• VIDEO. Une frégate saoudienne dont la maintenance est assurée par la #France participe bien au blocus du Yémen
    https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/yemen/video-une-fregate-saoudienne-entretenue-par-la-france-identifiee-au-lar

    Le Yémen est en proie à un conflit sanglant dans lequel des milliers de #civils sont morts au cours de frappes de missiles ou de faim. L’état de #famine est aggravé en partie par le #blocus naval imposé par la coalition internationale menée par l’#Arabie_saoudite.

    #crimes ##Yemen #victimes_civiles

  • Blocus du Yémen : des vidéos prouvent la participation de navires vendus par la France
    https://www.mediapart.fr/journal/international/170919/blocus-du-yemen-des-videos-prouvent-la-participation-de-navires-vendus-par

    Pour la première fois, des vidéos montrent que des navires vendus par la France à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis participent au blocus maritime du Yémen, touché par la plus grave crise humanitaire du monde. Premier épisode d’une série de révélations sur l’utilisation des armes françaises dans le monde.

    #Enquête #Blocus,_Arabie_Saoudite,_armes,_France,_ONU,_Yémen,_guerre,_Emirats_arabes_unis,_famine,_A_la_Une

  • FP Security Brief: Trump’s Venezuela naval blockade.
    http://click1.crm.foreignpolicy.com/ViewMessage.do?m=ampmyhlt&r=mdncwppny&s=lnzjjychczjmmmddzy

    Trump’s Venezuela naval blockade. Trump privately floated a plan to station U.S. Navy ships along the Venezuelan coastline to prevent goods from coming in and out of the country, Axios reported Sunday. The president has been raising the idea of a naval blockade periodically for at least a year and a half, but the Pentagon hasn’t taken the idea seriously in part because senior officials believe it’s “impractical, has no legal basis and would suck resources” from the Navy, according to the outlet.

  • ‘Gibraltar cambió leyes de sanciones antes de detener Grace 1’ | HISPANTV
    https://wwww.hispantv.com/noticias/el-reino-unido/433895/gibraltar-leyes-petrolero-irani

    Gibraltar actualizó las regulaciones de aplicación de sanciones 36 horas antes de que Grace 1 cruzara esta región, para que el Reino Unido pueda capturarlo.

    El diario británico The Times, citando a un grupo de abogados, anunció el lunes que los cambios en las normas de la aplicación de sanciones en Gibraltar se realizó de una manera para hacer creer que la captura del petrolero Grace 1, cargado de crudo iraní, fue “legal”.

    El 4 de julio, la Marina Real británica capturó el buque cisterna Grace 1 en aguas españolas del estrecho de Gibraltar, cuyas autoridades alegan que la embarcación violó las sanciones de la Unión Europea (UE) al transportar petróleo a Siria. Teherán desmiente la versión británica y afirma que la embarcación no se dirigía al país árabe.

    De acuerdo con el periódico británico, el 3 de julio, Gibraltar hizo cambios en las regulaciones de sanciones, hecho que concede a las autoridades de este país el derecho a “designar y detener” buques si el jefe del Gobierno, Fabian Picard, sospecha que los barcos están siendo utilizados para sortear las sanciones de la UE.

    Dichos cambios, agrega el rotativo, muestran que la medida gibraltareña fue tomada según un plan diseñado previamente de manera meticulosa.

    #iran #blocus

    • La traduction...

      Gibraltar a mis à jour le règlement d’application des sanctions 36 heures avant que Grace 1 ne traverse cette région, afin que le Royaume-Uni puisse le capturer.

      Le Times, citant un groupe d’avocats, a annoncé lundi que des modifications dans les règles d’application des sanctions à Gibraltar avaient été apportées de manière à faire croire que la capture du pétrolier Grace 1, chargé de pétrole brut Iranien, était « légale ».

      La légalité... Qui change en fonction de besoins géopolitiques.

    • Remarque : indépendamment de cette réglementation ad hoc, l’arraisonnement du Grace 1 est «  limite  » du point de vue du droit maritime.

      Il n’y a pas d’accord sur les eaux territoriales dans le détroit du Gibraltar.

      Le point de vue britannique :

      Le point de vue espagnol :

      cf. As Gibraltar is surrounded by Spanish waters, can Spain block any ship coming from or to Gibraltar ?
      https://www.quora.com/As-Gibraltar-is-surrounded-by-Spanish-waters-can-Spain-block-any-ship-coming-

      Même avec le point de vue britannique, l’endroit où le pétrolier a été arraisonné est «  limite  ». Le Grace 1 allait à un point de ravitaillement très proche de la limite des eaux internationales. Difficile de dire de quel côté se situe ce point de ravitaillement…

      Si le navire était dans les eaux internationales, on est effectivement en présence d’un acte de #piraterie voire d’un pur et simple #acte_de_guerre

      L’Iran appelle Londres à relâcher un de ses pétroliers saisi à Gibraltar
      https://www.la-croix.com/Monde/L-Iran-appelle-Londres-relacher-petroliers-saisi-Gibraltar-2019-07-05-1301

      « Insistant sur le fait que le pétrolier croisait dans les eaux internationales », la diplomatie iranienne a dénoncé un acte de « piraterie » et affirmé que Londres « n’avait aucun droit d’imposer ses propres sanctions unilatérales ou celles de l’Union européenne (UE), de façon extraterritoriale contre les autres pays ».

      Si le navire était dans les eaux territoriales unilatéralement revendiquées par Gibraltar/Royaume-Uni, il bénéficiait normalement du droit de #passage_inoffensif (#innocent_passage).

      Cerise sur le gâteau, on rappellera que Gibraltar, pomme de discorde entre Espagne et Royaume-Uni, occupé par l’Angleterre depuis la Guerre de Succession d’Espagne en 1704, cédé au (tout jeune) Royaume-Uni (union avec l’Écosse en 1707) par le traité d’Utrecht en 1713 constitue un des (nombreux !) cailloux dans la chaussure du Brexit…

      Gibraltar : Quand le Maroc se retrouve au milieu du conflit territorial entre l’Espagne et le Royaume-Uni | Al HuffPost Maghreb
      (article d’avril 2017)
      https://www.huffpostmaghreb.com/2017/04/04/maroc-espagne-angleterre_n_15806640.html

      En effet, si les Britanniques ont voté à 52% en faveur de la sortie de l’UE, sur le fameux rocher, les habitants ont eux voté à 96% contre toute sortie de l’UE. Il faut dire que Gibraltar a prospéré en partie grâce à cette Union. Une sortie de l’UE voudrait dire, selon le journal français les Echos, qui cite Donald Tusk, président du Conseil européen, qu’"aucun accord entre l’UE et le Royaume-Uni ne pourra s’appliquer au territoire de Gibraltar sans un accord entre le Royaume d’Espagne et le Royaume-Uni". Selon la même source, « Madrid pourrait donc refuser à Gibraltar (...) le droit de bénéficier du futur partenariat entre Londres et les Vingt-Sept ».

      Une déclaration qui met le feu aux poudres entre les deux royaumes. Les autorités espagnoles profitent de l’occasion pour proposer une double souveraineté entre l’Espagne et le Royaume-Uni pour préserver les accords liant Gibraltar à l’UE. Du côté britannique c’est nada !

      … avec une possible extra ball marocaine sur Ceuta et Melilla (autres points chauds de la crise des migrants)…

      Le destin de Gibraltar a souvent été mêlé à celui des enclaves de Sebta et Melilla. Selon je journal britannique The Telegraph, dans les années 80, le roi Juan Carlos aurait même déclaré aux autorités britanniques : « Si l’Espagne récupère Gibraltar, le roi Hassan II demandera immédiatement le retour de Sebta et Melilla à l’autorité de Rabat ».

  • Le Qatar sous la menace de l’affaire du Mondial 2022
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150719/le-qatar-sous-la-menace-de-l-affaire-du-mondial-2022

    Pour Doha, la Coupe du monde de football est un événement de portée stratégique. Mais le plus grand succès de la stratégie d’influence du Qatar par le sport est terni par la multiplication des affaires de corruption dans l’attribution des compétitions.

