• Bolivie : Un mouvement social historique en mai-juin 2026

    Pendant plus de 50 jours (de début mai à fin juin), le peuple bolivien a manifesté, fait grève, bloquer les villes pour lutter contre la violente hausse des prix imposée par le gouvernement de Rofrigo Paz. Après la défaite de la gauche aux élections générales de 2025, il s’agit d’un mouvement que peu d’observateurs attendaient. Et pourtant, c’est le plus important depuis la guerre de l’eau de 2000 et du gaz de 2003.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/15/bolivie-un-mouvement-social-historique-en-mai-

    #bolivie

  • #Bolivie : rétrospective du soulèvement
    https://lvsl.fr/bolivie-retrospective-du-soulevement

    Au pouvoir depuis novembre 2025, le gouvernement de #Rodrigo_Paz (centre-droit) a fait face à une vague de sièges et de grèves qui ont paralysé le pays durant près de deux mois. En cause : la politique de suppression des subventions et de libéralisation impulsée par l’exécutif bolivien. Des barrages routiers, formés par des millions de paysans, pour la plupart indigènes, ont encerclé #La_Paz et se sont maintenus dans cinq des neuf départements de la Bolivie : Santa Cruz, Oruro, Potosí, Chuquisaca et Cochabamba. La revendication centrale des manifestants était claire  : obtenir la démission du président. Si un accord a été trouvé entre les protestataires et le président, le mouvement est le symptôme d’une lame de fond qui continuera de parcourir la Bolivie.

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Soulèvement_bolivien

  • #Répression en #Bolivie : cinq dirigeants de la #COB enlevés en pleine rue par la #police de #Paz
    https://www.revolutionpermanente.fr/Repression-en-Bolivie-cinq-dirigeants-de-la-COB-enleves-en-plei

    Cinq dirigeants de la COB ont été arrêtés en pleine rue par les forces de police de Paz. Le gouvernement durcit la répression pour faire plier le mouvement. Solidarité avec les dirigeants arrêtés et avec le peuple bolivien contre la répression féroce qui s’intensifie !

    "Et si on leur faisait un baptême d’hélicoptère au dessus de l’Océan Pacifique ?"

  • #Bolivie : les élites face au soulèvement populaire
    https://lvsl.fr/bolivie-les-elites-face-au-soulevement-populaire

    Face au vaste mouvement social qui secoue la Bolivie depuis quelques semaines, le président #Rodrigo_Paz a annoncé un remaniement ministériel. Elu sur la promesse ambivalente de promouvoir un « capitalisme populaire », il a finalement mis en place le traditionnel programme des élites boliviennes. Fédérations minières et organisations paysannes se soulèvent contre la hausse des prix de l’essence mais aussi les projets de privatisation du gouvernement. Vincent Arpoulet, contributeur au Vent Se Lève et doctorant au CREDA, répondait aux questions de Cyril Lemba au micro du Média.

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Evo_Morales #soulèvements_populaires

  • Une capitale bloquée et des milliers de mineurs dans la rue : en #Bolivie, la pression sur le président #Rodrigo_Paz s’accentue
    https://www.humanite.fr/monde/bolivie/une-capitale-bloquee-et-des-milliers-de-mineurs-dans-la-rue-en-bolivie-la-p

    Depuis son arrivée au pouvoir le 8 novembre, le dirigeant bolivien de droite traverse une contestation sans précédent. Enseignants, ouvriers, paysans, routiers, mineurs ont déclenché de fortes mobilisations et le blocage de #La_Paz, capitale administrative du pays. Ils réclament son départ face à une forte #inflation, une #pénurie de carburants et des choix économiques au détriment des plus précaires.

  • Les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, sont au cœur d’une nouvelle ruée minière
    https://theconversation.com/les-minerais-critiques-essentiels-a-la-transition-energetique-sont-

    Les bases d’une gouvernance mondiale pour les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, se heurtent à une course stratégique entre grandes puissances et pays producteurs, où la sécurisation des chaînes d’approvisionnement prime sur l’écologie, la justice sociale et les droits des communautés locales.

    La #COP30, qui s’est tenue à #Belém au #Brésil en novembre dernier, a été la première à mettre les #minerais_critiques sous les feux des projecteurs. S’en est suivie en décembre la 7e Assemblée des #Nations_unies pour l’Environnement (#UNEA-7), à #Nairobi, au #Kenya.

    Ces minerais critiques, essentiels pour les technologies bas carbone, se situent en très grande majorité dans les pays du #Sud_Global. La République démocratique du #Congo détient près de 50 % des réserves mondiales de #cobalt, le #Chili, l’#Argentine et la #Bolivie représentent plus de 35 % des réserves de #lithium. Le Chili détient également près de 30 % des réserves mondiales de #cuivre tandis que les #Philippines et l’#Indonésie sont les premiers producteurs de #nickel.

  • Cette semaine, la #droite accède au pouvoir officiellement en #Bolivie, avec un président soutenu par un parlement 95% à droite.

    Député•e•s et sénateurices ont pris leurs fonctions ces derniers jours, et ça sera demain pour le président et le vice-président.

    Ce qui est le plus marquant, c’est l’empressement à changer les symboles, ce qui fait craindre le pire pour l’État Plurinational. La droite tentera peut-être de changer la constitution pour revenir à la « République », qui discriminait allègrement 60% de la population.

    Mes observations pour l’instant :

    – serment face à la Bible et au crucifix, ce qui est anticonstitutionnel, la Bolivie étant un État laïque,
    – au lieu de lever le poing gauche, la main droite sur le cœur, la droite prête serment avec un symbole catholique (c’est exactement cet émoji :👌),
    – vêtements : retour du costard/cravate ou du tailleur, au lieu des vêtements de travail (mineurs, paysans), traditionnels, ou juste non-formels,
    – rétablissement du sens de l’horloge sur le fronton de l’Assemblée (elle tournait vers la gauche au lieu de la droite)

    La justice a également tourné casaque en annulant les condamnations et en libérant immédiatement les auteurs du coup d’État de 2019 (Añez, Camacho, Pumari).

    Quant au dollar parallèle, qui était monté à 20 Bs ces derniers mois, il est redescendu à 10 Bs. Le cours officiel est de 7 Bs.

  • Lutte pour le #Commun de l’eau et recul de l’État en #Bolivie
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2025/10/08/lutte-pour-le-commun-de-leau-et-recul-de-letat-en-bol

    Par #Pierre_Sauvêtre. Depuis les années 1990 et l’établissement de l’hégémonie mondiale des politiques néolibérales, l’objectif pour faire de l’eau un « bien commun » a été récurrent dans les mouvements sociaux. En 2011, les italiens ont réussi à faire annuler un décret du gouvernement Berlusconi sur la privatisation de l’eau, et le mouvement italien […] L’article Lutte pour le commun de l’eau et recul de l’État en Bolivie est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et Communalisme.

    #Articles_d'intérêt_et_liens_divers #Eau #Etat

  • Second tour bolivien : le pays plonge-t-il dans l’inconnu ?
    https://lvsl.fr/second-tour-bolivien-le-pays-plonge-t-il-dans-linconnu

    La #Bolivie s’apprête à vivre un second tour présidentiel inédit opposant Rodrigo Paz à l’ex-président Jorge « Tuto » #Quiroga, dans un climat de recomposition politique marqué par l’effondrement du Mouvement vers le socialisme (MAS) d’Evo Morales. Le parti-mouvement qui avait incarné l’ascension populaire depuis les années 2000 a perdu son unité et sa centralité, ébranlé par […]

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Amérique_latine #Evo_Morales #Luis_Arce #MAS #néolibéralisme #Pablo_Stefanoni #Progressisme

  • Espagne : plus de 600 demandeurs d’asile s’entassent dans un terminal de l’aéroport de Madrid - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/54870/espagne--plus-de-600-demandeurs-dasile-sentassent-dans-un-terminal-de-

