• TÉMOIGNAGES. « Décentraliser l’édition » : éditeurs à Caen, ils expliquent comment ils y font vivre le livre
    https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/temoignages-decentraliser-ledition-editeurs-a-caen-ils-expliquent-comme
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNjA1ZDRmOTMwZTE0ZjNmZThiZjFjNzMwN2NhNGNiNzRmODg?width=1260&he

    Le salon du livre Époque, dont le thème est cette année « Partir », se déroule du 29 au 31 mai 2026 à Caen (Calvados). Pour l’occasion, trois maisons d’édition basées à Caen évoquent la façon dont elles font vivre le livre à partir de leur ancrage caennais.
    Plusieurs maisons d’éditions caennaises sont présentes au salon du livre Époque, à Caen (Calvados).
    Plusieurs maisons d’éditions caennaises sont présentes au salon du livre Époque, à Caen (Calvados). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

    Ouest-France
    Publié le 29/05/2026 à 19h27

    Pour le salon du livre Époque, qui se déroule jusqu’au 31 mai 2026 à Caen (Calvados), trois maisons d’édition caennaises racontent leur lien avec la ville.

    Grevis, édition internationaliste située sur le territoire associatif

    Adrien Brault, cofondateur : "Avec Simon Le Roulley, c’était une évidence de créer notre maison d’édition à Caen, car nous y vivions. C’est l’idée aussi de décentraliser l’édition, très amarrée à Paris. Néanmoins, nous ne publions pas d’essais sur Caen ou la Normandie, nos publications politiques se veulent ouvertes sur la société entière. Avec un stand au salon Époque, on fait des rencontres intéressantes. Le lieu est très agréable. C’est bien que la Ville soit ainsi proche du livre. On ne se sent pas du tout déconsidérés ici. Tous nos titres seront là, mais surtout nos nouveautés : “Le fascisme est-il un dîner de gala ?” de Lizzie Rox et “Camarades” de Nikita Zür. Grévis va bientôt déménager dans le tiers-lieu Supermonde à Mondeville, ce qui va nous inscrire encore davantage dans le tissu associatif local."

    Lire aussi : « Partir » par choix ou nécessité, en quête de soi ou du monde : évadez-vous au salon du livre Époque à Caen ce week-end

    Dodo Vole, ancrée à Caen mais ouverte sur l’océan Indien et l’Afrique

    Sophie Bazin, éditrice et autrice : "Notre structure collective veut faire l’éloge de l’interculturalité, surtout avec des livres Jeunesse. D’abord basé dans l’océan Indien, on a toujours eu un ancrage à Caen car moi j’y ai mes origines. On a un fort lien avec la Ville. Avec notre projet Dodo bonimenteur, on fait de beaux livres bilingues, entre une école de la Pierre-Heuzé et du Sénégal. En plus de l’Autre marché, le salon Époque permet bien sûr de faire connaître nos publications. On y prend des contacts, notamment avec les enseignants du coin. On y présentera notre dernier livre “Rasalimo” de Johary Ravaloson. Cette référence au dodo, oiseau réunionnais disparu parce qu’il n’avait pas d’ailes, c’est notre désir éditorial de donner avec nos livres des ailes aux enfants."

    C & F éditions, précurseurs sur la culture numérique

    Hervé Le Crosnier, co-créateur : "Avec Nicolas Taffin on était enseignants à l’université de Caen. On a créé notre maison ici dès 2003. En lien avec nos sujets de chercheurs, nos essais portent un regard critique sur le numérique. Nous sommes aussi très concernés par la typographie. On est tous les deux ans à Époque, on est des adhérents de Normandie Livre & lecture. Cette année, on y présente des classiques comme ceux de Fred Turner, mais on met en avant notre collection de romans, avec le dernier : “Le goût du métal” de la Granvillaise Nathalie Beaudoin. On a toujours notre siège social à Caen, mais pour des raisons personnelles, depuis sept ans, on a aussi un bureau à Paris."

    #C&F #Ouest-France #Epoque

  • [C&F] Réparer l’Internet
    https://newsletter.cfeditions.com/2026_01_20_reparer_Internet.html

    Réparer l’Internet

    Bonjour,

    Internet nous est d’abord apparu comme un média de liberté. Chacun, chacune pouvait écrire, toucher des gens avec ses histoires, ses idées, ses musiques. L’Internet des « pages personnelles », puis des blogs, du mail et des listes de diffusions ou newsletters. Avec les médias sociaux, nous espérions pouvoir garder le contact avec les diverses connaissances que nous avons pu rencontrer. Continuer d’échanger malgré la distance, et créer de nouvelles formes de relations, notamment en partageant des mèmes, en se filmant face caméra… toute une culture numérique se mettait en place.

    Mais d’autres ont vu dans l’Internet un moyen de construire des empires en faisant travailler les usagers. Des moteurs de recherche qui se nourrissaient des pages créées par les internautes ; des graphes sociaux construits à partir de nos échanges qui étaient transformés en services pour les publicitaires ; et maintenant nourrir des « intelligences artificielles » avec tout ce qu’il est possible de retirer de l’internet. Nous sommes passé de l’âge des réseaux (ouverture, réorganisation sociale, échanges) à celui de l’extractivisme (captation de chaque activité au profit de groupes hyperconcentrés).

    Pouvons-nous encore réparer l’Internet ?

    Dans cette situation, deux approches se font jour.

    Celle que nous refusons qui consiste à faire payer aux usagers les pratiques antisociales qui se sont installées à cause de l’appétit de données des géants de l’Internet. Parce que les Big Tech ont développé des méthodes pour garder dans leur giron les usagers (dark patterns, scrolling infini, algorithmes de récompense…)… alors les gouvernement ont décidé de s’en prendre aux usagers, en limitant, ou interdisant l’accès à l’Internet pour les jeunes.

    Et celle que nous estimons nécessaire : s’affronter aux géants, à leurs méthodes, à leur manière de se soustraire à toute obligation morale et sociale (depuis dénuder les personnes comme sur X jusqu’à refuser d’acquitter la participation au développement collectif qu’est l’impôt).

    Pour cela, nous publions des ouvrages qui analysent, qui permettent de comprendre l’évolution du monde numérique ; des ouvrages qui proposent et qui défendent les droits des usagers.

    Petite sélection de livres récents (parce que sinon, il faudrait citer presque tout notre catalogue… que vous pouvez obtenir sur notre site - https://cfeditions.com//catalogue/catalogue_oct_2025-web.pdf).

    #Internet #C&F_éditions #Newsletter

  • [C&F] Auteurs et autrices de l’année 2025
    https://newsletter.cfeditions.com/2025_12_18_par_auteur.html

    Bonjour,

    Une année qui s’achève, c’est toujours le bon moment de faire un bilan des activités écoulées (et d’ajouter quelques regard prospectifs pour celle qui vient).

    Pour l’édition en France, et plus généralement le livre et ses professions, ce ne fut pas une année glorieuse. Chez C&F éditions, nous essayons d’échapper à la malédiction de l’économie du livre, et nous espérons que vous resterez avec nous l’an prochain pour que ça dure (d’autant que nous avons une palanquée de bon bouquins en préparation). Un petit retour sur l’année écoulée… classé par auteurs et autrices, par ordre alphabétique.

