• Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • Le passé nauséabond de l’industrie textile suisse

    Bien qu’elle n’ait pas eu de colonies, la Suisse a profité du colonialisme. C’est ce que montre l’histoire des #indiennes_de_coton imprimé. Le commerce de ces #tissus colorés avait des liens avec l’#exploitation_coloniale, le #prosélytisme_religieux et le #commerce_des_esclaves.

    Au 17e siècle, le #coton imprimé venait d’#Inde – la seule région possédant le savoir-faire nécessaire. Mais bientôt, cette technique de production d’étoffes imprimées de couleurs vives fut copiée par les Britanniques et les Néerlandais qui, grâce à la mécanisation, les produisaient à meilleur prix. Ils supplantèrent l’industrie textile indienne. Les « indiennes » claires et abordables produites en Europe connurent une telle vogue que, sous la pression des producteurs de laine, de soie et de lin, Louis XIV, le Roi-Soleil, dut interdire leur production et leur importation.

    Cette interdiction fut une aubaine pour la Suisse du 17e siècle. Des #huguenots français qui s’étaient réfugiés en Suisse pour fuir les persécutions religieuses dans leur pays fondèrent des #usines_textiles à #Genève et à #Neuchâtel, d’où ils pouvaient écouler les indiennes en France par #contrebande. La demande atteignait alors un sommet : en 1785, la #Fabrique-Neuve de #Cortaillod, près de Neuchâtel, devint la plus grande manufacture d’indiennes d’Europe, produisant cette année-là 160’000 pièces de #coton_imprimé.

    Le boom en Suisse et le commerce des esclaves

    Le commerce des indiennes a apporté une énorme prospérité en Suisse, mais il avait une face obscure : à l’époque, ces étoffes étaient utilisées en Afrique comme monnaie d’échange pour acheter les #esclaves qui étaient ensuite envoyés en Amérique. En 1789 par exemple, sur le #Necker, un navire en route pour l’Angola, les étoffes suisses représentaient les trois quarts de la valeur des marchandises destinées à être échangées contre des esclaves.

    Les entreprises textiles suisses investissaient aussi directement leurs fortunes dans la #traite des noirs. Des documents montrent qu’entre 1783 et 1792, la société textile bâloise #Christoph_Burckardt & Cie a participé au financement de 21 #expéditions_maritimes qui ont transporté au total 7350 Africains jusqu’en Amérique. Une grande partie de la prospérité des centres suisses du textile était liée au commerce des esclaves, que ce soit à Genève, Neuchâtel, #Aarau, #Zurich ou #Bâle.

    Un projet colonial

    Au milieu du 19e siècle, la Suisse était devenue un des plus importants centres du commerce des #matières_premières. Des marchands suisses achetaient et revendaient dans le monde entier des produits tels que le coton indien, la #soie japonaise ou le #cacao d’Afrique de l’Ouest. Bien que ces marchandises n’aient jamais touché le sol helvétique, les profits étaient réalisés en Suisse.

    L’abolition de l’esclavage aux États-Unis à la suite de la guerre de Sécession a conduit à une crise des matières premières, en particulier de la production du coton qui était largement basée sur une économie esclavagiste. Le marché indien prit encore plus d’importance. L’entreprise suisse #Volkart, active aux Indes depuis 1851, se spécialisa alors dans le commerce du #coton_brut. Afin d’étendre ses activités dans ce pays, elle collabora étroitement avec le régime colonial britannique.

    Les Britanniques dirigeaient la production et, sous leur joug, les paysans indiens étaient contraints de cultiver du coton plutôt que des plantes alimentaires et devaient payer un impôt foncier qui allait directement dans les caisses du gouvernement colonial. Combinée avec l’extension du réseau de chemins de fer à l’intérieur du sous-continent indien, cette politique oppressive permit bientôt à Volkart de prendre en charge un dixième de l’ensemble des exportations de coton vers les manufactures textiles d’Europe. Volkart avait son siège à #Winterthour et occupait ainsi une situation centrale sur le continent européen d’où elle pouvait approvisionner les #filatures installées en Italie, dans le nord de la France, en Belgique, dans la Ruhr allemande ou dans toute la Suisse.

    Les collaborateurs de Volkart devaient éviter les comportements racistes, mais cela ne les empêcha pas d’adopter en Inde certains usages de l’occupant colonial britannique : les Indiens n’avaient pas accès aux salles de détente des employés européens.

