• [vidéo] L’homme a mangé la Terre | de Jean-Robert Viallet
    https://www.youtube.com/watch?v=Udwm_YQGV7Y

    De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l’anthropocène (ou l’ère de l’Homme) et de la déterioration continue de la planète. Un film de Jean-Robert Viallet (France, 2019, 1h38), a vec la collaboration à l’écriture de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz. D’après « L’événement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous », Éditions du Seuil. Source : Relevé sur le Net...

  • #Incendies en #Californie | « On est en terre inconnue », s’inquiète un pompier
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2020-09-22/incendies-en-californie/on-est-en-terre-inconnue-s-inquiete-un-pompier.php

    Pour Darrell Roberts, membre de l’Association internationale des pompiers, l’ampleur historique des feux de forêts en cours, qui devraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, va malheureusement devenir la #norme

    « Chaque année, les températures augmentent, on bat de nouveaux records et ça devient de plus en plus sec. Voilà ce que je sais en tant que pompier qui est sur le terrain depuis vingt ans », dit-il.

    « Le changement climatique a un impact direct. C’est évident pour moi. Et on n’en voit pas le bout », conclut-il.

    #climat

  • Une fresque du climat pour saisir l’urgence climatique
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2020/une-fresque-du-climat-pour-saisir-lurgence-climatique-bWSgwGNERUyfcaQ7sS3K

    On s’y est malheureusement habitué. Chaque été, une canicule bat les records de la précédente. Cette année, la période Janvier-juillet 2020 a été la plus chaude jamais observée depuis 1900 selon Météo-France. Indéniablement, le climat devient un sujet…

    #Capitalisme #Écologie

  • #Calais : maintien de l’interdiction de distribuer de la nourriture aux migrants. Mobilisation le 26 septembre
    https://fr.squat.net/2020/09/23/calais-maintien-de-linterdiction-de-distribuer-de-la-nourriture-aux-migran

    Pour le juge des référés du TA de Lille, 4 kms à pied pour manger, ça n’use pas les souliers. Par une ordonnance du 22 septembre 2020, le juge des référés du tribunal administratif de Lille a rejeté la requête introduite par 12 associations locales et nationales visant à faire annuler l’arrêté du 10 septembre […]

    #manifestation #procès #sans-papiers

  • Coronavirus: China eases visa restrictions for foreigners | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3102766/coronavirus-china-eases-visa-restrictions-foreigners

    China will ease entry restrictions for foreigners from Monday, with the spread of the coronavirus through imported cases largely under control. As of Wednesday, China had 10 new imported cases and no new local cases or deaths, with a total of 168 confirmed cases still being treated, and 6,864 close contacts of previous cases still being monitored. Foreign nationals holding valid Chinese residence permits for work, personal matters or family reunion are allowed to enter China without applying for new visas, according to a Chinese foreign ministry statement released late on Wednesday. If these permits expired after March 28, the holders can apply for new visas through Chinese embassies or consulates if the purpose of the visit to China remains unchanged.
    But other restrictions introduced in March would continue, the statement said.Anybody coming from abroad will still have to have coronavirus tests and complete 14 days of quarantine, according to the regulations.“While ensuring effective epidemic control, the Chinese government will continue resuming people-to-people exchanges in a step-by-step and orderly manner,” it said. Self-quarantine of all international travellers to Beijing as China fights import of coronavirusSelf-quarantine of all international travellers to Beijing as China fights import of coronavirus

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#casimporte#restrictionsanitaire#test#quarantaine#visa#etranger

  • Photographie - Soumgaït, complexe industriel, mai 2004
    https://visionscarto.net/photographie-soumgait

    Titre : Photographie - Héritage soviétique - Soumgaït, ancien complexe industriel, mai 2004 Lieu : Azerbaïdjan Mots-clés : #photographie #caucase #azerbaïdjan #industrie #urss #ex-urss #friches_industrielles #mémoire #héritage #traces Matériel : Photographies Auteur : Philippe Rekacewicz Date : Mai 2004 Complexe pétro-chimique, Soumgaït, 2004. Complexe pétro-chimique, administration, Soumgaït, 2004. Complexe pétro-chimique, Soumgaït, 2004. Complexe pétro-chimique, Soumgaït, (...) #Inspirations

  • un concentré de #bullshit en hommage à David Graeber :

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/23/avec-une-levee-de-fonds-de-300-millions-de-dollars-mirakl-devient-une-licorn

    Valorisée désormais à 1,5 milliard de dollars, la start-up française de « solutions logicielles de marketplaces » a vu son volume d’activité bondir durant le confinement.

    Tu t’en fous ? Moi aussi.

    #marchandisation #valorisation_de_la_crétinerie #obsession_mercantile #peignes_cul

    • complètement et en plus, j’en ai marre d’accepter leur protocole de merde au Monde.

      Le Monde et des tiers selectionnés, notamment des partenaires publicitaires, utilisent des cookies ou des technologies similaires. Les cookies nous permettent d’accéder à, d’analyser et de stocker des informations telles que les caractéristiques de votre terminal ainsi que certaines données personnelles (par exemple : adresses IP, données de navigation, d’utilisation ou de géolocalisation, identifiants uniques).

      va fanculo ! le monde

    • La « marketplace » de Darty et la Fnac, est-ce qu’il y a des articles qui se demandent si vraiment c’est une bonne idée ?

      L’année dernière, le porte-filtre de mon percolateur, acheté chez Darty, pète. Je vais donc au service après-vente, ou le gentil monsieur m’informe que c’est pas couvert par la garantie (j’ignore pourquoi une poignée de porte-filtre mal branlée et qui pète quand on l’utilise, n’est pas couverte par la garantie, mais c’est pas la question).

      Donc faut que j’en achète une nouvelle. Et le monsieur m’annonce d’un air désolé que c’est pas donné : de mémoire, dans les 40 euros chez Darty.

      Mais, me dit-il en tapotant sur un ordinateur, ça doit être moins cher sur la marketplace de Darty.fr. Hé oui dis-donc : 25 euros ! Moi, comme un con, je demande pourquoi Darty vend les choses moins chères sur son site que dans le magasin : « ah mais non c’est pas Darty, là, qui vend le porte-filtre sur le site de Darty… ».

      Donc j’ai pas acheté chez Darty, parce que chez Darty on m’a dit que c’était moins cher sur l’internet-by-Darty.

      Alors je rentre chez moi, et tant qu’à faire, je découvre que c’est encore moins cher sur l’internet-by-Amazon. Parce que le port est gratuit, et en plus ça sera livré chez moi hier.

      Alors je veux bien la licorne française qui rend nos journalistes si fiers de vivre dans une startup nation, mais je dois avouer que comme stratégie commerciale, pour Darty et la Fnac, ces « marketplaces » qui vendent leur propre concurrence, j’aurais tendance à les classer dans la catégorie « balle dans le pied ».

    • Alors je rentre chez moi, et tant qu’à faire, je découvre que c’est encore moins cher sur l’internet-by-Amazon. Parce que le port est gratuit, et en plus ça sera livré chez moi hier.
      dans un colis préparé avant-hier ?
      _De la publicité comme contre-propagande_Lignes de force
      https://lignesdeforce.wordpress.com/2020/09/24/de-la-publicite-comme-contre-propagande
      https://www.youtube.com/watch?v=RzjeLcP0Iek&feature=emb_logo

      N’en voulons pas à ce comédien (ou à ce travailleur convaincu de jouer son propre rôle) : il faut bien vivre . Mais observons qu’Amazon, « géant de la vente en ligne », outre l’effet de sidération déjà évoqué, montre simplement sa force.