    Actualités Espagne : plus de 600 demandeurs d’asile s’entassent dans un terminal de l’aéroport de Madrid
    Par Marlène Panara Publié le : 30/01/2024 Dernière modification : 31/01/2024
    Plus de 600 exilés, marocains et sénégalais notamment, patientent actuellement dans l’aéroport de la capitale espagnole « dans des conditions insalubres ». Ces migrants, passagers de vols à destination de l’Amérique du Sud, ont demandé l’asile lors de leur escale à Madrid.
    La crise s’enlise à l’aéroport Barajas de Madrid. Près de 600 demandeurs d’asile s’entassent actuellement dans le terminal T4, qui accueille les passagers en transit en Espagne. Dimanche, 200 personnes supplémentaires, réparties dans quatre vols en provenance de Casablanca au Maroc, ont rejoint 400 autres migrants en attente du traitement de leur demande d’asile.
    Ce mardi 30 janvier, une salle d’accueil supplémentaire de 500m2 a été ouverte dans le terminal 1 pour faire face à ces nouvelles arrivées. Elle pourra accueillir jusqu’à 162 personnes, affirme RTVC.
    Ces deux dernières semaines, quatre salles d’accueils avaient déjà été ouvertes pour accueillir les demandeurs d’asile. Mais face aux arrivées presque quotidiennes, ces pièces d’attente, d’une capacité de 60 à 70 personnes, sont désormais saturées. « La surpopulation et les conditions insalubres ont atteint des points critiques, provoquant des infestations de punaises de lit, une accumulation d’ordures et une pénurie de serviettes pour l’hygiène personnelle », avait prévenu la semaine dernière l’ONG Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) dans un communiqué.
    Certains exilés patientent donc désormais dans les couloirs de service du terminal et dorment sur des cartons. « Tous sont visibles du reste des voyageurs », puisqu’ils patientent « dans la zone de récupération des bagages », précise El Mundo. « Une image inhumaine et tout à fait regrettable », déplorent des voyageurs interviewés par le journal. D’autres migrants se sont installés ailleurs à l’aéroport, « pour échapper à la foule et à l’accumulation d’ordures concentrées dans les salles d’attente ». La situation a d’ailleurs poussé la Croix-Rouge, en charge jusqu’ici de l’accueil des demandeurs d’asile, à stopper ses activités dans le terminal. La promiscuité et les mauvaises conditions d’attente attisent aussi les tensions. D’après El Mundo, la police, « complètement débordée », a déjà dû intervenir dans plusieurs litiges entre les exilés.
    Depuis le 1er janvier, les autorités ont ordonné 108 expulsions depuis l’aéroport. Et selon le ministère de l’Intérieur, 864 demandes d’asile ont déjà été traitées par les responsables de la police et de l’Office d’Asile et Refuge (OAR). Depuis quelques mois, de nombreux exilés en provenance du Sénégal, du Maroc de la Somalie, du Venezuela et de la Colombie demandent l’asile à leur arrivée à Madrid, escale de leur vol à destination de la Bolivie, du Brésil ou du Salvador. Cette voie concerne aussi les jeunes migrants. Entre le 1er et le 17 janvier 2024, 188 mineurs isolés ont débarqué au terminal de Madrid pour rester dans le pays, via un vol à destination de l’Amérique latine.
    Pour freiner ces arrivées, l’Espagne a rendu obligatoire la semaine dernière un visa de transit aéroportuaire (TAP) pour les ressortissants sénégalais en escale dans les aéroports espagnols. Cette décision, déjà en vigueur pour les citoyens kényans, prendra effet le 19 février. Aucune mesure n’a encore été prise en revanche à l’encontre des voyageurs marocains. Mais la situation pourrait évoluer ce mardi 30 janvier, à l’issue de la rencontre prévue entre le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska et le nouvel ambassadeur espagnol au Maroc, Enrique Ojeda.,Celle-ci intervient après des échanges entre les deux entités la semaine dernière, visant à la plus grande vigilance quant aux voyageurs qui prendraient un vol depuis Casablanca à bord de la compagnie nationale Royal Air Maroc. Le 20 janvier, Fernando Grande-Marlaska, en visite à Rabat, a par ailleurs assuré « travailler pour éviter […] une utilisation frauduleuse lors des escales aériennes » de ces « avions pateras », du nom donné aux embarcations de fortune qui débarquent en Espagne par la mer.
    La très grande majorité des migrants atteignent l’Espagne après avoir traversé l’océan Atlantique ou la mer Méditerranée. En 2023, plus de 55 000 migrants sont arrivés dans le pays par la mer, sur un total de 57 000. Environ 37 000 d’entre eux emprunté la route migratoire des Canaries. Cette année-là aussi, plus de 163 000 demandes d’asile ont été enregistrées en Espagne, un record. Ces chiffres placent d’ailleurs Madrid au troisième rang des pays de l’Union européenne recevant le plus de demandes d’asile. D’après le ministère de l’Intérieur, plus de trois quarts de ces demandes ont été effectuées par des ressortissants latino-américains.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#maroc#senegal#visas#asile#canaries#routemigratoire#venezuela#bolivie#bresil#somalie#sansalvador#sante

  • « Tout a brûlé, que vais-je manger demain ? » La #Bolivie dévastée par les #incendies

    En #Amazonie bolivienne, les incendies sévissent depuis des mois. Trop longtemps laissés seuls face au drame, les locaux se sont organisés avec les moyens du bord, dérisoires.

    « L’État a mis beaucoup trop de temps à réagir et maintenant, il se félicite de prendre les mesures adéquates. Sauf que c’est trop tard, les dégâts sont irréversibles », affirme Valéria Kiesekamp, habitante de Rurrenabaque, la plus grosse ville de la zone touchée par les feux. Après plus de quatre mois d’incendies dans le département du Béni et de La Paz, en Amazonie, le gouvernement bolivien a enfin pris la décision de demander l’aide internationale, lundi 20 novembre.

    L’incendie serait parti d’un chaqueo. Une pratique ancestrale de la culture indigène qui consiste à brûler intentionnellement une terre pour la rendre à nouveau fertile. Cependant, avec la sécheresse et l’absence de pluie, le feu n’a pas pu être éteint et à la mi-novembre, les flammes se sont intensifiées dans la zone autour de la rivière Béni, qui couvre le parc national Madidi et la réserve du Pilon Lajas. Ces deux parcs naturels abritent l’une des biodiversités les plus riches du monde. Il aura fallu attendre que des maisons soient détruites pour que le gouvernement réponde aux demandes des locaux.

    Depuis le samedi 11 novembre, six habitations de la communauté de Buena Vista ont brûlé dans la municipalité de San Buenaventura, qui se trouve un peu plus au nord du pays, enfoncée dans la jungle. « Ici, il y avait ma maison », montre Albertina Gomez. Au sol, un tapis de cendres. Difficile même d’imaginer qu’il y avait une habitation. « Il n’y a plus rien », dit-elle avant de repartir en larmes. Il aura suffi d’une seule braise emportée par le vent pour que la propriété de cette Bolivienne âgée de soixante ans s’embrase. Plus loin, des débris de verre jonchent le sol. Un ventilateur n’a pas fini de fondre. Les maisons de ce bourg sont presque toutes désertes depuis bientôt deux semaines. Les habitants ont été évacués dans les communautés voisines. La fumée âcre, elle, persiste.
    3,3 millions d’hectares partis en fumée

    La communauté a aussi perdu ses plantations. Des champs de cacao, de bananes, il ne reste rien. C’est Dario Mamio qui constate les pertes au lendemain du premier sinistre : « Qu’allons-nous manger demain ? Ce que je devais bientôt récolter a disparu. Il n’y a plus rien, tout a brûlé, que vais-je manger demain ? » Il s’essuie les yeux d’un revers du bras. La nuit a été longue. Il a lutté contre les feux jusqu’à l’aube. Sur son visage, des traces de cendres noires commencent à s’effacer avec la sueur. Une semaine plus tard, le village reste très menacé par les flammes, il s’agit même d’une des zones les plus critiques du département. C’est d’ailleurs là-bas que doit se concentrer l’aide internationale coordonnée notamment avec le Venezuela ou encore la France.

    Depuis le début de l’année, la Bolivie a perdu plus de 3,3 millions d’hectares à cause des incendies. L’État a longtemps minimisé la situation de catastrophe dans laquelle se trouve la région et a même accusé les indigènes de répandre des fausses informations. L’aide qui avait été envoyée jusque-là par le gouvernement, c’est-à-dire quelques pompiers en renfort et trois hélicoptères, était loin d’être suffisante. Alors les communautés locales ont été contraintes de se mobiliser, entre elles, jour et nuit pour tenter de contrôler les incendies.

    « Si je ne le fais pas, qui va défendre nos terres ? Sûrement pas l’État ! »

    Rapidement, les habitants ont organisé un système de rondes. « Toutes les activités ont été suspendues. Tous ceux capables de marcher plusieurs heures et de résister à la chaleur sont actuellement occupés par les feux. On ne peut pas se permettre de continuer la vie normalement », nous raconte Teresa, l’une des bénévoles qui ont lutté contre le feu autour de Rurrenabaque. À ses côtés, Nils Rodriguez, étudiant de vingt ans a passé plusieurs nuits à défendre le centre animalier de la Cruz Verde. « Si je ne le fais pas, qui va défendre nos terres ? Sûrement pas l’État ! » s’indigne-t-il, le regard fatigué.

    Non loin du centre de la Cruz Verde, Miguel de la Torre arrosait sa maison comme tous les matins depuis le début de l’incendie avant d’aller prêter main forte. « Voir qu’une infrastructure en ciment a pu brûler, ça fait très peur, imaginez avec nos cabanes traditionnelles. En deux minutes, il n’y aura plus rien. » Perché sur son toit, il explique qu’autour du Béni, les habitations sont construites à partir de matériaux naturels issus de la jungle, bambou, feuilles de palmiers séchées, bois, et donc facilement inflammables.
    « Je ne peux pas aller au front, alors j’aide en seconde ligne »

    Malgré l’aide internationale, qui a commencé à soulager les locaux, la tension n’est pas redescendue. « Tant qu’il y aura du feu, on continuera de lutter », dit Luz de Sure. Sur les rives de la rivière, les citadins de Rurrenabaque se sont aussi organisés. Luz et Valeria achetaient des vivres avec des dons et naviguaient quotidiennement sur le Béni pour semer à plusieurs entrées de la forêt, des bouteilles d’eau et de quoi grignoter pour aider les volontaires à tenir. « C’est une zone de guerre, nous a déclaré Luz. Je ne peux pas aller au front, alors j’aide en seconde ligne. »

    Sur place, les militants environnementaux s’accordent à dire que la région va connaître une crise alimentaire importante à la suite de ces feux. Les locaux s’inquiètent aussi pour la faune et la flore. De nombreux animaux ont été retrouvés calcinés. Et, avec la saison des pluies qui arrive, tout ce qui a brûlé va tomber dans la rivière et intoxiquer ces eaux vitales pour les indigènes.

    https://reporterre.net/Tout-a-brule-que-vais-je-manger-demain-La-Bolivie-devastee-par-les-incen

    #forêt #Rurrenabaque #chaqueo #sécheresse #rivière_Béni #plantations #cacao #bananes #agriculture #crise_alimentaire

  • En Amérique du Sud, un printemps « historiquement chaud » accable les populations
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/11/26/en-amerique-du-sud-un-printemps-historiquement-chaud-accable-les-populations


    Un champ de totoras asséchées sur le chemin de Los Uros. En raison de la forte sécheresse, il est désormais possible d’accéder aux îles de l’archipel péruvien à pied. Puno (Pérou), le 14 octobre 2023. PAUL GAMBIN POUR « LE MONDE »

    Des records de chaleur ont été battus ces dernières semaines, la température ressentie frôlant parfois les 60 °C. La conjonction du réchauffement climatique, du phénomène El Niño et de la déforestation en Amazonie est en cause.