    Avec par ordre d’apparition :
    – Cory Doctorow
    – Olivier Fournout
    – Fanny Lignon
    – Fred Turner
    – Yves Winkin & Jean-Marie Charpentier
    et un avant-goût pour 2026

    #Cfeditions #C&F

  • [C&F] Les cadeaux de fin d’année… en voyage dès maintenant
    https://newsletter.cfeditions.com/2025_12_03_Noel.html

    Bonjour,

    L’hiver approche. On se met au coin du feu (ou du radiateur) avec un bon livre. Qu’il s’agisse de comprendre le monde numérique (enfin, d’essayer, car vu sa complexité, c’est pas gagné) ou de lire de la fiction, du théâtre, sur la musique ou sur l’histoire de l’art… il y a toujours quelque chose pour vous ou vos ami·es chez C&F éditions.

    Mais attention, pour les envois postaux, il vaut mieux viser le 18 décembre comme date limite pour que le colis soit certain d’arriver. Et n’oubliez pas qu’au-delà de 35 € (deux livres en général) il n’y a plus de frais de port pour la France (malheureusement, pour l’étranger, la fin du tarif « livres et brochures » nous en empêche).

    Pour les commandes depuis notre site, nous avons prévu quelques goodies : une collection de marque-pages à l’ironie douce amère (une collec panini en gestation ?) Et pour les commandes avant Noël, nous offrons La bibliothèque universelle (un petit ouvrage de la collection Les Cahiers de C&F éditions avec une nouvelle de Kurd Lasswitz, et des textes de Nicolas Taffin et votre serviteur) — dans la limite du stock disponible.

    Quelques ouvrages à offrir… ou à s’offrir

    Ci-après une liste de suggestions… mais en fonction de vos envies, de vos centres d’intérêt ou ceux de la personne à qui vous allez offrir un livre, n’hésitez pas à consulter l’ensemble du catalogue. En suivant les liens associés à chaque livre, vous pouvez obtenir un extrait spécimen pour mieux vous imaginer le contenu et plein d’autres informations sur chaque livre.

    #CetF_éditions #C&F_éditions

  • [C&F] Un roman tout frais pour l’été – Des autrices dans les médias
    https://newsletter.cfeditions.com/2025_07_10_banquises+autrices.html

    Un roman tout frais pour l’été – Des autrices dans les médias

    Bonjour,

    Dans le monde de l’édition, il est de bon ton de moquer les « livres de plage » : le texte est facile, car il n’est qu’un prétexte pour emporter un gros volume de centaines de pages pour le caler sous la tête lors de la sieste face aux vagues et au soleil.

    Vous connaissez nos esprits rebelles : nous avons donc fait l’exact contraire. Un roman pour l’été très court, percutant, qu’il faut lire pour apprécier.

    Par ailleurs, nous sommes très heureux que nos autrices se distinguent dans la presse ou les revues. Petit florilège.

    #C&F_editions #Newsletter #Olivier_Fournout

  • [C&F] Samedi 23 avril - Un cadeau pour la Sant Jordi
    http://0w0pm.mjt.lu/nl2/0w0pm/1glu.html?m=AVgAACH9OOwAAABES1gAAAhharoAAAAAtBIAAK4dABjAHgBiYrJDcqvTue_HSq
    https://0w0pm.mjt.lu/img/0w0pm/b/1glu/sh368.jpeg

    [C&F] Samedi 23 avril - Un cadeau pour la Sant Jordi

    Bonjour,

    Le 23 avril 1616 mourrait Miguel de Cervantes, l’auteur de L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche. Depuis 1926, le 23 avril est devenu en Catalogne la fête du livre. Ce jour là, qui est également la Saint Georges (Sant Jordi en catalan), Barcelone se transforme en immense librairie en plein air.

    Il est de coutume d’offrir un livre et une rose pour la Sant Jordi.

    Barcelone devient une gigantesque librairie en plein air pour la Sant Jordi

    Cette relation du 23 avril au livre a encouragé l’Unesco à en faire la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.
    C&F éditions ne pouvait rester en dehors de cette fête du livre.

    Notre cadeau de Sant Jordi se fera à partir de notre librairie en ligne (https://cfeditions.com)

    Notre offre décrite ci-dessous commence dès maintenant. Elle est valable jusqu’au 23 avril 2022 à minuit.

    Accéder à la librairie en ligne de C&F éditions : https://cfeditions.com

    Cette année, nous vous proposons un cadeau à double détente :

    – Si vous achetez un livre, nous vous offrons le même titre au format epub s’il existe... et s’il n’existe pas encore, nous vous offrons « En communs : une introduction aux communs de la connaissance » de votre serviteur.

    – Si vous achetez deux livres, nous ajoutons au colis Visages de la Silicon Valley, le merveilleux livre de photos de Mary Beth Meehan avec un essai introductif de Fred Turner. Ça, c’est du cadeau !

    Accéder à la librairie en ligne de C&F éditions
    https://cfeditions.com

    Bonne lecture,

    Hervé Le Crosnier

    PS : Vos libraires favoris auront également des cadeaux pour vous si vous franchissez leurs portes ce samedi 23 avril. Malheureusement, il vous faudra commander nos livres, car nous ne sommes présents dans les rayonnages que d’une minorité de librairies... et ce n’est pas de notre fait : la plupart des librairies contactées estiment que leur public n’est pas intéressé par les sujets que nous traitons. C’est dommage, mais nous devons vivre avec cette situation pour rester indépendants des méga-diffuseurs. Mais n’hésitez pas à indiquer à votre libraire favori·te qu’il ou elle peut nous contacter pour présenter nos ouvrages en rayon, voire sur table (contact@cfeditions.com). Nos conditions libraires sont les mêmes que celles de tous les éditeurs (remise, droit de retour, envoi gratuit via prisme ou coursier).
    Des roses de Barcelone pour la Sant Jordi

    #C&F_éditions #Sant_jordi #Visages_Silicon_Valley

  • #24 C&F éditions, des livres pour une critique citoyenne du numérique - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=g5qh7PJlmj4

    La Cantine numérique Brestoise
    71 abonnés
    Pour le vingt-quatrième épisode de son podcast, la Cantine numérique de Brest a le plaisir d’accueillir Hervé Le Crosnier et Nicolas Taffin, qui viennent nous présenter C&F éditions dont la ligne éditoriale s’attache à publier des regards critiques sur le numérique. Fidèles à leur indépendance, ils se donnent le temps du travail en artisans

    On parle également des entremêlements entre livre électronique et livre imprimé, mais aussi édition équitable et droits du lecteur.

    Retrouver C&F éditions sur le web :
    https://cfeditions.com
    S’abonner à la newsletter https://cfeditions.com/public/index.p...
    Twitter https://twitter.com/CetFeditions
    Facebook https://www.facebook.com/cetfeditions
    Instagram https://www.instagram.com/cetfeditions
    Linkedin https://in.linkedin.com/company/c-&-f...

    Illustration sonore de début et de fin : Civilisation par Replicants (Cracktro, 1993)

    #C&F_éditions #Nicolas_Taffin #Hervé_Le_Crosnier #Podcast

  • Livre – « Mikrodystopies » : des histoires sur le futur en 280 caractères
    https://www.solutions-numeriques.com/livre-mikrodystopies-des-histoires-sur-le-futur-en-280-caracte

    Le compte @mikrodystopies a été créé il y a plus de deux ans sur Twitter par François Houste, consultant au sein de l’agence digitale Plan.Net France. Son exercice ? Ecrire et diffuser des histoires complètes sur le futur en 280 caractères maximum. Ses « mikrodystopies » font aujourd’hui l’objet d’un livre.

