• L’élevage industriel, prochaine source de pandémie ?
    https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2021/01/lelevage-industriel-prochaine-source-de-pandemie

    Si la Terre compte 7 à 8 milliards d’humains, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) recensait en 2019 quelque 25,9 milliards de poulets, 2,6 milliards de canards et d’oies, 1,5 milliard de bovins et 850 millions de cochons. Au point que l’écologue Serge Morand propose de rebaptiser notre époque « Bovinocène » ou « Gallinocène » (du latin gallus, le poulet), tant les animaux d’élevage dominent le paysage et la biomasse des mammifères. Or les épizooties (épidémies frappant les populations animales) se sont multipliées dans le sillage de l’intensification et de l’industrialisation de l’élevage.

    Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), leur nombre a triplé ces 15 dernières années, passant d’une centaine en 2005 à 500 en 2019. Avec des taux de mortalité à la démesure des effectifs de la faune domestique. La peste porcine africaine qui a frappé la Chine en 2019 s’est ainsi soldée par un bilan vertigineux, avec la disparition de 200 millions de porcs, soit la moitié du cheptel porcin du pays. Or derrière les épizooties qui frappent les grands élevages modernes se profile aussi le spectre d’une possible contamination humaine, la barrière des espèces ayant été franchie par plusieurs agents pathogènes ces dernières décennies, de la maladie de la vache folle à la grippe aviaire.

    #pandémie #zoonose #élevage_industriel #Gallinocène #Bovinocène

  • Tous chasseurs cueilleurs !
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-08-juin-2019

    Quand la civilisation menace l’#environnement... retour à la chasse et la cueillette. Entretien avec James C. Scott autour de son livre "#HomoDomesticus, une histoire profonde des premiers Etats".

    On a tous en tête des souvenirs d’école sur les débuts de l’Histoire avec un grand H. Quelque part entre le Tigre et l’Euphrate il y a 10 000 ans, des chasseurs-cueilleurs se sont peu à peu sédentarisés en domestiquant les plantes et les animaux, inventant dans la foulée l’#agriculture, l’écriture et les premiers Etats. C’était l’aube de la #civilisation et le début de la marche forcée vers le #progrès.

    Cette histoire, #JamesScott, anthropologue anarchiste et professeur de sciences politiques, l’a enseignée pendant des années à ses élèves de l’Université de Yale. Mais les découvertes archéologiques dans l’actuel Irak des dernières années l’ont amené à réviser complètement ce « storytelling » du commencement des sociétés humaines, et par là même remettre en question notre rapport au monde dans son dernier livre : Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats (Ed. La Découverte).

    Alors même que climat et biodiversité sont aujourd’hui plus que jamais menacés par les activités humaines, James C. Scott propose de réévaluer l’intérêt des sociétés d’avant l’Etat et l’agriculture. Car ces chasseurs-cueilleurs semi-nomades ont longtemps résisté face aux civilisations agraires, basées sur les céréales et qui, en domestiquant le monde, se sont domestiqués eux-mêmes, en appauvrissant leur connaissance du monde.

    Un reportage de Giv Anquetil.
    Les liens

    James C. Scott : « Le monde des chasseurs-cueilleurs était un monde enchanté » (Le grand entretien) par Jean-Christophe Cavallin, Diakritik

    Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Réflexions sur l’effondrement, Corinne Morel Darleux, Editions Libertalia

    "Amador Rojas invite Karime Amaya" Chapiteau du Cirque Romanès - Paris 16, Paris. Prochaine séance le vendredi 14 juin à 20h.

    Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats, James C. Scott (Editions La Découverte)

    Eloge des chasseurs-cueilleurs, revue Books (mai 2019).

    HOMO DOMESTICUS - JAMES C. SCOTT Une Histoire profonde des premiers États [Fiche de lecture], Lundi matin

    Bibliographie de l’association Deep Green Resistance
    Programmation musicale

    "Mesopotamia"- B52’s

    "Cholera" - El Rego et ses commandos

    #podcast @cdb_77

    • Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États

      Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
      C’est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire #Homo_domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l’#État antique comme étape cruciale de la « #civilisation » humaine.
      Ce faisant, il nous offre une véritable #écologie_politique des formes primitives d’#aménagement_du_territoire, de l’« #autodomestication » paradoxale de l’animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la #sédentarisation et des logiques de la #servitude et de la #guerre dans le monde antique.
      Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l’évolution de l’humanité et sur ce que Rousseau appelait « l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».


      https://www.editionsladecouverte.fr/homo_domesticus-9782707199232

      #James_Scott #livre #démographie #épidémiologie #évolution #humanité #histoire #inégalité #inégalités #Etat #écologie #anthropologie #ressources_pédagogiques #auto-domestication

