#c

  • Les rapports de l’#inspection_générale de l’éducation, du sport et de la recherche (#IGÉSR)

    Ce #rapport d’inspection générale fait suite aux accusations portées anonymement, par voie d’affiches placardées sur le mur de l’établissement, contre deux enseignants nommément désignés de l’Institut d’études politiques de Grenoble le 4 mars 2021, et aussitôt relayées sur les réseaux sociaux.

    La mission s’est attachée à clarifier l’enchaînement des faits qui ont conduit à cet événement et à identifier les responsabilités des différents acteurs. Elle formule onze recommandations dans différents champs d’action, relatives, d’une part, à la sanction des manquements les plus graves et, d’autre part, à des mesures plus structurelles de nature à permettre à l’IEP de mieux gérer, voire de prévenir d’autres crises à l’avenir.

    Auteurs :
    - Jean-Pascal Bonhotal
    - Fabienne Thibau-Lévêque

    https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid158418/la-situation-a-l-iep-de-grenoble-en-mars-2021.html
    #IGESR
    #Klaus_Kinzler #Kinzler #islamophobie #Sciences_Po_Grenoble #Institut_d’études_politiques (#IEP) #université #collages #injure_publique #dégradation #Grenoble

    –-

    En lien avec l’#affaire_de_Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/905509
    –-> ce post a été ajouté au fil de discussion

  • Carte blanche au collectif #Chimurenga autour des “#Black_studies

    Du 2 avril au 16 mai 2021, le collectif sud-africain propose La Bibliothèque Chimurenga : Une installation et une exposition autour des #Études_noires à découvrir dans tous les espaces de la Bpi.

    L’installation / exposition en détails

    Cette nouvelle édition – « La Bibliothèque Chimurenga » – prend la forme d’une « Étude noire » (Black study) des collections de la Bpi, afin d’enquêter sur les généalogies de l’imagination radicale noire dans le monde francophone.

    « La Bibliothèque Chimurenga » opère par la dissémination des savoirs et l’infiltration des outils à travers :

    – une installation bibliographique qui se matérialise par une cartographie mettant en relation l’archive « visible » de l’#imaginaire _noir présente dans la collection de la Bpi avec une archive « cachée » qui provient de la production intellectuelle, artistique et politique des Noirs dans le monde francophone. Cette mise en relation produit un système alternatif de classification du contenu de la Bpi, visible à travers des signets entre les livres figurants des ouvrages importants des Études noires. Puis, des lignes au sol qui forment de nouvelles routes de lecture, scandées par des citations sélectionnées par le collectif de chercheurs, invitent les visiteurs à parcourir la bibliothèque.

    – une exposition, point de convergence des routes de lecture au deuxième niveau de la Bpi, espace central du projet où se déploient cartes mentales, images, fac-similés, livres et revues en lien avec les axes de recherche du collectif.

    – un numéro spécial de la revue Chimurenga Chronic disponible au printemps 2021 suite à son lancement à la Cité internationale des arts : https://www.citedesartsparis.net

    – une intervention de la Pan African Space Station (PASS), entre avril et mai 2021. Fondé en 2008 par Chimurenga, la Pan African Space Station (PASS) est un studio radio live éphémère. Diffusée en direct sur internet, le PASS prendra ses quartiers dans deux villes différentes : Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Montreuil (Ile-de-France).

    Une programmation cinéma est également prévue les 29 et 30 avril au Cinéma 1 du Centre Pompidou*.
    L’étude noire

    Le #collectif_Chimurenga définit ainsi l’Étude noire : « L’Étude noire désigne l’ensemble des méthodes et corpus de connaissances que les Noirs ont développés pour survivre et contrecarrer la modernité occidentale dont la construction et la consolidation se sont fondées sur l’esclavage, la colonisation et les formes d’apartheid. Fondamentalement indisciplinée, c’est une façon d’apprendre basée sur la relation, l’improvisation en groupe et la réactivation d’une #connaissance ancrée de la #liberté.

    Comme l’indique le poète Fred Moten, l’Étude noire nous demande d’envisager de « refuser ce qui vous a été refusé ». Elle se manifeste dans l’hospitalité des sans-foyers ; elle affirme la force du déplacement à contre-courant d’une longue histoire de déplacements forcés, et elle nécessite une attitude #polyrythmique. Elle constitue la pratique de la « #Blackness » – la trajectoire socio-historique des peuples afro-descendants, une expérience vécue et incarnée, une méthode et une façon d’être dans le monde. »

    À propos de Chimurenga

    Chimurenga est un objet en constante transformation et une plateforme panafricaine d’art et politique initié en 2002 par Ntone Edjabe – journaliste et musicien d’origine Camerounaise, né en 1970 à Douala, qui vit et travaille à Cape Town en Afrique du Sud. Ses membres actuels sont : Graeme Arendse, Moses Marz, Bongani Kona, Asanda Kaka, Bianca Van Rooi, Mamadou Diallo, Eva Munyiri et Ntone Edjabe.

    https://www.bpi.fr/exposition-installation-bibliotheque-chimurenga
    #exposition

    via @reka
    ping @isskein @karine4 @cede

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-10

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Le Stagirite : Populisme et […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • La vie souterraine de Berlin, entre infrastructure et politique Clarence Hatton-Proulx

    Eau, électricité, gaz : dans Remaking Berlin, Timothy Moss propose une histoire des réseaux d’infrastructures de Berlin de 1920 à 2020, montrant comment leur fonctionnement a varié au gré des régimes politiques.


    Timothy Moss, Remaking Berlin. A History of the City through Infrastructure, 1920–2020, Cambridge (Massachusetts), MIT Press, 2020, 472 p.

    Pour quiconque s’intéresse à l’histoire des villes, le cas de Berlin est particulièrement riche. En moins d’un siècle, la capitale allemande a connu une succession de régimes politiques différents : république de Weimar, règne nazi, division de la ville en deux républiques concomitantes (une libérale et une socialiste) pendant plus de quarante ans, puis, après la réunification des deux Allemagne en 1990 https://metropolitiques.eu/Qu-est-il-arrive-a-Berlin-depuis-1989.html , son nouveau statut de capitale. Cette diversité incomparable de régimes politiques se prête bien à l’étude d’un objet pourtant réputé pour sa résistance au changement et son insularité par rapport aux contextes sociaux : l’infrastructure. Timothy Moss, auteur de Remaking Berlin, remet magistralement en cause ces deux idées reçues à partir d’une monographie passionnante. Son étude est originale à plusieurs égards. Alors que l’infrastructure est habituellement traitée de manière sectorielle, Moss fait le choix d’étudier cinq types d’infrastructure simultanément : l’électricité, le gaz, le chauffage urbain, l’eau et le traitement des eaux usées. Ce choix permet de rendre compte des dynamiques de compétition comme de symétrie entre les différents réseaux étudiés. De plus, analyser l’évolution de ces réseaux sur le temps long, entre 1920 et 2020, met au jour les continuités et les changements du traitement des réseaux par des régimes politiques hétérogènes.