    Robots, voitures autonomes et implants cérébraux forment un futur présent au quotidien au travers de 330 micro-nouvelles parues chez C& F Éditions, un éditeur indépendant spécialiste de la culture numérique.
    Soigneusement sélectionnées, elles prennent sur papier une autre dimension, loin du flux des réseaux sociaux, et invitent à une réflexion sur le futur numérique que nous souhaitons. Ces « mikrodystopies » sont augmentées de photos signées Nicolas Taffin, mettant en image les futurs imaginés. Des histoires qui font à la fois rire et grincer des dents. A offrir ou s’offrir pour Noël. Extraits :

    « Connecté au robot-cuisinier de Mme Rodriguez,
    l’espion chinois notait scrupuleusement
    la recette de la paella en cours de préparation.
    Elle était réputée la meilleure de tout le pays ! »

    « Le ton de Luc avait changé.
    Après quelques phrases, sa voix normale revint
    et il put enfin finir sa conversation.
    C’était l’un des inconvénients
    des implants cérébraux gratuits :
    ils obligeaient parfois leur hôte
    à prononcer un script publicitaire. »

    170 pages, 15 euros – https://cfeditions.com/mikrodystopies
    Juliette Paoli

    #Mikrodystopies #François_Houste #C&F_éditions

  • La place du numérique à l’école relève de la place de l’école dans la société – Framablog
    https://framablog.org/2020/10/21/la-place-du-numerique-a-lecole-releve-de-la-place-de-lecole-dans-la-socie

    Début septembre, nous avons été contacté par Hervé Le Crosnier, éditeur de (l’excellente) maison d’édition C&F éditions. Il demandait si nous accepterions d’écrire un court texte sur la façon dont Framasoft avait vécu ses interactions avec le milieu éducatif pendant ce moment très particulier qu’était le confinement (entre le 17 mars et le 11 mai 2020). Ce texte servirait à alimenter l’ouvrage « L’École sans école : ce que le confinement nous apprend sur l’école » à paraître en décembre 2020 chez C&F éditions.

    Nous avons déjà énormément écrit et partagé pendant le confinement. Nos quatorze « carnets de bord du confinement » représentaient déjà pas loin de 200 pages (indispensables mèmes inclus). Cependant, il est vrai que nous n’avions évoqué qu’en pointillé nos rapports avec l’école pendant ces deux mois. Quasiment quatre ans jour pour jour après notre « billet de sécession« , et à quelques jours de la tenue des États Généraux du Numérique Éducatif, il nous a paru important de prendre un peu de recul et de documenter cette période là, et de mettre à jour notre positionnement.

    C’est Pierre-Yves Gosset, co-directeur de l’association, qui s’est chargé de la rédaction du texte qui suit. Réputé pour ses bilans trimestriels de quarante pages, il aura transformé ce qui devait être un « court texte » en un document d’une quinzaine de pages (et encore, il s’est retenu, paraît-il). La raison en est assez simple : pour comprendre les décisions et actions de Framasoft pendant le confinement, il faut non seulement avoir un contexte des relations entre l’association et « l’institution Éducation Nationale » depuis près de vingt ans, mais aussi avoir la possibilité de déployer une pensée qui s’écarte du simple solutionnisme technologique.

    La période de confinement aura été, pour Framasoft, comme pour une large partie de l’humanité, une période marquante. Pour nombre d’élèves, elle aura été une période traumatisante. Avant de parler de « continuité pédagogique » ou de « numérique éducatif », qui sont évidemment des sujets importants, il nous semblait important de donner un éclairage certes partiel, mais donnant à la fois une dimension historique et une dimension prospective. Les outils ne sont pas que des outils, comme l’écrivait Stph, un autre membre de Framasoft, dans son billet « Connaître les machines ». L’éducation aux médias et à l’information (EMI), le développement de la littératie numérique sont les véritables enjeux du numérique à l’école. Et la place de l’école – avec ou sans murs – est le véritable enjeu de notre société.
    La place du numérique à l’école est à l’image de la place de l’école dans la société.

    #C&F_éditions #Framasoft #Ecole_sans_ecole #Pierre_Yves_Gosset

  • Le capitalisme de surveillance [La voix est libre]
    https://radio.picasoft.net/co/2020-04-24.html

    Émission réalisée à l’occasion de la publication du livre Affaires privées - Aux sources du capitalisme de surveillance de Christophe Masutti, aux éditions C&F Éditions.

    L’interview

    Christophe Masutti, docteur en histoire et philosophie des sciences et des techniques, chercheur associé à l’université de Strasbourg, chargé des affaires européennes au CHU de Strasbourg et co-administrateur de l’association Framasoft sous le pseudo Framatophe
    Pour quelles raisons as-tu choisi de ne donner ta définition du capitalisme de surveillance qu’à la fin de ton livre ?
    Le travail historique que tu as mené sur le capitalisme de surveillance, des années 60 à nos jours, t’a amené à montrer qu’il était d’ordre systémique. Qu’est-ce que ça veut dire ?
    Tu expliques qu’en France, on s’est beaucoup intéressé à la soumission individuelle à la surveillance, que l’on s’est limité à la surveillance du sujet, sans prêter plus d’attention aux impacts de la surveillance sur les collectifs. Pourquoi cette étude-là est-elle indispensable pour comprendre le fonctionnement du capitalisme de surveillance et défendre nos libertés collectives ?
    Quelles infrastructures techniques et, surtout, quelles organisations pouvons-nous mettre en place pour sortir du capitalisme de surveillance ?
    Pourquoi est-ce bien une société de la contribution que nous visons, et pas seulement une économie de la contribution ?
    Pourquoi lire un livre historique est-il un bon moyen de comprendre ce que nous vivons aujourd’hui ?
    Si dans les années 60 on pouvait craindre que la police installe des micros dans notre appart, aujourd’hui nous les installons nous-mêmes, avec par exemple les assistants personnels intelligents. Comment expliquer un tel changement ?
    Quels sont les différentes sortes de consentement vis-à-vis de la surveillance ?
    L’archipélisation peut-elle être une piste pour penser l’après-capitalisme de surveillance ?

    Enregistrement
    Émission enregistrée le 23 avril 2020 sur Mumble, dans le salon La voix est libre du serveur de Picasoft.

    #Christophe_Masutti #Capitalisme_surveillance #C&F_éditions #Affaires_privées #Radio

  • Vidéo - Replay webinaire « Surveillance et numérique » | Drupal | inno³ | Open Innovation, Open Source et Open Data |
    https://inno3.fr/actualite/replay-webinaire-surveillance-et-numerique

    Replongez dans le webinaire « Surveillance et numérique : quelle implication pour et par la recherche ? » du 26 Mai 2020 avec Christophe Masutti

    Historien des sciences et des techniques, Christophe nous a présenté son dernier ouvrage Affaires privées : aux sources du capitalisme de surveillance et la place prise par l’informatique et les données dans nos sociétés actuelles en tant que leviers d’une surveillance intimement reliée aux mécanismes capitalistiques.

    #Christophe_Masutti #Vidéo #Affaires_privées #Capitalisme_surveillance #C&F_éditions #Conférence

  • Vidéo : Rencontre avec Christophe Masutti, auteur de « Affaires privées : Aux sources du capitalisme de surveillance » - Qu’est-ce que Tu GEEKes ?
    https://peertube.qtg.fr/videos/watch/042551bb-8028-433f-9abd-9dea86774775
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    Les vidéos de Framasoft
    Par framasoft@framatube.org

    Librairie Kléber, Strasbourg (Salle blanche 20 mai 2020).

