• Nawaf Moussaoui, le Hezbollah et les risques de guerre... - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1164779/nawaf-moussaoui-le-hezbollah-et-les-risques-de-guerre.html

    Les informations sur l’intention du commandement du Hezbollah d’exclure le député Nawaf Moussaoui de ses rangs après avoir gelé sa participation au Parlement ont poussé le parti à publier un démenti sur le sujet. Mais la confusion demeure au sujet des propos attribués au député qui auraient entraîné une telle décision de la part du commandement du parti.

    En effet, selon le journaliste palestinien établi à Londres Abdel Bari Atwan, qui avait rapporté des propos attribués au parlementaire « suspendu » Nawaf Moussaoui, ce dernier aurait estimé que la reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne sur le Golan occupé est au final une bonne chose car elle justifie et renforce l’option de la résistance pour la libération des territoires occupés. Selon le journaliste, Nawaf Moussaoui, qui aurait rencontré le secrétaire général du Hezbollah quelques jours avant de tenir ces propos, aurait même été plus loin, annonçant une probable guerre régionale à partir du 3 mai, date de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines contre l’Iran destinées à empêcher ce pays de vendre un seul baril de pétrole hors de ses frontières. Ce qui ne laisserait au commandement iranien d’autre choix que de se lancer dans une guerre dans laquelle le Hezbollah serait impliqué, toujours selon ce qu’a rapporté l’éminent journaliste palestinien. Des informations très graves qui ont suscité la rumeur selon laquelle le commandement du Hezbollah aurait été poussé à exclure Nawaf Moussaoui de ses rangs.Mais le département médias au sein du parti chiite a immédiatement publié un communiqué dans lequel il a, à la fois, démenti la prise de nouvelles sanctions contre le député, tout comme les informations publiées par Abdel Bari Atwan et attribuées à Nawaf Moussaoui. Des sources proches de l’Iran à Beyrouth ont, en outre, estimé que la République islamique n’a aucune intention de déclencher une guerre dans la région ni le 3 mai, ni avant, ni après, précisant que le commandement iranien a déjà pris toutes les mesures nécessaires pour contrer les effets négatifs des sanctions américaines sur l’économie du pays et que, depuis novembre 2018, date de l’entrée en vigueur des nouvelles sanctions qui étaient censées provoquer une déstabilisation interne et pousser des millions d’Iraniens dans les rues pour protester contre le régime, aucun mouvement de protestation notoire n’a été enregistré alors que la situation économique s’est stabilisée.

    Ces démentis successifs visent à montrer que l’Iran et ses alliés dans la région n’ont pas l’intention de provoquer une guerre, même l’administration américaine annonçant, pour sa part, qu’elle est déterminée à porter un coup à l’influence iranienne dans la région, et ce à n’importe quel prix. Les sources proches de l’Iran révèlent ainsi que Téhéran n’a nullement l’intention d’ouvrir de nouvelles hostilités avec l’Arabie saoudite, et encore moins avec les Israéliens et les Américains. Les guerres qui se déroulent actuellement au Yémen et en Syrie sont suffisantes, et il n’est nul besoin d’ouvrir un nouveau front. La décision de déclencher une nouvelle opération militaire est donc entre les mains des Israéliens et des Américains, non des Iraniens et de leurs alliés.

    #liban #bruits_de_bottes

  • Le bruit, un risque majeur pour la santé des Franciliens
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/08/le-bruit-un-risque-majeur-pour-la-sante-des-franciliens_5420770_3244.html

    Cent sept mille sept cent soixante-six. Le chiffre est aussi précis qu’impressionnant. Il correspond au nombre d’années de vie en bonne santé perdues tous les ans en Ile-de-France à cause d’un risque environnemental largement passé sous silence : le bruit.

    C’est l’un des chiffres-chocs d’un rapport alarmant sur « les impacts sanitaires du bruit des transports » dont la publication est prévue samedi 9 février. Il émane de Bruitparif, l’organisme chargé de mesurer les nuisances sonores – comme Airparif surveille la qualité de l’air – dans la région française la plus touchée, du fait de sa densité de population et de son maillage (routes, voies ferrées, aéroports), par le bruit lié aux transports.

    Le Monde a eu accès à ce document inédit, de plus de 130 pages, qui classe le bruit comme « la seconde cause de morbidité derrière la pollution atmosphérique » parmi les facteurs de risque environnemental en milieu urbain. Les conséquences sanitaires dépassent la simple gêne occasionnée. Au-delà des altérations du système auditif, le principal effet correspond aux perturbations du sommeil. Mais vivre dans un environnement bruyant peut aussi favoriser les maladies cardiovasculaires ou provoquer des retards dans les apprentissages.

    #Bruit #Pollution #Environnement

  • Une femme diffuse du Verdi à tue-tête sur sa hi-fi pendant 16 ans et finit en prison
    http://www.lefigaro.fr/musique/2018/08/14/03006-20180814ARTFIG00005-une-femme-diffuse-du-verdi-a-tue-tete-sur-sa-hi-f

    À Štúrovo, petite ville slovaque des bords du Danube, Eva écoutait en boucle, tous les jours de 6 h à 22h, le ténor star Placido Domingo. La police a placé la femme sous les verrous, mettant un terme à ce qui était devenu un véritable problème local et une « attraction touristique ».

    En Slovaquie, à Štúrovo, rue Kossuthová, le rideau tombe et le silence se fait. Pendant 16 ans, Eva N. a diffusé sur les haut-parleurs de sa hi-fi, tous les jours de 6 h à 22 h, du Giuseppe Verdi. D’après les médias locaux, elle aurait passé en boucle un air de La Traviata, chanté par le ténor star Placido Domingo. Une vidéo tournée en amateur de sa maison indique plutôt une prédilection pour Di quella pira, un air de la deuxième scène de l’acte III du Trouvère de Verdi. Quoi qu’il en soit, il semblerait que la musique, aussi bonne soit elle, n’adoucit pas toujours les mœurs. À l’origine de cette curiosité, une bête histoire de voisinage qui a entraîné la colère de toute une ville, donné lieu à de longues batailles juridiques et fini par une arrestation.

    Il y a seize ans, rapportent les médias locaux, l’habitante aurait été fortement incommodée par les aboiements d’un chien voisin. Elle aurait alors mis de la musique à un fort volume pour couvrir le bruit. Depuis, le chien a cessé d’aboyer, mais Eva N. a continué à diffuser le morceau de Verdi. Les raisons profondes de cette vengeance longue de seize ans restent obscures, tout comme cette obsession pour le compositeur italien.

    Sa maison, connue sous le nom d’ « opera house » par les habitants, a une allure ordinaire. Mais les habitants, excédés, ont été tenus à distance pendant des années par les grillages qui l’entourent et les caméras de vidéosurveillance.

    « Toute la rue souffre », explique une voisine épuisée, interrogée par le journal slovaque Sme. Dans une vidéo du journal hongrois Index.hu, une autre habitante explique avec humour : « J’aime Placido Domingo, mais pas comme ça ! »
    Jusqu’à la Cour suprême

    En 2015, la municipalité a tenté de faire taire les enceintes d’Eva N. par le biais d’un arrêté contre le tapage musical. Le silence s’est alors fait pendant deux années. Dans un même temps, la mélomane a contesté l’ordre du maire auprès d’un tribunal, puis auprès de la Cour suprême slovaque. Les deux lui ont donné tort. Eva N. a alors choisi de passer outre et de relancer la musique à plein volume. Dernier acte : au début du mois d’août, la police l’a arrêtée et l’a placée en détention dans l’attente de la décision du juge. Elle risque jusqu’à trois années de prison pour « harcèlement » et « persécution malveillante ».

