• « On ne peut pas monter dans un bus sans savoir où il part » : la préfecture casse la grève du #Samu_social de #Paris et laisse des familles dans l’inconnu - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/social-et-economie/cgt/tous-les-problemes-vont-se-repeter-la-prefecture-casse-la-greve-du-samu-soc

    Plusieurs dizaines de policiers ont évacué de force, jeudi 13 août, le parvis du Samu social de Paris, où plusieurs centaines de travailleurs et famille non accompagnées ont entamé une #grève il y a plus d’un mois. « Il est hors de question d’expulser des familles et des personnes sans abri pour les remettre à la rue », dénonçait la CGT.

    [...]

    Pour rappel, les travailleurs sociaux du 115 en grève réclament des revalorisations salariales pour l’ensemble du personnel, comme des financements à la hauteur des besoins du terrain. De plus, ils exigent également l’arrêt immédiat des remises à la rue et demandent le respect strict du principe légal de continuité de l’accueil inscrit dans la loi DALO de 2007 : garantir qu’aucune personne ou enfant pris en charge ne puisse être remis à la rue sans solution adaptée.

    Et qui est aux commandes ?

    #hébergement_d'urgence #occupation #préfecture

    • Reportage « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale » : 450 personnes évacuées du parvis du Samu social de Paris
      https://www.liberation.fr/societe/logement/ils-envoient-les-forces-de-lordre-face-a-une-situation-de-detresse-social

      Depuis un mois, rejoignant les grévistes du 115 et leurs collègues, des familles avec de nombreux enfants avaient monté un campement de fortune devant le siège du service chargé d’orienter les personnes sans abri vers l’hébergement d’urgence. Utopia 56 dénonce une dispersion sans solution de relogement.

      De l’avis général, le timing est assez particulier. Voire carrément cynique. « Invoquer la canicule pour expulser un jour où il fait 39°C… » s’étrangle Pauline Agazzi, salariée d’Utopia 56. Dans l’arrêté d’#évacuation signé par le préfet d’Ile-de-France, les fortes chaleurs et leurs impacts sur la santé étaient l’un des principaux motifs invoqués pour mettre fin au #campement de 450 personnes sans abri qui occupait depuis un mois le parvis du Samu social, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Mais la préfecture a attendu le pic caniculaire, ce jeudi 13 août, pour envoyer les gendarmes et CRS disperser aux aurores l’occupation, sans solution de relogement. Condamnant donc les familles – dont environ 150 mineurs et énormément d’enfants de moins de 5 ans – à l’errance dans un Paris brûlant.

      La veille, entre les barnums qui servaient d’abri de fortune, et les pancartes militantes – « La rue tue, le logement protège, hébergement pour tous·tes maintenant » –, l’angoisse montait mais les petits continuaient de jouer au foot, presque comme si de rien n’était. Depuis la mi-juillet, associations de lutte contre la précarité et familles sans abri avaient rejoint ici le piquet de grève des travailleurs du Samu social, en débrayage reconductible depuis le 23 juin, après que leur direction leur a annoncé la suppression de 861 nuitées d’hébergement quotidien dans les hôtels sociaux et a missionné les écoutants du 115 pour prévenir les familles hébergées qu’après des mois à l’abri, il leur fallait retourner dans la rue. La goutte d’eau pour ces travailleurs de l’ombre de l’hébergement d’urgence, déjà engagés dans des négociations compliquées pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail et une revalorisation de leurs salaires, et dont le métier est normalement de trouver des solutions pour les personnes à la rue, pas de les y remettre.

      « Convergence des batailles »

      Avec la saturation de l’hébergement d’urgence en Ile-de-France, le #115 est de toute façon un « pansement sur une jambe de bois », selon Elena Sauterey, éducatrice en centre qui est en grève depuis juin. Parmi les familles, les historiques d’appels sont tous remplis de sollicitations du 115, et les mémoires de ces coups de fil incessants et infructueux, qui se coupent automatiquement au bout d’une heure d’attente et puis rebelote. « Depuis un mois, ça a décroché seulement deux fois, dit Rokia, son bébé dans les bras. Les deux fois ils m’ont dit : “Il n’y a plus de place, rappelez demain.” » Cette mère de trois petits enfants de 6, 3 ans et 8 mois, malienne d’origine en situation régulière, n’est pas considérée comme prioritaire vis-à-vis des critères de plus en plus restreints du Samu social. Pour être considéré comme « P1 » – l’indice maximum de priorité, « les seuls qui ont une chance d’obtenir une place », selon Pierre Kreins, juriste au sein de la structure et gréviste lui aussi –, il faut désormais être enceinte de plus de sept mois ou avoir un bébé de moins de 3 mois, ce qui veut dire que « les bébés de 3 mois et 2 jours ne sont plus considérés comme prioritaires », s’insurge Pauline Agazzi. Au début de l’occupation, une mère et son nourrisson de 3 semaines vivaient sur le campement.

      De l’aveu de Pauline Agazzi, la réunion des salariés du Samu social et des « usagers » du 115, soit « les écoutants qui doivent passer leur temps à dire non aux familles, et les familles, qui se réunissent », ça n’allait pas de soi. Mais cette inédite « convergence des deux batailles » était une manière de dire « même politique publique, même combat », selon les mots de Jordan Bernard, secrétaire général de la CGT au Samu social de Paris. Une manière aussi de se comprendre les uns les autres, de montrer que « ce numéro ne dysfonctionne pas à cause des collègues mais parce qu’il est pensé comme tel » ajoute Elena Sauterey.

      « Ils vont juste délocaliser tout le monde »

      « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale, se désole Charlotte Kwantes, d’Utopia 56, qui se souvient de précédentes évacuations « très traumatisantes pour tout le monde », notamment en mars dernier à la Gaîté lyrique. Là, il va juste y avoir plus de 400 personnes sur le carreau. » Les termes de l’arrêté préfectoral – qui cite une « situation sanitaire particulièrement préoccupante », la présence sur le campement de maladies aggravées par « la promiscuité, l’absence de conditions de repos adaptées et des difficultés d’accès à une alimentation et une hydratation appropriées » et la canicule qui s’intensifie – ont aussi choqué. Pour Charlotte Kwantes, « c’est hallucinant de lire un tel niveau de mensonges et de mauvaise foi » : « La chaleur, les pathologies qui sont liées à la vie à la rue… Ce sont les choses sur lesquelles toutes les associations interpellent la préfecture, qui est en même temps en train de supprimer les places d’hébergement. »