    Rencontre avec Christophe Masutti, auteur de « Affaires privées : Aux sources du capitalisme de surveillance » ; Caroline Zorn, avocate au barreau de Strasbourg ; animée par Hélène Michel...

    #Christophe_Masutti #Affaires_privées #Capitalisme_surveillance #C&F_éditions #Vidéo

  • « La lutte contre la surveillance est un anticapitalisme » par Romain Haillard | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2020/04/la-lutte-contre-la-surveillance-est-un-anticapitalisme-41802

    Drôle d’époque. Des drones survolent nos têtes pour nous intimer de rester chez nous ; nos téléphones caftent nos déplacements aux opérateurs télécoms, qui eux-mêmes caftent aux décideurs ; des multitudes d’acteurs économiques trouvent des « solutions » technologiques aux problématiques liées au coronavirus ; les géants du numérique épaulent nos gouvernements pour mieux nous surveiller. À la manière de Michel Foucault, Christophe Masutti réalise une archéologie du capitalisme de surveillance dans Affaires privées, chez C&F Éditions. Selon le membre administrateur du réseau d’éducation populaire Framasoft, formuler une critique de la surveillance aujourd’hui ne peut plus se faire sans l’adosser à un anticapitalisme farouche.

    Est-il toujours pertinent de différencier surveillance d’État et capitalisme de surveillance ?

    Christophe Masutti : Les solutions développées par le capitalisme de surveillance deviennent des instruments de gouvernance. Ces marchands de la surveillance vont faire croire aux technocrates qu’il y aura un moyen d’automatiser des processus coûteux dans un moment où tout doit concourir à la réduction de la dépense, et donc à la réduction de l’État. Mais il y aura toujours besoin de -l’humain. Quand nous voyons l’état de l’hôpital aujourd’hui, l’utilité des machines se voit vite dépassée. Comme l’idée de faire un traçage des individus avec l’application StopCovid.

    C’est l’idée du solutionnisme technologique. Tout problème, économique ou politique, pourrait trouver une réponse technologique. Cette conception domine la Silicon Valley et a fait des émules – nos gouvernants n’y échappent pas. Cette idéologie qui ne se revendique pas comme telle affaiblit le pouvoir politique. Les décisions devraient s’enfermer dans des choix techniques dépolitisés. Macron et la startup nation se marient bien à cette dépolitisation. Mais quand nous dépolitisons, nous n’agissons plus par conviction – de droite comme de gauche. Ne reste plus que l’État seul, hors sol, plus que la technocratie.

    #Christophe_Masutti #Affaires_privées #Capitalisme_surveillance #C&F_éditions #Interview

  • #Biblium2020.02 : Surveillance, jeux vidéo et Cyberpunk… | by François Houste | Sep, 2020 | Medium
    https://medium.com/@fhouste/biblium2020-02-surveillance-jeux-vid%C3%A9o-et-cyberpunk-8cc1a19f0d74
    https://miro.medium.com/max/925/0*LtPK1ptYsi52itz5

    AFFAIRES PRIVÉES, Christophe Masutti chez C & F Éditions
    AFFAIRES PRIVÉES (2020 chez C & F Editions) de Christophe Masutti, s’il fait référence à Cybersyn, va beaucoup plus loin dans son analyse de la société et du Capitalisme de la Surveillance. On y dresse l’historique du suivi informatisé des populations, portée des années 1950 à 1970 par les banques et les organismes de crédit américains. On y étudie ensuite la façon dont ces méthodes de notation et d’analyse de la population ont dérivé jusqu’à nos jours, portées par l’explosion des données accessibles (Big Data) et par l’invasion de notre quotidien par les outils numérique. Et on y dénonce enfin la façon dont les GAFAM, nourries de données, ont peu à peu supplanté les gouvernements dans leurs rôles régaliens. De passionnant historiquement dans ses premiers chapitre, AFFAIRES PRIVÉES devient rapidement effrayant au fil des pages avant d’ébaucher quelques pistes pour sortir de ce Capitalisme de la surveillance qui nous encercle. Lecture utile.

    #Christophe_Masutti #Affaires_privées #C&F_éditions

  • 🔷 Recension du livre « Le monde selon Zuckerberg » par Lucie Ronfaut
    https://us4.campaign-archive.com/?u=9cb7510365bb64697c6c1eafc&id=9fc9513703

    Quelque chose à lire/regarder/écouter/jouer
    Il est difficile de bien écrire sur les grandes plateformes et leurs effets sur notre vie. D’un côté, il y a les gens béats, soutiens éternels et sans esprit critique de la Silicon Valley, pour qui tout progrès technologique est bon à prendre. De l’autre, les adversaires farouches aux GAFA et leurs consorts, à la référence un peu trop facile à 1984, qui aiment faire peur et culpabiliser les internautes (coucou Netflix), sans réfléchir à leurs usages et aux raisons pour laquelle, au fond, nous passons notre vie en ligne. Le monde selon Zuckerberg, un livre d’Olivier Ertzscheid, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à l’université de Nantes, réussit à éviter les écueils habituels des critiques des technologies, tout en réfléchissant sérieusement à leurs dérives.

    Le livre prend la forme d’une série de courts essais, rangés en deux catégories : les portraits et les préjudices. La première moitié de l’ouvrage imagine le monde vu par différentes personnalités du numérique, Mark Zuckerberg (cofondateur et PDG de Facebook), Sergeï Brin et Larry Page (cofondateurs de Google), mais aussi Tim Berners-Lee, le papa du web. La partie sur les préjudices se concentre elle sur les manières dont les grandes plateformes ont transformé notre quotidien, plutôt pour le pire. On y parle de nombreux sujets déjà abordés dans cette newsletter ; le racisme des algorithmes ; les combats politiques cachés derrière le ciblage publicitaire (avec la fameuse bataille autour du mot-clé “avortement” sur Google) ; la polarisation des opinions en ligne.

    Contrairement aux autres ouvrages du genre, j’ai apprécié l’optimisme d’Olivier Ertzscheid qui, même s’il détricote les menaces du numérique d’aujourd’hui, croit encore qu’il peut changer grâce à un effort collectif. Malheureusement, le livre n’évite pas un autre écueil classique : des références quasi-exclusivement masculines. Et si, justement, les femmes sauvaient le numérique ?

    Le monde selon Zuckerberg, d’Olivier Ertzscheid, éditions C&F
    Lucie Ronfaut est journaliste indépendante spécialisée dans les nouvelles technologies et la culture web. Vous pouvez suivre son travail sur Twitter.

