• Le Nil, de l’Egypte à l’Ouganda, chronique d’un assèchement annoncé

    02/11/2022

    Pour les Pharaons, il était la vie. Aujourd’hui, le Nil assure la survie de millions d’Africains. Mais avec le changement climatique, conjugué à son exploitation par l’homme, le compte à rebours a commencé pour le deuxième fleuve le plus long du monde.

    Dans le delta où le Nil rejoint la mer, l’Egyptien Sayed Mohammed pourrait voir ses terres disparaître. A sa source en Ouganda, Christine Nalwadda Kalema craint de perdre l’électricité qui éclaire sa maison. Au Soudan, Mohammed Jomaa s’inquiète pour ses récoltes.

    « Le Nil est ce que nous avons de plus précieux, il ne faut absolument pas qu’il change », se lamente cet agriculteur de 17 ans, dernière génération d’une famille de cultivateurs du village d’Alty, dans l’Etat d’al-Jazira, dans le centre du Soudan.

    L’image du fleuve long de plus de 6.500 km, célébré comme un dieu aux temps pharaoniques avec ses felouques, ses papyrus et ses mythes, n’a déjà plus rien d’idyllique.

    La transformation est en cours. En 50 ans son débit est passé de 3.000 m3 par seconde à 2.830 m3 - soit près de 100 fois moins que l’Amazone. Avec la baisse des précipitations et la multiplication des sécheresses annoncées en Afrique de l’Est, il pourrait diminuer de 70%, selon les pires prévisions de l’ONU.

    Dans le delta, la Méditerranée a grignoté chaque année entre 35 et 75 mètres de terre depuis les années 60. Si elle monte d’un mètre seulement, elle engloutira 34% de cette région du nord de l’Egypte et neuf millions de personnes devront se déplacer. C’est le troisième endroit du globe le plus vulnérable au changement climatique.

    Le lac Victoria, plus gros pourvoyeur d’eau du Nil hors précipitations, est menacé par le manque de pluie, l’évaporation et les lents changements d’inclinaison de l’axe de la Terre. Il pourrait disparaître un jour.

    Ces prévisions aiguisent les appétits et les tentatives de capturer le débit du fleuve, et les barrages construits au fil des années n’ont fait qu’accélérer une catastrophe annoncée.

    De la mer à la source, de l’Egypte à l’Ouganda, des équipes de l’AFP ont voulu rendre compte du dépérissement du Nil dont le bassin couvre 10% de la superficie de l’Afrique et constitue une ressource essentielle pour quelque 500 millions de personnes.

    - Engloutie par la mer -

    Vu du ciel, les promontoires de Damiette et de Rosette dans la Méditerranée ont disparu. Au sol, les vagues s’abattent violemment sur des terres agricoles qui inexorablement s’affaissent. Les barrières de béton censées les protéger sont à moitié recouvertes de sable et d’eau.

    Dans le delta du Nil, la terre a été engloutie sur 3 km entre 1968 et 2009.

    Le débit affaibli du fleuve ne peut plus repousser la Méditerranée, dont le niveau s’élève avec le réchauffement climatique (environ 15 cm au XXe siècle).

    Et le limon, qui au fil des millénaires consolidait le terrain et faisait barrage naturel, n’arrive plus jusqu’à la mer.

    Ces sédiments de terre et de débris organiques, normalement entraînés par les eaux et déposés sur le lit des fleuves, restent bloqués dans le sud de l’Egypte depuis la construction du barrage d’Assouan pour réguler les crues, dans les années 60.

    Avant, « il y avait un équilibre naturel », explique à l’AFP le chef de l’Autorité de protection des côtes Ahmed Abdelqader. « A chaque crue, le Nil déposait du limon qui renflouait notamment les promontoires de Damiette et de Rosette. Mais cet équilibre a été perturbé par le barrage. »

    Si les températures augmentent encore, la Méditerranée avancera chaque année de 100 mètres dans le delta, selon l’agence de l’ONU pour l’Environnement (Pnue).

    A 15 km de la côte à vol d’oiseau, le gros bourg agricole de Kafr Dawar, aux maisons de briquettes rouges, est encore préservé... en surface.

    Sayed Mohammed, 73 ans et 14 enfants et petits-enfants à sa charge, y cultive maïs et riz au milieu de ses champs irrigués par des canaux de pierres de taille coincés entre le Nil et une route d’où résonnent les klaxons.

    Mais le sel de la Méditerranée y a déjà pollué de nombreux hectares, affaiblissant les plants ou les tuant. Les agriculteurs le disent, les légumes n’ont plus la même qualité.

    Pour compenser les effets de la salinisation des sols, il faut plus d’eau douce dans les champs et davantage pomper dans le Nil.

    Depuis les années 1980, M. Mohammed et ses voisins utilisaient des pompes « friandes en diesel et en électricité qui coûtaient très cher ». Les dépenses, raconte-t-il, étaient impossibles à couvrir pour la population de Kafr Dawar étranglée par l’inflation et les dévaluations.

    Dans certains coins du delta, des champs ou des cultures ont été abandonnés.

    Ces dernières années, le vieil homme, qui porte jellaba et calotte de laine, a pu bénéficier d’un programme d’irrigation à l’énergie solaire qui vise à augmenter la quantité d’eau douce et surtout à générer des revenus pour éviter l’exode rural.

    Grâce aux plus de 400 panneaux financés par l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans ce bourg, il peut assurer chaque jour l’alimentation en eau de son demi hectare.

    Avec le solaire, « les agriculteurs font des économies de 50% », assure à l’AFP Amr al-Daqaq, responsable provincial de l’Irrigation. En bonus, ils vendent l’électricité produites sur leurs terres à la compagnie nationale.

    Aucun des descendants de Sayed Mohammed pourtant ne veut reprendre l’exploitation.

    A terme, la Méditerranée pourrait avaler 100.000 hectares de terres agricoles dans le delta, situé à moins de dix mètres au-dessus du niveau de la mer, soit quasiment l’équivalent de la superficie de l’île de la Réunion, selon le Pnue.

    Une catastrophe pour le nord de l’Egypte, d’où provient 30 à 40% de la production agricole nationale.

    - Coupures de courant -

    En Egypte, 97% des 104 millions d’habitants vivent le long du fleuve sur moins de 8% du territoire. La moitié des 45 millions de Soudanais vivent sur 15% du territoire le long du Nil qui assure 67% des ressources en eau du pays.

    En 2050, la population de ces deux pays aura doublé. Ils auront aussi tous deux gagné deux à trois degrés et le Nil, lui, aura encore changé.

    Les projections du groupe des experts climat de l’ONU (Giec) anticipent qu’avec le réchauffement, l’évaporation réduira son débit de 70% et la quantité d’eau disponible par habitant de 75% en 2100.

    Les inondations et autres pluies diluviennes qui devraient s’abattre dans les décennies à venir sur l’Afrique de l’Est ne compenseront que 15 à 25% de ces pertes, assurent ces experts.

    Or, dans les 10 pays qu’il traverse, le Nil assure cultures et énergie à des populations à l’entière merci des pluies et surtout de son débit.

    Le Soudan, par exemple, tire plus de la moitié de son électricité de l’énergie hydroélectrique. En Ouganda, ce chiffre grimpe jusqu’à 80%.

