• #Black_Panthers (1/2)

    L’#histoire captivante de l’une des organisations les plus subversives et controversées du XXe siècle. D’inspiration marxiste-léniniste, les Black Panthers s’imposèrent comme une alternative radicale au mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King. Mêlant archives rares et nombreux témoignages, une plongée coup de poing au cœur du « #Black_Power ».

    Oakland, #Californie, 1966. Un an après les #émeutes de #Watts, à #Los_Angeles, deux étudiants, Huey P. Newton et Bobby Seale, fondent un collectif d’#autodéfense pour surveiller les actions de la police dans le ghetto noir. En devenant, la même année, un mouvement politique de libération afro-américaine, le Black Panther Party (BPP) se fait le porte-voix d’une communauté brutalisée dans une Amérique dominée par les Blancs. D’inspiration marxiste-léniniste, l’organisation s’impose comme une alternative radicale au mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King. En parallèle à ses « #programmes_de_survie » (petits déjeuners gratuits pour les enfants, dispensaires…), elle revendique un penchant pour l’insurrection. Slogans, coupe afro, poing levé : les Black Panthers ouvrent un nouvel imaginaire de lutte pour la communauté noire. Le FBI, effrayé par l’aura du mouvement, y compris auprès de la jeunesse blanche, intensifie le contre-espionnage. L’arrestation de Huey P. Newton, mis en cause dans l’assassinat d’un policier, déstabilise l’organisation. En 1968, en réaction au meurtre de Martin Luther King, son porte-parole #Eldridge_Cleaver refuse de se rendre après un duel avec la police. Il s’exile à Alger et y crée la section internationale du parti.

    « Give More Power to the People »
    De son avènement au cœur des sixties à sa chute impitoyable, le réalisateur Stanley Nelson retrace l’histoire captivante et méconnue des Black Panthers. Luttant contre la suprématie blanche et le capitalisme, ses membres ont marqué l’imaginaire collectif par la radicalité de leur militantisme, leur rhétorique à la fois agressive et fédératrice mais aussi leurs codes vestimentaires et leur manière révolutionnaire d’occuper l’espace public. Au son seventies et groovy du titre « Give More Power to the People » des Chi-Lites, ce documentaire restitue la beauté rageuse du mouvement sans occulter ses tourments et parts d’ombre – violence et bataille d’ego – au moyen d’archives colossales et d’interviews fouillées de militants, d’agents du FBI ou d’historiens. Il rappelle aussi que son point de départ – la violence policière – est toujours d’actualité.

    https://www.arte.tv/fr/videos/098427-001-A/black-panthers-1-2

    #insurrection #violence #auto-défense #violences_policières #avant-garde #Oakland #oppression #apparence #image #Black_is_beautiful #look #médias #aide_sociale #auto-défense_armée #COINTELPRO #BPP #FBI #machisme #genre #journal #Martin_Luther_King #Algérie #mouvements_de_libération #Huey_Newton #Bobby_Seale

    #film #film_documentaire #documentaire

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  • Blouses blanches et panthères noires, entretien avec Alondra Nelson
    https://vacarme.org/article2293.html

    Sur un aspect méconnu de l’activisme des Black Panthers à partir de la fin des années 1960 : leur combat pour l’accès aux soins et l’ouverture de cliniques communautaires dans les quartiers noirs. Dans ces lieux, les soins étaient dispensés par des médecins et des infirmières ralliés à la cause mais également par les militants eux-mêmes qui s’étaient emparés des savoir-faire médicaux. (Janvier 2021 : Alondra Nelson vient d’être nommée dans l’administration Joe Biden.) Source : Vacarme, 2013

  • ‘Solidarity, Not Charity’: A Visual History of Mutual Aid

    Tens of thousands of mutual aid networks and projects emerged around the world in 2020. They have long been a tool for marginalized groups.

    2020 was a year of crisis. A year of isolation. A year of protest. And, a year of mutual aid.

    From meal deliveries to sewing squads, childcare collectives to legal aid, neighbors and strangers opened their wallets, offered their skills, volunteered their time and joined together in solidarity to support one another.

    Tens of thousands of mutual aid networks and projects have emerged around the world since the Covid-19 pandemic began, according to Mariame Kaba, an educator, abolitionist and organizer. During the first week of the U.S. lockdown in March 2020, Kaba joined with Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez to create Mutual Aid 101, an online toolkit that educates and empowers people to build their own mutual aid networks throughout their buildings, blocks, neighborhoods and cities. Emphasizing a focus on “solidarity, not charity,” mutual aid is all about cooperation because, as the toolkit puts it, “we recognize that our well-being, health and dignity are all bound up in each other.”

    “Mutual aid projects are a form of political participation in which people take responsibility for caring for one another and changing political conditions,” says Dean Spade, a trans activist, writer, and speaker. “Not through symbolic acts or putting pressure on representatives, but by actually building new social relations that are more survivable.”

    While many are engaging with mutual aid for the first time this year, there is a rich history and legacy of communities — especially those failed by our systems of power — coming together to help each other survive, and thrive. Here are nine examples from history.

    https://www.bloomberg.com/news/features/2020-12-22/a-visual-history-of-mutual-aid?srnd=premium

    #solidarité #entraide #mutual_aid #charité #BD #Noirs #Philadelphie #USA #Etats-Unis #FAS #New_York_Committee_of_vigilance #Frederick_Douglass #NYCV #femmes_noires #Noires #Callie_House #mutual_aid_society #mutualisme #CCBA #Landsmanshaftn #sociedades_mutualistas #histoire #racisme_structurel #Black_Panthers #free_breakfast_program #young_lords_garbage_offensive #chicken_soup_brigade #Tim_Burak #Buddy_network

    ping @karine4 @isskein

  • L’exil paisible des Black Panthers de Normandie
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/10/02/l-exil-paisible-des-black-panthers-de-normandie_6054539_4500055.html

    RécitLe 31 juillet 1972, un commando de Black Panthers détourne un avion de ligne américain. La France fera un relatif bon accueil à ces militants des droits civiques en refusant leur extradition et en offrant une seconde chance à deux d’entre eux, Melvin et Jean McNair, qui se sont bâti une nouvelle vie à Caen.

    Sur les cartes postales distribuées en plein Paris figurent les « Quatre de Fleury », référence à la plus grande prison d’Europe, en banlieue parisienne. Un surnom pour quatre visages, tous afro-américains : Joyce Tillerson, 25 ans ; George Brown, 32 ans ; Jean et Melvin McNair, 30 et 28 ans, en couple. Nous sommes fin 1976, ces membres des Black Panthers, des militants radicaux des droits civiques, sont emprisonnés depuis mai, en attente de leur procès. L’« opération cartes postales » est une idée de leur comité de soutien qui vient tout juste de voir le jour. « Depuis la prison, Jean et moi avons écrit à plus d’une centaine de personnalités en vue », raconte aujourd’hui Melvin McNair, 72 ans.

