• Cross entrepreneurship training - appel à participation des enseignants pour évaluation de Moocs

    Bonjour à tous,

    #Pépite_oZer cherche des enseignants prêts à évaluer des MOOCs dans les domaines de l’entrepreneuriat étudiant. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet du Cross Entrepreneurship Training de l’#IDEX. Elle consiste à créer un catalogue de MOOCs pour favoriser la #formation_à_distance des #étudiants_entrepreneurs dans des domaines relatifs à leur projet entrepreneurial.

    Les MOOCs concernent les champs de compétences suivants :

    esprit d’entreprendre,
    finance et comptabilité,
    business plan,
    gestion de projet,
    marketing et vente,
    GRH et management,
    droit,
    Technologie et développement web
    Innovation et créativité.

    Ainsi, l’enseignant devra suivre le MOOC dans son intégralité, puis compléter une grille d’évaluation fournie par le Pépite oZer.

    Ce travail sera reconnu et rémunéré à la hauteur d’1h d’équivalent TD par heure de MOOC étudié.

    Reçu dans ma boîte mail aujourd’hui, le 10.10.2019...

    #université #bullshit #néolibéralisme #France #Grenoble #université_grenoble_alpes
    #même_pas_honte

    • C’est assez rigolo, mais en même temps, il y a cette phrase qui suggère que le filtrage par AI par particulièrement approximatif :

      With every sort of content filter, there is a tradeoff, [the executive] explained. When a platform aggressively enforces against ISIS content, for instance, it can also flag innocent accounts as well, such as Arabic language broadcasters.

      Si « Arabic language broadcasters » te classe dans la censure automatique anti-ISIS – mais « la société est prête à l’accepter » (quelle société, si ce n’est la société islamophobe et raciste du shithole country ?) –, le fait que des républicains soient confondus avec des néo-nazis ne m’apparaît plus si défendable (même si, bon quand même…).

    • Ce qui est vraiment consternant c’est que ce type de raisonnement est à la base des logiques de détection algorithmique que ça s’appelle IA, statistiques ou toute autre méthode qu’on voudra bien utiliser. Toute méthode produit des #erreurs (de 1ère espèce, faux positifs ou de 2nde espèce, faux négatifs) et, à l’usage, et on l’évalue en fonction de l’occurrence de la prévalence de l’élément que l’on cherche à détecter dans la population (resp. % de terroristes dans la population d’arabophones, % de néo-nazis chez les républicains).

      Pour une intro de base, voire #Sensibilité et #Spécificité chez WP
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sensibilité_et_spécificité
      ou encore #courbe_ROC, #AUC, …
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_ROC

      Après ces bases statistiques – toujours remarquablement absentes dès qu’on parle d’étendre un dispositif de surveillance/détection – mais après seulement, on peut parler en terme de coût (financier ou social) des erreurs des deux types. Et donc, ce que dit @arno, ce qui est socialement acceptable :
      • vu la prévalence de l’islamo-terroriste et quels que soient les performances des détecteurs, on est pratiquement assuré que (presque) tous les positifs seront des faux positifs (et on s’en fout…)
      • pour les néo-nazis, on risque surtout de buter sur l’endroit où on met la limite (et il n’est même pas avéré que les faux positifs soient fâchés de l’erreur de classification…)

    • L’attrait de l’article, c’est l’idée que d’« après Twitter », s’ils censurent automatiquement les contenus néo-nazis, ils vont se retrouver à censurer des élus républicains (« faux positifs »), et ça nous fait à tous un peu plaisir de penser que ça confirme que les élus républicains ne sont pas bien loins des néo-nazis white-power. Si on résume cette logique : « la censure par l’AI de Twitter confirme que les républicains sont des fachos ».

      Le problème, c’est que le même article signale que quand ils filtrent avec la même AI les contenus pro-ISIS, ça met dans le tas des contenus totalement innocents au motif que le simple fait de parler en arabe est un marqueur fort pour l’AI (faux positifs donc aussi).

      Donc l’intérêt – a priori assez plaisant – de l’article, comme quoi les « erreurs » de l’AI de Twitter démontreraient ce qu’on pense déjà, c’est-à-dire que les républicains sont des fascistes, hé ben ça ne tient pas (sinon on accepte l’idée que les gens qui s’expriment en arabe sont pro-ISIS, puisque c’est ce que fait la même AI).

    • merci @arno, je vais te sous-traiter les réécritures de mes écrits « technique »…

      Les mots sont «  techniques  », mais le principe est assez simple. Un «  classificateur binaire  » auquel fait référence WP, ça veut juste dire qu’on trie une population en 2 tas ; pour faire simple des «  méchants  » et des «  gentils  ». Ça marche pour plein de trucs : un œuf pourri dans la production d’un poulailler, un monsieur avec du plastic dans ses semelles parmi les passagers embarquant à Roissy, un «  pas gentil  » parmi les trombines des passants dans une rue, etc.

      Toute méthode, automatisée ou pas, appliquée systématiquement produira des erreurs ; erreurs de DEUX types :
      • un «  gentil  » pris pour un «  méchant  » (faux positif)
      • un «  méchant  » pris pour un «  gentil  » (faux négatif)
      et donc sera associée à DEUX risques, le risque des erreurs de la première espèce ET le risque des erreurs de la seconde espèce (au passage, ce sont les termes techniques).
      Dans la plupart des méthodes, tu disposes (d’au moins) un paramètre qui te permet d’arbitrer entre ces deux risques. Ainsi, si tu ne veux pas avoir de faux positif, il suffit de décider que tout le monde est gentil ; le hic c’est que ta méthode n’interceptera plus aucun méchant. Et tu peux échanger entre les deux risques.

      Typiquement, dans les exemples statistiques qui vont bien (en contrôle qualité, p. ex.) on considère des risques d’erreur de l’ordre de 5% à 10%. Prenons, p. ex. 5% pour le premier et 10% pour le second) au passage, dans la plupart des méthodes de surveillance, on en est très loin. Ainsi dans cet exemple pointé récemment, https://seenthis.net/messages/799826, on trouve 19% des individus identifiés correctement ; on ne sait pas très bien à quoi ça correspond par rapport aux risques ci-dessus, mais on voit que 81% (le complément à 100%) des individus ne sont pas correctement reconnus.

