• La #multiplication réinventée | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-multiplication-reinventee

    Adaptation des proportions d’une recette, calcul de pourcentages, résolution de problèmes de $mathématiques, programmes informatiques… La multiplication est cruciale dans bien des domaines. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle soit l’une des quatre opérations algébriques rudimentaires enseignées à l’école – avec l’addition, la soustraction et la division. Or voilà que lors de travaux récents, Joris van der Hoeven, du Laboratoire d’#informatique de l’École polytechnique1, à Palaiseau (Essonne), et son collègue australien David Harvey, de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, sont parvenus à développer une méthode permettant de multiplier plus rapidement les #nombre_entiers (donc sans virgule). De quoi « aider à augmenter la vitesse de #calcul des #ordinateurs », se réjouit Joris van der Hoeven.

    • Problème : pour l’instant la nouvelle méthode n’est valable que pour de très grands nombres, « avec plus de 20 milliards de milliards de milliards de chiffres », détaille Joris van der Hoeven.
      […]
      « Des variantes de notre algorithme pourraient aussi être implantées dans des logiciels utilisant l’algorithme dit de la “transformation de Fourier rapide” (ou #FFT), utilisé couramment pour traiter et interpréter des signaux numérisés dans divers domaines : simulation informatique, mécanique des fluides, traitement d’images, etc. », ajoute l’informaticien.

  • Ces femmes qui ont compté dans l’ombre
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/06/05/ces-femmes-qui-ont-compte-dans-l-ombre_5471924_1650684.html


    photo apparaissant « par magie », donc non créditée

    On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

    L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

    Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

    Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

    Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

    #paywall

    • Nicole-Reine Lepaute — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicole-Reine_Lepaute


      Détail d’un portrait de Nicole-Reine Lepaute
      par Guillaume Voiriot, là aussi, il faut aller chercher l’auteur qui n’est pas mentionné dans les infos WP de l’image, mais en note de l’article…

      Nicole Reine Lepaute, née Étable, le 5 janvier 1723 à Paris, morte dans la même ville le 6 décembre 1788, est une calculatrice et astronome française. Elle est, avec Caroline Herschel et la marquise du Châtelet une des principales femme scientifique du siècle des Lumières.

      Son travail est souvent inclus dans celui d’autres auteurs, dont Jérôme de Lalande et son mari. Mais, s’il faut en croire Lalande, qui l’aimait beaucoup, elle était « un maître plutôt qu’un émule ». Elle a notamment aidé au calcul de la date précise du retour de la comète de Halley de 1759 et contributrice majeure au calcul de l’éphéméride astronomique La connaissance des temps.

    • On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

      L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

      Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

      Calculs faits à la main

      Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

      Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

      En remontant encore dans le temps, on arrive à une période où les calculs étaient faits à la main, et où la main en question était bien souvent féminine. Dans les années 1940, un membre d’un institut de mathématiques appliquées ose parler du kilogirl (kilofille) : la quantité de calculs qu’une femme peut produire en mille heures ! Vers 1880, l’astronome Edward Charles Pickering recrute, à Harvard (Massachusetts), une équipe de plus de 80 calculatrices féminines surnommées « harem de Pickering » et payées moins qu’un ouvrier.

      On sait que la comète de Halley est visible dans le ciel à peu près tous les soixante-seize ans. Sa trajectoire est perturbée par l’attraction de Jupiter et de Saturne. Au milieu du XVIIIe siècle, certains savants doutaient encore de la théorie de la gravitation de Newton. Le calcul de la date du retour de la comète fut un grand moment de l’histoire des sciences. En novembre 1758, l’académicien Alexis Clairaut annonce un retour « vers le mois d’avril de l’année prochaine ».

      Ce fut un triomphe quand sa prédiction se réalisa. La théorie est en effet due à Clairaut, mais les calculs monstrueux ont été effectués par Joseph Lalande et Nicole-Reine Lepaute qui « calculaient depuis le matin jusqu’au soir, parfois même à table ». Clairaut « oubliera » de remercier sa collaboratrice. La Ville de Paris rendra partiellement justice à Nicole-Reine, en 2007, en donnant son nom à une rue.

      Nicole-Reine Lepaute (1723-1788), calculatrice et astronome.

      En 2017, l’ingénieur de Google James Damore a été renvoyé après avoir affirmé que le manque d’informaticiennes était d’origine biologique.

  • NumWorks - La première calculatrice graphique avec Python
    https://www.numworks.com/fr

    Cette calculatrice scientifique est open source (hardware & software https://github.com/numworks/epsilon), programmable en python (qui semble au programme des lycéens).

    Le genre de truc qui m’aurait bien plu dans ma lointaine jeunesse. De plus existe une version simulée (gratuite) sur android ou iphone, et même sur navigateur : https://www.numworks.com/fr/simulateur

    #calculatrice_scientifique #numworks #open_source

    Les plus téméraires installent dessus un émulateur NES (il doit y avoir des cours moins intéressants que d’autres !).

  • Uni-Variate, Polynomial and Multi-Variate Regression using OLS/Normal Equation Approach (A-Z)
    https://hackernoon.com/uni-variate-polynomial-and-multi-variate-regression-using-ols-normal-equ

    Learn, Code and Tune…As I mentioned in my previous article:Implementation of Uni-Variate Linear Regression in Python using Gradient Descent Optimization from…apart from Gradient Descent Optimization, there is another approach known as Ordinary Least Squares or Normal Equation Method. This approach, by far is the most successful and adopted in many Machine Learning Toolboxes. There is a descriptive reason behind OLS/Normal Equation Method being successful and widely preferred for Gradient Descent, to which I will be coming in the latter half of this article. Firstly, let’s move on to the Approach and its Python Implementation, secondly, applying it on Practice Datasets and finally, describing intuitively that why this over-performs Gradient Descent.The Ordinary Least Squares approach for (...)