    • Fiche de lecture: Homo Domesticus - James C. Scott

      Un fidèle lecteur de lundimatin nous a transmis cette fiche de lecture du dernier ouvrage de James C. Scott, (on peut la retrouver sur le blog de la bibliothèque fahrenheit) qui peut s’avérer utile au moment l’institution étatique semble si forte et fragile à la fois.
      « L’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres »
      À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands #récits_civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la #domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du #nomadisme ni engendré l’#agriculture_sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des #chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».
      Dans la continuité de #Pierre_Clastres et de #David_Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une anomalie et une contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      La première domestication, celle du #feu, est responsable de la première #concentration_de_population. La construction de niche de #biodiversité par le biais d’une #horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirable à l’intérieur d’un cercle restreint autour des #campements. La #cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de #digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des #céréales et des #légumineuses, à domestiquer des #chèvres, des #moutons, des #porcs, des #bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. Les premiers grands établissements sédentaires sont apparus en #zones_humides et non en milieu aride comme l’affirment les récits traditionnels, dans des plaines alluviales à la lisière de plusieurs écosystèmes (#Mésopotamie, #vallée_du_Nil, #fleuve_Indus, #baie_de_Hangzhou, #lac_Titicata, site de #Teotihuacan) reposant sur des modes de subsistance hautement diversifiés (sauvages, semi-apprivoisés et entièrement domestiqués) défiant toute forme de comptabilité centralisée. Des sous-groupes pouvaient se consacrer plus spécifiquement à une stratégie au sein d’un économie unifiée et des variations climatiques entraînaient mobilité et adaptation « technologique ». La #sécurité_alimentaire était donc incompatible avec une #spécialisation étroite sur une seule forme de #culture ou d’#élevage, requérant qui plus est un travail intensif. L’#agriculture_de_décrue fut la première à apparaître, n’impliquant que peu d’efforts humains.
      Les #plantes complètement domestiquées sont des « anomalies hyperspécialisées » puisque le cultivateur doit contre-sélectionner les traits sélectionnés à l’état sauvage (petite taille des graines, nombreux appendices, etc). De même les #animaux_domestiqués échappent à de nombreuses pressions sélectives (prédation, rivalité alimentaire ou sexuelle) tout en étant soumis à de nouvelles contraintes, par exemple leur moins grande réactivité aux stimuli externes va entraîner une évolution comportementale et provoquer la #sélection des plus dociles. On peut dire que l’espèce humaine elle-même a été domestiquée, enchaînée à un ensemble de routines. Les chasseurs-cueilleurs maîtrisaient une immense variété de techniques, basées sur une connaissance encyclopédique conservée dans la mémoire collective et transmise par #tradition_orale. « Une fois qu’#Homo_sapiens a franchi le Rubicon de l’agriculture, notre espèce s’est retrouvée prisonnière d’une austère discipline monacale rythmée essentiellement par le tic-tac contraignant de l’horloge génétique d’une poignée d’espèces cultivées. » James C. Scott considère la #révolution_néolithique récente comme « un cas de #déqualification massive », suscitant un #appauvrissement du #régime_alimentaire, une contraction de l’espace vital.
      Les humains se sont abstenus le plus longtemps possible de faire de l’agriculture et de l’élevage les pratiques de subsistance dominantes en raison des efforts qu’elles exigeaient. Ils ont peut-être été contraints d’essayer d’extraire plus de #ressources de leur environnement, au prix d’efforts plus intenses, à cause d’une pénurie de #gros_gibier.
      La population mondiale en 10 000 avant notre ère était sans doute de quatre millions de personnes. En 5 000, elle avait augmenté de cinq millions. Au cours des cinq mille ans qui suivront, elle sera multipliée par vingt pour atteindre cent millions. La stagnation démographique du #néolithique, contrastant avec le progrès apparent des #techniques_de_subsistance, permet de supposer que cette période fut la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité sur le plan épidémiologique. La sédentarisation créa des conditions de #concentration_démographique agissant comme de véritables « parcs d’engraissement » d’#agents_pathogènes affectant aussi bien les animaux, les plantes que les humains. Nombre de #maladies_infectieuses constituent un « #effet_civilisationnel » et un premier franchissement massif de la barrière des espèces par un groupe pathogènes.
      Le #régime_alimentaire_céréalier, déficient en #acides_gras essentiels, inhibe l’assimilation du #fer et affecte en premier lieu les #femmes. Malgré une #santé fragile, une #mortalité infantile et maternelle élevée par rapport aux chasseurs-cueilleurs, les agriculteurs sédentaires connaissaient des #taux_de_reproduction sans précédent, du fait de la combinaison d’une activité physique intense avec un régime riche en #glucides, provoquant une #puberté plus précoce, une #ovulation plus régulière et une #ménopause plus tardive.