      Gardons 5% et 10%. Le dernier paramètre important pour modéliser le fonctionnement du système de surveillance, c’est le pourcentage a priori de «  méchants  » dans la population totale. Avec ça, tu vas pouvoir calculer combien, en moyenne, ton système produit d’erreurs et de quels types. Je prends par exemple, les passagers transitant à Roissy tous les jours, ça nous en fait environ 200 000, on peut raisonner «  en moyenne  ».

      Si tu as en gros 30% de méchants dans la population, tu en vois passer 60 000 dont tu laisseras passer 10% (2ère espèce) de faux négatifs (6000) et dont tu arrêteras le reste, soit 54 000.
      Sur les 140 000 gentils (les pas méchants, si tu préfères) 5% (1ère espèce) seront arrêtés, soit 7 000 et 133 000 passeront sans encombre.
      Bilan : tous les jours tu interceptes 61 000 personnes dont 54 000 à juste titre et 7 000 par erreur. C’est encore admissible…

      Mais 30% de méchants, c’est ÉNORME. Mettons en 1% (et c’est encore gigantesque) et refaisons les calculs.
      2 000 méchants par jour, dont 200 passent au travers du filet et 1800 sont arrêtés
      198 000 gentils dont 9900 sont arrêtés à tort.
      Bilan : tu as arrêté 10 100 personnes dont 200 vrais méchants. De ce fait, outre le bazar que tu mets à l’embarquement, (pratiquement) toutes les personnes retenues le sont à tort, résultat, très vite, on ne s’occupera plus des alarmes.

      Conclusion, très générale : quand ce que tu cherches est très peu fréquent dans la population, les méthodes de contrôle systématiques en population générale (càd appliquées à tout le monde) ne peuvent pas marcher. Toute personne affirmant le contraire est au mieux un ignare au pire un escroc manipulant les ignares. Ce qui marche (éventuellement) ce sont des méthodes spécifiques (par exemple un indic – on a aussi un exemple tout frais) appliquées sur des populations ciblées (càd où, a priori, le taux de méchants est plus élevé qu’en population générale). La seule justification (?) d’un contrôle systématique de disposer d’une gigantesque base de données qui te permet, quand tu connais le méchant de pouvoir le retrouver dans ta base).

      OK, si tu souffres d’aritmophobie tu auras décroché très rapidement, mais la logique de ce type de calcul est assez simple et imparable, même si c’est un peu long à développer (ce qui fait que ça ne l’est rigoureusement jamais…)

      PS : je sais que j’ai déjà développé ce genre de choses (au moins…) une fois ici.

    • @arno , @simplicissimus Comme je suis super content d’avoir osé dire (après une longue hésitation) que j’avais rien capté, parce que maintenant j’ai compris et je trouve cela vraiment très intéressant, je regrette même de ne l’apprendre que maintenant tant ce raisonnement des faux positifs et des faux négatifs m’aurait été tellement utile quand je travaillais dans l’informatique et que je me battais contre les avalanches de fausses alertes en tentant de faire remonter qu’elles étaient factrices de vraies alertes manquées.

      Avouez que vous êtes l’un et l’autre nettement plus clairs dans vos deuxièmes contributions dont je vous remercie tous les deux.

      Mais ça continue de me faire sourire qu’on confonde les Républicains avec des Nazis. Parce que c’est la même chose non ?

    • Diala a un geste, apparemment libanais, pour qualifier ma façon d’expliquer les choses : ça consiste à se boucher l’oreille gauche avec la main droite en faisant tout le tour de la tête.

    • Une amie proche de la famille avait un jour statué sur le fait que pour mes enfants la vraie punition c’était la longueur de l’explication. Ça nous avait beaucoup fait rire et cela avait été l’occasion d’une sérieuse remise en question paternelle, depuis quand je dois expliquer quelque chose à mes enfants on négocie avant l’explication le temps qui m’est imparti et on se sert d’un compte-minute.

      http://desordre.net/photographie/numerique/divers/videos/20181014_pendule.mp4

  • How to speak Silicon Valley: 53 essential tech-bro terms explained | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/jun/26/how-to-speak-silicon-valley-decoding-tech-bros-from-microdosing-to-priv

    Your guide to understanding an industry where capitalism is euphemized

    What is Silicon Valley?

    For Californians of a certain tenure, Silicon Valley is a location – an actual, geological valley nestled between two mountain ranges and the marshy southern dregs of the San Francisco bay. The titans of technology – Adobe, Alphabet, Apple, eBay, Facebook, HP, Intel and Oracle – are all headquartered in the valley itself.

    But as the tech industry’s dominance has expanded, so, too, have Silicon Valley’s boundaries. The phrase has come to represent something that is both more and less than the tech industry as a whole.

    If the name represents anything at all, it is a way of thinking and talking, a mindset expressed through a shared vocabulary: the vocabulary of bullshit. Where Wall Street is capitalism unvarnished, Silicon Valley is capitalism euphemized.

    Here is a lexicon of Silicon Valley: a map for travelers to find their way through the wilds of billion-dollar lies.

    Airbnb (n) – A hotel company that figured out how to avoid the expense of owning hotels or employing hotel workers. See unicorn. (v) – To illegally convert an apartment into a vacation rental in a city with an affordable housing crisis.

    Amazon (n) – A website that went from selling books to selling virtually all items on Earth; it’s also a movie studio, book publisher, major grocery chain owner, hardware manufacturer, and host for most of the internet, to name just a few endeavors. Competitors in nearly every industry fear its might. Formerly known as “the everything store”; soon to be known as “the only store”.

    angel investor (phrase) – A wealthy individual who invests a small amount of startup capital at the earliest stages of a company or idea. Often, the angel is part of the entrepreneur’s extended network, whether because they went to the same college, worked together at a previous company, or are family friends. Frequently a vocal opponent of affirmative action. See also meritocracy.

    apology (n) – A public relations exercise designed to change headlines. In practice, a promise to keep doing the same thing but conceal it better. “People need to be able to explicitly choose what they share,” said Mark Zuckerberg in a 2007 apology, before promising better privacy controls in a 2010 mea culpa, vowing more transparency in 2011, and acknowledging “mistakes” in the Cambridge Analytica scandal. See Facebook, privacy.

