• Aldo le Gitan (Documentaire) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=PvDsHpItSYw

    Aldo le gitan est un documentaire exclusif dans l’intimité du quintuple champion de France poids lourds Cyril Léonet et de sa famille : la communauté des gens du voyage. Le rêve du boxeur ? Affronter le champion olympique Tony Yoka. Mais sur sa route, il a d’abord un combat à mener contre le jeune Raphaël Tronché, invaincu lors de ses 8 derniers combats. Réalisé par Inès Belgacem et Matthieu Bidan

    2ème partie : https://www.youtube.com/watch?v=SBarfoLP3K8

    Excellent reportage en 2 parties, très touchant. Cyril Léonet, un grand bonhomme, grand boxeur d’anglaise. On y voit les coulisses de la boxe, le travail de proximité avec les jeunes (une séquence tellement émouvante), les conditions de vie des gens du voyage, le rapport aux coups, la fraternité, la prison… l’âpreté de ce sport loin des paillettes des medias.

    #boxe #Léonet #Yoka #Tronché #gens_du_voyage #prison #détention


  • They never come back. Oder inner Kiste. So isses eben.
    https://www.berliner-kurier.de/berlin/kiez---stadt/tausende-bei-beisetzung-in-schoeneberg-rockys-letzte-runde-31435756

    Beisetzung in Schöneberg: Familie und Fans nehmen Abschied von Graciano Rocchigiani | Berliner-Kurier.de

    Auch noch Viertel nach zwölf, als die Trauerfeier in der Kapelle des Alten St. Matthäus Kirchhofs längst angefangen hatte, strömten noch Menschen durch das Friedhofstor in Schöneberg.
    ...
    Knapp 1000 Menschen waren am Sonnabend zur Mittagszeit von überallher gekommen, um den früheren Box-Weltmeister auf seiner letzten Runde zu begleiten.

    Im Alter von 54 Jahren war Graciano Rocchigiani am 1. Oktober bei einem Unfall auf Sizilien gestorben. Dort, wo er noch mal eine neue Liebe gefunden und eine neue Familie gegründet hatte. Ein Smart erfasste ihn auf einer Schnellstraße bei Belpasso, einem Vorort von Catania. Rocky, der zu Fuß unterwegs gewesen war, starb noch an der Unfallstelle. In Schöneberg war der Boxer aufgewachsen, seine Mutter Renate lebt hier. Sie wollte, dass ihr Sohn auf dem Friedhof beerdigt wird, auf dem auch Rio Reiser und die Gebrüder Grimm begraben sind.

    #Berlin #Schöneberg #Rote_Insel #Großgörschenstraße #Boxen #Beerdigung #Friedhof


  • Le loser magnifique
    https://blog.monolecte.fr/2018/07/15/le-loser-magnifique

    Je ne sais pas pour vous, mais j’en ai un peu marre des superhéros. En fait, j’en ai même marre tout court du monde superlatif dans lequel on nous force à cavaler comme le hamster dans sa roue. On se croirait dans une fausse pub pour de la lessive qui lave toujours plus blanc.


  • Francis Ngannou, pieds et poings déliés - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/01/18/francis-ngannou-pieds-et-poings-delies_1623490

    Venu du Cameroun, échappé à la rue, formé à Paris, le colosse du MMA combat pour le titre poids lourds, ce samedi à Boston .

    Francis Ngannou se souvient d’un exercice de logique au collège qui consistait à agencer le mieux possible des immeubles à l’intérieur d’une surface restreinte. Le professeur l’a soupçonné de triche. Son rendu paraissait trop carré pour être honnête. La lumière, dit-il, a jailli dans la foulée : au tableau, il a expliqué ses conclusions avec tellement d’aisance qu’il récolta un bonus : + 2. « Mais j’avais déjà reçu 19/20. » 21, donc. Il raconte la séquence avec une voix posée et rythmée, comme dans un documentaire nocturne sur les nuages ou les mouflons. Dans une autre vie, il se serait bien vu architecte.

    « Le Prédateur », son surnom, a réalisé son dernier gros coup le 2 décembre, aux Etats-Unis. Une minute et des poussières de spectacle, le temps de jauger, puis d’allonger un Néerlandais en mondovision. Uppercut du gauche, KO, dodo. Hourra. Francis Ngannou fait du MMA, mélange d’une demi-douzaine de sports de combat (pieds, poings, prises au sol), machine à cash et grenier d’histoires qui remplirait des bouquins de mille pages.

    La sienne oblige à écouter sans couper : des parents divorcés alors qu’il a 6 ans, une enfance pauvre et solitaire au Cameroun et une carrière scolaire terminée adolescent. Gamin, il fait déjà des boulots d’adulte au pied du mur. Tailleur de pierre, entre autres. En 2013, il émigre en France sans un rond, avec l’ambition de percer en boxe anglaise. Aucun palmarès, si ce n’est une petite expérience au pays. « Je m’étais mis une pression énorme sur les épaules : je voulais vraiment être un champion. » A Paris, il trouve rapidement une salle où mettre les gants. Son gabarit de menhir (1,95 m, 117 kilos) et ses facilités en « un contre un » fascinent. Des tauliers du lieu l’aident à se sortir de la rue - il est SDF. Didier Carmont, l’un d’eux : « On a fait ce que nous avions à faire, naturellement. Est-ce vraiment important d’entrer dans les détails ? Quand il est arrivé chez nous la première fois, il ne se lamentait pas, et très vite, il s’est senti à la maison. C’est un ami, j’ai l’impression de l’avoir toujours connu. » Puis : « C’est vrai qu’il a un physique. Mais il ne faudrait pas tomber dans le cliché de l’Africain naturellement puissant. On ne se sort pas de sa situation, on ne progresse pas aussi vite, sans intelligence. » Au fil des semaines, ses bienfaiteurs les plus au fait du milieu lui expliquent que le noble art est une impasse à court terme (une vieille bâtisse dont les coulisses sont des labyrinthes), mais que le MMA est un building illuminé, doté d’un ascenseur tout neuf (une multinationale en expansion). Il ne sait pas ce que c’est, mais se met au boulot. En quatre ans de pratique, le voilà presque tout en haut. Samedi, le Camerounais, 31 ans, combattra pour le titre des poids lourds face à l’Américain Stipe Miocic, actuel détenteur de la couronne.

    Christian M’Pumbu, son ami et compagnon d’entraînement, indique le coin de son œil avec l’index : à cet endroit précis, il a pris le panard du colosse, large comme un hors-bord. Un an plus tard, l’ancien champion de MMA, qui en a donc vu d’autres, en parle comme d’une séance de spiritisme. Pour le reste, il glisse deux précisions : « Avec ce qu’il a vécu, il y a des moments où il faut le laisser seul, où il ne veut pas trop parler. A vrai dire, ce n’est pas un grand bavard. » Et : « Je l’ai vu sur des photos aux Etats-Unis. Il avait des jumelles autour du cou… un vrai touriste. » Francis Ngannou vit en ce moment à Las Vegas. Ce qu’il en dit ? Pas grand-chose. « Je m’entraîne. Et sur mon temps libre ? Je m’entraîne encore. C’est mon travail à plein temps ! » En fonction des questions, c’est tout ou rien, soit le récit ou bien les trois petits points. Le Camerounais est un texte à trous, triste, nerveux et joli à la fois.

