• Le problème avec les vieux mâles blancs du vin – No wine is innocent
    https://www.nowineisinnocent.com/2020/12/02/le-probleme-avec-les-vieux-males-blancs-du-vin

    Avertissement préalable : tous les vieux mâles blancs du #vin ne posent pas de problème (je ne suis d’ailleurs pas loin, à 46 ans, d’en être un moi-même), mais tout le problème semble venir de vieux mâles blancs du vin. Surtout, derrière ce titre délibérément provocateur, il y a une réalité qui, si elle est évidemment loin d’être propre au seul milieu du vin, s’y manifeste violemment.

    Ainsi, en France, une caste constituée d’#hommes, tous #blancs, tous âgés de 50 à 70 ans environ, tous pros et critiques de vin, tous affublés d’un bon vieux sentiment de supériorité, fait régner dans le monde du vin ce qu’il faut bien appeler, excuse my french, une ambiance de merde. Quand ils ne se livrent pas tout simplement au dénigrement, aux insultes, au #harcèlement et aux #menaces, notamment à l’égard des #femmes.

  • Brésil : des manifestants prennent d’assaut des supermarchés Carrefour
    https://www.francetvinfo.fr/societe/racisme/bresil-des-manifestants-prennent-dassaut-des-supermarches-carrefour_419

    Une vague d’indignation s’est répandue au #Brésil, après qu’un homme noir a été battu à mort par les agents de #sécurité #blancs d’un supermarché #Carrefour, jeudi 19 novembre.

    Brésil : Une responsable de Carrefour arrêtée pour la mort violente d’un homme noir
    https://www.20minutes.fr/monde/2916359-20201125-bresil-responsable-carrefour-arretee-mort-violente-homme-

    #racisme_structurel #BlackLivesMatter

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

    • Je suis blanche. Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers. Les gens comme moi c’est la carte bleue qu’on remonte chercher quand on l’a oubliée. La ville me dit tu es ici chez toi. Une blanche comme moi hors pandémie circule dans cette ville sans même remarquer où sont les policiers.

      Des fois, je dis la même chose en rigolant, jaune quand même, mais la vérité, c’est que je ne me souviens pas avoir été arrêté pour un contrôle d’identité...

      #Virginie_Despentes #Adama_Traoré

    • Bien visé, oui, police et France racistes. Mais « ... je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. », c’est du bien trop vite dit (Monnerville, Yamgnane, Bambuck, Pau-Langevin, Désir, Taubira, Yade, Fessel, NDiaye) qui fragilise le point de vue. Je préfère "Ces jeunes savent ce qu’ils disent quand ils disent si tu es noir ou arabe la police te fait peur : ils disent la vérité. Ils disent la vérité et ils demandent la justice. "

      Une critique de la notion de #privilège
      https://seenthis.net/messages/815542#message858214

    • Cela dit, circuler tranquillement dans la ville est essentiellement un privilège d’homme blanc riche (ou présentant des signes extérieurs d’aisance et d’intégration) dans « la force de l’âge ».

      Une femme blanche n’a pas besoin de ses papiers, mais elle doit penser à s’habiller sobrement, à avoir des chaussures qui n’entravent pas la fuite, un sac solide, etc.
      Une femme jeune consommable pensera à avoir des écouteurs ou un casque pour ne pas entendre les remarques des hommes croisés.

      Mais oui, la peur du flic est essentiellement un problème de n’être pas blanc.
      Balkani, par exemple, n’a pas peur de la police, alors qu’il devrait.

    • En France on n’est pas raciste mais quand on a annoncé que le taux de mortalité en Seine Saint Denis était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale, non seulement on n’en a eu un peu rien à foutre mais on s’est permis de dire entre nous « c’est parce qu’ils se confinent mal ».

      Sur les ministres noirs, c’était pas loin d’être vrai (une vérité politique, avec les simplifications que cela peut supposer) mais là, le début de cette phrase qui veut pointer un fait tout à fait significatif n’est pas sérieux du tout. Dommage.

  • Race and the Anthropocene

    In his essay ’The Souls of White Folk’, written generations before the International Stratigraphy Committee would begin debating the Anthropocene concept, W.E.B. Du Bois (1920: 29) made an observation which remains pertinent today as it was when he wrote it 1920. ’I am given to understand’, he wrote, ’that whiteness is the ownership of the Earth forever and ever, Amen’. Although Du Bois’ famous line is in reference to the imperial origins ofthe First World War, it nevertheless anticipates one of the core themes of this special issue on ’race’ and the Anthropocene, that lurking just beneath the surface of the Anthropocene concept is a racialised narrative about white Earthly possession.

    https://www.societyandspace.org/journal-issues/volume-38-issue-1
    #race #anthropocène #ressources_pédagogiques #colonialisme #Blancs #Noirs #blanchité #capitalisme #capitalisme_racial #plantations #racialisation #colonialité #discours_colonial #capitalocène #ressources_pédagogiques #imaginaire #catastrophes #catastrophes_naturelles #crises #environnementalisme #climat #changement_climatique #Oakland #gentrification #Lefebvre #phénoménologie

    ping @karine4 @cede @isskein

    –—

    sur Du Bois, cité en intro du numéro spécial, voir le billet sur @visionscarto :
    W. E. B. Du Bois’s Color Line
    https://visionscarto.net/web-du-bois-color-line

  • A ‘Rare Case Where Racial Biases’ Protected African-Americans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/25/upshot/opioid-epidemic-blacks.html

    African-Americans received fewer opioid #prescriptions, some researchers think, because doctors believed, contrary to fact, that black people 1) were more likely to become addicted to the drugs 2) would be more likely to sell the drugs and 3) had a higher pain threshold than white people because they were biologically different.

    A fourth possibility is that some white doctors were more empathetic to the pain of people who were like them, and less empathetic to those who weren’t.

    #préjugés #biais #racisme #opiacés #opioides #santé #empathie #blancs #noirs #etats-unis

  • Dans un village d’Arkansas, le souvenir disparu d’une #tuerie #raciste
    http://www.lefigaro.fr/elections-americaines/2016/10/07/01040-20161007ARTFIG00143-dans-un-village-d-arkansas-le-souvenir-disparu-d-

    À #Elaine, peu de traces subsistent du #lynchage de 237 #Noirs perpétré par des #Blancs en 1919. Il s’agit probablement du pire incident racial ayant eu lieu aux #États-Unis

    [...]

    Le #massacre s’est déroulé le 1er octobre 1919. La veille, des paysans noirs avaient consulté un #syndicat après des mois de plaintes concernant les abus de leurs patrons agricoles blancs. Un groupe de Blancs, craignant une révolte noire, tenta de faire échouer la réunion. Des incidents se produisirent à l’extérieur et un agent de sécurité blanc fut tué par balles. Le jour suivant, entre 500 et 1000 hommes blancs armés se rendirent à Elaine pour réprimer « l’insurrection ». Ils laissèrent nombre de morts dans leur sillage. Aucun ne fut condamné, 12 Noirs le seront. Certains Blancs prirent des photographies d’eux-mêmes à côté des corps sans vie en arborant un air suffisant.

    The Ghosts of Elaine, Arkansas, 1919 | by Jerome Karabel | NYR Daily | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/daily/2019/09/30/the-ghosts-of-elaine-arkansas-1919

    Today, three times more black children live in poverty than do white children (46 to 15 percent), black life expectancy is nearly four years lower than that of whites, and median black family wealth is less than one fortieth that of white families ($3,557 versus $146,984). And although labor unions today do not face the kind of mob and state violence inflicted on the PFHUA, they do meet with fierce and sophisticated opposition from employers, who deploy a variety of tactics, both legal and illegal, to block unionization. The costs of labor union weakness have been steep for blacks and whites alike: inequality today is at its highest level since the 1920s, the minimum wage in the United States ranks far behind those of its major allies among the OECD countries, and chief executives at the largest corporations make, on average, 312 times more than the typical worker (up from a factor of twenty in 1965).

  • If world leaders choose to fail us, my generation will never forgive them

    We are in the middle of a climate breakdown, and all they can talk about is money and fairytales of eternal economic growth.

    This is all wrong. I shouldn’t be standing here. I should be back in school on the other side of the ocean. Yet you all come to me for hope? How dare you! You have stolen my dreams and my childhood with your empty words. And yet I’m one of the lucky ones. People are suffering. People are dying. Entire ecosystems are collapsing. We are in the beginning of a mass extinction. And all you can talk about is money and fairytales of eternal economic growth. How dare you!

    For more than 30 years the science has been crystal clear. How dare you continue to look away, and come here saying that you are doing enough, when the politics and solutions needed are still nowhere in sight.

    You say you “hear” us and that you understand the urgency. But no matter how sad and angry I am, I don’t want to believe that. Because if you fully understood the situation and still kept on failing to act, then you would be evil. And I refuse to believe that.

    The popular idea of cutting our emissions in half in 10 years only gives us a 50% chance of staying below 1.5C degrees, and the risk of setting off irreversible chain reactions beyond human control.

    Maybe 50% is acceptable to you. But those numbers don’t include tipping points, most feedback loops, additional warming hidden by toxic air pollution or the aspects of justice and equity. They also rely on my and my children’s generation sucking hundreds of billions of tonnes of your CO2 out of the air with technologies that barely exist. So a 50% risk is simply not acceptable to us – we who have to live with the consequences.

    To have a 67% chance of staying below a 1.5C global temperature rise – the best odds given by the Intergovernmental Panel on Climate Change – the world had 420 gigatonnes of carbon dioxide left to emit back on 1 January 2018. Today that figure is already down to less than 350 gigatonnes. How dare you pretend that this can be solved with business-as-usual and some technical solutions. With today’s emissions levels, that remaining CO2 budget will be entirely gone in less than eight and a half years.

    There will not be any solutions or plans presented in line with these figures today. Because these numbers are too uncomfortable. And you are still not mature enough to tell it like it is.

    You are failing us. But the young people are starting to understand your betrayal. The eyes of all future generations are upon you. And if you choose to fail us I say we will never forgive you. We will not let you get away with this. Right here, right now is where we draw the line. The world is waking up. And change is coming, whether you like it or not.

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/sep/23/world-leaders-generation-climate-breakdown-greta-thunberg
    #Greta_Thunberg #climat #jeunesse #résistance #croissance #croissance_économique #espoir #discours #collapsologie #effondrement #nouvelle_génération #accusation #responsabilité #technicisme #action

    ping @reka

    • Environnement.À l’ONU, Greta Thunberg s’en prend aux leaders du monde

      Conviée à New York pour s’exprimer lors d’un sommet spécial des Nations unies sur la question du climat, la jeune activiste suédoise s’est lancée dans une allocution enflammée.

      Les paroles utilisées sont fortes et l’image qui les accompagne est tout aussi poignante. Lundi 23 septembre, lors du sommet sur l’urgence climatique organisée par les Nations unies, Greta Thunberg s’est attaquée une nouvelle fois aux leaders du monde, coupables de ne pas en faire suffisamment face aux bouleversements climatiques en cours.

      Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan. […] Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. Les gens souffrent, les gens meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse et tout ce dont vous pouvez parler, c’est de l’argent. Comment osez-vous ? Comment osez-vous regarder ailleurs et venir ici en prétendant que vous en faites assez ? […] Vous dites que vous nous entendez et que vous comprenez l’urgence, mais je ne veux pas le croire.”

      La jeune Suédoise a prononcé ces phrases le visage rempli d’émotion et presque en larmes, comme on peut le voir sur les images de cette vidéo relayée par le quotidien britannique The Guardian :

      https://www.youtube.com/watch?v=TMrtLsQbaok

      Hier, le 22 septembre, la veille de cette allocution de Greta Thunberg aux Nations unies, le journal suédois Svenska Dagbladet avait également épinglé le comportement des responsables de la planète en faisant aussi référence aux nombreuses manifestations pour le climat organisées par des jeunes activistes ces deux derniers jours.