      Les populations sédentaires cultivant des #céréales domestiquées, pratiquant le commerce par voie fluviale ou maritime, organisées en « #complexe_proto-urbain », étaient en place au néolithique, deux millénaires avant l’apparition des premiers États. Cette « plateforme » pouvait alors être « capturée », « parasitée » pour constituer une solide base de #pouvoir et de #privilèges politiques. Un #impôt sur les céréales, sans doute pas inférieur au cinquième de la récolte, fournissait une rente aux élites. « L’État archaïque était comme les aléas climatiques : une menace supplémentaire plus qu’un bienfaiteur. » Seules les céréales peuvent servir de base à l’impôt, de part leur visibilité, leur divisibilité, leur « évaluabilité », leur « stockabilité », leur transportabilité et leur « rationabilité ». Au détour d’un note James C. Scott réfute l’hypothèse selon laquelle des élites bienveillantes ont créé l’État essentiellement pour défendre les #stocks_de_céréales et affirme au contraire que « l’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres ». La majeure partie du monde et de sa population a longtemps existé en dehors du périmètre des premiers États céréaliers qui n’occupaient que des niches écologiques étroites favorisant l’#agriculture_intensive, les #plaines_alluviales. Les populations non-céréalières n’étaient pas isolées et autarciques mais s’adonnaient à l’#échange et au #commerce entre elles.
      Nombre de #villes de #Basse_Mésopotamie du milieu du troisième millénaire avant notre ère, étaient entourées de murailles, indicateurs infaillibles de la présence d’une agriculture sédentaire et de stocks d’aliments. De même que les grandes #murailles en Chine, ces #murs d’enceinte étaient érigés autant dans un but défensif que dans le but de confiner les paysans contribuables et de les empêcher de se soustraire.
      L’apparition des premiers systèmes scripturaux coïncide avec l’émergence des premiers États. Comme l’expliquait #Proudhon, « être gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé ». L’#administration_étatique s’occupait de l’#inventaire des ressources disponibles, de #statistiques et de l’#uniformisation des #monnaies et des #unités_de_poids, de distance et de volume. En Mésopotamie l’#écriture a été utilisée à des fins de #comptabilité pendant cinq siècle avant de commencer à refléter les gloires civilisationnelles. Ces efforts de façonnage radical de la société ont entraîné la perte des États les plus ambitieux : la Troisième Dynastie d’#Ur (vers 2100 avant J.-C.) ne dura qu’à peine un siècle et la fameuse dynastie #Qin (221-206 avant J.-C.) seulement quinze ans. Les populations de la périphérie auraient rejeté l’usage de l’écriture, associée à l’État et à l’#impôt.

      La #paysannerie ne produisait pas automatiquement un excédent susceptible d’être approprié par les élites non productrices et devait être contrainte par le biais de #travail_forcé (#corvées, réquisitions de céréales, #servitude pour dettes, #servage, #asservissement_collectif ou paiement d’un tribu, #esclavage). L’État devait respecter un équilibre entre maximisation de l’excédent et risque de provoquer un exode massif. Les premiers codes juridiques témoignent des efforts en vue de décourager et punir l’#immigration même si l’État archaïque n’avait pas les moyens d’empêcher un certain degré de déperdition démographique. Comme pour la sédentarité et la domestication des céréales, il n’a cependant fait que développer et consolider l’esclavage, pratiqué antérieurement par les peuples sans État. Égypte, Mésopotamie, Grèce, Sparte, Rome impériale, Chine, « sans esclavage, pas d’État. » L’asservissement des #prisonniers_de_guerre constituait un prélèvement sauvage de main d’œuvre immédiatement productive et compétente. Disposer d’un #prolétariat corvéable épargnait aux sujets les travaux les plus dégradants et prévenait les tensions insurrectionnelles tout en satisfaisant les ambitions militaires et monumentales.

      La disparition périodique de la plupart de ces entités politiques était « surdéterminée » en raison de leur dépendance à une seule récolte annuelle d’une ou deux céréales de base, de la concentration démographique qui rendait la population et le bétail vulnérables aux maladies infectieuses. La vaste expansion de la sphère commerciale eut pour effet d’étendre le domaine des maladies transmissibles. L’appétit dévorant de #bois des États archaïques pour le #chauffage, la cuisson et la #construction, est responsable de la #déforestation et de la #salinisation_des_sols. Des #conflits incessants et la rivalité autour du contrôle de la #main-d’œuvre locale ont également contribué à la fragilité des premiers États. Ce que l’histoire interprète comme un « effondrement » pouvait aussi être provoqué par une fuite des sujets de la région centrale et vécu comme une #émancipation. James C. Scott conteste le #préjugé selon lequel « la concentration de la population au cœur des centres étatiques constituerait une grande conquête de la civilisation, tandis que la décentralisation à travers des unités politiques de taille inférieure traduirait une rupture ou un échec de l’ordre politique ». De même, les « âges sombres » qui suivaient, peuvent être interprétés comme des moments de résistance, de retours à des #économies_mixtes, plus à même de composer avec son environnement, préservé des effets négatifs de la concentration et des fardeaux imposés par l’État.