    A Paris, il a d’abord dormi dans un parking. « On m’a parlé du 115… De foyers et de chambres à partager avec d’autres. Des alcooliques, des gens dépressifs. Je ne voulais pas. Je n’étais pas là pour accepter la situation. Je voulais m’écarter de tout ce qui était négatif. » Les conseils ici et là le mènent à la MMA Factory, dans le XIIe arrondissement. Le lieu est géré par Fernand Lopez, l’entraîneur français le plus réputé, ingénieur de formation et, surtout, habile entrepreneur. Les qualités du petit nouveau lui sautent aux yeux. Il le prend en main et le façonne. Depuis, il ne le lâche plus.

    Parfois, « le Prédateur » décortique son sport en termes bibliques : « David peut battre Goliath. Le MMA comporte un nombre incalculable de techniques. Tu domines et là, ton adversaire te saisit la cheville, puis te fait une clé. C’est beau quand David peut gagner. » Et parfois, il le ramène sobrement à de la survie : « Si tu ne mets pas des coups, c’est ton adversaire qui le fera. »

    Le MMA : baston indécente dans une cage octogonale pour les uns, spectacle très technique pratiqué par des bonshommes surentraînés pour les autres. En France, les compétitions sont encore interdites (une exception), mais les entraînements et les streamings (l’Hexagone est dans le top 10 des consommateurs à l’échelle du monde) font des cartons. Hypocrisie.

    Francis Ngannou est originaire de Batié, petite commune de l’ouest du Cameroun où il retourne pour les vacances. Il a trois frères et une sœur. Le récit : « Enfant, j’allais de maison en maison, je changeais d’école tout le temps. J’étais pauvre. » Les trois petits points : son cercle, sa routine, son parcours entre l’Afrique et la France. Gosse, il s’amusait avec d’autres à imiter les prises de Jean-Claude Van Damme. « Je n’ai pas eu d’amis d’enfance, parce que je n’avais pas le bon profil. Qu’avais-je à offrir ? Parfois, j’avais envie de parler, mais il n’y avait personne. Je n’allais pas me torturer avec ça. Alors je me suis dit qu’on pouvait vivre sans amis. »

    Il se lance sur le tard dans la boxe anglaise. A 22 ans. Il dit que son premier combat au pays est aussi une affaire de fulgurance. Alors que son vis-à-vis le malmène, il se rebelle en repensant à son rêve : une couronne mondiale. Victoire dans l’anonymat, après une journée de manutention. « L’arbitre m’a arraché mon adversaire d’entre les mains. » Le Camerounais signe son premier contrat avec l’Ultimate Fighting Championship (UFC) en 2015. La Ligue américaine a la main sur le business du #MMA et l’image de ses combattants. A cette échelle, on parle d’un géant du divertissement qui vend des machines à coller des pains, des récits et des synopsis de biopic. Son rendez-vous de samedi, à Boston, lui assure d’office un chèque de 500 000 dollars. Didier Carmont : « Je suis certain qu’il a gardé la boxe dans un coin de sa tête. Un jour ou l’autre, il voudra y revenir. » Dans sa vie d’après, #Ngannou se verrait bien en hommes d’affaires. « J’impressionne souvent les gens en calcul mental. Enfant, à l’école, le prof demandait parfois combien faisait 5 moins 6.Tandis que tous les autres cherchaient, j’avais déjà trouvé. »
    Ramsès Kefi - photo : Laurent Troude pour Libération

    Francis Ngannou a été battu sur décision à Boston.
    #ufc #boxe #sports_de_combat


  • Nong Rose, la boxeuse transgenre qui combat les préjugés - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/01/06/nong-rose-la-boxeuse-transgenre-qui-combat-les-prejuges_1620642

    Samedi, la championne transgenre de boxe thaï Nong Rose affronte le champion de France Akram Hamidi, au stade de Coubertin. Une rencontre aussi sportive que symbolique.

    Quand elle s’avance dans les entraves du stade de Coubertin pour la pesée, difficile de voir en Nong Rose, 1,60 m et 54 kilos, une championne de boxe thaï. Bonnet rose sur la tête, sa démarche est timide et la femme de 21 ans s’étonne d’être « aussi bien accueillie et connue en France », elle qui livre son premier combat à l’étranger. Pourtant, une fois sur le ring, la Thaïlandaise se mue en guerrière. Chez les professionnels, elle compte 52 victoires pour 8 défaites. Contre des hommes. Car Nong Rose, de son nom d’origine Somros Polchareon, est transgenre.

    « Je préfère combattre les hommes »

    Elle a commencé la boxe à 8 ans, entraînée par son oncle. Si elle se sent fille dès son enfance, elle n’assume son choix de le devenir qu’à 14 ans, en portant des vêtements féminins. Féminité qu’elle révèle aussi sur les rings de muay thaï, malgré l’hostilité d’une partie des acteurs du milieu : « Certains boxeurs me regardaient de travers et affirmaient que les trans ne pouvaient pas gagner », se souvient-elle. Mais elle surmonte progressivement les difficultés, soutenue par Nong Toom, son idole et l’une des trans les plus connues du pays, dont la vie a inspiré le film Beautiful Boxer.

    La Thaïlande ne reconnaît pas légalement le changement de genre. Nong Rose est par conséquent condamnée à combattre avec les hommes. Ce qui ne la gène pas. « Je préfère ça, car sinon j’aurais l’impression d’affronter ma mère. Les femmes n’auraient aucune chance », assure la boxeuse aux coups de coudes dévastateurs. En juillet, elle a été la première transgenre à combattre et triompher dans le plus vieux stade thaïlandais, le Rajadamnern. Une forme d’aboutissement et de reconnaissance, puisque, à l’encontre de toutes les règles établies, elle a été autorisée à porter une brassière sur le ring de ce stade mythique.

    Une grande première

    Guillaume Kerner, ancien champion du monde français de muay thaï, a repéré la pépite et décidé de l’inviter à la deuxième édition de son événement, le Kerner Thaï, ce samedi soir au stade de Coubertin. C’est la première fois que la jeune boxeuse combattra à l’étranger et elle sera la première trans à se produire en France. « On m’a dit qu’il serait difficile d’organiser un combat avec Nong Rose, que les autorités fédérales s’y opposeraient, que personne ne voudrait l’affronter et que le public ne répondrait pas présent. Mais rien de tout cela ne s’est produit. La présence de Nong Rose permet de délivrer un vrai message : ce n’est pas la différence qui importe, mais la valeur », se réjouit Guillaume Kerner. D’autant que le combat n’aura rien de « folklorique », promet-il.