    Ce cas n’est pas tout à fait isolé. En mars 2017, une Britannique de la banlieue de Birmingham avait passé un morceau d’Ed Sheeran en boucle et fini derrière les barreaux. Mais la triste notoriété de l’habitante de Štúrovo est déjà bien installée : sur Google Maps, sa maison est considérée comme une « attraction touristique ». Il est vrai que le choix musical et la persévérance d’Eva N. marqueront sans doute l’histoire des nuisances sonores.

    #voisinage #bruit

    Je viens de m’offrir « le livre des bizarres »


    ré-offrir car je l’avais perdu. Cette histoire y aurais tout à fait sa place.
    #bizarre

  • L’affaire Benalla gonflée sur Twitter par « la communauté russophile » ? par Lynda Zerouk | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/laffaire-benalla-gonflee-sur-twitter-par-la-communaute-russophile

    Selon une enquête de l’ONG européenne EU Disinfo Lab, l’affaire Benalla a été amplifiée sur Twitter notamment par des « comptes russophiles ». 2 600 comptes « suractifs » auraient tweeté près de 44 % du contenu sur le sujet, avance l’association. Sans jamais préciser s’il s’agit de bots et de compte créés pour l’occasion, l’enquête présente plusieurs limites.

    Les ONG, c’est bon, mangez-en, surtout quand vous avez besoin de faire passer un vrai scandale d’état pour un truc téléguidé par les klingons.

    • On le sait, l’affaire Benalla a fait un carton sur Twitter. Dès les premières révélations du "Monde "sur l’ex-collaborateur du chef de l’Etat, mis en examen pour violence en réunion (notre dossier est à lire ici), on a vu une multiplication de tweets se répandre sur le réseau social. Avec chaque jour une occurrence #Benalla, #affaireBenalla ou encore #Elysée se retrouvant en tête des mots-clés les plus commentés. Un buzz attendu sur un scandale impliquant les plus hautes autorités de l’Etat. Mais un buzz suspect de manipulation, à en croire les analystes de EU Disinfo Lab.

      Cette ONG européenne basée à Bruxelles est spécialisée dans l’étude de phénomènes d’amplification et de désinformation. Elle est actuellement ""financée exclusivement par Twitter à hauteur de 100 000 euros alloués au cours de l’année 2017"". Et compte parmi ses partenaires l’Union européenne, auprès de qui elle envisage de formuler prochainement une demande de financements pour les années à venir.

      Créée en 2017, cette ONG s’est très vite fait connaître dans la presse, en menant notamment un travail visant ""à démystifier plusieurs campagnes de désinformation"", ""comme Emmanuel Macron ""ayant un compte off-shore aux Bahamas""", "et" "plus particulièrement, #MacronLeaks"", comme on peut le lire sur son site.

      Cette fois, Eu Disinfo Lab a mené une enquête à partir de l’API Twitter, une extraction de données accessible au public. Il ressortirait de cette étude que l’affaire Benalla a été amplifiée ""par un gonflage numérique"", comme l’a repris, entre autres, le site de BFMTV.
      BFm

      Que révèle exactement cette enquête ? ""Nous avons été alertés par le volume de tweets en lien avec l’affaire Benalla, c’est ce qui nous a conduits à pousser les investigations", explique à "Arrêt sur Images", Alexandre Alaphilippe, directeur exécutif de l’ONG." D’après nos premiers résultats, 4 millions de tweets au total ont été postés autour de cette affaire, score nettement supérieur à celui du ""#BalanceTonPorc qui a enregistré, lui, 770 000 tweets, pour un même nombre d’auteurs, soit 245 000 comptes actifs dans les deux cas.""

      L’enquête révèle également que 1% des comptes actifs autour de l’affaire Benalla, soit environ 2 600 comptes, sont à l’origine de 44 % des messages postés sur Twitter. Autrement dit, ""ces comptes ont produit 1,7 millions de tweets sur un total de 4 millions qui ont parlé du sujet "", souligne Alaphilippe.
      "La communauté russophile" très active ?

      La capacité de cette proportion d’internautes à produire ""300 tweets par semaine en moyenne"" autour de l’affaire Benalla a interpellé les analystes de Bruxelles. Notons toutefois que ces ces 300 tweets hebdomadaires représentent en moyenne 40 posts par jour. Est-ce forcément une activité anormale ou suspecte ? Cependant, EU Disinfo Lab a cherché à savoir si ces 2 600 comptes frénétiques avaient déjà été repérés dans d’autres opérations de propagation. ""On s’est rendu compte que pour 27 % d’entre eux, il y avait des correspondances avec la communauté russophile"", nous confie le directeur exécutif.

      Qui compose cette communauté russophile et comment a-elle été identifiée par cette ONG ? ""Elle est constituée d’internautes qui ont une sympathie pour RT (Russia Today) ou encore Sputnik, c’est à dire qui ont tendance à tweeter ou retweeter ces deux médias ", "précise Alaphilippe. ""Cela ne veut pas dire qu’ils sont russes," poursuit-il. "Mais qu’il y a des accointances en matière de narratifs avec ces médias"". Si le délégué exécutif semble redoubler de précautions sémantiques pour ne pas qualifier ces comptes de ""pro-russes"", on s’aperçoit que sur son compte Twitter, EU Desinfo Lab France ne s’en prive pas. ""Nos experts notent une corrélation de 27 % avec des comptes pro-russes déjà repérés en France"", exprime clairement l’ONG.

      ProRusse
      Eu disinfo lab accuse les comptes pro-russes
      répartition de l’influence pro russe sur twitter - avril 2017


      Capture d’écran

      Eu Disinfo Lab a pu cartographier ""cet écosystème russophile"" lors d’une enquête menée trois mois avant l’élection présidentielle de 2017. Durant cette période, l’association a analysé l’influence des médias russes sur Twitter, ce qui lui a permis d’identifier les comptes ayant une tendance à propager des contenus de "RT "et "Sputnik". Revenant sur cette enquête, Alaphilippe, emploie cette fois plus volontiers le terme "pro-russe". ""On avait démontré que les narratives pro-russes se propageaient mieux au sein de ce réseau, scindé en trois communautés, l’une autour du candidat à l’élection François Asselineau, un autre autour de Marine Le Pen et la dernière supportait le candidat François Fillon"", détaille-t-il.

      On peut observer sur le visuel ci-dessous la répartition de ""l’influence pro-russe"" en amont de la présidentielle française. ""Nous avions notamment remarqué que la communauté de François Asselineau est la plus isolée et la plus complotiste via les liens qu’elle partage"", analyse le directeur exécutif .

      Les limites de l’enquête

      Reste à savoir à partir de combien de tweets et retweets de "RT" et/ou de "Sputnik", un compte peut être considéré comme diffusant des récits pro-russes. Interrogé sur ce point, Alaphilippe explique que les analystes ""repèrent dans un premier temps les profils qui ont retweeté plus de 10 fois un contenu RT ou Sputnik durant une période de deux mois"". ""Ensuite nous observons les interactions qu’il peut y avoir entre les comptes qui partagent ces contenus", poursuit-il. "Si des utilisateurs n’ont aucun lien avec le réseau, ils sont éliminés, parce que hors communauté.""

      Peut-on avancer pour autant que ces 2600 comptes, parmi lesquels 27 % ont été identifiés ""russophiles"" sont à l’origine d’un ""gonflage numérique"" délibéré ? ""Il y a un phénomène de surreprésentation, il y a donc forcément un gonflage, "répond, catégorique, le directeur exécutif." A titre de comparaison, on est dans une opération encore plus forte que Je suis Charlie." "Or si ces comptes les plus actifs ont produit 1,7 million de tweets sur le sujet sur un total de 4 millions, les 2,3 millions restants devraient alors suffire à mesurer l’incroyable audience qu’a suscité cette affaire. Mais l’enquête se concentre sur les comptes les plus actifs.