    Ardeur missionnaire

    Une autre entreprise prospère à l’époque coloniale fut la #Société_évangélique_des_missions_de_Bâle, ou #Mission_bâloise. Fondée en 1815 par des protestants suisses et des luthériens allemands, son but était de convertir les « païens » au #christianisme. Elle a connu un certain succès au sud de l’Inde dans les territoires des États actuels du #Kerala et du #Karnataka, en particulier auprès des Indiens des couches sociales inférieures qui accédaient ainsi pour la première fois à la formation et à la culture.

    Toutefois, en se convertissant à une autre religion, les autochtones prenaient le risque d’être exclus de leur communauté et de perdre ainsi leur gagne-pain. La Mission de Bâle a réagi en créant des filatures afin de donner des emplois aux réprouvés. Elle résolvait ainsi un problème qu’elle avait elle-même créé et en tirait encore des bénéfices : dans les années 1860, la Mission exploitait quatre filatures et exportait des textiles aux quatre coins de l’#Empire_britannique, de l’Afrique au Proche-Orient en passant par l’Australie.

    L’industrie textile a largement contribué à la prospérité de la Suisse mais de nombreux déshérités l’ont payé au prix fort dans les pays lointains. La Suisse n’était peut-être pas une puissance coloniale indépendante, mais elle a énormément profité du colonialisme.

    https://www.swissinfo.ch/fre/indiennes_le-pass%C3%A9-naus%C3%A9abond-de-l-industrie-textile-suisse/45862606

    #histoire #histoire_suisse #industrie_textile #textile #colonialisme #colonisation #Suisse

    –—

    Ajouté à la métaliste sur la Suisse coloniale :
    https://seenthis.net/messages/868109

  • Travail des enfants sur les plantations de cacao : deux décennies de perdues
    https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/chocolat/travail-des-enfants-cacao-deux-decennies-de-perdues?pk_campaign=20200407_N

    L’industrie souligne volontiers que le #travail_des_enfants dans le secteur du #cacao #ouest-africain prend ses racines dans la #pauvreté de cette région, ce qu’on ne peut nier. Mais l’une des principales causes de cette pauvreté réside dans l’absence de revenu vital : la vaste majorité des quelque deux millions de cacaoculteurs en #Afrique_de_l’Ouest ne gagnent pas suffisamment pour vivre dans la dignité. C’est une réalité que plus personne ne conteste aujourd’hui, même dans les milieux politiques et économiques. Toutefois, l’industrie mentionne rarement le fait que les revenus des familles d’agriculteurs dépendent en premier lieu du prix d’achat que les négociants et les transformateurs de cacao leur paient pour les fèves.

    #exploitation #esclavage #chocolat

  • Des enfants travaillent pour le chocolat certifié « commerce équitable » - rts.ch - Monde
    https://www.rts.ch/info/monde/10991895-des-enfants-travaillent-pour-le-chocolat-certifie-commerce-equitable-.h

    Personne ne souhaite acheter du #chocolat produit par des #enfants dans des conditions de #pauvreté. Les multinationales l’ont compris et proposent de plus en plus des produits avec un label équitable. Toutefois, entre #travail_des_enfants, #déforestation et pauvreté, rien n’a changé, selon une enquête de Mise au Point.

    #cacao #certification

  • Après le #soja et l’#huile_de_palme… Le #cacao, l’autre culture qui grignote la #forêt
    https://www.20minutes.fr/planete/2617483-20191001-apres-soja-huile-palme-cacao-autre-culture-grignote-foret

    ... plus que la disparition du cacao, le danger immédiat est celui de sa surproduction. Et pour cause, la surface consacrée à cette culture a plus que doublé depuis les années 1970, passant de 4 millions d’hectares à 10 millions aujourd’hui sur la planète, rappelle l’Iddri dans une étude cosignée par les deux chercheurs et publiée ce mardi, à l’occasion de la Journée mondiale du #chocolat. Cet étalement n’est pas sans rappeler le fort développement de la culture de soja au #Brésil ou celle de l’huile de palme en #Indonésie et en #Malaisie, qui se font au détriment de la région de savane du Cerrado pour la première, et des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est pour la seconde.

