• comment y disait l’autre déjà ? ah oui, #à_l'insu_de_son_plein_gré
    Facebook pompe « malencontreusement » les contacts mails de ses utilisateurs
    https://www.linformaticien.com/actualites/id/51865/facebook-pompe-malencontreusement-les-contacts-mails-de-ses-utilisat

    Pour s’inscrire sur le réseau social, il arrive depuis trois ans que Facebook demande l’adresse mail, mais aussi le mot de passe du compte mail de l’utilisateur. Et qu’il en profite pour collecter les adresses des contacts. Mais cela était purement « involontaire » plaide l’entreprise.

    Tout a commencé le 31 mars, lorsque e-sushi, un développeur, a découvert que Facebook demandait lors de l’inscription d’un nouvel utilisateur le mot de passe de son adresse email. Une procédure déjà particulièrement douteuse, revenant à laisser à l’entreprise de Mark Zuckerberg les clés de sa boîte aux lettres. Mais le géant fait mieux encore…

    Business Insider a mené son enquête et a remarqué que l’étape suivante de l’inscription au réseau social ouvrait une fenêtre pop-up indiquant « importing contacts ». Sans possibilité d’annuler cette importation, sans même demander l’accord de l’utilisateur. Selon notre confrère, cette « modalité » d’inscription a cours depuis 2016.

    Facebook a rapidement réagi, annonçant avoir « cessé d’offrir la vérification de mot de passe de messagerie comme une option lors de la première inscription à Facebook ». Mais le communiqué envoyé à Business Insider ne s’arrête pas là, l’entreprise ajoutant avoir constaté que « dans certains cas, leurs contacts de messagerie ont également été téléchargés involontairement sur Facebook lors de la création de leur compte ».

    Le mot important ici est sans doute « involontairement » : on voit mal comment la collecte des données de contacts contenues dans les comptes mails des utilisateurs qui en ont donné le mot de passe peut être fortuite. « Nous estimons que près de 1,5 million de contacts de messagerie ont été téléchargés. Ces contacts n’ont été partagés avec personne. Nous les supprimons. Nous avons corrigé le problème sous-jacent et avertissons les personnes dont les contacts ont été importés ».

    • Oui, exactement @biggrizzly Sauf que tu n’es pas obligé d’accepter tout. C’était Turk, alors président de la CNIL qui disait à propos des données bancaires réclamées par les services sociaux « Oui, ce sont effectivement des données confidentielles … tant que vous ne les révélez pas vous même » Même si on vous le demande vous n’êtes pas obligé d’accepter. #consentement #viol_de_données

      e-sushi ce serait pas le pseudo de christophe colomb ?

      Tout a commencé le 31 mars, lorsque e-sushi, un développeur, a découvert que Facebook demandait lors de l’inscription d’un nouvel utilisateur le mot de passe de son adresse email.

      Ca fait 20 ans qu’on sait que Zuckerberg a des rêves nourris de théories infectes, voire ses potes philosophes millionnaires du capitalisme numérique mais bon …

      #boycott_facebook #humanité_désespérante

      Au passage, on a la même chose avec Doctolib qui siphonne les données des patients sans leur accord depuis les hopitaux avec l’agrément de l’#ordre_des_médecins et de la #CNIL mais ça n’a pas l’air de faire tilt non plus.


  • Le fil du site de https://souriez.info sur https://seenthis.net/people/souriez est désormais en panne depuis plusieurs mois faute de récupération RSS

    @seenthis que se passe-t-il ? merci de ton aide

    #médias_alternatifs #boycott_facebook

    Debord stratège - Souriez vous êtes filmés
    https://souriez.info/Debord-stratege

    Emission du 25 janvier 2019 //

    Les Amis d’ORWELL rendent une petite visite amicale à DEBORD, autour d’un ouvrage paru récemment aux éditions l’Échappée :« STRATÉGIE », une compilation minutieuse des fiches de lecture manuscrites qui ont participé à la construction de la pensée de Guy Debord dans le domaine de la stratégie et de l’histoire militaire.


    • Et en attendant ils ont un site avec des mouchards FB ?
      Et ils veulent rouvrir un compte FB ?
      Eh Oh ça suffit de croire en facebook !
      C’est quand même affligeant de ne pas lire derrière ce nom la capacité de nuisance des oppresseurs.
      #boycott_facebook


  • Le 24 novembre, grande marche nationale pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles
    https://www.bastamag.net/Le-24-novembre-grande-marche-nationale-pour-dire-stop-aux-violences-sexist

    Partant du constat qu’aucune mobilisation de terrain d’ampleur n’avait vu le jour en France à la suite des mouvements #MeToo ou #BalanceTonPorc, un collectif d’associations féministes, de citoyennes et de personnalités ont décidé d’organiser, une « déferlante féministe contre les violences sexistes et sexuelles ». A l’image de ce qui a pu se passer en Espagne, en Argentine ou encore au Chili, les membres du collectif #NousToutes espèrent voir des milliers de femmes défiler dans les rues le samedi 24 (...)

    ça bouge !

    / #Féminisme, #Inégalités, #Justice, #Droits_fondamentaux

    #ça_bouge_ !

    • Des fois tu te dis que la récupération du grand capital n’a ni limites, ni frontières …

      Depuis le 25 novembre 2017, 32 associations et startups, 400 000 citoyen.nes, la Fondation Kering, Facebook et la Région Île-de-France ont travaillé ensemble avec Make.org pour élaborer le premier plan d’actions de la société civile contre les violences faites aux femmes.

      Je ne sais plus si je dois déprimer ou pas. Bientôt Carrefour et La lessive Z vont organiser des manifs pour l’émancipation des femmes. Mais là, facebook, mais non, c’est le lieu privilégié de harcèlement des collégiennes et des féministes sans qu’ils ne bougent jamais et là ils veulent se redorer le blason.

      #association_de_malfaiteurs
      #boycott_facebook


  • L’humiliation de Mark Zuckerberg, convoqué devant le Congrès

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/04/10/l-humiliation-de-mark-zuckerberg-convoque-devant-le-congres_5283156_3232.htm

    L’heure des comptes a sonné pour le PDG de Facebook, attendu mardi 10 avril au Sénat et le lendemain à la Chambre des représentants, analyse la correspondante du « Monde » à San Francisco Corine Lesnes.

    La série culte Silicon Valley, qui a repris fin mars sur HBO, n’a pas manqué de se moquer. Au générique, elle montre maintenant le logo de Facebook… en cyrillique. Même malin plaisir du côté du rival Snapchat. Pour le 1er avril, l’application préférée des ados a proposé un filtre imitant la mise en page de la plateforme de Mark Zuckerberg. Les photos y sont aimées par « votre maman » et « un bot » russe, l’un des 50 000 faux comptes déployés par la Russie pour influencer l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis…

    Dans la Silicon Valley, les malheurs de Facebook ont été parfois durement commentés. « C’est une crise de confiance », a jugé Marc Benioff, le PDG du géant du logiciel Salesforce, qui, comme Elon Musk, de Tesla, s’est désinscrit du réseau social. Tim Cook a tancé son alter ego. Apple aussi aurait pu « faire des tonnes d’argent si elle avait transformé son client en produit, a-t-il pointé. Nous avons choisi de ne pas le faire ». « Zuck » a reconnu que Facebook monétise les données de ses usagers auprès des publicitaires. Mais à l’en croire, c’est par pur esprit humanitaire : pour offrir un service « qui ne soit pas accessible qu’aux riches ».

    Rares sont ceux, aujourd’hui aux Etats-Unis, qui défendent le réseau social aux 2 milliards d’inscrits, emblème, il y a peu encore, de la réussite planétaire des géants des technologies. Depuis la découverte des interférences russes dans l’élection de Donald Trump, Facebook est devenu le symbole de l’irresponsabilité globale des milliardaires du numérique – et la preuve des effets pervers du modèle économique de gratuité des réseaux sociaux.

    Le scandale Cambridge Analytica – du nom de la firme britannique de marketing politique liée à M. Trump qui a aspiré les données de 87 millions de comptes de Facebook en 2015 – a été la débâcle de trop. La Federal Trade Commission a ouvert une enquête qui pourrait valoir à Facebook une amende record. L’action a perdu 15 % en trois semaines (mais son cours avait doublé en trois ans).

    Depuis, chaque jour apporte un nouvel aveu. Oui, Facebook scanne les messages de tous les particuliers sur son application Messenger. Oui, Facebook suit les internautes, même quand ils n’ont pas téléchargé l’application (grâce au « mouchard » qui figure sur les sites qu’ils visitent). Selon une note interne de 2016 qui vient de fuiter, montrant à quel point l’affaire commence à éroder la culture d’une entreprise réputée pour sa cohésion, la croissance du nombre d’abonnés était devenue une obsession. Connecter toute la planète, l’ambition suprême. Et cela, « même si quelqu’un meurt dans une attaque terroriste coordonnée grâce à nos outils », précise cette note.

    Un genou à terre

    Zuckerberg-le-surdoué a un genou à terre. Selon un sondage publié le 2 avril par le site Axios, le taux de popularité de Facebook a chuté de 28 points entre octobre et mars (–12 pour Google et –13 pour Amazon). Le « nerd » asocial multiplie les interviews à un rythme effréné, alors qu’il n’en donnait jamais. Zuckerberg, qui se retranchait derrière son adjointe, Sheryl Sandberg, pour faire des politesses à Washington ou Bruxelles, a été obligé d’accepter de se présenter lui-même devant le Congrès : mardi 10 avril au Sénat, le lendemain à la Chambre.

    Deux jours d’audition. Ce sera une première pour un jeune milliardaire qui était revenu un jour de Washington en expliquant à ses employés, médusés, qu’il avait manifesté la « quantité de respect qui convenait » aux élus de la Nation : à savoir sa tenue habituelle, jean et tee-shirt. Aujourd’hui, l’indulgence risque d’être inversement proportionnelle à l’arrogance d’hier, même si Zuckerberg portera la cravate. Selon le New York Times, il a été « coaché » par une firme juridique, qui lui a enseigné à être « humble et agréable » dans ses réponses.