    C’est grâce au Nil que depuis 2016 Christine Nalwadda Kalema, mère célibataire de 42 ans, peut éclairer son épicerie et sa maisonnette d’un quartier pauvre du village de Namiyagi, près du lac Victoria, dans l’est de l’Ouganda.

    Mais cette électricité qui a radicalement changé sa vie et celle de ses quatre enfants pourrait ne pas durer éternellement, s’inquiète Revocatus Twinomuhangi, coordinateur du Centre de l’Université Makerere sur le changement climatique.

    « Si les pluies se raréfient, le niveau du lac Victoria et donc du Nil va baisser. Cela réduira la production hydroélectrique », prévient-il.

    Déjà, poursuit l’expert, « ces cinq à dix dernières années, nous avons vu des sècheresses plus rapprochées et plus intenses, de fortes précipitations, des inondations et des températures de plus en plus chaudes ».

    Selon une étude réalisée en 2020 par six chercheurs d’universités américaines et britanniques se basant sur des données historiques et géologiques des 100.000 dernières années, le lac Victoria pourrait avoir disparu d’ici 500 ans.

    Pour Mme Kalema, qui fait pousser dans son petit jardin des bananes, du café et du manioc pour nourrir sa famille, toutes ces données sur le changement climatique restent abstraites.

    Ce qu’elle constate au quotidien, c’est que les coupures de courant sont déjà bien trop fréquentes.

    « A cause des délestages, mon fils peine à faire ses devoirs : il doit tout finir avant la tombée de la nuit ou travailler à la bougie », raconte-t-elle drapée dans des vêtements en « kitenge », tissu bariolé prisé des tribus Baganda et Basoga. « Cela me coûte bien trop cher alors que je pourvois seule aux besoins de ma famille. »

    - Capturer le débit -

    La vie sans électricité, c’est toujours le quotidien pour la moitié des 110 millions d’Ethiopiens, malgré une des croissances les plus rapides d’Afrique, et Addis Abeba compte sur son méga-barrage pour y remédier. Quitte à se brouiller avec ses voisins.

    Le Grand barrage de la renaissance (Gerd), dont la construction a été lancée en 2011 sur le Nil Bleu - qui rejoint au Soudan le Nil Blanc pour former le Nil -, a un objectif annoncé à terme de 13 turbines pour une production de 5.000 MW. Depuis août, son réservoir contient 22 milliards de m3 d’eau sur les 74 milliards de sa pleine capacité.

    Addis Abeba vante déjà le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique : « Le Nil est un cadeau que Dieu nous a offert pour que les Ethiopiens l’utilisent », martèle le Premier ministre Abiy Ahmed.

    Mais pour le Caire, c’est une source de tension qui remet en question un accord conclu en 1959 avec Khartoum, mais sans l’Ethiopie, qui accorde 66% du débit annuel du Nil à l’Egypte et en concède 22% au Soudan.

    Pour protéger cet acquis, en 2013, des conseillers du président égyptien de l’époque, Mohamed Morsi, proposaient en direct à la télévision le bombardement pur et simple du barrage éthiopien.

    Aujourd’hui, l’Egypte d’Abdel Fattah al-Sissi craint toujours une réduction drastique du débit du Nil en cas de remplissage trop rapide du Gerd. Mais le sujet provoque des débats au sein même de la communauté scientifique.

    Des chercheurs s’accusent pour les uns d’exagérer les pertes hydriques de l’Egypte pour justifier une intervention musclée en Ethiopie, pour les autres de les minimiser et de « trahir » leur pays.

    Dans leurs plantations, les agriculteurs égyptiens, eux, ont déjà vu les effets du super-barrage d’Assouan qui, comme les barrages hydroélectriques construits en Ethiopie, en Ouganda ou au Soudan, retient le limon, ce précieux engrais naturel.
    – Privé de limon -

    Dans les luxuriants champs verdoyants d’al-Jazira où il cultive concombres, aubergines et pommes de terre grâce à des canaux sortis du Nil qui crachent l’eau à gros bouillons, Omar Abdelhay en sait quelque chose.

    Au fil des ans, le travail est devenu de plus en plus dur pour cet agriculteur soudanais de 35 ans dont la petite maison de terre battue donne directement sur le fleuve de couleur brunâtre.

    Il y a huit ans, quand ce père de famille a commencé à cultiver les terres familiales, « il y avait du bon limon et le Nil nourrissait convenablement nos cultures », raconte-t-il.

    Mais peu à peu, avec les barrages qui ne cessent de pousser en amont, « l’eau s’est éclaircie, elle n’a plus de limon et même lors des crues, elle n’en charrie plus », poursuit l’homme en jellaba grise.

    Englué dans le marasme politique et économique, secoué par des coups d’Etat depuis des décennies ou des manifestations hostiles au pouvoir militaire, le Soudan peine à gérer ses ressources hydriques.

    Chaque année, des pluies diluviennes s’y abattent, faisant encore cet été près de 150 morts et emportant des villages entiers, sans pour autant aider aux cultures, faute d’un système d’agriculture et de stockage ou de recyclage des eaux pluviales.

    Aujourd’hui, la faim menace un tiers des habitants. Le pays a pourtant longtemps été un acteur majeur des marchés mondiaux du coton, de l’arachide ou de la gomme arabique.

    Grâce aux petits canaux d’irrigation creusés à l’époque coloniale, un faible débit suffisait pour que l’eau s’engouffre et vienne nourrir ses terres fertiles. Le système, qui devait être développé avec le Grand plan d’irrigation d’al-Jazira, a fait long feu depuis longtemps.

    Les champs cultivés sous la houlette de l’Etat dirigiste et clientéliste du dictateur Omar el-Béchir renversé en 2019 ne sont plus que jachère. A la place, les familles cultivent concombres ou poivrons sur de petites parcelles.

    Comme le Soudan, les pays riverains du Nil - Burundi, République démocratique du Congo, Egypte, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Soudan du Sud et Tanzanie - sont tous en queue de peloton au classement ND-GAIN de la vulnérabilité au changement climatique.

    Pour Callist Tindimugaya, du ministère ougandais de l’Eau et de l’Environnement, « l’impact du réchauffement va être énorme ».

    « Si nous avons des pluies rares mais drues, nous subirons des inondations, si nous avons de longues périodes sans pluie, alors nous aurons moins de ressources en eau. »

    Or, martèle le responsable, « on ne peut pas survivre sans eau ».

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/le-nil-de-l-egypte-a-l-ouganda-chronique-d-un-assechement-annonce-357fc0

    #eau#Nil#Ethiopie#Egypte#Ouganda#Burundi#République_démocratique_du_Congo_Kenya_Rwanda_Soudan_du_Sud#Tanzanie#Soudan#Barrage#Gerd#Energie#Agriculture

  • Livre : Meurtre au Burundi La Belgique et l’assassinat de Rwagazore Ludo De Witte
    https://boutique.investigaction.net/fr/home/135-meurtre-au-burundi-la-belgique-et-l-assassinat-de-rwaga

    L’auteur du livre "L’assassinat de Lumumba", Ludo De Witte, vient de sortir "Meurtre au #Burundi" (édité chez InvestigAction), qui montre le même scénario lors de l’indépendance.

