• RTBF Test PCR gratuit côté Français : beaucoup de Belges passent la frontière pour le réaliser

    Si vous partez à l’étranger cet été, vous n’y couperez pas, vous devrez passer par la case « Test PCR » . En Belgique, ce test s’élève à presque 50 euros. Un chiffre à multiplier par le nombre de membres de la famille. De quoi faire réfléchir nombre de nos compatriotes qui n’hésitent pas à faire quelques kilomètres pour se faire tester en France où c’est entièrement gratuit.

    Dans ce centre de testing, situé à Leers au cœur du centre commercial, on teste sept jours sur sept sans rendez-vous. Un argument déterminant est affiché en sept grandes lettres pour inciter le patient à franchir la porte « GRATUIT ».


    Le bouche-à-oreille efficace
    Isabelle est Française, même si elle habite en Belgique. Elle n’a pas hésité bien longtemps avant de choisir de quel côté de la frontière elle allait se faire tester. Les Belges sont de plus en plus nombreux à faire comme elle. À la grande surprise de Delphine Laloux, l’infirmière responsable de centre de testing  : « Le bouche-à-oreille fonctionne dans des proportions étonnantes, puisqu’on a déjà reçu des personnes de Bruxelles ! ».

    Il faut dire que le déplacement vaut la peine étant donné qu’ici tous les tests sont entièrement pris en charge par la sécurité sociale française… même pour les étrangers qui partent en voyages.  "Ils (les Belges ndlr) doivent simplement remplir les papiers comme tous les Français" , précise Delphine.

    « Nous prenons les gens avec ou sans rendez-vous et avec ou sans ordonnance. Les Belges qui viennent ici c’est souvent dans la perspective de voyages mais également pour les cas contacts, surtout pour les enfants. Les règles belges sont très strictes. Pour les Belges concernés, quand il faut un test, venir ici en France leur facilite la tâche vu la proximité. Et ceux qui viennent nous confient que c’est rare de trouver des pays où le test est gratuit », poursuit Delphine qui précise que cette gratuité « a des répercussions sur la sécurité sociale française ».

    En Belgique, c’est presque 50 euros 
    La France fera peut-être de cette gratuité un argument touristique pour l’été. Car si, nous l’avons dit, le test PCR pour les voyageurs s’élève à environ 50 euros en Belgique, il n’en est pas de même dans d’autres pays européens où la facture peut monter jusqu’à 300 euros.

    Et en Belgique, le magazine de défense des consommateurs Test-Achats réclame aussi la gratuité des tests pour les voyageurs.

    #sécurité_sociale #tourisme #pcr #frontière #test #cadeaux #covid-19 #sante #coronavirus #santé #france #belgique #confinement #frontiere #pandémie

  • #Tadaaaa ! Vous en rêviez, le voici en bracelet d’amitié ! Celui-ci a déjà son poignet mais vous pouvez retrouver le modèle-motif sur mon compte « kolavalk » chez braceletbook.com (#77258)
    1/3 : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50956524262

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    2/3 : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50956422961
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    3/3 : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50955715788
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    Il est tout cabossée mais c’est aussi pour ça qu’il me plaît ! J’avoue je ne suis pas peu fière du verso presque aussi beau que le recto !

    ValK. a posté une photo :

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  • Gérald Darmanin équipe la Police nationale de Peugeot 5008 « Origine France Garantie » 11/09/2020
    https://www.bfmtv.com/auto/gerald-darmanin-equipe-la-police-nationale-de-peugeot-5008-origine-france-gar


    Dans la hotte du père « Noël » darmanin.

    Le ministre de l’Intérieur a annoncé que plus de 600 exemplaires du #SUV assemblé à Rennes allaient être remis aux forces de l’ordre avant la fin de l’année. Des SUV pour la #Police Nationale. Le ministre de l’Intérieur a indiqué ce jeudi sur Twitter que les forces de l’ordre allaient recevoir « plus de 600 exemplaires » du Peugeot 5008, diffusant au passage un visuel permettant d’observer le véhicule habillé de ses nouvelles couleurs. On notera d’ailleurs le choix d’un gris comme couleur principale, en lieu et place du blanc qui recouvre traditionnellement les voitures de police française.
    Le Peugeot 5008 de deuxième génération a été lancé en 2017. Il est assemblé à l’usine PSA de Rennes-La Janais et dispose aussi du label « Origine France Garantie », avec 68% de ses composants fabriqués en France.

    et pompili, elle roule en SUV aussi ?
    #cadeaux

    • Réception des premiers exemplaires des Peugeot 5008 du ministre de l’Intérieur offert à la police nationale.
      https://twitter.com/PoliceNationale/status/1330862832095801344
      https://video.twimg.com/amplify_video/1330845209274494976/vid/1280x720/8hPvcRUtYumWXA3I.mp4?tag=13

      A présent, #Darmanin annonce en guise de cadeau de Noël « les nouvelles 5008 de la Police Nationale et de la Gendarmerie nationale sont arrivées ! ». Prix à l’unité d’un tel véhicule : entre 30 et 40 000 euros pièce. Estimation de la dépense : 39 millions d’euros minimum. Cet achat ostentatoire en pleine crise sanitaire s’accompagne de lois liberticides : le gouvernement appuie de toutes ses forces la police, matériellement et politiquement.

      https://www.nantes-revoltee.com/argent-magique-des-4x4-vitres-teintees-pour-la-police-2

      Frankus - Uniformes
      http://www.insomniaqueediteur.com/wp-content/blogs.dir/9/files/2012/03/13-Uniformes.mp3

    • Nantes Révoltée - CADEAU DE NOËL : 89 NOUVEAUX BLINDES POUR LA RÉPRESSION, POUR 65 MILLIONS D’EUROS
      https://www.nantes-revoltee.com/cadeau-de-noel-89-nouveaux-blindes-pour-la-repression-pour-65-milli
      https://www.boamp.fr/avis/detail/20-154690/2

      Nous évoquions ce projet d’achat massif de nouveaux blindés pour la #gendarmerie il y a quelques semaines. L’appel d’offre est officiellement paru juste avant #Noël. Publié ce 22 décembre, il porte sur « l’acquisition de véhicules blindés maintien de l’ordre et sa maintenance associée au profit de la gendarmerie nationale ». Dans un rapport rédigé par le célèbre Benjamin Griveaux, l’estimation évoque une dépense de 65 millions d’euros pour 89 blindés.

      Le député En Marche Xavier Batut justifie ainsi cette dépense : « depuis près de trois ans, une accélération et une multiplication de situations de crises variées ont nécessité le recours accru aux VBRG, outre-mer mais également, pour la première fois depuis des décennies, sur le territoire métropolitain. […] Ces engagements aujourd’hui réguliers ont mis en évidence l’urgence de procéder au remplacement du parc blindé ». En d’autres termes : on cogne de plus en plus fort et on compte bien continuer, il faut du matériel flambant neuf.

      Évidemment, chez les gendarmes, on se félicite de ces nouveaux jouets, surtout que la commande est plus élevée qu’espérée. Un colonel de gendarmerie explique avec gourmandise dans la presse que le nouveau Véhicule Blindé de Maintien de l’Ordre « doit être en mesure de transporter un groupe de maintien de l’ordre, d’intervention ou de combat de 8 à 10 gendarmes » qu’il doit être « compatible avec le combat, rustique et facile à entretenir ». L’engin sera armé d’un dispositif de lance-grenades et de contre-tir téléopéré ou sous tourelle (lance-grenades, arme collective et/ou de précision) ; il devrait aussi être équipé d’une lame ou à défaut d’un treuil très puissant. « Ce futur blindé devra plus particulièrement être doté d’un blindage sérieux, c’est-à-dire protégeant des armes légères d’infanterie et des engins explosifs improvisés (IED) simples. ». Parmi les candidats déjà pressentis, le véhicule Sherpa APC de la firme Arquus et la variante « Gendarmerie » du blindé militaire léger Serval de Nexter – sur la photo.

      Dans le projet de finances pour l’année qui vient, la mission « Sécurités » doit être dotée d’une enveloppe de 13,9 milliards d’euros, augmentée d’un milliard d’euros au titre du plan de relance pour le ministère de l’Intérieur. Forcément, entre les achats de drones, de grenades, les nouvelles voitures de police et les primes, il faut sortir le carnet de chèque avec l’argent public. Et pour la santé et l’éducation ? Rien. Nous sommes en guerre.

