• US nuclear tests killed American civilians on a scale comparable to Hiroshima and Nagasaki — Quartz
    https://qz.com/1163140/us-nuclear-tests-killed-american-civilians-on-a-scale-comparable-to-hiroshima-an

    When the US entered the nuclear age, it did so recklessly. New research suggests that the hidden cost of developing nuclear weapons were far larger than previous estimates, with radioactive fallout responsible for 340,000 to 690,000 American deaths from 1951 to 1973.

    The study, performed by University of Arizona economist Keith Meyers, uses a novel method (pdf) to trace the deadly effects of this radiation, which was often consumed by Americans drinking milk far from the site of atomic tests.

    Those measurements, however, did not capture the full range of effects over time and geography. Meyers created a broader picture by way of a macabre insight: When cows consumed radioactive fallout spread by atmospheric winds, their milk became a key channel to transmit radiation sickness to humans. Most milk production during this time was local, with cows eating at pasture and their milk being delivered to nearby communities, giving Meyers a way to trace radioactivity across the country.

    The National Cancer Institute has records of the amount of Iodine 131—a dangerous isotope released in the Nevada tests—in milk, as well as broader data about radiation exposure. By comparing this data with county-level mortality records, Meyers came across a significant finding: “Exposure to fallout through milk leads to immediate and sustained increases in the crude death rate.” What’s more, these results were sustained over time. US nuclear testing likely killed seven to 14 times more people than we had thought, mostly in the midwest and northeast.

    #NUcléaire #Bombe_atomique #Hubris_scientifique


  • Un avertissement qui, 60 ans après, n’a pas été entendu

    La couverture du magazine Pour la Science n°482 de décembre 2017 fait sa une avec le « berceau de la vie » et sa quatrième de couverture avec le « cercueil de notre mort », en publiant la publicité suivante :

    On y lit bien : « honnêteté morale ».

    Qu’est ce que c’est que ce truc ? Qu’est ce que cela peut pouvoir bien signifier lors qu’il s’agit de développer des armes de destructions massive ?

    A savoir planifier l’assassinat de centaines de milliers de personnes. Organiser la destruction de villes entières. Et enfin, grâce à l’industrie nucléaire, empoisonner à petit feu le monde entier.

    L’honnêteté morale a bien mieux été défendre par André Breton en 1958 que par tous ces « équarrisseurs diplômés », ces pourritures scientistes et ces crevures nucléaristes qui travaillent pour des militaires.

    https://sniadecki.wordpress.com/2013/09/06/breton-nucleaire

    N’hésitez pas à leur faire savoir tout le bien que vous pensez d’eux en leur envoyant un mot gentil à l’adresse qu’ils ont si aimablement indiquée.

    Contact : drh-suivi.recrutements@cea.fr

    #CEA, #science, #militaire, #bombe_atomique, #critique_techno, #André_Breton.


  • #Pascal_Boniface : « Face à la #Corée_du_Nord, Trump a une épée en bois »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/081017/pascal-boniface-face-la-coree-du-nord-trump-une-epee-en-bois

    Vidéo accessible dans le corps de l’article. Que faire face à une dictature nord-coréenne qui est en passe de devenir une puissance nucléaire ? Les appels guerriers de Donald Trump sont une dangereuse gesticulation. Il faut d’urgence négocier avec Kim Jong-un, estime le chercheur Pascal Boniface, pour à terme neutraliser la menace.

    #International #armes_nucléaires #bombe_atomique


  • Prix Nobel de la paix : « L’idée est de rendre la possession de l’arme nucléaire honteuse »
    http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2017/10/06/prix-nobel-de-la-paix-le-comite-d-oslo-a-surtout-voulu-rappeler-une-

    Tricotons : La dénucléarisation est-elle un objectif réaliste ?

    Marc Semo : L’idée des promoteurs de la campagne d’interdiction est de rendre la possession de l’arme nucléaire honteuse pour les pays qui en sont dotés et qui, ne signant ni ne ratifiant le traité d’interdiction décidé en juillet par 122 pays, ne sont pas tenus d’en appliquer les clauses. C’est la même stratégie de la stigmatisation qui a été utilisée dans les conventions pour l’interdiction des mines antipersonnelles.

    Mais il est peu probable que cela fonctionne pour le nucléaire, considéré comme un élément central dans la stratégie des pays qui possèdent l’arme nucléaire (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU) ou illégalement (Inde, Pakistan, Israël, Corée du Nord), mais aussi pour les pays qui bénéficient du parapluie nucléaire américain, ceux de l’OTAN, mais aussi le Japon, qui s’est refusé à signer le traité.

    Face aux dangers de la prolifération rappelés par la Corée du Nord, la possession de l’arme nucléaire ou la garantie d’être protégé par celle de Washington reste essentielle.

    Marc Semo : Le comité Nobel a surtout, je crois, voulu rappeler une urgence. C’est d’ailleurs ce que dit la présidente du comité : « Nous vivons dans un monde où le risque d’une utilisation des armes nucléaires est plus grand qu’il ne l’a jamais été depuis longtemps. » Et on ne peut leur donner tort quand on voit la fuite en avant du régime de Pyongyang défiant Washington, qui menace de les anéantir mais aussi de remettre en cause l’accord de 2015 avec Téhéran mettant sous contrôle pour dix ans son programme nucléaire.

    Pax questionus : Dans la mesure où les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont dotés de l’arme nucléaire, cela ne rend-il pas vain tout espoir de voir un jour l’arme nucléaire définitivement bannie de notre société ? On voit mal ces cinq Etats se priver de leur principale force de dissuasion/négociation…

    Marc Semo : Absolument… Mais les plus optimistes espèrent que, comme pour les armes chimiques ou biologiques – finalement totalement interdites respectivement en 1993 et 1972 –, arrivera le moment où il deviendra honteux de détenir l’arme nucléaire, qui reste la seule arme de destruction massive encore légale au regard du droit international.