    Des températures dépassant régulièrement les 40 °C et frôlant par endroits les 60 °C ressentis – et ce, alors même que l’été austral en Amérique du Sud n’a pas encore débuté : des records de chaleur ont été battus ces dernières semaines au Brésil, en Argentine, au Pérou, en Bolivie et au Paraguay. C’est un printemps hors normes, déjà qualifié d’« historiquement chaud », que vit le sous-continent. Chaleur et sécheresse affectent des millions de personnes et menacent les récoltes.

    Dimanche 19 novembre, le mercure a atteint 44,8 °C à Araçuai, dans l’Etat du Minas Gerais (sud-est), au Brésil, soit la plus haute température jamais relevée dans le pays, selon l’Institut national de météorologie (Inmet). Au cours de la canicule inédite qui a frappé, à la mi-novembre, la moitié des 5 500 municipalités du pays ont été placées en état d’alerte maximale.

    La vague de chaleur a provoqué ruée vers les plages et panique. A Rio, où la sensation thermique a atteint les 59,3 °C, une mère de famille est allée jusqu’à briser la vitre d’un bus pour laisser respirer son enfant malade. Sous l’effet des climatiseurs, la consommation d’énergie a battu un record historique, avec 101 475 mégawatts, le 14 novembre, et ce, alors que nombre de barrages hydroélectriques ne fonctionnent que partiellement.

    La canicule a aussi eu des effets tragiques. Le 17 novembre, une étudiante de 23 ans a trouvé la mort des suites d’un arrêt cardiorespiratoire lors du concert de la chanteuse américaine Taylor Swift organisé à Rio de Janeiro, dans un stade olympique Nilton-Santos plein à craquer où les spectateurs suffoquaient. En dépit des températures extrêmes, les organisateurs avaient interdit aux fans d’apporter leurs propres bouteilles d’eau.

    https://archive.is/qYBsr

    #climat

  • L’omerta sur les abus sexuel dans l’Eglise commence à se briser en Amérique latine Carole Pirker/asch - RTS

    De récentes manifestations suite à des révélations pourraient marquer un tournant dans la crise des abus sexuels de l’Eglise catholique en Bolivie. La chappe de plomb commence aussi à se soulever au Brésil sur ces actes longtemps passés sous silence.

    En Amérique latine, l’indignation publique face aux abus sexuels a été très longtemps mise en sourdine, en partie parce que l’Eglise catholique reste l’une des institutions les plus puissantes du continent.


    Cela pourrait néanmoins changer. En Bolivie, un pays à 75% catholique, des centaines de personnes ont manifesté ces dernières semaines contre l’Eglise romaine pour dénoncer les abus commis par des prêtres ces dernières décennies, selon l’agence Religion News Service.

    Dissimulation active par l’Eglise
    L’affaire du prêtre espagnol Alfonso Pedraja, révélée par le quotidien El Pais, a mis le feu aux poudres. Dans son journal de bord, que les journalistes se sont procuré, il raconte avoir abusé au moins 85 jeunes garçons de l’école catholique de Cochabamba, au centre de la Bolivie, dans laquelle il a travaillé 17 ans.

    Son récit met aussi en avant la dissimulation active de ces pratiques par les chefs de l’Eglise, et ce durant des décennies. Tout cela a fait sauter la chape de plomb et ouvert les vannes de l’indignation et de la colère des Boliviens.

    Les survivants de ces abus ont aussi réagi en déposant plainte et le gouvernement a créé une commission pour enquêter et punir ces cas d’abus.

    Le Brésil aussi concerné
    La Bolivie n’est pas le seul pays concerné. Le Brésil, qui compte quelque 120 millions de catholiques, l’est aussi depuis la publication, fin mai, d’un livre sur la pédophilie dans l’Église. Il a révélé que 108 prêtres et dirigeants catholiques ont fait face à des poursuites judiciaires au Brésil depuis l’an 2000. Des chiffres largement en-deçà de la réalité, selon les deux journalistes brésiliens auteurs de l’enquête.

    Leur travail vise à corriger le manque d’attention porté à cette crise des abus qui dure depuis des décennies.

    Selon Religion News Service, les récents événements au Brésil et en Bolivie sont le signe d’une nouvelle prise en compte de ces réalités. En mai dernier, un frère dominicain a par exemple été arrêté à Sao Paulo pour avoir produit et stocké des photos pornographiques d’adolescents. Selon la police locale, l’ordre dominicain a collaboré avec elle et le religieux a été démis de ses fonctions sacerdotales.

    #Brésil #Bolivie #Amérique_latine #viols #culture_du_viol #enfants #abus #prêtres #église_catholique #violences_sexuelles #éducation_religieuse #domination #éducation #paroisses

  • Lecture de : La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique, de Guillaume Pitron

    Une perspective nationaliste navrante, mais une somme d’informations capitales.

    Extraits :

    « Le monde a de plus en plus besoin de terres rares, de « #métaux rares », pour son #développement_numérique, et donc pour ttes les #technologies_de_l’information_et_de_la_communication. Les #voitures_électriques et #voitures_hybrides en nécessitent deux fois plus que les voitures à essence, etc. »

    « Nos aïeux du XIXe siècle connaissaient l’importance du #charbon, & l’honnête homme du XXe siècle n’ignorait rien de la nécessité du pétrole. Au XXIe siècle, nous ne savons même pas qu’un monde + durable dépend en très grande partie de substances rocheuses nommées métaux rares. »

    « #Terres_rares, #graphite, #vanadium, #germanium, #platinoïdes, #tungstène, #antimoine, #béryllium, #fluorine, #rhénium, #prométhium… un sous-ensemble cohérent d’une trentaine de #matières_premières dont le point commun est d’être souvent associées ds la nature aux métaux les + abondants »

    « C’est là la clé du « #capitalisme_vert » : [remplacer] des #ressources qui rejettent des millions de milliards de tonnes de #gaz_carbonique par d’autres qui ne brûlent pas – et ne génèrent donc pas le moindre gramme de CO2. »

    « Avec des réserves d’or noir en déclin, les stratèges doivent anticiper la guerre sans #pétrole. […] ne plus dépendre des énergies fossiles d’ici à 2040. […] En recourant notamment aux #énergies_renouvelables & en levant des légions de robots alimentés à l’électricité. »

    « La Grande-Bretagne a dominé le XIXe s. grâce à son hégémonie sur la production mondiale de charbon ; une grande partie des événements du XXe s. peuvent se lire à travers le prisme de l’ascendant pris par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite sur la production et la sécurisation des routes du pétrole ; .. au XXIe siècle, un État est en train d’asseoir sa domina routes du pétrole ; au XXIe siècle, un État est en train d’asseoir sa domination sur l’exportation et la consommation des métaux rares. Cet État, c’est la Chine. »

    La Chine « détient le #monopole d’une kyrielle de métaux rares indispensables aux énergies bas carbone & numérique, ces 2 piliers de la transition énergétique. Il est le fournisseur unique du + stratégique : terres rares — sans substitut connu & dont personne ne peut se passer. »

    « Notre quête d’un modèle de #croissance + écologique a plutôt conduit à l’exploitation intensifiée de l’écorce terrestre pr en extraire le principe actif, à savoir les métaux rares, avec des #impacts_environnementaux encore + importants que cx générés par l’#extraction_pétrolière »

    « Soutenir le changement de notre #modèle_énergétique exige déjà un doublement de la production de métaux rares tous les 15 ans environ, et nécessitera au cours des trente prochaines années d’extraire davantage de minerais que ce que l’humanité a prélevé depuis 70 000 ans. » (25)

    « En voulant nous émanciper des #énergies_fossiles, en basculant d’un ordre ancien vers un monde nouveau, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance, plus forte encore. #Robotique, #intelligence_artificielle, #hôpital_numérique, #cybersécurité, #biotechnologies_médicale, objets connectés, nanoélectronique, voitures sans chauffeur… Tous les pans les + stratégiques des économies du futur, toutes les technologies qui décupleront nos capacités de calcul et moderniseront notre façon de consommer de l’énergie, le moindre de nos gestes quotidien… et même nos grands choix collectifs vont se révéler totalement tributaires des métaux rares. Ces ressources vont devenir le socle élémentaire, tangible, palpable, du XXIe siècle. » (26)

    #Metaux_Rares Derrière l’#extraction et le « #raffinage », une immense #catastrophe_écologique : « D’un bout à l’autre de la chaîne de production de métaux rares, quasiment rien en #Chine n’a été fait selon les standards écologiques & sanitaires les plus élémentaires. En même temps qu’ils devenaient omniprésents ds les technologies vertes & numériques les + enthousiasmantes qui soient, les métaux rares ont imprégné de leurs scories hautement toxiques l’eau, la terre, l’atmosphère & jusqu’aux flammes des hauts-fourneaux – les 4 éléments nécessaires à la vie »

    « C’est ici que bat le cœur de la transition énergétique & numérique. Sidérés, ns restons une bonne h à observer immensités lunaires & paysages désagrégés. Mais il vaut mieux déguerpir avant que la maréchaussée alertée par les caméras ne débarque »

    « Nous avons effectué des tests, et notre village a été surnommé “le village du cancer”. Nous savons que nous respirons un air toxique et que nous n’en avons plus pour longtemps à vivre. »

    « La seule production d’un #panneau_solaire, compte tenu en particulier du silicium qu’il contient, génère, avance-t-il, plus de 70 kilos de CO2. Or, avec un nombre de panneaux photovoltaïques qui va augmenter de 23 % par an dans les années à venir, cela signifie que les installations solaires produiront chaque année dix gigawatts d’électricité supplémentaires. Cela représente 2,7 milliards de tonnes de carbone rejetées dans l’atmosphère, soit l’équivalent de la #pollution générée pendant un an par l’activité de près de 600 000 automobiles.