    #MOYEN-ORIENT #Blocus,_Corruption,_football,_Emirats_arabes_unis,_Qatar,_Arabie_Saoudite,_sport,_mondial_2022,_A_la_Une

  • Egypt Seizes Tanker Carrying Iranian Crude | Zero Hedge
    https://www.zerohedge.com/news/2019-07-09/egypt-seizes-tanker-carrying-iranian-crude
    https://zh-prod-1cc738ca-7d3b-4a72-b792-20bd8d8fa069.storage.googleapis.com/s3fs-public/styles/max_650x650/public/2019-07/Screen+Shot%202019-07-09%20at%2011.26.25%20AM.png?itok=WERbjUD_

    Citing local press reports, Middle East Monitor said Tuesday that a Ukrainian tanker carrying Iranian oil as it passed through the Suez Canal ten days ago was seized by the Egyptian government, just as Egypt’s State Security Criminal Court was sentencing six people to lengthy jail terms allegedly for spying for Iran.

    Those defendants have all been sentenced to between 15 and 25 years in jail, a $30,000 fine and the confiscation of their computers and phones.

    Egyptian Al-Azhar Professor Alaa Moawad, who was present at the trial on Sunday, was accused of harming Egypt’s national interests and receiving money to spread Iranian Shiism in Sunni Egypt by launching a website, issuing publications and attracting recruits.

    Egypt is a staunch ally of the US, and as a Sunni-majority country, would naturally align with the UAE and Saudi Arabia in their efforts to contain Iran. Egypt also supports the Saudi-backed coalition in Yemen that is fighting to retain control in that country’s brutal civil war. Cairo has condemned the Houthis for the recent spate of attacks on Saudi infrastructure that have inflamed tensions in the region.

    Washington and Riyadh have blamed Iran for a series of attacks on oil tankers in and around the Strait of Hormuz, though there is some disagreement on this subject.

    Egypt’s decision to seize the tanker adds another wrinkle to the intensifying tensions in the region, at a time when Iran is threatening to enrich uranium to any level it deems necessary, in contravention of the terms of the JCPOA.

    At the very least, the seizures of the two tankers represent blows to Iran’s increasingly fragile economy, and will force ships carrying the contraband crude to rely more on techniques like ’going dark’ to avoid enforcement.

    #iran #blocus

  • Paris : les universités de la Sorbonne et de Tolbiac bloquées par des étudiants
    Mercredi 5 décembre 2018
    à 8:06
    Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

    Le blocus ce mercredi de Tolbiac a été voté mardi : les étudiants protestent contre l’augmentation des frais d’inscription à la faculté pour les jeunes étrangers. Le président de La Sorbonne, bloquée mardi, rappelle que vendredi dernier le conseil d’administration a déjà dit non à ce projet.

    #blocus #Tolbiac #étudiants #frais_inscription #université #faculté #étrangers #Sorbonne

  • Israel closes Erez crossing in response to protests
    Sept. 5, 2018 11:12 A.M. (Updated: Sept. 5, 2018 11:15 A.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=780945

    GAZA CITY (Ma’an) — The Israeli authorities announced, on Wednesday, the closure of the Erez crossing (Beit Hanoun) between Israel and the northern besieged Gaza Strip, until a further notice.

    The Palestinian liaison said that the Israeli authorities notified the Palestinian side of the closure, pointing out that it would be starting on Wednesday until a further notice under the pretext of organized protests that had taken place near the crossing, on Tuesday, against the United States’ decision to cut all funds to the United Nations Relief and Work Agency (UNRWA).

    Sources pointed out that significant damages were caused on the Palestinian side of the Erez crossing, as a result of the protests.

    The Israeli authorities allowed passage into Israel to only two emergency cases, however, prevented some 400 other cases from leaving the Gaza Strip.

    Israel confirmed that the crossing would be open for passengers returning to the Gaza Strip.

    #GAZA #Blocus

    • Israeli naval forces open fire at Gazan fishermen
      Sept. 5, 2018 10:59 A.M. (Updated: Sept. 5, 2018 12:00 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=780944

      GAZA CITY (Ma’an) — Israeli naval forces opened fire, on Wednesday morning, at Palestinian fishing boats off the coast of the southern besieged Gaza Strip.

      A Ma’an reporter said that Israeli naval forces opened fire at Palestinian fishermen as they were working off the coast of Rafah City in the southern Gaza Strip.

      Sources added that no injuries were reported.

      Several human rights groups reported that since the beginning of 2018, the Israeli navy has carried out more than 230 attacks against Palestinian fishermen in the Gaza Strip, including shootings, detentions and confiscation of boats.

      Israeli human rights group B’Tselem confirmed that Israel’s Gaza closure and “harassment of fishermen” have been “destroying Gaza’s fishing sector,” with 95 percent of fishermen living below the poverty line.

  • L’appel de Gaza
    Vanessa Schlesier, Arte, le 20 août 2018 (31 minutes)
    https://www.arte.tv/fr/videos/078230-016-A/arte-regards

    Nidal est germano-palestinien. Il a quitté Gaza à l’âge de 4 ans et n’a revu ni ses parents, ni ses dix frères et sœurs depuis. L’absence de sa famille restée à Gaza le hante...

    Ancien reporter, Nidal s’est construit une existence paisible à Berlin, où il tient un café. Mais l’absence de sa famille restée à Gaza le hante et alors que la situation entre Israël et Gaza empire, il décide de vendre son café et de retourner dans sa ville natale.

    #Palestine #Gaza #Blocus #Arte #Reportage #Réfugiés #Exil #Allemagne

  • #Israël et territoires palestiniens occupés 2017/2018 | Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/countries/middle-east-and-north-africa/israel-and-occupied-palestinian-territories/report-israel-and-occupied-palestinian-territories

    Le mois de juin a marqué les 50 ans d’occupation des territoires palestiniens par Israël et le début de la 11e année de son #blocus illégal de la bande de #Gaza, véritable sanction collective imposée aux quelque 2 millions d’habitants, qui vivent dans une situation d’urgence humanitaire croissante. Les autorités israéliennes ont intensifié l’extension des #colonies et des infrastructures qui y sont liées dans toute la #Cisjordanie, y compris à #Jérusalem-Est, et sévèrement restreint la #liberté de circulation des #Palestiniens. Les forces de sécurité israéliennes ont tué illégalement des #civils palestiniens, dont des #enfants, et placé illégalement en détention en Israël des milliers de Palestiniens des territoires occupés. Plusieurs centaines d’entre eux ont ainsi été maintenus en détention administrative sans inculpation ni jugement. La #torture et les autres mauvais traitements restaient une pratique courante contre les détenus, y compris #mineurs, et ce en toute #impunité. Israël a continué de démolir des habitations palestiniennes en Cisjordanie et dans des villages palestiniens situés en Israël, et d’en expulser de force les habitants. Des objecteurs de conscience au service militaire ont été emprisonnés. Plusieurs milliers de demandeurs d’asile africains étaient menacés d’expulsion.

    #victimes_civiles

  • Point de vue indépendant : le #Venezuela ne traverse pas une crise humanitaire, il souffre d’une guerre économique, d’un blocus financier accompagné d’un niveau élevé de contrebande.

    Especialista de la ONU aseguró que en #Venezuela no hay crisis humanitaria
    http://www.el-nacional.com/noticias/crisis-humanitaria/especialista-onu-aseguro-que-venezuela-hay-crisis-humanitaria_224025

    Alfred de Zayas, experto independiente de la promoción de un orden democrático y equitativo internacional perteneciente a la Organización de las Naciones Unidas (ONU), indicó que Venezuela no se encuentra sumergida en una crisis humanitaria.

    Zayas aseguró, en una entrevista en Telesur, que había comparado la situación del país con respecto a otros países de Asia, África y algunos de América.

    He comparado las estadísticas de Venezuela con la de otros países y no hay crisis humanitaria”, aseguró.

