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  • BNP Paribas reprends l’activité hedge funds de la Deutsche Bank, ses 800 traders, sa plate forme informatique autobahn

    Deutsche Bank to transfer up to 800 staff to BNP Paribas David Crow and Stephen Morris in London August 23, 2019 - Financial Times
    https://www.ft.com/content/241c5c34-c4c5-11e9-a8e9-296ca66511c9?desktop=true&segmentId=7c8f09b9-9b61-4fbb-9

    google translate :
    Un prêteur français prend le contrôle de la division prime brokerage de Deutsche qui fournit des services aux hedge funds.

    Deutsche Bank se prépare à transférer jusqu’à 800 personnes à BNP Paribas dans le cadre de son retrait des activités de banque d’investissement, selon plusieurs personnes informées de ce projet.
    L’opération permettra au prêteur français de prendre le contrôle de la division de courtage de Deutsche, spécialisée dans les fonds de couverture, avec des dizaines de milliards d’euros d’actifs changeant également de mains.

    Le mois dernier, les banques ont annoncé un accord préliminaire visant à « assurer la continuité » des clients de Deutsche, ce qui pourrait également aider la BNP à renforcer sa présence dans le prime brokerage, activité potentiellement lucrative consistant à prêter de l’argent à des fonds de couverture et à les gérer.

    Un accord plus formel est sur le point d’être dévoilé dans les prochaines semaines, ont-ils déclaré, et les clients de Deutsche recevront des lettres expliquant le fonctionnement du transfert. Deutsche et BNP ont refusé de commenter.

    Une des personnes a déclaré que BNP pourrait verser une somme nominale à Deutsche pour prendre le contrôle de l’entreprise, mais le principal avantage de la transaction réside dans le fait que la banque allemande, qui supprime 18 000 emplois dans le cadre d’une restructuration radicale, n’aura pas à payer de licenciement. au personnel qui change.

    Lors de la première annonce de cet accord, les banques espéraient que la grande majorité des clients des fonds spéculatifs de Deutsche céderaient leurs soldes, qui totalisent un peu moins de 200 milliards de dollars, à la BNP. Cependant, certains clients ont décidé de se tourner vers des concurrents tels que Barclays, qui a gagné environ 20 milliards de dollars en soldes de prime brokerage.

    Jes Staley, directeur général, a récemment déclaré lors d’une conversation téléphonique avec des analystes pour discuter des résultats du premier semestre de Barclays : "Il est vrai que nous avons récemment réalisé des soldes privilégiés, à peu près dans ce quartier". Le nombre total d’employés qui seront mutés Pour BNP, cela dépendra du nombre de clients qui effectuent la transition plutôt que de prendre leurs affaires ailleurs, a déclaré l’une des personnes interrogées.

    La plupart des employés concernés sont basés à Londres et à New York, mais certains employés de back-office basés en Inde vont également déménager. Recommandé Lombard Matthew Vincent Les suppressions d’emplois dans les services de banque d’investissement vont dans la rue. Les banques étant de plus en plus pressées par les taux d’intérêt bas, les volumes de négociation anémiques et le ralentissement de la croissance économique, de nombreux grands prêteurs ont injecté des ressources supplémentaires dans le négoce de premier ordre dans l’espoir de gagner des parts de marché. Les joueurs européens en retraite.

    Ces dernières années, Deutsche et BNP se sont classées du septième au neuvième rang des classements mondiaux des courtiers principaux, derrière les cinq grandes banques d’investissement de Wall Street et Barclays, selon le fournisseur de données Coalition. Dans le cadre de cet accord, BNP recevra également la technologie sous-jacente aux plates-formes d’actions électroniques et de prime brokerage de Deutsche, a déclaré l’un des responsables. Le système basé sur les applications de Deutsche, baptisé « autobahn », est considéré comme l’une des meilleures plates-formes du secteur.

    La banque allemande conservera la part de change du système d’autobahn.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.upp-prod-eu.s3.amazonaws.com%2F5c67fc78-c4da-11

    Article original :
    French lender to assume control of Deutsche’s prime brokerage unit that services hedge funds.

    Deutsche Bank is preparing to transfer up to 800 staff to BNP Paribas as part of its retreat from investment banking, according to several people briefed on the plan.

    The deal will see the French lender assume control of Deutsche’s prime brokerage unit that services hedge funds, the people said, with tens of billions of euros of assets also changing hands.

    Last month the banks announced a preliminary agreement to “provide continuity” to Deutsche’s clients in a move that could also help BNP strengthen its presence in prime brokerage, the potentially lucrative business of lending money to hedge funds and handling their trading.

    A more formal agreement is set to be unveiled in the coming weeks, the people said, and Deutsche’s clients will receive letters explaining how the transfer will work. Deutsche and BNP declined to comment.

    One of the people said BNP could pay a nominal cash sum to Deutsche to assume control of the business, but the main advantage of the deal is that the German bank, which is shedding 18,000 jobs in a radical restructuring, will not have to pay redundancy to staff who switch over.

    When the agreement was first announced, the banks had hoped the vast majority of Deutsche’s hedge fund clients would switch their balances, which total a little less than $200bn, to BNP. However, some clients have decided to move to competitors such as Barclays, which has won roughly $20bn in prime brokerage balances.

