#c

  • Un projet de Train à Grande Fréquence au #canada
    http://carfree.fr/index.php/2021/03/03/un-projet-de-train-a-grande-frequence-au-canada

    La conquête de l’ouest par le rail est encore possible au Canada, avec une #vidéo de présentation d’une qualité rare. Source : https://corpo.viarail.ca/fr/projets-infrastructure/train-grande-frequence Le train à grande fréquence (TGF) est un Lire la suite...

    #Transports_publics #fret #montréal #Québec #toronto #trains

  • Smile for the camera: the dark side of China’s emotion-recognition tech | China | The Guardian
    http://www.theguardian.com/global-development/2021/mar/03/china-positive-energy-emotion-surveillance-recognition-tech

    Ordinary people here in China aren’t happy about this technology but they have no choice. If the police say there have to be cameras in a community, people will just have to live with it. There’s always that demand and we’re here to fulfil it.”

    So says Chen Wei at Taigusys, a company specialising in emotion recognition technology, the latest evolution in the broader world of surveillance systems that play a part in nearly every aspect of Chinese society.

    Emotion-recognition technologies – in which facial expressions of anger, sadness, happiness and boredom, as well as other biometric data are tracked – are supposedly able to infer a person’s feelings based on traits such as facial muscle movements, vocal tone, body movements and other biometric signals. It goes beyond facial-recognition technologies, which simply compare faces to determine a match.

    #reconnaissance_faciale #chine

  • Mapping the Hidden Patterns of Cities - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-07-26/mapping-the-hidden-patterns-of-cities

    eoff Boeing calls this structure the “logic” of a city, and he would know: An urban planning scholar at the University of California, Berkeley, Boeing developed a tool to let anyone visualize this urban logic in seconds.

    It works by using an old geography technique: the “polar” or circular chart. Boeing’s tool calculates what percentage of a city’s roads run along each section of a compass, and plots it on a circular bar chart. The island of Manhattan, for example, runs from south-southwest to north-northeast, and most of its streets are parallel or perpendicular to the island in a regular grid. Boeing’s program visualizes that as four long bars, with several shorter bars representing the borough’s minority of streets that don’t line up with the grid, as illustrated in the circular pattern below.

    #urban_matter #cartographie #espace #territoire #organisation_de_l_espace #production_territoriale

  • #Sangue_giusto. #Francesca_Melandri

    Roma, agosto 2010. In un vecchio palazzo senza ascensore, Ilaria sale con fatica i sei piani che la separano dal suo appartamento. Vorrebbe solo chiudersi in casa, dimenticare il traffico e l’afa, ma ad attenderla in cima trova una sorpresa: un ragazzo con la pelle nera e le gambe lunghe, che le mostra un passaporto. «Mi chiamo Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti» le dice, «e tu sei mia zia.» All’inizio Ilaria pensa che sia uno scherzo. Di Attila Profeti lei ne conosce solo uno: è il soprannome di suo padre Attilio, un uomo che di segreti ne ha avuti sempre tanti, e che ora è troppo vecchio per rivelarli. Shimeta dice di essere il nipote di Attilio e della donna con cui è stato durante l’occupazione italiana in Etiopia. E se fosse la verità? È così che Ilaria comincia a dubitare: quante cose, di suo padre, deve ancora scoprire? Le risposte che cerca sono nel passato di tutti noi: di un’Italia che rimuove i ricordi per non affrontarli, che sopravvive sempre senza turbarsi mai, un Paese alla deriva diventato, suo malgrado, il centro dell’Europa delle grandi migrazioni.Con Sangue giusto Francesca Melandri si conferma un’autrice di rara forza e sensibilità. Il suo sguardo, attento e profondissimo, attraversa il Novecento e le sue contraddizioni per raccontare il cuore della nostra identità.

    https://rizzoli.rizzolilibri.it/libri/sangue-giusto
    #livre #littérature #Italie_coloniale #migrations #colonialisme #corne_d'Afrique #colonisation #histoire #fascisme #roman

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    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953
    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/871953#message900659

    • Le livre Sangue giusto a été traduit en français avec le titre

      Tous, sauf moi

      2010, Rome. Ilaria, la quarantaine, trouve sur le seuil de sa porte un jeune Éthiopien qui dit être à la recherche de son grand-père, Attilio Profeti. Or c’est le père d’Ilaria. À quatre-vingt-quinze ans, le patriarche de la famille Profeti est un homme à qui la chance a toujours souri : deux mariages, quatre enfants, une réussite sociale éclatante. Troublée par sa rencontre avec ce migrant qui déclare être son neveu, Ilaria commence à creuser dans le passé de son père.
      À travers l’enquête d’Ilaria qui découvre un à un les secrets sur la jeunesse de son père, Francesca Melandri met en lumière tout un pan occulté de l’histoire italienne : la conquête et la colonisation de l’Éthiopie par les chemises noires de Mussolini, de 1936 à 1941 – la violence, les massacres, le sort tragique des populations et, parfois, les liens qu’elles tissent avec certains colons italiens, comme le fut Attilio Profeti.
      Dans ce roman historique où l’intime se mêle au collectif, Francesca Melandri apporte un éclairage nouveau sur l’Italie actuelle et celle des années Berlusconi, dans ses rapports complexes avec la période fasciste. Naviguant habilement d’une époque à l’autre, l’auteur nous fait partager l’épopée d’une famille sur trois générations et révèle de façon bouleversante les traces laissées par la colonisation dans nos sociétés contemporaines.

      http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Tous-sauf-moi

    • « Tous, sauf moi », le roman qui met l’Italie face à son héritage colonial

      Francesca Melandri dynamite la #mémoire sélective entretenue sur le passé impérial de l’Italie en Afrique. Son dernier livre pulvérise les couches de silence accumulées depuis l’ère fasciste et combat le révisionnisme historique des années Berlusconi.

      Le roman s’ouvre en 2012 à Rome, sur le décès d’un vieillard de 97 ans. « Tous, sauf moi » était le mantra d’Attilio Profeti, obsédé par l’idée d’être le dernier de sa génération à quitter ce bas monde. Depuis bien longtemps, les enfants issus de sa double vie avaient découvert leur existence mutuelle. Mais cela ne faisait que deux ans que sa fille Illaria avait vu débarquer sur son palier un certain Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti. Venu d’Éthiopie, celui-ci s’était présenté comme son neveu, c’est-à-dire le petit-fils dudit vieillard, à la mémoire déjà trop effilochée pour confirmer quoi que ce soit.

      Ce point de départ fournit le prétexte à une investigation filiale qui tient le lecteur en haleine pendant plus de 500 pages facilement dévorées, en lui faisant remonter le temps jusqu’à cent ans en arrière. Dans cet ouvrage publié en 2019, à (re)découvrir dans les librairies déconfinées, l’écrivaine Francesca Melandri enchevêtre plusieurs récits de vie qui éclairent de manière sensible l’histoire récente de l’Italie. Sa prose alterne subtilement entre l’empathie pour ses personnages, un humour féroce, des descriptions cliniques et quelques rebondissements surprises.

      On suit ainsi le long parcours d’Attilio Profeti, fils d’un cheminot étranger aux idées fascistes, dont l’enfance sera néanmoins tout entière marquée par le régime de Mussolini. Engagé en Éthiopie, dont la conquête en 1936 fit beaucoup pour l’adhésion populaire au nouveau régime, il y laissera une femme et une progéniture qu’il ne reconnaîtra jamais, au contraire de certains compagnons « ensablés », émigrés ou anciens soldats jamais repartis du pays. Beau et chanceux, il trouvera après la guerre un protecteur auprès de qui bénéficier des nombreux avantages d’une démocratie chrétienne hégémonique et corrompue.

