#buttes-chaumont

  • Rosa Bonheur est évoquée ici :
    https://seenthis.net/messages/750758

    Mais ça m’a donné envie de lui consacrer une entrée pour elle toute seule, à partir de sa page Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Bonheur

    Introduction :

    Marie-Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822 à Bordeaux et morte le 25 mai 1899 à Thomery, est une artiste peintre et sculptrice française, spécialisée dans les scènes de genre avec des animaux, la peinture et la sculpture animalière.

    La gloire qu’elle connait de son vivant faiblit rapidement après sa mort ; sa peinture est trop éloignée des tendances modernes. À partir de 1980, des publications biographiques l’associent aux débuts du féminisme en raison de la vie très émancipée qu’elle a menée.

    Vie privée :

    Au cours de ses années de jeunesse à la campagne, au château Grimont à Quinsac, Rosa Bonheur a la réputation d’être un garçon manqué, réputation qui la suivra toute sa vie et qu’elle ne cherchera pas à faire mentir, portant les cheveux courts et fumant des havanes. Elle se dit consciente qu’elle aurait été plus épanouie en étant à la fois artiste et mère, mais a toujours refusé de se marier, afin de rester indépendante, et en raison des mauvais souvenirs que lui a laissés l’attitude de son père vis-à-vis de sa mère. Et puisque le mariage fait des femmes des subalternes de l’homme, elle considère que cela l’aurait empêchée de se dévouer à son art. Considérée comme homosexuelle par nombre d’auteurs — ce que Rosa Bonheur a toujours réfuté —, elle a vécu avec deux femmes. La première, Nathalie Micas, rencontrée en 1837 (Rosa avait quatorze ans et Nathalie douze), qui deviendra peintre comme elle, et dont elle ne sera séparée qu’à la mort de cette dernière en 1889 ; la seconde, après le décès de Nathalie Micas, en la personne de l’Américaine Anna Klumpke, également artiste-peintre de talent, « boiteuse, de visage ingrat, lui témoignant une admiration totale qui ne demandait qu’à se muer en affection », qu’elle connut à l’automne 1889 et qu’elle reverra à plusieurs reprises. Elle vint vivre avec elle à By en juin 1898 pour faire son portrait (elle en fera 3, entre 1898 et 1899), et écrire ses mémoires. À la demande de Rosa Bonheur, elle y restera et deviendra sa légataire universelle.

    La vie émancipée que menait Rosa Bonheur n’a pas fait scandale, à une époque pourtant très soucieuse des conventions. Comme toutes les femmes de son temps, depuis une ordonnance datant de novembre 1800, Rosa Bonheur devait demander une permission de travestissement, renouvelable tous les six mois auprès de la préfecture de Paris, pour pouvoir porter des pantalons dans le but de fréquenter les foires aux bestiaux ou de monter à cheval. Nathalie Micas avait également une autorisation de travestissement (visible au musée-château de By)

    Toutefois de nombreuses rumeurs sur sa vie privée circulent et la font souffrir. Après son départ du foyer familial recomposé et la mort de son père, elle a réglé les dettes de ce dernier, et continué à aider financièrement son demi-frère : certains l’accusent d’en être la mère. Les soupçons d’homosexualité la peinent aussi ; elle fait valoir que l’époque est tolérante avec les artistes féminines, et que si elle l’avait été, il lui aurait très simple de l’assumer.

    Pionnière :

    En 1865, elle est la première femme artiste à recevoir la légion d’honneur. L’impératrice Eugénie la lui remet en mains propres, voulant démontrer que « le génie n’avait pas de sexe ». En 1894, elle devient la première femme promue au grade d’officier.

    Elle accède à la grande peinture malgré toutes les barrières dévolues aux femmes avec son tableau Le Labourage nivernais en 1849, par le thème, la taille (H. 1,34 ; L. 2,6 m) et la composition. Cette œuvre fait référence à la peinture hollandaise et à La Mare au diable de George Sand. Les bovins traversent le tableau sur une ligne horizontale.

    Elle dessine une stratégie commerciale pour assurer son indépendance financière. Elle constitue un atelier de production avec Nathalie Micas et Juliette Bonheur. Ses œuvres sont reproduites en estampes par la maison Goupil qui souhaite mettre l’art à la portée de tous, lui assurant une large diffusion. Elle donne interviews et photographies pour forger une légende autour de son personnage. Elle part en tournée avec son marchand d’art pour trouver son réseau de vente et faire la promotion de ses tableaux.

    Elle est la première artiste dans l’histoire de la peinture qui voit le marché de l’art spéculer sur ses tableaux de son vivant.