      Je répondrai à Claude Guillon (anarchiste en retraite) : plutôt crever !

  • L’homme a mangé la #terre
    http://carfree.fr/index.php/2020/09/23/lhomme-a-mange-la-terre

    Ce #documentaire de Jean-Robert Viallet réalisé en 2019 retrace l’histoire de deux siècles de #progrès ahurissants. Deux siècles d’industrie, d’inventions, de développement économique, d’évolution de nos modes de vie et Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Ressources #capitalisme #destruction #écologie #économie #industrie #société #vidéo

  • سريّ المقدسي sur Twitter :
    “This is what happens when we subcontract our universities to #Zoom: they decide which events are acceptable and which aren’t. It’s outrageous.” / Twitter
    https://twitter.com/sareemakdisi/status/1308626440066195456

    « zoom_us has said that Leila Khaled’s event is in violation of its Terms of Service and will not host the event at @SFSU." / Twitter
    https://twitter.com/ggreschler/status/1308566827845390336

    #censure #sans_vergogne

  • Elisée Reclus et les impressionnistes - Notre Bibliothèque Verte (n°12 et 13)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1359

    « Et si nous sommes, qui sommes-nous ? », se demandait l’avant-propos à Notre Bibliothèque Verte (ici). Sans doute des « écologistes » devions-nous conclure à regret. Ce mot d’« écologie » étant le seul mot nouveau apparu en politique depuis 50 ans, et le seul à rassembler aux yeux du grand public les « écolos » dans toutes leurs nuances et contradictions. Du moins tant que les mots de « nature » et de « naturistes » n’auront pas remplacé ceux d’« écologie » et d’« écologistes ». Car l’écologie est un contre-sens politique. Tout d’abord le nom d’une science fondée et nommée comme telle par Ernst Haeckel (1834-1919), un biologiste darwiniste, en 1866, dans sa Morphologie générale des organismes. Oikos : demeure, habitat, milieu ; logos : science, discours. « Science des êtres vivants dans leur milieu ». Haeckel (...)

    #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/reclus_et_les_impressionnistes_-_notre_bibliothe_que_verte.pdf

  • In Italy, an appetite for face recognition in football stadiums
    https://algorithmwatch.org/en/story/italy-stadium-face-recognition

    Right before the pandemic, the government and top sports authorities were planning a massive deployment of face recognition and sound surveillance technologies in all Italian football stadiums. The reason ? To help fight racism. At the beginning of 2020, just as the whole world was grappling with increasing evidence of the discriminatory and racist outcomes of face recognition technologies, Italy mulled its widespread adoption in football stadiums as an essential tool in the fight against (...)

    #algorithme #capteur #CCTV #biométrie #racisme #facial #reconnaissance #son #comportement #COVID-19 #écoutes #santé #sport (...)

    ##santé ##AlgorithmWatch

  • Coronavirus on U.S.-Canada border: Hyder, Alaska, children shut out of Stewart, B.C., school - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/world/the_americas/us-canada-border-hyder-stewart/2020/09/17/8b66d3b8-f54f-11ea-9279-45d6bdfe145f_story.html

    The mining towns of Hyder and Stewart form one of many cross-border communities along the U.S.-Canada frontier that have been severed for months by coronavirus travel restrictions.Canada’s coronavirus performance hasn’t been perfect. But it’s done far better than the U.S. Now several such communities are pushing for local reopenings. Hyder and Stewart, which have reported no cases of covid-19, are pushing Canada to designate the region an “integrated trans-border community,” exempt from travel restrictions and quarantines. Lawmakers representing Point Roberts, Wash., and Minnesota’s Northwest Angle have asked Canadian Public Safety Minister Bill Blair to ease and clarify the rules. “This is our local traffic only that we’re advocating for,” said Jane Beaumont, a registered nurse in Stewart who grew up in Hyder and has family there. “We’re not advocating for tourism.”
    President Trump and Prime Minister Justin Trudeau agreed to close the 5,500-mile land border to nonessential traffic in March, and have extended the restrictions in monthly increments ever since. The rules were tightened in July for U.S. travelers transiting through Canada to Alaska for essential travel. The current closure lasts through Oct. 21.
    The measures are widely supported in Canada, which has fared far better against the coronavirus than the United States (though several provinces have seen cases climb in recent weeks). The restrictions have had minimal impact on trade, but they’ve hit tourism, split families and upended life in tightly knit border communities in ways big and small that some fear could be permanent. Some Canadian businesses want to let Americans back in. Most Canadians don’t. That’s particularly apparent in Hyder, Alaska’s easternmost town, home to some 60 souls, and Stewart, a comparative metropolis of more than 400. The only way in or out of Hyder is through Stewart or by float plane. Families there rely on Stewart for gas, groceries, laundry, firewood and electricity. They set their clocks to Stewart time. Their phone numbers use the B.C. area code. Each July 1, when a pandemic isn’t closing the border, the people of Hyder cross into Stewart for a Canada Day parade. Three days later, the people of Stewart head in the opposite direction for the Fourth of July. (Festivities include the “Bush Woman Classic,” an obstacle course of sorts in which female contestants must chop wood, flip a flapjack, diaper a baby doll and then apply lipstick while running 20 yards to the finish line.)
    President Barack Obama pointed to the bond between the towns as evidence of the close ties between Canada and the United States during Trudeau’s state visit in 2016.Now, each Hyder household may send one member on a three-hour visit to Stewart for essentials every seven days. Residents of Stewart may enter Hyder because there’s no U.S. immigration control, but must quarantine for 14 days upon their return. Miners who enter Hyder to work are exempt because the activity is considered essential. Support for a travel bubble is widespread. Stewart Mayor Gina McKay said she worries about her Hyder neighbors, and whether they’ll be able to adequately prepare for winter and months more of isolation.

    #Covid-19#migrant#migration#canada#etatsunis#circulation#zonefransfrontaliere#education#sante#economie

  • Les nouvelles zones d’emploi de 2020 | Insee
    https://www.insee.fr/fr/information/4652090

    Les nouvelles zones d’emploi partagent la France en 306 zones. Sept profils se distinguent selon leur principale orientation économique.

    Les grandes agglomérations, scindées en deux classes selon l’intensité de leurs spécialités, sont caractérisées par des emplois typiques des grandes métropoles et par la présence de grands établissements. Certaines zones d’emploi sont spécialisées dans l’agriculture comme Carhaix-Plouguer en Bretagne, l’industrie comme Oyonnax en Auvergne-Rhône-Alpes ou encore le tourisme comme Sainte-Maxime en Provence-Alpes-Côte d’Azur. D’autres sont davantage diversifiées comme Chaumont dans le Grand Est. Enfin, certaines zones d’emploi ont un caractère plus résidentiel : la part d’actifs qui y habitent et y travaillent est plus faible qu’ailleurs ; elles se situent principalement dans le voisinage des grandes agglomérations.

