• À Nice, un petit Ukrainien tué dans un choc avec une trottinette électrique Le Figaro
    https://www.lefigaro.fr/faits-divers/a-nice-un-petit-ukrainien-tue-dans-un-choc-avec-une-trottinette-electrique-

    Le petit garçon, âgé de 5 ans, traversait avec sa mère la Promenade des Anglais à Nice à un passage piéton mercredi lorsque l’accident a eu lieu.

    Un petit garçon ukrainien réfugié en France est mort jeudi 30 juin à Nice après avoir été heurté par une trottinette électrique qui roulait à vitesse excessive, a-t-on appris de source policière, confirmant une information de Nice-Matin.


    La victime, âgée de 5 ans, traversait avec sa mère la Promenade des Anglais à Nice à un passage piéton mercredi lorsque l’accident a eu lieu. Le petit garçon « tenait un sac que tenait aussi sa mère, mais marchait un peu devant elle » , selon la même source, qui ajoute qu’ils étaient « masqués par le mobilier urbain ». Une trottinette conduite par un quadragénaire qui roulait « à une vitesse excessive » selon la police n’a pas pu éviter l’enfant. « Malgré ses blessures et sa chute, le conducteur de la trottinette s’est tout de suite soucié de l’enfant » , a expliqué la même source.

    Des engins « débridés »
    D’après la police niçoise, des accidents impliquant des trottinettes ont lieu de « plus en plus régulièrement, surtout sur la route » . En plus d’être peu visibles, notamment la nuit, les utilisateurs de trottinettes « ne respectent aucun code de la route » , déplore la source policière, ajoutant qu’aujourd’hui beaucoup de ces engins « sont débridés ».

    Sur Twitter, le maire de Nice Christian Estrosi a exprimé son « immense émotion » et son opposition aux trottinettes en libre-service : « Nous étudions toutes les solutions possibles pour éviter ces drames : feux de circulation sur piste cyclable, arrêté municipal sur espaces piétons... ».

    La famille du petit garçon est arrivée en France au début de l’invasion russe en Ukraine, a indiqué au quotidien régional Nice-Matin Iryna Podyriako, présidente de l’Afuca, l’association franco-ukrainienne Côte d’Azur.

    #Alternatives_à_la_voiture #Ressources #Vie_sans_voiture #sans_voiture #tourisme #Vivre_sans_voiture @carfree #trottinette_électrique #trottinette #bobos

  • Bulldozer contre têtes de pioches : les jardins familiaux de Tourcoing sèment la tourmente Brianne Cousin
    Malgré une pétition qui a recueilli plus de 36 000 signatures, les jardins familiaux de la rue des Martyrs, à Tourcoing, restent inaccessibles depuis septembre 2021. Dans un rétropédalage en règle, la mairie de la ville vient de renoncer à la vente du terrain. Entre guéguerre associative et histoire de gros sous, le sort des 14 000 mètres carrés de parcelles semble pourtant loin d’être scellé.


    En septembre 2021, les jardiniers de la rue des Martyrs ont vu un bulldozer débarquer sur leur terrain. Ils ont été priés de quitter les lieux. Photo : N.K

    « Ça fait 48 ans que je vis ici », raconte Fatma d’une voix calme, enfoncée dans son fauteuil, un mug à la main. Dans sa petite maison, au nord de Tourcoing, flotte une odeur de café chaud. Sur le canapé, un gros chat sommeille. On aperçoit un petit coin d’herbe par la fenêtre, et quelques arbres. « Ce sont des figuiers, sourit-t-elle, pas peu fière. J’ai aussi un abricotier et un noyer ! »
    Lorsqu’elle a emménagé avec son mari Slimane, il y a 48 ans, « c’était la campagne. Il y avait des champs de pommes de terres, de betteraves, de maïs. On avait deux fermes près de chez nous. Et c’est tout. » Puis, la promenade de Flandres et sa flopée de magasins ont débarqué au coin de sa rue, en 2017. « Ça nous a fait un coup, on ne pouvait rien y faire ! Avant, on avait la nature, aujourd’hui, on a Kiabi et Leroy Merlin ». Seule consolation pour Fatma et Slimane, les jardins familiaux de la rue des Martyrs, situés juste en face de leur maison. « Mon mari a eu un jardin pendant 30 ans, se remémore-t-elle, avec nostalgie. C’est le patrimoine du quartier. » 
     
    Quand nous rencontrons Fatma, en janvier 2022, les 14 000 mètres carrés de jardins familiaux de la rue des Martyrs sont inaccessibles. Un gros cadenas et de larges chaînes enserrent l’entrée.Certains en ont profité pour jeter leurs déchets par-dessus les grilles. Un matelas a pris possession d’une parcelle de terrain et gît, inerte, sous la pluie.

    Quelques mois plus tôt, début septembre 2021, Fatma et la cinquantaine de jardiniers amateurs qui cultivaient des légumes rue des Martyrs ont assisté, impuissants, à l’arrivée d’un bulldozer. Les grilles ont été scellées ; les habitants priés de quitter les lieux. « Ça faisait bientôt neuf ans que j’avais mes jardins. Au début du mois d’août, on a appris qu’on devait partir », se désole Cathy Vandamme, ancienne jardinière. « C’est vraiment dégueulasse !, renchérit son compagnon Guy Lemaire. Ils nous ont vraiment pris de court ! Ils nous ont virés comme des malpropres… » À l’origine de l’expulsion : un conflit vieux de dix ans, où s’entremêlent guéguerre associative et histoires de gros sous.


    Une cinquantaine de jardiniers amateurs cultivaient fruits et légumes dans les jardins familiaux de la rue des Martyrs. Photo : L.K

    La suite en activant le mode lecture de Firefox  : https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2022/03/11/bulldozer-contre-tetes-de-pioches-les-jardins-familiaux-de-tourcoing-seme

    #Tourcoing #jardins_familiaux #associations #jardin #écologie #agriculture #france #jardinage #potager #urbanisme #agriculture_urbaine

    • #Lille Bois-Blancs : 400 familles de la cité des Aviateurs de nouveau poussées au départ Brianne Cousin
      Le documentaire Derrière les arbres donne la parole aux habitants de la cité des Aviateurs, implantée dans le quartier de Bois-Blancs, à Lille. Transportées depuis Saint-Sauveur dans les années 1960, 400 familles sont de nouveau poussées à l’exode par un vaste programme de renouvellement urbain.

      « C’est un quartier vachement vivant, convivial. » Brigitte Sulkowski habite la cité des Aviateurs, à Bois-Blancs, dans l’ouest lillois, depuis 1963. En décembre 2019, quelques jours avant Noël, elle apprend que son logement va être détruit. « On a tous nos souvenirs dans ce quartier. C’est une île dans Lille », confie-t-elle quelques mois plus tard. Ce coup de massue affecte aussi Fatima El Mizmizi, François Coliche ou encore Myriam Tigroudja, tous habitants du même quartier, qui ont accepté de livrer leur témoignage dans le documentaire Derrière les arbres https://auxboisblancs.fr/derriere-les-arbres , co-réalisé par Marc Duport et Christophe Giffard et diffusé mardi 8 mars au cinéma l’Univers, à Lille.