    Plusieurs répondent à l’appel, comme le président d’Amnesty International, ou les leaders du Parti socialiste unifié (PSU). A leurs côtés, de nombreuses célébrités : Yves Montand, Jean-Paul Sartre, James Baldwin et même Guy Bedos. Ils activent leurs réseaux, lèvent des fonds, glissent des encouragements par médias interposés et soutiennent Melvin McNair et ses « collègues » dans l’écriture d’un livre pour les éditions du Seuil, depuis la prison. Nous, Noirs américains évadés du ghetto…, annoncera la couverture à sa sortie, en 1978.

    La France tient bon

    L’Amérique veut juger Melvin, Jean, Joyce et George, qui risquent là-bas la peine de mort. Au mieux, la prison à vie. Pour Washington, ce sont des « criminels dangereux ». Pour Paris, ce sont des Black Panthers. Loin des premiers discours pacifistes de Martin Luther King, ces activistes sont prêts à prendre les armes pour se défendre face à un Etat américain jugé raciste et violent.

    L’administration du président républicain Gerald Ford insiste auprès du ministre français de l’intérieur de l’époque, Michel Poniatowski : un an plus tôt, la France avait refusé l’extradition vers les Etats-Unis de deux autres pirates de l’air, Roger Holder et Cathy Kerkow, passés à l’acte en 1972 afin d’obtenir la libération d’Angela Davis – soupçonnée d’avoir fourni les armes d’une prise d’otages visant à libérer George Jackson, un autre membre des Black Panthers, elle fut acquittée en 1972. En l’espace de quelques années, plus d’une centaine d’avions seront détournés aux Etats-Unis pour des raisons politiques.

    « Je disais aux jeunes : “Attendez, on peut s’en sortir. Moi, j’ai fait de plus grosses conneries que vous, et ils ne me croyaient pas au début ! » Melvin McNair

    Si la gauche défend les « Quatre de Fleury » publiquement, la droite le fait plus discrètement. Des diplomates français s’immiscent dans certaines tractations à l’étranger, pour tenter d’alléger la pression exercée sur les dirigeants français. « On m’avait dit que le président Valéry Giscard d’Estaing nous soutenait », insiste Melvin.

    Lors du procès, leur avocat Jean-Jacques de Félice détaille longuement les conséquences du racisme institutionnel sur la vie quotidienne de ses clients, les brimades subies et l’absence totale de perspectives dans un pays fracturé par des siècles de discriminations. Les quatre mis en cause sont des « symboles de la répression », pointe-t-il. La salle d’audience est émue et le juge refuse l’extradition, acceptant la valeur politique de leur action. Pour Melvin McNair, c’est « une première victoire ».

    Engagés auprès de la jeunesse de Caen

    Place Jean-Letellier, centre-ville de Caen. Ce vendredi 18 septembre 2020, plusieurs dizaines de personnes sont réunies par l’association « Caen à ELLES » pour la présentation de leur nouveau projet : renommer des rues de la ville d’après des personnalités féminines qui ont marqué la région.

    Parmi les plaques – « la seule vissée », indique en souriant Pauline, la présidente du groupe – on lit « Jean McNair, Black Panther et médiatrice de quartier à Caen, 1946-2014 ». Dans l’exposition prévue par l’association, les poèmes de l’ancienne militante, décédée prématurément des suites d’un AVC, s’étalent sur un pan de mur accompagnés d’une illustration représentant son visage souriant. « Elle était incroyable », s’éclaire Melvin McNair.

    « Quand on arrive, j’embrasse la terre », se rappelle Melvin McNair. Le rêve se craquelle lorsque les autorités algériennes contraignent Melvin et ses compagnons à rendre l’argent de la rançon ainsi que l’avion aux Etats-Unis. Les alliances géopolitiques sont mouvantes et le président Houari Boumediene aimerait recoller les morceaux avec Richard Nixon. Les tensions montent entre la petite dizaine de Black Panthers encore sur place.

    Melvin est convoqué par le ministre des affaires étrangères de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, qui le met en garde : lui et ses amis se feraient manipuler par leurs propres leaders et risqueraient d’être extradés aux Etats-Unis. Dans la foulée, Johari et Ayana, les enfants, sont renvoyés chez leurs grands-parents et, pour Melvin et Jean, le retour à la réalité est rude : « Finalement, c’était dangereux. Il fallait partir. »

    Grâce à l’organisation Solidarité, dirigée par Henri Curiel, fils d’un banquier du Caire devenu communiste et militant des luttes d’indépendance, Jean et Melvin se faufilent en France après un crochet aux Pays-Bas, à l’aide de faux passeports. Solidarité sert de soutien logistique à des « groupes victimes de discriminations », grâce à des journalistes, des médecins ou des hauts fonctionnaires qui ont rejoint ses rangs.

    Une époque où la droite elle-même avait un sens de l’État, de l’engagement ou de la fraternité qui a pleinement disparu. Même Hollande (la droite de gauche), tout à sa trouille devant l’Amerikkke n’a rien fait pour Snowden.

    En détention provisoire, les « Quatre de Fleury » sont désormais au centre de l’attention : ils reçoivent de l’argent de la part de leurs soutiens pour acheter du café et les sœurs de l’aumônerie passent les voir très régulièrement. Elles mettent même Melvin et Jean McNair en contact avec des gens qui pourraient les aider quand ils sortiront de prison. Parmi eux, le haut fonctionnaire Yves Chaigneau, bientôt un « père spirituel » pour le jeune Melvin.

    L’économiste, successivement en poste auprès de plusieurs ministres et secrétaires d’Etat comme Jacques Chaban-Delmas, Lionel Stoléru ou Jacques Delors, ne laissera jamais tomber les anciens Black Panthers. « Dès que j’avais un problème, je l’appelais, se souvient Melvin, et comme il était haut gradé tout s’arrangeait. » Plus tard, Rémy Pautrat sera un autre protecteur. Le directeur de la DST de 1985 à 1986 – surnommé le « James Bond français » par la CIA, qui l’a formé – prendra soin des McNair.

    #Black_Panther #Caen #Melvin_McNair #Jean_MacNair #Autre_époque

  • Fred Hampton, l’étoile filante des Black Panthers - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Fred-Hampton-l-etoile-filante-des

    Californie, 1966. En réponse aux violences policières se crée le parti des Black Panthers. Deux ans plus tard, un jeune leader charismatique émerge à Chicago : Fred Hampton, vite fauché dans son sommeil par les balles de la police, le 4 décembre 1969, à l’âge de 21 ans. À travers cet assassinat et un long cortège d’autres, le message de l’Amérique blanche est limpide : « Il faut faire comprendre aux jeunes Noirs modérés que s’ils succombent à l’enseignement révolutionnaire, ils seront des révolutionnaires morts », disait Edgar Hoover, patron du FBI. Récit.