      Alors que sait-on exactement de ces 2600 comptes ? Sont-ils apparus récemment ? Y a-t-il parmi eux des comptes-robots ? Si oui, quelle est la proportion ? Autant de questions auxquelles EU Disinfo Lab n’est pas en mesure d’apporter de réponse dans l’immédiat. Une enquête plus approfondie est en cours. ""On se concentre désormais sur ces 2 600 comptes suractifs, pour déterminer pourquoi ils ont été actifs sur ce sujet, quels sont les pics de publication et la part éventuel de bots"", indique Alaphilippe avant de conclure : """ces derniers résultats nous permettront d’établir s’il s’agit d’un gonflage lié à l’affaire, ou plus organisé."" "En réalité, tant que les résultats de cette seconde phase de l’enquête ne sont pas connus, il est difficile de conclure à un"gonflage numérique" tout court." "
      La riposte de RT France

      De son côté, dans la soirée du jeudi 3 août 2018, "RT France" a vivement critiqué l’enquête de EU Disinfo France. ""Décidément, l’influence russe supposée se retrouve partout"", écrit "Russia Today", qui qualifie la méthodologie employée par cette ""ONG pro européenne" "de""subjective"".

      Pour expliquer combien la portée de l’affaire Benalla a dépassé le twittosphère, "RT "revient longuement sur la couverture médiatique de grande ampleur de la presse et des chaînes de télévision françaises qui ont battu des records d’audience. En conclusion, "Russia Today" rappelle également que" ""la page Facebook du "Monde" a """"enregistré une augmentation de 67% de ses interactions sur ses contenus relatifs à l’affaire Benalla. "De là à conclure que ""Le Monde"" alimenterait « l’écosystème russophile »...", ""ironise le média russe. La question d’un ""gonflage numérique"" reste en effet en suspens. Les derniers résultats de l’enquête de Eu Disinfo Lab devraient être connus courant de la semaine prochaine.""

    • "Il y a un phénomène de surreprésentation, il y a donc forcément un gonflage,"répond, catégorique, le directeur exécutif.

      Euh, sérieux ? Si je reformule :
      • 27% (soit 700) des 1% « sur-actifs » (les 2600 qui ont émis 1,7 M de tweets) sont « russophiles », identifiés à l’occasion de la campagne présidentielle française de 2017, parce qu’ils ont RT (retweeté) plus de 10 fois en 2 mois un message RT (Russia Today) ou Sputnik ; au passage, on ne sait pas combien ces 700 représentent de tweets,
      • il y a «  surreprésentation  ». De qui ? des 1,7 M de tweets dans les 4 M (émis par le 1% (2600)) ou des 700 parmi les 2600 ?
      • surreprésentation DONC gonflage
      EUH ?

      Que des gens a priori peu macron-philes retweetent à tour de bras des infos défavorables au héros, ça ne peut qu’être une manipulation ou un complot… Qu’en plus, ils pèchent leurs infos les uns chez les autres, c’est forcément qu’ils forment un réseau, forcément organisé, voire supervisé par le centre occulte pro-Kremlin.

      Vu les éléments dont on dispose, il semblerait qu’on puisse assez facilement reformuler l’ensemble de ce blabla en :
      Aujourd’hui, RIEN !
      ou encore,
      quand des opposants sont dans une #bulle_de_filtres, c’est forcément qu’il y a #complot

      #encore_un_coup_des_Russes

      L’enquête continue sur les 2600…

      PS : le beau graphique, c’est les Russkofs et l’élection présidentielle de 2017…
      Comment ils s’appellent déjà ? ah oui EU Disinfo Lab …
      en français, ça doit être #désinformation.

    • De rien ! C’est quand même assez étonnant à observer, la façon dont ce chercheur représente lui-même ce qu’il prétend dénoncer, à savoir la création de toutes pièces d’un #bruit_médiatique à des fins politiques. Et les médias sont ravis de tomber dans le panneau, tout fascinés qu’ils sont par cette fumeuse application du #big_data aux #réseaux_sociaux et ravis des belles infographies qu’on leur sert clés en main.

    • EU Disinfo Lab sort « l’étude » sur le sujet
      http://disinfo.eu/2018/08/08/08-08-2018-affaire-benalla-les-ressorts-dun-hyperactivisme-sur-twitter

      Rien de nouveau (si ce n’est des graphiques illisibles), c’est surtout la compilation en un seul endroit des différents tweets.

      À aucun moment un travail minimum d’analyse. Seul exemple que je retiendrai (dans le chapitre Analyse (si, si !)) :

      D’un point de vue macroscopique, quelle est la nature de ces comptes ?
      Premièrement, nous pouvons dire, sur base de leur date de création, qu’ils ont été ouverts dans un contexte plus que politique :

      En effet, nous observons d’importants pics de création de comptes Twitter pendant les périodes d’élections présidentielles : 2012 et 2017. Sans surprise ici, les périodes électorales incitent des utilisateurs à s’engager dans les campagnes en ligne.

      Sans surprise, en effet…

      Et donc, en l’espèce ? En quoi, ces comptes-là sont-ils différents d’autres comptes « politiques » ? J’ai comme l’idée que les comptes pro-En Marche ont dû être créés l’année de la présidentielle de 2017, mais je n’ai pas été voir, il faudrait (!) que je vérifie… Il doit forcément y avoir des réseaux occultes derrière ça. Il faut que je continue l’analyse…

      Je dois dire que j’admire les gens (Les Crises, p. ex.) qui ont le courage de démonter ce genre de choses.

    • L’enquête des #Décodeurs Léa Sanchez et Samuel Laurent, sans vraiment remettre en cause la "méthode", conclue ainsi :

      L’impossible quête des « bots russes » de l’affaire Benalla
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/08/l-impossible-quete-des-bots-russes-de-l-affaire-benalla_5340540_4355770.html

      Les deux études d’EU Disinfo Lab et de Damien Liccia concluent finalement dans le même sens : sans infirmer catégoriquement la présence de « bots », ceux-ci n’auront de toute façon joué qu’un rôle mineur dans cette polémique.

      De fait, s’il est celui des journalistes, des communicants ou des politiques, Twitter n’est pas, contrairement à Facebook, un réseau de masse. S’il peut être efficace d’y utiliser des méthodes artificielles pour faire exister médiatiquement un sujet dont on craint qu’il ne le soit pas, il est moins aisé de comprendre l’intérêt de tenter d’y « gonfler » une affaire qui fait déjà l’ouverture des journaux télévisés et les couvertures des quotidiens et revues périodiques, comme ce fut le cas de l’affaire Benalla.

      Ouf ! Samuel Laurent peut continuer à décoder tranquille : il reste encore un petit espace pour les bots (russes). C’est, de toutes façons, ce que choisiront d’en retenir celles et ceux qui citeront " l’étude ".

      Et les médias de masse, ça reste le JT (5 millions pour TF1,…) et… les quotidiens (dont certain est plus #de_référence que d’autres ;-)

    • Si tu fais partie du #listing des 3393 comptes Twitter fichés par #Disinfo (ou si tu te demandes) voici un lien pour vérifier & savoir comment porter plainte (la #CNIL a confirmé s’emparer de l’affaire)
      https://mensuel.framapad.org/p/fichier_bot_russe_03

      (moi je fais juste partie des 55000 comptes recensés mais pas comme « hyperactifs » avec seulement 81 tweets, je crois que le fichage commence entre 200 et 300 tweets)

  • « Le monde de demain se construit-il avec ou sans le son ? »
    http://syntone.fr/le-monde-de-demain-se-construit-il-avec-ou-sans-le-son

    Du 27 au 29 novembre 2017 se sont déroulées les huitièmes Assises de la qualité de l’#environnement_sonore à Pars. L’occasion de décrypter les orientations des politiques publiques pour les prochaines années : « quel choix sera fait, entre la maîtrise du sonore et l’écoute du sonore ? »

    #bruit #nuisances_sonores #écoute

  • Condamné pour l’odeur du fumier et de ses vaches, un agriculteur du Cantal soutenu par son village
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/cantal/condamne-odeur-du-fumier-ses-vaches-agriculteur-du-cant

    L’odeur du fumier et des vaches d’un agriculteur du Cantal continue d’incommoder ses voisins
    A Lacapelle-Viescamp, petit village du Cantal, une partie de la population se mobilise pour venir en aide à un éleveur condamné à déplacer son troupeau de vaches ainsi que le stockage de fumier. Incommodé par l’odeur, un couple de voisins avaient saisi la justice. Vendredi 12 janvier, un huissier a dressé un premier constat.

