• Prédire les flux migratoires grâce à l’intelligence artificielle, le pari risqué de l’Union européenne
    https://disclose.ngo/fr/article/union-europeenne-veut-predire-les-flux-migratoires-grace-a-lintelligence-a

    Depuis plusieurs mois, l’Union européenne développe une intelligence artificielle censée prédire les flux migratoires afin d’améliorer l’accueil des migrants sur son sol. Or, selon plusieurs documents obtenus par Disclose, l’outil baptisé Itflows pourrait vite se transformer en une arme redoutable pour contrôler, discriminer et harceler les personnes cherchant refuge en Europe. Lire l’article

    • C’est un logiciel qui pourrait sa place dans une dystopie. Une intelligence artificielle capable de compiler des milliers de données afin de prédire des flux migratoires et identifier les risques de tensions liées à l’arrivée de réfugiés aux frontières de l’Europe. Son nom : Itflows, pour « outils et méthodes informatiques de gestion des flux migratoires ». Financé à hauteur de 5 millions d’euros par l’Union européenne et développé par un consortium composé d’instituts de recherche, d’une société privée (Terracom) et d’organisations caritatives, Itflows qui est en phase de test devrait rentrer en service à partir d’août 2023. Et ce, malgré des alertes répétées quant aux risques de détournement de ses capacités prédictives à des fins de contrôle et de restrictions des droits des réfugiés sur le sol européen.

      Encore méconnu, ce programme doit venir compléter un dispositif technologique destiné à la surveillance des frontières, notamment espagnoles, italiennes et grecques. Financé sur le budget d’« Horizon 2020 », le programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne, Itflows s’ajoutera alors aux drones de surveillance autonome, aux détecteurs de mensonges dans les zones de passages ou à l’utilisation de logiciels d’extraction de données cellulaires.

      D’après notre enquête, les deux ONG contribuent à nourrir l’intelligence artificielle de Itflows en lui fournissant des informations précieuses. Des données directement issues d’entretiens réalisés dans des camps de réfugiés, auprès de Nigérians, de Maliens, d’Érythréens ou encore de Soudanais. Il pourra s’agir d’éléments liés à l’origine ethnique, l’orientation sexuelle ou encore la religion des personnes interrogées. Pour leur contribution, les branches italiennes de la Croix-Rouge et d’Oxfam ont respectivement reçu 167 000 euros et 116 000 euros de fonds publics européens.

      « Nous avons contribué à réaliser trente entretiens de migrants arrivés en Italie au cours des six dernières années », confirme la Croix rouge Italie, sollicitée par Disclose. Une fois analysées, puis rendues accessibles via une application baptisée EUMigraTool, ces informations serviront aux autorités italiennes dans leur analyse « des routes migratoires et des raisons qui poussent les gens à faire le voyage », ajoute l’association. Même son de cloche du côté de Oxfam Italie, qui salue l’intérêt pour « les responsables politiques des pays les plus exposés aux flux migratoires. » Les dirigeants pourront également s’appuyer sur l’analyse des risques politiques liés à l’arrivée de migrants sur leur sol. Le projet inclut en effet la possibilité d’étudier l’opinion publique dans certains pays européens vis-à-vis des migrants à travers une veille sur le réseau social Twitter.
      Des rapports internes alarmants

      En réalité, les risques de détournement du programme existent bel et bien. C’est ce que révèlent des rapports internes (https://www.documentcloud.org/projects/logiciel-itflows-208987) au consortium que Disclose a obtenu à la suite d’une demande d’accès à des documents administratifs. Lesdits rapports, datés de janvier et juin 2021, ont été rédigés par les membres du comité éthique du projet Itflows. Leurs conclusions sont alarmantes. Le premier document, une somme de 225 pages, révèle que « le consortium Itflows est pleinement conscient des risques et des impacts potentiels en matière de droits de l’homme, que les activités de recherche empirique sur les migrations (…) et les développements technologiques prévus dans le projet peuvent poser ». Plus loin, les auteurs enfoncent le clou. Selon eux, les informations fournies par l’algorithme pourraient servir, si elles devaient être utilisées « à mauvais escient », à « stigmatiser, discriminer, harceler ou intimider des personnes, en particulier celles qui sont vulnérables comme les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile ».

      Cinq mois plus tard, le comité éthique rend un second rapport. Il détaille un peu plus le danger : « Les États membres pourraient utiliser les données fournies pour créer des ghettos de migrants » ; « risque d’identification physique des migrants » ; « discrimination sur la base de la race, du genre, de la religion, de l’orientation sexuelle, d’un handicap ou de l’âge » ; « risque que les migrants puissent être identifiés et sanctionnés pour irrégularités ». Et le régulateur d’alerter sur un autre péril : la poussée des « discours de haine » que pourrait induire une éventuelle diffusion des prédictions du logiciel dans « les zones où les habitants sont informés de déplacements » de populations.
      L’Europe fait la sourde oreille

      Des alertes qui ne semblent pas avoir été entendues. Comme en atteste un bilan dressé lors d’une réunion (https://www.documentcloud.org/documents/22120596-emt-symposium-agenda-16-sep-2021?responsive=1&title=1) en ligne le 16 septembre 2021 par la coordinatrice du comité éthique de Itflows, #Alexandra_Xanthaki, devant des responsables européens, dont #Zsuzsanna_Felkai_Janssen, rattachée à la direction générale des affaires intérieures de la Commission. « Nous avons passé six mois à travailler jour et nuit pour rédiger un rapport instaurant un cadre qui intègre les droits de l’homme », débute la responsable du comité éthique, selon un enregistrement que Disclose s’est procuré. Elle poursuit : « Il me semble pourtant que ce que disent les techniciens de l’équipe aujourd’hui c’est : nous n’en tenons pas compte ». Un manque de précaution qui inquiète jusqu’au sein du conseil d’administration d’Itflows. Joint par Disclose, Alexander Kjærum, analyste pour le conseil danois pour les réfugiés et membre du conseil de surveillance estime en effet qu’il existe « un risque important que des informations se retrouvent entre les mains d’États ou de gouvernements qui les utiliseront pour implanter davantage de barbelés le long des frontières. »

      Sollicitée, la coordinatrice du programme, #Cristina_Blasi_Casagran, assure que le logiciel « ne sera pas utilisé à mauvais escient ». Selon elle, Itflows « devrait même faciliter l’entrée des migrants [dans l’Union européenne] en permettant une meilleure affectation des ressources engagées dans l’#accueil ».

      #Frontex inquiète

      Un dernier point vient renforcer le risque d’un détournement du logiciel : l’intérêt de Frontex pour Iflows. D’après des documents internes, l’agence en charge de la surveillance des frontières de l’UE suit étroitement les avancées du programme. Jusqu’à y contribuer activement via la fourniture de données récoltées dans le cadre de ses missions. Or, depuis plusieurs années, l’agence européenne est régulièrement accusée d’expulsions illégales et de violations des droits de l’homme. Interrogée sur ce point, l’ONG Oxfam considère qu’il n’y a pas de risque de détournement du logiciel au profit de l’agence. La branche italienne de la Croix rouge déclare quant à elle que « la convention de subvention régissant la mise en œuvre du projet Itflows ne désigne pas Frontex comme utilisateur de l’outil, mais simplement comme source de données ouvertes ». En 2021, Frontex a élu l’interface Itflows parmi les projets d’Horizon 2020 au « potentiel opérationnel et innovant » le plus élevé.

      #AI #IA #intelligence_artificielle #complexe_militaro-industriel #asile #migrations #frontières #EU #UE #Union_européenne #prédiction #Itflows #contrôle #logiciel #risques #Terracom #surveillance #Espagne #Italie #Grèce #horizon_2020 #camps_de_réfugiés #Croix-Rouge #Oxfam #religion #origine_ethnique #ethnie #orientation_sexuelle #données #EUMigraTool #risques #risques_politiques #twitter #réseaux_sociaux #opinion_publique #technologie #algorithme #discrimination #identification #Croix_Rouge

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  • With drones and thermal cameras, Greek officials monitor refugees

    Athens says a new surveillance system will boost security, but critics raise alarm over its implications for privacy.

    “Let’s go see something that looks really nice,” says Anastasios Salis, head of information and communications technology at the Greek Migration and Asylum Ministry in Athens, before entering an airtight room sealed behind two interlocking doors, accessible only with an ID card and fingerprint scan.

    Beyond these doors is the ministry’s newly-installed centralised surveillance room.

    The front wall is covered by a vast screen. More than a dozen rectangles and squares display footage from three refugee camps already connected to the system.

    Some show a basketball court in a refugee camp on the island of Samos. Another screen shows the playground and another the inside of one of the containers where people socialise.

    Overhead, lights suddenly flash red. A potential threat has been detected in one of the camps. This “threat” has been flagged by Centaur, a high-tech security system the Greek Migration Ministry is piloting and rolling out at all of the nearly 40 refugee camps in the country.

    Centaur includes cameras and motion sensors. It uses algorithms to automatically predict and flag threats such as the presence of guns, unauthorised vehicles, or unusual visits into restricted areas.

    The system subsequently alerts the appropriate authorities, such as the police, fire brigade, and private security working in the camps.

    From the control room, operators deploy camera-equipped drones and instruct officers stationed at the camp to rush to the location of the reported threat.

    Officers carry smartphones loaded with software that allows them to communicate with the control centre.

    Once they determine the nature and severity of the threat, the control room guides them on the ground to resolve the incident.

    Video footage and other data collected as part of the operation can then be stored under an “incident card” in the system.

    This particular incident is merely a simulation, presented to Al Jazeera during an exclusive tour and preview of the Centaur system.

    The aim of the programme, according to Greek officials, is to ensure the safety of those who live inside the camps and in surrounding communities.

    “We use technology to prevent violence, to prevent events like we had in Moria – the arson of the camp. Because safety is critical for everyone,” Greek Migration Minister Notis Mitarachi told Al Jazeera at the November inauguration of a new, EU-funded “closed-controlled” refugee camp on Kos island, one of the first facilities to be connected to the Centaur system.

    ‘Dystopian’ surveillance project

    Nearly 40 cameras are being installed in each camp, which can be operated from the control room.

    There will also be thermal cameras, drones, and other technology – including augmented reality glasses, which will be distributed to police and private security personnel.

    “This was not to monitor and invade the privacy of the people [in the camps],” said Salis, one of the architects of Centaur. “You’re not monitoring them. You’re trying to prevent bad things from happening.”

    Greek authorities headline this new surveillance as a form of security but civil society groups and European lawmakers have criticised the move.

    “This fits a broader trend of the EU pouring public money into dystopian and experimental surveillance projects, which treat human beings as lab rats,” Ella Jakubowska, policy and campaigns officer at European Digital Rights (EDRi), told Al Jazeera. “Money which could be used to help people is instead used to punish them, all while the surveillance industry makes vast profits selling false promises of magical technology that claims to fix complex structural issues.”

    Recent reporting, which revealed Centaur will be partly financed by the EU COVID Recovery fund, has led a group of European lawmakers to write to the European Commission with their concerns about its implementation.

    Homo Digitalis, a Greek digital rights advocacy group, and EDRi said they made several requests for information on what data protection assessments were carried out before the development and deployment of Centaur.

    Such analysis is required under the EU’s General Data Protection Regulation (GDPR). They have also asked what data will be collected and how long it will be held by authorities. Those requests, they said, have gone unanswered.

    The Greek Migration Ministry did not respond to Al Jazeera’s query on whether an impact assessment was completed, and on policies regarding data retention and the processing of data related to children.

    In Samos, mixed feelings

    Advocates in Samos told Al Jazeera they raised concerns about camp residents being adequately notified about the presence of these technologies.

    But Salis, at the control centre, said this has been achieved through “signs – a lot of signs”, in the camps.

    The system does not currently incorporate facial recognition technology, at least “not yet”, according to Leonidas Petavrakis, a digital software specialist with ESA Security Solutions S.A., one of the companies contracted for the Centaur project.

    The potential use of facial recognition in this context is “a big concern”, said Konstantinos Kakavoulis of Homo Digitalis.

    Facial recognition systems often misidentify people of colour and can lead to wrongful arrests and convictions, according to studies. Human rights organisations globally have called for their use to be limited or banned.

    An EU proposal on regulating artificial intelligence, unveiled by the European Commission in April, does not go far enough to prevent the misuse of AI systems, critics claim.

    For some of those living under the glare of this EU-funded surveillance system, the feeling is mixed.

    Mohammed, a 25-year-old refugee from Palestine living in the new Samos camp, said that he did not always mind the cameras as he thought they might prevent fights, which broke out frequently at the former Samos camp.

    “Sometimes it’s [a] good feeling because it makes you feel safe, sometimes not,” he said but added that the sense of security came at a price.

    “There’s not a lot of difference between this camp and a prison.”

    https://www.aljazeera.com/news/2021/12/24/greece-pilots-high-tech-surveillance-system-in-refugee-camps
    #Grèce #réfugiés #asile #migrations #surveillance #complexe_militaro-industriel #drones #caméras_thérmiques #Samos #îles #camps_de_réfugiés #Centaur #algorythme #salle_de_contrôle #menace #technologie #EU_COVID_Recovery_fund #reconnaissance_faciale #intelligence_artificielle #AI #IA

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    sur ces nouveaux camps de réfugiés fermés (et surveillés) dans les #îles grecques notamment :
    https://seenthis.net/messages/917173

    ping @etraces

    • Greece plans automated drones to spot people crossing border

      The Greek Migration Ministry announced it would use EU-funded drones with “Artificial Intelligence” to track people seeking refuge at the border. Promises that they will also improve search and rescue operations ring hollow.

      At the opening of the Thessaloniki International Trade Fair this September, Greek migration minister Notis Mitarakis – otherwise known for dismissing the ongoing evidence of Greek border guards’ brutal and illegal pushbacks of asylum seekers as “fake news” – made national headlines when he introduced his ministry’s latest project: €3.7m funding for drones with “innovative algorithms” that can “automatically identify defined targets of interest” at the Greek border.

      What did he mean? In a demo video, two men – one in sunglasses and a red shirt, another blurred – walk next to a line drawn through a field, with boxes marking them as “person”. As the guy in sunglasses walks closer towards the line, he gets labeled as “person of interest”. He starts running, jumps over the line, runs, lies down on a bench, disappearing from view. When he gets up, the box keeps tracking him.

      EU funding for Greek security projects

      “I actually recognize people from my department in this video”, one IT researcher told us, chuckling, at the Greek Ministry for Migration’s stall at the Thessaloniki Trade Fair on 13 September.

      His department – the Information Technologies Institute at the Center for Research and Technology Hellas (CERTH) – is in a quiet building in the outskirts of Thessaloniki. Here, researchers work on 27 different projects, mostly funded by the European Commission.

      The first time CERTH got funding for a security project was in 2017, when the European Union’s research and innovation program Horizon 2020 paid them to coordinate “ROBORDER”, an €8m project which aimed to develop and pilot “a fully autonomous border surveillance system” where, researchers said, robots will be able to identify humans and independently decide if they represent a threat. These days, the CERTH researcher says, there is a lot of interest from European institutions for funding “security projects”.

      REACTION

      Now, REACTION, or “Real-Time Artificial Intelligence for Border Surveillance” will also be CERTH-coordinated and funded by the European Commission’s Migration and Home Affairs Fund. It is set to start in November 2022, and run for 36 months.

      Computer scientist Stathes Hadjiefthymiades, who is part of the REACTION team, said they want to combine the research from ROBORDER and “AIDERS” – another EU-funded project aimed at processing data from drones, sensors and cameras to “improve emergency responses” in case of a fire, flood or shipwreck. The aim, he says, is to bring the technologies – “or goodies”, as he calls them – into the hands of the police, who want drones (as well as thermal sensors, motion detectors and cameras already installed at the Greek border) to alert them of border crossings.

      Once alerted, law enforcement will “not necessarily” stop people from crossing into Greece, Mr Hadjiefthymiades said. They could also be arrested or brought to camps and be instructed on how to apply for asylum. He added that pushbacks, which Amnesty International describes as “Greece’s de facto border policy”, are “in the news” but he does not believe that Greek border guards are pushing boats of asylum seekers back to Turkey.

      “Innovative algorithms”

      In his speech at the Thessaloniki Trade Fair, migration minister Mr Mitarakis said REACTION’s “use of artificial intelligence” will allow drones to identify and monitor “targets of interest”. However, one young man from the research consortium told us that “[the Migration Ministry] do not really know anything about what we are doing”, because they are “in a different field” and are “end users”.

      At the Thessaloniki Trade Fair, three drones were on display at the Greek Migration Ministry’s stall. Two were from the Chinese commercial drone maker DJI. The third was wrapped in wires and was, a presenter explained, trained to do what Mr Mitarakis said: scan an area, and, if it spots something “more interesting”, like a person crossing a border, independently change its course to track this person. However, the presenter told us, it is the only drone they have that can do this, because “on-board processing” is very expensive and requires a lot of energy.

      Mr Hadjiefthymiades confirmed that they were “dealing with reduced-size drones with limited on-board power. We are struggling to do on-board intelligence with off-the-shelf drones.”

      In the brochure for REACTION, the Greek migration ministry says that one of the project’s aims is “to use the funding to buy equipment needed for the border project.”

      Search and Rescue

      After police are alerted about a person or vehicle crossing the Greek border, “they will go see what is happening”, the young man from the research consortium told us. A woman, overhearing this, said angrily, “I will tell you what they do, they will either come with guns to shoot, or they will beat them”. Later, the young man admitted, “For me, the one thing is, I don’t know exactly what the police will do to the migrants after we alert them.” He grimaced. “But what can I do,” he said.

      When asked about REACTION’s claim that it will be used for “search and rescue”, the young man said he believed that people at the “Multimedia Knowledge Lab” at CERTH are training an algorithm to spot if someone is injured at the border. But Yiannis Kompatsiaris, a senior researcher there, told us that his lab is not currently training such an algorithm.

      In recent years, the Greek Coast Guard, like other European authorities, was repeatedly accused of delaying rescue operations. Earlier this month, Deutsche Welle published a report which showed that Greek authorities left a group of 38 asylum-seekers stranded on an islet on the Evros river, which marks most of the border between Greece and Turkey, despite a nearby pylon with heat sensors and cameras, which should have been able to immediately locate the group.

      Since 2017, open-source researcher Phevos Simeonidis tracks local and EU-funded border surveillance projects in Greece. So far, he says, “this ever-increasing apparatus always seems to fall short of assisting search and rescue, and also evidently turns a blind eye when footage or data could help individuals substantiate claims that they have been victims of human rights violations.”

      https://algorithmwatch.org/en/greece-plans-automated-drones

      #AI #IA #intelligence_artificielle #Real-Time_Artificial_Intelligence_for_Border_Surveillance #REACTION #ROBORDER #AIDERS #CERTH

  • Chios : Residents prevented the disembarkation of machinery for the refugee structure

    Local authorities and citizens, gathered today at dawn in the port of #Mesta, did not allow the unloading of machinery of the contractor company of its project of a new Closed Controlled Structure for foreigners, in Chios.

    After negotiations, the cargo ship disembarked trucks with vulnerable products, but not the machinery, which re-entered the ship. It should be noted that the ship continued its course to the port of the city of Chios where the gathered people moved to intervene there in case of attempt to disembark the equipment.

