• En Californie, Walmart accusé d’éliminer illégalement des déchets dangereux - Le Temps
    https://www.letemps.ch/economie/californie-walmart-accuse-deliminer-illegalement-dechets-dangereux

    Walmart est accusé de s’être, « au cours des six dernières années », débarrassé de « déchets dangereux dans des décharges locales qui ne sont pas équipées ou autorisées à recevoir ce type de déchets », selon un communiqué commun.

    Piles, aérosols, pesticides, produits de nettoyage toxiques, déchets électroniques ou encore restes de peintures ont ainsi été déversés dans des déchèteries locales, et non dans des déchèteries à même de traiter ces déchets pour éviter qu’ils ne polluent l’environnement. Des informations confidentielles sur les clients ont également terminé dans ces déchèteries.

    #déchets

  • California issues formal objection to Activision Blizzard’s $18 million settlement | VG247
    https://www.vg247.com/activision-blizzard-dfeh-settlement-objection

    California’s Department of Fair Employment and Housing has issued a formal objection to the recent settlement publisher and developer Activision Blizzard made with the Equal Employment Opportunity Commission, with the DFEH noting it could cause “irreparable harm” to its ongoing legal proceedings.

    L’accord de $18 M annoncé récemment pour clore les accusations d’agressions sexuelles, discriminations, ou encore de viol de la part de certains employés d’Activision Blizzard ne suffira peut-être pas à calmer les autorités judiciaires qui souhaitent poursuivre leurs investigations.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #blizzard #procès #justice #discrimination #sexisme #ressources_humaines #frat_boy #culture_toxique #environnement_toxique #états-unis #californie #j._allen_brack #jen_oneal #mike_ybarra #jesse_meschuk

  • « L’univers qui craquait et puis cette fissure
    Qui un jour après l’autre diminue le futur,
    Quand la Californie sombrera dans l’azur,
    Tout ça me laissait froid comme le scorpion, mon frère. »

    Lavilliers/ Night Bird / 1981

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Azur.svg

    Azur, essence française, ancienne composante de Total

    ______

    Marée noire. La Californie souillée par le pétrole offshore

    https://www.humanite.fr/maree-noire-la-californie-souillee-par-le-petrole-offshore-722613#xtor=RSS-

    « Près de 500 000 litres d’hydrocarbures se répandent depuis dimanche le long des côtes. La fuite serait due à une avarie sur un oléoduc reliant des plateformes construites à 13 kilomètres au large.

    Des compagnies d’exploitation pétrolière qui ne répondent pas aux appels, alors qu’une alerte à la marée noire est en cours : une goutte de brut dans un océan de colère, qui en rajoute à celle qui gronde en Californie. Depuis ce week-end, cet État du sud des États-Unis est confronté à une fuite de pétrole le long de ses côtes. L’équivalent de 3 000 barils de pétrole se sont déjà échappés dans le Pacifique, soit autour de 500 000 litres. Au total, on estimait, dimanche, que la nappe couvrait une superficie de près de 34 km2 (18 milles carrés). Plages souillées, oiseaux englués, poissons sur le dos, activités de pêche interdites… les dégâts économiques et environnementaux sont tout aussi classiques que conséquents, et pourraient encore s’aggraver. (...) »

    #économie #énergie #écologie #politique #pollution #affairisme #société #pétrole #californie #azur #vangauguin

  • Activision Blizzard settlement is a « slap in the face, » workers say - Axios
    https://www.axios.com/workers-activision-blizzard-settlement-896d7759-0570-4852-8e2e-7a5b01565ce0.h

    Un collectif de travailleurs du jeu vidéo et de la tech regrette le relativement faible montant des indemnités allouées aux salariés ayant souffert des conditions de travail toxiques chez Blizzard Entertainement.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #justice #procès #états-unis #californie #activision_blizzard #accord #resources_humaines

  • Riot Games fires back at California’s Department of Fair Employment and Housing - Axios
    https://www.axios.com/riot-games-fires-back-a9a36ddf-7b6d-4100-bec2-67bbd02e7dd7.html

    The mega-studio behind “League of Legends” is in an ongoing dispute regarding issues of widespread sexism at the company that it tried to settle in 2019.

    The DFEH objected to that settlement and in February of this year said it was pursuing relief for women who worked at Riot.

    Riot Games préférerait que la justice ne se mêle pas de sa gestion du personnel.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #procès #justice #ressources_humaines #négociation #règlement #riot_games #jeu_vidéo_league_of_legends #sexisme #états-unis #californie

  • La Californie dédommage les victimes de stérilisation forcée Katja Schaer/jfe
    https://www.rts.ch/info/monde/12353527-la-californie-dedommage-les-victimes-de-sterilisation-forcee.html

    L’Etat de Californie, aux Etats-Unis, a décidé cette semaine d’octroyer 7,5 millions de dollars de son budget aux victimes de stérilisation forcée. La pratique remonte au début du XXe siècle, portée par plusieurs scientifiques de renom favorables à l’eugénisme.

    Au moins 20’000 personnes - femmes et hommes - ont subi une stérilisation forcée en Californie. Mais ce chiffre est peut-être l’arbre qui cache la forêt, les documents et les données étant difficiles à se procurer et souvent gardés secrets.


    La stérilisation forcée trouve son origine au XIXe siècle. A l’époque, plusieurs pans de la médecine convergent vers le même objectif : l’amélioration de la race humaine.

    Jusqu’en...2014
    Cette amélioration passe notamment par la stérilisation forcées des personnes jugées « anormales ». En 1909, la Californie adopte alors sa première loi eugéniste, qui l’autorise à stériliser les personnes emprisonnées et institutionnalisées.

    La loi va connaître deux modifications qui permettront d’élargir la définition de l’anormalité. Les personnes handicapées, les malades psychiques et mentaux, les pauvres et les personnes de couleur - en particulier d’origine latine - pourront être stérilisées. De nombreuses femmes jugées « sursexuées » seront elles aussi soumises à cette procédure.

    Officiellement, la loi autorisant la stérilisation forcée a été invalidée en 1979. La pratique a toutefois été maintenue dans les prisons. Les dernières affaires remontent à 2014.

    La pratique était autorisée dans la majorité des Etats américains, mais la Californie compte pour un tiers des quelque 60’000 interventions pratiquées à l’échelle nationale.

    Basée sur l’eugénisme
    Si la stérilisation forcée a été si largement appliquée en Californie, c’est parce qu’au début du XXe siècle, l’Etat est l’épicentre de la pensée eugéniste aux Etats-Unis. L’amélioration de la race s’est imposée en science et la Californie abrite plusieurs scientifiques de renom, favorables à cette théorie.

    Ce concept est même porté par les grandes universités, comme Stanford, notamment. En 1920, le président de l’université californienne, David Starr Jordan, postule que des traits de caractères ou mêmes des conditions sociales comme le talent et la précarité, sont héréditaires.

    Le directeur s’oppose au mélange de races et déplore ce qu’il appelle le déclin de la race nordique, à laquelle il associe les Anglo-Saxons. Ces scientifiques n’auraient pas pu exister sans l’aide d’organisations comme l’institution Carnegie ou la fondation Rockefeller.

    Au début du XXe siècle, Oliver Wendell Holmes, juge à la Cour suprême américaine, soutient la pratique de la stérilisation forcée. Ses propos seront d’ailleurs repris pour défendre les pratiques nazies lors du procès de Nuremberg.

    #eugénisme #racisme #transhumanisme #stérilisation #contraception_forcée #histoire #santé #inégalités #femmes #stérilisation #Pauvres #Femmes #Hommes #nefants #Californie #USA #états_unis #Stanford #philanthropie #philanthropes #Carnegie #Rockefeller #philanthrocapitalisme #philanthropie

    • La Californie, cet état qu’on nous présente toujours comme un paradis.
      Quand aux bienfaiteurs professionnels de l’institution Carnegie ou de la fondation Rockefeller, ce sont aussi des innocents professionnels.

    • En France,le nombre de stérilisations dans la population générale, déjà peu élevé, a diminué au cours des dix dernières années, il est de 22.000environ par an.Pour les handicapés, aucune enquête n’était disponible, en matière ni de stérilisation, ni de contraception. La mission a réalisé une étude spécifique à partir des actes de stérilisation masculine et féminine effectués en1995 et1996 dans les hôpitaux publics et quelques établissements privés, selon les données du PMSI.D’après ces données déclaratives, l’ampleur du phénomène, notamment pour les personnes handicapées, apparaît faible, mais non marginal . On a ainsi repéré en 1996 environ 15 cas de stérilisation d’hommes handicapés sur les 423 actes de ligatures des canaux déférents et quand même 2% de stérilisations de femmes, handicapées ou en grandes difficultés sociales, selon le diagnostic associé, c’est à dire 211 cas sur10.453. Enfin, la tranche d’âge des femmes de moins de 25 ans qui ont eu une ligature bilatérale des trompes comprend vingt femmes, soit un quart de l’effectif.

      https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/984001636.pdf

  • Et si je suis désespéré que voulez-vous que j’y fasse ?

