• #Until_when_Europe ?

    CEAR and the Greek Council for Refugees denounce through this video the inaction of European authorities on the situation of thousands of refugees, many of who face a third winter in tents and precarious accommodation in Greece, Until when Europe? This is what the more than 14,000 refugees who continue to be trapped on the islands in inhumane conditions are wondering. “We live in a small tent and the baby is very cold”, “If I was not sick and so tired, I would wait quietly. But I’m sick, very sick, and I can not wait”. These are some of the testimonies of the thousands of refugees who remain trapped in the islands, waiting for a response from Europe.

    https://www.youtube.com/watch?v=_PG3EfwzRMY


    #vidéo #film #se_questa_è_Europa #hotspots #asile #migrations #campement #camps #réfugiés #Grèce #droits_humains #piège #îles #attente #honte



  • Crossing a Red Line: How EU Countries Undermine the Right to Liberty by Expanding the Use of Detention of Asylum Seekers upon Entry

    This week the Hungarian Helsinki Committee, in conjunction with ECRE and a number of European project partners, launched their report “Crossing a Red Line: How EU Countries Undermine the Right to Liberty by Expanding the Use of Detention of Asylum Seekers upon Entry.” By examining four case studies; Bulgaria, Greece, Hungary and Italy, this research explores how asylum seekers’ rights to liberty are undermined upon entry, with a specific focus on de facto detention.

    “Crossing a Red Line” explains that while there has been a significant decrease in asylum applications in Bulgaria, Hungary and Italy, the use of detention upon entry has been increasing since 2015 and continues to do so. Practises of de facto detention- which indicates the deprivation of an individual’s liberty without the requirement of a detention order- are widespread and specific to country context. Hot spots, transit zones, pre- removal centres, border zones at which migrants have been ‘pushed- back’ and boats- including search and rescue vessels- have all become spaces in which people can be detained. In other cases “protective detention” results in unaccompanied children having their freedom of movement restricted.

    With no procedural guarantees and no opportunity to seek judicial review, the only possibility for release from de facto detention is to leave to another country.

    The Hungarian Helsinki Committee argue that the increasing trend of using of detention measures for asylum seekers upon entry “is motivated by a range of different practical, political, and legal considerations”. In some cases it has been advocated as a mechanism to deal with unprecedented pressure on processing systems, in others it has become an important means to gain political support for governments that frames migration as a security issue. In the case of Greece and Italy, the increased rate of detention of asylum seekers at the border has also been the product of EU- level policy, namely the need to meet the requirements of the EU-Turkey statement and Dublin system.

    The report further questions these motivations; “Why do Member States prefer to use de facto detention despite the existence of a dedicated legal framework? Is it for the purpose of administrative convenience? In order to avoid procedural safeguards? In order to satisfy public appeal and communication needs?

    The report states that there is no evidence that the use of detention reduces the rate of arrivals to the countries in question, rather it serves as a deterrent only so far as pressure is moved from one entry point to the next. In the example of Hungary, the traumatic experience of being detained in ‘transit zones’ contributes to the fact that beneficiaries of international protection frequently leave the country within a few days of their release, to apply for asylum again in another EU country. The use of de facto detention therefore contributes to secondary movements across Europe and is inevitably is counter- productive to refugee integration.

    As ECRE’s previous policy note, “Taking liberties: detention and asylum law reform” found; “The damage caused by detention adds to an already heavy process of adjustment and takes significant time and effort to remedy” (https://www.ecre.org/wp-content/uploads/2018/09/Policy-Note-14.pdf).

    Le rapport en pdf:
    https://www.helsinki.hu/wp-content/uploads/crossing_a_red_line.pdf

    #frontières_extérieures #UE #EU #asile #migrations #détention #rétention #camps #Bulgarie #Grèce #Italie #Hongrie #Fylakio #Evros #base_de_données #database #statistiques #chiffres


  • Malgré les démantèlements, plusieurs centaines de migrants dorment toujours à la rue à #Paris

    La préfecture d’Ile-de-France a organisé quatre opérations de “mise à l’abri” de migrants en l’espace de 10 jours dans le nord de Paris. Malgré ces évacuations, au moins 800 personnes demeurent toujours à la rue. Qui sont-elles ? Pourquoi n’ont-elles pas été prises en charge ? InfoMigrants fait le point.

    Entre le 22 et le 31 janvier, la préfecture de Paris et d’Ile-de-France a procédé à l’évacuation de près de 1 000 migrants qui vivaient dans quatre campements insalubres dans le nord de Paris : porte de Clignancourt, avenue Wilson (Saint-Denis), porte de la Chapelle et la Villette. Selon les estimations de Médecins du Monde, contacté par InfoMigrants, il reste à l’heure actuelle au moins 800 personnes à la rue.

    Il y a d’abord ceux qui ont quitté les campements ou ceux qui étaient absents au moment où s’est déroulée l’opération de mise à l’abri de la préfecture. “Il faut savoir que, par exemple, dans le cas de l’évacuation de la Chapelle le 29 janvier dernier, les bus ont accueilli les premiers migrants assez tardivement, vers 8h30 du matin. Bon nombre d’entre eux ont des rendez-vous administratifs ou médicaux qu’ils ne peuvent pas se permettre de manquer. Ils ont donc raté le coche de la mise à l’abri”, explique Louis Barda, coordinateur du programme d’accès aux soins de Médecins du Monde à Paris.

    Viennent ensuite ceux qui étaient bien présents lors de l’opération mais qui ont refusé de monter à bord des bus de la préfecture. “Il s’agit bien souvent d’une problématique administrative. Parce qu’ils ont peur, certains sont déboutés ou dublinés, ils ne veulent pas attirer l’attention sur eux et préfèrent rester à la rue”, poursuit Louis Barda.

    "Avant il y avait l’accueil inconditionnel, ce n’est plus le cas"

    Il existe aussi des migrants qui acceptent de monter dans un bus, qui sont conduits dans des hébergements temporaires et finissent rapidement par être remis à la rue quelques heures ou quelques jours plus tard. “Une fois qu’ils arrivent dans le gymnase où ils doivent pouvoir être mis à l’abri, l’Ofii évalue leur situation administrative. C’est là que les déboutés, les dublinés ou même des réfugiés statutaires sont sommés de quitter les lieux car ces places d’hébergement d’urgence sont normalement prévues pour les demandeurs d’asile”, affirme Louis Barda.

    “Avant, tout le monde accourait lorsque la préfecture organisait ce genre de mise à l’abri car il y avait le principe d’accueil inconditionnel. Ce n’est plus le cas”, regrette-t-il. “Si vous n’êtes pas dans la bonne case simpliste du bon ou du mauvais migrant que le gouvernement a décrété, mieux vaut être à la rue et conserver sa tente et ses maigres possessions. La France conditionne l’hébergement à la situation administrative, c’est tout le drame de la politique de non-accueil aujourd’hui.”

    En première ligne de cette politique : les dublinés. D’après, Antoine Decourcelle, responsable commission asile à la Cimade Ile-de-France, joint par InfoMigrants, l’État français “mène une guerre sans merci contre ces derniers”. Pire, selon lui, même les ex-dublinés, ceux qui peuvent présenter une nouvelle demande en France au bout de quelques mois, seraient exclus.

    “L’Ofii refuse tout bonnement leur prise en charge. Cela a commencé cet été avec une circulaire interne que la Cimade a contesté au tribunal en décembre dernier. Selon l’ONG, "le document encourage les agents de l’Ofii à refuser les allocations aux demandeurs d’asile ex-dublinés ainsi que leur demande de logement”, affirme-t-il.

    Des migrants invisibles, hors du système et pas quantifiables

    Devant cette situation, de plus en plus de migrants vivent à la rue en dehors des campements de telle manière à être les plus invisibles possible. “Près de la porte d’Aubervilliers, nous venons de rencontrer deux Somaliens qui font la manche et qui évitent les campements parce qu’ils sont dublinés. Ils savent qu’ils ont un an et demi à tenir avant de sortir de Dublin et de pouvoir re-déposer une demande d’asile. Alors ils se font discrets et sont totalement en dehors du circuit de prise en charge”, détaille Louis Barda de Médecins du Monde.

    Ces migrants isolés et en dehors du système sont donc très difficilement quantifiables car ils sont mobiles et disséminés partout, selon les associations. Outre les dublinés, il y a ceux qui craignent l’insécurité des campements et préfèrent se cacher ailleurs, dans des micros campements. Il y a aussi ceux qui se trouvent un toit grâce à hébergement citoyen.

    Une quinzaine d’associations - dont la Cimade, Médecins du Monde ou encore Emmaüs - ont lancé un appel le 30 janvier demandant “à l’État et aux collectivités locales de mobiliser des locaux vides afin d’ouvrir de nouvelles places d’hébergement réellement inconditionnelles.” Elles soulignent également l’importance de trouver des solutions pérennes, étant donné qu’un “grand nombre de personnes aujourd’hui hébergées dans le cadre du plan hivernal va se retrouver sans solutions à la fermeture des structures d’hébergement hivernal dans le meilleur des cas le 31 mars prochain.”

    Contactée il y a plusieurs jours pour obtenir une confirmation du nombre de migrants restant à la rue et en savoir davantage sur les prochaines maraudes, la préfecture n’a pas encore répondu à nos sollicitations.

    http://www.infomigrants.net/fr/post/14981/malgre-les-demantelements-plusieurs-centaines-de-migrants-dorment-touj
    #SDF #sans-abri #sans-abritisme #migrations #asile #réfugiés #destruction #démantèlement #France #camps #campement
    ping @isskein


  • First Person: Returning to #Dadaab

    “Refugees here need freedom and dignity to earn a decent living, but most feel abandoned and forgotten”.
    Three main camps – #Ifo, #Dagahaley, and #Hagadera – make up the Dadaab refugee complex; the #no_man’s_land lost in between Kenya and Somalia where I spent most of my childhood.

    http://www.irinnews.org/opinion/2019/01/24/Kenya-dadaab-camp-returning
    #Kenya #camps_de_réfugiés #témoignage


  • Zaatari’s children: poverty, conflict and displacement in refugee camp

    According to UNHCR around 80,000 people live in Zaatari and more than half of them are children.