      Comme le dénonçaient Utopia 56 et la CGT, les seules solutions proposées aux familles étaient des déplacements vers des #sas_régionaux d’accueil temporaire, loin de l’Ile-de-France. Loin aussi des emplois, des écoles où les enfants sont inscrits pour la rentrée, des rendez-vous médicaux ou des démarches administratives. « On méprise tellement les personnes sans abri qu’on considère qu’une solution de trois semaines loin des attaches scolaires, médicales et professionnelles, c’est acceptable », dit le cofondateur d’Utopia 56, Yann Manzi. « Toutes les personnes refusent parce que ça ne répond pas à leurs besoins. Ils vont juste délocaliser tout le monde, ajoute Charlotte Kwantes, qui redoute le retour de multiples campements dans Paris. On va avoir 20 mineurs non accompagnés qui vont retourner sous les ponts. Ce dont ils parlent dans l’arrêté, ça va juste continuer à exister ailleurs. »

      « Ces gens vont être dans la rue encore ce soir. Ils ne vont pas disparaître comme par magie », renchérit Yann Manzi, qui appelle les élus parisiens et des villes qui bordent la capitale à se substituer encore davantage à l’Etat pour mettre à l’abri les familles. Quitte à ensuite présenter la facture à qui de droit, comme l’a fait Strasbourg, qui a attaqué l’Etat en 2022 pour carence dans sa mission d’hébergement des sans-abri et a obtenu gain de cause (et une réparation de plus de 536 000 euros), il y a quelques jours.

      voir https://seenthis.net/messages/1185816

      Au Samu social, où une réunion de négociation destinée à sortir de la crise a été annulée mercredi après la publication de l’arrêté préfectoral, la grève se poursuit, mais l’occupation restera comme un tournant. « Ce ne sont plus seulement des personnes que j’accompagne, dit Elena Sauterey. C’est devenu des frères et sœurs de lutte. »

  • INTERVISTA. Luca Trapanese: «Il welfare è al centro della nostra visione di Regione»
    https://informareonline.com/intervista-luca-trapanese-il-welfare-e-al-centro-della-nostra-visio

    Una vita dedicata al sociale, l’esperienza da assessore a Napoli e oggi il ruolo di Vicepresidente del Consiglio regionale della #campania. Nell’intervista a Informare, Luca Trapanese racconta il suo percorso, le sfide della Regione e le battaglie legislative che intende portare avanti: dai caregiver al fine vita, passando per autismo, disabilità e inclusione. L’impegno nel […] L’articolo INTERVISTA. Luca Trapanese: «Il welfare è al centro della nostra visione di Regione» proviene da Informareonline, scritto da Stefano Errichelli

    #Approfondimenti #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026 #attualità #politica #Una_Voce_Dalla_Regione

  • Controlli di velocità: arriva il #Vergilius_plus in #campania
    https://informareonline.com/controlli-di-velocita-arriva-il-vergilius-plus-in-campania

    Dall’inizio agosto 2026 è stato attivato un nuovo sistema per rilevare la velocità media: polizia Stradale ed Anasa hanno adottato il Vergilius Plus. L’attivazione di Vergilius Plus Dai primi giorni di agosto 2026 la polizia stradale e l’Anas hanno attivato un nuovo sistema per la rivelazione della velocità media. La Campania già conta circa 150 dispositivi #autovelox distribuiti su […] L’articolo Controlli di velocità: arriva il Vergilius Plus in Campania proviene da Informareonline, scritto da Fabrizio Pennino

    #Approfondimenti #Attualità #anas #controlli_di_velocità

  • Sofiane Saidi, Camelia Jordana & Théo Ceccaldi - Jazz à Porquerolles 2026 - Regarder le programme complet | ARTE Concert
    https://www.arte.tv/fr/videos/133223-001-A/sofiane-saidi-camelia-jordana-theo-ceccaldi
    https://www.youtube.com/watch?v=VAzTfljSvUU

    Sofiane Saidi et Camélia Jordana unissent leurs talents pour une création unique entre raï et jazz. Accompagnés par les frères Ceccaldi, les deux artistes jettent un pont musical magistral entre les deux rives de la Méditerranée.

    Pionnier du raï contemporain, Sofiane Saidi insuffle ses machines électroniques au cœur des chants traditionnels oranais et de l’héritage des medahates - chants féminins traditionnels de célébration et de transmission.

    À ses côtés à Jazz à Porquerolles, la voix lumineuse de Camélia Jordana apporte une intensité rare à cette célébration métissée, qui redéfinit la place des femmes dans cette histoire sonore. Portée par la rythmique percutante de Tao Ehrlich et sublimée par le violon de Théo et le violoncelle de Valentin Ceccaldi, la performance célèbre une mémoire vivante, libre et en perpétuel renouvellement.

    #Camelia_Jordana #chanson #concert #Jazz_à_Porquerolles #live #musique #raï #Sodiane_Saidi #Theo_Ceccaldi #Valentin_Ceccaldi #violon #violoncelle

  • #caivano dopo il decreto: il #sindaco Antonio Angelino racconta l’impegno per la rinascita
    https://informareonline.com/caivano-dopo-il-decreto-il-sindaco-antonio-angelino-racconta-limpeg

    Il #decreto_caivano è il punto dal quale partire per comprendere la storia recente della città e valutare la possibilità di un nuovo inizio. Il decreto-legge n. 123 del 15 settembre 2023, convertito nella legge n. 159 del 13 novembre dello stesso anno, nacque per affrontare le condizioni di degrado e vulnerabilità sociale. Una risposta […] L’articolo Caivano dopo il decreto: il sindaco Antonio Angelino racconta l’impegno per la rinascita proviene da Informareonline, scritto da Antonio Casaccio

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026 #Camorra #parco_verde

  • #campi_flegrei: un miracolo che deve esistere per i prossimi mille anni
    https://informareonline.com/campi-flegrei-un-miracolo-che-deve-esistere-per-i-prossimi-mille-an

    In queste ore, in questi giorni di preoccupazione, timore e, perché no paura, per Napoletani, Puteolani e Bacolesi siamo vicini a loro e a tutti i funzionari del Provveditorato opere pubbliche, dello Stato, della Regione e dei Comuni e dei volontari che stanno dando un contributo. I Campi Flegrei sono una vasta area ad ovest […] L’articolo Campi Flegrei: un miracolo che deve esistere per i prossimi mille anni proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #bradisismo #castelvolturno #Edoardo_Bennato

  • Y’a qu’abracadabra
    https://tagrawlaineqqiqi.wordpress.com/2026/08/03/ya-quabracadrabra