    Quatre tensions importantes ressortent du livre. Le mode de gestion des entreprises d’infrastructure change plusieurs fois pendant le siècle étudié, oscillant entre municipalisation – actionnariat et contrôle majoritaire de la municipalité – et privatisation. Sous la république de Weimar (1919-1933), les services en réseau sont contrôlés par la municipalité. Elle s’en sert pour propulser la production industrielle et la modernisation des équipements domestiques. Après une période d’incertitude liée à l’hyperinflation qui culmina en 1923, les entreprises municipales d’infrastructure améliorent la qualité et la portée de leurs réseaux et proposent des tarifs relativement bas, ce qui augmente rapidement le nombre de ménages connectés. Leurs bénéfices contribuent ainsi de manière importante au budget municipal. Ce mode de gestion est mis en cause par la Grande dépression et par des déficits budgétaires municipaux qui se sont creusés à cause de la crise. Bewag, l’entreprise d’électricité de Berlin, est privatisée en 1931. Si la municipalisation comme mode de gestion des infrastructures connaît ensuite un regain d’intérêt sous les nazis, c’est parce qu’elle permet d’expulser les actionnaires étrangers, en particulier juifs. Les entreprises d’infrastructure, qui étaient toutes publiques à Berlin-Est et sous contrôle municipal majoritaire ou minoritaire à Berlin-Ouest après le conflit, seront finalement toutes privatisées dans les années 1990. La raison invoquée ne tient pas tant à des performances insuffisantes, puisque Bewag et Berliner Wasserbetriebe (BWB), l’entreprise d’eau, étaient profitables. Leur vente a plutôt pour objectif de renflouer les coffres de la ville, laissés vides par la désindustrialisation massive et la chute des subventions fédérales accordées à Berlin après la réunification. BWB sera finalement municipalisée à nouveau en 2013, ce qui montre à quel point le triomphe d’un mode de gestion, quel qu’il soit (entreprise d’État, gestion municipale, privée), dépend de contextes politiques historiquement mobiles.

    La deuxième tension importante concerne le mode d’approvisionnement en eau et en énergie, constamment tiraillé entre le local et le lointain. Dès les années 1920, les gestionnaires d’infrastructures berlinois mettent l’accent sur la nécessité de produire localement, alors que la production d’électricité commence à s’éloigner des centres urbains dans plusieurs autres pays occidentaux. Suite à la scission physique du territoire de Berlin à partir de 1948, les dirigeants de Berlin-Ouest confirment cette option locale – une décision forcée par l’isolement politique et géographique de la ville entourée par la République démocratique allemande (RDA) et accélérée par le blocus soviétique mis en place cette année-là. Afin de se soustraire à d’autres blocus potentiels, Berlin-Ouest adopte une politique d’autarcie facilitée par les financements généreux de la République fédérale (RFA). Des stocks énormes de charbon et de pétrole sont constitués sur le terrain des centrales électriques et gazières de Berlin-Ouest et la capacité maximale de l’infrastructure d’eau et d’énergie est elle aussi considérablement augmentée pour tendre vers l’autosuffisance, au risque de développer un réseau inefficace en cas d’utilisation trop faible. À Berlin-Est, on constate le phénomène inverse : la production de gaz et d’électricité est graduellement déplacée hors du centre urbain, notamment pour valoriser le lignite est-allemand extrait en Lusace, puis le gaz naturel soviétique. Cette même tension est aussi soulevée pendant la période nazie. Alors que l’eau de Berlin provient de son aquifère, Hitler insiste pour que celle-ci vienne plutôt de sources de montagne. Cette lubie coûteuse ne verra pas le jour.

    Le troisième type de tensions, entre priorités urbaines et agenda national, est parfaitement illustré par la période nazie https://metropolitiques.eu/La-conquete-d-une-petite-ville-par.html . Berlin, capitale du nouveau Reich et, aux yeux d’Adolf Hitler, symbole de la métropole « dégénérée » aux mains des prolétaires marxistes et des Juifs, est un terrain idéal pour mettre en œuvre les politiques nazies. Les intérêts municipaux sont subordonnés à ceux du Parti et de l’État. Les dirigeants nazis imposent ainsi la construction d’un gazoduc de Watenstedt à Berlin afin d’assurer l’approvisionnement des usines de munitions de la capitale. Ils obligent Bewag à acheter le tiers de son électricité au fournisseur électrique national. L’agenda nazi donnait la priorité à l’utilisation des eaux usées pour produire des fertilisants agricoles utilisés dans les fermes à proximité de la ville et négligeait la qualité de l’eau sanitaire. Toutes ces mesures s’inscrivent dans un contexte de préparation à une guerre imminente qui oblige à renforcer l’autarcie nationale, au détriment de l’indépendance de la ville de Berlin. Quand le conflit éclate, ce sont évidemment les usages militaires de l’infrastructure qui priment sur les usages civils, contraignant les ménages à restreindre leur consommation pour que l’industrie de guerre puisse tourner à plein régime. Les infrastructures urbaines sont relativement épargnées par les bombardements alliés et l’artillerie soviétique, notamment en raison de leur caractère en partie souterrain. Cela n’empêchera pas que la période d’après-guerre soit marquée par des insuffisances chroniques d’approvisionnement en charbon, limitant la fourniture d’électricité et de gaz et compliquant l’activation des pompes à eau – indiquant de ce point de vue la centralité de l’utilisation du charbon dans le fonctionnement des différents types d’infrastructure. La destruction partielle du système d’épuration des eaux usées ainsi que des logements conduit en outre au déversement de quantités impressionnantes d’eaux non traitées dans les cours d’eau de la ville.