    En janvier 1961, le colonisateur belge fait tuer le Premier ministre élu congolais #Patrice_Lumumba, trop peu docile.

    En octobre 1961, le colonisateur belge fait tuer le Premier ministre élu burundais #Louis_Rwagasore, trop peu docile. Avec l’implication du même #Étienne_Davignon, ainsi que celle du ministre socialiste #Paul-Henri-Spaak.

    Ce bis repetita montre qu’il ne s’agit pas d’un malheureux concours de circonstances : l’assassinat est un mode de gestion "normal" d’un #néocolonialisme belge qui n’a que faire des choix électoraux des populations.


    En 1999, Ludo De Witte publie un livre-choc : L’Assassinat de Lumumba. Ses révélations sur le rôle du roi Baudouin, du gouvernement belge et de la CIA amèneront la Belgique à présenter des excuses officielles au Congo.

    En 2017, le sociologue belge sort chez Investig’Action L’Ascension de Mobutu. Salué par Jean Ziegler : « Un livre superbe d’érudition, de courage et d’intelligence analytique. Au magnifique peuple congolais, il contribue à restituer une mémoire claire… »

    En 2021, ce nouveau livre approfondit son enquête sur le pillage de l’Afrique centrale et l’installation brutale du néocolonialisme.
De Witte fouille les archives, fait parler les témoins et dévoile un évènement longtemps camouflé : l’élimination du prince Louis
Rwagasore qui venait de remporter les premières élections du Burundi. Un crime d’État avec, dans les coulisses, le roi Baudouin, Étienne Davignon et Paul-Henri Spaak dans des rôles troubles. Tandis que l’ombre de Patrice Lumumba, ennemi n° 1 de Bruxelles et Washington, plane sans cesse au-dessus de ce thriller économico-politique.

    Un livre indispensable parce que la vérité a ses droits. On ne peut construire l’avenir en ignorant l’Histoire.

  • Le #génocide est piégé en moi
    #gael_faye #rwanda #burundi
    https://le1hebdo.fr/journal/qu-a-fait-la-france-au-rwanda/348/article/le-gnocide-est-pig-en-moi-4594.html

    a nuit tombée, dans la cour de la maison familiale, nous allumons des torches afin de nous recueillir. Plus tard, dans le salon, nous disposons des bougies devant les photographies de nos proches exterminés au printemps 1994. Ce soir, il y a trois générations sous le même toit. Ma fille de 11 ans, hésitante, ose une question douloureuse. Elle veut savoir où repose son arrière-grand-mère, Suzana, assassinée dès les premiers jours du génocide à la paroisse Saint-André de Nyamirambo, un quartier du sud-ouest de Kigali. Comme la plupart des familles de victimes, nous ignorons où se trouvent les corps des nôtres. Chaque année, des charniers sont découverts dans le pays, et les familles tentent désespérément d’identifier des proches disparus sur la base de maigres indices : un vêtement, un soulier, un chapelet, une photo, une carte d’identité…

  • UNHCR - Rwanda vaccinates refugees and asylum-seekers against COVID-19
    https://www.unhcr.org/news/press/2021/3/604b63ed4/rwanda-vaccinates-refugees-asylum-seekers-against-covid-19.html

    Rwanda vaccinates refugees and asylum-seekers against COVID-19. As the COVID-19 pandemic continues to threaten the lives and rights of refugees, UNHCR, the UN Refugee Agency, welcomes the Rwandan government’s vaccination this week of 416 refugees - one of the first countries in Africa to do so.Nearly one year since the country’s first registered COVID-19 case and as part of Rwanda’s national vaccination drive, the Rwandan Ministry of Health inoculated 224 refugees residing in the Emergency Transit Mechanism (ETM) centre in Gashora and 192 refugees in six refugee settlements working on the front lines of the pandemic as community health workers and cleaners or security guards at health clinics in the refugee settlements.Some 230,000 people in Rwanda have been vaccinated against COVID-19, one week after a countrywide campaign began.“We commend Rwanda’s inclusion of refugees in its response to the pandemic,” said Clementine Nkweta-Salami, UNHCR’s Regional Bureau Director Bureau for the East, Horn of Africa and the Great Lakes. “We appeal to all countries to include refugees in their vaccination programs on par with nationals to ensure that everyone is safe.”
    There are nearly 138,000 refugees hosted the country, mainly from the Democratic Republic of the Congo and Burundi.The first dose of COVID-19 vaccine is being given to high-risk groups such as health workers, teachers, elderly people with chronic health issues, those aged over 65 years, and other frontline workers. Refugees who meet these criteria are included in the first stage of Rwanda’s vaccination campaign.UNHCR reiterates that refugees, internally displaced and stateless people and their local host communities must be included on an equal footing with citizens in all national responses to the pandemic, including public health access, vaccines, and social safety nets.
    National authorities are responsible for public health responses and COVID-19 vaccination programmes. We are aware that of the 151 countries currently developing national COVID-19 vaccination strategies, 106 have included refugees and asylum-seekers in their plans and 33 are in the process of doing so.Safeguarding refugee health also protects the health of their host communities and societies. It is not in the interest of any community, state or for the world at large to have people falling through the cracks; marginalized, exposed and unprotected. The ETM centre was agreed and set up in mid-2019 by the Government of Rwanda, UNHCR, and the African Union, to evacuate refugees and asylum-seekers trapped in Libya, providing them with a vital lifeline and a safe and organized pathway to longer-term solutions.Presently, 303 refugees and asylum seekers are staying at the ETM. Many have been victims of human traffickers along the routes leading to Libya. The number of places available through the ETM and other humanitarian evacuation flights is still insufficient. UNHCR is advocating for more resettlement countries to offer places and speed up processing of refugees at the ETM.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#rwanda#burundi#republiquedemocratiquecongo#vaccination#refugie#inclusion#systemesante

  • Le dépistage de la COVID-19 pour les chauffeurs routiers au port de Mombasa aide à redynamiser l’économie | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/le-depistage-de-la-covid-19-pour-les-chauffeurs-routiers-au-port-de-mombasa-aid
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/testing_mombasa_0.jpg?itok=vIKPhmHq

    Des milliers de chauffeurs routiers à travers le Kenya ont été testés pour la COVID-19 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) depuis juillet, dans le cadre d’un effort plus large visant à redynamiser les économies régionales touchées par la COVID-19.Ce sont plusieurs milliards de dollars de marchandises qui commencent la dernière étape de leur voyage par la route vers l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo, à bord de camions de transport provenant du port tentaculaire de Mombasa dans le sud-est du Kenya. Les chauffeurs ont été identifiés très tôt comme un groupe à haut risque de propagation et de transmission de la COVID-19. Cette situation, combinée à la fermeture des frontières et à d’autres restrictions de mobilité, paralyse une grande partie du commerce dans la région.
    L’OIM considère l’intégration du dépistage de la COVID-19 et d’autres mesures sanitaires dans les systèmes de gestion des frontières comme essentielle pour relancer les économies nationales et locales et atténuer les impacts socioéconomiques de la pandémie. En juillet 2020, l’OIM a effectué 2 570 tests aux points de contrôle unique de Malaba et Busia avec l’Ouganda, afin de faire avancer une file de camions s’étendant jusqu’à 90 km de la frontière. Avec le soutien de l’Agence danoise pour le développement international, au 23 octobre, l’OIM a testé plus de 14 200 chauffeurs transportant du fret en provenance du plus grand port d’Afrique de l’Est, à destination des pays d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et de la Corne de l’Afrique.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#ouganda#rwanda#burundi#soudan#rdc#oim#frontiere#sante#chauffeurroutier#mesuresanitaire#test