    La commission sénatoriale du commerce entend interroger le fondateur de Facebook sur son plan pour « regagner la confiance perdue », « sauvegarder la confidentialité des données des usagers » et « mettre fin à une série de réponses tardives à des problèmes importants ». « Zuck » aura du mal à restaurer sa crédibilité. Le magazine Wired s’est amusé à faire la liste de ses « excuses » : des dizaines depuis la création en 2003 à Harvard d’un site rassemblant les photos d’étudiantes piratées dans l’intranet de l’université. Quinze ans plus tard, il n’est pas à même de garantir que les données des 2 milliards d’inscrits n’ont pas été consultées à leur insu par des tiers.

    Mark Zuckerberg est-il de taille à affronter la crise ? Plusieurs actionnaires se sont interrogés publiquement sur son aptitude à diriger une compagnie devenue aussi tentaculaire. Le chef du fonds de pension de la ville de New York, Scott Stringer, l’a appelé à démissionner pour permettre à Facebook d’entamer « un deuxième chapitre, celui de l’amélioration de sa réputation ». Même analyse de la part du responsable du service économique du San Francisco Chronicle, Owen Thomas : « Le consensus qui se développe à Washington, dans la Silicon Valley et dans le reste du monde est que Facebook a besoin d’un changement radical, au-delà de l’avalanche d’annonces et de mises à jour des règles sur la vie privée. »

    Zuckerberg, septième fortune du monde (l’affaire Cambridge Analytica lui a coûté deux places), n’est certainement pas du style à s’effacer. « J’ai lancé cet endroit. Je le dirige », a-t-il signifié. Il a pris soin de conserver le contrôle du conseil d’administration et de 60 % des droits de vote des actionnaires. Nul ne peut l’écarter. A 33 ans, il préside une compagnie qui se retrouve en position d’arbitre du processus démocratique mondial. Cela, sans avoir de comptes à rendre à personne, à moins que le Congrès ne décide qu’il est temps de s’en mêler.


  • Connecting Cambridge Analytica, Mercers, Steve Bannon, Nigel Farage, Donald Trump And Russia – Gronda Morin
    https://grondamorin.com/2017/07/24/connecting-cambridge-analytica-mercers-steve-bannon-nigel-farage-donald

    On May 20, 2017/ last updated on June 14, 2017 Carole Cadwalladr of the Guardian (The Observer) penned the following exposé, “The great British Brexit robbery: how our democracy was hijacked.”

    Excerpts:

    “This is not just a story about social psychology and data analytics. It has to be understood in terms of a military contractor using military strategies on a civilian population. Us. David Miller, a professor of sociology at Bath University and an authority in psyops and propaganda, says it is “an extraordinary scandal that this should be anywhere near a democracy. It should be clear to voters where information is coming from, and if it’s not transparent or open where it’s coming from, it raises the question of whether we are actually living in a democracy or not.”

    “Paul and David, another ex-Cambridge Analytica employee, were working at the firm when it introduced mass data-harvesting to its psychological warfare techniques. “It brought psychology, propaganda and technology together in this powerful new way,” David tells me.”

    #boycott_facebook versus #deletefacebook

    July 24, 2017


  • Cambridge Analytica : l’arbre Facebook cache la forêt de notre inculture numérique
    https://www.numerama.com/tech/336876-cambridge-analytica-larbre-facebook-cache-la-foret-de-notre-incultu

    Former à l’hygiène numérique, voilà qui devrait être l’objectif de chaque personne qui « s’y connaît en informatique ». L’affaire Cambridge Analytica nous rappelle une nouvelle fois cet impératif contemporain. Des enquêtes comme celles publiées dans le Guardian et le New York Times se multiplient. Les protagonistes changent — tantôt il est question de Facebook, tantôt de YouTube, tantôt de Twitter. Les intérêts changent aussi — propagande, business, surveillance de masse, influence. Enfin, les méthodes (...)

    #CambridgeAnalytica #Facebook #manipulation #domination


  • Facebook facing an existential crisis over privacy and data - Mar. 19, 2018
    http://money.cnn.com/2018/03/19/technology/business/facebook-data-privacy-crisis/index.html

    he scandal also highlights a problem that is built into the company’s DNA: Its business is data exploitation. Facebook makes money by, among other things, harvesting your data and selling it to app developers and advertisers. Preventing those buyers from passing that data to third parties with ulterior motives may ultimately be impossible.

    Indeed, the most alarming aspect of Cambridge Analytica’s “breach” is that it wasn’t a breach at all. It happened almost entirely above board and in line with Facebook policy.

    Aleksandr Kogan, a University of Cambridge professor, accessed the data of more than 50 million #Facebook users simply by creating a survey filled out by 270,000 people. Facebook provided Kogan with the data of anyone who took the survey, as well as their friends’ data. In a statement, Facebook said, “Kogan gained access to this information in a legitimate way and through the proper channels that governed all developers on Facebook at that time.”

    #GAFA


  • Lettre ouverte à Yann LeCun, ancien Professeur au Collège de France, responsable de la recherche en Intelligence Artificielle de Facebook.

    De la part de Olivier Auber, chercheur, Université Libre de Bruxelles (VUB)

    Objet : Quitter Facebook

    en tant que chercheur comme vous l’êtes aussi, mais dans un autre domaine, celui de l’Intelligence Naturelle (IN), je me permets de m’adresser à vous publiquement pour vous signaler que je quitte Facebook, sans doute définitivement.

    La raison est simple. Facebook est évidemment un outil puissant de mise en relation. Je constate que beaucoup de chercheurs avec lesquels je travaille ont pris l’habitude de l’utiliser pour leurs échanges informels. Les conversations qui y sont menées sont parfois futiles, mais souvent aussi du plus grand intérêt.

    Or nous nous rendons compte que ces conversations, en quelque sorte, ne nous appartiennent plus dès lors qu’elles sont menées sur Facebook !

    La preuve en est que lorsque l’on veut quitter Facebook, la plate forme vous propose d’emporter avec nous une archive des plus sommaire. Elle ne comprend pas :

    – les liens des publications personnelles (rien que ça !)
    – les discussions suivant les publications personnelles.
    – les commentaires laissés sur d’autres publications
    – les liens des publications que vous republiez.
    – votre carnet d’adresse (on obtient que les noms, pas les mails ou autres coordonnées théoriquement partagées avec vous)

    Facebook retient environ 90% des données qui nous intéressent ! De plus, lorsque l’on quitte Facebook, au delà d’un certain nombre, la messagerie interdit d’envoyer un mot à chacun des contacts afin de les informer et de recueillir leurs coordonnées !

    En d’autres termes, Facebook ressemble à une sorte de saloon du Far-West dans lequel l’alcool serait gratuit. Si vous y entrez, non pour boire, mais pour discuter simplement avec vos amis, vous vous apercevez au moment de sortir que vos conversations et votre carnet d’adresse ne vous appartiennent plus. Ils appartiennent au patron du saloon ! Pour couronner le tout, le patron vous interdit de dire au revoir à vos amis avant de partir !

    Par cette lettre ouverte, je souhaite alerter mes collègues et plus généralement tous les travailleurs intellectuels professionnels ou indépendants (potentiellement tout le monde) :

    Ne publiez pas vos idées sur Facebook ! Ne menez aucune conversation digne d’intérêt sur Facebook ! Choisissez plutôt de discuter sur des réseaux sociaux libres et distribués tels Diaspora ou bien Mastodon. Choisissez des plateformes de veille partagée tel Seenthis ou des outils de rédaction collective tel Cryptpad qui, contrairement à Facebook ne donne aucun droit ni aucune visibilité à son fournisseur sur ce que vous écrivez.

    En particulier, amis chercheurs et artistes indépendants, n’attendez pas que Mark Zuckerberg, enrichi à l’extrême par votre travail gratuit, veuille bien vous verser un revenu de base. Il n’a aucune légitimité pour cela ! Expérimentez plutôt des réseaux distribués de création monétaire libre tels Duniter.

    Cher Yann, pour conclure, je ne doute pas que grâce à votre talent et à celui des chercheurs que vous avez rassemblés, Facebook dispose un jour de la plus puissante Intelligence Artificielle qui soit. Ce jour-là cependant, cette IA risque de régner sur un désert, car en se comportant ainsi Facebook pourrait se vider de ses utilisateurs. Gone !

    Bien à vous

    Olivier Auber
    http://perspective-numerique.net/wakka.php?wiki=YannLeCun
    #Duniter #Diaspora #Framasphere #Seenthis #Mastodon #Cryptpad INSIDE

    • En fait j’évalue à 90% les données textuelles qui sont retenues par FB, donc les utilisateurs n’ont droit qu’à 10% de leurs données personnelles. Cela n’a évidemment qu’un sens limité car les data ne se comptent pas en kilos... Une meilleure analogie serait le corps humain. FB garde tout sauf, disons les genoux, ou les avant bras avec lesquels vous pouvez repartir... ce qui ne fait pas un corps valide... Ce qui est grave, c’est que dans ses ToS, FB prétend que les utilisateurs peuvent repartir avec leurs data. C’est totalement faux. C’est une tromperie ! (UNFAIR). Je crois que devant un tribunal impartial et qui n’a pas froid aux yeux, c’est plaidable...

    • Pour aller dans votre sens, j’ai découvert, après le décès d’une amie et la transformation de sa page en page « souvenir » ou « hommage » je ne sais plus le terme, que la correspondance privée que j’avais eu avec elle via Fb Messenger avait été tronquée de ses écrits. Il n’y avait plus que mes propres interventions et des blancs à la place de ses contributions...J’ai également fermé mon compte qui avait été ouvert il y a 10 ans.

    • Il serait intéressant en effet de détailler un peu ce chiffre de 90%. Il est parlant, on aime les chiffres ronds et gros (comme nos patriarches), mais souvent ils manquent de précision.

