• Les Natoufiens fabriquaient de la bière il y a 13 000 ans (avant l’arrivée de l’agriculture).

    Les premières preuves archéologiques de brassage de la bière à base de céréales avant même l’arrivée de l’agriculture proviennent des Natoufiens, des populations semi-sédentaires, vivant en Méditerranée orientale entre le Paléolithique et le Néolithique, après la dernière période glaciaire. Les Natoufians de la grotte de Raqefet ont collecté des plantes disponibles localement, stocké des graines maltées et fabriqué de la bière dans le cadre de leurs rituels.

    « (...) avec la production de bière, les vestiges de la grotte Raqefet offrent une image très vivante et colorée des modes de vie natoufiens, de leurs capacités technologiques et de leurs inventions. »

    (...) Les résultats indiquent que les Natoufiens ont exploité au moins sept types de plantes associés aux mortiers, notamment du blé ou de l’orge, de l’avoine, des légumineuses et des fibres libériennes (y compris le lin). Ils ont emballé des aliments végétaux dans des contenants en fibre et les ont stockés dans des mortiers à blocs. Ils ont utilisé des mortiers de roche-mère pour piler et cuire des aliments végétaux, et pour brasser de la bière à base de blé / orge, probablement servis dans des fêtes rituelles il y a 13 000 ans.

    Les modèles d’usure et d’assemblage microbotanique suggèrent que deux des trois mortiers à blocs examinés ont été utilisés comme conteneurs de stockage pour les aliments végétaux - y compris les malts de blé et d’orge. Ils étaient probablement recouverts de couvercles, probablement faits de dalles de pierre et d’autres matériaux. Les aliments ont probablement été placés dans des paniers en fibres libériennes pour faciliter leur manipulation. Les puits étroits et profonds peuvent avoir fourni des conditions fraîches convenant au stockage des aliments, en particulier pour la conservation des malts de céréales.

    En combinant les données sur l’usure et les résidus, le troisième mortier étudié a été interprété comme un récipient multifonctionnel destiné à la préparation des aliments, comprenant des aliments végétaux et de la bière à base de blé / orge, probablement avec des légumineuses et d’autres plantes.

    Les preuves de brassage de bière à la grotte de Raqefet, il y a 13 000 ans, constituent un autre exemple des complexes sociaux et rituels du Natouf. Le brassage de la bière peut avoir été, au moins en partie, une motivation sous-jacente à la culture de céréales dans le sud du Levant, confirmant l’hypothèse de la bière proposée par les archéologues il ya plus de 60 ans.

    #Préhistoire #Natoufiens #alcool #Asie #Moyen_Orient
    #Li_Liu #Stanford_University #Danny Rosenberg #University_d'Haifa
    #Hao_Zhao #Université_de_Zhengzhou
    #XXXLIEN4LIENXXX
    #13000BC

    A prehistoric thirst for craft beer
    https://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/a-prehistoric-thirst-for-craft-beer

  • « Les élites se sont progressivement coupées du reste de la population » (Jérôme Fourquet, L’Obs)
    https://www.nouvelobs.com/politique/20180221.OBS2530/les-elites-se-sont-progressivement-coupees-du-reste-de-la-population.html