    #black_panthers #fred_hampton #cqfd

  • Crip-Camp : un documentaire qui donne les clés de l’émancipation
    https://beaview.fr/actualites/crip-camp-documentaire-qui-donne-cles-emancipation

    https://youtu.be/OFS8SpwioZ4

    En rappelant l’histoire des luttes menées par les personnes handicapées pour leurs droits aux Etats-Unis, ce film est reçu en France comme un outil de prise de conscience et de mobilisation. La non-mixité, mais aussi le sentiment d’appartenir à un groupe, ou encore le contexte des années 70, ont permis à ces revendications d’émerger.

    pas vu mais très envie de voir.

    via @elisarojasm sur cui.

  • [COURT-MÉTRAGE] « Black Panthers » d’Agnès Varda à voir sur mk2 Curiosity - TROISCOULEURS - Accès libre
    https://www.troiscouleurs.fr/le-festival-a-la-maison/court-metrage-black-panthers-dagnes-varda-a-voir-sur-mk2-curiosity

    En 1968, au moment où ouvriers et étudiants français bouleversent l’ordre en place en France, Agnès Varda se tourne vers une autre révolte, celle du Black Panther Party aux États-Unis, à Oakland. Dans un documentaire radical et déterminé, elle évoque la répression policière en adoptant le ton révolutionnaire des militants qu’elle filme. À voir gratuitement pendant une semaine sur mk2 Curiosity, en partenariat avec Ciné-Tamaris.

    Agnès Varda débarque aux États-Unis à l’automne 1967 pour présenter son film Les Créatures dans un festival de San Francisco, et elle en profite pour commencer sa période américaine : Uncle Yanco (1967), Lions, Love And Lies (1969)… Le producteur Tom Luddy, qui dirigeait la Pacific Film Archives, lui fait alors rencontrer les responsables du Black Panther Party, alors que les manifestations autour du procès de Huey Newton, cofondateur de l’organisation avec Bobby Seale, battent leur plein à Oakland.

    Une émission de télévision française profite de la présence de Varda sur place pour lui commander ce reportage sur le sujet, Black Panthers, qui ne sera finalement pas diffusé – pour ne pas réveiller les feux de mai 1968 – on était à l’automne 1968. « C’était un moment éphémère où le Black Panther Party était encore cohérent, organisé, avec un programme en dix points et un entraînement militaire. Ils étaient persécutés par les pigs [les flics, ndlr] qui n’hésitaient pas à briser leurs vitrines. Je m’avançais vers eux avec un accent bien français et je disais : “French televi­sion.” C’était un mot magique à l’époque » nous confiait-elle en 2014, lors de la ressortie en salles du film.

    #black_panther_party_for_self_defense #black_panthers #1968 #agnès_varda #huey_newton

  • « Black Panthers » d’Agnes Varda (1968)
    Disponible pendant une semaine !
    https://www.troiscouleurs.fr/curiosity-by-mk2

    En août 1968, Agnès Varda vit en Californie. Où qu’elle soit dans le monde, sa soif d’engagement est intarissable. Par solidarité pour le mouvement des Black Panthers, et au moment du procès de l’un de leurs leaders, Huey Newton, elle emprunte une caméra aux étudiants activistes de Berkeley et file à Oakland, pour dénoncer cette affaire. Une fois de plus, elle nous donne une belle leçon cinématographique, d’engagement politique et artistique. (En partenariat avec Ciné-Tamaris).

    #agnes_varda #oakland #black_panthers

  • Avec la video dedans, natürlich.

    [COURT-MÉTRAGE] « Black Panthers » d’Agnès Varda - TROISCOULEURS
    https://www.troiscouleurs.fr/le-festival-a-la-maison/court-metrage-black-panthers-dagnes-varda-a-voir-sur-mk2-curiosity

    Agnès Varda débarque aux États-Unis à l’automne 1967 pour présenter son film Les Créatures dans un festival de San Francisco, et elle en profite pour commencer sa période américaine : Uncle Yanco (1967), Lions, Love And Lies (1969)… Le producteur Tom Luddy, qui dirigeait la Pacific Film Archives, lui fait alors rencontrer les responsables du Black Panther Party, alors que les manifestations autour du procès de Huey Newton, cofondateur de l’organisation avec Bobby Seale, battent leur plein à Oakland.

    Une émission de télévision française profite de la présence de Varda sur place pour lui commander ce reportage sur le sujet, Black Panthers, qui ne sera finalement pas diffusé – pour ne pas réveiller les feux de mai 1968 – on était à l’automne 1968. « C’était un moment éphémère où le Black Panther Party était encore cohérent, organisé, avec un programme en dix points et un entraînement militaire. Ils étaient persécutés par les pigs [les flics, ndlr] qui n’hésitaient pas à briser leurs vitrines.

  • Il movimento delle Pantere Nere - Wikiradio del 04/12/2015
    http://www.rai.it/dl/portaleRadio/media/ContentItem-f6c989dd-9486-49d6-b827-600887510e2d.html

    l 4 dicembre #1969 a #Chicago viene ucciso dalla polizia #FredHampton, leader delle Pantere Nere con Paolo Bertella Farnetti

    Repertorio

    – alcuni estratti da un documentario dedicato al movimento delle Pantere Nere, trasmesso all’interno del programma tv Boomerang - Ricerca in due sere (RAI, 30 luglio 1970)

    – un breve estratto da una puntata di La storia siamo noi dal titolo «Hoover: i segreti dell’FBI» (RAI 3, 10 giugno 2003)

    – un tg americano del settembre 1968 che riferisce la definizione del movimento delle #BlackPanthers come «la più grande minaccia interna per la nazione» data dal capo dell’ #FBI, John Edgar Hoover (fonte: YouTube)

    Brani musicali

    – «The end of silence» di Elaine Brown, cantrice del movimento delle Black Panthers di cui entrò a far parte nel 1969 ricoprendo diversi incarichi importanti (dall’album Seize the Time, ed. Vault 1969)

    – «The Panther», dallo stesso album di Elaine Brown

    – «The Meeting» di Elaine Brown, che divenne l’inno nazionale del movimento

    #podcast #wikiradio #RaiRadio3 #usa #afroamerique #blackcommunity #racism

  • Grèce : le gouvernement conservateur relance la #chasse_aux_réfugiés

    À peine arrivé aux affaires, le nouveau Premier ministre conservateur Kyriakos #Mitsotakis veut renforcer les contrôles aux frontières et accélérer la déportation des réfugiés présents dans les îles grecques vers la Turquie. À #Athènes, les #contrôles_au_faciès musclés se multiplient. Les ONG sont très inquiètes.

