• In memoriam Malcolm Menzies

    Claudio Albertani, Malcolm Menzies

    https://lavoiedujaguar.net/In-memoriam-Malcolm-Menzies

    En 2010, Malcolm Menzies (1934-2019) acceptait de répondre aux questions de Claudio Albertani. En hommage à l’ami disparu en mai 2019 à Paris, nous republions cet entretien.

    Vous êtes l’auteur de quatre romans et d’un livre de contes. Vous écrivez dans votre langue natale, l’anglais, mais vos ouvrages ont été publiés en traduction française et, pour l’un d’eux, espagnole. Dans vos travaux, vous combinez la plus rigoureuse recherche historique avec un travail passionné d’imagination littéraire et un souci constant de perfection esthétique. Le résultat est un univers riche et intense avec des personnages que vous arrachez aux mensonges qui les entourent et que vous nous restituez avec leurs idéaux, leurs passions et aussi leurs contradictions. Quels auteurs classiques ont inspiré votre travail ?

    La littérature est la passion de ma vie, mais il est clair que mes livres trouvent leur inspiration dans l’histoire de ce qui est connu sous le nom d’« anarchisme ». Suis-je anarchiste ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’un anarchiste ? Je déteste toutes les étiquettes et je ne me sens pas à l’aise dans le monde des doctrines. Disons que mon concept d’individu ressemble à celui de l’anarchisme individualiste. J’admire beaucoup d’écrivains. En Amérique latine, j’aime José Eustasio Rivera, Borges, Rulfo, Sarmiento et les Brésiliens Guimaraes Rosa et Euclides da Cunha, parmi d’autres. (...)

    #Malcolm_Menzies #littérature #anarchie #Makhno #Bonnot #Victor_Serge #Darien #Cayenne #Clément_Duval #Colombie #FARC #Marulanda #Costa_Rica

  • Anarchistes, syndicalistes, brigadistes et communistes aux Buttes Chaumont
    http://plateauhassard.blogspot.fr/2013/01/anarchistes-syndicalistes-brigadistes.html

    Le 24 rue Fessart était le siège du journal l’anarchie. En 1911 on y arrêta Victor Serge.

    « Soixante policiers, armés des pieds à la tête, firent irruption, rue Fessart, dans l’appartement qu’occupait le journal. Le siège de cette citadelle fut aisé. La clef, en effet, était sur la porte, et, dans la première pièce qui servait de salle à manger, la police tomba sur quelques camarades qui, paisiblement, dégustaient leur chocolat. La maison fut bouleversée de fond en comble. On chercha dans tous les coins, on remua tous les meubles. Cela, depuis six heures du matin jusqu’à midi. Beautés des perquisitions Mais nulle trace des bandits. Furieux, les policiers, plutôt que de rentrer bredouilles, emmenèrent tous ceux qui se trouvaient là. Le lendemain, onze des personnes arrêtées étaient relâchées. On ne conserva que Mlle Rirette Maitrejean, une petite femme souriante et espiègle, Claudine anarchiste, et son ami Kibalchiche, dit le Rétif... »

    Victor Serge, de son vrai nom Victor Kibalchiche, était ouvrier typographe puis directeur de l’anarchie. Le siège du journal (et domicile de Victor Serge et de sa compagne Rirette MaitreJean) est fréquenté par Bonnot qui va y rencontrer ceux qui vont devenir membres de sa bande : Garnier et Callemin
    Après le braquage de la société Générale, Garnier et Callemin se réfugient brièvement rue Fessart. Bien que totalement étranger à l’action de la bande, Victor Serge est condamné à 5 ans de prison. Devenu communiste il arrivera à Moscou en 1919 et sera le rédacteur de l’international communiste. Il s’opposera ensuite à Staline, sans être Trotskiste pour autant, condamné à trois ans de déportation il fut libéré grâce à une campagne de presse internationale et mourut au Mexique.

    #paris #histoire_sociale #anarchisme #bonnot #Victor_Serge #Kibalchice #Retif