    La dernière tension se rapporte à la distance, au cours de tout le siècle écoulé, entre les prévisions de demande et les fluctuations imprévisibles de la consommation. Sur la base de projections démographiques ambitieuses, les dirigeants des entreprises d’infrastructures formulent la plupart du temps des prévisions de hausse de la demande afin de justifier l’extension des réseaux. Selon Moss, le mot d’ordre de cette stratégie, dominante pendant la période, est « construire et offrir ». On la retrouve à l’époque de Weimar, en RDA https://metropolitiques.eu/Une-exploration-urbaine-urbex-a-Plauen.html , ou encore dans la Berlin réunifiée. Pourtant, elle se heurte souvent à la réalité. Les plans quinquennaux socialistes prévoyaient que la consommation moyenne d’eau à Berlin-Est doublerait entre 1959 et 1980, mais cette hausse importante n’a pas eu lieu. Une même hypothèse optimiste de hausse de la demande caractérise les projections suivant la réunification berlinoise. Or, la quantité d’électricité et d’eau consommée dans la ville décline entre 1990 et 2011. 13 439 millions de kWh sont vendus à Berlin en 1990, contre 11 371 en 2011. 369 millions de mètres cubes sont distribués à Berlin en 1989, contre 217 en 2013. Cette baisse s’explique entre autres par la désindustrialisation massive de l’agglomération ainsi qu’une légère baisse démographique. Mais l’histoire de Berlin est également ponctuée de tentatives relativement infructueuses de réduction de la demande, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale et en RDA.

    La suite  : https://metropolitiques.eu/La-vie-souterraine-de-Berlin-entre-infrastructure-et-politique.html

    #Berlin #histoire #ville #villes #municipalité #infrastructures #politique #gestion_municipale #électricité #gaz #chauffage_urbain #eau #traitement_des_eaux_usées #histoire

  • CFP: Queer(ing) urban planning and municipal governance

    "Despite a decade of research, LGBTQ+ urban planning issues have yet to be ‘mainstreamed’ and evenly integrated into the everyday work of municipal governance. Through theoretical reflection and methodological innovation, this special issue critically scales up the existing LGBTQ+ urban planning scholarship from neighbourhoods to city-regions and empirically extends research frameworks to surface the messy materialities of municipal governance for sexual and gender non-normative subjects. This collection builds on a legacy of queer planning scholarship that both questions the heteronormative assumptions foundational within urban planning texts and practices (Forsyth, 2001; Frisch, 2002) and addresses the need for inclusive queer spaces (Doan, 2011; 2015). Beyond the empirical particularities of gayborhoods and their institutions, this special issue engages with municipal governance by focusing on plans and policies that address LGBTQ+ needs for infrastructure provision, social services and community facilities access, housing and economic development, community-event financing, public safety, social inclusion, and civic participation.

    This special issue invites critical interdisciplinary engagement with the following questions within three thematic areas:

    1) Socio-spatial regulation
    > How have bylaws, licenses, zoning, and plans regulated LGBTQ+ lives in cities and suburbs within and beyond gayborhoods?
    > How have families, gender, and sexuality been normatively constructed in community development plans and housing policies?
    > How have urban redevelopment priorities and/or policing strategies (re)produced LGBTQ+ exclusions in public spaces?
    2) Queering plans and policies
    > Where does LGBTQ+ knowledge, networks, and less commodifiable lived experiences fit into social inclusion policies or community plans or municipal agendas for creative, livable, digital, and sustainable cities?
    > To what extent do queer and transgender competencies inform muncipal urban planning and policymaking?
    > What conflicts, impediments, and contradictions are found in municipal urban planning and policymaking responses to queering planning?
    3) Governance coalitions and activisms
    > How do LGBTQ+ activists rework and resist municipal logics to build community resilience?
    > When does LGBTQ+-inclusivity exceed social planning to engage with an (in)visibility politics that may impact upon the tangible materialities of infrastructure?
    > What tensions, disconnects, and misrecognitions are generated through the integration of LGBTQ+ and QTBIPOC activists into local participatory urban planning processes and planning discourses?
    The special issue guest editors Alison Bain and Julie Podmore welcome titles and abstracts (approximately 300 words) for papers based on original research results that have not been published elsewhere of a maximum length of 6,000 words (including title, abstract, tables, figures, and references list). Please note that during the revisions stage, authors may extend the article length to a maximum of 8,000 words to address the reviewers and editors’ comments (Instructions for Authors). The deadline for submitting abstracts is May 31, 2021, with confirmation of participation by the end of June 2021. Authors will be required to submit manuscripts for preliminary review by the guest editors by December 1, 2021, with submission to the journal for peer-review by January 31, 2022.

    Urban Planning is an open-source peer-reviewed journal indexed in the Web of Science-ESCI and Scopus (CiteScore: 2.9), that ensures permanent and universal free readership access to articles worldwide. The cost of production and full access are offset by a research article processing charge of €900 (plus VAT if applicable) except in the case of scholars working at an institution that has joined Cogitatio’s Institutional Membership Program (Institutional Members). Authors who demonstrate financial need and cannot afford the article processing charge can apply for a waiver during the initial article submission process (Publication Fees).

    For all inquiries and submissions please contact the guest editors Alison Bain (abain@yorku.ca) and Julie Podmore (jpodmore@johnabbott.qc.ca).

    Julie Podmore, PhD
    College Professor & Chair, Geosciences, John Abbott College
    Affiliate Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University

    John Abbott College
    21275 Lakeshore Road
    Ste-Anne-de-Bellevue, QC Canada
    H9X 3L9
    (514) 457-6610 x5496
    jpodmore@johnabbott.qc.ca❞

    #CfP #queer #urban_planning #ville #LGBTQ

  • #Sheikh_Jarrah : la #censure opérée par les #réseaux_sociaux dénoncée | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-sheikh-jarrah-facebook-twitter-instagram-censure-reseaux-so

    « Nous sommes désolés pour tous ceux qui sont touchés, en particulier ceux qui sensibilisent à des causes importantes dans le monde », a posté Instagram après avoir annoncé que le problème avait été résolu.

    [...]

    Al Jazeera rappelle que « la #complicité entre Israël et les entreprises de réseaux sociaux dans la réglementation et la censure du contenu et des comptes palestiniens est bien documentée. À la suite d’une visite d’une délégation au siège de Facebook en 2016, le ministre israélien de la Justice avait déclaré à l’époque que #Facebook, #Google et #YouTube ‘’se conformaient à 95 % aux demandes israéliennes de suppression de contenu’’, presque entièrement palestinien ».

    Pire, ces entreprises, en révélant aux autorités israéliennes les données des utilisateurs ciblés, ont « permis l’arrestation de centaines de Palestiniens au cours des dernières années, principalement pour leurs publications sur Facebook. En revanche, les Israéliens ne subissent pas le même traitement », précise encore Al Jazeera.

    En 2017, 7amleh avait publié une étude selon laquelle toutes les 46 secondes, des Israéliens publient un commentaire raciste ou insultant à l’encontre des Palestiniens et des Arabes. Pourtant, peu de mesures ont été prises contre ces comptes.

