• #Pandémie : le CAC 40 dit « merci #Macron » pour le pognon de dingue
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/pandemie-le-cac-40-dit-merci-macron-pour-le-pognon-de-dingue-f5z_66HTQD2g

    « L’argent magique » existe, et ce sont les entreprises qui en profitent. En deux ans de pandémie, elles ont obtenu des centaines de milliards d’euros d’aides nouvelles, qui se sont ajoutées aux milliards d’euros d’aides directes ou indirectes déjà en…

    #CAC40
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-pandemie-le-cac-40-dit-merci-macron-pour-le-pogno

  • Résultats auchan carrefour 2020 + Gafam, Cac40 : La chanson de leurs Bons Calculs Économiques

    Le mot COVID ne serait il pas l’abréviation de : Capacité d’Ordonner Vite d’Immenses Dépenses à nos frais.

    Les nouvelles de la grande distribution : Auchan

    Passage du chiffre d’affaire consolidé de 46,4 en 2019 à 32,117 milliards d’euros en 2020. - 31% en une année. Que se passe t’il ?

    Perte de 945 millions d’euros en 2018 en chiffre d’affaire, et de 1255 millions d’euro en 2019.

    Par contre, le bénéfice net de 2020 : 900 millions d’euros, suite aux cessions stratégiques de la Chine, du Vietnam, de l’Italie (perte de prés de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaire).

    Licenciements, postes supprimés du groupe auchan : 677 postes, en 2020, 1475 postes en cours en 2021.

    La marge commerciale reste autour de 24,5%.

    La valeur ajoutée passe de 12,5 à 13,1 %.

    Le résultat de l’excédent brut d’exploitation est passé à prés de 6%, alors qu’en 2018 il était de 4%.

    Les bénéfices sont là.

    La suite et les commentaires de notre économiste : https://www.campuslille.com/index.php/entry/resultats-auchan-carrefour-2020-gafam-cac40-bons-calculs-economiques

    #cac40 #Auchan #Mulliez #Carrefour #Casino #multinationales #grande_distribution #France #h&m . . . .

  • Police floutée - #Broute - CANAL+
    https://www.youtube.com/watch?v=Gdzen0lVce4

    Étudiant
    https://www.youtube.com/watch?v=zZ_2ArlWgkU

    Bertrand Usclat se débrouille vraiment pas mal. Je lui dois quelques moments de détente ces dernières semaines (on peut farfouiller là https://www.canalplus.com/divertissement/broute/h/12412331_50001 pour une ou des rallonges de cette automédication). Mais voilà qu’il doit céder aux injonctions de Canal et éviter absolument de critiquer Cnews pour ne pas finir viré comme Sébastien Thoen. Le Monde vient de publier un entretien avec lui réalisé en octobre en signalant que Usclat avait demandé une modification de l’article (sans préciser qu’il s’agissait d’expurger toute mention de CNews).

    Un apéro avec Bertrand Usclat de « Broute » : « Maintenant, je fais rire mes parents »
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/12/12/un-apero-avec-bertrand-usclat-maintenant-je-fais-rire-mes-parents_6063115_44

    ...comme j’ai un peu une tête de con , s’amuse-t-il, le premier mec du système que je pouvais interpréter, c’était un parlementaire macroniste. »

    L’humoriste Sébastien Thoen licencié de Canal+ après un sketch parodiant l’émission de Pascal Praud
    Le chroniqueur avait participé à un sketch mis en ligne par Winamax et parodiant l’émission « L’Heure des pros » de #CNews, la chaîne info du groupe #Canal+
    https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2020/11/27/l-humoriste-sebastien-thoen-licencie-de-canal_6061397_3236.html

    Il n’a pas fait rire tout le monde. L’humoriste et chroniqueur Sébastien Thoen, qui officiait sur la chaîne Canal+ (pour les émissions « Canal Sports Club » et la présentation du « Journal du hard ») a été licencié, d’après les informations de l’Equipe. Il avait participé à un sketch diffusé par le site de paris Winamax, le 19 novembre.

    Dans cette vidéo qui reprenait en les parodiant les codes de l’émission « L’Heure des pros » de CNews, la chaîne info du groupe Canal+, Sébastien Thoen jouait le rôle de Lionel Messiha, caricature de Jean Messiha, chroniqueur de l’émission de débat et ancien membre du Rassemblement national, qui a relayé la vidéo sur son compte Twitter. Dans cette vidéo qui a été vue près de 650 000 fois, Julien Cazarre parodiait l’animateur #Pascal_Praud aux côtés de Sébastien Thoen.
    #Vincent_Bolloré, le PDG du groupe Canal+, n’a jamais caché qu’il détestait l’humour corrosif de la chaîne. Lorsqu’il a pris le contrôle du groupe Vivendi et de ses chaînes payantes, il a obtenu l’arrêt des « Guignols de l’info » et du « Grand Journal ». Sur Canal+, il ne reste que « Groland » émission parodique hebdomadaire, dernier repaire de l’humour caustique et provocateur dont la chaîne s’était fait une spécialité.

    Interrogée par Le Monde, la direction de Canal+ n’a pas souhaité faire de commentaire.

    #CAC40 #humour #bouffon #censure

    • Oui, j’avais vu. Mais c’ est une parodie qui, comme tu le dis, « grossit peu ». Ça souligne à peine du déjà connu, quoi qu’on en ait, la tenace balourdise réac du « colérique » gueulard Praud), alors que Broute est plus inventivité il me semble, avec des histoires variées, des petites mise en scène, du montage. Ses clips (?) valent des dispositifs plus simples, comme ceux de Guillaume Meurice (qui s’appuie sur des micro trottoirs qu’il réalise) ou de Waly Dia (quoi ! un Noir qui fait rire parce qu’il dit mieux - et plus vite, si vite !- la France que nous ? ouloulou.).

      #écriture #comique

    • lu cette info dans le dernier médiacritiques n°36 la revue trimestrielle d’acrimed :

      Nouvelle censure politique à Canal+. L’émission « Ciné le Mag » tournée le 23 juin 2020 a été grossièrement censurée par Canal+. La raison ? On pouvait y entendre l’actrice Annabelle Lengronne citer Assa Traoré en réponse à une question sur les femmes noires qui l’inspiraient. D’après son témoignage, l’actrice aurait été immédiatement coupée par le directeur des programmes de la chaîne Frédéric Dezert ; et la scène, complètement coupée au montage ! L’animatrice du programme Claire Diao a également publié son témoignage, repris par 20 Minutes (18 juill.) : « Suite à la pression puis à la menace d’ éviction de notre équipe par la production suivis par plusieurs pourparlers avec la direction de Canal+ Afrique, notre équipe qui a animé avec passion et professionnalisme cette émission depuis 82 épisodes a le regret de vous annoncer son départ. » Elle et quatre autres salariés ont depuis démissionné

      https://seenthis.net/messages/881554

      En attendant le n°37 qui sortira en janvier, nous vous offrons gratuitement le pdf du n°36, paru en octobre et déjà épuisé. Pour recevoir le n°37 et les suivants, abonnez-vous !

      https://www.acrimed.org/IMG/pdf/mediacritiques36.pdf

      #acrimed #gratuit

    • A Canal+, la crainte d’une parole cadenassée dans un « climat de terreur »
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/12/18/a-canal-la-crainte-d-une-parole-cadenassee_6063812_3234.html
      Le licenciement brutal de l’humoriste Sébastien Thoen et la convocation du présentateur Stéphane Guy témoignent que, dans le groupe dirigé par Vincent Bolloré, « tout ce qui peut ressembler à de la critique doit disparaître ».

      Jour J pour Stéphane Guy. Mis à pied il y a deux semaines par sa direction, le présentateur vedette de Canal+ est convoqué, vendredi 18 décembre, à un entretien préalable à une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement. Son faux pas ? « Avoir utilisé l’antenne » de Canal+, le 5 décembre, pour affirmer que son collègue, « l’ami Sébastien Thoen », n’avait pas eu « la sortie qu’il aurait méritée », et lui avoir souhaité « bon vent ».