    C’est en effet le champion de France, Akram Hamidi, 19 victoires en 20 combats, qui affrontera la boxeuse thaïlandaise. Et il s’attend à cinq rounds très disputés. « C’est un combat très important pour moi, plus important encore que ma finale de championnat de France. Il va être vu par beaucoup de personnes (L’Equipe TV diffuse l’événement en direct). Et Nong Rose est un grand champion, j’ai vu des vidéos de ses combats », raconte le jeune homme de 19 ans qui assure qu’il « ne retiendra pas ses coups ».

    Un symbole de la cause transgenre

    Reste à savoir si ce duel inédit aura une réelle influence sur la situation des trans dans le sport. « Beaucoup ne font plus de sport, car ils ne souhaitent pas être regardés comme des bêtes de foire, c’est un vrai problème », déplore Christine Rougemont, elle-même transgenre et qui pratique aussi la boxe thaïlandaise. « Le fait que Nong Rose combatte en France lors d’un événement médiatisé a le mérite d’apporter une réflexion », poursuit-elle.

    La boxeuse thaïlandaise est bien « consciente » du phénomène médiatique que son combat suscite. Mais elle préfère se concentrer sur sa boxe, son gagne-pain, quitte à repousser ses projets personnels : « Aujourd’hui je ne prends plus d’hormones car cela influe sur ma condition et ma boxe, j’ai moins d’énergie. Mais dès que j’arrête la boxe, je fais toutes les opérations pour finir ma transformation », explique-t-elle. Sans toutefois laisser de côté son sport de prédilection. Elle conclut : « Mon rêve est d’ouvrir une école de muay thaï, pour transmettre mon savoir aux Thaïlandais mais également aux Occidentaux. »
    Timothée Loubière

    https://www.youtube.com/watch?v=Mlbl4FBSzcc


    Le combat a été remporté par Akram Hamidi Hakram HAMIDI par décision à la majorité.
    #muay_thai #transgenre #Nong_Rose #Akram_Hamidi #boxe_thai

    Autre ancienne boxeuse transgenre :
    https://www.youtube.com/watch?v=HhJLVhX37io


  • Akim Oualhaci, « Se faire respecter. Ethnographies de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux États-Unis »
    http://journals.openedition.org/lectures/22350

    Les regards socio-anthropologiques sur les activités physiques et sportives sont armés de nombreuses enquêtes de terrain, en France et ailleurs dans le monde, depuis une cinquantaine d’années au moins. Les théories mobilisées sont désormais plurielles, après avoir longtemps prolongé, pour l’essentiel en France, les approches bourdieusiennes ou relevant d’une critique radicale. Dans cet ouvrage qui propose une ethnographie multi-site, Akim Oualhaci explore, largement dans le sillage de Loïc Wacquant mais pas uniquement, les dispositions d’engagement de jeunes adultes résidant dans des quartiers populaires dans des pratiques de #boxe anglaise et de bodybuilding aux USA, et de boxe thaïlandaise en France. Trois salles ad hoc ont été l’objet d’une observation, deux à New York et une en banlieue parisienne. Trois parties égrènent la restitution d’un travail réalisé dans le cadre d’une thèse soutenue en 2011.

    La première partie se centre sur les #corps masculins modifiés et stylisés par les pratiques de combat et de renforcement musculaire hyperbolique. Dans « ces quartiers urbains marginalisés [sic] », la #virilité populaire gagne une respectabilité tout d’abord locale, entre pairs, pour éventuellement s’étendre hors du quartier par l’intermédiaire des rencontres sportives. La place des femmes y est réduite, et le rapport au corps devient le vecteur d’une construction identitaire positive à force de rigueur, de codes valorisant le respect du travail, des partenaires d’entrainement et des adversaires.

    La seconde partie explore les rapports de domination et la prise d’autonomie via la carrière combattante, qu’elle soit professionnelle ou amateure. Selon l’auteur, paradoxalement, les transformations corporelles naturalisent les stéréotypes raciaux (les Noirs des ghettos américains sont musculeux alors que les Noirs-Maghrébins banlieusards français sont violents). Le travail corporel effectué avec ardeur par ces jeunes adultes vise à les rendre respectables, voire estimables, au moins dans l’entre-soi populaire. La #violence y est fortement contrôlée, éloignant d’autant les bagarres de rue et les comportements déviants fortement stigmatisés à l’intérieur des espaces enquêtés. Comme le défend Stéphane face à l’enquêteur : « J’essaye de leur faire comprendre, à ceux qui pensent que la boxe thaï est un sport de voyous, que c’est un sport avec des codes et beaucoup de respect… choses que les voyous ne connaissent pas ».

    La dernière partie de l’ouvrage, dont la lecture est agréable, défend la thèse d’une conformisation aux normes légitimes de ces populations populaires, notamment de cette jeunesse considérée indûment comme violente et déviante, par l’œuvre des entraineurs ou des anciens combattants qui leur transmettent des connaissances techniques mais aussi éthiques, patiemment et fermement. Les ethnographies montrent comment l’engagement de ces jeunes hommes dans des pratiques corporelles qui forgent à donner et recevoir des coups, à prendre une carapace musculaire plus importante (vecteur d’une place sociale désirée), devient progressivement, à force de méthode et de rigueur, une véritable école de la vie… dominée.

    #livre via @prac_6

    • Non ce n’est pas vraiment expliqué et je ne vois toujours pas le rapport avec le masculinisme. Si on le définit grosso modo comme un anti-féminisme militant c’est quoi le rapport ?
      Que tu parles de domination masculine comme elle existe partout certes, même si ça ne semble pas être le propos du livre (je peux me tromper étant donné que je ne l’ai pas lu). Mais parler de « masculinisme » WTF !
      Le milieu des sports de combat et des arts martiaux est un milieu que je connais et côtoie en tant que pratiquante depuis des années, qui plus est dans les quartiers populaires. Les motivations profondes qui traversent ces pratiques ne sont pas liées de façon prégnante à la question de la domination femmes/hommes. Les hommes ne s’entraînent pas à taper sur des sacs pour mieux défoncer leur meuf, il n’y a pas un projet derrière tout ça. Les conséquences sur ces relations peuvent paradoxalement aussi être des relations de rencontre, de séduction à la marge, autour des événements organisés par les clubs, autour des entraînements en commun, même si les gars sont toujours majoritaires en nombre.
      Les clubs sont incités à avoir une mixité de genre par les municipalités (ce qui favorise les subventions) tout comme pour les combattantes compétitrices. C’est logique : le discours politique présente toujours les mecs des cités comme des gros sexistes violents donc ces clubs ont des coercitions qui n’existent pas pour les clubs des autre types de quartiers.
      Après, ça arrive que quand tu débarques dans un cours au début les gars ne veulent pas s’entrainer avec toi, tout comme avec un gars débutant qui a l’air pas doué mais pour les meufs c’est pour toutes quel que soit leur niveau. C’est forcément lié à du mépris de genre mais j’ai connu la même chose quand j’ai fait une formation en informatique où il y avait très peu de meufs : c’est toujours comme ça quand tu es dans un milieu majoritairement masculin, ce n’est en rien spécifique au milieu des sports de combat.
      Tout ceci rend les choses beaucoup plus complexes que ça en a l’air.
      Fondamentalement ce type de questions devrait être traité par une meuf qui ferait une recherche sur le terrain en interrogeant d’autres meufs. Mais la problématique serait différente, ça ne parlerait pas du même sujet.
      J’ai l’impression qu’il y a un gros problème ici parmi certaines de vous dès qu’il y a un sujet abordé et que les relations de domination hommes/femmes n’y sont pas forcément évoquées. Moi j’en ai rien à battre en tant que féministe que les gars qui font une recherche ne parlent pas des relations avec les femmes, je préfère même qu’ils n’en parlent pas. C’est à nous de prendre la parole sur nous mêmes, les premières concernées. Pourquoi attendez-vous que ce soit les mecs qui mettent nos problématiques au centre ?
      Quand dans sa critique, Carine Guérandel dit que le livre « n’aborde pas la question des relations quotidiennes entre les hommes et les femmes » (qui est un sujet totalement différent d’ailleurs) ben ça ne m’étonne pas et ça ne me choque absolument pas. J’irais même dire que ça me rassure quelque part. À chacun·e son taf !