      Avec sa fille Illaria, une femme indépendante ayant grandi pendant la dégénérescence du système de partis de la Première République, voilà le lecteur plongé dans les années Berlusconi, cauchemardesques pour quiconque ayant conservé des idéaux de gauche, ou tout simplement une haute idée de l’action publique. Son enquête l’incitant à s’accommoder avec les principes moraux qu’elle s’était fixés, Illaria voit s’échapper son fantasme de rester imperméable au climat d’abaissement et de compromission encouragé par le magnat transalpin des médias.

      Motivée par une oppression politique bien plus directe et brutale, l’odyssée du jeune Éthiopien jusqu’à Rome fait écho aux tragédies migratoires vécues ces dernières années entre la Corne de l’Afrique et les côtes européennes, en passant par le Soudan et la Libye. « Qu’est-ce qu’une frontière au milieu du désert ?, lit-on au commencement de son parcours éprouvant. Une ligne invisible au-delà de laquelle il y a ceux qui te frappent, ceux qui te donnent à boire, ceux qui volent ton argent et ceux qui font un peu tout ça à la fois. Ou bien encore, là où il n’y a plus personne parce que le chauffeur a perdu la piste et alors on meurt. »

      La grande réussite de Melandri est de ne pas dérouler ces récits en silos, mais de les faire résonner les uns avec les autres. Elle nous fait ainsi découvrir, ou mieux entendre, les échos du passé impérialiste italien dans la vie politique contemporaine, par exemple lors de la réception de Kadhafi par Berlusconi en 2010. En reliant par la fiction des destins individuels, la romancière réunit dans le même geste des fragments d’histoire nationale artificiellement séparés – et surtout excessivement négligés – dans la mémoire collective.

      C’est en effet l’impensé colonial de son pays (lire l’article de Ricardo Antoniucci) que Melandri met au jour, dans une sorte de forage impitoyable de la psyché nationale. Elle le fait sans ménagement, n’épargnant pas au lecteur les récits atroces – sans être gratuits – des violences sexuelles et crimes de guerre commis par l’armée italienne. Sur la base d’une documentation solide, et avec les armes d’un art populaire, elle entreprend de défaire les couches de silence qui ont enveloppé cette histoire qui n’a rien eu d’anecdotique.

      Par honte, peur de la justice ou déni psychologique, les « revenants » d’Abyssinie avaient été avares de témoignages : « Tous se taisaient. Chacun de ces petits ruisseaux de silence confluait avec le grand fleuve des omissions officielles, qui, à son tour, alimentait la grande mer de la propagande sur l’Afrique orientale. »

      Une fois le fascisme vaincu, la reconstruction mémorielle du pays a débouché sur le mythe d’un pays victime d’un phénomène politique aberrant : « Tout ce qui, à tort ou à raison, était associé au fascisme était considéré comme un corps étranger, une parenthèse, une déviation du vrai cours de l’histoire de la patrie, celui qui reliait l’héroïsme du Risorgimento à celui de la Résistance. L’Italie était un ancien alcoolique qui, comme tout nouvel adepte de la sobriété, ne voulait pas être confondu avec le comportement qu’il avait eu lors de sa dernière cuite. »

      Tout en rappelant que l’entreprise coloniale a été lancée plus de vingt ans avant l’avènement du régime mussolinien, Melandri insiste sur la centralité de l’impérialisme dans le fascisme italien. Elle s’inscrit dans le sillage de réflexions similaires menées dans le champ académique, comme chez Marie-Anne Matard-Bonucci. Dans un ouvrage important, Totalitarisme fasciste, celle-ci insiste sur le fait que le culte de la violence se situait bien au cœur du mouvement puis du régime politique de Mussolini (voir notre entretien vidéo).

      « Pour le pouvoir fasciste, écrit l’historienne, la terreur [dans les colonies] n’était pas une dérive, mais une façon de faire de la politique. » Un chapitre entier de son ouvrage est d’ailleurs consacré à la propagande viriliste déployée en arrière-fond des conquêtes coloniales, dans lequel elle explique comment le « spectre du métissage », signe d’une radicalisation raciste du régime, a finalement débouché sur une réglementation stricte de la sexualité en terrain colonial.

      Or, c’est précisément dans cette torsion idéologique que s’inscrit la biographie inventée d’Attilio Profeti : adolescent contemplant des cartes postales de corps animalisés et « exotisés », soldat parmi ceux confrontés à leur disponibilité au cours d’une conquête militaire les ayant transformés en proies faciles, amoureux préférant délaisser l’objet de sa fascination plutôt que d’hypothéquer son avenir au sein d’un régime ne tolérant pas l’altération du pur sang italien.

      À plusieurs reprises, dans les pages les plus contemporaines, la romancière étrille le révisionnisme historique encouragé par Berlusconi et ses alliés de droite dès leur arrivée au pouvoir. Comme l’a montré un autre historien, Olivier Forlin, les années 1990 ont de fait été le moment d’une « relativisation de l’héritage fasciste » et d’une mise en équivalence douteuse entre partisans et fascistes pendant la guerre civile de 1943-45, présentée comme un moment regrettable de division nationale.

      De façon plus générale, c’est la dégénérescence morale incarnée par Berlusconi dont témoignent les personnages du roman. Parmi eux, l’amant d’Illaria, Piero Casati, est décrit comme un élu « entré en politique avec une idée d’efficacité conservatrice [...] ; où les excès des hommes d’État de la Première République seraient corrigés par un peu de marché sain, par l’allègement de la lourdeur du fonctionnement de l’administration », mais qui se retrouve plongé dans « un climat de Bas-Empire, de foire d’empoigne, avec des rats dans la soute qui rongent les dernières croûtes avant que le bateau ne s’écrase sur les rochers ».

      Les adversaires de centre-gauche de Berlusconi ne sont pour autant pas épargnés dans le roman. À plusieurs occasions, Melandri souligne leur responsabilité partagée dans l’absence de travail mémoriel satisfaisant, et dans la mise en œuvre de lois désastreuses pour la dignité et l’intégrité physique des migrants ayant tenté leur chance depuis l’autre côté de la Méditerranée.

      Épique et subtil autant qu’éprouvant, Tous, sauf moi s’inscrit dans un mouvement de pluralisation de la mémoire italienne, que d’autres romanciers et chercheurs ont lancé à la lumière d’une histoire impériale réévaluée. L’originalité de Melandri est de montrer en quoi le legs colonial pèse encore dans l’inconscient, les représentations et les affects contemporains. Il est heureux que les lectrices et lecteurs français y aient aujourd’hui accès, deux ans après sa parution en Italie.

      https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010620/tous-sauf-moi-le-roman-qui-met-l-italie-face-son-heritage-colonial
      #impensé_colonial

  • La #cancelculture à l’#ENS de #Lyon : refuser d’entendre les victimes de violences sexistes et sexuelles


    Ce jeudi 25 février 2021, un rassemblement était prévu dans les jardins de l’ENS de Lyon pour inviter tous et toutes à faire entendre leur voix à une présidence absolument sourde aux paroles de victimes, et de leurs représentant·es institutionnel·les, associatifves et syndicales.
    Pour Écharde, le rassemblement contre le déni du mal-être étudiant et des violences sexistes et sexuelles dans le parc de l’ENS de Lyon a connu un joli succès : « beaucoup d’étudiant-es malgré le contexte, des prises de parole, beaucoup d’écoute, et une détermination à toute épreuve pour dire STOP aux violences ! »
    La détermination des étudiantes, des étudiants et des agents de l’ENS semble ne pas vouloir faiblir. Elle se poursuivra donc en mars, et dès le 27 février 2021 par un sitting place de la Comédie.

    https://academia.hypotheses.org/31459
    #grandes_écoles #violences_sexistes #violences_sexuelles #culture_du_viol #viols #sexisme #France #collage #art_de_rue #street_art

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    ajouté à la métaliste sur #Harcèlement_sexuel à l’#université...
    https://seenthis.net/messages/863594

  • Exposer la « culture de rue » des cités
    https://metropolitiques.eu/Exposer-la-culture-de-rue-des-cites.html

    Un ensemble d’œuvres artistiques inspirées du film La Haine propose un regard créatif et sans concession sur les quartiers populaires de #banlieue et l’expérience des #jeunes qui y grandissent. Leur #exposition en septembre 2020 au Palais de Tokyo montre, selon Mickael Chelal, la reconnaissance de la culture de rue et toute sa vitalité. Vingt-cinq ans après la sortie de La Haine, une trentaine d’élèves de l’école Kourtrajmé ont été invités à proposer un ensemble d’œuvres inspirées du film de Mathieu #Commentaires

    / banlieue, cité, exposition, jeunes, #violence_policière

    #cité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-chelal.pdf

  • Problématique posée par le #passeport_vaccinal : comment légiférer pour que ce dernier ne devienne pas une simple assignation à résidence ?