  • Coronavirus : le Burundi annonce ses deux premiers cas de Covid-19 — La Libre Afrique

    « Il s’agit de deux Burundais. Le premier âgé de 56 ans est rentré du Rwanda alors que le second de 42 ans venait de Dubaï avec escale à Kigali », a annoncé le ministre Thaddée Ndikumana

    https://afrique.lalibre.be/48570/coronavirus-le-burundi-annonce-ses-deux-premiers-cas-de-covid-19


    #Covid-19#Migration#Migrant#Burundi#Rwanda#Dubai

  • Knowledge is power.#Refugees in Tanzania’s Nduta camp are learning about #COVID19 and how to stay safe #coronavirus
    Nduta camp in northwest Tanzania is home to 75,000 refugees from Burundi. Steps setting out how to protect against COVID-19 are displayed on noticeboards.
    https://www.unhcr.org/news/stories/2020/4/5e79e2410/live-blog-refugees-covid-19-crisis.html
    #Covid-19#Migration#Migrant#Tanzanie#Burundi#Réfugiés

  • Évacués au #Rwanda, les #réfugiés de #Libye continuent de rêver d’#Europe - RFI

    Par Laure Broulard

    Un jeune réfugié dans le centre de transit de Gashora au Rwanda.
    © FFI/Laure Broulard

    Publié le 03-11-2019 Modifié le 03-11-2019 à 07:25

    Le Rwanda accueille depuis quelques semaines des #demandeurs_d’asile évacués de Libye, dans le cadre d’un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et l’#Union_africaine signé le mois dernier. Un programme d’urgence présenté comme une réponse à la crise des quelque 4 700 réfugiés et migrants bloqués dans ce pays en guerre. Reportage.

    Le centre de #Gashora est en pleine effervescence. Situé dans la région du #Bugesera, au sud de #Kigali, il accueillait auparavant des réfugiés venus du #Burundi. Aujourd’hui, des équipes s’affairent pour rénover et agrandir les structures afin d’héberger les quelque 500 réfugiés évacués de Libye que le Rwanda a promis d’accueillir dans un premier temps.

    Les 189 demandeurs d’asile déjà arrivés sont logés dans de petites maisons de briques disséminées dans les bois alentour. Un groupe de jeunes en jogging et baskets se passent la balle sur un terrain de volley. D’autres, le regard fuyant, parfois égaré, sont assis sur des bancs à l’ombre.

    « Je n’ai pas encore réalisé mon rêve »

    #Rodouane_Abdallah accepte de parler aux journalistes, arrivés en groupe dans un bus acheminé par le gouvernement rwandais. Originaire du Darfour, ce jeune homme de 18 ans au regard doux a posé le pied en Libye en 2017. Il a tenté sept fois de traverser la #Méditerranée. Il a survécu par miracle.

    Aujourd’hui, il se souvient encore de toutes les dates avec précision : le nombre de jours et d’heures passées en mer, les mois en détention. Deux ans entre les mains de geôliers ou de passeurs. « Là bas, vous êtes nourris seulement une fois par jour, vous buvez l’eau des toilettes, vous ne pouvez pas vous doucher et vous devez travailler gratuitement sinon vous êtes battus », se souvient-il.

    Rodouane est aujourd’hui logé et nourri à Gashora. Il bénéficie également de soins médicaux et psychologiques. Cependant, il voit le Rwanda comme une simple étape : « Je suis heureux d’avoir eu la chance de pouvoir venir ici. C’est mieux qu’en Libye. Mais je ne suis pas arrivé à la fin de mon voyage, car je n’ai pas encore réalisé mon rêve. Je veux aller en Europe et devenir ingénieur en informatique », assure-t-il. Ce rêve, cette idée fixe, tous la martèlent aux journalistes. Pourtant les places en Europe risquent d’être limitées.

    « #Emergency_Transit_Mechanism »

    Dans le cadre de l’Emergency Transit Mechanism (#ETM), le nom donné à ce programme d’évacuation d’urgence, les réfugiés de Gashora ont aujourd’hui plusieurs possibilités. Ils peuvent soit faire une demande d’asile dans un pays occidental, soit rentrer chez eux si les conditions sécuritaires sont réunies, soit bénéficier d’un processus de #réinstallation dans un pays tiers sur le continent africain. Les mineurs non accompagnés pourraient ainsi rejoindre leur famille et les étudiants s’inscrire dans des universités de la région selon le #HCR.

    « Ils ont beaucoup souffert pour atteindre l’Europe, c’est donc un objectif qui est encore très cher à leur cœur. Mais maintenant qu’ils sont au Rwanda, nous essayons d’identifier avec eux toute une palette de solutions », explique #Élise_Villechalane, chargée des relations extérieures du HCR au Rwanda.

    Mais la démarche inquiète déjà certains réfugiés : « Les pays européens dépensent beaucoup d’argent pour nous éloigner de la mer Méditerranée. Et si c’est pour cela qu’on a été amenés ici, ce serait honteux. La seule chose que je pourrais faire serait de retourner en Libye et de tenter de traverser la Méditerranée », explique un jeune Érythréen, qui préfère garder l’anonymat.

    Une solution viable ?

    Le Rwanda n’est pas le premier pays à mettre en place ce type de mécanisme. Le Niger a lui aussi lancé un ETM en 2017. Depuis, environ 2 900 réfugiés y ont été évacués de Libye. Environ 1 700 d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux à ce jour. Aujourd’hui, l’Union africaine et le HCR appellent d’autres pays africains à suivre l’exemple. Mais certaines ONG sont sceptiques quant à la viabilité du système.

    Au #Niger, le traitement des dossiers est long, ce qui crée des tensions. Le Mixed Migration Center, un centre de recherche indépendant, rapporte que des réfugiés auraient ainsi attaqué un véhicule du HCR en signe de protestation dans le centre de transit d’Hamdallaye en juin dernier.

    Plus généralement, #Johannes_Claes, chef de projet Afrique de l’Ouest au MMC, dénonce une externalisation des obligations des pays occidentaux en matière de droit d’asile : « Avec ce type schéma, l’UE délègue une part de sa responsabilité au continent africain. C’est d’autant plus cynique quand on sait que l’Union européenne finance les garde-côtes libyens qui interceptent les migrants avant de les envoyer en centre de #détention », explique-t-il.

    Du côté des signataires de l’accord, on présente le projet sous un jour différent : « Ce qui compte aujourd’hui, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leurs dossiers soient traités. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire », indique Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine.