    On a recent call with analysts to discuss Barclays’ first-half results, Jes Staley, chief executive, said : “It is true that we gained some prime balances recently, roughly in that neighbourhood.” The total number of staff that will be transferred to to BNP will depend on the number of clients that make the switch rather than taking their business elsewhere, one of the people said.

    Most of the affected employees are based in London and New York but some back-office staff based in India will also move. Recommended Lombard Matthew Vincent Investment banking job cuts are a one-way street With banks increasingly squeezed by low interest rates, anaemic trading volumes and slowing economic growth, many big lenders have been pumping extra resources into prime broking in the hope of winning market share from European players in retreat.

    In recent years Deutsche and BNP have been ranked seventh to ninth in the global prime brokerage league tables, behind the five big Wall Street investment banks and Barclays, according to data provider Coalition. As part of the deal, BNP will also receive the underlying technology behind Deutsche’s electronic equities and prime brokerage platforms, one of the people said. Deutsche’s app-based system, branded “autobahn”, is seen as one of the better platforms in the industry.

    The German bank will keep the foreign exchange part of the autobahn system.

    #finance #deutsche_bank #bnp_paribas #bnp-paribas #bnp #Allemagne #France #crise #spéculation #banques #hedge_funds #argent #europe

  • Eva_Joly balance tout sur la Françafrique La Rédaction - 23 Juillet 2019 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/eva-joly-balance-tout-sur-la-francafrique

    Nous ne résistons pas à l’envie de publier pour nos lecteurs ces extraits du dernier livre de la députée française Eva Joly, détaillant les « crimes » de la France en Afrique en général et au Cameroun en particulier ; elle parle notamment du massacre des #Bamilékés par son pays.
     
    Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain #Slimane_Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ». Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire #Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire.

    Je sortais de plusieurs années en détachement au Ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d’une compétence absolue.

    J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du #pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

    Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger.

    Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de #corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’#Elysée.

    Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié.

    Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’#Omar_Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le Gouvernement d’autre part.

    J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes.

    Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.

    La France aide à appauvrir le Gabon.
    Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un PIB par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement.

    Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de #Total-Elf, la première capitalisation boursière française.

    Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un Président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris, il était alors le plus jeune Chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune.

    En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, Avenue Foch ou l’Hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences.

    Dans les années 1990, un homme politique français de premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De #Roland_Dumas, le Président gabonais dit qu’il est un « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi #Nicolas_Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle.

    Lorsqu’au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la #FIBA, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et des médias.

    La France fait semblant d’aider des pays qui sont riches en matières premières.

    A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du #PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières.

    En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris. Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

    Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de #barbouzes.

    Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au Parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes.

    Car #Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par #Pierre_Guillaumat, un ancien Ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

    La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf Total pour affirmer sa puissance.

    La compagnie intervient dans le Golfe de #Guinée, au #Nigeria, au #Congo-Brazzaville, en #Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination.

    Pendant la guerre, les affaires continuaient…les banques françaises, #Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

    Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.

    L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain.

    Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer, Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.

    Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant.

    Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.

    La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des ONG, par ailleurs prompts a s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?

    L’Occident a fermé les yeux sur les #crimes de la France.
    Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un #empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest.

    L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique.

    Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le #népotisme, la #guerre, la #violence. Là-bas, c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles.

    D’ailleurs, « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au #Tchad, en Côte_d_Ivoire, au #Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

    J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du #Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du #Nigeria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés #suisses.

    La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes. A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de #Jacques_Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.

    La France au cœur de la guerre du Biafra et du massacre des #Bamilékés au Cameroun
    Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du Général De Gaulle, le génocide des #Tutsi commis par un régime soutenu par #François_Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élections.. Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’#impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

    Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés.
    Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du sud-est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar, les #Vazas, ces pieds noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance.

    Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

    La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres.

    Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « JFOM » (Jeune français originaire du Maghreb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…

    La France vit encore comme si en Afrique, elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas Français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère.

    Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par #Areva pour l’#uranium du #Niger ou ceux des mines d’or de #Sadiola au #Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer.

    Notre prospérité est nourrie de #richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait-être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.

    Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.
     
    Extrait de : La force qui nous manque. Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages. https://www.jmtvplus.com/eva-joly-balance-toutmeme-sur-le-cameroun-40110

    #françafrique #afrique #france  #colonialisme #tchad #armée_française #centrafrique  #francafrique #armée #guerre #Livre #Eva_Joly #Femme

  • La jeunesse contre le vieux monde Yann FIEVET - 30 Mars 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/la-jeunesse-contre-le-vieux-monde.html

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    Et, le vieux monde partout résiste. L’université PSL-Paris-Dauphine va ouvrir en septembre prochain une licence consacrée au développement durable qui sera intégralement soutenue par un « mécène » unique, BNP-Paribas. Le montant de la convention qui courra sur cinq ans n’est pas mince : près de 8 millions d’euros.

