• #Quebec : Un système de santé qui rend malades ses soignants Texte collectif - 11 avril 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/551885/un-systeme-de-sante-qui-rend-malades-ses-soignants

    La chaîne de montage de l’usine de santé qu’ont mise en place nos gouvernements successifs menace très sérieusement de défaillir, car les ouvriers sont de plus en plus souffrants, abandonnant chaque jour l’usine pour partir en congé de maladie. Depuis la réforme de 2015, les heures liées aux congés de maladie des employés du réseau de la santé ont en effet augmenté de 24 %.


    Photo : Fred Dufour Agence France-Presse « Les valeurs et principes de la logique industrielle sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels », rappellent les auteurs.

    Le taux historique des congés de maladie met en lumière un aspect qui, selon nous, va bien au-delà d’une simple crise circonstancielle. La crise actuelle révèle plutôt un fossé abyssal entre les valeurs humanistes que portent et défendent les soignants et les valeurs de type industriel que le ministère et ses gestionnaires imposent avec une autorité machinale depuis plusieurs années.

    Pour le ministère et ses gestionnaires, le « bon » soignant, c’est celui maintenant qui voit le plus de personnes dans le moins de temps possible. Celui qui jadis prenait son temps auprès d’une mère, d’une famille ou d’une personne âgée est aujourd’hui devenu le « bouc émissaire » de la nouvelle gestion publique. C’est ainsi que la logique comptable vient à la fois dévaluer et amputer le temps nécessaire à la réalisation de plusieurs pratiques comme l’écoute, l’accueil et l’accompagnement.

    On voit bien comment cette situation ne peut qu’être préjudiciable pour la population. Quant aux soignants, cette nouvelle norme du « bon » soignant occasionne chez eux de la colère et un sentiment d’impuissance.

    Le délire de la technocratie
    Le temps qu’exige l’administratif est en voie de d’égaliser le temps consacré à la population. À titre d’exemple, actuellement, une demande d’hébergement en santé mentale dans le réseau public exige de remplir un questionnaire de 60 pages et plus, alors que moins de 8 pages suffisaient dans les années 2000.

    Paradoxalement, alors que ces outils sont censés mieux desservir la population, jamais tels outils n’ont autant éloigné les soignants de la population. En fait, l’intensification des exigences technico-administratives est rendue à un point tel, en matière de quantité et de complexité, que l’ensemble du personnel de soutien aux soignants est maintenant mobilisé à la gestion des procédures technico-administratives. Conséquemment, non seulement les soignants ont de moins en moins de temps pour être auprès de la population, mais ils sont aussi de moins en moins aidés pour gérer les impasses cliniques qu’ils rencontrent dans leur travail.

    Crise des valeurs et perte de sens
    La rentabilité, la performance, l’optimisation, la concurrence et la compétition représentent autant de valeurs que de principes issus de la logique industrielle où la performance et les résultats sont évalués strictement en termes comptables. Or, ces valeurs et ces principes sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels. Chemin faisant, l’évaluation comptable de la performance comme nouvelle norme institutionnelle engendre chez les soignants un sentiment de culpabilité, d’incompétence et une de perte de sens dans ce qu’ils font.

    Prendre un congé de maladie
    Enfin, pour faire face à la détresse des soignants, l’institution propose de revoir leur gestion du temps et du stress, et on les réfère vers les programmes d’aide aux employés (PAE). Aussi nécessaires et aidantes soient-elles, ces solutions individuelles révèlent le déni institutionnel des causes structurelles qui sont, croyons-nous, à la source de la souffrance qui assaille actuellement des milliers de soignants.

    Étant incapables de surmonter le conflit entre leurs valeurs humanistes et celles imposées par le monde industriel d’un côté, et incapables, de l’autre côté, de se résigner à quitter le réseau de la santé, les soignants finissent en effet par tomber malades du fait de leur souffrance inédite et n’ont d’autre choix que de partir en congé de maladie.

    L’espoir d’un rétablissement ?
    L’étiquette psychologique de « résistance au changement » comme explication causale de la hausse des congés de maladie des soignants ne tient pas la route. Il y a beaucoup trop de recoupage dans les témoignages des soignants pour réduire cette souffrance aux dimensions individuelles. Mettre en valeur les solutions organisationnelles ne peut qu’ouvrir la voie, selon nous, au rétablissement des milliers de soignants « partis » en congé de maladie.

    La société québécoise doit donc exiger que le ministère s’engage à désintoxiquer les pratiques soignantes de la logique comptable et du délire chronique de la technocratie institutionnelle afin que les soignants puissent être libérés de leur fardeau et retourner ainsi faire dignement leur travail auprès de la population.

    Sont cosignataires du texte :
    Marjolaine Goudreau, présidente du RECIFS (Association des travailleuses sociales et techniciennes en travail social) ; Natalie Stake-Doucet, présidente de l’Association québécoise des infirmières et infirmiers ; Isabelle Leblanc, présidente des médecins québécois pour le régime public ; Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec ; Angelo Soares, professeur au Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion à l’Université du Québec à Montréal.

    #travail #santé #capitalisme fausse #rentabilité #médecine #santé_publique #humanité #rendement #technico-administratif #procédures #performance #évaluation_comptable #normes #soignantes #soignants #solutions_organisationnelles #délire #Services_publics #technologie #bureaucratie #néolibéralisme #administration

    • Dans les commentaires
      Comme on ferme des établissements, on en fusionne d’autres jusqu’à devenir ces monstres régionaux CISSS et CIUSSS, il faut de plus en plus de mécanismes de reddition de comptes : la gestion de proximité étant rendue très difficile, il faut introduire toujours plus de processus écrits, informatisés pour tout justifier, monitorer, calculer pour que les gestionnaires de haut niveau aient des tableaux de bord qui orienteront leurs décisions.

      Les intervenants de toute catégorie doivent passer un temps considérable à consigner ce qu’ils font pour que soient comptabilisées leurs actions et qu’on puisse en établir la productivité, les coûts-bénéfices. On a beau démoniser de temps à autres les cadres (trop nombreux, trop cher payés disent-ils) de fait, c’est la pensée gestionnaire qu’on a fait triompher depuis des années. Les professionnels, techniciens et employés de tous corps de métier sont à la merci depuis des décennies des vagues de ré-organisations à petite oun grande échelle que la nouvelle école de pensée en gestion fait mettre en chantier. Même si un certain nombre de gestionnaires ont d’abord été des professionnels de la santé ou des services sociaux, ils sont vite invités à se distancer de leur métier de base pour devenir de « vrais » gestionnaires. Hélas, la relation soignante n’entre pas dans leurs paramètres... Désolant état, ce réseau muselé.

    • C’est la « nouvelle gestion publique » qui fait des ravages. De fausses prémisses pour encourager la concurrence entre individus d’une même organisation.

      Ça commence par de la #pseudo-science : l’« autonomisation » (« #empowerment »). C’est le nirvana pour un #gestionnaire (qui trouve ça « très le fun » de ne plus se sentir « responsable », car, c’est les autres, maintenant). Autre pseudo-science, celle du « #savoir-être », autre #canular dérivé de l’intelligence émotionnelle (fabuleuse découverte ! Il faut entendre les cris d’indignation : ce n’est pas vrai, ça existe le « savoir-être » !), alors, les gens médiocres ont du « savoir-être ».

      Il y a, aussi la « #gouvernance » ! Il faut faire confiance à l’imagination pour que ce terme se retrouve dans la bouche du « gestionnaire » qui se gargarise avec.

      En résumé, la gestion, dans les dernières décennies on envahit de très vastes aspects du fonctionnement d’une organisation (avec l’aide des « #RH ») avec de la speudo-science. À l’aide de principe de la « nouvelle gestion publique », qui relève plus de la religion : « un scrum, ça se fait debout » (si vous dites que non, vous êtes « excomunié »). La gestion glane des informations avec lesquels elle « découvre » des « correlations » et appel cela des « #indicateurs » et « gouverne » dernière un écran (en sachant que les employés s’« autogérent » !?!?).

      Des solutions ? Retrouver le sens du « savoir-faire » (celui-ci est plus facilement « mesurable » que le « savoir-être », en cela, qu’un défi vous est lancé de trouver comment mesurer le « savoir-être »), retirer le regroupement professionnel RH. Instruire au lieu de former. Enseigner l’esprit critique au lieu de donnée des cours de finance.

      Si vous n’êtes pas d’accord avec la gestion, vous êtes déloyale, vous faites preuve d’insubordination. Vous êtes des hérétiques

  • De Bure à Cadarache
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=4293

    Un reportage sur la balade anti-nucléaire qui a eu lieu le 9 août 2019 à Forcalquier organisée à l’initiative de l’équipe de la revue Z, qui est venue dans la région fêter le dixième anniversaire de Z à Longo maï. Cette action en solidarité avec les opposants au site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (qui étaient en plein festival des Burelesques le même jour) dénonçait également le centre de recherche à Cadarache. Durée : 31 min. Source : Radio Zinzine

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2019/DeBureACadarache.mp3

  • Explosion dans le Grand Nord : la Russie dévoile la nature de la pollution radioactive
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/26/explosion-dans-le-grand-nord-la-russie-devoile-la-nature-de-la-pollution-rad


    La base militaire de #Nionoksa, dans la région d’Arkhangelsk, le 9 novembre 2011, où s’est produit l’accident du 8 août.
    AFP

    L’accident, dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements », a causé la mort le 8 août de cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom.

    Des isotopes radioactifs de strontium, de baryum et de lanthane. Voilà ce que contenaient les échantillons prélevés dans la ville de Severodvinsk, dans le Grand Nord de la Russie, quelques jours après une explosion dans une base militaire voisine, a dévoilé, lundi 26 août, l’agence de surveillance environnementale russe Rosguidromet. Selon un spécialiste cité par l’agence de presse russe Ria Novosti, ces isotopes sont le produit d’une fission nucléaire.

    L’accident, dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements », a causé la mort le 8 août de cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom. Ces spécialistes fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour « la source d’énergie isotopique » du moteur du missile à l’origine de l’explosion. Au moins trois autres personnes ont été blessées, victimes de brûlures.
    Immédiatement après l’accident, le ministère de la défense avait seulement déclaré que les faits s’étaient produits au cours de l’essai d’un « moteur-fusée à ergols liquides », mais n’avait pas décrit l’accident comme impliquant du combustible nucléaire. Il avait alors assuré qu’il « n’y a pas eu de contamination radioactive », mais la mairie de Severodvinsk avait dit avoir « enregistré une brève hausse de la radioactivité », avant de retirer sa publication.

    Les isotopes radioactifs cités lundi par Rosguidromet ont une période de demi-vie, lors de laquelle la moitié de leurs noyaux se désintègrent, allant de plusieurs heures à près de treize jours. Ils se transforment alors en gaz radioactif inerte. « Ces gaz radioactifs sont la cause de la brève hausse » de la radioactivité enregistrée après l’explosion, selon Rosguidromet.