    De igual forma dijo que hay escasez y desabastecimiento pero que quienes tienen tiempo y experiencia en la ONU, conocen la situación de países en Asia, África y América saben que Venezuela no enfrenta una crisis humanitaria con respecto a ellos. 

    Venezuela sufre una guerra económica, un bloqueo financiero, sufre un alto nivel de contrabando y desde luego necesita la solidaridad internacional para resolver estos problemas”, afirmó, con referencia a las informaciones que circulan internacionalmente sobre la crítica situación en Venezuela. 

    El especialista tuvo diversas reuniones con autoridades gubernamentales y víctimas de la violencia cuando el 27 de noviembre hizo una visita a Venezuela para conocer la situación que enfrenta la nación.

    Dijo que las sanciones impuestas a Venezuela solo empeoran la situación que enfrenta. “Estas son las que empeoran el desabastecimiento de alimentos y medicinas” dijo.

    Por esta situación resaltó la importancia de la ayuda internacional para que Venezuela salga de la crisis.

  • Gaza, au bord du précipice
    Thomas Cantaloube, Médiapart, le 28 janvier 2018
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280118/gaza-au-bord-du-precipice

    Des responsables militaires israéliens ont récemment tiré la sonnette d’alarme en avertissant que la bande de Gaza était « au bord d’un effondrement complet », en raison de la détérioration des conditions sanitaires, sociales et économiques. Après dix ans de blocus, c’est en effet le désespoir qui domine. « Nous souffrons de ne jamais pouvoir envisager le futur », dit une habitante. Reportage dans la bande de Gaza.

    Gaza, de notre envoyé spécial.- Quand on lui annonce que nous avons l’intention de nous rendre dans la bande de Gaza, le porte-parole du gouvernement israélien soupire, puis nous répond calmement : « Comme vous voulez… Vous allez voir beaucoup de misère et de souffrance. Mais n’oubliez pas : c’est leur responsabilité. Les habitants de Gaza ont choisi le parti de la violence et des terroristes. Nous ne pouvons pas l’accepter et nous devons nous défendre. »

    Quelques jours plus tard, nous franchissons le checkpoint d’Erez, immense édifice de béton et d’électronique qui évoque la paranoïa déshumanisée des installations militaires américaines en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000. Après un long tunnel de grillage, nous émergeons côté palestinien, dans cette bande de Gaza grande comme trois fois Paris intra-muros, peuplée de deux millions d’habitants cloués sur place, sans possibilité aisée de sortir de ce territoire depuis plus de dix années, lorsque le Hamas en a pris le contrôle en 2007.

    On traverse d’abord quelques champs cultivés (oliviers, fraises, haricots verts…) avant d’atteindre les premiers bâtiments, qui occupent la quasi-totalité de la surface de Gaza, en faisant un des lieux les plus densément peuplés de la planète.. Bien sûr, l’ambiance n’est pas riante, on imagine d’autres endroits pour faire du tourisme : le gris parpaing des immeubles mal finis, les nombreuses charrettes tirées par des ânes, les rues secondaires en terre constellées d’ornières.

    Mais la vie suit son cours, résiliente. Et tant qu’on n’adresse pas la parole aux Gazaouis pour leur demander comment va leur existence, l’illusion se maintient d’être dans n’importe quelle ville pauvre du monde arabe. Il y a des souks, des hôtels, des restaurants, des banques, des embouteillages, les vagues de la Méditerranée qui s’écrasent sur les plages de sable.

    Les premières fissures dans ce tableau apaisé surgissent très vite. On observe les pêcheurs qui larguent les amarres et s’éloignent du port en fin de soirée. Ils naviguent sur deux ou trois kilomètres en mer, puis coupent les moteurs pour lancer leurs filets. Normal, ils ne peuvent pas s’aventurer au-delà : leur zone de pêche est restreinte en moyenne à cinq milles marins (9 km).

    Nous avons ensuite rendez-vous avec un officiel au treizième étage d’un immeuble : il faut attendre son arrivée, puis qu’un agent de sécurité démarre le générateur diesel, et tout le monde s’entasse dans la cage d’ascenseur. En quittant les lieux, on descend les treize étages à pied avec une lampe de poche. Mi-janvier 2018, le rythme d’approvisionnement en électricité est le suivant : quatre heures de courant, suivies par douze heures de black-out. Parfois, s’il y a six ou sept heures de courant par jour, c’est Byzance. Quand l’électricité arrive dans les foyers, tout le monde se chamaille aimablement pour filer à la douche et bénéficier d’eau chaude.

    L’essentiel de l’eau qui circule dans les tuyaux (95 % selon l’Organisation mondiale de la santé) est impropre à la consommation humaine. Lorsqu’on se brosse les dents, un arrière-goût colle aux gencives. Se baigner dans la mer revient à nager à la sortie des égouts, puisque le système de traitement des eaux usées est en carafe depuis des mois…

    Début 2018, les services de sécurité israéliens (armée et renseignements) ont tiré la sonnette d’alarme auprès de leur gouvernement : « Gaza est au bord d’un effondrement complet », ont-ils averti. Ce qui, dans le langage de ces responsables, laisse présager que les conditions socioéconomiques désastreuses de la bande pourraient bien provoquer un soulèvement, une nouvelle intifada, une offensive armée des extrémistes religieux, bref, ils ne savent pas vraiment quoi, mais cela ne sent pas bon du tout.

    Il y a déjà eu trois guerres à Gaza en dix ans et les Israéliens ne souhaitent désormais rien tant que préserver le statu quo. Donc, du point de vue de ces dirigeants chargés de la sécurité de leur pays, il vaudrait mieux s’arranger pour que la cocotte-minute gazaouie ne leur explose pas à la figure en relâchant la pression.

    Malheureusement, ces paroles raisonnables ne sont guère écoutées par la majorité des Israéliens aujourd’hui. Il y a ceux qui rappellent ironiquement que les médias annoncent depuis douze ans « l’effondrement de Gaza » sans que cela ne se produise. Il y a ceux qui désirent la confrontation et se réjouissent de la situation. Et puis il y a surtout l’indifférence face au sort des Gazaouis. « Si ces gens veulent vivre normalement, ils n’ont qu’à se débarrasser du Hamas. » Tel est le refrain que l’on entend souvent en Israël..

    Jusqu’en 2005, la situation de Gaza n’était guère différente de celle du reste de la Cisjordanie sur le plan de la circulation des personnes. Puis le premier ministre Ariel Sharon a annoncé le retrait des 8 000 colons qui vivaient sur place, les islamistes du Hamas ont remporté (à la régulière) les élections palestiniennes de 2006 et, l’année suivante, ils ont pris le contrôle total de la bande de Gaza, à la suite d’une confrontation avec l’Autorité palestinienne installée à Ramallah (Cisjordanie).

    Depuis cette date-là, Israël a isolé Gaza à coups de barbelés, de miradors, de murs de béton et de checkpoints. Le seul point de passage avec un pays tiers, l’Égypte, est celui de Rafah, au sud, et il est rarement ouvert, encore moins depuis le coup d’État du maréchal al-Sissi de 2014.

    « Sortir à tout prix d’ici pour vivre ailleurs »

    On a coutume de parler de Gaza comme d’une « prison à ciel ouvert », mais c’est un cliché insidieux. Dans toute démocratie digne de ce nom, les prisonniers ont été jugés et reconnus coupables. Or le seul crime de l’immense majorité des Gazaouis est d’être nés palestiniens sur cette langue de terre côtière. « Pour deux millions d’habitants, il y a peut-être 10 000 extrémistes ou terroristes. Nous sommes tous condamnés pour les actes de quelques-uns », souligne Youssef Nateel, un cinéaste d’une trentaine d’années. Il fait référence aux branches armées du Hamas ou du Djihad islamique, qui envoient occasionnellement des missiles sur Israël ou commettent des attentats-suicides. Gaza n’est donc pas tant une prison qu’un exercice de punition collective massive.