    According to local media in the port of Mesta, there was a small force with officials of the Chios Police Department as well as the officials of the local Port Station.

    https://www.athina984.gr/en/2022/01/06/chios-katoikoi-empodisan-tin-apovivasi-michanimaton-gia-ti-domi-prosfygon

    #Chios #résistance #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés

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    sur ces nouveaux camps de réfugiés fermés dans les #îles grecques notamment :
    https://seenthis.net/messages/917173

    • The residents of Chios react with a block to the construction of a new refugee structure

      The reaction of the inhabitants of the neighboring villages, who disagree with the creation of a Closed Structure of refugees-immigrants in the area of ​​Tholos in Chios, was provoked by the information that the construction works of the structure will begin. The residents have set up a blockade and are carrying out guard shifts, so that any machinery of the company does not pass.

      The municipal authority had proposed another point for the creation of the Structure, which is planned by the Ministry of Immigration and Asylum, however the municipal council decided not to build the structure in any part of the island. At the same time he had suggested the operation of only a Reception and Identification Center for refugees and immigrants, with a capacity of up to 500 people while the structure planned by the ministry is capacity 1230 people. Also, with a decision of the Economic Committee, precautionary measures of the prefecture and a temporary order have been submitted to prevent the creation of the structure in the area of ​​Tholos.

      According to his information Athens 9.84 The residents of the neighboring villages are determined to prevent the construction work because they have suffered facing the burden of the refugee-immigration problem and do not want to live again in 2015 but also because they are motivated by extreme elements.

      https://www.athina984.gr/en/2022/01/05/me-mploka-antidroyn-oi-katoikoi-tis-chioy-stin-anegersi-neas-domis-prosfyg

  • Le #Nigeria vide les camps de déplacés de #Maiduguri

    Ces réfugiés avaient fui les exactions de #Boko_Haram, mais le gouverneur de l’Etat de #Borno les presse aujourd’hui de revenir sur leurs terres, malgré le risque humanitaire et la présence du groupe #Etat_islamique en Afrique de l’Ouest.

    Un silence de plomb est tombé sur le camp de déplacés de #Bakassi. Il ne reste presque rien de ce gros village de fortune qui abritait, il y a encore quelques semaines, plus de 41 800 déplacés, à la sortie de la grande ville de Maiduguri, chef-lieu de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Les tentes et les abris de tôle ont disparu, la clinique a fermé ses portes et les enclos de terre se sont vidés de leurs bêtes.

    Pendant sept ans, des dizaines de communautés fuyant les exactions des djihadistes de Boko Haram se sont réfugiées sur ce terrain, initialement occupé par des logements de fonction, aujourd’hui à l’abandon. Mais, le 19 novembre, les déplacés de Bakassi ont été réveillés au beau milieu de la nuit par une délégation officielle, venue leur annoncer qu’ils avaient onze jours pour plier bagage et reprendre le chemin de leurs champs.

    Dans les heures qui ont suivi, #Babagana_Zulum, le gouverneur de l’Etat de Borno, a supervisé en personne l’attribution d’une #aide_alimentaire et financière à chaque chef de famille présent : 100 000 nairas (215 euros) ont été versés pour les hommes et 50 000 nairas (107 euros) pour les femmes, ainsi qu’un sac de riz de 25 kilos, un carton de nouilles et cinq litres d’huile de friture. Une aide censée leur permettre de tenir trois mois, le temps de reprendre la culture de leurs terres ou de trouver un autre lieu de vie, à Maiduguri ou à proximité de leur terre d’origine.

    Le #plan_de_développement établi par les autorités indique qu’au moins 50 % des déplacés de l’Etat de Borno devront avoir quitté les camps d’ici à l’année prochaine et que tous les camps de l’Etat devront avoir fermé leurs portes d’ici à 2026. Pour l’heure, le gouverneur a ordonné la fermeture des #camps_officiels situés autour de la ville de Maiduguri, afin de pousser les populations vers l’#autonomie_alimentaire. Quatre camps, abritant environ 86 000 personnes, ont déjà fermé ; cinq autres, accueillant plus de 140 000 personnes, doivent suivre.

    Abus subis par les réfugiés

    Le gouvernement local, qui assure qu’il « ne déplace personne de force », a justifié sa décision en pointant notamment les #abus que les réfugiés subissent dans ces espaces surpeuplés, où ils sont victimes de #violences_sexuelles et à la merci des détournements de l’aide alimentaire d’urgence. Mais les moyens déployés pour vider les camps ne sont pas à la hauteur des besoins.

    « Pendant la distribution de l’aide au départ, les autorités ont demandé à tous les hommes célibataires de s’éloigner. Beaucoup de gens de mon âge n’ont rien reçu du tout », assure Dahirou Moussa Mohammed. Ce paysan de 25 ans a passé un peu plus d’un an dans le camp après avoir fui les territoires occupés par Boko Haram, où il dit avoir été emmené de force après l’invasion de son village par les djihadistes en 2014.

    Depuis que Bakassi a fermé ses portes, Dahirou s’est installé sur une dalle de béton nu, à quelques mètres seulement du mur d’enceinte désormais surveillé par des gardes armés. « Nous avons récupéré la toile de nos tentes, les structures en bois et les tôles de la toiture, et nous les avons déplacées ici », explique le jeune homme.

    Dans un communiqué publié le 21 décembre, l’organisation Human Rights Watch regrette le manque « de consultations pour préparer les déplacés à rentrer chez eux ou pour les informer des alternatives possibles » et rappelle qu’on ignore tout du sort de 90 % des personnes ayant quitté Bakassi fin novembre. « Les déplacements multiples risquent d’accroître les besoins dans des zones où la présence humanitaire est déjà limitée. Cela est particulièrement préoccupant, compte tenu des indicateurs d’#insécurité_alimentaire dans la région », note, de son côté, la coalition d’ONG internationales Forum Nigeria.

    2,4 millions de personnes menacées par la #faim

    Selon un rapport des Nations unies datant du mois d’octobre, 2,4 millions de personnes sont menacées par la faim dans le Borno, ravagé par douze années de conflit. L’inquiétude des ONG est encore montée d’un cran avec la publication d’une lettre officielle datée du 6 décembre, interdisant expressément les #distributions_alimentaires dans les communautés récemment réinstallées.

    « La création délibérée de besoins par les humanitaires ne sera pas acceptée. (…) Laissons les gens renforcer leur #résilience », a insisté le gouverneur lors d’une réunion à huis clos avec les ONG, le 21 décembre. Il les accuse de rendre les populations dépendantes de l’#aide_humanitaire sans leur proposer de solutions de développement à long terme, afin de continuer à profiter de la crise.

    Même si le projet de fermeture des camps de Maiduguri a été évoqué à de multiples reprises par les dirigeants du Borno ces dernières années, la mise à exécution de ce plan par le gouverneur Babagana Zulum a surpris tout le monde. « Les gens ont besoin de retrouver leurs terres et on comprend bien ça, sauf que le processus actuel est extrêmement discutable », s’alarme la responsable d’une ONG internationale, qui préfère garder l’anonymat étant donné le climat de défiance qui règne actuellement dans le Borno. « On ne sait même pas comment ils vont rentrer chez eux, vu la dangerosité du voyage, et nous n’avons aucun moyen de les accompagner », regrette-t-elle.

    « Il faut que le gouvernement local reconnaisse que la situation sécuritaire ne permet pas ces retours, pour l’instant. Dans le contexte actuel, j’ai bien peur que les déplacés ne soient poussés dans les bras des insurgés », appuie un humanitaire nigérian qui travaille pour une autre organisation internationale.

    C’est par crainte des violences que Binetou Moussa a choisi de ne pas prendre le chemin du retour. « Ceux qui ont tenté de rejoindre notre village d’Agapalawa ont vite abandonné. Il n’y a plus rien là-bas et il paraît qu’on entend chaque jour des coups de feu dans la brousse. Je ne veux plus jamais revivre ça ! », justifie la vieille femme, qui garde en elle le souvenir terrifiant de sa longue fuite à pied jusqu’à Maiduguri, il y a sept ans.

    Faute d’avoir pu rejoindre leur village, beaucoup de déplacés de Bakassi ont finalement échoué à #Pulka ou #Gwoza, à plus de 100 kilomètres au sud-est de la capitale régionale. « Ils dorment dehors, sur le marché, et ils n’ont même plus assez d’argent pour revenir ici ! », gronde Binetou, en tordant ses mains décharnées. Dans ces villes secondaires sécurisées par l’armée, la menace d’une attaque demeure omniprésente au-delà des tranchées creusées à la pelleteuse pour prévenir l’intrusion de djihadistes. Une situation qui limite les perspectives agricoles des rapatriés.

    Attaques probables

    Le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) est effectivement actif dans certaines zones de réinstallation. « L’armée contrôle bien les villes secondaires à travers tout le Borno, mais ils ne tiennent pas pour autant les campagnes, souligne Vincent Foucher, chercheur au CNRS. L’Iswap fait un travail de fond [dans certaines zones rurales] avec des patrouilles pour prélever des taxes, contrôler les gens et même rendre la justice au sein des communautés. »

    Et bien que l’organisation Etat islamique se montre plus pacifique dans ses rapports aux civils que ne l’était Abubakar Shekau – le chef historique de Boko Haram, disparu en mai 2021 au cours d’affrontements entre factions djihadistes rivales –, les risques encourus par les populations non affiliées sont bien réels. « Si on renvoie des gens dans les villes secondaires, l’#Iswap pourrait bien les attaquer », prévient Vincent Foucher. Sans oublier les civils « partis travailler dans les territoires contrôlés par l’Iswap et qui ont été victimes des bombardements de l’armée ».

    Dans un rapport publié le 15 décembre, Amnesty International évoque les attaques qui ont ciblé des personnes rapatriées au cours de l’année 2021 à Agiri, New Marte et Shuwari. L’ONG ajoute que « certains ont été forcés [par les militaires] à rester dans les zones de réinstallation, malgré l’escalade de la violence ». D’un point de vue politique, la fermeture des camps serait un moyen de reconquérir des territoires et même de tenter de mettre un point final à un conflit de douze années. Même si cela revient, selon les termes de Vincent Foucher, à « laisser des gens avec peu de mobilité, encerclés par les djihadistes et forcés de cohabiter avec une armée sous pression ».

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/12/30/au-nigeria-la-fermeture-des-camps-de-deplaces-jette-des-milliers-de-personne

    #réfugiés #déplacés_internes #migrations #camps_de_réfugiés #fermeture #renvois #retour_au_pays (tag que j’utilise pour les réfugiés et pas les déplacés internes, en général, mais ça permettra de retrouver l’article, si besoin)

  • Le Kenya va fermer deux des plus grands camps de réfugiés au monde

    Le gouvernement kenyan a prévu de démanteler les camps de réfugiés de #Kakuma et de #Dadaab, deux des plus grands au monde, en juin 2022. Les ONG s’inquiètent du sort des quelque 400’000 personnes concernées.

    Avant la fuite des Rohingas de Birmanie vers Cox Bazar, au Bangladesh, le camp de Dadaab, au Kenya, était le plus grand au monde. Selon les chiffres du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), 220’000 personnes y vivent. Elles sont arrivées de Somalie en vagues successives, suite à la guerre civile qui a ravagé le pays en 1991 et après la sécheresse de 2011 et la famine qui a suivi.

    A Kakouma, les réfugiés sont arrivés en 2014 suite à la guerre civile qui a touché le Sud Soudan.

    Nairobi évoque une question de sécurité

    Pour le gouvernement kenyan, la fermeture de ces deux camps est une question de sécurité. Selon Nairobi, des attaques terroristes et des attentats auraient par exemple été planifiés depuis Dadaab. Dangereux et incontrôlable, le camp serait devenu un repaire de shebabs, les terroristes islamistes somaliens

    En mars dernier, les autorités kenyanes avaient donné deux semaines au HCR pour présenter un plan rapide de démantèlement des camps, plan qui a finalement été reporté.
    Des réfugiés « piégés » depuis des décennies

    La fermeture est désormais agendée à juin 2022 et cette décision inquiète les ONG et les spécialistes de l’humanitaire et de l’asile. C’est le cas notamment de Médecins sans Frontières (MSF). Dans un rapport publié lundi, l’organisation constate que les réfugiés sont piégés dans les camps depuis trois décennies : ils ne rentrent pas dans leur pays, toujours très instable et ravagé par la violence, l’insécurité ou la famine.

    Face à l’incertitude qui s’annonce, les dons diminuent et les organisations d’aide comme le Programme alimentaire mondial (PAM), par exemple, ont déjà revu leur assistance à la baisse.

    MSF souhaite qu’un plan d’intégration des réfugiés soit mis en œuvre au Kenya et dans d’autres pays d’accueil. C’est ce que demande d’ailleurs le Pacte mondial sur les réfugiés signé en 2018.
    Une intégration quasiment impossible

    Beaucoup de déplacés sont nés à Dadaab et ne connaissent rien d’autre que la vie dans ce camp devenu une véritable ville. Ils souhaitent rester au Kenya, mais ne peuvent ni travailler, ni voyager, ni étudier. C’est autant d’obstacles à leur intégration.

    L’accueil par d’autres pays tiers, lui, était déjà compliqué mais la pandémie de Covid-19 a encore complexifié les choses. De moins en moins d’Etats sont prêts à accepter des réfugiés des camps kenyans.

    Et comme il y a peu de chances que les déplacés rentrent chez eux volontairement, ils pourraient se disperser dans la nature après la fermeture des camps. Avec tous les risques de pauvreté, d’instabilité, de criminalité, d’immigration clandestine et de tensions sociales qu’une telle situation pourrait engendrer.

    https://www.rts.ch/info/monde/12699440-le-kenya-va-fermer-deux-des-plus-grands-camps-de-refugies-au-monde.html

    #réfugiés #asile #migrations #fermeture #camps_de_réfugiés

    –—

    –-> Une nouvelle qui revient régulièrement... voir cette métaliste sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/770807

  • NGOs raise alarm at growing hunger amongst refugees and asylum seekers in Greece

    A halt to cash assistance for asylum seekers, and the denial of food support to recognised refugees and rejected asylum seekers is creating a hunger crisis in Greece, 27 NGOs and
    civil society organisations warn today.

    For nearly two months, up to 60 per cent of current residents of the Greek refugee camps on the mainland have not had access to sufficient food. Following the implementation in October 2021 of a
    law passed last year, the Greek Government stopped providing services to those whose asylum applications have been accepted. One in four residents in these facilities are women and two in five are children.

    “The women in Eleonas camp keep telling us that their children are crying at night with hunger. Mothers now don’t have money for baby milk so they mush up biscuits in water instead.” said Emily Wilson of Project Elea.

    One chronically ill father of three children from Afghanistan, said: “If I don’t eat it’s fine but I can’t leave my babies hungry”.

    In addition, approximately 34,000 asylum seekers have gone for two months without cash assistance that had previously enabled them to buy food, clothing and other essential items.

    The EU-funded cash assistance programme was previously administered by UNHCR but was interrupted after the Greek Government took over its management on 1 October 2021.

    In response to calls by NGOs to urgently address the situation, the government made public assurances that distributions would resume by the end of October. One month later, the problem remains unresolved and its devastating impact on asylum seekers grows by the day.

    Martha Roussou of the International Rescue Committee said: “Vulnerable and marginalised people are being pushed over the edge: children have to go to school hungry; sick people can’t get a bus
    to attend to their medical needs; and families have no resources to prepare for a cold winter.”

    The halt to cash assistance is stripping asylum seekers’ of their dignity and depriving them of the lifeline many depended upon. Refugees and asylum seekers, who were already economically
    marginalised, are resorting to begging and other negative coping mechanisms to survive.

    Ana Liz Chiban of Fenix – Humanitarian Legal Aid said: “Among those affected are rejected asylum seekers who cannot access accommodation or healthcare and have no right to work. This includes many Afghan and Syrian refugees whose applications were rejected on the basis that Turkey is a safe country, despite the fact Turkey is not accepting any returns from Greece.”

    Some asylum seekers who live outside the camps as beneficiaries of the Emergency Support to Integration and Accommodation (ESTIA) program are particularly vulnerable. They have also been
    affected by the interruption in cash provision but, unlike people in the camps, do not receive prepared food distributions. Without even this alternative, they have been left completely dependent on local
    social services and organisations to receive food, where those are available.

    Anita Bay, Director of Save the Children Europe, said: “Through both its actions and inaction, the Government of Greece is creating a hunger crisis amongst refugees and asylum seekers in the country. It is unlawful, unnecessary, and totally unacceptable for this to be happening in the EU.”

    NGOs are calling for urgent action to address the growing crisis, including for the Government of Greece to:
    – Make the resumption of cash distributions a political priority;
    – Provide emergency assistance such as basic goods or vouchers to use in shops or for transport, to asylum seekers who were previously receiving cash assistance,
    – Ensure cash assistance instalments that were not delivered to asylum seekers in the past months are delivered when the new system is put in place;
    – Distribute adequate and nutritious food to all people residing in camps, regardless of whether they are recognised refugees, asylum seekers or have had their claims rejected.

    Background
    – In October 2021, a press release and open letter were published by NGOs and organisations raising alarm over the disruptions to cash assistance for refugees and asylum seekers in Greece.
    – In response to the press release, the Ministry of Asylum and Migration categorically stated that asylum seekers would have access to “financial assistance provided at the end of October.
    – Under EU and Greek law (Article 17 of the Directive 2013/33/EU and Article 55 of the Law 4636/2019), Greece is responsible for ensuring minimum material reception conditions to asylum seekers.
    – In 2020, the government of Greece enacted new legislation, under which beneficiaries of international protection, with few exceptions, have all material reception support discontinued
    within 30 days of receiving their positive decision (Article 114 of the Law 4636/2019 amended by Article 111 of the Law 4674/2020). In October 2021, the Greek government started excluding
    protection status holders from food and water distribution as a means of implementing this legislation. Exclusion from food and water distribution also affects asylum seekers with a final
    negative decision, despite the fact that many of them have the right to a re-examination of their asylum claim.

    Signatory organisations:

    1. Action for Education
    2. Arsis - Association for the Social Support of Youth
    3. Babel Day Center
    4. Better Days
    5. Changemakers Lab
    6. ECHO100PLUS
    7. Equal Rights Beyond Borders
    8. Europe Must Act
    9. Fenix - Humanitarian Legal Aid
    10. Greek Council for Refugees (GCR)
    11. HIAS Greece
    12. HumanRights360
    13. INTERSOS
    14. INTERSOS Hellas
    15. I HAVE RIGHTS
    16. International Rescue Committee
    17. Jesuit Refugee Service Greece ( JRS Greece )

    18. Lighthouse Relief (LHR)
    19. Mobile Info Team (MIT)
    20. Refugee Legal Support
    21. Refugees International
    22. Safe Passage International
    23. Save the Children
    24. Still I Rise
    25. SolidarityNow
    26. Symbiosis-School of Political Studies in Greece, Council of Europe Network
    27. Terre des hommes Hellas

    https://www.gcr.gr/en/news/press-releases-announcements/item/1850-ngos-raise-alarm-at-growing-hunger-amongst-refugees-and-asylum-seekers-in-g

    #faim #réfugiés #asile #migrations #Grèce #camps #camps_de_réfugiés #alimentation #sous-alimentation

    • "Mon fils se réveille la nuit parce qu’il a faim" : en Grèce, une #crise_alimentaire dans les #camps_de_réfugiés

      Depuis deux mois, près de 60 % des personnes vivant dans les camps de Grèce souffrent de la faim, ont encore alerté, lundi, 27 associations qui viennent en aide aux exilés dans le pays. Pour les milliers de personnes concernées, la situation est très inquiétante.