    « Ces mêmes énergies – [dites] « renouvelables » – se fondent sur l’exploitation de matières premières qui, elles, ne sont pas renouvelables. »

    « Ces énergies – [dites] « vertes » ou « décarbonées » – reposent en réalité sur des activités génératrices de #gaz_à_effet_de_serre . »

    « N’y a-t-il pas une ironie tragique à ce que la pollution qui n’est plus émise dans les agglomérations grâce aux voitures électriques soit simplement déplacée dans les zones minières où l’on extrait les ressources indispensables à la fabrication de ces dernières ?

    .. En ce sens, la transition énergétique et numérique est une transition pour les classes les plus aisées : elle dépollue les centres-villes, plus huppés, pour mieux lester de ses impacts réels les zones plus miséreuses et éloignées des regards. »

    « Certaines technologies vertes sur lesquelles se fonde notre idéal de sobriété énergétique nécessitent en réalité, pour leur fabrication, davantage de matières premières que des technologies plus anciennes. »

    .. « Un futur fondé sur les technologies vertes suppose la consommation de beaucoup de matières, et, faute d’une gestion adéquate, celui-ci pourrait ruiner […] les objectifs de développement durable. » (The World Bank Group, juin 2017.)

    « Le #recyclage dont dépend notre monde + vert n’est pas aussi écologique qu’on le dit. Son bilan environnemental risque même de s’alourdir à mesure que nos sociétés produiront des alliages + variés, composés d’un nombre + élevé de matières, ds des proportions tjrs + importantes »

    « Dans le monde des matières premières, ces observations relèvent le + souvent de l’évidence ; pr l’immense majorité d’entre nous, en revanche, elles sont tellement contre-intuitives qu’il va certainement nous falloir de longues années avant de bien les appréhender & faire admettre. Peut-être [dans 30 ans] nous dirons-nous aussi que les énergies nucléaires sont finalement moins néfastes que les technologies que nous avons voulu leur substituer et qu’il est difficile d’en faire l’économie dans nos mix énergétiques. »

    « Devenue productrice prépondérante de certains métaux rares, la Chine [a] désormais l’opportunité inédite d’en refuser l’exportation vers les États qui en [ont] le plus besoin. […] Pékin produit 44 % de l’#indium consommé dans le monde, 55 % du vanadium, près de 65 % du #spath_fluor et du #graphite naturel, 71 % du germanium et 77 % de l’antimoine. La Commission européenne tient sa propre liste et abonde dans le même sens : la Chine produit 61 % du silicium et 67 % du germanium. Les taux atteignent 84 % pour le tungstène et 95 % pour les terres rares. Sobre conclusion de Bruxelles : « La Chine est le pays le plus influent en ce qui concerne l’approvisionnement mondial en maintes matières premières critiques ». »

    « La République démocratique du Congo produit ainsi 64 % du #cobalt, l’Afrique du Sud fournit 83 % du platine, de l’iridium et du #ruthénium, et le Brésil exploite 90 % du #niobium. L’Europe est également dépendante des États-Unis, qui produisent plus de 90 % du #béryllium . »

    « Les 14 pays membres de l’OPEP, capables depuis des décennies d’influencer fortement les cours du baril, ne totalisent « que » 41 % de la prod. mondiale d’or noir… La Chine, elle, s’arroge jusqu’à 99 % de la prod. mondiale de terres rares, le + convoité des métaux rares ! »

    Aimants — « Alors qu’à la fin de la décennie 1990 le Japon, les États-Unis et l’Europe concentraient 90 % du marché des aimants, la Chine contrôle désormais les 3/4 de la production mondiale ! Bref, par le jeu du chantage « technologies contre ressources », le monopole chinois de la production des minerais s’est transposé à l’échelon de leur transformation. La Chine n’a pas trusté une, mais deux étapes de la chaîne industrielle. C’est ce que confirme la Chinoise Vivian Wu : « Je pense même que, dans un avenir proche, la Chine se sera dotée d’une industrie de terres rares totalement intégrée d’un bout à l’autre de la chaîne de valeur. » Vœu déjà en partie réalisé. Il a surtout pris racine dans la ville de #Baotou, en #Mongolie-Intérieure . »

    « Baotou produit chaque année 30 000 tonnes d’aimants de terres rares, soit le tiers de la production mondiale. »

    « Nos besoins en métaux rares se diversifient et s’accroissent de façon exponentielle. […] D’ici à 2040, nous devrons extraire trois fois plus de terres rares, cinq fois plus de tellure, douze fois plus de cobalt et seize fois plus de #lithium qu’aujourd’hui. […] la croissance de ce marché va exiger, d’ici à 2050, « 3 200 millions de tonnes d’acier, 310 millions de tonnes d’aluminium et 40 millions de tonnes de #cuivre 5 », car les éoliennes engloutissent davantage de matières premières que les technologies antérieures.

    .. « À capacité [de production électrique] équivalente, les infrastructures […] éoliennes nécessitent jusqu’à quinze fois davantage de #béton, quatre-vingt-dix fois plus d’aluminium et cinquante fois plus de fer, de cuivre et de verre » que les installations utilisant des #combustibles traditionnels, indique M. Vidal. Selon la Banque mondiale, qui a conduit sa propre étude en 2017, cela vaut également pour le solaire et pour l’hydrogène. […] La conclusion d’ensemble est aberrante : puisque la consommation mondiale de métaux croît à un rythme de 3 à 5 % par an, « pour satisfaire les besoins mondiaux d’ici à 2050, nous devrons extraire du sous-sol plus de métaux que l’humanité n’en a extrait depuis son origine ».

    .. Que le lecteur nous pardonne d’insister : nous allons consommer davantage de #minerais durant la prochaine génération qu’au cours des 70 000 dernières années, c’est-à-dire des cinq cents générations qui nous ont précédés. Nos 7,5 milliards de contemporains vont absorber plus de #ressources_minérales que les 108 milliards d’humains que la Terre a portés jusqu’à ce jour. » (211-214)

    Sans parler des « immenses quantités d’eau consommées par l’industrie minière, [des] rejets de gaz carbonique causés par le transport, [du] #stockage et [de] l’utilisation de l’énergie, [de] l’impact, encore mal connu, du recyclage des technologies vertes [de] toutes les autres formes de pollution des #écosystèmes générées par l’ensemble de ces activités [et] des multiples incidences sur la biodiversité. » (215)

    « D’un côté, les avocats de la transition énergétique nous ont promis que nous pourrions puiser à l’infini aux intarissables sources d’énergie que constituent les marées, les vents et les rayons solaires pour faire fonctionner nos technologies vertes. Mais, de l’autre, les chasseurs de métaux rares nous préviennent que nous allons bientôt manquer d’un nombre considérable de matières premières. Nous avions déjà des listes d’espèces animales et végétales menacées ; nous établirons bientôt des listes rouges de métaux en voie de disparition. » (216)

    « Au rythme actuel de production, les #réserves rentables d’une quinzaine de métaux de base et de métaux rares seront épuisées en moins de cinquante ans ; pour cinq métaux supplémentaires (y compris le fer, pourtant très abondant), ce sera avant la fin de ce siècle. Nous nous dirigeons aussi, à court ou moyen terme, vers une pénurie de vanadium, de #dysprosium, de #terbium, d’#europium & de #néodyme. Le #titane et l’indium sont également en tension, de même que le cobalt. « La prochaine pénurie va concerner ce métal, Personne n’a vu le problème venir. »

    « La #révolution_verte, plus lente qu’espéré, sera emmenée par la Chine, l’un des rares pays à s’être dotés d’une stratégie d’approvisionnement adéquate. Et Pékin ne va pas accroître exagérément sa production de métaux rares pour étancher la soif du reste du monde. Non seulement parce que sa politique commerciale lui permet d’asphyxier les États occidentaux, mais parce qu’il craint à son tour que ses ressources ne s’amenuisent trop rapidement. Le marché noir des terres rares, qui représente un tiers de la demande officielle, accélère l’appauvrissement des mines, et, à ce rythme, certaines réserves pourraient être épuisées dès 2027. »