    –—

    L’orientation économique des zones d’emploi : entre spécialisation et diversification des économies locales - Insee Première - 1814
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4653582

    Les nouvelles zones d’emploi partagent la France en 306 zones. Sept profils se distinguent selon leur principale orientation économique. Les grandes agglomérations (scindées en deux profils selon l’intensité de leur spécialité) sont caractérisées par des emplois typiques des grandes métropoles et par la présence de grands établissements. Certaines zones d’emploi sont spécialisées dans l’agriculture comme Carhaix-Plouguer en Bretagne, dans l’industrie comme Oyonnax en Auvergne-Rhône-Alpes ou encore dans le tourisme comme Sainte-Maxime en Provence-Alpes-Côte d’Azur. D’autres sont davantage diversifiées comme Chaumont dans le Grand Est. Enfin, certaines zones d’emploi ont un caractère plus résidentiel : la part d’actifs qui y habitent et y travaillent est plus faible qu’ailleurs ; elles se situent principalement dans le voisinage des grandes agglomérations.

    #france #économie #zones_d_emploi #emploi #travail #activité_économique #cartographie #statistiques

  • Les plus riches émettent énormément de CO2, tandis que les plus pauvres subissent en premier les catastrophes climatiques !
    https://ricochets.cc/Les-plus-riches-emettent-enormement-de-CO2-tandis-que-les-plus-pauvres-sub

    Quelques chiffres édifiants, suivis de quelques remarques. 🔴SUICIDE CAPITALISTE : LES 1% LES PLUS RICHES POLLUENT DEUX FOIS PLUS QUE PLUSIEURS MILLIARDS DE PAUVRES Les espèces vivantes s’éteignent massivement. Le point de non retour est franchi pour les glaces du Groenland. L’Amazonie et les forêts de Sibérie continuent de brûler. C’est tout un monde qui disparaît. Une étude publiée par OXFAM confirme qui sont les responsables de cet écocide qui se déroule sous nos yeux : ➡️Les 1% les plus riches du (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, Résistances au capitalisme et à la civilisation (...)

    #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle
    https://reporterre.net/Les-1-les-plus-riches-sont-les-premiers-responsables-du-changement-clima
    https://www.youtube.com/watch?v=-7PJeQBhHFg

  • Marie Wilson : « Il est bien trop tôt pour dire que le Canada a eu un grand succès avec la Commission »
    https://www.justiceinfo.net/fr/les-debats-justiceinfo/grands-entretiens/45447-marie-wilson-trop-tot-pour-dire-canada-grand-succes-commission.ht

    LES #Grands_entretiens JUSTICEINFO.NET Marie Wilson Ancienne commissaire de la Commission vérité et réconciliation au Canada

    Le gouvernement canadien vient d’inscrire les pensionnats autochtones sur la liste officielle des évènements historiques nationaux. De 1881 à 1996 officiellement, plus de 150.000 jeunes autochtones ont été arrachés à leur famille pour y être envoyés de force dans le but de “tuer l’Indien dans l’enfant”, selon l’expression consacrée. Cette reconnaissance faisait partie des 94 appels à l’action du rapport final de la Commission vérité et réconciliation, qui avait conclu en 2015 à un « génocide culturel ». Cinq ans après, l’une des trois commissaires, Marie Wilson, revient sur le processus, en dresse le constat et en évalue l’impact. 

     

    JUSTICEINFO.NET : Qu’est-ce que cette Commission vérité (...)

  • Guerre froide : comment Moscou espionnait #Rennes - Rennes - #LeTélégramme

    En cas de conflit mondial, dépliez la #carte. Pendant la #guerreFroide, l’Armée rouge a cartographié Rennes sous toutes les coutures. Ce n’est pas une fiction. C’est une facette d’un programme militaire toujours classé secret en Russie.

    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/guerre-froide-comment-moscou-espionnait-rennes-14-09-2020-12616710.php?

  • California wildfires Shifting smoke
    https://graphics.reuters.com/USA-WILDFIRE/POLLUTION/xlbpgjgervq/index.html

    Last week, smoke from the fires covered the entire U.S. West Coast before spreading west out over the Pacific Ocean. This week the smoke has travelled thousands of miles east, turning skies from New York to Washington D.C. hazy and reaching as far as the skies above Britain.

    In the animation above, Reuters visualises organic carbon released into the atmosphere during the fires. The smoke contains a substantial portion of fine particulate matter known by the particles’ size as PM2.5, which can have a major impact on people’s health.

    #feu #fumée #visualisation #cartographie

  • Shifting smoke

    How wildfires ravaging the U.S. West Coast are sending smoke between continents and up to record heights in the atmosphere.

    Last week, smoke from the fires covered the entire U.S. West Coast before spreading west out over the Pacific Ocean. This week the smoke has travelled thousands of miles east, turning skies from New York to Washington D.C. hazy and reaching as far as the skies above Britain.

    In the animation above, Reuters visualises organic carbon released into the atmosphere during the fires. The smoke contains a substantial portion of fine particulate matter known by the particles’ size as PM2.5, which can have a major impact on people’s health.

    Smoke can hurt the eyes, irritate respiratory systems, and worsen chronic heart and lung diseases, according to the Centers for Disease Control and Prevention (CDC). It can make healthy people sick if there is enough in the air.

    Smoke traveling with air currents high in the atmosphere, however, is unlikely to alter air quality on the ground in faraway places, said Santiago Gassó, an atmospheric scientist at the University of Maryland who works on contract for NASA.

    But that does not mean high-altitude smoke has no impact. Wildfire smoke, made up largely of dark carbon particles, can block some sunshine from reaching the ground. And that solar dimming can affect ground temperatures as well as how much energy plants can convert through photosynthesis, or how certain animals might behave, Gassó told Reuters.

    “If these smoke layers stayed up there for a month, you would see changes in temperatures, weather patterns, just because you’re putting something up there that doesn’t belong there. You’re changing the dynamics of the atmosphere,” Gassó said.

    High-altitude smoke may also have a heating impact. Being dark, carbon particles absorb solar radiation, effectively warming a thin layer in the atmosphere. The net effect on Earth’s climate of these two processes – solar dimming and particle heating – is still a matter of scientific debate.
    At ground level

    The wildfires – burning across a record total of some 4.8 million acres (1.9 million hectares) as of Thursday – have destroyed towns in Oregon while also devouring forests in California, Washington and Idaho. The ground-level blanket of ash and smoke has made the region’s air quality among the worst in the world.

    “Air quality this poor causes health issues for everyone, not just those with existing respiratory conditions,” said Ryan Stauffer, a research scientist at NASA’s Goddard Space Flight Center.

    He described pollution levels across the region, and as far as British Columbia, Canada, as “unprecedented.” “Parts of California, Oregon and Washington state have recorded hazardous air quality for over a week straight,” Stauffer said.
    Reaching new heights

    Smoke from the fires has also pushed the limits vertically, reaching altitudes previously unseen, according to NASA. When extreme fires generate enough heat, it is propelled into the atmosphere creating thunderstorms.

    With more fuel to burn, fires also can become hot and energetic enough for the smoke cloud to punch through the natural atmospheric layers above if conditions are right.

    That happened on Sept. 7, when huge storm clouds – known as pyrocumulonimbus – rose to a height of more than 15 kilometers, pushing into the stratosphere, as illustrated by data from NASA’s CALIPSO satellite.