    Cette formation a été mise sur pied en un temps record, dit-on à Paris-Dauphine, afin de « répondre à l’urgence du défi climatique ». Elle accueillera trente étudiants. Cette entreprise ne se déroule pas sans remous : un collectif d’étudiants, baptisé « PSL contre-attaque », s’est créé illico. Il entend dénoncer les termes du partenariat pour le moins opaques. La forte intervention d’entreprises privées dans des formations qui vont dans leur intérêt, puisqu’elles vont pouvoir recruter ceux qui auront été formés grâce à elles, est pour le moins dérangeante. BNP Paribas tente, ici comme ailleurs, d’afficher un visage éco-friendly. Le collectif n’entend pas aider la banque à reverdir son image, elle qui continue de financé massivement les énergies polluantes. cette histoire montre aussi à quel point PSL fait fi de la démocratie. « Nous n’avons aucune information sur le contenu précis des cours qui seront dispensés ». Les inscriptions ont démarré comme prévu le 6 mars mais Pour le moment, en raison du climat de tensions, le nom des professeurs qui enseigneront dans cette licence est tenu secret, tout comme le contenu précis du cursus. ce qui choque particulièrement les opposants à ce projet est qu’il cristallise toutes les évolutions et les dangers qui guettent l’université française. Une enseignante à Dauphine, membre du comité de lutte, résume le sentiment général : « Cette licence financée par BNP est le cheval de Troie d’une série à venir.

    L’État ne paye plus, donc le privé vient à la rescousse. On est obligés de se conformer à leurs conditions. C’est effrayant. » Sur le plan philosophique, les opposants dénoncent la « marchandisation du savoir ». Certes, ces mécénats ne sont pas nouveaux, diverses universités agissent ainsi, mais « c’est la première fois qu’un cursus de licence est financé par un mécène unique. »

    On le comprend, les plus grands profiteurs des règles régissant le vieux monde ne vont pas se laisser déposséder facilement de leur pactole. En cela la question n’est pas que climatique. Elle est tout autant sociale et politique. Aux jeunes générations il incombe ainsi de joindre au combat pour la justice climatique le combat pour la justice sociale. C’est bien dans cette jonction impérative que vont résider les combats politiques à venir.

    #université #climat #Paris-Dauphine #BNP-Paribas #green_washing #privatisation #marchandisation #PSL-Paris-Dauphine #mécénat #banque #finances

    • Le vieux monde n’en finit pas de s’accrocher à ses vieilles lunes, celles qui ont fait un temps sa fortune mais le poussent désormais vers un abîme insondable. Le vieux monde ici désigné est celui qui croit mordicus que son avenir réside toujours dans les feux ardents d’une Croissance infinie quand la plupart des ressources disponibles sont finies. Il s’agit du monde des « pays avancés », celui des économistes orthodoxes qui ne jurent que par l’extension des marchés pour l’avènement prochain du Marché total quel qu’en soit le coût social et environnemental. C’est aussi celui de tous ceux qui suivent aveuglément cette dévorante folie. Malgré les nombreuses et pertinentes dénonciations de ce monde sans cesse maladroitement ripoliné les inégalités sociales criantes y persistent ou y prospèrent. De COP en COP le péril climatique grandit. Cependant, 2019 pourrait marquer un tournant : voilà que la jeunesse semble vouloir se dresser contre l’incurie générale. Une poussée inattendue mais probablement pas sporadique.

      La jeunesse, dit-on, est le temps de toutes les impatiences. Pourtant, devant la vitrine rutilante dressée par la société consommationiste et habilement promue par la propagande publicitaire il pouvait sembler que les impatiences juvéniles étaient opportunément contenues ou détournées vers des fins ludiques ou bassement mercantiles.
      . . . . . .
      Le début de l’article.

  • La #finance londonienne souffre moins qu’annoncé après le oui au #Brexit RTS - Gaspard Kühn/tmun - 27 Décembre 2017 _
    http://www.rts.ch/info/economie/9205583-la-finance-londonienne-souffre-moins-qu-annonce-apres-le-oui-au-brexit.h

    La #City à Londres reste suspendue aux négociations sur le Brexit. Dans ce contexte d’incertitude, les conséquences sur les emplois de la place financière sont pour l’instant moins graves qu’initialement annoncé.

    Alors que la deuxième phase de négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni débute, les banquiers londoniens sont déjà courtisés par plusieurs villes européennes, comme Francfort, Dublin ou Paris.

    L’enjeu est de taille : Londres, actuellement principale place financière de la zone euro, pourrait perdre l’accès au marché commun pour les services financiers.

    Un nombre important d’emplois pourraient quitter la City, le directeur de la Bourse de Londres allant jusqu’à articuler l’estimation de 100’000 postes.

    Le grand écart entre les annonces et les faits

    Qu’en est-il à l’heure actuelle, un an et demi après le oui des Britanniques à la sortie de l’UE ? Dans les faits, l’écart entre les effets d’annonce et les chiffres est important, révèle une enquête du Financial Times.

    Par exemple, #UBS avait annoncé qu’un employé sur cinq basé à Londres pourrait partir. Au final, ce sont 200 collaborateurs sur les 5000 de la capitale britannique qui seraient concernés par un départ d’ici 2019.

    Même prudence chez #Credit-Suisse : 250 des 5000 employés basés à Londres seraient concernés. Quant aux grandes banques allemandes et françaises, elles sont au diapason : chez #Deutsche-Bank, 350 collaborateurs sur 7000 pourraient partir, alors qu’ils seraient 150 sur 3100 chez #BNP-Paribas.