      Des enfants qui vont à l’école le ventre vide, des parents qui se privent de nourriture pour leurs enfants, des femmes enceintes qui ne peuvent pas manger à leur faim... Depuis deux mois, des milliers de personnes souffrent de la faim dans les camps de réfugiés grecs et les associations qui leur viennent en aide appellent le gouvernement grec à agir de toute urgence.

      Athènes n’a toujours pas pris le relais du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour le versement de l’allocation financière pour demandeur d’asile. Depuis deux mois, les demandeurs d’asile en Grèce vivent sans ces sommes qui leur permettaient à la fois d’acheter des compléments de nourriture mais aussi des vêtements, des produits d’hygiène ou encore de payer leurs déplacements.

      Et depuis début octobre, les réfugiés statutaires et les personnes déboutées de l’asile sont, elles, exclues des distributions de nourriture dans les camps, créant des situations de plus en plus inquiétantes.
      De l’eau sucrée

      Marie vit dans le camp de Nea Kavala, dans le nord du pays, avec son fils de sept ans. Déboutée de l’asile en Grèce, cette femme originaire de la République démocratique du Congo (RDC) n’a plus accès aux repas distribués dans le camp et se demande chaque jour comment nourrir son fils. « Pour manger, on se débrouille avec les gens qui ont encore le droit de recevoir des repas. Ils nous donnent un peu de ce qu’ils reçoivent. L’essentiel c’est que mon fils mange, moi je me débrouille juste comme ça », confie-t-elle.

      Mais parfois cela ne suffit pas : « S’il n’a pas bien mangé la journée, mon fils se réveille la nuit parce qu’il a faim. Je lui donne de l’eau si je n’ai rien d’autre », raconte Marie qui assure avoir, elle-même, perdu du poids et manquer d’énergie à force de manger trop peu.

      « Pendant la journée, si je ne peux pas manger, je mélange un peu de sucre dans de l’eau pour me donner un peu de force. Mais je sais que si une personne ne mange pas bien, ses anticorps sont moins forts, donc je m’inquiète au cas où il y ait une maladie », affirme la mère de famille.

      La situation révolte Melina Spathari, responsable du plaidoyer en Grèce pour l’association Terre des hommes. « Seules les communautés locales ou des volontaires se rendent dans les camps et donnent aux personnes [déboutées ou réfugiées, ndlr] quelque chose à manger, explique-t-elle. Mais ce n’est pas une solution car soit les camps sont dans des endroits très éloignés, soit les personnes des communautés locales ne peuvent pas soutenir cette solution sur le long terme. Nous avons besoin d’une solution durable et systémique de la part du gouvernement. C’est très urgent. »

      À Nea Kavala, Edoza, lui aussi congolais de RDC, a réussi à se faire inscrire sur la liste de distribution d’une association et reçoit donc maintenant « toutes les deux semaines » un colis de riz, pâtes, sucre et huile. « Bien sûr, c’est mieux que rien mais on ne peut pas se nourrir comme ça pendant des mois », estime ce réfugié statutaire.
      « Cela ne devrait pas se produire en Europe, au 21e siècle »

      Melina Spathari se dit particulièrement inquiète pour les personnes vulnérables dans les camps. « On nous a rapporté que des mères n’ont pas les moyens d’acheter du lait infantile et doivent écraser des biscuits dans de l’eau pour leurs bébés, il y a aussi des enfants qui ont faim à l’école. Cela ne devrait pas se produire en Europe, au 21e siècle », s’indigne-t-elle.

      Pour la responsable, le gouvernement grec crée une hiérarchie parmi les personnes en supprimant le droit à la nourriture pour les personnes déboutées et les réfugiés statutaires, le réservant uniquement aux demandeurs d’asile : « La nourriture ne devrait pas être un privilège mais un droit humain basique ».

      D’autant que cette décision ne tient pas compte de la réalité du terrain, la Turquie refusant de reprendre des migrants déboutés de Grèce. Quand aux réfugiés statutaires, « oui, ils devraient être capables de quitter le camp et de vivre en ville, par leurs propres moyens, admet Melina Spathari. Mais cela est impossible dans une Grèce qui souffre encore de la crise économique […], où il n’existe rien pour faciliter leur intégration dans la société et où aucun filet de sécurité sociale n’est mis en place. »

      « Si ces personnes quittent le camp, elles se retrouveront sans-abri. Nous avons déjà vu cela arriver, souligne-t-elle. En Grèce, les réfugiés n’ont même pas accès à un compte bancaire et sans compte bancaire, ils ne peuvent pas chercher un emploi légal ».

      https://www.infomigrants.net/fr/post/36962/mon-fils-se-reveille-la-nuit-parce-quil-a-faim--en-grece-une-crise-ali

    • La faim menace les réfugiés de Grèce

      A cause d’un problème bancaire, les réfugiés et demandeurs d’asile de Grèce n’ont plus accès depuis deux mois à leur allocation en liquide.

      Plusieurs organisations humanitaires s’inquiètent, en cette fin d’année, de la faim qui menace de nombreux réfugiés en Grèce. Des milliers de ces personnes ont en effet été affectées par une panne du système bancaire qui les a empêchées ces deux derniers mois de retirer de l’argent et donc d’acheter des vivres.

      Pas d’argent, pas de nourriture

      Le gouvernement grec assure que le problème sera réglé – au plus tard début 2022. Mais depuis deux mois, des milliers de migrants attendent en vain que soient débloqués les fonds d’aide prévus par l’Union européenne pour les demandeurs d’asile. Or sans argent, pas d’achat de vêtements ou de victuailles possible.

      Depuis 2017, cet argent était du ressort du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Chaque famille ou chaque demandeur d’asile concerné par ce programme a reçu une carte bancaire qui lui permet de retirer chaque mois une somme en liquide.

      Mais au 1er octobre, le HCR a confié la gestion du programme aux autorités grecques. Et depuis, aucun retrait d’argent liquide n’a pu être effectué, privant chaque famille de quatre enfants, par exemple, d’une aide de 420& ; mensuels, pour acheter de la nourriture ou des vêtements.

      Des autorités mal préparées ?

      Melina Spathari travaille pour l’ONG Terre des Hommes. Elle explique qu’"il y a environ 14.000 personnes qui vivent dans des appartements mis à disposition par l’Etat et, depuis que le gouvernement s’occupe du programme d’aide, ils n’ont pas reçu d’argent." Selon elle, « les autorités n’étaient pas préparées à assurer la logistique d’un projet aussi complexe. »

      Le secrétaire d’Etat à l’accueil des migrants, Manos Logothetis, affirme que son gouvernement s’est préparé mais qu’il existe des dissensions avec les banques : « Il existe un mécanisme appelé „Connais ton client » qui est assez compliqué. Nous devons vérifier l’existence de chaque bénéficiaire, c’est-à-dire sa présence réelle sur notre territoire et qu’il a bien droit au programme."

      Manque de soutien

      Les demandeurs d’asile dont les dossiers ont été rejetés sont exclus de l’aide et, en théorie, ils sont censés ne plus résider dans les centres d’accueil. Mais faute d’autres perspectives, certains tentent de passer à travers les mailles du filet.

      Terres des Hommes dénonce aussi le manque d’accompagnement pour garantir l’intégration de ceux dont le dossier a été accepté. Souvent, ils ne parviennent pas à ouvrir un compte en banque – auquel ils auraient droit – ni à trouver un logement ou du travail.

      C’est pourquoi ils restent dépendants de cet argent de poche promis par l’Union européenne qui n’arrive plus depuis des mois.

      https://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/refdaily?pass=52fc6fbd5&id=61d3ee8d3

    • Greek government blamed for hunger crisis in refugee camps

      Aid charity says 6,000 people, many of whom are children, believed to have no food allowance due to cuts in service

      Humanitarian groups have accused the Greek government of fomenting a hunger crisis in refugee camps with “conscious” policy choices that have left thousands unable to access food.

      Decisions aimed at deterring migrant flows had, they said, created an intolerable situation in which refugees have been left struggling to feed themselves for months.

      “It is unthinkable that people are going hungry in Greece,” said Martha Roussou of the International Rescue Committee. “Through no fault of their own they have fallen through the cracks and all because of a problem created by gaps in legislation and policy.”

      The IRC said it estimated that 40% of camp occupants – about 6,000 refugees – had been denied basic means of subsistence because of the centre-right administration’s decision to halt food provisions for those no longer in the asylum procedure.

      Worryingly high numbers were children. About 40% of the population residing in the state-run facilities are minors.

      “Teachers in local primary schools have reported children turning up to school without having eaten, without even a snack to see them through the day,” the New York-based group said in a statement.

      Although 16,559 refugees were registered in camps on the Greek mainland, new catering contracts had been agreed to provide food for only 10,213 people, it revealed.

      Aid organisations first raised the alarm in October after a change of law resulted in vital services not only being cut for recognised refugees and rejected asylum seekers but those who had failed to register applications, often because of chronic processing delays.

      In an open letter addressed to Greek and EU officials, the 33 groups demanded that food be given to all camp residents irrespective of their legal status. The European home affairs commissioner, Ylva Johansson, responded that Greek authorities had been repeatedly called on to “ensure that all persons, particularly the vulnerable” receive food and other necessities.

      Athens’ migration ministry vigorously rejects any suggestion of a hunger crisis. Manos Logothetis, who oversees refugee reception, described the allegation as “nonsense”, saying it had been manufactured by NGOs.

      “If there are 10 refugees in this country who have been denied food I will quit my job,” he said. “If a hunger crisis really existed there’d be riots and protests. We are in discussion with the EU commissioner every week and have reassured her that there is no issue with food, that everyone who is supposed to receive it, including the vulnerable and incapacitated, is getting support.”

      But in a written statement the ministry reiterated that under Greek and European law only people applying for international protection could be considered “beneficiaries eligible for material conditions of reception, and therefore food”.

      In recent months camp residents who do not fit that description have grown, despite Athens also being applauded for accelerating asylum claims.

      Rights groups said excessive expectations of successful asylum seekers are partly to blame. Under legislation implemented last year recognised refugees are quickly left to fend for themselves, with benefits they once enjoyed, including cash assistance and food, suspended after 30 days.

      In a society with little integration support, survival is often impossible, and most are forced to return to camps after confronting bureaucratic hurdles, linguistic challenges and difficulties finding work.

      Turkey’s refusal to readmit rejected asylum seekers has not helped either. A landmark deal reached between the EU and Ankara in 2016 aimed to send migrants who failed to win refugee status back to Turkey. The country has refused to take any back since March 2020 when the president, Recep Tayyip Erdoğan, encouraged thousands of asylum seekers to enter the bloc, via Greece, sparking a border crisis that further soured the Nato allies’ already strained ties.

      With their claims rejected and without anywhere to go, they, too, are forced to remain in camps.

      But rights groups say it is the Greek government’s controversial decision to rule Turkey as a safe third country that has mostly accounted for the build-up of people no longer considered part of the asylum process. Since June, Afghans, Syrians, Somalis, Pakistanis and Bangladeshis have been denied the right to seek refugee status, with Athens saying they should apply for asylum in neighbouring Turkey.

      “It has created a situation where thousands have been left in legal limbo and in utter destitution without access to food and other basic rights in the camps,” said Minos Mouzourakis, legal officer at Refugee Support Aegean, a migrant solidarity group in Athens. “What is absolutely clear is that the hunger crisis unfolding in Greece is a direct result of the conscious policy choices of the government.”

      It was imperative, he said, that given Turkey’s stance, Greek asylum officials ended the impasse by examining the asylum requests of all five nationalities based on merit.

      About 90,000 refugees currently live in Greece and arrivals are much reduced from the height of the migrant crisis when close to 1 million Syrians crossed the country en route to the EU. Kyriakos Mitsotakis’ administration has taken a much tougher approach to the issue than that of Alexis Tsipras, his leftist predecessor.

      Last year the government assumed control of the running of all 24 camps on the mainland, previously administered by the International Migration Organization, and in a much-delayed process took charge of a EU-funded cash assistance programme formerly run by the UN. The chaotic transition further exacerbated the food crisis and handouts for refugees who were eligible for cash disbursements in camps and private housing were frozen for three months.

      Logothetis acknowledged the problem but insisted that as of last week payments were being “rolled out”.

      “So much of this crisis is the result of mismanagement, disorganisation and not thinking policies through,” said Roussou at the IRC. “We work in Afghanistan where there is hunger and it is so difficult to resolve. Here in Greece it should be so easy.”

      https://www.theguardian.com/world/2022/jan/24/greek-government-blamed-for-hunger-crisis-in-refugee-camps

    • Αφησαν επίτηδες νηστικούς 6.446 πρόσφυγες σε δομές

      Το πιο ακραίο μέσο πίεσης προς πρόσφυγες που έχουν ολοκληρώσει τη διαδικασία ασύλου επιλέγει το υπουργείο Μετανάστευσης, διακόπτοντας τη σίτισή τους ● Διεθνής διασυρμός για την « κρίση πείνας » που προκαλεί εσκεμμένα η κυβέρνηση, η οποία διαψεύδει.

      Πολύ λιγότερες μερίδες φαγητό από τον πληθυσμό που ζει στις προσφυγικές δομές παρήγγειλε το υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου στις εταιρείες κέτερινγκ που ανέλαβαν τη σίτιση των δομών της ενδοχώρας από τις αρχές Δεκεμβρίου ‘21 ώς το τέλος Μαρτίου ‘22, σύμφωνα με τα αναλυτικά στοιχεία ανά δομή που δημοσιοποιεί σήμερα η « Εφ.Συν. ».

      Οπως φαίνεται στη μηνιαία αποτύπωση της κατάστασης στις δομές, που δημοσιεύει ο Διεθνής Οργανισμός Μετανάστευσης, ο συνολικός πληθυσμός που ζούσε στις 26 δομές της ενδοχώρας στις 21 Νοεμβρίου ανέρχεται σε 16.659 άτομα. Ωστόσο, μία εβδομάδα μετά, οι αποφάσεις κατακύρωσης της σύμβασης με τις δύο αναδόχους εταιρείες για την παρασκευή, τη μεταφορά και τη διανομή γευμάτων στις δομές της βόρειας και της νότιας Ελλάδας προβλέπουν ότι ο συνολικός αριθμός των ατόμων που δικαιούνται σίτιση ανέρχεται μόνο σε 10.213.

      Με άλλα λόγια, το υπουργείο επέλεξε να αφήσει χωρίς καθημερινή σίτιση τον χειμώνα 6.446 άτομα που ζουν στις δομές, ποσοστό 38,69%. Συνεχίζει έτσι την πολιτική που εφάρμοσε τον Οκτώβριο, όταν αποφάσισε να διακόψει τη σίτιση από χιλιάδες ανθρώπους με το επιχείρημα ότι έχουν ολοκληρώσει τη διαδικασία ασύλου και δεν δικαιούνται να μένουν στις δομές. Πρόκειται για πρωτοφανή πολιτική, που αγνοεί τις βασικές ανάγκες επιβίωσης των ανθρώπων και τις ιδιαιτερότητες της κατάστασης που επιχειρεί να ρυθμίσει, με μόνο στόχο να αναγκάσει τους ανθρώπους να φύγουν από τις δομές, χωρίς ωστόσο να τους προσφέρει λύσεις επιβίωσης για την επόμενη ημέρα.

      Το μόνο που έχει καταφέρει αυτή η πολιτική είναι να δυσκολέψει τη ζωή των ταλαιπωρημένων προσφύγων και να περιπλέξει το έργο της διαχείρισης των δομών, αναγκάζοντας τους εργαζομένους στο πεδίο και τις οργανώσεις να αυτοσχεδιάζουν για να βρουν λύσεις προκειμένου να μη στερηθούν το φαγητό χιλιάδες άνθρωποι, ανάμεσά τους πολλά παιδιά.

      Σε κάθε δομή, το υπουργείο παρουσιάζει μικρότερο αριθμό δικαιούχων σίτισης από τον πληθυσμό της, εκτός από τη δομή στο Κλειδί της Σιντικής, όπου εκεί εμφανίζεται το παράδοξο να δηλώνονται περισσότεροι δικαιούχοι από τον πληθυσμό. Ορισμένες δομές παρουσιάζουν μεγαλύτερη απόκλιση σε σχέση με άλλες, με περισσότερο από τον μισό πληθυσμό να μένει χωρίς σίτιση. Τα πρωτεία έχει ο Ελαιώνας, με 1.529 από τα 2.034 άτομα να μην παίρνουν σίτιση, η Ριτσώνα με 905 άτομα χωρίς σίτιση σε σύνολο 2.194, ο Κατσικάς με 590 άτομα χωρίς σίτιση σε σύνολο 1.010 και το Πολύκαστρο με 544 άτομα χωρίς σίτιση σε σύνολο 934.

      Το υπουργείο επέλεξε να προχωρήσει στην υπογραφή των συμβάσεων σίτισης παρά τις επανειλημμένες προειδοποιήσεις της Ευρωπαίας επιτρόπου Ιλβα Γιόχανσον, τις επισημάνσεις του Συνηγόρου του Πολίτη και τις έντονες αντιδράσεις στην Ελλάδα και διεθνώς.

      Στις 7 Δεκεμβρίου, η κ. Γιόχανσον, απαντώντας σε επιστολή διαμαρτυρίας 28 ελληνικών οργανώσεων, υπογράμμιζε ότι έχει ζητήσει επανειλημμένα από τις ελληνικές αρχές « να διασφαλίσουν ότι όλα τα άτομα, ιδίως οι ευάλωτοι, λαμβάνουν φαγητό, είδη υγιεινής και άλλα είδη ανάγκης ». Σημείωνε επίσης ότι « όλα τα άτομα, ανεξαρτήτως του νομικού τους καθεστώτος, πρέπει να επωφελούνται από τις διατάξεις του δικαίου της Ε.Ε. [...] καθώς και από τις σχετικές διατάξεις του Χάρτη Θεμελιωδών Δικαιωμάτων της Ε.Ε. ».

      « Οι αναγνωρισμένοι πρόσφυγες στην Ελλάδα αναγκάζονται να μείνουν σε προσφυγικές δομές καθώς η έλλειψη επαρκούς υποστήριξης για την ένταξή τους σημαίνει ότι δεν έχουν άλλο τρόπο να τα βγάλουν πέρα ή να νοικιάσουν ένα μέρος να μείνουν. Δεν έχουν να πάνε πουθενά αλλού και η παροχή φαγητού από το κράτος είναι το μόνο μέσο που έχουν για να σιτιστούν », σημειώνει η Δήμητρα Καλογεροπούλου, διευθύντρια της οργάνωσης IRC, που ανέδειξε σε ανακοίνωσή της την απόκλιση δικαιούχων σίτισης και πληθυσμού.

      Για κρίση πείνας κάνει λόγο η βρετανική εφημερίδα Guardian σε ρεπορτάζ για το θέμα, με την κυβέρνηση να αρνείται τον όρο και τον γενικό γραμματέα Υποδοχής, Μάνο Λογοθέτη, να δηλώνει ότι θα παραιτηθεί « αν βρεθούν δέκα πρόσφυγες στη χώρα στους οποίους αρνήθηκε κανείς το φαγητό ».

      ● Με καθυστέρηση τριών μηνών έγινε μέσα στον Ιανουάριο η διανομή των τραπεζικών καρτών στους πρόσφυγες που δικαιούνται μηνιαία οικονομική ενίσχυση. Το πρόγραμμα είχε διακοπεί τον Οκτώβριο, καθώς δεν ήταν σε θέση να ανταποκριθεί άμεσα το υπουργείο, που ανέλαβε τη διαχείριση του προγράμματος από την Υπατη Αρμοστεία. Πηγές του υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου σημειώνουν ότι το επόμενο διάστημα θα κατατεθούν στους λογαριασμούς των δικαιούχων αναδρομικά τα χρήματα που στερήθηκαν τους προηγούμενους μήνες.