      Lire aussi Vivendi veut devenir propriétaire de « Capital », « Géo », « Voici », « Gala » et « Femme actuelle »

      Dans l’attente de ce rendez-vous, M. Guy, commentateur de matchs de football au style singulier entré à Canal+ en 1997, garde le silence. Sollicité par Le Monde, Gérald-Brice Viret, le directeur des programmes et des antennes de Canal+, ne souhaite pas davantage s’exprimer. Les soutiens de M. Guy se taisent aussi, craignant de lui causer du tort, même involontairement.

      A en croire plusieurs témoignages, c’est en effet un « climat de terreur » qui règne au sein de Canal+, propriété du groupe Vivendi, dont Vincent Bolloré est le premier actionnaire. A l’origine du message de M. Guy qui lui vaut cette menace de sanction, l’annonce, le 27 novembre, du licenciement de Sébastien Thoen, chroniqueur dans l’émission hebdomadaire « Canal sports club » et présentateur du mensuel « Journal du hard ».

      Siège éjectable

      La direction de Canal+ lui reproche d’avoir participé à un sketch diffusé sur les réseaux sociaux qui moque « L’Heure des pros », l’émission de Pascal Praud sur CNews, la chaîne d’information du groupe. Qui plus est en compagnie de Julien Cazarre, son ancien acolyte de l’émission « Action discrète », qui « dénigre constamment le service des sports de Canal », selon M. Viret, interrogé à ce sujet le 9 décembre sur Europe 1. Une assertion qualifiée de « lunaire » par M. Cazarre, qui voit plutôt dans cette éviction un « excès de zèle » de la part de la direction.

      « Les patrons de Canal+ ne supportent plus que les salariés fassent preuve de ce qu’ils considèrent comme de la déloyauté », décrypte un membre du service des sports. Les 148 « collaborateurs du service des sports et/ou journalistes des rédactions du groupe » qui ont signé (publiquement ou non) un texte de soutien à M. Thoen se le sont vu reprocher par leur direction. « On nous a dit que ce n’était pas bien et qu’il fallait arrêter de s’exprimer » sur les affaires de la maison, raconte-t-il.

      Dans le même esprit, les messages de solidarité envoyés sur les réseaux sociaux à leurs confrères de Téléfoot, la chaîne du groupe Mediapro bientôt disparue, ont été peu appréciés, « sur le thème : soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous ». A tel point que certains ont regretté leur paraphe de peur de se retrouver sur un siège éjectable, tandis que l’absence apparente de solidarité de quelques figures du groupe, non signataires, a achevé d’empoisonner l’atmosphère.

      A ces deux événements s’en est ajouté un troisième le week-end dernier, lorsque Le Monde a publié un article sur Bertrand Usclat, à l’origine des vidéos « Broute » diffusées sur Canal+, pastiches de celles du média en ligne Brut. Mis en ligne samedi matin, l’article mentionnait l’interdiction faite au comédien d’y critiquer CNews − la chaîne est pointée pour sa dérive conservatrice. Un passage retiré à sa demande, après que la chaîne le lui a reproché.

      « Dix-huit mois avant la présidentielle, il faut que tout le monde se taise devant la droitisation de CNews », cingle Jean-Baptiste Rivoire, ancien rédacteur en chef adjoint de l’émission « Spécial investigation », supprimée par Vincent Bolloré, et représentant syndical SNJ-CGT. En juin, lors d’un comité social et économique, il a demandé s’il existait « des différences éditoriales et idéologiques entre le traitement de l’actualité par CNews et les opinions du Rassemblement national ». Sa question est restée sans réponse, la direction préférant se féliciter des succès d’audience de la chaîne.

      « Ce qui se passe ces derniers jours n’est pas différent de ce qui se déroule depuis l’arrivée de M. Bolloré à la tête du groupe, mais à chaque fois, on réussit à s’étonner », se désole un représentant du personnel. Comme d’autres, il relève la coïncidence de ces tensions avec la conclusion, à la fin du mois, d’un plan de départs volontaires auquel 320 salariés ont souscrit, là où la direction de Canal+ projetait de supprimer 442 postes. « Ceux qui avaient obtenu l’assurance de garder leur job s’entendent suggérer de “penser à bouger” », s’alarme-t-il, prévoyant de nouvelles ruptures de contrats dans les prochains mois.

      L’annonce lundi 14 décembre, du départ, en 2022, d’Arielle Saracco, qui dirige toute la création originale (fictions, séries, programmes courts, etc.) et est à ce titre l’interlocutrice privilégiée de Thoen, Usclat et tous les talents du groupe depuis plus de vingt ans, a ajouté au trouble. Même si, selon plusieurs sources internes, cette décision relève d’un choix personnel, étranger aux dernières péripéties, elle marque la fin d’une ambition éditoriale emblématique de la chaîne cryptée. « Tout ce qui peut ressembler à de la critique, de la digression, de l’irrévérence doit disparaître, regrette une élue. L’époque où Canal voulait des talents est finie. Aujourd’hui, on ne veut plus que des exécutants. »

    • La fête de la liberté d’expression continue, à Canal Plus ! Après le limogeage de Sébastien Thoen pour crime de lèse majesté (la parodie de « L’Heure des pros », de Pascal Praud, sur le site winamax), le directeur des antennes, Gérald Brice Viret, a courageusement défendu son patron licencieur, Vincent Bolloré (Europe 1, 9/12) : « [Sébastien Thoen] s’est affiché avec des personnes qui dénigrent constamment la direction des sports et le service des sports de Canal », a-t-il lâché.
      Un joli bobard : depuis la rentrée, Thoen avait déjà réalisé une douzaine de sketchs sur Winamax avec les personnes en question, dont son vieux copain Julien Cazarre, sans que cela dérange la chaîne...

      le Canard enchaîné 16/12/2020

      Non seulement Pascal Praud est un sale con mais il est aussi très susceptible et, il faut le croire, un protégé de son patron, Bolloré qui, lui, est une enflure intégrale.
      https://seenthis.net/messages/886219
      #canal_prout

    • Bolloré et le parti des porcs

      Ainsi, ces derniers temps, une partie des journalistes s’inquiète de la mainmise sur leurs entreprises et remarque que le milliardaire étend toujours plus son empire médiatique (le rachat de Prisma est sa dernière acquisition). Par contre, il n’y a que très peu d’alertes sur son achat d’Editis (en 2018), qui détient pourtant près de cinquante maisons d’édition (dont La Découverte [3]). Or, si on peut imaginer qu’il existe des garde-fous pour empêcher un management interne et/ou une ligne éditoriale imposés chez ces éditeurs, rien n’empêche en revanche au Groupe de décider lesquels des ouvrages produits méritent une promotion dans l’une de ses chaînes de Radio ou TV (c’est ce que les affairistes appellent une “synergie”). Si on ajoute que Vivendi possède une bonne part du moribond Lagardère, propriétaire d’Hachette, pas besoin d’être complotiste frapadingue pour y voir une campagne d’envergure en vue de contrôler tout ce qui se dit dans le pays.

      @vanderling ne crois-tu pas que l’article justifie un seen spécifique ?

  • https://multinationales.org/La-demesure-des-remunerations-patronales-et-ce-qu-il-y-a-derriere

    La rémunération moyenne d’un patron du CAC40 aura été de presque 5 millions et demi d’euros en 2019. Comme l’année dernière, les deux premières marches du podium sont occupées par Bernard Charlès de Dassault Systèmes (24,7 millions d’euros) et François-Henri Pinault de Kering (16,6 millions). Ils sont suivi du PDG de Teleperformance Daniel Julien, nouveau venu dans le CAC40 avec 13,2 millions d’euros. Il faut environ trois années et huit mois pour qu’un smicard gagne autant que Bernard Charlès en une journée.