    Apple (n) – America’s first trillion-dollar company, which achieved inordinate success through groundbreaking products such as the Macintosh, iPod and iPhone. After it ran out of ideas for new products, Apple maintained its dominance by coming up with new ways to force its customers to purchase expensive accessories. See dongle.

    artificial intelligence (ph) – Computers so smart that their behavior is indistinguishable from that of humans. Often achieved by secretly paying real humans to pretend they’re robots.

    Autopilot (n) – The name Tesla gives to its advanced driver assistance system, ie souped-up cruise control. Named after the advanced technology that allows pilots to take their hands off the controls of a plane, but very much not an invitation for Tesla drivers to take their hands off the wheel, right, Elon?

    bad actors (ph) – People who use a social media platform in a way that results in bad press. Bad actors usually take advantage of features of the platform that were clearly vulnerable for abuse but necessary to achieve scale. “The Russian intelligence operatives who used Facebook’s self-serve advertising system to target US voters with divisive and false messages were ‘bad actors’.”

    biohacking (n) – Applying the DIY hacker ethos to one’s own body to achieve higher performance. Often involves bizarre eating habits, fasting, inserting microchips into one’s body, and taking nootropics (AKA expensive nutritional supplements). When done by women, dieting. In extreme forms, an eating disorder.

    bootstrap (v) – To start a company without venture capital. The only option for the vast majority of people who start companies, but a point of pride for the tiny subset of entrepreneurs who have access to venture capital and eschew it. “My dad is friends with Tim Draper but I wanted to do something on my own so I’m bootstrapping” – a tech bro.

    cloud, the (n) – Servers. A way to keep more of your data off your computer and in the hands of big tech, where it can be monetized in ways you don’t understand but may have agreed to when you clicked on the Terms of Service. Usually located in a city or town whose elected officials exchanged tens of millions of dollars in tax breaks for seven full-time security guard jobs.

    data (n) – A record of everything you do involving the internet – which is increasingly synonymous with everything you do, period. Corporations use the digital trails you and millions of others leave to sell you things – in other words, your actions, relationships, and desires have become currency. See privacy.

    deprecated (adj) – A description for a software feature that is no longer being updated and will probably be phased out soon.

    disrupt (v) – To create a new market, either by inventing something completely new (ie the personal computer, the smartphone) or by ignoring the rules of an old market. If the latter, often illegal, but rarely prosecuted. Uber disrupted the taxi industry by flooding the market with illegal cabs, while Airbnb disrupted the hotel market by flooding the market with illegal sublets. See sharing economy.

    diversity and inclusion (ph) – Initiatives designed to sugarcoat Silicon Valley’s systematic failure to hire, promote and retain African American and Latinx employees. The phrase is usually invoked when a company is expounding on its “values” in response to incontrovertible evidence of widespread racial or gender discrimination.

    dongle (n) A small, expensive and easily misplaced piece of computer gear. Usually required when a company revolutionizes its products by getting rid of all the ports that are compatible with the accessories you already own. See Apple.

    Don’t Be Evil (ph) Google’s original corporate motto. Deprecated.

    employee (n) People who work for a tech company and are eligible for health insurance and retirement benefits. Importantly, this does not necessarily include the vast majority of people who perform work for the company and create its value, such as the people who drive for transportation companies, the people who deliver for delivery companies, and the cooks, cleaners, security guards and parking attendants on tech campuses. Less than 50% of Google’s global workforce. See Uber, sharing economy, disruption, scale.

    evangelist (n) A job title for salespeople who are slightly creepy in their cultish devotion to the product they are selling. “I used to work in sales but now I evangelize Microsoft’s products.”

    FAANG (ph) An acronym for Facebook, Apple, Amazon, Netflix and Google. Originally coined to refer to the company’s high-performing tech stocks, but also used to denote a certain amount of status. “His boyfriend is a software engineer, but not at a FAANG so he’s not really marriage material.”

    Facebook (n) Your mom’s favorite social media platform.

    5G (n) – The next generation of mobile internet, which promises to enable digital surveillance at blindingly fast speeds.

    free speech (ph) A constitutionally protected right in the US that is primarily invoked by tech bros and internet trolls when they are asked to stop being assholes. Syn: hate speech. See ideological diversity.

    GDPR (ph) A comprehensive data protection law that applies to companies operating in Europe, including American ones. Though the safeguards don’t apply directly to people outside Europe, the measure may push companies to step up their privacy efforts everywhere – handy for Americans, whose own government has done a pretty poor job of protecting them.

    gentrifier (n) – A relatively affluent newcomer to a historically poor or working-class neighborhood whose arrival portends increased policing, pricier restaurants and the eviction or displacement of longtime residents. Often used by gentrifiers as a general epithet for anyone who arrived in their neighborhood after they did.

    Google (n) – The privacy-devouring tech company that does everything that Facebook does, but manages to get away with it, largely because its products are useful instead of just depressing. (v) – To make the bare minimum effort to inform oneself about something. What a tech bro did before he insisted on explaining your area of expertise to you.

    ideological diversity (ph) – The rallying cry for opponents of diversity and inclusion programs. Advocates for ideological diversity argue that corporate efforts to increase the representation of historically marginalized groups – women, African Americans and Latinos, among others – should also be required to increase the representation of people who believe that women, African Americans and Latinos are inherently unsuited to work in tech.

    incubator (n) A parent company that takes baby companies under its wing until they can fly on their own; a playgroup for tech bros. See meritocracy.

    IPO (n) Initial public offering – when a company begins allowing regular people to buy shares. A way for everyone, not just venture capital firms, to lose money, as in Uber’s recent disappointing IPO.

    meritocracy (n) A system that rewards those who most deserve it, as long as they went to the right school. The tech industry is a meritocracy in much the same way that America is a meritocracy. See diversity and inclusion.

    microdosing (n) – Taking small amounts of illegal drugs while white. It may be possible to microdose without writing a book or personal essay about it, but the evidence suggests otherwise.

    mission (n) – What separates a tech bro and a finance bro: the tech bro works for a company that has a “mission”. Usually something grandiose, utopian, and entirely inconsistent with the company’s business model. Facebook’s mission is to make the world more open and connected; Facebook’s business model is to sell ads by dividing people into incredibly narrow marketing profiles.

    monetize (v) – To charge money for a product, or, to figure out how to extract money from people without their understanding or explicit consent. Though having a plan to monetize is usually the first step for a small business or startup (“You mean I shouldn’t just give the lemonade away for free?”), angel investors and venture capitalists have created an environment in which companies can attempt to scale first and monetize later. “My app is free because I’m monetizing my users’ data.”