    Depuis 2012, Youssef Nateel a déposé chaque année quatre à cinq demandes de permis de sortie de Gaza pour présenter ses films documentaires dans des festivals, ou afin de se rendre à une formation aux États-Unis pour laquelle il avait obtenu une bourse. Elles ont toutes été refusées. Sans aucune explication. « Les Israéliens n’ont pas à se justifier », souffle-t-il. Il sait seulement qu’il a le mauvais âge, le mauvais sexe, le mauvais pedigree du point de vue de l’appareil sécuritaire israélien : celui d’un terroriste en puissance.

    Youssef est donc cloîtré à Gaza, relié au reste du monde par Internet, grâce auquel il se forme lui-même avec des tutoriels en ligne. « Je veux progresser en tant que cinéaste, je veux grandir en tant qu’artiste, je veux me confronter au reste du monde, mais cela m’est interdit. Je ne compte plus toutes les opportunités que j’ai ratées. Ces dix dernières années ont été gâchées. Désormais, je n’ai plus qu’une seule aspiration : sortir à tout prix d’ici pour vivre ailleurs et ne pas gâcher la prochaine décennie. »

    Une de ses amies, Yasmine Dawas, a plus de chance. Façon de parler. Toute récente diplômée de médecine, elle a trouvé du travail un jour par semaine dans un hôpital de Jérusalem pour traiter des enfants victimes de malformations cardiaques. En tant que jeune femme employée en Israël, elle peut obtenir un permis de sortie pour s’y rendre. Mais elle doit le renouveler chaque mois.

    À la mi-janvier, elle reçoit un message sur son téléphone lui annonçant que son prochain permis durera trois mois. Elle saute de joie ! Puis elle lit les détails : elle n’a le droit de franchir les checkpoints que le mardi, jour où elle travaille. Les larmes lui montent aux yeux, elle détourne le regard. Là encore, nulle explication. C’est comme ça, c’est la règle israélienne.

    Quand elle franchit le checkpoint pour se rendre à son travail, elle n’a le droit de rien emporter avec elle : pas de cosmétiques, pas de brosse à dents. Un jour, elle avait oublié un bâton de rouge à lèvres au fond de sa poche. Il lui a été confisqué et elle a dû plaider pour ne pas voir son permis annulé.

    Malgré cela, Yasmine et Youssef s’estiment mieux lotis que la plupart des Gazaouis : leurs familles sont relativement aisées, ils ont pu faire de bonnes études, ils possèdent des réseaux à l’étranger. Mais la plupart de leurs concitoyens subissent le chômage et la précarité. Le taux officiel de chômage s’élève à 47 % et il grimpe à 60-65 % pour les jeunes diplômés. C’est un paradoxe de Gaza : le taux d’alphabétisation des moins de 24 ans dépasse les 99 %, les universités sont ouvertes et de bon niveau, mais une fois leur cursus terminé, les diplômés sont cantonnés à un territoire exsangue, coupé du reste du monde.

    En 2012, l’UNRWA, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, nombreux à Gaza, avait publié un rapport dont le titre s’affichait poliment interrogatif, même si la réponse était négative : « Gaza sera-t-il vivable en 2020 ? » Aujourd’hui, les instances internationales, les ONG et même certains responsables israéliens se demandent s’il ne faudrait pas avancer la date de deux ans, c’est-à-dire envisager que Gaza ne soit plus vivable fin 2018. Aux problèmes d’eau, d’électricité ou de chômage précédemment évoqués s’ajoutent une véritable crise sociale et psychologique, ainsi que les évolutions politiques récentes, qui obscurcissent encore davantage les perspectives des Gazaouis.

    Responsable de projets dans une ONG d’assistance psychologique, Lubna Beseisso observe le tissu social se détériorer jour après jour. « Quand nous entendons le tonnerre, la plupart d’entre nous sursautons en imaginant que c’est un nouveau bombardement. Nous sommes traumatisés par les guerres, mais aussi par le blocus, l’enfermement, la division politique, explique-t-elle posément, s’incluant parfois dans les cas qu’elle décrit. Les gens ne peuvent pas vivre dans un état de stress perpétuel sans que cela n’affecte la société dans son ensemble. »

    Les disputes intrafamiliales, la violence, la dépression, tout cela est en hausse constante. Il y a désormais des sans-abri à Gaza, phénomène inconnu il y a encore quelques années du fait des solidarités. « La semaine passée, nous avons recensé un crime inédit dans l’histoire palestinienne : une femme a tué son mari puis l’a démembré. Ici, les gens avaient l’habitude de se préoccuper les uns des autres. Nous avons bien entendu toujours eu des vols, des meurtres ou de la violence dans les familles, mais jamais dans de telles proportions ni avec une telle agressivité. Le tissu social est en train de se déchirer. »

    « Gaza est un véritable chaos politique »

    D’après une étude scientifique sur les troubles psychologiques au Moyen-Orient publiée début 2017, les Palestiniens figurent au premier plan de toutes les populations de la région en matière de « désordres mentaux ». Le lien est directement établi entre ces perturbations et le demi-siècle de violence et de conflits, l’occupation israélienne et la répression qui l’accompagne. « Outre les différents symptômes de stress post-traumatique ou liés aux angoisses quotidiennes, nous souffrons de ne jamais pouvoir envisager le futur, s’attriste Lubna Beseisso. Nous avons appris depuis notre enfance à ne pas planifier notre avenir. » Ce qu’Ayah al-Wakil, une jeune juriste, résume ainsi : « Nous essayons de ne jamais espérer trop car nous ne voulons pas être déçus. »

    Une des rares choses qui semblent fonctionner correctement et avec régularité à Gaza est Internet, seul véritable lien avec l’extérieur pour la plupart des Gazaouis. Mais là encore, par la grâce ubuesque des autorités israéliennes, Gaza est interdite de réseau téléphonique 3G (la Cisjordanie vient juste d’être autorisée à déployer cette technologie vieille d’une décennie…). « Nous ne voyons que rarement des étrangers ou d’autres cultures, nous appréhendons le monde au travers des réseaux sociaux, constate tristement Ayah al-Wakil. Mais bien évidemment, ce n’est pas comparable : un pan de l’expérience humaine nous est ôtée. »

    Assis derrière son bureau de responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Gaza, Mahmoud Daher cache ses yeux las derrière ses lunettes. Après avoir passé en revue la longue liste des problèmes économiques et sanitaires qui affectent la bande de terre (à laquelle il faut ajouter, en plus de ceux déjà mentionnés, la pénurie de nombreux médicaments ou la dépendance à l’aide internationale de 80 % de la population), il assène avec la force de l’évidence : « Le problème de Gaza est de nature politique, il n’y a pas de solution médicale ou financière. »

    La récente prise de position de l’administration Trump sur le statut de Jérusalem, et plus généralement son soutien sans ambages au gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou, ont achevé de doucher les maigres espoirs qui subsistaient parmi la population palestinienne.

    De surcroît, la « réconciliation » annoncée fin septembre 2017 entre le Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, semble au point mort. Il y a eu quelques visites des autorités de Ramallah et la prise de contrôle des checkpoints par les policiers palestiniens, mais aucune autre avancée. Les Gazaouis, qui espéraient l’injection d’argent frais ou un assouplissement du blocus israélien, ont déchanté et, aujourd’hui, ils perçoivent cela comme une déception de plus.

    « Gaza est un véritable chaos politique, résume Khalil Shahin, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme. Nous subissons un régime politique unique au monde en étant gouvernés par trois entités et demie. Il y a d’abord Israël, qui contrôle tous les détails de notre vie quotidienne. Il y a ensuite l’Autorité palestinienne, dont nous dépendons théoriquement mais qui ne fait pas grand-chose. Il y a le Hamas, qui régente ce qu’il peut, principalement la sécurité interne et l’économie locale. Et enfin, pour une demi-part, la communauté internationale au travers des ONG, des programmes d’aide et de l’ONU. »

    Les Israéliens ont pris l’habitude de blâmer le Hamas (qui, avant de prendre le contrôle du territoire par les armes en délogeant l’Autorité palestinienne, avait remporté les élections libres) pour tous les maux de Gaza. Le mouvement islamiste, à la fois politique et militaire, est effectivement responsable de nombreuses attaques contre les Israéliens qui ont fait des dizaines de morts. Il exerce également un « monopole sur la corruption », comme le confie l’un de nos interlocuteurs, en taxant les produits qui rentrent à Gaza ou en organisant les trafics clandestins.