    • Tiré d’une interview d’Elsa Dorlin dont je n’ai pas lu le livre Se défendre, une philosophie de la violence :

      En France, vous avez repéré des mouvements d’autodéfense dans les quartiers ?
      Il y a une grande pratique de l’autodéfense et de l’ascèse martiale dans les quartiers ségrégués visés par le harcèlement policier : des corps s’entraînent, s’entraînent, s’entraînent… On adopte des postures corporelles très affirmées. Les arts martiaux ont une place importante dans la culture populaire. Le fait même de rester calme quand on est contrôlé trois fois par jour, c’est de l’autodéfense. Tout est fait pour cantonner ces corps qui s’entraînent et, surtout, éviter la confrontation. On a souvent décrit des régimes de domination qui ont pour modalité la répression sur les corps. Mais il y a une autre modalité de répression : différer sans cesse l’affrontement. Que ce soit par l’isolement géographique, par la mise en place de terrains de foot comme seules infrastructures publiques, d’exutoire. L’entraînement est une forme de ressassement mais c’est aussi une forme d’ascèse, c’est cultiver la révolte, se remodeler soi-même comme sujet politique. Refaire corps, c’est déjà de l’autodéfense.

      http://www.liberation.fr/debats/2017/12/08/elsa-dorlin-le-ju-jitsu-est-utile-contre-la-police-contre-les-maris-les-p


  • The women boxers of Gleason’s Gym – photo essay
    https://www.theguardian.com/sport/2017/dec/11/women-boxers-of-gleason-s-gym

    Gleason’s Gym has been around since 1937 and is the oldest working gym in the US. Many of the world’s famous boxers, including Jake LaMotta, Muhammad Ali and Mike Tyson, have trained at the New York gym. Gleason’s are currently training six world champions and for the first time in the gym’s history they are all women. Tim Knox paid a visit to photograph some of the boxers and find out about their motivation


    Selena Shannon has had two amateur fights and has been training for a year. (photo Tim Knox)
    #photographie #boxe #femmes #brooklyn


  • A Glimmer of Light: Ring 10 Helps Boxing’s Wounded WarriorsThe Fight City
    http://www.thefightcity.com/ring-10-helping-boxers

    One might think that after winning world titles and facing some of his era’s most popular fighters, Barkley could look forward to a comfortable after-boxing life. At the very least, one would expect his retirement years to be a level above the poverty of his youth when he lived in the squalid housing projects of the Bronx. But despite career earnings of roughly $5 million, soon enough Barkely found himself in a worse situation than ever before, homeless and sleeping in a New York subway station with nothing to his name but a bag of clothes and the title belt he won from Hearns. Friends eventually helped Iran out and paid for some hotel rooms, but needless to say, this was far from the situation Barkley had imagined for himself when he hung up his gloves.

    It was a group of boxing industry veterans, organized as the Ring 10 Boxing Foundation of New York, who helped Barkley to eventually get back on his feet. They provided support, found him an apartment, and essentially gave him a new lease on life, restoring the dignity of a former boxing champion.

    (...)

    Ring 10’s challenges are symptomatic of the struggles of the largely disjointed Ring organizations in the United States. Ring chapters were formed across the country to provide assistance to retired boxers, but of course it’s difficult to carry out a benevolent mission when resources are scarce. Ring chapters are generally underfunded and have limited options, but there is a steady stream of ex-boxers who need their help.

    #boxe #solidarité #zermi


  • De l’usine au ring, le rituel de la virilisation - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2017/10/14/de-l-usine-au-ring-le-rituel-de-la-virilisation_1602999

    Pourquoi les sports dits « virils » connaissent le succès dans les quartiers populaires ? Ils ont remplacé l’usine, avance le sociologue Akim Oualhaci.

    (...) dans l’espace des salles où j’ai enquêté, les pratiquants peuvent se transformer assez rapidement en véritables ascètes. Très vite, des jeunes, sans être compétiteurs, s’astreignent à une rigueur extrême, tant au niveau corporel (cadence d’entraînement, travail musculaire, alimentation, footing) qu’au niveau mental (courage, endurance, persévérance) en basculant d’un mode de vie peu contraint à une routine ultracadrée. Indéniablement, il y a une volonté de donner un sens au contexte de vie et aux conditions socio-économiques plus difficiles que dans des milieux plus aisés – une recherche de dignité et de reconnaissance qu’il est possible de trouver dans une salle de sport. Dans les quartiers populaires, l’ascétisme – c’est une hypothèse à creuser – pourrait aussi être lié à la figure du père. Le papa ouvrier dur au mal, qui bosse toute sa vie, qui souffre en silence, qui s’octroie peu de plaisirs. Un héritage de la culture ouvrière d’antan et surtout, de la représentation que les plus jeunes s’en font : pour être un homme, il faudrait savoir souffrir.

    (...) Vos travaux rendent aussi compte d’une tendance : à certains égards, la culture populaire, à travers l’exemple des sports de combat, tend à se gentrifier…

    Cette tendance s’observe à travers un nouveau rapport au corps et à la santé. Il y a vingt ans, après l’entraînement, les pratiquants allaient dans la foulée manger un frites-merguez en France ou du fried chicken aux Etats-Unis sans se focaliser sur leur bedaine. Dans les clubs où j’ai enquêté, on entend désormais des propos assez réfléchis sur ce qu’il faut avaler avant et après les entraînements (pas de gâteaux, pas de boissons gazeuses, etc.), y compris dans la bouche de novices. Ces considérations étaient auparavant réservées aux compétiteurs. Idem pour les motivations : avant, on allait à la salle pour cogner dur. Dorénavant, il est de plus en plus question de bien être, de ligne, de souplesse, de cardio. Depuis le début des années 2000, le profil des pratiquants a évolué. Ils sont plus diplômés, sortent beaucoup plus facilement du quartier. Certains ont déjà un emploi voire, pour les plus âgés, sont en ménage.