    Move fast and break things (ph) – Facebook’s original corporate motto. In hindsight, a red flag. Deprecated, allegedly.

    off-site (n) – A work event at a non-work location. Often includes alcohol and socializing. Primarily used when describing a sexual harassment complaint.

    pivot (v) – What tech startups do when they realize scaling is not a business model without a monetization strategy.

    platform (n) – A website that hosts user-generated content. Platforms are distinct from publishers, which more directly commission and control the content they publish. In the US, platforms enjoy special legal status protecting them from liability for the content they host and allowing them to exercise broad discretion over which content they want to ban or delete. Facebook, YouTube, Reddit and Craigslist are examples of platforms. The reason Facebook says it does not “have a policy that stipulates that the information you post on Facebook must be true”.

    privacy (n) – Archaic. The concept of maintaining control over one’s personal information.

    revolutionize (v) – To change something that does not need to be changed in order to charge money for its replacement. “Apple revolutionized the experience of using headphones when it killed the headphone jack on iPhones.”

    runway (n) – The amount of venture capital a startup has left before it has to either monetize its product, pivot or start selling the office furniture. “I can’t believe Topher spent half our runway on a Tesla Roadster.”

    scale (v) – The holy grail. To create a business that can accommodate exponential increases in users with minimal increases in costs. Also applicable if the costs can be externalized to taxpayers or countries in the global south. In the negative, a surprisingly effective excuse not to do something that any non-tech company would do. “We would prefer not to foment genocide in Myanmar, but content moderation simply does not scale.”

    shadowban (v) – The conspiracy theory that no one is responding to a social media post because the platform is secretly preventing the user’s content from being seen and/or going viral. “Brandon was convinced that Twitter had shadowbanned him when no one responded to his demand that an SJW feminazi debate him.”

    sharing economy (ph) A system in which working does not mean being employed. See employees.

    smart (adj) – A product that is capable of being hooked up to the internet – thus rendering it capable of being hacked or abusing your data.

    Snapchat (n) – Facebook’s research and development department.

    tech bro (n) – A US-born, college-educated, Patagonia-clad male whose entry level salary at one of the FAANG companies was at least $125,000 and who frequently insists that his female co-workers give him high-fives. Typically works in product management or marketing. Had he been born 10 years earlier, he would have been a finance bro instead.

    the FTC (n) The US Federal Trade Commission. Capable of levying enormous fines against companies like Facebook, potentially whittling down its revenues to just a handful of billions of dollars. Not really in that much of a hurry to do anything, however.

    thought leader (n) – An unemployed rich person.

    Twitter (n) – A mid-sized business with outsized importance due to its three primary users: Donald Trump, Elon Musk and journalists. A useful tool for journalists to gauge public opinion by talking to other journalists, and for Elon Musk to provoke lawsuits and federal investigations into security fraud.

    Uber (n) – A unicorn startup that disrupted the taxi industry by revolutionizing the sharing economy at incredible scale thanks to unprecedented amounts of venture capital. In the first earnings report after a lackluster IPO, revealed that it lost $1bn in three months.

    unicorn (n) – A startup valued at at least $1bn. At one point, rare. Increasingly, not even that exciting.

    UX designer (n) The person responsible for a website or app user’s experience (UX). They make the buttons they want you to click on – Share! Buy! Sign Up! – large and noticeable, and the buttons that turn off location tracking very small.

    venture capital (ph) A system by which wealthy individuals can invest in startups before they go public. A legal and surprisingly respectable form of gambling. An alternate retirement plan for fortysomething multimillionaires who never developed hobbies.

    #technologie #langue_de_bois #capitalisme #idéologie

    • Celui là est parfait !

      cloud, the (n) – Servers. A way to keep more of your data off your computer and in the hands of big tech, where it can be monetized in ways you don’t understand but may have agreed to when you clicked on the Terms of Service. Usually located in a city or town whose elected officials exchanged tens of millions of dollars in tax breaks for seven full-time security guard jobs.

      #bullshit

  • Antecedents of bullshitting, John V.Petrocelli, Journal of Experimental Social Psychology
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022103117305127

    Highlights:
    • Bullshitting involves communicating with little concern for evidence or truth.
    • Bullshitting behavior appears to have specific antecedents.
    • People bullshit when obligated to communicate about things they know little about.
    • People bullshit when expecting to receive a social pass of acceptability for it.
    • Bullshitting is attenuated when social cues signal difficulty in obtaining a pass.

    Abstract

    Although it appears to be a common social behavior, very little is known about the nature of bullshitting (i.e., communicating with little to no regard for evidence, established knowledge, or truth; Frankfurt, 1986) and the social conditions under which it is most likely to occur. The current investigation examines specific antecedents of bullshitting, particularly examining topic knowledge, evidence for or against an obligation to provide an opinion hypothesis, and an ease of passing bullshit hypothesis. Experiment 1 suggests that bullshitting is augmented only when both the social expectations to have an opinion, and the cues to show concern for evidence, are weak. Experiment 2 demonstrates that bullshitting can also be attenuated under conditions of social accountability. Results are discussed in light of social perception, attitude change, and new directions aimed at reducing the unwanted effects of bullshitting.

  • Avez-vous lu le dernier livre de Timothy Snyder (historien, prof à Yale) ? — Gaël Giraud sur Twitter
    https://twitter.com/GaelGiraud_CNRS/status/1156094648336736258

    Avez-vous lu le dernier livre de Timothy Snyder (historien, prof à Yale) ? Il montre que
    1) la Russie de Poutine est 1 régime néo-fasciste totalitaire,
    2) l’invasion de l’Ukraine fait partie d’un projet de destruction de l’UE et d’absorption de l’Europe dans l’empire russe...