      Portrait d’une résidente de la cité des Aviateurs, dans le quartier Bois-Blancs, à Lille. Photo : Guillaume Cortade

      « Ce qui m’a donné envie de faire ce documentaire, ce sont les mots de Martine Aubry dans “Martine Aubry, la dame de Lille”www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/58548_1 , explique Marc Duport. C’est une réponse du peuple à la maire de la ville. » Dans cet autre documentaire, dont un extrait est d’ailleurs repris dans Derrière les arbres, la maire de Lille s’exprime sur la transformation du quartier de Bois-Blancs après l’implantation de l’incubateur de start-ups EuraTechnologies, en 2009 : « Il reste un micro-quartier qui pose problème, c’est le quartier des Aviateurs, un quartier d’habitat social. Et donc nous avons acquis le bout de cette presqu’île avec un promoteur social, et on va refaire du privé dans ce qui est aujourd’hui uniquement social. »

      « On fait tâche avec EuraTechnologies »
      Les 352 logements de la cité des Aviateurs ont vu le jour en 1960, pour reloger les habitants des anciennes courées de Saint-Sauveur, devenues insalubres. À l’époque, le quartier de Bois-Blancs abrite des ouvriers d’anciennes filatures — fermées depuis. Aujourd’hui, les habitants du quartier vivent la même histoire. « Tous les bâtiments des Aviateurs qui ne seront pas déconstruits feront l’objet d’une rénovation complète. L’ensemble des locataires actuels seront relogés avant le démarrage des travaux », explique la Métropole européenne de Lille (MEL) dans son dossier de concertation https://participation.lillemetropole.fr/uploads/decidim/attachment/file/1320/220308_Dossier_concertation-VERSION_COMPLETE.pdf . Soit 387 familles, selon les réalisateurs du documentaire.
      Demain, . . . . .


      Vue d’une rue entre deux barres HLM de la cité des Aviateurs, à Bois-Blancs (Lille). Photo : Guillaume Cortade

      La suite en activant le mode lecture de Firefox  : https://www.mediacites.fr/mediacites-a-vu-pour-vous/lille/2022/03/09/bois-blancs-400-familles-de-la-cite-des-aviateurs-de-nouveau-poussees-a-l

      #logement #inégalités #gentrification #urbanisme #expulsion #france #racisme #bobos #ps #lille #martine_aubry #MEL

    • Condamnation à l’unanimité pour le nouveau Palais de Justice de Lille Jacques Trentesaux
      Magistrats, avocats, greffiers crient à la catastrophe lorsqu’ils évoquent le futur bâtiment du tribunal judiciaire de Lille. En pointe dans ce combat, la bâtonnière du Barreau de Lille, Marie-Christine Dutat, nous explique les raisons de cette fronde.


      Marie-Christine Dutat, bâtonnière de l’Ordre des avocats de Lille, est vent debout contre le nouveau Palais de Justice. Image : OMA / ArtefactoryLab
      Les protestations prennent une ampleur inédite à propos du nouveau Palais de justice qui doit être construit à la lisière entre Lille et La Madeleine. Celles-ci sont sont très anciennes, mais on a l’impression que rien ne bouge alors que les travaux doivent normalement débuter en mai.
      Ce n’est pas qu’une impression ! En 2017, déjà, une pétition circulait pour critiquer le sous-dimensionnement du bâtiment. On nous avait alors promis une concertation mais rien n’est venu jusqu’en 2021. Et puis, on s’est aperçu qu’en plus du problème de la trop petite taille, le bâtiment prévoyait une séparation entre les magistrats et les justiciables. Ces derniers seraient reçus dans des salles d’audience partagées et anonymes. Ceci déshumanise la justice. Tous les professionnels de justice sont unis pour s’opposer au nouveau Palais de justice tel qu’il a été conçu. 

      Comment expliquer cette inadéquation architecturale ?
      Le souci est qu’on donne aux architectes le soin de concevoir des bâtiments alors qu’ils ne connaissent pas la réalité de nos métiers. Il y a aussi une recherche d’économies : le nouveau bâtiment prévoit par exemple 60 postes de magistrats supplémentaires, alors qu’on sait qu’il en manque beaucoup plus . Pour ce qui est des avocats, on nous a tout d’abord attribué 80 m2, puis 110 m2, alors qu’on dispose de 395 m2 aujourd’hui… C’est nettement insuffisant, ne serait-ce que parce que nous jouons un rôle d’auxiliaires de justice en tenant des permanences gratuites d’accès au droit. 
       


      Vue extérieure du nouveau Palais de justice de Lille. Image : OMA / ArtefactoryLab

      Pourtant, le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, est avocat. Il devrait être sensible aux conditions de travail de ses pairs…
      Je l’ai eu au téléphone et il nous a accordé 30 m2 de plus. Cela montre un degré de sensibilité très relat
      . . . . .

      La suite en activant le mode lecture de Firefox : https://www.mediacites.fr/interview/lille/2022/03/10/condamnation-a-lunanimite-pour-le-nouveau-palais-de-justice-de-lille

      #privatisation de la #justice en cours #travaux_inutiles #gaspillages #des_grands_projets..._inutiles_ #france

  • Quelques #films autour de la question de la #gentrification, tirés de ce programme de projections de la Ciguë à Genève (coopérative d’habitation en Suisse) :


    https://twitter.com/coopcigue/status/1165977276472860672
    #urban_matter #villes #géographie_urbaine

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    Gentrification : à qui la faute ?

    La faute aux #bobos et à leur goût pour les quartiers « typiques » bien entendu. C’est en tout cas ce qu’on lit beaucoup ça et là. Pour lever le voile sur tous les autres facteurs qui expliquent la gentrification parfois brutale de certains endroits, Usul et Cotentin ont dégoté un quartier de #Lyon en cours de gentrification, la #Guillotière. Qui gentrifie ? Pourquoi ? Comment ? Trois urbanistes essayent de répondre à ces questions auxquelles on apporte parfois des réponses un peu courtes.

    https://www.youtube.com/watch?v=_2tZliXY0AA


    #France #Lyon

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    #GOOD_WHITE_PEOPLE : A Short Film About Gentrification

    In the Spring of 2001, the African-American community of #Over-the-Rhine in downtown #Cincinnati arose in protest after unarmed 19-year-old, Timothy Thomas, was killed by a white officer named Steven Roach. In the years following, in order to allure prospective residents, Over-the-Rhine was swept into a new narrative of safety and whiteness by the creation of an arts and brewery district for the creative class. While it’s “dangerous and inconvenient” Black history is revitalized from existence, property values rise with presence of police, tax abatements, and zoning amendments to serve and protect those properties.

    Filmed during the peak of Over-the-Rhine’s urban renewal, GOOD WHITE PEOPLE follows the story of Reginald Stroud who runs a karate school and candy store in the storefronts beneath the apartment he and his family have called home for over 10 years. When a for-profit developer purchases the building they rent, Reginald and his family are told they must vacate the building and are given only 45 days to find a new home and relocate their businesses while their neighborhood makes way for start-up incubators, yoga studios, and luxury condominiums.