    Les mots ont leur importance, surtout dans un pays où plus d’un million d’hommes et de femmes ont débarqué sur les îles de la mer Egée. Avant l’arrivée au pouvoir d’Aléxis Tsípras, en 2015, les politiques grecs ne parlaient jamais de « réfugiés » mais systématiquement de « clandestins ». Le gouvernement Syriza a été le premier à instaurer un ministère de l’Immigration pour répondre à la problématique des quelques 60 000 réfugiés vivant en Grèce, souvent dans des conditions très difficiles.

    Dès son arrivée au pouvoir, après les élections du 7 juillet, le nouveau Premier ministre conservateur Kyriákos Mitsotákis a remis en cause cette politique d’accueil, en supprimant ce ministère et en attribuant le dossier de l’immigration au ministère de la Protection du citoyen, qui gère également l’ordre public, les questions sécuritaires et les forces de l’ordre... Dans les rangs de l’opposition de gauche mais aussi des associations de défense des droits de la personne, la décision choque. « Inclure l’immigration et la gestion des institutions pénitentiaires dans le même ministère de la Protection des citoyens m’inquiète. Cela signifie que le gouvernement considère tous ces sujets par le seul prisme de la répression », a notamment dénoncé sur Twitter l’ancien maire socialiste d’Athènes Giorgos Kaminis.

    Onze ONG et collectifs de défense des droits de la personne ont aussi tiré la sonnette d’alarme le 19 juillet dans un communiqué commun. « L’asile et les migrations ne sont pas une question d’ordre public et de sécurité mais une question relative à la protection internationale, à l’intégration social et au droit. Les réfugiés et migrants font partie de la société grecque et ne doivent pas être considérés comme une menace à l’ordre public. Les définir ainsi revient à les stigmatiser et à les exposer à des comportements violents et racistes. »

    Durant la campagne électorale, Kyriakos Mitsotakis avait promis de « renforcer les contrôles aux frontières », et de « distinguer les demandeurs d’asile qui peuvent prétendre au statut de réfugiés et rester en Grèce des autres, qui doivent être renvoyés en Turquie ». Dans le programme du nouveau Premier ministre, on ne trouve aucune mention d’une politique d’intégration. Le ministre du Travail a d’ailleurs annulé dès sa nomination un décret permettant aux réfugiés et aux immigrés d’obtenir facilement un numéro de sécurité sociale, indispensable pour avoir accès aux hôpitaux et aux écoles.

    « C’est une mesure raciste », s’est offusqué le mouvement antiraciste KEERFA. « On va limiter l’accès des personnes pauvres, des femmes, des enfants réfugiés, des handicapés aux hôpitaux, aux écoles et à tous les services publics », dénonce KEERFA, qui appelle le gouvernement à revenir sur cette décision. L’exécutif avait promis de publier un nouveau décret sur la question mais un mois plus tard, cela ne semble toujours pas d’actualité. Une autre mesure fait polémique : l’attribution d’une allocation familiale de 2000 euros pour tout enfant né en Grèce mais avec la condition que l’un des deux parents soit grec !

    Le retour des mauvais jours

    Dans le centre d’Athènes, où résident de nombreux réfugiés et immigrés, les contrôles policiers se sont renforcés depuis l’arrivée au pouvoir de Kyriakos Mitsotakis. 130 policiers d’une #brigade_spéciale appelée les #Black_Panthers mènent des #contrôles_d’identité dans le métro et dans les rues. L’ONG Human Right Watch (HRW) s’inquiète « d’un retour aux mauvais jours ». En effet, en 2012, des milliers d’immigrés étaient contrôlés, arrêtés et détenus de façon injustifiée et souvent victimes de violences dans les commissariats d’Athènes. HRW réclame un encadrement légal de ces contrôles qui ne peuvent pas être menés sur des critères discriminants. L’ONG demande aussi une formation spéciale pour les policiers de cette brigade.

    Le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) a enregistré l’entrée en Grèce de quelque 18 400 réfugiés et migrants au premier trimestre 2019, de plus en plus de personnes passant par la frontière terrestre de l’Evros avec la Turquie : 72% des arrivées ont été enregistrées à cette frontière. Les ONG s’inquiètent d’un durcissement de la politique migratoire et des consignes données aux forces de l’ordre. Début juillet, 59 réfugiés ont été victimes de pushbacks vers la Turquie : ils ont été renvoyés de force sur l’autre rive de l’Evros, note Refugee support Aegean.

    Le contexte actuel en Turquie demande pourtant de prendre des précautions particulièrement importantes avant de renvoyer des migrants dans ce pays, comme le prévoit l’accord signé en mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie. Le Conseil grec pour les réfugiés et 26 autres ONG rappellent que « plus de 6000 réfugiés et migrants ont été récemment arrêtés à Istanbul », pour être renvoyés à la frontière voire en Syrie même, notamment dans des zones de guerre proches d’Idlib.

    « Nous appelons l’UE et les États membres à reconnaître que la Turquie n’est pas apte à fournir la protection nécessaire aux réfugiés selon la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés, à cesser en conséquence tout renvoi vers la Turquie et à suspendre l’accord de mars 2016 », écrivent ces organisations dans un communiqué publié début août. Les mois prochains, les ONG suivront de près et avec inquiétude la politique migratoire du gouvernement, notamment la situation tragique sur les îles de la mer Egée où des milliers de réfugiés continuent de s’entasser dans des conditions atroces.

    https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=Gr%C3%A8ce+%3A+le+gouvernement+conservateur+rela
    #chasse_aux_migrants #migrations #asile #réfugiés #violences_policières #racisme #xénophobie #police #contrôles_policiers

    #2019_comme_2012 —> pour rappel, article que j’avais écrit en 2012 pour @lacite et @visionscarto :
    À Athènes, (sur)vivre dans la terreur


    https://visionscarto.net/a-athenes-survivre

    • Greece: Athens Police Plan Raises Fears of Abuse

      Past Sweeps Led to Indiscriminate Crackdown on Marginalized Groups.

      The Greek government’s new policing plan for central Athens sounds like a return to the bad old days.

      It includes an operation called “Operation Net” that will see some 130 armed police officers, incongruously dubbed the “Black Panthers,” patrolling metro stations in Athens.

      Given Greece’s history of abusive police sweeps, Operation Net sounds alarm bells about a possible new wave of human rights violations by the police in the capital.

      A 2012 crackdown in Athens known as Operation Xenios Zeus led to police detaining tens of thousands of people presumed to be irregular migrants solely on the basis of their appearance, violating human rights law. People who appeared to be foreigners were subject to repeated stops, unjustified searches of their belongings, insults, and, in some cases, physical abuse.

      In research I conducted for Human Rights Watch in 2014 and 2015, I found police used identity checks as a tool to harass people they consider undesirable, such as people who use drugs, sell sex, or people who are homeless. In many cases, the police confined people in police buses and police stations for hours, even though there was no reasonable suspicion of criminal wrongdoing, and then sometimes transported them elsewhere and released them far from Athens’ center.