    #sans_vergogne #criminels

  • Sur les algues vertes, la Cour des comptes met sévèrement en cause l’Etat et les élus bretons
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/11/la-cour-des-comptes-juge-severement-l-echec-de-la-lutte-contre-les-algues-ve


    Algues vertes dans la baie de Morieux (Côtes-d’Armor), le 29 avril 2021.
    PHILIPPE RENAULT / OUEST-FRANCE / MAXPPP

    Dans un rapport attendu fin juin, que « Le Monde » a pu consulter, les magistrats financiers analysent les raisons de l’échec de la lutte contre les marées vertes. Un problème sanitaire et environnemental qui empoisonne les côtes bretonnes depuis les années 1970.

    Inefficacité et manque d’ambition : ainsi pourrait se résumer le rapport que la Cour des comptes et la chambre régionale des comptes consacrent à la politique publique de lutte contre les proliférations d’algues vertes en Bretagne menée depuis 2010. La publication de cette coproduction est attendue fin juin, au moment des élections régionales, mais Le Télégramme en a déjà évoqué la teneur dans ses colonnes.

    Très documenté, fruit de deux ans de travail et d’une centaine d’auditions, ce document de près de six cents pages daté du 20 avril et que Le Monde a pu consulter risque d’animer la campagne électorale. Car il dresse un constat d’échec patent de la part de l’Etat, mais aussi des élus de la région, face à un problème sanitaire et environnemental qui empoisonne les côtes bretonnes depuis les années 1970.

    Les marées d’ulves nauséabondes dopées aux nitrates qui s’amoncellent en couche épaisse à la belle saison ne touchent pas que le littoral armoricain, elles s’étendent désormais du Calvados à la Charente-Maritime. Mais elles se concentrent aux trois quarts en Bretagne. Les pires années, jusqu’à 60 000 tonnes y ont été collectées, le volume cumulé de 2009 à 2020 s’élève à 461 630 tonnes. Les rapporteurs évoquent avec « précaution » « une tendance incertaine à la baisse » depuis 2007 sur les plages de sable, tout en observant un rebond en sens inverse depuis 2013.
    Et le phénomène s’étend vers le sud de la région : les échouements touchent désormais les zones de vasières du Morbihan, un département encore récemment épargné. Les magistrats financiers recommandent de traiter ces accumulations sans plus attendre, car les tas d’ulves en décomposition peuvent dégager de l’hydrogène sulfuré. Un gaz déjà responsable, rappellent-ils, de la mort de deux personnes qui couraient sur le littoral, d’un chauffeur de camion transportant des algues vertes, de chiens, d’un cheval…

    Modestie des moyens alloués
    « Les études scientifiques démontrent sans ambiguïté que les apports d’azote [qui se transforme en nitrates une fois dans l’eau] dans les baies d’algues vertes sont essentiellement d’origine agricole », résume le rapport. « Selon les bassins versants et les périodes, l’activité agricole contrôle de 90 % à 98 % de ce flux d’azote » qui s’échappe vers les nappes souterraines, les sols et les rivières par le biais des épandages d’engrais chimiques ou organiques – lisiers, fumiers… –, et les concentrations de bovins. Il s’agit donc du « seul levier d’action permettant de limiter les proliférations des algues vertes à l’heure actuelle ».

  • Le Nigeria sur le podium du mannequinat africain
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/11/le-nigeria-sur-le-podium-du-mannequinat-africain_6079797_3212.html

    Le Nigeria sur le podium du mannequinat africain. Si la demande explose pour les modèles noirs à l’international, les défis sont nombreux pour les mannequins du continent, particulièrement en période de pandémie.
    Ce matin d’avril, une quinzaine de jeunes filles perchées sur des talons aiguilles et deux garçons longilignes s’avancent sur la dalle de béton qui fait office de podium en plein air. Ces jeunes au pas encore hésitant sont les « nouveaux visages » de l’agence de mannequins Beth Model Management, installée à Lagos, la capitale économique du Nigeria.Après avoir signé leur contrat, les nouvelles recrues bénéficient d’une formation de trois jours afin d’apprivoiser leur nouveau métier.
    Persuadée qu’il y a un créneau à saisir, Elizabeth Elohor lance, en 2004, son entreprise. Mais les premières années sont difficiles et la jeune femme ne parvient pas à percer sur le marché mondial (...)Les choses changent avec l’émergence de jeunes créateurs africains, comme les Sud-Africains Thula Sindi ou Marianne Fassler, bien décidés à faire grandir l’univers de la mode sur le continent. Le secteur privé investit aussi et, en 2010, la Arise Fashion Week voit le jour à Lagos, l’une des plus grosses mégalopoles africaines, puis, en 2014, la Lagos Fashion Week. Les défilés de Johannesburg, Kinshasa ou Dar es-Salaam gagnent en visibilité sur la scène internationale. Tout comme les mannequins africains, qui sont de plus en plus sollicités
    L’agence de Lagos organise aussi des castings dans tout le sud du Nigeria, avec plusieurs success stories à la clé. La très demandée Mayowa Nicholas a d’abord été découverte par Beth Models Management en 2014, avant de participer au concours de l’agence Elite Model Look et d’exploser à l’international. La Nigériane de 22 ans, qui apparaissait en couverture de Vogue Japan en avril, a aussi défilé pour la marque de lingerie Victoria’s Secret et posé pour Calvin Klein ou Michael Kors.En août 2020, le New York Times citait son nom dans un article soulignant la présence de plus en plus importante des mannequins noires dans les campagnes publicitaires et dans les pages des magazines, dans le sillage du mouvement Black Lives Matter. Le quotidien new-yorkais assurait qu’ « une crise sanitaire combinée à un été de troubles civils et de manifestations contre le racisme a poussé au changement d’état d’esprit ».
    Il n’en reste pas moins que la pandémie mondiale a aussi mis un frein à la carrière de certains modèles africains. Après des débuts prometteurs, Olaniyan Olamijuwon a dû se résoudre à voir plusieurs campagnes internationales lui échapper, faute de pouvoir voyager. Le jeune homme de 21 ans, troisième d’une fratrie de quatre enfants, affirme que « le mannequinat a complètement changé [sa] vie ». Egérie d’une campagne pour Berluti, il a défilé pour Balmain, Lanvin, Off White et d’autres grands noms de la mode lors de la saison automne-hiver 2020, à Paris. A raison de « 500 euros ou 600 euros de cachet par défilé » et grâce « au taux de change au Nigeria », Ola a pu passer l’année sans encombre et même « investir dans un business de livraison à domicile » tout en aidant sa mère. Une détermination féroce brille dans les yeux en amande du modèle, originaire du quartier populaire de Lagos Island. (...) D’autres vivent beaucoup moins bien que lui les restrictions de déplacement. Bloquée chez ses parents à Lagos depuis une année, la mannequin Nora Uche s’est finalement décidée à prendre un avocat pour tenter d’obtenir un visa pour l’Europe, où elle a raté plusieurs opportunités ces derniers mois. La jeune femme sait néanmoins qu’elle a eu de la chance d’avoir déjà pu y défiler, puisque certains mannequins africains ont parfois du mal à obtenir un premier visa pour le Vieux Continent. « On leur demande notamment de produire des extraits de compte bancaire, alors que beaucoup viennent de milieux plutôt défavorisés » et n’en possèdent donc pas, explique Marius Isikalu.L’intérêt de l’Europe pour les mannequins du continent africain est « une bénédiction », assure le collaborateur d’Elizabeth Elohor, puisqu’il a permis « à de nombreuses personnes de sortir leurs familles de la misère ». Désormais, « le plus grand défi est de s’assurer que les agences ne se séparent pas de leurs mannequins africains », jusqu’à ce que ceux-ci puissent recommencer à voyager comme avant.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#pandemie#afrique#nigeria#travailleurmigrant#circulation#frontiere#restrictionsanitaire