    The CALIPSO satellite sends laser pulses to measure light scattered back to it from particles in the atmosphere. The data shows a cross section of the atmosphere and distinguishes what the particles are, such as aerosol smoke, clouds, or ice particles.

    “The fact that it punched through that layer is very unusual,” Gassó said. “That’s what volcanoes do.”

    In the stratosphere, where the ozone layer resides, wildfire smoke particles can spread globally and can take several years, rather than months, to dissipate. Inject enough particles into that layer, and you could be blocking sunshine for a longer time period.

    “Whether those particulates would lead to net warming or cooling is a bit of an open question,” Gassó said. “The only experience we have so far has been with volcanoes.” And the evidence from volcanoes is only so helpful, because unlike wildfires, volcanoes send up particles that also reflect and scatter light, rather than absorb it.

    The fires across much of Australia in 2019 and 2020 also reached stratospheric levels, NASA reported in January. And smoke from fires in British Columbia in 2017 broke through, too.

    “When you have these events so frequently, you start to get concerned,” Gassó said.

    Another pyrocumulonimbus cloud was spotted in satellite imagery on Sept. 9, towering above fires around California’s Mendocino National Forest, though to what height is unclear. Those data are not available.

    Another tall plume of smoke, possibly a pyrocumulonimbus cloud, was also captured in satellite imagery on Sept. 9. This one was east of San Francisco, further south than the one above.

    The fire-induced clouds essentially create their own weather systems. The clouds form from the smoke plume, as the fire’s intense heat warms the surrounding air, causing it to rise rapidly, drawing in cooler air.

    The smoke cloud cools as it climbs into the chilly upper atmosphere, colliding with ice particles and building up electrical charge, which can sometimes be released as lightning.

    Fire tornadoes

    The warm updrafts can pull in so much air lower down that strong winds develop at the ground level, fanning the fire even further so it burns hotter and spreads farther. On rare occasions, these strong and sometimes erratic surface winds can swirl into a dangerous fire tornado.

    A fire tornado tore through neighborhoods in Redding, California, during the 2018 Carr Fire. In January this year, an Australian firefighter in New South Wales was killed when a fire tornado flipped over the fire truck he was in.

    During this year’s West Coast wildfires, images shared on social media show a tornado funnel appearing on Aug. 16 in a thick plume of smoke from the Loyalton Fire in Lassen County, California.
    The challenge for science

    Scientists’ understanding of these high-energy fire clouds and how they behave is still an area of active research, now being aided by satellites and other new technologies.

    “What’s fascinating about these events is that we’re getting a prime-time view of everything from space,” Gassó said. “We have so many excellent satellite systems right now, and actually this is just the beginning. It’s going to get better.”

    In fact, with so much new data pouring in, the challenge is now finding enough researchers to work on analyzing, debating and coming up with new ideas to understand it. For example, what are the physical and chemical results of these smoke particles getting into the stratosphere, where moisture and temperature conditions are very different than in the lower, warmer troposphere?

    Studying such effects would likely require duplicating the conditions in laboratory experiments.

    With climate change expected to exacerbate fires in the future, by worsening droughts and warming surface ocean temperatures, wildfire research is becoming especially important. Over the last year, the world has seen record fires in Australia, Brazil, Argentina, Siberia and now the U.S. West.

    “I’m concerned that we are starting to see these phenomena more often … everywhere in the world,” Gassó said. “If it’s one year like this, it’s fine, as long as it doesn’t keep repeating itself like this.”

    https://graphics.reuters.com/USA-WILDFIRE/POLLUTION/xlbpgjgervq/index.html
    #visualisation #cartographie #fumée #incendie #dispersion #USA #Etats-Unis

  • Quand la gauche s’enlise dans le capitalisme dit vert
    https://ricochets.cc/Quand-la-gauche-s-enlise-dans-le-capitalisme-dit-vert.html

    Après le capitalisme à « visage humain » de Sarkosy, voici le capitalisme « verdit » de la gauche capitaliste. Les mêmes positions ont été exprimées en Drôme récemment par des élus locaux lors de l’inauguration de la navette autonome prévue pour relier Crest et l’écocite de Eurre. TOUS ENSEMBLE, AVEC GAËL GIRAUD (PROPHÈTE DE LA GAUCHE BOURGEOISE), POUR UN CAPITALISME ŒCUMÉNISTE DURABLE Décidément, la nouvelle idole de la gauche, c’est lui. Tous les néophytes du gauchisme lui cirent les pompes (Thinkerview, (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #Ecologie

  • The evolution of land uses and population in #Psyrri district

    The Psyrri district is one of the oldest districts of Athens. It is bounded by the streets of Evripidou, Athinas, Ermou, Agion Asomaton, Pireos (PanagiTsaldari) and, despite its limited surface, has changed in recent years, to reflect typical transformations that exist in the wider center of Athens (Καιροφύλας 2000).

    In this text, we track the spatial and social transformations which took place in the Psyrri district via a comparison of land use maps drawn in 1996 and 2019. The land uses maps of 1996 are based on a study by Attiko Metro while the corresponding maps of 2019, are based on fieldwork by the author. During the fieldwork, the uses of ground floors, upper floors, as well as the buildable open spaces were mapped separately, to give a complete picture of the area’s land uses.

    The basemap for 1996, was designed with QGIS software, exactly as it was depicted in the map of Attiko Metro.

    At the same time, the cartographic background for the 2019 map, was provided by ELSTAT and was edited using QGIS software to show the ground floor and upper floor uses, separately. In particular, the outlines of the buildings were redesigned and their ground floors and upper floors were labelled. The ELSTAT basemap was drawn in 2001[1], so, in some cases, the building boundary lines had to be redrawn in order to bring the map up to date.

    From the first visit to the neighborhood of Psyrri, it became clear, that the area’s land use profile has changed significantly. Comparing the area’s land use maps of 1996 and 2019, one observes the changes that have occurred over a period of 23 years. These changes have significantly altered the district’s character


    https://www.athenssocialatlas.gr/en/article/psyrri-district
    #Athènes #démographie #cartographie #visualisation

  • The #Rohingya. A humanitarian emergency decades in the making

    The violent 2017 ouster of more than 700,000 Rohingya from Myanmar into Bangladesh captured the international spotlight, but the humanitarian crisis had been building for decades.

    In August 2017, Myanmar’s military launched a crackdown that pushed out hundreds of thousands of members of the minority Rohingya community from their homes in northern Rakhine State. Today, roughly 900,000 Rohingya live across the border in southern Bangladesh, in cramped refugee camps where basic needs often overwhelm stretched resources.

    The crisis has shifted from a short-term response to a protracted emergency. Conditions in the camps have worsened as humanitarian services are scaled back during the coronavirus pandemic. Government restrictions on refugees and aid groups have grown, along with grievances among local communities on the margins of a massive aid operation.

    The 2017 exodus was the culmination of decades of restrictive policies in Myanmar, which have stripped Rohingya of their rights over generations, denied them an identity, and driven them from their homes.

    Here’s an overview of the current crisis and a timeline of what led to it. A selection of our recent and archival reporting on the Rohingya crisis is available below.
    Who are the Rohingya?