    Passeport vaccinal : est-ce juridiquement possible ?
    https://theconversation.com/passeport-vaccinal-est-ce-juridiquement-possible-156076

    Comment peut-on vivre avec le virus ? Plusieurs idées sont actuellement à l’étude par l’exécutif rapporte Le Monde, afin que les Français puissent retrouver un semblant de vie « normale ». Parmi elles, le passeport vaccinal.

    Cette mesure fait actuellement l’objet d’une consultation citoyenne en ligne, lancée par le Conseil économique social et environnemental (CESE). Ailleurs, comme en Suède ou au Danemark, l’idée se concrétise. En France, c’est la compagnie aérienne Air France qui lance les hostilités en ouvrant une expérimentation dès le 11 mars en exigeant des passagers à destination des Antilles, les résultats d’un test PCR de moins de 72 heures, pour une validité d’un mois.

    À l’heure où certains commencent à envisager l’idée d’apprendre à vivre avec le virus, le scénario a de quoi séduire, tout autant qu’il inquiète. Néanmoins, quel pourrait être son cadre juridique en France ? Un tel outil pourrait-il effectivement voir le jour ?

    #vaccinations #crises_sanitaires #Covid-19 #pandémie #liberté_de_circulation

  • #Covid-19 : « Bamlanivimab », un traitement qui enthousiasme Véran mais divise les experts – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-19-bamlanivimab-un-traitement-qui-enthousiasme-veran-mais-divise-le

    Le principe du bamlanivimab, qui doit être administré par perfusion durant soixante minutes, est de fonctionner comme un neutralisant : en imitant l’action des anticorps naturels que notre corps fabriquerait en cas d’infection, ses molécules vont se fixer sur la protéine S (la couronne à la surface du Sars-CoV-2) et pouvoir ainsi empêcher la pénétration du virus dans les cellules. Problème : les données cliniques actuellement disponibles sont très préliminaires et ne dépassent pas les résultats d’essai de phase 2. Surtout, elles ne sont pas encore probantes quant à la véritable efficacité du bamlanivimab chez les patients infectés.

    Une étude randomisée en double-aveugle (1), baptisée « BLAZE-1 » et menée chez 577 patients ayant une forme légère à modérée de Covid-19, a comparé l’effet avec trois dosages différents de bamlanivimab (700 mg comme autorisé par l’ANSM, mais aussi 2 800 mg et 7 000 mg) sur la décroissance virale. Publiés le 21 janvier dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), les résultats définitifs de cet essai en phase 2 indiquent qu’il n’y a « aucune différence significative dans le changement de la charge virale avec les trois doses différentes de monothérapie de bamlanivimab comparées au placebo ».

    Dans un communiqué publié lundi, la Société française de pharmacologie et de thérapeutique s’alarme du choix de la France d’utiliser « un traitement dont le bénéfice n’est pas connu ». Le professeur Mathieu Molimard, membre de cette société savante, ne décolère pas : « Ce qui m’embête beaucoup, c’est qu’on a l’impression d’assister à la mort de l’évaluation clinique. Le politique demande ce traitement, donc go, on y va, sans qu’aucune démonstration clinique ne le justifie et sans attendre les résultats de phase 3. Je comprends l’urgence, mais ce n’est scientifiquement pas sérieux. »

    Tous et toutes ne s’alignent pas sur cette position. Brigitte Autran, experte en immunologie et responsable du groupe #anticorps_monoclonaux à la nouvelle Agence des maladies infectieuses émergentes (ARNS), reconnaît que le bamlanivimab « n’a pas fait la preuve totale de son efficacité » mais rappelle que l’autorisation temporaire d’utilisation « reste un cadre très strict » et ne doit pas être confondue avec une autorisation de mise sur le marché. « C’est comme une sorte de prolongement de l’essai clinique, explique-t-elle. On peut se le permettre car on sait que les anticorps monoclonaux sont bien tolérés. Il n’y a pas d’effets secondaires. Le pire qu’il puisse arriver, c’est que ça ne marche pas. Pour des patients vulnérables, à qui on ne proposait rien jusqu’alors pour leur éviter une forme grave, le rapport bénéfice /risque est en faveur du bamlanivimab. » L’efficacité du traitement n’étant pas du tout démontrée contre les variants de type sud-africains et brésiliens, son utilisation géographique est quoi qu’il en soit déjà limitée.

  • #RECOVERY trial closes recruitment to convalescent #plasma treatment for patients hospitalised with #COVID-19 — RECOVERY Trial
    https://www.recoverytrial.net/news/statement-from-the-recovery-trial-chief-investigators-15-january-2021

    Janvier 2021

    The RECOVERY trial was established as a randomised clinical trial to test a range of potential treatments for COVID-19. Since May 2020, the RECOVERY trial has included a randomised comparison of convalescent plasma vs. usual care alone. Convalescent plasma has been widely used as a treatment for COVID-19 but to date there has been no convincing evidence of the effect of convalescent plasma on clinical outcomes in patients admitted to hospital with COVID-19.

    The RECOVERY trial independent Data Monitoring Committee (DMC) held a routine meeting on Thursday 14 January to review the available safety and efficacy data.

    On the advice of the DMC, recruitment to the convalescent plasma arm of the RECOVERY trial has now closed. The DMC saw no convincing evidence that further recruitment would provide conclusive proof of worthwhile mortality benefit either overall or in any pre-specified subgroup.

  • Blood plasma treatment has limited effect for sickest #COVID-19 patients | Imperial News | Imperial College London
    https://www.imperial.ac.uk/news/211493/blood-plasma-treatment-limited-effect-sickest

    Janvier 2021

    Treating critically ill COVID-19 patients with blood #plasma from people who have fought off the disease has limited impact on patient outcomes.

    The early findings, which are yet to be published, come from the #REMAP-CAP study and show that treatment with convalescent plasma did not improve outcomes among patients requiring intensive care unit (ICU) support.

  • Notes anthropologiques (LVI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LVI

    Dans une brève récapitulation des événements marquant notre civilisation et qui se trouvent à l’origine de notre histoire, je retiendrai la division de la société entre dominants (formant une classe sociale) et dominés (constituant la population ou le « peuple » comme l’écrit Homère) ; la naissance du religieux, lié au pouvoir d’une partie de la société sur l’autre partie (en ce sens le pouvoir est religieux, la naissance de la religion coïncidant avec celle du pouvoir) ; enfin, la naissance de l’activité marchande comme moteur occulte de la vie sociale (le marchand, l’âme damnée du guerrier). La naissance de l’État et de la monnaie confirme cette connivence qui se voudrait cachée entre le pouvoir, le religieux et l’activité marchande — « le fait même d’accepter la monnaie d’une cité ou, plus généralement d’un État, impliquant la reconnaissance de son autorité ».