    #Le_Monde_selon_Zuckerberg #Olivier_Ertzscheid #C&F_éditions

  • Leur pouvoir c’est le nombre | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/06/leur-pouvoir-cest-le-nombre

    Des portraits et les réalités de projets politiques qui ne peuvent être considérés comme émancipateurs. Des technologies qui enserrent et réduisent les possibles sous les masques prometteurs de la liberté et du partage. Olivier Ertzscheid à travers une série de portraits (le monde selon Mark Zuckerberg, Sergueï Brin et Larry Page, des névrosés obsessionnels, Apostolos Gerasoulis, mon quadrisaïeul, selon Tim Berners-Lee, les lanceurs d’alerte) puis de préjudices (La fonction crée l’organe et l’architecture (technique) les usages ; Quand les mots ont un prix, ils cessent d’avoir un sens ; L’enfer, c’est le numérique des autres ; Ce qui est « donnée » n’est pas ce qui est obtenu ; Des technologies et des hommes ; Citoyens dans la brume de la surveillance ; Du cyberespace aux réseaux sociaux : itinéraire d’une régression ; Trois grandes révolutions ; Espace public, espace privé ; Le monde selon « l’opinion » ; La guerre c’est la paix et la démocratie c’est la publicité ; Une urgence démocratique) redonne une vision politique d’un monde numérique trop souvent réduit à de simples technologies. L’auteur décrypte le rôle des méga-plateformes, la captation de l’attention, l’exploitation lucrative des données, les prétentions à la chose et à l’utilité publique, etc.

    L’auteur propose aussi des alternatives et des pistes de réflexions pour le démantèlement de ces monstres privatifs et pour l’appropriation collective.

    #Olivier_Ertzscheid #Le_Monde_selon_Zuckerberg #C&F_éditions

  • « Bananas (and kings) », Julie Timmerman : Le rire anti-trust par Gilles Costaz | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2020/09/bananas-and-kings-julie-timmerman-le-rire-anti-trust-42348

    Très bel article dans Politis sur le travail politique et théâtral de Julie Timmerman. J’ai vu la pièce qui réussit à parler d’une situation dramatique sans ennuyer. Jeu d’acteur + mise en scène inventive, une belle soirée assurée.

    Et pour continuer le plaisir, n’hésitez pas à vous plonger dans "Un démocrate" (https://cfeditions.com/bernays).

    Jeune metteuse en scène et créatrice de la compagnie Idiomécanic Théâtre, Julie Timmerman ne cache pas ses intentions. En exergue de son nouveau spectacle, Bananas (and kings), elle écrit : « Qu’en est-il de nos démocraties à l’heure où les multinationales ont un tel pouvoir ? Que nous reste-t-il pour lutter contre la confiscation de notre pouvoir de citoyens ? C’est le rôle du théâtre de traquer la matrice [de la mainmise des grands groupes états-uniens sur l’économie], de la disséquer et d’exposer ses entrailles, pour armer les peuples contre elle. » Elle fait donc une forme de théâtre politique, mais limite les déclarations d’intention aux documents de communication. Sur scène, ses pièces ne sont pas discoureuses, elles dénoncent à coups de sketchs percutants, retrouvant la forme un peu disparue de l’agit-prop que pratiquaient les révolutionnaires russes et qu’ont reprise des artistes comme Erwin Piscator ou Dario Fo. Pour cette artiste, le théâtre affirme sa puissance de plaisir par le filtre pamphlétaire.

    Julie Timmerman avait déjà frappé un grand coup avec Un démocrate, écrit, mis en scène et joué à partir de 2016. Ce spectacle eut un tel retentissement qu’il continue de tourner en France. Il y avait là un gros lièvre de levé : Edward Bernays, l’un des inventeurs de la propagande moderne, l’Austro-Américain qui établit le mécanisme de la manipulation des masses. Ce parfait « démocrate », qui n’avait rien à se reprocher puisqu’il était rarement hors la loi, donna aux managers et aux hommes politiques les clés pour vendre tout ce qu’il était possible de vendre : du tabac, des produits de consommation, l’altruisme des discours et l’oppression des peuples démunis.

    Des chercheurs et des réalisateurs ont eux aussi sorti de l’oubli – récemment – ce sinistre Bernays, mais Julie Timmerman a beaucoup contribué à mettre au jour cette page d’histoire, car son spectacle repose sur une longue enquête faite en dialogue avec des sources états-uniennes. C’est d’ailleurs une maison d’édition numérique à caractère universitaire, C&F Éditions, qui a choisi d’éditer la pièce et de la faire suivre d’un dossier composé d’études sur celui qui fut le maître de la propagande dans la sphère libérale.

    La nouvelle pièce de Julie Timmerman, Bananas (and kings), naît de la précédente. Dans le premier texte, il était question rapidement du rôle de la United Fruit Company dans le coup d’État ourdi par la CIA au Guatemala en 1954, quand les États-Unis étaient parvenus à mettre fin à la réforme agraire de ce pays pour rétablir leur pouvoir commercial sur le colossal marché des fruits. Le texte, joué à présent à la Reine-Blanche, avant de tourner dans un certain nombre de villes de la banlieue parisienne et des régions, se concentre sur la banane et ses enjeux quasi mafieux.

    Ah, la banane, fruit délicieux, facile à cultiver et à exporter, alors d’un exotisme aisé à amplifier, et auquel on peut même ajouter une connotation sexuelle (ce qui, pour dire vrai, ne figure guère dans le spectacle) ! En fait, c’est moins un fruit qu’un tiroir-caisse à l’échelon mondial. Ce que conte Julie -Timmerman, dans une -succession chronologique mais avec la férocité allègre de la satire, c’est l’histoire de cette United Fruit Company, plus puissante qu’une armée en marche. Au Guatemala surtout, mais avec des réseaux qui agissent à travers les deux -Amériques.

    Les tableaux qui s’enchaînent donnent à voir les patrons voyous du groupe (disons plutôt gang-sters, c’est Chicago à Wall Street) mettant en place leur stratégie de rouleau compresseur, les petites mains qui font le sale travail, les réticents et les opposants vite rétamés, un effarant successeur du premier PDG et les élus guatémaltèques broyés tour à tour par le même pouvoir olympien.

    Allez, allez, mangez des bananes ! Ne prenez pas celles des paysans qu’on étouffe, mais celles du trust qui s’empare tranquillement de leurs terres ! Elles vont devenir d’un beau bleu, comme les pesticides qui s’y sont infiltrés et comme les hommes qui les cueillent et meurent parfois d’avoir respiré ce venin bleuté. Et toute personne qui n’applaudit pas aux méthodes de l’United Fruit Company est un communiste !

    Mais nous sommes au théâtre, sur une scène qui pourrait être dans la rue ou dans une cour d’usine, ou à un cabaret de l’histoire où l’on rêverait de voir en nombre les classes dites laborieuses. On est là pour se venger de l’injustice en riant. Dans ce style, Julie Timmerman déploie un savoir-faire qu’elle dit brechtien. Il y a de ça, en effet. Les dessins sont brossés à gros traits et les affrontements claquent comme les lanières d’un fouet. On ne peut pas se tromper sur les méchants ! Mais il y a là une épaisseur historique qui est propre à la compagnie Idiomécanic. Même réécrits, souvent tournés à la farce (farce glaçante, bien sûr), les épisodes sont vrais, contiennent des paroles et des textes qui ont vraiment été dits ou publiés.

    Les quatre interprètes jouent un grand nombre de rôles, sans en rester à leur genre. Julie Timmerman elle-même termine en homme humilié et en statue de la Liberté parodique. Elle associe étonnamment punch et sensibilité. Anne Cressent s’intègre au jeu pamphlétaire avec une forte dimension dramatique souterraine. Mathieu Desfemmes et Jean-Baptiste Verquin manifestent ensemble et séparément un art de jouer les crapules qui les situe haut dans le guignol politique. De même qu’Apollinaire disait : « Que la guerre est jolie ! », on osera dire qu’ainsi croquée cette ignominie est fort réjouissante.