    #data-science #data-visualization #machine-learning #calculus #python3

  • affordance.info
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2018/08/fiabilite-facebook.html
    http://up6.typepad.com/6a00d8341c622e53ef00e54ff2c10e8833-220si

    par Olivier Ertzscheid

    Nous sommes en Août 2018 et le Washington Post nous apprend que Facebook vient de mettre en place un système de notation de la « fiabilité » de ses utilisateurs.
    Pourquoi un indice de fiabilité est une fable.

    En plus d’être déjà « classés » et indexés en fonction de nos activités, de nos géo-localisations ou de nos centres d’intérêts, nous allons désormais l’être aussi en fonction d’un score de crédibilité ou plus exactement d’un score de « fiabilité » ("Trustworthiness") étalonné entre 0 et 1 et dont seule la plateforme disposera.

    Facebook en réalité se moque de savoir si nous sommes « crédibles », c’est à dire de savoir si ce que nous écrivons ou relayons renvoie à une forme de vérité objectivable ; ce dont Facebook se soucie et ce qu’il veut donc désormais mesurer c’est bien notre « fiabilité », et la nuance est d’importance. La « fiabilité » est une métrique qui est raccord avec le moteur de la plateforme qui est la notion « d’engagement ». Ainsi un utilisateur néo-nazi qui relaie une info annonçant que les migrants mangent leurs enfants et qu’il va aller les jeter au bout de la terre qui est plate, ce néo-nazi est un utilisateur qui n’est pas une seconde crédible mais qui est en revanche totalement fiable dans la constance - par ailleurs navrante - de ses convictions. C’est cette fiabilité que Facebook cherche à quantifier pour - c’est en tout cas ce qu’ils prétendent - permettre de mieux repérer les faux-comptes ou ceux qui relaient le plus souvent de fausses informations.

    Sur le fond, on peut d’ailleurs se réjouir que Facebook préfère évaluer notre « fiabilité » plutôt que notre « crédibilité », l’inverse indiquerait en effet que la plateforme adopte une position morale pour définir ce qui est vrai / crédible et ce qui ne l’est pas. Et à l’échelle de 2,5 milliards d’utilisateurs ce serait excessivement dangereux. Et dans le même temps, l’exemple de l’utilisateur néo-nazi que j’ai choisi montre bien à quel point cette « fiabilité » ne permettra aucunement de résoudre le problème des logiques de désinformation ou de « fake news », qui, comme j’ai souvent essayé de l’expliquer, n’ont rien à voir avec l’information mais sont liées aux architectures techniques toxiques qui favorisent et entretiennent certains modes de circulation et de diffusion garants d’un modèle économique.

    Pour Facebook comme pour d’autres, le seul et unique moyen de revenir à des interactions saines à l’échelle collective est d’abandonner le modèle économique qui est le sien et qui continuera inexorablement de susciter diverses formes spéculatives du discours haineux. Ce qu’il ne fera jamais. Ce modèle économique définissant son rapport à la vérité au travers de l’unique vecteur de « l’engagement » (apparaît comme « vrai » ce qui suscite le plus d’engagement et donc d’interactions), et Facebook ne pouvant ni ne voulant abolir ce modèle, la plateforme s’attaque alors « logiquement » au rapport à la crédibilité de ses propres utilisateurs au travers de cette notion de « fiabilité ». C’est à dire qu’une fois de plus et conformément à une forme diluée de libertarianisme qui nourrit l’idéologie de la plateforme, celle-ci considère que la meilleure réponse ne se trouve pas à l’échelle collective mais à l’échelle individuelle. On en avait déjà eu la démonstration lors de la lettre de Zuckerberg à la nation Facebook en Mars 2017, dans laquelle pour résoudre les problèmes liés à la représentation de la violence ou de la nudité il avait renvoyé chacun à ses propres critères de tolérance ou d’acceptabilité.

    Et c’est enfin car derrière ce score de « fiabilité » ne cherche même plus à se cacher l’idée aussi folle qu’inquiétante d’une rationalisation automatisée ou automatisable d’un rapport individuel à l’information absout de tout rapport collectif à une quelconque forme de vérité(s) objectivable(s). Le solutionnisme technologique est intrinsèquement lié à une forme de relativisme moral individualiste.

    Même si, en première intention, on peut se rassurer en se disant, comme le rappelle Numérama qu’il s’agit juste pour la plateforme de « déterminer le degré de confiance que le site peut raisonnablement avoir face aux actions de chaque inscrit », même si ce « scoring » n’est qu’un « indice comportemental parmi des milliers d’autres », il est aussi et surtout une manière tout à fait perverse et biaisée de fabriquer des représentations sociales individuelles et collectives tout en se défendant de le faire, des représentations qui ne reposent le plus souvent que sur la dimension pulsionnelle du rapport à l’information.

    Libertarianisme (économico-politique), solutionnisme (technologique) et relativisme (moral) : la sainte trinité de l’évangile des plateformes.