    • Les traités de commerce sont des traités entre brigands prêts à tout pour placer leurs marchandises. Mais traité ou pas, les brigands continueront à sévir, avec la complicité des États, y compris ceux qui se disent protectionnistes : contre les travailleurs, et aux mépris des conséquences de leurs actes sur l’environnement. Donc cibler les accords de libre échange, ou réclamer une autre mondialisation, c’est non seulement un mensonge : ça ne change fondamentalement rien, mais c’est aussi une diversion : car c’est laisser prétendre qu’il serait possible dans ce système que les relations entre capitalistes, entre nations, soient moins sauvages et plus harmonieuses, voire que "la température globale" y pourrait se stabiliser, c’est se taire sur la véritable origine des « menaces » contre la vie sur Terre : le capital, eu en premier lieu, notre propre classe possédante. Un mensonge et une diversion, car cela n’a pour effet que de dédouaner cette dernière.

      Non, ce qu’il faut, c’est combattre ce système sans se focaliser sur des traités qui ne sont que des reflets des rapports de force entre les groupes capitalistes. Non pas obscurcir les conscience en se mettant (de fait) à la remorque de ses propres capitalistes contre ceux du Canada ou des USA en imaginant un capitalisme respectueux de relations d’égal-échange (pour reprendre le #bullshit de Le Hyaric), mais contribuer à développer la conscience de la classe ouvrière contre l’ensemble de la classe capitaliste.

  • La Suite Du Monde
    https://www.lasuitedumonde.com

    Face à l’effondrement en cours, la Suite du Monde acquiert puis libère des terres agricoles et biens immobiliers afin d’y développer des projets liés à l’habitat, la production agricole, l’énergie, l’organisation communaliste, l’événementiel, l’éducation, ou toute activité permettant davantage d’autonomie. Elle multiplie les activités de recherche, d’expérimentation et de conseil afin de rendre multipliables ces Communes Imaginées, connectées entre-elles.

    • La suite du monde :

      Nous intégrons les meilleurs outils afin de permettre une organisation autonome et décentralisée des lieux et des budgets, tels qu’Aragon, DAOstack, Busy, Osmose - entre autres amis.

      Aragon :

      Aragon empowers you to freely organize and collaborate without borders or intermediaries. Create global, bureaucracy-free organizations, companies, and communities.

      DAOStack :

      DAOstack alimente les entreprises décentralisées, les fonds et les marchés pour prendre des décisions rapides et innovantes à grande échelle.

      Busy :

      1 Écrire et publier un post sur Steem
      2 La communauté upvote votre message
      3 Obtenez des récompenses en Steem

      Osmose :

      osmose collectIve ecosystème blockchain

      nouveaux services décentralisés pour une révolution coopérative massive

      Ne manque qu’un seul mot clé dans ce charabia : #bullshit

      Mais je suis bien conscient que je suis un petit peu vieux con sur le coup...

      J’ai oublié : faut aussi aller sur Facebook et Instagram. Ils s’organisent, mais avec les outils et les méthodes des capitalistes.

    • Je vais voir comment je peux alimenter cà, c’est aussi gondolant que consternant. Comme je suis abonné à des plate-formes qui inondent les journalistes de communiqués de presse « écolos » ça donne une idée des tendances « biosourcées »...

  • « Aucun développeur requis : Pourquoi cette société a choisi le no-code plutôt que des développeurs »

    https://www.zdnet.fr/actualites/aucun-developpeur-requis-pourquoi-cette-societe-a-choisi-le-no-code-plutot-que

    Je ne sais pas ce qu’il faut le plus remarquer dans cet article. Le fantasme patronal de pouvoir se passer des techniciens, qui sont pénibles, et qui demandent à être payés en fonction de leurs compétences ? L’ignorance de l’histoire (cela fait plus d’un quart de siècle qu’il existe des outils de programmation avec des jolies boîtes et des belles flèches, cela revient régulièrement à la mode, qui se souvient d’#HyperCard ?) Ou bien simplement la capacité des pipeauteurs à trouver de nouveaux termes ?

    #NoCode #développementInformatique #programmation #bullshitCorporate

    • « L’IT peut garantir des systèmes de référence [applications no-code] de référence de la bonne manière sans réplication des données. Nous voyons l’IT devenir des brokers en fournissant un centre d’excellence pour soutenir des développeurs citoyens, plutôt qu’une IT qui conçoit des applications et les livre au métier. »

      Je constate que tu l’as déjà écrit, mais c’est le seul mot qui m’est venu en lisant ces paragraphes mal rédigés, alors je le répète :
      #bullshit

      Ils promeuvent une solution « no-code », au moyen d’un article écrit avec une solution « no-writer ».

  • Les ventes opaques d’Airbus passaient par la Suisse Marc Renfer, Natalie Bougeard & Pascal Jeannerat - 29 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10327125-les-ventes-opaques-d-airbus-passaient-par-la-suisse.html

    ❞ L’avionneur européen Airbus a mis en place un système suspect de sociétés opaques soupçonnées d’avoir servi à verser des pots-de-vin. La structure reposait en partie sur des intermédiaires suisses, révèle une enquête de la RTS et de Tamedia en collaboration avec le consortium European Investigative Collaborations (EIC).

    Des avocats genevois, une fiduciaire zurichoise spécialisée dans les montages #offshore, des comptes helvétiques : les affaires troubles d’Airbus ont reposé durant des années sur les services fournis par des intermédiaires suisses. C’est ce que révèle des emails, contrats et documents bancaires inédits obtenus par Der Spiegel http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/airbus-neue-hinweise-auf-korruption-a-1260331.html et Mediapart https://www.mediapart.fr/journal/france/290319/airbus-ordonne-le-paiement-de-commissions-occultes-au-moyen-orient et partagés avec l’EIC.

    L’avionneur européen fait face à des enquêtes pour des soupçons de corruption ouvertes coup sur coup en Grande-Bretagne (2016), en France (2017), et également aux Etats-Unis (2018). Des ventes de satellites et d’hélicoptères au Kazakhstan, un contrat pour des avions de ligne destinés à la Libye ou encore des livraisons au Mali et en Arabie Saoudite sont soupçonnés d’avoir été entachés d’irrégularités et de versements de commissions occultes.

    Perquisitions à Genève
    Les investigations internationales se rapprochent de la Suisse sur plusieurs dossiers. Concernant les ventes au #Kazakhstan, une demande d’entraide française a mené à la perquisition au domicile genevois d’un ancien responsable du département Service & Marketing Organisation (#SMO) d’Airbus en janvier 2017, selon un arrêt du Tribunal fédéral.