      “Pour les hommes politiques et les entreprises, cela a une grande valeur en matière de relations publiques d’être associés à des jeunes représentant l’espoir pour l’avenir […], mais il y a quelque chose dans les cris de soutien joyeux qui néglige le sérieux du message de ces jeunes”, pointe le journal qui ajoute :

      “Les adultes utilisent des clichés quand ils parlent de la prochaine génération […]. Mais ils deviennent rarement sérieux et ne mènent pas de dialogue réel avec ceux qui, un jour, prendront le relais. Seuls ceux qui ont vraiment le pouvoir peuvent décider du monde qu’ils laissent derrière eux.”

      https://www.courrierinternational.com/article/environnement-lonu-greta-thunberg-sen-prend-aux-leaders-du-mo

      #this_is_all_wrong

    • Women and non-binary people of colour on what the Global Climate Strike means to them

      Today, millions of people across the world mobilised for the Global Climate Strike, calling on their governments to start enacting solutions to climate breakdown.

      Here in the UK, the environmental movement has a whiteness problem. People of colour will be the first to be affected by climate change, but they’re the voices we seem to hear from the least on this matter. The face of the climate movement has seemingly become the white middle-class because they have the privilege of being able to take time off work for these protests, the money to significantly change their lifestyles to be more eco-friendly and the security of being able to trust the police.

      With that in mind, I headed out to Westminster to join the protests and talk to women and non-binary people of colour about why they came out today and what organisers could be doing to better include people colour.


      https://gal-dem.com/women-and-non-binary-people-of-colour-on-what-the-global-climate-strike-mea

    • On environmentalism, whiteness and activist superstars

      After a powerful and emotional speech at the climate summit in New York, climate activist Greta Thunberg’s profile is bigger than ever, as if that were even possible. Founder of the school strike movement, it feels that Greta has played a huge part in galvanising an incredibly cohesive and urgent movement for climate justice in the short period of one year. I am also personally a huge admirer of hers, and am particularly heartened by the way she has discussed disability in the spotlight. But in the past few days, I’ve seen a number of people, notably artist and activist Bree Newsome Bass, discussing Greta’s whiteness in relation to size of her platform.

      In some ways this is an important point – activists of colour like Mari Copeny a.k.a. Little Miss Flint, who has been raising awareness and funds for the water crisis since she was eight, have received far less attention for their activism. But I’m less interested in this criticism levelled towards Greta as a person – she is a 16-year-old, autistic girl who has endured a lot of ableism and misogyny in her time in the public eye. Instead, I think it’s important that we think about the structures that consistently centre whiteness, and white individuals, both within coverage of the climate crisis and outside of it. It is this that speaks to a larger problem of white supremacy and an obsession with individuals in the media.

      We know that under white supremacism, both the media and its audiences disproportionately spotlight and uplift whiteness. And as we saw most recently in criticisms of Extinction Rebellion, the climate justice movement certainly isn’t exempt from reducing people of colour to an afterthought. This feels all the more frustrating when the issue of climate justice disproportionately affects indigenous communities and people of colour, and has rightly led many people of colour to ask: will white people only pay attention to the climate catastrophe when it’s other white people delivering the message? This doesn’t mean we should pay less attention towards Greta on the basis of her whiteness, but instead we should criticise the white supremacist climate that means that activists like Mari Copeny get sidelined.

      “The media prefers individual ‘star’ activists to faceless movements. But this complicates representation”

      Part of this problem also lies in the issue of fame in and of itself. To a certain extent, we buy into the cult of the individual when we inject 16-year-old activists into the realm of celebrity, when they really came to tell us to take action. The media prefers individual “star” activists to faceless movements. But this complicates representation – it’s impossible for one person to truly represent everyone. Equally, when we suggest swapping out one activist for another (e.g. swapping a white autistic woman for say, a black neurotypical man), we buy into a mindset that insists there is only space for one person to speak.

      This focus on the individual is evident in conversations around Greta’s work; each time she makes a speech, pens an article or crafts a viral Instagram post, it feels as though around 50% of the aftermath involves discussion of the climate issues she’s talking about – while the other 50% is usually about Greta herself. This is also why the pressure and criticism directed towards her sometimes feels unfair – it’s worth considering that Greta didn’t ask to be a celebrity, we made her into one. We can address and deconstruct this problem by thinking beyond individuals – and also talking about movements, community groups and even our most abstract modes of thinking about the climate crisis (particularly with regards to decolonisation). This will naturally involve making much-needed space for the voices of people of colour. Although we may always seek leaders and figureheads for movements, an obsession with star power can only take us so far.

      The first and most obvious thing we should do is to remain aware of the ways in which the media, and viewers who participate in it, centre whiteness. Then we should resist it. This doesn’t mean attacking white activists who are doing good work, but instead spotlighting and uplifting activists of colour whose messages equally need to be heard. A good place to start would be reading and listening to the words of Artemisa Xakriabá, Helena Gualinga, Mari Copeny and Isra Hirsi. When we bring focus towards activists of colour, we prove that activism isn’t a project that has only limited space for a certain number of voices. It reduces the amount of misogynistic and ableist abuse that young activists like Greta face, whilst in turn tackling the issue of putting whiteness on a pedestal. Importantly, this goes hand-in-hand with pushing against the media’s constant need to position individual people as the monolithic faces of particular movements. Signal-boosting groups like Black Lives Matter, Wretched of the Earth, Indigenous Environmental Network, Grassroots Global Justice Alliance and Climate Justice Alliance also emphasises the importance of collective work. After all – the issue of the climate operates along so many axes of oppression, including racism, misogyny, ableism and class – so we need more marginalised voices than ever involved in the conversation.

      http://gal-dem.com/on-individualism-whiteness-and-activist-superstars

      #blancs #noirs #activisme #activisme_climatique

    • La haine contre Greta : voici ceux, avec nom et adresse, qui la financent !

      Il est généralement accepté que les vainqueurs des élections européennes du 26 mai ont été l’extrême droite et les Verts. Et il est aussi généralement accepté qu’aux succès des Verts ont contribué grandement les mobilisations sans précédent d’une jeunesse s’inspirant de la combativité et des thèses radicales de la jeune suédoise Greta Thunberg. En conséquence, il n’est pas surprenant que cette extrême droite choisisse d’attaquer ce qu’elle appelle « le mythe du changement climatique » et surtout, cible de plus en plus son attaque sur la personne de cette Greta Thunberg qui galvanise la jeunesse en Europe et au-delà !

      À la tête de la campagne contre Greta, ponctuée de centaines de textes et de photomontages souvent très vulgaires, il y a trois des plus importants partis européens d’extrême droite : Le Rassemblement National français, le #AFD allemand et l’#UKIP britannique. Et derrière ces partis d’extrême droite et de leur campagne abjecte, deux think-tanks climato-sceptiques conservateurs, le #EIKE (Institut Européen pour le Climat et l’Énergie) et le #CFACT-Europe (Comité pour un Lendemain Créatif), lesquels soutiennent de manière multiforme, et pas seulement avec des « arguments » et des conférences, la négation de la catastrophe climatique par l’extrême droite.

      L’Institut #EIKE, de la bouche de son vice-président, nie évidemment d’avoir le moindre rapport avec AFD, bien que ce vice-président du nom de #Michael_Limburg ait été récemment candidat de ce même... AFD ! Il faut dire que EIKE qui, ensemble avec AFD, a pu organiser des journées climato-sceptique même... à l’intérieur du Parlement allemand, est sorti de l’anonymat grâce à la conférence annuelle qu’il organise depuis des années avec un certain succès, puisqu’elle a pu influencer l’attitude de l’Union européenne au sujet du changement climatique. Cependant, c’est exactement cette conférence annuelle de EIKE qui est coorganisée par deux organisations américaines : Le CFACT-US, lequel finance évidemment sa filiale européenne du même nom. Et surtout, l’#Institut_Heartland, lequel, selon The Economist, « est le think-tank mondialement le plus connu parmi ceux qui défendent le scepticisme au sujet du changement climatique dû à l’homme ».

      C’est exactement à ce moment que les enquêtes et les révélations du Institute of Strategic Dialogue (ISD) britannique et de Greenpeace acquièrent une énorme importance politique car elles mettent en lumière les forces économiques qui sont derrière ceux qui nient la catastrophe climatique, mais aussi derrière le « phénomène » d’une extrême droite européenne (et mondiale) qui monte en flèche. En effet, tant CFACT-US que l’Institut Heartland sont financés plus que généreusement par le très grand capital américain, par #ExxonMobil, la famille #Koch, deuxième plus riche famille nord-américaine qui domine – entre autres – dans le secteur du pétrole, la famille #Mercer qui est aussi un des principaux financeurs du président #Trump, ou même #Microsoft et #RJR_Tobacco ! Il faut noter que Heartland a des antécédents en tant que serviteur des visées inavouables du grand capital, puisqu’il fut jadis l’agent principal de la propagande des géants du tabac qui niaient le rapport existant entre le tabagisme et le cancer. Ce n’est pas donc surprenant qu’à cette époque son principal financeur fut... #Philip_Morris... [1]

      Mais, il ne faut pas croire que l’Institut Heartland est un simple “outil” indolore et incolore dépourvu de ses propres thèses et actions. De ce point de vue, le CV de son nouveau président #Tim_Huelskamp est très éloquent et didactique. Dirigeant du très conservateur #Tea_Party, #Huelskamp s’est distingué comme député (qu’il a été jusqu’à 2017) de l’aile la plus réactionnaire des Républicains et a toujours entretenu des liens étroits avec l’extrême droite américaine. Il est aussi à noter que de tous les députés américains, c’est lui qui, pendant très longtemps, a reçu les plus grandes sommes d’argent de la part des compagnies de combustibles fossiles, et qu’il les a « remerciés » en votant toujours contre toute tentative de légiférer contre leurs intérêts...

      Grâce à un document interne de Heartland, qui a fuité, on a pu apprendre – et en détail – non seulement l’étendue de son financement par le très grand capital (plusieurs millions de dollars), mais aussi l’ « investissement » de ces sommes dans un large éventail d’activités qui vont du paiement des « salaires » à des bloggeurs qui influencent l’opinion publique et des « scientifiques » qui parcourent le monde niant la catastrophe climatique, à l’écriture et la publication du matériel propagandiste qui cible les écoles et leurs élèves. Par exemple, le groupe de « scientifiques » chargé de « contredire » les conclusions des travaux du Groupe d’Experts Intergouvernemental... coûte 300 000 dollars par an, tandis que la propagation de la thèse qui veut que « la question du changement climatique soit controversée et incertaine »... dans les écoles primaires leur coûte 100 000 dollars !

      Nous voici donc devant la révélation d’une réalité qui jette quelque lumière sur quelques-uns des grands « mystères » de notre époque. Tout d’abord, l’extrême droite européenne ou tout au moins quelques-uns de ses poids lourds, entretiennent des liens étroits – s’ils ne sont pas dépendants – avec un centre/état-major politique et économique qui se trouve aux États-Unis, et plus précisément à la Maison Blanche et aux financeurs et autres soutiens du président Trump [2] ! Ensuite, ce n’est pas aussi un hasard que cette « internationale brune » semble être arrivée à la conclusion que la question de la catastrophe climatique et plus précisément, le – plus en plus ample et radical – mouvement de jeunes qui luttent contre elle représentent la plus grande menace pour ses intérêts et pour la domination du système capitaliste dans les années à venir. Et enfin, ce n’est pas également un hasard si cette « internationale brune » et plus précisément sa « section » européenne concentrent aujourd’hui en toute priorité leur attaques sur la personne de Greta Thunberg, l’incontestable égérie, théoricienne et en même temps coordinatrice des mobilisations de jeunes presque partout en Europe et au-delà.