    L’essort de la pratique de la musculation, une activité (propédeutique ?) de taulard ? Le passage par ce lieu disciplinaire étant programmé, un aléa probable qui exige préparation.

    #sport #boxe #masculinité #corps_et_âme #culture_populaire #virilisation #violence_sociale


  • Une tranche de bifteck - Wikisource
    https://fr.wikisource.org/wiki/Une_tranche_de_bifteck

    Sandel avançait et reculait, surgissait à droite, survenait à gauche, léger de jambes et ardent de cœur, miracle vivant de chair blanche et de muscle offensif, s’échappant et bondissant comme une navette, accomplissant entre deux mouvements toute une série de gestes intermédiaires, combinés en vue de démolir Tom King, cet obstacle interposé entre lui et la fortune. Et Tom King, avec patience, endurait tout cela. Il connaissait son affaire et comprenait la jeunesse maintenant qu’elle ne lui appartenait plus. Rien à faire avant que l’autre eût perdu un peu de vapeur, pensait-il ; et il souriait en lui-même en se baissant exprès pour recevoir sur le crâne un coup lourdement asséné. C’était une malice, mais parfaitement conforme aux règles du jeu. Au boxeur de prendre soin de ses jointures, et s’il s’obstine à frapper l’adversaire sur le sommet de la tête, c’est à ses risques et périls.

    King aurait pu se baisser un peu plus et laisser le coup se dépenser à vide, mais il se souvenait de ses premiers assauts et de la façon dont il s’était brisé une première jointure sur la caboche de la Terreur du Pays de Galles. Il se conformait aux règles du jeu. Cette parade coûterait à Sandel une de ses jointures : non pas que le jeune homme dût s’en apercevoir sur-le-champ : il continuerait avec une superbe indifférence, frappant aussi dur que jamais jusqu’au bout de la bataille. Mais plus tard, lorsque commenceraient à se faire sentir les effets d’assauts multiples et prolongés, il regretterait cette jointure et se rappellerait comment il l’avait démolie sur la tête de Tom King.

    #boxe #malice #jack_london

    • malice donc :

      Quand la reprise approcha de sa fin, King, averti du fait par la vue des seconds qui se préparaient à bondir entre les cordes, s’arrangea pour mener la bataille vers son propre coin. Et dès que sonna le gong, il s’assit immédiatement sur son tabouret qui l’attendait, tandis que Sandel dut traverser toute la plate-forme en diagonale pour rejoindre son coin. C’était peu de chose, mais c’est le total de ces petites choses qui compte. C’était peu de chose, mais c’est le total de ces petites choses qui compte. Sandel fut obligé de faire ces pas supplémentaires, de dépenser cette minime somme d’énergie, et de perdre ainsi une partie de sa précieuse minute de repos. Au début de chaque reprise, King avançait de son coin en flâneur, obligeant ainsi l’autre à parcourir la plus grande distance. À la fin de chaque reprise, King manœuvrait pour attirer l’autre dans son coin et s’asseoir immédiatement.

    • Assis dans son coin et regardant son adversaire, il se prit à songer qu’en additionnant sa propre prudence et la jeunesse de Sandel, on obtiendrait un fameux champion du monde des poids lourds. Mais voilà l’ennui : Sandel ne deviendrait jamais un champion du monde : il lui manquait la prudence : il ne pouvait l’acquérir qu’au prix de sa jeunesse. Et quand il posséderait la prudence, il lui manquerait la jeunesse, dépensée à l’obtenir.


  • Heather Hardy : The Fight Lady - The Fight CityThe Fight City
    http://www.thefightcity.com/heather-hardy-fight-lady-boxing-mma

    To understand why Heather Hardy thinks of herself as a fighter is to know her life story, which is well documented. Raped by a drug dealer in her neighborhood in Brooklyn before she hit her teens. Married and divorced before she finished college. A single mom working multiple jobs because she had no child support. Hurricane Sandy destroying her home and forcing her to crash with her sister. Running nine miles a day to train at Gleason’s Gym in Brooklyn’s Dumbo district.

    Today, she is one of the most recognizable faces in combat sports, her life battles serving as a backdrop to a perfect 20–0 record in her five years as a professional boxer.

    (...)

    Hardy herself could have chosen the path well traveled. With a forensic science degree from John Jay College in New York, she could have landed a job at the police force. Or she could have chosen to pursue a career in internet marketing, which she had started to do after college. Yet she chose a path that many tend to view as having more drawbacks than benefits for a woman.

    “I’m a very passionate person and I didn’t feel passionate about anything I was doing,” she said of her life prior to boxing. “It sounds so horrible coming from me, saying this as a mother. I was a mother and I love my daughter but I didn’t feel like it was what defined me. I’m her mom but I didn’t want to die just being her mom. I needed something where I wasn’t a mother, I wasn’t someone’s ex-wife, where I wasn’t just someone’s friend or someone’s employee. I needed something that made me.” And Heather Hardy found that boxing, and especially winning, gave her that sense of having achieved something for herself.

    (...)

    “I don’t see this dying out and me ending up as a hotdog vendor or something,” she laughed. “I’m smart. I didn’t get this far without knowing how to get this far.”

    https://www.youtube.com/watch?v=OySqulqWZAg

    #boxe (bon #mma là)


  • #Brahim_Asloum, entrepreneur-boxeur démissionné pour conflit d’intérêts
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250717/brahim-asloum-entrepreneur-boxeur-demissionne-pour-conflit-dinterets

    Selon nos informations, l’ancien champion olympique, qui a lancé cette année une franchise privée en partenariat avec la chaîne de télévision SFR #sport, a bénéficié de moyens de la #fédération, dont il est vice-président, pour développer son business. Sollicités par Mediapart, le ministère et la Fédération annoncent sa démission express. François Pesenti (DG de SFR Sport) avec Brahim Asloum et #André_Martin en février 2017 © www.ffboxe.com

    #France #Boxe #Laura_Flessel #ministère_des_Sports #Paris_2024 #Thierry_Braillard


  • Assommons les pauvres ! - Wikisource
    https://fr.wikisource.org/wiki/Assommons_les_pauvres_ !