      Greece has a duty to improve security on the streets for everyone. But the Greek authorities also have an obligation to ensure they don’t abuse people’s rights in the process. That requires appropriately circumscribed police stop-and-search powers with clear and binding guidelines for law enforcement officers so they can be held accountable for their use. Guidence should include the permissible grounds for conducting a check and for taking a person to a police station for further verification of their documents.

      Police officers conducting these checks also need appropriate training and equipment. And the Greek government should ensure diligent investigations of allegations about police abuse and hold anyone found responsible to account.

      To make a real difference and increase the sense of security for everyone in central Athens, without discrimination, the new government should avoid invoking problematic laws and practices on stop and search likely to make the already difficult lives for vulnerable groups on the streets of Athens much harder.

      https://www.hrw.org/news/2019/08/05/greece-athens-police-plan-raises-fears-abuse

    • Athens police poised to evict refugees from squatted housing projects

      A self-governing community in central Athens which has helped house refugees is threatened by a government crackdown.
      https://i.guim.co.uk/img/media/ee4353e3aa86a9372a631da8b45f5d2b8e0961f5/0_234_3543_2126/master/3543.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=5b7383bbb2653fe12b8e0a

      It’s just after 5am in the central Athens neighbourhood of Exarcheia. A group of Afghans and Iranians are sitting down together for breakfast in the middle of the street, with a banner that reads “No Pasaran” (“They shall not pass”) strung between the buildings above their heads. They laugh and joke as they help themselves to bread and cheese pies from the communal table.

      The public breakfast is outside Notara 26, a self-organised refugee accommodation squat. Since opening in September 2015, at the height of the refugee crisis, it has provided shelter to over 9,000 people. These ‘‘Breakfasts of Resistance” – held in the early hours when police-led evictions are most likely – have become daily events since Greece’s New Democracy government assumed office in July.

      A promise to “restore law and order” was one of the campaign themes that swept the right-wing party to power. Swiftly making good on this, on 8 August plans to evict all 23 refugee and anarchist squats in Exarcheia were announced.

      If carried out, by the end of the month they will have put an end to Athens’ experiment with autonomous urban governance and its grassroots refugee solidarity network, which currently houses over 1,000 people.

      Ringed by university buildings, Exarcheia has long been the home of Greece’s intellectual left, antiauthoritarian and anarchist movements.

      https://i.guim.co.uk/img/media/5f9bda30d3a5ee8559d52b78984e01187b598690/0_0_5760_3456/master/5760.jpg?width=860&quality=85&auto=format&fit=max&s=a429ca443f8a22d149e39f

      Passing the squads of riot police who stand constant guard on Exarcheia’s perimeter underlines that this is not a typical neighbourhood. It is the site of regular skirmishes between teargas-wielding police and molotov-cocktail hurling youths who are eager to vent their frustration at Greece’s dire economic and political situation.

      Yet, in a country where far-right and state violence against migrants is well-documented, the lack of visible police presence inside Exarcheia and its vocal antiracist stance have created a place of relative sanctuary.

      “I am so happy here, I feel safe,” explains Sana*, a squat resident from Afghanistan. “Here we work together and have a good life.”

      Thousands of refugees arrived in Athens in summer 2015. Seeing little response from the state, the anarchist squat movement in the area (which dates back to the 1980s) resolved to open empty buildings in Exarcheia to house refugees. Notara 26 was the first, and was soon joined by others, founded on the same principles of autonomous self-organisation.

      The squats offer a viable alternative to official refugee camps, hotspots and detention centres, whose conditions have been widely condemned by international observers.

      https://i.guim.co.uk/img/media/830b3b3cf2ce79dfbdca1023466d19a53bff2da8/0_448_6720_4032/master/6720.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=7626556c6e905546489695

      “I visited the camps as a volunteer,” explains Saif*, a 31-year-old recognised refugee from Gaza who lives in a squat. “You’re not a refugee there, you feel like you are in prison – and they’re full. [The squat] is important for me because I feel more like home, I feel a little more human. We have space to sleep, neighbours and a neighbourhood around us.”

      In opposition, New Democracy attacked the Syriza administration’s handling of the refugee crisis, capitalising on security fears and frustration at Greece having to shoulder a disproportionate share of responsibility.

      In government, they have stepped up border enforcement,have for the moment revoked asylum seekers’ rights to access health and social security services, and dissolved the ministry of migration, transferring responsibility for refugees to the ministry of citizen protection, which also oversees the police.

      https://i.guim.co.uk/img/media/46cc286db6cda987f0137da84aa5c9fd75b71d7a/0_84_2500_1500/master/2500.jpg?width=860&quality=85&auto=format&fit=max&s=9b6fadf95df3adde6ef1fa

      However, it was under Syriza that the strategy of criminalising the refugee squats began. A wave of evictions by heavily armed police occurred in early April affecting over 300 people. Most squats in Exarcheia operate under a no drugs/no alcohol policy. Yet, timed simultaneously with nearby anti-drug operations, most media reports connected the squat evictions with drug dealing.

      Promising to “clean up Exarcheia,” New Democracy’s rhetoric has conflated drug dealers, criminals, anarchists and migrants. One of the government’s first actions was the controversial repeal of the academic sanctuary law, which incoming prime minister Kyriakos Mitsotakis claimed made campuses crime hotspots and no-go zones for police. Critics saw the move as an attack on political liberties and Exarchia, rather than on crime.

      Drug dealers and criminal gangs have exploited the lack of visible law enforcement in Exarcheia. Local activists have made many attempts to improve the situation around the square, such as planting trees, organising screenings and concerts, and making night patrols, but many acknowledge the situation has deteriorated in recent months.

      Together with the squat evictions and anti-drug operations, authorities have announced plans that include repainting graffiti-covered areas and improving street lighting – none of which require evictions, activists argue. The Hellenic Police refused to comment on specific operations.

      Despite ongoing threats, no evictions have yet occurred this summer. However, there has been a noticeable escalation of police activity in the area, with almost daily operations on and around the square.

      Those arrested for immigration violations have been taken into detention. New Democracy have announced they will start deporting failed asylum applicants.

      https://i.guim.co.uk/img/media/de046d5fed86f81881c8be0048ad9b7db3278a5f/0_0_2500_1499/master/2500.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=1d2fb0d3801c49f47d516f

      “They have used criminality, prejudice towards refugees and even accusations of terrorism to discredit the left resistance in Exarcheia,” says Panos*, an activist who helped open Notara 26 back in 2015. “Personally, I don’t think they will be successful. The political cost will be great and where are they going to relocate all the refugee children and families? The camps are full.’’
      Athens under pressure: city races to clear port’s refugee camp before tourists arrive
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      Athens has emptied for the summer. Shops are closed and it feels like a hot and sticky ghost town. But on Exarcheia Square, there is a palpable air of tension, as those gathered know another police operation could occur at any moment.

      Around the corner, the boarded-up Azadi squat, empty since the April evictions, has been covered with a mural depicting anarchists facing off against riot police and the slogan: “Exarcheia will win.” Time will tell.