    #Nucléaire #Bombe_atomique #Nobel


  • Pourquoi n’avons-nous plus vraiment peur de la bombe ?
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/10/05/pourquoi-n-avons-nous-plus-vraiment-peur-de-la-bombe_5196654_3232.ht

    Soixante-douze ans après les premiers – et uniques – bombardements atomiques, menés en août 1945 sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, voilà que ressurgit le spectre de la guerre atomique, et derrière lui son cortège d’images apocalyptiques. Une perspective inouïe, terrifiante, que l’on a un peu vite reléguée à l’arrière-plan avec la fin de la guerre froide.
    Banalisation

    Les spécialistes, pourtant, ne cessent de le répéter : le risque d’une attaque nucléaire est aussi grand aujourd’hui qu’à la fin des années 1980 – si ce n’est plus. Pourquoi alors un tel déni de réalité ? Les peuples et les chefs d’Etat auraient-ils estompé dans leur imaginaire le pouvoir mortifère de cette arme de destruction massive ? Et le vrai danger ne réside-t-il pas précisément là, dans cette banalisation de la bombe atomique ?

    A tort, estiment les experts, pour qui la menace du nucléaire militaire n’a jamais disparu. « Aujourd’hui, le danger d’une catastrophe nucléaire est plus important que pendant la guerre froide, et la plupart des gens l’ignorent avec joie », affirme même William J. Perry. Secrétaire américain à la défense de 1994 à 1997, ce démocrate a publié My Journey at the Nuclear Brink (Stanford University Press, 2015, non traduit en français), ouvrage dans lequel il détaille les menaces actuelles. Parmi elles : une guerre nucléaire régionale entre l’Inde et le Pakistan – avec des impacts mondiaux dévastateurs. Et les dangers se sont encore intensifiés depuis la publication de ce livre.

    Moscou et Washington modernisent et renforcent leur domination nucléaire, la Corée du Nord est devenue le neuvième pays dans le monde à posséder l’arme atomique, l’Iran est technologiquement en mesure d’être le dixième… A quoi s’ajoute l’éventualité d’un conflit « non conventionnel », au cours duquel des armes nucléaires échapperaient aux contrôles étatiques et internationaux.

    Dès lors, comment expliquer que ce risque soit si peu débattu ? Que la peur de l’atome militaire ne soit pas plus palpable ? « Cet aveuglement est dû avant tout à l’énormité des conséquences qu’aurait une guerre nucléaire », répond Jean-Pierre Dupuy. Cet ingénieur général des Mines devenu philosophe rappelle la pensée fondatrice de l’Allemand Günther Anders (1902-1992) au sortir de la seconde guerre mondiale : lorsque le mal devient énorme, nous ne pouvons plus nous le représenter.
    « On sait qu’une destruction nucléaire intégrale est possible d’un point de vue abstrait, mais le néant est la chose la plus difficile à se figurer », abonde le philosophe Michaël Fœssel.

    #Nucléaire #Bombe_atomique #Guerre


  • Anti-nuclear-weapons group wins Nobel Peace Prize - LA Times
    http://www.latimes.com/world/europe/la-fg-nobel-peace-prize-20171006-story.html
    http://www.trbimg.com/img-59d77fdd/turbine/la-fg-nobel-peace-prize-20171006

    With the threat of a nuclear conflict growing ever more real, the Nobel Peace Prize was awarded Friday to a coalition of disarmament activists that lobbied for the first treaty to ban atomic arms.

    The treaty includes a commitment “never under any circumstances to develop, test, produce, manufacture, otherwise acquire, possess or stockpile nuclear weapons or other nuclear explosive devices.” It also bans the transfer, use or threat to use of nuclear weapons.

    The treaty will enter into force after it has been ratified by 50 parties. So far, only three have done so.

    The United States and close allies, including France and Britain, have rejected the effort, calling it misguided and dangerous.

    “A purported ban on nuclear weapons that does not address the security concerns that continue to make nuclear deterrence necessary cannot result in the elimination of a single nuclear weapon and will not enhance any country’s security, nor international peace and security,” the three countries said in a statement issued after the treaty was adopted.

    The recipient of the award, a Geneva-based coalition known by the acronym ICAN, disputes the premise that nuclear weapons are a legitimate and essential source of security.

    "We can’t threaten to indiscriminately slaughter hundreds of thousands of civilians in the name of security. That’s not how you build security,” the group’s executive director, Beatrice Fihn, told reporters Friday.

    #Nucléaire #Bombe_atomique #Nobel


  • http://www.ciip.fr/spip.php?article1335#nb2

    « Original Child Bomb »

    La bombe a explosé à 30 m. du point visé.
    La boule de feu s’est élargie jusqu’à 5.500 m.
    La température au centre de la boule de feu a atteint cent millions de degrés.
    Ceux qui se trouvaient près du centre de la boule de feu disparurent.
    Toute la ville fut réduite en morceaux par le souffle
    et les ruines prirent feu partout instantanément
    en brûlant impétueusement.
    70.000 personnes furent tuées immédiatement
    ou moururent en quelques heures.
    Ceux qui ne moururent pas souffrirent atrocement.
    Peu d’entre eux étaient militaires.

    Le poème entier est beaucoup plus long. Seule la strophe 32 est traduite ici en français. On peut le consulter (en anglais) sur ce site :
    https://inaspaciousplace.wordpress.com/2012/08/06/hiroshima-original-child-bomb-by-thomas-merton
    #Hiroshima #bombe_atomique

    https://www.arte.tv/fr/videos/054197-000-A/hiroshima-la-veritable-histoire
    http://hibakushas.arte.tv


  • A l’ombre des centrales nucléaires (1) : L’aventure de l’atome, un avenir radieux
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lombre-des-centrales-nucleaires-1-laventure-de-latome-un-avenir

    Comment la France est-elle devenue le pays le plus nucléarisé du monde ?

