe/211 du syndicalisme et des relations sociales https://www.franceculture.fr/personne/stephane-sirot à l’Institut d’administration des entreprises de l’Université de Nantes

    et
    MATTHIEU LIETAERT http://leblogdocumentaire.fr/webdoc-matthieu-lietaert-ou-lart-du-rebond , docteur en sciences politiques, coréalisateur du film The Brussels Business, co-fondateur de l’habitat groupé L’Echappée et co-fondateur du supermarché participatif BEES Coop , http://bees-coop.be/actualites auteur de Homo Coopérans 2.0 http://www.homo-cooperans.net – Changeons de cap vers l’économie collaborative.

    The Brussels Business de Matthieu Liétard
    https://www.youtube.com/watch?v=55U-ia9wYVk

    Le fil du débat 
- Présentation
    – 4mn30 Matthieu Lietaert
    – Une autre économie

    Historique

    Les acteurs de la mondialisation

    Les nouveaux réseaux
    
Le Libéralisme

    13 mn l’économie collaborative.
    Sur le plan politique aucun débat.

    – 23 mn Stéphane Sirot - L’économie collaborative et les sociétés salariales
    
La contre offensive contre les salariés
    
Economie collaborative et lutte des classes
1936-1946 L’évolution du salariat

    33 mn Uber, la fin du compromis fordien

    36 mn Dé-construction du salariat
    
39 mn Syndicalisme

    42 mn Prolétariat - Robotariat. Le retour au 19 ieme

    45 mn De la suppression des emplois

    48 mn Réaction du corps social
    – 51 mn Le futur, 3 solutions
    
Survie et adaptation

    Réformisme

    Retour au droit à la paresse

    – 53 mn Matthieu Lietaert - Rappel sur l’économie du partage

    – 57 mn QUESTIONS 1
    
63 mn Robotisation

    70 mn Réponses de Stéphane Sirot
    
Que peut faire le Syndicalisme ?

    Les révoltés d’UBER

    Pouvoirs politiques
    
Réaction d’UBER
    
Démembrement des droits sociaux
    
80 mn Revenu universel

    – 83 mn QUESTIONS 2

    Revenu universel

    Réponse de Matthieu Lietaert
    – Organisons la contre hégémonie
    – 91 mn Réponse de Stéphane Sirot
    
L’obsession de la notation

    De la sacralisation du travail

    – 94 mn QUESTIONS 3
    
De l’union contre UBER

    Capitalisme numérique et économie

    Economie collaborative


    99 mn Réponses

    – 101 mn QUESTIONS 4
    
Le nouvel ordre économique mondial
    
Résistance Belge aux changements des droits sociaux

    106 mn Se ré-approprier la 4 iéme révolution industrielle

    Economie collaborative et financement des services publics
    
Obsolescence programmée

    – 109 mn Réponse de Matthieu Lietaert
    
Régularisation
    – Biens communs
    – 116 mn Réponse de Stéphane Sirot
    
Utopisme, confrontation au système social dominant.

    #uber #airbnb #blablacar #Economie #Avenir #Stéphane_Sirot #Matthieu_Lietaert #Amis_du_Monde_Diplomatique #Radio #Radio_libre #Radio_Campus_Lille #Audio

  • L’avenir des économistes / C’est l’heure de l’mettre Radio Campus Lille - MERCREDI 15 FEVRIER 2017 à 18H30
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/l-avenir-des-economistes

    Des siècles qu’ils expliquent et nous appliquent leurs méthodes. Doctes et solennels, ils ont prévu le retour de la croissance et un taux de chômage juste comme il faut, des entreprises responsables et des « collaborateurs » ad hoc. A condition...

    A condition de réformer. Mais ce n’était jamais assez fort, ça n’allait jamais assez vite, et le petit personnel politique n’avait jamais assez de volonté pour aller « au bout des réformes ».

    Maintenant, et alors que toutes leurs prédictions et toutes leurs expertises finissent d’agoniser, les voici découvrant « l’économie de l’avenir ». C’est toujours la fuite en avant, mais en plus rapide, et les yeux fermés. C’est la seule voie. Pour l’avenir des économistes déjà...


    Et ça y est : ils ont leur candidat. Chimiquement pur, à la tête d’une start-up politique, ni de gauche ni de gauche, il est l’incarnation du marché, vu à la télé, en tête de gondole comme des sondages. Ça y est : il n’y a plus de politique, il n’y a plus d’histoire, il n’y a plus d’obstacles, il n’y a que de l’avenir. Plein.
    Les recettes sont modernes : la saignée toujours, et la purgation. Mais cette fois, jusqu’à ce qu’avenir s’ensuive.
    _ (Stéphane Sirot, https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Sirot historien du syndicalisme, intervenait le 18 janvier dernier à Villeneuve d’Ascq, sur la question suivante : Uber, Airbnb, Blablacar... l’économie de l’avenir ? Nos micros et leurs enregistreurs numériques étaient présents. Au-delà des odes béates psalmodiées par des économistes sans avenir ni passé, Stéphane Sirot inscrit les nouvelles formes de travail dans l’histoire des luttes sociales, dans l’histoire de la lutte des classes. Aussi enthousiasmant qu’un meeting de Macron, mais avec du contenu en plus... L’absence de pensée et de contenu étant également un signe des temps, nous poserons de fait la question de l’avenir des économistes. C’est l’heure de l’mettre !)
    L’heure de l’mettre

    Le fil de l’émission *

    – Le fabuleux générique

    – 3mn05s Ephéméride : Sainte B.A.C.