    #Facebook #Calculabilité #Fiabilité

  • L’amour et les organisations productives, et tout particulièrement les entreprises, n’ont jusqu’ici pas toujours fait bon ménage. Et ce constat pourrait être aussi bien celui des managers et des chefs d’entreprise que celui des chercheurs (sciences de gestion, économie, sociologie, sciences de la communication…) qui ont pignon sur rue dans le domaine pourtant très vaste des recherches sur les organisations.
    Quels objectifs pour un tel projet ? Peut-on appréhender l’#amour comme un #calcul ?

    http://sms.hypotheses.org/10770

    #entreprise, #théorie_des_organisations, #théorie_de_l'amour, #souffrance, #sociologie, #gestion, #communication, #violence, #commandement

  • Mathematical secrets of ancient tablet unlocked after nearly a century of study

    Dating from 1,000 years before Pythagoras’s theorem, the Babylonian clay tablet is a trigonometric table more accurate than any today, say researchers

    (...) with potential modern application because the base 60 used in calculations by the Babylonians permitted many more accurate fractions than the contemporary base 10.

    (...) This is a rare example of the ancient world teaching us something new.

    https://www.theguardian.com/science/2017/aug/24/mathematical-secrets-of-ancient-tablet-unlocked-after-nearly-a-century-

    #IndianaJones
    #Pythagore
    #Babylone

  • Cette tablette Babylonienne vieille de 3 700 ans change l’histoire des #mathématiques - SciencePost
    http://sciencepost.fr/2017/08/tablette-babylonienne-de-3-700-ans-change-lhistoire-mathematiques

    « Notre recherche révèle que Plimpton 322 décrit les formes des triangles à angle droit en utilisant un nouveau type de #trigonométrie basée sur des ratios et non des angles et des cercles« , explique l’un des chercheurs Daniel Mansfield. « C’est un travail mathématique fascinant qui démontre un génie indéniable« .

  • #Trigonometry #Mathematics #Ancient #Babylonians #Babylon #IRAQ #Ou...
    https://diasp.eu/p/5955012

    #Trigonometry #Mathematics #Ancient #Babylonians #Babylon #IRAQ #Our #World

    Babylonians developed trigonometry ’superior’ to modern day version 3,700 years ago

    They also beat the Ancient Greeks to it, according to Australian academics

    Friday 25 August 2017 by Ian Johnston

    The Ancient Babylonians knew about a form of trigonometry more advanced than the modern-day version – about 1,000 years before its supposed invention by the Ancient Greeks, academics in Australia say.

    The astonishing claim is based on a 3,700-year-old clay tablet inscribed with a table of numbers.

    Known as Plimpton 322, it is already known to contain evidence that the Babylonians knew Pythagoras’ famous equation for right-angled triangles, long before the Greek philosopher gave his name to it. (...)

  • Mathematical secrets of ancient #tablet unlocked after nearly a century of study | #Science | The Guardian

    https://www.theguardian.com/science/2017/aug/24/mathematical-secrets-of-ancient-tablet-unlocked-after-nearly-a-century-

    [...]

    “A treasure trove of Babylonian tablets exists, but only a fraction of them have been studied yet. The mathematical world is only waking up to the fact that this ancient but very sophisticated mathematical culture has much to teach us.”

    They suggest that the mathematics of Plimpton 322 indicate that it originally had six columns and 38 rows. They believe it was a working tool, not – as some have suggested – simply a teaching aid for checking calculations. “Plimpton 322 was a powerful tool that could have been used for surveying fields or making architectural calculations to build palaces, temples or step pyramids,” Mansfield said.

    As far back as 1945 the Austrian mathematician Otto Neugebauer and his associate Abraham Sachs were the first to note that Plimpton 322 has 15 pairs of numbers forming parts of Pythagorean triples: three whole numbers a, b and c such that a squared plus b squared equal c squared. The integers 3, 4 and 5 are a well-known example of a Pythagorean triple, but the values on Plimpton 322 are often considerably larger with, for example, the first row referencing the triple 119, 120 and 169.

    ||

    via https://diasp.eu/posts/5951983

    #mathématique #calculateur #antiquité #Babylone
    #trigonométrie

  • How Did Anyone Do Math in Roman Numerals?

    Hacker News Comments: https://news.ycombinator.com/item?id=14818633

    Source: http://www.washingtoncitypaper.com/columns/straight-dope/article/20854121/how-did-anyone-do-math-in-roman-numerals

    [...]

    And basic Roman arithmetic is largely rather simple, even for those of us spoiled by Arabic notation. Addition is no sweat, because complex Roman numbers already use what math pros call additive notation, with numerals set beside one another to create a larger number. VI is just V plus I, after all. To add large numbers, simply pile all the letters together, arrange them in descending order, and there’s your sum. CLXVI plus CLXVI? CCLLXXVVII, or CCCXXXII. And one of the advantages of the Roman system is that you don’t need to memorize multiplication tables. What’s VI times VI? Six Vs and six Is, which converts to three Xs, a V, and an I: XXXVI.

    [...]

    You’ll notice I haven’t mentioned long division—that’s where positional value really pays off. What’s CCXVII divided by CLI? The pile-and-sort method isn’t going to work here. For this one, as well as for the multiplication of larger numbers, you need an abacus. Not too much physical evidence survives, but judging from references in poems by Catullus, Juvenal, and others, and from contemporary devices found in Greece, the standard Roman abacus used glass, ivory, or bronze counters placed on a board marked off into rows and columns. (The counters were at first made of stone and called calculi or “pebbles,” the obvious root of several math-related words in English.) A later, more portable version (and this one we’ve found examples of) consisted of a metal plate with beads that slid back and forth in slots.

    [...]

    via https://diasp.eu/p/5775783

  • Montrer la dette, pour cacher les dividendes. Le Grand Soir - Fabrice AUBERT - 2 Mars 2017
    https://www.legrandsoir.info/montrer-la-dette-pour-cacher-les-dividendes.html
    . . . . . . . .