    The Rohingya are a mostly Muslim minority in western Myanmar’s Rakhine State. Rohingya say they are native to the area, but in Myanmar they are largely viewed as illegal immigrants from neighbouring Bangladesh.

    Myanmar’s government does not consider the Rohingya one of the country’s 135 officially recognised ethnic groups. Over decades, government policies have stripped Rohingya of citizenship and enforced an apartheid-like system where they are isolated and marginalised.
    How did the current crisis unfold?

    In October 2016, a group of Rohingya fighters calling itself the Arakan Rohingya Salvation Army, or ARSA, staged attacks on border posts in northern Rakhine State, killing nine border officers and four soldiers. Myanmar’s military launched a crackdown, and 87,000 Rohingya civilians fled to Bangladesh over the next year.

    A month earlier, Myanmar’s de facto leader, Aung San Suu Kyi, had set up an advisory commission chaired by former UN secretary-general Kofi Annan to recommend a path forward in Rakhine and ease tensions between the Rohingya and ethnic Rakhine communities.

    On 24 August 2017, the commission issued its final report, which included recommendations to improve development in the region and tackle questions of citizenship for the Rohingya. Within hours, ARSA fighters again attacked border security posts.

    Myanmar’s military swept through the townships of northern Rakhine, razing villages and driving away civilians. Hundreds of thousands of Rohingya fled to Bangladesh in the ensuing weeks. They brought with them stories of burnt villages, rape, and killings at the hands of Myanmar’s military and groups of ethnic Rakhine neighbours. The refugee settlements of southern Bangladesh now have a population of roughly 900,000 people, including previous generations of refugees.

    What has the international community said?

    Multiple UN officials, rights investigators, and aid groups working in the refugee camps say there is evidence of brutal levels of violence against the Rohingya and the scorched-earth clearance of their villages in northern Rakhine State.

    A UN-mandated fact-finding mission on Myanmar says abuses and rights violations in Rakhine “undoubtedly amount to the gravest crimes under international law”; the rights probe is calling for Myanmar’s top generals to be investigated and prosecuted for genocide, crimes against humanity, and war crimes.

    The UN’s top rights official has called the military purge a “textbook case of ethnic cleansing”. Médecins Sans Frontières estimates at least 6,700 Rohingya were killed in the days after military operations began in August 2017.

    Rights groups say there’s evidence that Myanmar security forces were preparing to strike weeks and months before the August 2017 attacks. The evidence included disarming Rohingya civilians, arming non-Rohingya, and increasing troop levels in the area.
    What has Myanmar said?

    Myanmar has denied almost all allegations of violence against the Rohingya. It says the August 2017 military crackdown was a direct response to the attacks by ARSA militants.

    Myanmar’s security forces admitted to the September 2017 killings of 10 Rohingya men in Inn Din village – a massacre exposed by a media investigation. Two Reuters journalists were arrested while researching the story. In September 2018, the reporters were convicted of breaking a state secrets law and sentenced to seven years in prison. They were released in May 2019, after more than a year behind bars.

    Myanmar continues to block international investigators from probing rights violations on its soil. This includes barring entry to the UN-mandated fact-finding mission and the UN’s special rapporteurs for the country.
    What is the situation in Bangladesh’s refugee camps?

    The swollen refugee camps of southern Bangladesh now have the population of a large city but little of the basic infrastructure.

    The dimensions of the response have changed as the months and years pass: medical operations focused on saving lives in 2017 must now also think of everyday illnesses and healthcare needs; a generation of young Rohingya have spent another year without formal schooling or ways to earn a living; women (and men) reported sexual violence at the hands of Myanmar’s military, but today the violence happens within the cramped confines of the camps.

    The coronavirus has magnified the problems and aid shortfalls in 2020. The government limited all but essential services and restricted aid access to the camps. Humanitarian groups say visits to health centres have dropped by half – driven in part by fear and misunderstandings. Gender-based violence has risen, and already-minimal services for women and girls are now even more rare.

    The majority of Rohingya refugees live in camps with population densities of less than 15 square metres per person – far below the minimum international guidelines for refugee camps (30 to 45 square metres per person). The risk of disease outbreaks is high in such crowded conditions, aid groups say.

    Rohingya refugees live in fragile shelters in the middle of floodplains and on landslide-prone hillsides. Aid groups say seasonal monsoon floods threaten large parts of the camps, which are also poorly prepared for powerful cyclones that typically peak along coastal Bangladesh in May and October.

    The funding request for the Rohingya response – totalling more than $1 billion in 2020 – represents one of the largest humanitarian appeals for a crisis this year. Previous appeals have been underfunded, which aid groups said had a direct impact on the quality of services available.

    What’s happening in Rakhine State?

    The UN estimates that 470,000 non-displaced Rohingya still live in Rakhine State. Aid groups say they continue to have extremely limited access to northern Rakhine State – the flashpoint of 2017’s military purge. There are “alarming” rates of malnutrition among children in northern Rakhine, according to UN agencies.

    Rohingya still living in northern Rakhine face heavy restrictions on working, going to school, and accessing healthcare. The UN says remaining Rohingya and ethnic Rakhine communities continue to live in fear of each other.

    Additionally, some 125,000 Rohingya live in barricaded camps in central Rakhine State. The government created these camps following clashes between Rohingya and Rakhine communities in 2012. Rohingya there face severe restrictions and depend on aid groups for basic services.

    A separate conflict between the military and the Arakan Army, an ethnic Rakhine armed group, has brought new displacement and civilian casualties. Clashes displaced tens of thousands of people in Rakhine and neighbouring Chin State by early 2020, and humanitarian access has again been severely restricted. In February 2020, Myanmar’s government re-imposed mobile internet blackouts in several townships in Rakhine and Chin states, later extending high-speed restrictions until the end of October. Rights groups say the blackout could risk lives and make it even harder for humanitarian aid to reach people trapped by conflict. Amnesty International has warned of a looming food insecurity crisis in Rakhine.

    What’s next?

    Rights groups have called on the UN Security Council to refer Myanmar to the International Criminal Court to investigate allegations of committing atrocity crimes. The UN body has not done so.

    There are at least three parallel attempts, in three separate courts, to pursue accountability. ICC judges have authorised prosecutor Fatou Bensouda to begin an investigation into one aspect: the alleged deportation of the Rohingya, which is a crime against humanity under international law.

    Separately, the West African nation of The Gambia filed a lawsuit at the International Court of Justice asking the UN’s highest court to hold Myanmar accountable for “state-sponsored genocide”. In an emergency injunction granted in January 2020, the court ordered Myanmar to “take all measures within its power” to protect the Rohingya.

    And in a third legal challenge, a Rohingya rights group launched a case calling on courts in Argentina to prosecute military and civilian officials – including Aung San Suu Kyi – under the concept of universal jurisdiction, which pushes for domestic courts to investigate international crimes.

    Bangladesh and Myanmar have pledged to begin the repatriation of Rohingya refugees, but three separate deadlines have come and gone with no movement. In June 2018, two UN agencies signed a controversial agreement with Myanmar – billed as a first step to participating in any eventual returns plan. The UN, rights groups, and refugees themselves say Rakhine State is not yet safe for Rohingya to return.

    With no resolution in sight in Myanmar and bleak prospects in Bangladesh, a growing number of Rohingya women and children are using once-dormant smuggling routes to travel to countries like Malaysia.