      #maintien_de_l'ordre

  • #En_découdre - paroles ouvrières en roannais

    Après la deuxième guerre mondiale, l’industrie textile emploie des milliers d’ouvrières sur le territoire Roannais. Elles produisent des vêtements de luxe dont la qualité est reconnue dans la France entière. A travers une série d’entretiens, ce film retrace l’histoire de ces femmes rentrant souvent jeunes à l’usine. Elles y découvrent des conditions de travail difficiles, le paternalisme patronal, mais également la solidarité ouvrière. Relatant les inégalités qui se jouent entre ouvriers et ouvrières, elles décrivent surtout la rencontre avec la culture syndicale et leur volonté d’en découdre avec l’exploitation. Des promesses d’émancipation de « mai 1968 » jusqu’aux combats contre la fermeture des usines et les destructions de leurs emplois à partir des années 1980, ces paroles ouvrières livrent une mémoire à la fois personnelle et politique des grandes mutations du monde contemporain.

    https://vimeo.com/330751537


    #ouvrières #femmes #industrie #femmes_ouvrières #France #industrie #histoire #industrie_textile #textile #témoignages #histoire_ouvrière #CGT #syndicat #syndicalisme #usines #bruit #paternalisme
    #film #film_documentaire #salaires #sainte_Catherine #cadeaux #droit_de_cuissage #inégalités_salariales #émancipation #premier_salaire #désindustrialisation #métallurgie #conditions_de_travail #horaire #horaire_libre #grève #occupation #Rhônes-Alpes #délocalisation #toilettes #incendies #chantage #treizième_salaire #plans_sociaux #outils_de_travail #Comité_national_de_la_Résistance (#CNR) #chronométrage #maladie_du_travail #prêt-à-porter #minutage #primes #prime_au_rendement #solidarité #compétition #rendement_personnel #esprit_de_camaraderie #luttes #mai_68 #1968 #licenciement #ARCT #financiarisation #industrie_textile

    • Le calvaire des travailleuses domestiques éthiopiennes, victimes de la crise au Liban
      https://www.rts.ch/info/11457522-le-calvaire-des-travailleuses-domestiques-ethiopiennes-victimes-de-la-c

      Le Liban compte près de 250’000 travailleuses domestiques. Depuis des années, des associations dénoncent les abus dont elles font l’objet, alors que la crise aggrave encore leur situation, au point que beaucoup rêvent désormais de rentrer au pays.

      Zeina est Ethiopienne. Elle a rejoint des compatriotes à Mar Elias, un camp palestinien aux portes de Beyrouth, où elle séjourne depuis qu’elle a perdu son emploi il y a huit mois. Elle était venue au Liban sous contrat et vivait au domicile de ses employeurs. Jusqu’à l’arrivée de la crise sanitaire.

      « Mes employeurs m’ont dit qu’ils n’avaient plus d’argent et que je devais m’arranger avec mon ambassade. Donc je suis partie, que pouvais-je faire d’autre ? », témoigne la jeune fille de 26 ans. « Avant la crise sanitaire, je gagnais 150 dollars par mois, mais il n’y a désormais plus aucune offre de travail ailleurs. On veut toutes rentrer chez nous... »

      Résignées et déterminées à rentrer
      Rentrer, c’est en effet le rêve de nombreuses migrantes. Longtemps, les devises attiraient la main d’œuvre étrangère, malgré des conditions de travail régulièrement dénoncées par les associations de protection.

      Aujourd’hui, l’inflation est galopante, la livre libanaise dégringole, le dollar américain se raréfie, ce qui entraîne une chute drastique du pouvoir d’achat des travailleuses domestiques. « On a peur car on n’a plus d’argent. Il faut payer le loyer, et la nourriture est devenue très chère », déplore Marta, qui a également trouvé refuge dans le camp de Mar Elias.

      Or, impossible pour elle d’envisager un retour en Ethiopie, son passeport lui ayant été confisqué par son ancienne employeuse. « J’avais fui sa maison car elle me payait 100 dollars par mois, au lieu de 150. Sans papiers de résidence, comment vais-je pouvoir continuer à vivre ici ? »

      « J’ai dormi trois jours dans la rue »
      Pour réclamer de l’aide, des Ethiopiennes se rassemblent régulièrement devant leur consulat, en banlieue de Beyrouth. « J’ai dit à mes employeurs que je ne voulais pas travailler gratuitement, alors ils m’ont amené ici, devant le consulat », témoigne Massarat.

      « J’ai dormi trois jours dans la rue, avant d’être emmenée dans un hôtel, avec des compatriotes. On veut partir mais personne n’est en mesure de me dire quand on pourra quitter le pays », soupire la jeune femme de 23 ans.

      Pour Tsigeweyni, qui a réussi à garder son travail d’employée de maison, « le consulat éthiopien a également sa part de responsabilité, mais fait face à beaucoup de problèmes ».

      « Jeter un domestique à la rue salit l’image du Liban ! »
      En attendant un éventuel retour au pays, des ONG ont fourni quelques logements qui font office d’hôtels. Un réseau de solidarité entre Ethiopiennes, très actif, s’est également développé depuis le début de la crise, même si ses moyens restent limités.

      Tsigeweyni en fait partie et donne un coup de main dès qu’elle le peut. « Pour moi, voir des familles jeter leur domestique à la rue salit l’image du Liban ! Une famille qui, quand elle en avait les moyens, a recruté une fille, a le devoir, selon la loi, de la rapatrier chez elle. »

      Et de dénoncer le laxisme des autorités libanaises : « ce qui se passe est de la responsabilité de l’Etat libanais, des employeurs et des bureaux de recrutement », rappelle-t-elle. Au Liban, l’employeur fait office de tuteur pour son employée, le travail domestique n’étant pas réglementé par le code du travail. Ce faible niveau de protection ouvre la voie à de nombreux abus, tels que le non-versement des salaires, l’exploitation, et des traitements violents subis par certaines travailleuses.

      De leur côté, les autorités libanaises ont ouvert une enquête, pour poursuivre les employeurs qui se débarrassent de leur domestique. Mais le retour des Ethiopiennes, qui sont plus de 100’000 au Liban, reste un casse-tête. Beaucoup affirment ne pas oser raconter leur situation à leur famille restée en Ethiopie.

      #Femmes #Esclaves #esclavage #Liban #Ethiopie #crise #migrants #migrantes

    • . . . . . . . . . . .
      La BCE subventionne le rachat par LVMH, groupe de Bernard Arnault, d’un joaillier américain pour 14 milliards d’€
      https://linsoumission.fr/2020/07/01/scandale-comment-la-banque-centrale-europeenne-a-gave-lhomme-le-plus-r
      Vous n’avez pas entendu parler du scandale Arnault / BCE dans les médias traditionnels. Même pas dans Les Échos . Ce journal, possédé par Bernard Arnault, en a fait un papier très technique. Objectif : noyer le lecteur pour qu’il ne comprenne surtout pas le scandale. « La BCE offre un festin gratuit au plus riche des français » titre l’agence Bloomberg du côté de la presse anglo-saxonne. « La BCE achète des obligations LVMH pour financer l’acquisition de Tiffany, rendant encore plus riche l’homme le plus riche de France » , tacle de son côté le site financier américain Zéro Hedge. Du côté de la presse française ? À part dans la presse spécialisée, silence radio.
      https://www.youtube.com/watch?v=5spkN4KdFx4


      On parle pourtant de Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France. Le troisième homme le plus riche du monde juste derrière Bill Gates et Jeff Bezos. Le patron d’Amazon a pris « un peu » d’avance dans la course à l’accumulation de milliards https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/20/amazon-gagne-parts-de-marche-hallucinantes-avec-crise-commission-enquete-covid19/?%20target=_blank . Celui-ci a en effet empoché 24 milliards de dollars pendant le confinement. Mais Bernard Arnault peut aussi se frotter les mains. Son groupe de luxe, LVMH, vient de racheter « Tiffany & Co » : une entreprise américaine de joaillerie et d’« art de la table ». Fondée en 1837 dans Manhattan à New York, cette entreprise a atteint une cotation boursière de 14 milliards de dollars au moment de son rachat par le groupe de Bernard Arnault.

      Jusque-là, rien d’inhabituel pour le n°1 mondial du luxe. LVMH est coutumier du fait et engloutit les groupes de luxe les uns après les autres. Petit détail cependant. En février dernier, LVMH a lancé une émission obligataire pour un montant de 9,3 milliards d’€ dans le but de financer l’achat de « Tiffany ». Or, depuis juin 2016, un nouveau programme d’achat d’actifs financiers a été lancé par la BCE : un programme d’achat d’obligations « corporate », émises par les entreprises de la zone euro (programme CSPP). Et c’est grâce à ce dispositif que LVMH a pu se gaver auprès de la BCE. L’insoumise Manon Aubry a été une des rares élues à dénoncer le scandale. Nous l’avons donc invitée sur l’insoumission, pour nous l’expliquer. Et comme vous pourrez le constater dans notre interview, ce n’est que le premier scandale dans l’Affaire BCE-Arnault.

      De directrice adjointe de la BCE au conseil d’administration de LVMH : le cas Natacha Valla
      Utiliser de l’argent public pour financer le rachat de Tiffany par LVMH ? Christine Lagarde ne voit pas le problème. La présidente de la BCE répond : « le programme de rachat d’obligation corporate (CSPP) par la BCE est collé à la photographie du marché. Les titres verts représentent 20 % du marché. Ils représentent donc 20 % de nos achats. » Le réchauffement climatique ? Que nenni ! Ce n’est pas le problème de la BCE qui se borne à reproduire fidèlement la compétition et les rapports de force du marché dans sa politique monétaire. La BCE est indépendante, on vous dit ! Indépendante des États, ça oui. Indépendante des intérêts privés et financiers ? C’est plus compliqué. Un cas illustre assez bien les passerelles et potentiels conflits d’intérêts entre dirigeants de la BCE et des plus grands groupes mondiaux.

      Elle a un nom, elle a une adresse : Natacha Valla , directrice adjointe de la politique monétaire de la BCE. Enfin… elle l’était jusqu’au 30 juin 2020, jour où nous écrivons ces lignes. Dès le 1er Juillet, Natacha Valla aura rejoint le conseil d’administration… de LVMH.
      . . . . . . . . . . .
      #BCE #cadeau #ue #union_européenne #LVMH #bernard_arnault #natacha_valla #femme #conflits_d'intérêts #europe #france #corruption #capitalisme #ue #union_européenne

  • A Noël, de la caillasse pour la presse indé ! - davduf.net
    http://www.davduf.net/a-noel-de-la-caillasse-pour-la-presse-inde

    Plus que jamais, la #presse_indépendante a montré cette année 2019 sa nécessité, et sa force. A Noël, offrez donc un peu de tumulte et de liberté à vos proches. Abonnez-les aux pure players de la contre médiatisation.Les liens renvoient directement aux offres d’abonnements, de dons ou de parrainage.