    #cac40 #capitalisme #oligarchie #ploutocratie #inégalités

  • Texte saisissant et synthétique :

    Corps humains traités comme de la viande. Corps d’animaux maltraités, bourrés d’hormones puis massacrés, transformés en hamburgers qui provoqueront chez ceux qui les mangent obésité et diabète, tout cela pour que les actionnaires de McDo et de Burger King puissent s’offrir de parties fines aux Baléares. Femmes pauvres tringlées dans tous les sens par des inconnus malheureux, esseulés, loin de chez eux, tout cela pour que nous puissions zigzaguer autour du monde en auto et en avion, permettant aux actionnaires de Total et de Suncor de s’acheter des yachts. Ce n’est pas le Covid-19 qui doit nous effrayer, c’est le CAC40.

    https://www.liberation.fr/france/2020/04/24/chair-fraiche-et-vieilles-habitudes_1786055
    #covid #cac40 #mauvaistraitements

  • L’homme d’affaires et milliardaire belge Albert Frère est décédé à l’âge de 92 ans RTBF

    L’homme d’affaires et milliardaire belge, Albert Frère est décédé. Il était considéré comme la deuxième plus grosse fortune de Belgique.

    Il était le président d’honneur du Groupe Bruxelles Lambert (GBL). « Pendant plus de trois décennies, sous son impulsion, GBL est devenue une des plus grandes holdings d’Europe. Ses qualités professionnelles et humaines ont profondément marqué notre groupe », a commenté GBL.

    Les funérailles d’Albert Frère se dérouleront « dans la plus stricte intimité familiale, selon les souhaits du défunt ».

  • Une affaire d’évasion fiscale coûte 55 milliards d’euros aux Etats européens Cédric Guigon/gma - 18 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9928011-une-affaire-d-evasion-fiscale-coute-55-milliards-d-euros-aux-etats-europ

    Le quotidien français Le Monde, associé à 17 autres médias européens, révèle jeudi une gigantesque affaire d’évasion fiscale. La somme dérobée serait de 55 milliards d’euros en l’espace de quinze ans à plusieurs Etats européens.
    L’enquête internationale s’appelle « CumEx Files ». Contrairement à l’affaire des Panama Papers, il ne s’agit pas de paradis fiscaux mais de financiers, en bande organisée, qui opèrent sur les marchés par des échanges rapides et discrets d’actions de grandes entreprises cotées en Bourse.

    L’escroquerie aurait donc profité de la souplesse qu’offrent les marchés. A l’origine, l’enquête s’appuie sur une fuite de documents judiciaires en Allemagne. En 2015, une bande de #traders, de #banques et d’#avocats auraient mis en place un montage fiscal pour frauder l’administration du pays. La facture aurait coûté plus de 10 milliards d’euros au contribuable allemand.


    Taxe sur les dividendes
    La technique, baptisée « Cum Ex », consiste à duper les Etats européens, qui ont mis en place une taxe sur les dividendes des actionnaires.

    Le but est de transférer rapidement les actions entre différents propriétaires étrangers afin que les Etats européens peinent à en retrouver les véritables détenteurs, et rembourse ainsi plusieurs fois la taxe sur les dividendes.

    Banques dans le coup
    Traders, courtiers, fonds, avocats et mêmes banques, seraient alliés dans cette escroquerie. L’enquête des CumEx Files affirme que cinquante institutions financières parmi les plus grandes de la planète y auraient participé, à des degrés divers.

    Les établissements bancaires auraient été au courant et auraient même joué le jeu. Le directeur de l’administration fiscale allemande, cité par Le Monde, parle de « crime organisé ». Les banques françaises, contactées par le quotidien, ont démenti catégoriquement toute implication.

    La Suisse concernée
    Le schéma aurait été répliqué sous des formes similaires au #Danemark, en #Belgique, en #Autriche, en #Norvège et en #Suisse. L’enquête ne précise en revanche pas quels montants auraient été dérobés à la Confédération, ni si certaines banques seraient impliqués.

    La #France, les #Pays-Bas, l’#Espagne auraient également subis des préjudices.

    La fraude liée au CumEx serait la partie émergée d’un problème bien plus important et qui coûterait des milliards de francs aux Etats : l’arbitrage des dividendes. Une forme d’optimisation fiscale qui permettrait aux banques internationales d’éviter l’impôt sur les dividendes.

     #bourse #cac40 #dividendes #économie #finance #capitalisme #actionnaires #fiscalité #CumEx

  • 70 % des Français sont favorables à une transparence sur les écarts de salaires par niveaux dans les grandes entreprises Oxfam -02/10/2018 - Communiqué de presse
    http://oxfamfrance.org/communique-presse/justice-fiscale/70-des-francais-sont-favorables-transparence-sur-ecarts-salaires

    Un sondage de l’institut Harris Interactive publié aujourd’hui [1] révèle que 70% des Français sont favorables à ce que les grandes entreprises internationales [2] publient les écarts de salaires par niveaux entre leurs salariés. Par ailleurs, les trois quarts des Français ont le sentiment que les écarts de salaires sont aujourd’hui trop importants dans les grandes entreprises.

    Cette mesure relative à la transparence sur les écarts de salaires par quartile sera débattue par les députés cette semaine dans le cadre de l’examen de la loi PACTE qui reprend aujourd’hui.

    Elle fait l’objet depuis plusieurs semaines d’un rapport de force entre le gouvernement et une coalition de députés appartenant à différents bancs politiques dont plusieurs de la majorité qui souhaitent aller plus loin que ce qui est mis sur la table actuellement.

    Alors que le gouvernement semble vouloir s’en tenir à la publication des salaires médian et moyen, 86 députés ont répondu à l’appel d’Oxfam [3] pour soutenir publiquement la transparence sur les écarts de rémunérations par quartiles et dans tous les pays, une mesure qui consiste à demander aux entreprises de plus de 1 000 salariés de publier dans leur rapport annuel les écarts de rémunération par seuil de 25% pour chaque pays dans lesquels elles sont présentes.

    Pour Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam : « Ce sondage montre bien qu’une grande majorité des Français est préoccupée par la question des inégalités de rémunérations considérées comme trop importantes aujourd’hui dans les grandes entreprises. Le deuxième enseignement, c’est l’adhésion très nette des citoyens – qu’ils s’agissent de salariés du privé comme du public d’ailleurs [4] - pour demander aux décideurs politiques d’adopter une mesure efficace qui permettre d’initier un véritable changement dans les grandes entreprises, et non une énième mesure cosmétique comme celle que propose le Gouvernement.

    Face à un tel plébiscite, le gouvernement ne peut plus ‘faire semblant’ en adoptant une mesure coquille-vide qui ne changera rien à la situation. Rappelons-le haut et fort, la transparence sur les salaires moyens et médians ne permettra pas de suivre l’évolution des écarts de salaires entre les salaires les plus hauts et plus bas. Sans compter qu’en publiant le niveau de salaire agrégé au niveau international, la mesure ne tiendra pas compte des différences de niveaux de vie par pays et faussera les comparaisons. Seule une transparence sur les écarts de salaires au moins par quartiles dans chaque pays permet d’avoir des données véritablement utiles et opérationnelles pour mesurer les écarts de rémunération et aurait un effet incitatif à les réduire. »

    Le 14 septembre lors de l’examen du projet de loi en Commission spéciale, les députés se sont contentés d’adopter l’obligation de publier la rémunération moyenne, une mesure qui s’avère être une vraie coquille vide par rapport aux ambitions affichées initialement. L’amendement présenté par une cinquantaine de députés de la majorité qui reprenait les principales recommandations d’Oxfam en matière de transparence sur les écarts de salaire a finalement été écarté de la discussion.

    Pour Manon Aubry : « La transparence par quartile est déjà appliquée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis avec le soutien des organisations du patronat. Il est temps que cette mesure soit adoptée en France quand on sait qu’au sein des groupes du CAC 40, un patron du CAC 40 a gagné en moyenne 280 fois le SMIC annuel. Par ailleurs, Outre-Manche, l’étude d’impact de la mesure a démontré que le coût d’application était minime pour les entreprises. Alors le gouvernement ne peut reculer et doit adopter ce qui était une promesse du Président de la République ! »

    #sondage #France #cac40 #salaires #inégalités #fiscalité #justice_fiscale #travail #femmes #Hommes

    Le sondage : LA TRANSPARENCE DES SALAIRES DANS LES GRANDES ENTREPRISES
    Comment les Français perçoivent ils la proposition de rendre transparents les écarts de salaire par niveau dans les grandes entreprises ?
    https://www.oxfamfrance.org/sites/default/files/rapport_harris_-_la_transparence_sur_les_ecarts_de_salaires_dans_les_gr
    https://twitter.com/harrisint_fr

    Sur le principe, 70% des Français se déclarent favorables à ce que les grandes entreprises publient les écarts de salaires par niveaux entre leurs salariés
    Seriez-vous favorable ou opposé(e) à ce que les grandes entreprises publient les écarts de salaires par niveaux entre leurs salariés ?