    L’agence avait auparavant affirmé avoir mesuré des niveaux de radioactivité jusqu’à seize fois supérieurs au rayonnement naturel après l’explosion, avant un retour à la normale deux heures et demie plus tard. L’organisation environnementale Greenpeace estime, pour sa part, que les radiations mesurées dans le secteur ont été vingt fois supérieures à la normale. Les autorités russes avaient également reconnu qu’un médecin ayant participé au traitement des blessés après l’explosion a été contaminé à l’isotrope radioactif césium 137, niant toutefois que son cas soit lié à l’accident.
    […]
    Pour plusieurs observateurs, cet épisode confirme que la Russie travaille de manière active sur des missiles à propulsion nucléaire. Appelé « #Bourevestnik » (oiseau de tempête, en russe), et surnommé « #Skyfall » par l’OTAN, ce projet russe aurait l’ambition d’embarquer un réacteur nucléaire miniaturisé sur un missile. Le but : obtenir un missile capable d’avoir une autonomie de vol telle qu’elle lui permettrait de faire de larges détours pour contourner la défense antiaérienne et les radars américains.

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer que les chercheurs travaillent effectivement sur le « Bourevestnik ». Mais il a assuré que la compétence atteinte par la Russie en matière de missiles à propulsion nucléaire « dépass[ait] significativement le niveau atteint par d’autres pays et [était] assez unique ».

    #Burevestnik #Petrel
    #Nyonoska

    • Explosion de missile en Russie : une « seconde explosion » détectée par les Norvégiens, les Russes nient
      (avec précisions sur les isotopes)
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/explosion-de-missile-en-russie-une-seconde-explosion-detectee-par-les-norv

      Le mystère s’épaissit. Après l’explosion d’un missile sur une base militaire russe jeudi 8 août qui avait tué cinq ingénieurs nucléaires, des Isotopes radioactifs ont été détectés a annoncé l’agence météo russe ce lundi 26 août. Mais le pic de radiations étudié par l’agence russe ne serait pas dû à cette première explosion mais à une seconde, deux heures plus tard, selon l’agence norvégienne Norsar.

      L’agence météorologique russe a annoncé ce lundi 26 août avoir trouvé des isotopes radioactifs de strontium, de baryum et de lanthane dans des échantillons après la mystérieuse explosion survenue sur un site militaire début août. L’explosion, qui a fait cinq morts le 8 août dernier dans la région d’Arkhangelsk, dans le nord de la Russie, a entraîné un bref pic de radiations dans la ville voisine de Severodvinsk.

      Vladimir Poutine a déclaré mercredi dernier que l’explosion, avait eu lieu lors d’essais de nouveaux systèmes d’armement qu’il a qualifié de prometteurs. Il n’a pas révélé quels systèmes étaient testés au moment de l’explosion.

      Le nuage de gaz radioactifs inertes qui s’est formé à la suite d’une désintégration des isotopes est à l’origine du pic de radiation constaté à Severodvinsk, explique l’agence météorologique dans un communiqué. Les isotopes en question étaient le strontium-91, le baryum-139, le baryum-140 et le lanthane-140, dont la période radioactive (ou demi-vie) était de 9,3 heures, 83 minutes, 12,8 jours et 40 heures respectivement.

      L’agence nucléaire russe a annoncé que cinq membres de son personnel avaient été tués et trois autres blessés lors d’une explosion survenue lors d’un test de roquettes sur une plate-forme maritime impliquant « des sources d’énergie isotopiques ». Des experts nucléaires aux États-Unis estiment que l’incident s’est produit lors d’essais d’un missile de croisière à propulsion nucléaire.

      Mais l’agence norvégienne Norsar (Norwegian Seismic Array), chargée de détecter les tremblements de terre et les explosions nucléaires, a annoncé vendredi que l’explosion meurtrière avait été suivie d’une seconde explosion deux heures plus tard et que c’était la source probable du pic de radiation.

      Selon l’explication de Norsar, la deuxième explosion a probablement été provoquée par une fusée aéroportée alimentée par du combustible radioactif. Igor Orlov, le gouverneur de la région russe d’Arkhangelsk, où l’explosion a eu lieu, a nié les informations faisant état d’une nouvelle explosion.

  • Quand il fait beau, c’est pas plus moche qu’ailleurs ! | L’Heure de Pointe
    http://www.radiopanik.org/emissions/l-heure-de-pointe/quand-il-fait-beau-c-est-pas-plus-moche-qu-ailleurs-

    Depuis 25 ans, la France cherche à enfouir les pires déchets nucléaires en grande profondeur dans le département de la Meuse, près du village de Bure, à quelques kilomètres de là où habite ma famille. En 2016 une zone à défendre (ZAD) est créée dans le bois Lejuc par les opposants au projet. J’ai voulu rendre compte de la situation sur le terrain de 2017 à 2019 en interrogeant les opposants, les responsables du projet et surtout les habitants des villages alentour. Une production de Guillaume Istace pour Axolotl. Durée : 1h29. Source : Radio Panik

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/l-heure-de-pointe/quand-il-fait-beau-c-est-pas-plus-moche-qu-ailleurs-_07159__1.mp3

  • Missile Burevestnik 9M730 — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Missile_Burevestnik_9M730


    Site de lancement Pankovo (image satellite, juin 2018)

    Le #Burevestnik 9M730 (en russe : Буревестник (Pétrel en français), nom de code pour l’OTAN : SSC-X-9 Skyfall) est un missile de croisière russe expérimental à propulsion nucléaire et à armement nucléaire, destiné aux forces armées russes. Le missile aurait une vitesse subsonique et portée pratiquement illimitée.

    Le Burevestnik est l’une des six armes stratégiques russes dévoilées par le président russe le 1er mars 2018.

    L’industrie russe de défense travaille sur un missile de croisière intercontinental à propulsion nucléaire, capable de pénétrer tout système de défense antimissile à base d’intercepteurs. Sa portée serait illimitée, et il aurait la capacité d’esquiver les défenses antimissiles. Le nom de l’arme a été choisi par la voie inhabituelle d’un vote public. Une étape majeure des essais du missile de croisière du complexe de Burevestnik, les essais de l’unité de propulsion nucléaire, aurait été achevée avec succès en janvier 2019, sur les terrains d’entraînement de Kapustin Yar et en Nouvelle-Zemble.

    Selon Nezavissimaïa Gazeta, le moteur de départ de la fusée utilise un carburant solide et le moteur principal du carburant nucléaire. Les dimensions du missile seraient 12 m de longueur au départ, 9 m en vol, et la coque aurait la forme d’une ellipse de 1 × 1,5 m.

    Le projet « jumeau » du Burevestnik, le sous-marin Poséidon (Status-6) à torpille et drone nucléaire, est également construit autour d’une unité de propulsion nucléaire miniature.

    • Détails (en russe) sur la propulsion nucléaire
      Envol avec propulseur à carburant solide (boosters ?), puis propulseur nucléaire de puissance (estimée) 766 kW. Double circuit : primaire turbine à gaz fermée renvoyant les gaz détendus et refroidis dans le réacteur, secondaire récupérant la chaleur du primaire, turbine à gaz ouverte.

      Буревестник (крылатая ракета) — Википедия
      https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%91%D1%83%D1%80%D0%B5%D0%B2%D0%B5%D1%81%D1%82%D0%BD%D0%B8%D0%BA_(%D

      Ядерная силовая установка[править
      Джефф Терри, профессор физики Технологического института Иллинойса, используя аналогии с крылатой ракетой «Томагавк», оценил полезную (не тепловую) мощность двигателя «Буревестника» приблизительно в 766 кВт. Из этого он делает вывод, что это вполне вписывается в потенциальный диапазон мощностей компактного ядерного реактора современного поколения.

      В Буревестнике используется прямоточная газовая турбина открытого типа, а в Посейдоне на том же реакторе применена газовая турбина закрытого типа, где отработанный и охлажденный газ возвращается в обратно в реактор.

    • Concernant l’incident, WP[fr] ; pas encore (?!) sur WP[ru]…

      Missile Burevestnik 9M730 — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Missile_Burevestnik_9M730

      En août 2019, une brusque radioactivité a été détectée à Severodvinsk, dans le nord de la Russie. Le 9 août 2019, l’agence russe de l’énergie nucléaire Rosatom a confirmé qu’elle était liée à un accident impliquant le test d’une « source d’énergie isotopique pour un moteur de fusée à combustible liquide », et qu’elle avait entraîné la mort de huit personnes. Des journalistes ont évoqué un lien possible entre les tests de l’accident et le Burevestnik.9 Les sources du gouvernement russe sont trop rares pour le savoir, mais les experts sont circonspects sur le type de propulsion de la fusée, le choix technique étant peu usité.

    • Localisation : #Nyonoksa (Нёнокса)
      https://ru.wikipedia.org/wiki/Нёнокса
      (avec une version raccourcie en anglais)

      à noter : l’article inclut, sans aucun lien dans l’article, 2 tweets (du 5 août) qui représentent une grosse explosion d’un dépôt de munitions à Atchinsk, kraï de Krasnoïarsk, soit à quelques 3000 kilomètres de Nyonoksa, district de la municipalité de #Severodvinsk, oblast d’Arkhangelsk…

    • Security Brief: Botched Russian Weapons Test Leads to Radiation Leaks
      http://click1.crm.foreignpolicy.com/ViewMessage.do?m=pmdhymyy&r=idmygccmv&s=kstvvgqpqtvlllrrtg

      Radiation leaks after explosion. Two days after a mysterious blast at a Russian weapons testing range caused a spike in radiation levels in nearby Severodvinsk, Russia’s nuclear energy authority Rosatom confirmed Saturday that the explosion involved radioactive materials. 

      U.S. officials and experts believe the explosion, which killed seven, came after a botched test of a new nuclear-powered cruise missile that Russian President Vladimir Putin has trumpeted as central to Russia’s 21st-century nuclear deterrent, the New York Times reports.

      The possibility that this was another Russian mishap with its nuclear-powered cruise missile is looking frighteningly plausible,” said Ian Williams, the deputy director of the Missile Defense Project at the Center for Strategic and International Studies, in an email to Foreign Policy.

      The missile in question. Suspicion fell on the #Burevestnik, a nuclear-powered cruise missile Russia is developing, dubbed “Skyfall” by NATO. The weapon is intended to fly for hours or even days in a bid to evade missile defense systems. “The system is part of several new strategic-range nuclear delivery systems that Russia is developing. Most are having testing problems, behind schedule, or unlikely to be fielded in large numbers, if ever,” said Kingston Reif, the director for disarmament and threat reduction policy at the Arms Control Association.

    • Une description assez détaillée de ce que l’on sait de l’incident…

      No sign radiation from a missile explosion has spread beyond Russia | New Scientist
      https://www.newscientist.com/article/2213200-no-sign-radiation-from-a-missile-explosion-has-spread-beyond-r

      An explosion at a missile testing range in north-western Russia killed five people working for the state nuclear energy agency and saw radiation levels spike locally, but there is no sign the radiation has spread to Europe.

      The Rosatom scientists were thrown from a sea-based platform after fuel caught fire at the military facility near Severodvinsk on 8 August, Russian news agencies reported. In a statement, Rosatom said the work was “related to a radio isotope power source”. Observers have speculated it could have been a nuclear-powered cruise missile that Russian president Vladimir Putin spoke of last year.

