#burning_man

  • Les « #instant_cities » – Villes réimaginées sans histoire, sans avenir

    Le thème des « instant cities », ces villes bâties du jour au lendemain, revient dans les débats des urbanistes et architectes, inspirés par l’expérience des campements et autres zones à défendre (ZAD). L’anthropologue #Michel_Agier nous entretient du sujet dans un texte publié sur le site AOC : https://aoc.media/opinion/2020/09/28/utopie-dystopie-non-fiction-faire-ville-faire-communaute-3-3

    #Utopie, #dystopie, #non-fiction#Faire_ville, faire communauté

    Le thème des « instant cities », ces villes bâties du jour au lendemain, revient dans les débats des urbanistes et architectes d’aujourd’hui, inspirés par l’expérience des #campements et autres #ZAD. La ville est ré-imaginée sans histoire et sans avenir, comme marquée d’abord par l’#immédiateté, l’#instantanéité et la #précarité. Des réflexions qui rejoignent celles de l’ethnologue qui se demande ce que « faire ville » veut dire, elles permettent de penser la ville en se libérant de la contrainte du réel et du présent, comme le font le plus librement les fictions post-catastrophe.

    Avec la montée des #incertitudes et des formes de vie précaires dans toutes les régions du monde et plus particulièrement dans les contextes migratoires, le thème des instant cities (villes « instantanées », bâties « du jour au lendemain ») revient dans les débats des urbanistes et architectes d’aujourd’hui, et peuvent aider à penser la ville de demain en général. Le thème est ancien, apparu dans les années 1960 et 1970, d’abord avec l’histoire des villes du #far_west américain, nées « en un jour » et très vite grandies et développées comme le racontent les récits de #San_Francisco ou #Denver dans lesquels des migrants arrivaient et traçaient leurs nouvelles vies conquises sur des espaces nus.

    À la même époque, des architectes anglais (Peter Cook et le groupe #Archigram) s’inspiraient des lieux de #rassemblements et de #festivals_précaires comme #Woodstock pour imaginer des villes elles-mêmes mobiles – une utopie de ville faite plutôt d’objets, d’images et de sons transposables que de formes matérielles fixes. Troisième forme desdites instant cities, bien différente en apparence, celle qui est allée des villes de l’instant aux « #villes_fantômes », à l’instar des utopies graphiques des #villes_hors-sol construites en Asie, dans le Golfe persique et au Moyen-Orient principalement, sur le modèle de #Dubaï.

    Nous sommes aujourd’hui dans une autre mise en œuvre de ce modèle. En 2015, la Cité de l’architecture et du patrimoine montrait l’exposition « Habiter le campement » qui réincarnait très concrètement le concept à travers les rassemblements festivaliers (la « ville » de trois jours du festival #Burning_Man aux États-Unis), mais aussi les campements de #yourtes pour les #travailleurs_migrants, les #campings et #mobile_homes pour touristes et travellers, ou les #camps-villes pour réfugiés. Allant plus loin dans la même démarche, le groupe #Actes_et_Cité publie en 2018 l’ouvrage La ville accueillante où, inspirées de l’expérience du « #camp_humanitaire » de la ville de #Grande-Synthe, différentes solutions d’espaces d’#accueil sont étudiées (quartiers d’accueil, squats, campements aménagés, réseau de maisons de migrants, etc.), leur rapidité de mise en œuvre (quelques semaines) et leur coût réduit étant des critères aussi importants que leur potentiel d’intégration et d’acceptation par la population établie.

    On pourrait encore ajouter, pour compléter ce bref tour d’horizon, le géant suédois du meuble #Ikea qui, après une tentative d’implantation dans le marché des abris pour camps de réfugiés en association avec le HCR dans les années 2010-2015, a lancé en 2019 « #Solarville », un projet de #Smartcity fondé sur l’architecture en bois et l’énergie solaire.

    L’idée de la #table_rase permet de penser la ville en se libérant de la contrainte du réel et du présent, comme le font le plus librement les fictions post-catastrophes.