      Voici donc comment se présente actuellement le rapport de l’extrême droite avec le grand capital. Non pas de façon abstraite et dogmatique, mais concrètement, avec des financeurs et financés qui ont non seulement nom et adresse, mais aussi des intérêts tangibles et des « causes » à servir. Cependant, tout ce beau monde ne fait que son boulot. Si la gauche faisait le sien, la situation serait bien différente…

      http://www.cadtm.org/La-haine-contre-Greta-voici-ceux-avec-nom-et-adresse-qui-la-financent

  • Confronting racism is not about the needs and feelings of white people

    Too often whites at discussions on race decide for themselves what will be discussed, what they will hear, what they will learn. And it is their space. All spaces are.

    I was leaving a corporate office building after a full day of leading workshops on how to talk about race thoughtfully and deliberately. The audience for each session had been similar to the dozens I had faced before. There was an overrepresentation of employees of color, an underrepresentation of white employees. The participants of color tended to make eye contact with me and nod – I even heard a few “Amens” – but were never the first to raise their hands with questions or comments. Meanwhile, there was always a white man eager to share his thoughts on race. In these sessions I typically rely on silent feedback from participants of color to make sure I am on the right track, while trying to moderate the loud centering of whiteness.

    In the hallway an Asian American woman locked eyes with me and mouthed: “Thank you.” A black man squeezed my shoulder and muttered: “Girl, if you only knew.” A black woman stopped me, looked around cautiously to make sure no one was within earshot, and then said: “You spoke the truth. I wish I could have shared my story so you’d know how true. But this was not the place.”

    This was not the place. Despite the care I take in these sessions to center people of color, to keep them safe, this still was not the place. Once again, what might have been a discussion about the real, quantifiable harm being done to people of color had been subsumed by a discussion about the feelings of white people, the expectations of white people, the needs of white people.

    As I stood there, gazing off into the memory of hundreds of stifled conversations about race, I was brought to attention by a white woman. She was not nervously looking around to see who might be listening. She didn’t ask if I had time to talk, though I was standing at the door.

    “Your session was really nice,” she started. “You said a lot of good things that will be useful to a lot of people.”

    She paused briefly: “But the thing is, nothing you talked about today is going to help me make more black friends.”

    I was reminded of one of the very first panels on race I had participated in. A black man in Seattle had been pepper-sprayed by a security guard for doing nothing more than walking through a shopping center. It had been caught on camera. A group of black writers and activists, myself included, were onstage in front of a majority-white Seattle audience, talking about the incident. Fellow panelist Charles Mudede, a brilliant writer, film-maker and economic theorist, addressed the economic mechanisms at work: this security guard had been told that his job was to protect his employers’ ability to make a profit. He had been told that his job was to keep customers who had money to spend happy and safe. And every day he was fed cultural messages about who had money and who didn’t. Who was violent and who wasn’t. Charles argued that the security guard had been doing his job. In a white supremacist capitalist system, this is what doing your job looked like.

    Well, at least he was trying to argue that point. Because halfway through, a white woman stood up and interrupted him.

    “Look, I’m sure you know a lot about all this stuff,” she said, hands on hips. “But I didn’t come here for an economics lesson. I came here because I feel bad about what happened to this man and I want to know what to do.”

    That room, apparently, wasn’t the place either. According to this woman, this talk was not, or should not have been, about the feelings of the man who was pepper-sprayed, or those of the broader black community, which had just been delivered even more evidence of how unsafe we are in our own city. She felt bad and wanted to stop feeling bad. And she expected us to provide that to her.

    At a university last month, where I was discussing the whitewashing of publishing and the need for more unfiltered narratives by people of color, a white man insisted that there was no way we were going to be understood by white people if we couldn’t make ourselves more accessible. When I asked him if all of the elements of white culture that people of color have to familiarize themselves with just to get through the day are ever modified to suit us, he shrugged and looked down at his notebook. At a workshop I led last week a white woman wondered if perhaps people of color in America are too sensitive about race. How was she going to be able to learn if we were always getting so upset at her questions?

    I’ve experienced similar interruptions and dismissals more times than I can count. Even when my name is on the poster, none of these places seem like the right places in which to talk about what I and so many people of color need to talk about. So often the white attendees have decided for themselves what will be discussed, what they will hear, what they will learn. And it is their space. All spaces are.

    One day, in frustration, I posted this social media status:

    “If your anti-racism work prioritizes the ‘growth’ and ‘enlightenment’ of white America over the safety, dignity and humanity of people of color – it’s not anti-racism work. It’s white supremacy.”

    One of the very first responses I received from a white commenter was: “OK, but isn’t it better than nothing?”

    Is it? Is a little erasure better than a lot of erasure? Is a little white supremacy leaked into our anti-racism work better than no anti-racism work at all? Every time I stand in front of an audience to address racial oppression in America, I know that I am facing a lot of white people who are in the room to feel less bad about racial discrimination and violence in the news, to score points, to let everyone know that they are not like the others, to make black friends. I know that I am speaking to a lot of white people who are certain they are not the problem because they are there.

    Just once I want to speak to a room of white people who know they are there because they are the problem. Who know they are there to begin the work of seeing where they have been complicit and harmful so that they can start doing better. Because white supremacy is their construct, a construct they have benefited from, and deconstructing white supremacy is their duty.

    Myself and many of the attendees of color often leave these talks feeling tired and disheartened, but I still show up and speak. I show up in the hopes that maybe, possibly, this talk will be the one that finally breaks through, or will bring me a step closer to the one that will. I show up and speak for people of color who can’t speak freely, so that they might feel seen and heard. I speak because there are people of color in the room who need to hear that they shouldn’t have to carry the burden of racial oppression, while those who benefit from that same oppression expect anti-racism efforts to meet their needs first. After my most recent talk, a black woman slipped me a note in which she had written that she would never be able to speak openly about the ways that racism was impacting her life, not without risking reprisals from white peers. “I will heal at home in silence,” she concluded.

    Is it better than nothing? Or is the fact that in 2019 I still have to ask myself that question every day most harmful of all?

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/mar/28/confronting-racism-is-not-about-the-needs-and-feelings-of-white-people
    #racisme #inégalité #subalternité #silence #pouvoir #trauma #traumatisme #safe_place #porte-parole #espace_public #parole_publique #témoignage #liberté_d'expression #Noirs #Blancs #USA #Etats-Unis
    #can_the_subaltern_speak?

  • Le racisme anti-Blancs n’existe pas (Alain Policar, Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/22/le-racisme-anti-blancs-n-existe-pas_1687081

    Il va, certes, de soi que n’importe quel groupe humain est susceptible d’être #racialisé (perçu comme une race) et #racisé (soumis à des stigmatisations). Et il est indéniable que des insultes à caractère #raciste (parfois d’une insupportable violence) sont proférées à l’égard d’individus identifiés comme #Blancs. Ces événements sont pour l’essentiel limités à l’espace public. […] Une étude de l’Ined de janvier 2016 confirme que la population majoritaire ne déclare pas de #discriminations associées aux expériences de #racisme, que les réactions racistes sont peu nombreuses et ne se traduisent pas par des #préjudices matériels. Ainsi, le racisme explicite, qui vise les enfants d’#immigrés, est un racisme qui les discrimine en réduisant leur #accès_à_l’emploi et en dégradant leurs #conditions_de_travail, alors que le racisme visant la population majoritaire prend essentiellement (pas exclusivement) la forme d’insultes dans la rue ou les cours d’école.
    […]
    Bien qu’il existe des raisons pouvant conduire à nuancer la célèbre définition d’Albert Memmi, telle qu’elle est proposée dans la Nef en 1964, je pense souhaitable de partir de celle-ci : « Le racisme est la #valorisation, généralisée et définitive, de #différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier ses #privilèges ou son #agression. » Nous avons là une remarquable synthèse des éléments constitutifs du racisme : l’insistance sur des différences, réelles ou imaginaires, leur valorisation au profit du raciste, leur #absolutisation par la #généralisation et leur caractère définitif et, enfin, leur utilisation contre autrui en vue d’en tirer profit. #Catégorisation, #hiérarchisation et #discrimination.
    […]
    Le #rejet et l’#exclusion que peuvent subir les Blancs relèvent, pour l’essentiel, des #émotions, de la #colère, du #ressentiment. Les insultes, voire les violences, dont ils peuvent être #victimes sont-elles équivalentes aux discriminations à l’embauche ou au logement, lesquelles sont le reflet de pratiques structurelles concrètes ? Les insultes et les préjugés que des non-Blancs peuvent avoir envers des Blancs sont, certes, dommageables et peuvent considérablement blesser, mais ils ne sont pas #historiquement chargés et, surtout, ne viennent pas en complément d’un #traitement_social défavorable envers les Blancs parce qu’ils sont blancs. Les actes « anti-Blancs » ne correspondent pas à une #idéologie essentialisante qui pourrait la relier à un véritable racisme. Reni Eddo-Lodge a donc parfaitement raison d’insister sur la notion de racisme structurel, racisme dont la population majoritaire ne peut être victime. Le concept de racisme anti-Blancs n’a donc guère de sens dans une société où les Blancs ne subissent pas un racisme institutionnalisé et une discrimination sociale à dimension historique.

  • The Everyday Consumption of “#Whiteness”: The #Gaikokujin-fū (Foreign-Like) Hair Trend in Japan

    In feminist literature, the beauty and the fashion industries have at times been criticized for being one of the means through which women are objectified.1 Likewise, Critical Race Studies have often pinpointed how the existence of a global beauty industry has the effect of propagating Eurocentric beauty ideals.2 Throughout this article I aim to explore the complicated ways in which beauty and racialized categories intersect in Japan through an analysis of the female-targeted hair trend of the gaikokujin-fū (foreigner-like) hair.

    Essentialism is what prompts us to divide the world into two, “us” versus “them,” negating all that is in between the two categories or even changes within the categories themselves. Although this binary thinking has been subject to criticism by various disciplines, such as Critical Race Studies and Postcolonial Studies, it is still among the dominant ways in which human relations are performed in Japanese society. The essentialistic opposing duality between Foreignness and Japaneseness has been constructed in post-war Japan through widespread discourses known by the name nihonjinron (lit. the theories on the Japanese).3 Even though it could be understood as a powerful reply to American racism towards the Japanese, nihonjinron only confirms stereotypes by reversing their value, from negative to positive. Moreover, these theories have had the effect of emphasizing Japanese racial and cultural purity through the alienation and exoticization of the other, most often represented by the white “Westerner”4 (obeijin, seiyōjin, hakujin).

    The ambivalent exoticism that surrounds the foreigner (gaikokujin) has made it possible for racialised categories and consumerism to intersect in the archipelago. The beauty industry is particularly susceptible to the segmentation between “self” and “other,” and the global white hegemony has a certain influence over it. However, as Miller rightly observes, dominant beauty standards in Japan are equally influenced by local values of “Japaneseness.”5 Torigoe goes even farther: in her essay, she positions whiteness as a power relation and through her analysis she demonstrates how white women are constructed as Others in Japanese media representations, thus creating “a racial ladder that places Japanese people on top.”6 The link between whiteness and widespread beauty practices has been criticized also in studies of the neighbouring country of Korea, with scholars arguing that cosmetic surgeries in the country are successful only if they enhance the body’s natural “Koreanness.”7

    My aim in this paper is to tackle the capitalistic commercialization and fetishization of whiteness in contemporary Japan. As it will become clear throughout the analysis, the Japanese beauty industry is creating a particular image of whiteness that is suitable to the consumers’ needs and desires: this toned-down, less threating way of becoming “foreigner-like” is marketed as an accessory that far from overriding one’s natural features, is instrumental in accentuating and valorizing them. Investigating the peculiar position of this beauty trend, which has been affected by the influence of the two contrasting hegemonic discourses of white supremacy and the purity/superiority of the Japanese race, might be helpful in shedding some light on the increasingly complicated ways the concept of race is being constructed in a setting that has been often considered “other” to the Eurocentric gaze.