      Russian authorities have confirmed the involvement of radioactive materials in the accident, but not the specific weapons system that was being tested,” says Ankit Panda at the Federation of American Scientists in Washington, D.C. “It’s important to clarify that the radiological event in this case is not due to the presence of nuclear weaponry, but what may be a prototype nuclear propulsion unit for a cruise missile.” He believes the difficulties and dangers of such a system mean it may never see deployment.

      Radiation levels in Severodvinsk, 25 miles away, jumped for nearly an hour, at levels of up to 2 microsieverts per hour, which is below levels considered dangerous. A statement on the city’s website reported a “short-term” spike on Thursday, but the statement had been removed by Friday.

    • … avec deux pics de radioactivité

      Russia news: Radiation mystery takes new twist as officials admit TWO spikes | World | News | Express.co.uk
      https://www.express.co.uk/news/world/1164742/russia-news-russia-explosion-radiation-Severodvinsk-vladimir-putin-milita


      Russia news: Officials have admitted two separate radiation spikes were recorded last week
      Image: GETTY / EAST2WESTNEWS

      Pictures emerged of the five “elite” scientists - dubbed “national heroes” - who were lost due to an explosion and fire during a test of a nuclear engine for an advanced new missile to equip Vladimir Putin’s military machine. This came as Moscow admitted there were two - not one as previously disclosed - spikes in background radiation near Severodvinsk as a result of the accident. Two of the men were blown into the sea during at the top secret weapons testing zone in the White Sea.

      Their bodies were initially lost but later found and funerals for all those killed will be held today in top secret closed nuclear research town Sarov, where foreigners are banned.

      According to one version, the troubling missile accident came as the scientists were working on the nuclear engine of deadly Burevestnik cruise missile with “unlimited range”, nicknamed the ‘Flying Chernobyl’, when it exploded.

      One of the dead was Evgeny Korotaev, 50, a leading electronics engineer and also a popular DJ, whose second wife had given birth to twin girls just seven months ago.

      Like the other dead, he worked for the classified Institute of Experimental Physics based in #Sarov, 235 miles east of Moscow, known as #Arzamas-16 in Soviet times.

    • Ah tiens, un des premiers articles (du 8 août…) était illustré d’une photo qui semble bien être liée à l’événement. On notera que par la suite, tous les autres articles sont illustrés par des photos de l’explosion du dépôt de munitions de Sibérie (Atchinsk).
      L’association des mots nucléaire et explosion entrainant de façon réflexe la sélection d’une image de boule de feu ou de champignon…

      Comme indiqué (parfois…) dans les articles, il est probable qu’une explosion (sans doute) chimique ait libéré les «  isotopes radioactifs  » qui se sont disséminés et provoqué le (ou les) pic(s) de radioactivité.

      Russia explosion : Fire at nuclear submarine missile test site - two dead during test | World | News | Express.co.uk
      https://www.express.co.uk/news/world/1163236/russia-explosion-Severodvinsk-nuclear-missile-submarine-military-radiatio


      Russia explosion : A fire at a military base has left at least one dead
      Image : TWITTER

      AN EXPLOSION and fire at a Russian site for testing missile for nuclear submarines has left at least two people dead and 10 injured.

      The incident at Severodvinsk, in the Arkhangelsk, was also feared to have led to a spike in radiation levels. A spokesperson for the city said: “At around 12 o’clock in Severodvinsk, a short-term excess of the radiation background was recorded.” However state-run media sources later said radiation levels were normal and no harmful substances had been released.

    • Explosion nucléaire en Russie : les médecins intervenus sur le site examinés à Moscou
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/explosion-nucleaire-en-russie-les-medecins-intervenus-sur-le-site-examines

      L’explosion sur le site militaire, qui a été fatale à cinq scientifiques nucléaires russes, s’est produite jeudi dernier près de la ville de Severodvinsk. Le ministère de la Défense avait déclaré qu’aucune substance toxique n’avait été libérée dans l’atmosphère mais les services météorologiques ont observé des radiations 4 à 16 fois supérieures à la normale. L’ONG Greenpeace affirme qu’elles ont été 20 fois supérieures à la normale.

      Les médecins qui ont soigné les victimes de l’explosion survenue la semaine dernière sur une site militaire du nord de la Russie ont été envoyés à Moscou pour passer des examens, rapporte mardi l’agence de presse Tass citant une source non identifiée.

      L’agence précise qu’ils ont signé un accord de confidentialité leur interdisant de divulguer la moindre information sur cette mystérieuse explosion.

      L’explosion, qui a été fatale à cinq scientifiques nucléaires russes, s’est produite jeudi dernier près de la ville de Severodvinsk (région d’Arkhangelsk, extrême nord de la Russie). L’agence atomique russe Rosatom a déclaré que l’accident s’était produit lors d’un essai de fusée sur une plateforme en mer.

      Le ministère de la Défense avait déclaré peu après l’accident qu’aucune substance toxique n’avait été libérée dans l’atmosphère et les niveaux de radiation étaient restés stables.

      Mais les services météorologiques ont observé des radiations 4 à 16 fois supérieures à la normale, rapporte mardi l’agence Tass. L’ONG Greenpeace indique pour sa part que les radiations mesurées dans le secteur ont été 20 fois supérieures à la normale.

      Des experts américains pensent que l’accident s’est produit lors d’un tir d’essai du missile expérimental à propulsion nucléaire Bourevestnik (Skyfall dans la classification de l’Otan).

    • Et le gentil Donald de s’inquiéter pour la santé des voisins russes… Mais lui, il a un joujou encore mieux.

      https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1161026203345723393
      Donald J. Trump
      @realDonaldTrump

      The United States is learning much from the failed missile explosion in Russia. We have similar, though more advanced, technology. The Russian “Skyfall” explosion has people worried about the air around the facility, and far beyond. Not good!

  • #Bure (Meuse) : #réoccupation et #expulsion du bois Lejuc
    https://fr.squat.net/2019/07/21/bure-reoccupation-et-expulsion-du-bois-lejuc

    Publié le 18 juillet 2019 sur bureburebure.info : Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14h. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les #arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, […]

    #Meuse

  • Bure : le bois Lejuc est réoccupé !

    https://lavoiedujaguar.net/Bure-Le-bois-Lejuc-est-reoccupe

    Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14 heures. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu, au sol comme dans les arbres, pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire.

    Les forces policières qui occupaient jusque-là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) ont été contraintes de quitter les lieux. Nous appelons dès maintenant à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt.

    Le bois Lejuc est sur la zone du projet de poubelle nucléaire. L’Andra projette de le défricher pour y faire des fouilles archéologiques et des forages, et à terme de le bétonner pour y construire des puits de ventilation. Le bois a déjà été occupé à deux reprises auparavant, en juillet 2016 puis du 15 août 2016 au 22 février 2018, date à laquelle 500 gendarmes ont expulsé la forêt et détruit les habitations des occupant·e·s. (...)

    #Bure #Andra #déchets_nucléaires #résistance

  • A Bure, un « état d’urgence permanent » et une « surveillance généralisée » pour réprimer les opposants
    https://www.bastamag.net/Bure-LDH-opposants-nucleaire-etat-d-urgence-surveillance-association-de-ma

    « Les autorités publiques se livrent à un harcèlement contre les opposants au site d’enfouissement destiné à criminaliser leur position et leur manifestation et qui a pour effet de porter atteinte aux libertés individuelles. » Tel est le lourd constat dressé par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) dans un rapport rendu public ce 20 juin, concernant le traitement judiciaire des opposants à Cigeo. Cigeo est un projet d’enfouissement de déchets radiotoxiques porté par l’Agence nationale de gestion des (...)

    En bref

    / #Justice, #Droits_fondamentaux, #Nucléaire, Démocratie !

    #Démocratie_ !
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/rapport_ldh_sur_e_ve_nements_bure_et_traitement_judiciaire_20_06_19_def.pd
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/rapport_mission_fidh_bar-le-duc_2019_02_05_projet_.pdf

  • Un Windows pour Linux : vite, ça urge !
    https://www.dsfc.net/logiciel-libre/linux/un-windows-pour-linux-vite-ca-urge

    Quand ils avaient annoncé que #Windows était leur dernier système d’exploitation, je les avais pris au mot. Et maintenant, j’ai un doute. Un fâcheux doute ! Microsoft, fidèle à son histoire, est peut-être en train de trianguler une nouvelle fois. Et c’est l’annonce de la présence d’un sous-système #Linux natif présent dans la prochaine release de Windows 10 qui m’a fait tiquer. Le problème de l’informatique professionnelle n’est pas de disposer d’un Linux dans Windows, mais bien de l’inverse. [...] Les principaux éditeurs des distributions Linux ont tiré un trait sur la station de travail et sur le #bureau des utilisateurs, pour la simple et bonne raison que l’usage du système d’exploitation Open Source s’est concentré sur les environnements serveur. Il n’y a rien à attendre de leur part. Penser que l’#avenir_du_bureau_Linux repose désormais sur #Google me semble tout à fait désespérant.

  • Tout comprendre sur #Parcoursup

    Pour comprendre la nature de “Parcoursup”, il faut partir de l’expérience directe, sans tenter d’y plaquer des interprétations hatives ou idéologiques. Pour la plupart des lycéens — ceux que les communicants qui encombrent désormais l’appareil d’Etat appellent “nos jeunes” — le processus d’affectation dans l’#enseignement_supérieur se présente comme une boîte noire nimbée de brouillard, comme une obscure Machine.

    Son #opacité ne tient pas tant à l’interface numérique par laquelle se font les connexions que dans l’impression diffuse de ne pas connaître les règles d’un “jeu” qui s’apprête à déterminer la place sociale qui sera assignée à chaque “candidat” pour le reste de son existence.

    Les familles qui entendent faire de leurs rejetons des “premiers de cordée” ne découvrent pas la #guerre_scolaire à cette occasion : elles s’y livrent depuis la maternelle, renforçant la #ségrégation_sociale par mille artifices de contournement, de choix d’options “astucieuses” et de falsification d’adresse. Parcoursup officialise l’idée que les formations universitaires — y compris celles aussi standardisées que des licences d’une même discipline — ne se valent pas. Dès lors, ce qui fut une orientation devient recherche active des filières les plus valorisables, c’est-à-dire celles qui, en l’absence de mécanismes de brassage social, permettront d’obtenir les meilleures places dans la hiérarchie socio-économique. C’est du moins ce dont les concepteurs souhaitent convaincre les classes moyennes. Mais comment savoir quels sont les “parcours” qui permettront d’accroître son “portefeuille de compétences” de sorte à en obtenir les “dividendes” matériels et symboliques les plus généreux ? En effet, hormis les Grandes Écoles, qui assurent la formation des cadres, les formations sont essentiellement les mêmes partout. D’où l’effet de brouillard.