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/329760_afisan-epitides-nistikoys-6446-prosfyges-se-domes

  • Major fire at migrant camp on Greek island of #Samos

    A major fire that broke out Sunday evening at the Vathy migrant camp on the Greek island of Samos, was brought under control, the Greek Ministry of Migration said.

    “There is no danger for those who are still there because the fire broke out in abandoned sheds in the western side of the camp,” the ministry statement added.

    Thirteen firefighters with six engines were fighting the blaze, according to the Fire Brigade that added there was no report of injury.

    Earlier, as the fire still burned, the mayor of Samos, Girgos Stantzos, told AFP that the site had been entirely evacuated.

    A number of migrants, including several children in tears, could be seen gathered at a car park near the camp.

    The camp, due for closure at the end of the month, was still housing 300 people awaiting transfer Monday to a new “closed” camp opened this weekend by Migration Minister Notis Mitarachi.

    According to the Ministry, all the asylum-seekers were evacuated to an empty space near the entrance of the camp.

    While, 10 unaccompanied minors were expected to be transported to the new closed Samos facility later on Sunday, the rest of them will be transported there as planned on Monday.

    The new Samos facility opened on Saturday is the first of five such camps, which are opposed by rights groups who say the tight access measures are too restrictive.

    A double barbed wire fence surrounds the 12,000-square-metre camp, which is also installed with surveillance cameras, x-ray scanners and magnetic doors.

    It also includes a detention centre for migrants whose asylum claims have been rejected and who are to be sent back to Turkey.

    Campaigners had long denounced conditions at Vathy camp on Samos.

    Located on one of the Aegean islands taking in migrants arriving from nearby Turkey, between 2015 and 2016 it sheltered nearly 7,000 asylum-seekers. It was only built to take in 680 people.

    A year ago, the overcrowded camp at Moria, on the nearby Greek island of Lesbos went up in flames, destroyed in two fires that in quick succession that left 13,000 without shelter for several days.

    https://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/refdaily?pass=52fc6fbd5&id=61482ef03

    #incendie #feu #camp_de_réfugiés #réfugiés #camps_de_réfugiés #Grèce

    –—

    ajouté à la métaliste des incendies dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Après le feu sur l’île de Samos, la Grèce transfère les migrants vers le nouveau camp

      Quelques heures après qu’un incendie important a ravagé le camp de Vathy 300 demandeurs d’asile vont être déplacés vers le nouveau centre « fermé » de #Zervou.

      Les autorités grecques ont commencé, lundi 20 septembre, à transférer près de 300 demandeurs d’asile du camp de Vathy vers le nouveau centre « fermé » de l’île grecque de Samos, quelques heures après qu’un incendie important a ravagé l’ancien camp, a constaté l’Agence France-Presse (AFP). Quelque 350 demandeurs d’asile vivent encore dans des conditions insalubres dans le camp qui s’étend aux portes de la ville de Vathy depuis la crise migratoire de 2015.

      Le premier bus a déposé 22 personnes lundi matin dans le nouveau camp de Zervou, entouré de fils barbelés et fermé par des portails magnétiques. Inaugurée samedi, c’est la première des cinq structures « à accès contrôlé et fermé » financées par l’Union européenne sur les cinq îles grecques qui reçoivent le plus de migrants arrivant des côtes turques voisines.

      Le feu a ravagé une partie du camp de Vathy, sur l’île de Samos, dimanche 19 septembre 2021. LOUISA GOULIAMAKI / AFP

      « Deux cent soixante-dix d’entre eux ont déclaré volontairement qu’ils voulaient être transférés dans le camp » de Zervou, a affirmé dimanche soir Manos Logothetis, secrétaire général pour l’asile au ministère des migrations grec. Il a assuré sur les lieux de l’incendie « ne pas avoir de raison de croire qu’ils ont mis le feu » au camp de Vathy. Le sinistre s’est déclaré dimanche soir dans des baraques abandonnées et n’a pas fait de victime, avant d’être maîtrisé en début de nuit.

      La population locale opposée au nouveau camp

      Sur la chaîne publique ERT lundi matin, M. Logothetis a cependant assuré qu’il était « habituel » que les demandeurs d’asile brûlent les affaires qu’ils ne veulent pas emporter avec eux lors d’un transfert. Le feu « n’était pas une surprise, nous y étions préparés », a-t-il dit, ajoutant que 200 migrants seraient transférés lundi et mardi.

      « Aujourd’hui est un jour historique », a-t-il poursuivi, se réjouissant à la perspective de l’ouverture imminente des nouvelles installations, qui apportent « sécurité et valeurs humanitaires » aux demandeurs d’asile. Mais à Samos la population y est opposée, et réclame la relocalisation pure et simple de tous les migrants de l’île vers le continent grec ou d’autres pays européens.

      Les organisations de défense des droits des migrants ont dénoncé le caractère fermé du nouveau camp, où les migrants ne seront autorisés à sortir que la journée munis de badges électroniques et où un centre de rétention est prévu pour les déboutés du droit d’asile.

      Le camp de Vathy a été longtemps décrié pour ses conditions insalubres, véritable bidonville où erraient les rats. Il a abrité près de 7 000 demandeurs d’asile à son pic entre 2015 et 2016, pour une capacité initiale de 680 personnes.

      Il y a un an, le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, également décrié pour ses conditions insalubres, a été réduit en cendres par deux incendies successifs, laissant quelque 13 000 migrants sans abri pendant plusieurs jours.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/20/sur-l-ile-grecque-de-samos-un-camp-de-migrants-evacue-suite-a-un-incendie_60

  • #Midnight_Traveler

    Lorsque les talibans mettent sa tête à prix, le réalisateur afghan Hassan Fazili est forcé de prendre la fuite avec sa femme et ses deux jeunes filles. Saisissant leur parcours incertain à l’aide de trois smartphones, Fazili montre à la fois le danger et le désespoir auxquels sont confrontés les réfugiés demandeurs d’asile mais aussi l’immense amour qui le lie à sa famille.

    « Lorsque les talibans mettent sa tête à prix, le réalisateur afghan Hassan Fazili, sa femme et leurs deux filles sont contraints de fuir leur pays. Leur crime ? Avoir ouvert un café proposant des activités culturelles. D’abord réfugiés au Tadjikistan, l’impossibilité d’obtenir l’asile les pousse à prendre à nouveau la route, cette fois pour l’Europe. Commence alors un périple incertain et dangereux qui les met à la merci des passeurs. Pendant trois ans, Hassan Fazili filme sa famille et leur vie d’attente, de peur, d’ennui. Cinéaste sans autre caméra que son téléphone portable, il filme la lutte quotidienne qu’est devenue leur existence, ses filles qui grandissent dans des camps de transit, et l’amour qui les unit. Il filme pour ne pas être oublié. Il filme pour ne pas devenir fou. Ce désir impérieux de créer, même dans les pires conditions, Midnight Traveler nous le fait partager avec une intensité rare. Pour nos yeux tristement accoutumés aux images des migrants, le film est non seulement une odyssée familiale bouleversante, mais aussi une réflexion sur la nature et le pouvoir de ces images. »

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_actualite_film/55325

    –-> film réalisé avec un téléphone portable

    #film #film_documentaire #documentaire

    #Tadjikistan #migrations #talibans #Afghanistan #Hassan_Fazili #asile #réfugiés #réfugiés_afghans #Iran #Qom #frontière_Iran-Turquie #Iran #Turquie #Istanbul #Bulgarie #Sofia #passeurs #camps_de_réfugiés #Ovcha_Kupel #Dimitrovgrad #forêt #Belgrade #Serbie #route_des_Balkans #Krnjaca #Hongrie #Röszke #centre_de_transit

  • #Rwanda_1994

    Rwanda, 1994, entre avril et juillet, 100 jours de génocide...
    Celui que l’on appelle « Le dernier génocide du siècle » s’est déroulé dans un tout petit pays d’Afrique, sous les yeux du monde entier, sous le joug des politiques internationales, et sous les machettes et la haine de toute une partie de la population. Sur environ 7,5 millions de Rwandais d’alors, 1,5 million de personnes ont été exterminées pour le seul fait d’appartenir à la caste « tutsi » (chiffres officiels de 2004) : hommes, femmes, enfants, nouveau-nés, vieillards... De cette tragédie historique, suite à plusieurs années de recherche dont sept mois passés au Rwanda pour récolter des témoignages, les auteurs ont tiré une fiction éprouvante basée sur des faits réels.

    https://www.glenat.com/drugstore/rwanda-1994-integrale-9782356261120
    #BD #bande_dessinée #livre
    #Kigali #Murambi #fosses_communes #Nyagatare #FAR #génocide #Rwanda #France #armée_française #opération_Turquoise #camps_de_réfugiés #réfugiés #Goma #zone_turquoise #aide_humanitaire #choléra #entraide #eau_potable

  • Greece, ABR: The Greek government are building walls around the five mainland refugee camps

    The Greek government are building walls around the five mainland refugee camps, #Ritsona, #Polykastro, #Diavata, #Makakasa and #Nea_Kavala. Why this is necessary, and for what purpose, when the camps already are fenced in with barbed wire fences, is difficult to understand.
    “Closed controlled camps" ensuring that asylum seekers are cut off from the outside communities and services. A very dark period in Greece and in EU refugee Policy.
    Three meter high concrete walls, outside the already existing barbed wire fences, would makes this no different than a prison. Who are they claiming to protect with these extreme measures, refugees living inside from Greek right wing extremists, or people living outside from these “dangerous” men, women and children? We must remember that this is supposed to be a refugee camps, not high security prisons.
    EU agreed on financing these camps, on the condition that they should be open facilities, same goes for the new camps that are being constructed on the island. In reality people will be locked up in these prisons most of the day, only allowed to go out on specific times, under strict control, between 07.00-19.00. Remember that we are talking about families with children, and not criminals, so why are they being treated as such?
    While Greece are opening up, welcoming tourists from all over the world, they are locking up men, women and children seeking safety in Europe, in prisons behind barbed wire fences and concrete walls, out of sight, out of mind. When these new camps on the islands, financed by Europe are finished, they will also be fenced in by high concrete walls. Mark my words: nothing good will come of this!
    “From Malakasa, Nea Kavala, Polycastro and Diavata camps to the world!!
    “if you have find us silent against the walls,it doesn’t mean that we agree to live like prisoners,but in fact we are all afraid to be threaten,if we speak out and raise our voices!!”

    (https://twitter.com/parwana_amiri/status/1395593312460025858)

    https://www.facebook.com/AegeanBoatReport/posts/1088971624959274

    #murs #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #Grèce #camps_fermés #barbelés

    • "Ø double military-grade walls
      Ø restricted entrance and exit times (8am-8pm: itself a questionable suggestion: why should people be banned from going outside at any time of day or night? Under what possible justification?)
      Ø a CCTV system and video monitors
      Ø drone flights over the ‘camps’
      Ø camera-monitored perimeter alarms
      Ø control gates with metal detectors and x-ray devices
      Ø a system to broadcast announcements from loudspeakers
      Ø a control centre for the camps at the ministry’s HQ
      And this will be paid for – a total bill of €33m – by the EU.
      As this cash is on top of the €250m the EU has already promised to build these camps – described, we must stress, as ‘closed’ repeatedly in the Greek governments’ ‘deliverability document’ even though the EU, and specifically its Commissioner for Home Affairs Ylva Johansson who confirmed the €250m payment on her visit to the Aegean islands in March this year, promised the EU would not fund closed camps - it is absolutely vital that the Union is not misled into handing over millions of Euros for a programme designed to break international law and strip men, women and children of their fundamental human rights and protections.
      We must stress: these men, women and children have committed no crime. Even if they were suspected of having done so, they would be entitled to a trial before a jury before having their freedom taken away from them for – based on the current advised waiting period for asylum cases to be processed in Greece – up to five years.»

      ( text by Koraki : https://www.facebook.com/koraki.org)
      source : https://www.facebook.com/yorgos.konstantinou/posts/10223644448395917


      source : https://www.facebook.com/yorgos.konstantinou/posts/10223644448395917

      –—


      source : https://www.facebook.com/yorgos.konstantinou/posts/10223657767448885

      #caricature #dessin_de_presse by #Yorgos_Konstantinou

    • Pétition:

      EU: Build Schools, Not Walls

      We strongly stand against allocating European funds to build walls around Greek refugee camps.

      The ongoing fencing work at the Ritsona, Polykastro, Diavata, Malakasa and Nea Kavala camps must stop immediately.

      Greece, with the full support of the European Union, is turning refugee camps into de-facto prisons.

      Millions of euros allocated for building walls should be spent on education, psychological support and the improvement of hygienic conditions in the refugee camps.

      What happened?

      In January and February 2021, the International Organization for Migration (IOM) published two invitations to bid for the construction of fences in refugee camps in mainland Greece.

      However, the fences became concrete walls. In March the Greek Ministry of Migration and Asylum commissioned to build NATO type fences and introduce additional security measures.

      Nobody - including camp residents - was informed about it.

      The walls are a jeopardy for integration, safety and mental health

      Residents of refugee camps fled their country in search for safety. In Europe their (mental) health is worsening because of the horrific conditions in the camps.

      Building the walls after a year of strict lockdown will lead to a further deterioration in their mental state.

      Moreover, it will:
      – deepen divisions between people: it will make the interaction between refugees and the local community even more difficult, if not impossible.
      – make it even harder for journalists and NGO’s to monitor the situation in the camp
      – put the residents of the camps in danger in case of fire.

      As EU citizens we cannot allow that innocent people are being locked behind the walls, in the middle of nowhere. Being a refugee is not a crime.

      Seeking asylum is a human right.

      Democracy and freedom cannot be built with concrete walls.

      Building walls was always the beginning of dark periods in history.

      Crushing walls - is the source of hope, reconciliation and (what is a foundation of European idea) solidarity.

      No more walls in the EU!

      https://secure.avaaz.org/community_petitions/en/notis_mitarachi_the_minister_of_migration_of_greec_eu_build_schools_no

    • La Grèce construit des camps barricadés pour isoler les réfugiés

      L’Union européenne a investi cette année 276 millions d’euros pour la construction de camps de réfugiés sur cinq îles grecques. À #Leros, où un camp de 1 800 places ouvrira bientôt, habitants et ONG s’indignent contre cet édifice barricadé. Le gouvernement assume.

      L’Union européenne a investi cette année 276 millions d’euros pour la construction de camps de réfugiés sur cinq îles grecques. À Leros, où un camp de 1 800 places ouvrira bientôt, habitants et ONG s’indignent contre cet édifice barricadé. Le gouvernement assume.

      Le champ de #conteneurs blancs s’étale sur 63 000 mètres carrés sur une colline inhabitée. Depuis les bateaux de plaisance qui pénètrent dans la baie de Lakki, dans le sud de Leros, on ne voit qu’eux. Ils forment le tout nouveau camp de réfugiés de 1 860 places, interdit d’accès au public, qui doit ouvrir ses portes d’ici à la rentrée sur cette île grecque de 8 000 habitants, qui compte aujourd’hui 75 demandeurs d’asile.

      « Il sera doté de mini-supermarchés, restaurants, laveries, écoles, distributeurs d’argent, terrains de basket », détaille #Filio_Kyprizoglou, sa future directrice. Soit un « village, avec tous les services compris pour les demandeurs d’asile ! », s’emballe-t-elle.

      Mais le « village » sera cerné de hauts murs, puis d’une route périphérique destinée aux patrouilles de police, elle aussi entourée d’un mur surplombé de #barbelés. Depuis sa taverne sur le port de Lakki, Theodoros Kosmopoulou observe avec amertume cette « #nouvelle_prison », dont la construction a démarré en février, sur des terres appartenant à l’État grec.

      Ce nouveau centre barricadé est l’un des cinq camps de réfugiés grecs en construction sur les îles à proximité de la Turquie et ayant connu des arrivées ces dernières années. Ces structures sont financées à hauteur de 276 millions d’euros par l’Union européenne (UE). Si celui de Leros est bien visible dans la baie de Lakki, les centres qui s’élèveront à #Kos, #Samos, #Chios et #Lesbos seront, eux, souvent isolés des villes.

      Ces camps dits éphémères pourront héberger au total 15 000 demandeurs d’asile ou des personnes déboutées. Ils seront tous opérationnels à la fin de l’année, espère la Commission européenne. Celui de Samos, 3 600 places, sera ouvert cet été, suivi de Kos, 2 000 places, et Leros. L’appel d’offres pour la construction des camps de Chios (de 1 800 à 3 000 places) et Lesbos (5 000 places) a été publié en mai.

      Si l’Europe les qualifie de « #centres_de_premier_accueil_multifonctionnels », le ministère grec de l’immigration parle, lui, de « #structures_contrôlées_fermées ». Elles doivent remplacer les anciens camps dits « #hotspots », déjà présents sur ces îles, qui abritent maintenant 9 000 migrants. Souvent surpeuplés depuis leur création en 2016, ils sont décriés pour leurs conditions de vie indignes. Le traitement des demandes d’asile peut y prendre des mois.

      Des compagnies privées pour gérer les camps ?

      Dans ces nouveaux camps, les réfugiés auront une réponse à leur demande dans les cinq jours, assure le ministère grec de l’immigration. Les personnes déboutées seront détenues dans des parties fermées – seulement les hommes seuls - dans l’attente de leur renvoi.

      Un membre d’une organisation d’aide internationale, qui s’exprime anonymement, craint que les procédures de demande d’asile ne soient « expédiées plus rapidement et qu’il y ait plus de rejets ». « Le gouvernement de droite est de plus en plus dur avec les réfugiés », estime-t-il. Athènes, qui compte aujourd’hui quelque 100 000 demandeurs d’asile (chiffre de mai 2021 donné par l’UNHCR), a en effet durci sa politique migratoire durant la pandémie.

      La Grèce vient aussi d’élargir la liste des nationalités pouvant être renvoyées vers le pays voisin. La Turquie est désormais considérée comme un « pays sûr » pour les Syriens, Bangladais, Afghans, Somaliens et Pakistanais.

      (—> voir https://seenthis.net/messages/919682)

      Pour la mise en œuvre de cette #procédure_d’asile, le gouvernement compte sur l’organisation et surtout la #surveillance de ces camps, au regard des plans détaillés que Manos Logothetis, secrétaire général du ministère de l’immigration, déplie fièrement dans son bureau d’Athènes. Chaque centre, cerné de murs, sera divisé en #zones compartimentées pour les mineurs non accompagnés, les familles, etc. Les demandeurs d’asile ne pourront circuler entre ces #espaces_séparés qu’avec une #carte_magnétique « d’identité ».

      "Je doute qu’une organisation de défense des droits humains ou de la société civile soit autorisée à témoigner de ce qui se passe dans ce nouveau camp." (Catharina Kahane, cofondatrice de l’ONG autrichienne Echo100Plus)

      Celle-ci leur permettra également de sortir du camp, en journée uniquement, avertit Manos Logothetis : « S’ils reviennent après la tombée de la #nuit, les réfugiés resteront à l’extérieur jusqu’au lendemain, dans un lieu prévu à cet effet. Ils devront justifier leur retard auprès des autorités du centre. » Les « autorités » présentes à l’ouverture seront l’#UNHCR, les services de santé et de l’asile grec, #Europol, l’#OIM, #Frontex et quelques ONG « bienvenues », affirme le secrétaire général - ce que réfutent les ONG, visiblement sous pression.