    Formerly a target of the policies created by the War On Drugs, Cincinnati’s inner-city is now the target of urban development corporations as its black population declines. GOOD WHITE PEOPLE hopes to start a conversation about the use of coded terminology like urban renewal, revitalization, and urban renaissance, and explore how these words help to trivialize and disguise the commercial practice of white supremacy, neocolonialism, and the economic othering of low-income residents.

    https://www.youtube.com/watch?v=xdUsZaJ80zI


    #court-métrage #USA

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    There Goes the Neighbourhood : Gentrification as Class Warfare

    In cities across the world, established urban environments are being transformed according to the dictates of capital. Gentrification is destroying the social fabric of working-class and racialized districts, displacing long-standing residents in order to make way for a new class of upwardly-mobile, and often white professionals – who often view the rich local histories of the spaces they move into as nothing more than kitschy branding appeal. The culture clash that emerges between established community members and these new arrivals is often viewed as the front-line of struggles around gentrification; a quarrel between patrons of a locally-owned roti shop, and those of a new craft beer pub; or a battle between #NIMBY condo-dwellers and the beneficiaries of a local social service agency.

    But while this tension is certainly real, it is only the tip of the iceberg. Gentrification is a systematic process, facilitated by state, regional and local governments and bankrolled by massive financial institutions managing multi-billion dollar portfolios. It is class war playing out in physical space, with all the complexities and contradictions that entails.

    In this month’s episode of Trouble, the first in a two-part series, sub.Media examines gentrification as a process of capitalist urban development, by taking a closer look at how it is playing out in three mega-cities: #Toronto, #New_Orleans and #Istanbul.

    Le trailer : https://www.youtube.com/watch?v=EW-P-dRmt4s

    #documentaire

  • À lire un extrait de Les bobos n’existent pas
    http://www.contretemps.eu/les-bobos-nexistent-pas

    L’irruption de la catégorie des « bobos » dans le champ médiatique français au cours des années 2000 et 2001 a d’ores et déjà été documentée de manière précise (de La Porte, 2006). C’est dans les colonnes de Courrier international qu’elle fait son apparition en juin 2000, à l’occasion d’un compte rendu du livre publié par David Brooks aux États-Unis (Yardley, 2000). Un mois plus tard, c’est surtout l’article « L’été de tous les bobos » d’Annick Rivoire, paru dans la rubrique « Tendance mode de vie » de Libération, qui représente le point de départ du succès de la catégorie. Dans cet article, que Brooks n’aurait pas renié tant il relève du patchwork, les bobos à la sauce française sont dépeints en jouant sur le grand écart supposé définir leur identité en matière de pratiques sociales : Source : (...)

  • Des générations de gentrifieurs
    http://www.laviedesidees.fr/Des-generations-de-gentrifieurs.html

    À partir d’une enquête menée dans deux quartiers gentrifiés, les Pentes de la Croix-Rousse et le Bas-Montreuil, Anaïs Collet déconstruit la catégorie de « bobos » et contribue à l’analyse des recompositions des #classes_moyennes et supérieures.

    #Recensions

    / #ville, classes moyennes, #gentrification

    • Depuis son apparition en 2000 sous la plume de David Brooks [1], le terme de « bobos » a connu un succès certain. Dans son livre Rester bourgeois, la sociologue Anaïs Collet souligne le caractère flou et variable de sa signification, et lui préfère la catégorie de « #gentrifieurs » regroupant les habitants de classes moyennes-supérieures résidant dans d’anciens #quartiers_populaires en pleine revalorisation. Son livre se situe dans la lignée des travaux de #sociologie_urbaine des années 1970-80 [2] qui ont mis en évidence que des quartiers populaires anciens ont permis aux « nouvelles couches moyennes salariées » de l’époque (enseignants, chercheurs, formateurs, journalistes, cadres de la fonction publique et autres jeunes diplômés se trouvant dans des positions d’expertise, de conseil, ou de mise en œuvre des politiques publiques) de se rassembler autour d’un modèle culturel critique et militant, et de constituer ce que certains ont appelé la « classe d’alternative » [3]. À partir de l’étude de « gentrifieurs » plus récents et dans une démarche inspirée des travaux de Pierre Bourdieu, Anaïs Collet pose la question des transformations qui ont affecté, depuis une trentaine d’années, la région de l’espace social située à la frontière des classes moyennes et des classes supérieures, dont les membres sont dotés en #capital_culturel plus qu’économique et se caractérisent par des valeurs plutôt progressistes. L’ouvrage vise deux objectifs : d’une part, contribuer à décrire la variété des « gentrifieurs » et, d’autre part, analyser leur « travail » (p. 31) sur les lieux, c’est-à-dire les manières dont ils agissent sur leur logement et leur quartier pour le transformer et se l’approprier.

      L’auteure a choisi de centrer son étude sur deux quartiers : les Pentes de la Croix-Rousse à Lyon, lieu de révoltes ouvrières au XIXe siècle et investi par des intellectuels et des militants dans les années 1960, et le Bas-Montreuil, quartier plus populaire de la région parisienne, qui a connu un afflux de ménages #diplômés dans les années 1980 et surtout au début des années 2000. Entre 2005 et 2007, Anaïs Collet a mené une enquête par entretiens auprès d’une cinquantaine de ménages ayant participé à la « gentrification » de ces deux quartiers et appartenant à des générations différentes. Elle mobilise aussi, de manière plus ponctuelle, des données statistiques issues de recensements de l’Insee de 1968 à 2006 à l’échelle infracommunale et les bases de données notariales sur les transactions immobilières ayant été conclues dans les deux quartiers étudiés. Son enquête dans le Bas-Montreuil, qui a pris une dimension plus ethnographique que sur les Pentes de la Croix-Rousse, occupe une place plus importante dans l’ouvrage.

  • Usul. Les #Bobos : tentative d’autocritique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080118/usul-les-bobos-tentative-d-autocritique

    Peut-on encore sauver les bobos ? Nos spécialistes en bobologie Usul et Cotentin relèvent le défi, en se confrontant à de nombreuses questions. Qui sont-ils ? Qui les détestent et pourquoi ? Qu’ont-ils donc fait de travers pour devenir la cible de tant de critiques ?