    Soit bien loin de l’exode annoncé au départ. Un écart qui peut s’expliquer par les compétences en matière de finance qu’offre Londres, ainsi que par le système de régulation britannique très libéral qui n’existe pas ailleurs en Europe.

    #Angleterre #union-européenne

  • A Dax, le #procès du faucheur de chaises devient celui de la #BNP
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090117/dax-le-proces-du-faucheur-de-chaises-devient-celui-de-la-bnp

    Jon Palais était jugé pour avoir « réquisitionné » 14 chaises dans une agence parisienne de #Bnp-Paribas en 2015, afin de dénoncer l’évasion fiscale à laquelle participe la banque. Des centaines de personnes étaient présentes toute la journée pour le soutenir, et les juges ont semblé très compréhensifs envers son geste.

    #France #évasion_fiscale #faucheurs_de_chaises #Jon_Palais

  • Nouveau rapport : « En quête de transparence : sur la piste des banques françaises dans les paradis fiscaux »
    Les principaux résultats de cette étude témoignent tant de l’importance des activités menées dans les paradis fiscaux que des spécificités de ces territoires :

    – Les banques françaises déclarent un tiers de leurs bénéfices internationaux dans les paradis fiscaux. Le Luxembourg, paradis fiscal au cœur de l’Union européenne, accueille à lui seul 11 % de ces bénéfices.

    – Les activités des cinq banques françaises sont 60 % plus lucratives dans les paradis fiscaux que dans le reste du monde. La Société Générale est à ce titre la banque la plus « rentable » : à volume d’activité égal, ses activités dans les paradis fiscaux rapportant plus de quatre fois plus que dans les autres pays.

    – Les salariés des banques étudiées sont en moyenne 2,6 fois plus productifs dans les paradis fiscaux que dans les autres pays. L’Irlande est de loin le paradis de la productivité par salarié : le travail d’un salarié du groupe BPCE y rapporte en moyenne 1,8 million d’euros, soit 31 fois plus que la moyenne de l’ensemble des salariés du groupe. Dans 34 cas, les banques indiquent même avoir des filiales dans des territoires offshore sans aucun effectif. La palme en la matière revient aux Iles Caïmans : les cinq banques françaises y possèdent en tout 16 filiales, sans un seul salarié, et pourtant 45 millions d’euros de bénéfices y sont déclarés.

    – Les activités les plus risquées et spéculatives sont toujours situées dans les paradis fiscaux. Les activités de banque de détail y sont en effet très minoritaires : le Crédit Agricole compte par exemple près de 4 fois moins de banques de détail dans les paradis fiscaux que dans les autres pays.

    – A taux de profits égaux, les banques françaises payent deux fois moins d’impôts dans les paradis fiscaux. Dans 19 cas, les banques françaises n’y paient même aucun euro d’impôt bien qu’elles y déclarent des bénéfices. Derrière ces chiffres, c’est bien l’utilisation spécifique des paradis fiscaux par les banques françaises qui est interrogée : transfert artificiel de bénéfices et donc réduction de leurs propres impôts, facilitation de l’évasion fiscale de leurs clients ou encore contournement de leurs obligations réglementaires en y menant des activités spéculatives et risquées.
    #évasion_fiscale #banque #Crédit-Agricole #bnp-paribas #société-générale #PPFJ #paradis_fiscaux #finance #france #économie #fiscalité
    http://www.stopparadisfiscaux.fr/que-font-les-etats/la-france/article/nouveau-rapport-en-quete-de

  • Le banquier n’est pas un citoyen comme les autres
    http://www.marianne.net/Le-banquier-n-est-pas-un-citoyen-comme-les-autres_a240708.html

    Baudoin Prot pourrait quitter la présidence de BNP-Paribas. Mais n’ayons crainte : notre homme ne se retrouvera pas une main devant, une main derrière. S’il part, il bénéficiera d’une prime de 150 000 euros, de jetons de présence à hauteur de 104 000 euros et, pour couronner le tout, d’une belle retraite d’un demi million d’euros par an. La patrie du fric sait être reconnaissante envers ses grands serviteurs...

    http://www.marianne.net/photo/art/default/984696-1167477.jpg?v=1408463330

    Les jours de Baudoin Prot semblent comptés. Le président non exécutif de BNP-Paribas ne survivrait pas (professionnellement parlant) au choc de l’amende record infligée par les autorités américaines pour non respect des privilèges du dollar, qui permettent aux Etats-Unis de frapper n’importe quel établissement ne respectant pas sa loi intérieure. En l’occurrence, BNP-Paribas, qui a commercé en dollars avec des pays sous embargo américain, a payé pour un abus de position politico-monétaire dominante qui ferait scandale en d’autres latitudes. Passons.

    Toujours est-il que Baudoin Prot risque d’en supporter les conséquences. A 63 ans, il pourrait goûter les joies de la retraite plus tôt que prévu. On ne va pas le plaindre pour autant. En effet, son statut d’assisté de la finance lui permet de voir venir le choc de la fin de carrière sans les angoisses du citoyen ordinaire.