    REVENONS A LA DETTE : Une fois analysée les raisons de la dette, il nous faut aborder son remboursement et ses modalités.

    La dette d’un ménage ? Quand un ménage s’endette pour acheter une maison, pensez-vous que le banquier calcule le ratio d’endettement, en prenant le montant total emprunté et en le rapportant au revenu annuel ??? Dans ces conditions, il n’y aurait aucun prêt accordé…Non le calcul fait est de prendre le montant emprunté, de le diviser par le nombre d’annuités prévu, et là de le rapporter au revenu annuel.

    La dette de l’Etat : Et alors que l’Etat a ce pouvoir extraordinaire de lever l’impôt, pour éventuellement augmenter les ressources, pouvoir que n’a pas le salarié isolé (« d’augmenter son salaire ») , les marchés financiers imposent, via les agences de notation, un ratio de Dette sur P.I.B annuel, et ce alors que de plus, la durée de remboursement de nos titres de dettes est environ de 7 ans.

    Jean-Luc MELENCHON a donc raison de rapporter la dette dite publique, non à une seule année mais calculée sur 7 ans et dans ces conditions, le ratio n’est plus de 90 % d’endettement, mais d’environ 12 %... évidemment ça change la donne…


    UN ENFANT NAITRAIT AVEC UNE DETTE SUR LA TETE ? C’est d’une « niaiserie absolue » …, pire c’est de l’idéologie pure. La thèse libérale consiste à dire qu’avec le niveau d’endettement public, un enfant naitrait aujourd’hui, avec une dette de 20.000 euros… Une fois de plus, si l’on prend l’exemple du ménage, une banque, pour effectivement calculer le risque pris de vous « prêter » de l’argent, prendra en effet en compte votre niveau d’endettement, mais elle regardera aussi votre patrimoine, et sa valeur estimée, qu’elle traitera comme un actif et défalquera de l’endettement. Il s’agit ici d’une simple règle comptable classique. Hors si l’Etat a des dettes, il a aussi un Patrimoine… que nous célébrons chaque année d’ailleurs (« Journée du patrimoine »  : 17 et 18 Septembre 1016), qu’il faut donc défalquer de notre Dette….

    Appliqué à l’Etat, ce calcul arithmétique simple montre qu’en définitive, loin de naitre avec une dette de 20.000 euros sur sa tête, notre bébé Français, nait avec un crédit de 12.000 euros…Je vous livre ici, les détails de l’analyse effectué par l’O.F.C.E : « Chaque nouveau-né français a une dette de 20.000 euros sur les épaules, s’est inquiété Nicolas Sarkozy jeudi soir. Mais ce calcul ne tient aucun compte des actifs détenus par l’Etat. Au contraire, un bébé français hérite en réalité d’une richesse nette à sa naissance. En cause, le déficit chronique de la France, ininterrompu depuis 1974, « dernier budget en équilibre », a rappelé Nicolas Sarkozy. Tant et si bien que la dette au sens de Maastricht (passif de l’Etat, des collectivités locales et des régimes de sécurité sociale) a atteint 64,2% du PIB en 2007. Soit 1.209.497 milliards d’euros. Selon les chiffres Eurostat, la dette moyenne de la zone euro est en effet de 66,2% du PIB en 2007. Celle de l’Allemagne de 65%. La Belgique affiche une dette de 84,9%, la Grèce, 94,5%, l’Italie, 104%. Et c’est encore loin de la dette du Japon, qui atteignait 159% en 2006. « Il n’y a donc pas de singularité française sur ce point », commente Mathieu Plane. Gare au fétichisme des chiffres. Car comme tout compte de patrimoine, celui de l’Etat comporte un passif, la dette, mais il inclut également les actifs qu’il détient. Et en l’occurrence, l’Etat n’est pas nu. D’abord, l’Etat possède des actifs financiers, 742 milliards d’euros en 2006. De l’or, des dépôts ou encore des parts dans des entreprises publiques cotées. Car l’Etat français est un actionnaire, et un gros. Selon l’Agence des participations d’Etat, leur valorisation dépassait 162 milliards d’euros au 24 avril. Dont 100 milliards rien que pour EDF.

    Aussi, la dette financière nette de la France n’était en réalité que de 38,2% du PIB en 2006 (dernier chiffre connu). Soit un niveau proche de 1995, alors que la dette au sens de Maastricht, elle, a augmenté. Mais entre-temps, la valeur du portefeuille boursier de l’Etat a profité de l’euphorie boursière. « On peut à bon droit s’interroger sur la priorité donnée à la réduction de la dette », estime Mathieu Plane. « Car compte tenu des actifs financiers, elle n’est pas si grande que ça. Tout au moins, la France n’est pas du tout le mauvais élève de l’Europe en la matière. Alors qu’elle l’est clairement en matière de chômage », observe l’économiste. Plus encore, l’Etat détient des actifs physiques ou immobiliers. Des terrains, des bâtiments, des infrastructures, dont la valeur est tenue à jour par l’Insee. « Si on comptabilise l’ensemble de ces actifs, les administrations publiques ne présentent plus une dette mais une richesse nette », calcule Mathieu Plane. Elle représentait 37,8% du PIB en 2006. Cette richesse a d’ailleurs augmenté de plus de 22 points de PIB entre 1995 et 2006. Les administrations publiques se sont enrichies dés lors que, boom de l’immobilier aidant, la valeur des terrains détenus par l’Etat a explosé : de plus de 200% en 10 ans ! Autrement dit, « le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18.700 euros mais il hérite au contraire d’un actif net de 11.000 euros », corrige Mathieu Plane. 