    #France #bourgeois #classes_populaires #François_Ruffin #gauche #La_France_insoumise #Marine_Le_Pen #Nicolas_Sarkozy #parti_socialiste #social-démocratie

  • https://offensivesonore.blogspot.fr/2018/01/egologie-ecologie-individualisme-et.html

    [O-S] Egologie : Écologie, individualisme et course au bonheur

    Emission du 5 janvier 2018, deuxième partie de l’entretien avec Aude Vidal cette fois pour son livre ’Egologie’. "Développement personnel, habitats groupés, jardins partagés... : face au désastre capitaliste, l’écologie se présente comme une réponse globale et positive, un changement de rapport au monde appuyé par des gestes au quotidien. Comme dans la fable du colibri, « chacun fait sa part ». Mais en considérant la société comme un agrégat d’individus, et le changement social comme une somme de gestes individuels, cette vision de l’écologie ne succombe-t-elle pas à la logique libérale dominante, signant le triomphe de l’individualisme ? "

    #écologie #ego #individualisme #aude_vidal #bio #audio #radio #offensive_sonore #écologie #bonheur #bien-être #colibri #bobos #petite_bourgeoisie #libéralisme #greenwashing #militants

  • « Excepté dans les fantasmes des politiciens de droite, le "bobo" ne vit pas dans un loft luxueux à Paris mais souvent en banlieue, il vient plutôt d’un milieu modeste et exerce une profession (graphiste, illustrateur, musicien…) dont il semble acquis qu’elle n’appelle pas de rémunération – ou alors, symbolique. »

    http://www.liberation.fr/debats/2016/04/25/et-si-on-fichait-la-paix-aux-bobos_1448566

    #bobos #Front_de_Libération_des_Bobos

  • [l’idéologie dominante est celle de la classe dominante]Homosexualité des #bobos, #homophobie des prolos ?
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/10/20/lideologie-dominante-est-celle-de-la-classe-dominantehom

    Crédit Photo : Dans la manifestation du 16 décembre 2012 à Paris. Photothèque rouge/JMB. Par Gaël Klement Sous un intitulé volontairement provocateur, cet article a pour objectif de déconstruire une série de #préjugés tenaces, y compris dans les milieux militants, en mettant … Continue reading →

    #ANTIFASCISME #CAPITALISME #FEMINISME #LUTTES #bourgeoisie #classe_populaire #classe_sociale #homosexualité #militant

  • [l’idéologie dominante est celle de la classe dominante]Homosexualité des #bobos, #homophobie des prolos ?
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/10/20/lideologie-dominante-est-celle-de-la-classe-dominantehom

    Crédit Photo : Dans la manifestation du 16 décembre 2012 à Paris. Photothèque rouge/JMB. Par Gaël Klement Sous un intitulé volontairement provocateur, cet article a pour objectif de déconstruire une série de #préjugés tenaces, y compris dans les milieux militants, en mettant … Continue reading →

    #ANTIFASCISME #CAPITALISME #FEMINISME #LUTTES #bourgeoisie #classe_populaire #classe_sociale #homosexualité #militant

  • Au Népal, les sherpas menacent de ne plus gravir l’Everest - France Info
    http://www.franceinfo.fr/monde/au-nepal-les-sherpas-menacent-de-ne-plus-gravir-l-everest-1393245-2014-04

    Les sherpas, du nom d’un groupe ethnique, sont connus pour leur aptitude aux métiers de la montagne. Leur rôle est d’accompagner les touristes en haut du sommet situé à 8.848 mètres. Ce sont eux qui transportent le matériel et l’approvisionnement et qui ouvrent la voie.

    Cet accident a tragiquement mis en lumière les risques pris par ces hommes et la précarité de leur situation.

    #bobos_de_l'Everest vous tuez des gens et vous nous faites chier !

  • Les bobos

    http://www.slate.fr/story/78698/les-bobos

    Plus surprenant, le classement des personnalités va à l’encontre de certaines idées reçues. Certes, Jean-Pierre Pernault n’est perçu comme bobo que par 22% des répondants, mais ce qui est plus intéressant, c’est que Jack Lang truste la catégorie des responsables politiques bobos (46% le considèrent comme tel), quand Bernard Henri-Levy arrive en tête du classement des personnalités avec 46% de gens qui l’associent à un bobo (hors politique).

    De purs produits bobos, contemporains de l’éclosion du terme, comme Lou Doillon, Zaz, Bénabar ou Vincent Delerm n’arrivent que bien plus bas. De même, on peut s’étonner de retrouver Sartre avant Houellebecq ou la musique électronique enterrée par Le Nouvel Obs (20%, deuxième derrière l’art contemporain) dans les références culturelles associées à nos bobos.

    Les Français semblent donc être restés attachés à la notion de « gauche caviar », une sorte d’ancêtre du bobo utilisée pour décrire l’élite intellectuelle et politique des années 1980 proche du mitterrandisme, une génération à laquelle appartiennent BHL et Jack Lang –ils en sont emblématiques– mais pas vraiment Zaz !

    Il ne faut pas chercher plus loin l’amalgame, et même le contresens de Nicolas Sarkozy qui, candidat en 2012 à sa réélection, se met à fustiger les « bobos du boulevard Saint-Germain ». Le président sortant avait ensuite ciblé « tous ceux qui donnent des leçons, la gauche caviar, la gauche morale qui habite boulevard Saint-Germain, qui met ses enfants dans des écoles privées ». On voit que le glissement d’un terme vers l’autre est devenu un classique de la droite française. Ces « bobos »-là lui donnaient pourtant une écrasante majorité de 45,1% au premier tour !

  • Les bobos ont-ils eu la peau du Festival d’Avignon

    http://www.marianne.net/Les-bobos-ont-ils-eu-sa-peau_a230119.html

    Il sera l’une des attractions de cette 67e édition du Festival d’Avignon. Dieudonné Niangouna, 37 ans, est né à Brazzaville dans le Congo d’avant-guerre, petit pays de 3 millions d’habitants qui a vu fleurir nombre d’artistes africains. Avec Stanislas Nordey, il est l’un des deux artistes associés du festival officiel, le « in », comme on dit, à croire que le « off », qui rassemble l’essentiel du public, est un morceau de second choix.

    Ainsi va la vie de la cité des Papes, où se perpétuent des frontières d’un autre temps. Ce rendez-vous ne se résume pourtant pas aux jugements définitifs de bobos parisiens qui ne jurent que par la sélection officielle et jettent un œil condescendant sur tous les artistes drainés par le « off », sans lesquels Avignon ne serait qu’une caricature.

    Dieudonné Niangouna, lui, n’entre pas dans ces querelles picrocholines. L’homme est de taille moyenne. Son visage où éclatent des yeux rieurs est orné d’une barbiche. D’une voix de stentor, il parle par scansion, un peu comme les chanteurs de rap. Il déteste par-dessus tout qu’on dise de sa venue au festival qu’elle constitue une « ouverture à l’Afrique ». Il se veut artiste, et accessoirement africain. Directeur artistique de la compagnie Les Bruits de la rue, créée en 1997 à Brazzaville, il est adepte d’« un théâtre de l’urgence, un théâtre qui donne à voir, en rupture avec la sensibilité psychologique et narrative ». En 2007, dans un article publié par le Monde, il écrivait de son pays natal : « Sur ce fumier, celui du sous-développement, je fais pousser mes fleurs. »

  • Je ramasse des trucs épars et sans doute déjà recensés, pour penser #fascisme #violence #révolte

    Rejeter les Roms permet de « faire exister les frontières »
    http://www.mediapart.fr/journal/france/090713/rejeter-les-roms-permet-de-faire-exister-les-frontieres?onglet=full via @isskein

    Les ethnies n’existent plus nulle part comme formes d’organisation sociale, économique, culturelle ou cultuelle autonome comme elles ont pu l’être au moment où ce terme a été créé. Ce qui existe aujourd’hui ce sont des identités ethniques dans des contextes complexes, de plus en plus individualisés. Les gens se déplacent, la #migration est généralisée, tous les endroits du monde sont connectables. C’est à ce moment, paradoxalement, que l’#identité ethnique est instrumentalisée.