    Le magazine Capital (qui porte bien son nom) a détaillé le train de vie du futur retraité. Primo, BNP-Paribas s’est engagé à lui verser une poire pour la soif, sous forme d’une une prime de départ de 150 000 euros. Secundo, Baudoin Prot continuera à toucher les jetons de présence encaissés pour avoir l’honneur de s’asseoir sur les fauteuils des trois sociétés où il exerce son mandat d’administrateur (Kering, Lafarge, Veolia Environnement), estimés à 104 000 euros. Tertio, le banquier, qui a touché un salaire de 1,2 million d’euros en 2013 aura droit à une retraite dorée payée par BNP-Paribas jusqu’à l’extinction de ses feux personnels, soit la modique somme de 522 432 euros par an, autrement dit 45 000 euros par mois, bref l’équivalent de 37 smic pour service rendus à la patrie du fric. ......

    #banque
    #BNP-Paribas
    #Baudoin_Prot
    #retraite_dorée
    #états-unis

    #quedire !

  • L’amende BNP-Paribas : presque un demi-plan Marshall - La lettre volée, politique, lectures, Europe et humeurs diverses
    http://www.lalettrevolee.net/article-l-amende-bnp-paribas-presque-un-demi-plan-marshall-124111720.

    L’amende infligée par les Etats-Unis à BNP Paribas est grotesque. A un point tel que les officiels français commencent à froncer un demi-sourcil : que coule l’industrie du pays passe encore (que PSA soit interdit de vendre des véhicules en Iran juste au moment où GM y remet les pieds), mais si l’Inspection des finances est accrochée, là c’est grave.

    Christophe de Margerie (qui n’est pas un officiel mais à ce niveau chez Total on n’est pas non plus un quidam) suggère que le pétrole pourrait être payé en euros. Sapin s’inquiète du rôle illégitime que confère au dollar cette décision (lire un article de solidarité et progrès auquel renvoie mon moteur de recherche préféré, en réponse à une requête sur la réaction française amende BNP Paribas. Merci de ne pas penser qu’il s’agit d’une suggestion d’adhésion. Les infos originales sont parues dans le FT de toute façon, ce ne sont pas des élucubrations).

    Si l’Union européenne voulait avoir l’air d’un truc utile, elle pourrait donc décider de payer son pétrole en euros. Elle en a refusé le principe, en une demi-journée, en 2009. Et Michel Barnier a expliqué que ces sanctions sont très bien.

    Il y aurait pourtant de quoi réagir.

    Quelques calculs simples montrent en effet que :

    1. l’aide du plan Marshall à la France était de 2488 MUSD de dons en 1950 (1948-1952).

    2. Une conversion en valeur du dollar 2013 donne un montant de 24 100 MUSD (24 milliards), soit 17,7 milliards d’euros.

    3. L’amende BNP Paribas représente 40% de cette somme.

    C’est donc 40% du plan Marshall que les USA s’apprêtent à réclamer à BNP Paribas, pour des infractions dont les juges américains eux-mêmes peinent à démontrer la gravité.

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    (que PSA soit interdit de vendre des véhicules en Iran juste au moment où GM y remet les pieds) !!!

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    #États-Unis
    #BNP-Paribas
    #infractions
    #juges-américains
    #amende

  • Affaire BNP Paribas : dis quelque chose de gauche ! - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/affaire-bnp-paribas-dis-quelque,7790

    Dans son film Aprile, Nanni Moretti, regarde un débat télévisé qui oppose Massimo d’Alema et Silvio Berlusconi. Devant son poste, il finit par supplier le leader des Democratici di Sinistra (ex-PCI) « Dis quelque chose de gauche ! », puis « Dis quelque chose ! » C’est un peu ce que l’on ressent face à l’absence de réaction de la gauche radicale dans l’affaire BNP Paribas.

    L’affaire des poursuites judiciaires des États-Unis contre BNP Paribas est devenue en quelques jours une affaire politique majeure. Mais le silence règne du côté de la gauche radicale comme de celui des verts. Serait-ce la difficulté à avoir à trancher entre deux ennemis : la finance – que le gouvernement américain semble, à la différence du nôtre, vouloir davantage mettre au pas à coup de sanctions et d’amendes records –, et l’impérialisme américain qui semble utiliser l’arme judiciaire de façon exorbitante pour affaiblir le système bancaire européen en commençant par la première banque française (il est aussi question qu’après BNP Paribas viennent le tour de la Société Générale et du Crédit Agricole) ? Il paraîtrait pourtant possible et utile de poser dans cette affaire quelques exigences fortes.
    Conséquences très lourdes

    D’après ce qu’en dit la presse, BNP Paribas est poursuivi par la justice américaine pour violation, entre 2002 et 2009, d’embargo à l’égard de l’Iran, de Cuba et du Soudan décrété par les États-Unis. Elle aurait effectué des transactions de négoce de matières premières, et notamment de pétrole, pour des clients de ces pays. Les opérations auraient été menées en dehors des USA, en particulier par une filiale suisse de la banque, BNP Paribas Suisse. Mais la justice américaine revendique le droit de poursuivre car ces opérations ont été effectuées en dollars qui, à un moment ou à un autre, passent par les États-Unis.