    #déforestation

  • Géants du #cacao, la #Côte_d’Ivoire et le #Ghana suspendent leurs ventes

    Les deux plus gros producteurs mondiaux de cacao ont décidé d’interrompre leurs ventes d’#or_brun. La Côte d’Ivoire et le Ghana espèrent ainsi imposer un #prix plancher, plus avantageux pour les producteurs locaux. Une première dans le secteur en Afrique.


    https://www.courrierinternational.com/article/economie-geants-du-cacao-la-cote-divoire-et-le-ghana-suspende
    #résistance #industrie_agro-alimentaire #agriculture #chocolat
    ping @odilon

  • Le monde dans nos tasses

    « Thé ? Café ? Chocolat ? » Cette litanie du matin, formulée dans tous les hôtels du monde, évoque à chacun un rituel quotidien immuable : celui du petit déjeuner. Qui peut en effet imaginer se réveiller sans l’odeur stimulante d’un café, la chaleur enrobante d’un thé ou la douceur réconfortante d’un chocolat chaud ?
    Et pourtant, ces #boissons, pour nous si familières, n’ont rien d’européennes. Ni le caféier, ni le théier, ni le cacaoyer ne poussent dans les contrées tempérées. Alors comment ces produits ont-ils fait irruption dans nos tasses, et ce dès le XVIIIe siècle, au point de devenir nos indispensables complices des premières heures du jour ?
    En retraçant l’étonnante histoire du petit déjeuner, de la découverte des denrées exotiques à leur exploitation, de leur transformation à leur diffusion en Europe et dans le monde, c’est toute la grande histoire de la mondialisation et de la division Nord/Sud que Christian Grataloup vient ici nous conter.
    Ainsi chaque matin, depuis trois siècles, en buvant notre thé, notre café ou notre chocolat, c’est un peu comme si nous buvions le Monde…


    https://www.armand-colin.com/le-monde-dans-nos-tasses-trois-siecles-de-petit-dejeuner-9782200612283
    #livre #petit-déjeuner #mondialisation #globalisation #Grataloup #Christian_Grataloup #géohistoire #géographie_de_la_mondialisation #thé #café #cacao #chocolat #alimentation #RAP2018-2019

    #ressources_pédagogiques

    • Tea if by sea, cha if by land: Why the world only has two words for tea

      With a few minor exceptions, there are really only two ways to say “tea” in the world. One is like the English term—té in Spanish and tee in Afrikaans are two examples. The other is some variation of cha, like chay in Hindi.

      Both versions come from China. How they spread around the world offers a clear picture of how globalization worked before “globalization” was a term anybody used. The words that sound like “cha” spread across land, along the Silk Road. The “tea”-like phrasings spread over water, by Dutch traders bringing the novel leaves back to Europe.

      The term cha (茶) is “Sinitic,” meaning it is common to many varieties of Chinese. It began in China and made its way through central Asia, eventually becoming “chay” (چای) in Persian. That is no doubt due to the trade routes of the Silk Road, along which, according to a recent discovery, tea was traded over 2,000 years ago. This form spread beyond Persia, becoming chay in Urdu, shay in Arabic, and chay in Russian, among others. It even made its way to sub-Saharan Africa, where it became chai in Swahili. The Japanese and Korean terms for tea are also based on the Chinese cha, though those languages likely adopted the word even before its westward spread into Persian.

      But that doesn’t account for “tea.” The Chinese character for tea, 茶, is pronounced differently by different varieties of Chinese, though it is written the same in them all. In today’s Mandarin, it is chá. But in the Min Nan variety of Chinese, spoken in the coastal province of Fujian, the character is pronounced te. The key word here is “coastal.”

      The te form used in coastal-Chinese languages spread to Europe via the Dutch, who became the primary traders of tea between Europe and Asia in the 17th century, as explained in the World Atlas of Language Structures. The main Dutch ports in east Asia were in Fujian and Taiwan, both places where people used the te pronunciation. The Dutch East India Company’s expansive tea importation into Europe gave us the French thé, the German Tee, and the English tea.

      Yet the Dutch were not the first to Asia. That honor belongs to the Portuguese, who are responsible for the island of Taiwan’s colonial European name, Formosa. And the Portuguese traded not through Fujian but Macao, where chá is used. That’s why, on the map above, Portugal is a pink dot in a sea of blue.

      A few languages have their own way of talking about tea. These languages are generally in places where tea grows naturally, which led locals to develop their own way to refer to it. In Burmese, for example, tea leaves are lakphak.