    ET LES DIVIDENDES ? C’est sur ce plan qu’évidemment les libéraux sont les plus discrets. La théorie libérale stipule qu’en fait les dividendes, sont la rémunération du capital et que dans une * « économie de marché », plus les dividendes sont élevés, plus cela signifie que le Capital est efficace. C’est ce qui est appelé la « juste rétribution des facteurs ». _ Si dans un Pays on assiste à une baisse salariale et à une hausse des dividendes, cela signifie simplement, si l’on applique la théorie, que le facteur travail a une mauvaise productivité et qu’au contraire le capital a une bonne productivité. Hors, selon les informations disponibles, la France serait championne d’Europe de la distribution de dividendes. Le problème, c’est que dans la réalité, le capital est inefficace et c’est notre productivité du travail qui, étant l’une des plus élevée au monde sauve le système de la déroute…

    . . . . . .
    #Dette #Calcul #dividendes #finance #économie_de_marché #PIB #Etat #Calcul #richesse #Déficit #Eurostat #France #Mathieu_Plane #Fabrice_Aubert #O.F.C.E

  • Le Conseil de Paris a effectué un nouveau vote concernant la dénomination des rues autour de la Halle Freyssinet, et le couperet est tombé : il n’y aura pas de rue Steve Jobs autour du futur incubateur de start-up. Comme l’explique à l’AFP Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo, le nom « ne fait pas l’unanimité » et n’a donc pas été proposé « au nom d’une tradition de compromis ».

    À la place, trois nouveaux noms ont été choisi : Ada Lovelace, la programmeuse Betty Holberton, et la chercheuse en informatique Karen Sparck Jones. La demande de parité dans les noms de rues de la capitale aura donc été entendue.
    http://mashable.france24.com/monde/20161202-rue-steve-jobs-paris-halle-freyssinet-ada-lovelace?ref=t
    #parité #womenintech

  • Quelques trucs à savoir avant de décréter que vous êtes nul en #maths | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/110645/maths-nuls

    Il faut en faire donc (sous forme d’exercices, de jeux) et bien maitriser des outils simples comme les tables de multiplication mais aussi d’addition (avoir mémorisé les additions simples type 2+3, 4+5 etc) qui sont essentiels. Il faut aussi maîtriser la composition/ décomposition des chiffres. Pour être bon en calcul mental il faut savoir que 25 plus 32 c’est vingt plus trente et 5 plus 2. Bref, acquérir tout ce qui permet de compter rapidement.

  • L’ordinateur est-il en train de devenir quantique ?
    http://www.franceculture.fr/emissions/science-publique/l-ordinateur-est-il-en-train-de-devenir-quantique

    Fantasme des physiciens depuis des décennies, l’ordinateur quantique laisse encore certains spécialistes dubitatifs. Il apparaît pourtant chez IBM ou le canadien D-Wave. Google l’étudie. Le quantique multiplierait par plusieurs millions la puissance informatique. Rêve ou révolution en marche ?

    #Calculateur_quantique #D-Wave #Google #Informatique #Informatique_quantique #International_Business_Machines #Mécanique_quantique #Physique_quantique #Qubit #Recherche_scientifique

  • La faute à l’algo.
    http://binaire.blog.lemonde.fr/2016/02/22/la-faute-a-lalgo/#xtor=RSS-32280322

    Le mot « algorithme », qui désigne un objet bien précis en informatique, est utilisé dans la presse pour n’importe quelle utilisation de n’importe quelle technologie informatique dans n’importe quel cadre. Dans ce chaos médiatique, l’informaticien ne retrouve bien souvent pas ses petits.

    #algorithme #informatique #calcul #intelligenceartificielle

  • Investigan la financiación del régimen iraní a Podemos
    http://www.larazon.es/espana/investigan-la-financiacion-del-regimen-irani-a-podemos-FB11672766

    Irán ha financiado supuestamente con cinco millones de euros al secretario general de Podemos, Pablo Iglesias, y a su más estrecho círculo de colaboradores

    http://www.abc.es/espana/abci-iran-paga-700000-euros-anuales-entramado-comunicacion-podemos-201601150913_
    Irán paga 700.000 euros anuales al « entramado de comunicación de Podemos »

    http://okdiario.com/investigacion/la-udef-dice-que-iran-financio-ilegalmente-72-000-euros-de-la-campana-de-p
    Irán “financió ilegalmente” 72.000 euros de la campaña de Podemos

    http://www.rfi.fr/europe/20160115-espagne-podemos-accuse-financements-iran-pablo-iglesias-droite
    il aurait touché 93 000 euros entre 2013 et 2015 de la part de l’Iran

    http://www.lepoint.fr/europe/espagne-la-droite-reclame-des-explications-sur-un-suppose-financement-de-pod
    Le journal ABC affirme qu’elle a reçu entre 2012 et 2015 des financements iraniens à hauteur de 9,3 millions d’euros

    Dans certains cas, il y a visiblement un problème de décimale ! Merci d’avance de fournir d’autres chiffrs si vous en trouvez !

    #podemos #calculs_intéressés

  • Introducing Guesstimate, a Spreadsheet for Things That Aren’t Certain
    https://medium.com/guesstimate-blog/introducing-guesstimate-a-spreadsheet-for-things-that-aren-t-certain-2fa54aa

    Guesstimate, a spreadsheet that’s as easy to use as existing spreadsheets, but works for uncertain values. For any cell you can enter confidence intervals (lower and upper bounds) that can represent full probability distributions. 5000 Monte Carlo simulations are performed to find the output interval for each equation, all in the browser.


    http://getguesstimate.com

    #statistiques #calculs #marrant #tableur

  • Bravitude : Le gouvernement contre les APL sous condition de ressources - Ration (de confusion et d’escamotage, de fabrication étatico-médiatique de la #xénophobie)
    http://www.liberation.fr/france/2015/11/03/le-gouvernement-contre-les-apl-sous-condition-de-ressources_1410954

    Dans l’hémicycle mercredi, l’exécutif s’opposera aux amendements pourtant votés par sa majorité en commission .