    Les négociations en cours portent sur les conditions que BNP Paribas devrait satisfaire pour obtenir en contrepartie l’abandon des poursuites. La presse parle d’une amende record de 10 milliards de dollars, plus l’obligation de devoir plaider coupable, plus l’interdiction temporaire d’exercer sur le territoire américain ou de celle de régler des transactions en dollars, plus des sanctions (licenciements, confiscation de bonus...) qui pourraient concerner y compris des dirigeants de la banque......

    #BNP-Paribas
    #sanctions-américaines
    #opacité
    #système-bancaire

  • BNP Paribas à l’amende pour $ 10 milliards : Haro sur le baudet ? | Démystifier la finance
    http://finance.blog.lemonde.fr/2014/05/29/bnp-paribas-a-lamende-pour-10-milliards-haro-sur-le-baudet

    Il est évidemment irrespectueux de traiter de baudet BNP Paribas.

    Mais la phrase de Jean de la Fontaine nous a rappelé aussi que « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir ». En l’espèce, la Cour est Washington, où se disputent pour un pouvoir monarchique et héréditaire les Bushes et les Clintons, dans une lutte qui rappelle la guerre entre Capétiens et des Plantagenêts.

    Cela ne signifie évidemment pas que BNP Paribas est innocente. Les banquiers concernés ont probablement considéré -avec l’appui convergent des cabinets d’avocats- que la règlementation née des attentats du 11 septembre 2001, le Patriots Act, ne s’appliquait pas à leurs opérations hors des Etats-Unis. Malheureusement, le fait que les transactions (vraisemblablement le financement du négoce du pétrole iranien) se faisaient en dollars impliquait que leur liquidation s’effectue aux États-Unis : en effet les opérations en devises se nouent et se dénouent dans le pays où la devise est émise.

    Les chiffres annoncés (8 à 10 milliards de dollars d’amende) sont exorbitants au sens propre : ils sont en dehors des proportions de l’orbe et nous stupéfient. Comme nous ne connaissons pas le montant des opérations, il est difficile d’émettre un jugement sur leur proportionnalité. Toutefois après l’amende de 13 milliards de dollars payée par JP Morgan pour sa gestion des crédits hypothécaires, le Département de la Justice américain n’a aucune raison de se gêner.

    #amendes
    #BNP-Paribas
    #Cuba
    #Iran
    #lobby
    #bancaire
    #Soudan
    #Libye
    #banques-européennes

  • BNP Paribas attaqué par la justice US … le lobby bancaire américain contre les banques européennes ? - Le Blog Finance
    http://www.leblogfinance.com/2014/05/bnp-paribas-attaque-par-la-justice-us-le-lobby-bancaire-us-contre-les

    BNP Paribas attaqué par les Etats-Unis ? Une manière comme une autre de « défendre » les banquiers US … en plombant leurs concurrents européens ? Qui sait …

    En tout état de cause, citant des sources proches des négociations, le Wall Street Journal a indiqué jeudi que la justice américaine exhortait la banque française à payer plus de dix milliards de dollars (7,35 milliards d’euros) en vue de solder l’enquête en cours sur des soupçons d’infraction aux sanctions économiques imposées contre Cuba, l’Iran, le Soudan ou encore la Libye entre 2000 et 2010.

    La vigilance est de mise face à ce qui ressemble ni plus ni moins à une véritable « attaque » menée par les Etats-Unis contre les banques européennes. Selon plusieurs analystes, BNP Paribas pourrait n’être en effet que la première d’une longue liste d’établissements financiers du Vieux Continent susceptibles d’être lourdement pénalisées lourdement par la justice américaine.

    Selon le WSJ, le montant demandé à la banque française constituerait l’une des plus importantes amendes jamais infligées à une banque. De quoi justifier la poursuite des discussions durant encore plusieurs semaines, si l’on en croit le journal. Lequel ajoute que des sources proches du dossier auraient laissé entendre que BNP Paribas chercherait à limiter cette amende à moins de huit milliards de dollars.

    Il y a quelques jours à peine Bloomberg indiquait pour sa part que la première banque française pourrait se voir infliger par la justice américaine une amende allant jusqu’à 5 milliards de dollars (3,66 milliards d’euros). Deux semaines auparavant, des sources proches du dossier avaient indiqué quant à elles que la banque discutait du paiement d’une amende de plus de trois milliards de dollars.....

    #amende
    #BNP-Paribas
    #cuba
    #Iran
    #lobby
    #bancaire
    #Soudan
    #Libye
    #banques-européennes

    Certains banquiers n’hésitent pas à affirmer que si des pénalités de plusieurs milliards de dollars étaient imposées à d’autres banques européennes, leur capital s’en retrouverait réduit, ce qui in fine pourrait conduire à brider l’offre de crédit en Europe . A la plus grande joie des banques américaines qui pourraient proposer leurs offres … face à des concurrents affaiblis …

    • On ne va pas pleurer sur ces banques... Mais... il reste tout de même étonnant de voir combien nos politiques restent aveugles à la façon dont les US maltraitent les européens depuis des années (manipulations sur l’Euro, TAFTA et autres saloperies de leur appareil de sécurité...).