    Début septembre, au moment de la signature de l’accord, #Vincent_Cochetel, l’envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée, assurait à Reuters que la plus grande partie du financement de ce mécanisme d’évacuation d’urgence viendrait de l’Union européenne. Il est depuis revenu sur ces déclarations. Pour le moment, c’est le HCR qui assure la totalité du financement de l’opération.

    http://www.rfi.fr/afrique/20191103-rwanda-refugies-libye-hcr-ua

    ping @cdb_77 —> je me demande encore comment organiser les messages seenthis. En fait, j’aime bien tes métalistes et je me demande si je peux ajouter direct par commenaire ? Mais pas sûre que je connais assez bien ton système. Sinon je te marque et t’ajoutes toi même ? Ou bien je fais mes métalistes à moi...mais peut-être moins efficace qu’essayer de faire ensemble ? ...voilà, j’aime vraiment bien le seenthis et je suis toujours en train d’essayer de comprendre comment faire. En tout cas j’ai du temps maintenant pour m’en investir plus ;)

    • Tout à fait d’accord, j’ai voulu dire cela, c’est parce que je connais pas encore très bien le vocabulaire SeenThis. Alors les métalistes (=liste avec fils de discussion) c’est très bien si tu organises cela, je ne veux pas m’impliquer. Ma question était si je peux ajouter des infos aux fils de discussion (= liste regroupé avec articles autour du même sujet) ? Parce que pour les fils, peut-être possible que je ne choissis pas le bien et j’ai peur de faire de désordre dans ton système. T’es d’accord que j’essaie ? Si cela te dérange tu me le dis ? Et pour l’article là-haut, si tu l’as déjà mis, pourquoi le triangle n’est pas rempli (y a-t-il un autre indice, si oui, je te marque plus ;) ) ?

    • ...oh lala impossible que c’est rempli, j’ai passé trop de temps devant mon ordi alors, n’importe quoi, mieux que je pars checker les structures autonomes...

      Allez, je commence à ajouter alors !

  • Burundi’s humanitarian crisis: An inconvenient truth for the ruling party

    With less than a year to Burundi’s presidential election, aid workers and political analysts say the ruling party is intent on projecting an image of stability, while downplaying the extent of a #malaria outbreak, food shortages, and growing political violence.

    https://www.thenewhumanitarian.org/analysis/2019/08/20/burundi-humanitarian-crisis-ruling-party
    #Burundi #violence #élections #faim #crise_humanitaire #pénurie_alimentaire

  • Philippines becomes second country to quit ICC

    The Philippines on Sunday has withdrawn from the International Criminal Court, becoming the second country to leave the Hague-based tribunal meant to prosecute the world’s worst atrocities.

    The move comes a year after Manila officially notified the United Nations that it was quitting the ICC—the only permanent international judicial body to try individuals for genocide, crimes against humanity and war crimes.

    Read more at https://www.philstar.com/headlines/2019/03/17/1901757/philippines-becomes-second-country-quit-icc#Cpd5wLjUQPUbf3U6.99

    https://www.philstar.com/headlines/2019/03/17/1901757/philippines-becomes-second-country-quit-icc

    #CPI #cour_pénale_internationale #Philippines #it_has_begun #Burundi #justice

    v. aussi
    https://www.philstar.com/headlines/2018/03/16/1797330/philippines-formally-informs-un-icc-withdrawal

    ping @reka

  • #Burundi: Inside the secret killing house

    Burundi’s security services are running secret torture and detention sites to silence dissent, former government intelligence agents have told BBC Africa Eye.

    Using cutting-edge reconstruction techniques, BBC Africa Eye examines one house in particular, which was filmed in a video posted on social media in 2016.

    A red liquid, which looked like blood, was seen pouring from its gutter. We ask if Burundi’s repression of opponents has now gone underground?

    The government has always denied any human rights violations, and declined to comment for this report.

    https://www.bbc.com/news/av/world-africa-46428073/burundi-inside-the-secret-killing-house

    #torture #services_secrets #vidéo #Bujumbura #torture #violence

  • The Rise and Fall Of the Watusi - The New York Times
    https://www.nytimes.com/1964/02/23/the-rise-and-fall-of-the-watusi.html
    En 1964 le New York Times publie un article sur l’extermination imminente des Tutsi. C’est raconté comme une fatalité qui ne laisse pas de choix aux pauvres nègres victimes de forces plus grandes qu’eux. Dans cette optique il s’agit du destion inexorable du peuple des Tutsi arrivant à la fin de son règne sur le peuple des Hutu qui revendique ses droits. L’article contient quelques informations intéressantes déformées par la vison colonialiste de l’époque.

    ELSPETH HUXLEYFEB. 23, 1964

    FROM the miniature Republic of Rwanda in central Africa comes word of the daily slaughter of a thousand people, the possible extermin­ation of a quarter of a million men, women and children, in what has been called the bloodiest tragedy since Hitler turned on the Jews. The victims are those tall, proud and graceful warrior­aristocrats, the Tutsi, sometimes known as the Watusi.* They are being killed

    *According to the orthography of the Bantu language, “Tutsi” is the singular and “Watutsi” the plural form of the word. For the sake of simplicity. I prefer to follow the style used in United Nations reports and use “Tutsi” for both singular and plural.

    Who are the Tutsi and why is such a ghastly fate overtaking them? Is it simply African tribalism run riot, or are outside influences at work ? Can nothing be done?

    The king‐in‐exile of Rwanda, Mwamni (Monarch) Kigeri V, who has fled to the Congo, is the 41st in line of suc­cession. Every Tutsi can recite the names of his 40 predecessors but the Tutsi cannot say how many centuries ago their ancestors settled in these tumbled hills, deep valleys and vol­canic mountains separating the great

    Nor is it known just where they came from—Ethiopia perhaps; before that, possibly Asia. They are cattle folk, allied in race to such nomadic peo­ples as the Somali, Gatlla, Fulani and Masai. Driving their cattle before them, they found this remote pocket of cen­tral Africa, 1,000 miles from the In­dian Ocean. It was occupied by a race of Negro cultivators called the Hutu, who had themselves displaced the ab­original pygmy hunters, the Twa (or Batwa). First the Tutsi conquered and then ruled the Hutu. much as a ??r‐man ruling class conquered and settled

    In the latest census, the Tutsi con­stitute about 15 per cent of Rwanda’s population of between 2.5 and 3 mil­lion. Apart from a handful of Twa, the rest are Hutu. (The same figures are true of the tiny neighboring king­dom of Burundi.)

    For at least four centuries the Tutsi have kept intact their racial type by inbreeding. Once seen, these elongated men are never forgotten. Their small, narrow heads perched on top of slim and spindly bodies remind one of some of Henry Moore’s sculptures. Their average height, though well above the general norm, is no more than 5 feet 9 inches, but individuals reach more than 7 feet. The former king, Charles III Rudahagwa, was 6 feet 9 inches, and a famous dancer and high jumper—so famous his portrait was printed on the banknotes—measured 7 feet 5 inches.

    THIS height, prized as a badge of racial purity, the Tutsi accentuated by training upward tufts of fuzzy hair shaped like crescent moons. Their leaps, bounds and whirling dances delighted tourists, as their courtesy and polished manners impressed them.