    (où j’apprend que Roms ont été expulsés à Deuil la barre le 9 juillet)

    Roms sous le coup de #vidéosurveillance à Marseille :
    http://www.marsactu.fr/societe/a-marseille-des-cameras-ciblent-roms-et-gens-du-voyage-31653.html

    Dans le même temps, un rapport dénonce la politique du #chiffre dans la #police française ces six dernières années
    http://www.franceinfo.fr/politique/un-rapport-denonce-la-politique-du-chiffre-dans-la-police-francaise-10653
    http://seenthis.net/messages/155559
    http://seenthis.net/messages/155980

    ***

    Article11 - Clément Méric, mort pour ses #idées dans un monde sans idées - Serge Quadruppani et Odile Henry
    http://www.article11.info/?Clement-Meric-mort-pour-ses-idees via @baroug via @mona

    Derrière les discours comme celui de Pierre Carles, on perçoit la vulgate anti-#bobos et anti-#classes_moyennes qui a tant brouillé la compréhension des mouvements sociaux au niveau mondial. Il y a cette absence d’idée selon laquelle plus on est dominé, et plus on a ontologiquement raison. En réalité, les dominés ont raison – et ont quelque chance de faire partager leurs raisons à beaucoup de monde - quand ils se révoltent contre la domination. Mais quand ils persécutent d’autres dominés, et participent ainsi au maintien de la domination, ce sont des ennemis qui doivent être traités comme tels.

    Une vision pernicieuse du monde social et de ses divisions (Sylvie Tissot)
    http://www.humanite.fr/tribunes/une-vision-pernicieuse-du-monde-social-et-de-ses-d-544270

    Eloge de la classe extrême
    http://quadruppani.blogspot.fr/2013/06/eloge-de-la-classe-extreme.html

  • Comment la critique des « bobos » est passée à droite - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Comment-la-critique-des-bobos-est

    Rien n’est mieux partagé que le discours anti-bobo. L’ironie ou l’agressivité peuvent varier, mais chacun a un jour, d’un air entendu, utilisé ce mot pour parler d’un quartier, d’un restaurant, d’idées politiques, de modes vestimentaires ou de pratiques alimentaires. Nul besoin d’expliquer le terme, les #bobos c’est les autres – et, pour certains, le nouveau repoussoir, l’incarnation d’un progressisme hypocrite, d’une branchitude désinvolte et indifférente aux vrais problèmes...

  • Comment la critique des « bobos » est passée à droite
    http://lmsi.net/Comment-la-critique-des-bobos-est

    Rien n’est mieux partagé que le discours anti-bobo. L’ironie ou l’agressivité peuvent varier, mais chacun a un jour, d’un air entendu, utilisé ce mot pour parler d’un quartier, d’un restaurant, d’idées politiques, de modes vestimentaires ou de pratiques alimentaires. Nul besoin d’expliquer le terme, les bobos c’est les autres – et, pour certains, le nouveau repoussoir, l’incarnation d’un progressisme hypocrite, d’une branchitude désinvolte et indifférente aux vrais problèmes. Source : Les mots (...)

  • Le programme #Erasmus va être en partie financé par des #prêts_étudiants
    http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2013/06/20/le-programme-erasmus-va-etre-en-partie-finance-par-des-prets-etudiants_34333

    Tandis que le Conseil européen, sous présidence irlandaise, met la dernière main à son budget 2014-2020, les négociations achoppent sur un point mineur en apparence, mais symbolique : la création de prêts garantis par l’Europe pour financer les séjours d’étudiants à l’étranger. Certains craignent que de tels prêts menacent le système des bourses Erasmus, devenu un emblème de l’Europe universitaire.

    Pour parvenir, d’ici à 2020, à l’objectif de 20 % d’étudiants voyageurs, contre 1,5 % aujourd’hui, l’Europe va modifier son système de financement. Et privilégier, face à l’assèchement des finances publiques, un système de prêts garantis. Le dispositif s’adresserait aux étudiants en master, qui pourraient emprunter jusqu’à 12 000 euros pour un an et 18 000 euros pour deux ans.

    Le principe du prêt est acquis. Tout le débat porte sur l’ampleur du fonds de garantie, nécessairement prélevé sur des budgets existants : « Il existe un risque réel de voir ce mécanisme remplacer les systèmes de bourses dans certains Etats, comme en France, ou de déstabiliser des systèmes de garantie efficaces déjà mis en place dans d’autres, comme au Danemark ou en Finlande », alerte un groupe de députés européens socialistes et écologistes.

  • Découvrons la vie merveilleuse des #winners | The Socialite FamilyThe Socialite Family
    http://www.thesocialitefamily.com

    Les vieilles valeurs reviennent en force et celles de la famille en particulier. Jeunes parents, nous avons tous pour mission de transmettre une éducation juste et sincère à nos enfants. Sans pour autant oublier d’enseigner le goût des jolies choses, comme tout bon épicurien qui se respecte.

    #photo #indécence

  • Devoir d’insolence : nique les bobos | Ragemag
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=403

    Un animateur de radio faisait récemment remarquer que les Français était le seul peuple à s’être donné un surnom péjoratif : franchouillard. On ne sait si le fait est vrai, il n’en reste pas moins que l’auto-dénigrement est un trait national de plus en plus accusé. Allez, dites-le, faites un effort, poussez, poussez : "J’ai hoooooonte de la France". Bravo. Bel étron. Il en est tant qui, se pliant au conformisme dominant, préfèrent avoir honte de leur pays qui n’en peut mais, plutôt que d’eux-mêmes. Ce qui serait plus pertinent. Voici un Belge qui n’a pas honte des Français ni de la France, et qui explique pourquoi, en termes posés et articulés. * Devoir d’insolence : nique les bobos Source : http://ragemag.fr/devoir-insolence-... Publié le 11 décembre 2012 | par Galaad Wilgos Le ronflant hebdomadaire de la rebellitude conforme et satisfaite, le dénommé Inrocks, vient de récemment publier une pétition en faveur de Saïd Bouamama et Saïdou de ZEP. Ces derniers ont été attaqués en justice par l’AGRIF, une association d’extrême-droite bornée par un horizon antiraciste assez loufoque qui consiste à attaquer uniquement le racisme anti-blanc ou la « christianophobie ». Ayant déjà perdu plus de cinq procès contre Charlie Hebdo, elle n’en démord néanmoins pas. En cause dans ce cas-ci, une chanson, au titre très fin au demeurant (Nique la France), et au délicat refrain qui suit : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes (...)