      Et là, il faut voir l’inanité de la base juridique... sanctions iniques et unilatérales sur des pays souverains, et à l’encontre de banques étrangères de pays souverains... Les US trouvent que leurs sanctions ne sont pas assez efficaces et utilisent le chantage à l’activité sur leur territoire pour faire passer l’envie aux récalcitrants de les appliquer... C’est une bonne façon de faire comprendre que la « Communauté internationale » doit rester soudée... au prix fort.

  • Les banques ? Pas si neutres dans le #fiasco des #investissements « #locatifs »
    http://www.enqueteouverte.info/residencesdetourisme/2013/10/30/les-banques-pas-si-neutres-dans-le-fiasco-des-investissements-locat

    1. Est-il cohérent d’emprunter pour faire un placement ?

    Cette ques­tion, que les ban­ques ont évacué en con­sid­érant comme des emprunts immo­biliers les dossiers d’investissement locatif, n’est pas seule­ment théorique.

    Un emprunt à 5% d’intérêt annuel n’a de sens que si le place­ment dégage une rentabil­ité sen­si­ble­ment supérieure, de l’ordre de 6,5% ou 7%. Mais si un tel place­ment existe et qu’il est réputé “sans risque”, pourquoi les organ­ismes prê­teurs perdent-ils leur temps et leur argent à mon­ter des dossiers à 5% pour des particuliers ?

    La réponse, c’est la défis­cal­i­sa­tion, accordée seule­ment aux par­ti­c­uliers et non aux étab­lisse­ments prê­teurs. Elle dope le ren­de­ment appar­ent du place­ment immo­bilier. Pour con­va­in­cre les par­ti­c­uliers, les com­mer­ci­aux ont aussi fait miroi­ter des per­spec­tives de loy­ers suré­val­uées, minoré les charges, oublié de par­ler des impayés, des mois sans locataires, etc.

    Que des néo­phytes soient tombés dans le pan­neau en nom­bre aussi élevé est déjà un motif d’étonnement. Mais que dire des ban­ques ? N’importe quel con­seiller ayant un peu de métier sait que le ren­de­ment locatif net se situe en général autour de 3% annuel, presque deux fois moins que le taux d’un emprunt immo­bilier. La défis­cal­i­sa­tion, à elle seule, ne rendait pas l’opération intéres­sante, car elle courait sur 9 ans seule­ment, alors que les emprunts étaient con­trac­tés en général pour une durée deux fois plus longue.

    Dossier emblé­ma­tique

    Le choix est vaste mais Appolo­nia s’impose. Les ban­ques, dans cette affaire, sem­blent vrai­ment avoir cru au mou­ve­ment per­pétuel, lais­sant des par­ti­c­uliers s’endetter à 250% ou 300%, comme si le cou­ple loyer-bonus fis­cal était capa­ble de payer un, deux, trois, qua­tre, vingt appartements.

    La jurispru­dence

    Un juge­ment du Tri­bunal de grande instance de Toulouse du 31 jan­vier 2012 mérite d’être cité longue­ment car il résume magis­trale­ment tout ce que les ban­ques auraient dû savoir : “Ia présen­ta­tion matérielle du pro­gramme et les per­spec­tives économiques de l’opération sont enjo­livées, Ia com­mer­cial­i­sa­tion est axée sur le très fort attrait de l’avantage fis­cal et donc d’un accroisse­ment aisé du pat­ri­moine (…). Le nom­bre des lit­iges de même nature révèle d’ailleurs par lui-même que ces méth­odes font sociale­ment prob­lème pour se situer en per­ma­nence à la lim­ite de ce qui est juridique­ment cor­rect, lim­ites qui se trou­vent inéluctable­ment franchies dans cer­taines espèces comme dans la présente où la sim­u­la­tion dite non con­tractuelle (…) présente les économies d’impôts qui depen­dent de revenus futurs tou­jours aléa­toires comme un équiv­a­lent à un rev­enue effec­tif afin de mon­trer que la somme loy­ers et economies d’impôt équili­bre les charges”.

    2. Les ban­ques pouvaient-elles inté­grer les loy­ers dans les revenus pour cal­culer la capac­ité de rem­bourse­ment des emprunteurs ?

    La ques­tion rejoint la précé­dente. Et la réponse, là encore, est non. Les échéances de prêts sont gravées dans le mar­bre pour la durée du prêt, com­prise en général entre dix et vingt ans. Qui peut croire une sec­onde que des dizaines de mil­liers de bailleurs vont encaisser leur loyer sans coup férir pen­dant aussi longtemps ? La pru­dence la plus élé­men­taire com­mandait d’intégrer seule­ment 50%, voire 30% des loy­ers dans les revenus de l’emprunteur, pas 100%.

    Dossier emblé­ma­tique

    Appolo­nia encore, mais l’intégration des loy­ers dans le cal­cul de la capac­ité de rem­bourse­ment a été pra­tiqué par qua­si­ment toutes les ban­ques parte­naires des défis­cal­isa­teurs, de Quié­tude à Mona Lisa en pas­sant par Oléa ou Sim­bio­sis, sans oublier Akerys, en Robien-Scellier, dont les com­mer­ci­aux n’hésitaient pas à endet­ter les acheteurs jusqu’à 60% de leurs revenus.