     Des contrats signés entre la filiale satellites d’Airbus et le Kazakhstan sont soupçonnés d’avoir été entachés d’irrégularité. [GERARD CERLES - AFP] Un homme d’affaires tunisien qui collaborait avec le SMO sur le même dossier est également visé par la justice française. Il a lui aussi multiplié les liens suisses : séjours dans la région lémanique, banque genevoise… Selon nos sources, la saisie exécutée sur requête française visait une adresse genevoise de l’intermédiaire.

    Le SMO agissait sur les contrats et les dossiers de ventes les plus épineux. Son rôle : rémunérer des intermédiaires utilisés pour remporter des marchés. Avide de discrétion, ce département spécial d’Airbus avait mis en place une galaxie de filiales servant de paravent au géant européen de l’aéronautique.

    Avocats genevois, fiduciaire zurichoise
    Dans cette constellation, des avocats de l’étude genevoise #Merkt et associés administraient des entités enregistrées aux #Antilles_néerlandaises, au #Panama ou au #Luxembourg. Cette première couche de sociétés écran auraient permis à Airbus de cacher son contrôle sur le reste du montage opaque, lui aussi composé d’une série de sociétés offshore organisées en cascade.

    Les documents obtenus par l’EIC et analysés par la RTS montrent aussi le rôle prépondérant de la fiduciaire zurichoise #Quadris_AG dans la gestion de sociétés, dont certaines suspectées d’avoir servi à cacher des versements corruptifs. Un de ses fondateurs, Alexander Breuer, a même personnellement participé à au moins une rencontre avec un cadre d’Airbus pour y discuter des montages financiers avec le SMO.

    En plus d’être gérées depuis la Suisse, certaines de ces sociétés détenaient également des comptes auprès d’établissements helvétiques. Une transaction suspecte repérée en Suisse a ainsi provoqué l’ouverture d’une enquête à Genève.

    « No comment »
    Contactée par la RTS, la fiduciaire #Quadris n’a pas donné suite à nos demandes. Cyril Abecassis, partenaire de l’Etude Merkt dont le nom et la signature apparaissent régulièrement dans les documents, a quant à lui affirmé ne pas pouvoir répondre à nos questions en évoquant le secret professionnel, tout en précisant n’être « jamais intervenu dans une quelconque affaire qui nous aurait placés en contravention avec la loi, et en particulier dans aucune affaire de corruption ». Lors du scandale des #Panama_Papers, le cabinet Merkt était apparu comme l’intermédiaire le plus actif de Suisse.

    Le Ministère public de la Confédération (MPC) a affirmé à la RTS ne pas avoir ouvert d’enquête au sujet d’Airbus. Le Parquet national financier, en charge de l’enquête française, n’a quant à lui pas voulu commenter l’avancée de sa procédure.

    Airbus ne s’exprime pas non plus sur ce dossier. Le groupe tente depuis 2015 de se sortir de cette mauvaise passe avec une opération « mains propres » et collabore avec les autorités. Le SMO – que le président d’Airbus Tom Engers, sur le départ, n’hésite plus à surnommer le « #bullshit_castle » ("le #château_à_conneries", ndlr) - a été démantelé en 2015, mais les enquêteurs semblent décidés à lever le voile sur ses pratiques secrètes. ❞

    #airbus #corruption #Boeing renvoie l’ascenseur #Suisse #paradis_fiscaux #argent_sale @lescrises Pour revue de presse

    • Des millions redistribués à la demande d’Airbus ?
      Les dernières révélations de l’EIC montrent que #Samit, société libanaise d’un intermédiaire, a reçu près de 10 millions d’euros d’Airbus, officiellement pour son rôle de « consultant » dans la vente d’avions à la compagnie aérienne Egyptair.

      Mais, fait troublant, la même Samit a ensuite redistribué une somme quasi-identique à six sociétés offshore tierces. Un document comptable de la fiduciaire zurichoise Quadris laisse penser que ces transferts ont été exécutés à la demande d’un cadre d’Airbus.

      Ce circuit financier aurait ainsi pu servir à distribuer discrètement des fonds d’Airbus. Il met surtout à mal l’excuse du groupe aéronautique qui a toujours affirmé ne pas être au courant de l’utilisation des fonds.

    • L’étrange investissement dans l’or malien qui intéresse Genève
      Le procureur genevois Yves Bertossa enquête sur les flux financiers entourant une vente d’hélicoptères à l’armée malienne. C’est un étrange investissement d’Airbus dans un projet bancal de mine d’or qui interpelle.

      La justice soupçonne qu’un versement de près de 14 millions d’euros a pu en réalité servir à payer des commissions. Cette affaire a valu à l’ancien responsable du SMO d’être prévenu et auditionné en décembre 2017.

      Avocat de l’ex-cadre d’Airbus, Lionel Halpérin affirme que son client « conteste avoir commis la moindre malversation ».

  • [Le culte du bonheur créé] de nouvelles hiérarchies émotionnelles où ceux qui râlent, ceux qui sont en colère sont « pathologisés ».

    En plus d’être le jour du Printemps, aujourd’hui c’est aussi la Journée Mondiale du Bonheur ! C’est donc l’occasion idéale pour (ré)écouter la sociologue Eva Illouz, co-auteur de « Happycratie : Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies »...
    Youpee !

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/heureux-qui-comme-moi-je


    #bonheur #marchandisation #Printemps #JournéeMondialeduBonheur

  • Usul. Développement personnel : pensez positif
    https://www.youtube.com/watch?v=6aWaC4HUJJ8

    Que vous soyez écologiste tendance retour à la terre ou requin des affaires, il y a forcément une méthode de développement personnel qui vous conviendra. Constatant que cette littérature explose et qu’elle est devenue un marché très lucratif, l’équipe d’Ouvrez les guillemets s’est penchée sur ce que racontent ces coachs de vie et autre conférenciers qui passionnent parfois jusqu’aux zadistes les plus new age.