  • UK travellers complain of ‘prison-like’ conditions in quarantine hotels | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/11/uk-travellers-complain-of-prison-like-conditions-in-quarantine-hotels
    https://i.guim.co.uk/img/media/cad7287e5cfbf1a61c423e0d922317cb0a165474/0_48_640_384/master/640.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-alig

    UK travellers complain of ‘prison-like’ conditions in quarantine hotels. Travellers staying in quarantine hotels in the UK after returning from “red list” countries have complained of “prison-like” conditions, including windows that do not open, a lack of fresh air, exercise and decent food.
    The Guardian spoke to nine travellers who are or have recently been in quarantine hotels after returning from countries including Brazil, India, Pakistan and South Africa. They complained of a deterioration in their mental and physical health due to being confined in their bedrooms round the clock and being forced into debt to pay the £1,750 per adult charge for the quarantine period.
    Some of them had travelled abroad due to sickness or death of loved ones and so were already in a distressed and traumatised state before entering the quarantine process.They also expressed concern about a lack of social distancing at UK airports and on the coaches transporting people to quarantine hotels.While nobody challenged the need to quarantine, it is the way the process has been handled that has generated the complaints. A Facebook group called UK Hotel Quarantine Support Chat has been set up and has thousands of members, many of whom have raised concerns about quarantine arrangements.Dr Sanjay Gupta, an NHS cardiology consultant, who was returning from Kenya where he had travelled to be with his dying father, said: “Not everyone can afford to pay the £1,750 cost. There seems to be something shamelessly opportunistic about this situation. But if you’re arriving from a red list country you don’t have a choice.”
    Dr Thanjavur Bragadeesh, also an NHS consultant, who had returned from India where he was helping to care for his elderly parents after both had had surgery, said: “It took several hours to reach the hotel after arriving at the airport. The food is not good and the quantities are small. I got a small box of cereal for breakfast with a cheese omelette that was so hard that if I had thrown it, it would hit someone. One of the things I got for dinner was half a naan bread. I don’t know who got the other half!”
    He said people quarantining had to be escorted by security guards for their 15 minutes of fresh air. “We are not prisoners, we are not trying to escape,” he said.“I really feel for the people who are quarantining with children. The hotel staff have been polite but the conditions here are claustrophobic. It is perfectly reasonable and sensible not to bring infection into the country but things don’t need to be this draconian.”
    Zahid Siddiqui, 58, returned from Pakistan where he had spent several months visiting his sick father. He expressed concerns about the lack of ventilation, fresh air and exercise and poor food.“The whole thing was a nightmare,” he said. “I have various medical conditions such as atrial fibrillation and medical advice is that I need to take daily exercise. But I was only allowed to go outside for two of the 11 days. I have never been in jail in my life but this experience felt like it. I have never before suffered from depression but after my time in the quarantine hotel I now understand the meaning of the word.”He was told his quarantine ended at midnight on a particular day so he could leave the following morning. He said he could not wait that long and arranged for a relative to collect him from the hotel on the dot of midnight.
    “I was so hungry I ate throughout my journey back to my home in Cheshire,” he said.One 69-year-old woman with diabetes, high blood pressure and high cholesterol, who is in a quarantine hotel after returning from Brazil, said it was impossible for her to eat the fatty and sugary food she has been provided with. When she complained she was given an apple, a tangerine and a banana. “I have been left very hungry,” she said.A woman who had returned from visiting her sick mother in South Africa with her husband and four-month-old baby said: “We were treated like animals. I was begging for help sterilising my baby’s bottles after we arrived back at the airport. There was no social distancing there and I was terrified of catching Covid at the airport. The food was inedible, I can’t explain how bad it was. I took a bite of a chicken burger that tasted like pork, spat it out and felt sick all evening. We are in debt now from paying for the quarantine hotel and feel completely exhausted.”
    A government spokesperson said: “Our top priority has always been protecting the public and our robust border regime is helping minimise the risk of new variants coming into the UK. The government continues to ensure every person in quarantine gets the support they need, and all managed quarantine facilities are accommodating the vast majority of people’s requirements. Hotels do their utmost to take any necessary steps to address concerns raised by guests.”Government sources added that strict rules were in place, including seating plans, to ensure social distancing in vehicles used to transport people to quarantine hotels.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#hotel#quarantaine#frontiere#circulation#restrictionsanitaire

  • L’OIM fournit une aide au retour à 160 migrants bangladais depuis la Libye | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-fournit-une-aide-au-retour-160-migrants-bangladais-depuis-la-libye