    Whiteness and the Global Beauty Industry

    Beauty is an important practice in our daily life, and as such it has been at the center of animated discussions about its social function. Seen as one of the practices through which gender is performed, it has been put into scrutiny by feminist literature. The approach used to analyze beauty has been dualistic. On the one hand, the beauty and fashion industries have been criticized for being among the reasons of women’s subordination, depriving them financially8 and imposing on them male normative standards of beauty.9 On the other, it has been cited as one of the ways in which female consumers could express their individuality in an oppressive world.10

    The increasingly globalized beauty and fashion industries have also been subjects of criticism from the viewpoint of Critical Race Studies. It is not uncommon to hear that these industries are guilty of spreading Eurocentric tastes, thus privileging pale-skinned, thin women with light hair.11 The massive sale of skin-whitening creams in Asia and Africa as well as the creation of new beauty standards that privilege thinness over traditionally preferred plump forms are often cited to defend this argument. At the same time, there have been instances in which this denouncing of Eurocentrism itself has been charged guilty of the same evil. Practices such as plastic surgery in South Korea and Japanese preference for white skin have been often criticized as being born out of the desire to be “Western”: these analyses have been contested as simplistic and ignoring the cultural significance of local standards of beauty in shaping beauty ideals.12

    Answers to these diatribes have not been yet found.13 It is nonetheless clear that beauty practices articulate a series of complex understandings about gender and race, often oscillating between particularisms and universalisms. Throughout this article I would like to contribute to this ongoing discussion analyzing how pre-existing notions of race and gender intersect and are re-shaped in a newly emerging trend aptly called gaikokujin-fū (foreigner-like) hair.

    Us/Others in Japan: The Essentialization of the Foreign
    Japan and the tan’itsu minzoku

    It is not uncommon to hear that Japan is one of the most ethnically homogenous countries in the world. In Japanese, the locution tan’itsu minzoku (single/unique ethnic group, people, nation), was often used as a slogan when comparing the archipelago with significantly multi-ethnic countries such as the USA.14 The notion of Japan as a mono-ethnic country is being starkly criticized in recent years:15 minorities such as the zainichi Koreans and Chinese who have been living in the country since the end of the second world war, the conspicuous populations of foreign immigrants from Asia and Latin America, as well as mixed-race people, who were thought of as a social problem until these last ten years,16 have been making their voices heard. In the following paragraphs, I will trace how the idea of a racially homogeneous Japan was constructed.

    The word minzoku (ethnic group, people, nation) first appeared in the Japanese language in the Taishō Period (1912-1926), as an alternative to the term jinshū (race).17 The concept of race did not exist prior to the Meiji period (1868-1912), when it was introduced by scholars as one of the ideas from the “West” that would have helped Japan become a modernized nation.18 It could be argued that while the opening up of Japan after the sakoku period was not the first time that the Japanese government had to interact with people of different racial features,19 it was the first time that the idea of racial hierarchies were introduced to the country. Japanese scholars recognized themselves to be part of the ōshoku jinshū (“yellow race”), hierarchically subordinate to the “white race.”20 With rising nationalism and the beginning of the colonization project during the Taishō period, the need arose for a concept that could further differentiate the Japanese people from the neighboring Asian countries such as the newly annexed Taiwan and Korea:21 the newly created minzoku fit this purpose well. Scholar Kawai Yuko compared the term to the German concept of Volk, which indicates a group whose identity is defined by shared language and culture. These traits are racialized, as they are defined as being “biological,” a natural component of the member of the ethnic group who acquires them at birth.22 It was the attribution of these intrinsic qualities that allowed the members of the naichi (mainland Japan) to be assigned in a superior position to the gaichi (colonies). Interestingly, the nationalistic discourse of the pre-war and of the war period had the double intent of both establishing Japanese supremacy and legitimizing its role as a “guide” for the colonies grounding it in their racial affinities: unlike the conquerors from Europe, the Japanese were of similar breed.

    These hierarchies were ultimately dissociated from the term minzoku after the end of the Second World War, when it was appropriated by Leftist discourse. Opposing it to ta-minzoku (multiethnic nation or people)23

    that at the time implied divisions and inequalities and was perceived as a characteristic of the Japanese Empire, Left-leaning intellectuals advocated a tan’itsu minzoku nation based on equality. The Leftist discourse emphasized the need of the “Japanese minzoku” to stand up to the American occupation, but the term gradually lost its critical nuance when Japan reached economic prosperity and tan’itsu minzoku came to mean racial homogeneity as a unique characteristic of Japanese society, advocated by the Right.24

    Self-Orientalism

    The term minzoku might have “lost his Volk-ish qualities,”25 but homogeneity in Japan is also perceived to be of a cultural nature. Sociologists Mouer and Sugimoto26 lament that many Japanese people believe to be the carriers of an “unique” and essentialized cultural heritage, that renders them completely alien to foreigners. According to the two scholars, the distinctive qualities that have been usually (self-)ascribed to Japanese people are the following: a weak individuality, the tendency to act in groups, and the tendency to privilege harmony in social situations.27 Essentialized “Japaneseness” is a mixture of these psychological traits with the products of Japanese history and culture. The perception that Japaneseness is ever unchanging and a cultural given of each Japanese individual was further increased by the popularity of the nihonjinron discourse editorial genre, which gained mass-media prominence in the archipelago after the 1970s along with Japan’s economic growth.28 Drawing on Said’s notion of Orientalism,29 Miller states that “in the case of Japan, we have to deal […] with the spectacle of a culture vigorously determined to orientalize itself.”30 According to Roy Miller, Japan has effectively constructed Japaneseness through a process of self-othering, which he refers to as self-Orientalism. The nihonjinron publications were very much influenced by cultural anthropologist Ruth Benedict’s highly influential “The Chrysanthemum and the Sword,” published in 1946. Benedict’s study of the “Japanese people” is based on the assumption that the USA and Japan are polar opposites where the former stands for modernity and individualism whereas the latter is characterized by tradition and groupism.31

    Japanese anthropologists and psychoanalysts, such as Nakane and Doi32 further contributed to the study of Japaneseness, never once challenging the polar opposition between the “Japanese” and the “Westernerners.”

    It would seem contradictory at first for a large number of people in Japan to have this tendency to think and consume their own culture through stereotypes. However, Iwabuchi draws attention to the fact that Japan’s self-Orientalism is not just a passive acceptance of “Western” values but is in fact used to assert the nation’s cultural superiority. It remains nonetheless profoundly complicit with Euro-American Orientalism insofar that it is an essentializing and reifying process: it erases all internal differences and external similarities.33 This essentialization that Japan is capitalizing on proves fundamental for the “West,” as it is the tool through which it maintains its cultural hegemony.

    Images of the Foreigner

    Images of the foreigner are not equal, and they form an important node in the (self-)Orientalistic relations that Japan entertains with the rest of the world. An essentialized view of both the Euro-American and Asian foreigner functions in different ways as a counterweight to the “we-Japanese” (ware ware Nihonjin) rhethoric.

    In the Japanese language, gaikokujin (foreigner) refers to every person who doesn’t have the same nationality as the country she/he lives in.34 The term gaikokujin does not have racial connotations and can be used to effectively describe anyone that is not a Japanese citizen. However, the racially-charged related term gaijin35 refers especially to the “white” foreigner.36 Written very similarly to gaikokujin, the word gaijin actually has a different origin and the double meaning of “foreigner” and “outsider.” The word carries strong implications of “othering,” and refers to the construction of the Europe and America as other to the young nation-state in the Meiji period, during which knowledge was routinely imported from the “West.”37 Thus, gaijin and the representation of foreigners-as-other came to reflect the dominant hierarchies of nineteenth-century “Western” knowledge.38

    Putting every white-skinned individual in the same category functions as a strategy to create the antithetical “West” that is so important as a marker of difference in self-Orientalism: it serves to create an “Other” that makes it possible to recognize the “Self.”39 At the same time, it perpetuates the perception of whiteness as the dominant position in America and Europe. In her analysis on the use of foreigner models in Japanese advertisements, Creighton notes that representation of gaijin positions them both as a source of innovation and style and as a potential moral threat.40

    This splitting is not uncommon when dealing with representations of the Other. What generates it is the fetishistic component that is always present in the stereotype.41 Bhabha argues that this characteristic allows the Other to be understood in a contradictory way as a source of both pleasure and anxiety for the Non-Other. Stuart Hall draws on Bhabha’s theories to state that the stereotype makes it so that this binary description can be the only way in which is possible to think of the Other–they generate essentialized identities.42 In the Japanese context, the gaijin, fulfilling his role as a racially visible minority,43 is thus inscribed in the double definition of source of disruption and person to admire (akogare no taishō).

    Whiteness in the Japanese Context

    Akogare (admiration, longing, desire) is a word that young women44 in Japan often use when talking about the “white, Western” foreigner. Kelsky explains that the word indicates the longing for something that is impossible to obtain and she maintains that “it is a rather precise gloss […] of the term “desire” in Lacanian usage. […] Desire arises from lack and finds expression in the fetish. The fetish substitutes the thing that is desired but impossible to obtain.”45 Fulfilment of this unattainable desire can be realized through activities such as participation in English conversation classes and engaging in conversation with “Western” people.46 The consumption of “Western” images and representations as well as everyday practices associated with the Euro-American foreigner could also be considered a fetish that substitutes the unattainable object of desire. In this sense, the gaikokujin-fū hairstyle trend might be for the producers one such way of catering to young Japanese women’s akogare for the “Western” world.

    Gaikokujin-fū is inextricably connected to gaijin, “white” foreigners. For instance, the Hair Encyclopedia section of the website Hotpepper Beauty reports two entries with the keyword gaikokujin-fū: gaikokujin-fū karā (foreigner-like color) and gaikokujin-fū asshu (foreigner-like ash). The “color” entry states the following:

    Gaikokujin-fū karā means, as the name suggests, a dye that colors the hair in a tint similar to that of foreigners. The word “foreigner” here mostly stands for people with white skin and blond hair that are usually called “American” and “European.”47

    Similarly, the “ash” entry explains the following:

    The coloring that aims for the kind of blond hair with little red pigments that is often found among Americans is called gaikokujin-fū asshu.

    Asshu means “grey” and its characteristic is to give a slightly dull (dark?) impression. It fits well with many hairstyles ranging from short cuts to long hair, and it can be done in a way to make you look like a “western” hāfu (mixed race individual).

    It is clear from these descriptions that the term gaikokujin-fū is racially charged. What hairdresser discourse is trying to reproduce is a kind of hair color associated with America and Europe’s Caucasian population. They are selling “whiteness.”

    Writing from the viewpoint of multicultural England, Dyer writes that the study of the representation of white people is important because “as long as white people are not racially seen and named, they/we function as a human norm.”49 White discourse is ubiquitous, and it is precisely this unmarked invisibility that makes it a position of dominance. The representation of people belonging to minority groups is inevitably marked or tied to their race or skin color, but Caucasians are often “just people.” At the base of white privilege there is this characteristic of universality that is implied in whiteness.