    #bullshit_business

  • Coup de gueule. Cette rage qui m’a envahie en voyant mon « fessier » sur un arrêt de bus
    https://www.revolutionpermanente.fr/Coup-de-gueule-Cette-rage-qui-m-a-envahie-en-voyant-mon-fessier

    Et oui j’enrage, une fois de plus, même si je ne découvre rien. J’enrage à la seule pensée que leur jeu fonctionne encore, celui qui consiste à nous faire croire que nous, les #femmes, ne devrions avoir comme barème d’estime de nous-mêmes que la courbure de notre #fessier. J’enrage qu’on cherche à nous faire croire que la liberté peut être synonyme d’une normalisation de nos #corps, j’enrage que la femme en soit toujours réduite au statut de #femme-objet, j’enrage que tant de femmes, sœurs, filles, mères, en souffrent chaque jour, persuadées malgré elles que leur valeur se mesure à leur tour de poitrine. J’enrage de trouver sur une même affiche, encore en 2019, les mots « liberté », « égalité », et « beau fessier », qui plus est sur une publicité d’une marque qui ose s’appeler « Le temps des Cerises ».

    #sexisme #femme_tronc #pub #rage

    • Article réaliste sur les conditions de travail des modérateurs avec des spécificités qui semblent être des spécificités américaines ou propres à l’employeur.
      En Allemagne la vidéo qui choque tous les stagiaires est une vidéo de zoophiles, il y a aussi des scènes de meurtres ritualisées comme les exécutions ISIS mais rien d’aussi traumatisant que la vidéo qui est décrite ici.
      Le but est quand même que les modérateurs aillent au bout de leur parcours d’apprentissage.
      Une fois en poste, le travail commence par le traitement de collections types et se poursuit par du shadowing actif et passif. La montée en horreur est quasi immédiate mais accompagnée.
      Il faut garder à l’esprit que c’est un job qui ne requiert aucune compétence. La publicité des conditions rend le recrutement plus difficile et élargit le type des candidats éligibles.
      Des gens qui sont dans des situations économiques plus fragiles, plus de femmes et plus de minorités et des candidats plus agés ^^.

      Après que ce soit un taff qui rende les modérateurs complotistes j’ai comme un doute, je pense que le terrain était déjà très favorable.

      Quand un « collègue » parle de quartiers islamistes en France... FB ou BFM ?

      « Du coup illes suppriment toujours les trucs violents et porn, mais ne font rien sur ces contenus complotistes. » Ca par contre est un non sens, tous travail consiste à appliquer une policy battit par FB, le complotisme n’y figure pas et dans l’exemple cité par l’article, les autistes ne représente pas une catégorie ou un groupe protégé. Arrêtons de croire que les modérateurs sont en mode freestyle.

    • Bon je crois je veux continuer de tout ignorer du monde dépeint dans cet article.

      Je suis arrivé jusqu’à

      “Autistic people should be sterilized” seems offensive to him, but it stays up as well. Autism is not a “protected characteristic” the way race and gender are, and so it doesn’t violate the policy. (“Men should be sterilized” would be taken down.)

      qui a agi comme une limite à ne pas dépasser.

      Pendant la lecture des deux tiers de cet article je n’ai pas cessé de me demander pourquoi est-ce qu’une telle tâche de modération (avec des critères aussi tordus) ne pouvait pas être, en fait gérer par de l’intelligence artificielle. Il ne me semble pas qu’un robot pourrait faire pire que l’exemple cité plus haut.

    • @philippe_de_jonckheere Tout simplement parsque toutes les informations doivent au préalable être « nettoyées » et formalisées. Les algorithmes sont encore incapables de prendre certaines décisions. Ce qui veut que de plus en plus l’action humaine va disparaitre au fur et à mesure de l’avancée algorithmique ce qui a mon sens est une mauvaise nouvelle. Le jour ou la modération ne sera que le fait de robot, bonjour pour avoir la moindre information sur la cuisine interne de FB.
      L’activité interne est moins signe de transparence que possibilté de fuites.
      Et puis :
      « Vers l’automatisation de la #Censure politique »
      https://seenthis.net/messages/762211

      D. Dalton, rapporteur sur le règlement antiterroriste, est sur le point d’autoriser la #Censure de masse
      https://seenthis.net/messages/755670

      Délégation de la censure aux géants du Web
      https://www.laquadrature.net/censureterro

      Abécédaire de la société de surveillance
      https://seenthis.net/messages/756098
      Qu’en sera t’il des relations FB avec des organismes bancaires et assureurs.

    • N’ayant jamais foutu les pieds sur cette saloperie de Facebook, en fait je m’en fous pas mal. Et pour ma part pour trouver quelqu’un intérêt que ce soit à Facebook, il faut déjà avoir une bonne part de soi robotisée. Un peu plus, un peu moins. Je suis nettement plus inquiet à propos des personnes qui doivent travailler à ce que tu appelles nettoyage que je ne le serais jamais pour un ou une utilisatrice de Facebook.

    • ❝Bob Duncan, qui supervise les opérations de modération de contenu de Cognizant en Amérique du Nord, explique que les recruteurs expliquent soigneusement la nature graphique du poste aux candidats. « Nous partageons des exemples du genre de choses que vous pouvez voir... pour qu’ils aient une compréhension », dit-il. « L’intention de tout cela est de s’assurer que les gens le comprennent. Et s’ils estiment que le travail ne leur convient pas, ils peuvent prendre les décisions qui s’imposent. »

      Entretien 5 mn.

  • “When You Get That Wealthy, You Start to Buy Your Own #Bullshit”: The Miseducation of Sheryl Sandberg | Vanity Fair
    https://www.vanityfair.com/news/2018/11/sheryl-sandberg-harvard-business-school-leadership

    ... it starts all the way back in 1977, when Sandberg was just eight years old and the U.S. economy was still recovering from the longest and deepest recession since the end of World War II. That’s the year that #Harvard #Business School professor Abraham Zaleznik wrote an article entitled, “Managers and Leaders: Are They Different?” in America’s most influential business journal, Harvard Business Review. For years, Zaleznik argued, the country had been over-managed and under-led. The article helped spawn the annual multi-billion-dollar exercise in nonsense known as the #Leadership Industry, with Harvard as ground zero. The article gave Harvard Business School a new raison d’être in light of the fact that the product it had been selling for decades—managers—was suddenly no longer in vogue. Henceforth, it would be molding leaders.

    [...]