      Jusqu’en 1600 de notre ère, en dehors de quelques centres étatiques, la population mondiale occupait en majorité des territoires non gouvernés, constituant soit des « #barbares », c’est-à-dire des « populations pastorales hostiles qui constituaient une menace militaire » pour l’État, soit des « #sauvages », impropres à servir de matière première à la #civilisation. La menace des barbares limitait la croissance des États et ceux-ci constituaient des cibles de pillages et de prélèvement de tribut. James C. Scott considère la période qui s’étend entre l’émergence initiale de l’État jusqu’à sa conquête de l’hégémonie sur les peuples sans État, comme une sorte d’ « âge d’or des barbares ». Les notions de #tribu ou de peuple sont des « #fictions_administratives » inventées en tant qu’instrument de #domination, pour désigner des #réfugiés politiques ou économiques ayant fuit vers la périphérie. « Avec le recul, on peut percevoir les relations entre les barbares et l’État comme une compétition pour le droit de s’approprier l’excédent du module sédentaire « céréales/main-d’œuvre ». » Si les chasseurs-cueilleurs itinérants grappillaient quelques miettes de la richesse étatique, de grandes confédérations politiques, notamment les peuples équestres, véritables « proto-États » ou « Empires fantômes » comme l’État itinérant de #Gengis_Kahn ou l’#Empire_Comanche, constituaient des concurrents redoutables. Les milices barbares, en reconstituant les réserves de main d’œuvre de l’État et en mettant leur savoir faire militaire au service de sa protection et de son expansion, ont creusé leur propre tombe.

      Dans la continuité de Pierre Clastres et de David Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une #anomalie et une #contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      https://lundi.am/HOMO-DOMESTICUS-Une-Histoire-profonde-des-premiers-Etats
      #historicisation

  • Contextualizing Coronavirus Geographically

    Contextualizing Coronavirus Geographically

    Knowing Birds and Viruses – from Biopolitics to Cosmopolitics (Pages: 192-213)

    Mapping microbial stories: Creative microbial aesthetic and cross‐disciplinary intervention in understanding nurses’ infection prevention practices

    Biosecurity and the topologies of infected life: from borderlines to borderlands

    Mapping careful epidemiology: Spatialities, materialities, and subjectivities in the management of animal disease

    The tactile topologies of Contagion

    The spatial anatomy of an epidemic: #influenza in London and the county boroughs of England and Wales, 1918–1919

    The tyranny of empty shelves: Scarcity and the political manufacture of antiretroviral stock‐outs in South Kivu, the Democratic Republic of the Congo

    The strange geography of health inequalities

    Maintaining the sanitary border: air transport liberalisation and health security practices at UK regional airports

    For the sake of the child: The economization of reproduction in the #Zika public health emergency

    The avian flu: some lessons learned from the 2003 #SARS outbreak in Toronto

    Airline networks and the international diffusion of severe acute respiratory syndrome (SARS)

    Indeterminacy in‐decisions – science, policy and politics in the BSE (#Bovine_Spongiform_Encephalopathy) crisis

    Biosecure citizenship: politicising symbiotic associations and the construction of biological threat

    The Spatial Dynamics of Epidemic Diseases in War and Peace: #Cuba and the Insurrection against Spain, 1895–98

    Pandemic cities: biopolitical effects of changing infection control in post‐SARS #Hong_Kong

    Biosecurity and the international response to HIV/AIDS: governmentality, globalisation and security

    Portable sequencing, genomic data, and scale in global emerging infectious disease #surveillance

    Disease, Social Identity, and Risk: Rethinking the Geography of AIDS

    Who lives, who dies, who cares? Valuing life through the disability‐adjusted life year measurement

    (Global) health geography and the post‐2015 development agenda

    When places come first: suffering, archetypal space and the problematic production of global health

    After neoliberalisation? Monetary indiscipline, crisis and the state

    Humanitarianism as liberal diagnostic: humanitarian reason and the political rationalities of the liberal will‐to‐care

    In the wake: Interpreting care and global health through #Black_geographies

    Avian influenza and events in political biogeography

    ‘We are managing our own lives . . . ’: Life transitions and care in sibling‐headed households affected by AIDS in Tanzania and Uganda

    https://rgs-ibg.onlinelibrary.wiley.com/doi/toc/10.1111/(ISSN)1475-4959.contextualizing-coronavirus-geographica