    Immédiatement, je sautai sur mon mendiant. D’un seul coup de poing, je lui bouchai un œil, qui devint, en une seconde, gros comme une balle. Je cassai un de mes ongles à lui briser deux dents, et comme je ne me sentais pas assez fort, étant né délicat et m’étant peu exercé à la boxe, pour assommer rapidement ce vieillard, je le saisis d’une main par le collet de son habit, de l’autre, je l’empoignai à la gorge, et je me mis à lui secouer vigoureusement la tête contre un mur. Je dois avouer que j’avais préalablement inspecté les environs d’un coup d’œil, et que j’avais vérifié que dans cette banlieue déserte je me trouvais, pour un assez long temps, hors de la portée de tout agent de police.

    Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d’une grosse branche d’arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l’énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefteack.

    Tout à coup, — ô miracle ! ô jouissance du philosophe qui vérifie l’excellence de sa théorie ! — je vis cette antique carcasse se retourner, se redresser avec une énergie que je n’aurais jamais soupçonnée dans une machine si singulièrement détraquée, et, avec un regard de haine qui me parut de bon augure, le malandrin décrépit se jeta sur moi, me pocha les deux yeux, me cassa quatre dents, et avec la même branche d’arbre me battit dru comme plâtre. — Par mon énergique médication, je lui avais donc rendu l’orgueil et la vie.

    #baudelaire (sûrement sous teuchi) #boxe


  • Pour une approche alternative de la violence
    http://www.lien-social.com/Pour-une-approche-alternative-de-la-violence

    La violence est le thème de cette semaine de formation, animée à Paris par Richard Hellbrunn, inventeur de la psychoboxe. C’est la première fois qu’il forme un groupe venu de Russie. Psychologue clinicien, psychanalyste et professeur de boxe, il pratique la psychoboxe depuis trente ans, en parallèle de son travail en cabinet. « Il s’agit de passer par la dimension corporelle – à travers des combats de boxe d’une minute trente à frappe atténuée – pour arriver à la parole, résume-t-il, c’est une application psychanalytique au même titre que le psychodrame, par exemple. » Le psychologue l’utilise dans le cadre de thérapies individuelles avec des auteurs ou victimes de violence, et dans le cadre de formations continues avec des groupes d’éducateurs. Il a longtemps formé des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre de la « mission violence ».

    #boxe #psychoboxe donc #Richard_Hellbrunn

    • Doctissimo : Vous-même avez mis en place une prise en charge particulière, la « psychoboxe ». En quoi consiste-t-elle exactement et à qui s’adresse-t-elle ?

      Richard Hellbrunn : La psychoboxe est un travail que je mène depuis 25 ans. Il s’agit d’un combat de boxe anglaise, dans lequel les coups sont atténués. Ce n’est donc pas un combat sans limite, et il ne s’agit pas d’un exutoire. Le but est d’explorer sa violence, avec un partenaire en face de soi et un observateur extérieur. A l’issue du combat, les trois personnes se retrouvent pour parler de ce qu’ils ont vécu. La phase d’analyse permet d’exprimer les émotions et le ressenti. Cela permet en général de retrouver des repères. Il s’agit d’une psychanalyse, dans lequel le divan va être remplacé par un ring ! Au lieu de les allonger, je les mets debout ! Mais le processus reste le même que celui d’une psychanalyse plus classique. Cette méthode s’adresse à des gens très violents. Je travaille notamment avec de jeunes adultes qui sont en prison ou des adolescents qui sont sortis du système. Il ne serait pas possible de les prendre en charge par une psychanalyse « classique », dans une pièce avec un thérapeute ! Mais je travaille également avec ceux qui vont être confrontés quotidiennement à la violence : encadrement pénitentiaire, éducateurs… Quelquefois, je suis amené à travailler également avec des victimes de violence.
      Doctissimo : Quel recul avez-vous sur cette méthode ?

      Richard Hellbrunn : Depuis 25 ans, la psychoboxe a fait ses preuves. D’ailleurs, une vingtaine de praticiens en France la pratiquent aujourd’hui. Mais je tiens à préciser que cette méthode ne vise pas à changer les comportements, mais à aider les gens à comprendre ce qui se passe en eux, à trouver des repères. Souvent il y a une grande souffrance derrière la violence, que la psychoboxe peut aider à comprendre. Il est vrai qu’en pratique, la prise en charge va diminuer la violence chez les patients, mais ce n’est pas le but premier.

      http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag1107/ps_7210_violence_psychoboxe_itw.htm



  • Roy Jones Jr.’s Long Goodbye
    http://thelab.bleacherreport.com/roy-jones-jr-s-br-long-goodbye

    Roy Jones Jr. started boxing at five and was competing at the age of 10 in 1979. Between then and being the youngest member on the American Olympic team, his grueling roadwork over Pensacola highways, train tracks or back trails carried him somewhere close to the distance around the circumference of the earth.

    Nearly every afternoon, he sparred under an angry sky until exhaustion in Big Roy’s backyard against bigger, older kids. His father was ruthlessly abusive, beating him with “anything he could get his hands on.” That included a PVC pipe, broom handle, switch, bungee cord and old gym equipment. Big Roy never hit him with a closed fist, but, according to Little Roy, “That was only because he’d caused brain damage to a guy fightin’ when he was young. Otherwise I’m sure he would have.”

    #boxe

    • “Given all the stories about how afraid you were of your dad,” I began. “It’s quite something to see just how much your kids adore you.”

      “I never wanted my kids to feel about me the way I felt about him,” he said.

      “How do you separate the killer you were in the ring with the man you are with your family?”

      “Battling the fighter in me and the other guy with this life here has been a struggle every day of my life.”

      “How long did it take from when you started for boxing to stop being fun?”

      “A week,” he said.

      “Was there ever an opponent who scared you as much as your dad?”

      "never,” he says under his breath.

      “You never wanted to get away from him and Pensacola?”

      “I’m gonna leave my home? For what? That gonna make me happy?”

    • “That backyard is where you and your dad first started training?”

      “Yup,” he said, staring off. “And every single goddamned day I ran from right here all the way out to that traffic light and back. You seen how my knees give me trouble? Wonder why? And I wasn’t out there running alone when I was a kid. My dad had older kids from the neighborhood out there with me, and if they beat me, then you know I had a good beatin’ waiting for me when I got home.”

      “He had you out here running 10 miles every day?”

      “And sparring until I drop. Nothing but training. On my way up as a pro, they used to say I was the most gifted or talented athlete ever to fight. Bullshit! Most talented or gifted?” he glares at me, eyes burning. “Try hardest worker. No fighter in history ever worked harder to achieve their dream than me. Early days? Shit. I worked harder than any fighter in history. Period. End of story.”

      “And he’d still beat you anyway?”

      “Kill ’em, you gonna go to jail,” he said, without a trace of emotion in his voice. “You don’t kill him, he’s gonna end up tryin’ to kill you. I grew up always knowing sooner or later I was gonna have to go all the way. When I got old enough—when he killed my dog—by that time, I knew the time had come.”

      “You ever wonder if your dad had post-traumatic stress disorder from what he saw in Vietnam?”

      “Bullshit,” Jones Jr. scoffed. “Bullshit. If he had PTSD, why was I the only one he inflicted that on? You tell me that. Why not nobody else?”