    A regional crisis erupted in 2020 as multiple countries shut their borders to Rohingya boats, citing the coronavirus, leaving hundreds of people stranded at sea for weeks. Dozens are believed to have died.

    Bangladesh has raised the possibility of transferring 100,000 Rohingya refugees to an uninhabited, flood-prone island – a plan that rights groups say would effectively create an “island detention centre”. Most Rohingya refuse to go, but Bangladeshi authorities detained more than 300 people on the island in 2020 after they were rescued at sea.

    The government has imposed growing restrictions on the Rohingya as the crisis continues. In recent months, authorities have enforced orders barring most Rohingya from leaving the camp areas, banned the sale of SIM cards and cut mobile internet, and tightened restrictions on NGOs. Local community tensions have also risen. Aid groups report a rise in anti-Rohingya hate speech and racism, as well as “rapidly deteriorating security dynamics”.

    Local NGOs and civil society groups are pushing for a greater role in leading the response, warning that international donor funding will dwindle over the long term.

    And rights groups say Rohingya refugees themselves have had little opportunity to participate in decisions that affect their futures – both in Bangladesh’s camps and when it comes to the possibility of returning to Myanmar.

    https://www.thenewhumanitarian.org/in-depth/myanmar-rohingya-refugee-crisis-humanitarian-aid-bangladesh
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  • L’#Université, le #Covid-19 et le danger des #technologies_de_l’éducation

    La crise actuelle et la solution proposée d’un passage des enseignements en ligne en urgence ont accéléré des processus systémiques déjà en cours dans les universités britanniques, en particulier dans le contexte du Brexit. Même si l’enseignement en ligne peut avoir une portée radicale et égalitaire, sa pérennisation dans les conditions actuelles ouvrirait la voie à ce que les fournisseurs privés de technologies de l’éducation (edtech d’après l’anglais educational technology) imposent leurs priorités et fassent de l’exception une norme.

    Mariya Ivancheva, sociologue à l’université de Liverpool dont les recherches portent sur l’enseignement supérieur, soutient que nous devons repenser ce phénomène et y résister, sans quoi le secteur de l’enseignement supérieur britannique continuera d’opérer comme un outil d’extraction et de redistribution de l’argent public vers le secteur privé.

    *

    Avec la propagation mondiale du coronavirus et la désignation du COVID-19 comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé le 11 mars, les universités de nombreux pays ont eu recours à l’enseignement en ligne. Rien qu’aux États-Unis, dès le 12 mars, plus de 100 universités sont passées à l’enseignement à distance. Depuis, rares sont les pays où au moins une partie des cours n’est pas dispensée en ligne. Les prestataires de services d’enseignement privés ont été inondés de demandes de la part des universités, qui les sollicitaient pour faciliter le passage à l’enseignement à distance.

    Au Royaume-Uni, la réticence initiale du gouvernement et des directions de certaines institutions d’enseignement supérieur à imposer des mesures de distanciation sociale et à fermer les établissements ont mené plusieurs universités à prendre cette initiative de leur propre chef. Le 23 mars, lorsque les règles de confinement et de distanciation sociale ont finalement été introduites, la plupart des universités avaient déjà déplacé leurs cours en ligne et fermé la plus grande partie de leur campus, à l’exception des « services essentiels ». Si un débat sur les inégalités face à l’université dématérialisée a eu lieu (accès aux ordinateurs, à une connexion Internet sécurisée et à un espace de travail calme pour les étudiant.e.s issus de familles pauvres, vivant dans des conditions défavorables, porteurs de responsabilités familiales ou d’un handicap), l’impact sur le long terme de ce passage en ligne sur le travail universitaire n’a pas été suffisamment discuté.

    Ne pas laisser passer l’opportunité d’une bonne crise

    Étant donnée la manière criminelle dont le gouvernement britannique a initialement répondu à la crise sanitaire, un retard qui aurait coûté la vie à plus de 50 000 personnes, les mesures de confinement et de distanciation prises par les universités sont louables. Toutefois, la mise en ligne des enseignements a également accéléré des processus déjà existants dans le secteur universitaire au Royaume-Uni.

    En effet, surtout depuis la crise de 2008, ce secteur est aux prises avec la marchandisation, les politiques d’austérité et la précarisation. Désormais, il doit également faire aux conséquences du Brexit, qui se traduiront par une baisse des financements pour la recherche provenant de l’UE ainsi que par une diminution du nombre d’étudiant.e.s européens. Entre l’imminence d’une crise économique sans précédent, les craintes d’une baisse drastique des effectifs d’étudiant.e.s étranger/ères payant des frais de scolarité pour l’année académique à venir et le refus du gouvernement de débourser deux milliards de livres pour renflouer le secteur, la perspective d’une reprise rapide est peu probable.

    Le passage en ligne a permis à de nombreux étudiant.e.s de terminer le semestre et l’année académique : pourtant, les personnels enseignants et administratifs n’ont reçu que de maigres garanties face à la conjoncture. Pour les enseignements, les universités britanniques dépendent à plus de 50% de travailleurs précaires, ayant des contrats de vacation souvent rémunérés à l’heure et sur demande (« zero-hour contract » : contrat sans horaire spécifié). Si certaines universités ont mis en place des systèmes de congé sans solde ou de chômage partiel pour faire face à la pandémie, la majorité d’entre elles envisage de renvoyer les plus vulnérables parmi leurs employés.

    Parallèlement, les sociétés prestataires d’edtech, qui sollicitaient auparavant les universités de manière discrète, sont désormais considérées comme des fournisseurs de services de « premiers secours » voire « palliatifs ». Or, dans le contexte actuel, la prolongation de ces modes d’enseignements entraînerait une précarisation et une externalisation accrues du travail universitaire, et serait extrêmement préjudiciable à l’université publique.

    Les eaux troubles de l’enseignement supérieur commercialisé

    Au cours des dernières décennies, le domaine universitaire britannique a connu une énorme redistribution des fonds publics vers des prestataires privés. Les contributions du public et des particuliers à l’enseignement supérieur se font désormais par trois biais : les impôts (budgets pour la recherche et frais de fonctionnement des universités), les frais d’études (frais de scolarité, frais de subsistance et remboursement des prêts étudiants) et par le port du risque de crédit pour les prêts étudiants (reconditionnés en dette et vendus aux investisseurs privés)[1].

    Lorsque les directions des universités mettent en œuvre des partenariats public-privé dont les conditions sont largement avantageuses pour le secteur privé, elles prétendent que ces contrats profitent au « bien public », et ce grâce à l’investissement qu’ils permettraient dans les infrastructures et les services, et parce qu’ils mèneraient à la création d’emplois et donc à de la croissance. Mais cette rhétorique dissimule mal le fait que ces contrats participent en réalité à un modèle d’expansion de l’université fondé sur la financiarisation et le non-respect des droits des travailleurs dont les conditions de travail deviennent encore plus précaires.

    À cet égard, les retraites des universitaires ont été privatisées par le biais d’un régime appelé Universities Superannuation Scheme (USS), dont il a été divulgué qu’il s’agissait d’un régime fiscal offshore. Par ailleurs, les universités britanniques, très bien notées par les agences de notation qui supposent que l’État les soutiendrait le cas échéant, ont été autorisées à emprunter des centaines de millions de livres pour investir dans la construction de résidences étudiantes privées, s’engageant à une augmentation exponentielle du nombre d’étudiant.e.s.