    #paysan #vaches #fumiers #bruit_et_odeur

    Je ne sais pas quel tag mettre, dans la même veine, il y avait la mare des grenouilles et les cloches du village.

  • Affaire des #grenouilles de Grignols : le couple définitivement condamné à reboucher la mare
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/affaire-des-grenouilles-de-grignols-le-couple-definitivement-condamne-a-r

    Le pourvoi d’Annie et Michel Pecheras, le couple propriétaire de la mare de Grignols a été rejeté jeudi par la cour de #cassation. Du coup, ils sont définitivement condamnés à reboucher leur mare. Or, le code de l’#environnement interdit de toucher au point d’eau car il abrite des #espèces_protégées

    #conflit_de_voisinage #bruit #nuisance

  • #Énergie_éolienne : dossier sur Reporterre :

    1.« L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie »

    Emblème de la #transition_énergétique ou avatar vert du capitalisme ? L’énergie éolienne divise les #écologistes. Reporterre a mené une grande enquête, en cinq volets, pour examiner en détail les questions soulevées par le développement de cette industrie et les enjeux qui l’accompagnent.

    https://reporterre.net/L-eolien-signe-la-fracture-entre-deux-visions-de-l-ecologie

    2. « Les éoliennes : pourquoi si hautes ? comment ça marche ? combien sont-elles ? »)

    Vitesse du vent, puissance installée, #stockage de l’énergie produite… les questions techniques liées aux éoliennes sont nombreuses. Reporterre se plonge dans la mécanique et le vent pour tout vous expliquer.

    https://reporterre.net/Les-eoliennes-pourquoi-si-hautes-comment-ca-marche-combien-sont-elles

    3. « L’#économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative »

    Le secteur de l’énergie éolienne concerne de multiples acteurs aux rôles bien spécifiques, du « turbinier » à l’exploitant en passant par le développeur et l’« agrégateur ». Avec la dérégulation du #marché de l’énergie, le secteur n’échappe pas non plus à la concentration et à la financiarisation.

    https://reporterre.net/L-economie-de-l-eolien-de-plus-en-plus-concentree-n-est-pas-alternative

    4. « Quel est l’impact des éoliennes sur l’#environnement ? Le vrai, le faux »

    #Énergie_renouvelable, l’éolien a, comme toute énergie, un impact sur l’environnement. Mortalité des #oiseaux et des #chauves-souris, besoin en #matières_premières, infrasons, #bruit,... Reporterre fait le point sur ce qui pose problème ou pas.

    https://reporterre.net/Quel-est-l-impact-des-eoliennes-sur-l-environnement-Le-vrai-le-faux

    5. Les #paysages de l’#éolien : on ne peut plus faire sans les citoyens

    L’impact paysager des éoliennes et l’industrialisation des campagnes qu’elles représentent soulèvent de nombreuses oppositions. La querelle pose une question politique : l’éolien peut-il être autre chose que la poursuite du monde industriel, fondé sur la croissance, la consommation et la marchandisation du bien commun ?

    https://reporterre.net/Les-paysages-de-l-eolien-on-ne-peut-plus-faire-sans-les-citoyens

  • La ville dense et connectée est loin de faire rêver les Français Le Figaro - Clémentine Maligorne - 25/11/2017
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/11/25/20002-20171125ARTFIG00006-la-ville-dense-et-connectee-est-loin-de-faire-rev

    Près d’un Français sur deux et 62% 62 % ça fait presque 2 Français sur 3, je corrige le figaro , je des Franciliens aspirent à vivre ailleurs. Idéalement, dans un village ou une petite ville aux portes d’une grande ville, d’après une étude l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco).

    Et si le bonheur était loin du tumulte des grandes villes ? Alors que plus des trois quarts de la population française habite en ville, et qu’un Français sur cinq réside dans une des 100 communes les plus peuplées, la vie en ville, notamment dans les villes denses et « connectées », ne fait pas rêver, voir rebute plus d’un. C’est le constat dressé par l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco) et le cabinet d’études et de prospectives Chronos dans une enquête, dévoilée mi-novembre, sur les « usages émergents de la ville ».


    Une forte envie d’« ailleurs »
    Premier constat, plus la ville est densément peuplée, plus l’aspiration à en partir est forte. Sur 4000 personnes interrogées*, près de la moitié (48%) voudrait « aller vivre ailleurs ». Ils sont 62% ( donc presque 2 sur 3 ) en Ile-de-France et 59% dans les agglomérations de plus de 200.000 habitants.

    Idéalement, 30% des personnes interrogées souhaiteraient aller vivre dans « une petite ville ou un village à la périphérie d’une grande ville ». Et 19% dans une ville de taille moyenne. « Il y a une attirance à l’égard des zones faiblement urbanisées, majoritairement chez les citadins », constate Philippe Moati. Les grands centres-villes attirent moins. Ils ne sont que 11% à déclarer souhaiter y vivre et 10% à vouloir vivre dans la périphérie d’une grande ville. En outre, 14% déclarent vouloir vivre dans une petite ville ou un village loin des grands pôles urbains. Et 15% isolés, à la campagne.

    Un rejet de la ville dense et connectée
    Cette envie d’ailleurs, très forte chez les citadins des grandes métropoles, est portée par une vision relativement négative de leur lieu de vie. « Si la ville est propice aux études, pour se cultiver, faire des achats ou encore travailler, ce n’est pas l’endroit idéal pour grandir, habiter, élever des enfants ou vieillir », note Philippe Moati, professeur d’économie à l’Université Paris-Diderot et coprésident de l’Obsoco. Pour les habitants des grandes villes, et plus encore pour ceux de Paris intra-muros, les personnes interrogées relèvent de nombreuses nuisances, telles que le #coût_de_la_vie, la #pollution, le #bruit, la mauvaise #qualité_de_l_air ou encore l’absence de contact avec la #nature.

    Autre tendance, depuis quelques années, cette envie d’ailleurs se matérialise par une migration du Nord et de l’Est vers l’ouest et le Sud-ouest de l’Hexagone, note l’Obsoco. Ainsi, depuis quelques années le solde migratoire de ville comme Paris, Lille, Dijon, Nancy, Strasbourg, Grenoble ou Nice est négatif alors que celui de villes comme Nantes, Toulouse, Bordeaux, Montpellier affichent des soldes migratoires positifs, selon l’Insee. « On va chercher ailleurs un cadre de vie meilleur, et non un emploi. C’est une révolution » souligne Philippe Moati.

    En outre, alors que depuis quelques années, collectivités locales, services publics et grands groupes privés investissent massivement pour créer des cités « intelligentes » et interactives, « la ville connectée est rejetée », constatent les auteurs de l’enquête. Plus de deux Français sur trois refusent d’ailleurs de partager leurs #données_personnelles, qui pourtant contribueraient au développement de ces « #smart_cities » (villes intelligentes). « À la fois, on rejette la ville connectée, en même temps 90% des Parisiens utilisent un mobile dans la ville » tempère le sociologue et fondateur de Chronos, Bruno Marzloff.