    De manière plus ou moins consciente et plus ou moins volontaire, les membres de la #classe_supérieure se sont progressivement coupés du reste de la population et ont construit un #entre-soi confortable. Cette classe supérieure évolue socialement, culturellement et idéologiquement de plus en plus en vase clos.
    […]
    Ce recul de la #mixité_sociale est d’abord visible sur le plan géographique, avec une concentration des #CSP+ dans le cœur des métropoles.
    […]
    Cette #ségrégation_géographique et sociale s’accompagne d’une #ségrégation_scolaire renforcée, avec un choix de plus en plus fréquent des catégories favorisées pour l’enseignement privé.
    […]
    Différents travaux de recherche ont par ailleurs mis en évidence une concentration de plus en plus massive des enfants des CSP+ dans les grandes écoles. Le public de ces établissements, où se forme l’#élite de la nation, est devenu sociologiquement complètement homogène […].
    Ce processus est protéiforme. Il est évidemment d’abord le résultat de l’évolution du système économique dans lequel nous vivons. […] Dans le cas de la France, j’explique aussi ce recul de la #mixité par le déclin ou la disparition de certains lieux de #brassage_social autres que l’école. Je pense notamment à la suppression du service national à la fin des années 1990. […] Autre lieu de brassage social qui a été fragilisé : les colonies de vacances.
    […]
    On a souvent tendance à faire de la montée du #communautarisme la principale menace qui pèse sur la cohésion dans notre pays. Je ne minimise évidemment pas cette menace qui est réelle mais je considère que le phénomène de recul de la mixité sociale, s’il est moins « spectaculaire », est tout aussi fondamental.
    Depuis trente ans, les catégories les plus favorisées s’autonomisent du reste de la population. Elles développent des comportements et des réflexes propres à leur milieu et elles se sentent de moins en moins liées par un destin commun au reste de la collectivité nationale. Le premier risque, c’est que leur sentiment de #solidarité s’érode au point de fragiliser notre #modèle_social, avec le développement de techniques d’#optimisation_fiscale pour contourner l’impôt par exemple.
    […]
    Mais cette évolution pose aussi et surtout un problème démocratique. De part leur autonomisation vis-à-vis du reste de la société, les élites sont susceptibles d’avoir de plus en plus de mal à comprendre les classes moyennes et les classes populaires.
    […]
    Le cas du #PS est également très intéressant : à l’image de la société, c’est un endroit où le recul de la mixité sociale a été particulièrement manifeste dans les sections à partir du milieu des années 1980. […] Résultat : alors que la défense des #classes_moyennes et des classes populaires a longtemps été l’ADN du parti, celui-ci s’est peu à peu coupé de cet électorat en reléguant au second plan les thématiques sociales au profit de sujets sociétaux parlant davantage aux CSP+ et aux plus diplômés.

  • Le Musée canadien de l’histoire se transforme en succursale d’Hollywood Le Devoir - Pierre de Montvalon - 26 Février 2018
    http://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/521238/le-musee-canadien-de-l-histoire-se-transforme-en-succursale-d-hollywood

    Le Musée canadien de l’histoire à Gatineau présente jusqu’au 6 avril 2018 une exposition sur DreamWorks Animation, studio d’animation hollywoodien à l’origine des films d’animation Shrek, Kung Fu Panda, Dragons ou Madasgascar.


    Selon la directrice des expositions et du service aux visiteurs, Chantale Amyot, proposer une exposition de la sorte s’inscrit dans l’optique d’attirer une nouvelle clientèle. Or, le Musée canadien de l’histoire est déjà l’institution muséale la plus visitée au Canada, avec 1,7 million de visiteurs pour l’année 2016-2017.

    La mesure de succès du Musée est visiblement l’achalandage : plus une exposition est visitée, plus elle est couronnée de succès. Augmenter le nombre de visiteurs devient alors une fin en soi. Mais à quel coût ?

    D’une part, 1,3 million de dollars ont été déboursés par le Musée pour acquérir l’exposition, conçue par l’Australian Center for the Moving Image, un musée situé à Melbourne, en Australie. Aucune expertise canadienne, aucun savoir canadien n’a été utilisé pour réaliser l’exposition.

    Pire, l’équipe responsable du commissariat au Musée n’a même pas pris la peine de souligner le travail de Dean DeBlois, un illustrateur originaire d’Aylmer, en Outaouais, qui a réalisé le film Dragons pour le studio DreamWorks Animation. Aucun effort n’a été fourni par le Musée pour régionaliser le contenu.

    Comble d’ironie, cette exposition constitue une formidable largesse envers l’entreprise qui possède la marque de commerce exposée. Non content d’offrir une visibilité extraordinaire à la marque de commerce auprès de milliers de familles canadiennes, le Musée canadien de l’histoire paye pour offrir cette visibilité.