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Et-si-je-suis-desespere-que-voulez-vous-que-j-y-fasse

    Dans cet entretien réalisé en 1977 par Mathias Greffrath, Günther Anders revient sur sa vie, ses influences et les principaux thèmes qui parcourent son œuvre.

    Günther Anders raconte qu’il a quitté l’Allemagne en 1933 comme des centaines de milliers de réfugiés juifs, tous pour des raisons politiques, même si la plupart ne s’étaient jamais intéressés à la politique, car soudain la politique s’intéressait à eux. L’un des principes du national-socialisme, pour faire disparaître toute trace de conscience de classe, était d’offrir aux millions de victimes du « système », prolétaires au chômage et petits-bourgeois prolétarisés, un groupe par rapport auquel ils pouvaient (ou devaient) se sentir supérieur et sur lequel ils pouvaient (ou devaient) défouler leur haine. « Dans mon livre Die molussische Katacombe [La Catacombe de Molussie], le principe de la dictature s’énonce ainsi : “si tu veux un esclave fidèle, offre lui un sous-esclave !” » L’antisémitisme était « le moyen de gagner le combat contre la conscience de classe et la lutte des classes ».

    Il avoue avoir été fasciné par Heidegger, dont il considère que le principal mérite restera d’avoir opéré une percée en direction de la métaphysique et de l’ontologie. Il réfute cependant que celui-ci ait pu représenter une sorte d’« anticapitaliste » puisque son « monde de l’outil » est celui d’un artisan de village. Ses analyses sont prémarxistes donc précapitalistes. Anders rapporte une discussion qu’il a eue avec lui en 1926 ou 1927, et qui prit un tour plutôt violent : il lui reprocha d’avoir laissé de côté chez l’homme sa dimension de nomade, de voyageur, de cosmopolite, pour n’avoir représenté l’existence humaine que comme végétale, celle d’un être enraciné à un endroit qu’il ne quitterait jamais, le prévenant qu’une telle « anthropologie de l’enracinement » pouvait avoir des conséquences politiques du plus mauvais augure. (...)

    #Günther_Anders #entretien #biographie #philosophie #influences #Allemagne #Hitler #Heidegger #Husserl #Hannah_Arendt #Californie #Vietnam #recension

  • #Black_Panthers (1/2)

    L’#histoire captivante de l’une des organisations les plus subversives et controversées du XXe siècle. D’inspiration marxiste-léniniste, les Black Panthers s’imposèrent comme une alternative radicale au mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King. Mêlant archives rares et nombreux témoignages, une plongée coup de poing au cœur du « #Black_Power ».

    Oakland, #Californie, 1966. Un an après les #émeutes de #Watts, à #Los_Angeles, deux étudiants, Huey P. Newton et Bobby Seale, fondent un collectif d’#autodéfense pour surveiller les actions de la police dans le ghetto noir. En devenant, la même année, un mouvement politique de libération afro-américaine, le Black Panther Party (BPP) se fait le porte-voix d’une communauté brutalisée dans une Amérique dominée par les Blancs. D’inspiration marxiste-léniniste, l’organisation s’impose comme une alternative radicale au mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King. En parallèle à ses « #programmes_de_survie » (petits déjeuners gratuits pour les enfants, dispensaires…), elle revendique un penchant pour l’insurrection. Slogans, coupe afro, poing levé : les Black Panthers ouvrent un nouvel imaginaire de lutte pour la communauté noire. Le FBI, effrayé par l’aura du mouvement, y compris auprès de la jeunesse blanche, intensifie le contre-espionnage. L’arrestation de Huey P. Newton, mis en cause dans l’assassinat d’un policier, déstabilise l’organisation. En 1968, en réaction au meurtre de Martin Luther King, son porte-parole #Eldridge_Cleaver refuse de se rendre après un duel avec la police. Il s’exile à Alger et y crée la section internationale du parti.

    « Give More Power to the People »
    De son avènement au cœur des sixties à sa chute impitoyable, le réalisateur Stanley Nelson retrace l’histoire captivante et méconnue des Black Panthers. Luttant contre la suprématie blanche et le capitalisme, ses membres ont marqué l’imaginaire collectif par la radicalité de leur militantisme, leur rhétorique à la fois agressive et fédératrice mais aussi leurs codes vestimentaires et leur manière révolutionnaire d’occuper l’espace public. Au son seventies et groovy du titre « Give More Power to the People » des Chi-Lites, ce documentaire restitue la beauté rageuse du mouvement sans occulter ses tourments et parts d’ombre – violence et bataille d’ego – au moyen d’archives colossales et d’interviews fouillées de militants, d’agents du FBI ou d’historiens. Il rappelle aussi que son point de départ – la violence policière – est toujours d’actualité.

    https://www.arte.tv/fr/videos/098427-001-A/black-panthers-1-2

    #insurrection #violence #auto-défense #violences_policières #avant-garde #Oakland #oppression #apparence #image #Black_is_beautiful #look #médias #aide_sociale #auto-défense_armée #COINTELPRO #BPP #FBI #machisme #genre #journal #Martin_Luther_King #Algérie #mouvements_de_libération #Huey_Newton #Bobby_Seale

    #film #film_documentaire #documentaire

    ping @karine4 @cede

  • Bruno Mars, Anderson .Paak, Silk Sonic - Leave the Door Open [Official Video]
    https://www.youtube.com/watch?v=adLGHcj_fmA

    T’as quand même entendu dire que Anderson Paak et Bruno Mars ont enregistré un album entier ensemble hein ? Et ça va sauver l’année pourrie. :)

    Intro
    https://www.youtube.com/watch?v=odRWSkWTT6E

    #musique #funk #soul #R&B #groove #Anderson_Paak #Bruno_Mars #Silk_Sonic #feel_good #Californie #love et yora du #Bootsie_Collins aussi

  • ’This is literally an industry’: drone images give rare look at for-profit #Ice detention centers

    Art project combines interviews with ex-detainees on their trauma during Covid-19, and imagery of the growth of private-run detention in the US

    “Imagine how it feels there, locked up, the whole day without catching the air, without … seeing the light, because that is a cave there, in there you go crazy; without being able to see my family, just being able to listen to them on a phone and be able to say, ‘OK, bye,’ because the calls are expensive.”

    That’s how Alejandro, an asylum seeker from Cuba, described his time in an #Immigration_and_Customs_Enforcement (Ice) detention center.

    His account is one of dozens captured in a collection of audio recordings as part of a project aiming to show how the US immigration detention system, the world’s largest, has commodified people as part of a for-profit industry.

    “We’ve commodified human displacement,” said artist David Taylor, who has used drones to take aerial photography and video of 28 privately run Ice detention centers near the US southern border, in California, #Arizona and #Texas.

    While accounts of abuse and exploitation from inside facilities appear in the news media, the detention centers are usually in isolated, underpopulated areas with access to photographers or film crews tightly controlled.

    This new image collection, taken from near the perimeters of the facilities, gives a rare look at just how many of these centers occupy the landscape. “What I want to show through the accumulation of imagery is that this is literally an industry,” Taylor said, “that it’s expansive, that it occupies a significant amount of territory in our national landscape – and I’m only showing a fraction of it.

    “That, to me, is an important realization. The scale is shocking; how it is changing the United States,” said Taylor, a professor of art at the University of Arizona.

    The imagery will ultimately be shown in an exhibition incorporating the stories of some of the people captured inside this system. These audio recordings come from a collaboration with Taylor and a group which provides free legal service to detained migrants in Arizona, the Florence Project, and writer Francisco Cantú.

    When the project is eventually presented in a gallery, it will also include data on the costs, profits and revenue of corporations involved. Late in the the Obama era, the Department of Justice (DoJ) discontinued all use of private prison corporations to house detainees, but the DoJ during the Trump administration reversed this policy.

    Between 2015 and 2018, as the administration began to ramp up its crackdown on immigrants, the targeted average daily population of detained immigrants grew 50%. Corporations won contracts from Ice worth hundreds of millions of dollars.

    Taylor said the project was fraught because he was taking artistic photos and video of sites where traumas have occurred, but hopes the final work will help people understand how those inside are being used to support an industry. The detainees’ vulnerability during the Covid-19 pandemic added to an urgency to spotlight the facilities, he said.

    Excerpts from some of the interviews follow. Each of the interviewees was given a pseudonym because their asylum cases are pending. Alejandro and Alonzo’s interviews were translated from Spanish.

    All three were held at facilities operated by CoreCivic, which disputes allegations about conditions and said it was committed to health and safety.
    ‘They are not interested in our lives’

    Alonzo – La Palma correctional center in Eloy, Arizona

    When Covid first struck the detention center, Alonzo said he helped organize strikes to protest the conditions inside which were exposing everyone, including the guards, to the illness.

    The 34-year-old said he was refused access to a Covid test even though he was feeling unwell. A month later, he said he was taken to the hospital because he was having such trouble breathing and his skin was turning black. “The truth is that you need to be dying there so that they can take care of you, what they do with you there is lousy, lousy, lousy. They are not interested in our lives in the least.”