    Le point commun de toutes ces expériences d’instant cities est leur ambition de réduire, voire de supprimer l’écart entre le #temps et l’#espace. Immédiateté, instantanéité et #précarité de la ville, celle-ci est ré-imaginée sans histoire et sans avenir. Sans empreinte indélébile, la ville se pose sur le sol et ne s’ancre pas, elle est associée à la précarité, voire elle-même déplaçable. Ce seraient des villes de l’instant, des #villes_présentistes en quelque sorte. Dans tous les cas, l’idée de la table rase, image du rêve extrême de l’architecte et de l’urbaniste, permet de penser la ville en se libérant de la contrainte du réel et du présent, comme le font le plus librement les #fictions_post-catastrophes. Dans leur excentricité même, ces images et fictions dessinent un horizon de villes possibles.

    C’est cette ville à venir que j’aimerais contribuer à dessiner, non pas pourtant à partir de la table rase de l’architecte, mais à partir de l’ethnographie d’une part au moins du présent. Un présent peut-être encore marginal et minoritaire, et donc hors des sentiers battus, quelque chose d’expérimental pour reprendre le mot très pragmatique de Richard Sennett, peu visible encore, mais qui a toutes les chances de s’étendre tant il sait répondre à des besoins croissants, dans cet avenir qui nous inquiète.

    C’est dans un « #présent_futuriste » que j’ai trouvé quelques éléments de réponse, un futur déjà là, quelque peu anachronique donc, mais aussi inédit, tout à fait décentré de la ville historique, notamment européenne, à laquelle nous nous référons encore trop souvent pour penser l’universalité des villes. Je me suis familiarisé avec la vie quotidienne des zones de #marges ou frontières, de #borderlands, et avec celles et ceux qui les habitent ou y passent. Rien d’exotique dans cela, rien d’impossible non plus, ce sont des lieux quelconques réinvestis, détournés, occupés pour un temps plus ou moins long, des déplacements et des attachements plus ou moins profonds aux lieux de résidence, de passage ou de refuge, et ce sont des événements – politiques, catastrophiques ou artistiques, prévus ou fortuits – créateurs d’échanges, éphémères ou non, et nous faisant occuper et donner un sens à des lieux parfois inconnus. Ces formes sociales, ces moments partagés, toutes ces situations rendent les espaces fréquentés plus familiers, partagés et communs, même sans en connaître le devenir.

    Loin d’être exceptionnelle, cette expérience de recherche m’a semblé expérimentale et exemplaire d’un certain futur urbain. Cela résonne avec les propos des urbanistes rebelles qui pensent comme #Jane_Jacob ou #Richard_Sennett un urbanisme pratique – ou « pragmatique », dit lui-même Sennett, qui ancre depuis longtemps sa réflexion dans l’#homo_faber, dans le faire de l’humain. Il faut, écrit-il, « placer l’homo faber au centre de la ville ». C’est ce que je ferai ici, en poursuivant cette interrogation sur le faire-ville dans sa double dimension, qui est de faire communauté, créer ou recréer du commun, et de faire la ville, c’est-à-dire l’inventer et la fabriquer.

    Une écologie et une anthropologie urbaines sont tout à inventer pour le monde à venir.

    C’est un présent futuriste fait d’étranges établissements humains : des armatures flexibles, modelables à volonté, des murs transparents, des cubes réversibles ou transposables. Curieusement, ces lieux font d’emblée penser à une ville mais précaire et #démontable, ce sont des #agglomérations_temporaires dont la matière est faite de murs en toile plastifiée, de charpentes en planches, en tubes métalliques ou en branchages, de citernes d’eau en caoutchouc, de canalisations et latrines en prêt-à-monter, prêt-à-défaire, prêt-à-transporter.

    Les lumières de la ville sont intermittentes et blafardes, fournies par des moteurs électrogènes mis en route à chaque nouvelle arrivée (fruit d’un désordre ou d’une catastrophe), devenue elle-même prévisible tout comme ses conséquences techniques – ruptures dans les flux et les stocks d’énergie, de nourriture ou de services. Les va-et-vient incessants de camions blancs bâchés emmènent des grandes quantités de riz, de boulgour et de personnes déplacées. Parfois, sur quelques terrains vagues, d’autres enfants jouent au football, ou bien des adultes inventent un terrain de cricket.