    #Service_compris

    • À faire du copier-coller rapidement, on se plante (sévère). Que PMO reprenne Ragemag, complaisant avec l’extrême droite de manière récurrente, c’est déjà franchement limite (mais tout le monde peut ne pas suivre ce qu’il s’y publie, ok), mais alors ce papier ? L’article de Basile Lemaire des Inrocks qui suscite l’ire du rédacteur n’en méritait certainement pas tant (je précise le lien vu qu’il ne figure même pas dans la page de PMO ! - il n’y est pas non plus, étrangement, sur l’article d’origine de Ragemag, alors qu’il renvoie à une quinzaine d’autres pages) :
      http://www.lesinrocks.com/2012/11/28/actualite/nique-la-france-un-rappeur-et-un-sociologue-poursuivis-par-une-associati

      Nique la France incarne une expression populaire, spontanée et politique. Qu’on le veuille ou non, elle existe et on l’entend tous les jours dans les quartiers, alors pourquoi ne pas en faire une chanson ?” Saïd Bouamama complète : “Nous voulions comprendre ce que les jeunes veulent dire à travers cette expression. Et ce qu’ils expriment, c’est le sentiment d’être méprisés et insultés. Derrière, (…) il y a une demande d’égalité.”

      La pétition :
      http://petition.lesinrocks.com/devoirdinsolence

      Cette pétition, ou taper sur Les Inrocks à travers une pseudo critique des médias, ou sur cette figure si pratique pour la droite du « bobo », c’est une nouvelle occasion pour Ragemag de dérouler son attaque de l’antiracisme et son patriotisme puant. Le meilleur moment c’est quand l’auteur renvoie le FN et les Inrocks dos à dos :

      Néanmoins, rappelons tout d’abord qu’il est hors de question de s’allier ne serait-ce que temporairement avec les raclures puantes des bidets inondés de l’extrême-droite. (…) Ils confondent patriotisme et nationalisme, on y reviendra. Cela étant dit, il est tout aussi impossible de rester stoïque devant cette catastrophe ambulante de magazine que l’on nomme Inrocks qui, loin de simplement défendre la liberté d’expression, poursuit un agenda idéologique.

      Allez, écoutons donc pour voir cette « chanson rythmée par la haine » (le premier intertitre sur la page de PMO) :
      http://www.dailymotion.com/video/xc08wd_zep-nique-la-france_music

      #antifrance ;)

    • « A force de la niquer, la France, on finira par l’aimer ».
      Le style pamphlétaire est réducteur. Opposer la France des beaufs à la France des bobos est vain. C’est le pouvoir qu’il faut niquer, et pas son pays.
      Ceci dit, le clip me fait rire. Va savoir pourquoi. Sûrement à cause de mon rapport conflictuel à toute autorité.

    • @sombre : « son pays » ? La chanson de ZEP est une critique du racisme d’État partagé (en 2010 au moment de sa sortie) par une large partie de la population (maintenant tout va bien).
      http://www.maxilyrics.com/z.e.p.-nique-la-france-lyrics-8742.html
      Pour aller plus loin, y’a un entretien intéressant sur LMSI :
      http://lmsi.net/Expression-populaire

      Entre les prises de son de manifestation pour la régularisation des sans-papiers, l’accordéon et la mandole, ZEP s’installe au cœur d’un héritage de luttes de classe anti-coloniales. De l’émouvant et rageant poème de Mahmoud Darwich – Inscris ! Je suis arabe – aux magnifiques Palestine, Nique la France et La gueule du patrimoine, ZEP nous fait danser tout en rappelant constamment la nécessité de se battre contre un monde en crise qui réactualise sans cesse les discours racistes et l’idéologie coloniale.

      Ou l’entretien publié en 2009 dans Mouvements qui revient sur le sifflement de la Marseillaise (qui a inspiré la chanson Nique la France) :
      http://www.mouvements.info/Les-bronzes-font-du-ch-ti.html

      Ce qui est sifflé, c’est donc ce que cet hymne véhicule. Alors moi, même si je ne suis pas spécialement porté sur tout ce qui est nation, frontière, hymne, je me demande : pourquoi ne pas changer d’hymne ? Pourquoi ne pas prendre un hymne moins équivoque, qui ne porte pas toute cette histoire de violences faites aux colonisés ? Par exemple, Mouss et Hakim ont chanté le Chant des Partisans, un chant majeur de l’histoire de France, le chant des résistants… Personne ne les a sifflés ! Au contraire, ils étaient applaudis par les jeunes des quartiers. Tu sens bien que cet hymne, la Marseillaise, colle bien à cette France réactionnaire, celle de la droite dure… Et c’est pour ça qu’elle est sifflée.

      Mais il serait plus intéressant de décortiquer l’article de Ragemag pour voir en quoi il pose fondamentalement problème, et quelle est l’idéologie (proche d’Égalité & Réconciliation ?) qui est en train de se diffuser dans la gauche radicale.

    • proche d’Égalité & Réconciliation ?

      J’en ai pas eu l’impression pour l’instant en ayant lu un certain nombre d’article du site.

      Les références : Jean-Claude Michéa en premier lieu, Orwell, Lasch, Weil, etc ensuite. Ceux qui se réclament du socialisme ouvrier (non scientifique).

      Une des introductions du magazine disait :

      La pensée de Jean-Claude Michéa, ainsi que celle de ses auteurs fétiches, George Orwell et Christopher Lasch, constituent le fondement intellectuel de notre magazine. Jean-Claude Michéa a accepté que Ragemag publie quelques extraits d’un texte inédit en France, écrit par lui en janvier 2012 pour présenter sa pensée au grand public espagnol, dans les colonnes du journal El Confidantial.

      http://ragemag.fr/liberalisme-et-decence-ordinaire

      On notera qu’Alain Soral a très rapidement essayé de récupérer la pensée de Michéa, comme il avait essayé de récupérer la pensée de Michel Clouscard (http://seenthis.net/messages/98315). Les deux s’en sont toujours très explicitement détaché.

      Comparer Michéa, proche de Coline Serrau, de Serge Latouche, du MAUSS, etc, à un penseur d’extrême-droite... hum. Un peu lol. Moi-même j’ai un certain nombre de critiques et de remarques ou incohérences à formuler sur ses livres, mais je ne vois pas le rapport avec l’extrême droite.

      Orwell lui-même a théorisé un certain nombre de choses sur le patriotisme populaire : c’était un immonde fasciste patriote puant ? Faut peut-être lire un peu plus en détail avant de faire de l’anti-fascisme de bas étage.

    • Non mais arrêtez quoi, vous avez de la merde dans les yeux et vous ne voyez alors que ce qui pue ?

      J’ai lu les trois articles et les quelques rares (en plus) commentaires qui sont en dessous, et je ne vois toujours pas le rapport. Qu’ils ne soient pas libertaires, ça se voit bien. Mais ils ont le droit d’être républicains, ou patriotes, ou je sais pas quoi, sans se faire traiter de facho-puant-d’extrême-droite.