    Le marché de la construction des résidences universitaires privées atteignait 45 milliards de livres en 2017, et bénéficiait souvent à des sociétés privées offshores. Les étudiant.e.s sont ainsi accueillis dans des dortoirs sans âme, fréquentent des infrastructures basiques (par exemple les installations sportives), alors qu’ils manquent cruellement d’accès aux services de soutien psychologique et social, ou même tout simplement de contact direct avec leurs enseignants, qu’ils voient souvent de loin dans des amphithéâtres bondés. Ces choix ont pour résultat une détérioration dramatique de la santé mentale des étudiant.e.s.

    Avec des frais universitaires pouvant aller jusqu’à £9 000 par an pour les études de premier cycle et dépassant parfois £20 000 par an en cycle de masters pour les étudiant.e.s étranger/ères (sans compter les frais de subsistance : nourriture, logement, loisirs), la dette étudiante liée à l’emprunt a atteint 121 milliards de livres. La prévalence d’emplois précaires et mal payés sur le marché du travail rend à l’évidence ces prêts de plus en plus difficiles à rembourser.

    Enfin, le financement de la recherche provient toujours principalement de sources publiques, telles que l’UE ou les comités nationaux pour la recherche. Candidater pour ces financements extrêmement compétitifs demande un énorme investissement en temps, en main d’œuvre et en ressources. Ces candidatures sont cependant fortement encouragées par la direction des universités, en dépit du faible taux de réussite et du fait que ces financements aboutissent souvent à des collaborations entre université et industrie qui profitent au secteur privé par le biais de brevets, de main-d’œuvre de recherche bon marché, et en octroyant aux entreprises un droit de veto sur les publications.

    Les edtech entrent en scène

    Dans le même temps, les sociétés d’edtech jouent un rôle de plus en plus important au sein des universités, profitant de deux changements du paradigme véhiculé par l’idéologie néolibérale du marché libre appliquée à l’enseignement supérieur – ainsi qu’à d’autres services publics.

    D’abord, l’idée de services centrés sur les « utilisateurs » (les « apprenants »selon la terminologie en cours dans l’enseignement), s’est traduite concrètement par des coûts additionnels pour le public et les usagers ainsi que par l’essor du secteur privé, conduisant à l’individualisation accrue des risques et de la dette. Ainsi, la formation professionnelle des étudiant.e.s, autrefois proposée par les employeurs, est désormais considérée comme relevant de la responsabilité des universités. Les universitaires qui considèrent que leur rôle n’est pas de former les étudiant.e.s aux compétences attendues sur le marché du travail sont continuellement dénigrés.

    Le deuxième paradigme mis en avant par les sociétés edtech pour promouvoir leurs services auprès des universités est celui de l’approche centrée sur les « solutions ». Mais c’est la même « solution » qui est invariablement proposée par les sociétés edtech, à savoir celle de la « rupture numérique », ou, en d’autres termes, la rupture avec l’institution universitaire telle que nous la connaissons. En réponse aux demandes en faveur d’universités plus démocratiques et égalitaires, dégagées de leur soumission croissante aux élites au pouvoir, les sociétés edtech (dont la capitalisation s’élève à des milliards de dollars) se présentent comme offrant la solution via les technologies numériques.

    Elles s’associent à une longue histoire où le progrès technologique (que ce soit les lettres, la radio, les cassettes audio ou les enregistrements vidéo) a effectivement été mis au service d’étudiant.e.s « atypiques » tels que les travailleurs, les femmes, les personnes vivant dans des zones d’accès difficile, les personnes porteuses de handicap ou assumant des responsabilités familiales. L’éducation ouverte par le biais par exemple de webinaires gratuits, les formations en ligne ouvertes à tous (MOOC), les ressources éducatives disponibles gratuitement et les logiciels open source suivaient à l’origine un objectif progressiste d’élargissement de l’accès à l’éducation.

    Toutefois, avec le passage en ligne des enseignements dans un secteur universitaire fortement commercialisé, les technologies sont en réalité utilisées à des fins opposées. Avant la pandémie de COVID-19, certaines universités proposaient déjà des MOOC, des formations de courte durée gratuites et créditées et des diplômes en ligne par le biais de partenariats public-privé avec des sociétés de gestion de programmes en ligne.

    Au sein du marché général des technologies de l’information, ces sociétés représentent un secteur d’une soixantaine de fournisseurs, estimé à 3 milliards de dollars et qui devrait atteindre 7,7 milliards de dollars d’ici 2025 – un chiffre susceptible d’augmenter avec les effets de la pandémie. Le modèle commercial de ces partenariats implique généralement que ces sociétés récoltent entre 50 à 70% des revenus liés aux frais de scolarité, ainsi que l’accès à des mégadonnées très rentables, en échange de quoi elles fournissent le capital de démarrage, la plateforme, des services de commercialisation et une aide au recrutement et assument le coût lié aux risques.

    L’une des différences essentielles entre ces sociétés et d’autres acteurs du secteur des technologies de l’éducation proposant des services numériques est qu’elles contribuent à ce qui est considéré comme le « cœur de métier » : la conception des programmes, l’enseignement et le soutien aux étudiant.e.s. Une deuxième différence est que, contrairement à d’autres prestataires d’enseignement privés, ces sociétés utilisent l’image institutionnelle d’universités existantes pour vendre leur produit, sans être trop visibles.

    Normaliser la précarisation et les inégalités

    Le secteur de la gestion des programmes en ligne repose sur une charge importante de travail académique pour les employés ainsi que sur le recours à une main-d’œuvre précaire et externalisée. Ceci permet aux sociétés bénéficiaires de contourner la résistance organisée au sein des universités. De nombreux MOOC, formations de courte durée et des diplômes en ligne en partenariat avec ces sociétés font désormais partie de l’offre habituelle des universités britanniques.

    La charge de travail académique déjà croissante des enseignants est intensifiée par les enseignements en ligne, sans rémunération supplémentaire, et alors même que de tels cours demandent une pédagogie différente et prennent plus de temps que l’enseignement en classe. Avec la transformation de l’enseignement à distance d’urgence en une offre d’« éducation en ligne », ces modalités pourraient devenir la nouvelle norme.

    L’université de Durham a d’ailleurs tenté d’instaurer un dangereux précédent à cet égard, qui en présage d’autres à venir. L’université a conclu un accord avec la société Cambridge Education Digital (CED), afin d’offrir des diplômes entièrement en ligne à partir de l’automne 2020, sans consultation du personnel, mais en ayant la garantie de CED que seules six heures de formation étaient nécessaires pour concevoir et délivrer ces diplômes.

    Dans le même temps, les sociétés de gestion de programmes en ligne ont déjà recruté de nombreux·ses travailleur/euses diplômé·e·s de l’éducation supérieure, souvent titulaires d’un doctorat obtenu depuis peu, cantonné·e·s à des emplois précaires, et chargés de fournir un soutien académique aux étudiant.e.s. Il s’agit de contrats temporaires, sur la base d’une rémunération à la tâche, peu sécurisés et mal payés, comparables à ceux proposés par Deliveroo ou TaskRabbit. Ces employés, qui ne sont pas syndiqués auprès du même syndicat que les autres universitaires, et qui sont souvent des femmes ou des universitaires noirs ou issus de minorités racisées, désavantagés en matière d’embauche et de promotion, seront plus facilement ciblé·e·s par les vagues de licenciement liées au COVID-19.