      Une discussion récente m’a interloquer à ce sujet. On parle identité et anonymat à toutes les sauces, mais, ces 90% d’information, ces j’aime/j’aime pas, ces déplacements relevés par le localisateur, ces mots envoyés à la ronde.. sans compter les inscriptions -comme tu le mentionnes- à divers services (cafés, parking lots, et autre cyber communautés) qui demandent ton « compte Facebook ». Ça fait beaucoup de mon identité mise en morceau. Seul un inconscient volontaire qualifiera cette amoncellement de détails à mon sujet comme « anonymes ». Et pourtant.

    • @najort Ce chiffre de 90% n’est là que pour donner une idée du racket et accrocher l’attention (sorry, on fait son temps) mais au fond on ne peut bien entendu pas mesurer « l’information » de cette manière. Est-elle seulement mesurable ? C’est une grande question ! Une chose est claire, les mots au kilomètre livrés par Facebook n’ont pratiquement aucune valeur sans les liens qui les relient entre eux et avec leur environnement.
      Voici par exemple la sauvegarde de ma timeline :
      http://perspective-numerique.net/Facebook2011-2018/html/timeline.htm

    • Je m’interroge sur l’archivage de ses données personnelles sur les réseaux sociaux. Ce n’est jamais le pourquoi de ce genre de service. Ces services web seraient même plutôt basés sur l’idée de faire monter les gens dans le train pour qu’ils l’alimentent de leur énergie vitale mais jamais pensés pour qu’ils puissent en descendre. Je ne parle même pas des spécificités de FB, vols d’images, des droits, des visites, des mots, de la pensée spécifique, de l’annihilation sociale. Non, par exemple sur seenthis, on en discute parfois, lorsqu’une personne veut partir, je ne crois pas qu’elle ait cette possibilité d’archiver ses activités, toutes ses données sont supprimées et ses posts disparaissent. Du coup il faut deviner que @aude_v au milieu d’une discussion avait posté un truc important, et pas seulement important pour elle. Ça, ça fait chier quand même, non seulement la personne se casse mais en plus on perd des interventions souvent pertinentes.
      Voila, je note comme ça, pour aussi souligner les aspects de pourquoi c’est différent/ou pas et ce qui est questionné quand on parle d’archiver (ses) ces données.

    • Avant de quitter Facebook, voici la facture.
      USD 350.000.000.000.000
      Trois Cent Cinquante Mille Milliards de Dollar

      Lettre ouverte à Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook.

      Objet : Quitter Facebook

      Salut Mark !

      meilleurs voeux et toutes mes félicitations pour tes bonnes résolutions 2018 !

      1) tu nous dis que tu as pris conscience « qu’avec l’émergence d’un petit nombre de grandes entreprises technologiques - et les gouvernements utilisant la technologie pour surveiller leurs citoyens - beaucoup de gens croient maintenant que la technologie centralise le pouvoir plutôt qu’elle ne le décentralise. »

      Ce n’est pas qu’une croyance, c’est un peu vrai non ? Et tu y es un peu pour quelque chose n’est-ce pas ?

      Là dessus, tu nous dis être « intéressé à approfondir et étudier les aspects positifs et négatifs des technologies de décentralisation. »

      C’est cool ! Tu dois savoir que d’autres travaillent depuis longtemps ces questions - déjà bien avant la création de Facebook - en vue de créer les conditions d’une société plus équitable. Si ta prise de conscience est réelle, tu pourras sans doute nous aider. On manque de développeurs !

      2) tu sembles aussi avoir compris que tes algorithmes rendaient les gens fous en les inondant de posts sponsorisés et de fake news. Tu dis : « le renforcement de nos relations améliore notre bien-être et notre bonheur ». Tu vas donc modifier quelques lignes de code pour renforcer ce que tu appelles nos « liens forts » (strong ties) qui selon toi ont beaucoup de « valeur » (high value). Au final tu veux que le temps que les gens « dépensent » sur Facebook soit « plus précieux ».

      C’est cool ! Cependant, mon cher Mark, il faut que tu comprennes que ce temps est bien plus précieux encore que ce que tu imagines.

      Pour ma part, disons que je passe(ais) environ une heure par jour sur Facebook à développer ces liens et ma propre documentation professionnelle. En dehors de cela, j’y passe(ais) aussi du temps à titre « récréatif ». Ce point est évoqué plus bas*.

      Or comme mes liens et ma documentation sont irrécupérables par le système backup de Facebook comme je l’ai expliqué à ton collège Yann LeCun ? , je suis obligé de constater que Facebook me les a volés.

      Voyons combien cela coûte...

      365 heures par an. Arrondissons à 50 jours par an. Si je compte mon prix de journée à USD 1.000 /jour (c’est très raisonnable, les avocats de FB sont payés USD 1.000 de l’heure), ça fait USD 50.000 par an. Comme je suis sur Facebook depuis 7 ans, je t’adresserai une facture de USD 350.000.

      Les statistiques montrent que je suis dans la moyenne des utilisateurs de Facebook en terme de durée d’utilisation et d’ancienneté. On peut donc multiplier ce coût par le nombre d’utilisateurs (non pas les 2 milliards actuels mais disons 1 milliard pour faire bonne mesure sur les 7 dernières années). On obtient donc une facture globale de :

      USD 350.000.000.000.000
      (Trois Cent Cinquante Mille Milliards de Dollar).

      En conclusion, mon cher Mark, tu fournis une véritable interopérabilité des données personnelles qui permettrait aux gens de ne pas être otages de Facebook et de sa centrallisation, ou bien tu rembourses !

      Bien à toi

      Olivier Auber

      () Le temps récréatif n’est pas décompté. En effet, le divertissement fourni par Facebook est financé par la publicité. C’est-à-dire que chacun paie pour ce divertissement à travers sa consommation quotidienne de produits surfacturés à cause des budgets publicitaires des marques captés pour une bonne part par Facebook..

      ( *) Lettre ouverte à YannLeCun, ancien Professeur au Collège de France, responsable de la recherche en Intelligence Artificielle de Facebook.
      http://perspective-numerique.net/wakka.php?wiki=YannLeCun

      1) Résolution 1 : https://www.facebook.com/zuck/posts/10104380170714571
      2) Résolution 2 : https://www.facebook.com/zuck/posts/10104413015393571


  • D’anciens cadres de Facebook expriment leurs remords d’avoir contribué à son succès
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/12/12/d-anciens-cadres-de-facebook-expriment-leur-culpabilite-d-avoir-contribue-a-

    « Je peux contrôler ce que font mes enfants, et ils ne sont pas autorisés à utiliser cette merde ! » C’est un discours sévère qu’a tenu, en novembre, un ancien cadre de Facebook à l’encontre des réseaux sociaux en général, et de l’entreprise de Mark Zuckerberg en particulier. Lors d’une conférence à la Stanford Graduate School of Business, dont la vidéo a été repérée lundi 11 décembre par le site spécialisé The Verge, Chamath Palihapitiya, qui fut chez Facebook vice-président chargé de la croissance de l’audience, exprime ses regrets d’avoir participé au succès de l’entreprise.
    […]
    « Chamath ne travaille plus chez Facebook depuis plus de six ans. (...) Facebook était alors une entreprise très différente, et en grandissant, nous avons pris conscience que nos responsabilités s’étaient elles aussi étendues », explique Facebook. « Nous prenons notre rôle très au sérieux et nous travaillons dur pour nous améliorer », ajoute l’entreprise, qui souligne avoir collaboré avec des chercheurs « pour comprendre les effets de notre service sur le bien-être ».

    • Facebook ça devient de plus en plus hasbeen.

      Le nombre d’utilisateurs de Facebook parmi les jeunes a fortement reculé pour s’établir à 55% contre 69% l’année précédente. C’est le résultat du digiMonitor 2017 du groupe d’intérêts médias électroniques (IGEM).

      Snapchat continue de progresser, alors qu’Instagram semble avoir atteint son zénith.

      http://www.rts.ch/info/sciences-tech/9163564-les-jeunes-suisses-boudent-facebook-et-preferent-instagram-et-snapchat.h

    • @BCE C’est drôle, ces statistiques, quand je regarde les gens autour de moi, dans le métro, dans la rue, dans les autos, dans les restos, dans les ascenseurs, dans leur lit le soir, le matin, au bureau... J’ai de la misère à donner du crédit aux études de ce genre.
      Est-on moins nombreux à l’utiliser ? Est-on moins nombreux à répondre « Yes I do » ? Est-on moins nombreux à nous intéresser à un sondage sur l’utilisation de Facebook quand les chifres disent que le nombre de comptes frôle le nombre d’êtres sachant lire (une langue proposée par la plateforme) ?
      C’est compliqué ces chiffres - et je deviens parano-anti-relativiste. Qu’en pensez vous ?

    • @Najort
      Comme pas mal de gens autour de moi, (de toutes origines sociales) je n’ai pas de compte facebook. Il y en a qui en ont un.

      Pour rappel, facebook paye les médias officiels pour que l’on parle de lui.
      +

      Le réseau social Facebook est peuplé de plus en plus de morts. Selon une étude de Entrustet, trois personnes inscrites sur Facebook meurent chaque minute dans le monde. Certains estiment que ces vies virtuelles doivent perdurer, d’autres veulent fermer les comptes ou les transformer en mémorial. Oui, mais comment faire ?

      Une notification sur l’ordinateur d’Anne un matin la fait frissonner. C’est le jour anniversaire de son papa, Henry Jacobs. Or, il est décédé quelques mois auparavant. Elle envoie un message à Facebook et ne reçoit jamais de réponse en retour. Elle demande à tous ses amis de se retirer de ce compte désormais inactif. Anne aussi. Seuls ses trois petits fils sont encore sur ce compte. En 2011, lors du décès de Henri, Facebook n’avait pas encore prévu cette option. Depuis, il y a plusieurs possibilités, on peut contacter Facebook avec le certificat de décès et normalement Facebook réagit et ferme le compte si on le demande ou on le transforme en compte « in memoriam » sauf si le nom du compte est un pseudonyme alors on ne peut rien faire. Malheureusement Facebook ne répond pas toujours.