      Le gouvernement souhaite néanmoins un changement dans la gestion des camps. « Dans d’autres États, cette fonction est à la charge de compagnies privées […]. Nous y songeons aussi. Dans certains camps grecs, tout a été sous le contrôle de l’OIM et de l’UNHCR […], critique Manos Logothetis. Nous pensons qu’il est temps qu’elles fassent un pas en arrière. Nous devrions diriger ces camps via une compagnie privée, sous l’égide du gouvernement. »

      « Qui va venir dans ces centres ? »

      À Leros, à des centaines de kilomètres au nord-ouest d’Athènes, ces propos inquiètent. « Je doute qu’une organisation de défense des droits humains ou de la société civile soit autorisée à témoigner de ce qui se passe dans ce nouveau camp, dit Catharina Kahane, cofondatrice de l’ONG autrichienne Echo100Plus. Nous n’avons jamais été invités à le visiter. Toutes les ONG enregistrées auprès du gouvernement précédent [de la gauche Syriza jusqu’en 2019 – ndlr] ont dû s’inscrire à nouveau auprès de la nouvelle administration [il y a deux ans - ndlr]. Très peu d’organisations ont réussi, beaucoup ont été rejetées. »

      La municipalité de Leros s’interroge, pour sa part, sur la finalité de ce camp. #Michael_Kolias, maire sans étiquette de l’île, ne croit pas à son caractère « éphémère » vendu aux insulaires. « Les autorités détruisent la nature pour le construire ! », argumente celui-ci. La municipalité a déposé un recours auprès du Conseil d’État pour empêcher son ouverture.

      Ce camp aux allures de centre de détention ravive également de douloureux souvenirs pour les riverains. Leros porte, en effet, le surnom de l’île des damnés. La profonde baie de Lakki a longtemps caché ceux que la Grèce ne voulait pas voir. Sous la junte (1967-1974), ses bâtiments d’architecture italienne sont devenus des prisons pour des milliers de communistes. D’autres édifices néoclassiques ont également été transformés en hôpital psychiatrique, critiqué pour ses mauvais traitements jusque dans les années 1980.

      C’est d’ailleurs dans l’enceinte même de l’hôpital psychiatrique, qui compte toujours quelques patients, qu’a été construit un premier « hotspot » de réfugiés de 860 places, en 2016. Aujourd’hui, 75 demandeurs d’asile syriens et irakiens y sont parqués. Ils s’expriment peu, sous la surveillance permanente des policiers.

      Il n’y a presque plus d’arrivées de migrants de la Turquie depuis deux ans. « Mais qui va donc venir occuper les 1 800 places du nouveau camp ?, interpelle le maire de Leros. Est-ce que les personnes dublinées rejetées d’autres pays de l’UE vont être placées ici ? » Le ministère de l’immigration assure que le nouveau camp n’abritera que les primo-arrivants des côtes turques. Il n’y aura aucun transfert d’une autre région ou pays dans ces centres des îles, dit-il.

      La Turquie, voisin « ennemi »

      Le gouvernement maintient que la capacité importante de ces nouveaux camps se justifie par la « #menace_permanente » d’arrivées massives de migrants de la #Turquie, voisin « ennemi », comme le souligne le secrétaire général Manos Logothetis. « En Grèce, nous avons souffert, elle nous a attaqués en mars 2020 ! », lâche le responsable, en référence à l’annonce de l’ouverture de la frontière gréco-turque par le président turc Erdogan, qui avait alors entraîné l’arrivée de milliers de demandeurs d’asile aux portes de la Grèce.

      Selon l’accord controversé UE-Turquie de 2016, Ankara doit, en échange de 6 milliards d’euros, réintégrer les déboutés de l’asile - pour lesquels la Turquie est jugée « pays sûr »- et empêcher les départs de migrants de ses côtes. « Elle ne collabore pas […]. Il faut utiliser tous les moyens possibles et légaux pour protéger le territoire national ! »,avance Manos Logothetis.

      Pour le gouvernement, cela passe apparemment par la #fortification de sa frontière en vue de dissuader la venue de migrants, notamment dans le nord-est du pays. Deux canons sonores viennent d’être installés sur un nouveau mur en acier, le long de cette lisière terrestre gréco-turque.

      De l’autre côté de cette barrière, la Turquie, qui compte près de quatre millions de réfugiés, n’accepte plus de retours de migrants de Grèce depuis le début de la pandémie. Elle aura « l’obligation de les reprendre », répète fermement Manos Logothetis. Auquel cas de nombreux réfugiés déboutés pourraient rester longtemps prisonniers des nouveaux « villages » de l’UE.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/240621/la-grece-construit-des-camps-barricades-pour-isoler-les-refugies
      #business #HCR #privatisation

    • Grèce : sur l’île de Samos, les migrants découvrent leur nouveau centre aux allures de « prison »

      Sur l’île grecque de Samos, proche de la Turquie, un nouveau camp de réfugiés dit « fermé », isolé et doté d’une structure ultra-sécuritaire vient d’entrer en service. Les quelque 500 demandeurs d’asile qui se trouvaient encore dans l’ancien camp de Vathy ont commencé à y être transférés. Reportage.

      « Camp fermé ? On ne sait pas ce que c’est un camp fermé. C’est une prison ou bien c’est pour les immigrés ? Parce qu’on m’a dit que c’était conçu comme une prison. » Comme ce jeune Malien, assis à côté de ses sacs, les demandeurs d’asile s’interrogent et s’inquiètent, eux qui s’apprêtent à quitter le camp de Vathy et ses airs de bidonville pour le nouveau camp de l’île de Samos et sa réputation de prison.

      Au Cameroun, Paulette tenait un commerce de pièces détachées qui l’amenait à voyager à Dubaï voire en Chine. Ce nouveau camp, elle s’y résigne à contrecœur. « Ça me fend le cœur, dit-elle. Moi je n’ai pas le choix. Si j’avais le choix, je ne pourrais pas accepter d’aller là-bas. C’est parce que je n’ai pas le choix, je suis obligée de partir. »

      Comme elle s’est sentie obligée aussi de quitter le Cameroun. « À Buea, il y a la guerre, la guerre politique, on tue les gens, on kidnappe les gens. Moi, j’ai perdu ma mère, j’ai perdu mon père, j’ai perdu mon enfant, j’ai perdu ma petite sœur, mon grand frère… Donc je me suis retrouvée seule. Et moi je ne savais pas. S’il fallait le refaire, moi je préfèrerais mourir dans mon pays que de venir ici. Oui. Parce que ces gens-ci, ils n’ont pas de cœur. »

      Alors que les transferts entre les deux camps démarrent tout juste, la pelleteuse est déjà prête. La destruction de l’ancien camp de Vathy est prévue pour la fin de semaine.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/35176/grece--sur-lile-de-samos-les-migrants-decouvrent-leur-nouveau-centre-a

    • Grèce : ouverture de deux nouveaux camps fermés pour migrants

      La Grèce a ouvert samedi deux nouveaux camps fermés pour demandeurs d’asile dans les îles de #Leros et de #Kos, un modèle critiqué par des défenseurs des droits humains pour les contrôle stricts qui y sont imposés.

      La Grèce a ouvert samedi deux nouveaux camps fermés pour demandeurs d’asile dans les îles de Leros et de Kos, un modèle critiqué par des défenseurs des droits humains pour les contrôle stricts qui y sont imposés.

      « Une nouvelle ère commence », a déclaré le ministre des Migrations Notis Mitarachi en annonçant l’ouverture de ces deux nouveaux camps.

      Les nouveaux camps sécurisés, entourés de barbelés, pourvus de caméras de surveillance et de portails magnétiques où les demandeurs d’asile doivent présenter des badges électroniques et leurs empreintes digitales pour pouvoir entrer, sont fermés la nuit.

      Les demandeurs d’asile peuvent sortir dans la journée mais doivent impérativement rentrer le soir.

      Ces nouvelles installations que la Grèce s’est engagée à mettre en place grâce des fonds de l’Union européennes, sont appelées à remplacer les anciens camps sordides où s’entassaient des milliers de migrants dans des conditions insalubres.

      « Nous libérons nos îles du problème des migrants et de ses conséquences », a ajouté le ministre. « Les images des années 2015-2019 appartiennent désormais au passé ».

      Le premier camp sécurisé de ce type a été ouvert en septembre sur l’île de Samos, après le démantèlement du vieux camp, véritable bidonville, qui avait abrité près de 7.000 demandeurs d’asile au plus fort de la crise migratoire entre 2015 et 1016.

      La Grèce avait été la principale porte d’entrée par laquelle plus d’un million de demandeurs d’asile, principalement des Syriens, des Irakiens et des Afghans, étaient arrivés en Europe en 2015.

      Le situation en Afghanistan a fait redouter l’arrivée d’une nouvelle vague de migrants.

      Les nouveaux camps à accès contrôlé sont dotés de commodités comme l’eau courante, les toilettes et de meilleures conditions de sécurité qui étaient absentes dans les anciens camps.

      La Grèce a prévu d’ouvrir deux autres nouveaux camps sécurisés sur les îles de Lesbos et de Chios.

      La contribution de l’UE pour la mise en place de ces nouvelles installations s’élève à 276 millions d’euros (326 millions de dollars).

      Des ONG se sont toutefois inquiétées de l’isolement des personnes qui y sont hebergées, estimant que leur liberté de mouvement ne devrait pas être soumise à des restrictions aussi sévères.

      Selon des estimations de l’ONU, quelque 96.000 réfugiés et demandeurs d’asile se trouvent sur le territoire grec.

      https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/271121/grece-ouverture-de-deux-nouveaux-camps-fermes-pour-migrants

  • #Liban, un pays dans la tourmente

    Comment le Liban, « la Suisse de l’Orient », a-t-il sombré dans le chaos ? Alors que la double explosion du 4 août dernier dans le port de Beyrouth a remis au jour la gabegie et la corruption de la classe politique qui gangrènent cet Etat d’Asie occidentale, ce documentaire remonte le cours tourmenté de l’histoire de cette jeune nation à l’identité forgée par 18 communautés religieuses. En donnant la parole à des membres des services de renseignement, à des journalistes et à des artistes, il montre comment ce pays, au cœur des enjeux géopolitiques depuis sa création, s’est retrouvé piégé dans la poudrière du Moyen-Orient.

    –-> documentaire que j’ai regardé sur arte, mais qui n’est plus disponible sur leur site web (et pas trouvé sur youtube non plus).
    Une présentation du documentaire ici :

    https://www.moustique.be/27227/liban-un-pays-dans-la-tourmente

    #documentaire #film_documentaire
    #guerre_civile #camps_de_réfugiés #réfugiés_palestiniens #Arafat #histoire #Empire_ottoman #OLP #Israël #détournement_d'avions #guerre_des_six_jours #Moyen-Orient #Union_soviétique #Syrie #religion #massacres #nettoyages_ethniques #nettoyage_ethnique #Beyrouth #Hafez_al-Assad #Falanges #Bachir_Gemayel #Menahem_Begin #fragmentation #milices #Armée_du_Liban_Sud (#ALS) #Ariel_Sharon #Galilée #Paix_en_Galilée #invasion_israélienne #Philip_Habib #Sabra_et_Chatila #massacre_de_Sabra_et_Chatila #armes #USA #Etats-Unis #attentats-suicides #Hezbollah #Iran #enlèvements #violence #Ronald_Reagan #accord_de_Taëf #Rafik_Hariri #Hassan_Nasrallah #Bachar_al-Assad #révolution_du_Cèdre #guerre_du_Liban

    • Τσιμεντένιο τείχος και στο καμπ της Νέας Καβάλας

      Τι γυρεύει ένα τσιμεντένιο τείχος γύρω από τα καμπ των προσφύγων ; Είναι ένα ερώτημα που έρχεται αυθόρμητα στο νου με αφορμή την ανέγερση τειχών στα Διαβατά και στη Νέα Καβάλα.

      Μετά το δημοσίευμα του alterthess για την ανέγερση ψηλού φράχτη στα Διαβατά, την μελέτη, τον διαγωνισμό και την κατασκευή της οποίας έχει αναλάβει ο ΔΟΜ, οι πληροφορίες για αντίστοιχους φράχτες στη Νέα Καβάλα επιβεβαιώνονται και μάλιστα με τον χειρότερο δυνατό ενδεχόμενο.

      Ενώ αρχικά οι πληροφορίες έκαναν λόγο για συρμάτινους φράχτες, στη Νέα Καβάλα, όπως δείχνουν και οι φωτογραφίες που δημοσιεύουμε σήμερα, ανεγείρεται τσιμεντένιο τείχος το οποίο θα περιβληθεί με σύρμα, καθιστώντας το « σπίτι » των 1.400 περίπου προσφύγων μια πραγματική φυλακή.

      Σαν να μην έφτανε ο αποκλεισμός τους από τον αστικό ιστό, από την εκπαίδευση και από βασικά δικαιώματα, τώρα θα πρέπει να ζουν σε τοπίο τραμπικής έμπνευσης που θα τους κρύβει και την οπτική επαφή με τον « έξω » κόσμο.

      Μάλιστα, σύμφωνα με πληροφορίες, οι πρόσφυγες δεν έχουν ενημερωθεί από τους αρμόδιους διοικητές των καμπ για την εξέλιξη αυτή, απλά συνειδητοποιούν καθημερινά -ακόμη και τις μέρες του Πάσχα- ότι υψώνονται νέα τείχη διαχωρισμού τους από την υπόλοιπη κοινωνία.

      Σύμφωνα με ρεπορτάζ του Δημήτρη Αγγελίδη από την Εφημερίδα των Συντακτών, εργασίες περίφραξης με τσιμεντένιο τείχος έχουν ξεκινήσει και στην Ριτσώνα ενώ στην προκήρυξη του ΔΟΜ αναφέρεται ότι αντίστοιχο τείχος θα φτιαχτεί και στο καμπ της Μαλακάσας.

      Βασικό μέλημα της κυβέρνησης είναι, όπως φαίνεται, αφενός να μετατρέψει τα προσφυγικά καμπ από ανοιχτού σε ουσιαστικά κλειστού τύπου, μετατρέποντας την έξοδο και την είσοδο των προσφύγων από τους καταυλισμούς σε μία πλήρως ελεγχόμενη διαδικασία. Αφετέρου, επιδιώκει να αποκλείσει τις αφίξεις οικογενειών προσφύγων που ολοένα και περισσότερες μένουν άστεγες λόγω της πολιτικής των εξώσεων που ακολουθεί η κυβέρνηση τους τελευταίους μήνες.

      Είναι, επίσης, αδιανόητο να ξοδεύονται εκατομμύρια ευρώ τα οποία θα μπορούσαν να δοθούν στη βελτίωση της στέγασης και φροντίδας των ανθρώπων αυτών σε σύρματα και τσιμέντα για καμπ που θα μοιάζουν με κέντρα κράτησης.

      Σταυρούλα Πουλημένη


      https://alterthess.gr/tsimentenio-teichos-kai-sto-kamp-tis-neas-kavalas

  • Greece, #Chios island : Fire destroys 15 tents in the #RIC of #VIAL

    Today, April 5 2021, 15 tents were completely destroyed after a fire broke out in the Reception and Identification Centre of Vial, on the Greek Island of Chios. The fire caused serious damage to 4 others.
    The fire service of Chios, which intervened to extinguish the fire is investigating the causes of the fire. Fortunately, there were no injuries to either refugees or firefighters.
    Such incidents are all too common and destroy scarce possessions, threaten lives and re-traumatize vulnerable populations. The frequent outbreak of fires is undeniably a consequence of a border policy which traps people in such inhumane, overcrowded living conditions.
    The new camps under construction are the not the ’answer’ and will not ensure safe and dignified living conditions where people can flourish and thrive.

    https://www.facebook.com/watch/?v=746121826047999

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    Κάηκαν ολοσχερώς 15 σκηνές στην ΒΙΑΛ, ζημιές σε άλλες τέσσερις

    ΕΝΗΜΕΡΩΣΗ 13:23 Δεκαπέντε σκηνές ολοσχερώς κατεστραμμένες είναι ο τελικός απολογισμός της πυρκαγιάς που ξέσπασε στο κέντρο υποδοχής και ταυτοποίησης της ΒΙΑΛ, την Δευτέρα 5 Απριλίου 2021. Από την φωτιά προκλήθηκαν σοβαρές ζημιές σε άλλες τέσσερις σκηνές.

    Από τη πυροσβεστική υπηρεσία Χίου, που επενέβη για την κατάσβεση της φωτιάς με 15 άνδρες και πέντε οχήματα, διερευνώνται τα αίτια της φωτιάς, ενώ επισημαίνεται ότι εκείνη την ώρα επικρατούσε ηρεμία στον χώρο του ΚΥΤ.

    Από την πυρκαγιά δεν υπήρξαν τραυματισμοί μεταξύ προσφύγων και μεταναστών ή των πυροσβεστών.

    ΕΝΗΜΕΡΩΣΗ 12:53

    Φωτιά ξέσπασε μετά τις 12 το μεσημέρι της Δευτέρας, 5 Απριλίου 2021, σε σκηνές στο κέντρο υποδοχής και ταυτοποίησης της ΒΙΑΛ, χωρίς να έχει γίνει μέχρι στιγμής η αιτία από την οποία ξεκίνησε η φωτιά.

    Για την κατάσβεση της φωτιάς επενέβησαν ισχυρές δυνάμεις της πυροσβεστικής υπηρεσίας Χίου.

    Σύμφωνα με τα πρώτα στοιχεία κάηκαν έξι σκηνές, ενώ έγινε γνωστό ότι στο ΚΥΤ επικρατούσε ηρεμία εκείνη την ώρα μεταξύ των προσφύγων και μεταναστών που διαμένουν στο ΚΥΤ.

    https://astraparis.gr/kaikan-apo-fotia-exi-skines-stin-vial

    #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #feu #incendie #vidéo

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    ajouté à la métaliste des incendies dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

  • L’UE alloue 276 millions d’euros à la Grèce et appelle la Turquie à reprendre les migrants déboutés

    La commissaire européenne Ylva Johansson a appelé lundi, de l’île grecque de #Lesbos, la « Turquie à réadmettre d’urgence les migrants » renvoyés de Grèce, assurant par ailleurs que l’Union européenne allait allouer 276 millions d’euros à la construction de nouveaux camps d’accueil en #mer_Egée.

    La commissaire européenne aux Affaires intérieures chargée des migrations s’est rendue sur place pour pousser le gouvernement grec à agir plus rapidement en vue de l’ouverture avant l’hiver prochain de tels camps sur cette île, ainsi que sur celles de #Samos, #Chios, #Leros et #Kos, et à améliorer les #conditions_d'hébergement des quelque 14.000 demandeurs d’asile qui s’y trouvent.

    Ylva Johansson a par ailleurs exhorté la Turquie « à réadmettre d’urgence les migrants » renvoyés de Grèce, tandis que les présidents de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Conseil européen Charles Michel se rendront à Ankara le 6 avril pour rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan.

    Le ministre grec des Migrations Notis Mitarachi a rappelé lundi que la Grèce avait demandé à la Turquie de reprendre sur son territoire 1.450 personnes qui avaient été déboutées du droit d’asile sur les #îles grecques.

    La commissaire européenne a en outre souligné que « la question migratoire devait être européanisée » et qu’il ne fallait pas laisser les Etats membres aux #frontières_extérieures de l’UE seuls face à la gestion de cette crise. Elle a jugé « impératif » de trouver « de nouvelles #solutions_politiques » pour partager le #fardeau entre les pays européens, estimant que « depuis trois ans, il n’y a pas eu de progrès » en ce sens. Elle a dit « comprendre » que « la patience a ses limites » et qu’à Lesbos, notamment, "la limite était « proche ».