    De la question « du #taux_de_retour_énergétique (#TRE), c’est-à-dire le ratio entre l’énergie nécessaire à la production des métaux et celle que leur utilisation va générer. […] C’est une fuite en avant dont nous pressentons l’absurdité. Notre modèle de production sera-t-il encore sensé le jour où un baril permettra tt juste de remplir un autre baril ? […] Les limites de notre système productiviste se dessinent aujourd’hui plus nettement : elles seront atteintes le jour où il nous faudra dépenser davantage d’énergie que nous ne pourrons en produire. »

    « Plusieurs vagues de #nationalisme minier ont déjà placé les États importateurs à la merci de pays fournisseurs prtant bien moins puissants qu’eux. En fait de mines, le client ne sera donc plus (toujours) roi. La géopolitique des métaux rares pourrait faire émerger de nouveaux acteurs prépondérants, souvent issus du monde en développement : le #Chili, le #Pérou et la #Bolivie, grâce à leurs fabuleuses réserves de lithium et de cuivre ; l’#Inde, riche de son titane, de son #acier et de son #fer ; la #Guinée et l’#Afrique_australe, dont les sous-sols regorgent de bauxite, de chrome, de manganèse et de platine ; le Brésil, où le bauxite et le fer abondent ; la Nouvelle-Calédonie, grâce à ses prodigieux gisements de #nickel. » (226-227)

    « En engageant l’humanité ds la quête de métaux rares, la transition énergétique & numérique va assurément aggraver dissensions & discordes. Loin de mettre un terme à la géopol. de l’énergie, elle va au contraire l’exacerber. Et la Chine entend façonner ce nouveau monde à sa main. »

    « Les #ONG écologistes font la preuve d’une certaine incohérence, puisqu’elles dénoncent les effets du nouveau monde plus durable qu’elles ont elles-mêmes appelé de leurs vœux. Elles n’admettent pas que la transition énergétique et numérique est aussi une transition des champs de pétrole vers les gisements de métaux rares, et que la lutte contre le réchauffement climatique appelle une réponse minière qu’il faut bien assumer. » (234-235)

    « La bataille des terres rares (et de la transition énergétique et numérique) est bel et bien en train de gagner le fond des mers. Une nouvelle ruée minière se profile. […] La #France est particulièrement bien positionnée dans cette nouvelle course. Paris a en effet mené avec succès, ces dernières années, une politique d’extension de son territoire maritime. […] L’ensemble du #domaine_maritime français [est] le deuxième plus grand au monde après celui des #États-Unis. […] Résumons : alors que, pendant des milliers d’années, 71 % de la surface du globe n’ont appartenu à personne, au cours des six dernières décennies 40 % de la surface des océans ont été rattachés à un pays, et 10 % supplémentaires font l’objet d’une demande d’extension du plateau continental. À terme, les États pourvus d’une côte exerceront leur juridiction sur 57 % des fonds marins. Attirés, en particulier par le pactole des métaux rares, nous avons mené, en un tps record, la + vaste entreprise d’#appropriation_de_territoires de l’histoire. »

    « Le projet, entonné en chœur par tous les avocats de la #transition_énergétique et numérique, de réduire l’impact de l’homme sur les écosystèmes a en réalité conduit à accroître notre mainmise sur la #biodiversité. » (248)

    « N’est-il pas absurde de conduire une mutation écologique qui pourrait tous nous empoisonner aux métaux lourds avant même que nous l’ayons menée à bien ? Peut-on sérieusement prôner l’harmonie confucéenne par le bien-être matériel si c’est pour engendrer de nouveaux maux sanitaires et un #chaos_écologique – soit son exact contraire ? » (252)

    Métaux rares, transition énergétique et capitalisme vert https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2023/01/23/metaux-rares-transition-energetique-et-capitalisme-vert_4727 (Lutte de classe, 10 janvier 2023)

    #écologie #capitalisme #impérialisme

  • Who was Che Guevara’s avenger Monika Ertl? – Friday - time.news - Time News
    https://time.news/who-was-che-guevaras-avenger-monika-ertl-friday

    The title Surazo: Monika and Hans Ertl, a German story in Bolivia is, to put it mildly, quite an understatement, because in addition to the close father and daughter community and their later drifting apart, the author tells us about many other things being thrown together, which at times assume unbearable proportions.

    Surazo: Monika and Hans Ertl: A German history in Bolivia Karin Harrasser Matthes & Seitz 2022, 270 S., 26 €

    Karin Harrasser, Surazo Monika und Hans Ertl: Eine deutsche Geschichte in Bolivien, Matthes & Seitz Berlin, 2022, ISBN:978-3-7518-0353-3
    https://www.matthes-seitz-berlin.de/buch/surazo.html

    Surazo, that’s what the cold tropical wind is called. Where is it blowing from? The author Karin Harrasser, born in 1974, is a historian from Austria, in parts the writing looks like a diary. But her more personal concerns go beyond engaging portrayals of childhood experiences in the Alps and episodes of the historian traveling in the Bolivian and Chilean Andes: “It’s about better understanding the contribution of women to the uprising around 1968, and also to shed light on what you can take with you from the past for today. That’s why I didn’t stick to the asceticism demanded by biographical theory, but tried to follow all possible traces, including the faint and the improbable.” We need to bring a certain amount of patience with us to read it, but it’s worth it.

    Monika Ertl was shot dead on May 12, 1973 in La Paz in the course of a firefight on the open street. She is in her thirties and is fighting to revive the Ejército de Liberación Nacional, ELN, which has been drastically weakened since Che Guevara’s assassination. Behind these two executions is a man named Altmann, whom Monika affectionately called “Uncle Klaus” when he was a child and who was convicted on July 4, 1987 by a jury in France as the “Butcher of Lyon”. Barbie was a Gestapo from 1942 to 1944 -Boss of Lyon. He managed to escape to Bolivia via the “rat line”, where he later, “in his second career” with his Gestapo know-how and as an employee of the US secret service CIC and the federal intelligence service BND, comprehensively surrounded the Bolivian security apparatus under the dictator Banzer “Development aid” in torture and enforced disappearances, in raising money through the cocaine trade and arms trafficking, i.e. in the “fight against communism”.

    However, a colonel in the Bolivian secret service, Roberto Quintanilla, gave the immediate order for Che’s assassination. Later, as Consul General in Hamburg, he thought he was out of the line of fire, where the ELN tracked him down. It is believed that it was Monika Ertl who shot him in the consulate in 1971. The philosopher Regis Debray wrote a romantically exaggerated novel in 1979, A life for a lifeto pay tribute to Monika and this revolutionary episode.

    Expedition to Inca Ruins
    The author is on the hunt. I was impressed by her sincerity and incorruptibility, which is hard to find on this subject in Germany: “It was only with Monika Ertl that I was able to catch a glimpse of the reality of revolutionary events. Nevertheless, I can only imagine to a limited extent what it was like to live in a time when one could have the impression that the revolution was really just around the corner, and in different places at the same time.” At times the author admits her perplexity how to deal with these often shocking finds.

    “Right or wrong. It’s my country” – so Hans Ertl, Monika’s father, once asked about his Nazi past. He was Leni Riefenstahl’s cameraman and Erich Rommel’s personal photographer during his North Africa campaign. Ertl was a gifted mountaineer, expedition leader, embedded in the Nazi cultural chic. When he was denied the federal film prize because of his Nazi past, he began to have doubts about democracy and emigrated to Bolivia in 1960. The bloody dictatorship there appeals to him more. There he undertakes expeditions to Inca areas and shoots adventure films, mostly accompanied by his daughter Monika. As all the material for his next film entitled Surazo gets lost, he retires to a remote area to set up cattle breeding there, “La Dolorita – in German: Freistaat Bayern”. His neighbor was Hugo Banzer, the bloody Bolivian dictator, like Pinochet and many others graduate of the US Counterinsurgency Academy for Coups and Torture in Panama, the Escuela de las Americas. Here it was taught not only to slaughter guerrillas, but also intellectuals, publicists, leftists. Banzer and Ertl shared an authoritarian male friendship. Unwavering loyalty, it never occurred to Ertl to ask Banzer about the grave of his beloved daughter Monika.

    When daughter and father drift apart, it doesn’t seem to be the classic conflict between the young ’68ers and the generation of fathers who were guilty of fascism. The author deals with this question cautiously and prudently. How could it be that a young woman who follows her Nazi father on his expeditions to Inca ruins and film projects in the Bolivian jungle, who moves as a tennis and golf-playing engineer’s wife in the elite of Bolivia, who despises and exploits the indigenous people, quickly transformed into the revolutionary guerrilla Imilla, who wants to get the ELN going again after the execution of Che and his successor Inti Peredo?

    Her experiences in northern Chile, where her husband worked in the copper mines, seem to have been a decisive factor in Monika’s radicalization. There she witnessed not only the incredible misery of the miners and their families, but also the rise of the powerful copper miners’ union. It was the time and place of Salvador Allende’s rise to power, who, after his election in 1970, once again pushed ahead with the nationalization of the copper industry as an important signal.

    Another sharp contrast results from the immigration policies of the Bolivian governments. Bolivia needed workers to settle vast tracts of wasteland. The indigenous population was out of the question because they were “inferior”. Therefore, the “lesser evil” was taken, Jews who wanted to emigrate from Nazi Germany. It is said to have been an estimated 7,000 to 8,000, later fleeing Nazi war criminals were welcomed. In La Paz and other cities, the Jews must have repeatedly encountered their tormentors and torturers on the streets and in shops.