    Aysar Waseem Ryabi spent most of his nearly 6 years on this side of the border.

    “I wake up in the morning, have breakfast, go to the playground then go back home. I sit for a bit then go out again and play football. And then I take my brother and play more football," he said.

    Syria’s children are either growing up amid conflict, or living in poverty and displacement.

    Inside Zaatari, UNICEF partnered with NGOs and Syrians to create “safe spaces” for children to be children.

    Volunteers focus on extracurricular activities – like painting or playing – to help children with the tools they need to build up resilience.

    “This is so they can reach a level where they can get their needs and adapt to any condition,” Hussein Al-Qassem, UNICEF Volunteer told Euronews’ Anelise Borges.

    “No matter what might happen in the long run, they will have the solutions. It can be difficult, but I hope that the things they are witnessing will help them become more lenient.”

    https://www.euronews.com/2019/01/28/zaatari-s-children-poverty-conflict-and-displacement-in-refugee-camp
    #camps_de_réfugiés #Zaatari #Jordanie #pauvreté #réfugiés #asile #migrations


  • Carte interactive : où sont les plus grands camps de réfugiés en #Afrique ?

    Ils font la taille d’une grande ville et restent pourtant bien souvent introuvables sur une carte : les camps de réfugiés en Afrique abritent des centaines de milliers de migrants ayant fui leur pays pour diverses raisons. Loin de penser à venir en Europe, ils s’installent dans ces camps, pour quelques mois ou parfois pour la vie.

    L’#Ouganda demeure à ce jour le pays accueillant le plus de réfugiés en Afrique avec 1,15 million de personnes. Pour autant, “la population recensée dans chaque camp individuellement ne coïncide pas réellement avec la hiérarchie des pays accueillant le plus de réfugiés”, précise le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à InfoMigrants. En clair, certains pays comptent de gigantesques camps de réfugiés, mais pas le plus grand nombre de réfugiés sur leur sol. À l’inverse, d’autres pays recensent un nombre très important de réfugiés mais ces derniers sont répartis dans une multitude de camps de moindre taille.

    Ainsi, bien que l’#Éthiopie compte plus de 900 000 réfugiés, ses camps ne sont pas les plus grands. "Par exemple, la région de #Malkadida dénombre 218 000 réfugiés somaliens, mais ils sont répartis sur 5 camps”, explique le HCR.

    Au #Tchad, le camp le plus important accueille 141 000 réfugiés soudanais, principalement du #Darfour. Mais trois autres camps dans la même région font grimper à 330 000 le nombre de réfugiés.


    http://www.infomigrants.net/fr/post/14664/carte-interactive-ou-sont-les-plus-grands-camps-de-refugies-en-afrique

    #camps_de_réfugiés #cartographie #visualisation #carte_interactive #réfugiés #asile #migrations
    ping @reka


  • Un autre hiver... un de plus...
    Winter conditions add to migrant hardship in northern Greece

    Freezing weather is exacerbating difficult conditions for migrants in overcrowded refugee camps in northern Greece. Last week the cold spell led to a protest by dozens of migrants at a camp near Thessaloniki. Greek officials have blamed the number of people flooding into the camp from the islands and across the Turkish border. But could the situation have been prevented?

    Harsh winter conditions hit northern Greece a few days into the new year, bringing sub-zero temperatures, strong winds, snow and ice. In the Diavata refugee camp near the port city of Thessaloniki, several hundred people are struggling with basic survival. Yet every week, despite the weather conditions, more continue to arrive.

    “They don’t think about this kind of thing, they just want to move on,” said one man at Diavata after another Afghan family arrived in the snow. “They just think that in the next stage from Turkey, when they go to Greece, everything will be fine.”

    Camp protests

    When they reach Diavata, the migrants find the reality is different. The camp is full to capacity, with around 800 registered asylum seekers. On top of these, there are between 500 and 650 people living at the site without having been registered by migration authorities.

    “Most of them have built their own makeshift shelters and tents, which are not providing them with the protection needed,” says Mike Bonke, the Greece country director of the Arbeiter Samariter Bund (ASB), an NGO providing support services to Diavata. “They have no (safe) heating, washing and sanitation and cooking facilities.”

    Last week, the difficult conditions prompted around 40 migrants to hold a protest outside the camp, burning tires and blockading the road. A truck driver tried to get through the barricade resulting in a fight which left one man in hospital.

    The driver lost his patience and started swearing at the migrants, who threw rocks and broke his windscreen, reports said. The driver and four migrants were charged with causing grievous bodily harm, according to the Greek daily, Katherimini.

    Conditions create health concerns

    Diavata is just one of a number of migrant facilities in northern Greece to have been affected by the cold snap. An NGO contacted by InfoMigrants said that Orestiada, near the Evros river to the east, was covered in snow. Migrants in the critically overcrowded camps on the islands too are contending with snow, frozen water pipes and icy roads.

    According to the ASB, the refugee reception camps lack resources to cope with the current conditions. “Healthcare services at all (refugee reception) sites are not adequate,” Bonke says.

    Agis Terzidis, an advisor to the Greek Minister of Health and Vice-President of the Center for Disease Control (CDC) which coordinates healthcare provision to migrants and refugees, admits that the cold weather, in addition to the poor conditions and overcrowding in the camps, is exacerbating migrants’ health problems. “We have people living in conditions that are not acceptable for anyone,” he says.

    National health system must step up

    In response to the worsening situation, there are plans to boost EU-funded medical teams operating in camps throughout the country, including the islands, Agis Terzidis says. But he told InfoMigrants that from now on, more pressure would be put on the Greek national health system and local hospitals to tackle the problem, rather than medical staff in the camps themselves.

    Terzidis also insisted that fixing the situation in the camps was “not in the mandate” of the CDC, as it was chiefly a result of greater numbers of people arriving and consequent overcrowding.

    Instead, the CDC’s main priority remains vaccinating migrants to prevent outbreaks of hepatitis, measles and other infectious diseases. It also focuses on treating those suffering from chronic diseases, some of whom will likely succumb to the harsh winter conditions.

    Too many people

    With more bleak weather predicted, a vegetable garden is being planned in the Diavata camp, giving the residents something to look forward to. That will have to be abandoned if more people start to arrive when the weather improves.

    The camps continue to be under pressure from the large and unpredictable numbers of arrivals. Currently there are around 20 arrivals per week at Diavata, but that could quickly escalate to hundreds. So far, Greek authorities do not seem to have taken steps to limit how many end up at the camps seeking protection.

    I think we can all agree that this situation should have been solved by registering these refugees in the Greek Migration system and providing them with dignified and safe shelters.
    _ Mike Bonke, Greece country director, Arbeiter Samariter Bund

    As both government and army staff and their NGO colleagues in the camps remain powerless to solve the problem of overcrowding, their main task will be to protect migrants from harm and exposure as the winter enters its coldest months.

    http://www.infomigrants.net/en/post/14401/winter-conditions-add-to-migrant-hardship-in-northern-greece
    #Grèce #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #neige #froid #Salonique #Softex #Diavata #résistance #protestation


  • Rare Photos: European Refugee Camps in Syria — At The Height of World War II

    The whole world is aware that Europe is buckled under the biggest refugee crisis since World War II, with millions of people fleeing civil war and oppression in the Middle East, North Africa, and Western Asia, and landing on the continent’s shores by land and by sea. The UN estimates that more people have been displaced than at any time since the Second World War — there are close to 60 million war refugees, according to the UN High Commissioner for Refugees.

    While there is no denying the fact that the current humanitarian crisis is the worst refugee crisis of our generation; with continuous comparison to World War II, it is imperative that we share a small yet important fact with you: at the height of World War II, the Middle East Relief and Refugee Administration (MERRA) operated camps in Syria, Egypt and Palestine, where tens of thousands of people from across Europe sought refuge.

    Yes, you read it right. Refugees crossed the same passageways [which the Syrians, the Africans, and the Asians are taking to reach Europe TODAY] 70 years ago — BUT they were the Europeans (largely from Bulgaria, Croatia, Greece, Turkey and Yugoslavia) trying to find solace in the Middle East.

    How The Refugees Entered The Camps:

    According to the International Social Service records, refugees from Europe had to register at one of several camps in Egypt, Palestine and Syria and obtain camp-issued identification cards, which contained their full name, gender, marital status, passport number, and their educational and work history.

    After registration, they had to undergo a refugee medical examination at makeshift hospital facilities — where they took off their clothes, their shoes and were washed until officials believed they were sufficiently disinfected. When they were declared fit enough to join the refugee camp, they were divided into living quarters for families, unaccompanied children, single men and single women.

    How They Survived:

    Refugees in MERRA camps received a half portion of Army rations each day; sometimes supplemented with foods that reflected refugees’ national customs and religious practices. ‘Rich’ refugees could buy beans, olives, oil, fruit, tea, coffee and other staples from camp canteens. On the rare occasion, during supervised visits to local shops, they could buy soap, razor blades, pencils, paper, stamps and other items. Some camps provided space for refugees to prepare meals; one camp in Aleppo reserved a room for women so they could make macaroni with flour, which they received from camp officials.

    How They Found Work & Developed Skills:

    Some, but not all, camps required refugees to work — though they were not forced to earn to make ends meet. GlobalPost reports:

    In Aleppo, refugees were encouraged, but not required, to work as cooks, cleaners and cobblers. Labor wasn’t mandatory in Nuseirat, either, but camp officials did try to create opportunities for refugees to use their skills in carpentry, painting, shoe making and wool spinning so that they could stay occupied and earn a little income from other refugees who could afford their services. At Moses Wells, all able-bodied, physically fit refugees worked as shopkeepers, cleaners, seamstresses, apprentices, masons, carpenters or plumbers, while “exceptionally qualified persons” served as school masters or labor foremen. Women performed additional domestic work like sewing, laundry, and preparing food on top of any other work they had.

    How They Acquired Knowledge:

    Margaret G. Arnstein, a prominent nurse practitioner notes that students in a few camps at El Shatt and Moses Wells were taught practical nursing, anatomy, physiology, first aid, obstetrics, pediatrics, as well as the military rules and regulations that governed wartime refugee camps.