    Illustration de la #colère des insulaires, Ylva Johansson a été confrontée à la fronde de 300 habitants de Lesbos qui ont manifesté devant le bâtiment où se déroulait sa conférence de presse pour s’opposer à la mise en place d’un nouveau camp.

    « Non aux structures sur l’île », pouvait-on lire sur une banderole déployée avant l’arrivée de la commissaire européenne et du ministre grec des Migrations. Lors de la même conférence de presse, Notis Mitarachi a annoncé que les camps de Samos, Kos et Leros ouvriraient d’ici trois mois. Les autres avant décembre 2021, a-t-il dit à l’AFP.

    Le gouvernement avait promis il y a longtemps un nouveau camp pour remplacer celui de #Moria, détruit en septembre dans un incendie, mais sa construction s’était heurtée à l’opposition de la population et des autorités locales, lassées par la présence des demandeurs d’asile sur leur île depuis la crise migratoire de 2015. Le nouveau camp de Lesbos doit voir le jour dans la localité de #Pali, à une demi-heure de route de la capitale de cette île, Mytilène. Depuis l’incendie de Moria, quelque 8.000 migrants sont toujours regroupés dans des installations provisoires où leurs #conditions_de_vie ont été extrêmement difficiles cet hiver.

    La Grèce doit enquêter

    Interrogée sur les accusations de refoulements de migrants par les garde-côtes grecs en mer Egée, Ylva Johansson a estimé que « la Grèce peut faire plus en matière d’investigations ».

    « Il y a des cas particuliers qui, je le pense vraiment, doivent être examinés de près », a-t-elle exhorté, se disant « très préoccupée » par les rapports établis par le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU.
    « Nous devons protéger nos frontières extérieures et nous devons protéger les droits fondamentaux, cela va de pair, ce n’est pas une contradiction », a-t-elle poursuivi.

    Les autorités grecques ont été accusées ces derniers mois par des ONG et dans des enquêtes parues dans de nombreux médias d’avoir forcé des migrants présents en mer Egée à retourner dans les eaux territoriales turques sans déposer de demandes d’asile en Grèce, en violation du droit international. « Nous n’avons pas renvoyé de bateaux. Nous avons empêché des bateaux d’entrer sur le territoire grec et européen, ce qui est permis », avait récemment assuré dans un entretien avec l’AFP Notis Mitarachi.

    Lundi, il a de nouveau apporté un démenti à ce sujet, insistant sur le fait que des enquêtes menées par l’Union européenne et l’agence Frontex n’avaient conclu à « aucune infraction à des droits fondamentaux dans les cas qui ont été examinés ».

    https://www.lorientlejour.com/article/1256960/lue-va-allouer-276-millions-deuros-pour-la-construction-de-camps-de-m

    #asile #migrations #réfugiés #Grèce #UE #EU #aide_financière #déboutés #Turquie #réadmission #camps_de_réfugiés #nouveaux_camps #encampement #européanisation

    ping @isskein @karine4

  • Ανθρωποι και ποντίκια στη ΒΙΑΛ

    Το στρατόπεδο συγκέντρωσης της ΒΙΑΛ στη Χίο αποτελεί ντροπή όχι μόνο για την Ευρώπη, αλλά για την ίδια την ανθρωπότητα ● 1.800 πρόσφυγες, από μωρά μέχρι ηλικιωμένους ανθρώπους, ζουν σε διαλυμένες σκηνές ανάμεσα σε ποτάμια από ακαθαρσίες, βουνά από σκουπίδια, ποντίκια και κουφάρια ζώων ● Το « σταδιακό κλείσιμο » της δομής που είχε υποσχεθεί η κυβέρνηση έχει ξεχαστεί και οι άνθρωποι έχουν καταδικαστεί στην εξαθλίωση και στον εξευτελισμό.

    Ο προσφυγικός καταυλισμός ή αλλιώς το Κέντρο Υποδοχής και Ταυτοποίησης, όπως κατ’ ευφημισμόν έχει ονομαστεί, είναι ουσιαστικά ένας βούρκος. Ενας βούρκος όπου, λόγω και των σκληρών καιρικών συνθηκών, μεθοδικά η κυβέρνηση μετατρέπει σε αντικείμενα τους πρόσφυγες στερώντας τους κάθε έννοια αξιοπρέπειας και ανθρώπινης υπόστασης.

    Εχοντας εξασφαλίσει την πλήρη ανοχή -αν όχι και συνενοχή- της Ευρωπαϊκής Ενωσης και των δύο μεγάλων διεθνών οργανισμών, της Υπατης Αρμοστείας του ΟΗΕ (UNHCR) και του Διεθνούς Οργανισμού Μετανάστευσης (ΔΟΜ), με συνοπτικές διαδικασίες τούς καταδίκασε να ζουν σε συνθήκες αβίωτες ακόμα και για τα κατοικίδιά μας. Εκατοντάδες πρόσφυγες αυτή τη στιγμή στη ΒΙΑΛ προσπαθούν να επιβιώσουν σε αυτοσχέδιες σκηνές, φτιαγμένες με ό,τι διαθέσιμο υλικό βρεθεί πρόχειρο.

    Κατεστραμμένες σκηνές της Υπατης Αρμοστείας, χοντρό πλαστικό από συσκευασίες υλικών, σακούλες σκουπιδιών, απορρίμματα οικοδομών έχουν δεθεί και καρφωθεί πρόχειρα πάνω σε κλαδιά δέντρων ή ξύλα πολυκαιρισμένα και στεγάζουν την πλειονότητα των 1.800 ανθρώπων που ζουν εδώ και μήνες εγκλωβισμένοι στη ΒΙΑΛ και συγκεκριμένα στα χωράφια γύρω από το κεντρικό κτίριο.

    Ελάχιστοι είναι αυτοί που ζουν σε κοντέινερ, τα οποία πλέον στεγάζουν κυρίως υπηρεσίες και τις ελάχιστες ΜΚΟ που συνεχίζουν να δίνουν το « παρών » στην κόλαση της ΒΙΑΛ. Πού και πού μέσα στη ζούγκλα από αυτοσχέδιες σκηνές μπορεί να δεις κάποιο κοντέινερ μέσα στο οποίο συνήθως στοιβάζονται παραπάνω από δύο οικογένειες. Πρόκειται για τους τυχερούς/ές του στρατοπέδου.

    Η κυβέρνηση, θέλοντας να κατευνάσει τους κατοίκους του γειτονικού χωριού Χαλκειούς, ξήλωσε πάρα πολλά κοντέινερ υποσχόμενη το « σταδιακό κλείσιμο της ΒΙΑΛ » και τα μοίρασε δεξιά και αριστερά. Δύο από αυτά κατέληξαν στο Νοσοκομείο Χίου προκειμένου να μετατραπούν σε θαλάμους ασθενών Covid και τοποθετήθηκαν στο προαύλιο του ιδρύματος.

    Οι ελάχιστες χημικές τουαλέτες βρίσκονται στα όρια του καμπ σε ένα ανηφορικό σημείο. Πολύ συχνά υπερχειλίζουν καθώς είναι αδύνατον να εξυπηρετήσουν αυτόν τον πληθυσμό. Η πλαγιά κάτω από τις τουαλέτες είναι γεμάτη σκηνές, μέσα στις οποίες καταλήγουν τα κόπρανα και τα ούρα. Μερικές από τις τουαλέτες στερούνται πόρτας. Η μία πόρτα ξηλώθηκε και μετατράπηκε σε δομικό στοιχείο μιας καλύβας, ενώ άλλη μία χημική τουαλέτα « ιδιωτικοποιήθηκε » αφού, με τον νόμο της ζούγκλας να κυριαρχεί, μεταφέρθηκε στον αύλειο χώρο μιας σκηνής και πλέον εξυπηρετεί τις ανάγκες των ενοίκων της συγκεκριμένης φαμίλιας.

    Πρόσφατα, μέλη του Δικτύου Αλληλεγγύης Κοινωνικών Ιατρείων επισκέφτηκαν τον καταυλισμό, καταφέρνοντας να ξεπεράσουν τις αυστηρές εντολές απομόνωσης οι οποίες εκδόθηκαν δήθεν για προστασία από την εξάπλωση του κορονοϊού, αλλά με αντικειμενικό στόχο να κρατήσουν μακριά τις ανεπιθύμητες παρουσίες και κυρίως τον φωτογραφικό φακό.

    « Προχωρώντας μέσα στη ζούγκλα παρατηρούμε μπουκάλια νερού τα οποία μέσα έχουν ένα κίτρινο υγρό. Το κίτρινο αυτό υγρό είναι ούρα. Οι άνθρωποι αποφεύγουν να επισκεφτούν τις τουαλέτες και επιλέγουν να ουρούν μέσα σε μπουκάλια, τα οποία τοποθετούν έξω από τις άθλιες σκηνές τους προκειμένου να τα πετάξουν την επόμενη μέρα. Συνεχίζουμε τη δυστοπική μας περιήγηση, αλλά το βάδισμα γίνεται όλο και πιο δύσκολο. Η βροχή έχει επιδεινώσει την κατάσταση. Ισορροπούμε με δυσκολία επάνω σε σπασμένες παλέτες και οι διάδρομοι ανάμεσα στις σκηνές είναι στενοί, ίσα που χωρούν τα σώματά μας. Κάτω από τις μισοβυθισμένες στη λάσπη παλέτες περνούν ποντίκια.

    Κάποια στιγμή βγαίνουμε σε ένα σημείο πιο ανοιχτό. Εκεί ένας πρόσφυγας σκυμμένος στο χώμα προσπαθεί να καθαρίσει τα παπούτσια του από τις λάσπες, ενώ δίπλα του συνεχίζουν να περνούν ποντίκια. Ανθρωποι και ποντίκια συνυπάρχουν αρμονικά. Κανείς πια δεν διαμαρτύρεται. Οι άνθρωποι έπαψαν να τα σιχαίνονται και τα ποντίκια έπαψαν να τους φοβούνται. Παιδιά ξεπροβάλλουν μέσα από τις σκηνές σκυθρωπά. Είναι η μόνη φορά που βλέπουμε παιδιά να μην παίζουν. Τα παιδιά συνήθως παντού και πάντα, ακόμα και κάτω από τις πλέον άθλιες συνθήκες, βρίσκουν τρόπους να επιβιώνουν. Είναι ευρηματικά, μπορούν να παίζουν ώρες ολόκληρες με ένα κουτάκι από αναψυκτικό » αναφέρουν.

    Η απελπισία όμως στη ΒΙΑΛ έχει όνομα. Και πρόσωπο. Είναι του εφτάχρονου παιδιού το οποίο το μεσημέρι στις 11/2 ανέβηκε στην ταράτσα του κεντρικού κτιρίου της ΒΙΑΛ και απειλούσε να αυτοκτονήσει πέφτοντας από έξι-εφτά μέτρα ύψος. Ενα μέτρο για κάθε χρόνο ζωής που μετράει. Με την παρέμβαση κοινωνικών λειτουργών, ψυχολόγων και αστυνομικών πείστηκε να κατέβει.

    « Οι εικόνες φρίκης διαδέχονται η μία την άλλη » σημειώνουν τα μέλη του Δικτύου Κοινωνικών Ιατρείων, που κατάφεραν να βγάλουν μερικές φωτογραφίες στα κλεφτά. « Σωροί σκουπιδιών, κόπρανα, ούρα, ψόφια ζώα και παρ’ όλο που φοράμε μάσκες η δυσοσμία τις διαπερνά. “Βλέπεις τις γάτες ;” ψελλίζει ένας πρόσφυγας. “Είναι χορτάτες από τα σκουπίδια, γι’ αυτό και δεν κυνηγούν τα ποντίκια”. Στα χωράφια που βρίσκονται έξω από το κτίριο του ΚΥΤ μέσα στις λάσπες βρίσκονται κάποιες σκηνές. Από εκεί ξεπροβάλλει ένα κοριτσάκι, αναμαλλιασμένο και βρόμικο. Φοράει ένα ζευγάρι αντρικές σαγιονάρες, μεγαλύτερες από το μπόι του. Ψαχνόμαστε να του δώσουμε κάτι, αν και το ίδιο δεν μας ζητά τίποτα, απλώς μας κοιτάζει. Προσφέρουμε κάτι, περισσότερο από αμηχανία, εκείνο δεν μιλά και απομακρύνεται, μπαίνει σε μια σκηνή. Ο πατέρας κλείνει την πόρτα πίσω και αυτή είναι η μοναδική φωτογραφία πρόσφυγα που καταφέρνουμε να κλέψουμε, την πλάτη αυτού του πατέρα. Σε μια στιγμή που εκείνος δεν μας κοιτά. Τα υπόλοιπα τα ξέρουμε, δεν χρειάζονται, είναι περιττά. Οτιδήποτε επιπλέον θα ήταν φλυαρία, πλεονασμός και κίνδυνος για αυτούς τους ανθρώπους να χάσουν την αξιοπρέπειά τους. Αν ψάξετε φωτογραφία του μικρού κοριτσιού, δεν θα βρείτε. Η εξαθλίωση δεν μπορεί απλά και μόνο να απαθανατίζεται, οι άνθρωποι δεν είναι θέαμα ».
    Δεν διεκδικούν πια

    Και συνεχίζουν την περιγραφή της φρίκης : « Ολα αυτά είναι η “κανονικότητα” των στρατοπέδων συγκέντρωσης. Οι άνθρωποι που έχουν καταδικαστεί να διαμένουν σε αυτά φαίνεται πως έχουν πάψει να διεκδικούν και υπομένουν καρτερικά το τέλος. Είτε αυτό είναι η έγκριση του ασύλου, είτε η απέλασή τους, είτε ο ίδιος ο θάνατος. Οτιδήποτε από αυτά τα τρία φαντάζει καλύτερο από αυτό που βιώνουν τώρα. Και τίποτα από τα τρία δεν είναι σε θέση να το διεκδικήσουν. Εξαρτάται από τη βούληση και το “έλεος” των θυτών. Οι θύτες αστυνομικοί και εκπρόσωποι των πολυεθνικών οργανισμών και του υπουργείου, που διοικούν την κόλαση αυτή, είναι εξίσου απαθείς, μηχανικοί στις κινήσεις τους. Αυτό που κυριαρχεί ως γενική αίσθηση είναι ότι έχει δολοφονηθεί το ανθρώπινο στοιχείο και έχει απανθρωποποιηθεί η κοινωνική σύμβαση μεταξύ θυτών και θυμάτων ».
    Ο πληθυσμός

    Αυτή τη στιγμή ο πληθυσμός που στοιβάζεται στο ΚΥΤ ανέρχεται στους 1.800. Μόλις πριν από λίγες ημέρες ξεπερνούσε τις 3.000. Μέσα σε σύντομο χρονικό διάστημα δόθηκε το πράσινο φως από τον υπουργό Μετανάστευσης και Ασύλου να μετακινηθεί ένα σημαντικό μέρος προς την ηπειρωτική Ελλάδα.

    « Οι άνθρωποι αυτοί κρατούνταν εντελώς εκδικητικά στο νησί, αν και είχαν περάσει από τη διαδικασία της συνέντευξης και είχαν επίσημα αποκτήσει προσφυγικό στάτους. Ανθρωποι εγκλωβισμένοι από τις αρχές τους 2019 εντελώς αναίτια. Η εντολή αυτή της fast track μετακίνησης δεν δόθηκε επειδή ξαφνικά ο Νότης Μηταράκης απέκτησε ευαισθησίες » υποστηρίζουν τα μέλη του Δικτύου και εξηγούν :

    « Το τελευταίο διάστημα τόσο στη Χίο όσο και στα υπόλοιπα νησιά γίνεται μια προσπάθεια να πειστούν οι κάτοικοι των νησιών για την αναγκαιότητα δημιουργίας κλειστών στρατοπέδων. Κάθε φορά υποδεικνύεται και ένα διαφορετικό μέρος από τους τοπικούς άρχοντες, σε συνεννόηση με τον υπουργό, αλλά κάθε φορά οι κάτοικοι αντιδρούν. Οι αντιδράσεις αυτές προέρχονται από ανθρώπους με διαφορετικές πολιτικές και ιδεολογικές αφετηρίες. Ολες και όλοι θυμόμαστε τη μετάβαση των ΜΑΤ του Χρυσοχοΐδη πριν από περίπου έναν χρόνο και τις σκηνές πρωτόγνωρου τραμπουκισμού που έζησαν οι κάτοικοι των νησιών. Είδαμε τους άντρες των ΜΑΤ μέχρι και την τελευταία στιγμή, λίγο πριν αποβιβαστούν στο καράβι της επιστροφής, να σπάνε και να καταστρέφουν αυτοκίνητα κατοίκων του νησιού ».

    Οπως λένε οι αυτόπτες μάρτυρες, οι φωνές για κατειλημμένα χωράφια είναι προσχηματικές. Στόχο έχουν να αποπροσανατολίσουν τη συζήτηση, βάζοντας στην εξίσωση και το κόστος που πληρώνει η τοπική κοινωνία. « Αλλά κάτι τέτοιο δεν ισχύει. Οι ιδιοκτήτες αποζημιώνονται, ενώ δημιουργήθηκαν και 500 θέσεις εργασίας για ντόπιους » υποστηρίζουν. « Σε μια εποχή κατά την οποία προσπαθούν να αναθεωρήσουν την ιστορία των ναζιστικών εγκλημάτων, επιχειρούν παράλληλα να αποσιωπήσουν το αίσχος των σύγχρονων εγκλημάτων των στρατοπέδων που λειτουργούν υπό την αιγίδα της Ε.Ε. και της ελληνικής κυβέρνησης. Στο πλαίσιο αυτής της πολιτικής επιχειρούν να φιμώσουν εκείνους/ες που καταγγέλλουν, να ποινικοποιήσουν τη δημοσιοποίηση πληροφοριών και φωτογραφιών » καταλήγουν.

    Αλλωστε πρόσφατες και σε εξέλιξη είναι και οι απόπειρες ποινικοποίησης της αλληλεγγύης στη Μυτιλήνη με τη δικογραφία της αστυνομίας εναντίον 35 μελών ΜΚΟ, που ακόμα εκκρεμεί στα εισαγγελικά γραφεία ελλείψει προφανώς ισχυρών ενδείξεων που θα οδηγούσαν σε απαγγελίες κατηγοριών από τις δικαστικές αρχές.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/286381_anthropoi-kai-pontikia-sti-bial

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    Note de Vicky Skoumbi, qui a envoyé ce message via la mailing-list Migreurop :

    J’ai essayé tant bien que mal de rectifier et de compléter la traduction automatique de ce témoignage terrifiant du centre de réception et d’identification de Chios, un camp mérite pleinement sa qualification de ’#camp_de_concentration'. Où on apprend que les résidents du camp n’attendant plus rien que le pire ont renoncé à toute réclamation et revendication, tandis qu’un petit garçon de sept ans finit par tenter de se suicider pour retrouver quelque chose de la valeur et de la dignité de la vie. La #déshumanisation systématique de réfugiés aurait même atteint même ceux qui gèrent le camp qui se comportent comme des automates. Ce témoignage est unique, car toute entrée dans le camp est interdite, et à plus forte raison toute prise de photo. Je vous prie donc de le diffuser le plus largement possible

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    The VIAL (RIC of Chios) concentration camp in Chios is a disgrace not only to Europe but to humanity itself ● 1,800 refugees, from babies to the elderly, live in dilapidated tents between rivers of dirt, mountains of rubbish, mice and animal carcasses ● The “gradual closure” of the structure promised by the government has been forgotten and people have been doomed to misery and humiliation.