    The marked positioning of the white foreigner in Japanese society would seem an exception to this rule. Torigoe, while acknowledging that the Japanese media “saturated [her] with images of young white females as the standard of beauty,”50 analyzes in her article how white beauty actually embodies values such as overt sexual attractiveness that would be considered deviant or over the top by standard societal norms.51 Likewise, Russell points to the scrutiny that the bodies of the white female woman receive on Japanese mass media, dominated by a male gaze. White females become subject to the sexual curiosity of the Japanese male, and being accompanied by one of them often makes him look more sophisticated and competitive in a globalized world.52 As the most easily, less controversially portrayed Other through which Japanese self-identity is created, the white individual is often subject to stereotyping and essentialization. Russell notes this happening in both advertisement and the portrayal of white local celebrities, that assume even “whiter” characteristics in order to better market their persona in the Japanese television environment.

    However, it is my opinion that we must be careful to not be exceedingly uncritical of the marginality that Caucasians are subject to in Japanese society. I argue that whiteness is in an ambiguous position in the Japanese context: it would be wrong to say that in the archipelago white people do not benefit from the privileges that have accompanied their racialization up to the present times. The othering processes that whites are subject to is more often than not related to them being brought up and representing a different culture than to their racial difference.54 The word hakujin (lit. white person) is barely used in everyday conversation, whereas it is more common to hear the term kokujin (lit. black person): white people are not reduced to their racial characteristics in the same way as black people might be.55 Whiteness might not be the completely hegemonic in the Japanese context, but the country does not exist in a vacuum, and its standards have been influenced by the globally hegemonic white euro-centric values to some extent.

    To reiterate, white people in the Japanese archipelago experience the contradictory position of being a visible minority subject to reifying “othering” processes while at the same time reaping many of the benefits and privileges that are usually associated with the color of their skin. They are socially and politically located at the margins but are a hegemonic presence in the aesthetic consciousness as an ideal to which aspire to. In the following sections, I will expand on gaikokujin’s ambiguous location by looking at the ways in which whiteness is consumed through the gaikokujin-fū hairstyle trend.

    Producing Whiteness: Selling gaikokujin-fū Hair
    Creating the “New”

    In order to understand the meanings shaping the catchphrase gaikokujin-fū, I have used a mixture of different approaches. My research began by applying the methods of Visual Analysis56 to the latest online promotional material. I have tried to semiotically analyze the pictures on the websites in relation to the copywriting. In addition, I have complemented it with fieldwork, interviewing a total of seven hairdressers and four girls aged from 20 to 2457 in the period between April and June 2017. It was while doing fieldwork that I realized how important social networking is for the establishment of contemporary trends: this is frequently acknowledged also in the press by textually referencing hashtags.58 Instagram is a very important part of Japanese girls’ everyday life, and is used both as a tool for self-expression/self-promotion as well as a compass to navigate the ever-growing ocean of lifestyle trends. Japanese internet spaces had been previously analyzed as relatively closed spaces created and accessed by predominantly Japanese people, and this had implications on how online discourses about races were carried on.59 However, being a predominantly visual medium, Instagram also functions as a site where information can, to a large extent, overcome language barriers.

    The gaikokujin-fū hashtag counts 499,103 posts on Instagram, whereas 381,615 pictures have been tagged gaikokujin-fū karā.60 Most of them are published by professional whose aim is to publicize their work, and it is not uncommon to find pricing and information for booking in the description.

    Scrolling down the results of the Instagram search, it is easy to notice the high number of back and profile shots; what the hairdressers are trying to show through these pictures is their hairdressing skills. By cutting out the face they are putting the hair itself at the center of the viewer’s attention and eliminating any possibility of identification. The aim here is to sell “whiteness” as an object. The trendsetters are capitalizing on a term (gaikokujin-fū) that has already an appealing meaning outside the field of hair coloring, and that is usually associated with the wider desire or longing (akogare) for “Western” people, culture and lifestyle.

    To the non-initiated, the term gaikokujin-fū might indicate anything that is not “Japanese like” such as curly hair, or blonde hair. However, it became clear when speaking to my hairdresser informants that they only used the term referring to the ash-like coloring. Professionals in the field are reclaiming it to define a new, emerging niche of products that only started appearing a couple of years ago.61 In doing so, Japanese hairdressers are creating a new kind of “whiteness” that goes beyond the “Western” cultural conception of white as blonde and blue-eyed, in order to make it more acceptable to Japanese societal standards. In fact, fair hair is considered extremely unnatural.62 The advantage that ash brown hair has over blonde is the relatively darker shade that allows consumers to stand out without being completely out of place.63

    However, gaikokujin-fū hair comes at a cost. All of my informants told me during the interviews that the colors usually associated with this trend involve dyes have a blue or green base, and are very difficult to recreate on most people of the East Asia whose naturally black hair has a red base. The difficulty they experienced in reproducing the Ash (asshu) and Matt colors on Japanese hair constituted a fundamental charm point for hair technicians, and precisely because of this being able to produce a neat ash coloring might be considered synonymous with keeping on pace with the last technology in hair dying. The Wella “Illumina Color”64 series came out in September 2015, while Throw,65 a Japanese-produced series of hair dyes that eliminate the reddish undertones of Japanese black hair, went on sale very recently in June 2016.66 Another Japanese maker, Milbon, released its “Addichty Color”67 series as recently as February 2017. The globally dominant but locally peripheral whiteness has been “appropriated” and domesticated by Japanese hairdressers as a propeller of the latest trends, as a vital tool in creating the “new.”

    To summarize, the technological developments in hair dyes certainly gave a big push to the popularizing of the gaikokujin-fū hairstyle trend. Moreover, in a very chicken-and-egg-like fashion, the technological advancing itself was at the same time motivated by the admiration and desire towards Euro-American countries. However, this desire for “Westerness” does not entail adopting whiteness in its essentialized “purest” form,68 as that would have negative implications in the context of Japanese society. Rather, Japanese trendsetters have operated a selection and chosen the variant of whiteness that would be different enough to allow the creation of the “latest” while minimizing its more threatening aspects.
    Branding the “New”

    In the previous section I mentioned the fact that most of pictures posted on the social network Instagram serve to amplify and diffuse existing values for consumption, and constantly refer to a set of meanings that are generated elsewhere reifying them. Throughout this section I will examine the production of these values through the branding of the aforementioned hair dye brands: Wella’s “Illumina Color,” THROW, and Milbon’s “Addichty Color.”

    Wella’s “Illumina Color” offers an interesting case study as it is produced by an American multinational brand. Comparing the Japanese website with the international one, it is clear that we have before our eyes a prime example of “glocalization.”69 While on the international webpage70 the eye-catch is a picture of a white, blue-eyed blonde woman that sports an intricate braided hairstyle with some purplish accents in the braid, the Japanese71 version features a hāfu-like72 young woman with long, flowing straight dark brown hair. The description of the product also contains the suggestive sentence “even the hard and visible hair typical of the Japanese [can become] of a pale, soft color.” The keywords here are the terms hard (katai) and soft (yawaraka). Hardness is defined as being a characteristic typical of the Japanese hair texture (nihonjin tokuyū) and it is opposed to the desired effect, softness. The sentence implies by contrasting the two terms that softness is not a characteristic of Japanese hair, and the assumption could be taken further to understand that it is a quality typical of the “foreign.” Perhaps unsurprisingly, the international webpage contains no such reference and instead vaguely praises the hair dye’s ability to provide a light color. The visuals of the latter are consistent with Dyer’s definition of whiteness.

    Unlike Wella, Milbon and beauty experience are Japanese companies, and their products ORDEVE Addichty and THROW are only geared to the Japanese marketplace. Milbon’s ORDEVE Addichty dye series is the most recent of the two. The product’s promotional webpage is almost entirely composed of pictures: the top half features 14 moving pictures, two for each of the seven colours available. The pictures slide in a way that shows the customer all the four sides of the model’s bust up, and each one of the girls is holding a sign with the name of the product. To the center left, we see a GIF image with the name of the brand in the roman and Japanese alphabet, accompanied by the catchphrase hajimete mitsukaru, atarashii watashirashisa (“I found it for the first time, a new way of being myself”), that slides into another text-filled picture that explains the concepts behind the branding.

    Occidental-like (ōbeijin) voluminous hair with a shine (tsuya) never seen before. This incredible feeling of translucence (tōmeikan) that even shows on your Instagram [pictures], will receive a lot of likes from everybody. Let’s find the charm of a freer myself with Addichty color!

    The red-diminishing dyes are here associated with both physical and ideological characteristics identified as “Western,” like the “feeling of translucence” (tōmeikan)73 and “freedom” (jiyū). The word tōmeikan is a constant of technical descriptions of gaikokujin-fū and it is generally very difficult for the hairdressers to explain what does it mean. My hairdresser informant N. quickly explained to me that having translucent hair means to have a hair color that has a low red component. Informants H. and S., also hair professionals, further explained that translucency is a characteristic typical of hair that seems to be semi-transparent when hit by light. While in the English-speaking world it would certainly be unusual to positively describe somebody’s hair as translucent, tōmeikan is a positive adjective often used as a compliment in other different contexts and it indicates clarity and brightness. In fact, the Japanese Daijisen dictionary lists two definitions for translucent, the second of which reads “clear, without impurities.”74 It is perhaps in relation to this meaning that the melanin-filled black core of the Japanese hair is considered “heavy” (omoi) and strong. Reddish and lighter brown colors are also defined in the same way. What is more, even hair colors at the other end of the spectrum can be “muddy”(nigori no aru): blonde hair is also described as such.75 It is clear that while tōmeikan is a quality of “occidental hair,” it is not a characteristic of all the shades that are usually associated with whiteness.

    In the last sentence, “freedom” is linked to charm (miryoku) and the individual. These three concepts are also very often associated with the foreigner. The freedom of the gaijin is a freedom from social constraints and from the sameness that pervades dominant representations of Japaneseness.76 Individualism is further emphasized by the pronoun “myself,” which in the original Japanese is a possessive pronoun to the word “charm” (miryoku). As a word, miryoku has an openly sexual connotation, and because of this it might be linked to the concept of “foreignness.” As Torigoe found out in her analysis of Japanese advertisements, white women are often represented as a sexualized counterpart to the more innocent Japanese woman.77 Gaikokujin-fū hair offers customers the possibility to become closer to obtaining this sexiness, that distances the self from the monotone standards of society.

    Of the three, THROW is possibly the most interesting to analyze, mostly because of the huge quantity of content they released in order to strengthen the brand image. In addition to the incredibly detailed homepage, they are constantly releasing new media contents related to gaikokujin-fū coloring on their “THROW Journal.”78

    The “story” page of the website serves as an explanation of the brand identity. It is a vertically designed page heavy on images, possibly designed to be optimally visualized in mobile devices such as smartphones and tablets. The first image that the viewer encounters is that of a girl whose brown hair is flowing in the wind, which results in some strands covering the features of her pale-white face. This makes it hard to understand her nationality and makes it so that all the attention is focused on the light, airy qualities of the hair. As I said before, “lightness” (karusa) is associated to translucency and is one of the characteristics at the center of the marketing of gaikokujin-fū. This picture very clearly renders those sensations in a way that is very pleasant to the eye and indeed invites consumption.

    Under the picture we find a very short narration that complements it. In bigger characters, the words dare de mo nai, watashi ni naru, that roughly translates as “I’ll become a myself, that is nobody else.” Here again we find an emphasis on individuality and difference. Scrolling down, we find the following paragraph written in a smaller font:

    I leave my body to the blowing wind.

    My hair is enveloped in light, and is filled by the pleasant air.

    What I needed was this [facial] expression.

    I got rid of what I did not need, and refreshingly freed my mind.

    Gracefully, freely.