      Le réseau qui rend immortel
      Certains tentent d’effacer les traces virtuelles de leurs défunts, d’autres préfèrent continuer à leur rendre hommage. François a perdu son jeune frère dans des circonstances tragiques il y a deux ans. Depuis son profil Facebook continue de vivre sans lui. ’’On garde ce profil actif, c’est comme une pierre tombale virtuelle, cela permet simplement de garder contact. On n’est pas administrateur de son profil, on n’a pas fait la demande à la société en question.’’

      Tous ces profils inactifs, des algorithmes de Facebook vous demandent sans cesse de les alimenter. Histoire de les faire vivre alors que ces personnes ne sont plus là. Ne vous étonnez pas de recevoir des notifications de ces personnes décédées.

      https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_facebook-nos-profils-apres-la-mort?id=9505356


  • Comment Facebook achète la presse française | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/011217/comment-facebook-achete-la-presse-francaise

    Comment Facebook achète la presse française
    1 décembre 2017 Par Nicolas Becquet (Observatoire européen du journalisme)

    TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde... Depuis 2016, Facebook verse des millions d’euros à plusieurs grands médias français pour produire des contenus vidéo sur son réseau social. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les « petits médias ».

    Facebook a gagné. Les médias français sont bel et bien devenus dépendants. Triplement dépendants, en fait : élargissement gratuit de l’audience, utilisation des outils de production et de diffusion et acquisition de revenus complémentaires. L’écosystème de publication du réseau social est devenu un outil vital pour le secteur médiatique.

    De l’innocente et ludique chasse aux « likes » des débuts, à la production sur-mesure et rémunérée de formats vidéo aujourd’hui, le dealer d’audience a bien fait son travail. Dose après dose, les éditeurs ont scellé un pacte tacite avec la plateforme, un pacte aux allures de mariage de raison. Il faut dire que le trousseau de la mariée est bien garni avec ses deux milliards d’utilisateurs. Le marié désœuvré ne pouvait espérer mieux.

    Asphyxiés financièrement et désertés par leur lectorat historique, les médias traditionnels ont en effet trouvé dans l’audience apportée par Facebook un ballon d’oxygène inespéré. À force de shoots aux statistiques flatteuses, les éditeurs se sont convaincus de leur succès naturel auprès d’une audience manifestement ultra réceptive à leurs contenus : l’eldorado providentiel des internautes.

    Mais la descente est déjà en vue. Facebook a visiblement l’intention de faire éclater cette bulle enchantée en faisant passer à la caisse ses consommateurs les plus accros aux « likes » et au trafic généré sur leur site via le réseau social. Dans les rédactions, on travaille quotidiennement à la production de contenus conçus pour la plateforme de Mark Zuckerberg.

    Quelles sont les implications d’une telle servitude volontaire pour le fonctionnement quotidien des rédactions, grandes ou petites ? Quelles sont les conséquences sur le travail des équipes chargées « d’alimenter » Facebook, notamment en vidéos et en « lives » ? Et surtout, comment le réseau social est-il parvenu à convaincre autant de médias économiquement à bout de souffle de travailler pour sa plateforme ? Zoom sur une redoutable stratégie qui met à l’épreuve l’agilité des rédactions.

    La stratégie des VIP–VRP

    Fin octobre, Facebook a donné un coup de semonce à ceux qui pensaient avoir trouvé une voie directe et gratuite vers une audience captive de masse. En testant la possibilité de créer un fil d’actualité séparé pour les publications non sponsorisées des pages professionnelles (en marge du fil d’actualité classique dédié aux posts des proches, aux contenus sponsorisés et aux publicités), Facebook a clairement lancé un avertissement aux marques, entreprises, institutions, ONG et médias en quête de visibilité : rien n’est gratuit. Cette stratégie intervient alors que les éditeurs n’ont jamais autant travaillé pour le réseau social et jamais autant créé de contenus sur mesure venant alimenter les « timelines » des utilisateurs.

    Les volumes d’audience en jeu n’expliquent pas à eux seuls cette productivité spontanée et inégalée. À partir de juin 2016, plusieurs grands médias américains ont été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et servir de laboratoire technique et publicitaire à Facebook. En effet, pour donner envie aux médias, Mark Zuckerberg a mis en place un véritable réseau de représentants VRP capables de faire la démonstration de l’incroyable efficacité des nouveaux formats mis sur le marché.

    Le New York Times, CNN, le Huffington Post, Buzzfeed, Vox, Mashable ou encore Condé Nast… le fondateur de Facebook a rassemblé des représentants VIP dans sa « dream team ». Modèles de réussite sur le marché digital, ces médias portent une solide réputation. Ils sont capables de produire à grande échelle et leurs contenus sont lus dans le monde entier.

    Pour les convaincre, Facebook a dû se montrer très persuasif. Selon un document révélé par le Wall Street Journal en juin 2016, Mark Zuckerberg a ainsi fait un chèque de 50 millions de dollars répartis en 140 contrats de partenariats avec des médias et des célébrités, dont 17 de plus d’un million de dollars (près de 3 millions pour le New York Times et Buzzfeed, 2,5 millions pour CNN). Une goutte d’eau comparée aux 10 milliards de dollars de recettes trimestrielles de Facebook, soit 47 % de plus qu’au même trimestre de l’année précédente.

    Le deal est simple : en échange d’une certaine somme, le partenaire doit produire massivement des contenus à haute valeur ajoutée sur la plateforme : vidéos, « Facebook Live », reportages à 360°, « Instant Articles »… Les grands médias américains ont donc été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et ainsi convaincre l’ensemble des éditeurs d’en faire autant.

    Des millions d’euros versés aux principaux médias français

    Cette stratégie s’est avérée très efficace puisque la renommée des médias enrôlés, combinée à un puissant soutien des algorithmes, a contribué à imposer de nouveaux formats en moins d’un an et à l’échelle mondiale. Alléchés par la masse de clics, les éditeurs du monde entier se sont lancés dans l’aventure… couronnant de ce fait la stratégie de Facebook.

    Un système spécifique aux États-Unis ? Pas du tout. En Europe, les grands médias français participent par exemple à cette manœuvre de séduction à grande échelle. TF1, Le Figaro, Le Parisien ou les titres du groupe Le Monde font également partie des éditeurs qui touchent de l’argent pour produire des contenus vidéo pour Facebook. Et les sommes donnent le tournis, entre 100 000 et 200 000 euros par mois sur des périodes renouvelables de six mois, d’après les diverses sources interrogées. Sachant que la plupart des médias cités (liste non exhaustive) ont déjà reconduit une fois leur partenariat, on parle ici de millions d’euros distribués aux médias hexagonaux par Facebook.

    Il va sans dire que dans les rédactions contactées, on est peu disert sur les détails de ces accords confidentiels. Mais si les conditions varient d’un média à l’autre, le principe reste le même : en échange de l’argent versé, chaque média s’engage à produire un volume précis de vidéos et/ou de « lives » sur une période donnée, d’après les informations que nous avons pu récolter.

    À LCI par exemple, la rédaction doit produire 14 heures de direct par mois et chaque « live » doit durer entre 6 et 20 minutes. Un timing précis qu’il vaut mieux respecter car les contrôles sont stricts, explique-t-on en interne. Il faut dire que la chaîne a tout intérêt à garder de bonnes relations avec son mécène. Selon un salarié, l’argent de Facebook versé sur la période aurait financé les deux tiers de la rédaction web. Mais les contributions financières de Facebook ne s’arrêtent pas là. Il a participé au financement d’un studio flambant neuf pour que la chaîne puisse réaliser des « Facebook Live » lors de la campagne présidentielle. Une dépendance financière qui s’ajoute à celle du trafic généré sur le site, via le réseau social, qui représente entre 30 et 40 % des visites.

    RTL a également bénéficié des euros de Facebook pour son studio dédié aux lives, au même titre qu’Europe 1 pour installer une « Facebook Room » et un « Story Studio Instagram » dans le bus qui a sillonné la France pendant la campagne électorale.

    Enfin, la firme de Menlo Park apporte un soutien aux médias sous la forme de conseils techniques pour exploiter au mieux l’algorithme chargé de hiérarchiser les publications et comprendre les subtilités des statistiques d’audience, notamment avec la mise à disposition de CrowdTangle, une solution propriétaire d’analyse du trafic.

    Du côté de Facebook, on assume ces contributions financières, mais on en minimise l’importance : « Voir les collaborations de Facebook uniquement à travers des partenariats rémunérés est réducteur. Notre rôle au quotidien est de travailler conjointement avec les médias au développement d’outils destinés à enrichir leur expérience sur Facebook. Cela passe par beaucoup d’échanges et des phases de tests durant lesquels il a pu nous arriver d’indemniser nos partenaires. Les médias prennent du temps pour utiliser nos nouveaux produits et partager leurs retours avec nous et il nous semble donc normal qu’ils obtiennent une compensation pour cela. Cela s’inscrit toujours dans un cadre temporaire le temps de l’expérimentation », explique Edouard Braud, le directeur des partenariats médias pour l’Europe du sud.
    Un système gagnant-gagnant ?

    Après des débuts laborieux, une communication maladroite et des cahiers des charges trop contraignants, Facebook a massivement investi dans ses relations avec les médias à partir de 2010. Désormais, la « Media Partnership Team » multiplie les initiatives comme le « Facebook Journalism Project » ou le « Listening Tour », débuté en juin 2017, dans les rédactions.

    Alors que la sphère médiatique s’alarme régulièrement de la dépendance aux « actionnaires milliardaires » ou de la proximité avec le pouvoir politique, la dépendance à Facebook ne semble pas émouvoir outre mesure. Au contraire, les partenariats sont vécus comme de belles opportunités pour expérimenter et se rapprocher de l’audience.