  • Cadeaux Noël 2019 - romy.tetue.net

    « Le pire qu’on peut faire à #Noël, c’est offrir des cadeaux made in China chez une entreprise américaine qui ne paie pas ses impôts en France. » disait récemment Mounir Mahjoubi, à franceinfo, à propos d’Amazon. Voici quelques idées de #cadeaux à contre-courant du black friday, parmi les bonnes choses de cette année que j’ai envie de vous partager :

    http://romy.tetue.net/cadeaux-noel-2019

    #BlockFriday #BoycottAmazon #GreenFriday

  • [Les petites surprises de la Vie]
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48625232022

    Flickr

    ValK. a posté une photo :
    [Les petites surprises de la Vie]
    Magnifiques cadeaux de D.S. dans ma boîte aux lettres : un carnet In/Out, de petits mots doux, trois photos justes 😍 et quatre cartes postales clin d’oeil à notre toute première rencontre.
    Tout ce qu’il faut pour faire le plein d’amour, de force, faire des pieds et et des poignets contre les ColèresS Planquées, pour faire demain.
    Merci infini 💖
    .
    #photo #photographe #cadeaux #surprises #merci
    .
    Pour retrouver l’artiste Dorothy-Shoes : http://dorothy-shoes.com
    Pour retrouver l’amie Églantine Le Coz : http://instagram.com/balhambouh
    .
    📷 #photo (cc-nc-sa) ValK.
    👀 + de photos : http://frama.link/valk
    ℹ infos, liens et soutien : https://liberapay.com/ValK

  • 1,27 #milliard pour les 0,01% les plus #riches : le gros #cadeau de #Macron enfin chiffré
    https://www.marianne.net/economie/127-milliard-pour-les-001-les-plus-riches-le-gros-cadeau-de-macron-enfin-c

    Alors que la progressivité s’était améliorée entre 2013-2016, elle s’est détériorée depuis l’arrivée de Macron. En moyenne, les 5 034 Français les plus riches ont chacun économisé 253 800 euros.

    [...]

    Au total, ce sont 1,27 milliard d’euros que ces 5.034 bienheureux ont capté sur l’enveloppe de 4,5 milliards pour les 1% des ménages riches (qui correspondent, eux, approximativement, à 550.000 personnes).

    #WID
    Source : https://wid.world
    https://wid.world/wid-publications

  • « Gilets jaunes » : la révolte des ronds-points
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/15/sur-les-ronds-points-les-gilets-jaunes-a-la-croisee-des-chemins_5397928_3224

    Adélie a 28 ans, employée aux pompes funèbres, sa vocation. A ceci près que la spécialité est verrouillée dans le coin et travailler plus loin revient trop cher en essence, en garde d’enfant, en temps. Bref, chômeuse. En fait, à cet instant précis, Adélie s’en fout. Depuis quand sa vie ne lui avait pas semblé si excitante ? Laisser le téléphone allumé en rentrant à la maison. Ne plus regarder les dessins animés avec la petite, mais les infos. Parler à des gens auxquels elle n’aurait jamais osé adresser la parole, Stéphane par exemple, avec sa barbichette tortillée en deux tresses et sa dégaine de gouape. Un routier, en fait, adorable. « Sinon, on fait quoi de nos journées ? », dit Adélie. Etre au cœur du réacteur, cette fois au moins.

    #Florence_Aubenas #Paywall

    • La grande reportrice Florence Aubenas et le photographe Edouard Elias racontent cette France qui se retrouve depuis un mois sur les carrefours giratoires.

      Deux bâches sont tendues en plein vent sur une charpente en bois récupéré. Un coin fait cuisine, Butagaz, table bricolée. Deux canapés occupent le fond, un générateur, quatre drapeaux français et le sapin de Noël, apporté par un club de motards. C’est « la cahute », appellation officielle : combien y en a-t-il aujourd’hui en France, posées sur le bord des ronds-points ? Celle-là est à côté du Leclerc, à l’entrée de Marmande (Lot-et-Garonne). « On dirait un campement roumain », jubile Adélie. Des flammes s’élancent de trois gros bidons.

      Adélie a 28 ans, employée aux pompes funèbres (...) au cœur du réacteur, cette fois au moins.

      On est le 6 décembre, il est midi. Trois semaines que le mouvement a démarré, avec l’impression, ici, que tout ne fait que commencer. Un noyau de 150 « gilets jaunes » occupent par roulement le rond-point Leclerc. « Macron, nous te retirons ta Légion d’honneur », proclame la pancarte.

      A la ronde, deux autres ronds-points sont aussi occupés, chacun avec son identité et sa cahute : celui du Leclerc est le plus gros, la vitrine locale du mouvement, le rond-point VIP, baptisé « le QG ». Là se brassent les nouvelles, vraies ou fausses. Bruxelles ne veut plus d’agriculteurs en France, vous êtes au courant ? Les banques vont faire faillite, l’argent sera bloqué, retirez tout ce que vous avez. Quelqu’un a vu l’adjudant de la gendarmerie, celui qui est beau gosse ? Le seul sujet dont personne ne parle, c’est le moratoire pour la taxe sur les carburants, que vient juste d’annoncer le gouvernement. La hausse de son montant avait déclenché le mouvement, mais ça n’intéresse plus personne. Trop tard. Tant pis. Déjà ailleurs. Certains ne sont même pas au courant.

      Trois dames, employées dans une grande surface – dont l’une tricote aussi des bonnets pour 2 euros –, rangent des fromages dans une glacière. La plus jeune a sauté le déjeuner. Trop cher. Il faut s’habituer à entendre l’expression, elle revient sans cesse sur le rond-point. « Moi, c’est pareil, sauf le dimanche de la Fête de la mère », précise la tricoteuse. « Mais ici, c’est gratuit, on pourrait manger », glisse la troisième. La plus jeune râle : « Ah non, j’ai peur d’y prendre goût. »

      Les syndicats de routiers FO-transports et la CGT ont annoncé une grève illimitée. Les paysans devraient les rejoindre, les lycéens aussi. La France pourrait être paralysée. Devant la cahute, les gendarmes boivent le café. « Vous défendez tout le monde ou quoi ? », risque un gradé. « On ne défend pas tout le monde, on défend M. et Mme Tout-le-Monde. Vous
      voyez la nuance ? »

      Vendredi 7 décembre, rond-point de la Satar, 9 heures

      Coralie arrive la première. A son mari, apiculteur, certains sont allés dire : « On a vu ta femme sur le #rond-point avec des voyous et des #cas_soc’. » « Moi aussi, je suis un cas social », constate Coralie, 25 ans. Elle a mis un temps à digérer le mot, mais « objectivement », dit-elle, c’est bien celui qui pourrait la définir. Elle vient de déposer à l’école ses deux fils d’un premier mariage. Garde le souvenir amer d’un élevage de chevaux catastrophique. Aimerait devenir assistante maternelle. Il fait très froid, il faudrait rallumer le feu éteint dans le bidon. « Qu’est-ce que je fais là ? », se demande Coralie. Et puis, un grand gars arrive, qui voudrait peindre un slogan sur une pancarte. « Je peux écrire “Pendaison Macron” ? », il demande.

      « Vas-y, fais-toi plaisir », dit Coralie. Personnellement, elle ne voit aucune urgence à pendre Macron. Et alors ? On affiche ce qu’on veut. Le gilet jaune lui-même sert à ça, transformer chacun en homme-sandwich de son propre message, tracé au feutre dans le dos : « Stop au racket des citoyens par les politiques » ; « Rital » ; « Macron, tu te fous de ton peuple » ; « Non au radar, aux 80 km/h, au contrôle technique, aux taxes, c’est trop » ; « 18 ans et sexy » ; « Le ras-le-bol, c’est maintenant » ; « Marre d’avoir froid » ; « Fatigué de survivre » ; « Staff du rond-point » ; « Frexit » ; « Le peuple en a assé, Macron au buchet. »

      Depuis des mois, son mari disait à Coralie : « Sors de la maison, va voir des copines, fais les magasins. » Ça a été les « #gilets_jaunes », au rond-point de la Satar, la plus petite des trois cahutes autour de Marmande, plantée entre un bout de campagne, une bretelle d’autoroute et une grosse plate-forme de chargement, où des camions se relaient jour et nuit.

      L’activité des « gilets » consiste ici à monter des barrages filtrants. Voilà les autres, ils arrivent, Christelle, qui a des enfants du même âge que ceux de Coralie, Laurent, un maréchal-ferrant, André, un retraité attifé comme un prince, 300 chemises et trois Mercedes, Sylvie, l’éleveuse de poulets. Et tout revient d’un coup, la chaleur de la cahute, la compagnie des humains, les « Bonjour » qui claquent fort. Est-ce que les « gilets jaunes » vont réussir à changer la vie ? Une infirmière songeuse : « En tout cas, ils ont changé ma vie. »

      Le soir, en rentrant, Coralie n’a plus envie de parler que de ça. Son mari trouve qu’elle l’aime moins. Il le lui a dit. Un soir, ils ont invité à dîner les fidèles du rond-point. Ils n’avaient jamais reçu personne à la maison, sauf la famille bien sûr. « Tu l’as, ton nouveau départ. Tu es forte », a glissé le mari. Coralie distribue des tracts aux conducteurs. « Vous n’obtiendrez rien, mademoiselle, vous feriez mieux de rentrer chez vous », suggère un homme dans une berline. « Je n’attends rien de spécial. Ici, on fait les choses #pour_soi : j’ai déjà gagné. »

      Rond-point Leclerc, 11 heures

      Une clameur au bout de la rue, 150 #élèves débarquent du lycée Val-de-Garonne, à Marmande, vers le rond-point Leclerc. Ils ont longtemps hésité à faire grève, les classes comptent une majorité de #boursiers, anxieux pour leurs subsides.