    I should just enjoy myself more.79

    Unlike the tagline in the Addichty webpage, THROW’s brand identity is here described in ideological terms only. Once again, “freedom” is the central theme, and is associated with a sensation of freshness (kaze, “the wind”; also, the onomatopoeia sutto, here rendered as “refreshingly”). The image of release is further emphasized by the fact that “I” of this text is in close contact with nature: her skin feels the wind, she is shrouded in light and breathes pure air. But what is the subject being released from? The fourth and the last line would suggest that she is being trapped by social constraints, something akin to the Freudian super-ego, that somehow renders her unable to enjoy herself for what she really is. My literal translation of the sixth line makes it hard to understand the hedonistic implications of its meaning: what the original Japanese implies is not simply that she should “have fun,” but she should be finding pleasure in what she is and not what she is expected to be. It is perhaps strange to the eyes of the Euro-American observer accustomed to the discourse of white supremacy that the consumption of whiteness comes with an invitation to spontaneity. The whiteness being sold here is certainly perceived in a radically different way from the Eurocentric “West,” where it is associated with self-constraint.80 It is being marketed to the Japanese public in a way that reminds the portrayal of minorities in the white-dominated world,81 and that makes it particularly appealing to the archipelago’s consumers.

    Listening to the producers’ interviews, it becomes clear for them that the red pigments of the hair, as a symbol of this self-Orientalistically represented “Japaneseness” are represented as a further constraint. Producer Kimura Naoto speaks of a “liberation from redness for the women who hate it”;82 fellow member of the production team Horiuchi brings up the ever-present desire in Japanese women to “become like foreigners,”83 but neither of the two explains the connection between the deletion of red pigments from the hair and the possibility of becoming foreigner-like. It is perhaps this lack of an explicit connection in an explanation from an expert that makes it perceived as an “obvious truth.” In fact, nobody seems to refer to the fact that red undertones are common overseas as well, not to mention the existence of redheads in predominantly Caucasian regions. By hiding these facts, the red pigments are constructed as something that is peculiarly Japanese and juxtaposed to the exclusively foreign blue pigments, further contributing to the essentializing of the gaikokujin that propels self-Orientalism.

    Consuming Whiteness: Gaikokujin-fū and Everyday Life

    To understand the ways that gaikokujin-fū was being interpreted and consumed I conducted fieldwork for two months (April-June 2017) in Tokyo. Engaging in participant observation proved to be relatively easy, since superficial conversation about beauty trends is one of the most common ways that young women around my age use to socialize. Most of my peers were very quick to react every time I lightly introduced the subject. However, due to the perceived “lightness” of the topic, not many people showed to be willing to talk prolongedly about it. This prompted me to supplement the fieldwork with semi-structured interviews I conducted with four people aged 20-22.

    The general reaction to the gaikokujin-fū buzzword was one of recognition–the existence of the trend was acknowledged both by people who were actually familiar with it as well as by others who were not really interested but had seen the phrase and recognized a more general idea behind it. As the reader might expect after having gone through the previous chapter, consumers of gaikokujin-fū hair all brought up the difficulties they had in obtaining the desired results. When I first contacted K., a 23-year-old university student in Tokyo, she told me to wait till the following week for the interview since she had an appointment to dye her hair of an ash-like color. Seven days later, I was surprised to see that her hair had not changed much. Turns out that her virgin hair was a very difficult base to work with: having never bleached it, it proved to be very resistant to blue-green dyes. Dying the hair of an ash-like color would have been impossible as the naturally red pigments of the hair would have completely nullified the effect.

    Whiteness as Empowerment, Whiteness as Difference

    K. was nonetheless very accommodating and answered my questions very enthusiastically. To her, the word gaikokujin had indeed a very positive meaning, and she specifically associated it to difference. My informant used a very harsh word when talking about her fellow Japanese: to her, Japanese style equals mass-production. Her image of Japan was perfectly congruent with those described by Mouer and Sugimoto in their critique of Nihonjinron. “Ordinary” Japanese girls were, in her opinion, the cutesy and quiet girls with straight black hair and bangs covering their foreheads. Why did she feel attracted to gaikokujin-fū in the first place? K. felt that the “traditional” Japanese image was constraining, and she had both very physical and empirical reasons (she does not like face with bangs) as well as a specific ideological background. It is worth nothing here that K. has had since her childhood a very strong akogare towards “Western countries”: she has studied English since she was a small child and is now studying Italian, which led her to spend a year abroad in the University of Venice. Moreover, she attended a very liberal protestant high school in Tokyo, where students were allowed to dye their hair and had no obligation to wear the school uniform. She herself stated that the liberal environment she was brought up in had a huge influence on her view of the world and thus she did not feel the need to “conform.” K. speaks from a privileged position that allowed her to glimpse a “different” world, in which she is promised freedom. In a similar fashion to the representations I analysed in the previous chapter, “Western” foreign becomes a symbol of liberation from the societal constraints of a traditionalistic society.

    The liberating qualities of the akogare towards the essentialized “Western” foreign have been brought up in previous research as a space for young women to astray themselves from the hierarchies of everyday life. The link between freedom and diversity was indeed particularly strong in K., who feels somehow “oppressed” by certain aspects of society. However, this is far from being a universal mode of consumption: in fact, the other three girls never even mentioned anything ideological. To S., a 22-year-old girl I met while studying in Tokyo two years ago, dying her hair of an ash-like hue was an act genuinely finalized to the enhancement of her beauty: she thought the color made her face look brighter. While she too stated during the interview that foreigners are viewed as cool and fashionable, she did not allude to a desire to “become” one nor she mentioned any ideological values associated with them that she emphasized with. In her everyday practice, whiteness is consumed as a tool regardless of its hegemonic signified. Informants A. and H. talked about the trend in a similar way. H. initially dyed her hair because she liked how cute ash hair looked on her favourite model, and had little more to say other than that. Her friend A., who recently graduated from a fashion school, confessed that in her environment standing out was more the rule than a subversive act. Her ash phase was brief and followed by even more explosive hues such as blue and pink. S., A., and H., were very much less conscious of their ways of consumption, but, as French theorist Michel de Certeau argues,84 it is precisely the aimlessness of their wandering that make their practices subvert the hegemony established by the global white supremacy. Having gaikokujin-fū hair is one of the strategies that Japanese women have at their disposition to attain beauty, and while it is trendy, it is far from being superior to different styles. Whiteness becomes an accessory that enhances the natural beauty of the self, and it is not employed to override one’s original racial features but rather to enrich them through the display of individuality. Under this light, it is possible to see the consumption of foreign-like hair as an unconscious tentative of overcoming the racialized barriers that might generate uncanny feelings in the eyes of the “white” spectator.

    Subdued Subversion and the Ambiguities of Consumption

    There are however at least two factors that complicate the consumption of gaikokujin-fū hair, making it a multifaceted and complex process. Firstly, during my interview with K. we discussed the differences between this and other fashion trends that tend to refuse the stereotypical sameness of the constructed Japanese image. K. suggested the existence of an even more individualistic trend–Harajuku–style fashion. The Harajuku district of Tokyo is famous world-wide for hosting a wide range of colourful subcultures,85 which my interviewee described with terms such as dokusouteki (creative) and yancha (mischievous). Harajuku fashion is individuality taken to such a level in which it becomes even more openly contestant of society. S. described these subcultures as referencing the image of “an invented fantasy world, completely out of touch with reality.” The gaikokujin-fū hair colour is indeed a way to break out of the “factory mould,” but it is a relatively tame way of doing it as it is the consumption of a domesticized otherness. As I also pointed out during the analysis of the production processes, the aesthetics of the trend are largely shaped in relation to societal norms and purposely do not excessively break out of them. Especially in its darker tones, foreign-like ash hair is visually closer (albeit chemically harder to obtain) than platinum blonde, and it is precisely in these shades that the hue is being consumed by girls like K. and S.

    Furthermore, one could say that Gaikokujin-fū hues can at times be experimentations instrumental to the formation of one’s identity. H. and S. both explained that they tried out ash dyes as a phase, only then to move on to something that they thought better reflected their own selves. In both cases, that meant going back to their natural black color and to darker tones. H., in particular, after spending her three years of freedom in university experimenting with various hues, finally concluded in her fourth and final year that natural black hair was “what suits Japanese people best.”. After trying out the “Other” and recognizing it as such, her identification acted as what Stuart Hall might have called a suture between her as an acting subject and the discursive practices of “Japaneseness.”86 As “foreignness,” and whiteness as one of its variants, cannot be easily conceived outside the dominant self-Orientalistic discourses, even gaikokujin-fū is inevitably bound to the essentialized “Japaneseness” of the Nihonjinron. This is only worsened by the fact that foreign-like hair colors are a product in the beauty market: they need to be marketed to the consumers, and this necessitates simplification. Essentialization and the reinforcement of self-Orientalism are the high prices that one must pay for the consumption of the other, and constitute a big limitation of its subversive power.

    Conclusion

    I have attempted to analyse the ways in which whiteness is produced and consumed in Japan, a country with significant economic and cultural power that does not have a significant Caucasian population. I have chosen as the topic a feature of the human body that is usually considered peripherical to the construction of racialized categories, and I have attempted to demonstrate how it becomes central in the production of an occidentalistic image of “whiteness” in the Japanese Archipelago.

    What this trend helps us to understand is the complexities and multiplicities of whiteness. By shedding some light on the way that hairdressers in Japan construct and sell the gaikokujin-fū trend we become aware of the fact that an aspect such as hair color that we do not usually pay much attention to in relation to this racialized category can be central when the same is consumed in a different setting. It is significant that what is being marketed here it is a slightly different paradigm from the Eurocentric or conventional idea of “white” people, that sees at its center blonde-haired, fair-skinned people with blue or green eyes: whiteness is mitigated and familiarized in order to make it more desirable to wider audiences. Its localized production and its consumption as a disposable accessory might be taken as challenging to the global dominance of Caucasian aesthetic.

    Acting in the (locally) ambiguous field of racial representations,87 hairdressers in Japan are creating their own whiteness, one that is starkly defined by what is socially acceptable and what is rejected.88 It thus becomes apparent the fact that racialized categories are nothing but discourses, constantly morphing in relation to time and space. The existence of a different whiteness created by and for the use of people who are not considered as belonging to this racialized category creates conflict with the discourse of a global, hegemonic whiteness by demonstrating its artificiality and construction.

    However, the use of the word gaikokujin inevitably generates ambivalent meanings. The trend becomes linked to the discourse of “foreignness” and the desires associated with it. Eventually, it ends up reproducing the essentialist and reifying stereotypes that are creating through the occidentalistic (and self-Orientalistic) practices of nihonjinron. The trend potentially reinforces the “us/them” barriers that are at the basis of essentialistic thought by juxtaposing the desired “foreign hair” as a polar opposite of the more conservative and traditional “Japanese hair.”

    To reiterate, gaikokujin-fū might be subversive on the global scale, but it is nonetheless an expression of the oppressive mainstream on the local level, as it restates notions of difference and exclusivity that form the basis for social exclusion of phenotypically alien foreigners. Unfortunately, the practices of marketing necessitate simplifications, and makes it is hard to achieve what I believe would be the most subversive action: the elimination of these reifying barriers. It is imperative that we start to think about ways to talk about race and culture in a non-essentializing manner while maintaining an anti-white-centric stance.