    Bananas (and kings), théâtre de la Reine-Blanche, Paris, 01 40 05 06 96. Jusqu’au 1er novembre. Puis aux Rencontres Charles-Dullin (Orly, Fresnes, Le Kremlin-Bicêtre) et en tournée jusqu’au 27 mai. À lire : Un démocrate, Julie Timmerman, C&F éditions.

    #Julie_Timmerman #Un_démocrate #Bananas_and_kings #C&F_éditions

  • Mikrodystopies de François Houste - Chut Maman Lit !
    https://chutmamanlit.fr/2020/10/mikrodystopies-de-francois-houste

    A force de suivre de près l’actualité littéraire de l’Imaginaire, j’aime bien être surprise de temps en temps par des récits de SFFF que je ne connais pas et qui peuvent me surprendre. Le petit livre dont je vais vous parler : Mikrodystopies de François Houste paru chez C&F éditions, a une drôle d’histoire. Il est tiré d’un compte twitter : @mikrodystopies sur lequel François Houste imagine de courts récits de SF en moins de 280 caractères. Les thèmes : Robots, IA et dystopies.

    Une très bonne surprise avec ce recueil, c’est bien écrit, d’actualité, plein d’humour et joliment édité.

    #Mikrodystopies #François_Houste #C&F_éditions

  • Blog Stéphane Bortzmeyer : Fiche Mikrodystopies
    https://www.bortzmeyer.org/mikrodystopies.html

    Fiche de lecture : Mikrodystopies

    Auteur(s) du livre : François Houste
    Éditeur : C&F Éditions
    9-782376-620112
    Publié en 2020
    Première rédaction de cet article le 30 septembre 2020

    Beaucoup de gens sur Twitter ont déjà lu les Mikrodystopies, ces très courtes histoires d’un futur techniquement avancé mais pas forcément très heureux. Les voici réunies dans un livre, le premier livre de fiction publié chez C&F Éditions.

    Des exemples de Mikrodystopies ? « Le robot de la bibliothèque municipale aurait été l’assistant idéal s’il n’avait pas pris l’initiative de censurer certains ouvrages de science-fiction qu’il jugeait offensants. » Ou bien « La licence du logicielle était claire : pour chaque faute d’orthographe corrigée, le romancier devait reverser une partie de ses droits d’auteur à la société qui avait créé ce traitement de texte. » Ou encore, en temps de pandémie, « Les robots de l’entreprise firent valoir leur droit de retrait, invoquant les pare-feu insuffisants du réseau informatique. ». Oui, je l’avais dit, ce sont des courtes histoires, qui se tiennent dans les limites du nombre de caractères que permet Twitter, mais je trouve chacune d’elles pertinente, et mettant bien en évidence un problème de notre société et de son rapport avec la technique.

    Fallait-il publier ces histoires que tout le monde peut lire sur Twitter ? Je vous laisse en juger mais, moi, cela m’a beaucoup plu de les découvrir ou de les redécouvrir sur mon canapé. Et en plus le livre est beau comme l’explique Nicolas Taffin.

    #Mikrodystopies #François_Houste #C&F_éditions

  • Ne nourrissez pas les robots… | Sur les Mikrodystopies de François Houste | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/09/30/ne-nourrissez-pas-les-robots

    Des textes très courts, plein d’humour plus ou moins grimaçant, des moments de tendresse aussi. Les angoisses et les espoirs dévitalisés projetés vers un avenir sombrement coloré par la pandémie de covid-19. L’affluence technologique contre les controverses démocratiques, l’isolement connecté contre la singularité humaine, le non-sens de la marchandisation des êtres humains. Et le fil tendu d’espoir des résistances…

    Le monde des calculs et des algorithmes, les voitures autonomes, les implants cérébraux, « C’était l’un des inconvénients des implants cérébraux gratuits : ils obligeaient parfois leur hôte à prononcer un script publicitaire », les objets connectés, les réalités virtuelles, les robots,

    Un livre et des histoires à partager

    François Houste : Mikrodystopies

    Fiction C&F éditions, Caen 2020, 136 pages, 15 euros

    Didier Epsztajn

    #François_Houste #Mikrodystopies #C&F_éditions

  • Le monde selon Zuckerberg | Mais où va le Web
    http://maisouvaleweb.fr/le-monde-selon-zuckerberg

    Oliver Ertzscheid, héraut de Affordance.info, publie chez C&F Editions Le monde selon Zuckerberg. Portraits et préjudices, un livre court et incisif qui nous offre un savoureux bilan de ces quelques années passées en présence des grandes plateformes numériques.
    Syndrome de Peter Pan

    Première partie du livre, une série de portraits qui détricotent les profils psychologiques des barons des internets. Mark Zuckerberg d’abord, rattrapé par la patrouille après l’affaire Cambridge Analytica, « Collégien mal assuré passant en conseil de discipline », et surtout, créateur d’une plateforme où tout engagement, mobilisation citoyenne, « sert d’abord et avant tout les intérêts économiques de la firme. »

    Suivent Sergueï Brin et Larry page, créateurs de Google, qui ont vite renoncé à leur ambition de ne pas monétiser le langage. Leur monde, écrit Ertzscheid, est un « chemin de renoncement ». Eux, comme tant d’autres dans la tech, ne rechignent pas à vendre leurs outils à des dictatures, fussent-ils incomplets, fussent-ils au service de la censure.

    Certes, c’est une petite musique que nous commençons à connaître. La lecture d’ Ertzscheid cependant, lui donne un nouveau relief. Presque théâtral. L’auteur, que l’on connaît potache, classe ces messieurs par pathologie. Névrosés obsessionnels, atteints alternativement du syndrome de superman, de Spiderman ou de Peter Pan. Les grands enfants se révèlent. Cela en deviendrait presque drôle, si ça n’était pas grave. Pourquoi ces plateformes, dont on connaît parfaitement tous les travers, sont-elles encore si bien défendues par leurs créateurs ? « Les plateformes doivent mûrir, se dé-libéraliser, être démantelées, entrer dans l’espace public sous forme de commun « sincèrement et entièrement délibératif » – oui, mais cela n’arrive pas. Zuckerberg, Brin et Page ne lâcheront pas leurs rejetons. Quand bien même ils ont hérité de protocoles et d’infrastructures publiques (le web, TCP-IP), quand bien même tout le monde sait qu’il est temps.
    L’heure du bilan

    Sous la forme de multiples petits chapitres, Olivier Ertzscheid nous propose ensuite un bilan plutôt exhaustif des effets des plateformes sur la démocratie, sur les libertés et sur les droits fondamentaux. Il reviendra ainsi sur l’absence revendiquée de ligne éditoriale par les grandes plateformes… Elles qui pourtant, trient et choisissent l’information qu’elles diffusent suivant des règles encore protégées par le droit des affaires. « Les lecteurs du journal l’Humanité savent pourquoi ils n’achètent pas Le Figaro, et réciproquement. » Quelle est la ligne éditoriale de Facebook, de Twitter, de Google ? Comment se fait-il que des lobbys religieux pro-vie puisse faire remonter un site anti-IVG dans les résultats de recherche, en 2008 aux USA, puis en 2016 en France. Pourquoi rien n’a changé ?