    Avec la découverte des rayons X et des qualités phosphorescentes du radium, dès le début du XXe siècle on utilise la radioactivité pour fabriquer onguents, médicaments et cosmétiques, et même du camembert ! Pierre et Marie Curie obtiendront tous deux le Prix Nobel de physique en 1903, et Marie Curie un second prix Nobel de chimie en 1911.

    Il n’y a pas que les crèmes. Il y avait tout un tas de produits de toutes natures : du chocolat radioactif, des pâtes alimentaires radioactives, du coton, etc. Cécile Raynal

    Dès 1937, le radium est inscrit comme poison dans la pharmacopée, et donc on interdit l’utilisation du radium dans les produits de beauté. Claude Huynh

    Ce n’est qu’en comprenant les pouvoirs destructeurs de la fission de l’atome qu’il sera utilisé comme arme, puis comme générateur d’électricité. Or avec des mines d’uranium basées essentiellement en Afrique, cette énergie nouvelle redessine dès ses débuts une géopolitique mondiale de conflits où très clairement nucléaire civil et militaire s’avèrent être indissociables. Mais une fois la boîte de Pandore ouverte, plus de raison de s’arrêter en si bon chemin...

    Les premiers usages qui ont été mis en place au niveau du développement du nucléaire, c’était pour la bombe. La France a été pionnière au niveau de la découverte avec Joliot-Curie, avec Marie Curie. (...) Tout de suite à la fin de la guerre, De Gaulle qui était revenu au pouvoir créé le commissariat à l’énergie atomique pour que la France possède, le plus rapidement possible, la bombe. Patrice Bouveret

    Ce documentaire va expliquer comment la France est devenue le pays le plus nucléarisé du monde. Dès 1945, Charles De Gaulle crée le Commissariat à l’Energie Atomique pour fabriquer la bombe atomique. Devenue une puissance nucléaire civile et militaire, la France s’autorise tous les essais atomiques depuis le désert du Sahara jusqu’aux îles de Polynésie française. L’histoire de la montée en puissance du nucléaire se heurte alors aux débuts d’un désaveu… qui proviendra de l’intérieur, des physiciens eux-mêmes. Les époux Joliot-Curie lancent dès 1950 l’appel de Stockholm visant à l’interdiction de la bombe atomique. Ainsi naît une vraie contestation contre le nucléaire militaire, mais aussi civil. Dans les années 70 différents mouvements écologistes émergent et s’expriment avec les manifestations de Plogoff et de Creys-Malville pour les plus connues, encrant l’installation d’une opposition durable et forte des anti-nucléaire.

    Tout a commencé par Fessenheim. Manifestation contre l’idée de Fessenheim, puis contre la construction de Fessenheim. c’était un mouvement qui était anti-nucléaire. Mais surtout, anti « se faire imposer quelque chose que l’on ne comprend pas » et donc on sait par ce mot, nucléaire, que ça rappelle la bombe atomique. Jean-Marie Brom

    C’est toute la semaine. Bon premier épisode.


  • Eight countries. 2,056 nuclear tests. 71 years – mapped - Washington Post

    https://www.washingtonpost.com/graphics/world/nuclear-tests

    Eight countries. 2,056 nuclear tests. 71 years.

    In the name of national security, eight countries have tested nuclear weapons all over the world since 1945, frequently near populated places. Related: North Korea conducts fifth nuclear test, claims it has made warheads with ‘higher strike power’.

    #nucléaire #cartographie #bombe_atomique


  • Sous le plateau d’Albion, la science (presque) sans bruit

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/10/17/a-rustrel-vaucluse-la-science-presque-sans-bruit_5015174_1650684.html

    Le portail, un tantinet rouillé, est ouvert. Il donne sur un vaste et vide parking en plein air, au bitume fatigué, qui offre une vue splendide sur la vallée. A quelques kilomètres au sud, apparaissent au milieu des arbres les taches colorées des carrières d’ocre du Colorado provençal, petite merveille du Luberon. A l’opposé, le regard grimpe sur des pentes de garrigue, coupées de courtes falaises calcaires, jusqu’au sommet qui masque le Ventoux, à 30 kilomètres plus au nord.

    Le « blockhaus »

    Au pied de cette colline, l’image est moins belle. Un épais mur gris, flanqué d’un Algeco blanc, évoque un blockhaus, éclairé la nuit par un vieux lampadaire.

    Il y a plus de vingt ans, il n’aurait pas été possible d’entrer aussi facilement sur ce site austère. De nombreux sas et contrôles d’identité auraient dû être franchis avant même de pénétrer dans le « blockhaus ». De 1971 à 1996, il abritait en effet l’un des deux postes de commande de tir des missiles stratégiques dit du plateau d’Albion, cette vaste zone de 800 km2 située à environ 1 000 mètres d’altitude, au-dessus du parking. C’est à 1,5 kilomètre de l’entrée bétonnée et à 500 mètres sous terre que, 24 heures sur 24, deux officiers de tir pouvaient à tout moment tourner les clés activant les têtes nucléaires réparties dans les 18 silos enterrés du plateau.

    Désormais, plus de clés, ni de bombes. Le centre névralgique de la dissuasion française est devenu un laboratoire de recherche assez éclectique où se retrouvent physiciens des particules, hydrologues, géologues, électroniciens, biologistes ou même historiens, pour des recherches civiles, publiques ou privées.

    « Lorsqu’on m’a signalé que l’armée abandonnait ce site, j’ai sauté sur l’occasion, se souvient le physicien Georges Waysand, retraité du CNRS. Après ma première visite, j’étais éberlué. »

    En effet, il découvrait là un lieu parfait pour mener à bien ses expériences ultrasensibles de détection de particules extraterrestres, appelée matière noire. Comme la Terre est en permanence bombardée de particules connues, il est difficile de repérer un signal nouveau dans tout ce fatras. En jouant le rôle de bouclier naturel, la roche facilite a priori la détection. C’est pourquoi bon nombre d’expériences de ce genre se retranchent dans des tunnels, comme à Modane (à la frontière franco-italienne) ou au Gran Sasso en Italie.

    « D’ici, on ressent la houle de la Méditerranée »

    Ce qui l’a séduit aussi, c’est le « saint des saints », la pièce centrale dans laquelle les deux officiers passaient leur journée, assis devant les pupitres. Cette capsule de 28 mètres de long pour huit de large est encore plus isolée des perturbations du monde extérieur : mur en béton armé d’un mètre d’épaisseur, blindage en acier mi-doux bloquant toutes les fréquences au-dessus de 40 Hz, suspensions de l’ensemble pour empêcher les vibrations… En toutes circonstances, les deux officiers devaient pouvoir répondre aux ordres de tir. « Il y avait même la fibre optique !, se réjouit Georges Waysand. Ce tunnel n’a pas d’équivalent dans le monde. »

    En quelques mois, il rédige un rapport présentant l’intérêt de ce site pour des activités pluridisciplinaires. Il songe à la matière noire, mais aussi à des mesures précises de champ électromagnétique non perturbées par l’environnement artificiel. Il ajoute aussi la géologie après avoir fait venir des spécialistes qui lui disent que ce site est « meilleur que ce qu’ils imaginaient ». Il se révélera en effet que, au cœur du parc naturel régional du Luberon, l’absence d’autoroutes, d’usines, de voies ferrées, d’éoliennes… garantit un niveau de secousses résiduelles inférieures au bruit sismique minimum mondial ! « D’ici, on ressent la houle de la Méditerranée », déclare Christophe Emblanch, directeur de l’unité de formation et de recherche (UFR) Sciences, technologies, santé de l’université d’Avignon. « C’est magique », savoure-t-il.

    Isolé des perturbations électromagnétiques, des vibrations de surface non naturelles et des variations de gravitation, le laboratoire est idéal pour s’intéresser à des effets sismiques, magnétiques, gravimétriques… minuscules, qui, malgré la précision des appareils, seraient noyés dans le « bruit » environnant. D’où le nom de cette installation, née officiellement en 1998 : Laboratoire souterrain à bas bruit (LSBB). Ici, après la discrétion militaire, règne donc le silence.

    A l’accueil, Daniel Boyer, cheveux très longs, cachant son passé d’ancien sous-officier appartenant au petit groupe de dix personnes en permanence sur le site à l’époque des missiles, est le directeur adjoint du site.

    « Lors d’une de mes premières visites, nous avons eu une coupure totale de courant dans la capsule. C’était impressionnant, se souvient Georges Waysand. Heureusement j’étais avec un militaire, qui, en un quart d’heure, a pu le rétablir. Cela m’a confirmé dans mon choix de conserver les personnes connaissant ce lieu. » Daniel Boyer et Alain Cavaillou, deux permanents du LSBB, ont ainsi rejoint les rangs de l’université de Nice et sont devenus cosignataires de nombreux articles de recherche. « Travailler sous terre n’est pas un problème car on peut sortir facilement : la porte n’est pas loin ! Et ce n’est pas plus dur que d’exercer dans un endroit sans fenêtre comme une salle de contrôle aérien, un bloc opératoire… », constate, serein, Daniel Boyer.

    « Prenez une veste », lance-t-il alors qu’en cette fin d’été les 20° C sont atteints. « Il fait moins de 15° dans les tunnels », ajoute-t-il en montant sur le Fenwick, le véhicule électrique qui servait déjà du temps de la base militaire. C’est parti !

    Pas pour longtemps. Un sas de décompression, rare installation ajoutée par les chercheurs, doit être franchi. « Cela permet de mettre en surpression l’air des galeries afin d’empêcher le radon, radioactif, de sortir des roches », explique Alain Cavaillou. Deux portes sont nécessaires car s’il n’y en avait qu’une, son ouverture créerait une onde minuscule, mais suffisante pour agiter les multiples capteurs posés dans les tunnels et fausser les résultats.

    « Le paradis des géologues »

    Le véhicule redémarre, cahotant légèrement au milieu du couloir gris béton, large de quatre mètres environ et éclairé par une lumière blafarde. La fraîcheur est bien là. Après 400 mètres linéraires, virage à angle droit sur la droite. Nouvel arrêt. « Ici c’est le paradis des géologues », explique Elisabeth Pozzo di Borgo, enseignante-chercheuse à l’université d’Avignon et membre du conseil scientifique du LSBB. Elle pousse une porte dans l’alignement de la première partie du tunnel. Les parois rocheuses sont ici apparentes. Plusieurs trous sont percés dans la roche pour l’étudier et en recueillir de l’eau d’infiltration. Une faille est visible.

    « Ce tunnel nous donne accès au plus grand réservoir calcaire du crétacé d’Europe, du même âge que les roches des champs pétrolifères du Golfe. Cette zone fait environ 1 000 km2 », rappelle Christophe Emblanch. C’est de ce réservoir que l’eau sortira notamment à la célèbre Fontaine-de-Vaucluse, à quelques kilomètres plus à l’ouest. « Après la pluie, comment l’eau circule-t-elle dans cette roche ? Quand et comment sort-elle ? Quels effets ont les pompages ? Comment se diffuserait une pollution ?… Beaucoup de questions se posent aux hydrologues », note Christophe Emblanch, qui comptabilise une soixantaine de prélèvements sur et autour du site, ainsi que plusieurs forages.

    Cette partie du LSBB est un autre cadeau des militaires. C’était en effet la partie anti-souffle du dispositif. Au lieu d’aller en ligne droite de l’entrée au centre de tir, le tunnel fait un coude à angle droit puis, 100 mètres plus loin, un second vers la gauche. Au bout de la première partie, un couloir droit, en cul-de-sac, a été creusé sur 250 mètres de long, là où les hydrogéologues s’égaient. Sur un plan, cela forme un « U ». Si une bombe explosait près du site, le souffle pénétrerait dans la galerie principale, puis s’engouffrerait dans ce couloir vide, au bout duquel l’onde serait réfléchie, revenant vers le souffle initial et l’atténuant.

    Le saint des saints

    Retour sur le Fenwick en direction du saint des saints, atteint après encore 800 mètres. Une lourde porte avec un volant métallique en garde l’entrée. L’ancien poste de commande de tir est au bout d’un étroit couloir dans lequel des ordinateurs enregistrent les données des instruments à l’intérieur de la pièce et les envoient par les fibres optiques aux laboratoires. Sur un écran, un signal mesure les minuscules fluctuations du champ magnétique dans les trois directions de l’espace. Elisabeth Pozzo di Borgo prend alors une chaise et la fait tourner sur un pied. Les courbes se mettent à osciller à la cadence de la chaise ! Le champ magnétique a été perturbé, ce que le magnétomètre, à quelques mètres de là dans la capsule, a enregistré. Evidemment ouvrir la dernière porte de cette fameuse capsule n’échappe pas au détecteur. La pièce qu’on découvre, avec ses couleurs orange et marron, semble surgie directement des années 1970.

    « C’est le fin du fin du bas bruit », salue la chercheuse. « La première fois qu’on a fait des mesures de variation du champ magnétique dans cette pièce, on trouvait zéro », se souvient Georges Waysand. Finalement, la valeur moyenne se révélera cinq à huit fois plus faible que celle du champ magnétique terrestre. Surtout, ses variations sont cent fois plus faibles que l’activité cérébrale d’une personne en phase de sommeil. Au centre de la pièce de 120 m3, au demeurant assez vide, trône l’un des fleurons du laboratoire, un magnétomètre supraconducteur de grande précision. Grâce à lui, les chercheurs ont vu des choses incroyables. Par exemple, en 2012, la « respiration » de la Terre. En permanence, sous l’effet des mouvements des océans, des continents, de l’atmosphère ou des séismes, des ondes de surface apparaissent, comprimant ou dilatant globalement la Terre. Des sismomètres l’ont confirmé par fort séisme, mais ces ondes de surface secouent aussi verticalement le ciel, jusqu’à l’ionosphère, la partie chargée électriquement de l’atmosphère à partir de 60 kilomètres. Et qui dit déplacement de charges dit champ magnétique perturbé… jusqu’aux bas-fonds provençaux.

    « Nous avons aussi “vu” de cette manière des orages magnétiques, des sylphes (des éclairs lumineux de la haute atmosphère) ou des précurseurs des tremblements de terre comme celui du Sichuan en Chine, en 2008 », liste Elisabeth Pozzo di Borgo, qui voit aussi le soleil se lever et se coucher par ses effets magnétiques.

    Ce calme parfait a aussi donné l’idée à une équipe de Vancouver d’effectuer des électroencéphalogrammes dans la capsule. « Cela nous permet de voir l’activité dans une bande de fréquence, supérieure à 30 Hz, comme nulle part ailleurs. Ces ondes sont en effet très difficiles à mesurer de façon fiable dans un environnement hospitalier standard ou même dans un labo de recherche classique. Pour cela, elles sont souvent ignorées », témoigne Guy Dumont, de l’université de Vancouver. « Cela pourrait déboucher sur une meilleure compréhension des fonctions cérébrales, aussi bien chez des sujets sains que chez des sujets présentant certaines pathologies (épilepsie, Alzheimer, Parkinson) ou souffrant de lésion à la moelle épinière. Ou bien sur la mise au point d’équipements plus performants pour le diagnostic, le suivi ou le traitement de certaines de ces pathologies », complète le chercheur, qui compte bien revenir au LSBB après ses deux visites en 2009 et 2014.

    Capteurs sismiques d’un nouveau genre

    A la sortie, une autre porte ouvre sur un espace plus restreint. Le lieu est pile à la verticale du sommet de la montagne, 500 mètres plus haut, où se situait l’antenne transmettant les ordres de tir. Ce jour-là, des capteurs sismiques d’un nouveau genre sont en train d’être démontés après deux mois d’enregistrement. « Si l’on ose dire, nous avons eu de la chance avec le séisme en Italie le 24 août [298 morts] », indique Frédéric Guattari, de la société Ixblue. Cette entreprise française spécialisée dans les gyroscopes à fibre optique pour la navigation va lancer les premiers sismomètres capables d’enregistrer non pas des mouvements de translations du sol mais des mouvements de rotation.

    A l’intérieur de ces instruments, de la lumière circule, dans les deux sens, dans des bobines enroulant près de 15 kilomètres de fibres. Si la terre « tourne », la théorie relativiste montre que les chemins aller et retour n’auront pas la même longueur ; la différence étant reliée à l’angle de rotation. Pour tester leur système, les ingénieurs d’Ixblue collaborent avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), qui a disposé des capteurs classiques en plusieurs endroits afin d’estimer aussi les fameuses rotations. Réponse dans quelques mois.

    Au retour, on jette un œil sur une autre activité originale du LSBB : la métrologie électronique de haute précision. Les mémoires et processeurs, malgré tout le soin avec lequel ils sont fabriqués, peuvent faire des erreurs. Une particule peut taper la matière et déclencher une réponse inappropriée. Cette particule peut venir du ciel ou de la décroissance radioactive de certains atomes du circuit. Sous la roche, il ne reste que cette dernière et les constructeurs de circuits, en l’occurrence ceux de l’entreprise américaine Xilinx, qui teste ici la fiabilité de ses composants. D’autres entreprises, Total, Teleray, Staneo… ont aussi loué les services du LSBB.

    De retour dans la salle de réunion, après avoir déposé la lourde veste tenant chaud, on assiste à l’une des scènes qui justifient le concept du LSBB. Des étudiants tchèques venus pour étudier, grâce à des antennes en surface, les éclairs de la haute atmosphère découvrent avec gourmandise un chercheur disposant d’autres instruments, qu’il serait intéressant de comparer. « C’est très pluridisciplinaire. Des sujets naissent en se croisant. Et dans un couloir de 4 mètres de large, ça arrive souvent ! », résume Christophe Emblanch. C’est d’ailleurs comme cela qu’est née la collaboration Ixblue-CEA. « Dès le début, il a été clair pour moi qu’il ne s’agissait pas d’empiler des expériences les unes à côté des autres pour faire du volume, mais bien d’avoir entre elles des échanges, notamment parce que très souvent le bruit des unes est le signal des autres et réciproquement, ce qui ouvre des problématiques et des protocoles nouveaux », insiste Georges Waysand. Tous les deux ans, les utilisateurs de tous horizons du LSBB se retrouvent pour découvrir les travaux en cours, de l’ordre de la vingtaine d’expériences différentes.

    Collaboration interdisciplinaire fortuite

    L’exemple le plus fameux de collaboration interdisciplinaire fortuite est lié au magnétomètre. Peu après l’avoir installé en 2001, en analysant les données, les chercheurs, dont le directeur du LSBB, Stéphane Gaffet, ont vu une anomalie, attribuée dans un premier temps à un problème sur l’appareil. Un géologue à qui les « magnéticiens » parlaient de ce souci constate qu’au moment où la saute d’humeur du magnétomètre se produisait, les sismomètres avaient ressenti un tremblement de terre en Inde. Bien entendu les chercheurs ont vérifié que les fluctuations magnétiques n’étaient pas que de simples mouvements de translation de l’instrument. Ils ont alors démontré que c’était le déplacement des charges électriques – contenues dans l’eau qui s’infiltre dans le massif – qui avait modifié le champ magnétique en bougeant dans le réservoir calcaire sous l’effet du tremblement de terre. D’ailleurs, l’équipe réfléchit à un nouveau dispositif expérimental de suivi des masses d’eau grâce au magnétomètre, même en l’absence de secousses sismiques.

    « Le plaisir de ce travail vient de la diversité des thèmes abordés », estime Alain Cavaillou. « C’est très enrichissant aussi d’échanger avec des correspondants étrangers », ajoute Daniel Boyer, qui, comme son collègue, ne regrette pas cette reconversion rare, qui est d’ailleurs l’objet d’études en sciences humaines et sociales.

    L’histoire n’est pas terminée. Peut-être que bientôt sera signée définitivement la convention faisant du LSBB une unité mixte de service entre les cinq partenaires, CNRS, Observatoire de la Côte d’Azur, universités d’Avignon, de Marseille et de Nice… Peut-être que bientôt aussi un bâtiment plus confortable sera construit pour l’accueil des chercheurs sur le parking, afin, comme toujours, de limiter encore le « bruit » dans ce monde du silence.


  • Hess Natur- Eigentümer investieren in Atombombenherstellung! | Der Honigmann sagt...
    https://derhonigmannsagt.wordpress.com/2013/08/03/die-firma-realitat

    Gegenwärtiger Eigentümer des einstigen Ökopioniers Hessnatur ist Capvis III mit Sitz in der Steueroase Jersey[1]. Die gleichnamigen Schweizer „Partner“ des Fonds sind nicht die Eigentümer, sondern die Verwalter des Fonds. Die Namen der Eigentümer von Capvis III werden nicht bekannt gegeben. Lediglich einer der Capvis-Investoren, nämlich Harbourvest, wurde einmal im Capvis-Rundbrief erwähnt. Wir haben deshalb viele Wochen recherchieren müssen, um wenigstens einige der Anteilseigner von Capvis III identifizieren zu können. Das Ergebnis ist verblüffend: Davon investieren alle entweder direkt in die Rüstungsindustrie, verwalten Kapital der Rüstungsindustrie oder vermehren das Kapital von Gesellschaften, die ihrerseits in die Rüstungsindustrie investieren. Die größten uns bekannten Anteilseigner des Fonds Capvis III, dem seit Juni das Ökounternehmen Hessnatur gehört, investieren außerdem in die Atombombe, oder verwalten das Kapital von Gesellschaften, die wiederum in die Atombombe investieren.

    #Allemagne #économie #bombe_atomique


  • Vers un monde sans armes nucléaires ? - Moyen-Orient - RFI
    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160829-onu-armes-nucleaires-journee-internationale-ticen-tice?ns_mchannel=fide

    Depuis 2009, les Nations unies ont fait du 29 août la Journée internationale contre les essais nucléaires. Cinquante-et-un ans après le premier essai, les stigmates de tests atomiques sont toujours présents dans plusieurs endroits de la planète et le monde d’aujourd’hui reste terrorisé par l’idée que des armes d’une telle puissance puissent encore être utilisées au XXIe siècle.

    #nucléaire #armement #bombe_atomique


  • Les Iles Marshall évoquent l’horreur #nucléaire devant la CIJ
    http://www.romandie.com/news/Les-Iles-Marshall-evoquent-lhorreur-nucleaire-devant-la-CIJ/683093.rom

    Les Iles Marshall ont fait un récit saisissant lundi des horreurs des tests nucléaires. Ce petit Etat du Pacifique tente de convaincre la Cour internationale de Justice (CIJ) qu’elle a compétence pour examiner ses plaintes contre l’Inde, le Pakistan et le Royaume-Uni.

    Cet archipel a été le théâtre de nombreux essais nucléaires dans les années 1940 et 1950. Il reproche à ces trois nations de ne pas avoir abandonné « la course » à l’arme atomique. Pendant ces tests, « plusieurs îles ont été détruites ou rendues inhabitables pour des milliers d’années », a déclaré le représentant du pays devant la CIJ, Tony deBrum.

    via @obsarm



  • Un monde nucléarisé
    http://visionscarto.net/un-monde-nuclearise

    Titre : Un monde nucléarisé Mots-clés : #Nucléaire #Armement #TNP #Bombe_atomique #Centrale_nucléaire #Puissance_nucléaire Apparition(s) : Carte inédite. Auteur : Philippe Rekacewicz Date : Janvier 2016. Voir aussi : Aux Nations unies, qui vote avec qui ? Après l’Assemblée générale des Nations unies en 2015, l’analyse des votes concernant les résolutions sur le désarmement et la sécurité (...)

    #Collection_cartographique


  • La #Corée_du_Nord est en passe de réussir son pari #nucléaire
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140116/la-coree-du-nord-est-en-passe-de-reussir-son-pari-nucleaire

    La survie du régime dépend trop de l’arme atomique pour que ses dirigeants acceptent d’y renoncer. Sanctions accrues, propagande anti-Kim par haut-parleurs ou survols de bombardiers stratégiques : les réponses au quatrième #essai_nucléaire du Nord sont inadaptées voire contre-productives.

    #International #Asie #bombe_atomique #Corée_du_sud #Kim_Jong-Un


  • Atombomben auf Ost-Berlin | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/news/Atombomben-auf-Ost-Berlin-3055232.html


    Les berlinois avaient raison d’apprécier le président étatsunien. Il refusa aux militaires de lancer la bombe nucléaire sur la ville.

    Als die USA 1961 durch verbesserte Spionagesatelliten erkannten, dass die Sowjets statt über 500 gerade einmal über vier einsatzfähige Interkontinentalraketen verfügten und daher keine reale Bedrohungslage bestand, ließ das Pentagon nicht etwa von seinen Plänen ab. Vielmehr schlug der damals ranghöchste Militär Lyman Louis Lemnitzer vor, den Gegner überraschend nuklear zu vernichten, solange er noch wehrlos sei – und China gleich mit, das damals noch keine Atomwaffen besaß. Die Regierung Kennedy lehnte ab.



  • Als die Sonne vom Himmel fiel

    Son grand-père, aujourd’hui décédé, avait travaillé jeune homme pour l’hôpital ouvert par la Croix-Rouge à #Hiroshima après le largage de la #bombe_atomique : partant sur ses traces, la réalisatrice rencontre un ancien médecin et une infirmière ayant vécu les mêmes expériences que lui. Son grand-père n’en a jamais parlé de son vivant, mais grâce à la grande franchise de ses protagonistes, elle parvient à se rapprocher de lui. Lorsqu’une nouvelle catastrophe atomique se produit à Fukushima le 11 mars 2011, ses recherches prennent une tournure inattendue.


    http://www.swissfilms.ch/fr/film_search/filmdetails/-/id_film/2146911397
    #film #nucléaire #documentaire


  • The Bomb Didn’t Beat Japan… Stalin Did | Foreign Policy
    http://foreignpolicy.com/2013/05/30/the-bomb-didnt-beat-japan-stalin-did

    It didn’t take a military genius to see that, while it might be possible to fight a decisive battle against one great power invading from one direction, it would not be possible to fight off two great powers attacking from two different directions. The Soviet invasion invalidated the military’s decisive battle strategy, just as it invalidated the diplomatic strategy. At a single stroke, all of Japan’s options evaporated. The Soviet invasion was strategically decisive — it foreclosed both of Japan’s options — while the bombing of Hiroshima (which foreclosed neither) was not.


  • La rumeur du jour : Saudis ‘to get nuclear weapons’
    http://www.thesundaytimes.co.uk/sto/news/world_news/Middle_East/article1557090.ece?CMP=OTH-gnws-standard-2015_05_17

    SAUDI ARABIA has taken the “strategic decision” to acquire “off-the-shelf” atomic weapons from Pakistan, risking a new arms race in the Middle East, according to senior American officials.

    The move by the Gulf kingdom, which has financed much of Islamabad’s nuclear programme over the past three decades, comes amid growing anger among Sunni Arab states over a deal backed by President Barack Obama, which they fear could allow their arch foe, Shi’ite Iran, to develop a nuclear bomb.

    En réalité, c’est une vieille histoire, bien antérieure à l’accord sur le nucléaire iranien, dont on trouve des traces en septembre 2003 : Saudis consider nuclear bomb
    http://www.theguardian.com/world/2003/sep/18/nuclear.saudiarabia

    Until now, the assumption in Washington was that Saudi Arabia was content to remain under the US nuclear umbrella. But the relationship between Saudi Arabia and the US has steadily worsened since the September 11 attacks on New York and Washington: 15 of the 19 attackers were Saudi.

    It is not known whether Saudi Arabia has taken a decision on any of the three options. But the fact that it is prepared to contemplate the nuclear option is a worrying development.

    United Nations officials and nuclear arms analysts said the Saudi review reflected profound insecurities generated by the volatility in the Middle East, Riyadh’s estrangement with Washington and the weakening of its reliance on the US nuclear umbrella.

    They pointed to the Saudi worries about an Iranian prog-ramme and to the absence of any international pressure on Israel, which has an estimated 200 nuclear devices.