      Tu vas sur n’importe quel journal de droite ou de gauche (libé, le monde, figaro, etc) et t’as des commentaires merdiques aussi. Mais là en plus dans les 3 liens cités ya... même pas de commentaires « fachos » (lol). Ya même Koma de la Scred Connexion qui intervient ! (un rappeur indépendant connu).

      Je ne connaissais même pas ce magazine avant que @ari fasse ses remarques, ce n’est que là que j’ai fouillé un peu la ligne éditoriale et son contenu. Et je vois toujours pas de preuve de complaisance « avec l’extrême droite ». De décomplaisance avec la gauche ça oui...

    • Bon on arrête de se chamailler, là ? On se croirait à l’UMP (sauf qu’eux, ils ont un dieu commun à adorer : le fric). Alors que nous, on ne voit que ce qui nous divise. C’est pas gagné, hein !
      Ceci dit, je suis comme @rastapopoulos, pas de quoi fouetter un curé (enfin on peut les fouetter même sans raison) dans tout ce que j’ai lu.

    • @thibnton : gauche anti mondialiste et populiste plutôt, non ?

      La droite respectable, c’est celle de Dupont-Aignan, mais elle est presque inexistante. Contrainte, par la mondialisation, à choisir entre le conservatisme et l’argent, la droite a très majoritairement choisi l’argent.

      ou aussi :

      Jean-Luc Mélenchon est dans cette ambiguïté, cette incapacité à se défaire de son habitus « de gauche » pour devenir véritablement socialiste. Sur l’Europe, sur l’euro, sur le peuple, sur les électeurs FN, sur toutes ces problématiques qui pourraient faire du Front de Gauche une véritable alternative socialiste, il bute sur des réflexes bourgeois, « de gauche ». Le gauchisme obtus a un véritable catéchisme, un credo, ils tombent en adoration devant la relique de leurs Saints : « L’Europe, c’est la paix ».

      Sinon, j’ai eu une impression de question toute faite dans ce passage (ou alors A. Scheuer a un grand talent de répartie) :

      Aimeriez-vous entrer au Siècle ?

      Oui, avec un lance-flamme, j’adore les petits-fours.

    • Si pas d’extrême-droite, Ragemag est réactionnaire. Pour moi, c’est déjà trop, dans un contexte où le retour de la réaction, contre révolutionnaire ou pas - il y a plusieurs tendances - fait son chemin, de partout, en se parant du masque de l’irrévérance, de l’ironie, de l’idiosyncrasie. Ils se disent muselés, mais ils sont partout.

    • Entre nous soit dit, c’est donner bien de l’importance à un phénomène qui ne préoccupe pas grand monde (sauf ragemacreac apparemment). Quant à la réaction ou autre contre-révolution (révolution ? mais laquelle ?), elles n’ont pas besoin de Ragemag pour prospérer.
      Ragemag me fait penser au magasine « Actuel » des années 80 : des sales gosses pourris-gâtés et insolents, irrévérencieux et provocateurs, sûrement. Réactionnaires, pas vraiment. Maintenant, si ceux qui les lisent ont une tendance pathologique au racisme, à l’antisémitisme, ou au nationalisme, ils auraient très bien pu faire leur miel d’autres lectures à tendances populistes, ce n’est pas ce qui manque sur le Net.

    • @sombre : on peut définir Ragemag comme une tentative « gramscienne » pour liquider, au sein de la gauche, l’héritage anti-autoritaire de mai 68. Leur sphère d’influence s’élargit peu à peu, comme le montre le fait qu’un certain nombre de cadres du Parti de Gauche les aient rejoints, alors même que la rhétorique de ce parti se « nationalise ». On peut juger ça inintéressant ou s’en préoccuper, chacun jugera.

    • @ari : Le PG surfe sur un vieux fond de souverainisme qui, somme toute, n’est que la partie émergée acceptable du nationalisme. Je ne suis pas surpris que les cadres de ce parti s’exprime sur Ragemag. Maintenant, la définition que tu donnes de Ragemag, je dois humblement avouer que je n’y avais même pas songé car je ne connais pas bien la pensée « gramscienne ».
      @rastapopoulos : J’étais un lecteur d’Actuel dans les années 80, j’avais à peine plus de 20 balais. Et, je suis d’accord avec toi, question investigation, chacun pourrait en prendre de la graine. Maintenant, dans le paysage médiatique « papier » de l’époque, ils ne touchaient que des intellos en rupture avec l’idéologie marxiste de leurs aînés. Et ce contre-pied assez systématique de leur part a pu contribuer à la diffusion des dogmes ultralibéraux, sous couvert d’un modernisme forcené. A leur corps défendant, ils ne furent pas les seuls.

    • Dans la bibliothèque publique de mon trou perdu, Actuel était quand même une fenêtre incroyable sur le monde. Il ne touchait pas que des intellectuels en rupture avec le marxisme. Mais des amateurs de musique, des curieux aussi, des ados comme moi ! Non exempt de critiques, je vous rejoins sur le côté libéral enfant gâté, bien sur, mais il reste un ovni regretté dans le paysage de la presse française. Regretté ne serait-ce que parce que parfait pour taper dessus, il a donné naissance à de bons journalistes, dont certains qui sont régulièrement seenthissés. Mais on s’éloigne un peu de Ragemag, quand même, parce que Actuel c’est aussi les grandes années du multiculti béa, de la soul makossa, de Manu Dibango, Fela et Salif Keita, d’une période ou on pensait encore à des possibles. Un subtil mélange de on-va-y-arriver et de gueule de bois en plomb. Quand antiraciste n’était pas un gros mot mais se dire faciste bien, avant Malik Oussekine et tout ça, les années tonton, beuark, Le Pen à 15%.

    • Le PG surfe sur un vieux fond de souverainisme qui, somme toute, n’est que la partie émergée acceptable du nationalisme.

      C’est d’ailleurs bien leur inscription dans ce cadre précurseur de la xénophobie et du racisme qui leur interdira éternellement de devenir quoi que ce soit d’autre qu’un alibi de la gauche toute aussi nationaliste, mais respectable.

  • How to Live Without Irony - NYTimes.com
    http://opinionator.blogs.nytimes.com/2012/11/17/how-to-live-without-irony/?smid=fb-share

    He is an easy target for mockery. However, scoffing at the #hipster is only a diluted form of his own affliction. He is merely a symptom and the most extreme manifestation of ironic living. For many Americans born in the 1980s and 1990s — members of Generation Y, or Millennials — particularly middle-class Caucasians, irony is the primary mode with which daily life is dealt. One need only dwell in public space, virtual or concrete, to see how pervasive this phenomenon has become. Advertising, politics, fashion, television: almost every category of contemporary reality exhibits this will to irony.

    No attack can be set against it, as it has already conquered itself. The ironic frame functions as a shield against criticism. The same goes for ironic living. Irony is the most self-defensive mode, as it allows a person to dodge responsibility for his or her choices, aesthetic and otherwise. To live ironically is to hide in public. It is flagrantly indirect, a form of subterfuge, which means etymologically to “secretly flee” (subter + fuge).