    À L’Obs, Aurélien Viers, responsable du pôle visuel est très enthousiaste : « Ce partenariat nous permet d’aller plus loin dans nos expérimentations sans bouleverser notre organisation. Grâce aux outils fournis, nous avons pu créer des formats vidéo originaux qui connaissent de beaux succès en ligne. La pratique régulière du "Live social", depuis le terrain, a instauré une nouvelle relation avec l’audience, plus spontanée et plus dynamique. On peut dire que Facebook condense tous les nouveaux défis liés à la vidéo, en termes de storytelling, de créativité et de capacité à se démarquer dans un environnement très concurrentiel. »

    Mais en coulisses, dans les médias partenaires, les dents grincent, notamment du côté des régies publicitaires et des services commerciaux impliqués dans une lutte acharnée et vaine contre leur principal concurrent, l’ogre Facebook. « Devant les "valises de billets" apportées par Facebook, les régies n’ont pas leur mot à dire, explique un journaliste en off. Et lorsque Facebook teste ses nouveaux formats publicitaires mid-roll sur nos propres productions, l’exaspération est à son comble. »

    L’efficacité de la plateforme désespère les éditeurs englués dans des stratégies (trop) complexes de rétention de l’audience, comme l’explique ce cadre en charge du numérique : « Quand un internaute, avant de pouvoir finalement regarder une vidéo sur un site, doit cliquer sur un lien, attendre de longues secondes le chargement de la page puis fermer une ou deux fenêtres de pub pour finalement devoir patienter devant une publicité de trente secondes, le constat est sans appel, on ne peut pas rivaliser. On ne joue pas dans la même division que Facebook et son autoplay instantanée. »

    Michaël Szadkowski, rédacteur en chef du site et des réseaux sociaux du Monde, explique n’avoir fait aucune concession éditoriale et garder un contrôle total sur le contenu, une condition sine qua non du partenariat. « L’argent versé n’a pas fondamentalement changé notre façon de travailler. La production de vidéos était déjà une priorité pour nous, avec une équipe de quinze personnes dédiées. On poste plus de contenus qu’avant sur la plateforme, c’est sûr, mais je préfère que Facebook fasse vivre les médias plutôt qu’il se mette à créer et à imposer ses propres contenus. Facebook a changé de dimension, ses dirigeants ont compris qu’on ne pouvait plus demander aux médias de produire gratuitement des contenus et de la valeur, pour ensuite les monétiser auprès des annonceurs. » Un constat valable pour les seuls partenaires et pour une durée limitée.

    Guillaume Lacroix, cofondateur de Brut, un média vidéo présent uniquement sur les réseaux sociaux, ne tarit pas d’éloges sur sa collaboration avec Facebook. Il s’agit d’un « partenariat de travail » qui ne comporte aucun volet financier. « Facebook nous donne beaucoup de conseils utiles pour faire décoller l’engagement sur nos vidéos. Il nous informe également sur les formats en vogue dans le monde entier. En septembre, nous avons par exemple été invités à Dublin pour participer à une conférence où étaient réunis 35 médias nés en ligne. Les échanges ont été très enrichissants. Enfin, Facebook met à notre disposition CrowdTangle, un outil très performant qui permet d’analyser l’engagement de l’audience sur les réseaux sociaux. Si on devait payer pour l’utiliser, pas sûr qu’on pourrait se le permettre. »

    Comme pour Le Monde et L’Obs, Brut perçoit la collaboration avec Facebook comme un véritable avantage concurrentiel et croit à la pérennité de son modèle : « Cela ne nous fait pas peur d’être Facebook dépendant, pas plus qu’un producteur qui travaille avec une chaîne de télévision. Par ailleurs, il ne nous donne pas d’argent et pourtant Brut sera rentable en 2018, c’est qu’il existe bien un business model sur les réseaux sociaux. »

    Edouard Braud l’affirme, Facebook fait tout pour donner le maximum d’autonomie aux médias : « Tous nos produits sont faits de telle sorte qu’ils ne créent pas de dépendance. Nous les concevons pour qu’ils enrichissent l’expérience des médias et les aident à créer de la valeur grâce à Facebook. Cela peut se faire à la fois au sein de notre environnement mais également en dehors. C’est pourquoi nous développons notamment des outils qui permettent de générer de la valeur dans les environnements propriétaires des médias comme sur "Instant Articles" avec les modules d’abonnement aux newsletters, de téléchargement d’applications… »

    Un miroir aux alouettes et un danger pour les « petits médias »

    En dehors des médias partenaires, rares sont les rédactions disposant des ressources et de la flexibilité nécessaires pour faire face aux exigences de Facebook. En l’absence d’incitation financière ou de revenus récompensant les contenus produits pour le réseau social, les petits médias s’essoufflent à force de vouloir tirer profit de l’audience et des redoutables outils mis à disposition. Résultat, un écosystème à deux vitesses s’est progressivement mis en place, doublé d’une stratégie kamikaze des médias, dont la production vidéo est un exemple éclairant.

    Passage en revue des raisons pour lesquelles la plupart des médias n’ont que peu d’intérêts à se lancer dans la production de vidéos sociales :

    La production de vidéos est complexe, chronophage et coûteuse, surtout pour les titres de presse écrite dont ce n’est pas le métier. Mettre en place un workflow spécifique et former ou embaucher des journalistes capables de tourner et de monter des vidéos sociales représentent un coût considérable. Dans le domaine, la rentabilité reste souvent un concept.
    La professionnalisation fulgurante des contenus. Les vidéos postées sur le réseau social ressemblent de plus en plus à des productions télévisuelles, ce qui tend à disqualifier les médias incapables de suivre les standards de qualité en vigueur. Aujourd’hui, la majorité des « lives » Facebook est réalisée avec plusieurs caméras, à l’aide d’une régie.
    La versatilité des formats recommandés. Pendant six mois, Facebook nous incite à produire des vidéos de moins d’une minute consultable sans le son. Le mois suivant, il faut produire des séquences d’une minute trente minimum, sans quoi l’algorithme pourrait bouder nos contenus. Trente petites secondes de plus qui imposent de repenser les formats et réorganiser sa chaîne de production.
    Le paradoxe de l’engagement. Par expérience, les contenus vidéos postés sur Facebook sont ceux qui apportent le moins de trafic sur les sites. Ils suscitent un fort engagement, mais sont consultés exclusivement dans le fil d’actualité, et peu sur les sites. Pourtant, les médias redoublent d’efforts pour produire des vidéos natives et non rentables. Enfin, comme sur YouTube, l’actualité est loin de faire partie des contenus les plus consultés sur Facebook.
    La supercherie des données d’audience. Comprendre et analyser les chiffres d’engagement fournis par le réseau social demande de la patience et des compétences solides. Des chiffres dont la fiabilité est sujette à caution. En 2016, Facebook a admis avoir surévalué les statistiques de consultation des vidéos de 60 à 80 %, et ce, pendant deux ans ! Une « erreur technique » a été invoquée. Une excuse grossière qui pourrait faire sourire si elle n’avait pas un impact énorme sur les investissements publicitaires et sur les moyens mis à disposition par les médias pour produire des vidéos. Quand on culmine à plusieurs centaines de milliers voire des millions de vues par vidéo, les marges d’erreur n’ont pas de grandes conséquences, mais lorsqu’une stratégie vidéo est évaluée sur la base de quelques milliers de clics, alors dans ce cas, les implications peuvent être sérieuses.
    Le chantage au « reach » et la tentation du « boost ». La présence de tous les acteurs sur la plateforme engendre une course à l’attention inédite qui aboutit à une saturation des « timelines » et à une baisse de la visibilité des contenus, intelligemment orchestrée par Facebook. Une chute importante de la portée des publications peut contribuer à déstabiliser les fragiles « business model » des médias. Et la tentation de payer pour maintenir sa popularité, généreusement offerte par la plateforme, n’est plus une exception dans les rédactions. Les contenus sponsorisés se multiplient et les médias se transforment en client de la régie publicitaire de Facebook.

    Facebook a gagné. Les nombreux paradoxes évoqués ci-dessus en sont les meilleures preuves. La servitude volontaire dont font preuve les médias peut être analysée au prisme de leur situation financière, mais difficile de dire quelles en seront les conséquences à long terme. Des sacrifices nécessaires sur l’autel de la transition numérique ? Peut-être, mais attention, la dépendance n’est pas seulement financière, elle est également technique pour l’accès aux outils de production et de diffusion de l’information, elle pèse aussi sur les contenus et contribue à l’uniformisation des formats à l’échelle mondiale et surtout, elle influence et rythme le quotidien et l’organisation des rédactions.

    Le paysage médiatique français s’alarme régulièrement du manque d’indépendance des médias face aux actionnaires-industriels-milliardaires. Pourtant, ces mêmes médias permettent l’instauration progressive d’une menace tout aussi toxique pour l’avenir des médias et de la démocratie, celle du soft power, de l’argent et de l’écosystème des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple).

    #réseaux_sociaux #facebook #presse #médias #naufrage

    • Mediapart, tant que tu ponderas des phrases de ce type je te dis merde et je stoppe ma lecture.

      Il faut dire que le trousseau de la mariée est bien garni avec ses deux milliards d’utilisateurs. Le marié désœuvré ne pouvait espérer mieux.

      #sexisme
      #boycott_facebook

      Je ne vois pas ce qu’il y a d’intéressant à comparer le contrat de dupe que les médias ont fait avec facebook à la dot d’une mariée. A part à préserver ces pauvres hommes journalistes de leur responsabilité, disqualifier les femmes, et s’asseoir confortablement sur sa paresse intellectuelle à trouver un qualificatif plus adéquat.

      Cette tradition de la dot lors du mariage visait à compenser les frais de la femme, considérant celle-ci comme une charge.
      #journalisme_coucouilles

      On rappelle juste à ceux qui s’étonnent que la France est 39em sur 180 pays au classement mondial 2017 de RSF https://rsf.org/fr/classement
      du fait de ces accointances avec la finance.
      #indépendance_de_la_presse

    • À mettre en lien avec les accusations d’ingérence via Facebook de la Russie dans l’élection étasunienne. J’ai du mal à croire que Facebook se soit laissé berné, j’ai du mal à croire que Facebook ne soit pas au service de l’oligarchie étasunienne. Là on voit que Facebook dépense au contraire beaucoup d’énergie pour contrôler qui a une audience privilégiée etc.