    Through the centuries, Tutsi feudal­ism survived with only minor changes. At its center was the Mwami, believed to be descended from the god of lightning, whose three children fell from heaven onto a hilltop and begat the two royal clans from which the Mwami and his queen were always chosen. Not only had the Mwami rights of life and death over his subjects but, in theory, he owned all the cattle. too — magnificent, long‐horned cattle far superior to the weedy native African bovines. Once a year, these were ceremonially presented to the Mwami in all their glory — horns sand‐polished, coats rubbed with butter, foreheads hung with beads, each beast attended by a youth in bark‐cloth robes who spoke to it softly and caught its dung on a woven straw mat.

    “Rwanda has three pillars.” ran a Tutsi saying: “God, cows and soldiers.” The cows the Mwami distributed among his subchiefs, and they down the line to lesser fry, leaving no adult Tutsi male without cows.

    Indeed, the Tutsi cannot live with­out cattle, for milk and salted butter are their staple food. (Milk is con­sumed in curds; the butter, hot and perfumed by the bark of a certain tree.) To eat foods grown in soil, though often done, is thought vaguely shame­ful, something to be carried out in private.

    THE kingdom was divided into dis­tricts and each had not one governor, but two: a land chief (umunyabutaka) and a cattle chief (umuuyamukenke). The jealousy that nearly always held these two potentates apart prompted them to spy on each other to the Mwami, who was thus able to keep his barons from threatening his own au­thority.

    Below these governors spread a net­work of hill chiefs, and under them again the heads of families. Tribute — milk and butter from the lordly Tutsi, and

    Just as, in medieval Europe, every nobleman sent his son to the king’s court to learn the arts of war, love and civil­ity, so in Rwanda and Burundi did every Tutsi father send his sons to the Mwami’s court for instruction in the use of weapons, in lore and tradition, in dancing and poetry and the art of conversation, in manly sports and in the practice of the most prized Tutsi virtue —self‐control. Ill‐temper and the least display of emotion are thought shameful and vul­gar. The ideal Tutsi male is at all times polite, dignified, amiable, sparing of idle words and a trifle supercilious.

    THESE youths, gathered in the royal compound, were formed into companies which, in turn, formed the army. Each youth owed to his company commander an allegiance which continued all his life. In turn, the commander took the youth, and subsequently the man, under his protection. Every Tutsi could appeal from his hill chief to his army com­mander, who was bound to support him in lawsuits or other troubles. (During battle, no commander could step backward, lest . his army re­treat; at no time could the

    The Hutu were both bound and protected by a system known as buhake, a form of vassalage. A Hutu wanting to enter into this relationship would present a jug of beer to a Tutsi and say: “I ask you for milk. Make me rich. Be my father, and I will be your child.” If the Tutsi agreed, he gave the applicant a cow, or several cows. This sealed the bargain­

    The Hutu then looked to his lord for protection and for such help as contributions to­ward the bride‐price he must proffer for a wife. In return, the Hutu helped from time to time in the work of his pro­tector’s household, brought oc­casional jugs of beer and held himself available for service

    The densely populated king­doms of the Tutsi lay squarely in the path of Arab slavers who for centuries pillaged throughout the central Afri­can highlands, dispatching by the hundreds of thou­sands yoked and helpless hu­man beings to the slave mar­kets of Zanzibar and the Persian Gulf. Here the explor­er Livingstone wrote despair­ingly in his diaries of coffles (caravans) of tormented cap­tives, of burnt villages, slaugh­tered children, raped women and ruined crops. But these little kingdoms, each about the size of Maryland, escaped. The disciplined, courageous Tutsi spearmen kept the Arabs out, and the Hutu safe. Feudalism worked both ways.

    Some Hutu grew rich, and even married their patrons’ daughters. Sexual morality was strict. A girl who became pregnant before marriage was either killed outright or aban­doned on an island in the mid­dle of Lake Kivu to perish, unless rescued by a man of a despised and primitive Congo tribe, to be kept as a beast of burden with no rights.

    SINCE the Tutsi never tilled the soil, their demands for labor were light. Hutu duties included attendance on the lord during his travels; carry­ing messages; helping to re­pair the master’s compound; guarding his cows. The reia­tionsiiip could be ended at any time by either party. A patron had no right to hold an unwilling “client” in his service.

    It has been said that serf­dom in Europe was destroyed by the invention of the horse

    UNTIL the First World War the kingdoms were part of German East Africa. Then Bel­gium took them over, under the name of Ruanda‐Urundi, as a trust territory, first for the League of Nations, then under the U. N. Although the Belgian educational system, based on Roman Catholic mis­sions, was conservative in out­look, and Belgian adminis­trators made no calculated attempt to undo Tutsi feudal­ism, Western ideas inevitably crept in. So did Western eco­nomic notions through the in­troduction of coffee cultiva­tion, which opened to the Hutu a road to independence, by­passing the Tutsi cattle‐based economy. And Belgian authori­ty over Tutsi notables, even over the sacred Mwami him­self, inevitably damaged their prestige. The Belgians even de­posed one obstructive Mwami. About ten years ago, the Belgians tried to persuade the Tutsi to let some of the Hutu into their complex structure of government. In Burundi, the Tutsi ruling caste realized its cuanger just in time and agreed to share some of its powers with the Hutu majority. But in Rwanda, until the day the system toppled, no Hutu was appointed by the Tatsi over­lords to a chief’s position. A tight, rigid, exclusive Tutsi aristocracy continued to rule the land.

    The Hutu grew increasingly

    WHEN order was restored, there were reckoned to be 21,­000 Tutsi refugees in Burundi, 14,000 in Tanganyika, 40,000 in Uganda and 60,000 in the Kivu province of the Con­go. The Red Cross did its best to cope in camps improvised by local governments.

    Back in Rwanda, municipal elections were held for the first time—and swept the Hutu into power. The Parmehutu —Parti d’Emancipation des Hu­tus—founded only in October 1959, emerged on top, formed a coalition government, and after some delays proclaimed a republic, to which the Bel­gians, unwilling to face a colonial war, gave recognition in terms of internal self‐gov­ernment.

    In 1962, the U.N. proclaimed Belgium’s trusteeship at an end, and, that same year, a general election held under U.N. supervision confirmed the Hutu triumph. With full in­dependence, a new chapter be­gan — the Hutu chapter.

    Rwanda and Burundi split. Burundi has the only large city, Usumbura (population: 50,000), as its capital. With a mixed Tutsi‐Hutu govern­ment, it maintains an uneasy peace. It remains a kingdom, with a Tutsi monarch. Every­one knows and likes the jovial Mwami, Mwambutsa IV, whose height is normal, whose rule

    As its President, Rwanda chose Grégoire Kayibanda, a 39‐year‐old Roman Catholic seminarist who, on the verge of ordination, chose politics in­stead. Locally educated by the Dominicans, he is a protégé of the Archbishop of Rwanda whose letter helped spark the first Hutu uprising. Faithful to his priestly training, he shuns the fleshpots, drives a Volkswagen instead of the Rolls or Mercedes generally favored by an African head of state and, suspicious of the lure of wicked cities, lives on a hilltop outside the town of Kigali, said to be the smallest capital city in the world, with some 7,000 inhabitants, a sin­gle paved street, no hotels, no telephone and a more or less permanent curfew.