    The refugee camp, or Reception and Identification Center, as it is aptly named, is essentially a swampland full of mud. A swamp where, due to the harsh weather conditions, the government methodically turns the refugees into objects, depriving them of any notion of dignity and human condition.

    Having secured the full tolerance - if not complicity - of the European Union and the two major international organizations, the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) and the International Organization for Migration (IOM), by summary proceedings sentenced them to live in conditions that would be still lifeless for our pets. Hundreds of refugees at the moment in VIAL are trying to survive in makeshift tents, made with whatever available material is found.

    Damaged UNHCR tents, thick plastic from packaging materials, rubbish bags, construction waste have been tied up and nailed to old tree branches or wood and house the majority of the 1,800 people who have been living in the north for months and trapped in the north. the main building.

    Few are those who live in containers, which now house mainly services and the few NGOs that continue to operate in the hell of the VIAL RIC. Every now and then in the jungle of makeshift tents you can see a container in which more than two families are usually stacked. These are the lucky ones of the camp.

    The government, wanting to appease the residents of the neighboring village of Chalkios, took away many containers promising the “gradual closure of VIAL” and distributed them here and there. Two of the containers ended up in Chios Hospital in order to be transformed into Covid patient’s wards and placed in the courtyard of the institution.

    The less than few chemical toilets are located on the edge of the camp on an uphill point. They often overflow as it is impossible for such a few number of toilets to serve this population. The slope below the toilets is full of tents, in which feces and urine end up. Some of the toilets do not have a door. One door was demolished and turned into a building block of a hut, while another chemical toilet was “privatized” after, with the law of the jungle prevailing, it was moved to the courtyard of a tent and now serves the needs of the occupants of this tent.

    Recently, members of the Solidarity Network of Social Clinics visited the camp, overcoming the strict isolation orders issued ostensibly to protect against the spread of the coronavirus, but whose the real objective is to keep away the unwanted presence and especially the unwanted faces [ all those who could testify and denounce publicly this horrible situation].

    "Going into the Jungle [the makeshift part of the camp] we notice bottles of water which have a yellow liquid inside. This yellow liquid is urine. People avoid going to the toilets and choose to urinate in bottles, which they place outside their miserable tents in order to throw them away the next day. We continue our dystopian tour, but walking becomes more and more difficult. The rain has worsened the situation. We have difficulty balancing on broken pallets and the corridors between the tents are narrow, just enough to fit our bodies. Mice pass under the half-submerged pallets.

    At some point we go to a more open point. There, a refugee crouching on the ground tries to clean his shoes from the mud, while mice continue to pass by. Humans and mice coexist harmoniously. No one is complaining anymore. People stopped hating them and mice stopped being afraid of them. Children emerge through the scenes sullenly. It is the only time we see children not playing. Children usually everywhere and anytime, even under the most miserable conditions, find ways to survive. They are ingenious, they can play for hours with a can of soft drink "they say.

    But despair in VIAL has a name. And a face. It belongs to a seven-year-old boy who at noon on 11/2 climbed on the roof of the main building of VIAL and threatened to commit suicide by falling from a height of six to seven meters. A meter high for every year of his life. With the intervention of social workers, psychologists and police officers, the child was persuaded to come down.

    “The images of horror follow one another,” note the members of the Network of Social Clinics, who managed to take some photos without being seen. "Piles of rubbish, feces, urine, dead animals and even though we wear masks, the stench pervades them. “Do you see cats?” cries a refugee. “They are full of garbage, that’s why they do not hunt mice.” In the fields outside the RIC building there are some tents in the mud. From there emerges a little girl, disheveled and dirty. She is wearing a pair of men’s flip flops, bigger than herself. We are looking for something to give her, even though she does not ask us for anything, she just looks at us. We offer something, more out of embarrassment, she does not speak and leaves, enters a scene. The father closes the back door and this is the only refugee photo we manage to steal, this father’s back. At a time when he is not looking at us. We know the rest, they are not needed, they are unnecessary. Anything more would be gossip, redundancy and risk for these people to lose their dignity. If you search for a photo of the little girl, you will not find it. “Poverty cannot simply be immortalized, people are not a spectacle.”

    They do not claim anymore

    And they continue to describe the horror: "All this is the ’normality’ of the concentration camps. The people who have been condemned to live in them seem to have stopped claiming and are patiently enduring the end. This could be either the approval of the asylum demand, or their deportation, or even death itself. Any of these three possibilities seems better than what they are experiencing now. And the people that are trapped at the Vial camp are not able to claim any of the three already mentioned. Their future depends on the will and the “mercy” of the perpetrators. The perpetrators, the police and the representatives of the multinational organizations and the ministry, who are responsible for the administration of this hell, are equally apathetic, moving around like automates. “What prevails as a general feeling is that the human element has been assassinated here: the social contract between perpetrators and victims has been completely dehumanized.”

    The population

    Currently the population stacked in the RIC amounts to 1,800. Just a few days ago it exceeded 3,000. A short time before, the Minister of Immigration and Asylum gave the green light to move an important part to mainland Greece.

    “These people were kept completely revengeful on the island, even though they had gone through the interview process and had officially acquired refugee status. People trapped since the beginning of 2019 completely unnecessarily. The recent order of fast track movement was not given because Notis Mitarakis suddenly became sensitive”, the members of the Network support and explain:

    “Recently, both in Chios and on the other islands, an attempt is being made to convince the inhabitants of the islands of the necessity of creating closed camps. Each time a different place is indicated by the local authorities, in consultation with the minister, but each time the residents react. These reactions come from people with different political and ideological backgrounds. We all remember the transition of Chrysochoidis [ The minister of the Police]’ riot police about a year ago and the scenes of unprecedented bullying experienced by the inhabitants of the islands. We saw the special unit’s men until the last moment, just before they disembarked on the return ship, to break and destroy cars of the island’s inhabitants”.

    According to eyewitnesses, the rumors about occupied fields are pretentious. They aim to disorient the discussion, putting in balance also the cost paid by the local community. “It is simply not true. The owners are being compensated, while 500 jobs have been created for locals”, they claim. "At a time when attempts are made to review the history of Nazi crimes, the authorities are also trying to silence the disgrace of the modern crimes of the EU-sponsored camps and the Greek government. “As part of this policy, they are trying to silence those who denounce, they try to criminalize the publication of information and photos,” they conclude.

    Attempts to criminalize solidarity in Mytilene are recent and ongoing with the brief filed by the police against 35 NGO members, which is still pending in the prosecutor’s office, apparently in the absence of strong evidence that would lead to indictments by the judicial authorities.

    #Vial #Chios #grèce #réfugiés #asile #migrations #îles #camps_de_réfugiés

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  • #Refugia : a Utopian solution to the crisis of mass displacement

    And still they come. An apparently endless flotilla of rubber dinghies filled with migrants and refugees making their way across the Mediterranean to Europe. As the numbers and visibility of this migration have gathered pace, even mainstream politicians have expressed their alarm. Antonio Tajani, president of the European Parliament, has talked of an exodus of biblical proportions. Solutions designed for a few thousand people will not work as a strategy for millions, he warned.

    In responsible political circles, let alone in the more feverish popular media, there is an increasing recognition that the three conventional “durable solutions” to displacement – local integration, resettlement and return – cannot meet the scale and speed of the movement of people. The international institutional architecture seems unequal to the task. In 2016, there were no fewer than seven international summits to address the refugee and migrant “crisis”. What is talked about is often a reboot of what has demonstrably failed before.

    Emerging, sometimes from unexpected places, have come a number of imaginative solutions. For example, the proposal to create a separate “refugee nation” was first promoted by a Californian businessman, Jason Buzi. Egyptian telecoms billionaire Naguib Sawiris has also sought to buy an island from Greece or Italy to house those crossing the Mediterranean. The most elaborately worked-out island solution is to create a “Europe-in-Africa” city-state on the Tunisian Plateau – a thin strip of seabed that sits between Tunisia and Italy within the Mediterranean. The concept has been modelled in detail by Theo Deutinger, a respected Dutch architect.

    Other proposals have centred on the creation of “refugee cities” or zones. Drawing from the example of a special economic zone in Jordan near the Za’atari refugee camp, where refugees have been allowed to work rather than languish, migration expert Alex Betts and economist Paul Collier have made the simple but daring point that many refugees can be turned into assets rather than liabilities if the legalities forbidding asylum-seekers seeking paid jobs are set aside.
    Refugia and the Sesame Pass

    My colleague Nicholas Van Hear and I have reviewed most of these proposals and advanced an even more radical plan. Our vision is to create a set of loosely-connected self-governing units we call “Refugia”, brought into being mainly by refugees and displaced people themselves, with some support from sympathisers. Though scattered like an archipelago, Refugia will nonetheless link together many refugee communities – in conflict areas, in neighbouring or transit countries, and in more distant countries of settlement. We are happy to accept the label “utopian” for our scheme, but ours is a more pragmatic idea, a “realistic utopianism” to use a term developed by the philosopher John Rawls.

    We see Refugia as the outcome of a tacit grand bargain – among richer states and emerging countries, nearby countries affected by conflict and, crucially, refugees themselves. After discussions with representatives of Refugia, new constituent zones will be licensed by the nation states within whose territories they lie.

    Refugee camps, hostels, farming communities, self-built housing estates or suburbs of a town might all join Refugia. Though subject to the host states’ laws, zones are created from below. They are self-governing and eventually self-supporting. The upshot is that Refugians hold dual affinities: as well as an affiliation to Refugia they can be long-term residents of the states that license their territories. They can move among different parts of Refugia, and, where negotiated, between sovereign nations.

    Refugians will be issued with a “Sesame Pass”, a super-smart, biometric card that opens up and connects all the nodes and zones of Refugia. This will provide those who have it with a collective identity, the right to vote for a transnational parliament, legal status, entitlements and the facilitation of work, financial transfers and enhanced mobility. The Sesame Pass could also be developed as a machine-readable currency, which will allow tax collection or the administration of a basic income grant for all Refugians.

    There is some sense in which an embryonic form of Refugia already exists. As the length of time in refugee camps has lengthened and more refugees have been accommodated in or near cities, organic urban settlements have developed. A good example is Camp Domiz, a Syrian refugee camp in northern Iraq that has been badged a “Refugee republic”, as its inhabitants have set up community centres, shops and mosques.

    The displaced in control of their future

    In our vision, Refugia is essentially self-organised and self-managed. It does not require political or cultural conformity, rather it subscribes to the principles and deeds of solidarity and mutual aid. But it is absolutely possible that desperation might drive the European Union to come up with a radical blueprint for a dystopian form of Refugia, which does not fit these principles.

    In September 2016, Hungary’s right-wing prime minister Victor Orban suggested that the EU should build a “refugee city” in North Africa. Not only was this explicitly about repression enforced by military might, Orban also declared that “those who came [to Europe] illegally must be rounded up and shipped out”.

    While we must be on the guard for forms of Refugia that are nakedly about subjugation, new territorial units initiated from above should not be discarded in principle. There is no reason why, where these proposals comply with Refugia’s democratic and tolerant values, they should not be incorporated as nodes within the wider idea.

    Precisely because they have been disempowered by their traumatic experiences, those who have been displaced do not need things done to them and may even resist things being done for them. Ideally, Refugians will be in charge of as much of Refugia as is practically possible. This is the promise of the many small initiatives and inventive new solutions in this utopian vision of what could be possible.

    https://theconversation.com/refugia-a-utopian-solution-to-the-crisis-of-mass-displacement-81136
    Je mets ici pour archivage... mais ce projet imaginé par des profs émerites est très douteux !

    #utopie ou, plutôt... #distopie ?!?

    #solution (sic) #alternative (sic) #Jason_Buzi #nation_réfugiée #nation_de_réfugiés #refugee_nation #Naguib_Sawiris #île #Europe-in-Africa #Theo_Deutinger #auto-gouvernance #utopie_réaliste #revenu_de_base #camps_de_réfugiés #Domiz #solidarité #entraide #réseau

    #Sesame_Pass #Nicholas_Van_Hear

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    Le site web de #Refugee_Republic :


    https://refugeerepublic.submarinechannel.com

    Une vidéo introductive :
    https://vimeo.com/113100941

    déjà signalé en 2015 par @fil :
    https://seenthis.net/messages/427762

    ping @isskein @karine4

  • 6-year-old refugee boy dies in blaze in #Thiva accommodation camp

    A 6-year-old boy died on Tuesday night when a fire broke out in a refugee camp on the town on Thiva, some 60 km north of Athens.

    The boy was reportedly leaving with his parents and 4 siblings in a container. Local media reported that the mother reportedly managed to bring another boy and three girls outside but not the boy. The father was not there at the time of the blaze. The family are asylum-seekers from Iran.

    The fire broke out around 9 o’ clock under unknown circumstances. Footage taken at the time of the fire shows a lot of residents to have gathered outside the building on fire.

    https://www.youtube.com/watch?v=mD28yBy7k8Q&feature=emb_logo

    According to local media radiothiva, and the Fire Service, it was the camp residents who pulled the dead body of the boy from the spot.

    The Fire Service said firefighters had to be accompanied by police to get into the camp after residents initially prevented them from entering.

    The refugees claimed that firefighters arrived with delay, reportedly threw stones and other items at the trucks, smashing the front window in one of them.

    Eight firemen with four fire engines were finally able to extinguish the blaze in a building in the camp.

    The Fire Service was reportedly not able to conduct inspection due to the angry crowd, a small police unit remains in the area.

    https://www.keeptalkinggreece.com/2021/02/24/refugee-boy-dies-fire-camp-thiva

    #incendie #feu #réfugiés #camps_de_réfugiés #décès #mort #Grèce

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    ajouté à la métaliste des incendies dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Grèce : incendie dans un camp au nord d’Athènes, un enfant de 6 ans décède

      Un enfant kurde de 6 ans est mort mardi soir dans l’incendie d’un camp de migrants situé à Thèbes, au nord d’Athènes. Les exilés accusent les autorités d’avoir trop tardé à intervenir, mettant plus d’une heure à rejoindre les lieux.

      Un incendie s’est déclaré dans la soirée de mardi 23 février dans un camp de migrants de Thèbes, au nord d’Athènes, provoquant la mort d’un enfant kurde de 6 ans, ont annoncé les pompiers grecs dans un communiqué. Lorsque ces derniers sont arrivés sur les lieux, l’enfant ne respirait déjà plus. Les causes de l’incendie sont pour l’heure inconnues.

      https://twitter.com/AntonisRepanas/status/1364324710901813251

      Selon des témoins cités par le site d’information kurde Pishti News, l’enfant se trouvait à l’intérieur du camp avec sa mère, son frère et ses trois sœurs quand le feu s’est déclenché. La mère aurait réussi à faire sortir quatre de ses enfants mais n’a pas pu sauver son autre fils. Toujours d’après le même média, le corps de l’enfant a été enlevé du bâtiment par les migrants eux-mêmes une heure après le drame.

      Les exilés accusent les pompiers d’avoir tardé à réagir, mettant plus d’une heure à rejoindre les lieux. Les autorités, elles, donnent une autre version. Elles racontent que la police a dû également intervenir car les migrants bloquaient l’accès à la structure qui avait pris feu, empêchant les pompiers de se rendre sur place.

      Les camps de migrants sont régulièrement touchés par des incendies, la plupart accidentels. Il y a trois jours, deux incendies ont détruit deux tentes sans faire de victime dans deux camps de migrants sur l’île de Lesbos.

      L’hiver, quand il fait froid sous les tentes des camps, de nombreux exilés font des feux de bois pour se réchauffer ou utilisent des poêles à l’intérieur de leur habitation précaire, ce qui provoque souvent des accidents.

      Des ONG de défense des droits de l’Homme ont tiré la sonnette d’alarme ces derniers jours sur la détérioration des conditions avec le froid dans les camps de migrants à travers le pays.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/30459/grece-incendie-dans-un-camp-au-nord-d-athenes-un-enfant-de-6-ans-deced

  • KACHACH, AU-DESSUS DE #ZAATARI

    Dans le camp de réfugiés de Zaatari, l’exil n’en finit plus de durer. Parmi les réfugiés, une communauté s’est reformée : les #Kachach, les éleveurs d’#oiseaux culturellement méprisés, font revivre une tradition millénaire délaissée , dans ce camp planté au milieu du désert et que nul n’est censé quitter. Et leurs oiseaux ramènent une part de #rêve qui éclaire cette longue #attente.

    https://vimeo.com/297919049


    #film #film_documentaire #camps_de_réfugiés #réfugiés #asile #migrations

  • Office of Displaced Designers

    Office of Displaced Designers (ODD) is a design focused creative integration organisation. We use design to bring diverse people together from the displaced and host community to share skills, undertake research and co-create a more equitable and inclusive society. Our activities focus on the built environment, protection issues and cultural understanding.

    http://www.displaceddesigners.org
    #Lesbos #camps_de_réfugiés #solidarité #humanitarian_design #réfugiés #Grèce #asile #migrations #inclusion #architecture

    ping @isskein @karine4

  • Ethiopia announces the shut down of UNHCR run #Hitsats & #Shimelba refugee camps. It cites as pretext, the camps’ proximity to Eritrea causing a safety risk. Satellite imagery revealed the camps, which sheltered ~25k Eritreans, were razed to the ground throughout January.

    https://twitter.com/ZekuZelalem/status/1359117586978508802

    #Ethiopie #réfugiés_érythréens #fermeture #camps #camps_de_réfugiés #réfugiés #asile #migrations #destruction

    ping @karine4 @isskein

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    Sur le destruction des camps de réfugiés de Hitsas et Shimelba (nouvelle d’il y a 1 mois) :
    https://seenthis.net/messages/893937

    Et sur les annonces de fermeture des camps en avril 2020 par cause de covid :
    https://seenthis.net/messages/847443

  • Le #nouveau_camp de #Lesbos, #Grèce, #Kara_Tepe, et la présumée #contamination au #plomb du terrain où il est construit (construction : #septembre_2020)

    #déchets #toxicité #pollution #armée #zone_militaire #plomb #santé #migrations #asile #réfugiés #camps_de_réfugiés #Lesbos #Grèce #îles_grecques #Moria_2.0

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    voir le fil de discussion sur Kara Tepe ici, auquel j’ai ajouté la question du plomb :
    https://seenthis.net/messages/875903

    ping @isskein @karine4

    • Refugee camp on toxic land, potentially life threatening for small children!