    In a hospital emergency room, a doctor told Alonzo he had blood clots and probably had cancer because they found tumors in his lungs and kidneys.

    “When they give me this news, they tell me that they have to return me to La Palma correctional center and put me in a cell. I spent a day and a half locked up without being able to get out at all. On that day they gave me half an hour to bathe, let my family know what was happening to me, and locked me up again.

    “During this time that I was there, there were many people. We stood up to be treated, there were colleagues who collapsed inside the tank, people who convulsed. We prayed because the nurses who treated us, the nurses came and told us, ‘You have nothing, it’s a simple flu,’ and nothing happens.”

    Alonzo described witnessing many suicide attempts. He said he found strength in his wish to see his daughters again and his belief in God. “I always had something in my mind and in my heart, that God did not save me from Mexico to come to die in a forgotten cell. I knew within myself that I was not going to die there.”

    He said the strikes came about as conditions worsened. “One day we all got organized and got together to talk. ‘You know what, brother? There is no Cuban here, there is no Mexican here, there is no Indian here, there is no Venezuelan here, there is no Nicaraguan here, there is nothing. Here we are all here. Because we are all infected, because we are all dying. This is fighting for our existence, it is no longer fighting for a residence, it is no longer fighting for a parole, it is no longer fighting for bail, it is all fighting to get out of here alive.’”
    ‘They told me I had Covid-19. They never gave me treatment’

    Alejandro – Central Arizona Florence correctional center

    Alejandro approached a border checkpoint to seek asylum after three months of waiting in Mexico, seeking refuge from political persecution in his native Cuba. At the border, his pregnant wife was allowed to stay with a relative in the US, while Alejandro, 19, was detained.

    During his three months in detention, he was told he tested positive for Covid-19, which he was skeptical of because he didn’t have symptoms and was asthmatic. He said he was put in solitary confinement because of the test result, then transferred to a civil jail, where he said conditions were worse.

    The most painful part of all, however, was missing the birth of his son after his wife underwent a difficult pregnancy.
    Joe Biden reverses anti-immigrant Trump policies hours after swearing-in
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    “Imagine, it broke my heart, I could hardly speak. Every time I spoke to my wife, or listened to the child, a lump would form in my throat that I could not swallow. It was a thing that does not let you swallow, that makes your chest constrict from so much suffering, from so much pain … If you are a parent, you know what I am telling you … The words did not come out from so much suffering … I spoke a few words and cried. She could hardly speak. Sometimes it was better not to call, because if I called I would feel worse than not calling.”

    Alejandro said he cried every day in detention and was treated by a psychologist in a five-minute “speed date” appointment. “She asked me, ‘Hi, I understand you have a boy, how are you feeling?’ I told her I felt bad, how else was I going to feel? She said, ‘you need to read, to relax,’ just that. Nonsense, something quick. They told me I had Covid-19 and they never gave me any treatment, just water. They told me, ‘Drink water, lots of water.’”
    Responses from #CoreCivic and Ice

    A CoreCivic company spokesman, Ryan Gustin, denied the allegations Alejandro and Alonzo made about conditions in their facilities. “We have responded to this unprecedented situation appropriately, thoroughly and with care for the safety and wellbeing of those entrusted to us and our communities,” Gustin said. “We don’t cut corners on care, staff or training, which meets, and in many cases exceeds, our government partners’ standards.”

    CoreCivic said all detainees were supplied with face masks and denied any allegations that detainees were refused Covid tests. “Initially, detainees were asked to sign an acknowledgment form related to the use of the masks.” The spokesman said detainees were not placed in solitary confinement because of a positive test; he said there were “cohorting procedures … which are intended to prevent the spread of infection” which involve no loss of privileges or activities. CoreCivic denied claims of multiple suicide attempts saying “any such incident would be reported to our government partner”.

    Ice, which oversees the facilities, said the agency was “firmly dedicated to the health and safety of all individuals in our custody”.

    “Since the outbreak of Covid-19, Ice has taken extensive steps to safeguard all detainees, staff and contractors, including: reducing the number of detainees in custody by placing individuals on alternatives to detention programs, suspending social visitation, incorporating social distancing practices with staggered meals and recreation times, and through the use of testing, cohorting and medical isolation.”
    ‘Let me go back home and face my death’

    Mary – in Central Arizona Florence correctional complex one night, then Eloy detention center

    Mary was first detained in Mexico, where she arrived after traveling from her home in Uganda. She was eventually released, sought asylum in the US at a border checkpoint and was detained for five and a half months.

    Detention conditions were similar in the two countries, she said, except Mexican guards occasionally held days where people could socialize with family or friends who were also detained.

    The isolation Mary experienced in the US was intense. She didn’t speak to her young children in Africa the whole time because she couldn’t afford the costs of the calls and relied on a volunteer to relay messages between the mother and her children.

    Also, because she doesn’t speak Spanish, it was more difficult for her to make relationships with immigrants inside from mostly Spanish-speaking countries, and the schedules in the prison made it difficult to develop relationships with others.

    “The Cameroonians were there, but again, everybody used to feel sad, everybody used not to talk. It was like that, since you were sad all the time, you could not communicate, you could not joke.”

    She, like many others, described how many people just wanted to be deported instead of waiting out their time in detention.

    “One day I thought that if the judge denies me, I’ll just tell her or him, ‘Let me go back home and face my death, because I never wanted to stay in detention more. I was thinking about that, but I could not again decide since I was afraid of getting back home.

    https://www.theguardian.com/us-news/2021/jan/29/ice-immigration-detention-centers-drone-photography-rare-look-arizona
    #privatisation #complexe-militaro-industriel #business #asile #migrations #réfugiés #centres #centres_de_détention #détention_administrative #rétention #industrie #photographie #USA #Etats-Unis #enfermement #Californie

    ping @isskein

  • Droit du travail : un chauffeur Uber requalifié en « salarié »
    http://www.bonnes-nouvelles.be/site/index.php?iddet=2849&id_surf=&idcat=305&quellePage=999&surf_lang=fr

    Je me sens comme un esclave : je travaille de longues heures chaque jour, sous les ordres d’une application, mais je n’ai pas de quoi me payer un salaire à la fin du mois. » Guillaume* est chauffeur indépendant, ou « limousine » comme on dit chez Bruxelles Mobilité, où il a obtenu sa licence il y a un peu plus de deux ans. Depuis novembre 2018, il « collabore » avec Uber, qui organise le transport rémunéré de citadins dans la capitale et un peu partout dans le monde. À ce stade, il n’a « plus rien à (...)

    #Uber #procès #législation #conducteur·trice·s #GigEconomy #travail

    • Je me sens comme un esclave : je travaille de longues heures chaque jour, sous les ordres d’une application, mais je n’ai pas de quoi me payer un salaire à la fin du mois. »

      Guillaume* est chauffeur indépendant, ou « limousine » comme on dit chez Bruxelles Mobilité, où il a obtenu sa licence il y a un peu plus de deux ans. Depuis novembre 2018, il « collabore » avec Uber, qui organise le transport rémunéré de citadins dans la capitale et un peu partout dans le monde. À ce stade, il n’a « plus rien à perdre », nous explique-t-il. « Mais peut-être, quelque chose à gagner ». À savoir : devenir salarié de la multinationale.

      Début juillet, Guillaume a introduit une demande de qualification de sa relation avec la plateforme d’origine américaine auprès de la Commission administrative de règlement de la relation de travail (CRT). Quand la nature de votre relation avec votre donneur d’ordre ou votre employeur vous apparaît comme suspecte, cet organe est là pour analyser votre cas et décider, si au regard de la législation locale, vous êtes salarié ou indépendant.

      « Je ne gagne pas ma vie décemment »

      Guillaume, sur papier, appartient à la seconde catégorie de travailleurs (les deux seules existant en droit du travail belge). Il a enregistré une société en personne physique, son véhicule lui appartient, il a obtenu seul les autorisations nécessaires pour exercer son métier. « Avec Uber, je ne connais que les inconvénients de ce statut, en aucun cas les avantages. Je ne gagne de toute façon pas ma vie décemment, donc j’ai décidé d’aller jusqu’au bout », poursuit le trentenaire.

      Une démarche concluante puisque Le Soir a appris que la CRT lui avait donné raison à travers une décision longue de 12 pages rendue le 26 octobre dernier : Uber est bien, selon la Commission qui dépend du SPF Sécurité sociale, l’employeur de Guillaume. Précisément, la CRT conclut après un examen approfondi que « les modalités d’exécution de la relation de travail sont incompatibles avec la qualification de #travail_indépendant ».