      Depuis les années 1990, Marmande et ses riches terres agricoles se sont abîmées dans le croissant de la pauvreté. « Si je vois mon fils dans le cortège, ça va barder : il est censé préparer le bac S », dit Antoine, un ancien de la pub et fervent « gilet jaune ».

      D’un pas traînant d’ados, les lycéens embraient vers le Centre Leclerc, en face de la cahute. « On va faire des pillages, comme à Paris ? », se renseigne l’un, pas étonné. Ici, Leclerc, c’est bien plus qu’un hypermarché, un empire battant sa propre monnaie et tenu par une famille surnommée « les nababs de Marmande ». Très haut par-dessus les pompes, le prix du gasoil clignote en rouge : 1,39 euro aujourd’hui. On le consulte comme ailleurs le Dow Jones. En général, les autres grandes surfaces s’alignent.

      Au début, ça se passait au mieux entre Leclerc et les « gilets jaunes », l’hyper leur avait même livré une palette de bouteilles d’eau. Puis le patron a estimé que la contestation avait assez duré et a envoyé des employés détruire la cahute pendant la nuit. « On est restés deux jours sans abri : plus personne ne venait. Sans cabane, le mouvement disparaît », dit un « gilet jaune ». Une autre a été construite de l’autre côté du rond-point.

      Voyant arriver les lycéens, vigiles et gendarmes s’approchent. La jeune troupe a déjà fait demi-tour, traînant un unique chariot pour #butin. Christophe, dit « Kéké », les accueille entre deux pins parasols, au milieu du rond-point. Employé à la SNCF, motard, prof de handball, syndiqué Sud Rail, un gros charisme et une petite barbe, Kéké est une des figures des « gilets jaunes » : « On vous applaudit, les jeunes, mais que ce soit clair : si vous faites les cons, nous, les adultes, on se retirera et on vous laissera seuls avec les gendarmes. Vous vous ferez gazer, ce sera plié en une heure. »

      Les lycéens sont contre la réforme du bac, contre Parcoursup, contre la pause déjeuner qui dure quarante-cinq minutes seulement. « Il faut faire un tract », propose l’un. « Un quoi ? »

      Un « gilet jaune » passe parmi eux avec des gâteaux sur un plateau. Installée depuis peu dans la région, Cécile se présente : « Je suis une vilaine mélenchoniste. Je suis zadiste, j’ai fait Notre-Dame-des-Landes. » Des cèpes poussent dans sa cuisine, elle a son propre potager. Demain, le 8 décembre, un samedi annoncé « noir », elle compte manifester à Paris. « Ce sera violent, mais le monde a besoin d’images de violence pour se réveiller. Il faut un référendum pour renverser Macron. »

      Trois lycéennes parlementent : « C’est très dangereux, madame, Marine Le Pen va passer. Vous êtes dans le Lot-et-Garonne, il y a une majorité de personnes blanches qui vivent là depuis des générations. » Cécile, abasourdie : « Tu ne veux pas destituer Macron ? » Les lycéennes : « Vous ne venez pas de province, vous ne comprenez pas. »

      Samedi 8 décembre. Rond-point Leclerc, 14 heures

      Finalement, personne n’ira manifester à Paris. A Bordeaux non plus, et même Agen paraît soudain bien loin. La veille, Dorothée aussi était tentée « de monter au front » : « Je sais que ce ne sera pas la féria, mais j’ai besoin de voir par moi-même. » Finalement non.

      Dorothée, 42 ans, monteuse-câbleuse, 1 100 euros net, est l’une des deux porte-parole des « gilets » de Marmande. « Ça faisait des années que je bouillais devant ma télé, à me dire : “Personne ne pense comme moi, ou quoi ?” Quand j’ai entendu parler des “gilets jaunes”, j’ai dit à mon mari : “C’est pour moi.” »

      A l’autre bout du rond-point, Yohann, l’autre porte-parole, est en train de se faire traiter de « traître » : il a négocié avec le maire (Constructifs/Agir) de Marmande, Daniel Benquet, et certains agriculteurs pour éviter le blocage de la ville. « On doit être des “gilets jaunes” exemplaires, aucune dégradation », sermonne Yohann, ton de bon pasteur. D’autres se mettent à l’accuser de viser une carrière politique, la pire insulte sur le rond-point. Lui, plus fort : « Je veux juste faire chier, je le jure. »

      Kéké propose une action : tout le monde rentre dans le Leclerc « en civil » – c’est-à-dire sans gilet jaune –, remplit un chariot, puis se dirige vers les caisses. Coup de trompette, on enfile les gilets et on abandonne les courses en criant : « On est le 8 du mois, et, désolés, on n’a déjà plus d’argent ! » Quelques petites voix se font entendre. Ici, tout le monde a plus ou moins un lien avec Leclerc, des proches qui y travaillent ou bien comme client, tout simplement. « Je ne suis pas assez culottée pour y aller », murmure quelqu’un.

      Une vingtaine de volontaires finissent par se disperser dans les rayons, sous les affiches célébrant la « foire au porc ». Aucune consigne n’a été donnée sur la façon de remplir les chariots. Mais sans se concerter, tous – ou presque – y entassent la même chose : leurs fantasmes. L’une accumule des #cadeaux de Noël démesurés pour les enfants (« J’en ai trois à charge et 25 euros de budget pour chacun »). Béret et allure de rentier bonhomme, Christian rafle des dessous féminins par brassées, bas et culottes exclusivement. Un couple s’offre les courses dont il rêve, que de la marque, même pour les boîtes de thon, et sans regarder les prix. C’est la première fois : « D’habitude, on a la calculatrice à la main, ça prend des heures. » Martine est perdue, elle ne va plus au Leclerc depuis longtemps. « Trop cher. »

      Aujourd’hui, les virées dans les hypermarchés ont changé de goût. Fini la grande fête innocente des années 1980, avec son sentiment d’opulence et de liberté. « On y va, bien obligé, mais humilié. Un jour, ça pétera aussi. La rage n’est plus très loin », dit quelqu’un. Coup de trompette. Les gilets sortent, en même temps qu’une Marseillaise. Certains photographient le chariot qu’ils ne prendront pas. « C’est déjà ça. »

      Dimanche 9 décembre. Rond-point de Samazan, 15 heures

      On se croirait à un barbecue en famille, ça discute par groupes, un gobelet à la main. « Au début, on ne savait pas où on mettait les pieds », raconte une retraitée. Des gens arrivaient de partout, seuls en général, sans se connaître, pas très sûrs de rester. Personne n’osait vraiment se parler, certains n’ont rien dit pendant longtemps, dos courbé dans un coin. On les a vus peu à peu se redresser.

      Et puis, que s’est-il passé ? Comment tout le monde s’est soudain retrouvé à déballer devant de parfaits inconnus – « Des gens à qui on aurait marché dessus chez Leclerc à peine deux semaines plus tôt, sans les saluer » – les choses les plus profondes de sa vie ? Des choses si intimes qu’on les cachait soigneusement jusque-là, « sauf parfois entre amis, mais c’était gênant ». La cahute est devenue le lieu où « les masques tombent ». Plus de honte. « Ça fait dix ans que je vis sans sortir, à parler à ma chienne. Aujourd’hui, les digues lâchent », dit une infirmière.

      Chacun a son histoire, toujours très compliquée, mais toutes se ressemblent au fond, un enchevêtrement de problèmes administratifs, de santé, de conditions de travail. Pris à part, chacun des éléments paraît logique, voire acceptable, mais placés bout à bout, ils finissent par former une infernale machine à broyer.

      Il est question, par exemple, de ces trois frères, placés dans trois centres aérés différents à cause des écoles, mais il est impossible de payer les trois notes et de les convoyer tous le mercredi : alors il a fallu choisir lequel resterait à la maison. Ou bien ce laboratoire de biotechnologie végétale, un des quatre en France, qui n’arrive pas à recruter : Marmande, c’est trop loin, disent les écoles, on préfère envoyer nos stagiaires au Kenya.

      Vous voyez ces maisons en bord de route, que les voitures frôlent en passant ? Eux, c’est là qu’ils habitent. La mairie et l’école sont à 2 km, la poste à 7 km, le médecin et les impôts à 8 km, Intermarché à 9 km, l’hôpital à 25 km. Le travail de monsieur à 26 km. Ils ont une seule voiture. La suite du feuilleton dure une bonne heure. Mais dans la cahute, tout le monde la réclame.