    Le gouvernement démine à tour de bras. S’étant déjà mis à dos une partie des retraités modestes avec un bug fiscal et les élus locaux sur la dotation globale de fonctionnement, l’exécutif désamorce un dossier potentiellement explosif : celui des #aides_personnalisés_au_logement que sa majorité voulait conditionner aux ressources des familles.

    Soucieux d’éviter de voir les étudiants former des cortèges en pleine période électorale, Matignon a ainsi choisi de ne prendre aucun risque et annonce à Libération vouloir s’opposer ce mercredi à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi de finances, à deux amendements pourtant adoptés par sa majorité, jeudi dernier, en commission. Pour récupérer plusieurs centaines de millions d’euros - et financer de nouvelles aides à la pierre et les mesures d’accueil pour les #réfugiés le gouvernement propose ainsi plusieurs mesures de réformes des APL. Parmi elles, les députés PS avaient eux choisi de modifier « le mode de #calcul » pour les étudiants « âgés de moins de 28 ans [...] et qui ne sont pas en situation de rupture familiale ».

    Ce changement devait tenir compte des « ressources des parents et de l’éloignement géographique entre le lieu d’études et le domicile des parents ». « Cet amendement vise à mieux #cibler les aides vers les étudiants qui en ont le plus besoin », avait justifié le député PS du Val d’Oise, #François_Pupponi dans l’exposé de cet amendement [des élus PS veulent apparaître en défense de leurs mandants putatifs en proposant de réserver des allocs aux vrais pauvres, ndc] . Beaucoup de députés y voient pourtant une mesure de « #justice_sociale » mais savent que toucher aux APL est explosif. « Ça peut prendre des proportions épouvantables, met en garde une députée, pourtant favorable à la mesure. Si ça part dans le mauvais sens, on peut être très mal. » Principal syndicat étudiant, l’Unef estime que cela revient à « priver jusqu’à 500 000 jeunes d’une aide », qui contraindrait une partie d’entre eux à « retourner vivre chez leurs parents » . La Fage dénonce, elle, une attaque contre les « classes moyennes ».

    Mercredi cet amendement sera tout de même « présenté » en séance, confirme le rapporteur de la mission Logement, le député PS Daniel Goldberg (Seine-Saint-Denis), mais « retiré avant le vote » [avec de telles palinodies parlementaires, il ne reste plus qu’à lancer de nouveaux sondages pour monter qu’un exécutif d’experts non élus aurait les faveurs des électeurs, tant qu’à répondre dans les cases proposées, cela signifie aussi : notre vote n’a pas de conséquences, démerdez vous entre dominants, ndc] . En revanche, les députés socialistes veulent voir pousser [sic] l’exécutif à être plus souple [sic] sur les nouveaux critères censés encadrer à l’avenir les APL pour récupérer 225 millions d’euros en 2016 .

    Avec ces derniers mots, la bouillie journalistique n’occulte finalement plus tout à fait la vigueur du coup de couteau. Ce dernier a été rendu incompréhensible, qui est visé ? comment ? rien n’en a été dit, rien n’en sera dit.
    Avec le titre de l’article, tout avait mal commencé puisque, comme chacun sait (sauf Ration ?), le droit à allocation logement et son montant est par construction tributaires des conditions de #ressources. Lesquelles ? comment ? ces questions n’ont pas lieu d’être dans le débat et l’espace public.

    On a vu l’Unef jouer une crédibilité ruinée parmi les étudiants en faisant mine d’ignorer que la réforme va prendre en compte des #loyer_plafond pour rendre dégressifs les montants versés, ce qui attaquera un grand nombre d’étudiants qui paient les petites surfaces les plus chères au m2. Cet escamotage est, sans surprise de la part de ce syndicat jaune, un soutien tacite au programme néolibéral du PS.

    Voilà, le projet de réforme prévoie d’instaurer une #dégressivité des allocs logement en fonction de l’épargne, du patrimoine et de l’ampleur des dépassements de loyers plafonds tout à fait « théoriques ». On en dira rien mais c’est la faute aux #migrants.

    • Réforme des aides au logement : les députés amendent la proposition du Gouvernement, ou quand les comptable commencent à mesurer les effets sociaux et les risques politiques...
      http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/logement/20151102.OBS8677/reforme-des-aides-au-logement-les-deputes-amendent-la-propositi

      Les députés ont relevé le loyer à partir duquel l’APL serait dégressive : au lieu de correspondre à 200 % du montant du loyer plafond actuel comme le voudrait le gouvernement, il serait de 280 %.

      A Paris et sa petite couronne, des loyers représentant deux fois le loyer-plafond applicable à cette zone sont malheureusement plus la norme que l’exception et les locataires n’ont pas nécessairement le choix face à une offre limitée", justifie Christophe Caresche [un des multiples ministres de l’intérieur potentiel du PS, ndc].

      Donc, on ne réduira pas les loyers (le soit disant encadrement des loyers permet, dans les quartiers les moins chers de Paris, un loyer légal hors charges de 500€ pour 20m2, de 750€ pour 30m2) et il sera possible à Paris et en petite couronne de toucher une APL non réduite avec 840 euros de loyer hors charges pour une personne seule. Et bien sûr on continuera à devoir exciper d’un revenu 3 fois supérieur au loyer hors charges pour entrer dans un logement.