      The map demonstrates two different eras of globalization in action: the millenia-old overland spread of goods and ideas westward from ancient China, and the 400-year-old influence of Asian culture on the seafaring Europeans of the age of exploration. Also, you just learned a new word in nearly every language on the planet.


      https://qz.com/1176962/map-how-the-word-tea-spread-over-land-and-sea-to-conquer-the-world
      #mots #vocabulaire #terminologie #cartographie #visualisation

  • Chocolate forests: Can cocoa help restore the Amazon? | PLACE
    http://www.thisisplace.org/i/?id=03e9b550-6fb1-4dab-8392-64e5e61f73f6

    Facchi illustrates a trend that is turning damaged parts of the Amazon basin green again and creating an usual alliance between the agriculture industry and conservationists. Brazil’s cattle ranchers are planting cocoa on their used-up pasture, with financial support from international environmental groups.

    That’s a big change. For decades, ranchers have been the engine of clear-cutting in the Amazon rainforest that has rendered an area nearly the size of Spain treeless. Environmentalists have argued the practice destroys wildlife habitat and undermines the planet’s ability to absorb carbon dioxide that causes global warming.

    “Besides being a means of avoiding deforestation, cocoa plantations favor the local, regional and national economy,” the international environmental group The Nature Conservancy said on its website.

    The young trees will also bring change to global cocoa markets. Brazil’s National Association of the Cocoa Processing Industry (AIPC) expects the surge in planting to help double the country’s output of the raw material in chocolate by 2028 to 400,000 tonnes a year. That increase would raise global output by about 5 percent.

    #élevage #cacao #plantation #Brésil

  • Commerce inéquitable dans le cacao : 2% aux paysans sur 100 milliards de dollars de revenus annuels - AFRIKIPRESSE - Actualité Afrique
    http://www.afrikipresse.fr/economie/commerce-inequitable-dans-le-cacao-2-aux-paysans-sur-100-milliards-de-d

    « Les statistiques indiquent que l’économie cacaoyère mondiale, c’est près de 100 milliards de dollars par an sur l’ensemble de la chaîne des valeurs depuis la fève jusqu’à la plaquette de #chocolat. Les pays producteurs ne tirent que 6% de ces 100 milliards. Quand on enlève la part de tous les intermédiaires, la part du planteur doit être moins de 2% » a-t-il constaté. Sur la question de la déforestation il a dit : « Nous sommes engagés à lutter contre la #déforestation, mais aucun État ne pourra mettre un policier pour surveiller chaque arbre de la forêt. C’est la #pauvreté qui emmène les producteurs à s’attaquer à la #forêt. C’est parce que le revenu qu’ils tirent de la fève au chocolat n’est pas suffisant qu’ils s’attaquent à la forêt. »

    #cacao #inégalités

    Petite parenthèse, sur les plaquettes de chocolat dit « équitable » vendu en supermarché il est mentionné que les revenus des producteurs sont plus élevés de 15 % que les autres marques. 15 % sur un revenu ridicule, c’est que dalle, c’est 300 % qu’il faudrait. #obscénité

  • CAMEROUN : LES POPULATIONS LOCALES ET AUTOCHTONES S’OPPOSENT A L’EXTENSION DE LA PLANTATION DE L’ENTREPRISE HEVECAM | Le RURAL.INFO
    http://rural-info.net/?p=1924

    Occupant aujourd’hui près de 22 000 hectares dans la région du Sud, l’entreprise HEVECAM prévoit étendre ses superficies sur 18 000 hectares, pour son programme de régénération et de replantation de ses plantations d’hévéa.

    Ce nouveau programme fait cependant face à de nombreuses contestations, notamment des populations locales et autochtones riveraines de la plantation, qui accusent le producteur d’hévéa d’accaparer les terres cultivables, en allant au-delà des limites de certaines de ces concessions foncières. De son côté, HEVECAM dénonce une « occupation illégale des terres » concédées à l’entreprise par l’Etat camerounais et dans lesquelles les populations auraient occupé une dizaine d’hectares en y plantant des #palmiers_à_l’huile et des #cacaoyers.

    Pour rappel, c’est en 1975 qu’Hévéa- Cameroun (#HEVECAM) a été fondée. Elle est la plus grande plantation d’hévéa d’Afrique, et dispose d’un bail emphytéotique de 99 ans sur une concession de 41 339 hectares.

    #terres #Cameroun

  • Le destin des forêts du Bassin du Congo doit être entre les mains de ses habitants | FERN
    http://www.fern.org/fr/publications/blog/le-destin-des-for%C3%AAts-du-bassin-du-congo-doit-%C3%AAtre-entre-les-mains-de

    Bien que les #forêts du #bassin_du_Congo soient exploitées depuis longtemps par l’industrie du #bois, les chasseurs, les cueilleurs ainsi que les agriculteurs, elles restent largement intactes en comparaison à d’autres #écosystèmes_forestiers comme l’Amazonie ou la région du Mékong. En Afrique, une inquiétude croissante liée à la demande toujours plus grande en produits agricoles et en bois responsable de la destruction des forêts d’Amazonie et d’Asie du Sud-Est voit le jour. Des millions d’hectares de terres africaines ont été récemment acquis par de grands propriétaires pour l’exploitation de l’#huile_de_palme, du #caoutchouc et du #cacao.

    #terres #plantation

  • Chocolate industry drives rainforest disaster in Ivory Coast | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2017/sep/13/chocolate-industry-drives-rainforest-disaster-in-ivory-coast?CMP=share_

    The world’s chocolate industry is driving deforestation on a devastating scale in West Africa, the Guardian can reveal.

    Cocoa traders who sell to Mars, Nestlé, Mondelez and other big brands buy beans grown illegally inside protected areas in the Ivory Coast, where rainforest cover has been reduced by more than 80% since 1960.

    Illegal product is mixed in with “clean” beans in the supply chain, meaning that Mars bars, Ferrero Rocher chocolates and Milka bars could all be tainted with “dirty” cocoa. As much as 40% of the world’s cocoa comes from Ivory Coast.

    #cacao #déforestation

  • Des Français investissent dans le cacao en Côte d’Ivoire
    http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/des-francais-investissent-dans-le-cacao-en-cote-d-ivoire-5078508


    Avec la photo qui va bien

    Et pour cause, les vergers intensifs de #cacao sont très rares en #Côte_d’Ivoire, pourtant premier producteur mondial de fèves (40 % de la production). C’est d’ailleurs pour cela que Rémy Allemane a choisi cet investissement. « Je voyais des #plantations intensives de palmiers, d’hévéa, de bananiers, mais pas de cacaoyers, explique ce Français, ex-gestionnaire de fortunes en Suisse. Un de mes amis financiers devait réserver 10 % de son #fonds_d’investissement à l’Afrique. Alors, nous nous sommes lancés. » La société a déjà levé 18 millions d’euros. « Le cacao, ça fait aussi #luxe, #environnement, #social… », sourit Rémy.

    A Bocanda, on parle plutôt en francs CFA. « Ici, nous employons un millier de personnes avec les saisonniers », explique Laurent alors que nous traversons un campement de travailleurs construit au milieu de la plantation. Les salaires ? L’ex-patron de la société automobiles PGO s’exécute : « Les ouvriers de base gagnent 65 000 francs par mois (100 €), c’est 20 % de plus que le salaire minimum local ». Nous visitons une école, un puit... « Le social fait partie du projet », poursuit ce fils d’un boulanger lensois issu d’une famille polonaise.

    Acquérir les 1 300 ha – il y a aussi de l’igname, du manioc… - n’a été de tout repos. « Nous avons multiplié les réunions avec les villageois pour les convaincre de nous céder leurs #terres, explique Rémy. Nous signons des baux de 35 à 50 ans sur la base de 5 % du chiffre d’affaires. Au début, comme il n’y a pas de production, nous louons 10 à 20 000 francs par ha et par an (15 à 30 €) ». D’ailleurs, Rémy nous quitte pour aller négocier « 1 500 hectares supplémentaires près du fleuve Bandama ». Pratique pour l’#irrigation.

    Son but à terme : « Produire quatre millions de cacaoyers intensifs sur 3 000 ha en Côte d’Ivoire ». Sportif, mais pas trop risqué : les grands chocolatiers prévoient un déficit de fèves d’un million de tonnes dans les années à venir avec l’augmentation de la consommation en Chine et en Afrique.

  • #Madagascar, un #cacao chic aux marges choc

    Une charrette tractée par un zébu massif sort en cahotant de la forêt tropicale d’Ambanja, dans le nord de l’île de Madagascar. Sa cargaison de cabosses de cacao va être vendue quelques euros à peine pour devenir un des chocolats les plus prisés de la planète.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/afp/cd6f0fb57f7186330eea8af4c8a0c4e4147308c7.jpg?itok=rEHbMv0r
    http://www.courrierinternational.com/depeche/madagascar-un-cacao-chic-aux-marges-choc.afp.com.20161225.doc
    #chocolat #agriculture

  • #Cacao : la fève monte - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2016/10/28/cacao-la-feve-monte_1525017

    Coup de chaud sur le #chocolat. Du consommateur (au nord) au paysan (au sud), en passant par les grandes firmes commerciales (Nestlé, Mars…), tout le monde veut croquer un morceau de cette industrie au succès jamais démenti, qui pèse aujourd’hui 73 milliards d’euros annuels, dont 11 milliards pour la matière première, le cacao. Alors que la filière soigne son événement-vitrine, le Salon du chocolat qui se tient à Paris jusqu’à mardi, les industriels ont des motifs d’inquiétude. Pourront-ils produire assez de chocolat pour satisfaire la demande ? Si oui, à quel coût économique ? A quel coût social ? D’un côté, il y a les consommateurs de plus en plus nombreux, en particulier en Inde ou en Chine. De l’autre, les ONG et certains États qui réclament une meilleure rémunération pour les 50 millions de personnes qui vivent du cacao. Selon les experts que Libération a consultés, la filière de « l’or brun » traverse une des principales crises de son histoire, longue de quatre siècles.

  • #Femmes et #migrations : celles qui restent

    Ce numéro d’Échogéo, dans différents contextes géographiques au sud (Amérique centrale, Afrique de l’ouest et de l’est, Asie du sud), interroge la place des femmes dans l’émigration internationale, et plus particulièrement de celles qui « restent » en l’absence des hommes, de celles qui restent alors que d’autres partent. Le rôle des femmes dans les espaces d’émigration a fait l’objet de certains travaux dans le champ de la géographie ou plus largement des sciences sociales et ce, dès les années 1970-1980 et plus encore dans les années 1990. Cependant, les contextes actuels de mondialisation migratoire, de diversification des flux et des profils de migrants, de complexification des formes de migrer, de facilitation des mobilités via les nouvelles technologies de l’information ou encore le resserrement des liens urbain-rural suscitent un besoin de nouveaux éclairages.

    Geneviève Cortes
    Femmes et migrations : celles qui restent [Texte intégral]
    Introduction
    Anaïs Trousselle
    Mobilités et #immobilités des femmes qui « restent » dans la #vallée_du_Rio_Negro (#Nicaragua) [Texte intégral]
    Aurélia Michel
    Les femmes qui restent, ressorts de l’#économie_familiale d’archipel au #Mexique [Texte intégral]
    Pierre Dérioz, Pranil Upadhayaya, Maud Loireau, Philippe Bachimon, Justine Le Noac’h et Mauve Létang
    #Émigration_masculine et développement touristique en versant sud du massif des #Annapurna (#Népal) : les femmes à la manœuvre [Texte intégral]
    Colette Le Petitcorps
    Genre, migrations et sédentarités [Texte intégral]
    Le cas de Mauriciennes #employées_de_maison en #France de retour au pays
    Sihé Néya
    Les mobilités spatiales féminines entre logiques individuelle et familiale [Texte intégral]
    L’exemple des migrantes burkinabè entre le #Burkina_Faso et la #Côte_d’Ivoire
    François Ruf
    « Une femme en Côte d’Ivoire, une femme au Burkina Faso » [Texte intégral]
    Changement écologique et social autour du #cacao... et de l’#anacarde
    Amina Saïd Chiré et Bezunesh Tamru
    Les migrantes de retour dans la #Corne_de_l’Afrique [Texte intégral]
    Vers une transformation sociale des espaces émetteurs : le cas éthiopien

    http://echogeo.revues.org/14646
    #celles_qui_restent #genre #mobilité #revue #île_Maurice #Ethiopie #sédentarité
    cc @isskein
    signalé par @ville_en (merci !)