    Les “premiers de cordée” se reconnaissent en ceci qu’ils “ont du réseau” leur permettant d’obtenir informations précieuses et passe-droits. L’#opacité du système est en partie délibérée comme en témoigne le démantèlement des services d’orientation nationaux (#ONISEP et #CIO). Cependant, participent à l’#angoisse générée par la Machine toutes sortes de #dysfonctionnements, d’accrocs, d’#erreurs de débutant, qui admettent une explication simple et donc probablement juste : derrière la prétention de la #Start-Up_Nation à transformer les services de l’Etat en plateformes numériques automatisées se cache un amateurisme sans bornes. Ainsi, l’équipe technique incompétente recrutée par le ministère en charge de l’enseignement supérieur s’est montrée incapable d’écrire un logiciel sans bug, malgré la simplicité algorithmique : appeler les “candidats” dans l’ordre dans lequel les formations les ont classés, au fil des désistements. Du reste, il n’est qu’à voir le visage de Mme Vidal rongé par les anxiolytiques, lorsqu’elle débite d’une voix pâteuse les éléments de langage préparés par les communicants de son cabinet, avec des chiffres arrangés quand ils ne sont pas tout simplement faux, pour comprendre que l’angoisse générée par Parcoursup s’étend à tous ceux qui ont été mis au service de la Machine : les bacheliers, bien sûr, mais aussi les responsables des formations qui produisent les classement des “candidats” et l’ensemble de la #bureaucratie ministérielle occupée à calfeutrer les voies d’eau qui se multiplient quotidiennement. Que le ministère en charge de l’enseignement supérieur soit entièrement tourné désormais vers le micro-management le plus insignifiant, n’est pas le moindre des paradoxes du dispositif. Au final, le mantra répété jusqu’à la nausée par la ministre, “Remettre de l’Humain dans la Machine”, n’est pas si faux que cela, qui évoque métaphoriquement ces usines de nuggets à destination de la restauration rapide, qui broient ce qui reste des poulets une fois amputés de leurs filets et de leurs cuisses.

    La boule au ventre qui étreint les lycéens au moment de choisir la discipline à laquelle ils entendent se former, comme moyen particulier d’aller vers une autonomie de pensée, ne s’arrête pas le jour où tombent, comme un couperet, les affectations. Les “premiers de cordée”, un sur cinq environ, obtiennent ce qu’ils souhaitent dès le premier jour et c’est l’objet même de la Machine que ce soit le cas. Le système d’affectation précédent, qui n’était certes pas la panacée mais ne reposait pas sur un classement des “candidats”, parvenait à attribuer son premier vœu à un bachelier sur deux. Avec Parcoursup, plus de la moitié des “candidats” sont “mis en attente” pour l’intégralité des formations demandées, y compris celles, au fond non souhaitées, qui constituaient des choix stratégiques de repli. Et ce purgatoire a été conçu pour durer très longtemps. N’importe quel informaticien pouvait prédire que la suppression des vœux hiérarchisés engendrerait des “deadlocks” algorithmiques, ralentissements induits lorsque des processus concurrents s’attendent mutuellement, ne laissant d’alternative à l’interprétation qu’entre le cynisme et l’incompétence totale. Ainsi, il restait plus de 47000 candidats sur le carreau à la rentrée 2018, principalement des lycéens ayant obtenu un bac “pro”. Les éléments de langage produits par le ministère et repris sans vérification par la presse quotidienne transformèrent ce fait tiré des statistiques du ministère lui-même en : “moins de 2500 candidats encore en attente”. Au final, l’angoisse générée par la “mise en attente” a une fonction importante : faire accepter avec soulagement une formation pour laquelle le “candidat” n’a ni affinité ni appétence.

    Faire patienter, c’est dominer

    En résumé, Parcoursup est une machine à dévorer du temps pour permettre à une minorité de choisir librement leur formation et pour le plus grand nombre, d’être répartis au cours d’une grande loterie anxiogène.

    Bien qu’il soit important de rendre compte des effets concrets que Parcoursup produit, il ne faut pas le réduire à un dispositif technique mais en analyser les motivations.

    Parcoursup a d’abord une dimension gestionnaire et répond à un problème précis : comment ne pas investir dans l’#Université_publique, alors même que la population étudiante est supposée s’accroître de 30% entre 2010 et 2025. Cela représente quelques 400 000 étudiants en plus, soit une vingtaine d’universités à construire. La réponse est simple : décourager les inscriptions par tous les moyens y compris par l’augmentation des #frais_d’inscription pour les étrangers, “caser tout le monde” en bourrant les formations désertées de “sans fac”, et augmenter à moyens constants les capacités d’accueil des formations (de 10% en 2018). Si cela ne suffit pas, Parcoursup permet techniquement de recourir à la sélection stricte.

    Deuxième dimension du dispositif, Parcoursup en finit avec un système qui permettait à tout bachelier de faire les études universitaires de son choix. Le dispositif reprend le contenu de la #loi_Devaquet là où l’assassinat de Malik Oussekine par les voltigeurs motocyclistes l’avait interrompu en 1986. Parcoursup signe ainsi la mise à mort du #baccalauréat, remplacé à l’entrée de l’Université par de la mise en #concurrence : chaque formation produit, à partir des notes de contrôle continu, des options choisies dans le secondaire et de données sur l’origine sociale (CV, lettres de motivation, etc.) un #classement des “candidats”. L’#examen_terminal est remplacé par une évaluation des “#portefeuilles_de_compétences” directement inspirée des pratiques managériales. On trouve là un premier fondement idéologique de Parcoursup, qui rompt avec les idées promues par la Révolution Française, assignant à l’enseignement une fonction émancipatrice : développer, à des fins de citoyenneté, l’usage critique de la raison individuelle. Parcoursup participe de la tentative d’amener tout le monde à se penser et à se comporter en entrepreneurs d’eux-mêmes, individuellement responsables de leur destin.

    Simultanément, le baccalauréat ayant été, pendant plus d’un demi-siècle, l’épreuve initiatique de passage à l’âge adulte pour la classe moyenne, sa disparition vise aussi à infantiliser les jeunes adultes. Le retour du service national, affublant “nos jeunes” d’un uniforme hybride entre le vigile de supermarché, le gardien de prison et le policier, confirme cette volonté d’humiliation et de torture douce. Tout concourt à repousser l’âge de l’autonomie financière et intellectuelle en transformant progressivement la licence en “lycée du 21e siècle”, terme qui tint lieu un temps de résumé programmatique à la candidature de Macron à la présidentielle, d’après les Macronleaks.

    Ces deux facettes de Parcoursup — déposséder les jeunes adultes de leur autonomie et simultanément les rendre responsables de leur position sociale — ne sont antagonistes qu’en apparence. Elles contribuent toutes deux à la fiction méritocratique, ce supplément d’âme dont “on” a doté la reproduction sociale. Plus précisément, Parcoursup (tout comme la loi Blanquer) s’inspire d’une supercherie : la théorie du capital humain. Cette “théorie” vise à naturaliser les inégalités économiques, en produisant un argumentaire à destination des classes moyennes faisant porter la responsabilité des hiérarchies sociales aux individus, et non à l’organisation de la société. Pour empêcher de penser l’héritage, d’une part, et la reproduction du capital, d’autre part, comme étant les mécanismes primordiaux de production des inégalités, il s’agit de postuler que les revenus des individus proviennent de la fructification de leur “capital de compétences”. L’important n’est pas que ces “compétences” existent, qu’on puisse les mesurer, c’est de créer les conditions sous lesquelles les individus soient amenés à se vivre eux-même comme portefeuilles de compétences en quête de valorisation, acceptant de facto leur position dans la hiérarchie sociale sans se révolter. Telle est la fonction anesthésiante de la nimbe d’angoisse et de pression autour de Parcoursup. Mais ce n’est pas tout. Si suivre une formation universitaire permet d’accroître ses revenus futurs, alors l’entrepreneur de lui-même se doit d’investir dans son portefeuille de compétences et donc de payer l’Université, en empruntant si besoin.
    Faire patienter, c’est occuper. Et l’occupation, c’est le début de la colonisation culturelle.

    Dans quel projet global de société, la vision de l’Université portée par Parcoursup s’inscrit-elle ? L’Université moderne est née en France avec la IIIe République, la dissolution des institutions médiévales à la Révolution ayant conduit à liquider toute autonomie du système facultaire et à créer des écoles professionnelles sous contrôle de l’État. Elle conserve aujourd’hui une triple anomalie en héritage du 19e siècle : le système des grandes écoles, la centralisation parisienne et l’absence d’autonomie du corps professoral vis-à-vis des pouvoirs dont il dépend. Elle a eu de ce fait une incapacité chronique à s’adapter aux mutations socio-économiques de son temps. Au 19e siècle, et jusqu’à la seconde guerre mondiale, la demande vis-à-vis de l’Université a été le développement de la recherche pour appuyer la révolution industrielle et former les nouvelles classes moyennes, témoignant d’une supériorité du modèle humboldtien de liberté d’enseigner, de rechercher et d’apprendre sur le modèle napoléonien. Après guerre, la demande des classes dirigeantes a changé de nature, tirée par le compromis fordiste, le plein emploi et la concurrence du bloc marxiste-léniniste : il s’est agi de combler le déficit de main d’œuvre qualifiée par la constitution d’une première Université de masse développant une formation à et par la recherche. Après 68, et tout au long des années 1970, une nouvelle demande a émergé, venant des étudiants eux-même et des milieux militants portant une exigence d’émancipation, de critique sociale et d’autonomie intellectuelle, produisant enfin de réelles universités au tournant du 21e siècle, malgré l’héritage douloureux de grandes écoles inaptes à la recherche. Depuis deux décennies maintenant, l’émergence d’un libéralisme autoritaire a conduit à une reprise en main, sur fond de désindustrialisation, de chômage de masse et de crise systémique. Les classes dirigeantes se moquent, pour l’essentiel, de l’Université où elles n’envoient pas leurs enfants se former — les business schools ont “bâti autour d’eux un mur d’ignorance et d’erreur". Aussi ont-elles bondi sur la première pensée indigente émise par un économiste d’Harvard : ne conserver que dix universités (au sens humboldtien), pour assurer l’activité de recherche nécessaire à l’innovation technique.

    Quelle ambition, dès lors, pour l’écrasante majorité des bacheliers issus des classes moyennes, et pour les classes populaires ? Aucune. Nada. Un vide de pensée politique. Dans la mesure où, d’une part, la production marchande peut être assurée par 10% de la population, l’Asie tenant lieu d’usine mondiale et où, d’autre part, les 10% de classes moyennes supérieures sont formées dans les grandes écoles, les 80% de classes moyennes inutiles à l’ordre économique dominant ne servent à rien. Leur formation intellectuelle et pratique est une non-question. Les universitaires ne sont rien d’autre qu’un poids mort pour les finances publiques. Même s’ils sont pour la plupart frappés de stupéfaction ou occupés à des activités courtisanes, ils disposent encore de trop de temps non-contraint pour ne pas représenter un danger. Dès lors, en l’absence d’idée, tout est mis en œuvre pour créer un marché de l’enseignement supérieur, ce qui suppose de différencier les parcours et les établissements, et de les mettre en concurrence. C’est très exactement ce à quoi contribue Parcoursup, comme brique dans une construction au long cours. La suite est connue dans les grandes lignes : créer les conditions pour accroître la part du privé dans le marché nouvellement constitué ; paupériser les établissements de proximité et y avoir recours massivement au travail précaire ; déréguler les statuts des universitaires pour abaisser les coûts salariaux ; accroître la “double hétéronomie autoritaire de l’université, envers l’encadrement administratif et envers la commande des marchés”.