    L’archétype de la ville idéale est au contraire une « ville nature », autosuffisante, avec de courtes distances, et une gouvernance collaborative. « Les Français veulent tout et leur contraire. Ils souhaitent bénéficier des usages de la ville et vivre dans un environnement de village » résume Philippe Moati. Une ville ni trop grande, ni trop petite, ni trop proche de la grande ville, ni trop loin... »

    #Télétravail et #collaboratif
    Mais les villes ne se vident pas pour autant. « Si les gens déclarent globalement vouloir vivre ailleurs, ils assument leurs contradictions et développent des stratégies de résilience » explique Bruno Marzloff. Comme par exemple, le télétravail qui se développe : « 44% des actifs travaillent, plusieurs fois par mois, à distance des locaux de leur entreprise », selon l’étude.

    Par ailleurs, de plus en plus de citadins sont adeptes de jardins partagées : « 73% des urbains se disent attirés par l’autoproduction alimentaire » selon l’étude. Dans les faits, 23% des citadins et 16% des parisiens sont engagés dans des pratiques d’autoproduction alimentaire. En outre, 64% des personnes interrogées aimeraient qu’on leur propose un budget participatif. « Tout cela traduit le désir d’une ville à portée de main, de #proximité, souligne Bruno Marzloff. On n’est plus dans le train de la croissance qu’on connaissait hier. Plus qu’une aspiration, l’ #économie_collaborative est devenue une tendance de fond. »

    *Cette enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 à 70 ans de plus de 4000 personnes, interrogées du 3 au 31 juillet 2017. Elle a parallèlement été conduite en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, avec à chaque fois un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population nationale.

    #villes_intelligentes #villes-interactives #progrès

    • Un article intéressant à plus d’un titre.

      Le rouleau compresseur des médias, des discours des politiques des publicitaires n’arrivent pas à faire aimer la ville connectée. Les aménageurs de #territoires_numériques malgré des moyens gigantesques n’arrivent pas à être crédibles, normal, vue leur artificialté et la boursouflure de leur égo. Ne parlons pas de leur façon d’arrondir les chiffres, le figaro économie ne fait pas dans la dentelle.

      Les Français ont tous sous les yeux le résultat on ne peut moins virtuel d’une interminable séquence de progrès sans merci : dérèglements climatiques et perturbations hormonales, cinquième continent de plastique et morbidité des sols, pénuries d’eau potable et déchets radioactifs éternels – pour ne citer que les seules calamités environnementales. À écouter les gestionnaires de ce chaos, les « solutions » à ces « dysfonctionnements » seraient, sinon déjà à l’œuvre, du moins aussi prometteuses que les précédentes, c’est-à-dire toujours plus technologiques, contraignantes et globales : aux ingestions prescrites s’ajouteront les effets secondaires du traitement.

      Se connecter d’urgence à http://hors-sol.herbesfolles.org

  • Les pauvres sont les premières victimes de la pollution
    https://archive.org/details/Pauvres1eresVictimesPolution

    Article de Baptiste Giraud Photo de Nno Man Reporterre, le 22 novembre 2017 https://reporterre.net/Les-pauvres-sont-les-premieres-victimes-de-la-pollution "L’inégalité sociale sévit aussi dans l’exposition aux nuisances : bruit, pollution, déchets, produits chimiques… affectent bien plus s....This item has files of the following types: Apple Lossless Audio, Archive BitTorrent, Columbia Peaks, JPEG, JPEG Thumb, Metadata, Ogg Vorbis, PNG, VBR MP3

    #audio/opensource_audio #pauvreté,_pollution,_quartiers
    https://archive.org/download/Pauvres1eresVictimesPolution/format=VBR+MP3&ignore=x.mp3

  • Toujours dans la série #effets_sonores au #cinéma et autres #bruitages, un tout nouveau podcast par des gens du métier : The Right Scuff. Porté par le designer sonore #John_Roesch et sa fille, autrice, #Sarah_Roesch :
    http://therightscuff.com

    Foley is the art of creating live sound effects in sync with what is happening in the film. In other words, it is the reproduction of sound effects that are added into the film or video in post-production. And you might be asking yourself, why have I never noticed this before in film? Well, if the job is done right, you won’t even know it was done. That is the beauty of foley, the recreated sounds are so perfectly in tune with what is happening on screen you (the audience) are able to fully immerse yourself within the story.

    http://feeds.soundcloud.com/stream/338500437-user-370662079-introducing-the-right-scuff.mp3

    #audio

  • Un projet de #musée du #son au #cinéma : the Hollywood Sound Museum, porté par le designer sonore et archiviste #Steve_Lee. Il existe pour l’instant essentiellement sur les sites des réseaux sociaux et de financement participatif, mais il mérite d’être signalé :
    http://hollywoodsoundmuseum.org

    The Museum will feature:
    – Displays that tell the story of sound recording from its beginning to present day;
    – Audio / Video kiosks sharing the lives and work of the artists behind the craft;
    – Interactive exhibits and demonstrations showcasing the methods used to create a film’s soundtrack (including production recording, Sound Design, Foley, ADR, Editing, and Mixing);
    – The tools, old and new, used in the craft. These will include moviolas, mag dubbers, microphones, and consoles, as well as Foley props, awards won by the artists, and other pieces of major significance to the history of film sound;

    Quelques premières vidéos par là :
    https://www.youtube.com/channel/UCWsGZFQZS3ui1g6daDjfuZQ/videos

    https://www.youtube.com/watch?v=Dey5OUhKip4

    On peut entendre Steve Lee parler d’un célèbre cri de cinéma, le #Wilhem_Scream, dans ce podcast de Twenty Thousand Hertz :
    https://www.20k.org/episodes/wilhelmscream

    https://soundcloud.com/defactosound/the-wilhelm-scream

    #design_sonore #audio #histoire #effets_sonores #bruitage #Foley

  • Cities and Memories : cartographie des sons de protestation politique dans le monde – OWDIN
    https://owdin.live/2017/08/08/cities-and-memories-cartographie-des-sons-de-protestation-politique-dans-le-

    Un nouveau projet rassemble des enregistrements d’activisme public remontant à 1991.

    Au cours de la dernière année, les rues aux États-Unis et à travers l’Europe ont rugis avec le son des protestations politiques. En Angleterre, les citoyens marchaient à l’appui d’une Europe unie :

    //embeds.audioboom.com/posts/6131659-ode-to-joy-unite-for-europe-march/embed/v4 ?eid=AQAAAM-JiVnLj10A

    À travers l’Atlantique, les opposants au président Trump ont démontré contre ses politiques et les attitudes qu’ils représentent :

    //embeds.audioboom.com/posts/6143376-her-body-her-choice/embed/v4 ?eid=AQAAAH2QiVmQvV0A

    On retrouve une large série de podcast de manifestation sur Audioboom, et la playlist de Cities and Memories.

    #bruit #son #cartographie_des_sons #révoltes #résistances #résister

    • @reka Ben oui, je ne comprends pas très bien ta remarque.

      Nina Garcia est géniale. En revanche je ne disqualifierai pas nécessairement le jeu avec les pédales (que Nina Garcia utilise elle-même)(par exemple sur la fin de cet extrait)(mêe si ce n’est pas flagrant) et puis ça dépend quand même pas mal de qui utilise les pédales non ? Quand c’est Fred Frith cela peut être divin. Bruno Chevillon à la contrebasse joue avec une très belle collection de pédales et c’est très beau aussi, non ?

    • euh ! pas d’offense mes amis, je tague pour retrouver les posts quand je me mettrai à écrire sur des sujets que je prépare, et je m’intéresse un peu aux microcosmes et/ou aux attitudes microcosmiques :) là c’était pour retrouver la citation de LL de Mars plus tard, pas plus. Et sinon je suis sur que Nina Garcia est super géniale oui !