    Quoi que la présence d’une sécheresse sans précédent n’a sans doute échappé à personne, ses conséquences directes ne me semblent pas être vraiment mesurées par tout le monde comme il le faudrait, en particulier pour la plus fondamentale des questions : que va-t-on manger dans les mois qui viennent ? Je lis, j’entends « y’a qu’à […]

    #Agriculture #chroniques_agricoles #Insomnie #Ruralité #vaches #campagne
    https://0.gravatar.com/avatar/cd5bf583a4f6b14e8793f123f6473b33bb560651f18847079e51b3bcad719755?s=96&d=

  • Pour la rupture écologique : écorégions, le projet radical de Mélenchon | Claire Lejeune, Julien Théry
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/pour-la-rupture-ecologique-ecoregions-le-projet-radical-de-melenchon-clair

    Pour rompre avec la logique suicidaire du productivisme, LFI propose un nouveau découpage régional conditionné par l’objectif de la transition écologique. Les éco-régions seront définies en relation avec les équilibres environnementaux

    #Écologie #Politique

    • à 21’

      On n’a pas encore tranché le sujet de la cartographie à ce stade. Et donc la carte qui a été présentée par Jean-Luc Mélenchon, c’est une des hypothèses possibles. Mais il pourrait aussi y avoir une cartographie qui suive les bassins versants de rivières, et donc ça correspondrait davantage à 23-24 écorégions qu’à 13...

      Claire Lejeune est en charge du dossier à LFI

    • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et LFI proposent de « restructurer les régions françaises autour des fleuves » – franceinfo
      https://www.franceinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/jean-luc-melenchon-et-lfi-veulent-restructurer-les-regions-autour-des-fle

      Dans le projet imaginé par le binôme, les limites des nouvelles collectivités seraient calquées sur celles des 24 sous-bassins qui structurent la métropole. « Les fleuves, les rivières et les affluents déterminent des formes de paysage et des géologies spécifiques. Mais aussi différents types d’organisation de l’activité et de l’installation humaine, justifie Claire Lejeune. Ça donne donc une cohérence en termes de protection des rivières et des fleuves tout le long de leurs tracés. »

    • Hello ! ah non, je n’ai pas suivi ni étudié leur projet, mais il faudrait que je le fasse et que je confronte leurs idées avec mon petit background de géographie régionale. J’ai passé les 5 années de mes études de géo avec des géographes qui discutaient de la taille pertinent et des paramètres qui faisait une région la plus gouvernable. Et on a fait plu d’une analyse multifactorielle :-) sur cette question, en fait complètement fascinante et qui me donne une idée pour un billet visionscarto d’ailleurs.

      Merci pour l’inspiration !

    • J’essaie de mettre ci-dessous quelques idées, un peu en vrac (veuillez en excuser) et rapidement...

      L’origine de cette idée est intéressante. Le concept de #biorégion (pensé comme #bassin_versant) est né aux Etats-Unis à la fin des années 1970 sous la plume de #Peter_Berg et #Raymond_Dasmann. C’est le texte fondateur du #biorégionalisme (aujourd’hui très à la mode en Italie, par ailleurs, voir notamment #Alberto_Magnaghi) :
      https://cascadiaunderground.org/reinhabiting-california

      Le mouvement biorégionaliste se rattache à la #deep_ecology, qui a connu des dérives racistes... en effet, on tombe vite dans « tout ce qui est de la biorégion est bon, tout ce qui vient de l’extérieur est mauvais », pour la faune et la flore, mais aussi pour les êtres humains.

      Personnellement, je ne pense pas que la solution est dans les « bonnes frontières », je ne pense pas que les « bonnes frontières » existent, les découpages sont toujours arbitraires, toujours « artificiels », la question est politique, et ce qui doit guider c’est le projet commun à l’intérieur du découpage choisi et en lien (de manière non coloniale, non violente, non extractiviste, etc.) avec les autres territoires.

      Des chercheureuses ont fait des analyses critiques intéressantes du concept.

      Meredith fait une critique en 6 points du biorégionalisme, dont le danger des dérives fascistes :

      The micro-regional focus of bioregionalism is a small unit of physical space, typically a watershed region. In bioregional discourse, natural systems become metaphors for cultural coherence. However, when we look for laws embedded in the natural world, those that are found do not then reveal themselves as principles which apply to systems of culture. Further, within most individuals, the sense of regional identity spans several scales because our past narratives and present affiliations span several localities. Humans are not immersed in singular niches, nor is the bioregionalist an existential, primordial localist, for his or her choice has been crafted.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13668790500115755

      Olsen en a également fait une critique dans un autre article scientifique :
      The Perils of Rootedness : On Bioregionalism and Right Wing Ecology in Germany

      https://www.jstor.org/stable/43324334

      Sur les #frontières_artificielles (en Afrique) l’édifiante analyse de #Camille_Lefebvre :
      https://seenthis.net/messages/868129#message868130

      Et aussi cet autre article édifiant de Gonon et Lasserre :
      Une critique de la notion de frontières artificielles à travers le cas de l’Asie centrale

      Depuis la disparition de l’URSS, en 1991, l’Asie centrale est partagée entre cinq États. Complexes, ses frontières sont passées brutalement du statut de frontières intérieures à celui de frontières internationales. Certains auteurs n’hésitent pas à recourir à la catégorie de « frontière artificielle » pour les décrire. Pourtant, ce concept est fort réducteur et contestable, tout autant que celui de « frontière naturelle » : tous les deux renvoient à des représentations très idéologiques des frontières étudiées. Par ailleurs, l’histoire des tracés témoigne des préoccupations qui ont présidé au découpage de l’Asie centrale à l’époque soviétique : elle révèle des critères de gestion qui ne font pas des frontières de l’Asie centrale des tracés ontologiquement différents des autres frontières du monde. Les États nouvellement indépendants d’Asie centrale ont, certes, hérité de frontières complexes, mais la question de leur gestion pacifique relève beaucoup plus des volontés politiques des gouvernements que d’une prétendue nature artificielle des tracés.

      https://www.erudit.org/fr/revues/cgq/2003-v47-n132-cgq720/008090ar

      >> En gros, je pense que c’est une illusion et une idée simpliste celle de croire qu’on peut résoudre les problèmes écologiques (mais également sociaux et politiques) juste en déplaçant les frontières.

      #écorégions

    • Une réponse plus structurée de #Frédéric_Giraut :

      Le géographe Frédéric Giraut réagit aux « écorégions » promues par Jean-Luc Mélenchon : « Le biorégionalisme ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs »

      La proposition du candidat « insoumis » à l’élection présidentielle de redessiner la carte de France autour de 13 nouvelles zones s’inscrit dans une tradition de pensée qui fait primer les données naturelles et de supposés héritages culturels sur les réalités sociales et économiques, estime le géographe dans une tribune au « Monde ».