    #géographie #coronavirus #covid-19 #pandémie #épidémie #biopolitique #cosmopolitique #contagion #histoire #inégalités #frontières #aéroports #aviaire #Hong-Kong #HIV #AIDS #SIDA #Tanzanie #Ouganda #revue

    ping @reka @simplicissimus

  • Morts suspectes de centaines de bovins : de nouveaux éléments désignent les lignes électriques
    https://www.franceculture.fr/environnement/morts-suspectes-de-centaines-de-bovins-de-nouveaux-elements-designent-

    Enquête | Dans plusieurs régions de France, les maladies et les morts suspectes de vaches laitières se sont multipliées. Les éleveurs incriminent les réseaux électriques, mais aucun lien de causalité n’est scientifiquement établi. Plusieurs expériences d’interruption du courant semblent leur donner raison.

    #elevage #bovins #éoliennes #environnement

  • Satellites Find Greener Pastures
    https://earthobservatory.nasa.gov/images/144654/satellites-find-greener-pastures

    A major part of Brazil’s economy depends on a grass-fed animal—the cow. Between 1970 and 2006, Brazil doubled its cattle farm productivity, increasing income and helping with global food demands. Today, it is one of the largest cattle producers in the world. But cattle production has come with an environmental cost: the creation of pastures is a main driver for Amazon deforestation.

    #brésil #élevage #bovins #déforestation #forêt

  • Le cruel #transport des jeunes #veaux au sein de l’#Europe
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/08/19/le-cruel-transport-des-jeunes-veaux-au-sein-de-l-europe_4985187_3244.html

    C’est une nouvelle illustration de la #maltraitance_animale, qui met une fois de plus en cause des pratiques de l’#industrie_agroalimentaire. Les images ne sont pas aussi insoutenables que celles tournées dans des abattoirs par l’association L214, qui ont ému l’opinion publique ces derniers mois. Elles n’en révèlent pas moins la souffrance infligée à des animaux, au mépris de la réglementation.

    L’ONG de défense du bien-être animal Compassion in World Farming (CIWF) vient de rendre publique une enquête, menée par les associations allemande et suisse, Animal Welfare Foundation et Tierschutzbund Zürich, sur les conditions de transport des jeunes veaux entre pays européens. Il s’agit de #bovins non sevrés, âgés de seulement dix jours, issus de la filière laitière : des mâles qui, par définition, ne produiront pas de lait, et des femelles (des velles) non destinées au renouvellement du cheptel. Tous sont expédiés vers des centres d’engraissement intensif, avant de finir sur l’étal des bouchers.

    #bétail

  • La chine a démarré un programme de clonage d’embryons de #bovins et des #canidés pour la production d’animaux clonés destinés à la consommation humaine.

    À Tianjin, en #Chine, le plus grand site de #clonage d’animaux au monde est en construction. Dès l’an prochain, il devrait produire chiens et chevaux en série, et jusqu’à un million de vaches par an.

    cf. lien émission de France Inter en commentaire.

    #steak #viande #industrie #embryon #clonage cc @odilon

    • C’était une info sur France Inter entre 19h et 19h20, dont je n’ai pas regardé s’il y a un lien, mais dans le moteur google, voilà ce qu’on peut trouver d’intéressant :

      http://colette214.blogspot.com/2015/11/animaux-clones-en-chine-le-boeuf-pour.html

      mardi 24 novembre 2015
      Animaux clonés en Chine : Le boeuf pour le marché chinois 100.000 embryons par an

      Les travaux de construction de l’usine de clonage qui produira notamment 100.000 embryons bovins par an, ont déjà commencé.

      La Chine envisage de construire le plus grand centre de clonage commerciale d’animaux au monde à Tianjin, a rapporté lundi l’agence Chine nouvelle se référant au comité d’administration de la zone de développement économique et technologique de Tianjin. Le comité pour le développement de la province de Tianjin a signé un accord de coopération avec la société Yingke Boya Gene Technology, une filiale du groupe chinois Boyalife Group Ltd, leader chinois en matière d’étude des cellules souches, précise l’agence. Les autorités de la zone économique de Tianjin comptent investir 200 millions de yuans (31,3 millions de dollars) dans le projet. Les travaux de construction de l’usine ont déjà commencé, d’après Chine nouvelle. Selon les médias, l’entreprise disposera d’un laboratoire, un centre d’animaux clonés, une banque de gènes et une salle d’expositions. Les auteurs du projet envisagent de cloner entre autres des chevaux de course, des bovins et des chiens. D’après le président du groupe Boyalife, Xu Xiaochun, l’usine de clonage produira près de 100.000 embryons bovins par an. Cela permettra de satisfaire la demande en viande de bœuf sur le marché chinois. En décembre 2014, Boyalife a formé la première entreprise chinoise de clonage d’animaux en coopération avec l’institut sud-coréen Sooam Biotech. Elle a commencé par cloner trois mastiffs, ou dogues du Tibet, et avant de fournir 550 chiens à des aéroports, services de douane et de police de plusieurs pays en 2015. Le clonage est un sujet d’actualité controversé. Selon une récente étude de chercheurs néozélandais, les bovins clonés souffrent plus souvent de maladies chroniques. Commentaire : On nous rabâche depuis des années que la viande clonée est sans risque, mais on constate chez ces animaux dupliqués des taux élevés de malformation en tous genres et de mort prématurée. Qui pourrait bien avoir envie de se nourrir de produits issus d’animaux physiquement déficients ?