      #rente_foncière

    • Ben oui @rastapopoulos, mais non. Là je crois qu’on passe à un niveau inédit, assez différent quant à la manière de fabriquer la guerre de tous contre tous, de chacun contre tous les autres, pendant que prospère actuellement le seul collectivisme réellement existant, celui des capitalistes, de la bourgeoisie.

      Ce que dit cette communication (guerre à l’entendement) c’est « si vous êtes pauvres, si vous vous appauvrissez, si on vous rabote l’APL, si l’huissier arrive, si vous risquez l’expulsion, c’est à cause des migrants ». Il y’a là quelque chose de spécifique et aussi d’étrange, s’agissant d’une mesure d’état qui pouvait être revendiquée au nom de la gestion, de l’équité (tous baratins qui sont aussi présents mais de manière peu insistante, trop rebattus sans doute, la com est aussi guerre de mouvement...) puisque dire « c’est la faute aux migrants » c’est dire aussi « nous sommes raisonnables (on expulse, on flique) et humains (on accueille, un peu) mais nous avons pris la décision de payer pour eux avec vos allocs », c’est à la fois s’éxonérer de la responsabilité de la réforme, et la revendiquer.

      Je vois venir d’ici le qualificatif « schizophrénie », mais alors au lieu d’en rester à l’usage du terme comme insulte, elle créerait quoi cette schizophrénie là ?

      Ce qui migre, ce qui est déplacé avec ces propos c’est le discours délétère sur l’armée industrielle de réserve (c’est les migrants et les chômeurs qui sont responsables du blocage ou de la baisse du salaire), c’est le discours nationaliste sur la division internationale du travail (pardon, mais il n’y a plus d’emploi pour vous car les Chinois le font pour moins cher), ils migre de la sphère emploi/salaire direct vers celle de besoins fondamentaux (et pas de l’emploi...) dont la prise en charge partielle avait été socialisée, et dont la socialisation (toujours plus partielle) est désormais utilisée non pas simplement pour mener la guerre aux pauvres mais pour créer la #guerre_entre_pauvres. On pourra y voir une manière de revitaliser la foi dans l’emploi, qui si on en use correctement à titre individuel devrait être suffisant pour ne pas dépendre de l’APL. Mais ce qui est plus spécifique ici est que l’état xénophobe sous traite aux précaires la gestion de la guerre aux pauvres, l’idéologie idoine était là, il s’agit de mieux en faire usage, de désolidariser encore et encore.

      Quant en janvier 1998, Jospin a déclaré, en réponse aux mobilisations de chômeurs et précaires, « je préfère une société de travail à l’assistance » sa dénonciation de l’assistance assumait pour le compte du PS tout entier un retournement complet par rapport aux traditions de solidarité de la Révolution française et des autres moments émancipateurs que l’histoire a connu. Et, plus que le passé lointain, ce qui était à l’oeuvre c’était l’explicitation d’une position contre révolutionnaire, au présent. Avec ces assonances au « le travail c’est la liberté » dont Sarkozy usera en 2007 pour sa campagne, ce sont des remugles du nazisme qui servent de toile de fond à la parole et à l’action publique. Tout comme avec cette dose de « social » où est mise en scène la dignité du travailleur national, et dans ce cas celle du travailleur pauvre, ce français de la diversité qui sait sacrifier son égoïsme aux nécessités de l’économie, démuni mais digne, un travailleur pauvre dont la dignité est el modèle dont fainéants et parasites de l’état social ont à prendre exemple (vers le plein emploi précaire), sous peine de déchéance matérielle et morale.

      Quand Valls déclare en septembre 2013 « Les Rroms ont vocation à rentrer en Roumanie », c’est une réplique tardive, affaiblie mais néanmoins terrible, du vote des pleins pouvoirs à Pétain qui nous est vomie en pleine face. La Nation est généreuse, la République est intégratrice, mais ne soyons pas naïfs, leur identité les en sépare, c’est par leurs meneurs que - comme disaient les P"C" staliniens - ils s’en excluent d’eux mêmesL Le débat sur l’identité nationale proposée par Sarkozy a donc été tranché parmi ses collègues. Depuis des similis pogroms (qui n’en étaient heureusement pas car il n’y eu pas de morts) ont eu lieu, des voisins se chargeant d’ajouter une expulsion de bidonville autogérée à toutes celle répétitivement réalisées par les préfectures.

      Quand aujourd’hui une obscure ministre du logement fait sa com’ en attribuant aux migrants l’appauvrissement et la précarisation que leur réforme de l’APL est en train de programmer, à quoi a-t-on affaire ? Personne ne fait attention, non seulement à la brutalité de la mesure qui s’annonce mais à ce qui est supposée la justifier. Qu’est ce que ça signifie ? Ça semble fou.
      Je ne suis pas surpris, personne ici ne l’est j’imagine, que le gouvernement vise à faire des économies aux détriment des prolos et autres précaires. Mais lorsqu’on nous dit, « nous sommes généreux avec les migrants, un état bienveillant, et cela va vous coûter à vous, les démunis », je suis étonné. La manœuvre est ignoble, abjecte, haïssable. Mais je ne la comprends toujours pas. Je me demande ce qui peut bien être visé par cette manipulation perverse : faire grimper un FN tout juste en train de penser à s’implanter dans les quartiers et banlieues pour jouer de l’urgence à sauver la démocratie à la prochaine votation ? Attribuer aux pauvres la montée d’un FN (comme elle fut attribuée aux ouvriers, quitte à gommer la prépondérance de l’abstention parmi eux) qui deviendrait (avec, au premier chef, le millénarisme musulman le plus mortifère comme ennemi utile et quelques micro refuges idéologiques ou contre culturels rescapés des mouvements extraparlementaires du XXème siècle) l’un des seuls recours disponible pour qui refuse que l’économie, la politique du capital, règne en maître sans qu’aucune invention politique n’intervienne ?
      Avec quelle digues sont ils en train de chercher à canaliser la violence, le refus ? Et à quel prix ?