    • @reka me sens pas offensé ; vivre dans les trous les moins fréquentés est une fatalité construite, et ce que je peux raconter là pour la bd ( https://www.du9.org/dossier/comment-jai-ecrit-certains-de-mes-livres ouverture du chapitre) est vrai pour la musique. Je trouve quand même le choix de « microcosme », utilisé le plus régulièrement de façon méprisante (dans le même champ rhétorique que « élitiste » pour parler de tout ce qu’on condamne moralement alors que c’est déjà socialement condamné à l’invisibilité), pas très très adroit.

      @philippe_de_jonckheere je suis persuadé qu’on trouve même des chasseurs poètes et des zozos de droite généreux. Mais je ne vais pas en tirer de conclusions générales sur la chasse ou le capitalisme. Quand je dis 20 ans de cassage de burnes, de paresse musicale, de poncifs lancinants, d’inaptitude totale à intégrer le silence au travail, de construction mentale et poétique rock mal planquée sous de l’expérimentation qui n’en est plus depuis longtemps à force de conventions, je suis gentil. C’est plutôt 30 ans. Dès que je vois un type débouler avec sa guitare et ses pédales sur une scène, je n’attends plus de savoir si c’est le petit génie du siècle qui vit perdu dans la meute de ceux qui ont fait de la modernité un simple petit ajustement de lutherie, je change de crèmerie. D’une manière générale, notre champ musical est écrasé par les conventions et c’est devenu assez compliqué d’être surpris, bousculé, par un concert. Je m’emmerde de plus en plus. Faut attendre un peu, traverser un moment de désert sans doute. Pour l’instant, la quasi totalité des prestations vues dans les quatre cinq dernières années est composée par des jeunes musiciens empruntant les voies balisées que leurs aînés ont préparé pour eux et enquillent les murs de bruit en chaussons, le théâtre des hybridations pop qui est aussi calibré que celui de la scène pop elle-même, l’application tranquille des grammaires timbrales inventoriées sur les instruments par papi. Je m’emmerde, donc, un peu. Mais je sais que c’est momentané. Faut juste que je me déplace. Que je trouve où on joue autre chose.

    • Ben c’est dommage mais cet hiver il y a eu une série extraordinaire de concerts aux Instants chavirés :

      https://seenthis.net/messages/560299

      Sans parler de ce concert a printemps, possiblemet l’un des plus beaux jamais écoutés aux Instants :

      http://www.instantschavires.com/barre-phillips-jacques-demierre-urs-leimgrubertoshimaru-nakamura-m

      Mais c’est sûr que les Instants c’est pas la porte à côté pour tout le monde.

      En revanche, de fait, avec le recul, pour ce qui est de la guitare électrique d’utilisation contemporaine et des groupes plus jeunes, tout n’est pas du niveau de Mariachi, loin s’en faut.

    • Voilà qui redouble, en fait, ce que je disais : il faut que je trouve les endroits où je vais rencontrer quelque chose qui me renverse. Qui me surprenne. Et ce ne seront probablement pas les Instants .
      Les Instants , ce sont en quelque sorte mes classiques qui s’y jouent. C’était déjà très largement la salle de référence à l’époque de Tato Royo , une des innombrables expérience de A. Rivière ( http://www.le-terrier.net/albums/tatoroyo/03.htm ) et elle le reste. J’ai acheté mon premier Frith en 82 ou 83, son French Gigs avec Coxhill, et c’était déjà des types importants d’une certaine scène rock, pas vraiment des nouveaux venus.
      Pas grand rapport avec ce qui me manque, là (ni ce qui me fatigue, d’ailleurs)
      Dès que je peux voir un concert de J.L. et de Seiji, oui, j’y vais, évidemment. Et ils me surprennent toujours. Ils n’ont rien perdu, jamais, de leur curiosité ni de leur aptitude à tout refoutre en vrac sur leur table de travail. Dieu les bénisse. Amen.
      Mais là encore, ça n’a rien à voir avec ce que je dis.
      C’est comme si vous me suggeriez d’aller voir ce qui se produit du côté de Metamkine. Ai-je vraiment besoin d’être guidé vers moi ? (et un moi pas tout jeune, ce qui n’est pas très fair play)
      Pour la BD, pas de problème ; en fouillant dans les petits salons, je déniche toujours des trucs ahurissants faits par des jeunes chercheurs de tous horizons, et même s’ils ne représentent qu’un stand sur trente à fournir autre chose que le calibre décoratif de l’École riso-würst strabourgeois ou de l’académie post punk poseuse, hé bien le bruit des autres ne les recouvre pas.
      Pour la musique expé, c’est un peu plus compliqué. Les festivals, c’est l’enfer. Dix heures de merde noise ridiculement ringarde pour enfin entendre, parfois, quelque chose d’inventif écrasé sous le cliquetis des verres de bières et le bavardage des gros cons venus chercher « du son ». C’est un public de glands. Des ambiances de glands.
      Mon manque de temps actuel fait que je dispose d’un peu moins de mobilité pour traquer les lieux. Il me faut des jeunes guide sioux. Je vais trouver.
      Bon.
      En attendant que je revienne vous parler les yeux pleins de larmes de joies de nouvelles découvertes, un peu de Jeune Fille Orrible pour patienter (merci à P. & A., guides sioux pour l’occasion)

      https://www.youtube.com/watch?v=3lykGeJ3Z7M

    • Bah... c’est une question de perception. Pour moi microcosme n’est pas une qualification méprisante mais plutôt l’expression d’un univers « un peu fermé » et parfois _de facto excluant. Sans plus. Juste un constat.

    • @reka « pour moi ». C’est un peu insuffisant, quand même, ce repli idiosyncrasique interprétatif. Tu veux évacuer l’usage ?
      Si je te dis que c’est un terme récurrent injurieux associé de façon systématique par leurs détracteurs aux sphères de la musique, de la poésie contemporaine ou de la bande dessinée expérimentale, je te demande de me croire. Ces sphères me sont familières. La façon dont on les traite également. On peut aussi dire « pour moi, bouboule, c’est pas insultant, c’est un terme affectueux pour parler des gros », ou « les gonzesses, pour moi, c’est pas insultant du tout, c’est cool, j’adore les gonzesses ». Pour moi , c’est la bonne façon de se mettre des paupières aux oreilles.
      D’autre part, ce ne sont pas des univers fermés. Ils sont ouverts. Grands. Vient qui veut. Que quasi personne n’y vienne pose d’autres types de questions, sans aucun rapport avec celle de l’ouverture. Des questions d’usages culturels. La fondation Horne est vide. Elle est à 100 mètres des Uffizi qui sont pleins. Et ? Quelque chose à voir avec la fermeture ? C’est excluant, la fondation Horne ? Quand dans un multiplex tu vois la salle du dernier Besson pleine et celle du dernier Kerrigan vide, t’en conclues que le Multiplex a des salles excluantes ? Pas ouvertes ? Les portes coincent, c’est ça ? Les piles d’Onfray qui se vident et l’exemplaire unique du Meillassoux qui prend la poussière, c’est un problème de collure du livre, on l’ouvre mal le bouquin ? Il est fermé, le livre ? Il faut un code pour l’ouvrir ? Le titre est crypté ? T’es sûr de ça ? Ah non, tiens. Dans tous les cas, le truc populaire, c’est celui qu’on a rendu populaire en chantant son nom partout. Et le truc impopulaire, c’est le truc dont personne ne cause. Dont tout le monde se branle A PRIORI. Pourquoi ? Bin, parce qu’il est excluant, tu penses bien. Magie de l’autovérification.
      Croire excluant les mondes qu’on exclue soi-même en les ayant jugés d’avance inopportuns (pas assez ceci, trop cela - pas assez populaires notamment, oula) est un des tours de cochons les plus communs qu’on joue à ceux que leur goût isole déjà pas mal comme ça. Mais ça ne suffit jamais. Faut payer triplement le prix de ne pas se sentir concerné par les formes statistiques de la création.
      Tu parles d’un problème de perception . J’aimerais bien les donnés de la perception (et pas ceux de l’idée reçue).