      « Ici, il n’y en a pas un plus haut que l’autre, personne pour te juger. » Un jeune homme en fauteuil roulant continue : « Dépendre de la société, c’est ce qui pouvait m’arriver de pire. On a une espèce de fierté, lâchons le mot. » Cet autre, un petit costaud, joue le Père Noël dans les écoles et les supermarchés, payé en nature. « Je vis au black, en fait. » La voiture de celui-là roule sans contrôle technique. « On est tous passés hors la loi, sans même le vouloir. On n’a même plus peur des gendarmes. Qu’est-ce qu’on va devenir ? »

      Le rond-point de Samazan se trouve entre le péage de l’autoroute – dont les « gilets jaunes » ouvrent régulièrement les barrières sans faire payer – et le village du même nom, 883 habitants. Si les maires des alentours soutiennent en général le mouvement, l’édile de Samazan est un des seuls à porter le gilet jaune. Cette année, deux agriculteurs de la commune se sont fait saisir les terres. Quatre tracteurs de la Coordination rurale viennent parfois tourner sur les carrefours, solidaires, mais avec leurs propres problèmes. Finalement, les routiers ne feront pas grève, revendications acceptées. Les lycéens non plus : pas de transport collectif, et les parents renâclent à les conduire au rond-point.

      Lundi 10 décembre. Rond-point Leclerc, 20 heures

      On est quel jour ? Le 10 ? Celui où Emmanuel Macron doit prendre la parole ? Non, celui où les #retraites sont versées, voilà la grande attente qui occupe les conversations.

      Ça y est, le président s’est mis à parler, on le regarde dans la cahute sur une tablette. « Il annoncera son départ », pronostique Kéké. Macron est l’unique homme politique dont le nom est prononcé sur les ronds-points de Marmande, jamais aucun autre.

      La politique est prohibée : un militant communiste a bien essayé de tracter, puis un petit couple – lui en costume, elle en blouson de cuir –, se disant France insoumise. Tous ont été chassés. Le seul discours commun évoque les « privilégiés de la République », députés, énarques, ministres, sans distinction, à qui « on ne demande jamais de sacrifices ». En fait, c’est à eux qu’on en veut, bien davantage qu’aux multinationales ou aux patrons.

      Fabien attend un coup d’Etat militaire, « restaurer la discipline et le respect ». Un autre est sûr qu’Emmanuel Macron va lever une armée de migrants, « qui sont tous des guerriers », pour mater les pays récalcitrants dans l’Union européenne. Cette armée pourrait finir par le renverser. Chacun s’écoute sans broncher, personne ne contredit personne. « On va vers la troisième guerre mondiale », conclut quelqu’un. Puis ça rigole quand même. « Vous vous imaginez dire ça à table, en famille ? Tout de suite, ça déraperait. »

      L’allocution est finie. Macron est toujours président. « Il nous a servi du flan, ou quoi ? », demande Nico, interloqué. Silence général. Dehors, un gendarme monte la garde. « Des gens qui n’auraient jamais dû se rencontrer se mettent ensemble. Ça fait peur. »

      Mardi 11 décembre. Rond-point Leclerc, 8 heures

      Des « gilets » du rond-point de Samazan sont venus en visite. On échange quelques mots.

      « A votre rond-point, vous avez des gens de couleur ?

      – Pourquoi ?

      – On dirait que le mouvement ne les arrange pas. Ici, il n’y a que des gens comme moi, des purs Français.

      – Attention, je ne suis pas raciste. Je vais prendre leur défense.

      – Moi non plus, je ne suis pas raciste, sauf pour une tranche d’âge, les 12-25 ans. Pas plus. En tout cas, c’est la première fois que je parle avec quelqu’un qui soutient les migrants. »

      Le premier samedi où elle est venue, cette présidente d’association a failli s’en aller. « J’étais à la torture. Ils se lâchaient sur les Arabes qui profitent. » Puis elle s’est dit : « On est là, il faut essayer. » Curieusement, son mari, fonctionnaire, ne s’est pas mis en colère comme avec leurs amis qui votent Marine Le Pen. Il discute. Oui, ici, c’est possible, chacun fait en sorte que tout se passe bien. La conversation a repris. « Certains Arabes peuvent être méchants, ça dépend de leur degré de religion. »

      Comme par miracle, Zara et Fatma apparaissent à cet instant précis, en foulards imprimés léopard, pour offrir un grand plat de couscous. « Trop timides pour se faire voir », disent-elles, en repartant sur la pointe des pieds. Tout le monde mange du couscous. Un gendarme passe. La direction de #Leclerc vient de couper ses dotations aux associations et à certaines communes : trop d’argent perdu à cause des « gilets jaunes ».

      Mercredi 12 décembre. Rond-point Leclerc, 17 heures

      Mathieu, un routier, gare son camion sur le terre-plein. Il annonce avoir reçu un message du maire de Marmande, Daniel Benquet : « Je souhaiterais avoir les doléances des “gilets jaunes” pour en faire part au premier ministre. » Mathieu a immédiatement répondu : le référendum d’initiative citoyenne, visant notamment certains personnages politiques quand le peuple ne se sent plus représenté. Emmanuel Macron, par exemple. Le maire – qui n’avait pas l’air emballé, selon Mathieu – a demandé s’il y en avait d’autres.

      « Je me suis permis de dire que c’était la seule », dit Mathieu. Sous la cahute, Yohann vient d’arriver. « Moi, je vais monter à Paris. Il faut les attaquer intra-muros : aller marcher sur les bobos. » « Les quoi ? », demande quelqu’un. « Les gens de la métropole qui nous qualifient de sauvages, qui nous méprisent parce qu’on ne pense pas et qu’on ne vit pas comme eux. » Yohann bombe le torse, en mimant des « Bonjour », lèvres pincées. Il est lancé : « Oui, je me suis durci. J’ai une haine, ça me bouffe, ça me réveille la nuit. Je me retiens depuis si longtemps. »

      Il irait même tout de suite, s’il pouvait. Mais il y a celle qui vient de lui téléphoner et qu’il appelle « Madame », puis cette maison pour laquelle il s’est endetté et qui est sa « revanche à prendre ». Dehors, ça pleut dru. Il remet son manteau. Le père de Yohann est employé à la blanchisserie de l’hôpital. Sa mère est femme de ménage. Lui travaille dans les pièces détachées pour automobiles. Classe moyenne, dit-il. Les mains se serrent. Ça va aller ? Il s’excuse. « Je ne sais pas ce qui m’a pris. »

      Un « gilet jaune » demande qu’on le raccompagne à sa voiture : celle des gendarmes est à côté, on ne sait jamais. Lui, c’est un petit retraité qui se met soudain à raconter sa guerre d’Algérie. Puis s’arrête. « Est-ce qu’on va nous laisser respirer ? » Alors, un gendarme : « La lutte continue. » A la demande d’un hôtel cette fois, la cahute a dû être à nouveau déplacée.

      #ouvrières #ouvriers #mobilisation #rencontre

  • Comment les supermarchés se font rembourser leurs dons d’invendus… par l’Etat  Emmanuel Lévy - 23 Novembre 2018 - Marianne
    https://www.marianne.net/economie/comment-les-supermarches-se-font-rembourser-leurs-dons-d-invendus-par-l-et

    Pas moins de 40% des 930 millions d’euros de déduction fiscale au titre du mécénat finissent dans les poches des grandes enseignes, les Leclerc, Carrefour, Casino et Auchan. Telle est la contrepartie de leurs dons.

    « Nous distribuons l’équivalent de 350 millions d’euros de nourriture avec seulement 20 millions d’euros de frais de fonctionnement. C’est le système le plus performant. » L’argument de Jacques Bailet, patron national des Banques alimentaires, est sans appel. C’est d’ailleurs fort de ce constat qu’il a écrit aux députés mi-octobre. Touché, coulé. L’amendement de Joël Giraud, le rapporteur général du budget (LREM), qui plafonnait à 10 millions d’euros le crédit d’impôt des entreprises au titre du mécénat, pour freiner l’explosion de cette niche, a été abandonné.

    Car c’est l’une des révélations du rapport de la Cour des comptes sur le mécénat : le gros de l’enveloppe est capté par la grande distribution. Pas moins de 40 % des 930 millions d’euros de déduction fiscale finissent dans les poches des grandes enseignes, les Leclerc, Carrefour, Casino et Auchan. Telle est la contrepartie de leurs dons. Si la générosité est souvent mise en avant dans leur communication, ces centaines de millions d’euros sont, eux, passés sous silence. Bref, ils donnent, mais c’est in fine l’Etat qui paie. Et les chiffres donnent le tournis : des dizaines de milliers de tonnes de nourriture, l’équivalent de 150 millions de repas. Rien de nouveau pourtant dans cette économie du don. Cela fait des dizaines d’années que la ramasse des organismes humanitaires, Restos du cœur, Secours catholique et Banques alimentaires, fait le tour des hypers.

    Quelle aubaine !
    Mais, depuis la loi antigaspillage de 2015, le système s’est profondément modifié, organisé. En interdisant la destruction de la nourriture pour les surfaces de vente de plus de 400 m2, en obligeant celles-ci à contracter avec une association, le législateur a placé l’Etat comme acheteur en dernier ressort. Une aubaine pour la grande distribution qui a fortement augmenté ses volumes de dons : + 25 % entre 2015 et 2016. « J’ai fait une économie de 300 000 € », témoigne Thomas Pocher, patron du Leclerc de Templeuve (Nord) . . . . . .