    Vers la fin du XIXe, rappelle l’auteur, l’essentiel des moyens de communication modernes sont apparus (radio, télévision, cinéma, téléphone). Cent ans plus tard, ce fut au tour d’internet, du web puis Google, Wikipedia, Facebook, l’iPhone, etc. Peu à peu l’enthousiasme a cédé la place à l’intranquillité. Parmi les nombreux péchés originaux responsables de la désillusion, il y a le fait que nous soyons progressivement passés à côté des dons de Tim Berners Lee, dons « comparables à l’imprimerie », on parle bien sûr de http, puis de l’url – des modes d’adressage qui tendent à être invisibilisés ; « Quand il n’y a plus d’adresse, alors vous ne savez plus où aller. Vous ne pouvez plus vous rendre nulle part. C’est alors très facile de vous amener exactement là où on le souhaite puisque vous n’avez de toute façon pas d’autre choix que de faire confiance à la plateforme qui vous indique que « vous êtes ici » et que « vous pouvez aller là ». Peu à peu, nous perdons la capacité que nous avait offert Tim Berners Lee à nous orienter librement dans un espace public.
    Rien n’est neutre, et surtout pas la technique

    Autre grand intérêt du livre, les précieux rappels à propos de la nature des technologies qui nous entourent. Le fait qu’elles ne sont pas neutres d’abord. Encore et toujours, le répéter. Sans quoi toutes les questions politiques qui leur sont liées disparaissent soudainement. Ainsi, écrit l’auteur à propos desdites technologies : « se contenter de s’interroger sur les moyens d’en limiter ou d’en circonvenir les effets délétères une fois leur déploiement acté, est à peu près aussi efficace qu’espérer éteindre un feu de forêt en comptant simplement sur la bonne volonté des arbres de ne pas se consumer »

    Le numérique est, pour la moitié de l’humanité, « un allié objectif de la surveillance, du contrôle, de la répression. » Une analyse des usages, de ce point de vue, ne nous sera que de peu d’utilité. En ce qui concerne la surveillance – faciale par exemple – et pour le cas des pays occidentaux, nous devrions interroger « les formes d’irrationalité qui président à l’opérationnalisation de l’obtention de notre consentement. » Les données – celles qui constituent notre visage – ne sont jamais « données » rappelle Ertzscheid, elles sont obtenues. Obtenues sans que nous n’ayons vraiment conscience de ce qu’implique d’avoir consenti, individuellement, mais rarement collectivement, à de tels systèmes. Est-il encore besoin de prouver par quelque chiffre, par quelque moyen, que cette surveillance « pourrit l’ambiance de nos démocraties » ? Nous ne devrions plus en être là, en effet. Et pourtant.
    Exit l’espace public

    La défense de l’espace public, espace d’expression démocratique, transpire dans tout l’ouvrage d’ Oliver Ertzscheid. Lui qui, depuis plus de dix ans, regrette que l’homme soit devenu « un document comme les autres », regrette également que nos rapports sociaux soient sous le coup d’un régime d’identification, d’inscription. Sur internet bien sûr, mais de plus en plus, dans la vie réelle où l’anonymat, par la force des choses, n’est plus qu’un souvenir. En cela, les plateformes ont modifié notre rapport à l’espace public. Il faut s’y inscrire, mais aussi s’y décrire (âge, sexe, nom, photo, etc.). « Symboliquement, cela nous prépare à une forme de schizophrénie qui pour toute inscription nécessite d’abord une description. En se dé-crivant dans cet espace privé pour s’y inscrire, on se dés-inscrit aussi progressivement d’un espace public que l’on décrie. »

    Les espaces des plateformes sont ambigus à cet égard. Ni privés (nous y sommes tous, tout du moins beaucoup), ni authentiquement publics. Et pourtant, nous y passons l’essentiel de notre temps connecté. Or qu’est-ce que l’espace public, sinon l’endroit où l’anonymat permet la pratique des libertés ? L’espace public, je peux y scander un slogan hostile au pouvoir, y manifester… L’auteur poursuit – je peux acheter un livre sans avoir à décliner mon identité. Rien de tout cela n’est possible sur les plateformes. Mais il faut se rendre à l’évidence : rien de tout cela n’est possible tout court. On ne vit pas sans carte bancaire – on peut toujours essayer de ne pas payer avec, comme le proposent certains. C’est cher payé pour la préservation de notre intimité.

    Nous ne sommes pas démunis

    Dans l’espace des libertés restantes, celles qui sont encore bien là, il reste suffisamment de combats à mener sur d’autres plans. S’il n’y a rien à attendre des libéraux, ou d’une « auto-régulation » fantasmée, écrit l’auteur, il y a des choses qui avancent. Les lois antitrust par exemple, passés du statut de comique à celui de crédible. Le RGPD, une première étape à améliorer. Puis l’éducation. Pas au code bien sûr, mais aux questions politiques et éthiques que le numérique pose. C’est par ce biais-là, et notamment celui des jeunes qui entrent sur le marché du travail, qu’il est possible de faire pression sur les entreprises du numérique.

    L’ouverture des algorithmes aussi, elle doit être pleine et entière. Pour l’auteur, il faut « contraindre par la loi et par des règlements internationaux l’ouverture réelle et totale de toute forme algorithmique s’apparentant à des formes classiques d’éditorialisation ». Cette question commence à monter dans le débat public, à la faveur des récentes échauffourées du Techlash. Ainsi, on a vu apparaître cette idée d’un « conseil de régulation des algorithmes » (dans Wired, comble de l’ironie) – l’idée de démocratiser la technologie – et non pas seulement de démocratiser « grâce à la technologie » (avec les fameuses « civic-tech » par exemple), fait son chemin, et c’est une bonne nouvelle.

    Je m’arrête là, le livre est court, pas question d’en dire trop sans avoir l’air de tout recopier. C’est tentant, la plume d’Oliver Ertzscheid explique pourquoi on le lit depuis si longtemps. Ici, l’effort de clarté rend le livre accessible, agréable, à mettre dans les mains des vos amis, de vos étudiants, comme une nécessaire piqûre de rappel sur l’état des internets.

    Photo en tête d’article : l’auteur (anonyme), avec son aimable accord.

    Irénée Régnauld (@maisouvaleweb)

    #Irénée_Regnault #Olivier_Ertzscheid #Zuckerberg #C&F_éditions

  • « La surveillance est un mode du capitalisme » - Entretien avec Christophe Masutti
    https://lvsl.fr/aux-sources-du-capitalisme-de-surveillance-entretien-avec-christophe-masutti

    Dans le monde informatisé que nous habitons, chacune de nos conversations, de nos recherches et de nos rencontres est enregistrée, analysée et ses données sont exploitées pour prédire et influencer nos choix. Plus encore, c’est l’espace d’interaction lui-même, ce sont nos formes de sociabilité qui sont organisées de sorte à extraire le plus possible de données : la surveillance et le marché ne cessent de s’immiscer dans notre milieu de vie et nos rapports sociaux. L’enjeu, en ce sens, est-il réellement celui de la protection de la vie privée, ou même de la défense de la souveraineté des États ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’identifier un système économique et politique qui repose sur l’appropriation et sur l’exploitation par les entreprises du numérique des données personnelles et de comportement de leurs utilisateurs ? Ce système a un nom : le capitalisme de surveillance, auquel le chercheur Christophe Masutti a consacré un ouvrage, Affaires privées, Aux sources du capitalisme de surveillance, paru en mai 2020. Historien et philosophe des sciences et des techniques, administrateur du réseau Framasoft dédié au logiciel libre et hacktiviste, Christophe Masutti entend présenter ses analyses et ses recherches, autant que des pistes d’émancipation collective. Entretien réalisé par Maud Barret Bertelloni.