    Il fait également peser une certaine pression sur la société en s’efforçant de faire taire tous ceux qui ont la parole un peu trop critique. « On ne parle pas du Hamas en public et on fait attention à ce que l’on poste sur les réseaux sociaux, dénonce un militant anticorruption, sinon ses miliciens débarquent chez vous au petit matin… » Pour autant, Gaza ne vit pas sous une chape de plomb islamiste. Les appels à la prière n’ont pas plus d’adeptes ici qu’en Cisjordanie et les femmes qui le souhaitent se promènent sans foulard sur les cheveux (même si elles sont rares).

    « L’occupation est la matrice de toute la situation »

    Mais le Hamas est usé par ses dix années de pouvoir, qui ont vu la situation se détériorer. Même Ahmed Yousef, l’ancien conseiller politique du leader du Hamas Ismaël Haniyeh, l’avoue sans détour : « La population espérait beaucoup de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, mais elle est mal engagée. Les gens attendent de nouveaux dirigeants. Le Hamas porte sa part de responsabilité dans la situation présente, mais elle est moindre que celle d’autres acteurs. »

    Au premier rang figure le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, dont toute la stratégie depuis 15 ans a été lentement déjouée par Netanyahou et annihilée brusquement par Trump. L’Égypte aussi, qui pourrait offrir un ballon d’oxygène pour Gaza l’asphyxiée mais préfère, au contraire, lui appuyer sur la glotte en laissant le passage de Rafah presque tout le temps fermé et en collaborant avec les Israéliens. « Personne ne nous épargne, personne ne fait preuve de compassion à notre égard », commente Ahmed Yousef, résigné.

    Si le Hamas, l’Autorité palestinienne, l’Égypte ou parfois les pays occidentaux sont critiqués par les Gazaouis, tout ce beau monde n’arrive que loin derrière, en seconde place sur le podium des griefs. Personne à Gaza n’est disposé à absoudre Israël de son écrasante responsabilité. Car c’est bien l’État hébreu qui est la puissance occupante, qui contrôle les flux des marchandises et des personnes, qui restreint les faibles marges de liberté des Gazaouis et qui impose sa loi d’une main de fer dans un gant d’épines.

    Un responsable de l’ONU à Gaza, qui préfère rester anonyme pour parler en toute franchise, résume l’équation ainsi : « Pas d’occupation signifie pas d’intifada et donc pas de mesures de rétorsion, donc pas de souffrance. » Puis il poursuit : « On peut blâmer de nombreux acteurs locaux et internationaux pour leur inefficacité, leur corruption, leur incompétence, leur idéologie ; on peut débattre sur ce qui a surgi en premier de l’intifada ou des représailles, à la manière du litige sur la poule et l’œuf ; mais ce ne sont que des conséquences de l’occupation, qui est la matrice de toute la situation. »

    Lorsqu’il cesse de parler, ce haut fonctionnaire onusien ramasse quelques livres qui traînent et essaie de faire tenir cette petite pile en équilibre sur le bord de sa table de travail. Après de méticuleux ajustements, il y parvient. Il relève alors la tête vers nous et annonce : « Gaza est ainsi : toujours au bord du précipice. Un seul mouvement peut tout faire basculer. Les Israéliens déploient beaucoup de ressources en matière de sécurité et de renseignements pour maintenir Gaza en équilibre au bord de l’abîme. »

    Avant de regagner le checkpoint d’Erez pour faire ce que la plupart des Palestiniens ne peuvent pas effectuer, à savoir quitter cette enclave par la porte, on s’arrête chez un agriculteur dont les champs et les serres touchent presque le mur de séparation entre Israël et Gaza. La fraise de Gaza possède une petite réputation. Elle est effectivement délicieuse : riche en goût et juteuse. Akram Abu Khosa a dû reconstruire plusieurs fois ses serres, fréquemment détruites lors des incursions des soldats israéliens, faire une croix sur différentes récoltes pour les mêmes raisons, mais il persiste dans son maraîchage, comme le faisait son père avant lui.

    Aujourd’hui, son principal marché se situe à Gaza même, bien que cela lui rapporte moins que les exportations vers les pays du Golfe, qui comptent parmi ses clients. « Pour exporter, il faut que je récolte les fraises un peu en avance, mais pas trop afin de conserver un bon produit. Une fois que je les ai mises en barquette, elles doivent arriver chez les marchands en trois jours maximum. Le problème, c’est que je ne sais jamais si les Israéliens vont me laisser passer le checkpoint. Ils me connaissent et j’ai un permis d’exportation, mais c’est la loterie à chaque fois. Si mon camion est bloqué plus de 24 heures au poste de contrôle, c’est foutu, je perds ma cargaison. »

    Selon Khalil Shahin, du Centre palestinien pour les droits de l’homme, depuis dix ans, moins de 5 % des exportations de Gaza ont été autorisées à sortir de la bande. Akram Abu Khosa continue malgré tout de tenter régulièrement sa chance avec une partie de sa récolte de fraises. Pour continuer à vivre de sa terre bien sûr, mais aussi par obstination. Afin de montrer aux Israéliens qu’il ne se laissera pas abattre malgré leur volonté de maintenir Gaza au bord du précipice. Trop pauvre et soumis pour se révolter, mais pas assez pour ne plus rien avoir à perdre que ses larmes et son sang.

    #Palestine #Gaza #Blocus #Occupation #Punition_collective #Crime_conte_l'humanité #Prison_à_ciel_ouvert #chaos

  • Sortir six miles au large : une journée dans la vie des pêcheurs de Gaza
    Le Bateau canadien pour Gaza, le 19 janvier 2018
    http://canadaboatgaza.org/2018/01/19/six-miles-out-a-day-in-the-life-of-gaza-fishers

    Le film, sous-titré en français (11 minutes), un projet du Bateau canadien pour Gaza, de la Flottille de la Liberté, et de We are not Numbers :
    https://www.youtube.com/watch?v=r113lDH2VDY

    #Palestine #Gaza #Blocus #Pêcheurs #Documentaire #Bateau_pour_Gaza #Flottille_de_la_liberté

  • Pontoise : blocus des lycéens contre le sexisme en classe - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/pontoise-le-blocus-des-lyceens-contre-le-sexisme-en-classe-21-12-2017-746

    Ils étaient des centaines devant les portes du lycée Pissarro ce jeudi matin à Pontoise (Val-d’Oise). Les élèves ont bloqué deux entrées sur trois de l’établissement avec des poubelles et des messages de sensibilisation contre le sexisme. « On est à bout, on en peut plus de subir ça au quotidien sous les yeux passifs des professeurs », témoigne une élève de terminale. Depuis le début de l’année scolaire, elles sont plusieurs à être victimes de réflexions inappropriées, d’insultes et de mains aux fesses dans les couloirs mais aussi dans les salles de classe. « On m’a déjà touché les fesses à l’entrée de la classe et le professeur a vu mais n’a rien dit », témoigne Hajar.
    Le blocus a été organisé pas une trentaine d’élèves qui se sont concertés sur les réseaux sociaux. Shanley, à l’initiative du mouvement, veut « libérer la parole dans les établissements scolaires ». « On n’est pas les seuls concernés, ça se passe partout en France et l’éducation nationale doit réagir », ajoute-t-elle. La jeune femme devait rencontrer le proviseur et la proviseure adjointe pour évoquer ces problèmes.