    La pénétration, lente, progressive et parfois brutale, à l’intérieur de la Péninsule d’un peuple de langue grecque. Langue indo-européenne, venu du Nord ou du Nord-Est, les Achéens, et dominant les populations autochtones marque le début de notre civilisation. Il y eut plusieurs vagues successives à partir du Bronze ancien, une des premières marquée par des destructions et repérées, de ce fait, par les archéologues date de 2200 avant notre ère. Les historiens ont fait de cette date le point de départ de la civilisation grecque marquée avant tout par la domination d’une aristocratie guerrière issue du peuple achéen sur les peuples autochtones où « plutôt qu’un monde pauvre, il faut y voir le signe d’un monde de communautés soudées et égalitaires — l’un n’empêchant pas forcément l’autre ». Cette présence d’un peuple dominant a profondément modifié la composition sociale originelle et a obligé la société à se reconstituer en la prenant en compte. (...)

    #religieux #Antiquité #Grèce #civilisation #aliénation #État #pouvoir

  • Le grain de sable dans la machine - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/097044-000-A/le-grain-de-sable-dans-la-machine
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/097044-000-A/1920x1080?ts=1614616790&text=true

    Quels enseignements tirer dès à présent de la crise du Covid-19 ? La pandémie a-t-elle grippé la grande machine libérale ? Ce #documentaire singulier revient sur la funeste année 2020 et ouvre des perspectives politiques pour l’avenir.

    Le #Covid-19 a-t-il grippé la grande machine libérale ? Depuis bientôt un an, la pandémie mondiale a mis en évidence la faiblesse de nos systèmes de santé, mais elle souligne surtout l’immunité défaillante de nos démocraties, affaiblies par les crises économique et climatique. Exposant les citoyens à une régression des libertés fondamentales, elle pousse entreprises et États à faire des choix cruciaux. Faut-il alors abandonner le modèle économique qui a contribué au surgissement de ce virus et alimenté le réchauffement de la planète ?
    Tourné à travers le monde, le film revient sur les événements de l’année passée et combine les approches de sociologues, scientifiques, politiques et philosophes. Entremêlant information, récit et émotion, il entrechoque la réalité avec une certaine forme de poésie... salvatrice.

  • Pierre Fournier et Gébé - Notre Bibliothèque Verte (n°28 & 29)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1477

    C’est du 10 juillet 1971, voici 50 ans, un demi-siècle tout rond, et de Saint-Vulbas dans l’Ain (01), que l’on peut dater L’An 01 de la reverdie comme disent les trouvères, avec sa devise encore à accomplir : « On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste. » Ce jour-là, à l’appel de Pierre Fournier (1937-1973) et de Gébé (1929-2004) dans Charlie Hebdo, ainsi que de leurs compagnons du comité Bugey-Cobayes, une sorte de croisade des enfants amena 15 000 marcheurs jusqu’aux grilles de la centrale du Bugey, pour la première grande manifestation anti-nucléaire et anti-industrielle de notre temps. C’est de cette marche au soleil et de ces deux jours au bord de l’eau que s’ouvrit La Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde » ; et de La Gueule ouverte que jaillirent les mots d’« (...)

    https://chimpanzesdufutur.wordpress.com/2021/03/02/pierre-fournier-et-gebe-notre-bibliotheque-verte-n28-29 #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/fournier_et_ge_be_-_notre_bibliothe_que_verte-2.pdf

  • Un dépistage du Covid-19 toutes les quarante-huit heures : en Moselle, les travailleurs transfrontaliers exaspérés par une nouvelle restriction sanitaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/02/un-depistage-du-covid-19-toutes-les-48-heures-en-moselle-les-travailleurs-tr

    Deux longues tonnelles blanches sont installées sur la frontière entre la France et l’Allemagne, au bord de la route entre Stiring-Wendel (Moselle) et Sarrebruck (Sarre, Allemagne). Le soleil vient à peine de se lever et une vingtaine de voitures défilent lentement devant deux agents du Technisches Hilfswerk, le service allemand de protection civile.Le département français a été classé comme « zone où circule le variant » sud-africain par l’institut de veille sanitaire allemand, et Berlin demande désormais un test PCR ou antigénique négatif de moins de quarante-huit heures à tout Mosellan souhaitant entrer dans le pays. Près de 500 travailleurs transfrontaliers ont été les premiers, mardi 2 mars, à venir dans ce centre de dépistage façon « drive », construit en quelques jours pour absorber l’augmentation de la demande de tests.
    Pour limiter les déplacements, le tram-train et le bus reliant Sarreguemines à Sarrebruck sont aussi mis à l’arrêt : tous les trains régionaux en direction de l’agglomération allemande marquent leur terminus à Forbach, où le TGV de Paris ne s’arrête plus sur sa route vers Francfort. « Nous n’avons pas le choix, il faut faire un effort pour que cela finisse par aller mieux », considère Elisa Oinfrilo au volant de sa voiture, quelques minutes avant de connaître les résultats de son test antigénique. De nationalité allemande mais habitante de Moselle, elle a déjà pris un autre rendez-vous pour mercredi matin, histoire de se couvrir pour une semaine : son poste dans une banque allemande l’oblige à se déplacer tous les jours. L’annonce de la mesure a provoqué une course aux tests dans l’est de la Moselle, malgré les vacances scolaires et l’ouverture du centre de dépistage. Anne-Laure Weber, pharmacienne de la rue Nationale de Forbach, ne proposait pas de tests antigéniques ; elle prévoit désormais d’en faire cent par jour. Deux personnes devront être embauchées pour tenir le rythme imposé. « Le “home office”, télétravail à l’allemande, n’est pas possible pour de nombreux métiers assurés par les gens d’ici », dit-elle. Ouvriers du bâtiment et de l’industrie, employés de commerce, soignants… Environ 16 000 résidents de l’est de la Moselle se rendent chaque jour dans le Land de la Sarre.
    Christophe, 52 ans, y est peintre en bâtiment pour une société de travail intérimaire. Habitué aux contrôles inopinés de l’autre côté de la frontière – une attestation de motif impérieux est déjà obligatoire depuis le printemps 2020 –, il est exaspéré par la mesure, décidée unilatéralement par l’Allemagne, mais se rend à l’évidence : « Sans dépistage, pas de travail. »

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#france#moselle#UE#sante#variant#tauxincidence#depistage#frontiere#travailleurmigrant#travailleurfrontalier

  • Réforme de l’assurance-chômage : « Les demandeurs d’emploi concernés vont avoir un lourd sentiment d’injustice »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/03/02/assurance-chomage-les-demandeurs-d-emploi-concernes-vont-avoir-un-lourd-sent

    L’un des principaux artisans de la réforme de l’assurance-chômage en 2019, Antoine Foucher, l’ancien directeur du cabinet de la ministre du travail Muriel Pénicaud, estime que sa mise en œuvre se justifie moins aujourd’hui dans un contexte de crise.

    Propos recueillis par Bertrand Bissuel

    Directeur du cabinet de Muriel Pénicaud lorsque celle-ci était ministre du travail (mai 2017-juillet 2020), Antoine Foucher a été l’un des principaux artisans de la réforme de l’assurance-chômage – dans sa mouture initiale qui remonte à juillet 2019. A ses yeux, les changements que le gouvernement de Jean Castex vient d’apporter à ces mesures sont inopportuns, notamment parce que de fortes inconnues pèsent sur la réalité du marché du travail.

    Que pensez-vous des modifications apportées à la réforme de l’assurance-chômage, que le gouvernement vient de détailler aux partenaires sociaux ?