    Dhaka - En étroite coordination avec le gouvernement du Bangladesh, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a facilité le retour en toute sécurité de 160 migrants bangladais bloqués en Libye grâce à son programme de retour humanitaire volontaire.L’avion a quitté Benghazi, en Libye, le 4 mai et a atterri en toute sécurité à l’aéroport international Hazrat Shajalal de Dhaka le lendemain. Les migrants étaient bloqués en Libye en raison de la COVID-19 et de la situation difficile en matière de sécurité dans le pays. L’OIM a œuvré en étroite collaboration avec les autorités libyennes et l’Ambassade du Bangladesh en Libye pour aider ces personnes à rentrer chez elles. Avant le départ, les migrants ont subi des examens de santé et l’OIM leur a fourni une aide au transport avant le départ, des services de conseil et un examen de protection. Ils ont également reçu des équipements de protection individuelle (EPI) et ont passé des tests de COVID-19 (PCR) avant d’entamer leur retour au Bangladesh.
    « La pandémie de COVID-19 en Libye a déclenché une série d’événements qui a conduit à une perte importante des moyens de subsistance pour des milliers de migrants. Le programme de retour humanitaire volontaire de l’OIM est la seule voie sûre et régulière pour les migrants qui veulent quitter la Libye et rentrer chez eux de manière sûre, régulière et digne », a déclaré Federico Soda, chef de mission de l’OIM en Libye. « Ces opérations sont compliquées et rendues possibles par la collaboration tripartite entre l’OIM, l’ambassade du Bangladesh en Libye et les autorités libyennes à Benghazi. Cette collaboration est soutenue financièrement par l’Union européenne. »
    A Dhaka, les responsables du gouvernement bangladais et le personnel de l’OIM ont accueilli et aidé les migrants à l’aéroport international Hazrat Shahjalal, où ils ont reçu une aide en espèces pour leur transport ultérieur vers leurs destinations respectives.
    Les migrants de retour recevront chacun une subvention de réintégration pour les aider à se réinsérer dans leurs communautés. Cette aide à la réintégration est particulièrement importante pour les migrants qui, dans certains cas, ont subi des traumatismes physiques et psychologiques lorsqu’ils étaient bloqués en Libye.« Notre priorité est d’offrir à ceux qui souhaitent rentrer dans leur pays un moyen sûr et digne pour le faire, et de soutenir leur réintégration. Pour ce faire, nous continuons à travailler de manière étroite et constructive avec le gouvernement du Bangladesh, et je les remercie pour leurs efforts continus », a déclaré Giorgi Gigauri, chef de mission de l’OIM au Bangladesh.Selon l’un des migrants de retour, « la vie en Libye était très dangereuse car les affrontements se poursuivaient ; j’ai décidé de rentrer dans mon pays car je ne gagnais pas assez d’argent. C’était très difficile de rester là-bas. »
    #Covid-19#migrant#migration#libye#bengladesh#sante#retour#rapatriement#santementale#traumatisme
    Le programme de retour humanitaire volontaire de l’OIM est souvent considéré comme une bouée de sauvetage pour les migrants bloqués qui choisissent de rentrer chez eux et de reconstruire leur vie. Depuis 2015, plus de 2 900 migrants bangladais sont rentrés de Libye grâce à ce programme, qui fait partie de l’initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants, plus vaste.

  • Venezuela en Vivo: D’où vient et où va la Colombie ?

    D’insoutenables violences submergent la Colombie. L’armée, la police, et des groupes paramilitaires assassinent le peuple colombien impunément. Les Colombiens crient leur désespoir et leur rage en espérant que leur réalité transcende les frontières.

    https://www.romainmigus.info/2021/05/dou-vient-et-ou-va-la-colombie.html


    #Colombie

  • Au Népal, l’Himalaya en manque de touristes
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/05/11/au-nepal-l-himalaya-en-manque-de-touristes_6079799_3234.html

    Au Népal, l’Himalaya Le secteur du tourisme, durement touché par la pandémie de Covid-19, comptait sur une reprise en 2021, avant qu’une deuxième vague venue d’Inde reconfine les villes début mai. Après une année sans expédition, le mois de mai devait marquer le retour des alpinistes côté népalais pour l’ascension du sommet de l’Everest, juste avant la mousson. Cette année, quelque 408 permis ont été attribués, soit plus que le record de 2019. Pour l’obtenir, il suffisait aux candidats de se soumettre à un protocole sanitaire assoupli (test PCR avant et après l’arrivée au Népal). Du moins jusqu’à l’entrée en vigueur d’un nouveau confinement le 29 avril à Katmandou, la capitale, et de restrictions sur les vols domestiques et internationaux depuis le 3 mai, à cause de l’explosion épidémique en Inde.
    Avec la découverte, mi-avril, au camp de base, d’un cas positif chez un alpiniste norvégien, transféré par hélicoptère à Katmandou, puis chez plusieurs membres du personnel accompagnateur, le Covid-19 menace aujourd’hui la reprise tant espérée. Pour l’heure, les expéditions en cours continuent : « La plupart des clients et leurs sherpas sont toujours au camp de base et prêts à partir dès que le temps le permet. Dans les deux semaines, il pourrait y avoir environ 700 personnes qui tentent l’ascension », explique Billi Bierling, gérante de The Himalayan Database, le site qui archive les expéditions dans l’Himalaya.
    Car le sommet de l’Everest représente 4 millions de dollars (3,3 millions d’euros) de redevances par an pour le pays. Chaque grimpeur s’acquitte de 9 000 euros pour son ascension. Soixante-dix autres pics de plus de 6 000 mètres ouverts à l’alpinisme permettent d’engranger environ 1 million de dollars par an.L’Himalaya, cette « industrie sans fumée », fait vivre quelque 300 000 Népalais à travers les treks et le tourisme associé – et un million en incluant le secteur informel. L’épidémie de Covid-19, qui, en mars 2020, a conduit les autorités à organiser le rapatriement dans leur pays de près de 100 000 voyageurs, a sinistré le secteur.(...)
    En 2020, une grande partie des guides et porteurs sont toutefois retournés dans les familles au village (65 % de la population du Népal vit de l’agriculture). Ram Puri, organisateur de treks d’une trentaine d’années, a passé le confinement de fin mars à juillet 2020 chez ses parents dans le district de Sindhupalchok, entre Katmandou et la chaîne de l’Himalaya. « On a élevé plus de chèvres et produit des surplus de riz et de maïs afin de pouvoir tenir deux ans, au cas où », explique-t-il. En 2021, il n’a pu organiser que deux groupes de trek. Francophone, il profite de son temps libre pour apprendre le mandarin – la Chine représentait le contingent de touristes en plus forte croissance avant le Covid-19. Au début de l’épidémie, l’office du tourisme du Népal (NTB) s’est associé à des associations professionnelles pour employer les porteurs et guides sans travail à nettoyer les sommets jonchés de détritus. Mais les fonds ont vite manqué. « Cela a eu lieu une fois. En réalité, on ne s’inquiète pas pour le secteur de la montagne, les randonneurs et les alpinistes reviendront d’eux-mêmes », explique la directrice du NTB, Nandini Thapa.En fait, les efforts de promotion du pays se portent désormais sur les basses terres, c’est-à-dire les plaines du Teraï, où une dizaine de casinos rivalisent pour attirer les joueurs indiens de l’autre côté de la frontière, ainsi que sur la partie collinaire du pays et ses parcs naturels.A l’origine, l’année écoulée devait être celle d’une vaste campagne de promotion, « Visit Nepal 2020 », où le pays prévoyait de passer la barre des 2 millions de visiteurs – contre 1,2 million en 2019. Un chiffre modeste, pour un pays de 30 millions d’habitants, qui a accueilli ses premiers visiteurs dans les années 1950, après la première ascension de l’Everest en 1953.Reste que le tourisme ne représente que 8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019 – contre 27 % pour les envois de fonds de travailleurs népalais à l’étranger. « En vingt ans, Singapour a doublé ses arrivées de touristes, pour des revenus équivalents au PIB total du Népal », rappelle, dans un essai récent sur le potentiel de l’économie népalaise (Unleashing the Vajra, Penguin, non traduit), l’entrepreneur Sujeev Shakya, qui préconise un tourisme plus haut de gamme et déplore l’enlisement des plans initiaux de développement.
    Le boom tant espéré pourrait toutefois se concrétiser avec l’entrée en service – attendue courant 2022 – de deux aéroports « régionaux-internationaux », celui de Pokhara, la deuxième ville du pays, au pied du massif de l’Annapurna, et celui de Lumbini, haut lieu de pèlerinage – c’est là qu’est né le Bouddha – au sud du pays. Ces nouvelles portes d’entrée vers l’Asie (les Sri-Lankais sont, après les Indiens, les premiers visiteurs à Lumbini) doivent désenclaver ces régions à fort potentiel – avec, en ligne de mire, plus de Chinois (500 000 étaient attendus en 2020).