    #Femmes #lycée #blocus #sexisme

    @rezo

    • oui, @mad_meg, et là il avait de quoi tout féminiser sans barguigner, sans écriture inclusive, mais il y a aussi plein de mectons, tout comme il y avait plein de filles (une majorité ?) dans les mobilisations collégiennes et lycéennes qui en 73 s’opposaient à la suppression des reports d’incorporation dans l’armée.
      L’argument « seul.e.s les premier.e.s concerné.e.s sont légitimes » à parler agir est l’une des facettes de la normalisation identitaire. En vrai ça ne se passe pas comme ça et dans de forts nombreux cas, c’est tant mieux.

    • À l’école des femmes. Harcèlement sexuel : à Pontoise, des jeunes filles bloquent leur lycée pour se faire entendre
      http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2017/12/22/harcelement-sexuel-a-pontoise-des-jeunes-filles-bloquent-leur-lycee-p

      Harcèlement sexuel dans les collèges et lycées, un phénomène difficile à appréhender pour les enseignants
      http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2017/12/22/harcelement-sexuel-ce-que-l-ecole-fait-pour-l-endiguer-ou-pas_5233177

      Leur action a été suivi d’une flopée d’articles divers (et une une du Parisien), et il est certain qu’elle fait des vagues parmi les éduquées et autres scolarisés bien au delà de ce lycée. Mais cela ne semble guère retenir ici l’attention. Étonnant. Les (petites) bonnes nouvelles sont elles si fréquentes ? Pour ma part, lorsqu’il se vérifie que les dernier.e.s venu.e.s (les d’jeuns) peuvent agir de façon autonome, j’y vois un encouragement à ne pas renoncer.

      Pour ce que je vois, dans la concurrence, l’atomisation et l’individualisation, le système scolaire (lui aussi porteur de ces dimensions destructrices) et ses divers ateliers, est l’un des derniers endroits où l’expérience partagée peut se faire force collective et conflictuelle.

      La portée universelle (si si) des mouvements des femmes dépasse l’universalité de la domination masculine comme celle de la cause des femmes. La mise en cause des petits mecs relous, ce qu’elle sape aussi c’est la contrainte à trouver ou se fabriquer des plus faibles que soi - (ici le harcèlement scolaire, sexuel mais pas que) pour accepter sa place, sa propre faiblesse, compenser l’impuissance, éprouver sa force.
      Ici, l’alternative n’est pas un mot mais une manière d’être.

      Bon, tout ça est aussi une manière de tenir à ce que je sais pour l’avoir vécu, on peut naître à nouveau lorsque l’on échappe à sa famille, parmi ses pairs. Et il arrive que cela implique de ne pas pouvoir laisser le monde tel qu’on l’a trouvé.

      #école

    • Femmes en lutte. @seleutheria999, une de celles à l’origine de cette action se fera certainement un plaisir d’échanger avec qui voudrait préparer un article, une émission (je peux lui transmettre un message en dm sur oiseau bleu si cela peut aider). Une une du Parisien, cela veut aussi dire que ce beau frémissement est exposé à un fort risque de #recodage (sécuritaire, pudibond, moral, ...).
      @jef_klak @paris @panthere ...

    • « Dans la rue comme au lycée, nous sommes courageuses et libres. »
      Harcèlement sexuel : à Pontoise, des jeunes filles bloquent leur lycée pour se faire entendre
      Quelque 300 lycéens ont notamment dénoncé, jeudi, la passivité des enseignants face aux violences sexistes subies par les élèves dans leur établissement.
      LE MONDE | 22.12.2017, Sofia Fischer

      « Dans la rue comme au lycée, nous sommes courageuses et libres. » Jeudi 21 décembre au matin, sur des poubelles empilées devant les grilles du lycée Pissaro de Pontoise (Val-d’Oise), la petite phrase a été inscrite en grand. Quelque 300 lycéens – filles et garçons – ont décidé de bloquer leur établissement pour protester contre les violences sexistes qu’elles racontent subir au quotidien. « On n’en peut plus, et les professeurs ne réagissent pas », assène Shanley, qui a participé à l’organisation de la mobilisation, armée d’une pancarte « Nous disons stop ! » « C’est à nous de prendre les choses en main pour qu’ils prennent conscience du problème, qui va bien au-delà de notre lycée, et qui concerne toute l’éducation nationale. »

      « Quand une fille passe au tableau, c’est systématiquement accompagné de commentaires, qui peuvent aller du “sale pute” à “matez-moi ce cul, je le baiserais bien”. Quand ils ne miment pas des actes inappropriés avec leur sexe… C’est pas comme ça qu’on va avoir notre bac », raconte Hajar, en terminale. Selon les élèves, les professeurs, témoins de ce type de comportement, restent impassibles. « Un garçon de ma classe m’a mis la main aux fesses sous les yeux de la prof. Aucune réaction », renchérit une jeune fille en 2de.
      Lire aussi : Harcèlement sexuel dans les collèges et lycées, un phénomène difficile à appréhender pour les enseignants

      « La parole se libère »
      Une encadrante, qui s’est aventurée vers le groupe de filles qui campe devant l’établissement, reconnaît à demi-mot qu’il peut y avoir une certaine mauvaise volonté de la part des professeurs à relever ce type de comportements. « J’ai du mal à imaginer qu’ils ne les voient pas… », souffle-t-elle. Marie-Ange Tomi, directrice académique adjointe du Val-d’Oise, affirme, elle, « ne pas être au courant de ce problème » dans cet établissement – qui organise par ailleurs des campagnes contre le cybersexisme –, mais assure « ne pas souhaiter remettre en question la parole de ces jeunes » sur la passivité de certains professeurs. « S’il faut rappeler l’attention de l’équipe pédagogique sur ce point-là, alors faisons-le. »

      A l’origine du mouvement ; une énième altercation entre une élève et un camarade, samedi 16 décembre, lors des épreuves blanches du baccalauréat. Un « sale pute, ferme ta chatte » fuse. Une fille éclate en sanglots, puis deux, puis trois. Elles se retrouvent dans une salle et vident leur sac. Elles se racontent les insultes et les mains aux fesses, dans leurs couloirs ou dans les salles de classe. « Avec les affaires qui sortent dans les médias, la parole se libère », explique Shanley. « Elles partagent leur vécu entre filles. C’est la fin de la loi du silence. »

      Elles créent alors une conversation commune sur Facebook. En quelques jours, elles sont des dizaines sur le groupe à partager leurs témoignages, avant de se décider à organiser un blocus. Pas de syndicats ni d’associations pour appui : le système D prévaut. L’une s’occupe de faire un discours, les autres des banderoles, des bombes de peinture… Elles se sont levées à l’aube pour pousser les poubelles devant les grilles du lycée et ont imprimé des flyers à distribuer à leurs camarades. Sarah-Lou, une élève de 2de qui campait, elle aussi, devant les grilles de l’établissement, assure qu’« [elles] ne sont pas naïves » : « On sait bien que les garçons de nos classes ne vont pas arrêter du jour au lendemain parce qu’on a fait un blocus. Mais au moins, on montre aux autres filles du lycée qu’elles ne sont pas seules. »
      Marie-Ange Tomi, elle, assure que le proviseur prendra des mesures supplémentaires dès la rentrée pour éviter ce type de problème à l’avenir. « Il va demander une intervention de brigades pour rappeler le cadre de la loi et surtout générer des débats entre les élèves, avec des collectifs féministes, pendant les cours. »

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      Et allez, on équilibre par l’autre science, réputée vraie, celle de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance

      Harcèlement : « La très grande majorité des élèves se sent bien au collège »
      Fabienne Rosenwald, qui dirige la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, détaille les résultats de l’enquête « Climat scolaire et victimation », menée en 2017 dans les collèges.
      LE MONDE | 22.12.2017, Mattea Battaglia

      Fabienne Rosenwald dirige la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), au sein du ministère de l’éducation nationale. Elle décrypte l’enquête « Climat scolaire et victimation » menée en 2017 dans les collèges, et publiée jeudi 21 décembre.
      L’enquête sur le climat scolaire dans les collèges que vous venez de rendre publique atteste qu’une très large majorité de collégiens se sent bien dans les établissements. Et même de mieux en mieux. Une bonne nouvelle, dans une école où l’on a tendance à penser que tout va mal ?