    Il est impossible de savoir si ces aménagements sont adaptés ou non car on ne connaît pas la réalité actuelle du marché du travail. L’Insee vient d’enregistrer une diminution du taux de chômage au dernier trimestre 2020, mais en indiquant qu’il s’agissait d’une baisse « en trompe-l’œil ». Tous nos instruments de mesure sont brouillés par les aides exceptionnelles en cours : activité partielle, prêts garantis par l’Etat, fonds de solidarité. Ces dispositifs puissants permettent à des dizaines de milliers d’employeurs, et des millions d’indépendants et de salariés de tenir dans la crise. Mais qu’adviendra-t-il lorsque ces filets de protection seront peu à peu retirés ?

    Vous pensez qu’il n’est pas opportun d’engager cette réforme aujourd’hui ?

    Cela s’apparente à un coup de dé, car je le répète : personne ne sait à quoi ressemblera le marché du travail après l’épidémie de Covid-19. La réforme, quand elle a été présentée il y a presque deux ans, se justifiait car elle intervenait dans un contexte de croissance économique, avec un nombre de demandeurs d’emploi en repli et des créations d’emploi historiques. Elle cherchait à modifier des comportements de tous les acteurs en présence, de façon systémique. Un seul exemple : la résorption de la précarité. Les mesures élaborées dans cette optique en 2019 comportaient deux orientations : augmenter les cotisations des entreprises qui abusent des contrats courts et inciter les personnes à reprendre une activité durable, au lieu d’enchaîner petits boulots et périodes d’inactivité indemnisées, comme on le voyait depuis longtemps dans plusieurs secteurs – l’hôtellerie-restauration, entre autres. Mais depuis, la situation a radicalement changé : si des milliers de cafés et de restaurants sont contraints de fermer leurs portes dans les mois à venir, ou si la saison touristique est encore en recul, quel est le sens de telles dispositions ?

    Mettre en œuvre ces changements maintenant équivaut à jouer avec le feu ?

    Tout le monde sent bien que nous sommes en train de changer de monde et que nous entrons dans une nouvelle époque. Ce dont le pays a besoin, c’est d’un diagnostic clair sur ce changement, et d’un nouveau projet qui nous explique quelle France nous pouvons et voulons être dans cette nouvelle période historique. Tant que ce travail politique de diagnostic et de proposition n’est pas fait, les réformes sont difficilement compréhensibles.

    Comment expliquer l’obstination de l’exécutif ?

    Il fait le pari qu’une forte reprise économique arrivera dès cet été, et que l’assurance-chômage devra alors pousser au maximum les demandeurs d’emploi et les entreprises vers l’emploi durable. Il se peut que la réalité lui donne raison, mais personne n’en sait rien à ce jour ! Ce qui est certain en revanche, c’est que les demandeurs d’emploi concernés vont avoir un lourd sentiment d’injustice : dans les efforts légitimes à demander à la France dans le monde post-Covid, pourquoi commencer par les chômeurs ?

    https://seenthis.net/messages/904162
    https://seenthis.net/messages/895766
    https://seenthis.net/messages/888292

    #chômeurs #droits_sociaux #chômage #travail

  • The Last Thing Health Workers Should Have to Worry About

    Even as they were making countless sacrifices during the pandemic, health workers were targeted in 1,100+ attacks last year, according to a new report by Insecurity Insight and the UC Berkeley Human Rights Center. (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=77a43c9fac&e= )

    ~800 of the attacks were related to conflicts—hospitals bombed in Yemen, doctors abducted in Nigeria, according to the research. (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=6c479dc611&e= )

    Disturbing New Twist: ~400 attacks were directly tied to the pandemic, Physicians for Human Rights notes (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=ff464c1148&e= ), including:

    Threats, beatings, and attacks with stones or hot liquids

    Violent reactions to mask requirements

    Arson of COVID-19 testing facilities

    Pandemic-triggered violence was especially pronounced in India and Mexico, but it is a “truly global crisis,” affecting 79 countries, said Insecurity Insight’s Christina Wille, who led development of a new interactive map. (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=0f07d852aa&e= )

    Pandemic year 1 failures need to be replaced with immediate action to safeguard health workers, said Leonard Rubenstein, chair of the Safeguarding Health in Conflict Coalition. He highlights recommendations in a companion research brief: (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=2cbf478c02&e=)

    Counter disinformation

    End repression against health workers who speak up

    More protection for health workers

    Hold perpetrators accountable

    #Covid-19 #Santé_publique #Professions_de_santé #Monde

  • Frank Robben uitgeroepen tot ’Big Brother van het Jaar’
    https://datanews.knack.be/ict/nieuws/frank-robben-uitgeroepen-tot-big-brother-van-het-jaar/article-news-1706933.html?cookie_check=1614695426

    Ministry of Privacy reikt haar eerste Privacy Awards uit. Hoewel de focus op positieve initiatieven ligt, bleek er vooral veel aandacht voor ’Big Brother van het Jaar’. Al is Robben niet de enige die kritiek krijgt. De privacy-organisatie reikt slechts vier van de zes awards uit. Bedrijf van het jaar is Nubo.coop, een coöperatieve die mail- en clouddiensten voor particulieren aanbiedt, maar daarbij sterk inzet op privacy. DPO van het jaar is Cranium, een bedrijf dat diensten rond privacy, (...)

    #Coronalert #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #consentement #données #COVID-19 #santé (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##santé ##MinistryofPrivacy

  • Sécurité Globale : la droite appelle à la reconnaissance faciale
    https://www.laquadrature.net/2021/03/02/securite-globale-la-droite-appelle-a-la-reconnaissance-faciale

    Demain 3 mars, la commission des lois du Sénat examinera la loi Sécurité Globale, déjà adoptée en novembre par l’Assemblée nationale (relire notre réaction). Alors que le texte était déjà largement contraire à la Constitution et au droit européen (relire notre analyse), les sénateurs et sénatrices de droite et du centre souhaitent s’enfoncer encore plus loin dans l’autoritarisme en officialisant un système jusqu’alors implicite dans la loi : instaurer un vaste régime de reconnaissance faciale. Dans le cadre (...)

    #drone #CCTV #anti-terrorisme #biométrie #facial #législation #reconnaissance #vidéo-surveillance #LoiSécuritéGlobale #surveillance (...)

    ##LaQuadratureduNet

  • How the Public-Health Messaging Backfired - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2021/02/how-public-health-messaging-backfired/618147

    Par Zeynep Tufekci

    When the polio vaccine was declared safe and effective, the news was met with jubilant celebration. Church bells rang across the nation, and factories blew their whistles. “Polio routed!” newspaper headlines exclaimed. “An historic victory,” “monumental,” “sensational,” newscasters declared. People erupted with joy across the United States. Some danced in the streets; others wept. Kids were sent home from school to celebrate.

    One might have expected the initial approval of the coronavirus vaccines to spark similar jubilation—especially after a brutal pandemic year. But that didn’t happen. Instead, the steady drumbeat of good news about the vaccines has been met with a chorus of relentless pessimism.

    The problem is not that the good news isn’t being reported, or that we should throw caution to the wind just yet. It’s that neither the reporting nor the public-health messaging has reflected the truly amazing reality of these vaccines. There is nothing wrong with realism and caution, but effective communication requires a sense of proportion—distinguishing between due alarm and alarmism; warranted, measured caution and doombait; worst-case scenarios and claims of impending catastrophe. We need to be able to celebrate profoundly positive news while noting the work that still lies ahead. However, instead of balanced optimism since the launch of the vaccines, the public has been offered a lot of misguided fretting over new virus variants, subjected to misleading debates about the inferiority of certain vaccines, and presented with long lists of things vaccinated people still cannot do, while media outlets wonder whether the pandemic will ever end.

    This pessimism is sapping people of energy to get through the winter, and the rest of this pandemic. Anti-vaccination groups and those opposing the current public-health measures have been vigorously amplifying the pessimistic messages—especially the idea that getting vaccinated doesn’t mean being able to do more—telling their audiences that there is no point in compliance, or in eventual vaccination, because it will not lead to any positive changes. They are using the moment and the messaging to deepen mistrust of public-health authorities, accusing them of moving the goalposts and implying that we’re being conned. Either the vaccines aren’t as good as claimed, they suggest, or the real goal of pandemic-safety measures is to control the public, not the virus.

    Five key fallacies and pitfalls have affected public-health messaging, as well as media coverage, and have played an outsize role in derailing an effective pandemic response. These problems were deepened by the ways that we—the public—developed to cope with a dreadful situation under great uncertainty. And now, even as vaccines offer brilliant hope, and even though, at least in the United States, we no longer have to deal with the problem of a misinformer in chief, some officials and media outlets are repeating many of the same mistakes in handling the vaccine rollout.

    The pandemic has given us an unwelcome societal stress test, revealing the cracks and weaknesses in our institutions and our systems. Some of these are common to many contemporary problems, including political dysfunction and the way our public sphere operates. Others are more particular, though not exclusive, to the current challenge—including a gap between how academic research operates and how the public understands that research, and the ways in which the psychology of coping with the pandemic have distorted our response to it.

    Recognizing all these dynamics is important, not only for seeing us through this pandemic—yes, it is going to end—but also to understand how our society functions, and how it fails. We need to start shoring up our defenses, not just against future pandemics but against all the myriad challenges we face—political, environmental, societal, and technological. None of these problems is impossible to remedy, but first we have to acknowledge them and start working to fix them—and we’re running out of time.

    The past 12 months were incredibly challenging for almost everyone. Public-health officials were fighting a devastating pandemic and, at least in this country, an administration hell-bent on undermining them. The World Health Organization was not structured or funded for independence or agility, but still worked hard to contain the disease. Many researchers and experts noted the absence of timely and trustworthy guidelines from authorities, and tried to fill the void by communicating their findings directly to the public on social media. Reporters tried to keep the public informed under time and knowledge constraints, which were made more severe by the worsening media landscape. And the rest of us were trying to survive as best we could, looking for guidance where we could, and sharing information when we could, but always under difficult, murky conditions.

    Despite all these good intentions, much of the public-health messaging has been profoundly counterproductive. In five specific ways, the assumptions made by public officials, the choices made by traditional media, the way our digital public sphere operates, and communication patterns between academic communities and the public proved flawed.

    While visible but low-risk activities attract the scolds, other actual risks—in workplaces and crowded households, exacerbated by the lack of testing or paid sick leave—are not as easily accessible to photographers. Stefan Baral, an associate epidemiology professor at the Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, says that it’s almost as if we’ve “designed a public-health response most suitable for higher-income” groups and the “Twitter generation”—stay home; have your groceries delivered; focus on the behaviors you can photograph and shame online—rather than provide the support and conditions necessary for more people to keep themselves safe.

    And the viral videos shaming people for failing to take sensible precautions, such as wearing masks indoors, do not necessarily help. For one thing, fretting over the occasional person throwing a tantrum while going unmasked in a supermarket distorts the reality: Most of the public has been complying with mask wearing. Worse, shaming is often an ineffective way of getting people to change their behavior, and it entrenches polarization and discourages disclosure, making it harder to fight the virus. Instead, we should be emphasizing safer behavior and stressing how many people are doing their part, while encouraging others to do the same.

    Harm Reduction

    Amidst all the mistrust and the scolding, a crucial public-health concept fell by the wayside. Harm reduction is the recognition that if there is an unmet and yet crucial human need, we cannot simply wish it away; we need to advise people on how to do what they seek to do more safely. Risk can never be completely eliminated; life requires more than futile attempts to bring risk down to zero. Pretending we can will away complexities and trade-offs with absolutism is counterproductive. Consider abstinence-only education: Not letting teenagers know about ways to have safer sex results in more of them having sex with no protections.

    As Julia Marcus, an epidemiologist and associate professor at Harvard Medical School, told me, “When officials assume that risks can be easily eliminated, they might neglect the other things that matter to people: staying fed and housed, being close to loved ones, or just enjoying their lives. Public health works best when it helps people find safer ways to get what they need and want.”

    Another problem with absolutism is the “abstinence violation” effect, Joshua Barocas, an assistant professor at the Boston University School of Medicine and Infectious Diseases, told me. When we set perfection as the only option, it can cause people who fall short of that standard in one small, particular way to decide that they’ve already failed, and might as well give up entirely. Most people who have attempted a diet or a new exercise regimen are familiar with this psychological state. The better approach is encouraging risk reduction and layered mitigation—emphasizing that every little bit helps—while also recognizing that a risk-free life is neither possible nor desirable.

    Socializing is not a luxury—kids need to play with one another, and adults need to interact. Your kids can play together outdoors, and outdoor time is the best chance to catch up with your neighbors is not just a sensible message; it’s a way to decrease transmission risks. Some kids will play and some adults will socialize no matter what the scolds say or public-health officials decree, and they’ll do it indoors, out of sight of the scolding.

    And if they don’t? Then kids will be deprived of an essential activity, and adults will be deprived of human companionship. Socializing is perhaps the most important predictor of health and longevity, after not smoking and perhaps exercise and a healthy diet. We need to help people socialize more safely, not encourage them to stop socializing entirely.

    Moreover, they have delivered spectacular results. In June 2020, the FDA said a vaccine that was merely 50 percent efficacious in preventing symptomatic COVID-19 would receive emergency approval—that such a benefit would be sufficient to justify shipping it out immediately. Just a few months after that, the trials of the Moderna and Pfizer vaccines concluded by reporting not just a stunning 95 percent efficacy, but also a complete elimination of hospitalization or death among the vaccinated. Even severe disease was practically gone: The lone case classified as “severe” among 30,000 vaccinated individuals in the trials was so mild that the patient needed no medical care, and her case would not have been considered severe if her oxygen saturation had been a single percent higher.

    These are exhilarating developments, because global, widespread, and rapid vaccination is our way out of this pandemic. Vaccines that drastically reduce hospitalizations and deaths, and that diminish even severe disease to a rare event, are the closest things we have had in this pandemic to a miracle—though of course they are the product of scientific research, creativity, and hard work. They are going to be the panacea and the endgame.

    Just a few days later, Moderna reported a similar 94.5 percent efficacy. If anything, that provided even more cause for celebration, because it confirmed that the stunning numbers coming out of Pfizer weren’t a fluke. But, still amid the political turmoil, the Moderna report got a mere two columns on The New York Times’ front page with an equally modest headline: “Another Vaccine Appears to Work Against the Virus.”

    So we didn’t get our initial vaccine jubilation.

    But as soon as we began vaccinating people, articles started warning the newly vaccinated about all they could not do. “COVID-19 Vaccine Doesn’t Mean You Can Party Like It’s 1999,” one headline admonished. And the buzzkill has continued right up to the present. “You’re fully vaccinated against the coronavirus—now what? Don’t expect to shed your mask and get back to normal activities right away,” began a recent Associated Press story.

    People might well want to party after being vaccinated. Those shots will expand what we can do, first in our private lives and among other vaccinated people, and then, gradually, in our public lives as well. But once again, the authorities and the media seem more worried about potentially reckless behavior among the vaccinated, and about telling them what not to do, than with providing nuanced guidance reflecting trade-offs, uncertainty, and a recognition that vaccination can change behavior. No guideline can cover every situation, but careful, accurate, and updated information can empower everyone.

    What went wrong? The same thing that’s going wrong right now with the reporting on whether vaccines will protect recipients against the new viral variants. Some outlets emphasize the worst or misinterpret the research. Some public-health officials are wary of encouraging the relaxation of any precautions. Some prominent experts on social media—even those with seemingly solid credentials—tend to respond to everything with alarm and sirens. So the message that got heard was that vaccines will not prevent transmission, or that they won’t work against new variants, or that we don’t know if they will. What the public needs to hear, though, is that based on existing data, we expect them to work fairly well—but we’ll learn more about precisely how effective they’ll be over time, and that tweaks may make them even better.

    Psychologists talk about the “locus of control”—the strength of belief in control over your own destiny. They distinguish between people with more of an internal-control orientation—who believe that they are the primary actors—and those with an external one, who believe that society, fate, and other factors beyond their control greatly influence what happens to us. This focus on individual control goes along with something called the “fundamental attribution error”—when bad things happen to other people, we’re more likely to believe that they are personally at fault, but when they happen to us, we are more likely to blame the situation and circumstances beyond our control.

    An individualistic locus of control is forged in the U.S. mythos—that we are a nation of strivers and people who pull ourselves up by our bootstraps. An internal-control orientation isn’t necessarily negative; it can facilitate resilience, rather than fatalism, by shifting the focus to what we can do as individuals even as things fall apart around us. This orientation seems to be common among children who not only survive but sometimes thrive in terrible situations—they take charge and have a go at it, and with some luck, pull through. It is probably even more attractive to educated, well-off people who feel that they have succeeded through their own actions.

    The focus on individual actions has had its upsides, but it has also led to a sizable portion of pandemic victims being erased from public conversation. If our own actions drive everything, then some other individuals must be to blame when things go wrong for them. And throughout this pandemic, the mantra many of us kept repeating—“Wear a mask, stay home; wear a mask, stay home”—hid many of the real victims.

    Study after study, in country after country, confirms that this disease has disproportionately hit the poor and minority groups, along with the elderly, who are particularly vulnerable to severe disease. Even among the elderly, though, those who are wealthier and enjoy greater access to health care have fared better.

    The poor and minority groups are dying in disproportionately large numbers for the same reasons that they suffer from many other diseases: a lifetime of disadvantages, lack of access to health care, inferior working conditions, unsafe housing, and limited financial resources.

    Many lacked the option of staying home precisely because they were working hard to enable others to do what they could not, by packing boxes, delivering groceries, producing food. And even those who could stay home faced other problems born of inequality: Crowded housing is associated with higher rates of COVID-19 infection and worse outcomes, likely because many of the essential workers who live in such housing bring the virus home to elderly relatives.

    Individual responsibility certainly had a large role to play in fighting the pandemic, but many victims had little choice in what happened to them. By disproportionately focusing on individual choices, not only did we hide the real problem, but we failed to do more to provide safe working and living conditions for everyone.

    But also, after a weary year, maybe it’s hard for everyone—including scientists, journalists, and public-health officials—to imagine the end, to have hope. We adjust to new conditions fairly quickly, even terrible new conditions. During this pandemic, we’ve adjusted to things many of us never thought were possible. Billions of people have led dramatically smaller, circumscribed lives, and dealt with closed schools, the inability to see loved ones, the loss of jobs, the absence of communal activities, and the threat and reality of illness and death.

    #Covid-19 #Vaccin #Médias #Sciences_information #Sociologie #Pandémie #Zeynep_Tufekci

  • Decolonizing solidarity

    Thinking through solidarity organizing, with an eye to how we can better live the change, as well as how we often slip in to colonial patterns when working together across distance and difference.

    http://decolonizingsolidarity.blogspot.com

    Et une #bibliographie sur zotero:
    https://www.zotero.org/groups/240008/geographies_of_social_movements

    #solidarité #Sara_Koopman #blog #colonisation #colonialisme #décolonialité #décolonisation #mouvements_sociaux #ressources_pédagogiques

    ping @cede @karine4

  • MaDada : exigeons les documents de la Technopolice
    https://technopolice.fr/blog/madada-exigeons-les-documents-de-la-technopolice

    MaDada.fr est une plateforme web citoyenne, ouverte à tous, qui facilite et permet à tout un chacun de faire des demandes d’accès aux documents administratifs. Demandons les documents de la Technopolice partout autour de nous, exigeons la transparence, afin de mieux lutter contre ces dispositifs. La campagne Technopolice vise à analyser et documenter les dispositifs de surveillance policière qui se propagent dans nos villes et nos vies, afin de mieux les contrer. Ce travail de veille et de (...)

    #consentement #données #vidéo-surveillance #surveillance #LaQuadratureduNet #Technopolice

  • #Ivry-sur-Seine : clash en Conseil municipal suite aux réactions à la #balade_décoloniale

    A Ivry-sur-Seine, la balade décoloniale organisée par un collectif d’associations fin janvier pour inviter à rebaptiser plusieurs noms de rue de la ville, a donné lieu à une tribune radicalement opposée de la part d’un élu. Le débat s’est invité de façon paroxystique au Conseil municipal de ce jeudi 11 février.

    Tout commence fin janvier par l’organisation d’une marche décoloniale dans la ville, par un collectif d’associations (Collectif Abyayala, Collectif Romain Rolland, collectif Ivryens contre la loi « séparatismes », Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI), Front uni des Immigration et des Quartiers Populaire). “Les noms des rues ne sont pas choisis par hasard, ils revêtent une dimension hautement symbolique et mémorielle. Force est de constater qu’en France, les rues sont bien souvent à la gloire de l’empire colonial. Interpeler et questionner ces noms, n’est ni une lubie, ni une question secondaire, mais bien une nécessité, même un devoir. La ville d’Ivry-sur-Seine n’est malheureusement pas épargnée par ces choix de noms de rue. On ne bâtit pas d’avenir commun sans remettre en cause les crimes contre l’humanité qu’ont été l’esclavage et la colonisation”, motive le collectif.

    5 rues rebaptisées

    Le 23 janvier, 80 personnes (selon le collectif) se retrouvent donc pour rebaptiser 5 rues. La rue #Christophe_Colomb (navigateur du 15ème siècle considéré comme le découvreur de l’Amérique) est rebaptisée rue de la lutte pour l’indépendance des peuples colonisés, la rue Jules Ferry (homme d’Etat français connu notamment pour l’instauration de l’enseignement obligatoire, gratuit et laïc en 1881, partisan actif de l’expansion coloniale) en rue #René_Vautier (réalisateur et scénariste anticolonialiste, connu notamment pour son film Avoir vingt ans dans les Aurès), la rue #Paul_Bert (médecin et ministre de la 3ème République qui a porté l’instruction publique, laïque gratuite pour tous, soutien de la colonisation) en rue #Lalla_Fatma_N’Soumer (figure du mouvement de résistance à la colonisation de l’Algérie), la rue #François_Mitterrand (président de la République de 1981 à 1995) en rue #Aroua_Keïta (figure de l’indépendantisme, du syndicalisme et du féminisme au Mali) et la place du 8 mai 1945 en 8 Mai 1945 jour de fête : victoire contre le nazisme Jour de deuil : #massacres_coloniaux à #Setif, #Guelma et #Kherrata.

    Pétition et tribune pour rebaptiser les rues

    Pour donner suite à cette marche, le collectif Abyayala lance une pétition sur Change.org pour demander à la mairie de changer le nom de la rue Christophe Colomb. “Loin du mythe du valeureux « découvreur des Indes », Christophe Colomb fut la main armée des volontés d’expansion du Vieux Monde. Son arrivée de l’autre côté de l’océan Atlantique en 1492 est le début de la colonisation européenne sur le continent américain, pose le collectif. Contrairement aux croyances inculquées, le continent n’était ni vierge, ni inhabité et certainement pas à disposition. L’Amérique n’a pas été découverte mais envahie. Cette entreprise se déroula de façon violente, les indigènes furent massacré·es, violé·es, spolié·es de leurs terres et de leurs identités.” Voir la pétition qui a recueilli à ce jour une centaine de signatures : https://www.change.org/p/mairie-d-ivry-sur-seine-pourquoi-une-rue-christophe-colomb-%C3%A0-ivry-sur-s ?

    Les élus du groupe CCI (membre de la majorité municipale) appuient de leur côté la démarche dans l’espace de libre expression qui leur est dévolu dans le numéro de février du magazine municipal. “A peine 5% des rues rendent hommage à des femmes, l’héritage des luttes anticoloniales et contre l’esclavage ou encore l’histoire de l’immigration sont quasi absents”, déplorent Ratiba Meddas et Mehrez Mraidi dans leur tribune. “La rue du 17 octobre 1961 est attendue depuis plus de 10 ans, l’esclavage et la colonisation peinent parfois à être considérés comme ce qu’ils sont, des crimes contre l’humanité,… Pire, il reste dans notre espace urbain la trace de figures historiques associées à ces crimes”, poursuivent-ils, invitant la municipalité à “accompagner ce travail critique sur le passé et ses conséquences sur le présent” et “mettre davantage en valeur les figures émancipatrices issues de ces histoires.”

    “Une #honte faite à la République”

    Pour Sébastien Bouillaud (LR), conseiller municipal d’opposition, cette marche “est une honte faite à la République” et l’élu fustige l’initiative dans une tribune signée sur Ivry Off, un site qui se revendique comme un “blog alternatif” qui “assume son ton critique à l’égard des gestionnaires et élus de la cité.” Pour l’élu d’opposition, la marche “aurait dû être interdite et condamnée par le maire, qui par la même occasion aurait dû sanctionner les élus qui y ont participé.”

    L’élu durcit ensuite le ton vis-à-vis du groupe Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI). “Les élus de ce collectif profitent d’ailleurs régulièrement de la tribune du conseil municipal pour déclamer des discours communautaires qui n’ont rien à faire en son sein. Au fur et à mesure que l’islamo-gauchisme prospère à Ivry, la République recule”, estime le conseiller d’opposition qui considère que “les commémorations publiques deviennent des lieux de division plus que de rassemblement” et “des lieux de diffusion de messages politiques où l’extrême gauche peut critiquer encore et toujours la République et le capitalisme”, “occasion de flatter telles ou telles communautés pour des raisons électoralistes.” Et l’élu de conclure son propos par “La question qui se pose aujourd’hui est bien évidemment dans quel état Ivry sera-t-elle dans 5 ans ? Mais surtout, à quel point la majorité en place sert-elle des causes obscures voire anti-républicaines ?”
    “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale”

    C’est dans ce contexte que le débat s’est invité en Conseil municipal, la majorité faisant usage du droit de poser une question au maire prévu par le règlement intérieur, pour lui demander de réagir publiquement à cette tribune. C’est Bernard Prieur, adjoint à la citoyenneté, qui porte la question, fustigeant “des dénonciations calomnieuses” et “un discours de division”. Pour rappel, la question au maire, qui ne constitue pas une délibération soumise au vote, appelle une réponse du maire sans qu’elle soit suivie de débat. En réponse, le maire, Philippe Bouyssou (PCF) fait part de son étonnement sur la forme de la tribune. “Je ne l’avais jamais entendu tenir des propos aussi violents et réactionnaires à notre égard”, et dénonce une manœuvre de division. “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale, ce-sont ses vols, ses pillages, ses expropriations, ses crimes, ses viols, ses massacres commis au nom de la quête du profit et d’une soi-disant race supérieure”, poursuit l’édile, citant des propos Jules Ferry justifiant la colonisation de “barbares” à “civiliser” avant de conclure en invitant à “l’apaisement”, et en demandant à Sébastien Bouillaud de retirer sa tribune.

    Alors que l’intéressé souhaite réagir, le maire lui donne la parole, indiquant que c’est à titre “exceptionnel”, par rapport aux modalités prévues pour les questions aux maire dans le règlement intérieur.

    “Si je me suis permis d’écrire cette tribune c’est car j’ai vu circuler des vidéos montrant des propos terribles sur la France qui m’ont choqué et heurté. Je veux bien qu’on lance un débat sur l’histoire de France mais pas de cette façon là”, répond donc Sébastien Bouillaud invitant à un débat apaisé.
    Quand le débat sur la marche décoloniale est déporté sur le terrorisme islamiste

    Philippe Hardouin, conseiller d’opposition du groupe LREM demande alors aussi la parole et embraye sans transition sur la question du terrorisme islamiste, faisant implicitement un lien direct entre les deux sujets. “Pour nous l”ennemi, c’est le fanatisme religieux”, résume-t-il en poursuivant sur le séparatisme et la nécessité d’un débat sur la laïcité jusqu’à ce que le maire lui demande d’arrêter de parler, lui indiquant que sa réaction est “complètement hors sujet”. Philippe Hardouin, lui, souhaite poursuivre mais le micro lui est coupé. “Je vous félicite d’avoir coupé le micro, c’est un signe de faiblesse”, réagit-il. “Il n’y a autour de moi ni communautariste, ni islamiste, ni islamogauchiste. Il n’y a ici que des Ivryennes et des Ivryens et j’aimerais que chacun se respecte”, conclut le maire.

    Alors que le point suivant de l’ordre du jour est à l’initiative de Sabrina Sebaihi, adjointe écologiste, celle-ci demande une suspension de séance. “Je suis très gênée par le débat de ce soir”, motive l’élue, visiblement émue.

    “Nous n’avons plus rien à faire dans ce Conseil ce soir”, reprendra Philippe Hardouin au moment de la reprise de séance, quittant la salle avec les élus du groupe LREM et du groupe de Sébastien Bouillaud.

    La séance s’est ensuite prolongée jusqu’à 2 heures du matin, le temps d’épuiser l’ordre du jour.

    https://94.citoyens.com/2021/ivry-sur-seine-clash-en-conseil-municipal-suite-aux-reactions-a-la-bala

    #toponymie #colonisation #colonialisme #toponymie_politique #France #noms_de_rue

    ping @cede

  • « Alibaba, c’est un monde dont nous ne voulons pas ! »
    https://www.lecho.be/entreprises/logistique/alibaba-c-est-un-monde-dont-nous-ne-voulons-pas/10287814

    Des activistes de tous bords veulent empêcher la venue d’Alibaba à Liege Airport. Comment résistent leurs idéaux face à la réalité économique et au pragmatisme politique ? Dans la neige qui balaye un champ inculte, quelques jeunes bravent le froid et traversent la plaine. Au loin, un chantier sort de la brume. Ce sont les futurs bâtiments du centre de tri de Cainiao, la filiale logistique de Alibaba. Un premier hall de 30.000 m² pour un projet qui s’étendra, à terme, sur près de 38 hectares. Ce (...)

    #Alibaba #activisme #consommation

    https://images.lecho.be/view

  • Facial recognition tech stories and rights harms from around the world
    https://www.inclo.net/pdf/in-focus-facial-recognition-tech-stories.pdf

    From Delhi to Detroit, Budapest to Bogota, Facial Recognition Technology (FRT) is being rapidly deployed in public and private spaces across the world. As of 2019, 64 out of 176 countries were using facial recognition surveillance systems. In the US alone, more than 50 percent of all American adults were in a police recognition database, as of 2016. Law enforcement agencies say they use FRT for law enforcement purposes. For example, the FBI in the US has testified that FRT “produces a (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #COVID-19 #santé #surveillance (...)

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