    #Covid-19#migrant#migration#nepal#chine#tourisme#sante#frontiere#circulation#test#retsrictionsanitaire#travailleurmigrant#transfert

  • Covid-19 : à Kinshasa, les étrangers se ruent sur les vaccins dont les Congolais ne veulent pas
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/10/covid-19-a-kinshasa-les-etrangers-se-ruent-sur-les-vaccins-dont-les-congolai

    Covid-19 : à Kinshasa, les étrangers se ruent sur les vaccins dont les Congolais ne veulent pas. La campagne de communication semble pour le moment sous-dimensionnée dans un pays où fleurissent les préjugés sur le Covid-19 et les vaccins.Dans la cour de l’hôpital Saint-Joseph de Kinshasa, une dizaine d’Indiens de tous âges attendent sur des bancs, devant une grande tente estampillée « OMS » (Organisation mondiale de la santé). Tous viennent recevoir leur première dose de vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. « Vous fumez ? You have allergies ? » Dans un anglais mâtiné de lingala et de français, le personnel de l’hôpital pique à la chaîne. Depuis le début de la campagne, le 19 avril, il y a « 80 % d’étrangers et seulement 20 % de Congolais, pour 400 vaccinés », explique le docteur Thierry Mukendi. Ce matin-là, seules deux Congolaises d’une soixantaine d’années ont poussé la porte de l’hôpital.
    Au Centre médical de Kinshasa, une structure du centre-ville, le constat est encore plus accablant : la proportion d’étrangers venus bénéficier du vaccin atteint 90 %. Dans la salle d’attente : des Belges, des Libanais, des Grecs… Les expatriés, nombreux dans la capitale congolaise, se sont vite passé le mot. Fin avril, une page Facebook suivie par la communauté indienne invitait à un événement intitulé « Camp de vaccination Covid » dans un hôpital de la ville, propriété de l’homme d’affaires Harish Jagtani.
    Les doses injectées proviennent toutes du mécanisme de solidarité internationale Covax codirigé par l’OMS, l’Alliance du vaccin et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, à destination des populations de pays à faibles ou moyens revenus. Mais la campagne de vaccination n’a pas réussi à décoller. Elle a pris du retard, du fait des vérifications liées aux risques concernant les vaccins AstraZeneca et des problèmes logistiques que posent l’acheminement des doses dans un pays grand comme l’Europe de l’Ouest. Pour éviter de les détruire, la République démocratique du Congo (RDC) a restitué à Covax 1,3 million de doses AstraZeneca sur les 1,8 million reçues. Afin d’écouler les stocks restants avant leur date de péremption fin juin, il a donc été décidé d’ouvrir la vaccination à tous les volontaires majeurs. « J’ai été étonnée qu’on en donne à des gens comme moi, qui ont les moyens de payer et de se faire rembourser par leur assurance », confie Marit Hjort, une Norvégienne de 29 ans. Les Congolais, eux, boudent le vaccin pour le moment. Un trentenaire venu à l’hôpital Saint-Joseph avec deux collègues indiens secoue vigoureusement la tête lorsqu’on lui demande s’il se fera vacciner. « On n’aime pas les vaccins ici. Et moi je n’ai pas peur du Covid-19 : on a des remèdes, des tisanes maison. »
    Un grand nombre de fausses informations circulent en RDC sur le virus et le vaccin. « Il y a encore une majorité de Congolais qui pensent que le Covid-19 n’existe pas, ou alors qu’il ne touche que certaines couches sociales », analyse le docteur Dauphin Bena, au Centre médical de Kinshasa. Sur les réseaux sociaux, le vaccin est accusé de rendre stérile, ou impuissant.Pour contrer ces préjugés, la campagne de communication semble pour le moment sérieusement sous-dimensionnée. Le président et le ministre de la santé ne se sont pas fait vacciner publiquement, comme dans d’autres pays. Il n’y a pas d’affichage dans les rues, ni de spots à la télévision et à la radio. Alors que la vaccination a commencé depuis plus de deux semaines, les missions de sensibilisation se font encore rares dans les quartiers de la capitale. La commission de la communication sur les risques et engagement communautaire, chargée de ces activités, commence tout juste à former ses agents. Les responsables déplorent le manque de moyens alloués par le gouvernement.Pour le programme élargi de vaccination congolais (PEV), le dispositif national chargé des vaccins, l’afflux d’étrangers n’est pas un problème : les injections sont ouvertes à tous les résidents du pays. « Ceux qui ont compris les bénéfices de ce vaccin ont le droit d’en profiter. On ne fait pas de distinction de nationalité ou de couleur de peau », explique Elisabeth Mukamba, la directrice du PEV. « Je trouve cela normal qu’on ait cet accès. Le virus n’a pas de frontière », souligne Nadim Essa, un Canadien installé en RDC, qui a reçu sa première dose le 30 avril.