  • « Facebook a découvert mes secrets familiaux et refuse de me dire comment », une utilisatrice s’interroge sur les sources de l’algorithme de Facebook
    https://www.developpez.com/actu/157004/-Facebook-a-decouvert-mes-secrets-familiaux-et-refuse-de-me-dire-comment

    « La façon dont Facebook nous avait relié restait difficile à imaginer. Mon père avait rencontré son mari en personne une fois, après l’enterrement de ma grand-mère. Ils ont échangé des courriels, et mon père avait son numéro dans son téléphone. Mais aucun d’eux n’utilise Facebook. Ni les autres personnes nous liant, Rebecca et moi, sur l’arbre généalogique. »

    • Semblerait confirmer https://www.developpez.com/actu/110103/Facebook-le-reseau-social-achete-des-donnees-personnelles-a-des-fourniss

      Personne n’est choqué donc de savoir que Facebook récolte une énorme quantité de données basées sur les actions et les intérêts de ses utilisateurs. Mais selon une étude de ProPublica, le réseau social connaitrait davantage de données plus sensibles sans indiquer cette pratique aux utilisateurs de manière claire. Le réseau social achète ces données à des sources tierces, il a ainsi la possibilité de connaitre les salaires des utilisateurs, les types de restaurants qu’ils fréquentent et même le nombre de cartes bancaires qu’ils ont en leur possession.

      et

      Facebook indique aux utilisateurs qu’il collecte les informations sur eux depuis des sources différentes, mais le réseau social n’indique pas que ces sources incluent des données détaillées obtenues depuis des courtiers de données commerciaux et n’en donne aucun détail aux utilisateurs.

      ...et pour bien faire les choses les fournisseurs de données changent régulièrement ce qui permet que l’exercice du droit de limitation du partage des données par les utilisateurs est quasi-impossible...

      #vie_privée #big_data #marchandisation #Teemo #géolocalisation #RGPD

    • Une cinquantaine d’applications françaises fournissent à une entreprise tierce les données de localisation de 10 millions de Français, toutes les trois minutes, à des fins publicitaires. Cette traque massive de la population est organisée dans le secret d’une startup du neuvième arrondissement nommée Teemo, anciennement Databerries. Enquête.
      http://www.numerama.com/politique/282934-enquete-comment-les-apps-figaro-lequipe-ou-closer-participent-au-pi

    • Pfff la RATP te fait ça aussi bien … sans que tu aies jamais donné ton numéro de téléphone ni ton accord elle t’envoie les rappels de ton amende par sms.
      Mais comme cela ne semble toujours déranger personne et que les lanceurs et lanceuses d’alerte ce sont fait traiter de paranos chiants depuis des années, que la CNIL ne répond plus au téléphone depuis belle lurette, ben en fait, on est bien dans la merde mais restons positifs, continuons d’utiliser facebook comme si de rien n’était.

      #bigbrother #boycott_facebook

    • Non @bce_106_6, ça ne suffit pas. Il faut au minimum aussi bloquer les mouchards et n’utiliser aucun service « acquis » par FB. Et cela ne les empêche pas encore de se payer du Big data récolté par d’autres...

    • Pour en rajouter une couche sur le fait que ça ne suffise pas, @bce_106_6

      Concrètement, cela signifie que l’ensemble des informations enregistrées dans des carnets d’adresse type Outlook de Microsoft ou Contacts d’Apple (adresses mail et postale, numéro de téléphone, etc.) sont récoltées par Facebook, que la personne soit inscrite ou non. Il suffit pour cela qu’un seul « ami » importe son carnet d’adresses sur son profil.

      https://www.rts.ch/info/sciences-tech/5021110-facebook-collecte-aussi-des-donnees-sur-les-non-membres.html

    • Ah tiens, je me suis fachée avec plusieurs personnes que je croyais mes amis depuis des années, dans un énorme malentendu, un machin énorme de saloperie de technologie de surveillance qui va te hiérarchiser les connaissances que tu souhaites partager (une femme qui te dit ce que tu dois faire … et une même pas jeune en plus !).
      A l’heure ou une fonctionnaire de la sécu va dire d’un air condescendant à une femme que sa fille de 20 ans lui expliquera comment marche internet et que cette femme est obligée de lui dire que merci, elle vit de la programmation informatique.
      Bref, pour revenir à mes amis newbies, la façon parait-il que j’avais de leur expliquer par mail pourquoi ne plus donner à linkedin leurs contacts signifiait ma prétention à être unique (tout le monde le fait ai-je entendu) et à tout savoir sur tout, en gros ils se sentaient méprisés. Dans ce cas là, la punition était de ne plus être du tout en contact avec eux et moi je me retrouvais un peu plus isolée. Injuste et desgueulasse, mais je n’avais même plus la possibilité de leur dire quoique ce soit puisqu’ils ne voulaient pas comprendre et m’avaient retiré tout crédit.
      Bref, à force de m’entendre répéter que je prive ma fille de son avenir parce que je lui ai interdit de s’inscrire depuis le début sur facebook avec moults arguments pensés du mieux possible en psychologie enfantine et qu’il y a quelques mois elle m’a avouée l’avoir quand même fait en cachette, je me questionne pour savoir si je ne vais pas faire comme jean-marc manach, retourner ma veste et trouver FB hyper sympa et vachment révolutionnaire finalement, puisque après tout je suis une vieille conne. Nan, j’mens.

    • Quand LinkedIn montre comme page d’accueil, une page qui demande les coordonnées de connexion à sa boîte aux lettres personnelles, cela m’impressionne que ça n’ait jamais déclenché un débat.
      Les gens « normaux » se disent que c’est comme cela que ça fonctionne, et ne trouvent rien à redire. Mais quelles implications, désormais !
      Je reçois régulièrement des invitations LinkedIn sur mon adresse mail personnelle, qui n’est pas mon adresse mail d’inscription à LinkedIn... ce qui signifie que le tiers qui me demande en contact vient de connecter sa boite mail ou son carnet d’adresse... Sinon, j’aurais reçu la demande de lien directement sur mon adresse liée à LinkedIn... C’est ce genre d’astuces qui permet finalement de faire une sorte de rétro-ingénierie.

      J’ai moi aussi pas mal de comportements liés à mes opinions. Il m’arrive parfois, avec des amis, d’user des mots qui correspondent, afin de quitter le champ technique : « si je ne vais pas chez tel fournisseur, c’est par choix politique ». Avec d’autres personnes que des amis, je tâche de changer de sujet, les personnes en mesure de comprendre le mot « politique » quand on est dans une discussion technique ne sont pas forcément nombreuses ni bienveillantes, quoi que je ne me plaigne pas d’être dans un environnement hostile.

      Mais on est bien d’accord, c’est sacrément difficile d’argumenter sur ces dimensions politiques. On tombe parfois sur l’argument « c’est pas l’outil qui est dangereux, c’est ce que l’on en fait », argument qui n’est pas complet relativement à nos préoccupations sur la vie privée, mais qui ne peut pas être totalement écarté non plus.
      Personnellement, je me suis inscrit sur Facebook, mais j’ai réussi à le faire sous pseudonymat, je suis lié uniquement à des gens plutôt proches, même si cela déborde ponctuellement sur des connaissances Internet... mais rien qui ne me lie en direct avec mon identité... Enfin... Les pistes ne sont pas aussi évidentes que si j’avais mis mon nom et mon prénom. Et surtout, il y a la désactivation de toutes les applications Facebook, qui évite de donner mon identité à tous les tiers utilisant les API Facebook ; c’est imparfait, mais c’est déjà ça.
      On a aussi l’utilisation de la CB qui pose question. Avec le sans-contact qui finalement est en train de se généraliser, et avec les commerçants qui désormais soupirent si tu leur réponds que non, le sans-contact ne fonctionne pas sur ma carte... et le commerçant qui t’explique que ça lui coûte moins cher.
      L’idée qu’on ne serait jamais sorti de la société féodale et qu’on est même plutôt en train de s’en rapprocher à nouveau me taraude.

    • On peut supposer plusieurs identifiants pour stocker les datas d’un seul profil à identifier, la base du fichage est de réussir à agglomérer à un seul endroit virtuel les informations collectées.
      On a donc la conjugaison de constantes uniques fiables
      – l’ADN
      – les données biométriques (photos/vidéos/empreintes digitales)
      – le NIR (numero de secu)
      – le numéro de carte bancaire (même si il peut y en avoir plusieurs)
      – nom+prenom+date de naissance
      – le mail
      – l’adresse IP
      – le numéro de téléphone
      Deux ou trois de ces constantes réunies suffit à identifier une personne de façon certaine. La synergie des différents moyens est la base des dernières recherches en biométrie.

      Si je ne me trompe pas, le problème actuel vient des algorithmes d’analyses et tout ce qui touche à la prédiction analytique, soit réussir à mieux vous connaitre que vous même ne le pouvez : quel type et couleur de voiture vous allez acheter et dans combien de temps, ça intéresse les banques et les assurances et toute la nouvelle économie des marchés, ou encore si vous êtes un danger potentiel pour la société. (peu importe l’éthique de cette société) La phase suivante, dont nous ignorons le commencement, sera le mode de destruction des personnes détectées indésirables.

    • L’utilisation des terminaux Android, avec obligation de créer un compte Google, avec obligation (quasiment) de lier ce compte à son n° de téléphone mobile, avec obligation de donner une seconde adresse mail.
      Chez Apple, c’est le compte Apple qui est obligatoire. Ils ont abandonné l’idée d’héberger les mails, mais ils poursuivent l’idée de forcer au renseignement d’une CB, bien que désormais, ce soit moins infernal qu’il y a dix ans, où finalement, à l’époque, il me semble que c’était plus une difficulté d’UX que de véritable volonté d’enquiquiner son monde.