    Le reste de l’article payant

    #ruissellement #hyper_marché #cadeau #ruissellement #mécénat #Leclerc, #Carrefour #Casino #Auchan #dons #Banques_alimentaires #restaurants_du_coeur #niche_fiscale #Secours_catholique #Banques_alimentaires #gaspillage #nourriture #grands_distribution #super_marché #hyper_marché

  • Orban šalje bodljikavu žicu Crnoj Gori za doček migranata

    Mađarska Vlada donirala Crnoj Gori spiralnu žicu za pokrivanje 25 kilometara granice za slučaj migrantske krize


    http://www.vijesti.me/vijesti/orban-salje-bodljikavu-zicu-crnoj-gori-za-docek-migranata-986295

    Commentaire par ECRE, vue sur twitter :

    An extended hand or a cold shoulder? The Hungarian government is offering to donate barbed wire to cover 25 km of the state border to prepare Montenegro for a higher influx of migrants

    https://twitter.com/ecre/status/990931614078328833

    #Hongrie #Macédoine #frontières #asile #migrations #réfugiés #murs #barrières_frontalières #cadeau #route_des_balkans

    @reka : des idées de tag ?

  • Vers une introduction en Bourse de la Française des Jeux ? - Challenges.fr
    https://www.challenges.fr/economie/vers-une-introduction-en-bourse-de-la-francaise-des-jeux_579359

    Le groupe, qui a dégagé l’an dernier environ 15 milliards d’euros de revenus, garderait néanmoins son monopole sur les jeux de hasard. L’Etat compte par ailleurs mettre en place une nouvelle autorité de régulation des jeux de hasard, qui chapeauterait également les paris en ligne. Le JDD affirme que l’ensemble de la procédure sera présentée le 16 mai au conseil des ministres et que le gouvernement y confirmera également les privatisations d’Engie et ADP.

    Non seulement la société va être privatisée, mais en plus, elle va avoir le monopole !
    A l’origine, la privatisation, c’est pour favoriser la concurrence ? Là, finalement, c’est juste pour détourner les 15 milliards de revenus et les distribuer en dividendes à ceux qui ont les moyens de devenir actionnaires (majoritaires !) ?

    Et évidemment, toujours aucun lien avec le loto du patrimoine de Bern... le « machin » qui finalement dans cette histoire va plus servir de fumigène, que de vraie solution pour l’entretien d’un patrimoine... qui est bien souvent d’ailleurs... privé.

  • Non au « cadeau » de Jeff Koons - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/non-au-cadeau-de-jeff-koons_1624159

    Symboliquement, avant tout. Cette #sculpture a été proposée par l’artiste comme un « #symbole de #souvenir, d’optimisme et de rétablissement, afin de surmonter les terribles événements qui ont eu lieu à Paris », hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Or le choix de l’œuvre, et surtout de son emplacement, sans aucun rapport avec les tragiques événements invoqués et leur localisation, apparaissent pour le moins surprenants, sinon opportunistes, voire cyniques.

    Démocratiquement en outre, si une œuvre d’une importance inédite devait être placée dans ce lieu culturellement et historiquement particulièrement prestigieux, ne faudrait-il pas procéder par appel à projets, comme c’est l’usage, en ouvrant cette opportunité aux acteurs de la scène française ? D’une formidable vitalité, la création de notre pays bénéficierait grandement d’une telle proposition.

    Architecturalement et patrimonialement, par son impact visuel, son gigantisme (12 mètres de hauteur, 8 de large et 10 de profondeur) et sa situation, cette sculpture bouleverserait l’harmonie actuelle entre les colonnades du Musée d’art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo, et la perspective sur la tour Eiffel.

    Artistiquement, créateur brillant et inventif dans les années 1980, #Jeff_Koons est depuis devenu l’emblème d’un #art_industriel, spectaculaire et spéculatif. Son atelier et ses marchands sont aujourd’hui des multinationales de l’hyperluxe, parmi d’autres. Leur offrir une si forte visibilité et reconnaissance ressortirait de la publicité ou du placement de produit, et serait particulièrement déplacé dans ce lieu très touristique, entre deux institutions culturelles majeures, dévolues notamment aux artistes émergents et à la scène artistique française.

    Financièrement enfin, cette installation serait coûteuse pour l’État, et donc pour l’ensemble des contribuables. Car l’artiste ne fait don que de son « idée », la construction et l’installation de la sculpture, estimées à 3,5 millions d’euros au minimum, étant financées par des mécènes, notamment français, qui bénéficieraient d’abattements fiscaux à hauteur de 66% de leur contribution. De plus, les travaux préalables, pour renforcer le sous-sol du #Palais_de_Tokyo, immobiliseraient longuement certains de ses espaces et entraîneraient pour le centre d’art un important manque à gagner.

    Techniquement en effet, placer 35 tonnes au-dessus des salles d’exposition du Palais de Tokyo est un défi important. Déjà incertaine, la sécurité d’une telle entreprise à long terme est impossible à garantir.

    Nous apprécions les cadeaux, mais gratuits, sans conditions et sans arrière-pensées.

    #art #commémoration #opportunisme

  • Nouel : la neige étend son manteau blanc (ou pas) et les lutins redoublent d’énergie, c’est le moment où il faut sacrifier au grand dieu Könd Sömhe Ä Sihön. Alors comme nous on est plutôt Rocko (pas Siffredi hein -_- )-bobo-ecolo-naturo-0déchéto-responsables on préfère les valeurs sures et la passion pour ce genre de choses... https://www.real-rebel-radio.net/2017/12/11/le-top-6-des-cadeaux-incontournables-de-noel

    https://mastodon.partipirate.org/media/aF8bFytv5FYq3OWdwLw

    #noel #cadeaux #rock

  • #Ikea : Action de désobéissance civile à Anderlecht pour dénoncer l’évasion fiscale de l’entreprise RTBF - 14 Octobre 2017
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_action-de-desobeissance-civile-a-ikea-anderlecht-pour-denoncer-l-evasion

    Pour protester contre l’optimisation, voire l’#évasion_fiscale d’#Ikea en #Belgique, qu’ils estiment à l’équivalent du financement d’un hôpital de 350 lits pendant un an, un #collectif_citoyen a investi ce samedi l’implantation du géant du meuble à monter d’Anderlecht.

    Et pour concrétiser cet hôpital, ils n’ont pas hésité à s’habiller en médecins et infirmières et à mimer des scènes hospitalières dans le rayon literie du magasin.


    Le logo de la chaîne avait également été détourné et le public était sensibilisé aux entrées et sorties du magasin.

    Un #flashmob organisé à l’Ikea d’Anderlecht pour dénoncer les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises _ Sud Info *
    http://www.sudinfo.be/1963190/article/2017-10-14/un-flashmob-organise-a-l-ikea-d-anderlecht-pour-denoncer-les-cadeaux-fiscaux

    Une cinquantaine d’activistes ont organisé samedi un flashmob à l’Ikea d’Anderlecht afin de dénoncer les cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises, au détriment des citoyens et des services publics dont le secteur de la santé. Les participants ont en effet estimé l’évasion fiscale d’Ikea en Belgique à l’équivalent du financement d’un hôpital de 350 lits pendant un an.

    Les manifestants étaient déguisés en personnel soignant et en patients pour constituer un véritable hôpital de substitution au sein du magasin.

    « Ikea est bien connue pour le peu d’impôts qu’elle paie à l’Etat », indiqué le collectif « Flashmob #Justice_Fiscale ». « Elle bénéficie d’allégements fiscaux qui lui permettent de payer une somme bien inférieure à ce qu’est le taux normal appliqué aux entreprises. Les #cadeaux_fiscaux ont toutefois une incidence sur la société puisque l’argent qui ne rentre pas dans les caisses de l’Etat n’est pas investi dans les services publics comme les soins de santé, les #écoles, la mobilité et les infrastructures. Nous avons donc choisi symboliquement Ikea car le coût pour la société des réductions d’impôts qui lui sont accordés représente annuellement le coût d’un #hôpital de 350 lits. »

    #artivisme #Hopital #Santé

  • Les recettes tirées des « droits et pénalités », infligées par le fisc, devraient baisser dans les années à venir.

    Contrairement à son prédécesseur au Budget, Gérald Darmanin ne devrait pas pouvoir compter sur de bonnes surprises en matière de redressement fiscal pour boucler le volet recettes du projet de loi de finances pour 2018. Même si des redressements monumentaux peuvent inverser ponctuellement la tendance, plusieurs facteurs indiquent que le contrôle fiscal devrait à l’avenir faire beaucoup moins recette.

    En 2016, déjà les « droits et pénalités »notifiés aux contribuables et aux entreprises ont baissé de 8 % par rapport à l’année précédente, à 19,5 milliards d’euros, a confirmé la Direction générale des finances publiques (DGFiP) dans son rapport d’activité présenté mardi.

    La cause ? Essentiellement la chute de 16,7 % des redressements sur l’impôt sur les sociétés, à 4 milliards d’euros.

    . . . . . .
    La suite http://www.lefigaro.fr/impots/2017/07/18/05003-20170718ARTFIG00249-l-arret-de-la-cagnotte-budgetaire-des-redressemen (article payant).

    #Cadeaux #Impôts #Fraude_Fiscale institutionnalisée

  • La Corporatocratie éclipse la démocratie. Liliane Held-Khawam
    https://lilianeheldkhawam.com/2017/02/17/la-corporatocratie-eclipse-la-democratie-liliane-held-khawam

    ❞Un Conseil fédéral sous le signe de l’éclipse ou de la disparition. Photo prémonitoire ou informatrice de la fin de l’Etat traditionnel souverain, dirigé par une Constitution ?

    Lorsque la démocratie dépérit, cela revient à admettre que de nouvelles entités – pouvant être commerciales et privées- sont potentiellement en train de récupérer les pouvoirs et l’autorité qui reviennent au pays concerné.

    Le concept qui est lové au cœur de cette problématique est celui de la « souveraineté« . En voici une définition :

    « La souveraineté est le principe de l’autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d’exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple.

    La souveraineté nationale caractérise l’indépendance de l’État-nation par rapport à d’autres États ou à des instances internationales, hormis pour les autorités que cet état a librement accepté de céder (Cf. fédéralisme)."

    Historiquement, la souveraineté a pu être détenue par différents groupes :

    La souveraineté peut être détenue par :

    Dieu ou ses prêtres (théocratie)

    une seule personne (monarchie),

    un groupe de personnes (oligarchie),

    la nation (démocratie représentative),

    le peuple (démocratie directe)

    Les firmes transnationales (Corporatocratie)

    La définition traditionnelle est lacunaire. La corporatocratie, terme non reconnu encore dans les dictionnaires français existe pourtant bel et bien dans les faits. Cette nouvelle gouvernance se réfère à un système économique et politique contrôlé par les firmes transnationales ou les représentants de leurs intérêts.

    Nous vivons actuellement sous ce régime. Ne pas intégrer ce concept revient à ne pas comprendre les mutations et les bouleversements sociologiques environnants.

    Récemment, les autorités « suprêmes » de deux pays -Suisse et France- ont été sévèrement reprises par des organismes « INDEPENDANTS » des États auxquels ils sont supposés être rattachés.

    Le Conseil fédéral suisse décrédibilisé
    Le Conseil fédéral défendait récemment une loi soumise à votation. Elle concernait l’imposition des entreprises et les cadeaux fiscaux extravagants qu’il souhaitait leur offrir. Des modules faits sur mesure à l’industrie pharmaceutique, les big pharmas, ne devaient être compris que par les bénéficiaires eux-mêmes tant les textes alambiqués étaient illisibles pour le commun des mortels et donc des votants.

    Les spin doctors étaient de sortie pour en minimiser l’impact sur les finances publiques et pour menacer de la perte d’emplois en cas de refus par le petit peuple. Évidemment que les spin doctors au service du Conseil fédéral et probablement des lobbies ont omis de faire part du sponsoring offert à l’année sous différentes formes de soutiens aux entreprises financés par l’argent du contribuable !

    Les spin doctors avaient oublié de dire que les entreprises se servent en Suisse goulûment en matière de Recherche et Développement et vont à l’étranger pour passer en phase industrielle. Toute l’infrastructure coûteuse des Universités, HES, Ecoles Polytechniques, HEC, des pôles technologiques et autres arrangements cantonaux et fédéraux ne recevaient pas de contreparties.

    Les spin doctors, les as ès-manipulations des votations auraient pu gagner. Mais c’était sans compter avec les ennemis tapis à l’intérieur des arcanes du pouvoir !

    Un personnage inattendu a émergé d’un jour à l’autre sur la scène médiatique. Mme Eveline Widmer-Schlumpf, ancienne conseillère fédérale des Finances, a alerté le bon peuple sur les méfaits de cette réforme fiscale (RIE III). Ce que Madame a oublié de préciser, c’est que c’est elle-même qui avait initié cette réforme quelque temps avant de démissionner. Il fallait oser venir critiquer ses anciens collègues… C’est fait !

    Un autre imprévu dans la vie de ce Conseil fédéral qui se définit comme l’autorité suprême de la Suisse est venu achever de le décrédibiliser. L’auteur en question est le Contrôle fédéral des finances, un des multiples offices fédéraux qui ont été discrètement détachés de l’administration publique et qui ont été rendus INDEPENDANTS.

    Cet organisme, lui-même contrôlé récemment par la COUR DES COMPTES ALLEMANDE s’il vous plaît, n’a pas eu de mots assez durs envers le conseil fédéral. A le lire, cet organisme qui défend la réputation de la Suisse est incompétent. Voilà ce que nous lisions dans la TDG :

    « Pronostics peu fiables, réflexions pas abouties, conclusions orientées. La qualité du travail du Conseil fédéral laisse à désirer lorsqu’il prépare une loi. L’estocade est portée par le Contrôle fédéral des finances, qui s’est penché sur une cinquantaine de messages et leur évaluation. Le verdict est sévère : un tiers ne correspondent pas aux critères fixés par le gendarme financier de la Confédération. Or les messages du gouvernement sont essentiels : ils servent à définir la meilleure option à adopter, mais aussi à informer les parlementaires et le public.

    « Ces études d’impact sont souvent réalisées trop tard. Elles devraient aussi tenir compte dès le départ de plusieurs variantes »

    « Quinze pour cent des messages de notre échantillon sont clairement insuffisants, détaille Emmanuel Sangra, responsable des évaluations au Contrôle fédéral des finances. Trente pour cent ne présentent pas assez d’informations sur les répercussions pour les cantons. » Si les conséquences financières sont régulièrement évaluées – avec plus ou moins de fiabilité –, celles sur l’environnement ou la société sont quasi absentes. « Ces études d’impact sont souvent réalisées trop tard, ajoute encore Emmanuel Sangra. Elles devraient aussi tenir compte dès le départ de plusieurs variantes. »

    Les critiques ne s’arrêtent pas là. Le rapport montre que les outils dont disposent les différents offices de l’administration pour analyser l’impact d’un projet sont sous-utilisés. Une partie des collaborateurs ne sont d’ailleurs pas formés de façon adéquate. Il pointe ainsi du doigt la fiabilité défaillante des prévisions. Et de citer l’introduction du principe du Cassis de Dijon, dont on cherche encore les 2 milliards d’économies promis aux consommateurs. Plus grave, de nombreux messages ne font l’objet d’aucune analyse. Pour le Contrôle fédéral des finances, il faut améliorer la formation des collaborateurs et instaurer un contrôle de qualité, idéalement sous l’égide de la Chancellerie fédérale. »

    Voilà qui fait désordre à quelques jours des votations !!!

    L’État Français, un mauvais actionnaire
    La Cour des comptes française, autre organisme détaché de l’administration publique française étrille l’État en tant qu’actionnaire et met toute la pression possible afin de faire mettre en place la réforme qui n’est autre que le transfert, aux entreprises privées de la haute finance internationale, de son portefeuille-actions au travers d’un programme de cessions !

    Pour cela des dysfonctionnements majeurs sont relevés. Ils sont nombreux et contradictoires. Un exemple tout simple concerne le cumul de fonctions entre l’État actionnaire et en même temps régulateur. Le rapport ne semble pas se souvenir que les autorités de régulation sont elles-mêmes des entités de l’administration décentralisée, à l’image donc de la cour des comptes elle-même…

    Le rapport relève aussi l’hypertrophie du secteur public en France, qui représente près de 800.000 salariés. Ce constat est repris par le patron du Medef dans son programme pour la France. M Gattaz plaidait récemment dans le Figaro pour « ne remplacer qu’un départ à la retraite sur trois dans les trois fonctions publiques (État, collectivités et hôpitaux), afin de maîtriser les dépenses publiques. Il veut aussi aligner le temps de travail des fonctionnaires sur le privé. »

    Questions
    En quoi le fonctionnement du secteur public concernerait le représentant des entreprises si ce n’est parce qu’il se sent concerné par la gouvernance du pays, devenu propriété (grâce à l’endettement public) des corporations ?
    Qui pilote ces Cours des comptes et autre Contrôle fédéral des finances ? Nous ne croyons pas une seule seconde que des bouts de l’administration publique puissent être livrés à eux-mêmes. Par conséquent, les députés à qui la souveraineté a été déléguée, qui défendent la démocratie et qui sont payés par le contribuable devraient être invités à informer le public des mandants finaux des organismes qui les contrôlent…

    Nous sommes dans une situation inédite historiquement. La Constitution qui définit en droit comment s’exerce la souveraineté, quelles sont les institutions qui détiennent le pouvoir et comment elles sont contrôlées n’est plus la référence finale. Celle-ci est contournée, détournée, contorsionnée pour satisfaire les besoins de bénéficiaires finaux privés inconnus.

    Par un jeu d’éclatements et d’autonomisation des institutions publiques, la tête gouvernant les États en perd toujours plus le contrôle et finit par devenir rachitique et passablement atrophiée. Elle semble de plus en plus prendre l’eau de toutes parts emportant avec elle l’État lui-même en tant qu’entité.

    Cette observation de transfert des pouvoirs publics au privé n’est rien d’autre qu’une éclipse de la gouvernance publique traditionnelle au profit des… corporations et leurs lobbies (ONG comprises)…

    Liliane Held-Khawam❞

    Rappel utile (toupie.org) :
    « La souveraineté a été définie par Jean Bodin (1530-1596) dans son traité « Les Six livres de La République » comme un attribut essentiel de l’État : « La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d’une République. » Aucun pouvoir n’est supérieur à la puissance souveraine qui ne peut être anéantie, mais elle n’est pas sans limite (s’exerce sur le domaine public et non privé). Pour Jean-Jacques Rousseau, le peuple est le seul détenteur légitime de la souveraineté. »

    #corporatocratie #Démocratie #corporation #barons_voleurs #Souveraineté #Oligarchie #multinationale #cadeaux_fiscaux #spin_doctors #lobbies #évaluation #Etat #reforme #secteur_public #Cours_des_comptes #institutions_publiques #administration_publique #Liliane_Held-Khawam #banque #finance #escroquerie #Hyper_Classe

  • Suisse : L’opulente campagne de la droite incapable d’éviter l’échec de la RIE III RTS - 12 Février 2017 - Valentin Tombez
    http://www.rts.ch/info/suisse/8380772-l-opulente-campagne-de-la-droite-incapable-d-eviter-l-echec-de-la-rie-ii

    La campagne agressive de la droite pour la RIE III, largement rejetée dimanche, n’a pas suffi. Les partisans de la réforme avaient pourtant diffusé près de huit fois plus d’annonces que les opposants.