    Jurispru­dence

    La cour d’appel de Rennes (24 mars 2011) fait grief à la société Afedim d’avoir inté­gré les revenus locat­ifs dans les revenus des acquéreurs dans du Mal­raux. Con­firmé par la cham­bre com­mer­ciale de la cour de Cas­sa­tion le 8 jan­vier 2013.
    ...

    #banques
    #Apollonia
    #BNP-Paribas
    #Crédit-Agricole
    #Crédit-foncier
    #Crédit-mutuel
    #Helvet-Immo

  •  » [Tout s’éclaire] En fait, son amie, c’est la finance…
    http://www.les-crises.fr/son-amie-c-est-la-finance

    ❝Les rumeurs vont toujours bon train sur la nomination de M. BNP.

    On savait qu’Hollande lui a proposé le poste il y a quelques semaines.

    On en sait plus sur les derniers évènements, et c’est pas piqué des hannetons sur le fonctionnement de l’État…
    http://www.dailymotion.com/video/x17ls30_jean-marc-ayrault-le-flibustier_news

    #banksters
    #BNP-Paribas

  • Les résultats de BNP Paribas meilleurs que prévu
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20131031trib000793395/les-resultats-de-bnp-paribas-meilleurs-que-prevu.html

    La banque française a annoncé un résultat net en légère hausse au titre du troisième trimestre (+2.4%), soutenu par la diminution de ses frais de gestion et du coût du risque, en dépit d’un recul de son produit net.

    +2,4% : le résultat net de BNP Paribas au troisième trimestre (juillet à septembre) a finalement augmenté à 1,36 milliards d’euros, au lieu de la baisse de 7% qu’attendaient les analystes consultés par Dow Jones Newswires.

    Une explication ? « Le coût du risque est en baisse, les frais de gestion sont en baisse et donc au total, nous finissons sur une légère hausse du résultat », a commenté auprès de l’AFP le directeur général délégué du groupe, Philippe Bordenave.

    Les provisions pour risque d’impayés ont baissé de 5,5% par rapport au troisième trimestre 2012. Les frais de gestion ont quant à eux diminué de 2,1% au niveau du groupe, malgré le coût du « programme d’efficacité » annoncé en début d’année (145 millions d’euros sur le trimestre) et l’effet de la hausse de l’euro, apprend-t-on dans le communiqué publié ce jeudi 31 octobre avant l’ouverture de la Bourse de Paris.

    Un nouveau plan stratégique triennal en 2014

    En revanche, le produit net bancaire a baissé de 4,2% à 9,29 milliards d’euros. Au plan opérationnel, si les résultats du pôle « Investment solutions » ont résisté (+1,6%), ceux de la banque de détail (-9,2%) et ceux de la banque de financement et d’investissement (-23,7%) ont davantage souffert.

    La banque de financement et d’investissement a été pénalisée à la fois par une base de comparaison défavorable et par une faible activité de clientèle sur les marchés de taux, liée aux bas rendements des marchés obligataires.

    Elle poursuit ses économies et continue de travailler à l’élaboration d’un nouveau plan stratégique triennal qui sera dévoilé début 2014.

    #banques
    #BNP-Paribas
    #provisions-pour-risque
    #impayés
    #économie

  • C’est en France qu’une nouvelle crise bancaire coûterait le plus cher | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/10/15/cest-en-france-quune-nouvelle-crise-bancaire-couterai

    "Au sein de la zone euro, ce sont les banques françaises qui auraient le plus besoin d’être recapitalisées en cas de crise systémique, selon une étude de l’IESEG School of Management.

    Que se passerait-il en cas de nouvelle baisse crise bancaire « systémique », c’est-à-dire affectant l’ensemble du secteur financier ? Quels seraient les pays les plus affectés ? Quelles banques auraient le plus besoin d’être recapitalisées ? Une étude de l’IESEG School of Management tente de répondre à ces interrogations.

    Elle se fonde sur les insuffisances estimées de fonds propres des grandes banques, publiées par le « Volatility Laboratory » de « New York University Stern Business School » et par le « Center for Riks Management of Lausanne ».

    240 milliards d’euros nécessaires pour les grandes banques françaises, record européen

    Les résultats ne sont pas vraiment favorables aux grandes banques françaises. Au total, ce seraient elles qui auraient le plus besoin de capitaux, en cas de crise systémique, définie par une baisse de 40% de la Bourse sur six mois. Les besoins de recapitalisation des grandes banques françaises atteindraient 240 milliards d’euros, soit 11,7% du PIB, calcule l’auteur de l’étude, Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG. Le pays qui suit immédiatement, c’est… Chypre (11% du PIB), puis la Grèce (8,35% de la richesse nationale) . La Grande-Bretagne est assez loin derrière (7,9% du PIB) suivie de l’Espagne (5,6%), de l’Italie (5%) et de l’Allemagne (4,5%).

    #économie
    #risque-systémique
    #banques-françaises sont les moins #capitalisées du #monde
    #crise
    #Deutsche-Bank
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    #BNP-Paribas