• SOS radicalisation vers l’extrême-gauche – Blog YY
    http://blogyy.net/2019/05/21/sos-radicalisation-vers-lextreme-gauche

    Si toi aussi, tu soupçonnes des gens de ton entourage d’être anticapitalistes, peut-être même anarchistes : garde ton sang froid, ne te jette pas tout de suite sur ton téléphone pour les signaler à la police, regarde d’abord cette vidéo québecoise d’un centre de prévention très officiel.

    SOS RADICALISATION VERS L’EXTRÊME-GAUCHE

    – Allo ? Le centre de prévention de la radicalisation menant à la violence ?
    – Oui, bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ?
    – J’ai autour de moi plusieurs amis qui se radicalisent.
    – Qui se radicalisent vers quoi ? Pouvez-vous précisez ?
    – J’ai des amis qui se radicalisent vers… (soupir).
    – Parlez en toute sécurité, Monsieur, nous sommes là pour vous aider. Certains de vos amis se radicalisent vers quoi ?

    https://www.youtube.com/watch?v=lw89mqimZIc

    #gorafi_dépassé

  • Development and migration : POLICIES AND OUTCOMES IN THE NETHERLANDS


    https://www.cordaid.org/nl/wp-content/uploads/sites/2/2019/05/Development-and-Migration-2019.pdf

    #Pays-Bas #développement #migrations #réfugiés #asile #aide_au_développement #rapport #migrations #économie #travail #welfare #remittances #discriminations #welfare_state #marginalisation #réfugiés #asile #brain-drain #fuite_de_cerveaux #armes #commerce_d'armes #SDG #SDGs

    Particularité de ce rapport : il regarde la contribution des migrations à la fois au développement des pays d’origine des migrants résidents aux Pays-Bas et au développement des Pays-Bas par la présence de migrants...

    ping @_kg_ @karine4

    • La migration contribue au développement

      Tant pour le développement de la #Belgique que celui du pays d’origine des migrants, la migration a des effets positifs. Telle est la leçon principale du dernier rapport de Caritas International, réalisé en partenariat avec deux chercheurs universitaires. Rien que pour vous, nous en avons extrait ses conclusions principales et recommandations politiques.

      Encore un rapport ? Oui ! Car nous pensons que le débat et le discours public belge en matière de migration et de développement doit être plus équilibré et fondé sur des données fiables. Par cette publication, nous souhaitons reconnaître, et faire connaître, la contribution vitale des migrants au développement et au bien-être de nos sociétés.

      Une contribution diversifiée

      La littérature s’accorde : la migration contribue au développement économique tant du pays de résidence des migrants que de celui d’origine. Les effets principaux sont les suivants :

      Plus de biens et services disponibles sur le marché belge ;
      Une source importante de main d’œuvre – un apport d’autant plus important pour les secteurs en pénurie et dans un contexte de vieillissement de la population ;
      Des effets positifs pour les finances publiques – 0,8% du PIB belge ;
      Plus d’échanges bilatéraux entre la Belgique et les pays d’origine ;
      Des transferts de fonds pour les pays d’origine – quelque 4,16 milliards d’euros ont été transférés par des migrants depuis la Belgique en 2017.

      La contribution sociale des migrants est également fondamentale, puisque la migration permet aux idées de circuler. Ainsi par exemple, de nombreux transferts financiers servent à financer l’éducation – et particulièrement celle des filles – dans les pays d’origine. La migration promeut ainsi l’égalité des genres.

      Au niveau politique, la migration a une influence profonde sur la sphère politique belge, comme en témoigne la présence d’immigrés d’origine italienne, mais également l’influence grandissante d’immigrés de première génération et de leurs descendants d’origine turque, marocaine et congolaise.

      La migration participe enfin à façonner l’identité culturelle de la Belgique. De multiples artistes et sportifs aux horizons divers – tels que le chanteur Stromae ou certains joueurs des Diables Rouges pour ne citer qu’eux – exercent une influence durable sur la scène publique belge.
      Une contribution malgré les obstacles

      Les résultats du rapport illustrent l’urgence de répondre aux obstacles conséquents qui empêchent la migration – et les migrants eux-mêmes – de contribuer pleinement au développement de la Belgique.

      Le premier obstacle renvoie à l’absence de voies légales et sûres tant pour les migrants désirant travailler, étudier ou vivre en famille que pour les personnes qui pourraient bénéficier d’un statut (protection subsidiaire ou réfugié). Cela explique pourquoi certaines personnes n’ont d’autre choix que d’emprunter des routes informelles, qui coûtent la vie à certains et affectent les autres. « Ce n’est qu’en respectant la dignité des personnes migrantes – durant tout leur parcours migratoire – qu’elles pourront s’épanouir et faire partie intégrante de la société » explique Elise Kervyn, chargée de plaidoyer.

      Certains migrants ne voient également pas leurs besoins fondamentaux remplis. En raison de certaines politiques et pratiques, il est plus difficile pour les migrants que les natifs de vivre en famille, d’avoir un logement de qualité et abordable et un travail où leurs droits sont respectés autant que ceux des natifs. Les causes sont diverses : obstacles administratifs, absence de réseaux, discriminations sur base ethnique, etc.
      Une ligne de conduite à adopter

      Avant que la migration ne voie son potentiel valorisé, les migrants doivent jouir de conditions de vie dignes. Cette nécessité ne répond pas uniquement à un impératif d’ordre moral. Les personnes contraintes de lutter quotidiennement pour satisfaire leurs besoins fondamentaux ne peuvent guère, au-delà, valoriser leurs compétences et connaissances et en faire bénéficier la société. Nos recommandations répondent à ces préoccupations majeures et à l’objectif de construire une société plus juste et plus solidaire. En voici les principales :

      Élargir les voies d’entrée sûres et légales
      Garantir un accueil de qualité aux demandeurs et bénéficiaires de protection internationale
      Protéger les droits fondamentaux de tous les migrants
      Concevoir et mettre en œuvre des politiques visant une meilleure insertion des migrants
      Lutter contre la discrimination et la xénophobie
      Soutenir la contribution des migrants envers les pays d’origine

      Une place pour toutes et tous

      Ce rapport insiste donc sur les besoins et la dépendance de la Belgique vis-à-vis de la migration. Caritas International est toutefois convaincue que la solidarité que nous devons manifester aux personnes migrantes ne doit en aucun cas être tributaire de leur niveau de contribution. Nous croyons en effet que tous et toutes, des personnes hautement qualifiées aux moins qualifiées, peuvent être des acteurs de développement si la société leur donne les moyens et la chance d’y parvenir.

      https://www.caritasinternational.be/fr/urgence-et-developpement/la-migration-contribue-au-developpement

      Pour télécharger le rapport sur la Belgique :


      https://www.caritasinternational.be/wp-content/uploads/2019/05/Rapport_Penser_Maison_Commune.pdf?x34636

    • Et pour l’#Allemagne...
      Gemeinsam Heimat sein

      Studie zum Zusammenhang zwischen Migration und Entwicklung am Beispiel Deutschlands hier herunterladen.
      Migration und Entwicklung sind zwei Begriffe, die populärer nicht sein könnten. Dass es eine Beziehung zwischen den beiden Prozessen gibt, ist inzwischen ein gängiges Thema in der Diskussion unter Forschern, Politikern und Praktikern. Dennoch ist es recht schwierig nachzuvollziehen, wie sie sich gegenseitig beeinflussen.

      Dem Landes-Caritasverband Bayern ist es, im Rahmen des EU-Projekts MIND, gelungen einen wissenschaftlichen Beitrag zu dieser Thematik zu leisten. Gemeinsam mit Dr. Annett Fleischer, Caritas Europa und Global Migration Policy Associates, ist die Publikation „Das gemeinsame Zuhause“ in der Edition Common Home für Deutschland entstanden. Anhand der Quellen und durch eine Vielzahl an Interviews mit Praktikerinnen und Praktikern aus diesen Bereichen, will die Studie eine Grundlage schaffen, um das öffentliche Verständnis für den Zusammenhang zwischen universeller nachhaltiger Entwicklung und Migration in Deutschland und in ausgewählten Entwicklungsländern zu verbessern. Des Weiteren werden deutsche Beiträge zur Entwicklungszusammenarbeit und das verstärkte Engagement von Regierungsbehörden aller Ebenen, zivilgesellschaftlichen Organisationen (CSOs), Einzelpersonen und anderen Akteuren bei der Bewältigung von Ursachen und Faktoren der Migration erläutert. Und schließlich rückt sie Migranten und Flüchtlinge als wichtige Entwicklungsakteure in den Vordergrund. Dabei geht es nicht nur um Zahlen, Daten und Fakten, sondern auch welche Hürden, Chancen und Möglichkeiten sich Migranten in Deutschland stellen müssen. Die Publikation schließt mit Empfehlungen, um Themen mit Migrationsbezug zukünftig erfolgreich zu gestalten:

      Diskriminierung und Fremdenfeindlichkeit verhindern!

      Gewährleistung des Schutzes aller Migranten und Flüchtlinge durch die Menschenrechte.

      Anwendung und Durchsetzung des Arbeitsrechts, der Normen für menschenwürdige Arbeit sowie des Arbeits- und Gesundheitsschutzes für alle Migranten.

      Ersetzung des negativen Diskurses durch eine zutreffende und positive Erzählung über Migration.

      Ausbau sicherer und legaler Wege der Migration.

      Verstärktes Engagement der Städte und lokalen Akteure bei der Integration.

      Stärkung und Ermöglichung der Teilnahme von Migranten und Flüchtlingen in der lokalen Gemeinschaft und Städten sowie am politischen Dialog.

      Bewältigung der Fluchtursachen.

      Verbesserung der Datenerhebung und Wissensbestände zur Stärkung des Zusammenhangs zwischen Migration und Entwicklung.

      Stärkung des deutschen Engagements für die regionale, nationale und ganzheitliche menschliche Entwicklung im Ausland.

      Neben der deutschen Veröffentlichung werden auch die MIND Partnerländer (Österreich, Belgien, Bulgarien, Tschechien, Italien, Holland, Portugal, Slowakei Slowenien und Schweden) eine Publikation in der Edition Common Home veröffentlichen. Das Gelingen dieses Projekts ist ein gutes Beispiel für europäische Zusammenarbeit. Im Rahmen des MIND-Projekts hoffen wir, dass wir durch die europäischen Publikationen und den verschiedenen landesspezifischen Facetten wichtige Akzente zu den zukunftsweisenden Themen Migration und Entwicklung setzen können.


      https://www.caritas-bayern.de/beitraege/common-home-2019/1443490

      Pour télécharger le rapport en anglais :
      https://www.caritas-bayern.de/cms/contents/caritas-bayern.de/medien/dokumente/building-the-common/building_the_common_home_englisch.pdf?d=a

    • Interlinks between migration and development

      The EU and its Member States have reshaped their external policies, including development cooperation, to place more focus on migration-related issues. Widely used in this context, political rhetoric on ’addressing root causes of migration’ has been questioned by academics as creating unrealistic expectations. Indeed, a positive correlation between migration and narrowly understood economic development persists until countries reach middle-income country level. However,several key drivers of migration are related to discrepancies in levels of human development. Demographic pressures, youth unemployment, job opportunities in the country of destination, the growth of migrant networks and the desire to reunite families, all play roles in migration. A complex interaction between aid and migration also exists, which is far from a simple one-way causality. In general, poverty alleviation, the primary objective of development aid, tends to enhance rather than deter the realisation of the aspiration to migrate, in the short- and medium-term, by increasinghousehold incomes. A more global approach to cooperation with third countries, such as the EU’s already well-established assistance focusing on good governance, infrastructure, rural development and strengthening resilience, as well as going beyond development assistance to include trade and investment, appears promising in terms of deterring migration. On the other hand, studies confirm that international migration is an important path for development: remittances constitute a tool forpoverty reduction, while diaspora skills and networks provide resources for economic and social progress. Nevertheless, EU policy integrating development aid as an instrument for curbing irregular migration is criticised by development stakeholders as undermining aid effectiveness, principles, and risks diverting aid from the most needy and indirectly prompting human rights violations. To avoid such outcomes, a contextual analysis must be the basis for identifying genuine synergies to be reinforced between development and migration management.

      http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2019/630351/EPRS_BRI(2019)630351_EN.pdf
      #migration-development_nexus

    • What is home ?

      MIND ist ein Projekt, das von der Europäischen Kommission für drei Jahre finanziert wird. Es wird umgesetzt von zwölf Caritas-Organisationen in elf EU-Mitgliedsstaaten, nämlich Österreich, Bayern, Bulgarien, in der Tschechischen Republik, den Niederlanden, Belgien, Italien, Portugal, der Slowakei, Slowenien und Schweden. Außerdem wirkt Caritas Europa als Dachorganisation mit. Wir möchten gemeinsam mit unseren Partnern mehr Aufmerksamkeit auf Prozesse in der Entwicklungszusammenarbeit und das Wissen um nachhaltige Entwicklung lenken. Die europaweite Webseite ist unter https://www.whatishome.eu zu finden.


      https://www.caritas.at/aktuell/kampagne/mind

      https://www.youtube.com/watch?v=SuKPn0lFwBY

      #home #chez_soi #maison

  • #branding and the #brain: the #neuroscience behind consumer decision making
    https://hackernoon.com/branding-and-the-brain-the-neuroscience-behind-consumer-decision-making-

    Why performance #marketing isn’t enoughI recently spoke to a really smart group of performance marketers about the importance of brand marketing. This was a very analytical group, so I decided to attempt to reduce the fluffy reputation of brand marketing by talking about neuroscience and how the brain works when it comes to decision making.I started by showing the group a slide with the following logo pairings on them. As we went through each pairing one by one, I asked them to choose one, and I’d like you to do this too. Quickly. Don’t think about why, just choose one for each.(No more comments on this for now — we’ll come back to this later)Rational choice theory tells us that consumers are rational agents who make choices after considering all the available information, costs, benefits and (...)

    #brand-strategy

  • The Brainwashing Behind Turning Visitors Into Users
    https://hackernoon.com/the-brainwashing-behind-turning-visitors-into-users-db7e0ff165c?source=r

    Before you can change the world, before your company can IPO, before getting millions of loyal users to wonder how they ever lived without your service, people need to onboard through an effective user onboarding process. Building the on-ramp to using your product is critical in every industry, but few more so than in the ADD world of web and mobile apps. Distractions are everywhere, vying for user mindshare and threatening to pull them off the road to using your products like the donut shops and strip clubs at a trucker’s rest stop.However, done correctly, the user onboarding process can be the first step in creating strong user habits. Products that create repeat behaviors tend to follow a consistent design pattern of a trigger, action, reward, and investment (see: Hook Model). This (...)

    #marketing #visitors-into-users #brainwashing-user #startup #tech

  • #Loi_Blanquer : Ce que la #confiance veut dire...

    « L’#école_de_la_confiance » c’est le slogan préféré de JM Blanquer , celui qui a été utilisé pour justifier sa politique tout au long de ses 18 mois de présence au ministère de l’éducation nationale. C’est encore le nom de son projet de loi sur l’école qui devrait bientôt arriver devant le Parlement. La confiance c’est, selon le Larousse, « le sentiment de quelqu’un qui se fie entièrement à quelqu’un d’autre, à quelque chose ». Mais le projet de loi de JM Blanquer redéfinit le terme et sa portée. Il éclaire du coup le véritable projet du ministre. L’école de la confiance c’est celle de la mise au pas des enseignants.

    L’article 1 de la loi Blanquer

    L’école de la confiance a déjà pris de sérieux coups depuis le phénomène #pasdevagues. Les enseignants ont largement témoigné de l’absence de confiance de l’institution à leur égard. Un sentiment bien rendu en retour. On croyait d’ailleurs le slogan enterré mais le ministre n’a pas hésité à l’utiliser à nouveau, juste avant que les lycéens apportent à leur tour un net démenti...

    Le projet de loi « pour une école de la confiance » commence par un premier article qui porte sur « l’engagement de la communauté éducative ». Comme d’autres articles de ce texte, il cache bien son jeu.

    L’article 1 du projet de loi demande d’insérer un article L. 111-3-1 dans le Code de l’éducation ainsi rédigé : « Art. L. 111-3-1 - Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. Ce lien implique également le respect des élèves et de leur famille à l’égard de l’institution scolaire et de l’ensemble de ses personnels. »

    Un mot pour révoquer facilement

    Apparemment c’est une simple déclaration philosophique dont on peut se demander ce qu’elle fait dans un projet de loi. Mais l’étude d’impact du projet de loi, un document obligatoire fourni par le ministère aux députés, éclaire singulièrement ce que JM BLanquer appelle la confiance.

    « Le Gouvernement souhaite inscrire, dans la loi, la nécessaire protection de ce lien de confiance qui doit unir les personnels du service public de l’éducation aux élèves et à leurs familles. Compte tenu de son importance, il serait en effet déraisonnable de s’en tenir à une simple consécration jurisprudentielle », explique l’étude d’impact.

    « Les dispositions de la présente mesure pourront ainsi être invoquées, comme dans la décision du Conseil d’Etat du 18 juillet 2018 précédemment mentionnée, dans le cadre d’affaires disciplinaires concernant des personnels de l’éducation nationale s’étant rendus coupables de faits portant atteinte à la réputation du service public ».

    L’arrêt en question avait annulé la décision d’une cour administrative d’appel qui était revenue sur une décision de révocation d’un enseignant. Il s’agissait d’un professeur de Montceau-les -Mines coupable et condamné avec sursis pour agressions sexuelles sur mineurs de quinze ans. Pour chasser cet enseignant du métier , le Conseil d’Etat a argué de « l’exigence d’exemplarité et d’irréprochabilité qui incombe aux enseignants dans leurs relations avec des mineurs, y compris en dehors du service » et de l’importance de l’atteinte portée « à la réputation du service public de l’éducation nationale ainsi qu’au lien de confiance qui doit unir les enfants et leurs parents aux enseignants du service ».

    Faire taire les profs sur les réseaux sociaux

    Exploitant cette affaire très particulière, le projet de loi Blanquer exploite cet arrêt dans un tout autre domaine. Il ne s’agit plus de délinquant sexuel condamné mais de n’importe quel prof. Il ne s’agit plus de la violation perverse de la relation pédagogique mais du lien d’obéissance au ministre. En s’appuyant sur cet article et cette évocation de la confiance, le ministre veut pouvoir sanctionner ce qu’il n’arrive pas à punir actuellement.

    L’étude d’impact donne des exemples. « Il en ira par exemple ainsi lorsque des personnels de la communauté éducative chercheront à dénigrer auprès du public par des propos gravement mensongers ou diffamatoires leurs collègues et de manière générale l’institution scolaire. Ces dispositions pourront également être utilement invoquées par l’administration dans les cas de violences contre les personnels de la communauté éducative ou d’atteintes au droit au respect de leur vie privée, notamment par le biais de publications sur des réseaux sociaux ».

    La confiance c’est la soumission

    Ainsi toute critique portée par un enseignant sur l’institution pourrait être légalement sanctionnée par une #révocation. Ce que poursuit le ministre c’est la généralisation du #devoir_de_réserve qui concerne aujourd’hui les seuls cadres du système éducatif ou des cas bien particuliers. Les violences tout comme la diffamation sont déjà punis par la loi. Le devoir de réserve peut être invoqué pour des enseignants qui feraient campagne contre l’institution (et non contre un responsable politique). Or la liberté de parole des enseignants est nécessaire à l’exercice du métier. Ils doivent éthiquement privilégier l’intérêt de l’élève avant celui de l’institution. Ils doivent pouvoir exercer librement un droit de critique sur le fonctionnement de l’institution. Celle-ci d’ailleurs le leur demande quand il s’agit des programmes par exemple.

    On mesure le glissement que permettrait le passage de cet article. JM Blanquer inscrit cet article pour permettre une systématisation des #sanctions et faire en sorte que les #enseignants se taisent, notamment sur les réseaux sociaux, dernier espace de #liberté.

    Cet article autoritaire, qui ferait des enseignants une catégorie spéciale de sous-fonctionnaires, montre à quel point le mot confiance est un piège. Si, pour Orwell, « la liberté c’est l’esclavage », pour l’auteur de ce projet de loi, la confiance c’est la #soumission.

    François Jarraud


    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/12/12122018Article636801966942543096.aspx
    #censure #éducation #France #réseaux_sociaux #école

    • Il y aura donc l’#école_de_la_confiance , autrement dit de la défiance envers les enseignants.

      Pour ce qui est des élèves, il y aura le #SNU, le #service_national_universel pour la soit disant cohésion sociale.
      Le Service National de la main d’oeuvre gratuite, entre autres.
      Expérimentation en 2019 dans la Creuse.

      A terme, seront concernés :

      Pas mal d’informations sur https://www.campuslille.com/index.php/entry/service-national-universel-snu

    • https://dijoncter.info/?un-fonctionnaire-ca-ferme-sa-gueule-ou-ca-demissionne-828

      Imaginons qu’un professeur soit amené avec sa collègue enseignant l’allemand, à encadrer une sortie d’élèves, pour étudier au cinéma le film intitulé" Le jeune Karl Marx" ; très vite, il serait amené à évoquer la liberté d’expression, censée être garantie constitutionnellement : l’œuvre s’ouvre en effet sur cette scène insolite où le philosophe et économiste est interpellé par la police d’État alors qu’il se trouve en plein comité de rédaction, le seul crime qu’il est censé avoir commis étant d’avoir participé à un journal contestataire. Cela provoquait l’ire du roi de Prusse.
      Un an plus tard, en 2019, la réalité rejoint la fiction : ce même enseignant prend connaissance de la convocation de Sophie Carrouge pour crime de lèse-majesté (une tribune somme toute inoffensive à l’encontre du président-mandaté du moment). Il apprend aussi - dans les mêmes jours, d’ailleurs - que son ministère a prévu de nouvelles mesures statutaires lui imposant un bâillon à lui ainsi qu’aux milliers d’autres enseignants, sous couvert de renforcement de leur « devoir de réserve » . Sommes nous dans une république bananière ? Dans la Tunisie de Ben Ali ? Non, en France en 2019, où il apparaît légitime de remettre en cause, en toute décontraction, des droits constitutionnels, au nom d’un contrat de travail avec le meilleur des employeurs : l’État.
      Le voilà, par la force de décrets ministériels, dans une situation de sujétion accrue qu’on déguisera au mieux en loyauté à l’égard de la République, au pire en ce qu’on nommera, ce qui ne manque pas de sel ni d’ironie, une « école de la confiance ». (c’est le nom du projet de loi comportant le bâillon en question).
      Pour peu qu’il se rende au Panthéon avec ses élèves, devra-t-il encore rendre hommage à Voltaire ou à quelque autre incitateur de révoltes, qui se sont illustrés contre des institutions vermoulues à l’autoritarisme grossier ? Devrait-on souhaiter, que l’enseignant, comme n’importe quel militaire ou gendarme soumis à sa hiérarchie, soit coopté et jugés honorable que s’il est un fonctionnaire inféodé à tel ou tel gouvernement de passage ? Celui du moment perd chaque jour davantage en crédibilité et légitimité (pour ne rien dire de sa cote de séduction, en chute libre), se crispant toujours davantage sur ses pouvoirs régaliens ; où en est-il, en cherchant à faire taire le moindre professeur de province rédigeant quelques lignes sur un site à la fréquentation confidentielle ? Se met-il sérieusement en tête de traquer quelque « ennemi intérieur » ? Le porte-parole du gouvernement de passage, affolé - et opportuniste - va même jusqu’à qualifier les mouvements de résistance actuels d’ entreprises « factieuses ».

      La liste des « factieux »

      Sont ainsi stigmatisés tous les opposants à la verticalité problématique de la cinquième république désirée par De Gaulle, s’imposant toujours à nous alors qu’elle n’a de cesse de démontrer les excès de l’exécutif : elle à chaque fois chaque fois instrumentalisée par le roitelet du moment (pour cinq ans), lequel est relayé par le moindre de ses petits clones locaux dans chaque institution, chacun se faisant alors une gloire d’être la courroie de transmission de l’insanité d’en haut.
      Seront alors décrétés « Factieux » tous ceux qui osent prendre la parole ou agir hors de la mise-au -pas de la mise « en marche » : ceux qui viennent au secours des sans-papiers, les citoyens qui s’engagent dans une contestation actives, ceux qui alertent l’opinion publique des démolitions programmées des services publics par les réformes qu’on fait passer à coups de matraques, ceux qui remettent en question la dégradation systématique et organisée des services publics (organisée par ceux qui veulent les démanteler pour mieux les vendre aux copains et coquins du privé), et même désormais ceux qui défendent leurs propres élèves contre les algorithmes aveugles ou les matraques sus-citées.
      « Factieux », ceux qui s’indignent de l’annulation de l’ISF, ou du fait qu’on leur tire dessus à bout-portant avec des flash-balls, sans sommation.
      « Factieux » tous ceux qui méprisent la start-up nation et la considèrent aussi has been que Giscard.
      « Factieux » tous ceux qui défendent le véritable esprit républicain et démocratique, qui ne se limitera certes pas à un malheureux vote de barrage dont certains se sont fendus pour éviter Le Pen. Ceux qui réclament des référendums d’initiative populaire, voire une constituante, pour une sixième République : « Factieux. »
      Cela commence à en faire beaucoup, de factieux, beaucoup de citoyens qui prennent encore la parole. Il va falloir recruter encore davantage au ministère de l’intérieur, à défaut d’augmenter le nombre de professeurs, lesquels auraient l’heur d’enseigner la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui consacre la liberté d’expression comme un droit imprescriptible, l’article 11 dispose : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi". Les enseignants doivent-ils être traités tels des parias de la République au point qu’ils devraient s’acquitter d’une allégeance absolue à tel chef temporaire de l’exécutif et ses divers valets-exécutants zélés dans tels obscurs bureaux ? Entendu que le devoir de réserve en classe favorise l’auto-détermination de l’élève, sans la biaiser ou la fausser, est-ce à dire que le citoyen qu’est d’abord le professeur, doit désormais s’interdire toute prise de position sociale, éthique, syndicale ou politique hors de ses heures de cours ? Les intimidations feutrées prononcées à l’encontre de Sophie Carrouge doivent alerter tous les citoyens.

      La liberté de la fermer

      Le libéralisme économique cherchant à tout s’assujettir – jusqu’aux institutions de la République, même le temps de mandats – est tout de même bien tenté de s’accommoder , ce qu’il fait du reste de plus en plus, d’une dérive autoritaire, de moins en moins temporaire– l’état d’urgence théorisé par le nazi Carl Schmitt pouvant à l’occasion être fort utile pour faire taire toutes les voix discordantes. Mais bien plus retorses qu’une censure par trop directe, les propensions à susciter de l’auto-censure s’imposent discrètement, par les divers raffinements de l’intimidation, les assignations administratives, le recours à toutes les chaînes de commandement ou à toute autre injonction symbolique ; le tout s’autorisant à peu de frais de grands noms ronflants : on ose évoquer « la démocratie » (même si on l’a rabougrie au seul rite masochiste du vote), tout en évoquant bien entendu la nécessité de l’ « ordre » et de la « sécurité » - - ce qui ne manque pas de s’accorder, sans trop de peine, de fait, avec un discours échevelé sur les libertés civiques, notamment celle d’expression - elle pourra à l’occasion permettre de prendre la défense des « journalistes » de BFM.
      De toute manière, Michel Foucault le relevait déjà dans un texte ironisant à l’encontre de ceux qui ne détectent pas les subtilités prises par les formes de contrôle modernes : « il faut se faire une représentation bien inversée du pouvoir pour croire que nous parlent de liberté toutes ces voix qui, depuis tant de temps, dans notre civilisation, ressassent la formidable injonction d’avoir à dire ce qu’on est, ce qu’on a fait, ce dont on se souvient et ce qu’on a oublié, ce qu’on cache et ce qui se cache, ce à quoi on ne pense pas et ce qu’on pense ne pas penser. Immense ouvrage auquel l’Occident a plié des générations pour produire ‑ pendant que d’au­tres formes de travail assuraient l’accumulation du capi­tal – l’assujettissement des hommes ».
      L’accumulation du capital, lui, en effet, se porte bien. Par contre, la question de savoir si nous pouvons encore nous exprimer librement se pose de nouveau avec acuité, à l’heure où des agents de l’État voient leurs droits constitutionnels mis en danger par leurs tutelles administratives et managériales. Nous sommes bel et bien à l’époque du fichage des manifestants, des arrestations préventives sans fondement juridique, de la violence physique opposée aux lycéens contestataires qui prendraient un peu conscience de ce qui les attend, et de l’utilisation des leviers institutionnels pour procéder à des intimidations à l’encontre de tout citoyen un tant soit peu engagé.
      Il semblerait que la seule liberté d’expression qui soit alors concédée consisterait à laisser des avis sur Tripadvisor ou tel ou tel produit chez Amazon ; et encore, peut-être cela devra-t-il fait sous pseudo ? Que de tristes sires se livrent par ailleurs à des insultes racistes ou à d’autres tombereaux d’immondices fascisantes sur le net - cela semble par contre largement toléré, bien davantage, du moins, que les manifestations citoyennes récentes qui ont le heur de tancer le statu quo néo-libéral. Il sera loisible de les faire passer pour des ennemis internes du pacte républicain- - comme si ceux qui entraient en insurrection contre la véritable république française n’étaient pas tous ceux qui se cachent derrière leurs fonctions administratives ou leurs insignes pour se mettre au service de l’oligarchie démantelant les services publics de ce pays. Qu’une clique arguant de son mandat pour procurer des cadeaux fiscaux trouve en effet dans son sillage tout un ensemble d’opportunistes n’est pas si étonnant ; que ceux-ci profitent à ce point de l’aubaine pour renforcer encore la dérive managériale hiérarchique autrefois constatée chez France Télécom et La Poste, cela suscite d’abord notre étonnement, puis tout simplement notre mépris. Nous retournons enseigner Voltaire, Marx et Beaumarchais à nos élèves, en essayant de ne pas mourir de honte à la place de tous ceux qui n’en éprouvent plus depuis longtemps (de la honte).

    • #Loi_sur_l’école : les débats se déportent un peu plus sur la droite

      L’examen du projet de loi « pour une #école_de_la_confiance », porté par le ministre de l’éducation nationale, a débuté le 11 février. La tonalité conservatrice des débats sur l’#uniforme, le #drapeau ou la restriction de la #liberté_d’expression des enseignants est manifeste.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/120219/loi-sur-l-ecole-les-debats-se-deportent-un-peu-plus-sur-la-droite?onglet=f

  • Crise au sein du projet européen sur le cerveau coordonné par l’EPFL Lucia Sillig/oang - 21 Aout 2018 - RTS

    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9789362-crise-au-sein-du-projet-europeen-sur-le-cerveau-coordonne-par-l-epfl.htm

    Le directeur exécutif du Human Brain Project, le vaste projet européen de recherche sur le cerveau, démissionne. La décision de Chris Ebell est liée à des divergences de point de vue avec l’EPFL.
    Le scientifique avait été nommé à la tête du Human Brain Project (HBP) en 2015, après une précédente crise de gouvernance au sein de ce projet visant à simuler le cerveau humain par ordinateur et doté d’un milliard d’euros sur dix ans. Sa démission a été annoncée via un communiqué de quelques lignes sur le site du HBP. https://www.humanbrainproject.eu/en/follow-hbp/news/information-concerning-the-human-brain-projects-coordination-offic

    Chris Ebell et l’EPFL disent se séparer d’un commun accord, à la suite d’un changement de leadership universitaire - vraisemblablement le changement de direction à la tête de l’EPFL - et compte tenu de divergences d’opinion sur la gouvernance et sur les orientations stratégiques du projet.

    L’intérim sera assuré par l’actuel vice-directeur Christian Fauteux. L’EPFL se refuse à tout commentaire supplémentaire.

    De précédentes turbulences
    Gigantesque projet de recherche scientifique, le Human Brain Project réunit une centaine d’universités, avec l’EPFL comme institution de coordination. Il a déjà vécu diverses turbulences avec notamment le déménagement d’une grosse partie du projet de Lausanne à Genève en 2014. Son installation sur le Campus Biotech avait fait grincer quelques dents.

    La même année, des centaines de scientifiques avaient signé une lettre ouverte pour dénoncer une structure trop compliquée, trop centralisée et pas assez transparente. Ils reprochaient aussi à la direction de trop se concentrer sur le volet informatique et de négliger les neurosciences.

    Après un processus de médiation, le comité directeur de trois personnes avait été dissous. Il avait été remplacé par un conseil de 22 personnes, dirigé par Chris Ebell.

    Intérêt scientifique incertain
    Sur le plan purement scientifique, il est encore difficile de dire aujourd’hui si HBP tient ses promesses. Les intérêts en jeu sont nombreux et les avis très tranchés. Une partie de la communauté scientifique estime que c’est un gros soufflé qui va finir par retomber, tandis que d’autres y croient dur comme fer.

    Pour l’instant, les chercheurs ont réussi à simuler une partie du cerveau d’un rat - un échantillon de 30’000 neurones. Or c’est un cerveau humain, avec ses 87 milliards de neurones, qu’ils ambitionnent de mettre en boîte d’ici à 2024. Le pari est immense.

    #Human_Brain_Project #cerveau #recherche #neurosciences #brain #transhumanisme #intelligence_artificielle

  • « 1984 » ne fait plus peur aux jeunes Marie-Michèle Sioui - 17 décembre 2016 - Le Devoir
    Un monde #postorwellien
    https://www.ledevoir.com/societe/education/487335/orwell-en-2016-des-jeunes-qui-boudent-georges-orwell

    Notre époque semble parfois donner vie aux prévisions cauchemardesques du roman d’anticipation #1984 de #George_Orwell. Dans ce bilan de fin d’année, voyons comment la guerre devient la paix, la liberté un esclavage, et l’ignorance une force politique majeure. Autant de menaces (#Big_Brother vous regarde !) auxquelles plusieurs jeunes ne semblent plus croire.

    Pour la première fois en 20 ans, cette année, l’enseignant au secondaire Jocelyn Lapointe a retiré l’ouvrage 1984 de sa liste de #lectures obligatoires.

    Parce que l’an dernier, le prof d’anglais de cinquième secondaire a fait face à une petite insurrection.

    Quiconque serait passé dans sa classe au fil du temps, quiconque y aurait observé les affiches des élèves sur le thème de l’allégorie de la caverne aurait pu croire que

    Jocelyn Lapointe compose très bien avec un peu de rébellion.

    Dans ses cours, il enseigne d’ailleurs à ses élèves que l’école a deux fonctions. « Et la deuxième fonction, ils ne la trouvent pas drôle », raconte l’enseignant de 57 ans autour d’un café partagé avec Le Devoir. « Je leur dis : l’école est là pour t’instruire, mais elle est surtout là pour fabriquer l’#obéissance. Pour que tu sois un bon travailleur, que tu n’arrives pas en retard, que tu respectes l’autorité. »

    Aux jeunes ébahis en classe, il fournit des exemples. « Pourquoi, quand la cloche sonne sur l’heure du midi, vous salivez ? Pourquoi, quand la cloche sonne, vous vous levez ? »

    Jocelyn Lapointe, avec ses 25 années d’expérience d’enseignement, admet pourtant avoir aujourd’hui « un peu baissé les bras ». À l’école privée Mont-Saint-Sacrement, à Saint-Gabriel-de-Valcartier, il avait l’habitude d’enseigner l’anglais et la philosophie, une option qu’il a créée dans une autre école de Québec, en 1994.

    Tous les ans, sans interruption, il obtenait assez d’inscriptions pour former un groupe (ou deux), qui discuterait avec lui de Sénèque ou de Platon et du livre VII de La République. Pas cette année. Huit élèves seulement ont choisi l’option philosophie, et elle a donc été annulée.

    Confortables dans l’ombre

    Dans ses cours d’anglais, ses élèves ont protesté l’an dernier. Protesté pour maintenir l’ordre établi.

    Ils lui ont fait comprendre qu’ils se satisfont pleinement de ce qu’ils ont, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils savent. Ils lui ont dit que les « ombres » de la caverne de Platon leur suffisent. Qu’ils ont trouvé un certain confort dans le fond de l’antre. L’an dernier, ils ont été 50, sur un total de 175 élèves, à refuser de lire 1984, de George Orwell. L’acte de contestation était sans précédent.

    En 1995, quand il a commencé à enseigner l’ouvrage, Jocelyn Lapointe évoquait les banques, les dépanneurs, ces « deux ou trois endroits » dans lesquels la #surveillance était continue. En 20 ans, une douzaine de caméras de sécurité se sont installées à l’intérieur de son école. Les cellulaires, puis les iPad ont fait leur entrée dans les classes. Les exemples d’une société orwellienne ont semblé s’accumuler.

    Mais dans son cours, l’an dernier, ses élèves en ont eu assez, relate Jocelyn Lapointe. « Ils ont dit : “On est tannés de se faire dire qu’on est surveillés tout le temps. On n’en a rien à foutre. Et si on est heureux comme ça, nous autres ?” »

    Devant la question, l’enseignant s’est senti désarmé. « Tu as beau expliquer la double ignorance, expliquer qu’à partir du moment où tu penses que tu sais tout, parce que tu as accès à tout avec Internet, tu ne cherches plus », avance-t-il, les élèves sont « convaincus » que leurs #désirs, ils les ont choisis.

    L’argumentaire, donc, n’a rien donné. Dans la tête du prof, un constat a émergé : « le dispositif, le processus, le programme fonctionnent ».

    L’école n’est pas un lieu pour apprendre « ça » , lui ont dit ses élèves, en évoquant 1984. « On va à l’école pour avoir une bonne job », ont-ils déclaré.

    Dans sa classe, les pourcentages ont commencé à mener une lutte contre la réflexion. « Ils savent que ça leur prend 80 % pour être admis à tel endroit. Et ils sont attentifs à ça : le chiffre, le chiffre », s’inquiète l’enseignant.

    Mais il n’abandonne pas pour autant. Il a présenté une courte entrée de blogue au sujet de 1984 à ses élèves il y a quelques semaines, et ils ont manifesté l’envie d’explorer l’oeuvre. Au pire, s’il doit faire sans Orwell, Jocelyn Lapointe enseignera Salinger (Catcher in the Rye) ou Bradbury (Fahrenheit 451). Et puis, il attendra la rébellion.

    George Orwell, « 1984 »
    Ils ne se révolteront que lorsqu’ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu’après s’être révoltés

    • Surtout, lire :
      « 1984 » à l’indicatif présent Frédérick Lavoie - 2 juin 2018 - Le Devoir
      https://seenthis.net/messages/699696

      La ré écriture de Georges Orwell a été faite pat galimard.

      Traductions comparées
      . . . . .
      Le slogan
      1949  : War is peace. Freedom is slavery. Ignorance is strength.
      1950  : La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force.
      2018  : Guerre est paix. Liberté est servitude. Ignorance est puissance.

      La mentopolice
      1949  : How often, or on what system, the Thought Police plugged in on any individual wire was guesswork.
      1950  : Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir.
      2018  : À quelle fréquence et selon quel système la Mentopolice se branche sur un individu donné relève de la spéculation.

      Le néoparler
      1949  : “You haven’t a real appreciation of Newspeak, Winston”, he said almost sadly. “Even when you write it you’re still thinking in Oldspeak.”
      1950  : — Vous n’appréciez pas réellement le novlangue, Winston, dit-il presque tristement. Même quand vous écrivez, vous pensez en ancilangue.
      2018  : — Tu n’apprécies pas le néoparler à sa juste valeur, commente-t-il avec un air de tristesse. Même quand tu écris, tu continues à penser en obsoparler.

    • #brain_police

      https://en.wikipedia.org/wiki/Who_Are_the_Brain_Police%3F

      “Who Are the Brain Police?” is a Frank Zappa song, performed by The Mothers of Invention, released on the Mothers’ debut album, Freak Out!. It was released by Verve Records as a single in 1966. Zappa stated that the song was one of religious theme.[1]

      Zappa wrote about the song on the Freak Out! liner notes: “At five o’clock in the morning someone kept singing this in my mind and made me write it down. I will admit to being frightened when I finally played it out loud and sang the words.”[2]

      In a 1988 interview, Zappa added:

      A lot of people police their own brains. They’re like citizen soldiers, so to speak. I’ve seen people who will willingly arrest, try and punish their own brains. Now that’s really sad. That’s vigilante brain policism. It’s not even official, it’s like self-imposed. ... It’s hard to pin it down to one central agency when you realize that so many people are willing to do it to themselves. I mean, the people who want to become amateur brain police, their numbers grow every day – people who say to themselves, ’I couldn’t possibly consider that’, and then spank themselves for even getting that far. So, you don’t even need to blame it on a central brain police agency. You’ve got plenty of people who willingly subject themselves to this self-mutilation.[3]

      https://www.youtube.com/watch?v=DuABc9ZNtrA

    • Je veux remercier mon prof de français au lycée, Mr Brunshweig qui en 3em nous a mis sur la voie de la critique et du rêve avec l’étude du Meilleur des Mondes d’Huxley, de 1984, ou de Johnatan Livingston Le Goëland. Plus tard, j’ai eu aussi la chance d’avoir des cours de philo avec un prof qui nous emmenait voir Brecht au théatre pour en discuter longuement ensuite.
      A l’époque, je ne me rendais pas compte combien ces enseignements furent de formidables appels d’air.

    • Tu as certainement fréquenté une école moins « ancienne » que moi @touti. Les lectures que tu mentionnes, je les ai découvertes grâce à mes ami·es du lycée ou de la fac et non les profs. Tes études dateraient-elles des années 80 ou 90 ? Hélas, depuis le ministère d’un certain Claude Allègre (celui qui voulait dégraisser le mammouth) à l’éducation nationale en 2000, tout est allé de mal en pis.

    • Je ne sais pas #sombre, c’était, au propre et au figuré la fin des années 70 :)
      Il n’y avait alors pas de portable, au collège certain·es lisaient libé, je portais une longue veste en cuir rapé trouvée aux puces, un pantalon rouge gribouillé des signes politiques que j’apprenais, après L’Argent de poche Georges Desmouceaux était devenu ado, on fumait dans la cour en discutant de tout et surtout de rien. On sautait la grille quand on voulait sécher les cours sans que personne n’y trouve trop à redire. / et j’ai eu mon bac très jeune /
      #le_bon_temps

  • Desperate Journeys - January 2017 to March 2018

    This report provides a brief overview of trends of movements by refugees and migrants to and through Europe in 2017, highlights some of the key protection challenges associated with these desperate journeys and concludes with recommendations.


    https://data2.unhcr.org/en/documents/details/63039#_ga=2.246974724.1463149891.1525755211-788464473.1525755211
    #rapport #asile #migrations #réfugiés #chiffres #statistiques #EU #Europe #UE #2017

    • Viaggi Disperati: nel rapporto dell’UNHCR una panoramica del cambiamento nei flussi misti verso l’Europa

      Nonostante sia diminuito il numero di rifugiati e migranti che lo scorso anno sono entrati in Europa, i pericoli che molti affrontano durante il viaggio sono in alcuni casi aumentati, secondo un nuovo rapporto pubblicato dall’Alto Commissariato delle Nazioni Unite per i Rifugiati (UNHCR), che illustra il cambiamento dei modelli dei flussi.

      Il rapporto Viaggi Disperati rileva come gli arrivi via mare in ​​Italia, provenienti principalmente dalla Libia, siano drasticamente diminuiti dal luglio 2017. Questa tendenza è continuata nei primi tre mesi del 2018, con un calo del 74% rispetto allo scorso anno.

      Il viaggio verso l’Italia si è dimostrato sempre più pericoloso: nei primi tre mesi del 2018 il tasso di mortalità tra coloro che partono dalla Libia è salito a 1 decesso ogni 14 persone, rispetto a 1 decesso ogni 29 persone nello stesso periodo del 2017.

      Negli ultimi mesi si è inoltre registrato un deterioramento molto preoccupante della salute dei nuovi arrivati ​​dalla Libia: un numero crescente di persone infatti sbarca in precarie condizioni di salute, mostrando segni di estrema debolezza e magrezza.

      Mentre il numero complessivo di traversate del Mediterraneo è rimasto molto al di sotto dei livelli del 2016, il rapporto dell’UNHCR rileva anche un aumento degli arrivi in ​​Spagna e in Grecia nell’ultima parte del 2017.

      Lo scorso anno, la Spagna ha registrato un aumento del 101% rispetto al 2016, con 28.000 nuovi arrivi. I primi mesi del 2018 mostrano una tendenza simile, con un incremento degli arrivi del 13% rispetto allo scorso anno. A detenere il primato dei flussi migratori sono marocchini e algerini, ma i siriani rimangono il gruppo più numeroso che attraversa le frontiere terrestri della Spagna.

      In Grecia, il numero totale di arrivi via mare è diminuito rispetto al 2016; tuttavia si è registrato un aumento del 33% tra maggio e dicembre di quest’anno con 24.600 arrivi rispetto ai 18.300 nello stesso periodo del 2016. La maggior parte proveniva da Siria, Iraq e Afghanistan, compreso un elevato numero di famiglie con bambini. I richiedenti asilo sbarcati in Grecia hanno affrontato lunghi periodi di permanenza sulle isole greche in condizioni drammatiche e di sovraffollamento.

      A causa delle maggiori restrizioni imposte in Ungheria, molti rifugiati e migranti ricorrono a rotte alternative per spostarsi all’interno dell’Europa. Ad esempio, alcuni entrano in Romania dalla Serbia, mentre altri partono dalla Grecia e attraversano l’Albania, il Montenegro e la Bosnia-Erzegovina per arrivare in Croazia.

      “Per rifugiati e migranti viaggiare verso l’Europa e al suo interno continua a essere molto pericoloso,” ha riferito Pascale Moreau, Direttrice dell’Ufficio per l’Europa dell’UNHCR. Si stima che oltre 3.100 persone abbiano perso la vita in mare l’anno scorso lungo le rotte verso l’Europa, rispetto alle 5.100 del 2016. Altre 501 persone sono morte o risultano disperse dall’inizio del 2018.

      Oltre ai decessi in mare, nel 2017 ci sono state almeno altre 75 persone lungo le rotte terrestri che hanno perso la vita alle frontiere esterne dell’Europa o durante il viaggio in Europa, insieme a continue e preoccupanti segnalazioni di respingimenti.

      “L’accesso al territorio e a procedure di asilo rapide, eque ed efficienti per chi cerca protezione internazionale sono fondamentali. Gestire le frontiere e garantire protezione ai rifugiati in conformità agli obblighi internazionali degli Stati non si escludono a vicenda né sono incompatibili,” ha dichiarato Moreau.

      Il rapporto dell’UNHCR sottolinea anche gli abusi e le estorsioni subite da rifugiati e migranti per mano di trafficanti, contrabbandieri o gruppi armati lungo varie rotte verso l’Europa.

      Le donne, soprattutto quelle che viaggiano da sole, e i minori non accompagnati rimangono particolarmente esposti al rischio di violenza sessuale e di genere lungo le rotte verso l’Europa e in alcune località all’interno dell’Europa.

      Nel 2017, oltre 17.000 minori non accompagnati sono entrati in Europa. La maggior parte è arrivata via mare in Italia, dove il 13% di tutti gli arrivi è costituito da bambini che viaggiano da soli, una tendenza simile al 2016.

      Il rapporto dell’UNHCR mostra tuttavia alcuni progressi positivi nel numero di persone reinsediate in Europa lo scorso anno, con un aumento del 54% dal 2016. La maggior parte di questi 26.400 rifugiati erano di nazionalità siriana (84%) e sono stati reinsediati dalla Turchia, dal Libano e dalla Giordania. Tra i Paesi europei, il Regno Unito, la Svezia e la Germania hanno accolto il maggior numero di rifugiati attraverso il programma del reinsediamento.

      Un altro sviluppo positivo si è registrato alla fine dello scorso anno, quando l’UNHCR ha iniziato a favorire l’evacuazione dei rifugiati vulnerabili dalla Libia al Niger e dalla Libia verso l’Italia.

      “Le operazioni di evacuazione dalla Libia e le maggiori opportunità di reinsediamento che abbiamo visto l’anno scorso sono ottime notizie. Restano ancora seri ostacoli che limitano l’accesso a percorsi sicuri e legali, incluso il ricongiungimento familiare, per le persone bisognose di protezione internazionale e chiediamo pertanto più solidarietà,” ha dichiarato Pascale Moreau.

      Il rapporto fornisce infine raccomandazioni supplementari in merito alla necessità di rafforzare la solidarietà tra gli Stati in Europa e con i Paesi di primo asilo e di transito, per migliorare la qualità dell’accoglienza, specialmente nel caso di minori non accompagnati e separati e persone sopravvissute a violenza sessuale e di genere, e per garantire una migliore protezione dei bambini.

      https://www.unhcr.it/news/viaggi-disperati-nel-rapporto-dellunhcr-panoramica-del-cambiamento-nei-flussi-
      #mixed_migration #santé #femmes #réinstallation

      Sur la #mortalité en #Méditerranée:

      nei primi tre mesi del 2018 il tasso di mortalità tra coloro che partono dalla Libia è salito a 1 decesso ogni 14 persone, rispetto a 1 decesso ogni 29 persone nello stesso periodo del 2017.

      Si stima che oltre 3.100 persone abbiano perso la vita in mare l’anno scorso lungo le rotte verso l’Europa, rispetto alle 5.100 del 2016. Altre 501 persone sono morte o risultano disperse dall’inizio del 2018.

      #mourir_aux_frontières #morts #décès

      Sur les #MNA, #mineurs_non_accompagnés:

      Nel 2017, oltre 17.000 minori non accompagnati sono entrati in Europa. La maggior parte è arrivata via mare in Italia, dove il 13% di tutti gli arrivi è costituito da bambini che viaggiano da soli, una tendenza simile al 2016.

  • Video Games and The Motivational #brain
    https://hackernoon.com/video-games-and-the-motivational-brain-f7497f60e985?source=rss----3a8144

    Nir’s Note: This guest post is by Dr. Marc Lewis, who studies the psychology and #neuroscience of #addiction. After years of active research, Marc now talks, writes, and blogs about the science and experience of addiction and how people outgrow it. Visit his website here.You’ve just obliterated the last seven or eight zombies. It was a narrow escape and you’re flushed with satisfaction. But you didn’t see that horrendous creep, weaping sores and oozing pus, because he was hidden behind the dustbin in the shadow of a bombed out building. You get slimed, you’re dead. Or worse than dead. So you touch the “play again” bar at the bottom of the screen. Now you start further ahead than last time. You know you’re going to meet the slime-master again. Soon. Be prepared.Or you’ve crossed the desert and (...)

    #videogames #gaming

  • Press Announcements > FDA authorizes marketing of first blood test to aid in the evaluation of concussion in adults
    https://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm596531.htm

    The #Brain_Trauma_Indicator works by measuring levels of proteins, known as UCH-L1 and GFAP, that are released from the brain into blood and measured within 12 hours of head injury. Levels of these blood proteins after mTBI/concussion can help predict which patients may have intracranial lesions visible by CT scan and which won’t. Being able to predict if patients have a low probability of intracranial lesions can help health care professionals in their management of patients and the decision to perform a CT scan. Test results can be available within 3 to 4 hours.

    The FDA evaluated data from a multi-center, prospective clinical study of 1,947 individual blood samples from adults with suspected mTBI/concussion and reviewed the product’s performance by comparing mTBI/concussion blood tests results with CT scan results. The Brain Trauma Indicator was able to predict the presence of intracranial lesions on a CT scan 97.5 percent of the time and those who did not have intracranial lesions on a CT scan 99.6 percent of the time. These findings indicate that the test can reliably predict the absence of intracranial lesions and that health care professionals can incorporate this tool into the standard of care for patients to rule out the need for a CT scan in at least one-third of patients who are suspected of having mTBI.

    #traumatisme_cérébral #commotion

  • A Deadly Brain-Invading Worm Is Disturbingly Widespread in Florida
    http://gizmodo.com/a-deadly-brain-invading-worm-is-disturbingly-widespread-1796514141

    Another way to limit the spread of this disease, as this study suggests, is to put the brakes on global warming. Given the current state of affairs in Washington, it’s probably more practical to steer clear of snails and keep washing our hands.

    #climat #parasitoses

    • The new research is adding credence to the idea that climate change might be playing a role in the subtropical worm’s range expansion.

      #angiostrongylose

      à part ça, en ce qui concerne l’invasion fulgurante des #brain_eating worms

      Angiostrongylose — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Angiostrongylose

      L’évolution se fait presque toujours vers la guérison sans séquelles en quelques semaines, mais la maladie peut néanmoins entraîner la mort par complications neurologiques dans de rares cas.

      Il n’y a pas de traitement spécifique.

      Et d’ailleurs, dans l’article lui-même…

      The Florida scientists say more than 2,800 cases of human infections have been documented worldwide, but the actual number is likely higher because the disease is often undetected or misdiagnosed.

    • Publication originale :

      Geographic distribution of Angiostrongylus cantonensis in wild rats (Rattus rattus) and terrestrial snails in Florida, USA
      Heather D. Stockdale Walden, John D. Slapcinsky, Shannon Roff, Jorge Mendieta Calle, Zakia Diaz Goodwin, Jere Stern, Rachel Corlett, Julia Conway, Antoinette McIntosh
      PLoS ONE 12:e0177910, le 18 mai 2017
      https://doi.org/10.1371/journal.pone.0177910

      The ability for this historically subtropical nematode to thrive in a more temperate climate is alarming, however as the climate changes and average temperatures rise, gastropod distributions will probably expand, leading to the spread of this parasite in more temperate areas.

      Rats are ubiquitous; however, as the climate changes and average temperatures rise, the geographic distributions of gastropod hosts, specifically non-native species, will no doubt expand and lead to the spread of A. cantonensis into areas with a historically more temperate climate. A model developed by Lv el al. [47] supports this idea and suggests the predicted expansion of Pomacea canaliculata, an invasive fresh water snail and important intermediate host of A. cantonensis, in an increasingly warmer climate will drive the expansion of the endemic area of A. cantonensis in China.

      The ability for this historically subtropical nematode to maintain itself in hosts in a more temperate climate is alarming and veterinarians and physicians should consider angiostrongyliasis when patients present with unspecified neurological signs.

      Ajouter aux compilations :
      https://seenthis.net/messages/524060
      https://seenthis.net/messages/499739

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      #réchauffement_climatique #dérèglement_climatique
      #science

    • Struggling UK universities warn staff of possible job cuts

      Deteriorating balance sheets and political uncertainty blamed for redundancy threats.

      Universities are warning staff to prepare for redundancies in the new year as a result of deteriorating balance sheets and lowered forecasts for student recruitment, coupled with the uncertainty of Brexit and sudden shifts in government policy.

      In recent days more than half a dozen universities have told staff there could be job cuts in 2019, including members of the research-intensive Russell Group such as Cardiff University, while others are privately bracing for cuts later in the year.

      Universities are in the midst of reporting their financial results for 2017-18 and are monitoring student applications coming in for next year. Several have been alarmed by the projections they are seeing before a 15 January deadline for undergraduates.

      Insiders say universities are more likely to cut staff because of a number of other threats in the next 12 months, including the potential effect on international students of a no-deal Brexit, as well as cuts to tuition fees in England as a result of a review of funding ordered by Theresa May that will report early next year.

      “Knee-jerk cuts to staff will harm universities’ ability to deliver high-quality teaching and research and provide the support students need. Staff are already overstretched and asking those who remain to do even more is not a sustainable strategy,” said Matt Waddup, head of policy for the University and College Union (UCU).

      “Students repeatedly say they want greater investment in their staff as a top priority, yet the proportion of expenditure spent on staff has fallen. Cutting staff will send out entirely the wrong signal to potential students. Axing educators is obscene at any time, let alone during the current uncertainty when we need our universities firing on all cylinders.”
      Guardian Today: the headlines, the analysis, the debate - sent direct to you
      Read more

      Among the group of universities that have gone public, the University of Reading told staff in an email on Monday evening that a voluntary redundancy scheme was being drawn up and would open in January.

      “I want to emphasise that voluntary redundancies are only one tool available to us,” wrote Prof Robert Van de Noort, the acting vice-chancellor, suggesting that staff should consider early retirement, reduced hours or changes to contracts to help to avoid compulsory redundancies.

      Reading’s accounts, published a few days ago, reveal that the university made a £20m loss for the financial year, including a £27m loss on its subsidiary in Malaysia. Reading’s balance sheet was brought into the black only by £36m of pension “remeasurements”.

      Van de Noort told staff: “There is no doubt that the year ahead will be difficult at times, but I am confident that as a university community we can address these difficulties and remain a leader in teaching and research in the UK and globally.”

      Despite Reading’s deficit, the previous vice-chancellor, Sir David Bell, saw his total pay rise by £10,000 to £329,000. Bell announced his departure this year and is now vice-chancellor of the University of Sunderland.

      At Cardiff, the vice-chancellor, Colin Riordan, has also written to staff telling them they will be offered voluntary redundancy from January. The university has said compulsory staff cuts “cannot be ruled out”.

      In a joint statement the Cardiff University branches of the Unite, Unison and UCU unions said: “We are astonished that Cardiff University staff are facing their third voluntary severance scheme in six years, and we are very worried that the vice-chancellor still refuses to rule out further compulsory redundancies.”

      At the University of Gloucestershire, based in Cheltenham, unions say they have been advised of more than 100 job cuts and other redundancies as a result of what the university called a “rebalancing” in challenging conditions.

      “There is a demographic fall in the number of 18-year-olds in the population, which is affecting demand for higher education, the level of tuition fees universities are permitted to charge home undergraduate students is capped by the government, and there is increasing competition for recruitment,” the university said.

      “At the same time, we are facing large increases in some of our costs, particularly external increases in what we are required to spend on staff pensions. The combined effect of these factors is that, in common with many other universities, our costs are rising faster than our income. That is not a situation we can allow to continue.”

      In Scotland, union members at Queen Margaret University in Musselburgh begin voting on Wednesday on strike action over the possibility of 40 job cuts – about 10% of its staff – although the university says it hopes to meet the number through voluntary redundancies.

      Other universities considering redundancies include Birkbeck, University of London and Bangor University in Wales.

      The university financial reporting season also reveals that some universities continue to thrive. The University of Oxford said its income topped £1.5bn for the first time in 2017-18, with an overall surplus of £150m.

      Oxford’s investments grew by £286m, which was £68m more than the previous year, while the Oxford University Press contributed a further £205m.

      The financial statements suggest the public controversy over vice-chancellors’ high rates of pay has had some effect, with many leading universities showing little or no growth in pay for their leaders.

      At the University of Manchester, where revenue topped £1bn for the first time, the total earnings of the vice-chancellor, Nancy Rothwell, fell from £306,000 to £276,000 owing to lower pension contributions.

      https://www.theguardian.com/education/2018/dec/11/struggling-uk-universities-warn-staff-of-possible-job-cuts

    • Bitter sweet citizenship: how European families in the UK cope with Brexit

      About 80,000 EU nationals have applied for British citizenship since the UK voted to leave the European Union. The decision has rarely been easy. On the contrary, it has often been perceived as “forced” or as an attempt to “take back control” of life amid the Brexit uncertainty, a new research has revealed.

      The contrasting feelings were highlighted in a study by “EU families and Eurochildren in Brexiting Britain”, a project by the University of Birmingham in cooperation with civil rights group the3million, Migrant Voice, and immigration barrister Colin Yeo.

      Researchers interviewed 103 families in the UK in which at least one of the partners is a non-British EU national. They wanted to understand how Brexit is impacting the decisions they make about their legal status.

      The study shows that while many are applying for naturalization, many more are still uncertain and “considering their options.” Better off and educated EU nationals from Western European countries are the most resistant to the idea of becoming British citizens as a solution to Brexit. This is especially true for Germans, “who feel like they somehow betray the European ideal in doing so,” says the report.

      Others, particularly from Eastern Europe, take a more pragmatic approach. Those who apply often do it to protect their children. But instead of being seen as “the culmination of a path to integration”, naturalisation often generates “feelings of un-belonging and of disintegration”.

      Lead author Nando Sigona, deputy director of the Institute of Research into Superdiversity at the University of Birmingham, discusses the research findings with Europe Street News.

      Why a research on families rather than individuals?

      We focused on families in which at least one of the partners is a non-British EU national because Brexit has legal implications for their rights and social implications for their choices. We wanted to explore the dilemmas these families face. For example, in a mix family ‘going back home’ is a complex issue: if you are a Polish-German couple who has met in the UK and speak English as main language, where is home? Probably in the UK.

      We also thought about their children, the next generation. Even pro-migration groups have been very utilitarian in their approach to European migrants. They say they are needed because they work hard, they are young and they contribute to the economy. I personally hate this narrative because I do not like to have a price tag on my head. And for children the situation is even more complicated: they are not productive, they use schools and services, and yet they are in the UK as legitimate residents. According to Migration Observatory, there are more than 900,000 children of EU parents (Ireland excluded) in the UK. How will British society look like in 20 or 30 years, when these children will be adult? What will be the impact of the way they have been treated? These are the questions we wanted to examine.

      Is this why the project refers to ‘Eurochildren’?

      Yes, but let’s not forget that in these families there are British nationals too. We could have called the project “British families with European heritage” and probably we would have got more attention from politicians who have a responsibility towards their citizens, those they do not treat as “others”.

      We usually refer to the 3.8 million EU nationals in the UK, according to the latest Eurostat data. But, as you say, many of them have British partners and children. How many people are really impacted by Brexit?

      It is almost impossible to know because of the way official data are collected. In case of dual nationality, the Office for National Statistics prioritises the British one so people disappear from the statistics on EU nationals. Our research also looked at the census data of the past 40 years, with children of earlier migrants now registered as British. The legacy of EU’s free movement in the UK is much larger that what people think.

      This means that no one knows how many people might or might not be protected by the withdrawal agreement – if there is one – or by the “settled status” scheme.

      The situation is so complicated. Within the same family different members may have different rights. The problem with European families is also that, when they moved to the UK, this was not part of the deal. Their legal status was not something they had to worry about. The government is now ignoring or underestimating this situation by imposing a retroactive bureaucratic monstrosity like the “settled status”. The risk is that many will be left out. The only solution would be to turn the process into a registration rather than an application, and to leave it open. Some people will be inevitably left out, but at least they won’t become unlawful.

      Based on your interviews, what has changed for these families since the Brexit vote?

      Most people feel unsettled because they failed to see Brexit coming. They did not think a majority would vote against the EU and they were not prepared for it. Secondly, they feel forced to consider their options and to make important decisions such as applying for British citizenship or leaving. The configuration of the family, for example whether or not the partners are from the same EU country, can make a difference for their opportunities. There is also a sense of being forced to define themselves. Previously mix families could reconcile their identities under a European umbrella, but Brexit is changing that. However, it is important to acknowledge that people have different feelings about the situation and to not monopolise their voices.

      Are the responses you received uniform across the UK?

      There are places where people feel more secure. London feels safer, respondents said, as a majority voted to stay in the EU, the environment does not feel hostile and there are long standing EU communities. In Scotland, the positive narrative coming from the government helped too. In contrast, people in areas with a strong leave vote felt very isolated. Outside big cities, where immigration is a fairly new phenomenon, Polish and Eastern Europeans in particular did not have established communities and social networks to support them in this hostile transition.

      Many of the people we interviewed were reflecting on neighbours and family members who voted for Brexit. It felt very personal. We heard of families avoiding Christmas meals and, in the most tragic situations, splitting up because the additional tension brought by Brexit pushed them beyond the tipping point. We have also seen tensions between parents and children, for example children asking parents not to speak their mother tongue in public or parents not speaking with their children in the native language because they do not feel safe. The Home Office and migration policies do not consider the reverberations within families of big geopolitical shifts.

      What is the approach of these families to naturalisation?

      Part of our respondents showed a lot of resistance to naturalisation. Especially those with higher social stardards do not want to be forced into it. Some who never felt the urge to become British eventually applied. Among the people who did so, there were often feelings of anger and frustration but this was seen as a strategy to secure the future of children, a sort of parental duty.

      A number of people said they have lost trust in the British government, they are sceptical about the settled status and they think naturalization is the safest option. Others want to retain the right to move freely in and out of the country: becoming British for them does not necessarily mean wanting to stay but keeping all options open for themselves and their children. A minority also said they want to be able to vote. But there are large groups who are not applying. Some cannot because their countries do not allow dual citizenship. The cost attached to the process is also a factor. There are strict eligibility criteria and the test is not easy. Citizenship is not a right: it is something you have to earn, pay for and deserve.

      What do you think of Michael Gove’s proposal to grant citizenship for free to EU nationals, if he becomes the leader of the Conservative Party and Prime Minister?

      Great, but I’d feel uncomfortable if this applies only to Europeans. Fees are unfair for everyone and the government makes a large profit from them. Fees should be cut and the process simplified in general, especially for children. It would guarantee their future status and it would be good for the country.

      Are there groups of EU nationals applying more than others?

      Central and Eastern Europeans started to apply for British citizenship early, before the EU referendum. They were already victim of the hostile environment and they felt negatively targeted by populist media, so they tried to secure their rights earlier on. Free movement is also fairly recent for them [the country joined the EU in 2004].

      For French, Spanish, Italian and German nationals there has been a 250-300% increase in applications since the referendum, but this is mostly because few were applying before June 2016. Before the Brexit vote they felt their position in Britain was fully secured.

      Who is not applying?

      There are people who cannot apply because they do not have regular jobs, they are from minorities, for example the Roma, they struggle with the procedure or cannot afford it. We heard of parents who had to prioritize which one of their children could apply for naturalisation, as they could not afford to pay for all. There were people at the margins before Brexit and they will be even more so when they will lose the protections of EU law.

      How do children feel about these changes?

      It depends on the age. Children up to 3 years old are usually shielded by their parents. The 5-6 years old are aware that something is going on and ask questions. Teenagers are aware and sometimes join the conversation, for example participating in demonstrations. Maybe they are more conflicted about family decisions. But kids are the ones normalising the situation trying to be like others.

      Is the European identity of these families at risk?

      Not necessarily. For the first time in Britain we see large numbers of European flags. In a sense, the European identity has become a topic of conversation. For many British citizens and policy makers the EU has only just been an economic project, but now it is a political one and this can further develop. The European heritage is not going to disappear. If anything, some of the people we interviewed started teaching their language to the kids or sending them to language schools. What is clear is that the EU is a topic we will have to confront for years to come. The issue of belonging will have repercussions that can go in many directions, depending on how things will settle. One of the challenges of this research is precisely that it is happening while event are unfolding.

      https://europestreet.news/bitter-sweet-citizenship-how-european-families-in-the-uk-cope-with-br

  • U.S. Support for Saudi Arabia Tough to Explain for Top State Department Official
    http://www.newsweek.com/state-department-official-struggle-us-support-saudi-arabia-618327

    Stuart Jones, who was appointed as U.S. Ambassador to Iraq by former President Barack Obama in 2014 before assuming the title of assistant secretary of state for near eastern affairs in January, took a long, silent pause after an Agence France-Presse reporter asked the official how President Donald Trump could criticize Iran’s democracy, while standing next to Saudi Arabian officials. Saudi Arabia is an absolute monarchy, where every position of power is appointed by either the king or other members of the Al Saud royal family from which the nation derives its name. Trump recently visited Saudi Arabia, a close ally of the U.S., and took the opportunity to deeply criticize the two nations’ mutual foe, Iran, and its commitment to democracy weeks after it held its presidential election.

  • Question on Saudi democracy gives State Dept pause
    http://www.al-monitor.com/pulse/afp/2017/05/us-diplomacy-saudi-media-politics-vote.html

    Long silence éloquent de la diplomatie US quand on l’interroge sur la démocratie saoudienne...

    <iframe src='https://seenthis.net/http://PressTV.com/Default/Embed/523717" width="580" height="326" frameborder="0"></iframe>

    Jones is a respected career diplomat and former US ambassador to both Iraq and Jordan who has been thrust into the limelight as the administration has been slo w to fill more senior posts.

    He accompanied Trump and Secretary of State Rex Tillerson to Saudi Arabia and Israel last week and took to the State Department podium to brief reporters on their achievements.

    His account of success in building ties with Saudi and other Muslim and Arab leaders matched the later White House briefing in substance, if not in Spicer’s hyperbolic language.

    But when an AFP reporter asked him whether the United States believes that democratic governance could help limit the spread of extremism, he fell silent.

    • À la fin (15 minutes 50) :
      https://www.youtube.com/watch?v=wYMcYCxWJ64&start=951

      La transcription officielle ne reproduit pas le silence gênant (alors je l’ai ajouté), mais permet de constater à quel point le type ne répond pas à la question…

      Briefing on the President’s Trip to the Middle East
      https://www.state.gov/r/pa/prs/ps/2017/05/271445.htm

      QUESTION: Thank you. While you were over there, the Secretary criticized the conduct of the Iranian elections and Iran’s record on democracy. He did so standing next to Saudi officials. How do you characterize Saudi Arabia’s commitment to democracy, and does the administration believe that democracy is a buffer or a barrier against extremism?

      <awkward moment>

      MR JONES: I think what we’d say is that at this meeting we were able to make significant progress with Saudi and GCC partners in both making a strong statement against extremism and also – and also putting in place certain measures through this GCC mechanism where we can combat extremism.

      Clearly, one source of extremism, one terrorism threat, is coming from Iran, and that’s coming from a part of the Iranian apparatus that is not at all responsive to its electorate.

  • AI Predicts Autism From Infant Brain Scans

    Scientists of the University of North Carolina have developed an algorithm which can diagnose autism in babies between 6 and 12 months old. Through brain scans it appears the algorithm’s prediction is right about 81% of the time.

    http://spectrum.ieee.org/the-human-os/biomedical/imaging/ai-predicts-autism-from-infant-brain-scans

    #AI #IA #artificial_intelligence #intelligence_artificielle
    #deep_learning
    #autism
    #brain

  • “Brainbelt” cities | Panethos
    https://panethos.wordpress.com/2016/05/31/brainbelt-cities
    h

    the book identifies and concentrates on those Rustbelt cities in the North America and Europe that have become emerging hotspots of innovation. The book provides in-depth details on cities like Albany, New York; Akron, Ohio; Eindhoven, Netherlands; Dresden, Germany; and Malmo-Lund, Sweden; but also identifies many more (see list below).

    #brainbelt_cities #urban_matters

  • Brain Cartography: Modern-Day Explorers Are Mapping the Wiring of the Human Mind

    The Human Connectome Project (HCP) is an international consortium with more than 100 scientists, who aim to map out the wiring of the human brain, as well as produce a map of the cerebral cortex. They do this using diffusion magnetic resonance imaging (DMRI) to track the various neural communications pathways through the white matter of the brain (the part that contains the axons, which transports the information, as opposed to the grey part which contains the cell bodies which are doing the processing of the information).

    Thus far they have finished acquiring information and are now analysing the data, hoping to learn which aspects of the brain circuitry are heritable and which are changed by experience.

    http://europe.newsweek.com/brain-mapping-human-connectome-project-brainprint-neuroscience-4521

    Van Essen calls himself a “brain cartographer” and compares the brain to the Earth: The planet’s surface, with its many geographic rumples and folds (known to us as valleys and mountains), is analogous to the wrinkles of the brain. While these geographical features are significant, the need-to-know information “is the political subdivisions and social organization—what we think of as states and countries—that are created by the organization and communications amongst the billions of people on the planet,” he says. Similarly, when it comes to understanding how the human mind works, what matters more than the location of the almost 100 billion neurons in the brain is how they are wired and communicate. The connectome Van Essen seeks is essentially a wiring diagram of the brain.

    A book by Sebatian Seung about the connectome can be found here:
    http://connectomethebook.com
    “Connectome: How the Brain’s Wiring Makes Us Who We Are”

    Voir aussi : http://seenthis.net/messages/215114

    David Van Essen
    Mathew Glasser

    #HCP #Human Connectome Project
    #brain #mind

  • Your Brain Has A “Delete” Button—Here’s How To Use It | Fast Company | Business + Innovation
    https://www.fastcompany.com/3059634/your-most-productive-self/your-brain-has-a-delete-button-heres-how-to-use-it

    you actually have some control over what your brain decides to delete while you sleep. It’s the synaptic connections you don’t use that get marked for recycling. The ones you do use are the ones that get watered and oxygenated. So be mindful of what you’re thinking about.

    #thinking #brain #mind