    How They Entertained Themselves:

    In their free time, the men played handball, football and socialized over cigarettes, beer and wine in camp canteens. In their free time, children played with swings, slides and seesaws.

    How They Prepared For A Brighter Future:

    Education was a crucial part of camp routines. GlobalPost writes:

    Classrooms in Middle Eastern refugee camps had too few teachers and too many students, inadequate supplies and suffered from overcrowding. Yet not all the camps were so hard pressed. In Nuseirat, for example, a refugee who was an artist completed many paintings and posted them all over the walls of a kindergarten inside the camp, making the classrooms “bright and cheerful.” Well-to-do people in the area donated toys, games, and dolls to the kindergarten, causing a camp official to remark that it “compared favorably with many in the United States.”

    https://anonhq.com/rare-photos-european-refugee-camps-syria-height-world-war-ii

    #quand_eux_c'était_nous #réfugiés_européens #histoire #syrie #camps_de_réfugiés #WWII #seconde_guerre_mondiale #photographie #deuxième_guerre_moniale
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere


  • hubertus strughold le « père de la médecine spatiale »

    wikipédia,  : physiologiste allemand naturalisé américain qui a joué un rôle pionnier durant les années 1950 et 1960 dans le domaine de la médecine spatiale. Durant la Seconde Guerre mondiale et dans le cadre de son travail de recherche sur le comportement du corps humain à haute altitude et soumis à de fortes accélérations, il est suspecté d’avoir été impliqué indirectement dans des expériences médicales nazies sur des déportés du camp de Dachau ayant entraîné leur mort.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubertus_Strughold
    C’est du wikipédia, autrement dit, de l’édulcoré, rien sur les centaines de déportés morts lors des expériences d’hubertus strughold et d’autres savant allemands

    A regarder sur arte jusqu’au 7/04 : Destination Lune - Les anciens nazis de la Nasa

    https://www.arte.tv/fr/videos/078690-000-A/destination-lune-les-anciens-nazis-de-la-nasa

    #usa #allemagne #nazisme #nasa #histoire #génocide #guerre #extermination #camp_de_concentration #camps_de_concentration


  • China says pace of Xinjiang ’education’ will slow, but defends camps

    China will not back down on what it sees as a highly successful de-radicalisation program in Xinjiang that has attracted global concern, but fewer people will be sent through, officials said last week in allowing rare media access there.

    Beijing has faced an outcry from activists, scholars, foreign governments and U.N. rights experts over what they call mass detentions and strict surveillance of the mostly Muslim Uighur minority and other Muslim groups who call Xinjiang home.

    In August, a U.N. human rights panel said it had received credible reports that a million or more Uighurs and other minorities in the far western region are being held in what resembles a “massive internment camp.”

    Last week, the government organized a visit to three such facilities, which it calls vocational education training centers, for a small group of foreign reporters, including Reuters.

    In recent days, a similar visit was arranged for diplomats from 12 non-Western countries, including Russia, Indonesia, India, Thailand, Kazakhstan, according to Xinjiang officials and foreign diplomats.

    https://www.reuters.com/article/us-china-xinjiang-insight/china-says-pace-of-xinjiang-education-will-slow-but-defends-camps-idUSKCN1P
    #Chine #Ouïghour #rééducation #camps

    Commentaire de Kenneth Roth sur twitter:

    The million Uighur Muslims whom China is detaining until they renounce Islam and their ethnicity, they must be happy, right? During a staged visit, they were forced to sing, in English, “If You’re Happy and You Know It, Clap Your Hands.” End of story.


    https://twitter.com/KenRoth/status/1082005177861922816

    ping @reka



  • Tracking China’s Muslim Gulag
    https://www.reuters.com/investigates/special-report/muslims-camps-china

    China is accused of incarcerating hundreds of thousands of Muslims in detention camps that are rising from the desert sands in Xinjiang. A forensic analysis of satellite images of 39 of these facilities shows they are expanding at a rapid rate.

    #chine #camps_de_travail #musulman #Ouïghours #détention

    • Très belle illustration visuelle !

      La légende des différentes étapes :

      Here are the footprints of all 39 camps. Prior to April 2017, these facilities had a total of 539 buildings covering 379,000 square meters.

      By August this year, the number of buildings at these facilities had more than doubled to 1,129. The area they covered had almost tripled to more than 1 million square meters - roughly the size of 140 soccer fields.

      And the expansion continues. A further 67 buildings, covering an area of 210,000 square meters, are now under construction in these compounds, according to the most recent satellite imagery that was analyzed.

      Infographie vraiment remarquable.

      #merci @odilon

    • Opinion: The Strange Silence Over China’s Muslim Crackdown

      President Trump says trade talks between the United States and China have been, “going very well.” The United States put $250 billion worth of tariffs on Chinese goods last year, to counter what it considers unfair trade practices and theft of U.S. technology.

      But there are no indications the United States, the United Nations, or any government is prepared to use any economic or diplomatic leverage to oppose China locking up between 800,000 and 2 million Uighurs, Kazakhs and other Chinese Muslims into internment camps in the western Xinjiang region.

      The camps are in remote locations — closed to the world — and ringed with barbed wire. But they have been photographed by satellite. The Chinese government calls them “re-education centers,” a phrase that carries a sinister history from the murderous purges of Mao Zedong’s Cultural Revolution.

      The people in the camps are forced to denounce their faith and pledge loyalty to the Communist Party. According to multiple reports, a number of people in the camps have also been tortured.

      As Sophie Richardson, China director at Human Rights Watch, told The Independent, “If any other government in the world was locking up a million Muslims I think we can reasonably expect to have seen demands for a debate at the U.N. Security Council or an international investigation. That’s generally unlikely to happen with China.”

      There were calls in the U.S. Congress last fall for the Trump administration to consider sanctions against China for what Secretary of State Mike Pompeo denounced as “awful abuses.”

      But China is America’s largest creditor: it holds more than a trillion dollars in U.S. Treasury securities. Look down at whatever you’re wearing, carrying, riding in or working on right now. American businesses get rich relying on Chinese workers who earn low wages to produce our clothing, mobile phones, building materials, and dazzling new tech devices.

      The Trump administration imposed tariffs on China over unfair trade practices. But it has offered no more than a few rhetorical flourishes over human rights crimes. Neither did the Obama administration, or the European Union.

      And Muslim countries — including Saudi Arabia and Iran — have been similarly, conspicuously, silent. China invests heavily, and strategically in their nations too.

      Sometimes, the price of human rights just cannot compete.

      https://www.npr.org/2019/01/12/684687441/opinion-the-strange-silence-over-chinas-muslim-crackdown
      #disparitions


  • 1939 : la IIIe République interne les #femmes « indésirables » dans des #camps réservés : communistes, juives, antifascistes italiennes et espagnoles, délinquantes de droit commun se retrouvent derrière les barbelés... Un #film de l’historienne #Rolande_Trempé.

    http://sms.hypotheses.org/5909

    #histoire, république, #enferment, #camp, #prison, #internement, #communiste, #femmes, #antifascisme, #antifasciste, #espagnoles, #italiennes, #juives


  • Germany opens new military camp in Niger

    The German defense minister has called Niger a strategic partner “in the fight against terrorism, organized crime and illegal migration.” Nearly 900 German troops are deployed in the Sahel region, including 40 in Niger.

    German Defense Minister Ursula von der Leyen on Sunday opened a new Bundeswehr camp in the Niger capital of Niamey.


    https://m.dw.com/en/germany-opens-new-military-camp-in-niger/a-46253187

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Niger #Allemagne #camps_militaires


  • L’assistenza in denaro offre ai rifugiati la possibilità di scegliere

    L’UNHCR sta ampliando il programma di assistenza in denaro in modo che milioni di persone assistite dall’organizzazione possano ricevere protezione, soddisfare i propri bisogni con dignità e diventare più resilienti.


    https://www.unhcr.it/news/storie/lassistenza-denaro-offre-ai-rifugiati-la-possibilita-scegliere.html
    #aid_in_cash #aide_en_cash #asile #migrations #réfugiés #choix #cartes_prépayées #cartes_de_débit #Liban #HCR #Mobile_Money #camps #camps_de_réfugiés #Niger #Amal_Bank #micro-finance #Somalie

    Je me rappelle d’une scène dans l’excellent film #Bienvenue_au_Réfugistan (https://info.arte.tv/fr/bienvenue-au-refugistan) où des réfugiés dans un camp, probablement en Jordanie ou Liban, je ne me rappelle plus, avaient reçu de l’argent pour s’acheter ce qu’ils/elles voulaient, sauf que... c’était possible de le faire dans un seul supermarché où tout était tellement cher que le choix se limitaient à une gamme très très petite de produits qui étaient présents dans les étalages du supermarché...


  • WATCH | “There is a minefield sign and the migrants will go into this area because they know the police won’t be there”. Hans von der Brelie (@euronewsreport) is reporting from the Bosnia-Herzegovina border.

    https://twitter.com/euronews/status/1058409250043633671

    #Bonsie_Herzégovine #Bosnie #migrations #asile #réfugiés #mines_anti-personnel #frontières #Croatie

    Ici le reportage:
    On the ground at the Bosnian-Croatian border where migrant tensions are rising

    Tensions are rising on the Bosnian-Croatian border, where scores of migrants are demanding entry to the European Union, amid reports this week of fresh police clashes, plummeting temperatures and inadequate living conditions.

    Thousands of migrants and refugees fleeing wars and poverty in North Africa and Asia are sleeping rough near the border, which they hope to cross to gain access to the EU.

    Several people were injured on Wednesday in clashes with Croatian police, with migrants accusing officers of beating them and smashing their phones.

    Meanwhile, Doctors Without Borders warned that “as temperatures drop the situation becomes more difficult and tensions are rising.”

    Euronews correspondent Hans von der Brelie is at the scene. Take a look at his pictures and videos below to find out what is really happening on the ground:
    https://twitter.com/euronews/status/1058409250043633671
    Matiola and Nazir want to enter the European Union without visas. However, they can’t cross the well-protected Bosnian border with Croatia.

    They are stuck in the northwestern part of Bosnia and Herzegovina, in Bihac, sleeping rough — protected against rain by plastic sheets.