    Cela signifie également qu’ils/elles seront utilisé·e·s – comme l’ont été les universitaires des agences d’intérim par le passé – pour briser les piquets de grève lors de mobilisations à l’université. Ce système se nourrit directement de la polarisation entre universitaires, au bénéfice des enseignant·e·s éligibles aux financements de recherche, qui s’approprient les recherches produites par les chercheur/ses précaires et utilisent le personnel employé sur des contrats uniquement dédiés à l’enseignement [pour fournir les charges d’enseignement de collègues déchargés]. Il s’agit là de pratiques légitimées par le mode de financement de l’UE et des comités nationaux pour la recherche ainsi que par le système de classements et d’audits de la recherche.

    Avec le COVID-19, le modèle proposé par les entreprises de gestion de programmes en ligne, fondé sur l’externalisation et la privatisation des activités de base et de la main-d’œuvre de l’université, pourrait gagner encore plus de terrain. Ceci s’inscrit en réalité dans le cadre d’un changement structurel qui présagerait la fin de l’enseignement supérieur public. Le coût énorme du passage en ligne – récemment estimé à 10 millions de livres sterling pour 5-6 cours en ligne par université et 1 milliard de livres sterling pour l’ensemble du secteur – signifie que de nombreuses universités ne pourront pas se permettre d’offrir des enseignements dématérialisés.

    De plus, les sociétés de gestion de programmes en ligne ne travaillent pas avec n’importe quelle université : elles préfèrent celles dont l’image institutionnelle est bien établie. Dans cette conjoncture, et compte tenu de la possibilité que de nombreux/ses étudiant.e.s annulent (ou interrompent) leur inscription dans une université du Royaume-Uni par crainte de la pandémie, de nombreuses universités plus petites et moins visibles à l’échelle internationale pourraient perdre un nombre importante d’étudiant.e.s, et le financement qui en découle.

    En dépit de tous ces éléments, l’appel à une réglementation et à un plafonnement du nombre d’étudiant.e.s admis par chaque institution, qui permettraient une redistribution sur l’ensemble du secteur et entre les différentes universités, semble tomber dans l’oreille d’un sourd.

    Un article sur le blog de Jo Johnson, ancien ministre de l’Éducation et frère du Premier ministre britannique, exprime une vision cynique de l’avenir des universités britanniques. Sa formule est simple : le gouvernement devrait refuser l’appel au soutien des universités moins bien classées, telles que les « instituts polytechniques », anciennement consacrés à la formation professionnelle et transformés en universités en 1992. Souvent davantage orientées vers l’enseignement que vers la recherche, ceux-ci n’ont que rarement des partenariats avec des sociétés de gestion de programmes en ligne ou une offre de cours à distance. Selon Johnson, ces universités sont vouées à mourir de mort naturelle, ou bien à revenir à leur offre précédente de formation professionnelle.

    Les universités du Groupe Russell[2], très concentrées sur la recherche, qui proposent déjà des enseignements dématérialisés en partenariat avec des prestataires de gestion des programmes en ligne, pourraient quant à elles se développer davantage, à la faveur de leur image institutionnelle de marque, et concentreraient ainsi tous les étudiant.e.s et les revenus. Ce qu’une telle vision ne précise pas, c’est ce qu’il adviendrait du personnel enseignant. Il est facile d’imaginer que les nouvelles méga-universités seraient encore plus tributaires des services de « soutien aux étudiant.e.s » et d’enseignement dispensés par des universitaires externalisés, recrutés par des sociétés de gestion des programmes en ligne avec des contrats à la demande, hyper-précaires et déprofessionnalisés.

    Lieux de lutte et de résistance

    Ce scénario appelle à la résistance, mais celle-ci devient de plus en plus difficile. Au cours des six derniers mois, les membres du syndicat « University and College Union » (UCU) ont totalisé 22 jours de grève. L’une des deux revendications portées par cette mobilisation, parmi les plus longues et les plus soutenues dans l’enseignement supérieur britannique, portait sur les retraites.

    La seconde combinait quatre revendications : une réduction de la charge de travail, une augmentation des salaires sur l’ensemble du secteur (ils ont diminué de 20% au cours de la dernière décennie), s’opposer à la précarisation, et supprimer les écarts de rémunération entre hommes et femmes (21%) et ceux ciblant les personnes racisées (26%). Les employeurs, représentés par « Universities UK » et l’Association des employeurs « Universities and Colleges », n’ont jusqu’à présent pas fait de concessions significatives face à la grève. La crise du COVID-19 a limité l’option de la grève, alors que l’augmentation de la charge de travail, la réduction des salaires et la précarisation sont désormais présentées comme les seules solutions pour faire face à la pandémie et aux crises économiques.

    Dans ce contexte, le passage vers l’enseignement en ligne doit devenir un enjeu central des luttes des syndicats enseignants. Toutefois, la possibilité de mener des recherches sur ce processus – un outil clé pour les syndicats – semble limitée. De nombreux contrats liant les universités et les entreprises de gestion de programme en ligne sont conclus sans consultation du personnel et ne sont pas accessibles au public. En outre, les résultats de ces recherches sont souvent considérés comme nocifs pour l’image des sociétés.

    Pourtant, un diagnostic et une réglementation des contrats entre les universités et ces entreprises, ainsi que celle du marché de l’edtech en général, sont plus que jamais nécessaires. En particulier, il est impératif d’en comprendre les effets sur le travail universitaire et de faire la lumière sur l’utilisation qui est faite des données collectées concernant les étudiant.e.s par les sociétés d’edtech. Tout en s’opposant aux licenciements, l’UCU devrait également se mettre à la disposition des universitaires travaillant de manière externalisée, et envisager de s’engager dans la lutte contre la sous-traitance du personnel enseignant.

    Bien que tout cela puisse aujourd’hui sembler être un problème propre au Royaume-Uni, la tempête qui y secoue aujourd’hui le secteur de l’enseignement supérieur ne tardera pas à se propager à d’autres contextes nationaux.

    Traduit par Céline Cantat.

    Cet article a été publié initialement sur le blog du bureau de Bruxelles de la Fondation Rosa Luxemburg et de Trademark Trade-union.
    Notes

    [1] La réforme de 2010 a entraîné le triplement des droits d’inscriptions, qui sont passés de 3000 à 9000 livres (soit plus de 10 000 euros) par an pour une année en licence pour les étudiant.e.s britanniques et originaires de l’UE (disposition qui prendra fin pour ces dernier.e.s avec la mise en œuvre du Brexit). Le montant de ces droits est libre pour les étudiant.e.s hors-UE, il équivaut en général au moins au double. Il est également bien plus élevé pour les masters.

    [2] Fondé en 1994, le Russell Group est un réseau de vingt-quatre universités au Royaume-Uni censé regrouper les pôles d’excellence de la recherche et faire contrepoids à la fameuse Ivy League étatsunienne.

    https://www.contretemps.eu/universite-covid19-technologies-education

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