      La proposition de revoir le gabarit et la taille moyenne des régions françaises n’apparaît pas comme exaltante pour une campagne électorale présidentielle, sauf à la lier à une philosophie du rapport à l’#environnement. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon en s’inscrivant dans un courant idéologique états-unien, celui du biorégionalisme.
      En effet, c’est dans le contexte américain, c’est-à-dire d’une société de pionniers, qu’a été formalisé dans les années 1970 ce courant de réforme radicale et utopiste, antimoderne et anti-urbain. Il propose de substituer au découpage en Etats fédérés, largement fondé sur des blocs géométriques constitués au fur et à mesure de la conquête, un découpage naturel censé être également plus proche des cadres de peuplement amérindiens.
      Il s’agit, autrement dit, de retrouver une logique territoriale organique pour effacer le cadre abstrait imposé par la colonisation, et fonder une société régionale solidaire, en harmonie avec les cadres de vie à préserver. La figure la plus fameuse d’une telle écorégion est la #Cascadia, qui réunirait des espaces de la côte Pacifique jusqu’au cœur des Rocheuses à cheval sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. C’est donc aussi le cadre national qui est remis en cause dans une sorte de panaméricanisme de petites éco-nations.

      Ce courant de pensée utopiste, jamais repris par les grands partis, postule l’#autarcie comme idéal social et environnemental. Il a certainement le mérite de pousser à prendre en compte les #bassins_versants [ensembles naturels drainés par un fleuve ou une rivière avec les crêtes ou les lignes de partage des eaux comme frontières] et les massifs comme des entités incontournables pour une gestion environnementale, au-delà du seul aménagement des fleuves par les grands travaux, et de mettre en débat les logiques productivistes, extractivistes et fonctionnalistes. Mais il ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs. C’est bien là sa limite fondamentale, y compris pour les projets politiques transformateurs, décoloniaux et écologistes.

      En Europe, la #régionalisation, ou division des territoires en régions, a combiné références historiques héritées et aires de polarisation des grandes villes, ceci aussi bien dans les systèmes fédéraux, régionalistes que centralisés. Le biorégionalisme reste cantonné aux questions de gestion des ressources naturelles, avec notamment les agences de l’eau françaises (ex-agences de bassins) qui constituent un modèle et se déclinent au niveau local en périmètres de contrats de rivière ou de milieu.

      Mais vouloir faire du bassin versant l’alpha et l’oméga de l’#organisation_territoriale régionale promeut cette figure « naturelle » hors de sa fonction actuelle. Elle devient alors une alternative radicale à l’organisation territoriale fondée sur des solidarités historiques et culturelles et sur des réalités fonctionnelles (emplois, transports, échanges économiques, fournitures de grands équipements) autour de #métropoles étendues et polarisantes. Ce deuxième point était au centre de la définition initiale des périmètres de régions françaises.
      Les « #métropoles_d’équilibre », dotées de grands équipements aux grandes heures de l’#aménagement_du_territoire, trônaient alors au cœur de régions polarisées, dont les dénominations ne s’interdisaient plus des références aux provinces historiques. L’agrandissement-fusion des régions en 2016 a éloigné le lien systématique à la métropole chef-lieu, mais le cadre de référence reste celui des solidarités historiques qui ont pu construire des bassins économiques couplé aux logiques métropolitaines.

      Dès lors, quel serait l’enjeu de refonder un découpage régional sur le principe biorégional ? Changer d’échelle pour concevoir la #transition_écologique impérative ? Mais cela est plus une question de changement institutionnel que de découpage, et nécessiterait plutôt d’instaurer des sortes de puissantes régions-Länder sur le modèle allemand ou régions-generalidades sur le modèle espagnol. Ceci en supprimant les départements et en instaurant une tutelle sur les municipalités. Ce n’est pas dans le projet mélenchonien.

      La #coopération_métropolitaine dans le viseur

      S’agit-il de mettre les logiques environnementales au cœur des politiques publiques ? Mais la question centrale est la question énergétique et, sauf à croire que l’on reviendra à l’âge des grands travaux hydrauliques et nucléaires de la source à l’embouchure des fleuves comme priorité d’aménagement, les enjeux sont avant tout métropolitains, qu’il s’agisse du logement et des systèmes de mobilités décarbonées.

      Or, dans le découpage esquissé en écorégions, les cadres départementaux subsistent et des espaces métropolitains sont éclatés entre plusieurs régions, comme la métropole lyonnaise et la partie française de l’aire genevoise notamment, ou restent coupés de leur arrière-pays comme Nantes, ou encore sont dissous dans un gigantesque ensemble comme la région parisienne rattachée aux confins normands bien éloignés de la Seine.

      Outre ces aspects liés au découpage, une telle réforme attaquerait avant tout l’idée de gouvernement métropolitain, qui a déjà tant de mal à exister en France. La proposition mélenchonienne rejoint, par cet aspect, la vision territoriale de la droite et de l’extrême droite, qui ont également la coopération métropolitaine dans le viseur. Ceci pour des raisons très différentes : promotion de clubs de communes nanties, refus des solidarités dans l’allocation des ressources et de la localisation des équipements, et plus fondamentalement croyance dans l’idéologie de la fragmentation concurrentielle des aires urbaines par « communautés d’intérêts » avec recours massif aux services privés à la carte.

      A d’autres échelles, on sait la pensée de Jean-Luc Mélenchon adepte de concepts « réalistes », qui expliquent les logiques géopolitiques par les seuls rapports de force et les supposées légitimités culturelles de grandes puissances. Particulièrement celui de « zone tampon légitime » pour certains impérialismes, à condition qu’ils s’appuient sur l’argument de la proximité culturelle et historique.

      Ainsi, le Donbass et une bonne partie des pays baltes pour la Russie ou Taïwan pour la Chine, et leurs millions de citoyens, pourraient légitimement basculer dans les pires dictatures en exercice à l’issue de « conférences des frontières ». Celles-ci étant forcément dominées par ces mêmes concepts réalistes censés fonder les principes de légitimité indépendamment du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On pense alors aux funestes expériences qui constituent les modèles : Berlin (1885), Yalta (1945) ou récemment Dayton pour la Bosnie-Herzégovine (1995) et ses déplacements de population.

      La campagne sera territoriale à toutes les échelles, et certaines convergences paradoxales sont à noter. A la social-démocratie maintenant de décliner son projet territorial et environnemental loin des facilités simplificatrices qui pourraient dissoudre les rares cadres métropolitains de redistribution et de planification de la transition, et loin du fantasme mortifère des zones tampons impérialistes légitimes.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/22/le-geographe-frederic-giraut-reagit-aux-ecoregions-promues-par-jean-luc-mele

    • Je ne suis pas sur qu’une fois au pouvoir, ils veuillent le faire.

      Et si j’ai bien compris, c’est pas un découpage uniquement selon les bassins versants (t’as vu la gueule des formes que ca fait), ca prend en compte plus de critères (comme les bonnes vieilles distances aux sous préfectures, mais de nos jours, on s’en fout. Et puis on accepte que les gens fassent 200km pour un hôpital, alors ... (troll) ).
      C’est plus dans le cadre d’une grande décentralisation. Si des régions doivent s’auto gérer, alors autant de pas leurs donner de contraintes trop artificielles.
      Déjà, ils veulent garder les départements (pas vu d’avis contraire). Or les départements de Napoléon ont souvent leurs limites sur les courts d’eau, donc ca contredit la création de zone par bassin versant.

      Je suis surpris que ca prenne une tournure fasciste directement. A croire que tout peut devenir fasciste quand c’est utilisé par des fascistes. Limite vs frontière...

      Mais je pense qu’ils vont dérouler tout le programme de la FI au fil des mois avant les elections, surtout pour montrer qu’ils ont bossé.
      Et ils commencent par les sujets sûrement les moins névralgiques. Y’en a au moins 40... on a le temps.
      https://melenchon2027.fr/livrets-2022

    • Pour moi l’objectif 1 de ce projet, c’est de faire rallier EELV rapidement pour enfoncer le clou de « la gauche c’est nous et c’est nous qu’on a une dynamique de rassemblement », pour le vote utile y compris législatives. Objectif électoral à court terme.

      L’objectif 2, c’est de faire sauter les baronnies LR et PS et que LFI (+ verts) gagnent une poignée de régions. C’est un projet qui va pousser encore plus le PS à s’allier avec LR pour les achever. Une telle refonte entraînerait au passage le rebrassage de gouvernance des agences de l’eau, ARS, CA d’hôpitaux, chambres consulaires, PNR, ONF, etc... Sans compter que la redéfinition des compétences régionales entraîne un redispatching de compétences sur les autres échelons (départements : lycées, formation et développement économique par ex...). Objectif électoral à moyen et long terme.

      Le reste c’est les objectifs tertiaires, mais de façade (résilience et régénération, air, santé...) Objectifs politiques. Mise en œuvre et efficacité pas garantie, c’est un euphémisme.

      M’enfin dans le contexte de verrouillage socio technique et politico économique dans lequel nous baignons et qui nous mène à l’extinction, je trouve ça sympa des gens qui veulent faire (un peu) bouger les lignes du business as usual. Pas de quoi sauter au plafond, mais sympa.

  • La Regione #campania stanzia quasi 5 milioni di euro per le iniziative del #Terzo_Settore
    https://informareonline.com/la-regione-campania-stanzia-quasi-5-milioni-di-euro-per-le-iniziati

    Arrivano nuove risorse per rafforzare il welfare di prossimità e sostenere chi ogni giorno opera al fianco delle persone più fragili. Il tessuto sociale in Campania, infatti, sembra vivere un’incredibile boccata d’ossigeno, che ora si sente sempre più pronto a dare risposte concrete ai territori più fragili. È stato, infatti, pubblicato da parte della Regione […] L’articolo La Regione Campania stanzia quasi 5 milioni di euro per le iniziative del Terzo Settore proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Giuseppe Terracciano

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Andrea_Morniroli #Ministero_del_Lavoro_e_delle_Politiche_Sociali #Registro_Unico_Nazionale_del_Terzo_Settore

  • #caro_carburante, la #campania sostiene #pesca e acquacoltura con 3 milioni di euro
    https://informareonline.com/caro-carburante-la-campania-sostiene-pesca-e-acquacoltura-con-3-mil

    La Regione Campania mette in campo un sostegno economico da 3 milioni di euro destinato alle imprese della pesca e dell’acquacoltura per contrastare gli effetti del caro carburante. L’obiettivo è offrire liquidità a un comparto che negli ultimi anni ha dovuto fare i conti con il forte aumento del costo del gasolio, una delle principali […] L’articolo Caro carburante, la Campania sostiene pesca e acquacoltura con 3 milioni di euro proviene da Informareonline, scritto da Elisabetta Rota

    #Approfondimenti #Attualità #FEAMPA #Fiorella_Zabatta

  • Circa 1.800 i partecipanti all’ “E…StiAMO insieme”, il #Campo_estivo dell’Esercito
    https://informareonline.com/circa-1-800-i-partecipanti-all-estiamo-insieme-il-campo-estivo-dell

    Chiude il Campo Estivo organizzato dalla Garibaldi insieme alla Società pubblica “Sport e Salute” Si è concluso a #caserta, ieri 28 Luglio, presso la Caserma “Ferrari-Orsi” di Caserta, sede della Brigata bersaglieri “Garibaldi”, il campo estivo “E…StiAMO insieme con lo #Sport“, organizzato dall’ASD Garibaldi in collaborazione con Sport e Salute. L’iniziativa, avviata lo scorso 8 […] L’articolo Circa 1.800 i partecipanti all’ “E…StiAMO insieme”, il campo estivo dell’Esercito proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #esercito

  • Al di là dei sogni, agricoltura inclusiva nel bene confiscato alla camorra
    https://lavialibera.it/it-schede-2762-al_di_la_dei_sogni_agricoltura_inclusiva_nel_bene_confisc

    Nella frazione Maiano di Sessa Aurunca, in provincia di Caserta (Campania), un bene confiscato alla camorra è stato affidato in gestione alla cooperativa sociale Al di là dei sogni, che dal 2009 coltiva e trasforma i prodotti della terra impiegando persone svantaggiate e fragili attraverso percorsi di inserimento lavorativo. #DIAMO_LINFA_AL_BENE. Il 2% Fug ai beni confiscati Sotto la guida di assistenti sociali, psicologi e psichiatri oggi nella struttura lavorano circa 25 persone, il 60 per cento delle quali sono vittime di abusi sessuali, ex alcolisti, tossicodipendenti, o persone con trascorsi criminali. I terreni e i fabbricati occupano una superficie di 17 ettari – l’equivalente di 24 campi da calcio regolamentari – e appartenevano al clan Moccia di Afragola, un gruppo (…)

  • #obesità_infantile in aumento: l’Italia e la #campania si allontanano dalla dieta mediterranea
    https://informareonline.com/obesita-infantile-in-aumento-litalia-e-la-campania-si-allontanano-d

    Negli anni Cinquanta il fisiologo statunitense Ancel Keys e sua moglie, la biochimica Margaret Keys, arrivarono nel Sud Italia incuriositi da quello che sembrava un vero e proprio miracolo scientifico. Gli abitanti dei piccoli paesi del Sud si ammalavano raramente di malattie cardiovascolari ed erano più in salute rispetto ad altre popolazioni occidentali. La risposta […] L’articolo Obesità infantile in aumento: l’Italia e la Campania si allontanano dalla dieta mediterranea proviene da Informareonline, scritto da Maria Carla Pilla

    #Approfondimenti #Attualità #_The_Five_Ps_ #bbc #sovrappeso

  • La Centrafrique va relancer le retour volontaire des 283 000 réfugiés restés au Cameroun - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72648/la-centrafrique-va-relancer-le-retour-volontaire-des-283-000-refugies-

    La Centrafrique va relancer le retour volontaire des 283 000 réfugiés restés au Cameroun
    Par RFI Publié le : 27/07/2026
    Où en est le processus de retour volontaire des réfugiés centrafricains présents sur le sol camerounais ? Officiellement, ils sont encore environ 283 000, répartis principalement dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Quelques milliers d’entre eux se concentrent dans les centres urbains comme Douala et Yaoundé. Tous ces réfugiés sont arrivés il y a plus de dix ans au moment des crises qu’a connu la Centrafrique.
    Le Cameroun est le pays qui accueille le plus de réfugiés centrafricains actuellement : 283 000 sont actuellement installés dans le pays depuis plus de dix ans. Une réunion tripartite (Cameroun-RCA-HCR) s’est donc tenue du 12 au 14 juillet à Yaoundé pour relancer ce processus de retour volontaire vers la Centrafrique initié en 2019. Lors des sept dernières années, 28 000 réfugiés sont déjà rentrés en Centrafrique, selon le HCR. L’enjeu maintenant est de garantir les conditions, de part et d’autre de la frontière, pour de nouveaux départs.
    Réorganiser des convois de rapatriements volontaires et sécurisés, dès les prochains mois. C’est le souhait exprimé par le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. « À date, il y a environ 30 000 qui ont exprimé la volonté de rentrer chez eux. Nous travaillons donc sur la base de ce chiffre de 30 000 dont la RCA a déjà identifié 27 000. Notre calendrier de travail prévoit qu’ils devront rentrer d’ici la fin de l’année 2026 », précise Paul Atanga Nji.
    Moins affirmative, Josiane Lina Bemaka Soui, ministre centrafricaine de l’Action humanitaire de la Solidarité et de la Réconciliation nationale, appelle à la patience : « Parce que présentement nous traversons des turbulences. La République centrafricaine a été attaquée dans le nord, dans la Vakaga, par les groupes armés [les 3R]. Nous avons aussi l’épidémie de choléra qui sévit en République centrafricaine, donc nous ne sommes pas vraiment prêts pour accepter des convois de rapatriement de nos compatriotes. » L’ONU appuiera les deux parties, assure Saoudatou Bah Mansare, représentante par intérim du bureau du HCR au Cameroun : « L’essentiel c’est qu’une étape très importante vient d’être franchie, c’est le renouvellement de l’engagement des parties pour une reprise durable et dans le respect des normes dans les meilleurs délais possibles. Par conséquent, notre rôle sera vraiment un rôle de suivi, un rôle d’appui aussi bien technique qu’opérationnel. » "Dans les meilleurs délais possibles, suivant un calendrier arrêté d’un commun accord", c’est la formule du communiqué final paraphé par les trois parties.

    #Covid-19#migration#migrant#cameroun#centrafrique#HCR#retourvolontaire#politiquemigratoire#sante

  • #Incendies : “Il n’y a pas de #conscience #écologique qui se réveille au cœur des #flammes
    https://www.nouvelobs.com/ecologie/20260725.OBS116943/incendies-il-n-y-a-pas-de-conscience-ecologique-qui-se-reveille-au-c-ur-d

    Entretien L’anthropologue Elise Boutié a passé sept mois en #Californie, à enquêter sur la mémoire d’une communauté touchée par « #Camp_Fire », l’un des plus meurtriers feux de forêt américains. Dans sa thèse, elle montre avec finesse que l’incendie ne remet pas en cause les modes de vie qui réchauffent la planète. Au contraire, il les accentue.

    • le titre de la thèse d’Élise Boutié
      La maison brûle : cultiver le déni du changement climatique après un mégafeu en Californie du nord
      https://theses.fr/2024EHES0039
      fournirait un bon titre au Figaro Magazine :-D

      Résumé
      Basée sur une ethnographie de sept mois, cette thèse d’anthropologie politique de l’environnement s’intéresse aux récits, perceptions et manières d’habiter la forêt et la maison après que l’incendie le plus destructeur de l’histoire de Californie ait détruit plus de 19 000 structures humaines, 62 000 hectares de forêt et tué 85 personnes, bouleversant la vie matérielle et symbolique de sept villes et villages d’un haut plateau boisé situé dans les contreforts de la Sierra Nevada. Si l’incendie est débord vécu comme un événement historique de grande ampleur qui a non seulement surpris les habitant.es et les autorités, mais surtout qui mis leur monde sens dessus dessous, dès novembre 2019 date qui marque le premier anniversaire, un certain nombre de dispositifs sont mis en place pour orchestrer l’oubli du 8 novembre 2018 et ainsi relativiser son impact. À partir de cette tension qui oscille entre volonté d’orienter l’écriture de l’histoire et reconnaissance du caractère exceptionnel et de l’urgence à réagir face au phénomène des méga-feux, la thèse se demande comment se fait-il que les habitant.es cultivent le déni de la réalité des changements climatiques et de la réalité de la menace de disparition qu’ils font planer sur leurs lieux de vie alors même qu’iels expriment un profond attachement à ce territoire en particulier et à la forêt en général ? La thèse répond à cette question en trois temps et en suivant trois fils d’analyse : la maison, la forêt et l’église évangélique car ces trois figures constituent selon nous la colonne vertébrale du modèle socio-politique états-unien, modèle dont l’hégémonie et la promotion sont en partie responsables du nouvel ordre climatique qui est le nôtre. D’une part, nous pensons que le désir d’appartenir ou d’être perçu.e comme appartenant à la classe moyenne est plus fort que le principe de réalité qui met en danger et en jeu les conditions d’habitabilité du territoire. D’autre part, les valeurs présentées et perçues comme fondamentales au sein de la société états-unienne, notamment celle de puissance de l’individu auto-construit (« self made man »), font écran aux relations d’interpénétration et d’interdépendance qui lient positivement les humains à leurs environnements, anéantissant toute possibilité d’en prendre soin et d’être transformé.e par eux. Enfin, la puissance des schémas narratifs portés et véhiculés par la religion évangélique, dont le pouvoir sur le ridge est indéniable, prolonge et perpétue la pensée selon laquelle l’humain qui croit et qui entretient son lien avec Dieu serait un être protégé des cataclysmes terrestres, reléguant ces derniers à de pures anecdotes sans conséquence pour et dans la vie terrestre. Construite en quatre parties (« Habiter », « Incendier », « Effacer », « The New Normal ? ») et neuf chapitres, la thèse traite la catastrophe comme un événement autant révélateur que catalyseur d’enjeux socio-politiques tels que la violence sociale, l’alliance de classes au-delà de l’alliance politique, l’attachement à l’image de la classe moyenne, la mémoire encadrée, le traumatisme climatique, la relation naturaliste à la forêt et la migration d’agrément.

  • Newsroom – Pnrr e dissesto idrogeologico: centinaia di milioni a rischio. Il caso della diga sul fiume Marecchia a Rimini
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-in-italia-utilizziamo-poco-e-male-i-fondi-per-il-dissesto-id

    Il Pnrr è scaduto lo scorso giugno. Ma quanto è stato speso davvero per contrastare il dissesto idrogeologico? E cosa succede quando questi fondi arrivano davvero sul territorio? Ne parliamo con Luca Dal Poggetto, analista di Openpolis, e Matteo Chiani, autore dell’inchiesta L’articolo Newsroom – Pnrr e dissesto idrogeologico: centinaia di milioni a rischio. Il caso della diga sul fiume Marecchia a Rimini proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente_e_Clima #Podcast_Newsroom #Cambiamento_Climatico #Emilia_Romagna #Spesa_Pubblica

  • Metà delle #coste in #campania è “fuori legge”: i dati del monitoraggio #goletta_verde
    https://informareonline.com/la-meta-delle-coste-in-campania-e-fuori-legge-i-dati-del-monitoragg

    Su un totale di circa 31 prelievi, 15 sono risultati “oltre i limiti di legge”. È questo il conto, quasi diviso a metà, che Goletta Verde ha registrato lungo le coste della Campania, tra le province di #caserta, #Napoli e Salerno. Ma non è tutto: i dati – rilevati tra il 29 giugno e il […] L’articolo Metà delle coste in Campania è “fuori legge”: i dati del monitoraggio Goletta Verde proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Giuseppe Terracciano

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA

  • In Italia utilizziamo poco e male i fondi per il dissesto idrogeologico: l’esempio dell’Emilia Romagna
    https://irpimedia.irpi.eu/in-italia-utilizziamo-poco-e-male-i-fondi-per-il-dissesto-idrogeologi

    Dal 2015 al 2025 l’Emilia-Romagna è stata colpita più volte da alluvioni e frane. Sul fiume Marecchia, i fondi Pnrr hanno protetto un’opera che serve l’agricoltura ma non riduce il rischio inondazioni L’articolo In Italia utilizziamo poco e male i fondi per il dissesto idrogeologico: l’esempio dell’Emilia Romagna proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente_e_Clima #Cambiamento_Climatico #Emilia_Romagna #Spesa_Pubblica

  • Puntata del 21/07/2026@0
    https://radioblackout.org/podcast/puntata-del-21-07-2026

    Il primo approfondimento della puntata lo abbiamo fatto in compagnia di Sandro, lavoratore in università di #torino iscritto al sindacato di base #cub. Con lui abbiamo commentato quanto riportato nel loro ultimo comunicato: “La gestione del cambio d’appalto per i servizi di portierato e supporto logistico dell’Università di Torino è inaccettabile. Tra proroghe infinite e […]

    #cambio_appalto #controlli #Ispettorato_Nazionale_del_Lavoro #ispettori_del_lavoro #Ispettrice_del_lavoro #morti_sul_lavoro #prevenzione #servizi_portierato #unito #Univeristà
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/F_m_21_07_Sandro-CUB-UniTo-su-cambio-appalti-portierato.mp3

  • #Napoli ha perso quasi 90mila giovani in dieci anni: è record di #emigrazione giovanile
    https://informareonline.com/napoli-perde-90mila-giovani-record-emigrazione-giovanile

    Napoli registra il record italiano di emigrazione giovanile: la provincia perde quasi 90mila under 34 in un decennio, più di qualsiasi altra area del Paese. Il record negativo dietro l’emigrazione giovanile a Napoli Ancora un triste record per la provincia di Napoli che guida la classifica negativa delle province italiane per calo demografico giovanile. Lo […] L’articolo Napoli ha perso quasi 90mila giovani in dieci anni: è record di emigrazione giovanile proviene da Informareonline, scritto da Giovanni Basile

    #Approfondimenti #Attualità #campania #Cgia #lavoro

  • #casapesenna: #caseificio_sociale vittima di un #furto nella notte
    https://informareonline.com/casapesenna-caseificio-sociale-vittima-di-un-furto-nella-notte

    Il Caseificio sociale, inaugurato il 10 luglio 2026, è stato vittima di un furto nella notte come denunciato sui profili social del Caseificio stesso e della Cooperativa Sociale «Raggio di Sole». Si registrano danni alla struttura e sottrazione di beni. È caccia ai responsabili. L’articolo Casapesenna: Caseificio sociale vittima di un furto nella notte proviene da Informareonline, scritto da Giuseppe Carbone

    #Approfondimenti #Attualità #Agrorinasce #campania

  • Belgique : les associations craignent une « crise humanitaire » après la suppression de 1 000 places d’accueil - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72571/belgique--les-associations-craignent-une-crise-humanitaire-apres-la-su

    Belgique : les associations craignent une « crise humanitaire » après la suppression de 1 000 places d’accueil
    Par La rédaction Publié le : 22/07/2026
    La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a annoncé vendredi la suppression de 700 places d’accueil dans le réseau d’hébergement d’urgence en Belgique. Cette décision a fait l’effet d’une bombe chez les acteurs associatifs, alors que la responsable politique avait déjà annoncé supprimer 300 lits en juin dernier. Les ONG de la capitale belge craignent une « crise humanitaire ». Les associations bruxelloises s’inquiètent. Fin juin, la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, avait déjà annoncé une première suppression de 300 places d’accueil dans le réseau d’hébergement d’urgence en Belgique. Cette fois-ci, vendredi 17 juillet, ce sont 700 places supplémentaires qui vont disparaître, a déclaré la responsable politique.
    Elles avaient été ouvertes en 2022 par le précédent gouvernement dans le cadre du « Brussels deal », un financement fédéral de 2 000 places pour gérer la crise de l’accueil. C’est donc la moitié de ce dispositif destiné aux demandeurs d’asile qui ne trouvaient pas de place dans le réseau de Fedasil (l’agence chargée de l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique) qui va disparaître progressivement entre le 1er août et le 1er septembre. Selon la ministre, cette réduction est la suite logique de la baisse du nombre de demandeurs d’asile. « Grâce à la politique claire de ce gouvernement, ce nombre diminue depuis des mois. De ce fait, davantage de personnes peuvent être accueillies dans le réseau d’accueil régulier de Fedasil, et le nombre de personnes sur la liste de transfert diminue », a déclaré Anneleen Van Bossuyt.
    Selon les chiffres du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, en 2025, 34 439 personnes ont introduit une demande de protection internationale auprès de l’Office des étrangers (OE), un chiffre en baisse de 13% par rapport à 2024 et de 3% par rapport à 2023. Et actuellement, 1 300 personnes sont encore sur liste d’attente pour obtenir un logement. En 2024, elles étaient environ 3 000.
    Mais malgré ces chiffres en baisse, les acteurs de l’hébergement à Bruxelles ont tenu à rappeler que le dispositif actuel est saturé. Après l’annonce, ils se sont indignés, dénonçant une décision « brutale » et prise « sans concertation préalable avec les autorités bruxelloises ni avec les opérateurs de terrain ». C’est notamment le cas du Samu social belge, qui estime que « sur près de 1 300 places disponibles dans nos centres d’accueil d’urgence, près de 40% sont directement financées dans le cadre du ’Brussels Deal’ ».
    L’organisation craint qu’une telle suppression de lits dans des délais aussi courts ne fasse courir un « risque majeur de crise humanitaire ». « Nos structures fonctionnent déjà à pleine capacité. Chaque jour, faute de places disponibles, des personnes sont contraintes de rester sans solution d’hébergement, malgré leur sollicitation auprès de nos services », déplore l’organisation dans un communiqué.
    Rien que le 17 juillet, le Samu social a dû refuser l’accueil, faute de place, à 78 hommes isolés sur 132 demandes, six femmes isolées sur 42 demandes et 55 personnes en famille sur 83 demandes, détaille l’organisation."On ne finance pas 2 000 places pendant quatre ans pour les supprimer de moitié en 15 jours sans tenir compte de la réalité du terrain", s’indigne de son côte BelRefugees, une plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Elle estime que les 1 300 personnes en liste d’attente témoignent justement que le réseau « reste sous tension ». Les associations s’inquiètent surtout de voir des campements de migrants se reformer dans des quartiers de la capitale, étant donné qu’une telle réduction « ne peut être compensée par les dispositifs bruxellois existants ». D’autant plus que, selon le dernier recensement de novembre 2024, 9 777 personnes étaient sans solution d’hébergement en région de Bruxelles-Capitale, soit une augmentation de 25% en deux ans.
    « Nous risquons de nous retrouver face à une crise humanitaire en plein cœur de la capitale européenne, et de voir réapparaître des tentes et campements de fortune dans l’espace public », a prévenu Sarah de Liamchine, directrice générale du Samu social.

    #Covid-19#migration#migrant#belgique#samusocial#humaitaire#hebergement#campemnt#sante#politiquemigratoire

  • In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata
    https://irpimedia.irpi.eu/mafieglocal-metamorfosi-violenza-criminalita-organizzata

    Oggi in Italia la violenza mafiosa è silenziosa: viene utilizzata come strumento per regolare il commercio al dettaglio e le faide interne ai clan. In Europa, invece, cresce e si sposta anche verso i centri più piccoli L’articolo In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità #'Ndrangheta #Calabria #Camorra #Campania #Cosa_Nostra #Mafieglocal #Puglia #Sicilia

    • Governance and trade: Mafias’ multifunctional violence in Italian drug markets

      Systemic violence is a structural feature of drug economies and a key spillover of prohibitionist drug policies. Despite its centrality, the concept is often applied in ways that obscure its distinct purposes, market levels, and organizational contexts. To address this gap, the study examines violence at the intersection of mafia activity and drug markets, focusing on its distribution across market levels (retail, national wholesale, transnational), organizational functions (governance and trade), and rivalry configurations (inter-, intra-, and extra-clan). It draws on a press-based dataset of mafia-related homicides in Italy (2014–2024) to code and analyze these dynamics. Results show that more than half of all mafia homicides are drug-related, mainly tied to governance activities and concentrated at the retail level of the market. This pattern marks a qualitative shift in mafia violence: increasingly selective, embedded in market dynamics, confined to criminal circuits. Statistical analyses reveal significant associations between activity type, market level, and rivalry configuration, indicating that coercion concentrates where regulatory control and market participation intersect. This pattern underscores the multifunctional nature of Italian mafias, which govern markets from within while actively engaging in trade. By grounding this overlap empirically, the study advances theoretical debates on organized crime’s role in shaping illicit economies. It also offers a replicable framework for analyzing drug-related violence in the absence of official statistics.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0955395926000356

  • In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata
    https://irpimedia.irpi.eu/in-nome-del-business-la-metamorfosi-della-violenza-da-parte-della-cri

    Il conflitto civile in Colombia finisce ufficialmente nel 2016, con la smobilitazione dei guerriglieri comunisti delle FARC. Il vuoto di potere nelle aree rurali viene riempito dai narcos, che espandono le loro operazioni verso l’Ecuador L’articolo In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità #'Ndrangheta #Calabria #Camorra #Campania #Cosa_Nostra #Puglia #Sicilia

  • Malasanità in #campania: 300 milioni di risarcimenti in 5 anni
    https://informareonline.com/malasanita-in-campania-300-milioni-di-risarcimenti-in-5-anni

    Ogni volta che un caso di presunta malasanità finisce sulle pagine dei giornali, l’impressione è sempre la stessa: un episodio tragico, isolato, destinato a occupare il dibattito pubblico per qualche giorno prima di essere sostituito da un’altra emergenza. Ma se si guarda oltre la cronaca, emerge un quadro molto diverso. Dietro ogni procedimento giudiziario, ogni […] L’articolo Malasanità in Campania: 300 milioni di risarcimenti in 5 anni proviene da Informareonline, scritto da Camilla Esposito Alaia

    #Approfondimenti #Attualità #asl #caserta #fulop #malasanità #Napoli #Salerno #Sanità