      “He never hit your mom?”

      “It happened, but nothing like what he laid into me with practically every day.”

      I ask him if I can take a few photos of him in front of the house where he grew up. “Sure,” he says, getting out and inspecting some of the changes.

      “You brought up my daddy fighting over in the jungle," Roy said. "My daddy went to Vietnam and then made sure I did too growing up. He made damn sure.”

      "How did you survive this shit, Roy?”

      “I thought about killing myself all the time. It wasn’t like I didn’t have access to guns. As I got older, when more people came around to the gym and see us train, he couldn’t be as bad as he wanted to be. He had to be more careful in case somebody saw and reported that he was abusing kids. He couldn’t be as open back when nobody could see.

      “This is a big piece to what made me who I am.

    • Roy Jones Jr. has never minced words when talking about the open wound of his childhood in Pensacola and the “torture chamber” passageway out in the sticks to becoming a man: kill or be killed. Beyond the sanctuary of the ring and raising his beloved roosters, the constant companion of Jones Jr.’s journey was death—his own or his father’s. The switchblade he carried throughout his youth was for protection against his own blood and driven into his father’s heart in endless bitter fantasies.


  • Hollow At Its Core: The Career of Floyd MayweatherThe Fight City
    http://www.thefightcity.com/hollow-at-its-core-the-career-of-floyd-mayweather-mayweather-vs-pacqui

    Only through continual personal transformation can Floyd remain relevant, and so he recently evolved from “Money” into “TBE”, an acronym for “The Best Ever”. Floyd’s appraisal of his talent is justifiably high, but like everything he’s done since abandoning Bob Arum, his former promoter who anointed him “The Pretty Boy,” there is a calculated edge to the TBE designation. Floyd understands the necessity of manufacturing perception in the service of wealth creation better than any other boxer, and perhaps any North American athlete. Whether he’s truly the best ever is immaterial. Instead, what’s functionally important is the idea of him being the best ever, and that this idea be talked about, debated on ESPN, formally branded, and eventually, at least by some, bought.

    • One of the most beautiful athletic sequences (4:55) I know of comes thirty seconds into the sixth round of this fight. In it, Mayweather stands in the center of the ring and pulls his neck back from the Mexican’s jab with mechanical precision. In one fluid motion he then lands a straight right hand flush on Marquez’s face as he simultaneously ducks to avoid his counter-right, which Floyd has anticipated perfectly. In doing so, Mayweather reverses his ring position to where he’s now on the other side of Marquez and can attack again. He does this with the brash precision of an athlete in complete control of himself, wonderfully amalgamating his mental and physical gifts.

      https://www.youtube.com/watch?v=ZHIhsLhQ-q8

    • Mayweather is too canny to serve the interests of the fans at the expense of his own, perhaps because of his own dramatic background. Floyd grew up in boxing, spending his childhood in gyms with his unyielding, abusive father. Floyd Mayweather Sr. was a decent professional who fought Ray Leonard, and brother Roger Mayweather was a two-time world champion. Both have been to jail (as Floyd has), both speak today with diction that’s nearly incomprehensible, and would it not be for their son and nephew, both might be without any financial stability. Having personally witnessed the ravages of prizefighting, why should Floyd do anything to endanger himself? Given the sport’s extreme physical consequences, a fighter should only be beholden to himself, since he is the sole person sustaining the trauma. Riches aren’t obtained without fan patronization, but we, the fans, aren’t the ones whose lives will be dramatically affected long after a boxer’s career ends.
      Aware of boxing’s cost but intent on becoming a superstar, Floyd found himself in an untenable position. His personality had to be the centerpiece of the promotion, because his skills, by themselves, are too subtle to entice fans. By calling himself “The Best Ever,” Floyd imbues his safety-first approach with historical gravity, which simultaneously inculcates it from criticism as it encourages people to take interest.

      (...)

      If strong feelings are finally being directed at Floyd, it’s because more people are becoming aware of his sordid personal life. Mayweather has been cited or arrested seven times for #domestic_violence, and in 2012 served an 87 day jail term for a violent incident with Josie Harris, the mother of three of his children. He’s accepted no responsibility for a slew of documented incidents, some of which sound horrifying, nor has he shown contrition. Floyd is not the world’s only sinner, but to repeatedly make mistakes of this order and evince no guilt or responsibility eventually becomes unpalatable. Adjectives unrelated to boxing now bookend Floyd’s name, like “repulsive”, “misogynistic”, and most recently, on Deadspin, “monster”.

      (bon « mistake of this order » ça pue la merde, ok)

      (...)

      Floyd shouldn’t be blamed for managing his career so cautiously; his careful approach has made a once poor man incredibly rich. But calculation comes with a price. His skills are underappreciated by the majority who buy his fights, and while he remains popular, he is so only in a superficial, quantifiable sense. But I suspect that Floyd, who is alone at the top and decidedly alone, doesn’t care. In Mayweather’s world, where money substitutes for love, he is winning outright, the playwright and protagonist of his own grand drama. Unfortunately for him, the only stories that last are the ones of substance. While he’s staged some brilliant productions, the #Mayweather folio feels hollow at its core.

      #boxe #Mayweather


  • The Bittersweet Science - The Fight CityThe Fight City
    http://www.thefightcity.com/boxing-bittersweet-science-book-review

    “The more you know about boxing, the more you discover that you never truly know what’s going on,” write editors Carlo Rotella and Michael Ezra in their introduction to The Bittersweet Science, a new collection of boxing essays by fifteen writers. Their objective is to provide an erudite sketch of a murky sport, and the book mostly succeeds in this ambition, offering topics that range from participatory journalism to unsentimental treatises on boxing as a business. Its strongest sections are those which lend a clear-eyed focus to the sport’s intransigence, a reality colder and more practical than the proletariat glamour Hollywood has ascribed it.

    • If boxing is anything more than a sport, it is a business: rational in its pursuit of profit, passionless in dealing with its own consequences, and amoral in pursuing its goals,” our own Rafael Garcia concludes in his meditation on Antonio Margarito, the subject of a hand wrapping controversy in which he was alleged to have illegally fortified his fists with plaster prior to battering Miguel Cotto. Equally divested of its romance is Charles Farrell‘s excellent “Why I Fixed Fights” which makes a persuasive case for why a manager is morally justified in predetermining outcomes because it simultaneously advances business interests while shielding fighters from needless harm.

      (...)

      “In the real world,” he writes, “boxers and their managers prearranging the outcome of fights, working collusively against a hostile system, makes sense. Fixing fights, even at the expense of the public, isn’t just good business. It’s a survival strategy for the disenfranchised class in boxing: the fighters themselves.”

      (...)

      Similarly, Sarah Deming, the only female contributor and also a former fighter, writes knowledgeably about the maturation of US Olympic gold medallist Claressa Shields. “Maybe her woman strength was finally coming in. Claressa now knew that she did not have to defeat her anger; she could distil it and let it flow out through her hands. Later, when she played back the tapes of her fights, she would feel the life inside of the work, the basic emotional rhythm.”