    Although the problem of essentialization cannot be resolved by looking at representation only, by looking at how the product is effectively consumed in everyday life we might find that these semi-conscious practices already offer some hints on how to overcome the barriers that reification builds around us. It is indeed true that consumers answer to the “call” of the marketers, and that they identify themselves to some extent with the images of racialized whiteness created by the beauty industry. However, what the interviews revealed is that often times the link between image and product is broken in the immediacy of consumption. By using whiteness as an accessory, some of the consumers open up a space in which they contest the seriousness and rigidity of racialized categories–a space that allows hybridity to exist.


    http://zapruderworld.org/journal/archive/volume-4/the-everyday-consumption-of-whiteness-the-gaikokujin-fu-foreign-like-
    #corps #beauté #femmes #géographie_culturelle #japon #cheveux #identité #altérité #orientalisme #blancheur #hakujin #blancs #représentation

  • Forgotten Images of the Vietnam War Made for the Americans Who Fought In It
    https://www.nytimes.com/2018/08/30/lens/forgotten-images-vietnam-war.html


    Black soldiers at Camp McDermott stand by a barbed-wire fence intended to segregate their living quarters from those of white soldiers. Oct. 10, 1970.CreditBrent Procter/Overseas Weekly Collection/Hoover Institution Library and Archives
    #photographie #ségrégation #barbelés

  • #Lilian_Thuram : « Pour ne pas gâcher le jeu, on donne l’impression que tout va bien » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/27/lilian-thuram-pour-ne-pas-gacher-le-jeu-on-donne-l-impression-que-tout-va

    Moi, je sais que je suis noir parce qu’on me l’a tellement répété. Je suis devenu noir à 9 ans, en arrivant en région parisienne. Les autres enfants, qui me disaient noir, ne se disaient pas blancs. Les gens blancs sont capables de parler d’un physique noir, d’une pensée noire, mais ils ne parlent jamais d’eux. Sauf qu’ils se pensent tout le contraire. Si les #Noirs courent vite, sont forts, cela sous-entend que les Blancs sont plus intelligents, intellectuels. Dans les années à venir, il faudra questionner cette structure de pensée : pourquoi les #Blancs font cela ? Aujourd’hui, c’est compliqué de rappeler aux Blancs qu’ils sont blancs, cela entraîne souvent des blocages, c’est vécu comme une agression.

    #racisme #France

    • Quel discours éducatif contre le racisme portez-vous ?

      J’essaie d’être le plus simple possible. De démontrer que le racisme n’est pas quelque chose de naturel, mais résulte d’une éducation. Je dis aux enfants que selon leur couleur de peau, leur sexe, leur orientation sexuelle, ils ne vivent pas la société de la même façon. Je leur dis de faire attention, qu’ils sont éduqués de manière inconsciente à se penser mieux que les autres, plus légitimes ou au contraire moins bien. Il s’agit de leur faire prendre conscience des stéréotypes que la société ancre en eux, pour déjouer les mécanismes de domination. Et pour l’heure, le racisme, quand il ne fait pas l’objet d’un déni, est traité de manière superficielle… Dans l’affaire Weinstein, on aurait pu s’en tenir à l’acte d’un gros dégueulasse, s’arrêter là. Mais ce cas a permis de mettre au jour le système qui le sous-tend, qui a permis à Weinstein de perpétrer ses violences avec un sentiment d’impunité : la domination des hommes sur les femmes. Or, quand il s’agit d’un acte de racisme, on ne se pose jamais la question. Si dans un stade, des supporteurs font le bruit du singe parce que je touche un ballon, parce que je suis noir, on se contente de dire qu’il s’agit de gens stupides. Mais cela raconte autre chose, cela dit quelque chose de la relation à l’autre selon la couleur de peau, d’une idée de supériorité. En chaque personne blanche, il peut y avoir des séquelles de cette façon de penser. Cela ne veut pas dire qu’il y en a forcément, mais on doit au moins se poser la question. Le documentaire de Raoul Peck sur James Baldwin, I Am Not Your Negro, l’explique très bien : il faut que les personnes blanches se demandent pourquoi ils ont besoin des Noirs. Parce que le racisme, ce n’est pas le problème des Noirs. Comme le sexisme n’est pas le problème des femmes, ou l’homophobie le problème des homosexuels. Ce n’est pas eux qui peuvent résoudre le problème. Et très souvent, c’est aux victimes qu’on demande de le résoudre.

  • Pourquoi il faut en finir avec le « sorcier blanc » - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/06/20/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-le-sorcier-blanc_1660493

    En fin de thèse à l’université Paris-Descartes, où il travaille sur le thème de la vulnérabilité sociale des athlètes, Seghir #Lazri passera pendant le Mondial quelques clichés du foot au tamis des sciences sociales.

    Après une défaite lors de la première journée contre l’Iran, le Maroc se doit de gagner contre le Portugal et l’Espagne pour espérer atteindre les huitièmes. Tous les regards sont donc portés sur son entraîneur français, Hervé Renard à qui l’on attribue tous les mérites de la qualification pour cette phase finale. Il devra donc redoubler de génie pour que « la magie » opère.

    « Magie », en effet, puisque Hervé Renard, qui est fait ses classes sur le continent africain, est l’héritier légitime de Claude Le Roy, ancien coach du Sénégal et du Cameroun (entre autres), et avec qui il partage le surnom de « Sorcier blanc » (comme Alain #Giresse, ou le défunt Henri Michel). Que faut-il donc entendre par cette formule ? Et surtout à quelle réalité sociologique renvoie-t-elle ?

    D’un point de vue organisationnel, tout d’abord, les #entraîneurs comme Hervé Renard s’inscrivent dans une logique de #globalisation mondiale du football. Si on les perçoit comme les figures de proue de la diffusion du coaching à la française en Afrique, ils ne sont, en réalité, que la partie émergée de l’iceberg. Et pour cause, certains territoires africains, notamment francophones sont depuis la fin des années 90, des hauts lieux de production de footballeurs à destination du marché européen. Les nombreux travaux du géographe Bertrand #Piraudeau, nous montrent que par la mise en place de centres de formation, mais aussi d’académies privées, le modèle de formation européen et notamment français est devenu la norme standard de toutes les écoles de football. Cela ayant pour conséquences de produire des joueurs répondant au critère du jeu européen (normalisation du style de jeu), mais aussi de légitimer la place des intervenants et entraîneurs en provenance des pays occidentaux. Aux premiers abords, Hervé Renard apparaît donc, comme un technicien du football dans un milieu social et géographique, déjà dominé par les injonctions du foot européen.

    Que faut-il entendre par « Sorcier » ?

    Par ailleurs, à ce statut de technicien, vient s’adosser cette expression de « sorcier ». Et si le terme s’invite dans les représentations collectives, c’est qu’il renvoie à deux domaines précis. D’une part, il fait écho au monde de l’élite sportive, s’apparentant à un univers sacré, selon les écrits de la psychologue du sport Claire Carrier où l’entraîneur transmet un savoir particulier, incompris des profanes. Et d’autre part, il fait allusion à une image « positiviste » des populations africaines. Autrement dit, à une représentation colonialiste circulant autour de ces populations, les réduisant à un imaginaire mystique et superstitieux. Ces individus interpréteraient la science footballistique comme une magie. Si le terme « sorcier » met en lumière une vision dévalorisante des populations africaines. La connotation « blanche » invite à questionner plus profondément ces représentations.

    Blanc, avez-vous dit ?

    En prenant en compte ce terme de « blanc » associé à « sorcier », on s’aperçoit que ce surnom renvoie d’autant plus à une dimension raciale que sociale. Pour exemple, le sélectionneur sénégalais du #Sénégal, Aliou Cissé, arrivé en France à 16 ans et ayant fait toute sa carrière en Europe, ne se voit pas assigner ce titre. Au contraire, il apparaît comme un entraîneur local, bien qu’il ait sans doute développé ses compétences en Europe. A ce propos, la chercheuse Claire Cosquer, dans un article sur ce même sujet, montre que le terme sociologique de « blanchité » accentue la fable colonialiste. Pour Claire Cosquer (en s’appuyant sur les analyses de Claude Boli), la notion même de « sorcier blanc » fait référence à une figure particulière de l’époque coloniale, qui est celle du #missionnaire. Cette effigie, à la fois paternaliste et directive, assigne les populations noires africaines à un imaginaire sauvage et enfantin. Et c’est aujourd’hui, encore par ce prisme, que le joueur africain est présenté comme puissant athlétiquement, aussi bien qu’immature intellectuellement. D’ailleurs, de Claude Le Roy à Willy Sagnol, de nombreux entraîneurs européens ne manquent pas de souligner leur manque de rigueur ou encore leur absence de sens tactique.

    Et c’est cette « altérité noire », véhiculée par le monde l’élite sportive qui consolide le terme de « Sorcier blanc », afin notamment, de légitimer la suprématie d’un capital technique sur un autre (Football européen vs football africain). Résultat d’une historicité des rapports coloniaux, la notion de « Sorcier blanc », se présentant comme passionnelle, montre que si le sport peut être un outil de déconstruction des représentations sociales, il est aussi un instrument pour les fortifier.
    Seghir Lazri

    Passionnant. Ça donne envie d’en savoir plus sur les travaux de Seghir Lazri.

    #football #Afrique #hervé_renard #entraîneur #sport #rapport_colonial #sorcier_blanc #représentations_colonialistes #aliou_cissé #noirs #paternalisme #blancs

  • International outrage about a “genocide” against white farmers in South Africa ignores the data

    South Africa’s reputation for crime extends beyond its borders, but attacks on white farmers in particular have captured the attention of international audiences, especially in conservative circles. But data in a new report indicate that farm attacks have actually been on a steady decline.

    Isolated and believed to be wealthy, South African farmers have historically been the targets of attacks in South Africa. In some cases the attacks and murders have been so brutal that many believe there is an element of race-based vengeance for apartheid. White farmers’ vulnerability has increased along with the rest of the country as South Africa struggles to contain crime, especially violent crime.

    Some farmers have chosen to fly the old apartheid flag to express their belief that they are being persecuted. The Afrikaner cultural group #AfriForum (which calls itself a civil rights group) organized a protest dubbed Black Monday to call attention to farm murders, which they say the African National Congress government is willfully ignoring.


    https://qz.com/1297437/farm-murders-in-south-africa-are-decreasing-even-as-conservatives-warn-of-genoci
    #Afrique_du_Sud #agriculture #assassinats #Blancs #Noirs #génocide (ouf!) #agriculteurs #meurtres
    cc @fil

    • hé oui … et ça marche ces campagnes complètement fabriquées, car ça retient l’imagination des gens plus facilement que d’autres sujets

  • Working class in Britain? You must be white | New Internationalist
    https://newint.org/features/2018/03/01/working-class-in-britain

    Kam Sandhu questions why the British working class is inevitably conceived of as white, despite ethnic minority communities being at the sharpest end of inequality

    #inégalités #racisme #médias #narrative #blancs #royaume-uni #must-read

  • Income Mobility Charts for Girls, Asian-Americans and Other Groups. Or Make Your Own.

    This first animated chart illustrates one of the study’s main findings: White boys who grow up rich are likely to remain that way, while black boys raised in similarly wealthy households are more likely to fall to the bottom than stay at the top in their own adult households.

    https://www.nytimes.com/interactive/2018/03/27/upshot/make-your-own-mobility-animation.html
    #inégalités #USA #Etats-Unis #Noirs #Blancs #visualisation #cartographie #cartoexperiment #richesse #pauvreté #infographie
    via @freakonometrics sur twitter

  • ‘Elites Not Only Benefit From Racism, but Use Racism to Their Advantage’ | FAIR
    https://fair.org/home/elites-not-only-benefit-from-racism-but-use-racism-to-their-advantage

    Janine Jackson: In a conversation about white supremacy, sometimes references to class are deflections from the irreducibility of anti-black racism. But sometimes ignoring class divisions among whites is itself a kind of deflection. What are you looking to convey in this latest article?