    Hommages :

    Surpris qu’elles n’y soient pas, j’ai ajouté à la page Wikipédia un lien vers les guinguettes Rosa Bonheur (que je connaissais alors que je ne connaissais pas la peintre). La guinguette des #Buttes-Chaumont joue un rôle important dans le livre #Vernon_Subutex de #Virginie_Despentes... :
    http://rosabonheur.fr

    En hommage à la peintre, trois guinguettes parisiennes portent le nom de Rosa Bonheur. La première ouvre en 2008 dans le Parc des Buttes-Chaumont, la deuxième en 2014 en bords de Seine, au Port des Invalides, et la troisième en 2017 à Asnières-sur-Seine.

    #Rosa_Bonheur #peintre #historicisation #femmes #pionnières #guinguette

  • Les confidences de l’émir déchu des frères #Kouachi
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080116/les-confidences-de-lemir-dechu-des-freres-kouachi

    La Une de « Charlie Hebdo » après les attentats. © Reuters Farid Benyettou a été le premier mentor des frères Kouachi. Ce prédicateur qui prônait autrefois le #Djihad en Irak condamne aujourd’hui les attentats en #France, au point de passer pour un traître dans la sphère islamiste. « Il y en a qui vont dire que je suis une balance, mais j’assume », dit-il. Mediapart l’a longuement rencontré.

    #Buttes-Chaumont #terrorisme #« Charlie_Hebdo_ »

  • « 7 jours bruitistes aux Buttes Chaumont », par Mathias Kusnierz dans @vacarme
    http://www.vacarme.org/mot890.html

    La correspondance et le journal de Kafka disent combien sa vie et ses journées étaient strictement réglées, écartelées entre la prison familiale et le désir de solitude. L’exemple malheureux de Franz rappelle que nos vies de lecteurs, d’auditeurs et de regardeurs sont prises dans des structures (ou des rituels) qui les silhouettent. Faire le récit d’une semaine — en l’espèce une semaine d’#écoute – implique de se confronter à ces structures.

    Qui dit enquête, dit méthode et protocole. Dans le cadre d’un semainier critique, une enquête en sept jours tient de la pratique OuLiPienne. Par goût du jeu, de l’expérience, du bricolage, du field recording et en mémoire de Saint Alan Lomax, j’ai opté pour la démarche suivante. À l’aide d’un matériel d’enregistrement sommaire, j’irai, à heure fixe, pendant sept jours, effectuer une prise de son d’une heure dans un lieu donné ; à charge pour moi ensuite d’écouter ces prises de son et de comprendre non seulement ce qu’elles manifestent de l’espace mais aussi ce qu’elles lui font. L’horaire ? 18 heures, par commodité et pour être au milieu d’événements sonores de toutes sortes. Le lieu ? Le parc des #Buttes-Chaumont et ses alentours. Je commencerai par enregistrer depuis le cœur du parc, c’est-à-dire son belvédère, avant de m’éloigner graduellement, jusqu’à me retrouver dans la rue, au bord du canal de l’Ourcq, jusque dans le métro. Ma semaine d’écoute doit ainsi se déployer comme se propagerait l’onde de choc d’un séisme, depuis son foyer jusque ses épicentres. Je voudrais écouter ce que les changements d’échelle et les déplacements du point d’écoute font à ma manière d’écouter l’espace. Un dernier point de méthode, non des moindres : je ne réécouterai les enregistrements que deux semaines après les prises de sons, de manière à ce que cette semaine d’écoute, ramenée à sept heures d’enregistrement, soit devenue une matière étrangère, opaque et distante. Je voudrais pouvoir ne plus identifier immédiatement les sons fixés sur la bande, ne plus savoir à quel visage, à quel accident, à quel objet ils se rapportent ; je voudrais en somme qu’ils soient vierges de ma propre mémoire.

    Le versant de la démarche d’enregistrement sonore, c’est le #récit des séances d’enregistrement et/ou la transcription de ce que j’écoute. Le micro écoute le réel à ma place et j’écoute ce qu’il rassemble en vue de l’écrire. Je ne fais, au fond, que pratiquer en prose l’arrangement tel que le décrit Peter Szendy dans Écoute : une histoire de nos oreilles . L’arrangement musical y est défini comme « une écoute signée », soit une pratique de singularisation et d’appropriation de l’écoute par l’écriture (musicale en l’espèce). Voilà qui devrait – ce n’est encore qu’une hypothèse de travail – me permettre de faire de l’écoute une activité critique.

    Via le Scoopit du Cresson

    #son #paysage_sonore #environnement_sonore