    En novembre 2013, la bombe était prête à être livrée « dans moins d’un mois » : Saudi Arabia ‘can get nuclear weapons from Pakistan’ (l’article rappelle la déclaration saoudienne de 2009 : si les Iraniens vont trop loin, « we will get nuclear weapons »).
    http://gulfnews.com/news/gulf/saudi-arabia/saudi-arabia-can-get-nuclear-weapons-from-pakistan-1.1252773

    Saudi Arabia has invested in Pakistani nuclear weapons projects, and it could obtain atom bombs at will, a BBC Newsnight report said on Thursday citing various sources.

    The report said that Saudi Arabia’s quest has often been set in the context of countering Iran’s atomic programme and it is now possible that the country might be able to deploy such devices more quickly than the Islamic republic.

    The report, citing a Nato official, said that nuclear weapons made in Pakistan on behalf of Saudi Arabia are now sitting ready for delivery.

    It quoted Amos Yadlin, a former head of Israeli military intelligence, as saying last month at a conference in Sweden that if Iran got the bomb, “the Saudis will not wait one month”.

    “They already paid for the bomb, they will go to Pakistan and bring what they need to bring,” BBC Newsnight quoted him as saying.

    In 2009, King Abdullah of Saudi Arabia warned visiting US special envoy to the Middle East Dennis Ross that if Iran crossed the threshold, “we will get nuclear weapons”.


  • Le terrifiant train nucléaire russe sera opérationnel en 2018

    http://www.slate.fr/story/96373/train-nucleaire-russe-operationnel-2018

    Le « Système de missiles de combat ferroviaire », c’est comme cela qu’il est appelé par l’armée russe, est en quelque sorte le système de missiles balistiques d’un sous-marin nucléaire basé à terre. Il présente l’avantage d’être beaucoup moins coûteux à mettre en œuvre. Le fait qu’il soit en déplacement permanent, qu’il soit « caché à la vue de tous » et difficile à distinguer de trains ordinaires de marchandises et de passagers qu’il côtoie en permanence sur les voies en fait une cible pas facile à repérer et un armement nucléaire idéal dit de seconde frappe ou de riposte. Les wagons de « Barguzin », le surnom de ce train qui est celui d’un vent de l’est puissant qui balaye le lac Baikal, ressemblent à des wagons frigorifiques ordinaires.

    Chacun de ces trains, 5 sont programmés, devrait transporter six missiles RS-24 capables chacun d’emporter 4 têtes, cela représente 24 têtes thermonucléaires par train capable chacune de rayer une grande ville de la surface du globe. Le RS-24 est à peu près impossible à intercepter, il atteint une vitesse de l’ordre de mach 20 et a une précision de l’ordre de 50 mètres après un vol de plus de 10 000 kilomètres.


  • La Turquie cherche-t-elle à fabriquer l’arme atomique ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/92515/turquie-arme-atomique

    Sous couvert de son programme nucléaire civil, la Turquie serait en train de fabriquer une bombe atomique dans le plus grand secret, face à la menace que représentent pour elle l’Iran et Israël. C’est la thèse que soutient ardemment un expert allemand en armes de destruction massives, Hans Rühle, sur le site du quotidien Die Welt.

    #Nucléaire
    #Bombe_atomique
    #Turquie


  • La rénovation du Dôme d’Hiroshima
    http://www.larevuedesressources.org/la-renovation-du-dome-d-hiroshima,2729.html

    Cité martyre, ville mémoire Décidée en 1910 par l’Assemblée de la préfecture de Hiroshima, la construction de ce bâtiment qui servira à exposer les mérites de l’industrie préfectorale, débuta en 1914. Conçu par l’architecte tchèque Jan Letzel, ce bâtiment de style européen fut achevé en avril 1915. Il devint le Palais d’exposition industrielle de la préfecture d’Hiroshima. C’est ici qu’a eu lieu une grande exposition de pâtisserie japonaise en 1921, et que pour la première fois au #Japon a été vendu le toujours (...)

    #Asies_réelles

    / Japon, #XXe_siècle, #Nucléaire, #Post-apocalyptique, #Bombe_atomique, Hiroshima & Nagasaki, 2e guerre (...)

    #Hiroshima_&_Nagasaki #2e_guerre_mondiale


  • WWII Atomic Bomb Project Had More Than 1,500 “Leaks”
    http://fas.org/blogs/secrecy/2014/08/manhattan-project-leaks

    The #Manhattan_Project to develop the first atomic bomb during World War II was among the most highly classified and tightly secured programs ever undertaken by the U.S. government. Nevertheless, it generated more than 1,500 #leak investigations involving unauthorized disclosures of classified Project information.

    That remarkable fact is noted in the latest declassified volume of the official Manhattan District History (Volume 14, Intelligence & Security) that was approved for release and posted online by the Department of Energy last month.

    #nucléaire #bombe_atomique #histoire #fuites

    • Norbert Wiener, Cybernétique et société, 1950, trad. P.-Y. Mistoulon, Seuil, 2014, p. 152 :

      Dans le problème du déchiffrement, l’information la plus importante dont nous puissions disposer est celle de savoir que le message lu n’est pas du charabia. Une méthode courante pour déconcerter les décodeurs consiste à mêler au message normal un message #indéchiffrable, simple assemblage de caractères dénués de sens. De même, si l’on considère des problèmes naturels tels que ceux des réactions et explosifs atomiques, l’élément isolé d’information le plus considérable que nous puissions divulguer est leur existence. Dès que le savant étudie une question qu’il sait soluble, toute son attitude est modifiée. Il a déjà franchi la moitié du chemin qui le sépare de cette solution.

      Aussi est-il parfaitement exact d’affirmer que l’unique #secret relatif à la bombe atomique et qui, au lieu d’être livré au public et à tous les ennemis éventuels sans restriction, aurait pu être gardé, était la possibilité de la construire.