      (...)

      Gordon Marino laments the quandary faced by every trainer: when to stop a fight before it’s too late (an act that some fighters take as a personal betrayal). In these moments of frenzied violence, when the beaten man can no longer defend himself and his brain is prone to incalculable damage, the vicious indifference of boxing is laid bare. The harm accrued will not become visible for years, even decades, after it was sustained, and protecting against such lifelong neurological impairment is precisely why Farrell thinks fight fixing is a moral imperative.

      (...)

      . In the collection’s final essay, Brin-Jonathan Butler writes about Roy Jones’ decision to keep boxing well beyond his physical prime, locating his obstinacy within a confluence of spiritual and personal reasons that are indivisible from his troubled relationship with an abusive father. It’s an insightful, disturbing look at a man of singular talent fighting late into the twilight of a career upon which, it is clear to everyone but him, the sun has long set.


  • Rocky et ses bêtes
    Une rétrospective animalière de l’Étalon italien

    Par Malik Mellah et Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/?p=3951

    John G. Avildsen, réalisateur oscarisé de Rocky en 1976 et de Rocky V en 1990 s’est éteint ce 16 juin 2017. La sortie de Creed : l’héritage de Rocky Balboa en novembre 2015 avaient célébré les 40 ans du boxeur de Philadelphie. Film après film, match après match, l’Étalon italien s’est pris l’Histoire dans la gueule – comme autant d’imparables crochets. Le personnage totem de Sylvester Stallone a inlassablement occupé le centre du ring hollywoodien, autrement dit le territoire culturel mondial. Dans son numéro 3 (« Selle de Ch’val »), Jef Klak rendait hommage à cette figure du combat contre soi-même. Quarante ans pour devenir – et transmettre comment devenir – un être humain digne de ce nom, au milieu des bêtes, grâce aux bêtes.



  • Emission de radio du collectif des Olieux, du 20 février 2017 Radio Campus Lille - Collectif Davids

    Une émission en grande partie consacrée à 2 lanceuses d’alerte sur les conditions de (non)accueil des mineurs isolés étrangers. Au programme :

    – Présentation du collectif et de l’émission
    – Discours d’Adeline, championne d’Europe de boxe française, prononcé à la mairie de Lille le 4 janvier 2017 pour refuser la médaille de la ville car cette dernière ne fait rien pour les mineurs isolés étrangers
    – Empêché de s’exprimer à la mairie, Hadj prend la parole sur Campus
    – Interview d’Adeline
    – Interview téléphonique d’Ibtissam Bouchaara. Éducatrice à Châlons-en-Champagne, elle dénonce publiquement la maltraitance par le département de la Marne des mineurs isolés étrangers

    La suite : http://www.campuslille.com/index.php/entry/emission-de-radio-du-collectif-des-olieux

    Bonne écoute.


    #Audio #Radio #Radio_Libres #Témoignage #Lille #Olieux #Radio_Campus_Lille #maltraitance #Boxe #lanceuses_d_alerte #mineurs_isolés #Mineurs_étrangers.



  • Au #club de #boxe #antifa et solidaire de #marseille
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2016/11/15/au-club-de-boxe-antifa-et-solidaire-de-marseille

    La Plaine. Ses bistrots, ses graffitis, ses petits dealers… et son club de boxe populaire. Dans ce gymnase du centre-ville de Marseille, transsexuels, migrants, femmes voilées et jeunes de quartiers boxent ensemble en dépit des différences. Fondé sur des principes … Continue reading →

    #ANTICAPITALISME #ANTIRACISME #ANTISEXISME #anti_fascisme #sport


  • Arturo Gatti vs Micky Ward I HD - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=5n4A_0Znd50

    Je crois que l’ai déjà mis mais je le remets parce que j’ai l’impression que c’est passé inaperçu. Je ne suis pas particulièrement amateur de #boxe, mais ce combat est tout bonnement époustouflant de bravoure, d’amour, de puissance et de cruauté. Il y a aussi la revanche et la belle, ce qui nous donne trois match d’une rare intensité, pour rien, enfin pour aucun titre (mais quelques millions). On peut bien sûr reprocher à ces #combats tout ce qu’on reproche à la boxe, mais c’est vraiment passer à côté de quelque chose à mon avis... Bref #héroïsme #épopée #cruauté #violence #Gatti_Vs_Ward

    • Here’s the story of the Hurricane/The man the authorities came to blame/For somethin’ that he never done/Put in a prison cell/but one time he could-a-been/The champion of the world

      ,chantait Bob Dylan en 1974.

      En 1966, le boxeur noir, Rubin “Hurricane” Carter, est arrêté pour le triple meurtre de consommateurs blancs dans un bar de Paterson, New Jersey. Il clame son innocence mais est néanmoins condamné.
      Depuis sa prison, il nous raconte ce qui l’a amené jusque-là : une enfance dans les États-Unis de la ségrégation avec les gangs, les premiers menus larcins, le placement en école disciplinaire dès l’âge de 11 ans à la suite d’une agression sexuelle dont il est victime, puis un vol qui le conduit en maison de redressement à 14 ans. Il parvient à s’évader avant sa majorité et s’engage dans l’armée. Il y découvre la boxe et commence une carrière qui le conduira aux portes de la consécration. Son punch lui fait fréquemment remporter ses matchs par des KO fulgurants et lui vaut son surnom, “L’Ouragan”.
      Fin 1964, il est volé de la victoire dans le combat pour le #championnat_du_monde. Il ne retrouvera pas de seconde chance avant son arrestation.
      Incarcéré, Rubin Carter obtient, après de nombreuses semaines à l’isolement et des brimades constantes, de ne pas porter l’habit du prisonnier, de ne pas manger la nourriture de la #prison, de ne pas participer à la vie carcérale. C’est à ce prix qu’il peut continuer à vivre emprisonné à tort. Il concentre son énergie dans sa lutte judiciaire, étudiant le droit et acquérant une éducation que la vie ne lui avait pas donné l’occasion d’aborder. Ce livre est son moyen de démontrer au monde son innocence ; #Mohamed_Ali s’engagera à ses côtés, tout comme Bob #Dylan, avec sa chanson “#Hurricane” et sa tournée Rolling Thunder (1975) devant servir à faire parler de l’affaire et à obtenir la libération de Carter (livre de Larry Sloman sur cette tournée, à paraître aux #Fondeurs_de_Briques, octobre 2015).
      Traversant plusieurs milieux – société ségrégationniste, système carcéral, armée, monde de la boxe – le récit de #Rubin_Carter est cru et rythmé d’une volonté viscérale de sur-vivre. Il porte l’implacable regard de celui qui a connu l’injustice et pour qui tout ce qui ne le détruit pas le rend plus fort.


      http://www.librairie-quilombo.org/Le-16e-round
      #autobiographie