    Disturbing discoveries
    Even in the idyllic Kufstein, familiar place of happy childhood days, she encounters disturbing things. A central figure in the networks of the old and new Nazis, Hans-Ulrich Rudel, the Wehrmacht’s most decorated dive fighter, lived and operated five hundred meters from her house. He supplied arms to the Paraguayan dictator Stroessner; he is said to have helped set up Pinochet’s notorious secret service DINA and was in contact with the German sect Colonia Dignidad, which he probably used as a transhipment point for arms deliveries and where Pinochet operated a torture facility. The author writes: “How could I approach the brutal work that the former SS men and Gestapo henchmen did in the machine rooms and torture chambers of the right-wing dictators? What does it mean for contemporary historiography that the long-term consequences of Nazi knowledge and Nazi techniques shaped an entire continent for half a century? That the Gestapo’s knowledge of torture, pampered in the anti-communist struggle in the USA, was further perfected in Bolivia, Argentina, Chile and Uruguay up to the 1980s?” What impressed me when reading the book is an author who tells this powerful and violent story tells – and a lot about himself, starting with the missionary activities of the Jesuits in the 17th century and ending for the time being with an Evo Morales, who flies to Germany in the presidential plane in 2009 to collect cult objects of the Incas, the Hans Ertl stolen, solemnly bringing them back to where they belong.

    Lutz Taufer was involved in the RAF hostage-taking in Stockholm, was imprisoned for 20 years and then worked for the Weltfriedensdienst in Brazilian favelas for many years

    #histoire #film #nazis #Allemagne #Bolivie #Cuba #féminisme

  • Monika Ertl: The woman who avenged Che Guevara. | Cuba Inside The World
    https://cubainsidetheworld.wordpress.com/2017/05/09/monika-ertl-the-woman-who-avenged-che-guevara

    “Never underestimate the value of a woman.”
    In Hamburg, Germany, it was twenty to ten in the morning of April 1, 1971. A beautiful and elegant woman eye color deep sky enters the office of the consul of Bolivia and patiently waiting to be addressed.
    While he is doing anteroom, indifferent look at the paintings that adorn the office. Roberto Quintanilla, the Bolivian consul, dressed elegantly dark wool suit, it appears in the office and greets struck by the beauty of the woman claiming to be Australian, and who days before had asked for an interview.
    For a fleeting moment, both are facing. Revenge appears embodied in a very attractive female face. The woman, lush beauty stares into his eyes and without words extracted a revolver and fired three times. There was no resistance, no struggle, no struggle. The impacts hit the target. In his flight, he left behind a wig, her purse, her Colt Cobra 38 Special, and a piece of paper that read VoD. ELN.
    Who was this bold woman and why have murdered “Toto” Quintanilla?
    In the guevarista militia was a woman who called himself Imilla whose meaning in language is Quechua and Aymara indigenous girl or young (now considered an insult in Bolivia). Your name: Monica (Monika) Ertl. German by birth who had made a journey of eleven thousand kilometers from Bolivia lost for the sole purpose of executing a man, the character most hated by the world left: Roberto Quintanilla Pereira.
    She, thereafter, became the most wanted woman in the world. He grabbed the front pages of newspapers across America. But what were his reasons and what are their origins?
    Let us return to the March 3, 1950, date on which Monica had come to Bolivia with Hans Ertl His father through what became known as the route of rats path that facilitated the escape of members of the Nazi regime to South America at the end of the largest and bloodiest armed conflict in world history: the Second World War.
    Monica’s story could be told with great passages through research of Jürgen Schreiber. Which I present is just a brushstroke of this exciting story involving many feelings and characters.

    Hans Ertl (Germany, 1908-Bolivia, 2000) mountaineer, innovative techniques underwater explorer, writer, inventor and materializing dreams, farmer, ideological convert, filmmaker, anthropologist and amateur ethnographer. He soon rose to prominence portraying the leaders of the Nazi party when he was filming the majesty, body aesthetics and athletic skills of the participants in the Olympic Games in Berlin (1936), directed by filmmaker Leni Riefenstahl who glorified the Nazis .
    However, he had the misfortune to be recognized for the history (and subsequent unfortunately), as the photographer of Adolf Hitler, although the official iconographer of the Führer has been Heinrich Hoffman defense squad. Some sources cite that Hans was assigned to document the areas of action Regiment famous quarterback, nicknamed the “Desert Fox” Erwin Rommel, Tobruk in their journey through Africa.
    Curiously, Hans did not belong to the Nazi Party but, although he hated war, proudly displayed jacket designed by Hugo Boss for the German army as a symbol of their deeds of yore, and his Aryan panache. He hated being called “Nazi” had nothing against them but not against Jews. Ironically was another victim of the Schutzstaffel.
    At the end of the Second World War, when the Third Reich collapsed, the leaders, colleagues and relatives to the Nazi regime fled European justice refuge in various countries, including the American continent with the approval of their respective governments and support US unconditional. It is said that it was a very peaceful person and had no enemies, so I opted to stay in Germany less time working on assignments to their status, until he emigrated with his family. First to Chile in the southern archipelago of Juan Fernandez, “fascinating lost paradise”, where he made the documentary Robinson (1950), before other projects.
    After a long journey, Ertl established in 1951 in Chiquitania, 100 kilometers from the city of Santa Cruz. So much to settle in prosperous and virgin lands which conqueror of the fifteenth century, the thick and intricate Brazilian-Bolivian vegetation. A property of 3,000 hectares where built with his own hands and native matter what was his home until his last days; “Sore”.
    The tramp of the mountain, as he was known by explorers and scientists, wandered with his past piggybacked by the overwhelming nature to engrossing vision to unravel and capture with his lens everything perceived its magical setting in Bolivia as he began a new life with his wife and daughters. The eldest was named Monica, he was 15 when resulted in exile and begins his story here …
    Monica had lived his childhood amid the turmoil of Nazism in Germany and emigrated to Bolivia when they learned the art from his father that led him to work after the Bolivian filmmaker Jorge Ruiz. Hans held in Bolivia several films (Paititi and Hito Hito) and transmitted to Monica’s passion for photography. By the way, we can easily claim as a pioneer woman of documentary filmmakers in the history of cinema.
    Monica grew up in a circle as closed as racist, which shone both his father and another sinister character that she got used to affectionately call “Uncle Klaus.” A German businessman (pseudonym of Klaus Barbie (1913-1991) and former head of the Gestapo in Lyon, France) better known as the “Butcher of Lyon”.
    Klaus Barbie, changed his surname to “Altmann” before getting involved with the family Ertl. In the narrow circle of personalities in La Paz, where this man gained enough confidence so that the father of Monica, was who introduced him even got him his first job in Bolivia as German Jewish citizen, who is said I advise South American dictatorships.
    The famous protagonist of this story, married another German in La Paz and lived in the copper mines in northern Chile but, after ten years, her marriage failed and she became an active policy that supported noble causes. Among other things, he helped found a home for orphans in La Paz, now a hospital.
    He lived in an extreme world surrounded by old Nazi torturers wolves. Any disturbing indication it was not strange. However, the death of the Argentine guerrilla Ernesto Che Guevara in the Bolivian jungle (October 1967) had meant to her the final push to his ideals. Monica according to his sister Beatrice, “worshiped” Che “like a god”.
    Following this, the father-daughter relationship was difficult because of the combination: that fanaticism joined a subversive spirit; perhaps they are triggering factors that generated a combative, idealistic, persevering stance. His father was the most surprised and very reluctantly, threw her farm. Perhaps it occurred that challenge certain ideological metamorphosis in the 60s, to become indirect contributor and advocate of leftists in South America.
    Monica was his favorite child, my father was very cold towards us and she seemed to be the only one I loved. My father was born as a result of rape, my grandmother never showed her affection and that marked him forever. The only showed affection was for Monika “Beatriz said in an interview for BBC News.
    In the late sixties, everything changed with the death of Che Guevara, broke with his roots and took a drastic turn to fully enter the militia wielding arm Guerilla Ñancahuazú, as he did in life his hero by Social inequality.
    Monica stopped being that girl who loves the lens to become “revolutionary Imilla” refugee camp in the Bolivian hills. As they were disappearing from the face of the earth most of its members, their pain was transformed into strength to demand justice becoming an operational key to the ELN.
    During the four years he remained imprisoned in the camp he wrote to his father only once a year, to say textually; do not worry about me … I’m fine. Unfortunately, he never saw her again; neither alive nor dead.
    That was how in 1971 crosses the Atlantic and returns to his native Germany, and Hamburg personally runs the Bolivian consul, Colonel Roberto Quintanilla Pereira, directly responsible for the final insult to Guevara: the amputation of his hands after his execution in The FIG tree. With that desecration signed his death sentence and, since then, the faithful “Imilla” high-risk mission was proposed: he swore to avenge Che Guevara.
    After fulfilling his goal begin a hunt that spanned countries and seas and found that only end when Monica fell dead in the year 1973, in an ambush that according to some reliable sources held out his traitorous “uncle” Klaus Barbie.
    After his death, Hans Erlt continued to live and filming documentaries in Bolivia, where he died at the age of 92 years (2000) on his farm now converted into a museum with the help of some institutions of Spain and Bolivia. There remains buried, accompanied by his old German military jacket, his faithful companion in recent years. His grave remains between two pine trees and soil of his native Bavaria. The same was commissioned to prepare and daughter Heidi to make their wishes come true. Hans had expressed in an interview with Reuters:
    I do not want to return to my country. I want, even dead, remain in this my land.
    In a cemetery of La Paz, it is said to lie “symbolically” the remains of Monica Ertl. Actually they were never delivered to his father. Their claims were ignored by the authorities after the fact. These remain in some unknown site of the Bolivian country. Lie in a mass grave without a cross, without a name, without a blessing from his father.
    Such was the life of this woman who in a period, in the words of the fascist right of those years, was rampant in “communism” and therefore “terrorism” in Europe. For some, its name was etched into the gardens of memory as a guerrilla, terrorist killer or perhaps for others as a brave woman who fulfilled a mission.
    In my opinion, it is the feminine side of a revolution that fought for the utopias of his time, and that in light of our eyes compels us to reflect once again on this phrase: “Never underestimate the value of a woman.”