    À partir de la matière première disponible dans la nature (terre, eau, bois de forêt) ou de la matière résiduelle de produits manufacturés disponible (planches, palettes, bâches plastifiées, toiles de sac, feuilles métalliques d’emballage, plaques de polystyrène), des habitants bricolent et pratiquent une #architecture_adaptative, réactive, avec les moyens du bord, comme ailleurs ou autrefois une architecture des #favelas ou des #bidonvilles. Des maisons en pisé côtoient d’autres constructions en tissus, carton et tôle. Cette matérialité est en constante transformation.

    Malgré la surprise ou la perplexité qu’on peut ressentir à l’énumération de ces étranges logistiques urbaines, ce n’est pas de la fiction. Ce sont mes terrains d’#ethnographie_urbaine. On y verra sans doute une #dystopie, un mélange cacophonique de prêt-à-monter, de #récupérations et de #bricolages, j’y vois juste l’avenir déjà là, au moins sur les bords, dans un monde certes minoritaire (en Europe au moins), frontalier, à la fois mobile et précaire, mais terriblement efficace et qui a toutes les chances de s’étendre. #Ville_en_kit serait le nom de ce modèle qui viendrait après celui de la ville historique et rejoindrait, « par le bas », celui de la ville générique, dont il serait l’envers moins visible.

    Une écologie et une anthropologie urbaines sont tout à inventer pour le monde à venir, nous n’en connaissons encore presque rien si ce n’est qu’elles seront marquées par une culture de l’#urgence, du présent et de l’#incertitude, organisant et meublant des espaces nus ou rasés ou abandonnés, pour des durées inconnues. Ce qui est marquant est la répétition du #vide qui prévaut au premier jour de ces fragiles agglomérations, mais aussi la résurgence rapide de la #vie_sociale, de la #débrouille_technique, d’une #organisation_politique, et de la quête de sens. Cette ville en kit semble plus périssable, mais plus adaptable et « résiliente » aussi que la ville historique, qu’il nous faut donc oublier. Celle-ci était délimitée dans des enceintes visibles, elle était en dur, elle se développait de plus en plus à la verticale, avec ses voies goudronnées vite saturées de véhicules et de bruits. Cette ville historique maintenant implose, pollue et expulse les malchanceux au-delà de ses limites, mais elle continue de fournir le modèle de « la ville » dans le monde. Pourtant, le modèle s’écarte des réalités.

    On peut s’interroger sur le caractère utopique ou dystopique des #imaginaires_urbains qui naissent de l’observation des contextes dits « marginaux » et de leur permanence malgré leurs destructions répétées partout. Faut-il opposer ou rapprocher une occupation de « ZAD », une invasion de bidonvilles et une installation de migrants sans abri devenue « #jungle », selon le pourquoi de leur existence, toujours spécifique, ou selon le comment de leur processus, toujours entre résistance et adaptation, et les possibles qu’ils ont ouverts ? Si ces établissements humains peuvent être considérés, comme je le défends ici, comme les tout premiers gestes d’un processus urbain, du faire-ville dans son universalité, alors il convient de s’interroger sur ce qu’ils ouvrent, les décrire en risquant des scénarios.

    Ce partage d’expériences suppose une prise de conscience de l’égalité théorique de toutes les formes urbaines.

    Comment passe-t-on de cette #marginalité qui fait #désordre à de la ville ? Une pensée concrète, une #architecture_an-esthétique, un #habitat_minimal, évolutif, peuvent rendre #justice à ces situations et leur donner une chance d’inspirer d’autres expériences et d’autres manières de faire ville. Je reprends là en partie quelques-uns des termes de l’architecte grec et français #Georges_Candilis (1913-1995), pour qui l’observation directe, au Pérou, dans la périphérie de Lima, au début des années 70, d’un processus d’installation et construction d’une « #invasión » fut un choc. Dans la nuit, « des milliers de personnes » avaient envahi un terrain vague « pour construire une nouvelle ville », l’alerta son collègue péruvien.