  • #Nigeria : vive l’agriculture ! | Le Point Afrique
    http://afrique.lepoint.fr/economie/nigeria-vive-l-agriculture-04-09-2016-2065805_2258.php

    Les fonctionnaire de l’État d’Imo (sud-est) ne travaillent plus que deux jours par semaine et doivent labourer la terre les autres jours de la semaine sur ordre des autorités. Dans les États de Benue ou Sokoto (centre et nord), ils quittent leurs bureaux à la mi-journée pour se concentrer sur le travail agricole l’après-midi. Mais, au-delà, transformer l’#agriculture de subsistance (qui fait vivre pauvrement 70 % de la population) en une agriculture commerciale et industrielle est la priorité.

    « Si nous redressons l’agriculture, nous redresserons l’économie », a assuré le vice-président Yemi Osinbajo le mois dernier, alors qu’il lançait un nouveau programme de développement agricole. M. Osinbajo a encouragé les Nigérians à être patriotiques et à acheter des produits « Made in Nigeria ». Il y a quelques décennies encore, il n’aurait pas été difficile de les convaincre. Dans les années 1960, le Nigeria était le premier exportateur d’huile de palme au monde, devant la Malaisie ou l’Indonésie. Le géant d’Afrique de l’Ouest produisait plus de cacao que son concurrent ivoirien et représentait 18 % de la production mondiale de fèves, selon l’Association nigériane de cacao (CAN).
    Revenir à l’agriculture est désormais une urgence

    Mais désormais, le pays importe son #huile_de_palme de Malaisie et ne produit que 8 % du #cacao mondial. « Nous devons retourner à la production de cacao », assure le président de la CAN, Sayina Riman, ajoutant que l’#exportation de la précieuse fève pourrait générer les #dollars tant convoités.

  • Drought Deals Harsh Blow to Cameroon’s Cocoa Farmers - Cameroon | ReliefWeb
    http://reliefweb.int/report/cameroon/drought-deals-harsh-blow-cameroon-s-cocoa-farmers

    Tanchenow Daniel fears he will lose more than half a tonne of his cocoa yield during the next harvest at the end of this month.

    He usually harvests no less than 1.5 tonnes of cocoa beans during the mid-crop season, but he says every farmer in the Manyu Division of Cameroon’s South West Region is witnessing a catastrophe this year because of a prolonged dry season.

    “The effects of droughts were worse this year because people had been ignorantly cutting down trees which provided shade to cocoa. Many trees have been dried up this year while bush fires dealt us a heavy blow,” Tanchenow told IPS, adding that though he is a victim, others have it even worse, including a friend who lost an entire farm of five hectares.

    #sécheresse #climat #Cameroun #agriculture #cacao #café

  • Chocolate in the Jungle: The Battle To Save a Disappearing Rainforest by : Yale Environment 360
    http://e360.yale.edu/feature/choco_rainforest_cacao_ecuador/3020

    Stretching south from Panama through Colombia and into Ecuador, the Chocó Rainforest is one of the world’s most biologically rich ecosystems. It contains more than 11,000 species of plants, 900 species of birds, and according to the World Land Trust, “an extremely high number of species unknown to science.” Yet deforestation over the past several decades —

    first for banana production, logging, and now for palm oil — has whittled down the forest to just a fraction of its original size.

    The film “Chocolate in the Jungle” — the third runner-up in the 2016 Yale Environment 360 Video Contest — documents efforts by a small group of Ecuadorians who are sustainably working the land in the Chocó Rainforest. This community of small farmers is growing cacao and selling the beans to French companies willing to pay four times typical chocolate prices for the organically grown crop. In order to be part of this venture, however, residents must leave at least 75 percent of their forested land unfarmed.

    “With time, you stop and think about what you have been doing,” says one Ecuadorian woman who farms cacao in the rainforest. “Now you see everything is destroyed. It was all forest before. There were a lot of animals here and now they have no home because people aren’t doing the right work. It’s priceless. You cannot buy what we have here.”

    #forêt #cacao

  • Du #cacao au #chocolat (Afrique Méditerranée Business)
    http://www.wereport.fr/international/du-cacao-au-chocolat-afrique-mediterranee-business

    Matières premières. Le commerce de l’or brun alimente une industrie chocolatière qui génère quelque 80 milliards de dollars par an. Une manne qui échappe largement à l’Afrique, premier fournisseur de #fèves. Objectif, pour la Côte d’Ivoire et le #Ghana entre autres, devenir des acteurs incontournables de la transformation. La « chocapocalypse » serait proche. Depuis...

    #Articles #Economie #International #Afrique #Côte_d'Ivoire #ICCO

  • For Companies that Cut Protected Forests, There’s Nowhere to Hide | World Resources Institute
    http://www.wri.org/blog/2016/06/companies-cut-protected-forests-theres-nowhere-hide

    Some companies are learning the hard way that sustainability is increasingly critical to the corporate bottom line—and that advanced technologies make unsustainable and illegal practices easier to detect.

    The Roundtable on Sustainable Palm Oil (#RSPO), which is the leading standards body for sustainable palm oil, recently suspended palm oil grower Plantaciones de Pucallpa for clearing primary forest in the Peruvian Amazon. The company can no longer sell their product under the RSPO certified sustainable label. Just a week later, a coalition of over 60 organizations called for the removal of United Cacao from the London Stock Exchange Alternative Investment Market (AIM) for destroying forests and violating indigenous rights in Peru’s far-flung Amazon rainforests. It was revealed the two companies are actually connected and funding from United Cacao on AIM goes towards Plantaciones de Pucallpa’s operations.

    #déforestation #industrie_palmiste #cacao #peuples_autochtones #cartographie

  • La face cachée du #chocolat : seulement 7% du prix d’une tablette reviennent aux petit-e-s producteur-trices | ActionAid
    http://www.peuples-solidaires.org/2016/05/la-face-cachee-du-chocolat-seulement-7-du-prix-dune-tablette-rev

    Alors que huit parlements nationaux de l’Union européenne viennent de lancer une initiative « carton vert » pour initier une régulation sur le devoir de vigilance des multinationales à l’échelle européenne, la Plateforme pour le Commerce Equitable en partenariat avec Peuples Solidaires-ActionAid France publie un rapport intitulé « La face cachée du chocolat » qui compare les coûts sociaux et environnementaux des filières conventionnelles, durables et équitables du cacao originaires de Côte d’Ivoire et du Pérou.

    Ce nouveau rapport réalisé par Le BASIC [1] révèle les impacts négatifs que la filière cacao engendre sur les petit-e-s producteurs-rices tels que le travail des enfants, l’insécurité alimentaire ou encore la déforestation. Ce rapport dévoile, qu’en réalité, ces impacts négatifs ne sont rien d’autres que des « coûts cachés », à savoir des coûts sociétaux qui devraient être pris en charge par les structures qui en sont à l’origine et ne pas peser sur les populations locales. Ils sont estimés à 2,85 milliards d’euros pour la Côte d’Ivoire et à 62 millions d’euros pour le #Pérou, à comparer aux 3,7 milliards d’euros et 166 millions d’euros de revenus générés par l’exportation de cacao dans les deux pays respectifs. En d’autres termes, pour un euro de valeur créée, la filière cacao-chocolat génère 77 centimes de coûts sociétaux en #Côte_d’Ivoire et 37 centimes au Pérou.

    #cacao

  • Sauver les singes : les forêts vierges de la Côte d’Ivoire menacées par l’agro-industrie - RFI
    http://www.rfi.fr/emission/20160325-cote-ivoire-sauver-singes-forets-vierges-menacees-agro-industrie?ns_cam

    La #Côte_d’Ivoire a perdu plus de 80% de sa #forêt vierge en 50 ans : de 16 millions d’hectares en 1960, la surface forestière est passée à seulement 3 millions d’hectares aujourd’hui. Les monocultures de #palmiers_à_huile, d’#hévéa et de #cacao ont eu raison de 12 millions d’hectares de forêts primaires. La forêt des Marais Tanoé-Ehy, une forêt de 12 000 hectares, a échappé à l’#agro-industrie en raison des difficultés d’accès : pendant 9 mois par an, la pluie rend toute sa surface inaccessible, les arbres ont littéralement les pieds dans l’eau. Mais, en 2008, la firme Palmci, le plus grand exploitant de palmiers à huile de Côte d’Ivoire annonce avoir trouvé le moyen d’assécher les marais et de raser la forêt. Commence alors une lutte entre ceux qui rêvent des retombées de l’#agrobusiness, et ceux qui veulent protéger la forêt contre tous les dangers... car à part l’agro-industrie, ce sont des activités illégales comme la coupe d’arbres par les riverains et le braconnage qui menacent cette forêt d’une #biodiversité exceptionnelle : elle abrite, entre autres, trois espèces de petits #singes menacés d’#extinction.

    #déforestation #industrie_palmiste