    #histoire #film #nazis #Allemagne #Bolivie #Cuba #féminisme

  • Monika Ertl (1937-1973) - Find a Grave Memorial
    https://www.findagrave.com/memorial/29498523/monika-ertl

    Birth: 7 Aug 1937, Munich (München), Stadtkreis München, Bavaria (Bayern), Germany
    Death: 12 May 1973 (aged 35), Provincia Murillo, La Paz, Bolivia
    Burial: Burial Details Unknown. Specifically: Her body was never delivered to his family.
    Memorial ID: 29498523

    Political Activist. Monika Ertl, the daughter of the cameraman Hans Ertl, was a member of the armed political underground movement in Bolivia. Ertl was born in Munich. After World War II her father immigrated to Bolivia, where he continued to film for some time and became a farmer. Monika Ertl came to Bolivia in 1952 when her father brought the family over from Germany. Her father established a new life in the farm “La Dolorida” where he was breeding livestock. In Bolivia, she accompanied her father on several filming expeditions and learnt to use both a film camera and firearms. Later, she entered a marriage briefly, but felt unhappy playing the “trophy wife” of a Bolivian-German mining engineer. After her divorce in 1969, she became involved with the survivors of Che Guevara’s routed guerrilla movement, the National Liberation Army of Bolivia (ELN). After helping out in minor occasions she finally joined the political underground. She began a relationship with the ELN leader Inti Peredo, the successor of Che Guevara. Peredo was killed by the secret service of Bolivia on 9 September 1969. In Germany, she became known as “Che Guevara’s avenger” because of her involvement in the 1971 murder of Colonel Roberto Quintanilla Pereira in Hamburg, Germany: although this has never been completely proven it can safely be assumed that she did shoot Quintanilla who, at the time, was serving in Hamburg as the Bolivian consul. A message found at the murder scene had written the words Victory or Death a slogan by the ELN. After being under covert observation in Bolivia for several days she and another guerrilla were eventually ambushed and killed by Bolivian security forces on 12 May 1973 in El Alto (in La Paz), where she was reorganizing the ELN. According to Régis Debray she was also preparing the abduction of the former Gestapo Chief of Lyon Klaus Barbie to bring him to Chile and consequently to justice in France where he was wanted as a Nazi war criminal. At the time Barbie was known to be an adviser of the secret police in Bolivia. Her body was not turned over to her family to be buried and she rests in an unknown grave.

    Bio by: Larry Cañonga
    Family Members
    Parents Hans Ertl 1908–2000

    #histoire #film #nazis #Allemagne #Bolivie

  • Nouvelle tentative de putsch en Bolivie - Yaneth RAMOS, présidente de l’association Wiphala France

    Personne n’en parle mais l’ultradroite séditieuse est reparti à l’assaut des institutions en Bolivie. Sous un pretexte futile, les organisateurs du coup d’État contre Evo Morales en 2019 ont lancé une fois de plus leurs partisans dans les rues. On compte déjà un mort, plusieurs blessés et une nouvelle crise politique.

    Nous sommes avec Yaneth RAMOS, présidente de l’association Wiphala France pour comprendre les enjeux de ce conflit majeur.

    https://www.youtube.com/watch?v=_cKrEDyo5U8


    #Bolivie

  • ImillaSkate: an indigenous Bolivian skateboard collective – photo essay
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2022/feb/08/imillaskate-an-indigenous-bolivian-skateboard-collective-photo-essay

    Created by two friends in 2018, the female collective ImillaSkate wear the traditional Bolivia polleras dress associated with the indigenous women of the highland regions as a symbol of resistance


    photo Luisa Dörr
    #photographie #skate #bolivie

  • Adriana Salvatierra : « La grande leçon de l’étape précédente en Amérique latine est que nous ne pouvons plus gouverner timidement . | « Venezuela Infos

    -Oui, il faut savoir qu’en Bolivie, les forces politiques n’ont pas agi seules pour briser l’ordre démocratique : il y a eu toute une construction internationale et le gouvernement de Mauricio Macri a participé activement à ce processus de déstabilisation internationale. Le document lui-même de l’Église catholique de l’époque indique que des ambassadeurs de l’Union européenne et du Brésil ont participé aux réunions précédant le coup d’État, ce qui montre qu’il y a eu non seulement des excès diplomatiques mais aussi une ingérence directe.

    https://venezuelainfos.wordpress.com/2022/01/03/adriana-salvatierra-la-grande-lecon-de-letape-precedente-e


    #Bolivie

  • En Bolivie, des zones protégées partent en fumée
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/24/en-bolivie-des-zones-protegees-parties-en-fumee_6092180_3244.html


    Vue aérienne de la réserve naturelle de San Matias, en Bolivie, le 20 août 2021.
    WILLIAM WROBLEWSKI / AFP

    Six cent mille hectares ont déjà brûlé. Les forêts de la Chiquitania, dans le département de Santa Cruz, abritant des réserves écologiques, sont les plus touchées.

    Près de 600 000 hectares (ha), soit 6 000 kilomètres carrés, de terres ont brûlé dans le département de Santa Cruz, dans l’est de la Bolivie. Soixante-quatre pour cent de ses aires protégées ont été rasées par des incendies, pour la plupart d’origine criminelle, ont fait savoir les autorités.

    Lundi 23 août au soir, 20 incendies restaient actifs et sept zones protégées étaient touchées. En seulement deux jours, 200 000 ha ont brûlé, a rapporté le gouvernement. La plupart des incendies sont concentrés dans les forêts de la Chiquitania, une région située entre l’Amazonie au nord, les plaines du Chaco au sud et le Pantanal – la plus grande zone humide du monde – au sud-est. D’une superficie similaire à celle de la Belgique, la réserve naturelle de San Matias est l’une des plus endommagées. Cette partie du pays avait déjà connu de graves incendies en 2019.

  • HCR - L’hiver dans l’hémisphère sud accroît les défis pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/6/60c21b9ea/lhiver-lhemisphere-sud-accroit-defis-refugies-migrants-venezueliens.html

    L’hiver dans l’hémisphère sud accroît les défis pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens. Dans la région méridionale de l’Amérique du Sud, la chute des températures entraîne des difficultés supplémentaires pour les sans-abris, et s’ajoutent à la pauvreté engendrée par la pandémie de coronavirus.Le froid ne ressemble en rien à ce que Wendy* avait pu expérimenter auparavant. Cette grand-mère de 52 ans et sa famille vivent dans la rue à Santiago, la capitale chilienne, après avoir fui leur pays d’origine, le Venezuela, un pays tropical où la température descend rarement en dessous de 20°C.Mais depuis qu’ils ont fui vers la nation la plus méridionale de l’Amérique du Sud, la famille a dû faire face à des conditions hivernales pour la première fois. L’hiver imminent de l’hémisphère sud entraîne régulièrement des températures inférieures à zéro à Santiago, et Wendy et sa famille s’inquiètent de la manière dont ils vont se protéger des éléments au cours des prochains mois. Wendy et sa famille ne sont pas les seuls dans ce cas. Parmi les plus de cinq millions de Vénézuéliens qui ont fui les pénuries généralisées de nourriture et de médicaments et l’insécurité croissante dans leur pays, beaucoup ont trouvé refuge dans des pays andins comme la Colombie et le Pérou, ainsi qu’en Argentine et au Chili, au sud de l’Amérique du Sud, où le froid peut être mordant. L’arrivée de l’hiver dans l’hémisphère sud menace d’aggraver les effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19, qui a particulièrement touché l’Amérique latine et continue de sévir dans une grande partie de la région. La combinaison de la pandémie de Covid-19 et du climat hivernal constitue une menace directe pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens dans de nombreuses régions d’Amérique du Sud. (...)
    « En Équateur, le froid était vraiment intense. Mon enfant a commencé à faire de l’hypothermie et à vomir à cause du froid », se souvient cette mère de 20 ans, qui a voyagé avec son fils de 2 ans, son frère, sa mère et le compagnon de cette dernière, bravant les fermetures de frontières liées à la pandémie de Covid-19 à certains endroits. La famille a dû faire face à des températures encore plus froides à son arrivée dans la ville frontalière chilienne de Colchane. « La nuit, le froid était extrême au point que les draps étaient couverts de glace. »Après plus de deux semaines à Colchane, où ils ont dormi dans la rue ou dans des stations-service, se serrant les uns contre les autres pour se réchauffer, la famille a réussi à rassembler suffisamment d’argent pour acheter des billets de bus pour le voyage de plus de 2100 kilomètres vers Santiago.Mais le fait d’arriver enfin à destination n’a pas amélioré leur situation. Souvent, ils n’ont pas d’autre choix que de dormir dans la rue. Ils se gagnent un peu d’argent en vendant des bonbons aux passants mais, la plupart du temps, ils ne parviennent pas à en vendre suffisamment pour se payer une chambre d’hôtel pour la nuit. De plus, être sans-abri a des coûts cachés : la famille doit payer pour utiliser une salle de bain et pour que quelqu’un surveille leurs maigres possessions pendant qu’ils vendent leurs produits.Dans toute la région, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, redouble d’efforts pour aider les Vénézuéliens à lutter contre les conditions hivernales. Au Chili, où vivent environ 460 000 réfugiés et migrants vénézuéliens, le HCR distribue des kits d’équipement contre les conditions hivernales et des couvertures thermiques, ainsi qu’une aide en espèces et des bons électroniques pour que les personnes dans le besoin puissent acheter des appareils de chauffage, du carburant et des vêtements d’hiver.Des kits d’équipement contre les conditions hivernales seront également distribués en Argentine, en Bolivie et en Uruguay. Au Pérou, où l’hiver est arrivé plus tôt que prévu cette année, affectant des villes de haute altitude comme Cuzco et Arequipa avec plus de 15 centimètres de neige, le HCR travaille avec des équipes de volontaires vénézuéliens pour venir en aide aux plus vulnérables, y compris les communautés indigènes péruviennes.Alors que la plupart du Brésil est un pays tropical - avec des parties de la région amazonienne récemment touchées par des inondations historiques - le sud du pays peut devenir très froid en hiver. Le HCR fait son possible pour collecter des fonds et distribuer des vêtements chauds aux réfugiés et migrants vénézuéliens dans cette région.