    Dimanche, les Suisses ont balayé la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), défendue par le Conseil fédéral, le Parlement et la droite.

    Les partisans de la réforme - les formations de droite et Economiesuisse - ont pourtant diffusé près de huit fois plus d’annonces dans la presse que les opposants au projet. D’après une analyse de l’Année politique suisse, 921 publicités sont parues concernant la votation, et 813 d’entre elles soutenaient la RIE III (88%).

    Dernières semaines mouvementées
    Ces chiffres en font l’une des campagnes les plus intenses de ces dernières années, surtout lors des dernières semaines avant le vote.
    Durant cette période, 794 annonces ont été publiées, soit le cinquième plus grand total sur les 45 objets en votation depuis 2013. Seules des campagnes comme celle sur l’initiative sur l’immigration de masse ou l’initiative pour un salaire minimum ont généré plus de publicités.
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    RIE III : la presse sévère avec la droite et Maurer Tribune de Geneve - Lundi 13 Février 2017 - Mehr Themen

    http://www.tdg.ch/suisse/rie-iii-presse-severe-droite-maurer/story/21988264

    Une gifle, une débâcle, une mémorable raclée, une leçon pour Ueli Maurer, une leçon qui laisse des marques rouges sur le derrière : la presse se montre sévère avec la droite après le rejet massif des Suisses à la 3e réforme de l’imposition des entreprises (RIE III).
    « Six votants sur dix qui refusent un projet fiscal adoubé par le Conseil fédéral, c’est une déconfiture de première classe rarement vue en politique suisse », relève 24 Heures. Le journal lémanique estime que la droite imaginait pouvoir « à sa guise charger le bateau et ne pas tenir compte des éléments compensatoires réclamés par la gauche. Elle a juste oublié un acteur : le peuple ».

    « La petitesse du oui frappe les esprits », abonde le Quotidien Jurassien. « On est loin de la marge d’erreur que l’on peut trouver dans les sondages ».

    Priorités sociétales
    En vendant au peuple une réforme « prétendument taillée pour les petites entreprises du cru, alors qu’elle avantageait, en fait, les plus grandes sociétés », la droite s’est trompée, analyse La Liberté. « Les grands perdants auraient été les cantons et les villes. Et donc, in fine, la population, tout particulièrement ses couches les plus démunies », enchérit Le Courrier.

    Pour Le Matin, le citoyen a dit « au grand capital : ’Vous vous mettez assez d’argent dans les poches pour qu’on vous fasse encore ce cadeau fiscal, nous qui subissons la hausse du coût de la vie sans que les salaires suivent’ ».

    Avec le « oui » des Suisses à l’initiative de l’UDC demandant un retour des continents de travailleurs le 9 février 2014, le climat général envers les grandes multinationales s’est dégradé, juge 24 Heures.
    « Les priorités sociétales de l’époque, qui transcendent les systèmes politiques, ont déterminé les derniers scrutins à avoir chamboulé le monde : celui sur le Brexit en juin et l’élection de Donald Trump en novembre. La Suisse n’y échappe pas », remarque La Tribune de Genève.

    Complexité du scrutin
    Tous les médias relèvent à l’unanimité la complexité du scrutin. « Intérêts notionnels, patent boxes et autres artifices très techniques ont vite fait de passer, pour un public non averti, pour de nouvelles combines à contourner le fisc », écrit 24 Heures.

    « Que celui qui a compris le tableau de la brochure fédérale se dénonce ! », ironise d’ailleurs La Tribune de Genève, qui souligne que les Suisses se retrouvaient ainsi face à « une sorte de vote de confiance ». Or, « les incantations ne suffisent pas, quand les votants veulent savoir qui seront les gagnants et les perdants d’une telle réforme », note Le Temps.

    La droite a fait une erreur en surjouant la peur et en agitant la menace de pertes massives d’emplois, selon Le Matin et Le Courrier, ce dernier ajoutant que les Suisses ont « refusé de voter avec un pistolet sur la tempe ».

    Rappelant l’acceptation de l’initiative Minder en 2013, l’Agefi voit dans le résultat de ce week-end, une sanction contre l’économie. Le journal économique se demande d’ailleurs si elle ne devrait pas « tout simplement cesser d’apparaître dans ce genre de circonstance, laissant les partis politiques débattre à armes jugées moins inégales ».

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    #Suisse #Démocratie #Peuple #cadeaux_fiscaux #NON #Intérêts_notionnels #combines #imposition_des_entreprises #fiscalité #paradis_fiscaux #multinationales #Brexit #Trump #manipulatuin (en echec) #publicité (qui ne sert à rien) #arnaque

    • Un « non » ferme au dumping fiscal Le Courrier - Lundi 13 février 2017 -
      Gustavo Kuhn

      http://www.lecourrier.ch/146766/un_non_ferme_au_dumping_fiscal

      C’est une énorme gifle que se sont pris dans la figure les promoteurs de la RIE III. Malgré une campagne extrêmement agressive de la droite, basée sur un message catastrophiste propagé à coups de millions de francs, la population suisse a rejeté massivement cette réforme de l’imposition des entreprises truffée d’astuces et de ristournes spécialement destinées aux plus grandes d’entre elles, et seulement à elles.

      Un résultat salutaire. Il était d’abord temps que les Suisses disent « non » à l’assèchement des ressources des collectivités publiques et au dumping fiscal. Mais surtout, il était nécessaire que cette RIE III échoue. En cas d’acceptation de la réforme concoctée par le Conseil fédéral et le parlement, les grands perdants auraient été les cantons et les Villes. Et donc, in fine, la population, tout particulièrement ses couches les plus démunies.

      L’ampleur du « non » – qui a surpris jusqu’aux plus optimistes opposants à la réforme – démontre un double rejet : du fond et de la forme. Car si la population a renvoyé ce texte – qui s’inscrit dans une compétition fiscale exacerbée entre Etats européens, mais aussi entre cantons helvétiques – pour ne pas voir se vider les caisses publiques, elle a également refusé de voter avec un pistolet sur la tempe.

      Les citoyens et citoyennes n’ont heureusement pas cédé à la terreur qu’ont voulu semer les partisans de RIE III en agitant une fois de plus la menace de pertes massives d’emplois.

      Le message « il n’y a pas de plan B ! », martelé à l’envi par une droite plus arrogante que jamais, n’est pas passé. Et la rapidité avec laquelle le PLR a proposé dimanche après-midi d’élaborer au plus vite une nouvelle réforme, « en collaboration avec les cantons et les communes » cette fois, démontre bien – s’il fallait une preuve – qu’il ne s’agissait que d’un mensonge de campagne.

      Outre ladéfaite historique de la droite, il faut aussi saluer une belle victoire de la gauche. Celle-ci a en effet démontré qu’unie et combative, elle peut réaliser des miracles. Et même fissurer le bloc bourgeois, qui s’est, sur la fin, avéré moins soudé que d’ordinaire.

      Cette victoire doit désormais permettre au bloc progressiste de forcer une nouvelle réforme de l’imposition des entreprises, qui mette à niveau le taux d’imposition des multinationales. Mais sans inclure, cette fois, de mirobolants cadeaux en échange.

      Reste que le combat sera rude. Car les Chambres et le Conseil fédéral sont toujours largement dominés par la droite. Et la gauche du Parlement fédéral ne devra pas se contenter d’obtenir quelques réformettes en commissions, pour finalement avaliser une RIE III bis, toute juste délestée d’une ou deux « niches » choisies parmi les plus scandaleuses.

      #dumping_fiscal

  • @gonzo à propos des gens du Monde et pour éviter de faire de la pub à Soral, si c’est le docu que tu veux référencer, il y a plusieurs liens seenthis pour ne pas l’oublier :

    https://seenthis.net/messages/378461 avec une petit discussion qui ne demande qu’à être poursuivie

    ici tu peux voir le film depuis hier :
    https://www.youtube.com/watch?v=Fo7OLfYEF9M


    (à copier vite avant qu’il ne disparaisse)

    #le_monde (microcosmique)

  • 12月5日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-161205

    RT @fact59: Randy Brecker (born November 27, 1945) photo: Jan Scheffner pic.twitter.com/L1Gl2C2mka posted at 12:29:54

    RT @MovieKessler: The Tango Lesson (1997) dir. Sally Potter #Rain pic.twitter.com/nTcYwQq9qU posted at 12:24:20

    RT @Esoterica_GIKO: booklog.jp/item/1/B000J8Y… 司馬遼太郎が随筆等で書名をときどき挙げることからも知られる大航海時代の解説書。今と違い情報が限られていた70年代後半、一般人に向けた読みやすい文体で学術的に見ても内容が薄まっていない貴重な本。その上現在でもその情報価値は衰えていない posted at 12:22:27

    My Tweeted Times tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=rgp - top stories by @larrysa, @UweSteiner posted at 12:00:08

    Oh oh. twitter.com/WalkingDead_AM… posted at 10:39:05

    The latest Papier! paper.li/ChikuwaQ/13277… Thanks to @Stefanp55Stefan @fccjapan @presdl #amwriting #cadeaudenuit posted at 09:18:14

    Top story: Federal Officials to Explore Different Route for Dakota Pipeline www.nytimes.com/2016/12/04/us/…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp (...)