      Pour aboutir à cette conclusion – la question est épineuse et fait débat dans bon nombre de pays européens ainsi qu’aux États-Unis (lire ci-contre) –, plusieurs éléments contractuels ont été analysés. Notamment ceux qui concernent la #liberté_d’organisation_du_travail et d’organisation du #temps_de_travail de Guillaume, deux démarches inhérentes au #statut_d’indépendant. Deux leitmotivs aussi utilisés par Uber depuis son lancement : l’entreprise estime, en effet, que la #flexibilité de ses chauffeurs ainsi que leur #liberté de prester quand ils le souhaitent et pour qui ils le souhaitent est à la base de sa « philosophie ».

      « Je ne peux pas refuser une course »

      « La réalité est bien différente », détaille Guillaume. « Uber capte quasi tout le marché à Bruxelles et, si je suis connecté à l’#application, je n’ai pas le #droit_de_refuser une course. Si je le fais, Uber abaisse ma “#cotation”. Si je le fais trois fois de suite, Uber me vire », détaille Guillaume. Qui précise qu’il lui est également impossible de jongler entre plusieurs plateformes. « Si je suis sur deux applications et que j’accepte une course pour un autre opérateur et qu’Uber me demande d’être disponible, je suis obligé de refuser la course. Au final, comme expliqué, cela me porte préjudice. »

      Guillaume, en outre, ne connaît pas son itinéraire avant d’accepter de prendre en charge un client. « On peut m’envoyer à 10 kilomètres. Soit un long trajet non rémunéré pour un trajet payé de 1.500 mètres. » S’il choisit de dévier du chemin imposé par la plateforme, par bon sens ou à la demande d’un client pressé, le chauffeur se dit également régulièrement pénalisé. Chez Uber, le client est roi. Quand ce dernier commande une course, l’application lui précise une fourchette de #prix. « Évidemment, si je prends le ring pour aller jusqu’à l’aéroport, le prix de la course augmente car le trajet est plus long, mais le client peut très facilement réclamer à Uber la différence tarifaire. Même s’il m’a demandé d’aller au plus vite. » Dans ce cas de figure, la différence en euros est immédiatement déduite de la #rémunération de Guillaume.

      La CRT estime que le chauffeur ne peut pas influer sur la manière dont Uber organise un #trajet, qu’il « n’a aucune marge de manœuvre quant à la façon dont la prestation est exercée. (…) En cas de non-respect de l’#itinéraire, si le prix de la course ne correspond pas à l’estimation, il peut être ajusté a posteriori par Uber, le passager peut alors obtenir un remboursement mais le chauffeur ne sera payé que sur base du prix annoncé à ce dernier. (…) A aucun moment, un dialogue direct entre le chauffeur et le passager n’est possible. (…) De telles modalités obligent le chauffeur à fournir une prestation totalement standardisée. »

      Un chantier dans le « pipe » du gouvernement

      Guillaume n’est pas naïf, ses représentants qui l’ont accompagné dans la démarche administrative – le syndicat CSC via sa branche dédiée aux indépendants #United_Freelancers et le collectif du secteur des taxis – ne le sont pas non plus. Il sait que l’avis de la CRT est « non contraignant » pour Uber mais qu’elle a de lourdes implications pour son cas personnel. À moins d’être requalifié comme « salarié » par l’entreprise elle-même (un recommandé a été envoyé à ce titre aux différentes filiales impliquées en Belgique), il ne peut désormais plus travailler pour Uber.

      De son côté, Uber explique qu’il « n’a pas encore pas encore reçu le point de la vue de la CRT » mais qu’il « estime que la justice bruxelloise a déjà tranché en 2019 le fait que ses chauffeurs étaient indépendants » (un procès a opposé l’entreprise au secteur des #taxis et lui a donné raison, mais ce dernier a fait appel et le jugement n’a pas encore été rendu). La société américaine pourrait d’ailleurs attaquer la décision en justice. L’anglaise #Deliveroo avait opté pour cette démarche en 2018 après que le même organe a acté en 2018 qu’un de ses #coursiers indépendants était en réalité salarié de la plateforme (l’audience aura lieu en septembre de cette année).

      « Notre priorité est de faire réagir les autorités. Uber, comme d’autres plateformes, doit occuper ses travailleurs selon une qualification conforme à la réalité du travail. Soit les #prestataires sont véritablement indépendants et devraient, dès lors, pouvoir fixer leurs prix, leurs conditions d’intervention, choisir leurs clients, organiser leur service comme ils l’entendent… Soit Uber continue à organiser le service, à fixer les prix et les règles, à surveiller et contrôler les chauffeurs, et ceux-ci sont alors des travailleurs salariés », cadrent Martin Willems, qui dirige United Freelancers et Lorenzo Marredda, secrétaire exécutif de la CSC Transcom.

      Au cabinet du ministre en charge du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS), on confirme avoir déjà analysé les conclusions de la CRT et la volonté de débuter rapidement un chantier sur le sujet avec les partenaires sociaux. « Nous allons nous attaquer à la problématique des #faux_indépendants des #plateformes_numériques, comme décidé dans l’accord de gouvernement. L’idée est bien d’adapter la loi de 2006 sur la nature des #relations_de_travail. Cela pourrait passer par une évaluation des critères nécessaires à l’exercice d’une #activité_indépendante, par un renforcement des critères également. Mais il s’agit évidemment d’une matière qui doit être concertée », précise Nicolas Gillard, porte-parole.

      * Le prénom est d’emprunt, les décisions de la CRT sont anonymisées quand elles sont publiées.

      Des pratiques désormais similaires chez les taxis

      A.C.

      Selon le collectif des Travailleurs du taxi et la #CSC-Transcom, les problèmes constatés chez Uber sont actuellement également une réalité chez d’autres acteurs du secteur, en l’occurrence les #centrales_de_taxis. « Les taxis indépendants sont très dépendants des centrales. Et depuis leur #numérisation, il y a vraiment un glissement des pratiques. Les chauffeurs de taxi indépendants ne savent pas non plus où on les envoie avant d’accepter une course », explique Michaël Zylberberg, président du collectif. « La dernière version de l’application #Taxis_Verts est un clone de celle d’Uber. Au début, il y a cette idée de #concurrence_déloyale mais, comme le problème n’a pas été réglé, les centrales tendent à copier les mauvaises habitudes des plateformes. Cela est très inquiétant pour les travailleurs, qui perdent progressivement leur #autonomie », ajoute Lorenzo Marredda, secrétaire exécutif de la CSC-Transcom.

      Des décisions dans d’autres pays

      Mis en ligne le 13/01/2021 à 05:00

      Par A.C.

      Lors de son introduction en Bourse en 2019, Uber expliquait collaborer avec 3 millions de chauffeurs indépendants dans le monde. Fatalement, face à une telle masse de main-d’œuvre, qui se plaint souvent de #conditions_de_travail et de #rémunération indécentes, procès et interventions des législateurs ponctuent régulièrement l’actualité de l’entreprise. Ces derniers mois, trois décisions retiennent particulièrement l’attention.

      En #Suisse

      Plusieurs cantons sont en plein bras de fer avec la plateforme américaine. A #Genève et à #Zurich, les chauffeurs Uber sont désormais considérés comme des salariés. Les caisses d’#assurances_sociales réclament des sommes très importantes à l’entreprise, qui refuse jusqu’à présent de payer les #cotisations_sociales employeurs réclamées.

      En #France

      La# Cour_de_cassation a confirmé en mars dernier que le lien entre un conducteur et l’entreprise est bien un « #contrat_de_travail ». Les arguments utilisés se rapprochent de ceux de la CRT : la plus haute juridiction du pays a jugé que « le chauffeur qui a recours à l’application Uber ne se constitue pas sa propre clientèle, ne fixe pas librement ses tarifs et ne détermine pas les conditions d’exécution de sa prestation de transport ». Une #jurisprudence qui permet d’appuyer les demandes de #requalification des chauffeurs indépendants de l’Hexagone.

      En #Californie

      Une loi contraint, depuis le 1er janvier 2020, Uber et #Lyft à salarier ses collaborateurs. Les deux entreprises refusant de s’y plier ont investi environ 200 millions de dollars pour mener un référendum citoyen sur la question qu’ils ont remporté en novembre dernier, avec un texte baptisé « #proposition_22 ». Qui introduit pour les dizaines de milliers de chauffeurs concernés un #revenu_minimum_garanti et une contribution à l’#assurance_santé.

      #néo-esclavage #ordres #Bruxelles_Mobilité #sous-traitance #travailleur_indépendant #salariat #salaire #Commission_administrative_de_règlement_de_la_relation_de_travail (#CRT) #Belgique #droit_du_travail

  • La maison-mère de #Cristaline accusée de #pollution en #Normandie

    Depuis près de vingt ans, pêcheurs, riverains et inspecteurs de l’environnement alertent sur une pollution organique issue d’un site industriel du groupe #Roxane. L’usine, située dans l’#Orne, est aussi le siège social du numéro trois français de l’embouteillage.

    La Ferrière-Bochard (Orne).– Armé d’une pelle et d’une échelle limnimétrique, le pêcheur marche à travers champs jusqu’au #Roglain, un affluent de la #Sarthe. Arrivé au milieu du ruisseau, il remue énergiquement la vase avec ses bottes, puis attend. En quelques secondes, l’eau prend une teinte noirâtre.