    L’heure n’est plus à la défense conservatrice d’une Université qui n’existe de facto plus — si tant est qu’elle ait jamais existé — mais à la reformulation d’un projet de transformation radicale de la société qui inclue l’ensemble du système éducatif. Il devient non seulement nécessaire mais urgent de retrouver le contrôle de nos existences, de nous donner du temps pour penser et de faire de nos vies des terrains d’expériences.

    https://lundi.am/Tout-comprendre-sur-Parcoursup
    #parcours_sup #sélection #éducation_supérieure #université #attente #patience

  • La Barre-de-Monts : une fresque contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure
    Par Eleonore Duplay Publié le 05/05/2019 - France 3 Pays de la Loire
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/barre-monts-fresque-contre-enfouissement-dechets-nuclea

    (...) Les militants de Bure perquisitionnés, convoqués au tribunal, ou condamnés

    Pour Irène Gunepin, qui devait repartir en fin de journée, ce type d’action permet d’entretenir l’espoir dans une période difficile pour les anti-nucléaires. Si la demande d’autorisation pour lancer les travaux n’a pas encore été déposée, si plusieurs recours sont à l’étude, des militaires assurent depuis un an une présence permanente autour du bois-Lejuc, où une zad avait été évacuée l’année dernière. Depuis, les militants anti-nucléaires de Bure ont essuyé une quarantaine de perquisitions, une soixantaine de comparutions devant un tribunal, une quarantaine de condamnations, dont certaines, à de la prison ferme.

    Une tournée pour témoigner dans toute la France

    « Je suis non-violente, j’ai 72 ans, je suis une fonctionnaire à la retraite, et j’ai été perquisitionnée pendant 3 heures début décembre, puis j’ai subi 3 heures d’interrogatoire. C’est comme un viol, de votre intimité », raconte Irène Gunepin, encore choquée. « C’est important de témoigner, car sinon, les gens ne se rendent pas compte de ce qui se joue chez nous à Bure. » Depuis janvier, le combat anti-nucléaire aura mené cette militante à Nantes, Vannes, Dijon, Saint-Malo, et Notre-Dame-de-Monts, avant un déplacement le mois prochain dans les Vosges.

    #Bure

  • Y’a pas que les gendarmes qui protègent le site de l’Andra de #Bure ….
    https://nantes.indymedia.org/articles/45330

    En feuilletant les pages des amis de l’Andra de l’Est Républicain, on apprend le 18 mars dernier que l’entreprise chargée de protéger le site du Centre #meuse Haute-Marne de l’Andra à Bure 7 jours/7 et 24 heures/24 n’est autre que Main Sécurité – ONET, une boîte déjà bien connue pour sa collaboration en matière d’enfermement et d’expulsion de migrants.

    #actions #directes #actions,directes

  • Des contrôles éthiques font tiquer les chercheurs Marco Fortier - 12 avril 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/551985/tensions-ethiques-a-l-universite

    De la paperasse. Des pages et des pages de formulaires à remplir. Des délais qui s’allongent sans cesse. La multiplication des règles d’éthique encadrant la recherche scientifique provoque la grogne sur les campus partout au Canada, a appris Le Devoir. Une fronde s’organise contre la « bureaucratie » de l’éthique.

    Les procédures éthiques sont tellement lourdes et grugent tellement de temps qu’elles deviennent un frein à la liberté universitaire, dénonce l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU). Des chercheurs préfèrent se censurer et éviter les sujets controversés plutôt que de consacrer des mois à des démarches administratives devant mener à l’autorisation d’un projet de recherche.

    L’exaspération gagne des chercheurs de l’Université de Montréal (UdeM), au point que les responsables de l’éthique de l’établissement ont entrepris une tournée des départements pour écouter les doléances des professeurs et des étudiants des cycles supérieurs.

    « Vous n’avez pas idée des procédurites inutiles de ces demandes-là [des comités d’éthique en recherche]. Il y en a pour trente pages de formulaires à remplir. Ça n’a pas de bon sens. Les règles d’éthique sont tellement complexes que c’est un manque d’éthique ! » dit Serge Larivée, professeur à l’École de psychoéducation de l’UdeM.

    « Toujours plus d’éthique ne fera pas diminuer les contenus non éthiques. Au contraire, ça va les augmenter, affirme ce vétéran professeur qui enseigne depuis 1969. Plus on contrôle, plus les gens trouvent des moyens pour enfreindre les règles. »

    Protéger les humains et les animaux
    Toutes les recherches universitaires impliquant la participation de sujets humains ou d’animaux sont encadrées par des règles éthiques. Les trois organismes fédéraux qui subventionnent la recherche — en sciences humaines, en sciences naturelles et en génie, ainsi qu’en santé — ont édicté leurs critères que doivent suivre les chercheurs de tout le pays.

    Le but est de s’assurer que les participants humains collaborent à la recherche librement et sans subir de traumatisme. Il faut aussi préserver l’intégrité scientifique de la recherche, pour éviter que des résultats soient trafiqués. Le foisonnement des règles d’éthique prend cependant une tournure ridicule, selon des chercheurs.

    Par exemple, des professeurs ont dû exiger que des personnes analphabètes de Dakar, au Sénégal, signent un formulaire de consentement avant de répondre (oralement) à un questionnaire. Un professeur et un étudiant au doctorat collaborant à un même projet ont dû demander deux certificats d’éthique pour utiliser les données tirées des mêmes entrevues.

    Dans certains cas, des chercheurs doivent répondre à une série de demandes de précisions qui retardent de plusieurs mois le début d’un projet d’étude. C’est un problème, car les bourses d’excellence ont une date de péremption. Et gare aux chercheurs qui commencent leurs travaux sans avoir eu le feu vert du comité d’éthique : leurs données sont jugées irrecevables, car non éthiques !

    Accompagner les chercheurs
    Pour répondre aux inquiétudes des chercheurs et offrir des pistes de solution, le Bureau de la conduite responsable en recherche de l’UdeM a entrepris une tournée des départements. Le professeur Maurice Tardif, du Département d’administration et fondements de l’éducation de l’UdeM, est sorti frustré d’une rencontre récente avec le Bureau. « La dame a dit : “On met en place une éthique de la recherche.” J’ai répondu : “Madame, vous devez avoir honte de dire ça. L’université existe depuis 1000 ans et les professeurs n’ont pas attendu après vous pour avoir une éthique !” »

    Marie-Josée Hébert, vice-rectrice de l’UdeM, reconnaît que les demandes de reddition de comptes ont augmenté depuis une vingtaine d’années. « La recherche est plus complexe qu’autrefois, dit-elle. On est plus conscients de certains risques pour les répondants vulnérables, comme des personnes mineures ou qui ont des problèmes de santé mentale. Certaines questions intimes peuvent troubler les participants. On ne peut s’insurger contre une reddition de comptes qui vise à protéger les sujets. »

    Le Bureau de la conduite responsable en recherche de l’UdeM a été créé en 2017. Le nombre de comités d’éthique (et de conseillers accompagnant les chercheurs) est aussi passé de trois à cinq, à cause de la hausse importante du nombre de projets de recherche. « On est dans une période de changement. Est-ce qu’on est rendus à la vitesse où on voudrait être ? Pas encore, on doit accélérer la cadence. Mais on nomme des gens pour aider la communauté de recherche, pas pour jouer à la police », dit Marie-Josée Hébert.

    Malaise national
    Le malaise entourant l’éthique de la recherche est ressenti dans toutes les régions du Canada, affirme Robin Vose, professeur d’histoire à l’Université Saint-Thomas, au Nouveau-Brunswick. Il est président sortant et membre du comité de direction de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université, qui représente 72 000 professeurs, bibliothécaires et chercheurs dans 125 universités et collèges du pays.

    « On a assisté dans les dernières années à la naissance d’une bureaucratie de l’éthique dans les universités. La bureaucratie a tendance à multiplier les règles pour justifier son existence » , observe Robin Vose.

    Les progrès techniques en santé, par exemple en génétique, justifient hors de tout doute un encadrement éthique. Le problème, selon lui, c’est la multiplication des obstacles bureaucratiques pour des recherches simples et très peu risquées pour les sujets humains ou animaux. « Les règles d’éthique ont été créées pour prévenir les abus sérieux en recherche, pas pour protéger la responsabilité légale des universités ou des conseils subventionnaires », dit-il.

    #recherche_universitaire #éthique #bureaucratie #privatisation de la #recherche #technocratie #surveillance #capitalisme #droits_humains #Montréal

  • ‘Where are you from?’ Facing fines and bureaucracy, refugee children in Jordan go undocumented

    Located off the highway in the southern Amman suburbs, the Syrian embassy in Jordan almost looks like it’s made for long waits.

    It’s a quiet day outside, as a group of elderly Syrians wearing traditional keffiyeh scarves sit on a patch of grass next to the sand-colored building smoking cigarettes and passing the time.

    Aside from two flags attached to the roof of the embassy, the steel bars across the windows—shaped in classic Umayyad patterns—are one of the few hints of the otherwise rather anonymous building’s affiliation with Damascus.

    On the wall between the counters, a large bulletin board is plastered with instructions for various civil status procedures: births, marriages and identity cards. Flyers address the “brothers and sisters of the nation” waiting quietly outside.

    But not all Syrians feel welcome here.

    “I feel uncomfortable going to the embassy,” says Bassam al-Karmi, a Syrian refugee in Jordan originally from Deir e-Zor.

    “I can’t control my feelings and might start rambling on about politics and other things,” he explains, adding with a laugh, “I really can’t stand seeing the red [Syrian] flag, either.”

    If possible, al-Karmi says, he avoids approaching the embassy. But when he had his first daughter two years ago, there was no way around it. That’s where he needed to go to register her birth—at least if he wanted her to be recognized as a Syrian national.

    At last week’s international “Brussels III” donor conference, Jordan was commended for its efforts to provide Syrians with legal documentation. The civil status department of Jordan’s Ministry of Interior even maintains a presence in refugee camps, tasked with issuing official birth certificates.

    But acquiring Jordanian documents is only one part of the process. Having them authenticated by the Syrian authorities is a whole other story.

    According to several Syrian refugees in Jordan, bureaucratic procedures, lack of information and high costs are deterring them from registering their children’s births at the Syrian embassy—leaving thousands of Jordanian-born Syrian children without proof of nationality, and some potentially at risk of statelessness.

    When Ahmad Qablan’s second son was born in 2014, one year after the family’s arrival in Jordan, he went through all the procedures and paperwork that were required of him to register them first with the Jordanian authorities and then with the UN’s refugee agency, UNHCR.

    When his third son was born, he did the same.

    Even so, years later, neither of them have Syrian documents officially proving their nationality.