    – 11mn L’actualité du grand cirque économiste, Théo
    
- 33mn : Stéphane Sirot : Uber, Airbnb, Blablacar... l’économie de l’avenir ?

    – 78 mn Rubrique cassette, 13 Octobre 1999 Jean Marie Honoré avant son procès pour Occupation des ANPE (Pole emploi).

    #Uber #Airbnb #Blablacar #économie #avenir #Stéphane_Sirot #Syndicalisme #macron #Audio #Radio #Ephéméride #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille

  • L’économie collaborative est-elle raciste ? | Usbek & Rica
    https://usbeketrica.com/article/l-economie-collaborative-est-elle-raciste

    Si les plateformes ont la capacité technique d’agir contre les discriminations, il n’est sans doute pas souhaitable qu’elles le fassent seules, en dehors des structures politiques et sociales et des utilisateurs eux-mêmes. Et puis il y a peu de chances qu’elles puissent, à elles seules, anéantir le fléau de la discrimination, là où la justice, les associations, les législateurs, etc., échouent déjà depuis tant d’années. Pour autant, l’agrégation des données comportementales des différentes plateformes pourrait constituer la base d’un observatoire statistique sans précédent pour les chercheurs, voire le fondement d’un organisme de contrôle. Encore faut-il pouvoir veiller à ce qu’un tel organisme agisse conformément aux libertés et aux droits fondamentaux.

    #BlaBlaCar #AirBnB #InclusiveDesign

  • Carte de télépéage gratuite pour les « covoitureurs » Blablacar
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/26/des-peages-gratuits-pour-les-covoitureurs-blablacar_4601372_3234.html

    Le sujet du prix des #péages sur les autoroutes a suscité beaucoup de débats en France ces derniers mois. Pour atténuer ce coût, nombreux sont celles et ceux qui jouent la carte du partage avec d’autres passagers. Ce réflexe contribue au succès du covoiturage. Le marché, dominé par la #start-up française Blablacar, suscite désormais la convoitise des grands groupes.

    Après le pétrolier Total, qui offre un bon de 20 euros aux nouveaux automobilistes- « covoitureurs », la société #Vinci Autoroutes, concessionnaire de plus de 4 300 kilomètres d’#autoroutes en France, a conclu avec #Blablacar un partenariat inédit, révélé jeudi 26 mars.

    Pour encourager leurs clients à emprunter les autoroutes tout en « covoiturant », la PME et le grand groupe, secoué ces derniers mois par la saga du prix des péages, dévoilent un arsenal de mesures.

    Les automobilistes qui remplissent régulièrement les sièges libres de leur voiture disposeront gratuitement d’une carte de #télépéage. (...)
    Mais Vinci Autoroutes ne devrait-il pas plutôt encourager les multiples passages au péage plutôt que de pousser les voyageurs à se regrouper ?

    Non, rétorque Olivier Alamo, directeur du marketing de Vinci Autoroutes : « Si on ne fait rien pour encourager le #covoiturage, ou si on essaie de le contrer, les gens prendront le #train pour les longues distances. » La #concurrence entre la route et le fer bat son plein

    #commerce #tous_propriétaires (d’un bail locatif, d’une voiture jetable, d’un compte paypall, etc.)

    • J’ai arrêté de faire du covoiturage après 5 ans de bons et loyaux services. Marre de se faire prendre pour un taxi, de risquer sa vie et celles de ses voyageurs, de polluer, de ne plus faire de rencontre parce qu’après tout je me fais du fric sur le dos de mes voyageurs qui exigent plus de places pour étendre leurs jambes quand ils dorment, d’aller plus vite puis notent ensuite si j’ai ou non conduit correctement ou si je suis « exceptionnelle »… Autant au début l’esprit convivial régnait, il semblait à chacun de mes voyageurs partir dans une belle aventure de partage, autant le #consumérisme s’est instauré depuis que les coûts ont augmenté drastiquement (+15% en un an) qu’il faut payer par CB d’avance (au lieu de pouvoir accorder une réduc au besoin) et que le monopole est acquis par blabla_moncul, basta, #ras_le_bol.

    • un outil (très peu utilisé malheuresement, donc pas très efficace !) de covoiturage libre (à l’ancienne comme blablacar avant ds le bon vieux temps)... :
      http://www.covoiturage-libre.fr/recherche.php

      car je partage entièrement votre avis (et la SNCF, qui a rachté blabla car) se fait 5euros par trajet (de 350km env.) ce qui fait un chiffre d’affaire de 7 ou 8 millions par ans pour maintenir un site web, et quelques assurances sûrement, pas mal pour eux !

    • @ant1 pour la petite histoire (ça ne retire rien au site mais bon ça m’a refroidi), j’avais au début proposé mon aide technique gracieuse, je me suis fais envoyer bouler de façon méprisante, et je suppose malheureusement, parce que je suis une femme.
      En substance ça donnait
      « C’est pas toi ma petite xxx, qui va m’apprendre comment un logiciel fonctionne. »
      Bref …