    #Covid-19#migrant#migration#chili#venezuela#argentine#bolivie#perou#uruguay#sante#vulnerabilite#HCR

  • La Face cachée des #énergies_vertes

    Voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires… La transition énergétique laisse entrevoir la promesse d’un monde plus prospère et pacifique, enfin libéré du pétrole, de la pollution et des pénuries. Mais cette thèse officielle s’avère être un mythe : en nous libérant des combustibles fossiles, nous nous préparons à une nouvelle dépendance à l’égard des métaux rares. De graves problèmes écologiques et économiques pour l’approvisionnement de ces ressources stratégiques ont déjà commencé. Et si le « monde vert » qui nous attend se révélait être un nouveau cauchemar ?

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/61421_1

    #film #film_documentaire #documentaire

    #COP21 #COP_21 #transition_énergétique #technologie #technologies_vertes #voiture_électrique #énergies_propres #extractivisme #mines #green-washing #greenwashing #délocalisation_de_la_pollution #pétrole #métaux_rares #néodyme #cobalt #graphite #lithium #photovoltaïque #énergie_solaire #énergie_éolienne #éolienne #solaire #dépendance #RDC #République_démocratique_du_Congo #Australie #Chili #Bolivie #Indonésie #Chine #industrie_minière #Mongolie #Terres_rares #eaux_usées #radioactivité #réfugiés_des_technologies_vertes #eau #IDPs #déplacés_internes #cuivre #santé #Chuquicamata #cancer #Aliro_Boladas #centrales_à_charbon #modèle_économique_extractiviste #énergies_renouvelables #engie #Norvège #charbon #hypocrisie #green_tech #zéro_émissions #changement_climatique #Jean-Louis_Borloo #ADEME #Renault #bornes_électriques #Rapport_Syrota #Jean_Sirota #BYD #EDF #Photowatt #Péchiney_métallurgie #magnésium #nationalisme_des_ressources #Bolivie #recyclage #déchets #décharges_sauvages #Neocomp #fausse_transition #sobriété #progrès_technologique #décroissance #énergies_renouvelables

    –-

    déjà signalé par @odilon sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/888273

    • « La face positive des énergies vertes »

      Le documentaire « La face cachée des énergies vertes » est passé fin novembre sur Arte. Truffé d’erreurs et d’arguments partisans, allant jusqu’à comparer le problème des pales d’éoliennes, soit disant non recyclables, à celui posé par les déchets nucléaires !

      Autre exemple : ce documentaire assène que les énergies vertes et que les batteries nécessitent obligatoirement l’utilisation de terres rares. Ce n’est pourtant pas du tout l’avis de l’Ademe. D’autre part, le photovoltaïque n’utilise jamais de terres rares. Et pour l’éolien et les voitures électriques, leur utilisation dans les moteurs à aimants permanents permet de gagner en performances, mais cet usage n’est ni systématique, ni indispensable.

      Cet article présente :

      – La quinzaine d’erreurs grossières parmi les très nombreuses qui émaillent ce documentaire.
      – Le cercle vertueux du photovoltaïque et de l’éolien : plus on en installe, plus on réduit les émissions de gaz carbonique.
      – Que nos voitures contiennent davantage de terres rares que les voitures électriques sans moteurs à aimants permanents.
      – Pour qui roule le journaliste Guillaume Pitron, à l’origine de ce documentaire.

      En se fondant sur les avis qui se colportent, principalement sur la production des terres rares utilisées dans les énergies vertes, Guillaume Pitron, qui a enquêté dans une douzaine de pays, nous fait visiter quelques sites d’exploitation qui portent atteinte à l’environnement et à la santé des travailleurs.

      Hélas ce documentaire est gâché autant par sa partialité, que par de très nombreuses erreurs grossières.

      https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2390
      https://seenthis.net/messages/894307

    • Geologic and anthropogenic sources of contamination in settled dust of a historic mining port city in northern Chile: health risk implications

      Chile is the leading producer of copper worldwide and its richest mineral deposits are found in the Antofagasta Region of northern Chile. Mining activities have significantly increased income and employment in the region; however, there has been little assessment of the resulting environmental impacts to residents. The port of Antofagasta, located 1,430 km north of Santiago, the capital of Chile, functioned as mineral stockpile until 1998 and has served as a copper concentrate stockpile since 2014. Samples were collected in 2014 and 2016 that show elevated concentrations of As, Cu, Pb, and Zn in street dust and in residents’ blood (Pb) and urine (As) samples. To interpret and analyze the spatial variability and likely sources of contamination, existent data of basement rocks and soil geochemistry in the city as well as public-domain airborne dust were studied. Additionally, a bioaccessibility assay of airborne dust was conducted and the chemical daily intake and hazard index were calculated to provide a preliminary health risk assessment in the vicinity of the port. The main conclusions indicate that the concentrations of Ba, Co, Cr, Mn, Ni, and V recorded from Antofagasta dust likely originate from intrusive, volcanic, metamorphic rocks, dikes, or soil within the city. However, the elevated concentrations of As, Cd, Cu, Mo, Pb, and Zn do not originate from these geologic outcrops, and are thus considered anthropogenic contaminants. The average concentrations of As, Cu, and Zn are possibly the highest in recorded street dust worldwide at 239, 10,821, and 11,869 mg kg−1, respectively. Furthermore, the contaminants As, Pb, and Cu exhibit the highest bioaccessibilities and preliminary health risk indices show that As and Cu contribute to elevated health risks in exposed children and adults chronically exposed to dust in Antofagasta, whereas Pb is considered harmful at any concentration. Therefore, an increased environmental awareness and greater protective measures are necessary in Antofagasta and possibly other similar mining port cities in developing countries.

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5922233

      #santé #mines

    • L’association #Vernunftkraft

      Aufgeklärte und deshalb zu Recht besorgte Bürger dieses Landes (https://www.vernunftkraft.de/bundesinitiative) erkennen hinsichtlich der Rationalität energiepolitischer Entscheidungen nicht hinnehmbare Defizite.

      Die Zerstörung von Wäldern zwecks Ansiedlung von volkswirtschaftlich sinnlosen Windindustrieanlagen ist dabei die Spitze des Eisbergs.

      Zentrale Elemente der gegenwärtigen Energiepolitik sind extrem unvernünftig.

      Daher möchten wir der Vernunft Kraft geben.
      https://www.vernunftkraft.de

    • La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique

      En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

      Dès lors, c’est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte – le récit clandestin d’une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d’une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu’à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu’elle s’était donné pour mission de résoudre.

      http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-La_guerre_des_m%C3%A9taux_rares-9791020905741-1-1-

      #livre #Guillaume_Pitron

    • Rapport ADEME 2012 :

      Énergie et patrimoine communal : enquête 2012

      L’enquête « Énergie et patrimoine communal » est menée tous les cinq ans depuis 1990. Elle porte sur les consommations d’énergie et les dépenses payées directement par les communes sur trois cibles principales : le patrimoine bâti, l’éclairage public et les carburants des véhicules.

      https://www.ademe.fr/energie-patrimoine-communal-enquete-2012

      –—

      Rapport ADEME 2015 :


      Scénarios 2030-2050 : une vision énergétique volontariste

      Quel mix énergétique pour les années 2030-2050 ? L’ADEME actualise son scénario Énergie Climat et propose des mesures pour contribuer à la déclinaison du plan CLIMAT.

      Les objectifs ambitieux du Plan Climat lancé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, confirment la stratégie volontariste de la France pour la transition énergétique. Dans le contexte actuel de mise à jour de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’actualisation du scénario énergie-climat de l’ADEME vient contribuer aux réflexions pour mettre en oeuvre ces objectifs.

      Cette contribution est double : d’une part, l’actualisation des « Visions énergétiques » de l’ADEME, qui souligne l’enjeu que représente l’atteinte des objectifs ambitieux inscrits dans la loi, et d’autre part, l’étude « Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone », qui propose une liste de mesures concrètes à mettre en oeuvre.

      https://www.ademe.fr/recherche-innovation/construire-visions-prospectives/scenarios-2030-2050-vision-energetique-volontariste

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont