• Contribuez à la #consultation du collectif #LeJourdAprès


    –-> 11 thèmes à discuter

    Thème 1 - "Le plus important, c’est la #santé !" : quel #système_de_santé demain ?

    Thème 2 - Métro, boulot, robot” : quel monde du #travail voulons-nous ?

    Thème 3 - “A consommer avec modération” : vers une société de la #sobriété ?

    Thème 4 - “Des liens plutôt que des biens” : comment retisser des #solidarités ?

    Thème 5 - “Éducation et #jeunesse” : comment construire une #société_apprenante ?

    Thème 6 - “L’homme face à la machine” : peut-on humaniser le #numérique ?

    Thème 7 - “Une #démocratie plus ouverte” : comment partager le #pouvoir ?

    Thème 8 - “L’avenir de nos #territoires” : quel nouveau contrat pour les renforcer et préserver leur diversité ?

    Thème 9 - L’Europe dans le monde” : comment recréer une #solidarité_européenne et internationale ?

    Thème 10 - “Notre richesse est invisible” : comment mieux évaluer le bien-commun ?

    Thème 11 - "Le nerf de la guerre" : quel financement & quel nouveau #partage_des_richesses ?

    https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr
    #le_monde_d'après #futur #consommation #solidarité #éducation #solidarité_internationale #bien_commun #richesse #pauvreté

    • Autour de l’éducation, voici un commentaire reçu via la mailing-list Facs et labos en lutte, le 06.04.2020 :

      Je suis allé voir sur leur site (appelé judicieusement « #le_jour_d'après » pile une semaine après la #tribune appelant à un futur écologique féministe et social et signée par 18 organisations : une bonne façon de reprendre le nom et de mettre le flou (de façon voulue ou non je ne me prononcerai pas).

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).
      Mais quand on fouille dans chaque thème, on aperçoit déjà un sacré biais sur la vision du jour d’après de ces députés :

      thème sur le soin :
      « il est aussi évident que notre système de soins a montré des limites inquiétantes [...] manque d’investissement dans la recherche (comme par exemple en #intelligence_artificielle » ? Le lien coronavirus -> médical -> recherche -> #IA est à m’expliquer... drôle de vision de la recherche en tout cas... Très #LPPR compatible...

      Thème sur l’éducation :
      « La crise nous a montré que de nouvelles façons d’apprendre sont possibles et à encourager : continuité pédagogique en ligne, mobilisation sans précédent des #EdTech, industrialisation des #Moocs et de la formation continue en ligne, cours et astuces via les #réseaux_sociaux »
      Super nouvelle pour toute la start-up éducation, une belle vision de l’#apprentissage !

      Encore plus orientant, la plateforme ne s’arrête pas à une consultation mais propose des #ateliers. Il y en a 3 pour l’instant et le moins qu’on puisse dire c’est que ça laisse songeur...
      « le jour d’après sera numérique ou ne sera pas ».
      Pour l’atelier « leçons à tirer de la crise » c’est #Laurent_Berger secrétaire général de la CFDT (pour la retraite à point ne l’oublions pas) qui est invité.
      Belle #démocratie_participative où on invite toujours les mêmes...

      à mon sens on ne peut que rester sceptique et prudent quand on sait d’où viennent les députés de la tribune (#Cédric_Villani signataire est aussi auteur d’un des rapports de la LPPR)... Est-ce l’arrivée d’un #grand_débat_bis ? Encore une fameuse/fumeuse initiative de démocratie participative complètement biaisée d’avance ?
      En tout cas au vu de l’organisation ça semble être un sacré bulldozer et ça n’est pas le plus rassurant.

    • A mettre en regard des (encore trop gentilles) propositions d’Attac :

      4 mesures d’urgence
      – L’ arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
      – Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
      – La suspension immédiate des versements de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
      – La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

      Dès maintenant et à long terme
      Il ne s’agit pas ensuite de relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement ! Nous demandons que s’engagent sans plus attendre des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça :
      – Un plan de développement de tous les services publics, en France et dans le monde.
      – Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières renforcée et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
      – Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et de répondre à la crise écologique.

      https://france.attac.org

    • Ce truc du parlement ouvert, c’est pas des députés qui se font un supplément d’âme ?

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).

      Niet, le jour d’après qui nous revend du partage de la connaissance et du numérique à tire-larigot !

    • Je vois, je vois ... Et sinon, pour le hashtag que j’avais initié ici même, (en l’occurence « le jour d’après ») je me sens un peu con. Une idée pour un éventuel détournement de LEUR « jour d’après » ?

      {edit] :
      * idée n°1 : « La nuit d’après » ?
      * idée n°2 : « Le Grand-Soir d’après » ?
      * idée n°3 : « the mess after » ?

    • 58 parlementaires appellent les Français à construire le monde d’après

      Des parlementaires de différentes sensibilités politiques lancent un appel invitant les Français à imaginer un « grand plan de transformation de notre société » à l’issue de la crise épidémique. Une consultation est ouverte à partir de samedi et pour une durée d’un mois, pour recueillir les propositions.

      Construire ensemble le monde de l’après-crise, c’est l’ambition de 58 parlementaires de différentes sensibilités politiques, pour la plupart députés, qui lancent un appel en ce sens aux citoyens et aux forces vives du pays (voir ci-bas). Pour écrire « notre avenir commun », ils organisent, jusqu’au dimanche 3 mai, une grande consultation ouverte à tous.

      Chacun est invité à contribuer sur la plateforme en ligne lejourdapres.parlement-ouvert.fr ou à se prononcer sur un certain nombre de propositions avancées par les signataires de cet appel. Emmenés par Matthieu Orphelin (Libertés et Territoires), Aurélien Taché (LaREM) et Paula Fortezza (ex-LaREM), ils pensent qu’"il y aura un avant et un après coronavirus" qui nécessitera bien plus qu’un « simple plan de relance ». Ils plaident pour établir collectivement un « grand plan de transformation de notre société et de notre économie » et estiment qu’il « faudra réapprendre la sobriété, la solidarité et l’innovation ». Les députés à l’origine de cette initiative sont issus de plusieurs groupes de l’Assemblée nationale (La République en Marche, Libertés et Territoires, Mouvement démocrate, Socialistes et apparentés, UDI Agir et Indépendants, non-inscrits).

      Cette crise « a violemment révélé les failles et les limites de notre modèle de développement, entretenu depuis des dizaines d’années. Elle nous rappelle le sens de l’essentiel : notre souveraineté alimentaire, notre besoin de sécurité sanitaire européenne, notre production locale pour des emplois de proximité, le besoin de relever les défis environnementaux, de réapprendre à vivre en concordance avec la nature, de réinventer le lien social et le vivre-ensemble, de développer la solidarité internationale plutôt que de favoriser le repli sur soi » écrivent les parlementaires dans leur appel.
      Des propositions tous azimuts

      Pour alimenter la réflexion sur la société de demain, des ateliers participatifs, visionnables en ligne, avec de grands témoins comme Laurence Tubiana, Laurent Berger et Cynthia Fleury, seront également organisés.

      Onze thèmes sont soumis à la discussion : la santé, le travail, les solidarités, le bien commun, le numérique, les territoires, le partage des richesses, etc. Autant de sujets sur lesquels les parlementaires avancent déjà des propositions, parfois déjà entendues lors de débats à l’Assemblée nationale. Parmi ces propositions : une revalorisation de 200 euros nets mensuels pour les aides à domicile, aides-soignantes, infirmières et autres agents hospitaliers, une TVA réduite sur les biens de consommation issus de l’économie circulaire, une relocalisation de l’activité industrielle en France et en Europe, un renforcement de 5 milliards par an des investissements des collectivités territoriales dans la transition écologique, une taxation du kérosène sur les vols intérieurs, la création d’une réserve solidaire de bénévoles associatifs, la revalorisation des salaires et des carrières des enseignants pour la rentrée de septembre 2020, la création d’un revenu universel dès l’âge de 18 ans.

      Autres propositions : une augmentation du barème des droits de succession et de mutation, une plus grande progressivité de l’impôt, une révision du barème de la flat tax, l’ajout d’impôt sur les liquidités pour compléter l’impôt sur le fortune immobilière, le fléchage du cibler le crédit impôt recherche vers les entreprises qui relocalisent, la mise en place d’un green new deal européen, d’un plan de relance par l’investissement abondé par une taxation européenne sur les transactions financières et d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe,

      « Une synthèse de la consultation sera rendue publique avant mi-mai », indique le texte de l’appel. Avec à la clé, ambitionnent les parlementaires à l’origine de cette initiative, un plan d’action politique à décliner en mesures législatives.

      http://www.lcp.fr/actualites/58-parlementaires-appellent-les-francais-construire-le-monde-dapres

  • De quelques perturbations en mode « jaune » concernant la conférence sur l’#intelligence_artificielle lors de la venue de #Cédric_Villani, le pape du #big_data auprès de la « république-en-marche ». Quand un « boss » des maths met son « intelligence agency » au service des #gestionnaires_du_cheptel_humain.
    De l’expertise à la « vulgarisation », le raccourci était aisé à prendre pour satisfaire une ambition inavouable à exercer le pouvoir lequel n’ayant plus pour seule issue qu’une fuite en avant éperdue pour toujours garder le bénéfice d’un mauvais coup d’avance.

    Albi : une conférence de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle perturbée par des gilets jaunes
    https://lundi.am/Albi-une-conference-de-Cedric-Villani-sur-l-intelligence-artificielle-perturbe

    Jeudi 4 avril, les milieux d’affaires tarnais avaient convié dans l’amphithéâtre d’honneur de l’Ecole des Mines d’Albi l’excellent Cédric Villani, député En Marche et mathématicien, pour disserter sur l’économie numérique et la société du big data.
    Il a été interrompu par un cloud d’opposant.es à la Start-up Nation qui se sont introduit.es sur le podium afin d’y exposer un avis quelque peu contradictoire sous la forme d’une lettre.
    La lettre en question :

    Autres articles en rapport :

    https://lundi.am/IA-5G-Linky-innover-pour-aggraver-la-crise-sociale-et-e%CC%81cologique

    L’intelligence artificielle en marche pour foncer dans le mur

    L’IA sert à automatiser et surveiller, mais ce n’est pas tout : tous les dispositifs ayant recours à l’IA aggraveront aussi le désastre écologique. Car ils supposent une augmentation infinie de la production de matériel informatique : ordinateurs, antennes 5G, data center, etc. Tout cela implique une croissance abyssale de la consommation d’énergie et de métaux, donc de la production minière, base de l’économie numérique comme de toute industrie. De ce point de vue, venir parler d’IA dans une Ecole des Mines est on ne peut plus significatif. Car l’industrie minière est la plus polluante du monde, tant par ses émissions de CO2 que par les catastrophes irréversibles qu’elle entraine régulièrement (pensons aux barrages de déchets qui cèdent). Loin d’être « immatérielle », l’économie numérique est aussi très polluante car les appareils qu’elle produit et que nous jetons de plus en plus vite sont impossibles à recycler tant ils sont miniaturisés. Bref, elle est un facteur de plus dans la fuite en avant vers le désastre écologique, qui s’accélère de jour en jour.

    Ce n’est pas faute d’avoir été prévenus. Depuis plus de cinquante ans, des millions de gens tirent la sonnette d’alarme. Ils rappellent un principe simple : une croissance illimitée est impossible sur une planète aux ressources limitées. Ce principe qu’un enfant peut saisir, Macron, Villani et les entrepreneurs d’Ecoter ne l’ont pas compris. Ou plutôt, ils s’assoient dessus, emprisonnés dans leurs raisonnements économiques à court terme et aveuglés par les colonnes de chiffres auxquelles la réalité se résume selon eux. A moins qu’ils n’espèrent avoir assez de fric pour se mettre à l’abri des pires effets de la catastrophe – ce qui est malin, à défaut d’être intelligent.

    Avec des classes dirigeantes aussi méchamment stupides et myopes, on pourrait se réjouir du développement de l’IA, en imaginant qu’elle pourrait pallier leur déficit mental. Mais ce serait se mettre le doigt dans l’œil. Car l’intelligence artificielle, ce n’est qu’une aveugle capacité de calcul. Comme le rappelle le créateur du programme de dialogue automatique ELIZA, dont on équipe actuellement des robots pour tenir compagnie aux personnes âgées esseulées (autre « progrès social » que promet l’IA), son programme ne comprend rien, il ne fait que calculer les chances que telle réponse programmée corresponde plus que telle autre à telles informations perçues (ce qu’exprime la personne). Or, l’intelligence dont nous avons besoin est celle qui permet de voir la réalité en face et les limites qui la caractérisent, et de savoir s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

    http://hors-sol.herbesfolles.org/wp-content/uploads/Au-nord-de-l%C3%A9conomie.pdf

    Nous vous écrivons du nord de la France. Symbole de la désindustrialisation, celui-ci ressemble à d’autres nords, des États-Unis ou d’Angleterre, qui résument et révèlent le point de rupture où se trouve l’économie mondiale. Cette terre de désespoir, de chômage, d’alcoolisme et de votes Front national provoque deux réflexes de survie : la ré-industrialisation et/ou la « Troisième révolution industrielle ». Qu’importe le chemin, tant qu’on entrevoit un espoir. Passant des corons au co-working, nous nous sommes donnés pour objet d’attaquer dans un même élan le vieux monde industriel et le nouveau monde technologique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9dric_Villani#cite_note-37

    Le 8 septembre 2017, il est chargé par le Premier ministre Édouard Philippe d’une mission parlementaire sur l’intelligence artificielle d’une durée de six mois. Le 29 mars 2018, il participe à la conférence « AI for Humanity », lors de laquelle il présente son rapport sur l’intelligence artificielle dévoilé la veille : Donner un sens à l’intelligence artificielleN 1,35,34. Il y préconise de centrer les efforts en intelligence artificielle sur quatre domaines : la santé, la mobilité, l’environnement et la défense

    Le rapport en question (si ça vous tente) : https://www.aiforhumanity.fr/pdfs/9782111457089_Rapport_Villani_accessible.pdf

    Comme bien d’autres adolescents férus de sciences dans les années 80, j’ai fait la connaissance de l’intelligence artificielle dans les superbes ouvrages de vulgarisation de Douglas Hofstadter, qui mettait en scène Alan Turing avec une passion contagieuse. Mais comme bien des mathématiciens débutant la carrière dans les années 90, j’ai profondément sous-estimé l’impact de l’intelligence artificielle, qui ne donnait finalement, à cette époque, que peu de résultats. Quelle surprise ce fut d’assister, dans les années 2010, à l’incroyable amélioration de ses performances... Devenu moi-même vulgarisateur, je me suis mis à développer le sujet régulièrement, dans mes conférences publiques comme dans mes échanges avec le monde de l’entreprise. Et ce fut une surprise non moins grande de voir mes ouvrages de recherche sur le transport optimal cités dans des articles récents sur l’intelligence artificielle : comme un signe qu’il m’était impossible d’échapper à ce sujet polymorphe ! Du reste, depuis quelques années plus personne ne peut y échapper, tant il est devenu omniprésent dans les discussions économiques et sociales. Aussi ai-je été à peine surpris quand le Premier ministre me confia une mission d’information sur la stratégie française et européenne en intelligence artificielle. Le défi était grand, mais mon enthousiasme considérable. (tu m’étonnes ...)

    #low_tech #luddisme (yellow-friendly)

  • Jusqu’où ira l’acceptation du capitalisme numérique et du transhumanisme ? Robin Delobel - 3 décembre 2018 - CATDM
    http://www.cadtm.org/Jusqu-ou-ira-l-acceptation-du-capitalisme-numerique-et-du-transhumanisme

    Après le #TINA (There is no alternative) de l’#idéologie_néolibérale, on assiste à l’apparition ces dernières années d’un TINA qui couvre une partie encore plus large du spectre politique. Il s’agit d’un TINA qui classe comme réactionnaire toute personne qui émet des doutes quant aux bienfaits du #tout_numérique, de la #robotisation, de l’#intelligence_artificielle, du #transhumanisme. Face à des questionnements ou des arguments qui contredisent le caractère bénéfique et souhaitable de cette dynamique, la réplique habituelle tient à présenter cette fuite en avant technologique comme une évolution naturelle de l’histoire, auquel on ne pourrait s’opposer sous peine d’être classé de dangereux passéiste, contre le « #Progrès ».

    Comment se positionnent #médias généralistes et courants politiques dits de gauche face à ce phénomène dont l’évocation dans les médias suit une courbe parallèle aux financements, c’est-à-dire exponentielle ?

    Vendredi 23 février 2018, la Foire du livre de Bruxelles nous offre le plaisir de venir écouter #Laurent_Alexandre. 13h Grand place du Livre, la salle est comble. L’intitulé de la rencontre organisée par la Foire du Livre de Bruxelles et La Libre Belgique : « Faut-il avoir peur de l’Intelligence Artificielle ? »

    Chirurgien et neurobiologiste, Laurent Alexandre se penche sur les mutations considérables que l’IA risque de provoquer dans nos modes de vie et dans notre conception de l’éducation. Tout au long de l’exposé, très peu de nuances ou d’arguments construits, la réponse au titre de la rencontre est non bien entendu.

    L’animateur Pierre-François Lovens lui tend le micro et le laisse énoncer des énormités l’une après l’autre. A la fin de son exposé, alors que nous lui posons quelques questions impertinentes, il nous répond avec orgueil des #poncifs ultralibéraux démontrant son idéologie hors-sol. Notamment sur l’impossibilité physique de généraliser la #robotisation (demandeuse de quantités énormes de ressources et de métaux, promis à la raréfaction et donc un enchérissement), il répondait « pas de problème on ira les chercher sur Mars » !

    Pourquoi s’attarder sur Laurent Alexandre ? Cet ambassadeur du transhumanisme réel est un invité régulier des médias dominants. Il y a quelques années son discours sur les plateaux télé consistait à affirmer haut et fort « l’homme qui vivra 1000 ans est déjà né ». Ayant sûrement remarqué qu’il passait pour un rigolo, même si les médias qui l’invitent le présentent uniquement sous son angle le plus sérieux, médecin urologue alors qu’on pourrait le présenter également comme entrepreneur et ardent défenseur (il faudrait peut être dire attaquant vu son zèle et son activisme) du transhumanisme, Laurent Alexandre a adapté quelque peu son discours de communicant. Actionnaire à La Tribune et président de la société #DNAVision, une société spécialisée dans le séquençage génétique domiciliée tout comme lui à Bruxelles, il aime à se présenter, selon son auditoire, comme un régulateur, voire même un lanceur d’alerter « car on est déjà à la traîne face aux asiatiques ».

    Laurent Alexandre, dont les conférences sont tarifées entre 5000 et 12 000 euros, affirme que l’espérance de vie va doubler au moins au cours du 21e siècle. Pourtant, l’EVSIn, l’espérance de vie sans incapacité régresse en France, l’espérance de vie tout court diminue aux États-Unis, pays d’origine du mouvement transhumaniste. En cause, les pollutions chimiques dispersées dans l’air et les aliments par les industries et le système alimentaire conventionnel. Chroniqueur au Huffington Post, au Monde et à l’Express, ce personnage sûr de lui est un bon client pour des médias dont les journalistes ne demandent pas mieux que d’avoir un grand bavard, annonciateur de « bonnes nouvelles » et qui peut s’exprimer sur tout et n’importe quoi. En Belgique, la RTBF, la Libre et Le Soir l’ont invité plus d’une fois pour livrer ses prédictions.

    Libération et France Inter Voyagent au cœur de l’IA

    Au-delà de l’activisme forcené de Laurent Alexandre, les médias généralistes font rarement preuve d’analyse critique quand il s’agit de traiter de tout ce qui touche au numérique, à la robotisation et au transhumanisme, phénomène que Bruno Poncelet nomme #capitalisme_numérique. « La révolution numérique, une expression à mettre en doute, c’est plein d’outils différents qui se combinent les uns aux autres : la robotisation, l’internet des objets (objets connectés qui communiquent entre eux), l’IA (programmes de logiciels ou des robots qui s’auto-contrôlent, se gouvernent de plus en plus de manière autonome), c’est le #Big Data (des logiciels qui sont capables d’exploiter toutes les données récoltées sur les gens à chaque fois qu’ils sont connectés, appelé l’or noir du 21e siècle). Enfin la révolution numérique c’est aussi le mélange entre la biologie et le silicium : mélanger des contenus informatiques avec des contenus biologiques, corps d’animaux et d’être humains » [3].

    Ce recul critique amené par Bruno Poncelet est rarement perçu dans les médias. La pluralité des opinions et des analyses est généralement réduite à un cadre restreint aux côtés positifs, voire aux avantages hypothétiques de cette « révolution numérique ».

    En novembre 2015, Libération organisait à Grenoble un forum « Mon corps connecté – Comment la technologie révolutionne la santé ». Sans dire le mot, la #propagande transhumaniste était déjà bien présente. Après avoir préparé le terrain depuis plusieurs années à coups d’articles et d’interviews a-critiques, Libération et France Inter, deux médias dits de gauche, organisaient ce 24 janvier 2018 un grand forum intitulé « Voyage au cœur de l’#IA, Travail, santé, éthique, comment l’intelligence artificielle va changer nos vies ? » Même pas besoin de se poser la question si on aura le choix mais plutôt, « accrochez-vous, écoutez comment ça va se passer ». Un événement sponsorisé par la #Maif, #Malakof_Mederic et #Total. « Depuis quelques mois, plus un jour sans que ces deux lettres « IA » ne s’invitent dans les médias » annoncent-ils très justement. « Le grand public commence à se familiariser peu à peu avec cette notion d’intelligence artificielle qui s’est développée bien avant que nous ayons pris conscience de son ampleur, de ses applications et de ses enjeux. » En effet, au lieu de nous fournir une information équilibrée, proposant des arguments sérieux quant à l’impact démocratique, social, écologique, philosophique de la numérisation massive des données ces mêmes médias ont préféré faire souvent office de support publicitaire en préconisant le haut débit partout, les #smarts_cities (villes connectées) et s’extasiant quotidiennement pour chaque nouvel objet high-tech sorti sur le marché.

    Libération et France Inter dans le numéro spécial qui servait de plaquette publicitaire à ce grand forum annonçaient offrir la parole à un panorama d’acteurs. On ne trouve pourtant pas une trace du moindre #technocritique. Parmi les invités figurait #Cédric_Villani, la caution scientifique du président Macron. Le mathématicien, devenu député il y a un an, estime que les gens comme « Kurzweil sont plus crédibles dans leur approche, car ils ont travaillé dans la technologie ». Villani remettait le 29 mars 2018 son rapport avec un plan d’action national pour le développement de l’intelligence artificielle en France, avec à la clé un petit pactole de 1,5 milliards d’euros d’argent public promis.

    Parmi les autres VIP du jour on pouvait écouter #Yann_Le Cunn_directeur du laboratoire de recherche en intelligence artificielle de Facebook. PMO écrivait dans une note sur le festival organisé par le journal Le Monde en septembre 2017, où Le Cunn était également invité : « Pendant que certains réactionnaires s’échinent à développer l’intelligence humaine, Le Cunn, lui, se consacre à périmer nos cerveaux avec ses machines surpuissantes. C’est grâce à lui que vos smartphones et autres prothèses électroniques sont capables de reconnaître et de nommer des visages dans des images – c’est-à-dire de nous traquer partout. Les rêves des technocrates se réalisent pour notre cauchemar » [4].

    Une philosophe aurait peut-être le courage d’émettre quelques réserves lors de ce forum ? Catherine Malabou, qui a publié en 2017 Métamorphose de l’intelligence : que faire de leur cerveau bleu ?, aime plutôt à imaginer une vie en harmonie avec les robots : « Je pense que l’ère de l’intelligence artificielle qui s’annonce aujourd’hui peut ouvrir la possibilité d’une plasticité nouvelle. (...) Pour l’instant on n’en est qu’à la cartographie de cerveaux de rongeurs mais avec les progrès de la cybernétique on peut formuler l’hypothèse que le cerveau humain pourra être cartographié ». Ou comment des philosophes de salon peuvent servir de caution intellectuelle lors des grandes messes à la gloire du progrès technologique.

    Le merveilleux univers numérique du journal Le Soir
    Le journal Le Soir regorge également d’articles technophiles faisant fi de tout travail journalistique sérieux, avec prise de recul et réflexion sur les enjeux sociaux, économiques, écologiques, démocratiques... Chaque jour au moins un article peut surprendre par le manque de distance quant aux nouvelles applications technologiques qui illustrent ce capitalisme numérique décrit par Bruno Poncelet. Des injonctions à passer au haut débit dans les vols low-cost à l’exigence de numériser l’enseignement sans plus attendre, tout y passe.

    Prenons-en juste un, au moment de boucler cet article, le 5 juin 2018, Le Soir annonce en Une, « Au supermarché, faire ses courses par smartphone de A à Z ». Les premières pages du journal sont consacrées à cette nouvelle primordiale. Plusieurs magasins du groupe Colruyt lancent ce jour-même le mouvement avant de l’appliquer dans les autres enseignes du groupe.

    Dans l’introduction, le journaliste évoque de « graves problèmes de société » même si ce « nouvel outil numérique semble épatant ». Trois colonnes pour aborder sous différents angles l’info du jour : l’humain, l’emploi, la vie privée. A la question De la conso complètement désincarnée, un psychologue de la consommation à l’UCL nous fait remarquer que les « personnes au #profil_prosocial peuvent effectivement percevoir ce nouvel outil numérique comme source de déshumanisation ». Il faudrait avoir un profil « prosocial » pour apprécier le contact humain, tout est question, de choix et de droits individuels tant pis pour l’impact sociétal. De toute façon, le journaliste nous rassure, à travers les propos de l’universitaire, ce changement n’entrave pas fondamentalement les contacts que l’on peut avoir dans un magasin : « il ne faudrait pas non plus réduire l’expérience sociale dans un magasin aux interactions directes que l’on a avec le personnel de caisse. Dans un magasin, on est en contact avec d’autres clients avec lesquels on n’interagit pas spécifiquement. Mais rien qu’être présent et échanger des regards permet de nourrir du #lien_social ».

    Concernant la question de l’emploi, Plus de machines, moins de Personnel ? Le gérant d’un magasin Spar assure qu’à choisir entre le personnel et le #self-scan par smartphone, il sauverait bien sûr le personnel. Du côté de Colruyt, on assure que cette innovation est là pour le bien-être des clients et non pour diminuer le personnel. Ce qui est contredit chiffres à l’appui par un représentant CNE mais qui conclut que « ce mouvement est hélas inéluctable » en argumentant en faveur d’une proposition du type de celle de Benoit Hamon « on peut diminuer le temps de travail en taxant les machines ».

    Chez écolo, on rêve d’une société de loisirs où le travail serait laissé aux robots
    #Etopia, bureau d’étude du parti Ecolo, organisait un week-end consacré à l’intelligence artificielle du 16 au 18 mars 2018. Curieux d’entendre leurs positionnements, je m’y suis rendu à cette rencontre de 3 jours intitulée « Aie Robots ».

    L’invitation à ces « Rencontres des Nouveaux Mondes » se présentait comme telle : Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? Faut-il la craindre ? Faut-il s’en réjouir ? Peut-elle seconder l’humanité dans la résolution de ses grands problèmes ? Ou au contraire constitue-t-elle l’un d’entre eux ? L’humanité pourrait-elle être tentée de se confier à la perfection des machines qui pourraient choisir, décider et agir à notre place ?

    Le samedi après-midi, nous pouvions participer à deux ateliers parmi les 8 proposés :
    – L’IA permettra-t-elle de vaincre la maladie ?
    – Les guerres de demain : l’essor des robots-tueurs et des cyberattaques ?
    – Capteurs, géolocalisation, IA et big-data : quels impacts sur notre mobilité ?
    – La digitalisation est-elle la prochaine révolution de l’agriculture ?
    – Le gouvernement des algorithmes est-il démocratique ?
    – Intelligence artificielle et enseignants : la grande alliance éducative ?
    – Intelligence artificielle : le grand remplacement des travailleurs ?
    – Les robots deviendront-ils nos compagnons de vie ?

    J’avais choisi de me rendre à celui sur la mobilité et celui sur l’agriculture, qui me semblaient parmi ceux où Ecolo et #Etopia pouvaient avoir la réflexion la plus aboutie.

    Comment l’évolution fulgurante des capteurs, de la géolocalisation, de l’intelligence artificiel et du big-data vont-ils impacter notre mobilité ? Cette vague technologique est-elle la clé de voûte d’une mobilité plus durable, moins émettrice de GES (gaz à effet de serre) et moins polluante ? Ou, à l’inverse, nous mène-t-elle plus rapidement vers le mur des limites environnementales ? Un atelier animé par Pierre Tacheron, de #Transitec, bureau d’étude indépendant spécialisé dans les problématiques de mobilité.

    Lors de cet atelier, l’intervenant, qui ne s’était pas vraiment présenté (on ne sait pas à quel point il est lié au parti Ecolo) ... expose de nombreux chiffres et de multiples informations à faire tourner la tête, utilisant sans cesse des expressions du jargon high-tech pas forcément compréhensibles.

    Le message d’introduction était le suivant : la logique de robotisation se développe, les big datas se renforcent quotidiennement à travers l’accaparement de données quotidien qu’ils effectuent, les pouvoirs publics ne peuvent pas rivaliser. Quelle option choisir pour une meilleure mobilité ?

    Selon l’intervenant invité par Etopia il faut se tourner vers les calculateurs multimodaux (city maper), citant Waze, une application mobile de navigation GPS s’appuyant sur une cartographie élaborée par ses propres utilisateurs, racheté par Google en 2013. « Il y a un risque avec le côté Big Brother, mais il y a aussi un côté intéressant » insiste-t-il. Il allait jusqu’à nous expliquer que la future application magique qu’il promeut permettra de donner tous les choix possibles à une personne qui doit se rendre à une réunion à Bruxelles, « Tu as un ami dans ce train, si tu prends Blablacar telle personne connaît ton fils », il concluait : « par les réseaux sociaux on te propose des relations ». Tellement convivial ce monde numérique.

    Venait ensuite la partie de son exposé sur les véhicules autonomes. Pour l’intervenant du jour cela coule de source, c’est une réponse écologique au trafic trop dense à Bruxelles et ailleurs. En Europe, 80 % des déplacements se font en voiture individuelle. Les voitures autonomes sont une solution pour organiser du covoiturage et désengorger les routes. Nos amis de la Silicon Valley, qui sont des écologistes convaincus, ont déjà pensé à tout : Audi et Tesla intègrent des applications qui permettent le partage des voitures individuelles. L’idée est que chaque personne puisse commander une course à la voiture autonome grâce à son smartphone et la voiture, organise tous ses trajets pour ne jamais être à l’arrêt. Ce qui selon lui, diminue énormément le nombre de voitures stationnées. Et en bonus, le temps passé dans le véhicule autonome n’est pas du temps perdu, on peut lire, travailler, organiser sa journée ... Mais bien sûr, « ce qui va freiner c’est le politique » tellement ancré dans ses habitudes et la peur du « progrès ». Et la population ? En février 2018, un article du journal Sud-Ouest indiquait que, malgré le matraquage plutôt favorable à ces #véhicules_autonomes, 59 % des français n’en veulent pas.

    L’autre atelier se présentait ainsi : Après la mécanisation, la robotisation et l’intelligence artificielle constituent-elles la prochaine révolution de l’agriculture ? Quelles sont ces promesses ? Quel impact sur les agriculteurs et sur notre système alimentaire ? Peut-elle contribuer au développement des filières locales, au développement de l’agriculture urbaine ? Ou va-t-elle, à l’inverse, renforcer les conglomérats de l’agro-industrie ? Avec Guillaume Defays (CRA-W, Centre wallon de Recherches agronomiques)