    A resident of a refugee camp some 70 kilometers east of the capital, Qablan would have to travel for two and a half hours each way to get Syrian birth certificates for his two sons—by submitting the papers at the Syrian embassy—only to come back again a week later to pick them up.

    But the biggest obstacle to registering, he says, is the fees involved with late registration.

    Even though, as a teacher, Qablan claims to have one of the highest salaries in the camp, the family is only just getting by, he says.

    “Why would I go spend that money at the embassy?”

    If a Syrian child is registered at the embassy later than three months after his or her birth, a $50 fine is added on top of the standard $75 registration fees. For a delay of more than a year, the fine goes up to $100.

    According to al-Karmi, those costs make families postpone the procedure. But the longer they wait, the more expensive it gets. As a result, he and others around him find themselves caught in a spiral of increasing costs.

    “You know the fees will increase,” he says, “but in the end people keep postponing and saying, ‘Maybe there’s another solution’.”

    According to a source from the Syrian embassy, speaking on condition of anonymity because they were not authorized to speak to the press, some refugees even choose to send family members across the border to go through the procedures in Syria itself just to save on consular fees.

    Reports: ‘125,000’ Syrian refugee children born in Jordan

    Since the beginning of the Syrian uprising and ensuing conflict, more than 125,000 Syrian children are estimated to have been born on Jordainan soil, according to reports in Jordanian media. However, with many children going unregistered with the Jordanian government, an accurate number can be hard to find.

    UNHCR counts 107,268 children under the age of five in Jordan.

    Even though the Jordanian government has issued nearly 80,000 birth certificates to Syrian children born in Jordan since 2015, experts say that the vast majority of those remain unregistered with the Syrian embassy.

    One of the largest obstacles to registration, according to aid workers and Syrian refugees alike, is a lack of information about the procedures.

    A former Daraa resident, Qasem a-Nizami attempted to navigate registration after the birth of his now three-month-old daughter, but he wasn’t sure of where to start.

    According to a UN source speaking to Syria Direct on condition of anonymity because he was not authorized to speak to the press, there is no coordination between UNHCR and the Syrian embassy.

    However, refugees can consult UNHCR about steps they need to take to register civil status procedures in Jordan.

    After asking around in his community and finally talking to the Jordanian Civil Status Department’s office in Zaatari camp, where he resides—sometimes receiving contradictory information—a-Nizami soon discovered that the procedures were much more complicated than he thought.

    To get a birth certificate at the Syrian embassy, refugees need to present the passport of the mother and father as well as a Jordanian birth certificate and marriage contract validated by the embassy.

    When a-Nizami got married in Syria, his town was under siege, and—like many other Syrians—the couple wasn’t able to access the government civil registries responsible for recording civil status events. Instead, the couple settled with a traditional Islamic marriage, involving a sheikh and witnesses.

    Today, a-Nizami has finally registered his marriage with the Jordanian authorities and is currently waiting to get the papers.

    “I can’t register my daughter until I’m finished with the trouble that I’m going through now,” he says.

    ‘Undocumented children’

    According to the Norwegian Refugee Council (NRC), having valid identity papers is crucial for refugees to access basic rights in a host country like Jordan, and children lacking a Jordanian birth certificate are particularly vulnerable to exploitation, trafficking and child marriage.

    “Undocumented children in Jordan cannot prove their identity, access justice and face difficulties in enjoying rights,” the NRC said in an email to Syria Direct.

    The worst case scenario is that some children end up stateless—and because of Syria’s patrilineal nationality laws, this is particularly a risk for female-headed households unable to prove the nationality of the father.

    But a lack of Syrian documents issued by the country’s embassy also has much more immediate consequences.

    Since the Jaber-Naseeb border crossing between Syria and Jordan reopened for traffic in October after a three-year closure, at least 12,842 Syrians have made the trip across the border, according to the UNHCR.

    Crossing the border, however, either requires a passport or an exit permit issued by the Syrian embassy in Jordan—neither of which can be obtained without Syrian identity documents.

    For years, experts have advocated that the lack of civil documentation could be one of the most significant barriers to the return of Syrian refugees, and as governments, UN bodies and humanitarian organizations increasingly grapple with the infinitely complex question of return, the issue of civil documentation is ever more pressing.

    Last week’s international “Brussels III” donor conference also underlined the need for affordable access to civil documentation for Syrians.

    ‘Cut from the tree of her father’

    While the vast majority of Syrians in neighboring countries surveyed by UNHCR earlier this month have a hope of returning to Syria some day, less than six percent expressed intentions to return within the next year.

    For al-Karmi, the hope of things changing in Syria was part of the reason why he kept postponing registration.

    “I was hoping that by the time we had our first child, maybe Assad would be gone,” he explains.

    And although he eventually registered his first-born daughter, the family’s youngest—who is nine months old—still only has Jordanian documents.

    “For the next child we also thought, ‘Bashar will be gone by then’,” al-Karmi says. “But that didn’t happen.”

    Now, he says, the family is doing what they can to make sure their daughters will grow up identifying with their Syrian roots.

    “She’s been cut from the tree of her father,” he says, explaining how they’ve turned to the internet as the only way of nurturing the children’s ties to family members spread out across the globe.

    “We are currently teaching her to remember the answer to, ‘Where are you from?’ and then responding, ‘I’m from Syria’,” he says.

    “This is the most we can do in exile.”

    But not everyone feels a need to raise their children to feel Syrian.

    Abu Abida al-Hourani, a 28-year-old resident of Jordan’s Zaatari camp, is not even interested in registering his two-and-a-half-year-old son at the Syrian embassy.

    “It’s better to belong to a country that will protect my son and make him feel safe and doesn’t deprive him of the most basic rights,” he explains.

    “How am I supposed to raise my son to feel like he belongs in a country full of killing, displacement and injustice?”

    https://syriadirect.org/news/%E2%80%98where-are-you-from%E2%80%99-facing-fines-and-bureaucracy-refug
    #enfants #mineurs #enfance #Jordanie #réfugiés #réfugiés_syriens #asile #migrations #clandestinisation #certificats_de_naissance #bureaucratie #apatridie

  • « Un héritage empoisonné », d’Isabelle Masson-Loodts
    https://reporterre.net/Projection-Un-heritage-empoisonne-AVANT-PREMIERE-Paris

    Des poisons de 14-18 aux déchets nucléaires : au fil d’une enquête sur l’héritage toxique de la Grande Guerre, se dessine une mise en perspective (d)étonnante. Dans les années 1920, la Belgique et la France se sont débarrassés des rebuts chimiques du conflit dans des territoires défavorisés. L’opposition des populations locales a été balayée par l’urgence des décisions et par les pressions exercées par les lobbies industriels et agricoles. L’actualité révèle que le déni des craintes exprimées à l’époque a favorisé un oubli délétère. Les habitants du nord du département de la Meuse subissent encore aujourd’hui les conséquences de l’amnésie qui a entouré la pollution de leurs terres. Or 100 kilomètres plus au sud, à Bure, d’autres citoyens luttent contre un projet de poubelle nucléaire. Alors qu’un siècle a suffi pour faire oublier le danger des pollutions héritées de 14-18, notre mémoire permettra-t-elle de préserver les générations futures de déchets qui resteront dangereux pour plusieurs millénaires ?

    #mémoire #oubli #nucléaire #Bure #Meuse

    • « Paysages en bataille », Isabelle Masson-Loodts, Editions Nevicata, 2014
      http://www.paysagesenbataille.be/le-projet/le-livre

      Le dernier combattant, toutes nations confondues, de la Première Guerre mondiale est mort en 2011. Pourtant, sur l’ancienne ligne de front, la Grande Guerre n’appartient pas qu’au passé.

      Elle fait partie du quotidien de ceux qui travaillent la terre des anciens champs de bataille et ramassent chaque année, dans les sillons creusés par leurs tracteurs, les obus et grenades que la terre recrache.

      La lecture des paysages de la Grande Guerre révèle aussi quelques « secrets » dérangeants. Les sols et les mers resteront encore longtemps pollués par le conflit. Et l’Armistice de 1918 n’a pas empêché la guerre de continuer à faire des victimes.

  • #Nul_homme_n'est_une_île

    ...« chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Nul Homme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la #démocratie et à produire le #paysage du #bon_gouvernement. Des agriculteurs de la #coopérative le Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des #Alpes suisses et du #Voralberg en #Autriche, tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le #local serait-il le dernier territoire de l’#utopie ?


    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=260888.html
    #agriculture #alternative #agriculture_biologique #Sicile #Italie #agrumes #Galline_felici #localisme #Suisse #commons #communs #film #documentaire #Vorarlberg #Autriche #Alpes #architecture #dignité #coopérative #aménagement_du_territoire #prix_équitable #vente_directe #exode_rural #artisanat #économie_solidaire #EES #pizzo #auto-gestion #mafia #réseau_européen #réseau #Grisons #Bregenzerwald #conscience_européenne #fierté #participation_citoyenne #fête #utopie #Bureau_des_questions_du_futur (1’18’00)

    –—

    #Zwischenwasser (#Bregenzerwald) : Nel comune hanno costruito una scuola in cui hanno aiutato benevolmente gli abitanti e richiedenti asilo
    min. 1’12’15
    #asile #réfugiés

    • “Dalla Sicilia ripartirà tutto”. #Roberto_Li_Calzi: da “Le Galline felici” agli Sbarchi Gas

      “Prodotti bio e naturali a casa vostra. Coltiviamo rispettando la natura, vendiamo rispettando la gente. Creiamo occasioni di occupazione gioiosa rispettando la dignità del lavoro. Promuoviamo lo sviluppo armonico del territorio. Sosteniamo la crescita della concorrenza perché per noi ‘concorrere’ significa correre assieme”. È questa la filosofia che anima il consorzio Le Galline Felici, ideato da Roberto Li Calzi, conosciuto e intervistato da Daniel Tarozzi a Siracusa, tra le ultime tappe del suo viaggio nell’Italia che cambia.

      Dopo diversi anni trascorsi all’estero, Roberto è tornato in Sicilia ed ha iniziato ad acquistare dagli allevamenti intensivi le galline, restituendo loro condizioni di vita dignitose. Da qui il nome “Le Galline felici”, nato ufficialmente nel settembre 2007.

      Il consorzio, che oggi mette insieme più di 15 realtà economiche, riunisce siciliani innamorati della propria terra e determinati ad agire per cambiare. Si tratta di agricoltori dediti all’agricoltura biologica, che lavorano per un’agricoltura rispettosa degli equilibri naturali e da molti anni servono numerosi Gas al centro-nord.

      Roberto Li Calzi racconta che tutto è iniziato una decina di anni fa, proprio quando è entrato in contatto con il mondo dei Gas. “Ho chiesto a mio fratello di insegnarmi ad usare il computer e ho scritto a tutti i gruppi di acquisto presenti in rete offrendo i miei prodotti, principalmente agrumi. Immediatamente hanno cominciato ad arrivare richieste dal Centro-nord. Per qualche anno ho fatto da ponte anche per i prodotti agricoli di altre aziende. Li compravo e li rivendevo senza chiedere commissioni. Ad un certo punto, quindi, creare il consorzio e sistematizzare questo processo è stato quasi naturale” (da “Io faccio così”, pag. 335).