    • @l_l_de_mars Je présume que le A. de P.&A. est par ailleurs un très bon éditeur de choses graphiquement très subtiles et auquel cas, nous avons le même guide sioux.

      En revanche dans votre argumentation, il y a un truc que je ne capte pas bien. Parmi les concerts de cet hiver aux Instants , il y avait notamment JLG et Seijiro Murayama (certes avec Olivier Benoît, qui a eu toutes les peines du monde à trouver sa place entre les deux autres lascars) et ce n’était pas le plus beau de la série à vrai dire (JL impérial, Seijiro en deça, et OB pas hyper avec les deux autres). Le duo Agnel/Minton était renversant (moins avec Audrey Chan, nettement moins d’ailleurs). Alors certes Minton n’est pas exactement un perdreau de l’année, il n’empêche sa musique évolue avec lui, elle reste, notamment de par certaines limitations avec l’âge, d’autant plus aventureuses, reposant moins sur la prouesse et davantage sur la capacité de créer dans l’instant. Van Rohe et Turner, bah là effectivement sont plus tout jeunes surtout Van Rohe, mais là aussi, ils ont joué une musique que par définition ils n’avaient jamais joué avant. Donc toutes ces personnes jouant déjà dans les années 80 ou 90 n’ont plus la capacité de vous étonner ?

      Ou c’est un truc de relève attendue ? (et qui ne vient pas) (ce que je peux comprendre, pour ma part quand je m’aventure aux concerts plus amplifiés des Instants, c’est très rare que j’y trouve mon content)

      Ou alors c’est encore un autre truc que je ne comprends pas et auquel vous n’êtes pas sommé de répondre non plus hein ?

    • @philippe_de_jonckheere je fais court, mais on aura l’occasion d’en parler j’imagine.
      Les exemple dont vous me parlez - notamment Sophie Agnel dont l’agitation théatrale au dessus de son pauvre piano me fatigue très également pour ce qu’elle représente d’un mode de jeu daté, vain, surexpressif, où on a une seconde de travail timbral pour une heure de cours de kung fu, forme d’improvisation qui n’a jamais su vraiment se démarquer des tics de contrastes et d’appuis de la musique savante française des années 60 - ou le piano de Van Hove que j’ai bien du mal a extraire du jazz duquel il vient et qui ne connait, lui aussi, devant tant de jeu que si peu le timbre - tout ça appartient à un territoire de l’invention musicale qui, dans le meilleur des cas, rejoue ses parties avec plus ou moins de bonheur, et dans le pire, se fige dans ses habitudes et se fossilise. Je suis pas client de tout ça. Ça m’emmerde. Toute une panoplie d’attitudes devant la musique a abandonné quelque chose de l’inconnu à découvrir et tricote. Notamment devant la musique bruitiste qui se perd dans le mur du son alors qu’il y a encore tant de choses à chercher avec elle, ou la musique instrumentale quand elle poursuit cette espèce d’anecdotisme du jeu, de l’expression etc.
      Oui, j’attends une relève, mais une relève musicale (donc pas exclusivement liée à des questions d’âge, d’embranchements générationnels, puisque de très jeunes gens jouent de la musique de vieux et que des gens comme JL, effectivement, cherchent encore d’autres trucs - bon, c’est pas non plus un dinosaure, faut pas déconner, c’est pas parce que je me sens courbattu qu’il faut abuser de généralités).
      Ce n’est pas parce que ce fil a commencé sur des problèmes de lutherie que c’est le paradigme général, évidemment, ce n’est qu’une entrée (donc, la question de l’amplification ou pas, peu m’importe) : c’est en tant qu’un dispositif instrumental précis - guitare électique et pédales - a fini par composer un habitus sonore que s’est constitué devant nous, pas à pas, une construction académique qui s’ignore. Mais il y en a d’autres, tout aussi mortifères pour la création - la boucle qui joue l’hypnose depuis les années 80 et me pose de sérieux problèmes poitiques, le drone qui prend la relève hypnotique et me pose de très égaux problèmes politiques, a fortiori parce qu’ils réactivent l’increvable momie phénoménologiste etc - auxquelles il faut ajouter un problème général d’entrée en musique de toute une génération de gens prenant le train en marche. Il n’y a aucun sens à enfiler un costume de guerrier quand on n’est en guerre contre rien de précis ou quand plus personne ne se souvient de la guerre pour laquelle ce costume fut taillé. En d’autres termes, on rencontre en musique le même problèmes que dans les arts plastiques où un gros défaut de culture finit par produire des situations de création aux causes médiées ou historiquement inexistantes.
      Merde, je me rends compte qu’il faudrait encore quelques heures pour causer de ça et je suis censé écrire le texte pour Pré Carré 10...

    • notamment Sophie Agnel dont l’agitation théatrale au dessus de son pauvre piano me fatigue très également pour ce qu’elle représente d’un mode de jeu daté, vain, surexpressif, où on a une seconde de travail timbral pour une heure de cours de kung fu, forme d’improvisation qui n’a jamais su vraiment se démarquer des tics de contrastes et d’appuis de la musique savante française des années 60

      Grosse carricature là, vous qui avez le trait tellement subtil, pas cette fois.

      Pour le reste, oui, on en recause, peut-être cet été.

    • https://www.youtube.com/watch?v=iWr6vJW5IYM

      #caricature

      il n’y a pas une seconde là dedans qui soit autre chose qu’une caricature grossière de l’idée puérile qu’on se fait de l’impro depuis trente ans
      C’est précisément le genre de trucs que je ne veux plus JAMAIS revoir, et peu importe qui joue. Je trouvais ça à chier quand c’était Nush dans les années 90, je vais pas trouver ça bon aujourd’hui.

  • Global Noise Pollution Map

    Visualization of noise pollution for the entire world based on top of OSM data. Search for your city and check for the noisy places. Using global street, landuse and building data from OpenStreetMap we can approximate where noise pollution might happen. We use a very simple noise model inspired by noise pollution concept of Cities Skylines (sic).


    https://soundcartography.wordpress.com/2016/04/05/global-noise-pollution-map

    Lien vers la carte : http://lukasmartinelli.ch/gis/2016/04/03/openstreetmap-noise-pollution-map.html
    #cartographie #visualisation #bruit #pollution_sonore

  • Le bruit de l’homme affecte les espèces jusque dans les aires protégées
    http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/05/04/le-bruit-de-l-homme-affecte-les-especes-jusque-dans-les-aires-protegees_5122

    L’homme vient rompre la quiétude des animaux jusque dans les espaces les plus sauvages. Pas seulement du fait de la déforestation ou du braconnage, mais également en raison du bruit qu’entraînent ses activités. Cette pollution sonore constitue une nouvelle menace pour les aires protégées et les espèces qu’elles abritent : elle réduit leur survie et leur reproduction, entraînant des effets en cascade pour l’ensemble des écosystèmes. Voilà l’alerte lancée par une étude publiée dans la revue Science, vendredi 5 mai, la première menée à une échelle aussi large, celle des Etats-Unis.

    http://science.sciencemag.org/content/356/6337/531

    #bruit #pollution_sonore #activités_humaines

  • « Ce boîtier prévient les propriétaires que leur locataire est trop bruyant »
    http://immobilier.lefigaro.fr/article/ce-boitier-previent-les-proprietaires-que-leur-locataire-est-tro

    Une start-up espagnole a conçu un boîtier capable d’alerter les propriétaires lorsque le #bruit dans l’appartement dépasse le volume maximal fixé. L’alerte peut être envoyée par SMS ou par un message vocal.

    (...)