      Fabienne Rosenwald. C’est très français, ce sentiment que tout va mal. D’où l’intérêt d’enquêtes de la statistique publiques pour objectiver ce sentiment. Cette enquête s’adresse à un échantillon de collégiens et leur demande leur ressenti. Les conditions de passation permettent d’être sûr que personne ne voit ni ne sait ce qu’ils répondent. Or que disent-ils ? La très grande majorité des élèves se sent très bien, ou bien, dans les établissements (94 %). Ils ont de très bons rapports avec leurs camarades (84 %) et avec leurs enseignants (87,5 %). L’école est aussi un lieu de vie, et c’est réussi.
      Il y a ce sentiment de bien-être déclaré par les collégiens, et pourtant, un sur deux fait état d’insultes subies dans l’année. Un paradoxe ?

      Le mot « insulte » renvoie à un spectre très large, surtout au collège, avec des enfants encore petits. Si on regarde les insultes les plus blessantes, la proportion est bien plus faible. A propos de la tenue vestimentaire, 27,6 % des collégiens en déclarent. Sur le physique, ils sont 17 % à en faire état ; à l’âge de l’adolescence, c’est vrai que ce peut être difficile à entendre. Quant aux insultes sur les origines, 11 % des collégiens en déclarent. Sur le sexe, 8 %. Sur la religion, 6 %. En lycée, ils ne sont plus qu’un cinquième à faire état d’insultes (22 %).

      Plutôt qu’un paradoxe, je dirais que les élèves savent faire la part des choses. Ce n’est pas parce que les échanges peuvent être difficiles avec leurs camarades qu’ils se sentent nécessairement mal dans leur établissement. Des insultes, ils en entendent sûrement aussi en dehors de l’école ; l’école ne leur apparaît peut-être pas plus difficile que l’environnement extérieur.
      Il s’agit de la troisième enquête de ce type. Des évolutions se dessinent-elles ? Des types d’agressions tendent-elles à prendre le dessus, d’autres à régresser ?

      Pour les collégiens, cette enquête est la troisième du genre (2011, 2013, 2017). Pour les lycéens, on en a, jusqu’à présent, mené une seule (2015). Le service statistiques du ministère de l’éducation est en train de réfléchir à en mettre une en place dans le premier degré : les écoliers ont aussi leur mot à dire.
      Dans les collèges, il n’y a pas de grande évolution dans le temps : la perception du climat scolaire par les élèves est globalement stable, avec même un léger mieux.
      Filles et garçons semblent toutefois inégaux face au harcèlement…

      En effet, les garçons sont beaucoup plus touchés par tout ce qui est violence physique ; ils déclarent plus souvent avoir été frappés, avoir participé à des bagarres, avoir participé à des jeux dangereux. Les filles, elles, sont plus touchées par les violences verbales et psychologiques – les mises à l’écart, l’ostracisme concernent typiquement davantage les filles que les garçons. Idem des insultes sexistes.
      Cette différence montre qu’il existe encore des représentations différentes entre filles et garçons, et des comportements différents entre les filles et les garçons. Cela implique l’ensemble des lieux de vie des jeunes dans la société, et pas seulement l’école.
      Lire aussi : Harcèlement sexuel dans les collèges et lycées, un phénomène difficile à appréhender pour les enseignants

      Le harcèlement de nature sexiste et sexuelle s’est imposé dans l’actualité. Est-ce aussi le cas en milieu scolaire ?

      Comme on le voit dans l’enquête, le phénomène n’est pas massif, ou en tout cas collégiens et lycéens ne le déclarent pas massivement par rapport à d’autres incidents dont ils sont victimes. Ils sont, en 2017, un peu moins de 5 % d’élèves (5,3 % de filles, 4,2 % de garçons) à déclarer avoir subi des baisers forcés ; 6 % à témoigner de caresses forcées (7,6 % de filles, 4,5 % de garçons). Et 7,5 %, filles comme garçons, d’actes de voyeurisme – dans les gymnases, les toilettes… C’est inadmissible, mais beaucoup moins fréquent que d’autres incidents comme les insultes (50 %), les vols de fournitures (48 %), les surnoms méchants (46 %), les mises à l’écart (38 %).
      Les insultes à caractère sexiste, elles, augmentent : 8,3 % des collégiens en déclarent aujourd’hui, contre 5,5 % il y a quatre ans. Sur ce point, les filles sont deux fois plus touchées que les garçons (11,1 %, contre 5,9 %).
      Ces violences dont la société tout entière se fait l’écho sont répandues, quel que soit le profil du collège – cela ne touche pas plus celui de l’éducation prioritaire que le collège de centre-ville. Un enseignement, me semble-t-il, à prendre en compte par le monde des adultes.

      Les chiffres-clés de l’enquête « Climat scolaire et victimation » menée en 2017

      Les services de la DEPP, la direction des statistiques du ministère de l’éducation nationale, ont rendu publique jeudi 21 décembre leur dernière étude sur le « climat scolaire et la victimation ». Ils ont interrogé 21 600 élèves de 360 collèges représentatifs au printemps 2017, dans le public et le privé sous contrat, pour réaliser cette enquête nationale, après deux précédentes études réalisées en 2011 et 2013.

      On y apprend que :

      94 % des collégiens affirment se sentir bien dans leur établissement. Ils étaient 92,5 % en 2013. Neuf sur dix pensent qu’on apprend plutôt ou tout à fait bien dans leur collège. L’opinion la moins positive concerne les punitions : seulement sept collégiens sur dix les trouvent justes.

      22 % des collégiens estiment qu’il y a plutôt beaucoup ou beaucoup de violence dans leur établissement, signe que l’inquiétude n’est pas négligeable. Pour certains élèves, ces problèmes peuvent provoquer de l’absentéisme ; 6 % des collégiens disent ne pas s’être rendus au collège au moins une fois dans l’année parce qu’ils avaient peur de la violence.

      13 % des élèves arrivés en classe de troisième – autrement dit, en fin de collège – estiment qu’il y a beaucoup ou plutôt beaucoup d’agressivité entre eux et les enseignants, contre 10 % en classe de sixième. L’opinion des élèves est ainsi moins positive au fil de la scolarité.

      18 % des collégiens déclarent avoir subi au moins une atteinte par l’intermédiaire des réseaux sociaux ou par téléphone portable (usurpation d’identité, vidéos humiliantes ou diffusion de rumeurs). Un sur dix dit avoir été insulté ou humilié à travers ces nouvelles technologies. Pour 7 %, cela s’apparente à du cyber-harcèlement, phénomène subi plus par les filles (8 %) que par les garçons (6 %). C’est aussi plus fréquent chez les élèves de troisième.

      Valeurs actuelles
      https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/des-lyceennes-se-revoltent-contre-le-harcelement-sexuel-46040

      « Il a été convenu qu’une brigade de prévention de la délinquance juvénile intervienne prochainement à Pissarro », assure Marie-Ange Tomi, directrice adjointe à l’académie de Versailles. Bravo, les filles.

    • « Nous apprenons, au soir de ce jugement, qu’il est donc possible qu’un mineur soit jugé pour acte de rébellion simplement parce qu’il s’accroche aux grilles du lycée, qu’il soit frappé et porté KO dans un camion de police, qu’il passe 48 heures en garde à vue et soit relâché sans qu’à aucun moment son responsable légal en soit prévenu, et nous apprenons que ce même mineur, déjà cabossé par la vie à 17 ans à peine, doit désormais s’acquitter de 1 500 euros de dommages et intérêts envers les policiers. »

      Sachant que c’est systématique : qd on se fait blesser par un policier on a une accusation (rebellion, insulte à agent, truc sur la voie publique...)... en manif ou simple contrôle de routine, c’est la même chason visiblement.