    L’exposé se consacrait ici à la robotisation et l’intelligence artificielle dans l’agriculture. On pouvait découvrir les nouveaux outils tels que les robots de traite (toujours fiable, plus de risque pour l’agriculteur de recevoir un coup de pied), les robots d’élevage (qui poussent la nourriture vers le mangeoire, nettoient, ...), ou encore les robots de désherbage. Ces machines peuvent faire gagner en moyenne 4 heures par jour à l’agriculteur selon l’intervenant. Mais d’autres innovations encore plus précises peuvent accompagner les agriculteurs, par exemple, des drones qui mesurent la biomasse et vont ainsi permettre de doser les semences et la pulvérisation au millimètre près. La partie critique de l’intitulé de l’atelier (renforcer les conglomérats de l’agro-industrie) est étonnement passée à la trappe. Ces propositions mènent pourtant à une hausse continue des dettes pour les agriculteurs déjà surendettés, des faillites garanties et des rachats par des entités financières. Ou comment transformer les agriculteurs indépendants en ouvriers agricoles.

    Le dimanche matin, un temps était prévu pour un retour en plénière avec toutes les personnes présentes pendant le week-end. Parmi les réflexions entendues, « la technologie personne n’a rien contre parce qu’elle offre des opportunités », « pour plusieurs d’entre nous c’est l’espoir d’utiliser ces technologies pour un monde meilleur », « attention tout de même aux conflits entre États et entreprises privées », et enfin « comment la technologie peut nous rapprocher de la nature ». Enfin, une idée qui accueillait un enthousiasme certain, celle portée par le candidat du PS, Benoit Hamon lors des présidentielles françaises en 2017 : « Peut-on profiter de cette révolution pour libérer du temps de travail ? »

    J’ai pu remarquer une fois de plus lors de ce week-end que le système technicien comme l’a analysé #Jacques_Ellul est un impensé. L’idée diffuse lors de ces rencontres des Nouveaux mondes tenait dans l’amélioration et la gestion de ce capitalisme numérique : aménageons un capitalisme tranquille ou le vivre ensemble avec les robots.

    Rarement son évoquées des questions qui me semblent fondamentales comme :
    – Est-ce possible en termes de ressources métalliques, d’énergie disponible, de conditions de travail [5] ? ;
    – Est-ce souhaitable (en termes de creusement des inégalités, d’impact sanitaire du à la prolifération de pollutions chimiques, perte de repères, rationalisation poussée à l’extrême, fuite en avant de la marchandisation de tout, système hors-sol, perte du sensible, de l’imprévisible, en un mot de l’humain) [6]

    De plus, en période d’austérité généralisée et de multiplications des dettes illégitimes en Europe et ailleurs d’énormes financements vont dans le tout technologique. Alors que les choix de financements dans la recherche pourraient être dirigées par exemple vers l’agriculture biologique, les low-tech, ...

    Dans la recherche de perspectives alternatives dans les mouvements soucieux de justice sociale et écologique, il me semble urgent de déconstruire les discours #technocapitalistes, arrêter de s’aligner sur les modèles imposés par les capitalistes de tout poil qu’ils soient #libertariens, « écolos » ou conservateurs. Ceci nécessite aussi une réflexion philosophique sur quel type de société nous voulons vraiment.

    Notes

    [1] Département de philosophie, de logique et de méthodologie scientifique, École d’économie de Londres, trad. Richard Gauthier
    Enseignant à Oxford, il y dirige le Future of Humanity Institute et le Strategic Artificial Intelligence Research Centre, cofondateur de la World Transhumanist Association en 1998

    [2] Citations tirées de l’excellent livre de Pièces et main d’œuvre (PMO), Manifeste des chimpanzés du futur, contre le transhumanisme, Service compris, 2017

    [3] Formateur au CEPAG, vidéo « Révolution numérique et contrôle social », novembre 2017

    [4] http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=968

    [5] Lire La machine est ton seigneur et ton maître, sur l’univers d’exploitation extrême que constituent les usines chinoises de Foxconn, plus grand groupe mondial de production de composants électroniques et fournisseur de la plupart des grandes entreprises informatiques, Yang, Jenny Chan et Xu Lizhi, Traduit de l’anglais et préfacé par Celia Izoard, Agone, 2015

    [6] Un film à voir, Un monde sans humains, diffusé en 2012 sur Arte, réalisé par Philippe Borrel ❞

  • Pour les Parisiens, l’exposition Mathématiques à la Fondation Cartier vaut le déplacement :

    http://fondation.cartier.com/fr/art-contemporain/26/expositions/27/mathematiques-un-depaysement-soudain/89/presentation

    C’est petit, on est frustré qu’il n’y ait pas plus de choses, mais le film de #Depardon où les mathématiciens présentent leur travail vaut à lui seul le déplacement. Félicitations à #Cédric_Villani pour sa défense et illustration enthousiaste du tableau noir, « le meilleur instrument de communication jamais inventé ».