    Ex. la #pub #antipub ; la #mode, la niche, seule refuge pour qui jouit du #capitalisme, le #critique peut-être mais le contemple surtout, d’où l’#ironie. Cf. #bobos (marrant : le subterfuge succède au prestidigitateur Houdini dans mon flux #coïncidence)

    “Wherever the real imposes itself, it tends to dissipate the fogs of irony.”

    PS 2 : dans les 5 minutes qui suivent j’entends « Don’t cry for no hipster » à la radio https://www.youtube.com/watch?v=MPwr7YHVRos

    il se passe un truc, trop de coïncidences, je commence à prendre peur / #paranoïa

  • Les bobos selon Olivier Adam, Les lisières , Flammarion, 2012.

    "-Mon père a parcouru ca d’un oeil atterré, quinze euros pour huit boulettes de riz couvertes d’un minuscule morceau de poisson même pas cuit il n’en revenait pas, qui pouvait être assez con pour se faire avoir par un truc pareil, à part des bobos dans mon genre.
    – ah toi aussi tu t’y es mis ?
    – A quoi ?
    – A voir des bobos partout. Qu’est ce que tu leur reproches exactement, aux bobos ? de manger des sushis ? de voter à gauche ? D’être écolos ? D’avoir assez de fric pour se payer un voyage par an ? de lire Télérama ? De trier leurs déchets ? D’aller voir des films en VO ? De s’en battre les couilles de l’identité française ? De pas avoir peur des Noirs et des Arabes ? C’est quoi le problème ?
    J’avais haussé la voix. Depuis toujours ces conneries sur les bobos, la soi disant bien-pensance de gauche, qualifiée aussi de pensée unique alors que la droite gouvernait le pays et diffusait ses idées dans la plupart des journaux et médias de ce pays, alors qu’un type comme Zemmour passait son temps à dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, à proférer les jugements, idées, discours les plus répandus, ceux qu’on entendait à chaque coin de rue, dans le moindre café, la moindre discussion de famille, et qu’il se faisait passer pour un type minoritaire, tout ça me foutait hors de moi. Depuis toujours, ma génération et ses façons de faire et de penser avaient été méprisées, génération bof, génération molle, nous étions maintenant devenus des bobos, il suffisait de lire des livres, d’avoir trente ans ou quarante ans et de voter à gauche, de lire Libé, d’avoir déjà mis les pieds dans un pays étranger, d’écouter autre chose qu’Obispo Pagny Halliday Grégoire, d’aller voir des films asiatiques pour être qualifié de bobo, et ce qualificatif était bien sûr sensé être insultant. (...)

    Qu’est-ce qui m’avait pris de m’emballer comme ça ? Qu’est ce que j’en avais à foutre des bobos ? D’ailleurs, je ne me privais pas moins qu’un autre de les brocarder quand j’en avais l’occasion, de moquer leur conformisme, leur fausse insolence, leurs goûts tièdes, que je partageais parfois il fallait bien l’avouer, Bénabar, Benjamin Doré Julien Dutronc Thomas Chedid Mathieu Bioley, Guillaume Duris et Romain Canet Mélanie Tautou Audrey Laurent, le grand journal, Habitat, L’auberge Russe et les Poupées espagnoles, François Beigbeder et Frédéric Begaudeau (...) la Nouvelle star Apple les légumes bio, le commerce équitable la bouffe thai les vêtements de créateur, la certitude absolue d’être au dessus du lot, plus ouverts plus tolérants plus cultivés plus de bon goût plus de bonne compagnie, les bonnes écoles les bons quartiers les bons plans les bonnes manières, la facilité avec laquelle tout ce beau monde s’accomodait des « excès » de la mondialisation, des « dérives » de la société de consommation, des « inégalités », la mollesse pragmatique avec laquelle ma génération avait depuis longtemps renoncé à tout foutre en l’air, tout ça me débectait mais au moins tous ces gens avaient le bon goût de n’être ni racistes, ni misogynes, ni homophobes, tous ces gens payaient leurs impôts sans trop broncher, avaient une certaine idée de l’égalité, de la fraternité, de la tolérance, de la solidarité et ce n’était déjà pas si mal.

    J’ai pensé à Sarah, à la conversation que nous aurions pu avoir à leur sujet « Mais de qui parles-tu ? m’aurait elle dit. Arrêtes de ranger les gens dans des cases. Arrête avec ces archétypes. Toi qui détestes quand on te demande : Alors, comment sont les Chinois ? comment sont les Japonais ? Toi qui dis détester les généralités, arrête...

    Mon père n’a voulu goûter à aucun de mes sushis. »

    #bobo @thibnton

    • je lis pas les trucs qui sont pas correctement mis en forme désolé :-)

      Note de lecture, La France invisible (La Découverte, 2006) par @wolfganglodz
      http://socio.ens-lyon.fr/livres/livres_beaud_note.php

      "C’est par exemple ce que montre l’utilisation qui est faite de deux catégories aux destins divergents : celles de « #bobos » et de « travailleurs pauvres ». L’utilisation de la première ("bourgeois-bohèmes") s’est d’abord constituée aux Etats-unis, durant l’année 2000, lors de la parution d’un livre de David Brooks, Bobos in paradise. Très rapidement le terme fait une entrée fracassante dans l’espace médiatique français et est diffusé largement par bon nombres de journalistes, mais également par des géographes, pour décrire respectivement une « nouvelle catégorie sociale » (Alix Girod, journaliste au magazine Elle) et un nouveau type d’habitants (la nouvelle bourgeoisie de gauche) investissant massivement les anciens quartiers populaires de l’Est parisien. Cependant, cet usage est loin d’être celui pour lequel le terme avait été créé aux Etats-Unis et rassemble, sous couvert d’un terme langagier qui donne une illusion unifiée et unificatrice de cette population, des personnes aux profils socio-économiques très différents : il agit comme un masque et n’est rien d’autre qu’une « catégorie créée par un journaliste pour une journaliste ». Il exerce ainsi un double effet : l’invisibilisation de phénomènes qui ont lieu à l’intérieur du groupe lui-même, tel que l’appauvrissement général des classes moyennes, et la disqualification sociale de volontés dorénavant considérées comme naïves (écologique par exemple). On a ainsi une focale qui se penche davantage vers des comportements que vers la question plus politique des revenus. Ce passage au second plan d’un problème considéré par les auteurs comme avant tout politique s’apprécie de pareille manière lorsqu’on étudie l’autre catégorie qui est celle des « travailleurs pauvres ». Provenant du même pays d’origine (où elle fit son apparition dans les années 70) que celle de « bobos », celle-ci n’est prise en compte en France par la statistique (et l’on peut voir ici une autre illustration des divers rôles que peut jouer cet outil dans les processus d’occultation) qu’au milieu des années 90 (période à laquelle les progressions du travail à temps partiel et des emplois précaires se sont fait sentir)."

    • Camarade nton, sans mauvaise foi tu ne peux soutenir que ton bloc de citation rectangulaire et sans saut de ligne et tout petit est plus lisible que le texte aéré de pguilli.