    C’est moins l’invasion elle-même que la réaction de l’architecte européen qui m’intéresse ici. Longtemps collaborateur de Le Corbusier, Candilis a ensuite passé des années à concevoir, en Europe essentiellement, des très grands ensembles à bas prix, pour « les plus démunis ». Il voit dans le mouvement d’invasion urbaine à Lima un « raz de marée populaire », devant lequel les autorités cèdent et qui va « construire une maison, une ville, sans matériaux ni architectes, avec la seule force du Plus Grand Nombre et le seul espoir de survivre ». Le deuxième jour de l’invasion, sous les yeux de l’architecte devenu simple témoin, les maisons commencent à s’édifier avec des matériaux de récupération, des quartiers se forment et les habitants (« y compris les enfants ») votent pour désigner leurs responsables. « J’assistais émerveillé, écrit Candilis quelques années plus tard, à la naissance d’une véritable “communauté urbaine” », et il évoque, enthousiaste, « l’esprit même de la ville ».

    Je ne pense pas qu’il ait voulu dupliquer en France ce qu’il avait vu à Lima, mais certainement s’inspirer de ses principes. Il exprimait l’intense découverte que cet événement avait représentée pour lui, et surtout le fait que le faire-ville passe par un événement, qui est l’irruption d’un sujet citadin, porteur de l’esprit de la ville et faiseur de communauté urbaine. C’est ce sujet citadin et cette communauté urbaine qui font la ville et qui permettent de penser à nouveaux frais le modèle des instant cities, en le renversant sur lui-même en quelque sorte, contre l’idée qu’il puisse naître hors-sol et qu’il puisse produire des villes fantômes qui attendront leur peuplement.

    Ce partage d’expériences, pour devenir systématique et efficace sans être du mimétisme ni du collage formel, suppose une prise de conscience de l’égalité théorique de toutes les formes urbaines, que j’ai rappelée au tout début de cette réflexion. C’est une démarche qui ne demande ni exotisme ni populisme, mais une attention à ce qu’il y a de plus universel dans le #faire-ville, qui est une énergie de #rassemblement et de #mise_en_commun, dont la disparition, à l’inverse, engendre les étalements diffus et les ghettos qu’on connaît aussi aujourd’hui.

    https://formes.ca/territoire/articles/les-instant-cities-villes-reimaginees-sans-histoire-sans-avenir
    #villes_instantanées #urban_matter #urbanisme #présent #passé #futur

  • Burn Night: Live From Home — Around the World in 24 Hours! | Burning Man Journal
    https://journal.burningman.org/2020/09/philosophical-center/tenprinciples/around-the-world-in-24-hours

    Burning Man has become a major cultural movement and year-round global community, morphing and growing every year beyond the iconoclastic event that birthed it. Our culture of Radical Inclusion has taken root worldwide in more than 44 U.S. States and 37 countries as part of the official Burning Man Regional Network, and there are Burners worldwide involved in civic projects and artistic expression every day.

    At the center of this culture stands the rather enigmatic “Man” — a wooden effigy and symbol completely open to personal interpretation that we burn in spectacular fashion on Saturday night (Burn Night) at 9pm — which is the apex of the annual event. Some may think of the “Man” as male, but for me it is about our shared humanity and has no specific gender. The Man Burn brings its own special energy that happens only on Burn Night as the culmination of our week-long community gathering, and likewise holds its own special meaning for each individual.

    To many of us, burning the Man symbolizes releasing old baggage and freeing our psyches to dream about what’s next. For others, burning the Man is the start of a new year akin to New Years Eve. The power of the Man Burn has always been as a ritual to unite us without any dogma that might otherwise separate. A ritual that points to our common humanity and embraces while letting go. Fire has a way of bringing people together while reminding us of the ephemeral nature of life itself.

    Highlights Reel of 200+ Mini Man Burns Worldwide — Kaitlyn Caldwell, Los Angeles CA
    Thousands of Celebrations Ignite Burning Man Culture Around the World

    This year, COVID-19 reminded us of life’s fragility and forced the cancellation of Black Rock City, but it certainly didn’t cancel our culture! Instead, the massive, creative effort that tens of thousands of Burners annually invest in artistic offerings was pivoted into digital, online platforms, to be shared with the world — along with our culture. This year, our creativity and culture spilled over in a way it never has before. Our community traded welding machines, nail guns and cranes for keyboards, virtual reality (VR) headsets and broadband networks.