    « Vous voyez, c’est comme de l’encre. C’est un vrai égout à ciel ouvert », constate Jean-Paul Doron, président de la fédération de pêche de l’Orne. « Il n’y a pas de poissons, car la vie animale ne peut pas se développer, l’oxydation naturelle ne se fait plus. Or, c’est un ruisseau où il devrait y avoir des salmonidés », explique le militant écologiste, en ramassant une couche de sédiments organiques noirs.

    Sous son chapeau, son regard se perd alors en amont du Roglain, vers la cible de toutes ses critiques. À moins de 500 mètres à vol d’oiseau, se dressent les toits verts de l’usine historique de la Roxane. L’entreprise est le propriétaire de la marque Cristaline, l’#eau_en_bouteille la plus consommée en #France.

    Depuis près de vingt ans, pêcheurs, mais aussi riverains et inspecteurs de l’environnement documentent et alertent sur une #pollution_organique issue de ce site du groupe Roxane, situé à #La_Ferrière-Bochard, un village normand de 700 habitants. En vain, ou presque.

    Selon les informations de Mediapart, quinze ans après les premiers signalements connus, une enquête a finalement été ouverte par le parquet d’Alençon, en 2017. Récemment, fin novembre 2020, une énième pollution a été constatée par des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), les policiers de l’environnement.

    En cause : les dysfonctionnements répétés de la #station_d’épuration d’une usine qui embouteille thés glacés et sodas, et qui déverse ses #eaux_usées dans le ruisseau du Roglain. « Aucune mortalité piscicole n’a été constatée, mais, compte tenu de l’état écologique du ruisseau, cela n’a rien d’étonnant. Une pollution organique a été constatée et fera l’objet d’un compte rendu à l’autorité judiciaire », écrit, le 24 novembre 2020, le chef du service départemental de l’OFB de l’Orne, dans un mail que Mediapart a pu consulter.

    Contacté par Mediapart, la société #Alma, filiale européenne du groupe Roxane, assure, sans répondre précisément à nos questions (voir Boîte noire), que « les sujets environnementaux sont pris très au sérieux, tant la protection des sources que le respect de l’environnement, qui sont essentiels à notre activité ».

    L’entreprise explique que le site de La Ferrière-Bochard, qui cherche à s’agrandir pour embouteiller de l’eau Cristaline d’ici à 2022, « fait l’objet d’importants investissements pour la modernisation complète de ses infrastructures, y compris sa station d’épuration », et qu’« en accord avec les autorités les travaux sont en cours et seront terminés pour l’été 2021 ».

    L’usine de La Ferrière-Bochard n’est pas un site commun pour ce fleuron hexagonal, numéro trois français de l’embouteillage de l’eau derrière Nestlé et Danone, qui a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros. C’est aussi le siège social historique du groupe depuis 1954, quand Lucien Lobjoit, un commerçant en vins et spiritueux d’Alençon, décide de se lancer dans l’embouteillage de boissons non alcoolisées et fonde, à La Ferrière-Bochard, la société Roxane.

    Arrivé quelques années plus tard dans l’entreprise, son successeur, Pierre Papillaud, décédé en 2017, sera un patron aussi emblématique que décrié, connu pour son apparition dans la publicité, culte, de l’#eau gazeuse Rozana. En quelques décennies, il transforme la petite PME normande en un groupe de taille mondiale, avec un portefeuille d’une trentaine de marques comprenant les eaux Cristaline, #Vichy, #Vals, #Saint-Yorre ou #Crystal_Geyser, et ouvre des usines aux États-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Italie.

    En 2016, il est cité dans les « Panama Papers » pour avoir créé plusieurs sociétés dans des #paradis_fiscaux, des îles Vierges britanniques au Luxembourg, ce qui déclenche une enquête du Parquet national financier (PNF) pour blanchiment de fraude fiscale aggravé. #Pierre_Papillaud conserve toutefois le siège opérationnel de son groupe dans l’Orne, à La Ferrière-Bochard, à travers sa filiale Alma. Une entreprise incontournable en Normandie et imperméable aux critiques.

    Car notre enquête révèle que, depuis 2003 au moins, des signalements pour pollution ont été relevés à l’usine de La Ferrière-Bochard par les polices de l’environnement successives (CSP, Onema, AFB et OFB). Et ce, jusqu’à la fin de l’année 2020, sans que le groupe Roxane ne prenne les mesures adéquates pour enrayer ces atteintes à l’environnement et à la faune aquatique.

    La première alerte est lancée par le Conseil supérieur de la pêche (CSP), l’un des ancêtres de l’Office français de la biodiversité. Une fiche de signalement au titre de la loi sur l’eau est rédigée en décembre 2003 et des infractions sont constatées au niveau « du ruisseau de la Roxane » pour écoulement de substances entraînant « des effets nuisibles sur la santé ou des dommages à la flore ou à la faune ». L’agent du CSP constate déjà que la station d’épuration de Roxane épand ses boues vers le ruisseau au pied de l’usine, affluent du Roglain.

    Sept ans plus tard, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) a remplacé le CSP. Les hommes ont changé et le constat est encore plus sévère. Un rapport est rédigé par des agents de l’Onema pour des faits de pollution du Roglain en date du 19 février 2010, « sur un linéaire total de 3,5 kilomètres de ruisseaux jusqu’à la confluence avec la rivière Sarthe ». Les inspecteurs de l’environnement constatent « une intense dégradation de la qualité écologique des ruisseaux », due à « une très forte #pollution_chronique par des matières fermentescibles (pollution organique) », provenant « sans aucun doute possible des installations industrielles de la Roxane ».

    « On peut parler de pollution chronique sans problème »

    Les inspecteurs de l’environnement rappellent qu’une étude d’impact a été réalisée dans le cadre d’un dossier d’autorisation d’exploitation de Roxane auprès de la préfecture de l’Orne. Cette étude indique que l’entreprise d’embouteillage doit collecter et traiter ses eaux chargées de #sucre, issues du lavage des cuves de production, dans sa station d’épuration, avant de les rejeter dans la rivière Sarthe. Le Roglain, petit ruisseau, ne peut recevoir que les eaux pluviales et les « #eaux_claires », issues des procédés de #filtration et de #déferrisation de l’eau nécessaires pour la fabrication de sodas.

    Les agents de l’Onema relèvent donc une infraction au #Code_de_l’environnement, mais, rappelant qu’une procédure de révision de l’autorisation d’exploitation de Roxane est en cours, ils décident de ne pas dresser de procès-verbal et produisent un rapport « qui a ainsi valeur de porter à connaissance de la pollution ». Un simple avertissement, donc, sans conséquences. « Le rejet était chronique depuis des années. Il n’y a pas eu de PV parce qu’à l’époque il n’y avait pas cette culture de la procédure judiciaire. On n’avait pas les mêmes prérogatives qu’aujourd’hui avec l’OFB », regrette un agent de l’Office français de la biodiversité, bon connaisseur du dossier, sous le couvert de l’anonymat.

    Mais, en 2017, selon les informations de Mediapart, le groupe Roxane n’échappe pas cette fois au procès-verbal. L’Agence française de la biodiversité (AFB), qui a succédé à l’Onema, constate de nouveaux faits de pollution en eau douce, entre le 29 mai et le 1er juin. Le parquet d’Alençon ouvre une #enquête dans la foulée.

    « Le Roglain n’était plus un ruisseau. Il n’y a pas de poissons morts, parce qu’il n’y en a tout simplement plus… Ce ruisseau est inapte, il n’a pas la possibilité de se reconstruire, alors que ça devrait être un ruisseau à truites », explique à Mediapart un agent de l’OFB. « Ce sont des déchets de matière organique, des boues putrides. Des tubifex, des vers rouges, se sont développés. On peut parler de pollution chronique sans problème », lâche ce policier de l’environnement.

    Malgré l’enquête judiciaire et les promesses de Roxane de moderniser son usine à hauteur de 600 000 euros, les incidents de pollution se répètent dès l’année suivante. En octobre 2018, à la suite d’un énième signalement de dysfonctionnement de la station d’épuration, la préfecture de l’Orne met en demeure la société Roxane et lui laisse un délai de trois mois pour respecter l’arrêté préfectoral d’exploitation et se remettre en conformité.

    Moins d’un an plus tard, en mai 2019, dans un arrêté complémentaire, la préfecture constate « les travaux déjà effectués » mais considère que « les dysfonctionnements liés aux réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales ne sont pas totalement réglés ». Sans suites. Contactées, la préfecture de l’Orne et la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) n’ont pas répondu aux questions de Mediapart.

    Un attentisme des autorités qui excède les riverains. Sébastien Boulay habite à quelques dizaines de mètres de l’usine d’embouteillage à La Ferrière-Bochard. Le ruisseau de la Roxane longe son terrain. Lassé des épisodes de pollution répétés, il a témoigné auprès de la gendarmerie d’Alençon, fin 2018. « C’est de pire en pire. Quand on est arrivés ici il y a huit ans, on a curé la partie du ruisseau qui passait sur la propriété sur 50 centimètres de profondeur. Quinze jours après, c’était déjà noir », nous explique-t-il, en fumant une cigarette derrière le portail de sa maison.

    Au fond de son jardin, Sébastien Boulay montre une étendue d’eau, l’air presque dépité. « Dans ma mare, il y avait 3 000 alevins, des petits poissons. Ils sont presque tous morts. Il y avait une quinzaine de carpes, il doit m’en rester une ou deux », lâche le riverain, photos des poissons morts à l’appui.

    Des atteintes à l’environnement qui ne semblent pas être un phénomène isolé chez Roxane. Ainsi, le 11 décembre dernier, le quotidien régional La Montagne révèle que des perquisitions ont été menées sur les sites de #Saint-Yorre et #Châteldon, deux importantes usines du groupe en Auvergne, qui embouteillent des eaux gazeuses.

    Si le parquet de Cusset, contacté par Mediapart, « ne souhaite pas encore communiquer sur cette affaire », le service de gendarmerie mandaté pour l’enquête, à savoir l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), laisse peu de doutes quant à la nature de l’enquête judiciaire.

    Contactée, la société Alma, filiale de Roxane, assure « collaborer pleinement avec les autorités » mais ne veut pas communiquer sur une enquête en cours, « sauf à rassurer les consommateurs, puisque la sécurité sanitaire des produits n’est pas en cause, les produits peuvent être consommés en toute sécurité ».

    De l’autre côté de l’Atlantique, où Roxane embouteille l’eau Crystal Geyser, le groupe a aussi dû faire face à des poursuites judiciaires en Californie pour des épisodes récents de pollution.

    En janvier 2020, sa filiale américaine, #CG_Roxane_LLC, a ainsi plaidé coupable pour non-respect des lois sur l’environnement et a accepté de payer une amende de 5 millions de dollars. En cause : un déversement d’eaux usées contaminées à l’#arsenic dans un étang artificiel pendant quinze ans, comme l’a déclaré le bureau du procureur du district central de #Californie.

    Quelques semaines plus tôt, le 28 novembre 2019, l’Agence américaine de protection de l’environnement avait émis un avis de suspension envers la filiale américaine de Roxane, qui l’empêche de contracter avec le gouvernement des États-Unis.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/230121/la-maison-mere-de-cristaline-accusee-de-pollution-en-normandie

    par @marty, photos : @albertocampiphoto) —> @wereport

    –—

    voir aussi les autres enquêtes sur l’eau de We Report :


    https://www.wereport.fr/waterstories

  • America’s Salad Bowl Becomes Fertile Ground for Covid-19 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/22/us/coronavirus-arizona-yuma-covid.html

    Because Yuma County produces the lettuce, broccoli and other leafy greens that Americans consume during the cold months, it is known as “America’s salad bowl.” Now it has become a winter hothouse for Covid-19.
    Over the course of the pandemic, the Yuma area has identified coronavirus cases at a higher rate than any other U.S. region. One out of every six residents has come down with the virus.Each winter, the county’s population swells by 100,000 people, to more than 300,000, as field workers descend on the farms and snowbirds from the Midwest pull into R.V. parks. This seasonal ritual brings jobs, local spending and high tax revenue. But this year, the influx has turned deadly.Father Chapa’s parish is weathering the full spectrum of the pandemic’s surge. In Spanish and English, he ministers to Mexican-American families who have been rooted here for generations as well as the seasonal residents, all of them afflicted. The church is handling three times the number of funerals it usually does.
    While coronavirus cases are starting to flatten across the country, the virus is still raging in many border communities. Three of the six metro areas with the highest rates of known cases since the outbreak began are small cities straddling Mexico: Yuma; Eagle Pass, Texas; and El Centro, Calif.
    Seasonal migration, the daily flow of people back and forth and lax measures to contain the virus’s spread have created a combustible constellation. Arizona has seen among the highest increases in newly reported deaths of any state over the past two weeks — and it is not clear when this troubling trend will abate.Halfway between San Diego and Phoenix, but geographically isolated from both, Yuma has only one hospital. Understaffed and overwhelmed with cases, it has been airlifting critically ill patients to other cities. And the fallout from Christmas and New Year festivities is not over.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#frontiere#circulation#sante#famille#migrationsaisonniere#communauté#texas#arizona#californie

  • ’The US isn’t an option anymore’: why California’s immigrants are heading back to Mexico | California | The Guardian
    http://www.theguardian.com/us-news/2020/dec/31/california-immigration-mexico-coronavirus-us
    https://i.guim.co.uk/img/media/51b3a5c35c1749fad7ddbfe8878668cb108a6ae6/0_144_5000_3000/master/5000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    California’s most vulnerable immigrants have faced unprecedented challenges this year, with some weighing whether it’s worth staying in the United States altogether.Ten months of a pandemic that has disproportionately sickened immigrants and devastated some of the industries that rely on immigrant labor, combined with years of anti-immigrant policies by the Trump administration have exacerbated insecurities for undocumented people and immigrants working low-wage jobs across California.
    For immigrants at the bottom of the economic ladder, it’s never been easy in the US, said Luz Gallegos, the executive director of the immigrant advocacy group Training Occupational Development Educating Communities Legal Center (Todec).“But California was also always a place where my family – my parents and grandparents – believed they could build a better life,” said Gallegos who was born into a family of immigrant activists and organizers. “It was always a place with potential.”“There’s been so much fear and trauma – just layers of trauma,” she said. Workers at mega-farms and massive warehouses across California’s Inland Empire and Central Valley– many of whom have continued to toil through the most severe stretches of the pandemic despite coronavirus outbreaks at many facilities – have been coming to Gallegos for advice on what to do when they get sick.
    One family she spoke with recently asked her if there was a community clinic they could go to for Covid treatment, instead of the county hospital. As green card applicants, they were worried that if they sought government healthcare they could be denied permanent residency due to the Trump administration’s so-called “public charge” rule, which allowed the government to deny residency to immigrants who rely on public benefits. Gallegos said she tried to explain that going to a county hospital wouldn’t disqualify them – and moreover, a federal court had recently blocked the rule from being implemented. “I told them, you should think about your health first. You’ll have no use for a green card if you’re not alive,” Gallegos said.
    But they couldn’t stand the uncertainty. So, the grandmother, mom and two young children instead relocated across the southern border. The kids, both US citizens, are still able to cross the border to attend school.“It’s not even that the country is not welcoming any more, it’s just not an option any more,” said Gallegos. “I hear that all the time from people here, and from friends and family in other countries.” Javier Lua Figureo moved back to his home town in Michoacán, Mexico, three years ago, after living and working in California for a dozen years. Since the pandemic hit, several of his friends and family members have followed his lead, he said.“Things aren’t perfect in Mexico,” Figureo said in Spanish. But at least there’s access to healthcare, and some unemployment benefits for those who need it, he added. “In comparison to what it was in the US, the situation for us in Mexico right now is much better.” Although California’s coronavirus case tracking data doesn’t track immigration status, studies and surveys have found that the pandemic has taken a disproportionate toll on the state’s immigrant population. Or, as researchers at UC Berkeley put it: “Even though the virus is blind to people’s citizenship or visa status, immigrants can be especially vulnerable to infection, serious illness, financial hardship, and hateful discrimination.”
    Immigrants are more likely to work on the frontlines of the pandemic, as healthcare workers, grocery store clerks, delivery drivers and farmers, where their chances of contracting the virus are especially high. A third of all physicians are immigrants, and so are at least half the nation’s farm workers. An estimated 75% of farmworkers in California are undocumented immigrants. Even before the Trump administration implemented its anti-immigrant policies, and even before the pandemic hit, non-citizens had less access to healthcare and health insurance, as well as safety net programs like food stamps and unemployment. In May and June, they didn’t get the $2,000 stimulus check that most Americans with a social security number received.A $125m fund to send a one-time cash grant of $500 offered to workers without legal status dried up quickly, and was a drop in the bucket. The state’s governor, Gavin Newsom, vetoed a bill that would have provided low-income immigrants $600 for groceries. “It feels like discrimination,” said Pedro, who is 41 and works at a cauliflower farm in Riverside county, east of Los Angeles. In March, he lost work, and couldn’t make rent. And as California faces a surge in coronavirus cases, he said still doesn’t know what he’d do if he or his wife contracted Covid-19 – they don’t have health insurance, and without legal documents, they don’t feel safe going to the county-run free testing sites. Meanwhile, it unnerves him to see border patrol agents about town. “I’m scared to even go out to buy things for my daughters,” he said, in Purépecha. The Guardian is not using Pedro’s last name to protect him and his undocumented family members.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#californie#sante#discrimination#systemesante#assurancemaladie#economie#revenu

  • LA’s Covid ’tsunami’ : inside the new center of America’s raging pandemic | Los Angeles | The Guardian
    http://www.theguardian.com/us-news/2020/dec/26/los-angeles-coronavirus-surge-hospitals
    https://i.guim.co.uk/img/media/2943816f67cd46a13bf0ba465afef8ead9043300/106_0_4588_2753/master/4588.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    In March, LA and California issued some of the earliest shutdowns in the nation, which helped slow the spread and saved hospitals from becoming overwhelmed. But with the US government failing to provide a second round of stimulus amid mass unemployment, officials rushed to reopen in early summer – a move that had devastating consequences in LA.Large sectors of the economy reopened, but the economic crisis – and many restrictions – persisted, leading to severe fatigue among residents at the same time that Covid surged due to holiday travel and gatherings.
    The response from local officials has been a confusing partial lockdown. Officials have issued emotional pleas for people to stay home but have allowed LA’s malls to remain open, leading to packed stores and infections among employees. The county shut down all dining but has allowed Hollywood to continue film shoots.
    The data suggests the public health messaging is not working – and that LA’s essential workers are paying the price.“It’s just been really hard to reinforce what kind of dire situation we are in now,” said Dr Kirsten Bibbins-Domingo, a UC San Francisco epidemiologist. “Ten months into the pandemic, individuals and businesses are hurting financially, and that is a drive for people to continue to be out.”LA’s affordable housing crisis, which forces many to live in crowded conditions, also makes the region vulnerable to spread, said Bibbins-Domingo. Her research found that early lockdowns did not protect Latinos or people without high school degrees, probably because they were forced to work.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#californie#losangeles#sanfrancisco#latino#sante#systemesante#minorite#inegalite#economie#travailleurmigrant

  • In these West Virginia and California agricultural towns, farmers and ranchers are battling the pandemic and big industry - Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/road-to-recovery/farmers-ranchers-coronavirus-food-california-west-virginia

    In these two American breadbasket communities, small farmers and ranchers have been left to improvise as their markets swivel and contract. In its early months considered an urban problem, the coronavirus has been especially brutal in rural agricultural communities, where farmworkers were slow to get personal protective equipment and effective safety protocols.
    In both Salinas and Moorefield, the coronavirus has contributed layers of complexity to an already backbreaking professional path. Several years of historically poor planting conditions and retaliatory tariffs under the Trump administration have cut off potential for agricultural exports and left farmers with few reserves before the pandemic began to hopscotch across the country.
    For Mary Jo Keller, 90, Moorefield has always been home, where she and her family make a dwindling living from dairy cows. Not far away, Rick Woodworth raises cattle on Flying W Farms — he owns them from birth to slaughter, growing all his own feed, a refutation of modern industrial agricultural models epitomized by Pilgrim’s. “We have not participated with Pilgrim’s Pride or been involved with them in any way, shape or form,” he says. “I’m a Type A personality clear off the chart: I want to be in control of my destiny, not be on a contract to produce for Pilgrim’s. We’ve chosen to go our own way and take our own risks.” More than half of all agricultural sales in the state are poultry and eggs, a market dominated by large-scale, vertically integrated facilities owned by multinational food companies. They depend on tight margins, a constant supply of new workers and government support that prioritizes increased line speed and efficiency. Cattle ranchers in the area are rare these days, dairy farmers all but extinct. What these small operators lack in economies of scale they gain in autonomy and open space.
    In Salinas, the small independent farmers have few choices: sell to restaurants and at farmers markets, or at a reduced price to wholesalers. Most of Salinas’s organic growers sell their products to a single distributor: Coke Farm, an organic grower/shipper in nearby San Juan Bautista.
    Celsa Ortega, Rigoberto Bucio and Javier Zamora each have taken a new route to independence. Immigrants from Mexico, all three began as workers on large farms, going through programs with the Agriculture and Land-Based Training Association (ALBA), a nonprofit that trains limited-resource and aspiring organic farmers and then equips them with land. Ortega farms only an acre, Bucio farms 12 and Zamora a little over 100 — small farmers battling the “get big or get out” ethos that has taken root in agriculture since the 1970s.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#californie#sante#travailleurmigrant#agriculture#economie#minorite#inegalite

  • ’The virus is moving in’: why California is losing the fight against Covid | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2020/dec/11/california-covid-19-coronavirus-surging
    https://i.guim.co.uk/img/media/8d03ac1e8e81b13792995c574ca3db36939bb199/0_28_4800_2880/master/4800.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Latinos in LA county, many of whom are working essential jobs, are also contracting the virus at more than double the rate of white residents. The toll in working-class neighborhoods has been especially devastating for undocumented people, who have been unable to access aid.
    Farm laborers with Fresh Harvest in Greenfield, California. Covid-19 has disproportionately impacted the state’s farmworkers.
    “It’s really dire for our folks. They have a right to paid sick days, but that doesn’t mean that right is respected,” said Marissa Nuncio, an advocate for garment workers in LA who have faced Covid outbreaks at factories where they are manufacturing masks. Nuncio said nine months into the pandemic, she still gets calls from infected workers who are struggling to access tests and are afraid to go to the hospital. “They just say, ‘I hope I’m able to recover from this at home.’” The new lockdown measures do little to address those inequalities because they lack support for workers, said Marta Induni, the director of research at the Oakland-based non-profit Public Health Institute. “We have the confluence of factors where people are facing financial instability, and feel like they have no choice but to work even if they get sick,” she said. “And particularly in California, we have a large population of undocumented people who have been demonized by the federal government and are especially vulnerable.”
    Activists hope that California will take those inequalities into account as it develops a plan to distribute Covid-19 vaccines. California is on track to receive 327,000 doses in its first shipment, which will reach hospitals in the coming days. The state aims to give the vaccine to 2.16 million people by the end of the year, starting with healthcare workers and residents of long-term care facilities.Officials have pledged to consider racial equity in distribution efforts, but there is a long road ahead to build trust in the vaccine and to reach the hardest-hit communities

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#californie#sante#inegalite#minotite#latino#vulnerabilite#economie#agriculture#travailleurmigrant#travailleurclandestin

  • L’eau devient un produit financier en Californie | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/leau-devient-un-produit-financier-en-californie-1255502

    La Bourse de Chicago et le Nasdaq vont lancer des contrats à terme sur l’eau de Californie. Ces instruments financiers permettront de se couvrir contre la volatilité des prix de cette ressource naturelle sous tension dans l’Etat américain.

    Après avoir fait fortune en anticipant l’effondrement du marché immobilier américain, Michael Burry a concentré ses investissements sur une matière première : l’eau. L’investisseur rendu célèbre par le livre de Micheal Lewis « Le casse du siècle » et le film « The Big Short » expliquait en 2010 avoir investi dans des exploitations agricoles disposant de réserves hydriques sur place.

    En 2020, Wall Street lui donne une nouvelle fois raison : les opérateurs de Bourse, le Chicago Mercantile Exchange (CME) et le Nasdaq s’apprêtent à lancer d’ici à la fin de l’année des contrats à terme sur l’eau californienne. Une grande première pour cette ressource naturelle, devenue une matière première et un actif au même titre que le blé, le cuivre ou le pétrole.

  • Les écosystèmes des déserts de Californie ne se remettront jamais – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/californie-incendies-destruction-ecosystemes-changement-climat

    Dans Greener Than You Think – un roman de 1947 de l’écrivain de science-fiction de gauche Ward Moore – une femme scientifique folle de Los Angeles recrute un vendeur à la sauvette nommé Albert Weener, décrit comme ayant « toutes les caractéristiques d’un quémandeur escroc », pour l’aider à promouvoir sa découverte : un composé appelé Metamorphizerqui améliore la croissance des herbes et leur permet de pousser sur des sols stériles et rocheux. La scientifique rêve de mettre fin, de façon permanente, à la faim dans le monde grâce à une expansion très forte de la gamme de blé et d’autres céréales. Albert Weener, un ignorant en matière de science, ne pense qu’à se faire un peu d’argent en faisant du porte-à-porte pour proposer de soigner les pelouses. Ayant désespérément besoin d’argent pour poursuivre ses recherches, la scientifique accepte à contrecœur. Et Albert Weener se dirige vers les pelouses jaunies des quartiers de bungalows fatigués.

    #incendies #californie #écologie #climat #mike_davis

    • Le désert de Mojave (sud de la Californie) en est un exemple sinistre. Si vous conduisez de Los Angeles à Las Vegas, à 20 minutes de la frontière de l’État, il y a une sortie de l’Interstate 15 (autoroute) vers une route en bitume à deux voies appelée Cima Road. C’est le portail d’entrée discret de l’une des forêts les plus magiques d’Amérique du Nord : d’innombrables kilomètres de vieux arbres de Josué (Yucca brevifolia) recouvrent un champ de petits volcans datant du Pléistocène (première époque géologique du Quaternaire) connu sous le nom de Cima Dome (dans le désert de Mojave). Les rois de cette forêt font quelque 9 mètres de haut et sont âgés de plusieurs siècles. À la mi-août, on estime que 1,3 million de ces étonnants yuccas géants ont péri dans l’incendie du Cima Dome allumé par la foudre. Ce n’était pas la première fois que le Mojave oriental brûlait. En 2005, un méga-incendie a brûlé un million d’hectares de désert, mais il a épargné le Dome, le cœur de la forêt. Au cours des derniers vingt-cinq ans, une invasion de brome a créé un sous-bois inflammable pour les arbres de Josué et a transformé le Mojave en un écosystème favorable aux incendies. (Le trichocéphale et l’« herbe de fil de fer » – en effet le genus Aristida a trois arêtes sur la lemme de chaque fleuron – envahissants ont joué un rôle similaire dans le Grand Bassin et le Nord-Ouest du Pacifique.)

      La plupart des plantes du désert, à la différence des chênes et du chaparral de Californie (maquis formé par des buissons et des broussailles), ne sont pas adaptées au feu, de sorte que leur récupération peut être impossible. Debra Hughson, chef scientifique de la réserve nationale de Mojave, a décrit l’incendie comme un événement d’extinction dans une interview avec le Desert Sun. « Les arbres de Josué sont très inflammables. Ils vont mourir et ils ne reviendront pas. »

  • #Incendies en #Californie | « On est en terre inconnue », s’inquiète un pompier
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2020-09-22/incendies-en-californie/on-est-en-terre-inconnue-s-inquiete-un-pompier.php

    Pour Darrell Roberts, membre de l’Association internationale des pompiers, l’ampleur historique des feux de forêts en cours, qui devraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, va malheureusement devenir la #norme

    « Chaque année, les températures augmentent, on bat de nouveaux records et ça devient de plus en plus sec. Voilà ce que je sais en tant que pompier qui est sur le terrain depuis vingt ans », dit-il.

    « Le changement climatique a un impact direct. C’est évident pour moi. Et on n’en voit pas le bout », conclut-il.

    #climat

  • #Petaluma City Council unanimously adopts ‘It Won’t Happen Here’ resolution (article qui date de 2017)

    Petaluma became the latest North Coast jurisdiction to show solidarity with its immigrant community as the City Council on Monday night unanimously passed a resolution affirming the city’s commitment to shield undocumented residents from the deportation policies of the federal government.

    After a lengthy discussion in a packed council chambers, the board adopted the so-called “It Won’t Happen Here” declaration, which states the city’s refusal to work with federal Immigration and Customs Enforcement officials on actions leading to the detention and deportation of undocumented immigrants.

    More than three dozen speakers, many of them immigrants and children of immigrants, addressed the council and the roughly 300 audience members that spilled into a hallway. Many in the audience held signs reading “No human is illegal,” and “We are better than this.”

    Christina Hernandez told the council her family brought her to the United States from Mexico when she was young in search of a better life. She said since President Trump’s executive orders on immigration enforcement, she has been afraid her family will be deported.

    “I really want my family to stay together,” she said through tears. “I don’t want my family to be separated.”

    The city’s resolution stopped short of declaring Petaluma a so-called “sanctuary city,” a politically-charged term that has drawn the ire of proponents of tougher immigration laws. President Trump has threatened to withhold federal funds from sanctuary cities.

    The resolution states Petaluma Police officers will not hand over undocumented immigrants to federal authorities, unless they have been detained for certain serious offenses listed in the 2014 California Trust Act, such as rape and robbery.

    “We are upholding our constitutional obligation,” said Councilman Dave King, one of the authors of the resolution. “We are not allowing our police force to discriminate against certain protected categories.”

    Similar resolutions have been passed by the Sonoma County Board of Supervisors, and the city councils of Santa Rosa, Healdsburg and Sebastopol. A resolution is forthcoming in Sonoma, and a bill has been put forward in the state Senate to declare California a “sanctuary state.”

    Petaluma City Councilwoman Teresa Barrett acknowledged the fear many immigrants in the city have said they are experiencing. She said it is the responsibility of leaders to ease those concerns.

    “This is a time when fear is spread all over,” she said. “If we can come together as a community and alleviate some of that fear so children can sleep at night, I think that is incumbent upon us. This is an opportunity for all of us to come together and act as one.”

    Three speakers asked the council to vote against the resolution. John Cheney spoke of anecdotal instances of undocumented immigrants committing crimes.

    “We have got a few criminals among us,” he said. “To hand-tie our police is just wrong. This needs to change. No sanctuary city.”

    The overwhelming majority of audience members, however, supported the resolution.

    Just before taking the council vote, Mayor David Glass said the resolution was the first step in what he said would be a bruising battle to protect immigrant rights across the nation.

    “The work and the fight will go on,” he said. “This is not the end of the journey, it’s the beginning. It’s not going to be fought just in Petaluma. It’s going to be fought throughout the country.”

    https://www.pressdemocrat.com/article/news/petaluma-city-council-unanimously-adopts-it-wont-happen-here-resoluti

    #villes-refuge #asile #migrations #réfugiés #Californie #USA #Etats-Unis

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    ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • Cruising Van Nuys Boulevard In The Summer Of 1972 In Stunning Black And White Photos By #Rick_McCloskey

    In the #Los_Angeles suburb of San Fernando Valley, Wednesday night was cruise night. A long stretch of Van Nuys Boulevard would be packed with kids and cars from all over Southern California – the place to show off your ride.

    In the summer of 1972, photographer Rick McCloskey went to Van Nuys to shoot this series of photographs, the culture on the boulevard had become an amalgamation of various lifestyles, automobiles, and very different looks and styles. The tribes included surfers, low-riders, muscle cars, street racers, and even “retro” styles from the 1950s. McCloskey’s photos offer a fascinating portrayal of the young people, their cars, and iconic backgrounds; a world that has long since vanished.

    https://designyoutrust.com/2020/05/cruising-van-nuys-boulevard-in-the-summer-of-1972-in-stunning-black-

    #Californie #Etats-Unis #photo

  • Portion of US border wall in California falls over in high winds and lands on Mexican side

    Newly installed panels from the US border wall fell over in high winds Wednesday, landing on trees on the Mexican side of the border.
    The area is part of an ongoing construction project to improve existing sections of the wall.
    Agent Carlos Pitones of the Customs and Border Protection sector in El Centro, California, told CNN that the sections that gave way had recently been set in a new concrete foundation in Calexico, California. The concrete had not yet cured, according to Pitones, and the wall panels were unable to withstand the windy conditions.

    The National Weather Service reports that winds in the area gusted as high as 37 mph Wednesday. Video from CNN affiliate KYMA shows the metal panels leaning against trees adjacent to a Mexicali, Mexico, street as the wind whips up dirt from the construction site on the other side of the border.
    “We are grateful there was no property damage or injuries,” said Pitones.
    Customs and Border Protection says local Mexicali officials diverted traffic from the area of the accident, and the agency is working with the Mexican government on the next steps to right the wall. Pitones said it is not currently known how long the construction work in the area will need to be suspended in order to allow for cleanup.
    Three years into his presidency, President Donald Trump’s signature campaign promise has faced a host of legal and logistical challenges. Even with funding, the administration will have to contend with private landowners whose property may be seized to build barriers along the border.
    Trump has sought to pull hundreds of millions of dollars from several government accounts as his administration looks to construct 450 miles of barriers in the ramp-up to the presidential election.
    Earlier this month, the administration announced that the wall had reached the 100-mile mark, the majority of which was replacing barriers with newer, enhanced designs, and around half a mile was constructed in the Rio Grande Valley where no wall previously existed.
    The White House has pushed for construction on the US-Mexico border to be dubbed new wall, according to a former administration official. There was a “constant drumbeat” from the White House to call it “new wall” within the Department of Homeland Security, the official added. “There is a lot of pressure on the President to deliver in the campaign promise.”

    Acting Customs and Border Protection Commissioner Mark Morgan has previously said he feels “no pressure from the administration to build more miles of wall.”

    https://edition.cnn.com/2020/01/29/politics/us-border-wall-falls-over-high-winds/index.html

    #murs #barrières_frontalières #destruction #walls_don't_work #les_murs_tombent #frontières #Californie #USA #Etats-Unis #Mexique

    Ajouté à la métaliste:
    https://seenthis.net/messages/823380

  • Environnement : ces rivières s’assèchent dangereusement | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/photography/2019/03/environnement-ces-rivieres-sassechent-dangereusement?image=drawn-

    Le #Colorado est l’un des cours d’eau les plus utilisés et les plus disputés du monde. Il fournit de l’#eau à 30 millions de personnes et compte de nombreux barrages et déviations le long de son lit s’étendant sur plus de 2 333 kilomètres.

    À l’état naturel, la rivière coulait des hautes plaines de l’ouest des #États-Unis jusqu’au golfe de #Californie, au #Mexique. Mais comme il est très largement exploité en cours de route pour l’#agriculture, l’#industrie et les municipalités, l’eau n’atteint plus que rarement l’océan. Pendant quelques semaines en 2014, les États-Unis et le Mexique ont coopéré, permettant aux eaux d’atteindre l’océan. Un effort est en cours pour rétablir le flux en permanence, mais il est peu probable qu’il soit mis en œuvre prochainement.