      *Names of interviewees have been changed to protect their identities. Notara 26 did not agree to participate in this article.

      https://www.theguardian.com/cities/2019/aug/26/athens-police-poised-to-evict-refugees-from-squatted-housing-projects?C

    • #Exarcheia sous #occupation_policière !

      Ce que nous vous annoncions depuis un mois et demi vient de commencer ce matin, peu avant l’aube :

      EXARCHEIA SOUS OCCUPATION POLICIÈRE

      Le célèbre quartier rebelle et solidaire d’Athènes est complètement encerclé par d’énormes forces de police : de nombreux bus de CRS (MAT), des jeeps de la police antiterroriste (OPKE), des voltigeurs (DIAS), des membres de la police secrète (asfalitès), ainsi qu’un hélicoptère et plusieurs drones.

      Lieu unique en Europe pour sa forte concentration de squats et d’autres espaces autogérés, mais aussi pour sa résistance contre la répression et sa solidarité avec les précaires et migrants, Exarcheia était dans le collimateur du gouvernement de droite depuis son élection le 7 juillet. Le nouveau premier ministre Kyriakos Mitsotakis en avait fait une affaire personnelle, d’autant plus qu’il avait été raillé début août pour ne pas avoir réussi à atteint son objectif de « nettoyer Exarcheia en un mois » comme il l’avait annoncé en grandes pompes.

      Ce matin, 4 squats ont été évacués : Spirou Trikoupi 17, Transito, Rosa de Fon et Gare. L’offensive concerne pour l’instant la partie nord-ouest du quartier, à l’exception notable du squat Notara 26, réputé mieux gardé et très important symboliquement pour le quartier en tant que premier squat historique de la « crise des réfugiés » au centre ville d’Athènes.

      On compte pour l’instant une centaine d’arrestations, ainsi que des agressions brutales contre des personnes tentant de filmer. Seuls les médias de masse au service du pouvoir ont l’autorisation de couvrir l’événement.

      Au total, il y a 23 squats dans Exarcheia plus 26 autres autour du quartier, soit un total de 49 concentrés sur une zone assez petite. 49 squats auxquels il faut ajouter d’autres types de lieux autogérés, dont certains en location (Espace Social Libre Nosotros, magasin gratuit Skoros, etc.) ainsi que des dizaines de logements particuliers regroupant des groupes de militant.es, souvent près des terrasses pour permettre un accès au-dessus des rues.

      Sur les squats qui se trouvent précisément à l’intérieur d’Exarcheia, 12 sont des squats d’hébergement pour les réfugié.es et migrant.es et les 11 autres sont des squats de collectifs politiques anarchistes et antiautoritaires (même si la plupart des squats de réfugié.es sont aussi évidemment très politiques, à commencer par le Notara 26 et Spirou Trikoupi 17 avec des assemblées directes et beaucoup de liens avec le reste du mouvement social).

      Dans les squats de Spirou Trikoupi 17 et Transito (que les valets du pouvoir sont maintenant en train de murer), plus d’une quinzaine d’enfants ont été arrachés à une existence paisible et heureuse pour être subitement envoyés dans des camps. Ces sinistres camps sont insalubres et surpeuplés, les migrant.es y sont mal nourri.es et souffrent des variations de températures, subissent des humiliations et parfois des tortures, et Mitsotakis exige de surcroît qu’ils soient tous bien fermés et, à l’avenir, complètement coupés du reste du territoire.

      Le visage de l’Europe ne cesse de se durcir à l’instar de ce qui se passe également sur les autres continents. Cette évolution toujours plus autoritaire du capitalisme conduit à nous interroger sur ce qu’annonce l’ère actuelle : l’offensive contre les poches d’utopies couplée à l’enfermement des boucs émissaires rappelle des heures sombres de l’Histoire.

      Le monde entier devient fasciste et la Grèce en est, une fois de plus, l’un des laboratoires.

      Mais rien n’est fini. Septembre arrive bientôt. Les jobs saisonniers se terminent. Le mouvement social se rassemble et s’organise à nouveau. Des lieux comme le Notara 26 et le K*Vox sont sous haute surveillance. Des ripostes se préparent, ainsi que plusieurs grands événements mobilisateurs. L’automne sera chaud à Athènes.

      Résistance !

      Yannis Youlountas

      http://blogyy.net/2019/08/26/exarcheia-sous-occupation-policiere

      ##Exarchia

    • Message de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, le 27.08.2019:

      143 réfugiés de deux squats de la rue #Spirou_Trikoupi furent interpellées dont 51 femmes et 35 enfants. Dans un autre squat furent interpellées et finalement arrêtées trois personnes, deux grecs et un français. Aucune trace n’a été détecté ni d’explosifs, ni d’armes, ni de drogue. La grande majorité de 143 réfugiés sont de demandeurs d’asile. 9 d’entre eux n’ayant pas de papiers, risquent d’être expulsés. Les autres après vérification de leurs papiers, ont été logés à l’hôtel, en attendant d’être transférés à un camp ou une autre structure d’accueil, déjà surpeuplée.
      M. Balaskas, représentant de la Confédération Hellénique des fonctionnaires de police, avait comparé la police grecque à un aspirateur particulièrement puissant que serait en mesure de faire disparaître toute « poubelle » du quartier d’Exarchia. En guise de rectification, il avait ajouté, que les réfugiés seraient une poussière très gênante. Ces déclarations ont provoquées un tel tollé de réactions, que la direction de police hellénique a été obligée de les transmettre au Procureur et d’ordonner l’ouverture d’une enquête interne.

    • Migrants « poussière » et squatters « ordures » : un policier grec risque des poursuites

      La police grecque a annoncé avoir saisi ce mardi le parquet d’Athènes après les déclarations du vice-président du syndicat des policiers, qui avait qualifié d’« ordures » les squatters à Exarchia, un quartier libertaire d’Athènes, et de « poussière » les migrants qui y résident.

      Un vaste #cou_de_filet a eu lieu lundi dans ce quartier, situé près du centre-ville, au cours duquel quatre squats ont été évacués et 143 migrants, dont de nombreuses familles avec enfants, ont été interpellés et conduits dans un hôtel d’Athènes. Connu pour sa mouvance anarchiste et l’occupation de nombreux bâtiments abandonnés surtout après la crise des migrants de 2015, le quartier d’Exarchia est souvent le théâtre d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre. Décrivant cette opération dans un entretien à la télévision Skaï lundi, Stavros Balaskas, vice-président de la Fédération panhellénique des employés de la police (Poasy), a indiqué qu’« un aspirateur électrique silencieux de nouvelle technologie a été mis en marche, c’est-à-dire la police, qui va graduellement absorber toutes les ordures d’Exarchia ».