    Blocked from creating one city five mile across in the desert, Burners in many countries instead co-created eight entire virtual Universes. Each was filled with digital art, interactivity, events, and ways to engage people creatively while encouraging deep community among people of all backgrounds, races, ages, genders, abilities and ideologies. The Universes were visually stunning, digitally created and digitally displayed, but is it still Burning Man if we don’t burn the Man? We sort of, kind of, HAD to burn the Man!

    We Burners like to say, “The Man will always burn.” Perhaps we say that to remind ourselves to not give up. Perhaps we say it because we value rituals that bring us together instead of dividing one another. Like the Man itself, the meaning is up to you. And we really proved it this year! By emphasizing the impact, richness, and diversity of our culture around the world and around the clock, Burn Night: Live From Home showed our community and the world that the Man will always burn, and will always burn everywhere — in increasingly new and profound ways. We. Really. Needed. That.

    #Burning_man #Culture_participative #Networking_art

  • The BLM’s Burning Man environmental impact statement is terrible, calls for drug searches, dumpsters, and a 19,000,000lb concrete wall / Boing Boing
    https://boingboing.net/2019/04/07/jersey-barriers-r-us.html

    The Burning Man event is seeking a renewal of its 10-year permit to use the federally owned Black Rock Desert site managed by the Bureau of Land Management; the BLM has responded with a bizarre, overreaching Environmental Impact Statement that ignores the lavishly documented record of Burning Man’s excellent safety and stewardship record.

    For example, the new Environmental Impact Statement calls for Burning Man to hire an outside security force to replace its all-volunteer, community-based Black Rock Rangers, and to have these rent-a-cops search all belongings of all attendees: 80,000 people in 30,000 cars, in a high-wind, low-visibility environment where, in addition to the threat to privacy there is also a massive risk of huge amounts of personal belongings being whipped away by the wind and blown all over the desert.

    The EIS also ignores Burning Man’s status as the world’s largest, best-managed “leave no trace” event, where every piece of waste down to individual sequins and metal shavings are picked up and packed out by attendees. Instead, the BLM wants Burning Man to install several football-fields’ worth of dumpsters at the event’s exit, with parking for 30,000 vehicles to pull up to them. In addition to eroding the norm of stewardship and waste-management that is intrinsic to the festival, this would also deprive the nearby Pyramid Lake Paiute dump sites of the millions they take in from burners who pay to have their waste legally disposed of.

    The EIS also calls for the creation of a 19,000,000 lb concrete jersey barrier to encircle the site, replacing the trash fence (a wildlife-friendly fence that catches blown waste) and the perimeter patrols (which are hugely effective at catching people sneaking into the event). The concrete barrier would do untold habitat damage and cause scarring on the playa, as well as disrupting wildlife.

    There’s lots more — including a mandate for the festival to conduct anti-drug surveillance of attendees, volunteers and staff, which is simply out of scope of the National Environmental Policy Act.

    The Burning Man Organization has published an extensive backgrounder on the EIS’s deficiencies and a guide to submitting comments to the public docket.

    #Burning_man

  • Burning Man: Paradise for Hipster Guests — And a Nightmare for Some Workers | Alternet
    https://www.alternet.org/burning-man-paradise-hipster-guests-and-nightmare-some-workers?src=newslet

    A staggeringly high suicide rate among Burning Man’s seasonal workers is just one symptom of a toxic work environment

    Despite its transgressive spirit, the festival is expensive and increasingly off-limits to the underclass: Tickets run from $190 to $1,200 this year, while transportation to and fro and equipment add to the cost. Those who attend are expected to obey the organization’s “10 Principles of Burning Man,” which includes “radical self-reliance” — meaning attendees have to provide their own food, water and shelter for the week-long party.

    Over the years, the festival has attracted its share of celebrity fans, some of them unlikely: Grover Norquist, the anti-tax icon, attends regularly, as do many of Silicon Valley’s elite, including Elon Musk and much of the Google brass, along with Amazon chief Jeff Bezos. Burning Man’s remote desert location allows for unique experiences that one couldn’t replicate in other settings — in particular, the ritualistic burning of a giant human-shaped effigy at the end of the festival, from which it derives its name. It also means barbarous conditions for the seasonal workers who are tasked with constructing the grid upon which the festival operates.

    Preparing an inhospitable desert landscape for the equally brief and boggling surge in population that temporarily creates what is known as Black Rock City requires a coordinated effort of labor, workers and volunteers who toil in harsh conditions, often for low pay or no pay, for months on end: running electric lines, hauling equipment, cleaning up the mess at the end of it all, and dealing with the logistics of bringing thousands of vehicles and structures to the playa. (Although that word means “beach,” it is universally used to describe the festival zone.)

    Salon spoke to several former and current employees and volunteers for Burning Man, who painted a picture of a dangerous and stressful work environment and a toxic management culture that contributed to a number of suicides of seasonal employees, at a rate far greater than the national average. Those who spoke exclusively to Salon recalled tales of labor abuse, unequal wages, on-the-job-injuries including permanent blindness and a management that manipulated workers who were hurt or who tried to fight for improved conditions.

    Burning Man as a festival and a nonprofit prides itself on its “10 Principles” and promotes them rigorously — a set of values that include “radical inclusion,” gifting, decommodification and civic responsibility, which could factor into the blurred lines within the organization. Yet there is a steep differential between the salaries for the workers who make the festival run and the upper management: Romero told Salon he was offered $15 per hour to work this season. According to 2016 tax filings, salaried managers earn between $150,000 to $200,000, more than four and a half times Romero’s wage.

    “Burning Man is outside the mainstream,” Brunner added. “Like, people are lucky to be part of it, they’re lucky to work there. It’s part of the fun. It’s sort of like a community building this event for everybody. The reality is that a lot of money is made off of it and a lot of people seemed to be well-paid to run it. They do rely on this sort of communal aspect and the communal ethos that they have to get people to work for less money.”

    Arterburn explained to Salon that the unique conditions and experiences of working on the playa lead to unique personalities being attracted to the event — the kinds of people who, in Arterburn’s words, might not fit in elsewhere in society. “If one is in DPW, it’s my opinion that they’re in there for a reason,” she said. “Your average person who has a nine-to-five job and has watched their parents take two weeks off for holiday time a year probably wouldn’t be able to handle that environment for the amount of time that DPW was there.”

    Salon found that in the seven years between 2009 and 2015, there were seven DPW worker suicides in the department.

    That number is statistically significant enough to be alarming, according to Dr. Sally Spencer-Thomas, a psychologist and the lead of the Workplace Task Force for the National Action Alliance for Suicide Prevention. “To give you a benchmark, in a community of 1,000 people we would expect one suicide death in one decade,” she explained. Spencer-Thomas noted that the construction industry in the U.S. does have an elevated suicide rate.

    Because of the unique and tight-knit nature of the Burning Man worker community, getting fired can be particularly devastating, as many workers have never felt that level community or camaraderie in any other aspect of their lives. According to Romero, the experience creates potentially dangerous highs and lows.

    "There are high rates of depression because you do have the effects of institutionalization out there,” Romero said. “It is a remote location. It can be a long season. It’s mentally and physically stressful and you’ve got a lot of camaraderie and it’s a place where you feel important.”

    The kind of people who are attracted to work in such an extreme and isolated environment may already be struggling, as Brown and Close were.

    "The ethical part is that employers need to look in the mirror and ask, if you knew there was something you could do that could make a difference, why aren’t you doing it?” Spencer-Thomas of the National Action Alliance for Suicide Prevention told Salon.

    The late Larry Harvey, Burning Man’s co-founder, laid out his vision for Burning Man in the aforementioned document now known as the “The 10 Principles of Burning Man." In it, Harvey describes Burning Man as being guided by a vision of “radical inclusion,” "decommodification" and “civic responsibility." “We believe that transformative change, whether in the individual or in society, can occur only through the medium of deeply personal participation,” Harvey wrote.

    Burning Man is intended to be a utopian celebration, a break from the banal routine of a capitalist work culture, an event that is radically inclusive to all who desire to express an authentic part of themselves that is not accepted in what Burners call the “default world.” Ironically, and perhaps inevitably, the festival appears to have replicated the very problems it sought to transcend. Burning Man set out to burn “the man," but in many ways it has become the man.