    Tensions are rising on the Bosnian-Croatian border, where scores of migrants are demanding entry to the European Union, amid reports this week of fresh police clashes, plummeting temperatures and inadequate living conditions.

    Thousands of migrants and refugees fleeing wars and poverty in North Africa and Asia are sleeping rough near the border, which they hope to cross to gain access to the EU.

    Several people were injured on Wednesday in clashes with Croatian police, with migrants accusing officers of beating them and smashing their phones.

    Meanwhile, Doctors Without Borders warned that “as temperatures drop the situation becomes more difficult and tensions are rising.”

    Euronews correspondent Hans von der Brelie is at the scene. Take a look at his pictures and videos below to find out what is really happening on the ground:

    Matiola and Nazir want to enter the European Union without visas. However, they can’t cross the well-protected Bosnian border with Croatia.

    They are stuck in the northwestern part of Bosnia and Herzegovina, in Bihac, sleeping rough — protected against rain by plastic sheets.

    A torn EU umbrella lays on top of destroyed tents and garbage in a public park of #Bihac.

    Hundreds of migrants had put their tents here, but they are no longer tolerated and the camp was dismantled.


    Migrants rebuild a shelter in Bihac park.

    These friends from the Kurdish part of Iraq have stayed together throughout the difficult journey. They dream of building a future in Germany or France.

    This is 24-year-old Muhamed Suliman. He worked as a taxi driver in Dubai before heading towards Europe. It was "too hot to stay there. Not enough pay. Too many fines,” he said.

    Suliman said his dream is to reach Italy, but there is no way to cross into Croatia.

    “I will try again. Again and again,” he said.

    Wearing plastic sandals, he said Croatian police took his shoes.


    The remains of a dismantled tent camp in Bihac park.

    Kurdish Iraqi migrants discuss their broken smartphone. “The Croatian police smashed it,” they said.

    Ageed, Muhemed, Jalal, Karwan, Lawin, Ahmad, Tahiro are from Iraq. They speak Kurdish.

    They have been staying for many weeks in the public park of Bihac, the starting point to cross illegally over the external EU border.

    They have tried several times to enter Croatia but were always caught by border guards.

    Muhamed claims he was surrounded by seven Croatian policemen and beaten up.

    This is a former students dormitory building in Bihac park, where almost 1,000 migrants and refugees sleep rough. They mainly come from Afghanistan, Pakistan, Northern Africa, Bangladesh, Iran and Iraq.

    People cook on an open fire in front of a former students’ dormitory in Bihac.

    The migrants from Pakistan are aiming to cross the nearby external EU border illegally into Croatia and travel further towards Italy, Germany, France and Spain.

    This official tries to detect migrants crossing into Croatia illegally every day and night.

    Ivana and Josip are two of 6,300 police officers controlling the Croatian border with Bosnia and Herzegovina.

    As it prepares to join the EU’s Schengen zone soon, Croatia has invested heavily in human resources.

    “We have really a lot of colleagues around here at the external border of the EU”, Ivana and Josip told Euronews.

    This is just one out of many watchtowers and observation posts on the Croatian side of the external EU border with Bosnia and Herzegovina.

    “No need to build a border fence here,” says Damir Butina, head of the border police unit in Cetingrad.

    This is the famous “#green_border” between Croatia and Bosnia and Herzegovina. The tiny creek marks the exact borderline.

    The left side of the picture is Croatia, the right is Bosnia and Herzegovina.

    Dozens of migrants try to cross the border every day and every night. While there is no fence, there is hidden high tech surveillance all around. You move — and you will be detected.

    https://www.euronews.com/2018/11/02/on-the-ground-at-the-bosnian-croatian-border-where-migrant-tensions-are-ri
    #frontière_verte #militarisation_des_frontières


  • #métaliste (qui va être un grand chantier, car il y a plein d’information sur seenthis, qu’il faudrait réorganiser) sur :
    #externalisation #contrôles_frontaliers #frontières #migrations #réfugiés

    Le rapport "Expanding the fortress" et des liens associés à la sortie de ce rapport :
    https://seenthis.net/messages/694887
    Lien avec les #droits_humains

    Et deux articles sur les affaires de l’Italie (notamment via l’entreprise #Cantieri_navali_Vittoria) avec Egypte, Niger, Tunisie et Libye :
    https://seenthis.net/messages/759608

    Et des liens vers des articles généraux sur l’externalisation des frontières de la part de l’ #UE (#EU) :
    https://seenthis.net/messages/569305
    https://seenthis.net/messages/390549
    https://seenthis.net/messages/320101

    Le lien entre #fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique et externalisation :
    https://seenthis.net/messages/707133
    #fonds_fiduciaire
    v. aussi plus de détail sur la métaliste migrations et développement :
    https://seenthis.net/messages/733358

    Report to the EU Parliament on #Frontex cooperation with third countries in 2017 :
    https://seenthis.net/messages/760914

    –------------------------------------

    Le #post-Cotonou :
    https://seenthis.net/messages/681114
    #accord_de_Cotonou

    –----------------------------

    Externalisation des contrôles frontaliers en #Libye :
    https://seenthis.net/messages/705401
    (lien avec #droits_humains)
    https://seenthis.net/messages/623809

    "Dossier Libia" —> un site d’information et dénonciation de ce qui se passe en Libye :
    https://seenthis.net/messages/742662

    Reportage en allemand, signalé par @_kg_ :
    https://seenthis.net/messages/744384

    Des #timbres produits par la poste libyenne :
    https://seenthis.net/messages/745453

    #Statistiques et #chiffres du nombre de personnes migrantes présentes en Libye (chiffres OIM) :
    https://seenthis.net/messages/751596

    Sur les #centres_de_détention en Libye, voulus, soutenus et financés par l’UE ou des pays de l’UE :
    https://seenthis.net/messages/615857
    #torture #viols #abus_sexuels #centres_de_détention #détention

    Un analyse intéressante des centres de détention en Libye, avec #chronologie (et #cartographie) depuis les années 1980 :
    https://seenthis.net/messages/752742

    Ici en #dessins :
    https://seenthis.net/messages/747869
    #dessin
    https://seenthis.net/messages/612089
    Et des mesures-sparadrap en lien avec l’#OMS cette fois-ci —> projet “Enhancing Diagnosis and Treatment for Migrants in detention centers in Libya” :
    https://seenthis.net/messages/737102

    D’autres liens où l’on parle aussi des centres de détention en Libye :
    https://seenthis.net/messages/689187
    https://seenthis.net/messages/612089

    #Poursuites_judiciaires —> "Un demandeur d’asile va poursuivre le Royaume-Uni pour le financement de centres de détention libyens"
    https://seenthis.net/messages/746025

    Et l’excellent film de #Andrea_Segre "L’ordine delle cose" , qui montre les manoeuvres de l’Italie pour créer ces centres en Libye :
    https://seenthis.net/messages/677462

    Autour des #gardes-côtes_libyens et les #refoulements (#push-back, #pull-back) en Libye :
    https://seenthis.net/messages/719759

    Les pull-back vers la Libye :
    https://seenthis.net/messages/730613
    –-> et centres de détention
    https://seenthis.net/messages/651505
    Le reconstruction d’un naufrage et d’un pull-back vers la Libye effectué par les gardes-côtes libyen. Reconstruction #vidéo par #Charles_Heller et #Lorenzo_Pezzani :
    https://seenthis.net/messages/747918

    Résistance de migrants sauvetés en Méditerranée, qui refusent d’être ramenés en Libye en refusant de descendre du navire ( #Nivin ) qui les a secourus :
    https://seenthis.net/messages/735627

    #évacuation de migrants/réfugiés depuis la Libye vers le #Niger :
    https://seenthis.net/messages/737065
    #réinstallation
    –-> attention, il y a peut-être d’autres articles sur ce sujet dans les longs fils de discussions sur le Niger et/ou la Libye (à contrôler)

    L’aide de la #Suisse aux gardes-côtes libyens :
    https://seenthis.net/messages/623935
    Et la #France...
    https://seenthis.net/messages/760908

    Et quelques lignes sur le #traité_de_Benghazi , le fameux #pacte_d'amitié entre l’#Italie et la #Libye (2009)
    https://seenthis.net/messages/717799
    J’en parle aussi dans ce billet que j’ai écrit pour @visionscarto sur les films #Mare_chiuso et #Mare_deserto :
    Vaincre une mer déserte et fermée
    https://visionscarto.net/vaincre-une-mer-deserte-et-fermee
    –-> il y a certainement plus sur seenthis, mais je ne trouve pas pour l’instant... j’ajouterai au fur et à mesure

    –--------------------------------------

    Externalisation des contrôles frontaliers au #Niger (+ implication de l’#OIM (#IOM) et #Agadez ) :

    Mission #Eucap_Sahel et financement et création de #Compagnies_mobiles_de_contrôle_des_frontières (#CMCF), financé par #Pays-Bas et Allemagne financés par l’Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/733601

    Et des #camps_militaires :
    https://seenthis.net/messages/736433

    Autres liens sur le Niger :
    https://seenthis.net/messages/696283
    https://seenthis.net/messages/626183
    https://seenthis.net/messages/586729
    https://seenthis.net/messages/370536

    Le Niger et l’Italie se félicitent de la chute des flux migratoires... (sic)
    https://seenthis.net/messages/752551
    –-> v. aussi : "Baisse des demandes d’asile. Pas de quoi se réjouir" :
    https://seenthis.net/messages/693203

    Conséquences de l’externalisation des politiques migratoires sur le #Niger, mais aussi le #Soudan et le #Tchad :
    https://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2018/12/multilateral-damage.pdf
    signalé ici :
    https://seenthis.net/messages/741956

    –-------------
    Et implication de l’#OIM dans le contrôle des frontières en #Guinée (#campagne de #dissuasion financée par l’UE) :
    https://seenthis.net/messages/757474

    Il y a d’autres campagnes qui ont été mise en place notamment par la #Suisse pour convaincre les migrants à rentrer au pays :
    https://seenthis.net/messages/385940
    #retour_au_pays #Nigeria #Cameroun #Balkans #Afrique_de_l'Ouest #Kosovo #Serbie #Macédoine, #Albanie #Monténégro #Bosnie-Herzégovine

    Et le #Danemark, même politique :
    https://seenthis.net/messages/385940#message397757

    Evidemment l’#Australie aussi :
    https://seenthis.net/messages/474986
    https://seenthis.net/messages/305573
    https://seenthis.net/messages/302153

    Et l’#Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/432534
    –-------------

    Externalisation des frontières au #Sénégal et en #Mauritanie :
    https://seenthis.net/messages/740468
    https://seenthis.net/messages/668973
    https://seenthis.net/messages/608653
    https://seenthis.net/messages/320101

    –------------------------------------------

    Italie, Allemagne, France, Espagne

    Les efforts de l’ #Italie d’externaliser les contrôles frontaliers :
    https://seenthis.net/messages/600874
    https://seenthis.net/messages/595057

    L’Italie avec l’ #Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/566194

    #France et ses tentatives d’externalisation les frontières (proposition de Macron notamment de créer des #hub, de faire du #tri et de la #catégorisation de migrants) :
    https://seenthis.net/messages/704970
    https://seenthis.net/messages/618133
    https://seenthis.net/messages/677172

    L’#Espagne :
    https://seenthis.net/messages/737099
    #modèle_espagnol
    https://seenthis.net/messages/737095
    v. aussi plus bas la partie consacrée au Maroc...

    –-----------------------------

    L’ #accord_UE-Turquie :
    https://seenthis.net/tag/accord_ue-turquie
    Et plus en général sur l’externalisation vers la #Tuquie :
    https://seenthis.net/messages/427270
    https://seenthis.net/messages/419432
    https://seenthis.net/messages/679603

    Erdogan accuse les Européens de ne pas tenir leurs promesses d’aide financière...
    https://seenthis.net/messages/512196

    Et le #monitoring de l’accord (#observatoire) :
    https://seenthis.net/messages/478621

    Sur la "#facilité" en faveur des réfugiés en Turquie, le rapport de la Cour des comptes européenne :
    https://seenthis.net/messages/737085
    #aide_financière

    Un lien sur comment l’aide a été utilisée en faveur des #réfugiés_syriens à #Gaziantep :
    https://seenthis.net/messages/667241

    –---------------------------------

    L’externalisation en #Tunisie (accords avec l’Italie notamment) :
    https://seenthis.net/messages/511895
    https://seenthis.net/messages/573526
    Et avec l’UE :
    https://seenthis.net/messages/737477

    –-------------------------

    Tag #réintégration dans les pays d’origine après #renvois (#expulsions) :
    https://seenthis.net/tag/r%C3%A9int%C3%A9gration

    –-------------------------------------

    La question des #regional_disembarkation_platforms :
    https://seenthis.net/messages/703288
    #plateformes_de_désembarquement #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement

    En 2004, on parlait plutôt de #centres_off-shore en #Afrique_du_Nord ...
    https://seenthis.net/messages/607615

    Tentatives d’externalisation des contrôles migratoires, mais aussi des #procédures_d'asile en #Afrique_du_Nord , mais aussi dans l’ #Europe_de_l'Est et #Balkans) :
    https://seenthis.net/messages/701836
    Et au Niger :
    https://seenthis.net/messages/749456
    #externalisation_de_l'asile #délocalisation

    Et en #Bulgarie (ça date de 2016) :
    https://seenthis.net/messages/529415

    #Serbie , toujours en 2016 :
    https://seenthis.net/messages/462817

    Les efforts d’externalisation au #Maroc :
    https://seenthis.net/messages/696321
    https://seenthis.net/messages/643905
    https://seenthis.net/messages/458929
    https://seenthis.net/messages/162299
    #Frontex

    #Bosnie :
    https://seenthis.net/messages/743581
    Où l’#OIM est impliquée

    –------------------------------------

    Lien #coopération_au_développement, #aide_au_développement et #contrôles_migratoires :
    https://seenthis.net/messages/660235

    Pour la Suisse :
    https://seenthis.net/messages/564720
    https://seenthis.net/messages/719752
    https://seenthis.net/messages/721921
    –-> il y a certainement plus de liens sur seenthis, mais il faudrait faire une recherche plus approfondie...
    #développement #conditionnalité
    Sur cette question, il y a aussi des rapports, dont notamment celui-ci :
    Aid and Migration : externalisation of Europe’s responsibilities
    https://concordeurope.org/wp-content/uploads/2018/03/CONCORD_AidWatchPaper_Aid_Migration_2018_online.pdf?1dcbb3&1dcbb3

    –-------------------------------

    La rhétorique sur la #nouvelle_frontière_européenne , qui serait le #désert du #Sahara (et petit amusement cartographique de ma part) :
    https://seenthis.net/messages/604039
    #cartographie #visualisation
    https://seenthis.net/messages/548137
    –-> dans ce lien il y a aussi des articles qui parlent de l’externalisation des frontières au #Soudan

    Plus spécifiquement #Soudan :
    https://seenthis.net/messages/519269

    –--------------------------------------

    Et du coup, les liens avec le tag #processus_de_Khartoum :
    https://seenthis.net/tag/processus_de_khartoum

    –----------------------------------------

    Les efforts d’externalisation des contrôles frontaliers en #Erythrée et #Ethiopie :
    https://seenthis.net/messages/729629
    https://seenthis.net/messages/493279
    https://seenthis.net/messages/387744

    Et le financement de l’Erythrée via des fonds d’aide au développement :
    https://seenthis.net/messages/405308
    https://seenthis.net/messages/366439

    L’Erythrée, après la levée des sanctions de l’ONU, devient un Etat avec lequel il est désormais possible de traiter (sic) :
    https://seenthis.net/messages/721926

    ... Et autres #dictateurs
    https://seenthis.net/messages/318425
    #dictature

    –-----------------------------------

    La question des #carrier_sanctions infligées aux #compagnies_aériennes :
    https://seenthis.net/tag/carrier_sanctions

    –--------------------------

    Des choses sur la #pacific_solution de l’#Australie :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=%23pacific_solution

    –---------------------------------

    L’atlas de Migreurop, qui traite de la question de l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/690134

    ping @isskein @reka


  • A #Lesbos, la dignité perdue des migrants afghans dans le camp de Moria - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2018/10/20/lesbos-dignite-perdue-migrants-afghans-camp-moria

    uir la guerre en Afghanistan, traverser mille morts et se retrouver parqués dans une île grecque. Et attendre. C’est le quotidien des migrants afghans arrivés à Lesbos en Grêce. Ici, le camp de Moria abrite la majorité des 10 000 demandeurs d’asile résidant sur l’île. Marine Jeannin et Sarah Samya Anfis sont parvenues à entrer illégalement dans ce camp interdit aux journalistes par peur des reportages alarmistes. Elles ont trouvé une communauté afghane en proie à la violence, et qui ne reçoit plus ni soins, ni justice.

    #migrations #asile #grèce #camps #méditerranée cc @cdb_77


  • New Satellite Imagery Shows Growth in Detention Camps for Children

    A satellite image taken on September 13, 2018, shows substantial growth in the tent city the US government is using to detain migrant children located in the desert in #Tornillo, #Texas.

    The tent city was originally used to house children separated from parents this summer, when the Trump administration was aggressively prosecuting parents traveling with children for illegal entry to the US. The US Department of Health and Human Services has stated that the new growth in the number of tents is necessary in order to house children who may cross the border on their own, unaccompanied by family members.

    The image from September 13, 2018 shows that since June 19th, the date of a previous satellite image, the number of tent shelters has nearly quadrupled, from 28 to 101 tents. At a reported capacity of 20 children per tent, the tent city can currently house 2,020 children, which is only half of the government’s stated goal of 3,800 beds at the Tornillo facility. In addition to the completed tents, there are numerous tents that can be seen currently under construction as well as several larger buildings that have recently been built.

    “Children should not be detained, since locking up kids harms their health and development,” said Alison Parker, US managing director of Human Rights Watch. “There are safe and viable alternatives to detaining children that the US government should put to use immediately.”


    https://www.hrw.org/news/2018/10/03/new-satellite-imagery-shows-growth-detention-camps-children
    #rétention #détention #camps #asile #migrations #réfugiés #enfants #enfance #images_satellitaires #USA #frontières #Etats-Unis

    • *The Ongoing, Avoidable Horror of the Trump

      Administration’s Texas Tent Camp for Migrant Kids*
      The detention camp for migrant kids in Tornillo, Texas, was supposed to be gone by now. Set up as a temporary “emergency influx shelter” in June, when the government was running out of places to put the kids it was tearing from parents at the border, the camp, located in the desert forty miles southeast of El Paso, was originally scheduled to close on July 13th. But the government kept pushing back the deadline, in thirty-day increments, until recently disclosing that the facility will remain open at least through the end of the year.

      The Times put the camp back in the news this week, reporting that the facility’s capacity was also recently increased, so that it could accommodate up to thirty-eight hundred kids—some ten times as many kids as it was housing in June. “[T]he intent is to use these temporary facilities only as long as needed,” Evelyn Stauffer, a spokesperson for the Department of Health and Human Services, which oversees the facility, told the Times. From the start at Tornillo, though, “as needed” has been less about outside forces than about the Administration’s own decisions and goals. The government has discussed Tornillo as if it’s a necessary response to a crisis “when it’s not a crisis,” Bob Carey, a former H.H.S. official, told me on Monday. Carey ran the Office of Refugee Resettlement, the branch of H.H.S. responsible for the care of migrant kids, during the final two years of the Obama Administration. Tornillo was, and is, “a consequence of the actions of the Administration,” he said.

      President Trump put a halt to family separations in June, in response to the enormous public outcry and the humanitarian disaster that the policy produced. Yet, while public attention moved on, the number of kids in government custody has only gone up. As the Times reported, there are now more than thirteen thousand migrant kids in government facilities, five times more than a year ago, and those kids are spending an average of fifty-nine days in custody, twice as long as a year ago. While Tornillo was set up to make room for kids who had been taken from parents, most of the kids there now crossed the border alone. This isn’t a new problem—large numbers of kids crossed the borders by themselves in the last years of the Obama Administration. In response, O.R.R. used “emergency influx shelters,” with the idea to dismantle them as soon as demand waned. The goal was to place the kids with relatives or other sponsors around the country. “These facilities, none of them were intended as long-term care facilities,” Carey said. The Tornillo camp, for instance, doesn’t offer any systemized schooling to the kids there.

      Recently, this work of processing kids out of government custody has begun to slow significantly. That’s reflected in the longer amount of time that the kids are spending in government facilities. “They’re treating these kids like criminals,” another Obama-era H.H.S. official told me. “That comes at a significant cost to the kids, to their mental health.” Part of the issue is that the government has given potential sponsors, who are often undocumented themselves, a real reason to fear coming forward to claim the kids. In June, as the Times reported, “federal authorities announced that potential sponsors and other adult members of their households would have to submit fingerprints, and that the data would be shared with immigration authorities.” Immigration and Customs Enforcement has acknowledged arresting dozens of people who came forward to be sponsors. With the way the numbers are trending, it’s hard to see how the need for the tent camp at Tornillo will end.


      https://www.newyorker.com/news/current/the-ongoing-avoidable-horror-of-the-trump-administrations-texas-tent-camp
      #tentes


  • Reportage. Gli eritrei bloccati nei campi etiopi «Siamo già morti»

    Incubo rimpatrio in Eritrea: «In mare si affoga e l’Europa non ci vuole».
    Non è vita quella che si consuma nell’arcipelago di campi profughi del #Tigrai, nel nord dell’Etiopia, dove decine di migliaia di eritrei passano le giornate, circondati da altopiani silenziosi e profili montuosi a perdita d’occhio, in un isolamento senza scampo. «Tutti sanno quanto sia pericoloso scappare, che nel deserto si muore e in mare si affoga, che in Italia non ci vogliono. Sappiamo dei porti chiusi. Ma chi ha qualche risorsa, fugge. Meglio la morte che impazzire», racconta un giovane eritreo poco più che trentenne sulla strada che attraversa la tendopoli di #Mai_Aini, un informe conglomerato di lamiere e case di fango dove vivono circa dodicimila persone, alcune da dieci anni. Il ragazzo si raccomanda totale anonimato: il regolamento dell’Arra, l’agenzia governativa etiope che organizza il campo, è rigido. «Possiamo parlare coi “ferengi” (gli stranieri di pelle bianca, ndr) autorizzati che visitano il campo in veste ufficiale. Non abbiamo libertà di movimento, non possiamo lavorare. C’è molto controllo, molta pressione attorno a noi.

    E chi si comporta male – continua a ripetere con l’angoscia di chi si sente fragile e ricattabile – è tenuto lontano dai programmi di ricollocamento verso l’Europa, la nostra unica speranza per uscire da qui in modo sicuro. L’altra via è quella della fuga, come ha fatto un ragazzo proprio ieri notte, scomparso. Affronterà il viaggio coi soldi che un parente gli ha mandato dall’Europa. Anche il mio migliore amico ora vive in Germania, ci ha messo tre anni ad arrivare, ha attraversato il Sudan e la Libia », e mostra dal suo cellulare, con speranza, la foto del permesso di soggiorno tedesco che il compagno d’infanzia gli ha inviato. Non è l’unica persona incontrata sulla strada che attraversa il campo a spalancare la porta sulla sua inquietudine.

    Un uomo di 36 anni, scappato in Etiopia nel 2008 e padre di due figli nati a Mai Aini, parla delle difficoltà materiali che deprimono l’esistenza di tutti. L’acqua è poca, la razione giornaliera è di 20 litri, ma spesso si resta senza per giorni e allora bisogna comprarla. «Si litiga spesso per l’acqua, è un’ossessione». I rifugiati ricevono una quota di 60 birr mensili (meno di due euro) e 10 chili di viveri per cucinarsi nelle proprie baracche.

    Lungo il reticolo di strade polverose ogni tanto si vedono qua e là microscopiche caffetterie o negozi di suppellettili che qualche rifugiato ormai stanziale è riuscito ad aprire. Dopo dieci anni di esistenza il campo ha assunto una gracile morfologia urbana, le vie di raccordo tra le cinque zone fungono da arterie del passeggio, ci sono chiese e moschee, cartelloni delle Nazioni Unite appesi nei luoghi più in vista che incitano a combattere la piaga della violenza sessuale sulle donne.

    Il presidente eritreo Isaia Afewerki accoglie il premier etiope Abiy Ahmed ad Asmara

    Al di là d’un po’ di sport, altri momenti di socializzazione non sono contemplati. «C’era un centro giovanile dove ci s’incontrava ma è stato chiuso per tagli di budget. I nostri figli vanno a scuola nella totale demotivazione. Vivere sotto il sole cocente e il nulla attorno li deprime». Tutti i campi distano fra loro a qualche ora di macchina. Oltre ai pastori a seguito di mandrie di vacche e greggi di agnelli, qualche cammello o branchi di babbuini che saltano fra le rocce, lungo le strade s’incontrano solo una sequela martellante di check-point. Ne contiamo sette.

    I controlli si sono enormemente intensificati dallo scorso aprile, quando l’ex primo ministro Hailemariam Desalegn e il suo governo espressione della minoranza tigrina hanno fatto spazio al nuovo premier Abiy Ahmed, di etnia oromo. Un cambio arrivato dopo 18 mesi di proteste in tutto il Paese che hanno causato 700 morti. E che a sono tornate a divampare a metà settembre quando secon- do Amnesty International ci sono stati 58 morti, 23 per la autorità, a seguito della violenta repressione poliziesca scattata per sedare sconti interetnici a Buraya, sobborgo di Addis Abeba da cui sono sfollate 9.844 persone. E ora in Tigrai l’atmosfera è tesa, come se la regione si sentisse circondata dall’ostilità degli altri gruppi etnici. Il campo di Hitsats dista circa un paio d’ore da Mai Aini. Qui le testimonianze raccolte sono sempre più angoscianti.

    «Le violenza sessuali sono molto frequenti, soprattutto su minorenni. Qui è durissima, negli ultimi tempi ho contato quattro suicidi. Io mi alzo la mattina alle sei è poi non so letteralmente cosa fare. Mi siedo e inizio a pensare che devo andare via, che devo scappare. È un pensiero che s’insinua nella mente di tutti. Per tantissimi diventa un’ossessione», spiega con un filo di voce un ventottenne.

    «La paura fra la gente è cresciuta dopo il patto di pace fra Etiopia ed Eritrea siglato lo scorso luglio. C’è ansia che ora l’emergenza nel nostro Stato sia da considerarsi conclusa, e che inizino i rimpatri. Ma tornare a casa per noi significherebbe solo morire, l’orribile regime al potere considera noi espatriati come dei traditori, dei criminali da torturare». Il controllo feroce del dittatore Isaias Afewerki perseguita i rifugiati anche fuori dall’Eritrea con spie e informatori mandati da Asmara ad infiltrarsi nei campi, tra i veri profughi. I collaboratori raccolgono informazioni sui fuoriusciti e le comunicano in patria, dove poi scatta la punizione per parenti e amici. «Le spie si annidano fra le baracche, a causa loro c’è un clima di diffidenza reciproca fra noi», riferiscono i testimoni incontrati e intervistati. Non c’è speranza sul futuro del proprio Paese, in nessuno. Tutti con sguardi pesanti di sgomento ripetono che almeno fin quando questo regime resterà al potere le cose non potranno migliorare.

    «La pace fra Eritrea ed Etiopia non cambierà nulla. Nella nostra patria ci sono più carceri che scuole, gli arresti arbitrari sono all’ordine del giorno», scandiscono, ognuno portando una propria testimonianza, un episodio traumatico vissuto sulla propria pelle. Nessuno è padrone di sé, è il regime sanguinario a determinare la vita dei propri cittadini, che scuola fare, che lavoro intraprendere. La miseria economica non dà scampo. «Le nostre infrastrutture sono ferme al 1991, quando il Fpdg (il partito unico eritreo, ndr) si è insediato al potere. E poi c’è il servizio militare obbligatorio. E non esiste congedo». Tale sistema va avanti perché Isaias si garantisce la collaborazione di una parte della popolazione. «Non resta che scappare, attraverso il confine minato con l’Etiopia, verso i campi, poi l’Europa dove, se non possiamo arrivare con mezzi legali, dobbiamo sbarcare sfidando i trafficanti, l’inferno libico e la morte».


    https://www.avvenire.it/mondo/pagine/la-nonvita-dei-profughi-in-etiopia-noi-siamo-i-prigionieri-della-pace
    #Erythrée #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #camps_de_réfugiés


  • As homeless camp grows, #Minneapolis leaders search for a solution

    A large homeless camp has formed outside Minneapolis inhabited mostly by Native Americans. The city has responded by tending to people within the camp and planning a temporary shelter site rather than displacing them.

    When a disturbed woman pulled a knife on Denise Deer earlier this month, she quickly herded her children into their tent. A nearby man stepped in and the woman was arrested, and within minutes, 8-year-old Shilo and 4-year-old Koda were back outside sitting on a sidewalk, playing with a train set and gobbling treats delivered by volunteers.

    The sprawling homeless encampment just south of downtown Minneapolis isn’t where Ms. Deer wanted her family of six to be, but with nowhere else to go after her mother-in-law wouldn’t take them in, she sighed: “It’s a place.”

    City leaders have been reluctant to break up what’s believed to be the largest homeless camp ever seen in Minneapolis, where the forbidding climate has typically discouraged large encampments seen elsewhere. But two deaths in recent weeks and concern about disease, drugs, and the coming winter have ratcheted up pressure for a solution.

    “Housing is a right,” Mayor Jacob Frey said. “We’re going to continue working as hard as we can to make sure the people in our city are guaranteed that right.”

    As many as 300 people have congregated in the camp that took root this summer beside an urban freeway. When The Associated Press visited earlier this month, colorful tents and a few teepees were lined up in rows, sometimes inches apart and three tents deep. Bicycles, coolers, or small toys were near some tents, and some people had strung up laundry to air out.

    Most of the residents are Native American. The encampment – called the “Wall of Forgotten Natives” because it sits against a highway sound wall – is in a part of the city with a large concentration of American Indians and organizations that help them. Some have noted the tents stand on what was once Dakota land.

    “They came to an area, a geography that has long been identified as a part of the Native community. A lot of the camp residents feel at home, they feel safer,” said Robert Lilligren, vice chairman of the Metropolitan Urban Indian Directors.

    The encampment illuminates some problems that face American Indians in Minneapolis. They make up 1.1 percent of Hennepin County’s residents, but 16 percent of unsheltered homeless people, according to an April count. It’s also a community being hit harder by opioids – with Native Americans five times more likely to die from an overdose than whites, according to state health department data.

    One end of the camp appeared to be geared toward families, while adults – some of whom were visibly high – were on the other end. In the middle, a group called Natives Against Heroin was operating a tent where volunteers handed out bottles of water, food, and clothing. The group also gives addicts clean needles and sharps containers, and volunteers carry naloxone to treat overdoses.

    “People are respectful,” said group founder James Cross. “But sometimes an addict will be coming off a high.... We have to deescalate. Not hurt them, just escort them off. And say ’Hey, this is a family setting. This is a community. We’ve got kids, elders. We’ve got to make it safe.’”

    With dozens of people living within inches of each other, health officials also fear an outbreak of infectious diseases like hepatitis A. Medical professionals have started administering vaccines. In recent weeks, one woman died when she didn’t have an asthma inhaler, and one man died from a drug overdose.

    For now, service agencies have set up areas for camp residents to get medical care, antibiotics, hygiene kits, or other supplies. There’s a station advertising free HIV testing, a place to apply for housing, and temporary showers. Portable restrooms and hand-sanitizing stations have also been put up.

    But city officials know that’s not sustainable, especially as winter approaches. At an emergency meeting on Sept. 26, the City Council approved a plan to use land that’s primarily owned by the Red Lake Nation as the site for a “navigation center,” which will include temporary shelters and services.

    Because buildings need to be demolished, that site might not be ready until early December, concerning at least one council member. But Sam Strong of the Red Lake Nation said it’s possible the process could be expedited. Once camp residents are safe for the winter, finding more stable, long-term housing will be the goal. Several families have already been moved to shelters.

    Bear La Ronge Jr. moved to the encampment after he got full custody of his three kids and realized they couldn’t live along the railroad tracks where he’d been staying. Over several weeks, he watched the tent city grow, and wishes the drug users would be removed.

    “This place is so incorporated with drugs, needles laying everywhere,” Mr. La Ronge said. He pointed to a cardboard box outside his tent that contained toys. “I wake up every morning and look in my toy box and there’s five open needles in there because people walk by and just drop their needles in my kids’ toys. So I need to go somewhere else.”

    Angela Brown has been homeless for years. She moved to the tent city with her 4-month-old daughter, Raylynn, when it seemed to be her last option.

    “I’d rather be getting a house. I don’t like being dirty, waking up sweaty,” Ms. Brown said as she cradled her daughter.

    She said she did laundry at the camp and took showers, and living there was OK. But she was worried about her daughter, especially with winter coming.

    https://www.csmonitor.com/USA/2018/0927/As-homeless-camp-grows-Minneapolis-leaders-search-for-a-solution?cmpid=TW
    #peuples_autochtones #camps #USA #Etats-Unis #SDF #sans-abri #logement #hébergement


  • Grèce : à Lesbos, le camp réservé aux migrants « est un monstre qui ne cesse de s’étendre » - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2018/09/20/grece-a-lesbos-le-camp-reserve-aux-migrants-est-un-monstre-qui-ne-cesse-d

    Alors que les dirigeants européens sont réunis à Salzbourg pour évoquer notamment les questions migratoires et la création de « centres fermés », les hotspots surpeuplés des îles grecques se trouvent dans une situation explosive.

    L’annonce n’aurait pu mieux tomber : mardi, le gouvernement grec s’est enfin engagé à transférer 2 000 migrants de l’île de Lesbos vers la Grèce continentale d’ici la fin du mois. Une décision censée décongestionner quelque peu le camp surpeuplé de Moria qui abrite près de 9 000 personnes, dont un tiers d’enfants. Or, depuis plusieurs jours, les ONG installés sur place ne cessent d’alerter sur les conditions de vie abjectes dans ce camp, aux allures de caserne, prévu au départ pour 3 000 personnes.

    Car #Moria est censé accueillir l’immense majorité de réfugiés et migrants qui accostent sur l’île (ils sont aujourd’hui plus de 11 000 au total à Lesbos), en provenance des côtes turques qu’on distingue à l’œil nu au large. Généraliser les #hotspots, ou centres fermés, en Europe : c’est justement l’une des options envisagées par les dirigeants européens réunis jeudi et vendredi à Salzbourg en Autriche. En Grèce, les hotspots créés il y a plus de deux ans, ont pourtant abouti à une situation explosive.

    Moria, comme les autres hotspots des îles grecques, n’est certes pas un centre fermé : ses occupants ont le droit de circuler sur l’île, mais pas de la quitter. En mars 2016, un accord inédit entre l’Union européenne et la Turquie devait tarir le flot des arrivées sur cette façade maritime. Comme Ankara avait conditionné le rapatriement éventuel en Turquie de ces naufragés à leur maintien sur les hotspots d’arrivée, les îles grecques qui lui font face se sont rapidement transformées en prison. Condamnant les demandeurs d’asile à attendre de longs mois le résultat de leurs démarches auprès des services concernés. Certains attendent même une réponse depuis déjà deux ans. Et plus le temps passe, plus les candidats sont nombreux.

    Silence

    Si le deal UE-Turquie a fait baisser le nombre des arrivées, elles n’ont jamais cessé. Rien que pour l’année 2018, ce sont près de 20 000 nouveaux arrivants qui ont échoué sur les îles grecques, où l’afflux des barques venues de Turquie reste quasi quotidien. Selon le quotidien grec Kathimerini, 615 personnes sont arrivées rien que le week-end dernier. Pour le seul mois d’août, Lesbos a accueilli plus de 1 800 nouveaux arrivants. Des arrivées désormais peu médiatisées alors que les dirigeants européens se sont écharpés cet été sur l’accueil de bateaux en provenance de Libye. Et pendant ce temps à Lesbos, la situation vire au cauchemar dans un silence assourdissant.

    Il y a une semaine, 19 ONG, dont Oxfam, ont pourtant tiré la sonnette d’alarme dans une déclaration commune, dénonçant des conditions de vie scandaleuses, et appelant les dirigeants européens à abandonner l’idée de créer d’autres centres fermés à travers l’Europe.

    « Moria, c’est un monstre qui n’a cessé de s’étendre. Faute de place on installe désormais des tentes dans les champs d’oliviers voisins, des enfants y dorment au milieu des serpents, des scorpions et de torrents d’eau pestilentiels qui servent d’égouts. A l’intérieur même du camp, il y a une toilette pour 72 résidents, une douche pour 80 personnes. Et encore, ce sont les chiffres du mois de juin, c’est pire aujourd’hui », dénonce Marion Bouchetel, chargée sur place du plaidoyer d’Oxfam, et jointe par téléphone. « Ce sont des gens vulnérables, qui ont vécu des situations traumatisantes, ont été parfois torturés. Quand ils arrivent ici, ils sont piégés pour une durée indéterminée. Ils n’ont souvent aucune information, vivent dans une incertitude totale », ajoute-t-elle.

    Avec un seul médecin pour tout le camp de Moria, les premiers examens psychologiques sont forcément sommaires et de nombreuses personnes vulnérables restent livrées à elles-mêmes. Dans la promiscuité insupportable du camp, les agressions sont devenues fréquentes, les tentatives de suicide et d’automutilations aussi. Elles concernent désormais souvent des adolescents, voire de très jeunes enfants.

    « Enfer »

    « J’ai travaillé quatorze ans dans une clinique psychiatrique de santé mentale à Trieste en Italie », explique dans une lettre ouverte publiée lundi, le docteur Alessandro Barberio, employé par Médecins sans frontières (MSF), à Lesbos. « Pendant toutes ces années de pratique médicale, jamais je n’ai vu un nombre aussi phénoménal qu’à Lesbos de gens en souffrance psychique », poursuit le médecin, qui dénonce la tension extrême dans laquelle vivent les réfugiés mais aussi les personnels soignants. Sans compter le cas particulier des enfants « qui viennent de pays en guerre, ont fait l’expérience de la violence et des traumatismes. Et qui, au lieu de recevoir soins et protection en Europe, sont soumis à la peur, au stress et à la violence », renchérit dans une vidéo récemment postée sur les réseaux sociaux le coordinateur de MSF en Grèce Declan Barry.

    « Comment voulez vous aider quelqu’un qui a subi des violences sexuelles ou a fait une tentative de suicide, si vous le renvoyez chaque soir dans l’enfer du camp de Moria ? Tout en lui annonçant qu’il aura son premier entretien pour sa demande d’asile en avril 2019 ? Actuellement, il n’y a même plus d’avocat sur place pour les seconder dans la procédure d’appel », s’indigne Marion Bouchetel d’Oxfam.

    Il y a une dizaine de jours, la gouverneure pour les îles d’Egée du Nord avait menacé de fermer Moria pour cause d’insalubrité. Est-ce cette annonce, malgré tout difficile à appliquer, qui a poussé le gouvernement grec a annoncé le transfert de 2 000 personnes en Grèce continentale ? Le porte-parole du gouvernement grec a admis mardi que la situation à Moria était « borderline ». Mais de toute façon, ce transfert éventuel ne réglera pas le problème de fond.

    « Il a déjà eu d’autres transferts, au coup par coup, sur le continent. Le problème, c’est que ceux qui partent sont rapidement remplacés par de nouveaux arrivants », soupire Marion Bouchetel. Longtemps, les ONG sur place ont soupçonné les autorités grecques et européennes de laisser la situation se dégrader afin d’envoyer un message négatif aux candidats au départ. Lesquels ne se sont visiblement pas découragés.
    Maria Malagardis

    Cette photo me déglingue ! Cette gamine plantée là les bras collés contre le buste, jambes et pieds serrés, comme au garde à vous. Et ce regard, cette expression, je sais pas mais je n’arrive pas à m’en détacher ! Et forcément le T-shirt ! Et le contexte du camp avec l’article, ça me flingue.

    #immigration #grèce #Lesbos #camps #MSF #europe


  • France : l’impossible évacuation du camp de migrants de Grande-Synthe Wahoub Fayoumi - 11 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_france-l-impossible-evacuation-du-camp-de-grande-synthe?id=10016004

    C’était il y a près d’une semaine : jeudi dernier, les forces de police ont évacué le camp de migrants de Grande Synthe, près de la ville côtière de Dunkerque.

    500 à 800 personnes, hommes, femmes et enfants en majorité des Kurdes irakiens, vivaient en bordure de l’autoroute, dans un amas de tentes et d’abris de fortunes, sous les bois derrière la gare de la petite agglomération.

    Aujourd’hui, ces centaines de migrants sont toujours là, mais leurs conditions de vie se sont drastiquement dégradées.

    La plupart du temps, les forces de police se bornaient régulièrement à prendre en charge certains migrants pour les éloigner de la côte, et les réinstaller dans d’autres villes. Les destructions de tentes et les confiscations de biens étaient aussi, d’après les personnes sur place, monnaie courante.

    Jeudi cependant, l’objectif des policiers était plus précis : empêcher toute installation dans le périmètre. A cet effet, les points d’eau et les 3 douches mis à disposition des migrants par la marie de Grande-Synthe ont aussi été démontés.

    Les associations tirent la sonnette d’alarme. Le démantèlement du camp n’a pas éloigné les migrants. Ils sont désormais livrés à eux mêmes dans les bois, la situation sanitaire est catastrophique, et le problème ne fait que s’aggraver.

    Plusieurs associations continuent à aller sur place. L’association Salam distribue toujours des repas une fois par jour. Elles tirent la sonnette d’alarme : la situation sanitaire est périlleuse : « Sur ce camp, il y avait des douches qui étaient mises à disposition, elles étaient sur des plateaux mobiles qui étaient apportés dans la journée, il y avait quelques toilettes même s’il n’y en avait pas assez, explique Josette Vanst, retraitée et bénévole à l’association Salam. Il y avait surtout des points d’eau pour laver le linge et faire sa toilette. Et là il n’y a plus rien de tout ça ».

    Il y a toujours des familles et de jeunes enfants qui sont là. « Nous avons revu par exemple une fillette au bras dans le plâtre, qui était là la semaine dernière », ajoute Josette Vanst. « C’est du harcèlement ! ce matin il y avait un avion qui tournait pour les localiser, avec des infrarouges nous a-t-on dit. On ne veut pas de camps, ça a été clairement dit. Mais la solution de les déplacer et de les mettre en centres d’hébergement, on voit bien que ça ne fonctionne pas. ils reviennent... » D’autant plus que plusieurs ont déjà payé cher leur passage en Angleterre, et que d’autres ne veulent pas être renvoyés dans le premier pays de leur arrivée, comme le prévoit la règle de Dublin, explique Josette Vanst.

    Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, se dit dubitatif face à ces expulsions répétées. Il estime quant à lui qu’il faut réinstaller les personnes présentes dans la région. Il plaide pour un centre d’urgence, affecté à l’accueil et à l’orientation.

    Ce mardi, les associations ont rencontré la sous-préfecture, qui a organisé l’évacuation, pour faire part de leurs inquiétudes.

    #migrants #Grande-Synthe #violence_policières inutiles #camps


  • Canada : Prisonniers de la terre promise Catherine Lefebvre - 8 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/vivre/voyage/536126/prisonniers-de-la-terre-promise

    Pendant la Première Guerre mondiale, le gouvernement canadien a voté une loi permettant d’enfermer les immigrants, de peur qu’ils soient des espions des pays ennemis. Le centre d’interprétation Camp Spirit Lake http://www.campspiritlake.ca/main.aspx?PageName=Visite%20Virtuelle en Abitibi raconte ce chapitre honteux de l’histoire du Canada.


    De nombreuses familles ukrainiennes arrivent au Canada à la fin du XIXe siècle. En 1896, Clifford Sifton, alors ministre de l’Intérieur, recommande à Wilfrid Laurier d’accueillir des immigrants agriculteurs pour coloniser les régions rurales canadiennes. L’Ukraine, grenier à blé du continent européen, figure en tête des pays à courtiser. Et pour cause ! « Le gouvernement canadien leur offrait 160 acres de terres gratuites en plus d’un montant d’argent pour démarrer, explique l’historien Roger Blanchette. À la même époque, beaucoup de Canadiens français du Québec migraient aussi vers l’Ouest. Mais eux, ils devaient acheter leurs terres ! »

    Moins de vingt ans plus tard, la Première Guerre mondiale éclate. Deux semaines après le début des combats, le 18 août 1914, le gouvernement canadien adopte la Loi sur les mesures de guerre, qui permet entre autres l’enregistrement de tous les « sujets d’un pays ennemi », en l’occurrence ceux provenant des Empires austro-hongrois et ottoman ainsi que de l’Allemagne. Lesdits sujets représentent 80 000 immigrants. Dans la mêlée, 8579 d’entre eux, dont plus de 5000 Ukrainiens, prennent le chemin des camps d’internement. Des Autrichiens, des Allemands, des Polonais, des Turcs et des Bulgares font aussi partie du lot. Au total, 24 camps sont installés au Canada. Un des plus reculés de tous se trouve à Spirit Lake, le deuxième camp en importance au pays, à quelques kilomètres d’Amos, en Abitibi.


     Photo : Musée McCord Vue sur les barraques du camp de détention à Spirit Lake, aux environs de 1916. Le camp fermera ses portes le 28 janvier 1917. Un total de 1312 personnes y ont été détenues.

    Les 109 premiers détenus arrivent le 13 janvier 1915, la veille du jour de l’An orthodoxe. « La particularité du camp de Spirit Lake est que les détenus pouvaient venir avec leur famille, même si elles habitaient plus loin, à Lilienville », raconte Jim Slobodian. Né à Rouyn-Noranda en 1947 d’un père ukrainien et d’une mère montréalaise, il est aujourd’hui président du centre d’interprétation Camp Spirit Lake, ouvert depuis 2011. « Le seul autre camp à accepter ça était situé à Vernon en Colombie-Britannique », ajoute-t-il.

    Sur place, 200 soldats canadiens qui les surveillent, en plus de 50 ouvriers payés de la ville d’Amos pour gérer les travaux forcés des détenus, principalement le défrichage des terres. « Le Canada a bafoué plusieurs conventions internationales, dont celles de La Haye, qui doit assurer le bien-être des détenus, raconte François Labbé, historien et directeur général à la Corporation de la Maison Dumulon à Rouyn-Noranda. C’est une époque extrêmement frauduleuse. »

    Bien que les conditions de vie soient loin d’être parfaites, peu de détenus tentent de s’échapper du camp. Isolée du reste du monde, étant donné les 480 km de forêt dense et la horde de moustiques féroces, la poignée d’évadés finit même par revenir au camp tellement les temps sont durs dans ce coin reculé, au bout du chemin de fer.

    Construire le pays
    En 1916, au milieu de la guerre, pas moins de 400 000 soldats canadiens sont en poste pour combattre l’« ennemi ». Or, le manque de main-d’œuvre se fait de plus en plus sentir au pays, étant donné l’essor des industries ferroviaire, minière et de l’acier. Le gouvernement canadien a l’éclair de génie de libérer des détenus dans le but de pallier le sérieux manque en « capital humain ». Ainsi, un premier groupe de 1000 détenus est libéré des camps québécois, à condition d’obéir aux lois canadiennes. « Les compagnies qui engagent d’ex-détenus doivent les payer au salaire courant et leur offrir des emplois permanents », précise Jim Slobodian. Au-delà de l’Abitibi, plusieurs autres grands travaux ont été effectués par les détenus des camps d’internement. « Ce sont eux qui ont mis en place les canaux des Grands Lacs et ont construit plusieurs chemins de fer », ajoute François Labbé.


     Photo : Bibliothèque et Archives Canada Au plus fort de la guerre, des familles entières ont été détenues.

    Enfin, le camp Spirit Lake ferme ses portes le 28 janvier 1917, sans qu’aucune compensation soit offerte aux détenus. Au fil de ses activités, un total de 1312 détenus est demeuré à Spirit Lake, et 19 d’entre eux sont décédés pendant leur internement au camp. « Après la fermeture du camp, plusieurs d’entre eux sont partis travailler dans l’Ouest canadien ou dans les mines de charbon à Black Lake, près d’Halifax, ajoute Jim Slobodian. Aucun des Ukrainiens détenus n’est resté en Abitibi à cette époque-là, une époque où seul Amos est le chef-lieu de toute la région. »

    Un chapitre oublié
    Puis, Spirit Lake prend le nom de La Ferme en 1918, alors que la municipalité devient une ferme expérimentale, l’idée de départ du gouvernement. Puis, comme par magie, ce sombre chapitre de l’histoire canadienne est rapidement relégué aux oubliettes.

    Étonnamment, les Ukrainiens reviennent en Abitibi pour travailler dans les mines dans les années 1920. À l’époque, l’Église catholique décourage fortement ses disciples de travailler dans les mines, sous prétexte que c’est l’image du purgatoire et que cela va à l’encontre de la mission agricole de l’Église. Il revient donc aux immigrants de descendre dans les cages.

    Et ce n’est qu’au moment d’ériger la croix haute de 24 mètres (80 pieds) sur l’église Saint-Viateur de Trécesson (le canton regroupant La Ferme et Villemontel), en 1941, que les travailleurs constatent de vieux bâtiments en ruine, quelque chose qui ressemble à un cimetière et un petit chemin qui menait aux familles des détenus.

    Il aura fallu 70 ans entre la découverte par hasard de l’ancien site du camp d’internement et l’ouverture du centre d’interprétation Camp Spirit Lake. Et pourtant, encore trop d’entre nous ignorent ce troublant passage de l’histoire canadienne.

    #Canada #Abitib #déportation #guerre #Ukraine #migrations #Histoire #conflit #guerres #première_guerre_mondiale #camps