    #Christophe_Masutti #Affaires_privées #C&F_éditions

  • Mikrodystopies by François Houste - Fonts In Use
    https://fontsinuse.com/uses/35630/mikrodystopies-by-francois-houste
    https://assets.fontsinuse.com/cardshot?q=KW0Ddn9oHB1uaG8/awpQDSQtF10XJUUmUnlkAy4DSR5oE18IaiwcFDg3JCU8QxdWNCdYLRolRC8DH2lYb

    FF Attribute Text in use for the cover and interior of Mikrodystopies by François Houste, a collection of Twitter fiction by French author François Houste:

    Digital Oulipo? Technical haikus? Cybernetic aphorisms? The Mikrodystopies are the product of the exercise in style which François Houste engaged in: writing and disseminating on Twitter complete stories in no more than 280 characters.

    The book was designed by Nicolas Taffin (who also made the photographic illustrations in the book interior) and Sophie Harris, using FF Attribute Text by Viktor Nübel. In the colophon they describe it as “one of the most beautiful typefaces when it comes to ‘faux monospaced fonts’ which takes the shapes of characters with the constant spacing of computer terminals,themselves inherited from typewriters. By adding a little proportionality, the faux monospaced preserves legibility. A typical hybridization of our early days of the 21st century.”

    170 pages, 13,5×21 cm. Published by CF éditions.

    #Typographie #François_Houste #Nicolas_Taffin #C&F_éditions #Mikrodystopies

  • Dystopies familières | Polylogue
    https://polylogue.org/dystopies-familieres

    François Houste est un type formidable : non seulement il a du talent et de la finesse, mais en plus travailler avec lui est un grand plaisir. C’est sans doute pour cela qu’il inaugure la collection fictions de C&F éditions ;-)

    Mikrodystopies, ce sont des moments volés au futur (un futur si présent), des situations, plus que des histoires, qui montrent les humains confrontés à leur devenir-machine, les algorithmes face à des dilemmes humains trop humains, les robots désireux de se faire une place dans l’humanité, bref, un joyeux méli-mélo de notre quotidien techno-futur. 320 fragments de vies, tous limités à 280 caractères – pas un de plus – un exercice de style inspiré et stimulé par Twitter où le compte @mikrodystopies poursuit ses explorations. Le ton est toujours aigre-doux, plein de finesse, d’humour aussi. Quant au désespoir, n’est pas une injonction, il est laissé à la discrétion du lecteur, qui affichera d’abord bien souvent un sourire.

    Mais j’avais en tête une série de photos depuis un moment, cela a été l’occasion de passer à l’acte. L’idée en était : produire “à la maison” et sans effets de retouche, ni collages impressionnant, ni équipements futuristes, des images mettant en situation tous ces messages numériques qui nous confrontent aux erreurs systèmes, illegal arguments et autres plantages, violations des termes, acceptation de conditions abusives ; bref, à la régulation de nos vies par les logiciels depuis que « Code is law ». J’ai donc profité de l’occasion pour acquérir un nano projecteur à trois sous et préparer des messages que nous avons pu projeter, avec l’aide de ma fille, sur les jouets, murs, objets de la maison, ou même sur notre propre peau, comme s’ils étaient animés de facultés interactives nouvelles, irrigués de silicium. Avec un peu d’imagination, bien-sûr. J’ai aussi pu faire quelques images chez ma mère, dont l’intérieur n’a vraiment rien de techno, et lui proposer ainsi une belle mise à jour. Bref, on était vraiment dans le quotidien familial, tout près des récits de François Houste.

    Je me retrouvais avec une série de 11 images finales, sombres mais familières, qui ont rapidement trouvé leur pendant dans les Mikrodystopies. Plus que des illustrations strictes, cela composait des paires harmonieuses, que nous avons mises en valeur dans certaines doubles pages du livre.

    #Mikrodystopies #François_Houste #Nicolas_Taffin #Making-of #C&F_éditions

  • « Un démocrate ? » Publication de la pièce de théâtre de Julie Timmerman sur Edward Bernays
    https://cfeditions.com/bernays

    C’est le rôle des livres que de préparer un monde nouveau et de construire les idées de la révolution à venir, celle qui sera adaptée au monde actuel, pour qu’après ne soit pas comme avant.

    Modestement, à notre place, qui est principalement celle de la culture numérique, C&F éditions veut apporter quelques pierres à ce travail intellectuel nécessaire. Mais le monde est vaste, global et globalisé, et les sujets ne manquent pas dans tous les domaines.

    C’est aussi pour cela que nous avons décidé d’élargir notre focale, d’ouvrir nos collections à de nouveaux thèmes, à de nouvelles idées et formes. Entre nos livres qui vont continuer à décrypter le monde numérique, nous allons intercaler des livres différents, des fictions, des thèmes nouveaux.

    Et pour commencer aujourd’hui, du théâtre.

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    Un démocrate
    Une pièce de Julie Timmerman
    suivie d’un dossier :
    Edward Bernays, petit prince de la propagande
    un livre (abondamment) illustré
    ISBN : 978-2-37662-000-6
    240 p. - 18 €
    https://cfeditions.com/bernays
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    La pièce de Julie Timmerman et de sa compagnie Idiomécanic interroge le personnage d’Edward Bernays, que l’on désigne comme "l’inventeur des relations publiques". Avec cynisme et suivant la seule logique de l’intérêt de ses riches clients et de la défense des pouvoirs en place, Bernays va inventer les formes de la propagande du XXe siècle. Il ne s’agit plus d’imposer un message par la répétition, mais de susciter le désir envers un produit ou une idée. Le mensonge, la manipulation, l’hubris sont au cœur de son travail : réussir à faire fumer les femmes pour doubler le marché des multinationales du tabac en prétendant que les cigarettes sont pour elles "les torches de la liberté" ; provoquer un coup d’État au Guatemala au service des bananes Chiquita ; inventer de toute pièce le petit déjeuner avec œufs et bacon pour son client, l’industrie charcutière... et prétendre que c’est depuis toujours le petit déjeuner typique des Américains ; le culot d’Edward Bernays est sans limite...

    Celles et ceux qui ont eu la chance de voir la pièce sur scène ont apprécié l’humour et les trouvailles de mise en scène pour montrer de cela sur un rythme haletant et capter les spectateurs. Dans un livre, nous devions aller au delà de la découverte du personnage par le théâtre et proposer un dossier sur la propagande et le rôle spécifique d’Edward Bernays. Coordonné par Stéphane Resche de l’université de Créteil, ce dossier comporte des articles de Mathis Buis, Karine Chambefort-Kay, Florence Jamet-Pinkiewicz, Stéphane Resche, Nicolas Taffin et Julie Timmerman.

    Le livre a été édité et réalisé par les étudiantes du Master édition de l’Université de Caen, sous la direction de Marie-Astrid Bailly-Maitre. Les étudiants graphistes de l’École supérieure Estienne, pilotés par Florence Jamet-Pinkiewicz, ont planché sur le thème du livre pour nous offrir des représentations actuelles des théories et actions d’Edward Bernays.

    Après avoir lu ce livre, on mesure également combien les tactiques malsaines de Bernays restent d’actualité dans de nombreux domaines. Les outrances de Donald Trump sont par exemple le reflet de l’appel à l’outrance par les puissants qu’Edward Bernays a développé tout au long de sa carrière.

    Bonne lecture,

    Hervé Le Crosnier

    #Julie_Timmerman #Edward_Bernays #C&F_éditions