      Da “Le Galline felici” all’associazione culturale Siqillyàh (dall’antico nome arabo della Sicilia), creata da Roberto e altri tra il 2009 ed il 2010 per sperimentare e proporre altri modi di vivere e consumare e divenuta poi una delle più importanti Reti di economia solidale nel sud Italia.

      Tra persone, Gas e altre associazioni, l’Arcipelago Siqillyàh conta oggi circa 600, soci, il 40% dei quali non è in Sicilia. Tra gli obiettivi vi è la valorizzazione dei produttori locali e delle coltivazioni tipiche siciliane. In questi anni Siqillyàh ha inoltre favorito uno scambio nord-sud: i produttori biologici ed etici siciliani creano rapporti commerciali e culturali con i Gas del centro-nord .

      Proprio in quest’ambito si colloca un’altra importante iniziativa ispirata dal lavoro di Roberto Li Calzi: gli Sbarchi Gas, un nuovo modo di vivere gli incontri nazionali di tutti i rappresentanti dei gruppi di acquisto solidale. Il primo Sbarco (il nome si deve proprio a Roberto e si riferisce all’idea di una nave di gasisti che sbarcasse proprio sulle coste siciliane) è stato nel giugno del 2009 a Petralia Sottana, in provincia di Palermo. Tre giorni di festa con concerti, balli, campeggi ed esposizioni che hanno fatto sì che l’incontro venisse ricordato come una piccola Woodstock dei Gas.

      A questo primo Sbarco Gas hanno quindi fatto seguito gli Sbarchi in Piazza e si è contribuito alla creazione della Ressud, rete di economia solidale volta a rafforzare i legami tra i soggetti solidali del Sud nell’ottica di un percorso evolutivo di tutto il movimento nazionale dell’economia solidale.

      Gli obiettivi degli Sbarchi in piazza sono molteplici:
      – dimostrare che l’economia solidale offre risposte per i problemi prodotti dalla globalizzazione e dall’esasperazione del mercato;
      – diffondere questa consapevolezza e le sue pratiche tra la gente “comune” ed in particolare a quelle fasce “contigue” al mondo dell’Economia Solidale (associazioni, ecc.)
      – accrescere il numero dei consumatori consapevoli ed allargare quindi il consumo di beni provenienti da reti di produttori solidali;
      – consentire l’accesso a questo mercato a tutti quei produttori (con le caratteristiche adeguate) finora esclusi da questo mercato;
      – favorire la riconversione colturale (verso il bio) e culturale (verso la solidarietà) dei produttori;
      – stimolare i produttori ad operare in reti e agevolare la costruzione della rete sud sud;
      – favorire il ritorno alla terra di molti giovani (e non solo) disoccupati o insoddisfatti della qualità della propria vita;
      – uscire dalla testimonianza e cominciare a fare statistica;
      – raggiungere quei numeri, quella massa critica che permetta di concretizzare quelli che finora vengono considerate utopie.

      Una molteplicità di obiettivi, dunque, riconducibili ad un unico importante valore: l’importanza della rete, nella consapevolezza che ‘concorrere’ vuol dire correre insieme.

      “Non ci interessano i singoli – afferma Roberto Li Calzi – non cerchiamo gli eroi, ci interessa la rete. Siamo un mosaico, tutti insieme formiamo un quadro, ognuno è fondamentale, ma preso da solo non ha molto significato. Noi stiamo cercando di ribaltare i paradigmi, dimostrare che con le proprie energie si può sostenere la concorrenza e guadagnarci tutti. Sono convinto che dalla Sicilia ripartirà tutto”.

      http://www.italiachecambia.org/2014/01/io-faccio-cosi-10-dalla-sicilia-ripartira-tutto-roberto-li-calzi-da

  • Nouvelles de la présence policière à #Bure et autour
    https://nantes.indymedia.org/articles/44418

    À Bure et dans les villages autour, la surveillance par la gendarmerie est permanente. Un escadron de gendarmerie mobile est affecté ici sans interruption depuis l’été 2017. Les escadrons viennent de toute la France et tournent régulièrement : un escadron reste rarement plus de trois semaines sur place avant la relève. Du coup, l’intensité de la surveillance et des contrôles varie parfois en fonction de l’escadron présent sur place. On voulait faire cet article afin de témoigner de la situation sur place et de donner des informations aux personnes qui souhaiteraient se rendre ici.

    #Ecologie #Répression #nucléaire #meuse #Ecologie,Répression,nucléaire

    • Y’a d’autres infos dans un commentaire : copaine en #prison :

      J’écris ce message pour informer qu’hier une personne (qui a du scotch bleu sur ses lunettes) s’est faite interpeller et est passée aujourd’hui en comparution immédiate. Elle n’a pas donné son identité en garde à vue.
      Les chefs d’inculpations étaient refus de signalétique ainsi que « outrage en réunion » (pour une affaire datant d’il y a une dizaine de jours), c’est-à-dire tapoter sur une voiture de gendarmerie alors qu’il y a des gens autour. Les gendarmes eux mêmes ont pensé intéressant de préciser qu’ils « ne se sont pas sentis particulièrement outragés ».
      La partie civile, en l’espèce la voiture, n’est pas venue au procès. Une pétition circule pour adapter les accès du tribunal afin de ne pas discriminer les victimes des sauvages anti-Bure /.../
      https://nantes.indymedia.org/articles/44418#comment-299364

  • Waiting with Immigrants

    To be an immigrant in America is to wait. This goes double for the millions of immigrants who have found themselves at the sour end of the Immigrations and Customs Enforcement (ICE) bureaucracy—and triple in the age of Trump. If you are an immigrant in the process of deportation proceedings, you must wait for your Master Calendar, on which a bureaucrat will assign you to a check-in date several months into the future. At this check-in, you may win several more months of anxious waiting—or disappear into a detention center, where you will wait for a one-way plane ride to a country you may no longer know. And if, for instance, your paperwork is straight but, twenty years ago, you jumped a turnstile or got into a barfight, then ICE has a mandate to hunt you down. Once snatched, you, too, will wait in a detention center, losing your job, your apartment, and possibly your health, while the months pass until a judge grants you a bond hearing. Then, you will appear in court—in chains or via video link—and learn how many thousands of dollars your family must pay for you to have the privilege of waiting outside a cage.


    https://www.nybooks.com/daily/2019/01/29/waiting-with-immigrants
    #attente #migrations #réfugiés #USA #Etats-Unis #asile #bureaucratie

  • Publicité, publi-reportage & mécénat médiatique à l’ere naissante de la démocratie numérique.
    Déchets nucléaires : l’Andra paye des médias pour orienter l’opinion en faveur de Cigéo
    par Raphaël Goument pour @Reporterre
    https://reporterre.net/Dechets-nucleaires-l-Andra-paye-des-medias-pour-orienter-l-opinion-en-fa

    Pour rendre acceptable le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires, l’Agence nationale des déchets radioactifs porte une attention particulière au travail des consciences, notamment des plus jeunes. Avec l’aide – rémunérée – de médias et de youtubeurs.

    Le projet titanesque Cigéo, conduit par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) attend toujours une autorisation de création. Avant de creuser dans l’argile lorrain des puits et des galeries à 500 mètres sous terre pour y enfouir les pires des déchets nucléaires, cela fait vingt ans que l’Agence creuse son sillon dans les consciences afin d’influencer les populations. Et, en premier lieu, les plus jeunes.

    #Bure #Andra #Cigeo #Nucleaire

  • Procès en appel des tombeurs de mur de #Bure

    Appel à convergence contre la #criminalisation des #luttes

    Jeudi 10 janvier à 13h la Cour d’Appel de #Nancy jugera le cas des « deux Christian », à qui l’Andra reproche d’avoir abattu, lors de la manifestation du 14 août 2016, avec 500 autres personnes, le « mur de Bure », érigé illégalement par l’Andra, qui bordait le bois Lejuc.
    Ils avaient été condamnés à 2 mois de prison avec sursis et 3000 euros d’amende – soit 1200000 euros divisé par 400, le nombre de participants supposés à la manifestation. Ce #procès est un des symboles de la criminalisation massive qui s’abat sur la lutte de Bure (qui n’est pas près de s’arrêter), et plus généralement sur toutes les formes de #ContestationPolitique en France.

    PROGRAMME
    Rendez-vous devant la Cour d’Appel de Nancy, Place Carrière
    12h00 : arrivée, repas paysan et auberge espagnole
    13h30 : début de l’audience
    14h environ : prises de paroles de personnes participant à la lutte à
    Bure et également d’autres luttes du Grand Est.
    – Jeux, table d’infos, chorales, etc.
    17h : temps d’échange régional inter-luttes, « faisons tomber les murs
    entre nos luttes » aux abords de la Cour d’Appel

    /Plus d’informations :
    http://www.stopcigeo-bure.eu/evenement/10-01-proces-en-appel-des-tombeurs-de-mur-rassemblement
    <http://www.stopcigeo-bure.eu> – burepartout@riseup.net/

  • Si on additionnait les (vrais) chiffres des personnes mortes, blessées, jugées, rien que pour l’année 2018 entre les #giletsjaunes, les luttes contre les #GPII (#zad, #bure, #gco, etc.) et les #quartiers, le chiffre serait vertigineux.
    Je rêve d’un #wikipedia des luttes. Je veux dire quitte à donner notre énergie sur le web, autant que ça serve un bien d’#éducation_populaire commun, horizontal, transparent et sans rapport marchand, non ? Je ne comprends pas pourquoi on n’y arrive pas.

  • ’We are transforming our university into a place where talent once again feels valued and nurtured’

    Our university should once again belong to the academics, rather than the bureaucracy, writes the rector of #Ghent_University, Rik Van de Walle.

    Ghent University is deliberately choosing to step out of the rat race between individuals, departments and universities. We no longer wish to participate in the #ranking of people.

    It is a common complaint among academic staff that the mountain of paperwork, the cumbersome procedures and the administrative burden have grown to proportions that are barely controllable. Furthermore, the academic staff is increasingly put under pressure to count publications, citations and doctorates, on the basis of which funds are being allocated. The intense competition for funding often prevails over any possible collaboration across the boundaries of research groups, faculties and - why not - universities. With a new evaluation policy, Ghent University wants to address these concerns and at the same time breathe new life into its career guidance policy. Thus, the university can again become a place where talent feels valued and nurtured.

    We are transforming our university into a place where talent once again feels valued and nurtured.

    With the new career and evaluation model for professorial staff, Ghent University is opening new horizons for Flanders. The main idea is that the academy will once again belong to the academics rather than the bureaucracy. No more procedures and processes with always the same templates, metrics and criteria which lump everyone together.
    We opt for a radically new model: those who perform well will be promoted, with a minimum of accountability and administrative effort and a maximum of freedom and responsibility. The quality of the individual human capital is given priority: talent must be nurtured and feel valued.
    This marks the end of the personalized objectives, the annual job descriptions and the high number of evaluation documents and activity reports. Instead, the new approach is based on collaboration, collegiality and teamwork. All staff members will make commitments about how they can contribute to the objectives of the department, the education programmes, the faculty and the university.
    The evaluations will be greatly simplified and from now on only take place every five years instead of every two or four years. This should create an ’evaluation break’.

    We opt for a radically new model: those who perform well will be promoted, with a minimum of accountability and administrative effort and a maximum of freedom and responsibility. At the same time, we want to pay more attention to well-being at work: the evaluations of the supervisors will explicitly take into account the way in which they manage and coach their staff. The model must provide a response to the complaint of many young professors that quantitative parameters are predominant in the evaluation process. The well-known and overwhelming ’publication pressure’ is the most prominent exponent of this. Ghent University is deliberately choosing to step out of the rat race between individuals, departments and universities. We no longer wish to participate in the ranking of people.
    Through this model, we are expressly taking up our responsibility. In the political debate on the funding of universities and research applications, a constant argument is that we want to move away from purely competitive thinking that leaves too little room for disruptive ideas. The reply of the policy makers is of course that we must first do this within the university itself. This is a clear step in that direction, and it also shows our efforts to put our own house in order.
    With this cultural shift, Ghent University is taking the lead in Flanders, and we are proud of it. It is an initiative that is clearly in accordance with our motto: ’#Dare_to_Think'. Even more so, we dare to do it as well.
    A university is above all a place where everything can be questioned. Where opinions, procedures and habits are challenged. Where there is no place for rigidity.

    I am absolutely convinced that in a few years’ time we will see that this new approach has benefited the overall quality of our university and its people.


    https://www.ugent.be/en/news-events/ghent-university-talent-rat-race-transformation-career-evaluation-model.htm
    #université #alternative #résistance #Ghent #Belgique #bureaucratie #bureaucratisation #compétition #collaboration #carrière #évaluation #liberté #responsabilité #performance #publish_or_perish #publication #pression_à_publier #travail

    Je rêve que mon université fasse aussi un grand pas en cette direction, mais je crains que ça restera un rêve...

    • THE developing ranking based on #Sustainable_Development_Goals

      New league table will be first to measure global universities’ success in delivering on UN targets

      Times Higher Education is developing a new global university ranking that aims to measure institutions’ success in delivering the United Nations’ Sustainable Development Goals.

      The 17 goals – which include providing inclusive and equitable quality education, achieving gender equality and fostering innovation – were adopted by the UN in 2016 and provide a framework for developing the world in a sustainable way.

      The first edition of the ranking will include metrics based on 11 SDGs, but the long-term goal is to measure performance against all 17 goals.

      Data will be collected from universities and Elsevier to produce an overall ranking of universities based on the best four or five SDGs per university. Individual rankings of the universities that are best achieving the 11 SDGs will also be published.

      The ranking will be open to all accredited universities that teach undergraduates, and the first edition will be launched at THE’s Innovation and Impact Summit in South Korea in April 2019. Data collection will begin this autumn.

      Metrics currently being explored include the number of graduates in health professions, the proportion of women in senior academic positions, and policies and practices regarding employment security.

      An initial draft of the metrics will be developed in partnership with Vertigo Ventures, an organisation that works with leading research institutions globally to help them identify, capture and report the impact of their work, and there will be a workshop on the first iteration of the methodology at THE’s World Academic Summit in Singapore later this month.

      Phil Baty, THE’s editorial director of global rankings, said that THE originally planned to launch an impact ranking based primarily on universities’ economic impact – examining their interactions with business and their development of commercially exploitable ideas – but has decided to expand its approach to cover a much wider definition of impact, based on feedback from the sector.

      While some national systems were trying to gather evidence on universities’ role in achieving the SDGs, the new ranking will be the first global attempt at measuring this activity and “moves well beyond established ranking parameters of research and reputation”, he added.

      Mr Baty said that the new table will also provide an opportunity for institutions that do not usually appear in the THE World University Rankings to feature.

      “We are working to develop metrics that enable universities across the world to evidence their impact – not just those that are located in more developed nations,” he said.

      https://www.timeshighereducation.com/news/developing-ranking-based-sustainable-development-goals

      #SDGs

    • The English Trojan horse destroying Dutch universities

      In December, the Dutch Inspectorate of Education published the results of an investigation which suggest that in May last year the association ‘Beter Onderwijs Nederland’ (BON or Better Education Netherlands) had perfectly good reasons for filing a lawsuit against two Dutch universities and the inspectorate of education itself in an attempt to stop the unbridled anglicisation of higher education in the Netherlands.

      Had the results of the inspectorate’s investigation been available at that point, BON might perhaps have won the case by framing the arguments in their legal brief somewhat differently.

      Beyond any doubt, the investigation shows that many institutions of higher education in the Netherlands violate the Dutch Higher Education Law. In addition, it suggests that the inspectorate has failed in its task of monitoring whether these institutions comply with the relevant articles in the law (WHW 1.3 and 7.2).

      If it had indeed followed developments regarding internationalisation, as it says in the very first sentence of the investigation report’s summary, shouldn’t it – or the minister responsible – have acted accordingly years ago when all the official figures about degree programmes taught entirely in English indicated that the law was being massively ignored?

      So what does the law, issued in 1992, state with respect to the language of instruction in Dutch higher education and how does the incidence of English-only degree programmes fare against this legislation?

      Article 1.3 of the WHW dictates that institutions of higher education should advance the Dutch language proficiency of all Dutch students. The related article 7.2 states that instruction and examinations should be in Dutch, except if (a) the degree programme in question specifically aims to help them acquire another language; (b) a lecture is given by a visiting lecturer who doesn’t speak Dutch, or (c) the specific nature, organisation or quality of teaching or the origin of the students necessitates the use of a language other than Dutch.

      If 7.2c applies, the necessity of using another language should be explained in a code of conduct that is adopted by the institution’s executive board. Beyond all doubt, the law supports the idea that the default language in Dutch higher education is Dutch.

      Reaching a tipping point

      In view of the unmistakable intent of the WHW to safeguard the position of Dutch, the figures concerning the number of degree programmes completely taught in English in Dutch universities are downright stunning, and higher than anywhere else in Europe.

      In the academic year 2017-18, 23% of all bachelor degree programmes and 74% of all masters degree programmes offered by Dutch universities were entirely in English.

      Nevertheless, the anglicisation process continues. The latest numbers, issued in December 2018, show that this academic year there has been an increase of 5% for bachelor degree programmes and 2% for the masters programmes that are conducted entirely in English.

      Tipping point reached

      With these new figures, the tipping point has been reached of more programmes being taught in English than in Dutch. At the University of Twente and Maastricht University, the two universities that BON summoned to court in 2018, English saturation is nearly complete, including in bachelor degree programmes.

      The percentages of all-English programmes show that universities clearly do not act in the spirit of WHW articles 1.3 and 7.2. But do they actually violate the law?

      The inspectorate’s investigation points out that many Dutch institutions of higher education, including a couple of universities, are indeed breaking the law.

      The inquiry focused on the code of conduct mentioned in article 7.2c, such a code being obligatory in all cases where English (or any other language) instead of Dutch is used as the language of instruction. It is even required if English is the language of instruction in only part of a programme and it should always explain the need to use a language other than Dutch.

      Two of the main questions addressed in the investigation therefore were whether institutions of higher education that offer at least one programme entirely or largely in English actually have a code of conduct and, if so, whether its content complies with legal requirements.

      Seventy-seven of the 125 Dutch higher education institutions fulfilled the criteria for inclusion in the investigation, among them publicly funded research universities, universities of applied science (‘hogescholen’) and non-publicly funded institutions. Remarkably, only 43 of these 77 actually had a code of conduct so the other 34 thus clearly violated the law.

      Equally noteworthy is the fact that the need for instruction in English was not substantiated by weighty arguments in any of the 43 codes of conduct as article 7.2c requires.

      It is extremely puzzling that in about one-third of the codes of conduct a different principle than the clear ‘Dutch unless’ standard is adopted, including its opposite, the ‘English unless’ principle – and the reasons for deviating from Dutch as the default language are often not explained.

      In view of the fact that the law was issued in 1992, a final noteworthy outcome of the inspectorate’s inquiry is that half of the codes of conduct date from 2017 and 2018. One cannot help suspecting that the institutions in question may have drawn them up to retroactively legitimise their language policy, possibly responding to growing public concern about English rapidly replacing Dutch in Dutch higher education.

      Impact on internationalisation

      The main motive for providing all-English programmes is that these are strong magnets for foreign students, who, in an increasing number of programmes, outnumber their Dutch peers.

      For example, the percentage of international students among first-year psychology students at the University of Twente, Maastricht University and the University of Amsterdam rose, respectively, from 50% to 80%, from 52% to 86% and from 3% to 57% the year entire programmes were first offered in English.

      Dutch (research) universities have seen their student numbers expand substantially over the last couple of years, mainly due to the increasing influx of international students. Just this academic year the student population increased by 5%. Since 2000 universities have seen their student population grow by 68% without any proportional rise in funding.

      They have now reached a point at which they can no longer cope with the influx – there are more than 1,000 first-year students bursting out of the lecture halls in some fields of study.

      Ironically, in an attempt to gain control over the inflow of international students, the Association of Universities in the Netherlands (VSNU) is trying to get the minister’s approval for a cap on enrolment on all-English programmes in order to secure the educational quality that is jeopardised by universities’ uncontrollable growth.

      Fluency risk

      Another reason why educational quality is at risk on all-English programmes is that proficiency in a second language is generally lower than in a native language. This also applies to the Dutch, who tend to greatly overestimate their fluency in English. This lower proficiency in English impedes students’ knowledge acquisition and academic development and hampers the transfer of knowledge and skills by lecturers.

      In view of the fact that WHW article 1.3 clearly aims to foster students’ Dutch language proficiency and protect the position of Dutch in general, all-English instruction also adversely affects educational quality because it results in the opposite: a declining Dutch language proficiency in students enrolled on such programmes and the gradual disappearance of Dutch as a scientific and cultural language.

      Let there be no mistake. The opponents of anglicisation of higher education in the Netherlands do not object to the prominent presence of English in education next to Dutch. Many would even welcome the balanced presence of Dutch and English on truly bilingual programmes.

      What they instead oppose is the complete replacement of Dutch by English, as happens on all-English programmes. It is by offering these programmes on such a large scale that Dutch universities have built a Trojan horse that is now defeating them within their own walls.

      https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20190121062548730
      #anglicisation #anglais #langue #cheval_de_Troie

  • Vinci Autoroutes va envoyer une facture aux automobilistes passés pendant les opérations « péage gratuit » des « gilets jaunes »
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/vinci-autoroutes-va-envoyer-une-facture-aux-automobilistes-passes-penda

    L’entreprise compte identifier les véhicules passés sans payer à l’aide des caméras de surveillance installées sur les péages.

    Où tu découvres que les sociétés d’autoroute ont le moyen d’écrire aux automobilistes en utilisant leur immatriculation.

    Où tu te dis que ces gens ont une vraie envie de paix civile.