      Après qu’un journaliste de la Skaï eut tenter de l’inciter à rectifier ses propos, Stavros Balaskas a poursuivi : « On ne veut pas dire que les ordures sont les migrants, qui sont (seulement) une poussière, qui pourrait avoir un caractère gênant ». « On veut dire les vraies ordures qui se trouvent dans dix autres squats (d’Exarchia ndrl) » qui « seront également évacués prochainement » et où « se trouvent de durs criminels, des anarchistes extrémistes et des gens d’extrême gauche », a-t-il lancé. Après une enquête administrative ordonnée au sein de la police contre lui, Stavros Balaskas est revenu sur ses propos en précisant qu’il a utilisé le terme « ordures » pour qualifier le « comportement de certaines personnes ». « Je n’aurais jamais qualifié d’"ordures" ou de "poussière" les gens », a-t-il assuré sur la télévision Star lundi soir. Il a rappelé que la police ne pouvait pas avoir d’accès dans le passé dans ces squats où la criminalité et le trafic de migrants sont fréquents.

      Répondant aux critiques de l’opposition de gauche qui accuse le nouveau gouvernement de droite de « durcissement » de la politique migratoire, le porte-parole du gouvernement Stelios Petsas a expliqué ce mardi que l’objectif de l’opération à Exarchia était « de combiner la sécurité et les conditions humaines de vie des migrants ».

      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/migrants-poussiere-et-squatters-ordures-un-policier-grec-risque-des-poursui

  • Elaine Mokhtefi, mémoire militante du tiers-mondisme
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/130719/elaine-mokhtefi-memoire-militante-du-tiers-mondisme

    À 90 ans, Elaine Mokhtefi raconte dans un livre ses années passées à Alger, lorsque celle-ci était la « capitale de la révolution ». Dans cet entretien filmé, elle revient sur cette expérience unique, au cœur des combats anticoloniaux de l’époque.

    #Nos_débats_et_entretiens_vidéo #Black_Panther,_Alger,_tiers-mondisme,_Algérie,_Elaine_Mokhtefi

  • The 1970s Political Activist Who Invented Penis Pants
    https://www.messynessychic.com/2013/08/01/the-1970s-political-activist-who-invented-penis-pants

    Introducing Eldridge Clever, Presidential candidate, writer, political activist, a prominent early leader of the Black Panthers, oh and inventor of the penis pants.

    One of those rare internet back alley gems, I came across this innovative design from the 1970s and just had to share it with you. The penis pants you never asked for, solve all sorts of problems according to their late inventor, Eldridge Cleaver, such as ‘fig-leaf mentality’.


    “Clothing is an extension of the fig leaf — it put our sex inside our bodies,” Cleaver told Newsweek in 1975. “My pants put sex back where it should be.” The Black Panthers frontman and radical intellectual came up with the idea while living in Paris in exile after fleeing charges from a confrontation with the police in 1968.

    He took out an ad in the classifieds of the International Herald Tribune seeking investors and manufacturers for his collection that outlined the wearer’s genitals in a ‘sock-like codpiece’. ”Millions in profits envisioned,” the advertisement read¹.

    A campaign badge for Cleaver’s 1968 Presidential campaign.

    A controversial media figure and former Presidential candidate in 1968 for the Peace and Freedom Party, Eldridge took every opportunity to model the pants himself for the press, but few publications would print photographs of the provocative design.

    Despite creating quite the stir on the 1970s male fashion scene, shockingly the penis pant was never a great commercial success. Cleaver’s questionable design did little to help his reputation with the press, who were quick to paint the former revolutionary turned fashion designer as an ageing civil rights activist gone a little … well, cuckoo.

    So there you have it, penis pants.

    It should also be noted that Eldridge Cleaver later became a Mormon.

    Je suis pas d’accord avec l’article qui traite Eldridge Cleaver de zinzin, ca me semble une bonne idée pour le #disempowerment masculin.
    #virilité #pénis #mode #black_panthers

  • Surprenante, Camélia Jordana publie une chanson contre la violence policière, en anglais, Freddie Gray. Le clip inclut aussi des références à Adama Traoré, Trayvon Martin, et d’autres :
    https://www.youtube.com/watch?v=Gfk17qVtjSY

    A ajouter à la compilation de plus de 160 chansons consacrées aux flics, keufs, condés, poulets, cognes, porcs, cafards et argousins :
    https://seenthis.net/messages/576637

    #Musique #Musique_et_politique #Camélia_Jordana #USA #France #brutalité_policière #violence_policière #Freddie_Gray #Adama_Traoré #Trayvon_Martin #Michael_Brown #Mohamed_Boukrourou #Zyed_et_Bouna

  • Dans « Algiers, Third World Capital », la journaliste américaine Elaine Mokhtefi raconte l’effervescence révolutionnaire de la capitale algérienne, devenue dans les années 1960 le point de rencontre entre les activistes africains-américains et les mouvements de libération du continent.
    https://www.jeuneafrique.com/631284/societe/revolutionnaires-black-panthers-mouvements-de-liberation-la-vie-trepid
    #Elaine_Mokhtefi #Black_Panther #Algérie


    Parade de femmes artistes lors de l’ouverture du premier Festival panafricain d’Alger (Panaf), le 21 juillet 1969. © APS/AFP
    https://www.jeuneafrique.com/mag/418291/politique/alger-servait-de-refuge-aux-militants-africains-americains

  • Elbert Howard, a Founder of the Black Panthers, Dies at 80 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/07/26/obituaries/elbert-howard-a-founder-of-the-black-panthers-dies-at-80.html?emc=edit_th_1

    Elbert Howard, who was a founder of the Black Panther Party and, as its spokesman, in the thick of some of the most tumultuous events of the late 1960s and early ’70s — but who was most enthusiastic about its social-service and community-organizing work — died on Monday in Santa Rosa, Calif. He was 80.

    His wife, Carole Hyams, confirmed the death. She said he had been ill for some time but did not specify a cause.

    Mr. Howard, widely known as Big Man because of his linebacker’s build, did not have the high profile of the Panther leaders Bobby Seale, Huey P. Newton or Eldridge Cleaver as the group, which was formed in Oakland, Calif., in 1966, went national and took on issues like police brutality and racial injustice.

    As the group’s deputy minister of information, Mr. Howard was often quoted when the more prominent party figures were on trial or in the news for other reasons. (The minister of information, Mr. Cleaver, was in exile overseas.)

    But in a 2004 interview with the website of the PBS documentary series “POV,” when Mr. Howard was asked to name something people did not appreciate about the Black Panthers, he replied:

    “People didn’t understand what our survival programs really meant: schoolchildren’s breakfasts, feeding the hungry. Those programs helped immediate problems. They were also organizing tools.

    “The Panthers themselves weren’t the only ones in those programs,” he continued. “We got the community involved, teaching them how to become self-reliant, whereas the government wouldn’t help with problems. It was about us helping ourselves.”