    #Burning_man #Droit_travail #Travail

  • Burning Man : au commencement étaient les makers : Makery
    http://www.makery.info/2016/08/30/burning-man-au-commencement-etaient-les-makers

    Les deux communautés ont en effet bien des choses en commun : nées dans la baie de San Francisco, les deux composent une communauté technophile et sont attirées par le recyclage, les énergies propres et l’apprentissage collaboratif et le do it together.

    […]

    « Burning Man est devenu un endroit incroyablement riche pour le réseautage sur les thèmes de l’art et des makers, pour tester des projets en béta dans un environnement sans merci, pour permettre aux techno-fétichistes de créer des liens en faisant la fête. Et, tout aussi important, le “comment font-ils ça ?” se change très rapidement en “je peux le faire aussi”. Ce qui, vraiment, résume le mouvement maker. »

    #BurningMan #DIY #makers

  • Le Burning Man est-il devenu un truc de #bourgeois ? - Rue89 - L’Obs
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/05/burning-man-est-devenu-truc-bourgeois-260579


    L’argent pourrit tout.

    Pourtant, la contre-culture a un prix, et celui-ci ne cesse d’augmenter. En 1995, 35 dollars suffisaient à ouvrir aux visiteurs les portes de Black Rock City. Vingt ans après, une semaine avec l’homme qui brûle pourrait bien vous mettre sur la paille : le billet d’entrée pour l’édition 2015 coûte la modique somme de 390 dollars (292 euros, sans compter le « pass véhicule » permettant d’accéder au site).

  • David Guetta, prospectiviste du désert : il sentait bon le sable chaud, mon imaginaire
    http://www.pop-up-urbain.com/david-guetta-prospectiviste-du-desert

    Quel est donc ce vent chaud qui nous vient du désert (australien, namibien ou bien américain) et qui semble dicter un certain nombre de tendances du moment ? La réminiscence de certains imaginaires rattachés à un passé rebelle, ou bien la vision poétique d’un futur post-apocalyptique ?

    [...]

    Comme l’analysait notre consultante en mode Florence Abitbol, une certaine esthétique coincée entre Woodstock et le western est bel et bien présente depuis des années dans le prêt-à-porter bas de gamme comme dans le luxe

    [...]

    A en juger par les références qui composent le clip, qu’elles soient assumées ou non, il est intéressant de constater que celui-ci oscille autant du côté « cyberpunk » que de de l’univers post-apocalyptique plus standard, c’est-à-dire mad maxien. Et c’est sûrement pour cela que le spot fonctionne, et entre en résonance avec l’imaginaire collectif occidental. A l’heure où les futurs possibles de la nos sociétés s’entrechoquent à travers divers modèles et sources d’inspiration relativement distinctes, le clip du DJ superstar semble brasser les uns et les autres pour un résultat franchement esthétique. Ainsi le numérique, agent privilégié de la smart city, s’accouple ici avec l’art de la récup’, du bricolage et de l’éphémère – canaux essentiels de la « ville agile » et du mouvement Do it Yourself – , brouillant les pistes déjà bien embrouillées des utopies urbaines contemporaines.

    #Afrojack #Bebe_Rexha #Burning_Man #Culture #David_Guetta #Désert #Mad_Max #Nicki_Minaj #Numérique #Post-apocalyptique

  • L’antipolitique, péché originel de la Silicon Valley
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/19/l-antipolitique-peche-originel-de-la-silicon-valley_4577534_4408996.html

    Revenons à Google. Le menu à la cafétéria est extraordinaire, cependant, le personnel de cette dernière est très mal payé. Il se trouve qu’il est majoritairement latino. La plupart ne peuvent pas se payer une assurance santé. Est-ce que Google aborde la question des classes sociales ou raciale ? Est-ce que Google promeut une répartition plus équitable de la richesse ? Non. Certes, la plupart des grandes entreprises font de même, peu importe le secteur, mais leurs patrons ne mettent pas autant d’énergie à se présenter comme des idéalistes occupés à changer le monde.

    Bonne mise au point.