    Keri Leigh Merritt: I think the most important thing is not letting poor working class whites off the hook in any way for their racism, but just trying to understand the ways in which elites not only benefit from racism, but use racism to their advantage. Long history of this throughout America, particularly in the labor sector—bosses long keeping black and white workers apart, engendering racism, using blacks as strikebreakers, things like that. So it’s more, not letting lower classes off the hook, but bringing middle and upper class whites onto the hook for racism as well, and their part in it.

    #racisme #diviser_pour_régner #riches #pauvres #esclaves #esclavage #noirs #blancs #etats-unis #capitalisme

  • SA’s land audit makes case for land tax

    Black South Africans may constitute 79% of the population but, as individuals, they only directly own 1.2% of the country’s rural land and 7% of formally registered property in towns and cities.

    Meanwhile, white South Africans, who constitute 9% of the country’s population, directly own 23.6% of the country’s rural land and 11.4% of land in towns and cities.

    https://www.news24.com/SouthAfrica/News/sas-land-audit-makes-case-for-land-tax-20180204-2

    #terre #accès_à_la_terre #inégalités #Blancs #Noirs #Afrique_du_sud #discriminations #propriété #accès_à_la_propriété

  • Sur France 2, Mélenchon fait preuve de courage politique par Pauline Graulle | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2017/12/sur-france-2-melenchon-fait-preuve-de-courage-politique-38039

    Lors de son « Émission Politique », le leader de la France insoumise, questionné sur la « laïcité », a clairement pris position contre le discours douteux de Philippe Val, ancien patron de Charlie Hebdo.

    C’était attendu. Évidemment, Jean-Luc Mélenchon allait bien devoir en passer par là. Éclaircir ses positions sur « la laïcité » – entendez, l’islam. Après un mois de polémiques nauséabondes lancées par Charlie Hebdo suite à « l’affaire Ramadan », l’équipe de « L’Émission politique » n’avait rien trouvé de mieux que de lui opposer, hier soir, un ancien patron de… Charlie Hebdo. Histoire d’obliger le leader de la France insoumise à prendre position sur un débat potentiellement explosif pour l’unité de son mouvement et qu’il avait jusque-là pris soin de ne surtout pas ouvrir (lire ici).

    Sur le plateau de Léa Salamé, voilà donc Jean-Luc Mélenchon contraint et forcé de s’engager sur ce terrain glissant. La tâche n’est pas commode face à un Philippe Val venu dialoguer « en mémoire de nos amis assassinés » – une vache sacrée, donc. Il commence par un terrible lapsus sur Danièle Obono (« une militante antiraciste et antisémite – euh… »). S’excuse platement. Puis défend, clairement, et tout du long, sa camarade de l’Assemblée nationale, laquelle est accusée d’avoir jugé « islamophobes » certaines caricatures de Charlie et, plus récemment, de trouver utiles des réunions « non mixtes ». Danièle Obono, dit-il, « aborde [la question] par la solidarité des opprimés. Je ne suis pas procureur, c’est une amie, je la respecte, elle sait sur quoi nous sommes d’accord et sur quoi nous ne sommes pas d’accord ».
    « Ça va Val ! »

    Lui, « l’homme qu’on traitait de laïcard, de bouffeur de curé », n’en revient pas de cette « situation cocasse » de passer pour l’islamogauchiste de la soirée. Il faut dire que face à Philippe Val... Jean-Luc Mélenchon répète :

    La laïcité, c’est la séparation de l’Église et de l’État, c’est pas la guerre contre telle ou telle religion.

    Rien de bien nouveau en vérité. Mais, en cette période d’affrontement entre les pro-Charlie et les pro-Mediapart, la phrase résonne clairement. Et fortement.

    « Les musulmans font l’objet d’un ‘‘montré du doigt’’ permanent dont l’origine est le FN », lance ensuite l’insoumis, en référence à Manuel Valls. « Valls n’est pas d’extrême droite », rétorque, un peu gêné quand même, Philippe Val. Lequel ajoute : « Les actes terroristes ont baissé, les actes antimusulmans ont baissé, je vous l’accorde [sic]. Un Français juif a 20 fois plus de chances de se faire agresser. Pourquoi vous ne défendez jamais les juifs dans vos meetings ? » Mélenchon : « Dans tous mes meetings, je ne parle jamais des communautarismes, je défends l’universalité de la condition humaine. Je ne flatte pas de clientèle. »

    Comme à son habitude, Philippe Val manie l’amalgame sans pudeur de gazelle : « Le chanoine de Latran (lui) n’a tué personne. » « Dans votre mouvement, vous êtes l’arbre républicain qui cache la forêt communautariste. » « L’islamisme se réclame de l’islam et peut-être qu’un jour, il faudra le dire. » Visiblement, Jean-Luc Mélenchon n’en peut plus. Lance un « ça va, Val ! » salutaire.

    Quelques dizaines de minutes plus tôt, le député des Bouches-du-Rhône s’est prononcé pour la régularisation des travailleurs sans papiers, 400 000 selon un chiffre avancé par Adrien Quatennens : « Je suis pour qu’on traite humainement les gens. [D’autant plus quand ils sont] réfugiés de nos guerres, de notre économie, de notre perturbation climatique. » Contraste subtile, mais marquant, avec la campagne présidentielle, lorsqu’il s’en prenait « au travailleur détaché qui vole son pain aux travailleurs qui sont sur place ». Ce soir, sur France 2, il s’est passé quelque chose : Jean-Luc Mélenchon est redevenu banalement de gauche.

    • La France insoumise n’a pas de temps à perdre avec Valls et Bouteldja par Thomas Guénolé

      La France insoumise défend le républicanisme. Certes, les autres grandes formations politiques du pays s’en revendiquent toutes. Mais c’est sous forme de slogans publicitaires creux : ces « valeurs républicaines » sans cesse évoquées mais jamais définies. Ou pour dénaturer ces valeurs : par exemple la « laïcité » à géométrie variable du FN et d’une partie de LR, ce masque pour diaboliser les Français d’origine maghrébine. La France insoumise, elle, est la seule grande force politique à défendre le républicanisme pour ce qu’il est vraiment : un projet politique concret.

      La liberté républicaine , c’est abolir le pouvoir de la caste. C’est refuser la loi du plus fort qui usurpe le mot « liberté ». C’est refuser que quiconque soit enfermé à vie dans une identité collective qu’il le veuille ou non, au seul motif de sa religion présumée, de son orientation sexuelle, de ses origines ou de sa couleur de peau. C’est donner à chacun les moyens et les droits nécessaires pour s’épanouir, s’émanciper, s’éduquer, se cultiver. C’est garantir à tous le droit de croire ou de ne pas croire grâce à la neutralité spirituelle de l’Etat et des services publics, c’est-à-dire la laïcité.

      L’égalité républicaine , c’est abolir les privilèges. C’est refuser que le mot « égalité » soit usurpé sous la forme d’une charité publique au compte-gouttes. C’est abolir le culte des inégalités croissantes et « ruisselantes ». C’est assurer à tous des services publics de qualité. C’est ne voir dans notre population que des citoyens à égalité politique de droits et de devoirs. C’est ne connaître qu’une seule communauté : la communauté nationale, cadre d’expression et de concrétisation de la souveraineté du peuple.

      La fraternité républicaine , c’est abolir le chacun pour-soi. C’est refuser le mensonge d’un égoïsme généralisé qui conduirait miraculeusement au bien-être de tous. C’est refuser à la fois le séparatisme social des riches et le communautarisme raciste d’où qu’il provienne. C’est redistribuer les richesses, de chacun selon sa prospérité à chacun selon ses besoins, parce que « société » du latin socius signifie « l’alliance ». C’est se rappeler que l’universalisme républicain donne à la France le devoir de défendre la fraternité des peuples.

      Entre autres incompatibilités évidentes, l’antisémitisme, le communautarisme, le racisme, sont donc incompatibles avec la France insoumise, puisque rien de tout cela n’est républicain. Jean-Luc Mélenchon l’a expliqué clairement dans un récent courrier à la Licra.

      Donc lorsque Manuel Valls accuse en boucle La France insoumise de complaisance avec le communautarisme, il ment. Et lorsque dans une tribune à Libération, une poignée de partisans de Houria Bouteldja reprochent à Jean-Luc Mélenchon de ne pas la soutenir, ils devraient plutôt ne pas s’en étonner.

      Manuel Valls et les rares partisans de Houria Bouteldja doivent surtout s’attendre à se heurter au silence de La France insoumise. A cela une raison simple : le manque de temps. La victoire complète du projet de société républicain, on le voit bien, reste à atteindre. Y parvenir tout en sauvant l’écosystème indispensable à la vie humaine : telle est la mission que la France insoumise, de facto première force d’opposition du pays, s’est fixée. C’est un labeur énorme, auquel travaillent chaque jour des milliers de militants. Donc le temps manque pour réagir aux provocations de personnalités marginales, de groupuscules marginaux, qui ont en commun d’être en mal désespéré de publicité.

      Les grands médias doivent d’ailleurs s’interroger. Quand un groupuscule aux thèses racistes ne pèse rien dans la population réelle, ne sont-ils pas irresponsables de lui donner une si vaste publicité ? Quand Manuel Valls est réduit à une place objectivement marginale dans le paysage politique, n’est-il pas anormal de lui donner une exposition médiatique aussi massive ?

      source : débats libération

  • Killings of Black Men by Whites are Far More Likely to be Ruled “Justifiable”
    https://www.themarshallproject.org/2017/08/14/killings-of-black-men-by-whites-are-far-more-likely-to-be-ruled-

    When a white person kills a black man in America, the killer often faces no legal consequences. In one in six of these killings, there is no criminal sanction, according to a new Marshall Project examination of 400,000 homicides committed by civilians between 1980 and 2014. That rate is far higher than the one for homicides involving other combinations of races.

    How The Marshall Project revealed racial disparities in “justifiable” homicides
    http://www.storybench.org/marshall-project-revealed-racial-disparities-justifiable-homicides

    From 1980 to 2014, roughly three percent of all homicides in America were ruled justified. But a striking disparity persists in killings involving a white person and a black male victim. In these instances, write Anna Flagg and Daniel Lathrop in a recent analysis published by The Marshall Project and The New York Times’s Upshot, killings were ruled justifiable more than eight times as often as others.

    We caught up with Flagg, an interactive reporter at The Marshall Project, to talk about the methodology behind the analysis and explore its possible impact on the criminal justice system in America.

    The following interview has been edited for length and clarity. It has been crossposted on Northeastern School of Journalism’s site The Docket, too.

    You have degrees in math and human/computer interaction. Have you always intended on working in journalism?

  • Happy Men, ou la complainte des mâles blancs cravatés - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/06/02/happy-men-ou-la-complainte-des-males-blancs-cravates_1574012

    Les « cercles » Happy Men, en revanche, sont exclusivement masculins – comprenez non mixtes. Lors de ces réunions régulières, les collègues se retrouvent, souvent « autour d’un bon déjeuner », pour « parler librement » entre couilles, pardon, entre hommes. Des rendez-vous qui ne doivent pas vraiment ébranler leurs habitudes, les hommes trustant massivement les postes de cadres dirigeants et les entreprises partenaires du forum étant régulièrement épinglées pour leurs comités exécutifs ou de direction très testostéronés. Antoine de Gabrielli, fondateur du réseau, défend cet entre-soi : « On est plus en confiance entre hommes, ça libère la parole », assume-t-il sans ciller. Evidemment, cette non-mixité entre privilégiés ne provoque aucun remous, aucune polémique, aucun communiqué du Front national ou de la Licra, contrairement aux controversés ateliers du festival afroféministe Nyansapo, organisés, eux, entre personnes discriminées.

    https://twitter.com/LaMulatresse_/status/870190232997691393
    https://twitter.com/Melusine_2/status/870212644040572928
    #blancs #hommes #entre_soi #domination