    #Black_Panthers #Politique_USA

  • https://offensivesonore.blogspot.fr/2018/03/lola-lafon-mercy-mary-patty.html

    [O-S] Lola Lafon : Mercy, Mary, Patty

    Emission du 30 mars 2018. En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée contre rançon par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause, à la stupéfaction générale de l’establishment qui s’empresse de conclure au lavage de cerveau.

    #audio #radio #offensive_sonore #Patricia_Hearst #Lola_Lafon #1974 #lutte_armée #indentité #féminisme #patriarcat #enlèvement #syndrôme_de_stockolm #roman #révolutionnaire #black_panthers

  • Black Panther contre l’Atlantide noire

    Afrofuturismes, Internationalisme révolutionnaire et Capitalisme Noir

    Par Asad Haider

    Traduit par Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/black-panther-contre-latlantide-noire

    Les blockbusters (« bombes de gros calibre », au sens littéral) lâchés sur le monde par Hollywood sont autant de purs moments de divertissement que de véritables usines à mythes, forgeant les imaginaires et influençant nos représentations. L’adaptation cinématographique par les studios Disney des aventures du tout premier super-héros noir, Black Panther , ne fait pas exception. L’engouement sans précédent de la communauté africaine-américaine pour le film a vite tourné au débat politique : représentation héroïque de la culture noire et visibilisation des opprimé·es, ou bien dépolitisation des révoltes africaines-américaines et conflits raciaux édulcorés ? Asan Haider, rédacteur en chef du magazine états-unien de Viewpoint , nous livre ici une analyse percutante du film, invoquant des mythologies autrement plus libératrices issues de la culture noire. Depuis les concepts funk de Parliament Funkadelic jusqu’au mythe de l’Atlantide revisité par le groupe de techno Drexciya, il existe des imaginaires plus proches d’une révolution internationale promue par le parti des Black Panthers que le Capitalisme Noir du roi T’Challa de Marvel/Disney.

    Attention : cet article comporte des spoilers de Black Panther (2018), mais peut être lu sans avoir vu le film.

  • Je n’avais pas entendu parler de The Invaders (aussi connu sous de Black Organizing Project), un groupe d’activistes de Memphis proches du Black Panther Party. D’abord opposés à Martin Luther King, ils finissent par se rapprocher de lui et par assurer sa garde rapprochée quand il est à Memphis. Comme par hasard, ils sont éloignés de lui (probablement par un agent double, Marrell McCullough) lorsqu’il est assassiné en 1968.

    Un article :

    The Invaders : A Uniquely Memphis Story
    Smart City Memphis, le 30 mars 2008
    http://www.smartcitymemphis.com/2016/11/the-invaders-a-uniquely-memphis-story

    Un film :

    The Invaders de #Prichard_Smith (2016)
    http://www.imdb.com/title/tt5039442

    Une critique du film :

    ‘The Invaders’ set to take New York City by storm
    Real Times Media, le 11 novembre 2015
    http://realtimesmedia.com/index.php/memphis/56787-film-review-%E2%80%98the-invaders%E2%80%99-set-to-take-new-yor

    Un article qui en parle :

    It’s Been 50 Years, and Most Don’t Know the FBI & Police Admitted Their Role in the Assassination of Dr. King
    Andrew Emett, The Free Thought Project, le 4 avril 2017
    http://thefreethoughtproject.com/fbi-memphis-polices-admitted-involvement-assassination-mlk

    Et même dans un document officiel :

    Findings on MLK Assassination, National Archives, pages 411-413
    https://www.archives.gov/research/jfk/select-committee-report/part-2d.html#inciting

    Et apparemment RFI va en parler lors de son hommage à Martin Luther King, 50 ans après son assassinat...

    #The_Invaders #Black_Organizing_Project #USA #Memphis #Lorraine_Motel #Black_Panther_Party #Martin_Luther_King #MLK #Noirs #Racisme #FBI #agents_doubles #assassinat_politique

  • L’Afrique imaginaire de « Black Panther », vue du #Kenya : oui mais...
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040318/l-afrique-imaginaire-de-black-panther-vue-du-kenya-oui-mais

    Lors de la projection du film à Kisumu (Kenya). © www.instagram.com/lupitanyongo/ « C’est un film très important » pour Peter Anyang’ Nyong’o, père d’une des actrices vedettes et gouverneur de la ville de Kisumu, au Kenya, qui a accueilli en février une avant-première mondiale du blockbuster des studios américains #Marvel. Mais dans le pays, d’autres voix se font plus critiques envers cette Afrique futuriste imaginée à Hollywood.

    #International #Culture-Idées #Black_Panther #Lupita_Nyong’o #Wakanda

  • L’Afrique imaginaire de « Black Panther », vue du #Kenya : oui mais non
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040318/l-afrique-imaginaire-de-black-panther-vue-du-kenya-oui-mais-non

    Lors de la projection du film à Kisumu (Kenya). © www.instagram.com/lupitanyongo/ « C’est un film très important » pour Peter Anyang’ Nyong’o, père d’une des actrices vedettes et gouverneur de la ville de Kisumu, au Kenya, qui a accueilli en février une avant-première mondiale du blockbuster des studios américains #Marvel. Mais dans le pays, d’autres voix se font plus critiques envers cette Afrique futuriste imaginée à Hollywood.

    #International #Culture-Idées #Black_Panther #Lupita_Nyong’o #Wakanda

  • « Black Panther » : une représentation sans précédent dans un film grand public | Joelle Monique
    http://www.etatdexception.net/black-panther-une-representation-sans-precedent-dans-un-film-grand-p

    Black Panther de Ryan Coogler est l’un des films les plus attendus de l’année, et pour cause. L’excitation semble provenir à la fois de la situation politique actuelle ou d’une réaction instinctive face à une représentation sans précédent dans le cinéma grand public. Mais le film est tellement plus que l’un ou l’autre. Source : Etat d’Exception

    • Avant d’être un film, c’était une BD dont avait parlé #Casey_Alt, traduit en français dans Jef Klak :

      Super Pouvoir Noir
      Casey Alt, Jef Klak, le 15 mai 2015
      https://seenthis.net/messages/565695

      1966, le mouvement Black Power est en pleine ébullition, le Black Panther Party vient de se créer et le premier super-héros noir apparaît dans les strips de Marvel Comics. « T’Challa, la Panthère Noire » évolue dans le Wakanda, nation africaine indépendante au développement technologique avancé. Les Noirs représentés au sein de cette Black Nation fictionnelle sont médecins, hommes politiques ou simples soldats pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs désireux de bousculer les représentations. Malgré les diverses tentatives de Marvel Comics pour en affaiblir la dimension politique, la Panthère Noire et le Wakanda ont porté haut les couleurs de la communauté africaine-américaine, comme en attestent les courriers des lecteurs, témoins de cette lutte symbolique au sein de la culture populaire des années 1960-70.

      #Black_Panther #Cinéma #BD #racisme #Noirs