    #Burning_Man #Fred_Turner #Google #Histoire_des_idées #Idéologie #Libertarianisme #Numérique #Politique #Silicon_Valley #Technologie

    • Les premières utopies informatiques ont-elles cherché à prévenir les problèmes aujourd’hui suscités par les nouvelles technologies ?

      Non. Le déni était déjà courant dans les communes des années 1960-1970. Sous couvert d’amour libre, d’ouverture absolue à l’autre, d’égalité, ces groupes étaient incroyablement conservateurs. Car le contrôle social, affranchi de la bureaucratie, se fait grâce au charisme des uns, au conformisme social des autres. Les communes que j’ai étudiées étaient dominées par des hommes blancs issus de la classe moyenne supérieure. Il y avait très peu de mixité ethnique, non du fait d’une volonté claire en ce sens, mais plutôt un conformisme qui rejetait la différence, avec des réflexions du genre, « humm, ces gars-là sont pas cool… ». Les femmes étaient reléguées au rôle traditionnel de mère devant s’occuper des tâches ménagères et ne prenaient pas part aux discussions importantes que menaient les hommes.

      Aussi lorsque ces mêmes hommes viennent aujourd’hui nous parler des progrès apportés par la technologie, il faut aussi entendre leur déni des tensions générées par les services qu’ils proposent. Cette attitude a une utilité pour eux, il permet de continuer de s’imposer dans un univers où la concurrence est très rude, la Silicon Valley.

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/19/l-antipolitique-peche-originel-de-la-silicon-valley_4577534_4408996.html#1CT

  • Burning Man : quand l’élite de la Silicon Valley gâche la fête
    http://www.tsugi.fr/magazines/2014/08/22/burning-man-quand-elite-silicon-valley-gache-fete-6317#sthash.GUa8vABk.uxfs

    Sous l’impulsion de Marck Zuckerberg (fondateur de Facebook), des employés de Twitter, de Zynga ou de Uber, les tentes et camping cars deviennent des yourtes avec air conditionné, électricité, Wi-Fi et chefs privés qui cuisinnent pour leurs riches invités sushis, homars et steak tartare sous 44 degrés. Au lieu des 300 dollars la semaine pour les festivaliers classiques, on passe à 25 000 dollars par tête de pipe (sauf pour quelques invités VIP, le plus souvent des mannequins venues de New York aux frais de la princesse).

    Tyler Hanson, qui travaillait en tant que Sherpa (grosso modo une aide payée) pour cette nouvelle scène des festivaliers grand luxe, raconte au New York Times : « Ta nourriture, tes drogues, tes costumes, tout est géré pour toi. Dans le camp dans lequel je travaillais, il y avait à peu près 30 Sherpas pour 12 invités. Les start-up tech vont maintenant à Burning Man et prennent des drogues à la recherche de la prochaine idée géniale d’appli. »

    Face à cet embourgeoisement, triste constat de cet insider : « Burning Man n’est plus une contreculture. C’est devenu le miroir de la société ».

    #Burning_Man #Drogue #Gentrification #Luxe #Nevada #Silicon_Valley #États-Unis

  • Diptyque (mais pas conçu comme tel) d’A. Contreras sur le festival Burning Man et son feu, qui irradie au-delà de la #silicon_valley (août 2013).

    « #Burning_Man - La Diaspora des burners » - France Culture
    http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-«-burning-man-la-diaspora-des-burners-»-2013-12

    http://www.franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/12/s01/RF_3B0858E2-572D-49AD-A967-E4D3EFD25037_GENE.MP3 Depuis 1986, se déroule chaque année dans le désert du Nevada un événement artistique hors du temps : Burning Man.  « Le festival le plus fou de la planète », mais surtout une ville éphémère sur une mer de sel. Des dizaines de milliers de personnes affluent du monde entier et suivent à la lettre pendant sept jours des commandements dont les principaux sont l’inclusion radicale, la pratique du don, l’auto-suffisance, l’effort commun, ne pas laisser de trace.

    Burning Man : #Utopies du désert
    http://www.franceinter.fr/emission-interception-burning-man-utopies-du-desert


    http://www.franceinter.fr/sites/default/files/sons/2013/10/s42/NET_FI_e07e239f-b88f-4ee4-b702-77eabdefecd8.mp3