    Plus précisément, les salariés du secteur privé s’y déclarent presque aussi favorables que les salariés du secteur public (68% contre 73%)
    Seriez-vous favorable ou opposé(e) à ce que les grandes entreprises publient les écarts de salaires par niveaux entre leurs salariés ?

    De même, 71% des Français soutiennent la transparence sur les écarts de salaires en ce qui concerne les grandes entreprises internationales
    Plus précisément, seriez-vous favorable ou opposé(e) à ce que les grandes entreprises internationales publient les écarts de salaires par niveaux entre leurs salariés ? (Les grandes entreprises internationales sont définies comme employant au moins 1 000 salariés en France, ou au moins 5 000 salariés en France et à l’étranger.)

    À nouveau, les salariés du secteur privé s’y déclarent à peine moins favorables que les salariés du secteur public (71% contre 74%)
    Plus précisément, seriez-vous favorable ou opposé(e) à ce que les grandes entreprises internationales publient les écarts de salaires par niveaux entre leurs salariés ? (Les grandes entreprises internationales sont définies comme employant au moins 1 000 salariés en France, ou au moins 5 000 salariés en France et à l’étranger.)

    Les trois-quarts des Français s’accordent pour juger que les écarts de salaires sont aujourd’hui trop importants dans les grandes entreprises
    Selon vous, les écarts de salaires dans les grandes entreprises sont-ils aujourd’hui... ?

    Les salariés du secteur public expriment encore davantage le sentiment que les écarts de salaires sont aujourd’hui trop importants dans les grandes entreprises
    Selon vous, les écarts de salaires dans les grandes entreprises sont-ils aujourd’hui... ?

    Enquête réalisée en ligne les 25 et 26 septembre 2018 par Harris Interactive.
    Échantillon de 1 862 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.
    Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes :
    sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
    Aide à la lecture des résultats détaillés :
    ▪ Les chiffres présentés sont exprimés en pourcentage.
    ▪ Les chiffres en italique sont ceux qui apparaissent significativement au-dessus de la moyenne.
    ▪ Les chiffres suivis d’un astérisque (*) sont à interpréter avec prudence en raison de la faiblesse des effectifs.

  • Areva, Axa, Saint-Gobain, Havas, Veolia... Les grandes entreprises toujours aussi présentes au cœur du pouvoir @observatoiremultinat
    http://multinationales.org/Areva-Axa-Saint-Gobain-Havas-Veolia-Les-grandes-entreprises-toujour

    La démission de Nicolas Hulot du ministère de l’Écologie a mis au centre du débat public français la question du pouvoir des #lobbies. Au-delà des lobbies les plus visibles, comme celui des chasseurs, qui aiment à se mettre en scène, la capture de la politique par les intérêts privés s’effectue aussi sous des formes plus discrètes, mais peut-être beaucoup plus dangereuses pour la démocratie, comme les #pantouflages et #conflits_d’intérêts, la destruction de l’expertise indépendante, ou encore l’imprégnation idéologique de la haute fonction publique. Une question abordée dans la partie 8 du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » que nous avons publié juste avant l’été : « Que font les grandes #entreprises_françaises à notre démocratie ? » Nous en publions ci-dessous un extrait, sur les nombreux liens entre le gouvernement actuel et ses conseillers et les groupes du #CAC40.


    illustration : Art Young - The Masses
    https://www.marxists.org/subject/art/visual_arts/satire/pub/masses/index.htm

  • De Paris à Washington, les sociétés du CAC 40 ont dépensé au moins 60 millions d’euros pour influencer les politiques - Basta !
    https://www.bastamag.net/De-Paris-a-Washington-les-societes-du-CAC-40-ont-depense-au-moins-60-milli

    Combien les groupes du CAC 40 dépensent-ils en lobbying auprès des centres de décision – parlements, congrès, cabinets ministériels... – à Paris, Bruxelles ou Washington ? S’ils restent incomplets, les chiffres déclarés par ces grandes entreprises auprès des registres officiels de lobbying en donnent une première idée. Plongée dans ces millions déboursés pour influencer la décision politique, en avant-goût du premier « Contre-rapport annuel » sur les grandes entreprises françaises que l’Observatoire des multinationales publiera dans quelques semaines.

    #lobbying #CAC40 #democracy_not_found (error404)

  • « L’Opus Dei est devenue une multinationale financière »  Elodie Blogie | Le Soir (30.01)

    http://plus.lesoir.be/137079/article/2018-01-30/philippe-lienard-lopus-dei-est-devenu-une-entreprise-de-conquete-du-pouv

    Si l’institution catholique est en déclin, son pouvoir économique est immense
    ELODIE BLOGIE Entretien

    Philippe Liénard, juriste de formation, franc-maçon revendiqué (auteur de nombreux ouvrages sur ce thème), publie un livre sur l’Opus Dei. Il tente d’y faire la lumière sur le pouvoir réel de « l’Œuvre ».

    L’Opus Dei est plutôt sur le déclin...
    On observe une chute des vocations de prêtres, car cela implique des contraintes qui ne sont plus compatibles avec une vie au XXI e siècle : porter le cilice, faire cinq prières par jour, etc. Mais c’est précisément car il y a une chute des vocations que l’Opus Dei a multiplié les centres de formation. On en trouve 80 en France, une vingtaine en Belgique. Il y a une volonté de formater la jeunesse. On trouve par exemple deux résidences à Bruxelles, un à Liège, un près de Walcourt, etc. Cela représente quelques centaines de jeunes. Ce qu’on demande à ces enfants en termes de pression scolaire, d’obligations spirituelles est lourd. Or formater la jeunesse, c’est formater l’avenir.

    Au-delà des fantasmes, vous dites que le pouvoir de l’Opus Dei est surtout financier.
    L’Opus Dei est devenue aujourd’hui une multinationale financière très bien structurée. Selon ses statuts, l’Œuvre doit être « pauvre ». Or, l’Opus Dei n’ayant rien mais possédant beaucoup, il y avait une incohérence. La réponse est à chercher du côté de cette galaxie de personnes morales, d’associations, de fondations que l’Opus Dei a développée partout, en Espagne, en France, beaucoup en Suisse, mais aussi en Belgique. Ensuite, à travers ses coopérateurs, l’Opus Dei a pu engranger des sommes extraordinaires. Ces coopérateurs ne sont pas membres ; ils vivent dans la société civile, sont mariés, pères de famille, chefs d’entreprise, mais sont proches des idées de l’Opus Dei et y versent des dons.

    Vous citez les noms d’Etienne Davignon, de Maurice Lippens. Sur quoi vous fondez-vous pour soupçonner qu’ils sont des coopérateurs ?
    Dans les deux cas, je peux développer les sources et faire la démonstration. Je ne le fais pas dans ce livre car je ne voulais pas en faire un livre à scandale. J’ai beaucoup de respect pour ces deux messieurs. S’ils veulent attaquer le livre, ils peuvent le faire. Mais dans l’ouvrage, j’use du conditionnel et de beaucoup de précautions : je ne dis rien qui offre le profil d’une certitude absolue.