    #Covid-19#migrant#migration#RDC#sante#vaccination#PEV#frontiere#circulation#resident#etranger

  • «Next Gen CSS: @container» de Una Kravets, CSS Tricks, 11.05.2021
    https://css-tricks.com/next-gen-css-container

    « […] You can think of these like a media query (@media), but instead of relying on the viewport to adjust styles, the parent container of the element you’re targeting can adjust those styles.

    Container queries will be the single biggest change in web styling since CSS3, altering our perspective of what “responsive design” means.

    No longer will the viewport and user agent be the only targets we have to create responsive layout and UI styles. With container queries, elements will be able to target their own parents and apply their own styles accordingly. This means that the same element that lives in the sidebar, body, or hero could look completely different based on its available size and dynamics. […] »

    #webdev #layout

  • TROPICALIA : la plus grand zoo sous cloche du monde
    https://labrique.net/index.php/38-ecologie/1200-tropicalia-la-plus-grand-zoo-sous-cloche-du-monde

    Un projet touristique aussi mégalomane qu’inquiétant débarque sur nos côtes : la construction du plus grand zoo tropical sous serre du monde est envisagée sur la Côte d’Opale. Les promoteurs présentent leur délire comme un bijou d’écologie et une opportunité économique sans précédent. La mobilisation s’organise contre cette absurdité. Bienvenue à Tropicalia, paradis lucratif pour quelques-un.es, enfer pour tous les autres.

    #En_vedette #Écologie

  • Aurélie Trouvé : « Nous avons l’alternative à l’extrême droite et à la droite des riches »
    https://reporterre.net/Aurelie-Trouve-Nous-avons-l-alternative-a-l-extreme-droite-et-a-la-droit

    Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, la vitalité des mouvements sociaux contraste avec la faiblesse de la gauche électorale. La société civile …

    #Environnement #Écologie #Politique #Climat

    https://ic-cdn.flipboard.com/reporterre.net/1986eb69c39ab36597d51acc76ff1d376bd1ad67/_xlarge.jpeg

  • Solidarité avec le soulèvement en Colombie, où une répression ultra-violente s’étale sans complexe
    https://ricochets.cc/Solidarite-avec-le-soulevement-en-Colombie-ou-une-repression-ultra-violent

    Soulèvement et répression en Colombie « Si un peuple sort dans la rue en pleine pandémie, c’est parce que son gouvernement est plus dangereux que le virus. » En Colombie, la situation est aussi glaçante que le silence qu’elle trouve à l’international, et particulièrement en France. Les voies qui s’élèvent contre la dissimulation des massacres à l’encontre du mouvement social trouvent peu de résonance dans les colonnes des médias d’information, à part pour leur consacrer des chiffres froids et (...) #Les_Articles

    / #Violences_policières, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., Révoltes, insurrections, (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Révoltes,_insurrections,_débordements...
    https://lundi.am/Soulevement-et-repression-en-Colombie

  • #Huile_d’olive : alerte à la #fraude !
    https://reporterre.net/Huile-d-olive-alerte-a-la-fraude

    Le problème, souligne Ingrid Kragl, est que la DGCCRF ne communique ni les noms des marques épinglées, ni les sanctions prises : « C’est l’opacité la plus totale, et cela entretient un sentiment d’#impunité… Les fabricants peuvent continuer à frauder, puisque les risques encourus, notamment en termes de réputation, sont minimes ! » Résultat, les consommateurs n’ont aucun moyen de se prémunir des #contrefaçons.

  • La fin du monde vue par le capital financier | Terrestres
    https://www.terrestres.org/2021/05/10/la-fin-du-monde-vue-par-le-capital-financier

    En cette époque de fantasmes complotistes, il est toujours utile d’entrer dans ce que pensent les militants du capital à partir de leurs propres écrits, quand ils se parlent entre eux. Comment ils analysent le dérèglement écologique et climatique en cours et ses dégâts asymétriques sur les sociétés, comment ils envisagent les gagnants et les perdants de la pandémie et comment ils entendent traverser les transformations géopolitiques et politiques du monde pour défendre leurs intérêts supérieurs.

    Ce rapport de septembre 2020 de la Deutsche Bank (en intégralité ici : DB_2020_The-age-of-disorder), initialement réservé, à prix d’or, à ses clients, a fuité sur les réseaux et nous nous permettons d’enfreindre la propriété intellectuelle afin de le verser au débat dans le monde francophone1.

  • Nils Andersson - Les guerres font les généraux – ACTA
    https://acta.zone/nils-andersson-les-guerres-font-les-generaux

    L’armée, plus encore une armée de métier est dans son mode hiérarchique de fonctionnement, son attachement à la discipline et à l’ordre établi, par essence, réactionnaire. Selon le caractère et la légitimité de la guerre, selon la cause pour laquelle ou contre laquelle ont combat, cette nature réactionnaire s’affirme plus encore ou des idées progressistes prévalent. Or l’armée française a été engagée après la Seconde Guerre mondiale dans une succession de guerres coloniales puis, depuis 1990, de guerres dans le cadre de l’OTAN et au sein de coalitions militaires occidentales ou de guerres dans lesquelles la France intervient seule. Toutes furent des opérations extérieures, hors du territoire national et, dans la plupart de ces guerres, l’armée s’est retrouvée dans le rôle d’occupant. Cela non sans conséquence sur l’état d’esprit, le mode de penser, l’idéologie imprégnant l’armée et son état-major, mais aussi la société. L’appel des généraux en est la démonstration, les réactions de l’opinion publique la confirmation.

    Les signataires témoignent de cette implacable logique. Ils sont constitués d’un reliquat de la génération des guerres d’Indochine et d’Algérie, formés aux théories de la « guerre contre-révolutionnaire » et ayant appliqué les méthodes de la « pacification », de strates de la génération des guerres de la Fançafrique, celles de l’écrasement des mouvements de libération au Cameroun et au Niger, des interventions militaires au Tchad, en Centrafrique, en Guinée, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie ou au Biafra. Ils appartiennent aux générations de militaires engagés dans les guerres post-guerre froide : guerre du Golfe, de Bosnie, du Kosovo, d’Afghanistan, de Libye, de Syrie, lors desquelles les puissances occidentales s’étant autoproclamées « gendarmes du monde » ont voulu imposer par la guerre leur hégémonie sous le couvert du « droit d’ingérence humanitaire » ou au Rwanda et dans le Sahel, des guerres où la France est intervenue seule.