• * Les intellectuels à l’heure des réseaux sociaux - 14 janvier 2021 - #Gérard_Noiriel
    https://noiriel.wordpress.com/2021/01/14/les-intellectuels-a-lheure-des-reseaux-sociaux

    . . . . . . La deuxième raison de ce silence, c’est que je me suis interrogé sur l’utilité de ce blog. La façon dont ont été interprétés plusieurs des textes que j’ai publiés ici m’a fait réaliser l’ampleur du fossé qui me séparait de la plupart des adeptes de #Twitter ou de #Facebook. Comment convaincre des gens quand on ne parle pas la même langue ? Chemin faisant, je me suis rendu compte que j’avais ma part de responsabilité dans cette situation parce que je n’avais pas suffisamment expliqué les raisons qui pouvaient inciter un chercheur en #sciences_sociales, comme moi, à tenir un #blog. Je l’ai conçu non pas comme une revue savante, ni comme une tribune politique, mais comme un outil pour transmettre à un public plus large que les spécialistes, des connaissances en sciences sociales et aussi comme un moyen de réfléchir collectivement au rôle que peuvent jouer les universitaires dans l’espace public quand ils se comportent comme des intellectuels. Ces neuf mois d’abstinence m’ayant permis de mûrir ma réflexion sur ce point, je me sens aujourd’hui en état de relancer ce blog.

    Dans l’ouvrage Dire la vérité au pouvoir. Les intellectuels en question (Agone, 2010), j’avais tenté de montrer (en me limitant au monde universitaire) que trois grands types d’intellectuels s’étaient imposés à l’issue de l’Affaire Dreyfus. Ceux que j’ai appelé, par référence à Charles Péguy, les « #intellectuels de gouvernement » occupent une position dominante dans le champ médiatique (la presse de masse d’hier, les chaînes télévisées d’aujourd’hui). Ils accèdent souvent à l’Académie française et certains d’entre eux deviennent parfois ministre de l’Education nationale ou de la Culture. Ils défendent mordicus la nation française, ses traditions, l’ordre établi, mobilisant leur intelligence pour dénoncer toute forme de pensée subversive. Après avoir vaillamment combattu le « totalitarisme », ils sont aujourd’hui vent debout contre « l’islamisme ». Face à eux se dressent les « intellectuels critiques », qui sont les héritiers des « intellectuels révolutionnaires » de la grande époque du mouvement ouvrier. Certains d’entre eux prônent encore la lutte des classes, mais leur principal cheval de bataille aujourd’hui, c’est le combat contre le « racisme d’Etat » et « les #discriminations » ; les « racisé-e-s » ayant remplacé le #prolétariat.

    Ces deux pôles antagonistes peuvent s’affronter continuellement dans l’espace public parce qu’ils parlent le même langage. Les uns et les autres sont persuadés que leur statut d’#universitaire leur donne une légitimité pour intervenir sur tous les sujets qui font la une de l’actualité. Ils font comme s’il n’existait pas de séparation stricte entre le savant et le politique. Les intellectuels de gouvernement ne se posent même pas la question car ils sont convaincus que leur position sociale, et les diplômes qu’ils ont accumulés, leur fournissent une compétence spéciale pour traiter des affaires publiques. Quant aux intellectuels critiques, comme ils estiment que « tout est politique », ils se sentent autorisés à intervenir dans les polémiques d’actualité en mettant simplement en avant leur statut d’universitaire.

    Le troisième type d’intellectuels que j’avais retenu dans cet ouvrage est celui que #Michel_Foucault appelait « l’intellectuel spécifique ». Il tranche avec les deux autres parce qu’il part du principe que la science et la politique sont des activités très différentes. Le fait d’avoir une compétence dans le domaine des sciences sociales peut certes nous aider à éclairer les relations de pouvoir qui régissent nos sociétés, mais le mot pouvoir n’est pas synonyme du mot politique (au sens commun du terme) et la critique scientifique n’est pas du même ordre que la critique politique.

    Cette conviction explique pourquoi l’intellectuel spécifique ne peut intervenir dans l’espace public que sur des questions qu’il a lui-même étudiées pendant de longues années. Ces questions sont d’ordre scientifique, ce qui fait qu’elles ne se confondent pas avec celles auxquelles les #journalistes et les #politiciens voudraient qu’il réponde. Voilà pourquoi l’intellectuel spécifique doit « problématiser » (comme disait Foucault) les questions d’actualité dans le but de produire des vérités sur le #monde_social qui ne peuvent être obtenues qu’en se tenant à distance des passions et des intérêts du moment.

    Cela ne signifie pas que l’intellectuel spécifique se désintéresse de la fonction civique de son métier. Toutefois, ce qui le distingue des autres types d’intellectuels, c’est qu’il refuse de jouer les experts ou les porte-parole de telle ou telle catégorie de victimes. Il estime que l’intellectuel de gouvernement, mais aussi l’intellectuel critique, commettent un abus de pouvoir en intervenant constamment dans le #débat_public sur des questions qui concernent tous les citoyens.

    Voilà pourquoi, depuis #Max_Weber jusqu’à #Pierre_Bourdieu, les intellectuels spécifiques ont mobilisé les outils que propose la science sociale pour combattre le pouvoir symbolique que détiennent les intellectuels. Mais comme ils deviennent eux aussi des intellectuels quand ils interviennent dans le débat public, ils doivent retourner contre eux-mêmes les armes de la critique. Ce qui caractérise le véritable intellectuel spécifique, c’est donc sa capacité à se mettre lui-même en question, ce que j’ai appelé la faculté de « se rendre étranger à soi-même », alors que chez les autres intellectuels, le pouvoir de la critique s’arrête toujours devant leur porte. C’est cette propension à s’interroger sur lui-même qui a poussé Pierre Bourdieu à écrire, dans l’un de ses derniers ouvrages : « Je ne me suis jamais vraiment senti justifié d’exister en tant qu’intellectuel », ou encore « je n’aime pas en moi l’intellectuel » ( Méditations pascaliennes, Seuil, 1997, p. 16).

    Comme je l’avais souligné dans mon livre, ce malaise chronique de l’intellectuel spécifique tient aussi au fait que, pour être entendu dans l’espace public, il est parfois amené à dépasser la limite entre le savant et le politique qu’il s’était promis de ne pas franchir. Ce fut le cas pour #Durkheim pendant la Première Guerre mondiale, pour Foucault dans les années 1970, et aussi pour Bourdieu à la fin de sa vie.

    Les trois types d’intellectuels que je viens de citer se sont imposés en France au tournant des XIXe et XXe siècles, c’est-à-dire au moment où la presse de masse a restructuré complètement l’espace public en y intégrant la fraction des classes populaires qui en était exclue jusque là. Depuis une vingtaine d’années, l’irruption des chaînes d’information en continu et des « #réseaux_sociaux » a provoqué une nouvelle révolution de la communication à distance. Ces réseaux sont des entreprises privées, gouvernées par la loi du profit, qui mobilisent leurs adeptes en jouant sur leurs émotions. Toute personne peut y intervenir, de façon spontanée et souvent anonyme, en tenant le genre de propos qui s’échangeaient auparavant au « café du commerce », c’est-à-dire dans un espace d’interconnaissance directe, régi par la communication orale. La montée en puissance des réseaux sociaux a donc abouti à l’émergence d’un espace public intermédiaire entre la sphère des relations personnelles fondées sur la parole, et la sphère nationale, voire internationale, structurée par les médias de masse.

    Les #journalistes se sont adaptés à cette nouvelle situation de la même manière qu’ils s’étaient adaptés aux sondages. Ils nous font croire que les réseaux sociaux expriment « l’opinion publique », alors qu’ils sélectionnent, dans les milliards de propos échangés chaque jour sur Twitter ou Facebook, ceux qui peuvent leur servir dans le traitement de l’actualité.

    Les chaînes d’information en continu, dont la logique repose sur ce qu’on pourrait appeler « une économie de la palabre », obéissent aux mêmes principes que les réseaux sociaux : il faut mobiliser les #émotions des téléspectateurs pour booster les audiences, et donc les recettes publicitaires. Voilà pourquoi ces chaînes accordent une place essentielle aux polémiques, aux « clashs », aux insultes qui sont immédiatement relayés sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, pour donner un peu de crédibilité à leur entreprise, ils sollicitent constamment des « experts », le plus souvent des universitaires, transformés en chasseurs de « fake news » , qui acceptent de jouer ce jeu pour en tirer quelques profits en terme de notoriété, de droits d’auteurs, etc.

    Les journalistes de la presse écrite . . . . . . . . . . .

  • Substack: five of the best from the niche newsletter platform | Culture | The Guardian
    https://www.theguardian.com/culture/2020/dec/28/substack-five-of-the-best-from-the-niche-newsletter-platform
    https://i.guim.co.uk/img/media/50633cceb2b7019f807bd05ed802c127dfe31605/0_162_4800_2879/master/4800.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Writers have embraced Substack to cut out the middle man. The result is an eclectic library of anything and everything
    A woman at a vast, futuristic library.
    Substack has taken the best elements of its predecessors to create a home for writers craving control and readers who want their words straight from the horse’s mouth. Photograph: Fred Dufour/AFP/Getty Images
    Shelley Hepworth
    Shelley Hepworth
    @shelleymiranda
    Sun 27 Dec 2020 16.30 GMT

    Last modified on Mon 28 Dec 2020 00.21 GMT

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    Substack is best known as the newsletter platform that lured several well-known writers and journalists away from established news outlets this year.

    Glenn Greenwald, Matthew Yglesias and Andrew Sullivan, formerly of the Intercept, Vox Media and New York Magazine respectively, have all jumped ship to sell their work directly to subscribers via the service.

    Incorporating elements of Mailchimp and Patreon, Substack has variously been hailed as the future of the media industry, a home for writers who don’t want to be edited, and a place where those who have already made a name for themselves find success.

    This is called a magazine. https://t.co/9KyGkVvPY3
    — T. Greer (@Scholars_Stage) November 15, 2020

    The site boasts more than 100,000 niche newsletters about every subject imaginable. Below is a small selection of some of the best, compiled from the recommendations of friends, colleagues, random tweets and my own sleuthing.

    #Substack #Blog #Newsletter #Journalisme

  • Control shift: why newspaper hacks are switching to Substack | Digital media | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/dec/26/control-shift-why-newspaper-hacks-are-switching-to-substack
    https://i.guim.co.uk/img/media/1b41deb95272f2ec119b99766d14dc8bfc761e83/0_189_4000_2400/master/4000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Control shift: why newspaper hacks are switching to Substack
    John Naughton
    John Naughton

    An online platform where journalists sell content directly to subscribers is luring eminent voices away from traditional media
    glenn greenwald working in his study in rio de janeiro
    A new way of reaching people: the writer Glenn Greenwald, who has 1.5 million Twitter followers, has moved to Substack. Photograph: Léo Corrêa/AP

    Sat 26 Dec 2020 16.00 GMT

    Way back in March, at the beginning of the first lockdown, I fell to wondering what a columnist, academic and blogger under house arrest might usefully do for the duration of his imprisonment. My eye fell on my blog, Memex 1.1, which has been a harmless presence on the web since the mid-1990s and a source of puzzlement to journalistic and academic colleagues alike. The hacks unanimously shared Dr Johnson’s view that “No man but a blockhead ever wrote except for money”, while my academic colleagues thought it peculiar to waste one’s energy writing anything that would not figure in scholarly citation indices. The idea that one might maintain a blog simply because one enjoyed doing it never crossed their minds.

    So there it was, with a modest readership, which occasionally spiked as it caught some brief wave of attention. Given that many people were going to be locked down like me, I wondered if the regularity of receiving the blog as an email every morning might be welcome. The thought came from observing how Dave Winer’s wonderful blog, Scripting News, drew an even wider readership after he offered it as a daily email to subscribers. So I began looking for an easy way of doing something similar.

    The obvious solution would be an email list service like Mailchimp, but that looked like hard work, so I opted for Substack, which made it really easy. My blog would be published and available on the web every day as usual, but every night the day’s version would be neatly packaged into an email and delivered at 7am the following morning to anyone who had subscribed. The only change I made was to include a daily five-minute audio diary – something I’d never done before.

    It was such an obvious thing to do. But the results were surprising – and often gratifying. Two things in particular stood out. The first was that the level of reader “engagement” (the holy grail of surveillance capitalists) dramatically increased. People were reading the email version more intensively than its online counterpart: I could see that, because Substack told me which links had been most popular; and they signalled their reactions by “liking” things or by emailing me directly, pointing out errors or making suggestions about how a particular topic could be expanded or extended.

    The biggest surprise, though, was how popular the audio diary was: it was consistently the most clicked-on link. And slowly, it dawned on me that audio seems to reach parts of the human psyche that other media cannot. Because the email was coming from a mailing-list server, some subscribers’ spam filters would occasionally block it, and on several occasions I received alarmed emails from readers who wondered if I had succumbed to Covid. But there was clearly something about the regularity of hearing a familiar voice every morning that was important.

    It was founded in 2018 and backed by the big venture-capital firm Andreessen Horowitz. As of July this year it had around 100,000 people paying various sums for at least one of the newsletters on its books. Its sudden prominence may be a portent of significant changes in our media, as traditional journalistic outlets decline and most of those that thrive online tend to be driven by clickbait. Given that, Substack offers a new option for journalists.

    Suppose you have 1,000 paid subscribers, each paying $5 a month. That’s an annual income of $60,000, less the 10% that Substack levies. Then imagine you’re Glenn Greenwald, who has 1.5m Twitter followers and has just moved to Substack. Even if only a fraction of them sign up, well… do the maths. Lots of other prominent journalists and writers have – for example Andrew Sullivan and Zeynep Tufekci, to name just two I know: they have seen a way of being liberated from the demands of editorial gatekeepers or advertising-led clickbait while getting paid. “If you charge $10 a month or $5 a month, or $50 a year – if you can get 1,000 or 2,000 people to pay for that,” one of Substack’s founders told Buzzfeed, “you’ve suddenly got enough to go as an individual.”

    #Blog #Newsletter #Substrack #Néo_journalisme #Editorialistes

  • Cinq ans après l’Accord de Paris, la « neutralité carbone » nous conduit dans le mur
    https://www.cetri.be/Cinq-ans-apres-l-Accord-de-Paris

    Il y a 5 ans tout juste, la COP21 n’a pas désamorcé la bombe climatique. Elle a même entériné un réchauffement climatique supérieur à 3,5°C. Les mêmes nous promettant une « prophétie auto-réalisatrice » pour résoudre le problème, parient désormais sur la « neutralité carbone » en 2050. Nouvelle promesse sans consistance qui ne peut que nous conduire dans le mur. Le temps est venu de se ressaisir. En 2015, la COP21 n’a pas désamorcé la bombe climatique Rien ne serait plus faux que de laisser penser qu’il y (...) #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Ecologie, #Climat, #Environnement, #Blogs_Mediapart, Homepage - Actualités à la (...)

    #Homepage_-_Actualités_à_la_une

  • Zum Umgang mit angeschlagenen Taxibetrieben
    http://www.ag-taxi.de/aesop-fuers-taxi.html

    Die Branche liegt darnieder, schwer angeschlagen von Uber und Corona. Wie steht es um das Verhältnis von Angestellten und Chefs? Diese 2600 Jahre alte Fabel des Äsop gibt Rat. Der alte Löwe und der Fuchs Ein Löwe lag alt und schwach in seiner Höhle und war nicht mehr fähig, selbst auf die Jagd zu gehen. Er wäre elend zugrundegegangen. Doch in seiner Not ließ er in seinem Reich die Botschaft von seinem nahen Tode verbreiten und allen Untertanen befehlen, an den königlichen Hof zu kommen. Er wolle (...) #Blog

  • Zum Umgang mit angeschlagenen Taxibetrieben
    http://www.ag-taxi.de/Zum-Umgang-mit-angeschlagenen-Taxibetrieben.html

    Die Branche liegt darnieder, schwer angeschlagen von Uber und Corona. Wie steht es um das Verhältnis von Angestellten und Chefs? Diese 2600 Jahre alte Fabel des Äsop gibt Rat. Der alte Löwe und der Fuchs Ein Löwe lag alt und schwach in seiner Höhle und war nicht mehr fähig, selbst auf die Jagd zu gehen. Er wäre elend zugrundegegangen. Doch in seiner Not ließ er in seinem Reich die Botschaft von seinem nahen Tode verbreiten und allen Untertanen befehlen, an den königlichen Hof zu kommen. Er wolle (...) #Blog

  • Digital gardens let you cultivate your own little bit of the internet | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/09/03/1007716/digital-gardens-let-you-cultivate-your-own-little-bit-of-the-internet/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    Le retour des « pages personnelles »

    A growing number of people are creating individualized, creative sites that eschew the one-size-fits-all look and feel of social media
    by

    Tanya Basu
    September 3, 2020
    digital garden illustration of wild plants with flowers growing around screensMs Tech | Wikimedia, Pixabay

    Sara Garner had a nagging feeling something wasn’t quite right.

    A software engineer, she was revamping her personal site, but it just didn’t feel like her. Sure, it had the requisite links to her social media and her professional work, but it didn’t really reflect her personality. So she created a page focused on museums, which she is obsessed with. It’s still under construction, but she envisions a page that includes thoughts on her favorite museums, describes the emotions they evoked, and invites others to share their favorite museums and what they’ve learned.

    “I’m going for a feeling of wonderment, a connection across time,” she says.

    Welcome to the world of “digital gardens.” These creative reimaginings of blogs have quietly taken nerdier corners of the internet by storm. A growing movement of people are tooling with back-end code to create sites that are more collage-like and artsy, in the vein of Myspace and Tumblr—less predictable and formatted than Facebook and Twitter. Digital gardens explore a wide variety of topics and are frequently adjusted and changed to show growth and learning, particularly among people with niche interests. Through them, people are creating an internet that is less about connections and feedback, and more about quiet spaces they can call their own.
    “Everyone does their own weird thing”

    The movement might be gaining steam now, but its roots date back to 1998, when Mark Bernstein introduced the idea of the “hypertext garden,” arguing for spaces on the internet that let a person wade into the unknown. “Gardens … lie between farmland and wilderness,” he wrote. “The garden is farmland that delights the senses, designed for delight rather than commodity.” (His digital garden includes a recent review of a Bay Area carbonara dish and reflections on his favorite essays.)

    The new wave of digital gardens discuss books and movies, with introspective journal entries; others offer thoughts on philosophy and politics. Some are works of art in themselves, visual masterpieces that invite the viewer to explore; others are simpler and more utilitarian, using Google Docs or Wordpress templates to share intensely personal lists. Avid readers in particular have embraced the concept, sharing creative, beautiful digital bookshelves that illustrate their reading journey.

    Nerding hard on digital gardens, personal wikis, and experimental knowledge systems with @_jonesian today.

    We have an epic collection going, check these out...

    1. @tomcritchlow’s Wikifolders: https://t.co/QnXw0vzbMG pic.twitter.com/9ri6g9hD93
    — Maggie Appleton (@Mappletons) April 15, 2020

    Beneath the umbrella term, however, digital gardens don’t follow rules. They’re not blogs, short for “weblogs,” a term that suggests a time-stamped record of thought. They’re not a social-media platform—connections are made, but often it’s through linking to other digital gardens, or gathering in forums like Reddit and Telegram to nerd out over code.

    Tom Critchlow, a consultant who has been cultivating his digital garden for years, spells out the main difference between old-school blogging and digital gardening. “With blogging, you’re talking to a large audience,” he says. “With digital gardening, you’re talking to yourself. You focus on what you want to cultivate over time.”

    What they have in common is that they can be edited at any time to reflect evolution and change. The idea is similar to editing a Wikipedia entry, though digital gardens are not meant to be the ultimate word on a topic. As a slower, clunkier way to explore the internet, they revel in not being the definitive source, just a source, says Mike Caulfield, a digital literacy expert at Washington State University.

    In fact, the whole point of digital gardens is that they can grow and change, and that various pages on the same topic can coexist. “It’s less about iterative learning and more about public learning,” says Maggie Appleton, a designer. Appleton’s digital garden, for example, includes thoughts on plant-based meat, book reviews, and digressions on Javascript and magical capitalism. It is “an open collection of notes, resources, sketches, and explorations I’m currently cultivating,” its introduction declares. “Some notes are Seedlings, some are budding, and some are fully grown Evergreen[s].”

    Appleton, who trained as an anthropologist, says she was drawn to digital gardens because of their depth. “The content is not on Twitter, and it’s never deleted,” she says. “Everyone does their own weird thing. The sky’s the limit.”

    That ethos of creativity and individuality was echoed by several people I spoke to. Some suggested that the digital garden was a backlash to the internet we’ve become grudgingly accustomed to, where things go viral, change is looked down upon, and sites are one-dimensional. Facebook and Twitter profiles have neat slots for photos and posts, but enthusiasts of digital gardens reject those fixed design elements. The sense of time and space to explore is key.

    Caulfield, who has researched misinformation and disinformation, wrote a blog post in 2015 on the “technopastoral,” in which he described the federated wiki structure promoted by computer programmer Ward Cunningham, who thought the internet should support a “chorus of voices” rather than the few rewarded on social media today.

    “The stream has dominated our lives since the mid-2000s,” Caulfield says. But it means people are either posting content or consuming it. And, Caulfield says, the internet as it stands rewards shock value and dumbing things down. “By engaging in digital gardening, you are constantly finding new connections, more depth and nuance,” he says. “What you write about is not a fossilized bit of commentary for a blog post. When you learn more, you add to it. It’s less about shock and rage; it’s more connective.” In an age of doom-scrolling and Zoom fatigue, some digital-garden enthusiasts say the internet they live in is, as Caulfield puts it, “optimistically hopeful.”

    While many people are searching for more intimate communities on the internet, not everyone can spin up a digital garden: you need to be able to do at least some rudimentary coding. Making a page from scratch affords more creative freedom than social-media and web-hosting sites that let you drag and drop elements onto your page, but it can be daunting and time-consuming.

    Chris Biscardi is trying to get rid of that barrier to entry with a text editor for digital gardens that’s still in its alpha stage. Called Toast, it’s “something you might experience with Wordpress,” he says.

    Ultimately, whether digital gardens will be an escapist remnant of 2020’s hellscape or wither in the face of easier social media remains to be seen. “I’m interested in seeing how it plays out,” Appleton says.

    “For some people it’s a reaction to social media, and for others it’s a trend,” Critchlow says. “Whether or not it will hit critical mass … that’s to be seen.”

    #Internet #Culture_numérique #Pages_personnelles #Blog

  • Curriculum de compétences EMI @EmiDeclerck
    http://lemideremi.e-monsite.com/blog/un-curriculum-de-competences-pour-le-college.html

    Rémi Declerck ouvre un nouveau blod. Dans son premier article, il nous propose sa progression EMI

    Il s’agit de la progression de cours en EMI. Ce document est, à mon sens, le début de beaucoup de choses. Il me paraît difficile de construire le reste sans avoir cette première pierre.

    #EMI #pregression #blog #profdoc

  • Taxifahren in Corona-Zeiten
    http://www.ag-taxi.de/taxifahren-corona-start.html

    Ein Kollege berichtet von seinen Erfahrungen und Fragen, die sich stellen, seit er wieder arbeitet. Wie geht es weiter? Der Name des Autors ist der Redaktion bekannt. Nach mehreren Monaten nahezu vollständiger Corona-Pause in Kurzarbeit soll ich wieder regelmäßig auf die Straße. Was liegt da näher, als mich über aktuelle Entwicklungen im Taxigewerbe zu informieren ? Bei der Suche im Internet bin ich auf einen -freundlich ausgedrückt- sehr selbstbewußten Newsletter unseres Berliner (...) #Blog

    https://te18d76fe.emailsys1a.net/mailing/48/3054029/27312969/3979/048767dea0/index.html

  • #metooanthro

    About

    metooanthro is a collective of anthropologists* from around the world committed to making our discipline a safer and more just space by combatting sexual assault and harassment. This collective grew out of a meeting of anthropologists at the Shifting States conference for AAS/ASA/ASAANZ in December, 2017.

    Anthropologists face unique working conditions – both inside and outside the university – that increase our exposure to the risk of sexual assault and harassment. We want to create a safer culture at our conferences, campuses, field sites, and all spaces in which anthropologists work.

    We begin by acknowledging that that many groups in our community are disproportionately affected by assault and harassment, and are further discriminated when attempting to seek redress.

    “Solidarity does not assume that our struggles are the same struggles, or that our pain is the same pain, or that our hope is for the same future. Solidarity involves commitment, and work, as well as the recognition that even if we do not have the same feelings, or the same lives, or the same bodies, we do live on common ground.”
    ― Sara Ahmed

    We are currently working on three main actions and collecting personal stories of harassment in the discipline.

    We need to hear from more voices, not the same voices, in this work. We encourage all to participate.

    * The metooanthro collective is a broad and evolving group. At the moment, our emails, social media and website are run by Esther, Hannah and Mythily, who are all based in Australia.

    Resources

    Here you can find a collection of resources about the issue of sexual assault and harassment in anthropology. If you know of any other resources that could be useful, please email metooanthro.

    How to respond to and support others:

    Naomi Quinn – ‘What do do about sexual harassment: A short course for chairs’
    Laura A. LeVon – ‘Teaching fugitive anthropology with Maya Berry and colleagues’
    Kristen Drybread – Writing about violence Part I; Writing about violence Part II

    Anthropology blogs and popular reporting on anthropology and sexual assault:

    The New Ethnographer – ‘Gendered Bodies’
    Cynthia Mahmood – India’s shame: The personal ordeal of Cynthia Mahmood
    Ann Gibbons & Elizabeth Culotta – ‘Anthropologists say no to sexual harassment’
    Alix Johnson – The Self at stake: Thinking fieldwork and sexual violence; Paranoid reading, writing, and research: secrecy in the field; Violence and vulnerability in anthropology
    Megan Steffen – Doing fieldwork after Henrietta Schmerler
    Bianca C. Williams – MeToo: A crescendo in the discourse about sexual harassment, fieldwork, and the academy Part I; MeToo: A crescendo in the discourse about sexual harassment, fieldwork, and the academy Part II
    Kate Clancy – ‘I had no power to say that’s not okay: Reports of harassment and abuse in the field’
    Mingwei Huang – ‘Vulnerable observers: Notes on fieldwork and rape’
    Nell Gluckman – How Henrietta Schmerler was lost, then found
    Melissa Demian – Anthropology after #MeToo
    Danielle Bradford & Charlotte Payne – Fieldwork safety, or: ‘don’t grab my pussy’
    Lexie Onofrei – #MeToo in anthropology: A call for updating codes of conduct in the field
    Elizabeth Beckmann – #MeToo in Anthropology (on the origins of a movement, and its future)
    Holly Walters – #MeToo Anthropology (reflecting on stories and potential responses)

    Anthropology News #MeToo series:

    Mingwei Huang, Vivian Lu, Susan MacDougall & Megan Steffen – Disciplinary violence
    Cheryl Rodriguez – Black women and the fight against sexual violence
    Gil Schmerler & Megan Steffen – The disavowal of Henrietta Schmerler
    Shan-Estelle Brown – #MeToo conversations on campus
    Kathleen S. Fine-Dare – The long view on #MeToo
    Mariam Durrani – #MeToo, believing survivors, and cooperative digital communication

    Podcast episodes:

    MeTooAnthro with Mythily Meher, Hannah Gould, Martha McIntyre & Tanya King for Anthropology @ Deakin: Episode #13
    Emma Louise Backe for This Anthro Life – ‘#MeToo: Stories in the age of survivorship’
    Elizabeth Watt (interviewed by The Familiar Strange) – ‘Ep. #9 Calculated risk: Elizabeth Watt talks sexual power, politics, and vulnerability in the field’

    A bibliography of writing on anthropology, sexual assault, gendered harassment, and identity:

    Berry, MJ, Chávez Argüelles, C, Cordis, S, Ihmoud, S & Velásquez Estrada, E 2017, ‘Towards a fugitive anthropology: Gender, race, and violence in the field’, Cultural Anthropology, vol. 32, no. 4, pp. 537-565.

    Bohannon, J 2013, ‘Survey of peers in fieldwork highlights an unspoken risk’, Science, vol. 340, no. 6130, p. 265.

    Clark, I & Grant, A 2015, ‘Sexuality and danger in the field: Starting an uncomfortable conversation‘, Journal of the Anthropological Society of Oxford: Special issue on Sexual Harassment in the Field, vol. 7, no. 1, p. 1-14.

    Congdon, V 2015, ‘The ‘lone female researcher’: Isolation and safety upon arrival in the field‘. Journal of the Anthropological Society of Oxford: Special issue on Sexual Harassment in the Field, vol. 7, no. 1, p. 15-24.

    Isidoros, K 2015, ‘Between purity and danger: Fieldwork approaches to movement, protection and legitimacy for a female ethnographer in the Sahara Desert‘, Journal of the Anthropological Society of Oxford: Special issue on Sexual Harassment in the Field, vol. 7, no. 1, p. 39-54.

    Johansson, L 2015, ‘Dangerous liaisons: risk, positionality and power in women’s anthropological fieldwork‘, Journal of the Anthropological Society of Oxford: Special issue on Sexual Harassment in the Field, vol. 7, no. 1, p. 55-63.

    Kloß, ST 2017, ‘Sexual(ized) harassment and ethnographic fieldwork: A silenced aspect of social research’, Ethnography, vol. 18, no. 3, p. 396-414.

    Krishnan, S 2015, ‘Dispatches from a ‘rogue’ ethnographer: exploring homophobia and queer visibility‘,Journal of the Anthropological Society of Oxford: Special issue on Sexual Harassment in the Field, vol. 7, no. 1, p. 64-79.

    Lewin, E & Leap, WL (eds.) 1996, Out in the field: Reflections of gay and lesbian anthropologists, University of Illinois Press, Urbana.

    McDougall, S 2015, ‘Will you marry my son? Ethnography, culture and the performance of gender‘, Journal of the Anthropological Society of Oxford: Special issue on Sexual Harassment in the Field, vol. 7, no. 1, p. 25-38.

    Miller, T 2015 ‘‘Listen to your mother’: negotiating gender-based safe space during fieldwork‘, Journal of the Anthropological Society of Oxford: Special issue on Sexual Harassment in the Field, vol. 7, no. 1, p. 80-87.

    Moreno, E 2005, ‘Rape in the field’, in D Kulick & M Willson (eds.) Taboo: Sex, identity and erotic subjectivity in anthropological fieldwork, new edn, Routledge, London, pp. 166-189.

    Nelson, RG, Rutherford, N, Hinde, K & Clancy, KBH 2017, ‘Signalling safety: Characterizing fieldwork experiences and their implications for career trajectories’, American Anthropologist, vol. 119, no. 4, pp. 710-722.

    Pandey, A 2009, ‘Unwelcome and unwelcoming encounters’ in P Ghassem-Fachandi (ed.) Violence: Ethnographic encounters, Berg, Oxford, pp. 135-144.

    Pollard, A 2009, ‘Field of screams: Difficulty and ethnographic fieldwork’, Anthropology Matters, vol. 11, no. 2.

    Scheper-Hughes, N 2016, ‘James X: A reflection on rape, race, and reception’, Anthropology Today, vol. 32, no. 5, pp. 21-25.

    Schneider, LT 2020, ‘Sexual violence during research: How the unpredictability of fieldwork and the right to risk collide with academic bureaucracy and expectations’, Critique of Anthropology, vol. 40, no. 2, pp. 173-93.

    Williams, BC 2009, ‘”Don’t ride the bus!”: And other warnings women anthropologists are given during fieldwork’, Transforming Anthropology, vol. 17, no. 2, pp. 155-158.

    Willson, M 2005, ‘Afterword: Perspective and difference: Sexualisation, the field, and the ethnographer’, in D Kulick & M Willson (eds.) Taboo: Sex, identity and erotic subjectivity in anthropological fieldwork, new edn, Routledge, London, pp. 190-207.

    #metoo #sexualized_harassment #gender #university #fieldwork #anthropology #collectiv #ressources #support #blog #reporting #podcast #references

    https://metooanthro.org/resources

  • Aux enfermés du confinement

    Le confinement veut toutes et tous nous enfermer dans une situation commune qui nous livre toujours plus aux logiques mortifères de la gestion et du contrôle sur une grande partie de la planète. Cette #carcéralisation généralisée enferme et isole d’autant plus celles et ceux qui sont déja enfermés dans le confinement. C’est à eux que nous consacrons ce blog. Contre l’Etat, l’enfermement et la #gestion. #Liberté !

    https://mitarduconfinement.blog

    #confinement #coronavirus #covid-19 #prisons #enfermement #isolement #blog #rétention #détention_administrative #CRA

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  • Profdoc : inventaire de ressources pour le confinement – Green is my happy colour
    https://greenismyhappycolour.wordpress.com/2020/03/18/profdoc-inventaire-de-ressources-pour-le-confinement

    J’ai eu envie de faire un article qui regroupe ce que j’ai proposé aux parents, aux élèves, aux collègues en cette période très étrange.

    #continuitépédagogique #blog

    • COVID-19 : Des mesures doivent être prises pour protéger les personnes privées de liberté, selon l’organisme de prévention de la torture de l’ONU

      Le Sous-Comité des Nations Unies pour la prévention de la torture (SPT) a émis des avis détaillés sur une série de mesures que les gouvernements et les mécanismes nationaux indépendants de surveillance devraient prendre pour protéger les personnes privées de liberté pendant la pandémie de COVID-19.

      L’avis public du SPT prévoit des mesures que les autorités devraient prendre concernant tous les lieux de privation de liberté, y compris les prisons, les centres de détention pour immigrants, les camps de réfugiés fermés et les hôpitaux psychiatriques, afin d’atténuer les risques pour la santé créés par le coronavirus.

      Les mesures consistent notamment à envisager de réduire la population carcérale en mettant en œuvre des programmes de libération anticipée, provisoire ou temporaire des délinquants à faible risque, à examiner tous les cas de détention provisoire, à étendre le recours à la libération sous caution pour tous les cas, sauf les plus graves, ainsi qu’à examiner et réduire le recours à la rétention des immigrants ainsi qu’aux camps de réfugiés fermés. Les recommandations mettent également l’accent sur le fait que tous les détenus, les personnes en quarantaine et dans les établissements médicaux fermés, leurs familles et tout le personnel, devraient recevoir des informations fiables, précises et à jour concernant toutes les mesures prises.

      « En l’espace de quelques semaines à peine, le coronavirus a eu un impact profond sur la vie quotidienne de chacun. Dans les prisons et autres lieux de privation de liberté, dont beaucoup sont gravement surpeuplés et insalubres, il y a des problèmes de plus en plus aigus qui nécessitent une action immédiate », a déclaré Sir Malcolm Evans, président du SPT. « Les gouvernements doivent prendre les mesures de précaution nécessaires pour prévenir la propagation de l’infection et mettre en œuvre des mesures urgentes pour garantir aux détenus un accès aux soins de santé appropriés et pour maintenir le contact avec les familles et le monde extérieur », a-t-il ajouté.

      L’avis du SPT appelle également les organes de surveillance nationaux indépendants, officiellement connus sous le nom de mécanismes nationaux de prévention (MNP), à continuer d’exercer leur mandat préventif pendant la pandémie, y compris leurs visites dans les lieux de détention, lorsque cela est possible, en tenant compte des restrictions légitimes des contacts sociaux et du principe « ne pas nuire ». L’avis souligne que les MNP doivent être en mesure de poursuivre leur travail de prévention, même si l’accès aux lieux de détention est temporairement restreint.

      En outre, le SPT a reporté sa visite à Madagascar, initialement prévue pour mai, compte tenu de la situation pandémique actuelle.

      https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=25756&LangID=F

  • Retour sur les lieux du blog
    http://www.davduf.net/retour-sur-les-lieux-du-blog

    On réouvre le capot. Un film surgit de nulle part. StreetPress à Mayotte. Ce matin, un email me demande une copie d’un film qui ne me dit rien. Un film intitulé « Insécurité » de Sébastien Pascot. Mon interlocuteur insiste et me bazarde un article, ici même, daté de 2004. Vertiges. 2004. Une éternité. Je me rends compte que mon dernier post dans #blogger|fcuker date de... 2015. blogger|fcuker, sous-rubrique de mon site, démarré lui dans une autre vie, un autre siècle, un autre millénaire, quelque (...) blogger|fcuker

    / Une

    https://www.davduf.net/insecurite-le-film-821
    https://www.streetpress.com/sujet/1583320057-mere-bebe-decede-mayotte-apres-avoir-inhale-des-lacrymogenes