    Ces coopérateurs usent de leur position pour faire avancer les idées de l’Opus Dei ?
    En Belgique, l’Œuvre est présente dans le monde judiciaire, dans celui des entreprises, dans la politique aussi, mais de façon marginale, c’est-à-dire uniquement par personne interposée. Dans tous ces cas, les coopérateurs et proches de l’Opus Dei véhiculent évidemment un projet de société particulier et se servent de leur fonction pour le faire aboutir, d’une façon ou d’une autre. L’Œuvre est sortie de son rôle spirituel « pur jus » : c’est devenu une entreprise de conquête d’un pouvoir économique. J’ai chiffré les recettes de l’Œuvre à 100 millions de dollars par jour. L’Opus Dei a compris avant tout le monde que les Eglises avaient une durée de vie et qu’il fallait que l’Œuvre survive à l’Eglise. Or, dans nos sociétés de consommation, le pouvoir de demain appartient à ceux qui ont des sous. Un peu plus de la moitié des entreprises du CAC 40 sont dirigées par des proches de l’Opus Dei. L’entreprise Renault, par exemple, a toujours été dirigée par des proches, voire par des membres, dont certains ne se cachent pas.

    En Belgique, le terreau n’est pas très fertile... Vous comparez – pour mieux les opposer – franc- maçonnerie et Opus Dei. Le lobbying franc-maçon n’a-t-il pas plus de portée que le lobbying opusien ?
    On parle beaucoup de la maçonnerie comme pouvoir d’influence, mais c’est parce que les franc- maçons ne sont pas secrets (contrairement à l’Opus Dei), juste discrets. Si vous connaissiez les difficultés rencontrées par les loges pour payer les factures d’électricité, vous comprendriez qu’on est loin du grand complot mondial. L’Opus Dei, par contre, a développé des structures mondiales. Les tentatives d’être présent sur le terrain politique existent, en Belgique aussi. L’Opus Dei joue-t-il un rôle politique majeur et décisif pour autant ? Non. Mais la Belgique n’est pas une île, elle subit les influences de ses voisins. Il faut comprendre que l’Opus Dei vit dans l’intemporalité. Ils ont tout le temps. Ce qui n’est pas le cas de nos politiques. Je ne connais aucune institution qui ait une telle vision froide, sur le long terme, avec une redoutable efficacité de ramification dans tous les milieux.

    #opus_dei #argent #pouvoir #religion #Michelin #extrême_droite #sexisme #école #France #Suisse #Belgique #Espagne #finance #multinationale #Bilderberg #pouvoir-économique #cac40 #renault #secte #opus_dei #esclavage #traditionalistes

    #etienne-davignon #Commission-européenne #bilderberg #Suez-Tractebel #Brussels-Airlines
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Davignon

    • Président de la Table ronde des industriels européens ( #ERT ), de l’AG et du CA de l’ICHEC Brussels Management School de la Société générale de Belgique, Union minière du Haut Katanga (UMHK), de la Compagnie maritime belge, de la Compagnie des wagons-lits, Recticel, SN Airholding.
    • Vice-président d’Accor, Arbed, Tractebel, Fortis Belgique, Umicore, Sibeka.
    • Membre du conseil d’administration de Anglo American Mining, Gilead Sciences, ICI, Pechiney, Foamex, Kissinger Associates, Fiat, Suez, BASF, Solvay, Sofina, Recticel, CMB, Cumerio, Brussels Airlines, BIAC, Petrofina, Real Software.
    • Président de l’Association pour l’union monétaire en Europe depuis 1991, de la Fondation Paul Henri Spaak et d’EGMONT.
    • Membre de la Commission Trilatérale et de la Fondation Ditchley.
    • Membre du directoire du think tank Centre for European Policy Studies.[1] [archive] Ainsi que président de Friends of Europe, un think tank influent.
    • Président du comité de direction du groupe Bilderberg de 1998 à 2010

    #Maurice-Lippens #suez #total #Bilderberg
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Lippens
    RAPPEL :
    https://seenthis.net/messages/137701
    https://seenthis.net/messages/628373
    https://seenthis.net/messages/407809
     
     
     
     

  • #Loi_travail, #APL, #logement, #santé : un gouvernement de combat contre les travailleurs
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/loi-travail-apl-logement-sante-un-gouvernement-de-combat-contre-les-
    Éditorial de #LO du 6 novembre 2017

    Pour faire des économies, le gouvernement veut réduire les APL qui, selon lui, coûtent trop cher à l’État. « 18,5 milliards d’euros d’APL, c’est la moitié du budget de la défense nationale », a déclaré l’un de ses ministres. Mais le gouvernement n’a pas décidé pour autant de diminuer le budget de l’armée, ni les commandes qui profitent aux industriels de l’armement. Il va réduire le financement du logement social et les aides qui permettent à des millions de personnes de payer leur loyer !

    Annoncée cet été et devenue effective depuis le 1er octobre, la baisse de cinq euros de l’APL a touché les milieux populaires et de nombreux étudiants dont le logement représente plus de la moitié de leur budget mensuel.

    En diminution de près de 10 %, le budget du logement qui vient d’être voté prévoit une nouvelle réduction des APL pouvant aller jusqu’à 60 euros. Le gouvernement prétend qu’elle serait limitée cette fois aux locataires des HLM et qu’elle serait compensée par une baisse des loyers imposée aux organismes HLM. « Pour les locataires, il n’y aura aucun effet, aucun impact », a assuré le Premier ministre #Édouard_Philippe. C’est un mensonge ! Avec cette mesure, le gouvernement diminue fortement le financement du logement social de 1,7 milliard d’euros.

    Des organismes #HLM seront contraints de réduire la construction de nouveaux logements alors que leur nombre actuel ne permet déjà pas de répondre aux besoins. Les budgets consacrés à l’entretien des cités HLM seront réduits et les conditions de vie de tous les locataires se dégraderont. Dès 2018, plus d’une centaine d’organismes sociaux seront en déficit, tel l’office HLM du Havre, ville dont le Premier ministre était maire.

    Enfin, le gouvernement a annoncé son intention de modifier le mode de calcul des APL à partir du 1er janvier 2019. Il en attendrait plus d’un milliard d’euros d’économies supplémentaires. Quel qu’en soit le montant, ces économies seront réalisées aux dépens des travailleurs, des chômeurs et des retraités aux revenus les plus modestes.

    Dans le même temps, le gouvernement a décidé le report de la généralisation du tiers-payant alors que les tarifs de certaines consultations médicales ont augmenté depuis le 1er novembre. Tant pis pour ceux qui, faute d’avoir les moyens de faire l’avance des frais, renonceront à se soigner !

    En fait, #Macron organise le siphonage par tous les bouts des finances publiques en faveur du patronat, surtout celui des grandes entreprises, et des plus riches. Pour eux, les cadeaux se chiffrent en milliards : baisse de l’impôt sur la fortune, sur les revenus financiers, sur les sociétés… Et à cela s’ajoute les ordonnances sur le #Code_du_travail qui vont permettre au patronat d’accroître encore ses profits en aggravant l’#exploitation des travailleurs.

    Contraint par le Conseil constitutionnel de rembourser une taxe sur les dividendes décidée en 2012 sous Hollande, le gouvernement vient de décider d’instaurer une surtaxe exceptionnelle sur les résultats des 320 plus grandes entreprises du pays. Le #Medef a protesté : « C’est une injustice totale », a déclaré l’un de ses représentants. Parmi ces entreprises figurent les groupes du #CAC40 qui ont réalisé plus de 50 milliards de bénéfices sur les six premiers mois de l’année ! Le patronat pleure la bouche pleine !

    Ceux qui contrôlent ces entreprises sont des bourgeois en chair et en os, les Dassault, Peugeot, Arnault et bien d’autres qui constituent une classe sociale. C’est pour permettre à cette minorité de s’enrichir toujours plus que Macron et ses ministres mènent une guerre sociale contre l’ensemble des travailleurs.

    Le 16 novembre, la CGT, FO, Solidaires, la FSU, plusieurs organisations étudiantes et lycéennes appellent à une journée de grève et de manifestations. Saisissons-nous de cette occasion pour montrer notre opposition à la politique gouvernementale et patronale.

    Les travailleurs créent toutes les richesses de cette société. Ils n’ont pas à accepter d’être sacrifiés pour le profit d’une minorité de bourgeois parasites.

  • Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai François Ruffin - 4 Mai 2017

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/photos/a.642440839270790.1073741828.642036589311215/729140700600803/?type=3&theater

    EN INTEGRALITE :

    Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous » , et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

    D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

    Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

    Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

    Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

    A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

    Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

    Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

    Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

    C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur.

    #mondialisation #ubérisation #précarité #brutalité_sociale #guerre #régression #FMI #Social #macron #présidentielles_2017 #élections #CAC40 #Amiens #François_Ruffin

    Paru initialement dans Le monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.ht
    en intégralité : https://www.anti-k.org/2017/05/05/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-futur-president-deja-hai

    • Désintéressons-nous, une fois pour toutes, des élections ! Par Alain Badiou 27 04 2017
      https://www.les-crises.fr/desinteressons-nous-une-fois-pour-toutes-des-elections-par-alain-badiou

      *

      Dans un texte confié à Mediapart, le philosophe Alain Badiou invite à se désintéresser des élections, terrain de prédilection des adversaires de l’émancipation. « Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible », écrit-il, en appelant à « un véritable labeur politique » contre la servitude actuelle. *

      Je comprends l’amertume des protestataires, notamment les déçus du Mélenchonisme, à l’issue du premier tour des élections. Ceci dit, ils ont beau faire et beau dire : il n’y a dans ce vote aucune escroquerie, aucune aberration particulière.

      Il n’y a eu, en fait, que deux anomalies partidaires, qui ont malheureusement (pour les pouvoirs réels) décomposé le bloc parlementaire central. Ce bloc est composé de la droite et de la gauche classiques. Il soutient depuis quarante ans, voire deux siècles, le déploiement du capitalisme local. Or, le sortant local de la prétendue gauche, Hollande, ne se représentait pas, ce qui a décomposé son parti. D’autre part, la droite classique, à cause des funestes primaires, n’a pas choisi son meilleur vieux cheval : Juppé, mais un bourgeois de province à la triste figure, trop éloigné des délices « sociétaux » du capital moderne.

      Le deuxième tour “normal” aurait dû être Hollande/Juppé, ou au pire Le Pen/Juppé, avec dans les deux cas, une élection facile de Juppé. En l’absence des deux partis de gouvernement décomposés, nos vrais maîtres depuis deux siècles, à savoir les propriétaires et gestionnaires des capitaux, étaient quelque peu à la peine. Heureusement (pour eux), avec leur personnel politique habituel, les vieux briscards de la réaction ; avec aussi, bien entendu, l’aide de résidus sociaux-démocrates (Valls, Le Drian, Ségolène Royal et consorts), ils ont bricolé un substitut présentable du bloc parlementaire central en déshérence. Ce fut Macron. Ils ont aussi, chose très utile, et de grande portée à venir, rallié Bayrou, le vieux sage centriste expérimenté, l’homme de toutes les guerres électorales, y compris les plus difficiles. Tout cela fut fait avec brio, en un temps record. Le succès final est pratiquement assuré.

      Dans ces conditions, tout à fait explicables, le vote entérine, de façon plus claire que d’habitude, que la subjectivité pro-capitaliste et droitière, y compris sous ses formes quelque peu fascistoïdes, est absolument majoritaire dans ce pays.

      Une partie des intellectuels et une partie de la jeunesse refusent de le voir, ou le regrettent amèrement. Mais quoi ? Veulent-ils, ces amateurs d’élections démocratiques, qu’on leur change le peuple des votants, comme on fait d’une chemise sale ? Qui vote doit consentir au vœu de la majorité, tout de même ! En vérité, ces deux groupes mesurent le monde à l’aune de leur propre situation et de leurs propres rêves, sans en tirer la conclusion qui s’impose : il n’y a absolument rien à attendre du vote “démocratique”.

      Déjà Napoléon III, en 1850, avait vu que le suffrage universel était, non pas l’horreur que la bourgeoisie bien-pensante imaginait qu’il était, mais une véritable bénédiction, une légitimation inattendue et précieuse des pouvoirs réactionnaires. C’est encore vrai aujourd’hui, partout dans le monde. Napoléon le petit avait découvert que dans des conditions historiques à peu près normales, à peu près stables, la majorité numérique est toujours fondamentalement conservatrice.

      Concluons calmement. Hystériser les résultats d’une élection ne mène à rien qu’à une dépression vaine. Habituons-nous à ceci : il n’y aura jamais de mise à mort de notre servitude actuelle sans, au plus loin des rituels électoraux, la liaison historique de quatre facteurs :

      1 : une situation historique instable, qui bouscule fortement les subjectivités conservatrices. Très probablement, hélas, une guerre, comme pour la Commune de Paris en 1871, la révolution russe en 1917 et la révolution chinoise entre 1937 et 1947.

      2 : une division idéologique fortement établie, naturellement d’abord chez les intellectuels, mais finalement dans les larges masses elles-mêmes, sur le fait qu’il y a deux voies et non une seule, que tout l’espace de la pensée politique doit se structurer autour de la contradiction antagonique capitalisme/communisme, ou de tel ou tel de ses équivalents. Je rappelle au passage les principes de la deuxième voie : Etablissement, contre la propriété privée, de formes collectives de la gestion des moyens de production, du crédit et des échanges ; polymorphie du travail, notamment mise à mal de l’opposition manuel/intellectuel ; internationalisme conséquent ; formes de gestion populaire travaillant à la fin de l’Etat séparé

      3 : une levée populaire, certainement comme toujours minoritaire, mais qui met au moins en suspens le pouvoir d’Etat, levée souvent liée au point 1.

      4 : une organisation solide apte à proposer une synthèse active des trois premiers points en direction d’un effondrement des ennemis et de la mise en place aussi rapide que possible des éléments constitutifs de la deuxième voie, la communiste, ceux que j’ai rappelés ci-dessus.

      Deux de ces 4 points, le 1 et le 3, dépendent de la conjoncture. Mais nous pouvons dès maintenant travailler activement au point 2, tout à fait crucial. Et nous pouvons également travailler au point 4, notamment en soutenant, à la lumière partagée du point 2, des réunions et actions communes entre une fraction des intellectuels d’une part, et d’autre part le prolétariat sous trois de ses formes : les ouvriers et petits employés actifs, les familles ouvrières frappées et démoralisées par la désindustrialisation frénétique de la France depuis 30 ans, le prolétariat nomade, de provenance africaine, moyen-orientale ou asiatique.

      Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible.

      C’est se situer sans aucun recours sur le terrain des adversaires. Nous devons devenir indifférents aux élections, qui relèvent tout au plus du choix purement tactique entre : s’abstenir de jouer dans cette fiction « démocratique », ou soutenir tel ou tel compétiteur pour des raisons de conjoncture par nous précisément définies, dans le cadre, par ailleurs étranger aux rituels du pouvoir d’Etat, de la politique communiste. Nous devons consacrer notre temps, toujours précieux, au véritable labeur politique qui ne peut s’inscrire que dans les quatre points ci-dessus.

      Alain Badiou

      @Dror@sinehebdo https://seenthis.net/messages/594505

  • Le #CAC40 baisse si le chômage américain diminue
    https://reflets.info/le-cac40-baisse-si-le-chomage-americain-diminue

    Il est intéressant de connaître les analyses des spécialistes de la #Bourse pour comprendre pourquoi « ça baisse » ou pourquoi « ça monte ». Et bien aujourd’hui, les ténors des la place financière française de l’indice CAC 40 sont inquiets. Figurez-vous que l’annonce d’un « mieux » sur le chômage pourrait inciter la #Fed à relever ses taux directeurs. Prêter […]

    #Breves #Economie #Finance #spéculation

  • Facta Media | Les #rémunérations des dirigeants du CAC 40
    http://www.factamedia.com/les-remunerations-des-dirigeants-du-cac-40

    Les informations diffusées dans des médias sur les rémunérations des dirigeants des entreprises du CAC 40 sont parfois incomplètes ou ne tiennent pas assez compte des distinctions à opérer. Si les différentes composantes des rémunérations peuvent poser des difficultés méthodologiques quant à leur mesure et à leur comparaison, il est proposé ici de les présenter conformément aux recommandations du code de place Afep-Medef et de l’AMF :

    les rémunérations fixes dues et versées, pour les exercices 2012 et 2013 les rémunérations variables dues et versées, pour les exercices 2012 et 2013 la valeur des options, actions ou autres instruments (par exemple des éléments variables pluriannuels) attribués lors des exercices 2012 et (...)

    #seenthis #fo #cac40

  • Profits gras et manger maigre , l’éditorial de Michel Guilloux | Humanite
    http://www.humanite.fr/social-eco/profits-gras-et-manger-maigre-561227
    http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_horizontal/hihi.jpg

    Pour eux, ça va, tout va, même. L’austérité, c’est bon pour les autres. Et grâce à elle, ça ira encore mieux pour eux. «  Eux ?  » Les actionnaires anonymes des groupes du CAC 40. Il paraît que certains finissent par y croire, mais la plupart n’en peuvent plus de rire à entendre répétées les formules «  compétitivité  », «  coût du travail  », «  performance  », sans oublier le mantra «  fin-de-l’État-providence  ».

    Plus l’espace public est saturé de discours de régression – grassement rémunérés ou purement bénévoles parfois –, plus le fatalisme gagne ainsi les consciences, et plus eux prospèrent. Un seul salarié de Sanofi leur rapporte ainsi 32 490 euros de bonus financier. Les seize premiers de la classe du CAC 40 ont distribué 19 milliards d’euros sur les 28 milliards dégagés en bénéfices, l’an passé. Et comme si cela ne suffisait pas, 
ils réclament, et obtiennent des aides publiques accordées sans aucun contrôle, ni aucune contrepartie, dont les montants grèvent le budget public mais ressemblent à de l’argent de poche. Rien n’a guère changé depuis Balzac, hormis la griffe du couturier ou le régime alimentaire : ces rapaces restent pingres dans l’âme et réciproquement.

    Il y a là le gratin dont l’inventaire vaut narration de société. Des qui ont joué hier à la crise mondiale et qui, aujourd’hui, réclament l’étranglement des peuples, Grèce en tête. Des qui le valent bien et peuvent passer sans encombre des pages saumon à celles des faits-divers. Des qui prospèrent sur le jeu avec la santé. Des qui se rêvent mini-États. D’autres s’accommodent d’avoir été nourris par l’État et de le voir encore rester à table tant qu’il ne se montre pas trop regardant, hors les effets de galerie. Penser à remercier monsieur Montebourg, à l’occasion, pour ses numéros, impayables justement.

    En un mot, voilà un système, le capitalisme, dans son essence la plus pure, détourner le travail jusqu’à le détruire pour assurer l’appétit sans bornes des accapareurs du XXIe siècle. Quand la droite, sous son modèle Sarkozy ou sa copie Copé, incarne ce système-là qui emmène hommes, société et planète dans le mur, nous sommes dans l’ordre des choses. Quand l’austérité la plus implacable, la soumission la plus veule aux discours des apparatchiks de la Commission européenne, du FMI et des agences de notation réunis, gardiens-répétiteurs de la doxa élus par personne, est à son tour prônée par ceux-là mêmes qui l’ont vouée aux gémonies, en français pour se faire élire – avant de traduire en anglais la fine blague –, 
les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux qui rêvent juste d’une vie décente, d’un avenir qui ne soit pas barré, de solidarité, ont de quoi être sonnés depuis plusieurs mois.

    Certains, parmi ceux qui forment la caste dirigeante, ont déjà tiré un trait sur le mot, trop encombrant au fond, trop grand pour eux, trop beau, et sur ce qu’il revêt : peuple. Seuls comptent carrière et horizon quinquennal. Rendez-vous, dimanche, dans les urnes. Et dans la rue, ce matin, à l’appel des organisations syndicales qui refusent non pas la fatalité, mais tout bonnement le garrot économique, social et démocratique qu’est l’austérité. Demandez aux Grecs, massacrés pour l’exemple. Les urnes, la rue… petits ruisseaux et grandes rivières… L’avenir est à réinventer, toujours.

    #CAC40
    #profits
    #austérité
    #crise
    formules #compétitivité  # coût du travail  #performance, sans oublier le mantra #fin-de-l’État-providence
    #capitalisme
    #patrons-assistés

  • Christian CHAVAGNEUX » Blog Archive » Les distributions de dividendes plombent l’investissement des entreprises
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2014/03/10/les-distributions-de-dividendes-plombent-l%E2%80%99investissement-des-entreprises/#more-399

    Les résultats du CAC 40 pour 2013 soulignent encore une fois combien le coût du capital pèse sur le tissu productif français : avec des profits en baisse de 8 %, les grandes entreprises augmentent leur distribution de dividendes de 6 %, au détriment de l’investissement.

    En 2013, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 48 milliards d’euros de profits, en diminution de 8 % par rapport à 2012. La croissance en panne dans la zone euro, le ralentissement des pays émergents, l’appréciation de l’euro et des dépréciations d’actifs se combinent pour expliquer ces moins bonnes performances.

    Pour autant, les actionnaires de ces entreprises vont ressortir gagnants de cette baisse de forme puisque les dividendes progressent de 6 % pour s’établir à 39 milliards d’euros. Ainsi, un peu plus de 80 % des profits du CAC 40 sont utilisés à la distribution de dividendes.

    85 % des profits partent en dividendes

    Est-ce une année exceptionnelle ? Aucunement. Comme le montre le graphique ci-dessous, à la fin des années 1980, toutes les entreprises non financières – cela va donc au-delà du CAC 40 - distribuaient 30 % de leurs bénéfices en dividendes. En 2012, c’était 85 % ! Et la tendance est croissante ces 25 dernières années. Lorsque les entreprises françaises créent de la richesse, elles ne privilégient ni l’investissement pour préparer l’avenir et renforcer leur compétitivité, ni l’emploi, mais la rémunération des actionnaires.

    #économie
    #CAC40
    #profits
    #dividendes
    #investissements
    #entreprises

  • le chômage augmente : logique implacable
    http://politeeks.info/logique_du_chomage_TPE

    Nous avons donc appris que le chômage augmentait à nouveau….

    Et bel effet de novlangue ou élément de langage on assisterait à un “redémarrage de l’emploi privé” soit, mais alors pourquoi le chômage augmente ? surtout que là en un mois ce sont encore une fois les + de 50 ans qui ont été les plus touchés (+1 % en janvier) ainsi que le chômage de longue durée (+1,1 %).

    Le chômage augmente , l’inversion s’inverse. Mais voilà qu’à la même heure où étaient rendus publics les chiffres du chômage… d’autres tombaient ou étaient lâchés dans les réseaux sociaux. Ils viennent de la Banque de France. Celle-ci publie des statistiques dans son bulletin, et ceci a été annoncé dans un twitt.

    La banque emploie des mots : Les crédits aux microentreprises,de plus en plus tirés par les prêts immobiliers,progressent de 2,2 %/1 an.

    C’est donc l’évolution des crédits, prêts aux TPE depuis 2011. Regardez ce que les banques préfèrent : l’immobilier, au détriment des fonds de roulement (la trésorerie) et de l’investissement. Tout s’explique : Les banques préfèrent la spéculation bête et idiote de la bulle immobilière. les TPE moins financées ne peuvent donc pas progresser, embaucher ou maintenir de l’emploi aussi facilement qu’avant.

    Il faudrait aussi croiser ces données avec les profits des banques qui se portent mieux, et les dividendes versés dans les 150 premières entreprises françaises, là je n’ai pas de statistiques : tout n’est pas que CAC40 sachez-le…

    Qu’on ne s’étonne pas alors que le chômage augmente : ce n’est pas qu’un problème d’offre, mais aussi de demande, et d’offre mélangés. ici pour le TPE c’est un problème de financement.

    #économie
    #chômage
    #TPE
    #CAC40

  • Projet » Qu’emporte le CAC40 au paradis ?
    http://www.revue-projet.com/articles/2014-02-cac40-paradis-fiscaux

    Dès 2015, les banques devront s’expliquer précisément sur leur présence dans chaque pays (et donc chaque paradis fiscal)… Mais étendra-t-on la mesure aux autres secteurs ? C’est ce que demandent les ONG et les syndicats de la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires. Les 1548 filiales offshores du CAC40 répertoriées par Revue-Projet.com demandent explication. La transparence pays par pays figurera-t-elle parmi les contreparties du Pacte de responsabilité ?