    Le principe ? L’appareil, qui se fixe au mur, est alimenté par une prise de courant. Grâce à son capteur de bruit et sa connexion Wi-Fi, il est capable d’alerter les propriétaires lorsque le bruit dans l’appartement dépasse le volume maximal fixé.

    Trois niveaux de décibels sont définis - faible, moyen, élevé. « Les seuils de décibels dépendent de l’isolation sonore de la propriété, de son architecture ou encore de l’épaisseur des murs. Un haut-parleur réglé à un même niveau ne créera pas le même niveau de décibel dans deux appartements différents », poursuit-il. L’alerte est déclenchée dès que le seuil « élevé » est dépassé cinq fois en sept minutes.

    (...) "Le but est d’apaiser les tensions entre voisins. Après, libre aux propriétaires de sanctionner ou pas leurs locaires. C’est le cas à Londres où la facture de locataires bruyants a été augmentée de 90 livres".

    Vendu 149 euros, le boîtier nécessite un abonnement mensuel de 9,99 euros pour le système d’alerte. La start-up espagnole en a déjà vendu 1500 en un an, dont 100 à 150 hors Espagne. « Nous avons reçu des milliers de commandes pour l’Angleterre, d’autres pour la République Tchèque et pour la Pologne et des dizaines pour la France », poursuit le responsable du développement international de la start-up espagnole. Elle vient d’effectuer sa première vente en France avec l’agence de locations touristiques de courte durée Absolu Travel.

    Je m’étonne qu’un·e propriétaire soit habilité·e à délivrer des amendes pour #nuisances_sonores, mais on a peut-être un élément de réponse ici :

    Pour l’instant, Smart Things & Friends vise surtout les #agences_de_location - 95% à 96% de leurs commandes - qui gèrent plusieurs appartements en location pour de courtes périodes. Il faut dire que l’investissement n’est pas forcément très rentable pour des particuliers qui, selon le Code la construction, ne peuvent pas louer leur appartement plus de quatre mois par an. « Ce boîtier est destiné essentiellement pour les locations saisonnières », conclut Dominic Bahmani Fard.

    #surveillance_audio

    • Amende impossible en France, selon le principe « nul ne peut se faire justice lui-même ».
      La présence même d’un tel dispositif serait sans doute considéré par un·e juge comme une atteinte à la vie privée.
      Du coup c’est bien de savoir que ça existe et à quoi ça ressemble.
      #mouchard

    • Oui, mais une agence de locations saisonnières ne peut-elle pas placer dans son contrat une clause de calme ? Laquelle peut d’ailleurs sans doute être incluse dans l’admirable formule « occuper les lieux en bon père de famille », qu’on trouve déjà tout à fait officiellement. Je ne sais pas de quelle latitude une telle agence dispose, mais cela ne m’étonnerait pas que la zone grise juridique dans laquelle se situe le son permette diverses expérimentations...

    • Le principe général est (en France) de la liberté de jouir de la chose louée qui devient, le temps du contrat, le domicile (pour le dire vite) . J’imagine mal un contrat interdisant de rire, de chanter ou de faire tomber une casserole par mégarde (et c’est heureux !)
      A partir du moment où la perception de la nuisance est subjective (80db dans une discothèque si tu es venue pour danser, ça passe bien !) seul un·e juge peut statuer.
      Une agence pourrait sans doute faire signer un contrat qui interdirait d’ouvrir les volets car le grincement des charnières dérange le voisin du dessous, n’empèche que celui qui transgresserait cette clause pour profiter du soleil, pourrait refuser de payer les pénalités prévues au contrat et se serait à l’agence de prouver le dommage (subi par un tiers non partie au contrat ...?) Bref pour moi c’est pas jouable.
      Pour info : 1° A l’article 601, au 1° de l’article 1728, à l’article 1729 et au premier alinéa de l’article 1766, les mots : « en bon père de famille » sont remplacés par le mot : « raisonnablement »
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=JORFARTI000029330995&cidTexte=LEGITE

    • C’est bien la difficulté : des plaintes pour nuisance sonore, il y en a des paquets maintenant. Oui, c’est subjectif. Parfois même, ça cristallise une mésentente qui trouve sa source dans des choses qui n’ont rien à voir avec le son. Mais les tribunaux ne peuvent pas l’évacuer si facilement et c’est pour cela que cette appli intéresse les agences, qui cherchent à se protéger juridiquement.

      La nuisance se caractérise par son caractère répétitif (et c’est précisément une fonction incluse dans l’appli, de ne se déclencher qu’en cas de répétition). Il est admis qu’on puisse faire la fête un soir ou qu’on fasse tomber la casserole par mégarde, pas que cela se reconduise systématiquement. Bref, oui, ça se contre, mais ce n’est pas simple.

      Quant au grincement des charnières, je dirais que ça relève du bon entretien du lieu, qui est soit de la responsabilité de l’agence touristique, soit de l’habitant·e usuel·le. Et quiconque peut porter plainte pour un préjudice dont il ou elle pense être victime, indépendamment de la façon dont ce préjudice a été causé (dans le cadre d’un contrat entre deux personnes ou non).

      (Ah oui, j’avais oublié que le « bon père de famille » avait été mis à la retraite, tant mieux.)

  • Mercedes’s Pink Noise Says: Prepare For Impact - IEEE Spectrum
    http://spectrum.ieee.org/cars-that-think/transportation/safety/pink-noise-says-prepare-for-impact

    This year, Mercedes-Benz is introducing what surely is one of the shrewdest precrash features yet: a burst of sound that causes a muscle inside the ear to contract, bracing the eardrum against the potentially deafening noise of the crash itself.

    #voiture #accidents #prévention #son @intempestive

    • Très intéressant, #merci ! Pour éviter des lésions auditives causées par les sons assourdissants lors d’un accident :

      The pink noise is around 80 decibels, about equal to that of a dishwasher and completely safe. A crashing car puts out around 145 dB, high enough to damage hearing, at least some of the time. Worse still—and this part is not emphasized by Mercedes-Benz or any other carmaker—is the noise created by the near-instantaneous deployment of the #airbag: around 165 dB. It’s estimated that 17 percent of the people who are exposed to airbag deployment suffer some degree of permanent hearing loss.

      Et histoire de se former à cette prévention d’un nouvel ordre, un peu de #bruit_rose :

      https://www.youtube.com/watch?v=WJ9Go1PnAVA

  • Une application collecte les #bruits de #Genève

    Le but de l’application développée par l’EPFL est d’établir une #cartographie du bruit pour évaluer la qualité de vie dans le canton.

    http://www.lecourrier.ch/146501/une_application_collecte_les_bruits_de_geneve
    #paysage_sonore #santé_publique #sons #app

    L’application s’appelle NoiseCapture et est en train d’être développée par l’EPFL :
    Une app pour mesurer l’environnement sonore dans le canton de Genève

    02.02.17 - L’EPFL invite les possesseurs de #smartphone #Android, habitant le canton de Genève ou de passage, à enregistrer les bruits qui les entourent. L’objectif ? Etablir une #cartographie_participative de l’#environnement_sonore du canton afin d’y évaluer la #qualité_de_vie.

    http://actu.epfl.ch/news/une-app-pour-mesurer-l-environnement-sonore-dans-l

  • Archive sonore de morceaux épique du #punk en #URSS.
    Seulement 23 titres, mais quels titres ! De quelques grandes villes russes (Moscou, Lenigrad, Novosibirsk (Sibérie), Tyumen (Sibérie), Omsk (Sibérie) ect.. Mais aussi d’Estonie et de Lithuanie

    Punk #Perestroika : An archive of #Soviet #punk #rock records #1917-1991 USSR #bruit

    https://soundcloud.com/punkperestroika

    (cf. Voir Musique [O-S] DOSSIER : MUSIQUES D’URSS
    https://seenthis.net/messages/484624