    Mr. Kayibanda’s Christian and political duties, as he sees them, have fused into an im­placable resolve to destroy for­ever the last shreds of Tutsi power—if necessary by obliter­ating the entire Tutsi race. Last fall, Rwanda still held between 200,000 and 250,000 Tutsi, reinforced by refugees drifting back from the camps, full of bitterness and humilia­tion. In December, they were joined by bands of Tutsi spear­men from Burundi, who with the courage of despair, and outnumbered 10 to 1, attacked the Hutu. Many believe they were egged on by Mwami Ki­geri V, who since 1959 had been fanning Tutsi racial prideand calling for revenue.

    THE result of the attacks was to revive all the cumula­tive hatred of the Tutsi for past injustices. The winds of anti‐colonialism sweeping Af­rica do not distinguish be­tween white and black colo­nialists. The Hutu launched a ruthless war of extermina­tion that is still going on. Tut­si villages are stormed and their inhabitants clubbed or hacked to death, burned alive or herded into crocodile‐infest­ed rivers.

    What will become of the Tutsi? One urgent need is out­side help for the Urundi Gov­ernment in resettling the masses of refugees who have fled to its territory. Urundi’s mixed political set‐up is rea­sonably democratic, if not al­ways peaceful (witness the assassination of the Crown Prince by a political opponent

    In a sense the Tutsi have brought their tragic fate on themselves. They are paying now the bitter price of ostrich­ism, a stubborn refusal to move with the times. The Bourbons of Africa, they are meeting the Bourbon destiny—to be obliterated by the people they have ruled and patron­ized.

    The old relationship could survive no longer in a world, as E. M. Forster has described it, of “telegrams and anger;” a world of bogus democracy turning into one‐party states, of overheated U.N. assemblies, of press reports and dema­gogues, a world where (as in the neighboring Congo) a for­mer Minister of Education leads bands of tribesmen armed with arrows to mutilate women missionaries.

    THE elegant and long‐legged Tutsi with their dances and their epic poetry, their lyre­horned cattle and superb bas­ketwork and code of seemly behavior, had dwindled into tourist fodder. The fate of all species, institutions or individ­uais who will not, or cannot. adapt caught up with them. Those who will not bend must break.

    For the essence of the situ­ation in an Africa increasingly

    NOW, not just the white men have gone, or are going; far more importantly, the eld­ers and their authority, the whole chain of command from ancestral spirits, through the chief and his council to the obedient youth are being swept away. This hierarchy is being replaced by the “young men,” the untried, unsettled, uncer­tain, angry and confused gen­eration who, with a thin ve­neer of ill‐digested Western education, for the first time in Africa’s long history have taken over power from their fathers.

    It is a major revolution in­deed, whose first results are only just beginning to show up and whose outcome cannot be seen. There is only one safe prediction: that it will be vio­lent, unpredictable, bloody and cruel, as it is proving for the doomed Tutsi of Rwanda.

    #Ruanda #Burundi #histoire #Tutsi #Congo

  • Burundian Refugees Face a Difficult Choice: Stay in Overburdened Camps or Return to Uncertainty · Global Voices
    https://globalvoices.org/2017/10/10/burundian-refugees-face-a-difficult-choice-stay-in-overburdened-camps-

    On 7 September a convoy of 301 refugees from Nduta camp in Tanzania drove back into Burundi, with more Burundians following days after. Overall, 12,000 are registered to voluntarily return this year. While not the first returnees, the number is large; and their journey back is organized by Burundi and Tanzania’s governments and the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).

    However, the crisis, sparked by 2015 election turmoil, that led so many Burundians to flee is far from resolved. While some refugees, impatient with waiting to return, held sit-ins in Tanzania to demand the process be sped up, many others fear going back.

    #réfugiés #burundi

  • Vom Profit mit der Not

    Weltweit sind rund 65 Millionen Menschen auf der Flucht. Es gibt so viele Flüchtlingslager wie nie zuvor. Eigentlich als Provisorien gedacht, sind viele Camps heute Dauereinrichtungen. Ein neues Geschäftsfeld ist entstanden, ein Geschäftsfeld, das private Unternehmen für sich zu nutzen wissen.

    https://www.srf.ch/play/tv/dok/video/vom-profit-mit-der-not?id=03b022a4-9627-48d9-90b1-bf04ed1b5069

    #camps_de_réfugiés #asile #migrations #réfugiés #profit #économie #privatisation #marché #business #vidéo #film #documentaire #technologie #ONU #nations_unies #ikea #biométrie #surveillance #HCR #UNHCR #Jordanie #IrisGuard #supermarchés #données #terrorisme #Dadaab #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #apatridie #Kenya #réfugiés_somaliens #accord_UE-Turquie #Turquie #Poseidon #Frontex #Grèce #Lesbos #Moria #hotspots

    Les conseillers de #IrisGuard :
    #Richard_Dearlove : https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Dearlove (il a travailler pour les #services_secrets britanniques)
    #Frances_Townsend : https://en.wikipedia.org/wiki/Frances_Townsend (conseillère de #Georges_Bush)

    L’entreprise IrisGuard a son siège aux #îles_Caïmans #Cayman_Islands (#paradis_fiscaux)

    #G4S assure la protection des travailleurs humanitaires à Dadaad... L’ONU a dépensé, selon ce documentaire, 23 mio de USD pour la protection de ses employés, le 2ème plus haut poste de dépenses après l’eau potable...

    • Market Forces: the development of the EU security-industrial complex

      While the European Union project has faltered in recent years, afflicted by the fall-out of the economic crisis, the rise of anti-EU parties and the Brexit vote, there is one area where it has not only continued apace but made significant advances: Europe’s security policies have not only gained political support from across its Member States but growing budgets and resources too.

      Transnational corporations are winning millions of euros of public research funds to develop ever more intrusive surveillance and snooping technologies, a new report by Statewatch and the Transnational Institute reveals today.

      The report, Market Forces, shows how the EU’s €1.7 billion ‘Secure societies’ research programme has been shaped by the “homeland security” industry and in the process is constructing an ever more militarised and security-focused Europe.

      The research programme, in place since 2007, has sought to combat a panoply of “threats” ranging from terrorism and organised criminality to irregular migration and petty crime through the development of new “homeland security” technologies such as automated behaviour analysis tools, enhanced video and data surveillance, and biometric identification systems.

      Key beneficiaries of this research funding have been companies: #Thales (€33.1m), #Selex (€23.2m), #Airbus (€17.8m), #Atos (€14.1m) and #Indra (€12.3m are the five biggest corporate recipients. Major applied research institutes have also received massive amounts of funding, the top five being: #Fraunhofer_Institute (€65.7 million); #TNO (€33.5 million); #Swedish_Defence_Research_Institute (€33.4 million); #Commissariat_à_l'énergie_atomique_et_aux_énergies_alternatives (€22.1 million); #Austrian_Intstitute_of_Technology (€16 million).

      Many of these organisations and their lobbies have played a significant role in designing the research programme through their participation in high-level public-private forums, European Commission advisory groups and through lobbying undertaken by industry groups such as the European Organisation for Security (#EOS).