    Une étude de Revue-Projet.com en partenariat avec la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires.

    La géographie des multinationales présente deux visages, au point que l’économie mondiale en paraisse déboussolée : Jersey devient le premier exportateur de bananes vers l’Union européenne, les Îles Vierges britanniques le premier créateur d’entreprises par habitant[1]… Le visage le plus visible des grandes entreprises est celui que présente une approche pragmatique : un regard sur les lieux de production, les usines, l’implantation de la main-d’œuvre, les marchés de distribution des biens et services… L’autre visage est celui que les firmes internationales présentent dans leurs comptes, à l’attention du fisc et des syndicats. Ce sont les deux revers d’une même réalité, mais les différences sont notables. Des filiales aux Îles Caïmans, au Luxembourg ou en Irlande présenteront des résultats fortement excédentaires, alors que les bureaux y seront peu peuplés, voire inexistants. L’on s’arrangera en revanche pour que la filiale française ou indienne, plus fortement imposée, évite d’afficher des bénéfices trop élevés. L’objectif ? Minorer la charge fiscale, bien sûr, mais aussi l’intéressement des salariés aux bénéfices.
    Un CAC40 plus vertueux ?

    Quelques exemples récents, mettant en cause Facebook, Apple ou Amazon, ont achevé de montrer le caractère généralisé de la manœuvre. Mais, à en croire le rapport publié en juillet 2013 par la mission d’information sur l’imposition des multinationales, animée par Pierre-Alain Muet et Éric Woerth, les entreprises françaises feraient exception… « Nous nous sommes beaucoup interrogés sur la réalité de l’optimisation fiscale opérée par les entreprises françaises. Nous pêchons peut-être pas naïveté (…) nous avons le sentiment que, comparativement, l’optimisation touche sans doute moins l’impôt sur les sociétés payé en France[2] ». L’actualité récente semble leur donner raison : ce sont bien les américains Google et McDonald’s qui seraient menacés d’un redressement fiscal en France à hauteur, respectivement, d’un milliard[3] et de 2,2 milliards d’euros[4].

    Cependant, les entreprises européennes ne sont pas en reste dans l’usage des paradis fiscaux, comme le révélait « Aux paradis des impôts perdus », l’étude publiée par la Revue Projet et le CCFD-Terre Solidaire en juin 2013[5] : les cinquante plus importantes détiennent davantage de filiales aux Îles Caïmans qu’en Inde ! Tous ces groupes se seraient-ils spécialisés dans la maroquinerie ?

    Qu’en est-il, plus précisément, des entreprises françaises cotées au CAC40 ? C’est ce que la Revue Projet, en partenariat avec les associations et syndicats mobilisés contre les paradis fiscaux[6], a voulu savoir. Le CAC40 se montre généreux envers ses actionnaires, qui ont touché en 2013 (pour l’exercice 2012) près de 43 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions (une hausse de 4 % par rapport à 2012). Se montre-t-il aussi généreux envers le fisc français ? Cette information-là est beaucoup plus difficile à obtenir. Depuis que le Journal du dimanche a établi un tel palmarès en 2010[7], qui laissait entrevoir qu’un grand nombre de stars de la bourse de Paris ne payaient qu’un montant dérisoire ou nul en impôts, les services de communication des grands groupes veillent au grain.

    Les sociétés cotées à la bourse de Paris ont toutefois l’obligation de fournir quelques informations à leurs actionnaires, dont la liste précise de leurs filiales et de leurs participations à travers le monde. Pour les organisations de la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires, cette obligation – peu respectée – est insuffisante : il faudrait connaître, pour chaque pays ou chaque filiale, le chiffre d’affaires, le nombre de salariés, le bénéfice dégagé et les impôts payés.....

    #finance
    #économie
    #paradis-fiscaux
    #CAC40

  • Compétitivité et coût du travail : Si les heureux patrons millionnaires veulent des idées ~ A Perdre La Raison
    http://www.perdre-la-raison.com/2013/11/competitivite-et-cout-du-travail-si-les.html

    Il n’y a pas de jours et de semaines sans que l’on entende que les entreprises françaises ont, nous dit-on, un problème de coût du travail, de compétitivité, d’attractivité, bref cette rengaine est répandue à loisir par le Medef et toute une suite de dirigeants de la droite et du centre, tout cela relayé complaisamment et bien gentiment pas des journalistes compatissants.

    Pour tout vous dire ce discours pénible, tel que je l’ai entendu lors de l’émission #DPDA de la bouche de Denis Payre commence à me fatiguer sérieusement quand on sait que les entreprises bénéficient au total de 100 milliards d’allégement fiscaux et de cotisations sociales.

    Actuellement les allègements de charges sociales (jusqu’à 1,6 smic) coûtent plus de 27 milliards d’euros au budget de l’Etat auquel on ajoute 20 milliards du CICE et des allègements d’impôts et taxes de tous ordres. Le tout cumulé représente 100 milliards de réductions diverses et variées dont bénéficient déjà les entreprises chaque année. 


    Alors si ces messieurs veulent gagner en compétitivité et abaisser le coût du travail, je leur suggère de montrer l’exemple en prenant des mesures exemplaires . 

    Réduire de moitié leur propre rémunération et celle de leur staff respectif. Mais ce n’est pas tout, qu’ils en fassent de même avec leur golden parachute, leur retraite chapeau, leur bonus, etc....

    De toute façon avec ce qu’il le restera il pourront toujours continuer à aller à Saint Barth ou aux Seychelles, et même plusieurs fois par an.

    #salaires
    #retraites-chapeau
    #compétitivité
    #coût-du-travail
    #CAC40

  • Les patrons ne connaissent pas la crise
    http://www.marianne.net/Les-patrons-ne-connaissent-pas-la-crise_a233715.html
    http://www.marianne.net/photo/art/default/976172-1156960.jpg?v=1384775274

    La bonne nouvelle est venue du Figaro : « Les patrons du CAC 40 ont diminué leur rémunération ». Fichtre. Va-t-on devoir organiser des collectes de solidarité pour permettre aux grandes familles de passer l’hiver ? Grâce à Dieu (et au veau d’or), on n’en est pas là.

    Résumons les données fournies par le cabinet Proxinvest, et présentées de façon fort intéressée par le Figaro, où l’on n’oublie jamais que le patron s’appelle Serge Dassault. Pour la troisième année consécutive, la rémunération totale des PDG des 120 premiers groupes cotées à la Bourse a augmenté en 2012 (+ 6 %). Chez ces gens-là, la crise est une aubaine. Le salaire moyen d’un patron d’une grande entreprise est de 2,84 millions d’euros par an, soit 236 000 € par mois, autrement dit 197 Smic mensuel. Par parenthèse, ce sont les mêmes qui viennent expliquer que le « coût du travail » est insupportable. Visiblement, leur salaire n’est pas concerné.

    Mais il y a mieux - ou pis, tout dépend de quel côté de la barrière sociale on se situe. Il s’agit du cas très particulier des dirigeants du CAC 40, la crème de la crème, le gratin de l’élite financière. Certes, leur rémunération moyenne a effectivement baissé. Mais elle se situe cependant au modeste niveau de 3,96 millions d’euros par an, soit 330 000 € par mois, ou encore 275 Smic.

    Comme il s’agit d’une moyenne, il en est qui font exploser les statistiques. Tel est le cas de Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes (14,9 millions d’euros), de Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan (13,4 millions), ou de Bernard Arnault, qui dirige LVMH (9,5 millions), dignes représentants d’une caste où l’on aime prôner les sacrifices pour les autres.

    On se consolera en notant que l’on ne s’éloigne pas trop des normes établies par le « code de gouvernance » adopté par le Medef, avec l’accord tacite du gouvernement. En vertu de ce document, qui a la valeur éthique d’une OPA, le « maximum socialement acceptable » est de 240 fois le Smic. Il faut se faire à l’idée que l’égalité s’arrête à la porte des entreprises.

    #économie
    #Bernard-Arnault
    #Bernard-Charlès
    #CAC40
    #Carlos-Ghosn
    #crise
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