  • Val-de-Marne : la police des polices saisie après la blessure d’une lycéenne à Cachan - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/fresnes-94260/cachan-la-police-des-polices-saisie-apres-la-blessure-de-la-lyceenne-24-1

    La lycéenne a été grièvement blessée à l’œil dans une manifestation ce jeudi.

    L’Inspection générale de la police nationale a été saisie ce vendredi par le parquet de Créteil pour en savoir plus sur la façon dont une lycéenne a été grièvement blessée à l’œil à Cachan (Val-de-Marne) ce jeudi.
    Une manifestation de près de 200 jeunes contre l’esclavagisme en Libye avait donné lieu à des actes de dégradation après le blocus du lycée Gustave-Eiffel de Cachan. Le Carrefour Market a du reste été fermé. Les policiers sont intervenus pour disperser les manifestants. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des jeunes. Il y a eu des tirs de Flash Ball et de grenades lacrymogènes.
    Des élèves assurent que la blessure à l’œil de la lycéenne, transportée à l’hôpital Cochin à Paris, provient d’un tir de Flash Ball. Pour un fonctionnaire, il pourrait s’agir d’une pierre. « Nous ne savons pas l’origine de la blessure, assure un autre policier. C’est justement ce que démontrera l’enquête. »

    #manifestation #police #flashball

    • Cachan : la lycéenne blessée pendant les heurts aurait perdu l’usage de son oeil
      http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/cachan-la-lyceenne-blessee-pendant-les-heurts-aurait-perdu-l-usage-de-son

      L’annonce a été faite aux policiers , (...).
      Que s’est-il passé précisément ? On ne sait pas. Des élèves affirment qu’elle a pris un tir de flash-ball. « J’ai un collègue qui a fait usage du flash-ball mais personne n’est tombé ou n’a appelé à l’aide », précise un policier. Un autre pense qu’il est plus probable que « la lycéenne ait pris une pierre » . Mais aucune certitude. « C’est précisément pour cette raison que la police des polices a été saisie », souligne une source proche de l’enquête.
      Ce n’est pas la première fois que des heurts éclatent devant cet établissement et d’un autre à Cachan. En mars dernier, des échauffourées avaient eu lieu durant plusieurs jours en marge de manifestations « contre les violences de l’Etat ».
      Il y a moins de deux semaines, un élève du lycée Frédéric-Mistral a, du reste, été condamné à une peine d’amende avec sursis pour ces violences. « Il ne faut pas pour autant faire d’amalgame entre les lycéens, qui sont très majoritairement contre ces #blocus, et les #casseurs qui profitent de ces rassemblements pour racketter ou taper des élèves », insiste un #policier.

    • Lycéenne blessée par un tir de flash ball à Cachan : un rassemblement (27 novembre 2017)
      http://www.leparisien.fr/cachan-94230/lyceenne-blessee-a-cachan-un-rassemblement-de-soutien-jeudi-27-11-2017-74

      Les lycéens de Maximilien-Sorre et Gustave-Eiffel se donnent rendez-vous via les réseaux sociaux. Ils envisagent un nouveau blocus, une semaine après la manifestation qui a dégénéré.

      Le message tourne sur Snapchat, l’application mobile de partage d’images éphémères. Les lycéens de Maximilien-Sorre et Gustave-Eiffel, à Cachan, se donnent rendez-vous ce jeudi pour une nouvelle manifestation. Une semaine jour pour jour après le rassemblement qui a dégénéré aux abords de ces établissements. Et c’est justement pour soutenir leur camarade blessée à l’œil lors du face-à-face avec la police que les élèves réitèrent. Il est à nouveau question d’un blocus.

      Munis de drapeaux africains, jeudi dernier, les lycéens s’étaient massés près de l’entrée de Gustave-Eiffel pour dénoncer l’esclavagisme en Libye. Et « montrer que ce qui se passe là-bas est inhumain ». Ils avaient bloqué l’accès au bâtiment dès 8 heures. Mais au-delà des revendications politiques, certains en avaient profité pour se livrer à des violences urbaines.

      Une source proche de l’enquête confirme, ce lundi, que la police a fait usage de deux grenades lacrymogènes et d’un tir de flash-ball. Des élèves assurent que c’est ce tir qui a atteint la jeune femme à l’œil. Les fonctionnaires, eux, estiment plus probable qu’elle ait reçu « une pierre ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est chargée d’élucider la réalité des faits.
      Devant les deux lycées, avenue du Président-Wilson ce lundi midi, uniformes en nombre, « fumigènes » et départ de feu continuaient d’alimenter les discussions. Mais personne n’osait ouvertement parler de la lycéenne blessée, qui suit apparemment ses études supérieures à Maximilien-Sorre. Tout juste sait-on que son œil a « finalement pu être sauvé » par les médecins de l’hôpital Cochin. « On l’a vu en sang », jure une adolescente à qui l’on a mimé la scène. « Elle voyait d’abord tout jaune avec un point noir, poursuit une autre. Maintenant elle voit. Flou, mais elle voit. »

  • La « coalition arabe » INTERDIT à l’#ONU ses vols humanitaires vers le #Yémen...
    https://apnews.com/124e214ce76b45228b7434b814d9334c/The-Latest:-UN-humanitarian-flights-to-Yemen-grounded

    ... et l’ONU dénonce...
    ... l’ONU dénonce un blocus « catastrophique » - BBC Afrique
    http://www.bbc.com/afrique/monde-41902112

    Les Nations Unies estiment que la décision de l’Arabie Saoudite de fermer toutes ses frontières avec le Yémen empêche l’acheminement de l’aide humanitaire.

    On a quand même connu des tribunaux internationaux pour beaucoup moins que ça...

  • Vivre à Gaza avec trois heures d’électricité par jour
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/06/19/a-gaza-avec-trois-heures-d-electricite-par-jour_5147045_3218.html

    Depuis le mois d’avril, le territoire palestinien, qui compte deux millions d’habitants, fait face à une crise énergétique sans précédent dûe aux dissensions entre le Hamas et Mahmoud Abbas.

    Honteux sous titre qui exempte complètement Israël du rationnement en question, alors que l’article sous-entend pourtant qu’il n’y est pas pour rien :

    Quant à la seule centrale électrique de Gaza, qui fournit en temps normal 23 % des besoins, elle est à l’arrêt depuis avril. Son manager général, Rafiq Maliha, est un homme massif, compétent, au rire nerveux.
    « La situation est catastrophique, dit-il. Je travaille ici depuis 1994. C’est comme une boule de neige qui roule et grossit. Depuis l’aide d’urgence du Qatar et de la Turquie en janvier, assurant du fuel pour trois mois, Ramallah et Gaza se disputent au sujet des taxes payées sur ce fuel. Israël les a fixées à 300 %. »
    La centrale a été bombardée en 2006, entraînant quatre mois de fermeture, puis en 2014, six mois de fermeture. Aujourd’hui, elle n’a aucune réserve de fuel, faute de capacité de stockage. Sa conversion au gaz naturel permettrait d’énormes économies, mais elle nécessiterait du temps et des investissements.
    Une ligne à haute tension est aussi en projet avec Israël, mais la volonté politique fait défaut. Quand rien ne presse, le gouvernement israélien gère, plutôt que de prendre des initiatives. La demande énergétique à Gaza pourrait doubler d’ici à 2030, avertit la Banque mondiale.

    voir, entre autres, et déjà ancien : Géopolitiques de l’électricité au Machrek https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00261170
    #Gaza #Israël #électricité #énergie #blocus

  • Lycee LaMartine 75009 - avec le SGL a manifesté devant le QG de campagne du Front National ce matin. #FinDuGame #BlocusNiFnNiMacronpic.twitter.com/rI5Tr1FZyD
    https://twitter.com/BlocusInfos/status/860174008301563904

    Lycee LaMartine 75009 - avec le SGL a manifesté devant le QG de campagne du Front National ce matin. #FinDuGame #BlocusNiFnNiMacron pic.twitter.com/rI5Tr1FZyD