      Et donc, tout récemment, les Russes qui de par la loi, imposent de s’identifier avec sa carte d’identité sur les services en ligne, et je ne sais plus quelle application, qui elle aussi impose de donner encore plus d’informations.

      Le croisement de toutes ces données est affolant techniquement. Bien que je ne vois toujours pas comment on pourrait en extraire quelque chose de pertinent ; je pense à ce billet SeenThis où il est question des algorithmes et des opinions des concepteurs qui les polluent.

      Ça me rappelle aussi les intentions du gouvernement de Salvador Allende qui souhaitait utiliser la technique pour favoriser la circulation de l’information et améliorer la prise de décision économique. A l’époque, on parlait de télex et d’informatique balbutiante. Et Pinochet avait d’autres intentions... La décision économique rationnelle, c’était déjà beaucoup trop éloigné du féodalisme qu’il souhaitait défendre par son intervention.

      A propos de féodalisme et de services en ligne, cela me fait penser aux choix qu’il faut faire en temps que prestataire de services en informatique :
      – fournir des outils bureautique, chez qui mettre les données de nos clients ? On donne tout à Google via gmail ou tout à Microsoft via Office365 ? Ou on fait de l’autohébergement ?
      – héberger les services de nos clients, chez qui on va héberger nos machines virtuelles ? Chez Amazon Web Services ? Chez Microsoft Azure ? Chez OVH ?
      – et dès qu’on met tout chez un gros, qui a de fait droit de vie et de mort sur nos données, comment on fait pour disposer d’une sauvegarde ? Comment on fait si on veut partir ? Comment on fait si les tarifs augmentent ?

      Je vois des clients quitter OVH pour la messagerie Exchange pour aller chez Office365... Ils m’effraient.
      Et d’autres qui me disent qu’il faut aller chez Azure, c’est vraiment chouette et « OVH vraiment, ils sont pas assez professionnels, vous vous rendez pas compte, j’ai eu 24 heures de coupure sur un service à 5€ par mois... c’est vraiment moyen ».

      Féodalisation donc, sur fond de dumping commercial afin d’assécher la concurrence.

    • Contacts à ajouter dans mon carnet d’adresse.

      Noms, téléphones, adresses mail, comptes twitters, facebook, sites web.
      Pour les sociétés, lire les informations économiques trouvées sur le web. N’oubliez pas de créer une fiche contact par gros actionnaire.

      Mon Député.
      Mon Sénateur.
      Mon Maire.
      Mon Préfet.
      Mon Député européen.
      Permanence des principaux partis politiques du coin.
      La Direction interrégionale de la police judiciaire.
      Commissariat de Police et de Gendarmerie, etc
      Le PDG de ma banque.
      Quelques Think tanks, associations et fondations de l’union européenne.
      Contacts BCE, par exemple http://www.new-euro-banknotes.eu/Footer/ABOUT-THIS-SITE/Eurosystem-Press-Contacts
      Présidents et Rois des pays que je fréquente.
      Associations « connues » WWF, greenpeace, Amnesty, . . . . . .
      Ecoles de journalisme, de commerce.

      Quelques sites et contacts de marques chicchic prout prout chanel, armany,
      Les sites conseillés par bernard henri lévy, ainsi que lui même.
      les personnalités qui font l’actualité.

      Merci pour vos suggestions d’autres contacts.
      C’est fou ce qu’il y a comme informations sur le web.

      facebook et les autres feront le tri.
      J’aimerai bien voir leur tête.



  • Dans l’enfer de la modération Facebook : les règles secrètes ont été dévoilées
    http://www.numerama.com/tech/260088-dans-lenfer-de-la-moderation-facebook-les-regles-secretes-ont-ete-d

    Le Guardian a mené une investigation au cœur de la machine à modérer du plus grand réseau social du monde, Facebook. Le quotidien britannique dévoile avec l’aide de Facebook des dizaines de règles auparavant secrètes appliquées par le géant, laissant apparaître les contours de la modération du réseau souvent décriée. Si Facebook est un royaume, il est délimité par une frontière juridique, qui ne se fond ni dans la common law, ni dans nos système judiciaires. Loin de tous tribunaux, dominant la planète en y (...)

    #Facebook #domination #censure #contrôle #discrimination

    • Ainsi, on apprend que menacer de mort Donald Trump est tout à fait censuré puisqu’il représente un État ; toutefois, expliquer comment tuer une femme ou insulter quelqu’un — aussi longtemps qu’il n’est pas d’intérêt public — et lui souhaiter de mourir est accepté. Facebook considère que ces dernières menaces ne poursuivent pas une intention franche de tuer. Dans les exemples de Facebook, on peut lire que « frapper un roux » et « allons tabasser les gros » est aussi toléré, toutefois « Poignardons et devenons la cauchemar des sionistes » ne l’est pas.

      ...

      Certains actes de violence sont également acceptés : les photos d’agression physiques, de harcèlement, notamment des enfants, n’ont pas à être supprimées pour le réseau social… à moins qu’elles ne révèlent un comportement sadique. Une nuance que les modérateurs doivent trancher en quelques secondes, au risque de censurer un programme de sensibilisation aux violences ou de laisser passer du cyber-bullying.

      ....

      Pour juger le revenge porn, l’entreprise a établi une liste des éléments qui aideront le modérateur à comprendre la nature du contenu et du consentement de l’éventuelle victime. Premièrement, il faut que l’image soit produite dans l’intimité, qu’une personne soit nue, presque nue ou sexuellement active et enfin que son consentement puisse être mis en doute grâce à un commentaire revanchard ou cruel sur les contenus — ou qu’un média ait couvert l’affaire.

      ...

      On apprend enfin, en parlant de rapport de force, que chaque utilisateur disposant de plus de 100 000 followers va disposer d’un statut étrange de personne publique qui peut tout à fait jouer en sa défaveur puisque Facebook se montera plus tendre avec leurs agresseurs. Leur figure publique est considérée comme plus naturellement attaquable par des individus sans intention.

      ...

      Un document explique ainsi que Facebook reconnait que « les personnes utilisent un langage plus violent en ligne pour exprimer une frustration, et qu’ils se sentent en sécurité sur le site pour s’exprimer de cette manière. Les utilisateurs pensent qu’ils peuvent menacer quelqu’un sans conséquence, ils sont indifférents envers les personnes qu’ils menacent à cause du manque d’empathie créé par une communication entre écrans interposés. »

      J’isole les éléments qui peuvent me servir pour #Zuckerberk


  • Facebook enfreint la loi, la Cnil lui inflige une amende dérisoire
    http://www.numerama.com/politique/258401-facebook-enfreint-la-loi-la-cnil-lui-inflige-une-amende-derisoire.h

    150 000 euros. C’est le montant de l’amende infligée par la Cnil à Facebook pour une série de manquements à la loi affectant 33 millions d’utilisateurs en France. Dérisoire au regard de l’argent gagné par le réseau social. Mais tout cela va bientôt changer. C’est une condamnation financièrement dérisoire par rapport au chiffre d’affaires que Facebook engrange chaque année en France mais hautement symbolique sur le plan des principes. Mardi 16 mai, la commission nationale de l’informatique et des libertés (...)

    #Facebook #cookies #profiling #CNIL


  • facebook joue-t-il un rôle dans la radicalisation de la pensée ? Récit d’une expérience troublante RTBF - 12 Mars 2017 - R.C., C.H, RTBF

    facebook nous pousse-t-il à lire des points de vue de plus en plus extrême ? C’est l’hypothèse d’un journaliste américain qui a réalisé une expérience assez interpellante. Sur facebook, il faut le savoir, ce que vous voyez ou pas est déterminé par un algorithme. C’est une formule qui fait un tri pour vous en fonction de toute une série de paramètre : les pages que vous aimez, l’endroit où vous vivez, les articles sur lesquels vous avez cliqué, les amis que vous suivez, etc.
    De la convention républicaine à des contenus néo-nazis

    En tenant compte d’un grand nombre d’élément, facebook va vous proposer des contenus qu’il imagine intéressant pour vous. Un journaliste américain a fait une expérience éclairante en s’abonnant à la page facebook de la convention républicaine, il a été confronté après seulement quelques jours à des contenus néo-nazis.

    Comment s’y est-il pris ? L’expérience de Ryan Broderick est simple : il a créé un nouveau profil facebook et a « aime » uniquement la page de la convention républicaine nationale. « A ce moment là, une liste de page m’a été suggéré. La première était celle du chef de cabinet de la Maison Blanche. J’ai cliqué sur like et facebook m’a proposé plein d’autres pages que j’ai également liké », explique le journaliste.
    Les contenus radicaux s’invitent parfois plus vite qu’on ne le pense

    Au fil des jours, il continue à s’abonner à ce que facebook lui propose et partage ses contenus. Il va de surprise en surprise. « J’ai commencé à avoir des contenus légèrement pornos avec des textes anti-immigrés écrits dessus. J’ai vu des articles que je n’aurais jamais eu dans mon fil d’actualité à fil comme des articles sur le white power ».

    Et de fil en aiguille, c’est le contenu du site Daily Stormer qui lui est proposé. « C’est un site géré par des néo-nazis et c’est intéressant de voir que cela n’a pris que quatre jours pour que mon fil d’actualité soit radicalisé au point que je reçoive des contenus écrits par des néo-nazis ».

    Cette expérience démontre que les contenus radicaux s’invitent parfois plus vite qu’on ne le pense, qu’ils soient politiques ou religieux comme c’est le cas avec la propagande djihadiste.

    facebook a pour sa part contesté l’expérience en disant que personne n’utilise le réseau social de cette manière - sans aucun ami - et en aimant tout ce qu’on se voit proposer.