      Faute de comprendre, car après tout, ce qui précède est déjà inscrit dans la situation, une touche personnelle est peut-être à prendre en compte. Depuis son appartenance à une deuxième génération d’immigrés (faussement présentée comme antifranquiste), Valls est l’exemple et le défenseur farouche d’une intégration profondément normalisatrice. Devenir français c’est devenir un dominant, ou au moins vouloir l’être. On peut et doit traiter le dernier venu moins bien qu’un chien, et si on est au bon endroit pour participer aux grosses subtilités actuelles, prétendre avoir inventée une SPA renouvelée pour quelques abandonnés. (love love love disait une chanson, Valls obéissant à ses conseillers a essayé de jouer cette carte en déclarant son « amour »... aux agriculteurs de la FNSEA, leur solidarité est réelle mais on peut parier quelle repose sur de tout autre sentiment, l’admiration pour les milliardaires de Macron parait plus sincère).

      On ne peut accueillir toute la misère du monde (et on sait qu’ils sont en train d’essayer d’organiser un tri drastique) doit devenir une évidence sensible, partagée. On en prend notre part, eh bien cela suppose des sacrifices.

      Pour faire accepter ce discours, il faut mettre de côté toutes les observations qui montrent et prouvent l’apport économique des migrations, s’aligner sur ce qui peut être ressenti par exemple dans les queues devant les CAF : il y a trop d’étrangers (y compris le cas échéant lorsque j’en suis un moi même) pour que ma part de gâteau ou mes miettes ne s’en trouve pas réduite et menacée.
      Comme Ménard avec les cordes à linges.

      Peur, misère matérielle et morale, le paysage devient terrifiant.

      #socialistes_ni_oubli_ni_pardon

    • “Baisse des APL : le Front national surfe sur l’erreur de communication [?] du gouvernement", et bien d’autres sur des post presse, sur twitter attribuent le rabotage au coût de l’accueil des migrants
      http://www.huffingtonpost.fr/2015/09/30/baisse-apl-front-national-budget_n_8220106.html

      Le gouvernement annonce une économie de 225 millions d’euros sur les APL dont 120 millions seront consacrés à l’accueil des réfugiés ? Il n’en fallait pas moins pour que le Front national s’engouffre dans la brèche et instruise un procès en « préférence étrangère » à l’encontre du gouvernement.

      Car oui, en annonçant un coup de rabot sur des prestations sociales justifié en partie par l’aide aux migrants, le gouvernement a offert un boulevard au parti de Marine Le Pen. « Le summum du révoltant ! », a par exemple tweeté le numéro 2 du parti, Florian Philippot. « Les Français les plus modestes sacrifiés pour l’accueil des clandestins », a surenchéri Nicolas Bay, secrétaire général du FN.

      Il faut dire que l’occasion est trop belle pour le Front national dans la mesure où 500.000 bénéficiaires devraient voir leur allocation baisser selon les estimations faites dès l’annonce de cette mesure. Pourtant, le gouvernement avait pris soin ces dernières semaines de contrecarrer la communication du Front national en expliquant que l’accueil des migrants ne se faisait pas au détriment des Français.

      Mais en donnant l’impression de déshabiller Paul pour habiller Jacques, le gouvernement contredit donc la ligne qu’il s’était fixé... Pour le plus grand bonheur du Front national.

      « On ne prend pas aux Français »

      Sur le plateau de « Des Paroles et des Actes » le 24 septembre, Manuel Valls avait pourtant balayé cet argument. « On ne prend pas aux Français, ou à ceux qui vivent en France, on n’oppose pas. Il n’y a pas cette concurrence des pauvretés », avait indiqué le premier ministre.

      « Il y a une tradition d’accueil, il faut pleinement la respecter », avait-il ajouté. « C’est ce que nous faisons avec les communes, avec l’Etat, l’hébergement d’urgence, qu’il ne faut pas confondre avec l’habitat social (...) Il y a des solutions, et en Île-de-France, ce sont des bâtiments qui, pour la plupart, étaient désaffectés » qui accueillent les réfugiés, a-t-il affirmé. « C’est ça qui est insupportable dans notre pays parfois, l’opposition entre les publics », avait déploré l’ancien ministre de l’Intérieur, répondant indirectement à l’extrême droite qui accusait déjà le gouvernement de pratiquer la « préférence étrangère ».

      Sauf que, en expliquant qu’on piochait dans des prestations sociales pour financer l’accueil des réfugiés, le gouvernement a lui même versé dans la confusion entre hébergement d’urgence et logement. Croyant bien faire en annonçant un geste envers les réfugiés censé amoindrir le coût social d’une annonce anxiogène (la baisse des APL) [le « croyant bien faire » m’échappe, bien faire quoi ? ndc] , le gouvernement a donc involontairement _ [?!?] _ donné du grain à moudre au Front national. Autrement dit, c’est ce qui s’appelle « tendre le bâton pour se faire battre ».

      Le PS nous dit "le grand remplacement, il commence chez toi, qui ne pourra plus raquer ton probloc".