    The truth is, Harvard Business School, like much of the #M.B.A. universe in which Sandberg was reared, has always cared less about moral leadership than career advancement and financial performance.

    The roots of the problem can be found in the Harvard Business School’s vaunted “Case Method,” a discussion-based pedagogy that asks students to put themselves in the role of corporate #Übermensch. At the start of each class, one unlucky soul is put in the hot seat, presented with a “what would you do” scenario, and then subjected to the ruthless interrogation of their peers. Graded on a curve, the intramural #competition can be intense—M.B.A.s are super-competitive, after all.

    Let’s be clear about this: in business, as in life, there isn’t always one correct answer. So the teaching of a decision-making philosophy that is deliberate and systematic, but still open-minded, is hardly controversial on its face. But to help students overcome the fear of sounding stupid and being remorselessly critiqued, they are reminded, in case after case—and with emphasis—that there are no right answers. And that has had the unfortunate effect of opening up a chasm of moral equivalence in too many of their graduates.

    #carriérisme #sans_scrupules

  • ZONE DE CONFORT, TERRE DE BULLSHIT ?
    10/01/2019 - par Delphine Le Goff
    L’injonction connaît son petit succès depuis une dizaine d’années : afin de se réaliser pleinement, il s’agirait de « quitter sa zone de confort » à tout prix. Sous couvert d’encouragement positif à la liberté, l’expression ne cache-t-elle pas plutôt une violence sociale et managériale ?

    http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/4022588W/zone-de-confort-terre-de-bullshit-.html

    #management #zone_de_confort #bullshit

  • Military panel held to debate gender balance in the Armed Forces fails to include women


    –-> cherchez l’erreur !

    https://www.telegraph.co.uk/news/2018/12/11/military-panel-held-debate-gender-balance-armed-forces-fails/?WT.mc_id=tmg_share_tw
    #genre #femmes #hommes #armée #non-mixité #hypocrisie #photographie #bullshit

    D’autres mots-clé ?
    Je sais qu’il y a pas mal d’exemples sur seenthis de ce genre de post, mais je ne trouve pas les bons mots-clé...

    @mad_meg et @aude_v : une idée ?

  • Travailler, une arnaque ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/travailler-une-arnaque

    Travailler, une arnaque ?

    Khedidja a suivi une formation de cuisinière proposée par Pôle emploi. Laurent a été embauché comme poseur de compteurs électriques intelligents. Les deux ont été formés dans des conditions déplorables et ont déposé une plainte. Ils racontent.

    https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=3a5297f3-e1a9-421b-8791-3a0d4ab84dbf

    D’un côté, la #bullshit_formation par excellence,
    de l’autre, la réalité des mercenaires précaires du #Linky.

  • Bienvenue dans le monde merveilleux du prospectus publicitaire - Basta !
    https://www.bastamag.net/Bienvenue-dans-le-monde

    Pour appâter le client à domicile, les mastodontes de la grande distribution – Carrefour en tête avec 30 % des prospectus diffusés en France – sous-traitent la distribution des prospectus à Adrexo, qui emploie une armée de 23 000 colporteurs payés au Smic. En cumulant les effectifs des deux grandes entreprises du secteur, Adrexo et Mediapost (filiale privée du groupe La Poste), le nombre de distributeurs de prospectus s’élève à 36 500. Une « grande famille » où chacun « profite d’une adaptabilité et d’une flexibilité sans égal » en « organisant soi-même son temps de travail », peut-on lire sur le blog des ressources humaines d’Adrexo, intitulé « La vie en violet ».

    Chez Adrexo, « le capital humain est plus important que tout ». Mais sur le parking des entrepôts, on rencontre des retraités qui « complètent leur trop petite retraite », des femmes à huit mois de grossesse qui chargent des kilos de prospectus pour pouvoir « toucher leur congé maternité », des étudiants qui bossent pour « payer leur loyer »… Un « capital humain » majoritairement composé de pauvres, de précaires, d’étrangers, d’allocataires des minimas sociaux, de jeunes en réinsertion, de retraités, de galériens en tout genre et autres naufragés du marché du travail.

    Chez Adrexo, le salaire moyen est de 400 euros pour une bonne soixantaine d’heures de travail mensuelles. L’entreprise envoie des contrôleurs qui vérifient que les paquets de pub n’ont pas été jetés dans des bennes ou dans la rivière la plus proche. « C’est notre fonctionnement : si une boîte aux lettres figurant sur la feuille de route n’a pas de pub, c’est le risque de se faire licencier immédiatement. C’est un moyen de pression quotidien, particulièrement sur les gens qui osent se plaindre du fonctionnement salarial », confie l’adjoint du chef de centre. Ambiance.

    Dérogation au droit du travail

    « Ça », c’est ce que les managers appellent la « préquantification du temps de travail ». En clair : c’est l’employeur qui quantifie en amont le temps de travail nécessaire à l’exécution d’une mission, sans possibilité pour le salarié de déclarer des heures supplémentaires si le temps de travail prévu ne correspond pas à la réalité. Adrexo et Mediapost disposent pour cela d’une dérogation au code du travail, validée par deux décrets ministériels. Elle a été intégrée dans la première convention collective du secteur, signée en 2004 après plus de huit ans de négociation entre le Syndicat patronal de la distribution directe (SDD) et les cinq syndicats représentatifs, à l’époque, des salariés (CGT, CFTC, CGC, FO, CFDT). Des syndicats qui n’apposeraient peut-être plus leurs signatures aujourd’hui.

    Mais des fois, t’y croit pas à une telle infatuation de patrons sans vergogne

    Un métier où les gens sont payés pour faire du sport : c’est la vision qu’a défendue le patron d’Adrexo, Frédéric Pons, dans une interview donnée à l’hebdomadaire Marianne : « Le conditionnement puis la livraison de prospectus sont un exercice un peu physique pour cette main-d’œuvre vieillissante, mais, honnêtement, j’estime qu’Adrexo rend service à ces gens : grâce à ce boulot, ils se maintiennent en forme et économisent un abonnement au Gymnase Club. Rémunérés pour faire du sport : il n’y a pas de quoi crier au servage », avait alors déclaré Frédéric Pons [4].

    #Droit_travail #Travail #Prospectus #Bullshit_jobs #Cynisme