    Source : http://www.rtbf.be/info/medias/detail_les-reseaux-sociaux-participent-ils-a-la-radicalisation-de-la-pensee-rec

    #facebook #manipulation #mauvaise_foi #algorithme #like

    • Encore une bêtise du site Buzzfeed qui ne fait que dans le sensationnalisme et le buzz voici la lettre ouverte d’un citoyen américain accusé faussement par cet auteur d’être un raciste avec son nom trainé dans la boue par ce « journaliste » dans le pur style du lynchage publique : http://www.opnlttr.com/letter/open-letter-buzzfeeds-ryan-broderick
      Ce site qui se prétends expert en « débunkage de hoax » est aussi peu éthique dans ces façons de faire et relaie des informations salaces, sexistes, du genre Détective et on ne sera pas étonné des résultats de prétendues enquêtes ne donnant sur rien d’autre que la censure.

    • @Elihanah , il faut bien que les Journulistes disent de temps en temps une vérité, afin de se faire un peu de crédibilité, c’est ça le decodex.

      Exemple sur #youtube.
      Tu regardes quelques vidéos, par exemple celles d’Usul2000 .
      Au bout de 1/2 vidéos, souvent moins, que te propose youtube ?
      #Martine() #LePen , on est pas couché, trash, jesus rèvele la vérité, le rappeur dissident #zémour . . . . . .

      Pourtant, je ne me souviens pas d’avoir jamais regardé ce genre de vidéos.

      Curieux n’est il pas ?
      Même constat à propos de ces algorithmes mystérieux, qui, sur les portails de #Free, ou d’#Orange nous bombardent depuis des mois les photos de MLP et de macron.
      Ah oui, ils sont programmés pour nous faire découvrir des choses qui pourraient nous intéresser, qu’on nous dit.

      _ () J’habites prés de Lille, dans ma région on écrit #Martine() #LePen , #Marinne #Aubry. Probablement un effet du patois régional. _


  • #Facebook n’est pas un réseau social, c’est un scanner qui nous numérise

    Pour #Aral_Balkan, tous les objets numériques qui nous prolongent sont autant d’émanations fragmentaires de notre personnalité, nous devrions donc en reconquérir la souveraineté et en défendre les droits battus en brèche par les Léviathans qui les captent et les monétisent.

    traduction d’une interview sur Framablog : https://framablog.org/2017/02/20/facebook-scanner-qui-nous-numerise

    Encourager la maîtrise de chacun et la bonne santé des biens communs

    Dans son manifeste récent Mark Zuckerberg mettait en valeur sa vision d’une colonie mondiale centralisée dont les règles seraient dictées par l’oligarchie de la Silicon Valley.

    J’affirme que nous devons faire exactement l’inverse et œuvrer à un monde fondé sur la souveraineté individuelle et un patrimoine commun sain.

    sujets abordés :
    – Refusons une colonie globale
    – La souveraineté individuelle et le moi cybernétique.
    – Au-delà du capitalisme de surveillance
    – Pour un Internet des individus
    – Construire le monde dans lequel vous voulez vivre

    cf aussi : Messianisme 2.0 : #Mark_Zuckerberg va-t-il sauver le monde ? : http://www.meta-media.fr/2017/02/17/messianisme-2-0-mark-zuckerberg-va-t-il-sauver-le-monde.html

    • Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de ne pas comprendre la nature du « moi » à l’âge numérique. L’existence même de nos libertés et de la démocratie en dépend.
      Nous sommes (et nous le sommes depuis un moment maintenant) des organismes cybernétiques.
      Nous devons résister de toutes nos forces à toute tentative de réduire les personnes à des propriétés.

      En cela, je ne veux pas faire référence à la représentation stéréotypée des cyborgs qui prévaut en science-fiction et dans laquelle la technologie se mélange aux tissus humains. Je propose plutôt une définition plus générale dans laquelle le terme s’applique à toute extension de notre esprit et de notre moi biologique par la technologie. Bien que les implants technologiques soient certainement réalisables, possibles et avérés, le principal moyen par lequel nous amplifions aujourd’hui notre moi avec la technologie, ce n’est pas par des implants mais par des explants.

      Nous sommes des êtres fragmentés ; la somme de nos différents aspects tels que contenus dans nos êtres biologiques aussi bien que dans la myriade de technologies que nous utilisons pour étendre nos capacités biologiques.

      Excellent ce texte ! Je dessine en ce moment sur le sujet des réseaux sociaux et ce texte tombe vraiment bien. Merci @val_k

      #cyborg #explants #fragmentation #identité


  • Quitter Facebook, est-ce possible ?

    J’ai échoué à supprimer le compte facebook de @rezo, apparemment l’option “supprimer mon compte” n’existe pas.

    Ah, mais on peut le désactiver. On est donc désactivés. Enfin, dans 14 jours. Si tout se passe bien. Et on peut réactiver quand on veut, hein…

    Et on va manquer à Sylvain, Mathieu, Cédric, Agnès, Violaine… ;
    Sylvain, Mathieu, Cédric, Agnès, Violaine donc, transformé·e·s en chair à canon publicitaire…

    allez, un dernier verre…

    oh on va pas se quitter comme ça, tu reprendras bien un p’tit verre quand même ?

    t’es sûr ?

    sûr-sûr ?

    bon allez on fait semblant hein… reviens quand tu veux

    #facebook #quitter



  • L’explosion de Falcon 9, un coup d’arrêt pour les ambitions spatiales de Facebook | Silicon 2.0

    02 septembre 2016

    http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2016/09/02/lexplosion-de-falcon-9-un-coup-darret-pour-les-ambitions-

    En lançant son satellite, Facebook espérait prendre de l’avance sur ses futurs rivaux. Le groupe de Menlo Park n’est en effet pas le seul à vouloir développer un « Internet spatial ». Début 2015, M. Musk se disait prêt à investir jusqu’à 10 milliards de dollars pour mettre en orbite une constellation de petits satellites. Il est soutenu par Google, qui a investi plusieurs centaines de millions dans SpaceX. Le moteur de recherche a aussi racheté le fabricant Skybox. Autre concurrent : la start-up OneWeb, qui prévoit de lancer 900 satellites.

    « Heureusement, nous avons développé d’autres technologies, comme Aquila, qui vont également permettre de connecter les gens », assure le patron de Facebook. Aquila est un gigantesque drone, dont l’envergure est similaire à celle d’un Boeing 737. Fin juin, il a effectué son premier vol d’essai à taille réelle. L’appareil pourra rester dans les airs pendant trois mois, à une altitude comprise entre 60.000 et 90.000 pieds (entre 18 et 27 km). Grâce à un système de lasers, chaque drone fournira une connexion Internet dans un rayon de 80 km.

    #internet.org #drones #boycott_facebook #satellites #business_net
    lacambre attaquera-t-il, lui qui est propriétaire du nom Internet (…)


  • Une assurance voulait définir ses prix en fonction des publications Facebook de ses clients
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/11/02/une-assurance-voulait-definir-ses-prix-en-fonction-des-publications-facebook

    « Nous voulons nous assurer que les conducteurs prudents obtiennent le meilleur prix possible. Pour cela, nous regarderons dans votre profil Facebook pour nous permettre de mieux comprendre le type de conducteur que vous êtes. » C’est écrit noir sur blanc sur le site d’#Admiral, une des plus importantes compagnies d’assurance britanniques : celle-ci veut se connecter aux comptes Facebook de ses clients pour déterminer le prix de leur assurance automobile. « Il a été prouvé qu’il existe un lien entre la personnalité et la façon de conduire, et notre technologie intelligente nous permet de prédire qui est plus à même d’être un conducteur prudent. »

    Ce programme, appelé #FirstCarQuote, devait être lancé cette semaine. Mais il a été finalement retardé pour « régler des derniers détails », peut-on lire sur le site. Un « détail » qui s’appelle Facebook : l’entreprise a bloqué in extremis ce projet, en contradiction avec ses règles d’utilisation, rapporte le magazine spécialisé The Verge, citant un porte-parole de Facebook. Le règlement stipule qu’il est interdit d’exploiter les données de Facebook à certaines fins, comme « prendre des décisions concernant une candidature ou sur le taux d’intérêt à fixer sur un prêt ».

    • #scoring #fichage #it_has_begun #pour_votre_bien

      La banquière m’a très bien reçu, mon projet l’enthousiasmait littéralement, elle a photocopié mon livret de famille, mon passeport, mes feuilles d’impots sur 3 ans, mes 3 derniers mois de relevés bancaires, et tout les documents que j’avais bêtement amené. C’était disait-elle pour étudier mon dossier, d’ailleurs la feuille le stipulait bien, il y avait la liste à cocher, elle a aussi noté mon mail, mon téléphone, si j’avais des enfants et des animaux.
      Bon, d’accord, le lendemain elle m’a annoncé que je n’aurai jamais aucun prêt et qu’il ne fallait pas rêver, son travail était terminé.

      #tout_va_bien

      Au fait, j’adore comment facebook se fait passer ici pour un défenseur des droits, comme si ce n’était pas sa finalité de nourrir les croisements de fichiers de la NSA.
      #boycott_facebook


  • Cartographier l’usine algorithmique de Facebook
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/cartographier-lusine-algorithmique-de-facebook

    Cartographier la boîte noire du plus grand réseau du monde, tel est l’ambition du collectif de recherche Serbe Share Labs. Avec 1,6 milliard d’utilisateurs actifs, Facebook se dirige vers l’accomplissement de leur mission sociale : connecter chaque personne sur cette planète pour rendre le monde plus ouvert. Mais si FB rend (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #Technologies #algorithme #data_visualization #nossystemes



  • Les États-Unis pourraient vérifier le compte Facebook des touristes
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/techno/2016/06/27/001-etats-unis-facebook-touristes.shtml

    Le département de la Sécurité intérieure des États-Unis souhaite moderniser ses formulaires d’entrée au pays. Quand on traverse la frontière en avion ou quand on fait une demande de visa, on a l’habitude de se faire demander noms, numéros de passeports et adresses. On pourrait aussi, bientôt, se faire demander les informations relatives à ses comptes de médias sociaux.

    #Electronic_System_for_Travel_Authorization #Formulaire_ESTA #Internet #Politique #Réseau_social_(internet) #Surveillance_globale #Surveillance_électronique #Système_électronique_d'autorisation_de_voyage #Vie_privée #États-Unis