      http://french.peopledaily.com.cn/n/2015/0915/c31357-8949953.html

      Xinhua | 15.09.2015 08h48
      Chine : une vache génétiquement modifiée devient maman

      Une vache clonée et génétiquement modifiée a donné naissance, le 28 août, en Chine à un jeune bovin femelle, étape majeure pour la production domestique de boeufs marbrés.

      Le nouveau-né de la vache se trouve en bonne santé, d’après Ni Hemin, qui a dirigé la recherche à l’Université d’agriculture de Beijing.

      Selon M. Ni, la naissance de la velle conduit à des avancées importantes en prouvant la capacité de reproduction du bovin génétiquement modifié. Les tests sur le bovin, démontrant que le gêne visant à augmenter le niveau de graisse fonctionne bien, ont été passés avec succès. La nouvelle race ne possède pas plus d’impacts négatifs sur l’environnement que les bovins élevés de façon traditionnelle.

      La jeune maman, Niuniu, est l’une des vaches clonées nées en 2012, qui comportent un gêne introduit visant à augmenter le niveau de graisse de leurs muscles. A la différence du porc, pour lequel le plus maigre est le meilleur, une bonne quantité de muscles gras est d’importance pour la qualité dégustative du boeuf.

      La Chine manque de races qui produisent une viande marbrée -combinant graisses et muscles-, si bien que les consommateurs chinois sont contraints de se tourner vers des importations onéreuses.

    • http://www.knowckers.org/2013/07/une-guerre-de-l%E2%80%99information-potentielle-sur-le-clonage-chinois

      Pour ce qui est de la viande clonée aucun cas avéré n’a encore été révélé en Europe, même si on peut s’attendre dans un futur très proche à un déversement d’aliments clonés sur nos étales grâce aux recherches chinoises dans ce domaine. En effet les Chinois produisent déjà du porc cloné en grande quantité pour son marché intérieur mais rien n’indique pour l’instant qu’ils en exportent en Europe. Nous savons en revanche que de la viande clonée provenant des USA ou d’Argentine se trouve déjà dans nos assiettes. Pour le moment le seul aliment cloné provenant de Chine pourrait se retrouver dans les biberons de nos bébés : en effet du lait issu de vaches clonées est vendu sur internet.

    • Tiens, je ne sais pas si ça va t’intéresser @odilon, en lisant un article sur les #mooc je suis tombé sur un cours de biologie qui aborde les techniques autour des cellules souches (aucun prérequis pour s’inscrire dans ce mooc) :

      https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses/univnantes/31004S02/session02/about

      PRÉSENTATION DU COURS

      A partir d’un simple échantillon d’urine, il est maintenant possible au laboratoire d’en récupérer les cellules, de les mettre en culture, de les reprogrammer en cellules souches, et de les différencier en cellules d’organes, comme des cellules cardiaques. Le but de ce module est de suivre, à partir d’une situation réelle tournée au sein d’un laboratoire de biologie cellulaire, les principales étapes expérimentales de ce processus, tout en y apprenant les concepts de base de la biologie des cellules. Parmi ceux-ci, la cellule et ses principaux composants seront étudiés, tout comme les principales fonctions de la cellule (division cellulaire, communication, transport, mort cellulaire). Un éclairage particulier sera donné sur les cellules souches et la notion de destin cellulaire. Des aspects technologiques d’expérimentation cellulaire seront également abordés, notamment la culture cellulaire et la microscopie.

      A l’issue du cours l’étudiant aura suivi et assimilé les principales étapes expérimentales d’un projet de recherche autour des cellules souches et aura acquis les notions de base de biologie cellulaire.

      PS : Je viens de voir que ce mooc est déjà terminé, mais je pense que les supports de cours sont consultables.

      La plateforme France Université numérique :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/France_Universit%C3%A9_Num%C3%A9rique

      Et la réflexion de #Stiegler au sujet des expérimentations de type mooc :

      http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/on-peut-tous-faire-harvard-25-08-2013-3077881.php

      http://www.samkinsley.com/2013/10/07/bernard-stiegler-on-moocs-and-education

  • Pendant que la justice cautionne l’élevage industriel, les citoyens font le procès de l’agrobusiness
    http://www.bastamag.net/1000-vaches-l-industrialisation-de

    Le procès des opposants au projet d’élevage industriel des « 1000 vaches » s’est tenu le 28 octobre à Amiens. Poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés, les neuf prévenus ont été condamnés à des amendes et des peines de prison avec sursis. A l’extérieur du palais de justice, un autre procès s’est tenu simultanément, celui de l’industrialisation de l’agriculture, jugé par un tribunal de citoyens. Deux visions du monde agricole et de l’alimentation de demain, résolument incompatibles, se sont (...)

    #Résister

    / Quelle agriculture pour demain ?, #Syndicalisme, #Alimentation, #Reportages, #Luttes_sociales, A la (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?

  • Transformer les pets de vache en énergie ?
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/83190576108/transformer-les-pets-de-vache-en-energie

    Les vaches produisent 25% des émissions de méthane qui est un gaz à effet de serre particulièrement puissant. Si des techniques cherchent à limiter cette production de méthane en agissant sur leur alimentation, l’Institut national des technologies agricoles d’Argentine a lancé un projet pour récupérer ces quelques 300 lites de méthane par jour que produisent les vaches pour le stocker et faire fonctionner nos appareils électriques, rapporte FastCoDesign. Le prototype consiste en une sorte de poche qui s’installerait sur le dos des vaches avec un tuyau plongeant directement dans leur tube digestif… qui permettrait de faire fonctionner un réfrigérateur pendant 24 heures.

    #Bovin #Gaz_à_effet_de_serre #Innovation #Méthane #Réchauffement_climatique #Énergie_renouvelable

  • Bon article sur la #méthanisation des #rejets des #élevages :

    Cet éleveur laitier d’une cinquantaine d’année croyait sa carrière terminée quand, en 2003, il a été exproprié d’une partie de ses terres à Vivier-au-Court près de Charleville-Mézières. La méthanisation – la récupération du gaz naturel issu de cette fermentation – lui a offert une manière de « rebondir » et une autre vision de son métier d’éleveur. Depuis, il produit près de 2 millions de kilowatt heures d’électricité par an qu’il vend à #EDF. Il chauffe également ses bâtiments agricoles avec le gaz produit.

    A quelques dizaines de kilomètres, à Clavy-Warby, Sylvie Di Gracia et Antoine Oudet envisagent, eux, de fournir six maisons en chauffage au gaz naturel avec un système similaire. Jean Mineur, installé à Etrépigny, s’appuie, lui, sur ce procédé pour orchestrer sa conversion en agriculture biologique. La taille de ces élevages est de l’ordre d’une soixantaine de têtes.

    [...]

    C’est notamment ce que craignent les opposants à un projet de ferme industrielle dans la Somme. L’installation, surnommée la « ferme des mille vaches », prévoit un élevage d’un millier de laitières adossé à un méthaniseur d’une puissance de 1,3 mégawatt, largement supérieure à la moyenne française (220 kilowatts). « Le risque c’est que l’élevage laitier devienne un sous-produit de la méthanisation », redoute Laurent Leray, secrétaire national chargé de l’élevage à la #Confédération_paysanne.

    « Dans ce projet, l’unité de méthanisation sert surtout de caution écologique à un élevage industriel », juge Christian Couturier, directeur du pôle énergie de #Solagro, association d’ingénieurs qui accompagne les agriculteurs vers des pratiques plus durables.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/12/le-methane-agricole-un-nouvel-agro-business_3475749_3244.html

    #énergie #agriculture #développent_durable

    • Je pense que la méthanisation des rejets agricoles, enfin de l’élevage, peut être qualifiée de durable si on se contente de petites unités liées à (une coopérative) de petites exploitations ne nécessitant pas l’introduction de grandes quantités de denrées consommables — l’utilisation de l’herbe n’est pas une mauvaise idée. Dans ce cas, on limite les dégâts sur l’ environnement , on garantit un salaire à l’agriculteur (volet social ) et on améliore la viabilité économique des exploitations (les petites et moyennes, j’insiste).

    • Dans une agriculture vertueuse, l’agriculture familiale, il n’y a pas de rejet non utilisé : on alimente les humains, on alimente les animaux, lequel font des déjections sur de la paille et le tout retourne à la terre pour la fertiliser. La boucle est bouclée. Couper l’herbe comme il est dit dans le texte, c’est de l’herbe en moins pour les vaches à qui on va acheté de l’alimentation hors exploitation. De toutes les façons, on tire sur les ressources agricoles et les ressources en eau. De plus, ça incite à l’élevage alors qu’il est notoire que c’est une catastrophe pour l’environnement et l’avenir des humains. Mettre des oignons « mal calibrés » pour alimenter la machine, c’est franchement idiot.

    • Concernant votre premier argument sur la fertilisation des terres avec le fumier, la méthanisation ne l’empêche pas puisque le digestat est utilisable pour cette même opération.

      Concernant l’herbe, je pensais essentiellement à des coupes lorsque le troupeau n’est pas en train de pâturer, en particulier l’hiver et que les stocks constitués sont suffisants pour éviter l’achat extérieur.

      Quand à l’élevage intensif destiné à la seule viande, je suis tout à fait d’accord que c’est absurde comme vous l’aviez bien montré dans votre article paru sur le bloc-note de @reka. Par contre, l’élevage bovin pour la production laitière me pose beaucoup moins de problème puisque le cheptel laitier actuel est suffisant – cela permettrait de diviser par près de 4 le nombre de bovins – pour l’Europe. Ainsi, pourrait être effectuer la reconversion de tout ou partie
      des terres ainsi dégagées vers d’autres cultures. De plus, le maïs serait moins cultivé et des économies d’eau effectuées.

    • Ah ben non @af_sobocinski :) fumier et digestat c’est pas du tout équivalent. Le fumier c’est une bouse de vache sur un peu de paille, ça coûte pas un rond, à personne, et c’est un fertilisant magnifique. Le digestat, (à manier avec précaution) est le sous-produit d’un investissement considérable pour produire un peu d’électricité à partir de déjections animales saturées de flotte. Et c’est parce que ces déjections sont saturées d’eau qu’il faut rajouter des matières végétales sèches. C’est un système vicieux et onéreux, pour le producteur et pour les citoyens parce que largement subventionnés et ça, simplement pour justifier l’élevage intensif et ne surtout pas le remettre en cause un système qui va dans le mur. Du lait, on en produit trop, et on inonde avec nos surplus et à des prix qui défient toute concurrence les pays les plus pauvres en ruinant leur propre agriculture.
      L’hiver la végétation s’arrête et l’herbe ne pousse plus. Par contre les vaches mangent toujours. C’est la même problématique que pour les agrocarburants en fait.
      Après, je n’ai pas compris ce que tu disais.

    • 1/ Au temps pour moi si je n’ai pas été clair à la fin. Je voulais dire que que concernant l’élevage bovin pris dans son ensemble, l’élimination de la filière exclusivement #viande pour ne conserver que la filière #lait ne me dérangerait pas. Cela permettrait de diviser entre 3 et 4 fois la taille du cheptel #bovin européen et donc libérer des terres pour d’autres cultures (Eurostats). Quant au maïs, largement destiné à l’ensilage, il devrait voir sa production diminuer et donc permettre une certaine économie en #eau.

      2/ Pour l’herbe, j’ai oublié effectivement le détail de la « non-pousse » hivernale mais j’avais posé la condition de la non-utilisation de denrées extérieures pour alimenter le bétail.

      3/ Par contre, je trouve l’argument sur le fait que la méthanisation soit coûteuse pour le citoyen et l’agriculteur non valable. En effet, l’agriculteur doit investir des sommes importantes pour la création de l’unité de méthanisation mais tout projet de production énergétique coûte cher en investissement : par exemple, l’usine marémotrice de la Rance n’est rentable que depuis quelques années mais bon, ce n’est pas un aussi bon exemple que celui de l’#éolien offshore.

      Quant à l’argument de l’énergie subventionnée, valable pour le nucléaire, il est également valable pour l’ensemble des énergies renouvelables dont l’essor, nécessaire, ne pourra résulter, comme vous le défendez, que dans un intense investissement de l’État dans la R&D et dans l’aide à l’installation et donc par l’usage massif de la subvention.

      Enfin, le meilleur scénario — à mes yeux — de #transition_énergétique, celui de l’association #Négawatt repose largement, pour le volet agricole, sur le scénario Afterres2050 de #Solagro qui utilise largement la méthanisation.

      Voir page 14 de la synthèse : http://www.negawatt.org/telechargement/SnW11//Scenario-negaWatt-2011_Dossier-de-synthese.pdf

      Donc pour conclure, la méthanisation peut être durable si elle ne soutient pas la création/ le maintien de fermes d’élevage intensif de vaches à viande. Enfin, pour ce qui est de la surproduction de lait, c’est effectivement un problème mais qui peut être réglé par le retour aux quotas de production.

      Au final, une étude coût/rendement de l’ensemble de ce bazar serait très intéressante.