      The report also examines EU’s €3.8 billion #Internal_Security_Fund, which provides funding to Member States to acquire new tools and technologies: border control #drones and surveillance systems, #IMSI catchers for spying on mobile phones, tools for monitoring the web and ‘pre-crime’ predictive policing systems are currently on the agenda.

      It is foreseen that the fund will eventually pay for technologies developed through the security research programme, creating a closed loop of supply and demand between private companies and state authorities.

      Despite the ongoing economic crisis, EU funding for new security tools and technologies has grown from under €4 billion to almost €8 billion in the 2014-20 period (compared to 2007-13) and the report warns that there is a risk of further empowering illiberal tendencies in EU governments that have taken unprecedented steps in recent years towards normalising emergency powers and undermining human rights protection in the name of fighting terrorism and providing “security”.

      Market Forces argues that upcoming negotiations on the next round of funding programmes (2021-27) provide a significant opportunity to reform the rationale and reasoning behind the EU’s development of new security technologies and its funding of tools and equipment for national authorities.


      http://statewatch.org/marketforces

      Lien vers le #rapport:
      http://statewatch.org/analyses/marketforces.pdf

    • #Burundi refugees refuse ’biometric’ registration in #DRC

      More than 2 000 Burundian refugees living in a transit camp in Democratic Republic of Congo are resisting plans to register them on a biometric database, claiming it would violate their religion.

      They belong to an obscure Catholic sect that follows a female prophet called #Zebiya and claim to have fled their homeland due to religious persecution.

      https://www.news24.com/Africa/News/burundi-refugees-refuse-biometric-registration-in-drc-20171207
      #résistance #Congo #camps_de_réfugiés #persécution_religieuse

  • #Burundi : l’ONU dénonce les #chants appelant au viol d’opposantes

    « Les slogans choquants appelant au viol repris par de jeunes hommes appartenant aux #Imbonerakure dans plusieurs provinces du Burundi sont profondément inquiétants », car ils sont une preuve supplémentaire de « la campagne de terreur » menée par ces derniers, a estimé M. Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un communiqué.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/burundi-lonu-denonce-les-chants-appelant-au-viol-dopposantes.
    #viol #femmes

  • #Burundi : la Radio publique africaine contre le discours de haine, par Sabine Cessou (Les blogs du Diplo, 12 avril 2017)
    https://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Burundi-la-Radio-publique-africaine-contre-le #st

    La #RPA, Radio publique africaine — qui n’a de publique que le nom —, continue d’émettre sur Internet en français, kirundi et swahili. Le fait peut paraître anecdotique. Il n’en a pas moins beaucoup d’importance pour les Burundais qui se sentent oubliés et trahis. Beaucoup ressentent en effet avec amertume l’indifférence générale que suscite l’actualité pourtant dramatique de leur « petit pays ». Tout se passe comme si, 23~ans après le génocide des Tutsis au #Rwanda, aucune leçon ne devait être retenue de l’histoire — fût-elle si récente.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/59117 via Le Monde diplomatique

  • Mémoires des #colonisations (2/4) : Deutscher Kolonialismus
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/memoires-des-colonisations-24-deutscher-kolonialismus

    On oublie parfois que l’#Allemagne a été une grande puissance coloniale. Entre la conférence de Berlin en 1884 et l’armistice de 1918, le drapeau noir, blanc et rouge de l’Empire allemand flottait sur la #Namibie, le #Cameroun, le #Togo, la #Tanzanie, le #Rwanda et le #Burundi.

    Avec Andreas Eckert, Joël Glasman, Kerstin Stubenvoll

  • Des tambours sur l’oreille d’un sourd / Burundi

    Exilé politique durant de longues années en Belgique, #Teddy_Mazina choisit à son retour de s’engager en tant que photographe dans le débat démocratique au Burundi. Toujours en noir et blanc, ses photos, à la fois simples et de grande qualité artistique, constituent des archives exceptionnelles de la vie sociopolitique de son pays. Activiste de la mémoire, Teddy nous offre à travers ce livre des images parfois poignantes, parfois festives mais surtout éclairantes sur le Burundi d’aujourd’hui, encore convalescent, balloté entre espoir et déception.


    https://www.youtube.com/watch?v=pH5V9Lcwo3A

    https://africalia.be/productions/livres-photo/teddy-mazina
    #livre #Burundi #photographie
    cc @albertocampiphoto

  • #Burundi STOPPER LA DÉRIVE GÉNOCIDAIRE
    http://survie.org/billets-d-afrique/2016/263-decembre-2016/article/burundi-stopper-la-derive-5204

    Le régime du président Pierre Nkurunziza procède à une manipulation identitaire croissante pour mettre en avant « l’appartenance » aux groupes hutu et tutsi. Il favorise une propagande de haine « ethnique ». Meurtres et disparitions ciblées sont qualifiés de « pré­génocidaires » par beaucoup de défenseurs des droits de l’Homme. Dans cette région des Grands Lacs déjà fragilisée par la crise politique en République Démocratique du Congo (voir Billets n° 262, novembre 2016) et toujours marquée par les cicatrices (...)

    #263_-_décembre_2016

    / #Génocide, Burundi

  • Burundi’s Refugee Crisis Propelled by Injustice and Broken Promises

    The recent crisis in Burundi has reversed a major effort to repatriate Burundian refugees in the past decade. Lucy Hovil outlines her new research for the International Refugee Rights Initiative showing that the roots of the current displacement lie partly in the failure to reintegrate returning refugees.


    https://www.newsdeeply.com/refugees/community/2016/12/08/burundis-refugee-crisis-propelled-by-injustice-and-broken-promises
    #Burundi #asile #migrations #réfugiés #intégration #retour_au_pays

  • #Burundi. Les médias comme arme de résistance

    Depuis sa réélection contestée en juillet 2015, le président Pierre Nkurunziza mène une #répression sans relâche contre la société civile et l’opposition. Mais la résistance s’organise sur les #réseaux_sociaux et sur les ondes.


    http://www.courrierinternational.com/article/burundi-les-medias-comme-arme-de-resistance
    #radio #résistance #médias #presse
    cc @daphne @marty @albertocampiphoto

  • Au #Burundi, le spectre d’un génocide ?, par Sabine Cessou (Les blogs du Diplo, Mots d’Afrique, 25 novembre 2016)
    http://blog.mondediplo.net/2016-11-25-Au-Burundi-le-spectre-d-un-genocide #st

    C’est le titre du quotidien L’Humanité du 23 novembre, mais aussi le thème de l’alarme retentissante tirée par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) à l’occasion de la parution, le 15 novembre, de son rapport de 200 pages sur le Burundi, intitulé « Une répression aux dynamiques génocidaires ».

    La FIDH a lancé un spot des plus inhabituels, sous forme de vraie-fausse bande-annonce de « Génocide au Burundi, un film de Pierre Nkurunziza », l’actuel président. Des enfants courent dans les collines, sur fond de bruits de mitraillettes et de cris apeurés. Le slogan : #stopthismovie,« le seul film dont vous pouvez empêcher la sortie ».

    https://vimeo.com/192461481

    http://zinc.mondediplo.net/messages/43295 via Le Monde diplomatique

  • Livre | Petit pays
    http://asile.ch/2016/10/31/livre-petit-pays

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    « J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »