• La jeunesse contre le vieux monde Yann FIEVET - 30 Mars 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/la-jeunesse-contre-le-vieux-monde.html

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    Et, le vieux monde partout résiste. L’université PSL-Paris-Dauphine va ouvrir en septembre prochain une licence consacrée au développement durable qui sera intégralement soutenue par un « mécène » unique, BNP-Paribas. Le montant de la convention qui courra sur cinq ans n’est pas mince : près de 8 millions d’euros.

    Cette formation a été mise sur pied en un temps record, dit-on à Paris-Dauphine, afin de « répondre à l’urgence du défi climatique ». Elle accueillera trente étudiants. Cette entreprise ne se déroule pas sans remous : un collectif d’étudiants, baptisé « PSL contre-attaque », s’est créé illico. Il entend dénoncer les termes du partenariat pour le moins opaques. La forte intervention d’entreprises privées dans des formations qui vont dans leur intérêt, puisqu’elles vont pouvoir recruter ceux qui auront été formés grâce à elles, est pour le moins dérangeante. BNP Paribas tente, ici comme ailleurs, d’afficher un visage éco-friendly. Le collectif n’entend pas aider la banque à reverdir son image, elle qui continue de financé massivement les énergies polluantes. cette histoire montre aussi à quel point PSL fait fi de la démocratie. « Nous n’avons aucune information sur le contenu précis des cours qui seront dispensés ». Les inscriptions ont démarré comme prévu le 6 mars mais Pour le moment, en raison du climat de tensions, le nom des professeurs qui enseigneront dans cette licence est tenu secret, tout comme le contenu précis du cursus. ce qui choque particulièrement les opposants à ce projet est qu’il cristallise toutes les évolutions et les dangers qui guettent l’université française. Une enseignante à Dauphine, membre du comité de lutte, résume le sentiment général : « Cette licence financée par BNP est le cheval de Troie d’une série à venir.

    L’État ne paye plus, donc le privé vient à la rescousse. On est obligés de se conformer à leurs conditions. C’est effrayant. » Sur le plan philosophique, les opposants dénoncent la « marchandisation du savoir ». Certes, ces mécénats ne sont pas nouveaux, diverses universités agissent ainsi, mais « c’est la première fois qu’un cursus de licence est financé par un mécène unique. »

    On le comprend, les plus grands profiteurs des règles régissant le vieux monde ne vont pas se laisser déposséder facilement de leur pactole. En cela la question n’est pas que climatique. Elle est tout autant sociale et politique. Aux jeunes générations il incombe ainsi de joindre au combat pour la justice climatique le combat pour la justice sociale. C’est bien dans cette jonction impérative que vont résider les combats politiques à venir.

    #université #climat #Paris-Dauphine #BNP-Paribas #green_washing #privatisation #marchandisation #PSL-Paris-Dauphine #mécénat #banque #finances

    • Le vieux monde n’en finit pas de s’accrocher à ses vieilles lunes, celles qui ont fait un temps sa fortune mais le poussent désormais vers un abîme insondable. Le vieux monde ici désigné est celui qui croit mordicus que son avenir réside toujours dans les feux ardents d’une Croissance infinie quand la plupart des ressources disponibles sont finies. Il s’agit du monde des « pays avancés », celui des économistes orthodoxes qui ne jurent que par l’extension des marchés pour l’avènement prochain du Marché total quel qu’en soit le coût social et environnemental. C’est aussi celui de tous ceux qui suivent aveuglément cette dévorante folie. Malgré les nombreuses et pertinentes dénonciations de ce monde sans cesse maladroitement ripoliné les inégalités sociales criantes y persistent ou y prospèrent. De COP en COP le péril climatique grandit. Cependant, 2019 pourrait marquer un tournant : voilà que la jeunesse semble vouloir se dresser contre l’incurie générale. Une poussée inattendue mais probablement pas sporadique.

      La jeunesse, dit-on, est le temps de toutes les impatiences. Pourtant, devant la vitrine rutilante dressée par la société consommationiste et habilement promue par la propagande publicitaire il pouvait sembler que les impatiences juvéniles étaient opportunément contenues ou détournées vers des fins ludiques ou bassement mercantiles.
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      Le début de l’article.


  • Un projet de licence universitaire financée par BNP Paribas fait débat
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/22/un-projet-de-licence-universitaire-financee-par-bnp-paribas-fait-debat_54269

    La dizaine d’élus représentant les enseignants, les personnels et les étudiants du conseil d’administration – qui réunit 30 membres – du regroupement universitaire PSL (comptant dans ses rangs l’université Paris-Dauphine, l’Ecole normale supérieure Paris, l’Observatoire de Paris…) s’est mobilisée, quand elle a découvert qu’une licence sur les questions de développement durable était sur les rails avec la grande banque française pour seul mécène. Le projet a néanmoins été adopté à une large majorité (19 pour, trois contre, sur le total des 22 votants), lors du conseil d’administration de PSL, jeudi 21 février, délocalisé au rectorat de Paris, à la suite d’une tentative de blocage d’étudiants, mobilisés sur cette question.

    ça fait envie, hein ?
    https://www.youtube.com/watch?v=cGrzjSuMq8k


    #enseignement_supérieur #formation #privatisation

    • Argent public, profits privés : BNP Paribas et la « School of Positive Impact »
      http://pssp-lab.org/Argent-public-profits-prives-BNP-Paribas-et-la-School-of-Positive-Impact.h

      Les premiers articles parus dans la presse ont largement mis en avant le financement par le seul groupe BNP Paribas : « Un projet de licence universitaire financée par BNP Paribas fait débat », « BNP Paribas se paye un cursus universitaire pour se reverdir », etc. Or, cette manière de présenter les choses tend à occulter le fait que les dépenses de mécénat effectuées par les entreprises sont défiscalisées à hauteur de 60 %, dans les limites de 0,5 % de leur chiffre d’affaire (soit un plafond confortable de 212 millions d’euros pour BNP Paribas, selon les résultats du groupe en 2018). Autrement dit, le coût réel de cette « School of Positive Impact » pour la banque serait de seulement 3,2 millions d’euros, le reste (4,8 millions d’euros) étant à la charge de l’État, sous la forme de perte de recettes budgétaires. BNP Paribas engage ainsi, de manière irrévocable, de l’argent public, sans que le ministère du Budget (sans même mentionner le Parlement !) puisse se prononcer sur le bon emploi de cet argent.

      Reste également à savoir pour qui l’impact sera positif. Cet argent, qui est dans sa composition davantage public que privé, bénéficierait à un regroupement d’universités et de grandes écoles déjà très bien dotées par rapport à d’autres établissements dans l’enseignement supérieur. De manière classique, mais contrairement aux idées reçues sur la #philanthropie et le #mécénat, les riches donnent d’abord... aux riches. C’est ce qu’illustre bien le cas des « #fondations_académiques », créées en 2007 par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités : les fondations qui ont réussi à collecter le plus grand volume de dons sont celles de grandes écoles telles que HEC (160 millions d’euros collectés entre 2008 et 2017) ou l’École polytechnique (80 millions), loin devant celles des universités, accueillant pourtant un bien plus grand nombre d’étudiants (35 millions pour la fondation la mieux dotée des universités françaises – celle de l’Université de Strasbourg –, seulement 1,5 million pour celle de l’Université Paris-Sud) (2)... Bien loin de réduire les inégalités de dotation déjà criantes au sein de l’enseignement supérieur, les dons effectués par les entreprises et les riches particuliers les renforcent.


  • #pognon_de_dingue Belgique « Nous visualisons la dette du photovoltaïque et nous la payons sur 20 ans » RTBF La Première - 18 Septembre 2018
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_jean-luc-crucke-nous-visualisons-la-dette-du-photovoltaique-et-nous-la-p

    Le gouvernement wallon a dévoilé lundi sa solution à la dette du photovoltaïque. La mise en œuvre de cette solution aura dans un premier temps pour conséquence une « diminution de la facture énergétique » des Wallons, « parce que le véhicule bancaire utilisé permet de capter la surcharge qui existait sur le prix de l’électricité, et de combiner cette surcharge avec une globalisation de la dette sur 20 ans. Ce qui permet d’étaler cette dette, et en même temps de diminuer la charge sur le consommateur » explique à la RTBF le ministre wallon de l’Energie Jean-Luc Crucke (MR).

    Selon Jean-Luc Crucke, « le système imaginé par monsieur Furlan et toute sa bande consistait à placer tous ces certificats verts dans le frigo, dans les tiroirs, on les cachait en-dessous du paillasson, et on verrait bien, si un jour le marché revient à une meilleure santé, comment on peut les réinjecter. Ce système coûtait déjà. Ici ce que nous faisons, c’est que non seulement on visualise la dette, mais on annule les certificats verts. Donc on ne met plus au frigo. Je dis au Parti socialiste et au précédent gouvernement que l’addition est là, elle a un coût et il faut pouvoir l’assumer sans faire mal à tous les citoyens qui n’en sont pas responsables. Je mets la dette à jour et, de manière pérenne, définitive, durable, je dis que nous la payons sur 20 ans ».


    « Tout est transparent »
    Le recours à la banque #BNP #Paribas #Fortis pour le financement de la dette a un coût « qui est intégré dans le calcul que nous avons fait. Quand on mettait les certificats verts au frigo cela avait aussi un coût, mais un coût pour rien puisque c’était pour cacher. Ici c’est pour régler : une fois pour toutes, on annule les certificats verts. Je rappelle que, depuis 2003, il y a eu 53 millions de certificats verts qui ont été publiés. Et sur ces 53 millions, seuls 35 millions ont été absorbés par le marché » selon le ministre.

    « Le choix de la banque a fait l’objet d’un marché public. Trois banques ont soumissionné et la solution la plus intéressante et qui permettait d’avoir un véhicule extérieur au budget wallon, c’est celle de BNP Paribas Fortis. Tout cela est transparent » assure Jean-Luc Crucke.

      #environnement #énergie #électricité  #éoliennes #écologie #énergie_éolienne #énergies #politique #dette #photovoltaïque


  • #pognon_de_dingue Belgique : Bulle du photovoltaïque : pas de nouvelles taxes, le système de certificats verts maintenu RTBF 17 Septembre 2018
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_bulle-du-photovoltaique-pas-de-nouvelles-taxes-le-systeme-de-certificats


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    BNP Paribas Fortis financera la dette
    Il fallait trouver une solution à la bulle d’un milliard et demi d’euros créées par l’octroi de nombreux certificats verts, qui faisaient office de subside à l’installation de panneaux photovoltaïques, tout en respectant l’engagement pris à l’égard des détenteurs de ces panneaux.

    Désormais, la dette des certificats verts ne sera plus stockée dans le giron d’Elia (chargée de racheter les certificats verts) et de la Région wallonne. La banque BNP Paribas Fortis assurera en effet le financement de cette dette en la transformant en obligations (en bons verts). 
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    #environnement #énergie #électricité   #écologie #énergies #politique #dette #BNP #Paribas #Fortis #photovoltaïque


  • La dette, l’arme française de la conquête de la Tunisie Éric Toussaint - 7 juillet 2016 - Orient XXI
    https://orientxxi.info/magazine/la-dette-l-arme-qui-a-permis-a-la-france-de-s-approprier-la-tunisie,1395

    Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la Tunisie a expérimenté à son détriment le mécanisme de la dette extérieure comme instrument de domination et d’aliénation de la souveraineté d’un État. Livrée pieds et poings liés à ses créanciers extérieurs, la régence de Tunis perdra son autonomie pour devenir un protectorat français.


    Avant 1881, date de sa conquête par la France qui la transforme en protectorat, la régence de Tunis, province de l’empire ottoman, disposait d’une importante autonomie sous l’autorité d’un bey. Jusqu’en 1863, elle n’emprunte pas à l’étranger : la production agricole assure bon an mal an l’indépendance alimentaire du pays. Mais avec l’accession au trône de Mohammed el-Sadik Bey (Sadok Bey) en 1859, l’influence des puissances européennes, en particulier de leurs banquiers, grandit. Le premier emprunt de la Tunisie à l’étranger cette année-là constituera une véritable arnaque qui débouchera dix-huit ans plus tard sur la conquête de la Tunisie par la France.

    Les banquiers parisiens, comme leurs collègues londoniens, disposent de liquidités abondantes et cherchent des placements à l’étranger plus rémunérateurs que chez eux. Quand, début 1863, le bey fait savoir qu’il souhaite emprunter 25 millions de francs, plusieurs banquiers et courtiers de Londres et de Paris proposent leurs services. Finalement, c’est Émile Erlanger qui emporte le « contrat ». Selon le consul britannique, il lui aurait proposé 500 000 francs afin d’obtenir son soutien. Erlanger, associé à d’autres, obtient également l’autorisation du gouvernement français de vendre à la bourse de Paris des titres tunisiens.

    Une escroquerie à grande échelle
    Selon un rapport établi en 1872-1873 par Victor Villet, un inspecteur français des finances, l’emprunt est une pure escroquerie. D’après le banquier Erlanger, 78 692 obligations tunisiennes sont émises, chacune d’une valeur nominale de 500 francs. L’emprunteur (la Tunisie) doit recevoir environ 37,7 millions de francs (78 692 obligations vendues à 480 francs, soit 37,77 millions) et rembourser à terme 65,1 millions. Selon l’enquête de Villet, Erlanger a prélevé un peu plus de 5 millions de francs de commission (soit environ 13 % du total), plus 2,7 millions détournés, certainement par le premier ministre du bey et le banquier. Donc, pour disposer de 30 millions, le gouvernement tunisien s’engage à rembourser plus du double (65,1 millions).

    Cet emprunt extérieur doit servir à restructurer la dette interne évaluée à l’équivalent de 30 millions de francs français. Il s’agit concrètement de rembourser les bons du trésor beylical ou « teskérés », ce qui est fait, mais les autorités en émettent de nouveau pour un montant équivalent. Victor Villet raconte : « En même temps que dans les bureaux du représentant de la maison Erlanger à Tunis on remboursait les anciens titres..., un courtier du gouvernement (M. Guttierez) installé dans le voisinage reprenait du public l’argent que celui-ci venait de recevoir, en échange de nouveaux teskérés émis au taux de 91 %. À la faveur de cette comédie de remboursement, la dette se trouva simplement... augmentée de 15 millions à peu près ».

    En moins d’un an, l’emprunt est dilapidé. Dans le même temps, l’État se retrouve, pour la première fois de son histoire, endetté vis-à-vis de l’étranger pour un montant très élevé. La dette interne qui aurait dû être remboursée par l’emprunt extérieur a été multipliée par deux. Le bey choisit, sous la pression de ses créanciers, de transférer la facture vers le peuple en augmentant de 100 % la mejba, l’impôt personnel.

    Des profits juteux grâce aux « valeurs à turban »
    La mesure provoque en 1864 une rébellion générale. Les insurgés accusent le gouvernement d’avoir vendu le pays aux Français. Le bey tente par la force d’extorquer un maximum d’impôts et d’amendes à la population. Son échec l’oblige à monter avec le banquier Erlanger un nouvel emprunt en mars 1865 d’un montant de 36,78 millions de francs à des conditions encore plus mauvaises et scandaleuses qu’en 1863. Cette fois, un titre de 500 francs vendu 480 francs en 1863 ne l’est plus qu’à 380 francs, à peine 76 % de sa valeur faciale. Résultat, l’emprunteur s’endette pour 36,78 millions, cependant il ne reçoit qu’un peu moins de 20 millions. Les frais de courtage et les commissions prélevées par le banquier Erlanger et ses associés Morpurgo-Oppenheim s’élèvent à 18 %, plus près de 3 millions détournés directement par moitié par les banquiers et par moitié par le premier ministre et ses associés. La somme à rembourser en 15 ans s’élève à 75,4 millions de francs.

    Les banquiers ont réalisé une très bonne affaire : ils ont prélevé à l’émission environ 6,5 millions de francs sous forme de commissions, de frais de courtage et de vol pur et simple. Tous les titres ont été vendus en quelques jours. Il règne à Paris une euphorie à propos des titres des pays musulmans (Tunisie, empire ottoman, Égypte), désignés comme les « valeurs à turban », les banquiers payant la presse pour publier des informations rassurantes sur les réalités locales.

    À la merci des créanciers
    Les nouvelles dettes accumulées au cours des années 1863-1865 mettent la Tunisie à la merci de ses créanciers extérieurs ainsi que de la France. Il lui est tout simplement impossible de rembourser les échéances. L’année 1867 est une très mauvaise année agricole. Pressé de se procurer des devises, le bey privilégie l’exportation des produits agricoles au détriment du marché intérieur, avec à la clef d’abord la disette dans plusieurs provinces de la régence, puis une épidémie de choléra.

    En avril 1868, sous la dictée des représentants de la France, le bey établit la Commission internationale financière. Le texte du décret du 5 juillet 1869 constitue un véritable acte de soumission aux créanciers. L’article 9, particulièrement important, indique très clairement que la Commission percevra tous les revenus de l’État sans exception. L’article 10, décisif pour les banquiers, prévoit qu’ils y auront deux représentants. L’une des tâches principales de la commission — la plus urgente — est de restructurer la dette. Aucune réduction de dette n’est accordée à la Tunisie. Au contraire, les banquiers obtiennent qu’elle soit portée à 125 millions de francs. C’est une victoire totale pour ces derniers, représentés par les délégués d’Alphonse Pinard et d’Émile Erlanger qui ont racheté en bourse des obligations de 1863 ou de 1865 à 135 ou 150 francs. Ils obtiennent grâce à la restructuration de 1870 un échange de titres quasiment au prix de 500 francs.

    Les autorités tunisiennes sont complices de ce pillage. Le premier ministre Mustapha Khaznadar, d’autres dignitaires du régime — sans oublier d’autres Tunisiens fortunés qui détenaient également des titres de la dette interne —font d’énormes profits lors de la restructuration.

    Indemnisés et largement satisfaits, Pinard et Erlanger se retirent alors de Tunisie. Émile Erlanger construit un empire financier, notamment grâce à ses opérations tunisiennes, met la main sur le Crédit mobilier de Paris et, quelques années plus tard, sur la grande agence de presse Havas. De son côté, Alphonse Pinard poursuit ses activités en France et dans le monde, participe à la création de la Société générale (l’une des trois principales banques françaises aujourd’hui) ainsi qu’à une autre banque qui s’est transformée au cours du temps en BNP Paribas (la principale banque française actuelle).

    Mise sous tutelle
    Depuis la conquête de l’Algérie à partir de 1830, Paris considère que la France a plus qu’un droit de regard sur la Tunisie. Encore faut-il trouver le prétexte et le moment opportun. Dans la région, l’Égypte a la priorité pour des raisons géostratégiques : la possibilité d’avoir un accès direct à l’Asie avec l’ouverture du canal de Suez entre la Méditerranée et la mer Rouge en 1869 ; l’accès à l’Afrique noire par le Nil ; la proximité de l’Orient par voie terrestre ; le potentiel agricole de l’Égypte ; la concurrence entre le Royaume-Uni et la France (celui des deux pays qui contrôlera l’Égypte aura un avantage stratégique sur l’autre).

    Lors du Congrès de Berlin en juin 1878 qui partage l’Afrique, tant l’Allemagne que l’Angleterre abandonnent à la France la Tunisie — qui ne présente aucun attrait pour l’Allemagne. Pour le chancelier allemand Otto von Bismarck, si la France se concentre sur la conquête de la Tunisie avec son accord, elle sera moins encline à récupérer l’Alsace-Lorraine. Le Royaume-Uni, qui donne la priorité à la Méditerranée orientale (Chypre, Égypte, Syrie…), voit aussi d’un bon œil que la France soit occupée à l’ouest en Tunisie.

    La diplomatie française n’a de cesse de provoquer un incident ou de trouver un prétexte qui justifie une intervention de la France. Le conflit entre la tribu algérienne des Ouled Nahd et les Kroumirs tunisiens est l’occasion de lancer une intervention militaire française de grande ampleur. Vingt-quatre mille soldats sont envoyés contre les Kroumirs. Le traité du 12 mai 1881 signé entre le bey de Tunis et le gouvernement français instaure un protectorat français en Tunisie. La leçon ne doit pas être oubliée.
    #Éric_Toussaint

    #Tunisie #dette #havas #Émile_Erlanger #diplomatie #Alphonse_Pinard #BNP_Paribas #banquiers #bourse


  • The Creative Ways Your Boss Is Spying on You | WIRED
    https://www.wired.com/story/the-creative-ways-your-boss-is-spying-on-you

    The most common snooping techniques are relatively subtle. A system called #Teramind —which lists #BNP_Paribas and the telecom giant #Orange as customers on its website—sends pop-up warnings if it suspects employees are about to slack off or share confidential documents. Other companies rely on tools like Hubstaff to record the websites that workers are visiting and how much they’re typing.

    Such software “solutions” pitch themselves as ways to enhance productivity. But trouble emerges, critics say, when employers invest too much significance in these metrics.

    That’s because data has never been able to capture the finer points of creativity and the idiosyncratic nature of work. Where one account manager might do her best thinking behind a desk, another knows he’s sharpest on an afternoon stroll—a behavior that algorithms could blithely declare deviant. This then creates “a hidden layer of management,” says Jason Schultz, director of the NYU School of Law’s Technology Law & Policy Clinic. Those midday walkers might never find out why they’ve been passed over for a promotion. Once established, the image of the “ideal” employee sticks.

    Try to hide from this all-seeing eye of corporate America—and you might make matters worse. Even the cleverest spoofing hacks can backfire. “The more workers try to be invisible, the more managers have a hard time figuring out what’s happening, and that justifies more #surveillance,” says Michel Anteby, an associate professor of organizational behavior at Boston University. He calls it the “cycle of coercive surveillance.” Translation: lose/lose.


  • Spéculer sur l’insertion des demandeurs d’asile en France, un nouvel investissement rentable pour les financiers - Basta !
    https://www.bastamag.net/Speculer-sur-l-insertion-des-demandeurs-d-asile-en-France-un-nouvel

    L’#accueil des #demandeurs_d’asile s’ouvre aux #marchés_financiers. C’est ce que prévoit le nouveau modèle de gestion des centres « #Pradha », chargés de l’#hébergement des personnes demandant l’asile. Ces centres – d’anciens hôtels bas de gamme – seront gérés au quotidien par une filiale de la #Caisse_des_dépôts sous contrôle du ministère de l’Intérieur, et sont en partie financés par le privé, grâce à un fonds d’investissement dédié. Côté accueil, accompagnement, insertion et encadrement, les coûts sont réduits au minimum, mais les partenaires du fonds – la #BNP, #Aviva, la #CNP assurances ou la #Maif – espèrent en tirer des bénéfices. Bienvenue dans l’« action sociale » du 21ème siècle.

    #spéculation #migration l’inverse d’exnatrié·es (plutôt qu’expatrié·es) c’est #innatrié·es ?

    • CDC Habitat leur promet un taux de rémunération fixe de 3,5 %, le double de ce que rapporte un prêt immobilier à des particuliers. Celui-ci augmentera en fonction du degré de réussite des objectifs sociaux du projet, évalués en fonction d’un certain nombre d’indicateurs assez basiques : scolarisation des enfants, signature de contrats d’accueil... « Difficile d’imaginer de quelle manière ils pourraient ne pas être atteints », relève dans un tract le syndicat Sud logement social (rattaché à l’Union syndicale Solidaires). Comment et par qui seront évalués ces critères, et jusqu’à quel taux d’intérêt maximum pourra être rémunéré Hémisphère ? Mystère, en l’absence de réponse de la Caisse des dépôts sur son fonds d’investissement.


    • Et voilà la source:
      PRAHDA, quand la finance s’empare du social

      La loi asile et immigration doit être présentée en février au Conseil des ministres. Elle accélérera considérablement les procédures de demandes d’asile. Pour les organisations qui défendent les réfugiés, le message du gouvernement est clair : il faut expulser plus, et plus vite, notamment les dublinés. Parmi les outils dont dispose déjà l’État, il y en a un, pas très couture, nommé PRAHDA. Soit Programme d’Accueil et d’Hébergement pour les demandeurs d’asiles. Dans les faits, il permet surtout de contrôler les réfugiés et de les assigner à résidence, grâce à un ingénieux système de « #partenariat_public-privé » (#PPP) d’un nouveau genre.

      https://www.radioparleur.net/single-post/2018/01/29/PRAHDA-finance-social

      cc @daphne @marty @albertocampiphoto

    • Spéculer sur l’insertion des demandeurs d’asile en France, un nouvel investissement rentable pour les financiers

      L’accueil des demandeurs d’asile s’ouvre aux marchés financiers. C’est ce que prévoit le nouveau modèle de gestion des centres « Pradha », chargés de l’hébergement des personnes demandant l’asile. Ces centres – d’anciens hôtels bas de gamme – seront gérés au quotidien par une filiale de la #Caisse_des_dépôts sous contrôle du ministère de l’Intérieur, et sont en partie financés par le privé, grâce à un #fonds_d’investissement dédié. Côté accueil, accompagnement, insertion et encadrement, les coûts sont réduits au minimum, mais les partenaires du fonds – la #BNP, #Aviva, la #CNP assurances ou la #Maif – espèrent en tirer des bénéfices. Bienvenue dans l’« action sociale » du XXIe siècle.

      Pour financer le Prahda, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), via sa filiale CDC-Habitat [1] a donc lancé un fonds d’investissement, baptisé « #Hémisphère ». Premier fonds à impact social d’une telle envergure en France, avec une capacité de 200 millions d’euros, Hémisphère est abondé pour moitié par un prêt de la Banque de développement du Conseil de l’Europe, tandis que six investisseurs institutionnels apportent les 100 millions restants : Aviva France, BNP Paribas #Cardif, la CDC, #CNP_Assurances, la Maif, et #Pro_BTP.

      http://multinationales.org/Speculer-sur-l-insertion-des-demandeurs-d-asile-en-France-un-nouvel
      #spéculation #intégration #CDC-Habitat #Appoigny #BNP_Paribas #finance #privatisation


  • La #finance londonienne souffre moins qu’annoncé après le oui au #Brexit RTS - Gaspard Kühn/tmun - 27 Décembre 2017 _
    http://www.rts.ch/info/economie/9205583-la-finance-londonienne-souffre-moins-qu-annonce-apres-le-oui-au-brexit.h

    La #City à Londres reste suspendue aux négociations sur le Brexit. Dans ce contexte d’incertitude, les conséquences sur les emplois de la place financière sont pour l’instant moins graves qu’initialement annoncé.

    Alors que la deuxième phase de négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni débute, les banquiers londoniens sont déjà courtisés par plusieurs villes européennes, comme Francfort, Dublin ou Paris.

    L’enjeu est de taille : Londres, actuellement principale place financière de la zone euro, pourrait perdre l’accès au marché commun pour les services financiers.

    Un nombre important d’emplois pourraient quitter la City, le directeur de la Bourse de Londres allant jusqu’à articuler l’estimation de 100’000 postes.

    Le grand écart entre les annonces et les faits

    Qu’en est-il à l’heure actuelle, un an et demi après le oui des Britanniques à la sortie de l’UE ? Dans les faits, l’écart entre les effets d’annonce et les chiffres est important, révèle une enquête du Financial Times.

    Par exemple, #UBS avait annoncé qu’un employé sur cinq basé à Londres pourrait partir. Au final, ce sont 200 collaborateurs sur les 5000 de la capitale britannique qui seraient concernés par un départ d’ici 2019.

    Même prudence chez #Credit-Suisse : 250 des 5000 employés basés à Londres seraient concernés. Quant aux grandes banques allemandes et françaises, elles sont au diapason : chez #Deutsche-Bank, 350 collaborateurs sur 7000 pourraient partir, alors qu’ils seraient 150 sur 3100 chez #BNP-Paribas.

    Soit bien loin de l’exode annoncé au départ. Un écart qui peut s’expliquer par les compétences en matière de finance qu’offre Londres, ainsi que par le système de régulation britannique très libéral qui n’existe pas ailleurs en Europe.

    #Angleterre #union-européenne


  • Chez BNP Paribas, un scandale réglé en interne - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/10/29/chez-bnp-paribas-un-scandale-regle-en-interne_1606664

    Une jeune femme raconte comment elle a été harcelée et agressée par ses supérieurs au sein de la #banque. Elle affirme que l’affaire a été étouffée.

    En voyant déferler la vague de témoignages sur les réseaux sociaux au lendemain des révélations sur l’affaire Weinstein, elle s’est dit que le moment était venu de parler. Dans le flot d’histoires sordides qui commencent à abonder ce week-end-là, aucune ne concerne encore le milieu de la finance, et encore moins celui de la banque dans laquelle elle travaille depuis bientôt cinq ans. Carole (1), 30 ans, est salariée à la gestion financière de BNP Paribas, l’un des services les plus stratégiques de la banque. Elle a été classée dans les « profils à fort potentiel » du groupe. Mais dans son équipe parisienne, personne ne se doute qu’elle a été harcelée sexuellement par deux hauts responsables quelques années plus tôt. A l’époque des faits, l’affaire avait été discrètement réglée en interne. « Etouffée », affirme aujourd’hui Carole, la voix posée, qui dit « avoir honte de ne pas avoir parlé plus tôt ». Elle a commencé par créer un pseudonyme sur Twitter et rédigé un court message : « Le harcèlement moral, le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles jamais sanctionnées chez BNP Paribas, on en parle ? #balancetonporc. » Puis elle s’est rétractée juste avant de l’envoyer. « Ce n’était pas l’endroit », reprend la jeune femme, qui a accepté de raconter à Libération cette histoire qui n’a jamais cessé de la poursuivre.

    « Je veux une fellation »

    En octobre 2011, Carole a 24 ans et vient d’être diplômée d’une grande école de commerce parisienne. Comme beaucoup d’étudiants brillants de cette branche, elle opte pour un contrat en volontariat international en entreprise (VIE), qui permet d’intégrer une grande boîte française dans un bureau étranger. Une place s’est libérée à Hongkong, où son CV a retenu l’attention. Pour la jeune femme, ce poste prestigieux au cœur d’une des premières places financières au monde constitue une opportunité rare. Il y a juste une toute petite ombre au tableau. Quelques semaines avant de rejoindre Hongkong, Carole raconte qu’une ancienne salariée du service croisée lors d’une formation à Paris l’a mise en garde contre le chef d’équipe, Aurélien G., qui traînerait une réputation de « pervers notoire ». Trop heureuse d’avoir vu son dossier sélectionné, Carole ne s’en inquiète pas davantage. Mais dès les premiers jours, la jeune femme commence effectivement à essuyer les remarques sexistes d’Aurélien G., qui vont devenir au fil des semaines de plus en plus appuyées. Un matin, le haut cadre débarque dans son bureau et déclare de but en blanc, un sourire aux lèvres : « Je veux une fellation. » La semaine suivante, il tire le dossier de la chaise sur laquelle Carole est assise pour regarder ses jambes et lui lance : « J’aime ça quand tu es habillée avec une jupe sexy. » A chaque nouvelle sortie outrancière, l’intensité des remarques monte d’un cran. Quelques semaines après l’arrivée de Carole à Hongkong, alors qu’elle se trouve dans son bureau, son patron la prend à nouveau à partie : « Ouvre grand tes oreilles, tu vas bientôt voir ce qu’est un vrai consultant en action ! N’hésite pas à te masturber devant moi pendant que je te parle. Allez, touche-toi ! »

    Dans un sentiment d’impunité totale, Aurélien G. va alors joindre insidieusement le geste à la parole. Comme ce jour où, seul avec elle dans son bureau, il se met à frotter son stylo contre sa cuisse. Alors qu’elle se dégage, gênée, il s’offusque à son tour : « Quoi ? C’est mon stylo, c’est pas comme si c’était mon sexe en érection ! » Un peu plus tard, il tirera sur sa queue-de-cheval devant le reste de l’équipe en suggérant une position sexuelle et en s’esclaffant : « Avec des cheveux comme ça, elle est prête à l’emploi. » Lorsqu’un jeune collègue de Carole prend à partie Aurélien G. sur son comportement, ce dernier rétorque crânement : « J’ai toujours travaillé dans ce genre d’environnement de travail. » Le climat est d’autant plus pesant et malsain que le bras droit d’Aurélien G., Jean-Christophe W., semble s’amuser du comportement déviant de son supérieur et multiplie lui aussi les gestes déplacés, n’hésitant pas à poser sa main sur la cuisse de Carole ou à lui envoyer des textos au milieu de la nuit pour lui proposer de la rejoindre malgré de multiples refus. Une scène va alors faire basculer cet étrange théâtre.

    « Tu n’as pas baisé récemment ? »

    Début mai 2012, alors que Carole entame son sixième mois à Hongkong, Aurélien G. lui demande de le rejoindre dans son bureau, où il l’attend avec Jean-Christophe W. En la voyant arriver, le chef d’équipe commence par lui dire qu’il trouve sa jupe trop large. Puis, joignant une nouvelle fois le geste à la parole, il tire dessus au niveau de la taille en regardant à l’intérieur et en ajoutant, goguenard : « Tu vois, elle est trop large pour toi, on peut voir tes collants ! » Face à la mine déconfite de la jeune femme, Jean-Christophe W. enchaîne alors sur un ton badin : « Pourquoi tu es de mauvaise humeur ? Tu n’as pas baisé récemment ? » « Ça a été le déclic, raconte Carole. C’est mon collègue qui m’a sauvée en prenant l’initiative d’alerter le service "Conformité". » Dès le lendemain, le jeune salarié transmet un signalement à la directrice des ressources humaines de la banque à Hongkong, Annie Ho. Dans la foulée, Carole écrit à son tour un long mail reprenant dans le détail les nombreux écarts de ses deux harceleurs au cours des six derniers mois. Autant de faits qui sont susceptibles de relever d’infractions pénales. A l’époque où ils sont commis, le harcèlement sexuel est un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Pour les agressions sexuelles, la peine encourue est de cinq ans et de 75 000 euros d’amende. Mais au cours de son premier rendez-vous avec la DRH, lorsque Carole évoque la possibilité de mandater un avocat, Annie Ho lui répond que ce n’est pas nécessaire et qu’il est préférable de régler les choses en interne. Afin, précise la DRH, que la jeune femme puisse « aller de l’avant » et préserver son avenir au sein de BNP Paribas. Carole est également incitée à cantonner sa plainte à Aurélien G., pour « éviter la confusion ». « Sa carrière est morte », insiste la DRH pour la rassurer. Comme le veut la procédure interne, un comité de sanction se réunit quelques jours plus tard et ne tarde pas à rendre son verdict. Tout en reconnaissant la culpabilité d’Aurélien G., la banque va alors proposer à Carole une étrange compensation aux agressions sexuelles caractérisées qu’elle a subies pendant des mois. Dans un mail surréaliste, BNP Paribas soumet à Carole une liste de six associations de victimes d’abus sexuels et l’invite à choisir celle pour laquelle Aurélien G. sera condamné à verser un don. Décontenancée par une telle démarche et dépourvue de toute assistance juridique, la jeune femme opte pour Save the Children, sans avoir la moindre idée du montant de la sanction.

    « La question a été traitée de manière appropriée »

    Avant d’être exfiltrée dans une autre succursale de BNP Paribas à l’étranger, Carole demande à Annie Ho une trace des faits survenus à Hongkong et une reconnaissance de son statut de victime. « Chère Carole, lui répond son interlocutrice deux jours plus tard, nous avons pris votre plainte très au sérieux. Nous tenons à vous assurer que la question a été traitée de manière appropriée, en veillant à ce que la norme de comportement attendu de la banque soit respectée, conformément à sa politique d’égalité des chances. Nous avons conscience que cela n’a pas été une expérience agréable pour vous et le service des RH de la banque est bien entendu disposé à vous offrir notre soutien continu. »

    Au cours des années suivantes, à défaut d’un accompagnement, Carole devra subir les rumeurs malveillantes et les allusions sournoises de certains de ses collègues au sujet des faits survenus à Hongkong. Au siège parisien circule ainsi le bruit selon lequel Carole aurait quitté son poste en raison d’un « burn-out ». En interne, personne n’est informé de la situation, pas même la DRH. Aujourd’hui en arrêt maladie, Carole a engagé une procédure aux prud’hommes pour rompre son contrat avec BNP Paribas.

    Contacté par Libération, Aurélien G., muté depuis dans une autre succursale asiatique, dit « sincèrement regretter » cette histoire, reconnaissant des « paroles inappropriées » et des « comportements déplacés ». « J’ai été sanctionné », insiste-t-il, évoquant une double amende. « Plusieurs milliers d’euros » lui auraient été retirés de son bonus cette année-là, et une somme équivalente aurait été versée à l’association choisie par Carole. L’autre cadre dénoncé, Jean-Christophe W., n’a pas répondu à nos sollicitations. Egalement contactée, BNP Paribas confirme l’existence d’une sanction mais refuse d’en préciser le montant, au nom du « respect de la vie privée des collaborateurs ». Pour la banque, qui dénonce des « propos et des comportements inadmissibles », cette affaire est surtout le signe que les cas déviants peuvent être signalés et traités. « Tout a été fait en respectant les procédures internes », se targue la responsable « Diversité » du groupe, qui se félicite d’avoir su « créer un climat respectueux permettant à chaque collaborateur de lancer l’alerte ». Sur l’affaire de Hongkong, la banque réitère avoir pris à l’époque toutes les « mesures appropriées ». Mais se retranche derrière le secret professionnel quand on s’étonne qu’aucun des deux harceleurs n’aient été sanctionnés professionnellement. Me Charles Morel, l’avocat de Carole, s’insurge : « Ce qui est frappant, c’est qu’à aucun moment BNP Paribas ne semble avoir considéré que le harcèlement sexuel, y compris dans le cas où il s’accompagne de gestes pouvant relever de l’agression sexuelle, puisse constituer une cause de licenciement, a fortiori lorsque la personne mise en cause se situe en haut de la hiérarchie. » Et de dénoncer une « volonté d’occultation » de l’entreprise. « Dans la mesure où la banque a fait le choix de l’opacité en dissimulant à la victime le montant de l’amende, on peut supposer que ce montant correspond plus à un tarif qu’à une sanction. » Selon la DRH de BNP Paribas, des cas comme celui-ci « se comptent sur les doigts d’une main » ces dernières années. Tous auraient été traités par la banque.

    #harcèlement #BNP #travail #agression_sexuelle

    • Dans le flot d’histoires sordides qui commencent à abonder ce week-end-là, aucune ne concerne encore le milieu de la finance, et encore moins celui de la banque

      et pas plus dans les salles de rédactions (qui pourtant en font leur choux gras) entendu ce matin sur europe1

      Deux policières ont porté plainte contre un collègue, dénonçant les brimades sexistes subies quotidiennement depuis deux ans. L’une d’elles témoigne au micro d’Europe 1.

      http://www.europe1.fr/societe/harcelement-sexuel-dans-la-police-il-me-taxait-de-frigide-et-de-psycho-rigid
      là, rien d’étonnant, c’est la police !
      #histoires_sordides

    • Je pense que c’est la même histoire que celle-ci :
      http://www.liberation.fr/france/2017/10/29/police-si-tu-parles-tu-es-une-balance_1606667

      Menaces, insultes… Une policière décrit le harcèlement sexuel d’un collègue qui ne l’a jamais reconnue en tant que gradée.

      Les machos de commissariat, Sandrine (1), 43 ans, pensait en avoir l’habitude. Dans la police depuis 2004, elle connaissait ces collègues qui, pendant les interventions, lui lançaient : « La gonzesse, tu vas nous gêner, tu restes dans le véhicule. » Mais c’était à Paris, où l’effectif est à 50 % féminin : ces comportements restaient à la marge.

      Quand elle a accepté le commandement d’un poste de police dans le Nord en 2014, une brigadière l’a prise à part, se souvient-elle, pour lui parler d’un de ses subalternes : « Elle m’a dit "je ne te donne pas six mois pour craquer, et la hiérarchie ne t’aidera pas." J’ai en fait tenu deux ans. »

      Sandrine raconte les réflexions qui usent au quotidien. « Tout avait rapport avec le sexe. Le matin, ses premiers mots, c’était : "Je les ai lourdes", pour signifier qu’il n’avait pas baisé. Ou "j’ai retourné maman", en parlant de sa femme. » Avec des détails à l’appui, au point qu’un collègue masculin, qui a témoigné en faveur de Sandrine, lui demandait de garder sa vie intime pour lui. « Il ne m’a jamais reconnue comme gradée, soupire-t-elle. Pour lui, une femme n’a rien à faire dans la police. »

      Bête noire.

      Elle lui demande de laisser la porte de son bureau ouverte quand il prend la déposition d’une femme. Il ne supporte pas ses interventions. « On en est presque venus aux mains », se souvient-elle. Plusieurs fois, elle entend : « Je vais te le foutre dans la bouche, comme ça tu fermeras ta gueule », une allusion à son sexe. Un jour, il entre furieux dans son bureau, frémit-elle encore d’indignation, donne un grand coup de pied dans la porte et dégrafe son pantalon : « Je commençais à voir la couleur de son caleçon, et il hurlait. "Je vais te la plaquer sur le bureau, ça va fermer ta gueule." » Comme si la simple vue « de son truc » pourrait la faire taire, ironise-t-elle. Sandrine alerte sa hiérarchie verbalement, rien ne bouge. Demande à changer d’affectation, « négatif parce que ce n’est pas le moment des mutations, m’explique-t-on ».

      Le 31 janvier 2016, elle flanche, arrêt maladie et dépression. « On est obligé de faire avec, mais au bout d’un moment, on n’en peut plus », insiste-t-elle. Elle revient le 1er août 2016, en mi-temps thérapeutique, dans un autre service. Mais elle croise tous les jours dans le même bâtiment sa bête noire. « C’est terrible à dire, mais c’est un gars jovial qui rend service, il est vraiment sympathique. Il s’est posé en victime dans un milieu où si tu parles sur un collègue, tu es une balance. » Sandrine a été ostracisée et vécu avec ceux qui trouvent qu’elle exagère ou qu’elle est « cinglée ».

      Blagues.

      Mars 2017. Ce jour-là, elle devait finir à midi, mais elle a une garde à vue sur les bras, personne pour l’aider, et à 18 heures, elle est encore au commissariat. « Je suis toute seule à mon bureau, presque tout le monde est parti, je sens un grand vide et je me dis que je ne peux pas m’imposer cela, travailler coûte que coûte. » Le médecin la replace en arrêt maladie, reconnu depuis comme « imputable au service ». Aujourd’hui, Sandrine n’a toujours pas repris le travail. Pour l’homme qu’elle met en cause, il ne s’agissait que de blagues.

      Elle a porté plainte pour harcèlement sexuel, c’est désormais au procureur de la République de poursuivre ou pas. Une enquête administrative menée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a rendu ses conclusions : « Elle reconnaît de graves dysfonctionnements mais ne se prononce pas sur le harcèlement sexuel », signale Sandrine.

      Du côté du syndicat Unsa police, on marche sur des œufs : « Il nie farouchement les faits, elle reste sur sa version. C’est parole contre parole tant que le jugement n’a pas été rendu. » Si l’affaire passe en procès un jour. Sandrine le sait, 93 % des plaintes pour harcèlement sexuel sont classées sans suite.

      Vu l’article que tu cites c’est à Douai. J’aurais parié que c’était le commissariat central de Lille où j’ai passé récemment un certain temps pour aider une jeune femme à déposer une énième plainte contre le gars qui l’a agressée et la harcèle depuis presque 1 an.
      Résultats : des classements sans suite, des confrontations où le gars est soutenu par la police, des remarques sexistes et qui culpabilisent la victime, des scènes surréalistes où le mec envoie sur le smartphone des menaces de mort en direct avec photos de la façade de la maison de la victime, pendant qu’elle est en train de déposer plainte. Elle les montre et l’officier ne réagit pas, dit qu’on ne peut rien faire parce qu’il dit « tu vas crever » au lieu de « je vais te tuer » alors qu’il l’avait déjà étranglée en public à l’université quelques semaines auparavant etc.
      Si vous comptez déposer plainte, allez-y avec un groupe entier qui ne doit pas vous laisser seule avec la police sinon ça se passera mal.


  • #BNP_Paribas rattrapée par le génocide rwandais
    http://multinationales.org/BNP-Paribas-rattrapee-par-le-genocide-rwandais

    Vingt-trois ans après les faits, BNP Paribas se retrouve l’objet d’une plainte pour complicité de génocide au #Rwanda. La banque a en effet approuvé le transfert de sommes manifestement destinées à acheter des armes pour le régime génocidaire en juin 1994. L’association française Sherpa, spécialisée dans la défense des victimes des crimes économiques, vient de déposer plainte aux côtés de l’association Ibuka et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) contre BNP Paribas pour « complicité de (...)

    Actualités

    / #Finances_et_banques, Rwanda, #France, BNP Paribas, #responsabilité_juridique_des_entreprises, droits (...)

    #droits_humains
    « https://actions.sumofus.org/a/bnp-et-le-genocide-rwandais-l-industrie-de-la-finance-doit-rendre-d »
    « https://www.asso-sherpa.org/wp-content/uploads/2017/06/Dossier-de-presse-Sherpa-le-CPCR-et-Ibuka-France-déposent-plainte-contr »


  • Bâle 3 : les grandes banques françaises en pointe du #Lobbying contre la régulation financière internationale
    http://multinationales.org/Bale-3-les-grandes-banques-francaises-en-pointe-du-lobbying-contre-

    Les grandes banques françaises et leurs lobbys sont vent debout contre les projets du Comité de Bâle de renforcer les exigences de solvabilité des banques internationales. De nouvelles règles pourraient les obliger à augmenter considérablement leurs fonds propres, alors qu’elles avaient jusqu’ici réussi à passer entre les mailles de la vague de régulation qui avait suivi la crise financière de 2008. Elles en appellent désormais à Emmanuel Macron, lequel avait repris leurs arguments durant la campagne (...)

    Actualités

    / #France, #Finances_et_banques, #BNP_Paribas, #Société_générale, #BPCE, #Crédit_agricole, Lobbying, #influence, normes et (...)

    #normes_et_régulations
    « https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-06-12/france-holds-out-as-bank-regulators-drive-for-basel-capital-deal »
    « https://www.mediapart.fr/journal/economie/070317/emmanuel-macron-veut-reecrire-la-regulation-financiere?onglet=full »


  • Comment, malgré lois et régulations, #BNP_Paribas et #Société_générale continuent à spéculer pour leur compte propre
    http://multinationales.org/Comment-malgre-lois-et-regulations-BNP-Paribas-et-Societe-generale-

    Quatre ans après la loi française de séparation bancaire, les deux filiales mises en place par BNP Paribas et la Société générale pour abriter leur trading en compte propre se portent bien, du moins d’après les maigres informations disponibles. Les faiblesses de la loi française semblent avoir permis aux deux banques de poursuivre ces activités spéculatives en toute liberté, alors que leurs homologues européennes ou américaines en étaient empêchées par des règles plus strictes. C’était il y a quatre ans (...)

    Actualités

    / #Finances_et_banques, #France, BNP Paribas, Société générale, #Paradis_fiscaux, #influence, #transparence, normes et (...)

    #normes_et_régulations
    « http://www.ifre.com/bnp-paribas-sg-pump-1bn-into-prop-trading-units/21293532.article »


  • Sur les côtes du Texas, les banques françaises se mouillent une nouvelle fois du côté de Trump contre la justice climatique
    http://multinationales.org/Sur-les-cotes-du-Texas-les-banques-francaises-se-mouillent-une-nouv

    BNP Paribas, #Société_générale et les autres grandes banques françaises se retrouvent à nouveau sur la sellette pour leur soutien aux projets de développement des énergies sales aux #États-Unis. Après le Dakota Access Pipeline, c’est un ensemble de trois terminaux géants d’exportation de #gaz_de_schiste, à l’extrême sud du Texas, qui est en ligne de mire, pour ses conséquences à la fois sur le climat et sur les #communautés_locales, dans une région pauvre peuplée à 90% de latinos. « Pourquoi les banques (...)

    Actualités

    / États-Unis, #Énergie, #BNP_Paribas, #Crédit_agricole, Société générale, #Énergies_fossiles, #énergie, #impact_social, #impact_sur_l'environnement, communautés locales, #changement_climatique, #gaz_à_effet_de_serre, gaz de (...)

    « http://www.amisdelaterre.org/Gaz-de-schiste-un-nouveau-rapport-accuse-BNP-Paribas-d-exporter-le-ch »
    « https://multinationales.org/Standing-Rock-le-soutien-sans-failles-des-banques-francaises-a-l-ol »
    « https://www.theguardian.com/us-news/2017/may/10/dakota-access-pipeline-first-oil-leak »
    « https://www.theguardian.com/us-news/2017/may/02/keystone-xl-pipeline-route-water-native-american-reserves »
    « https://www.ran.org/shorting_the_climate »
    « https://www.facebook.com/events/408053036260445 »


  • « Macron Leaks » : les secrets d’une levée de fonds hors norme
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210517/macron-leaks-les-secrets-dune-levee-de-fonds-hors-norme

    Emmanuel Macron, le 3 mai 2016 © Reuters Pour financer sa campagne, #Emmanuel_Macron a réussi à mobiliser près de 13 millions d’euros de dons en un temps record. Loin de l’image cultivée par En Marche ! d’une campagne aussi spontanée que populaire, un puissant réseau de banquiers d’affaires a discrètement ouvert ses carnets d’adresses au nouveau président. Révélations.

    #France #BNP_Paribas #campagne_présidentielle #Elysée #En_Marche_ ! #Rothschild


  • La justice tape dur sur les #prêts toxiques en francs suisses
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/250417/la-justice-tape-dur-sur-les-prets-toxiques-en-francs-suisses

    Trois décisions viennent de porter des coups sévères, au pénal comme au civil, contre les prêts immobiliers vendus entre 2007 et 2009 par une filiale de la #BNP, par le #Crédit_agricole et par le #Crédit_mutuel. Gagés sur le #franc_suisse et censés être très compétitifs, ils sont devenus des gouffres financiers pour les emprunteurs.

    #Economie #Helvet_Immo


  • La justice tape dur sur les #prêts toxiques en francs suisses
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/200417/la-justice-tape-dur-sur-les-prets-toxiques-en-francs-suisses

    Trois décisions judiciaires viennent de porter des coups sévères, au pénal comme au civil, contre les prêts immobiliers vendus entre 2007 et 2009 par une filiale de la #BNP, le #Crédit_agricole et le #Crédit_mutuel. Gagés sur le #franc_suisse et censés être très compétitifs, ils se sont révélés être des gouffres financiers pour les emprunteurs.

    #Economie #Helvet_Immo


  • La justice tape dur contre les #prêts toxiques en francs suisses
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/200417/la-justice-tape-dur-contre-les-prets-toxiques-en-francs-suisses

    Trois décisions judiciaires viennent de porter des coups sévères, au pénal comme au civil, contre les prêts immobiliers vendus entre 2007 et 2009 par une filiale de la #BNP, le #Crédit_agricole et le #Crédit_mutuel. Gagés sur le #franc_suisse et censés être très compétitifs, ils se sont révélés être des gouffres financiers pour les emprunteurs.

    #Economie #Helvet_Immo


  • Ces banques et sociétés d’assurances françaises qui financent l’expansion coloniale israélienne
    http://multinationales.org/Ces-banques-et-societes-d-assurances-francaises-qui-financent-l-exp

    Une enquête menée par un collectif de syndicats et d’organisations de défense des #droits_humains françaises et palestiniennes, révèle comment les principales banques françaises soutiennent l’expansion coloniale israélienne aux dépens des territoires palestiniens, et de la construction de la paix. Pourtant, la France a officiellement condamné cette colonisation et soutenu les résolutions des Nations Unies en la matière. Les auteurs du rapport espèrent que ces banques hexagonales imiteront les grands fonds (...)

    Actualités

    / #Palestine, #Israël, #Crédit_agricole, #Axa, #BPCE, #BNP_Paribas, #Société_générale, #droit_international, droits humains, Finances et (...)

    #Finances_et_banques
    « https://obliteratedfamilies.com/fr »
    « https://www.fidh.org/IMG/pdf/les_liaisons_dangereuses_de_banques_franc_aises_avec_la_colonisation_israe_lie »


  • Les #paradis_fiscaux restent au centre des activités bancaires européennes
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/270317/les-paradis-fiscaux-restent-au-centre-des-activites-bancaires-europeennes

    © Rapport #Oxfam. #banques en exil mars 2017 En 2015, les vingt premières banques européennes ont réalisé 26 % de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux. Le dernier rapport de l’ONG Oxfam, qui reprend les données des établissements pays par pays, prouve combien les territoires au cœur de l’évasion fiscale – surtout en Europe – continuent à jouer un rôle central dans les activités bancaires.

    #Economie #BNP_Paribas #évasion_fiscale #Irlande #Luxembourg #Société_Générale


  • Standing Rock : le soutien sans failles des banques françaises à l’oléoduc imposé aux Sioux par l’administration Trump
    http://multinationales.org/Standing-Rock-le-soutien-sans-failles-des-banques-francaises-a-l-ol

    Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du camp des Sioux et de leurs alliés qui s’opposaient encore à la construction de l’oléoduc Dakota Access. Bloqué par l’administration Obama, relancé par Donald Trump à son arrivée, cet oléoduc bénéficie du soutien financier de plusieurs grandes banques françaises. Celles-ci ont même débloqué des fonds supplémentaires à l’arrivée du nouveau locataire de la Maison blanche. Dans la journée du mercredi 22 février, le principal campement des opposants à l’oléoduc Dakota (...)

    Actualités

    / #Énergie, #États-Unis, #BNP_Paribas, #Société_générale, #BPCE, #Natixis, #Crédit_agricole, #Finances_et_banques, #communautés_locales, #impact_social, #impact_sur_l'environnement, #énergie, #solidarité_internationale, Énergies (...)

    #Énergies_fossiles
    « https://www.theguardian.com/us-news/2017/feb/22/dakota-access-pipeline-standing-rock-evacuation-police »
    « http://www.banktrack.org/show/page/defund_dapl »
    « http://www.amisdelaterre.org/Trump-Dakota-Access-Pipeline-et-les-banques-francaises.html »


  • A Dax, relaxe pour le « faucheur de chaises » qui milite contre l’évasion fiscale
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/230117/dax-relaxe-pour-le-faucheur-de-chaises-qui-milite-contre-levasion-fiscale

    Jon Palais, le militant basque jugé pour avoir emporté quatorze chaises d’une agence parisienne de #BNP Paribas en octobre 2015, a été blanchi par la justice. D’autres #procès sont à venir.

    #Economie #BNP_Paribas #évasion_fiscale #faucheurs_de_chaises #Jon_Palais


  • A Dax, le #procès du faucheur de chaises devient celui de la #BNP
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090117/dax-le-proces-du-faucheur-de-chaises-devient-celui-de-la-bnp

    Jon Palais était jugé pour avoir « réquisitionné » 14 chaises dans une agence parisienne de #Bnp-Paribas en 2015, afin de dénoncer l’évasion fiscale à laquelle participe la banque. Des centaines de personnes étaient présentes toute la journée pour le soutenir, et les juges ont semblé très compréhensifs envers son geste.

    #France #évasion_fiscale #faucheurs_de_chaises #Jon_Palais


  • A Dax, le procès de la BNP, championne de l’évasion fiscale
    https://reporterre.net/A-Dax-le-proces-de-la-BNP-championne-de-l-evasion-fiscale

    Jon Palais, faucheur de chaises, doit être jugé lundi 9 janvier après-midi pour « vol en réunion » au tribunal de Dax. Les militants en profiteront pour rappeler le sens de leurs actions : lutter contre l’évasion fiscale. Rappel des faits.

    C’était le 19 octobre 2015. 41 « faucheurs de chaises » pénétraient dans l’agence BNP Paribas de la rue de Rivoli, à Paris. Deux minutes plus tard, suivant leur méthode éprouvée, ils en ressortaient en emportant 14 chaises. Après cette action, comme après toutes les autres, la banque a porté plainte. Puis, en juin dernier, Jon Palais, porte-parole des faucheurs lors de l’action du 19 octobre, a été convoqué à la gendarmerie près de chez lui. Il en est ressorti avec une nouvelle convocation, cette fois pour le tribunal correctionnel de Dax, le 9 janvier 2017 à 13h30. Il devra y répondre des faits de « vol en réunion », risquant 5 ans d’emprisonnement et 100.000 € d’amende.

    #BNP #évasion_fiscale #faucheur-euse-s_de_chaises ... euh ... #banksters (?)


  • Un évadé fiscal français obtient gain de cause contre sa banque à Genève - rts.ch - Genève - ats/rens
    https://www.rts.ch/info/regions/geneve/8241204-un-evade-fiscal-francais-obtient-gain-de-cause-contre-sa-banque-a-geneve

    Un Français, qui détient quelque 640’000 francs non déclarés sur un compte ouvert auprès de BNP Paribas à Genève, a obtenu gain de cause en justice contre la banque, qui refuse de virer les fonds à l’étranger.

    L’affaire remonte à 2014, quand les banques suisses ont décidé de changer de stratégie et de ne plus accepter d’argent non déclaré. Elles ont demandé à tous leurs clients étrangers de régulariser leurs capitaux dans leur pays et de présenter un certificat de conformité fiscal.

    Le client français s’est insurgé contre cette mesure, estimant que la banque était dans l’illégalité. Il avait obtenu gain de cause en février dernier. La banque avait fait appel, mais vient d’être déboutée.

    https://www.rts.ch/2016/12/13/19/30/8241211.image?w=624&h=351

    Ultimatum à la banque

    « La Cour d’appel de Genève a confirmé un jugement en première instance rendu en février, il peut encore y avoir un recours devant le Tribunal fédéral », mais ce « recours n’est pas suspensif », a déclaré mardi Me Marc Béguin, avocat du Français. L’information a été révélée par le quotidien Le Temps.

    L’avocat a fixé un ultimatum à la banque pour procéder au virement à l’étranger d’ici le 14 décembre. Si la banque ne s’exécute pas, plainte pénale sera déposée contre elle, a-t-il indiqué.

    #BNP #Banques #Suisse #paradis_fiscaux