    C’est le monde à l’envers : le Musée débourse des fonds pour se faire commanditer par une entreprise, dans ce cas-ci Comcast, conglomérat américain d’entreprises médiatiques et propriétaire du studio d’animation.

    Auparavant, Hot Wheels
    L’exposition est la seconde du genre proposée par le Musée. De septembre 2017 à janvier 2018, le Musée a présenté une exposition sur la marque de jouet Hot Wheels, propriété de l’entreprise américaine Mattel, second fabricant de jouets mondial. Acquise toute faite, l’exposition ne présentait aucun contenu canadien tout en offrant une visibilité considérable à une marque de commerce.

    Au cours de l’exposition, familles et touristes en visite dans la région de la Capitale-Nationale pourront découvrir les étapes de la création des personnages, scénarios et univers des différents films d’animation du studio DreamWorks. Elle met en scène croquis, esquisses, objets et dessins en rapport avec les films d’animation du studio.

    Selon la Loi sur le Musée canadien de l’histoire, le mandat de l’institution muséale fédérale est « d’accroître la connaissance, la compréhension et le degré d’appréciation des Canadiens à l’égard d’événements, d’expériences, de personnes et d’objets qui incarnent l’histoire et l’identité canadiennes, qu’ils ont façonnées, ainsi que de les sensibiliser à l’histoire du monde et aux autres cultures ».

    L’exposition sur DreamWorks Animation n’incarne en rien l’histoire et l’identité canadiennes. Elle sensibilise certainement les visiteurs à l’industrie culturelle de notre voisin du sud. Shrek et Fiona, Alex le lion et Gloria l’hippopotame ou Po le panda incarnent-ils l’histoire et l’identité canadiennes ? Avec des expositions de la sorte, le musée dénature sa raison d’être : partager l’histoire et l’identité du Canada.

    Alors que Patrimoine Canada vient de doter le gouvernement fédéral d’une politique culturelle à l’ensemble du pays, Canada créatif, il est navrant de voir que l’institution culturelle phare de l’histoire et de l’identité canadiennes paye pour mettre en avant DreamWorks Animation et Hot Wheels au détriment des créations culturelles du Canada.

    L’histoire et l’identité canadiennes sont-elles à ce point vides et insipides que nous n’ayons aucune imagination pour présenter des expositions destinées au grand public ? Sommes-nous obligés de nous tourner vers la production culturelle de pays étrangers ? Le Canada possède les talents pour que nous puissions réaliser nous-mêmes des expositions sur des créateurs canadiens.

    Jusqu’à quel point un musée peut-il sacrifier son mandat pour attirer des visiteurs ?

    Cette course folle aux visiteurs vient au détriment de la qualité et de la pertinence des expositions présentées. En accueillant des expositions comme celle-ci, le Musée canadien de l’histoire se tire dans le pied. Les Canadiens méritent mieux.

    #Canada #Quebec #Musée #gaspillage #capitalisme #business #histoire #management #des_grands_projets..._inutiles_ #brassage_de_vent #australie #publicité #Histoire #Identité #exposition #Amis #Copains

  • Comment écrire un bon dossier CNC pour son projet nouveaux médias ?
    http://www.davduf.net/dossier-cnc-nouveauxmedias

    Suite à de nombreuses demandes de conseils en ce qui concerne la rédaction, le contenu, le ton, la longueur de ces fameux dossiers, j’ai donc voulu réunir ici plusieurs choses : une liste des sources de financement existantes une interview avec Anna Charrière, chargée de mission pour le fonds nouveaux médias du CNC une banque de dossiers CNC de projets ayant été soutenu ces dernières années En espérant que toutes ces ressources vous permettent de plus facilement vous lancer dans l’aventure… Bien (...)

    #Veille_techno

    / #Nouvelles_narrations_Financement