      The new “temporary” camp in Kara Tepe, Lesvos, is as we all know built partially on an old military firing range. For the government this already restricted area was perfect, it was already fenced in. As all military areas there is a lot of restrictions, the most important ones are the restrictions of movement and the restrictions on taking pictures.
      The camp area has been criticized by many, because it’s just not suited to house people, in flimsy tents when the winter is approaching. It’s at the sea, without any protection from heavy winds that usually pounds this area. The area also floods frequently, the tents are built straight on the ground, there is no drainage system. When it’s really starts to rain, and it will, there will be mud everywhere, outside and inside the tents. And if that wasn’t enough, it’s a high possibility, that the very land the camp is built on is toxic.
      As previously mentioned, it’s an old military firing range, that has been used by the military for decades. We can assume that the military has used a variety of weapons, that over the years, have packed the ground with hazardous materials. The main concern is the possibility of lead contamination. The presence of lead and lead dust is well documented on such sites as are the extreme danger to health if lead is absorbed by children. Children younger than 6 years are especially vulnerable to lead poisoning, which can severely affect mental and physical development. At very high levels, lead poisoning can be fatal.
      As we all know, UNHCR are assisting the Greek authorities in resettling displaced families, many of them children, on this new site. They have a special responsibility, due to their involvement, to assure that the area used is suitable and safe to live on. UNHCR have rehoused displaced families on highly toxic land in the past, and should have learned by their previous mistakes.
      Following the war in Kosovo in 1999, UNHCR rehoused displaced families on highly toxic land. This is also well documented, particularly so on a website that followed the situation over a number of years. www.toxicwastekills.com
      It resulted in childrens’ blood lead levels higher than instruments could measure. There is no level of lead so low that children’s health will not be damaged. Very young children often absorb it through licking lead paint etc as they find it pleasant. This is also well documented. Pregnant women can transfer absorbed lead to foetuses through the placenta. It attacks all organs of the body but also causes irreversible brain damage. Now UNHCR is helping to place men, women and children on an old military firing range near Kara Tepe on Lesvos. This could be yet another deadly mistake in the making.
      Due to the fact that it took only 5 days to put up this camp, after the fire in Moria, it’s highly unlikely that any proper survey has been taken. This new site requires urgent toxicity checking by independent experts to reveal whether lead is present on the new site, which could indicate an evacuation might be necessary to protect the lives of vulnerable children. The concern has already been addressed by email to Astrid Castelein, head of the UNHCR sub office on Lesvos, and the main UNHCR office in Greece, so far without any reply.
      Some areas in the camp has been leveled out by bulldozers, in other areas soil from the leveled areas has been reused as landfill. By doing so, things that has been buried in the ground for decades has resurfaced, possibly making the situation even worse. Residents in the camp have found remains of ammunition casings and grenades around the tents, and military personnel have been observed using metal detectors in the outskirts of the camp. To see small children who have fled war, play with used ammunition in a European refugee camp, should raise some questions.
      If this isn’t enough, a proposal to create a new “reception and identification centre” structure with a capacity of 2,500 people, and a planned 500 employees overall, in the area of the former shooting range of Kamenos Dasos (Camlik) in central Lesvos seems to have been passed, as the majority of Mytilene municipal authority confirmed. These areas would never have been approved to build houses, schools or kindergartens, but seems to be more than good enough for these children..
      https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/lead-poisoning/symptoms-causes/syc-20354717

      https://www.facebook.com/AegeanBoatReport

    • Greece : Migrant Camp Lead Contamination

      Inadequate Government Response; Lack of Transparency Put Health at Risk

      The Greek government should release test results and other vital information about lead contamination in a migrant camp on Lesbos island to protect the health of residents and workers, Human Rights Watch said today.

      After testing soil samples in November, the government confirmed publicly on January 23, 2021 the presence of dangerous levels of lead in the soil in the administrative area of the Lesbos camp. It says that samples from residential areas showed lead levels below relevant standards but did not release the locations where samples were collected or the actual test results. The government has yet to indicate that it will take the necessary steps to adequately assess and mitigate the risk, including comprehensive testing and measures to remove people from areas that could be contaminated.

      “The Greek government knowingly built a migrant camp on a firing range and then turned a blind eye to the potential health risks for residents and workers there,” said Belkis Wille, senior crisis and conflict researcher at Human Rights Watch. “After weeks of prodding, it took soil samples to test for lead contamination while denying that a risk of lead exposure existed. It did not make the results public for over seven weeks, and has yet to allow independent experts to analyze them or vow to take the necessary steps to protect residents and workers and inform them about the potential health risks.”

      Human Rights Watch published a report in December documenting that thousands of asylum seekers, aid workers, and United Nations, Greek, and European Union employees may be at risk of lead poisoning in the Lesbos camp. Greek authorities built the new camp, Mavrovouni (also known as new Kara Tepe), on a repurposed military firing range. It now houses 6,500 people. According to a government announcement on January 23, one out of 12 soil samples taken in November came back on December 8 with lead levels that “exceeded the acceptable limit.” The announcement also mentions some steps to mitigate the risk.

      Human Rights Watch has requested the Greek government and the European Commission, which financially supports the camp and with which the government shared the results, to release the testing plan and the test results, which should include such information as the levels of lead for each sample, the sample depths and exact locations, a complete history of the site with location specifity, the expertise of those conducting the testing, the sampling methodology, and information on chain of custody. To date, neither the Greek government nor the European Commission has made this information available.

      This lack of transparency means that it is impossible to assess the adequacy of the testing, evaluate what the results represent, or recommend specific strategies to address the identified risks. As a result, it is impossible to determine whether the measures laid out in the January 23 statement, such as adding new soil, gravel, and a cement base in some areas, are adequate to protect people who live and work in the camp.

      In early September, large fires broke out inside the Moria camp, the Reception and Identification Center on Lesbos, which was housing 12,767 migrants, mostly women and children. Within days, the authorities constructed Mavrovouni and said they would construct a new permanent camp. Young children and women of reproductive age are most at risk for negative effects from lead exposure.

      In a meeting with Human Rights Watch on January 20, Minister for Migration and Asylum Notis Mitarachi said that he hoped that the residents of Mavrovouni would not spend another winter there, but did not specify when the new camp would be ready. Construction has yet to begin.

      Mavrovouni functioned as a military firing range from 1926 to mid-2020. Firing ranges are well recognized as sites with lead contamination because of bullets, shot, and casings that contain lead and end up in the ground. Lead in the soil from bullet residue can readily become airborne, especially under dry and windy conditions, which are often present on Lesbos. Lead is highly toxic when ingested or inhaled, particularly to children and anyone who is pregnant or lactating. The World Health Organization (WHO) maintains that there is no known safe level of blood lead concentration. Lead degrades very slowly, so sites can remain dangerous for decades.

      After multiple representations by Human Rights Watch to various Greek authorities, the European Commission, the UN refugee agency, UNHCR, and the WHO, the Greek government and the EU Commission commissioned the Hellenic Authority of Geology and Mineral Exploration to take 12 soil samples on November 24. According to the government, 11 soil samples showed lead levels “below the acceptable limits for lead in soil,” based on Dutch standards.

      The 12th sample, taken from what authorities described as an “administrative area” on the Mavrovouni hill, “at the end of the firing range,” showed elevated levels of lead above acceptable limits, but authorities did not reveal the concentration of lead in the soil. Mitarachi told Human Rights Watch that the area that showed lead levels above acceptable limits was fenced off, but residents and two aid workers said there were no fences inside the camp in that area or signs warning of a contaminated area. At least five aid organizations have offices in that area. An aid worker said residents, sometimes as many as 200 and including children, line up there for support and information. Younger children risk ingesting lead as they play or sit on contaminated ground.

      Human Rights Watch was unable to determine whether the government shared any information with humanitarian agencies about the testing results, but calls with agencies including UNHCR and the WHO indicated that they were not aware of them prior to the January 23 release. A staff member from one aid organization there said that at least one aid worker in the camp is currently pregnant, and 118 camp residents are pregnant, based on November government data.

      An environmental expert whom Human Rights Watch consulted said that, given the potential size of the affected area and the likelihood that elevated levels are the result of historic activity, the fact that one out of 12 samples in an area came back positive should trigger further testing.

      International law obligates countries to respect, protect, and fulfill the right to the highest attainable standard of health. The UN special rapporteur on human rights and the environment’s Framework Principles on Human Rights and the Environment, which interpret the right to a healthy environment, emphasize the need for “public access to environmental information by collecting and disseminating information and by providing affordable, effective and timely access to information to any person upon request.” The Aarhus Convention, to which Greece is a party, provides a right to receive environmental information held by public authorities.

      Greek authorities should immediately release the results and testing plan to the public, and take measures to mitigate the risk to the health of camp residents and workers, Human Rights Watch said. The authorities should ensure that residents and workers are informed about the results and measures to protect their health in languages they can understand. The authorities should also urgently undertake further testing and allow independent experts to comment on investigative work plans, audit the soil testing process, and collect split samples (a sample that is separated into at least two parts so that testing can be carried out at two or more seperate laboraties in order to confirm results) or carry out independent testing.

      The European Commission, which financially supports Greece to manage the camp and has staff stationed there, EU agencies, Frontex, and the European Asylum Support office, as well as United Nations agencies, UNHCR, UNICEF, the IOM and the WHO, should urge Greek authorities to make the detailed results and testing plan public, and push authorities to find alternative and safe housing solutions for those affected, including the option of moving them to the mainland. The European Commission, which was given the results and testing plan by the Greek government, should also make public the detailed information it received on the results and the methodology of the testing, to allow independent experts to comment on the risk to residents and workers in the camps.

      “Greece and its EU partners have a duty to make sure that people who live and work in the Mavrovouni camp are safe,” Wille said. “That requires transparency about the risks as well as urgent steps to mitigate them.”

      Additional Information

      In its January 23 statement and in its meeting with Human Rights Watch on January 20, the Greek government made several inaccurate claims regarding remediation and protection of residents. In its statement, the government claimed that after soil samples were taken on November 24, “while awaiting the results” it removed the tents directly on the firing range strip. But satellite imagery and residents’ and workers’ statements indicate that no tents were removed until between December 11 and 16, after the test results were received.

      Satellite imagery and aid organization mapping of the camp shows that by January 10, 79 tents remained on the firing range, with 58 more at the base of the hill. The residents in those tents may be at increased risk of coming into contact with contaminated soil, particularly when it rains. In addition, after some tents were removed, three migrants and two aid workers told Human Rights Watch that residents have been using the area for football and other recreation. Authorities have not fenced off the area or notified residents of the health risks.

      Since the site was tested, major construction work and heavy rains in the area mean that potentially contaminated soil from the hill and firing range area may have moved to other parts of the camp, which warrants further testing.

      Human Rights Watch received information from multiple sources that on January 18, the International Organization for Migration (IOM), which runs two assistance programs in the camp, suspended its operations at its tent on the hill. In response to a Human Rights Watch query, IOM’s Chief of Mission in Greece confirmed that, “Following the announcements regarding lead detection outside the accommodation areas and while waiting for more information from the authorities, IOM staff has been advised to remain inside the residential area.”

      In an aid briefing on January 19, the sources said it was revealed that the decision was made because of elevated levels of lead found in the “blue zone” of the camp, an area that includes the firing range and the base of the hill where the IOM Helios tent is located, as well as other aid tents including that of Médecins du Monde (MdM), and the International Rescue Committee (IRC). IOM staff have yet to return to the camp, but aid workers still in the camp said there is still no fencing or signage around that area. According to the camp residents and two aid workers, and 24 photos and videos taken from inside Mavrovouni by the DunyaCollective, a media collective, since December, authorities have been moving large quantities of soil, including removing some from the hill behind the IOM Helios tent.

      On January 23, Medecins Sans Frontieres (Doctors without Borders or MSF) issued a statement raising its concerns at the lack of appropriate government and EU action in the face of the testing results. On January 26, a group of 20 nongovernmental groups issued a joint statement calling on the Greek authorities to immediately evacuate camp residents and transfer them to appropriate structures on the mainland and elsewhere, such as hotel units.

      Aerial footage from January 14 shows tents still present in the part of the camp built on the former firing range at that date starting at around 02:00.

      https://www.hrw.org/news/2021/01/27/greece-migrant-camp-lead-contamination

    • Greece: Lead Poisoning Concerns in New Migrant Camp

      Thousands of asylum seekers, aid workers, United Nations, and Greek and European Union employees may be at risk of lead poisoning in a new migrant camp that Greek authorities have built on a repurposed military firing range on the island of Lesbos, Human Rights Watch said today.

      Firing ranges are commonly contaminated with lead from munitions, nevertheless the authorities did not conduct comprehensive lead testing or soil remediation before moving migrants to the site in September 2020. Evidence collected by migrants moved to the site also indicated that authorities have also failed to clear all unexploded mortar projectiles and live small arms ammunition, which could injure or kill if disturbed or handled.

      “Putting thousands of migrant adults and children, along with aid workers, on top of a former firing range without taking the necessary steps to guarantee they would not be exposed to toxic lead is unconscionable,” said Belkis Wille, senior crisis and conflict researcher at Human Rights Watch. “The Greek authorities should promptly conduct a comprehensive site assessment of soil lead levels and release the results.”

      In November and early December, Human Rights Watch interviewed four people living in the camp, two aid workers, one Greek migration ministry employee working in the camp, and four medical and environmental experts, and reviewed academic research on the risk of soil lead contamination at shooting ranges and medical research on the health risks of lead poisoning. Human Rights Watch did not have access to conduct on-site research, but analyzed photos and videos of the site and satellite imagery to confirm the firing range location.

      The Asylum and Migration Ministry began major construction work at the end of November at the site, called Mavrovouni camp, that could disturb any lead contaminated soil, further exposing residents and workers. The work to improve access to electricity and water and reduce the risk of flooding began despite warnings from Human Rights Watch of the potential of increased risk of lead poisoning.

      In early September, large fires broke out inside the Moria camp, the Reception and Identification Center on Lesbos that was housing 12,767 migrants, mostly women and child migrants. Within days, authorities constructed Mavrovouni (also known as new Kara Tepe) as a temporary camp and told people that they would begin construction of a new permanent camp for use by June 2021. According to the media, Migration and Asylum Minister Notis Mitarachi, has recently indicated the new camp will only be ready by Autumn 2021. Currently 7,517 people, mostly from Afghanistan and Syria, are staying at Mavrovouni, which started functioning as a military firing range in 1926 and was in use until the camp was constructed in September 2020, Mitarachi said.

      In response to letters from Human Rights Watch, Migration and Asylum Minister Notis Mitarachi stated in a November 19 letter that the camp had “no lead contamination,” but provided no evidence for the basis of that assertion. He said the government has agreed to conduct soil testing with the European Commission within one month, but has not revealed the nature of the testing, the areas to be tested, or the methodology. A Hellenic army representative called Human Rights Watch on December 1, stating his intention to respond to a letter received on November 4 from Human Rights Watch, raising urgent concerns. But no response has been received. On December 6, General Secretary for Asylum Seekers’ Reception Manos Logothetis, called Human Rights Watch to dispute the risk of lead contamination at the camp. He confirmed that no soil testing for lead had taken place prior to moving people to the camp, but said that authorities are awaiting the results of soil testing conducted recently in collaboration with the Institute of Geology and Mineral Exploration (IGME).

      “No one just shows up without a plan,” Dr. Gordon Binkhorst, vice president of global programs at Pure Earth, told Human Rights Watch. “Sharing of a well-founded work plan beforehand is key to transparency and ensuring confidence in the findings.” Greek authorities should allow independent experts to comment on investigative work plans, audit the soil testing process and collect split samples for independent testing.

      “The authorities should share documentation of work completed and a comprehensive site investigation work plan based on a review of the site history, contaminants of concern, a conceptual site model of how such contaminants are released to and migrated in the environment, and a comprehensive testing plan that evaluates the degree and extent of contamination in the environment, and potential exposure routes,” Dr. Binkhorst said.

      Firing ranges are well-recognized as sites with lead contamination because of bullets, shot, and casings that contain lead and end up in the ground. Lead in the soil from bullet residue can readily become airborne, especially under dry and windy conditions, which often exist on Lesbos. Lead is a heavy metal that is highly toxic to humans when ingested or inhaled, particularly by children and during pregnancy. It degrades very slowly, so sites can remain dangerous for decades.

      The World Health Organization maintains that there is no known safe level of lead exposure. Elevated levels can impair the body’s neurological, biological, and cognitive functions, leading to learning barriers or disabilities; behavioral problems; impaired growth; anemia; brain, liver, kidney, nerve, and stomach damage; coma and convulsions; and even death. Lead also increases the risk of miscarriage and can be transmitted through both the placenta and breast milk.

      Small children and women of reproductive age are at particular risk. According to Greek authorities, on November 19, 2,552 out of 7,517 people in the camp were children, 997 of them under age 5, and 1,668 were women – 118 of whom have said they are five or more months pregnant.Camp residents shared 17 photographs of items they said they had found in the ground around their tents, including an intact 60mm mortar projectile and a tail fin assembly for another 60mm mortar projectile, cartridge casings for rifle bullets, fired 12-gauge shotgun cartridges, and live pistol, rifle, machine gun, and shotgun ammunition. Intact munitions, such as 60mm mortar projectiles and small arms ammunition, pose an immediate explosive hazard and should be removed urgently from the area.

      “We try to stop our children from going to play up the hill because we know there might be bullets and other things the army didn’t clear that could be dangerous,” one camp resident said. Munitions containing lead can be extremely dangerous when swallowed by children or contaminate the soil, a medical expert told Human Rights Watch.

      The authorities should conduct a thorough and transparent assessment of lead levels in the soil and dust, as well as other possible pathways to exposure, and make the results publicly available. Any work that might increase exposure should be paused until after the soil has been tested or until people have been removed from the camp and housed in adequate facilities, Human Rights Watch said. If lead is present in the soil, authorities should provide free blood testing and treatment for camp residents, aid workers, police, and others who might have been exposed, prioritizing young children and women of reproductive age, and immediately move exposed residents to a safe location and remediate the contaminated areas.

      “The Greek government could be putting at risk families with young children, aid workers, and its own employees because it’s determined to hold asylum seekers on the island,” Wille said. “If this is where the government is trying to force asylum seekers to live on Lesbos, then all the more reason to transfer people to the mainland.”

      Tents on a Firing Range

      The Mavrovouni site sits on a large plot of military-owned land, some of which was used as a military firing range since 1926. The Asylum and Migration Ministry said that it covered the site with “new levels of soil” before the camp was opened.

      Human Rights Watch reviewed satellite imagery from before and after construction began on the camp on September 11, 2020. Imagery from before shows a firing range on part of the site next to Mavrovouni Hill. By September 28, more than 200 tents had been set up directly on the former firing range itself, with more tents on adjacent areas.

      Satellite imagery from June, before Moria camp was destroyed by fire, shows some basic clearance of vegetation cover within a rectangular strip that included the firing range, as well as a small section at the base of Mavrovouni Hill. From the imagery, it is impossible to determine the depth of the soil removal and whether the remediation of lead impacted soil was completed in accordance with prevailing standards and guidelines, or if it was just a superficial scraping of topsoil.

      Human Rights Watch was unable to determine what soil removal activities took place between June and September, when the camp opened, or of other activities to decontaminate the ground or where soil removed was disposed of. Given the speed of camp construction, it is very unlikely that authorities could have carried out remediation of lead-impacted soil before setting up the tents. Greek authorities have indicated that new soil was placed prior to construction of the camp, with no location indicated.

      Satellite imagery analysis, combined with a review of photos and videos of the firing range that were posted online in the spring, shows that the military was shooting from the southwest toward targets in the northeast, at the foot of Mavrovouni Hill. This suggests that soil on the hillside might also be contaminated by lead.

      Imagery recorded between September 14 and 16, shows at least 300 tents just south of the hill without any prior signs of soil clearance, with another at least 170 added in the following days. Imagery from late November shows further ground preparation southeast of the hill, and the construction of four large structures.

      Medical and environmental experts interviewed said it was risky to conduct further work in the camp without first conducting soil samples. “Disturbing this area will mobilize the lead in the soil and make it more vulnerable to dispersion from periodic rainfall, flooding, and wind erosion,” said Jack Caravanos, professor of global environmental health at New York University. Dr. Caravanos has visited and assessed dozens of lead-contaminated sites throughout the world and expressed dismay over how this site was chosen without proper environmental investigation.

      A European Commission official who is involved in migration policy with Greece said that the Greek Defense Ministry claimed that “no pieces of lead were observed on the ground” during construction or other work. Because lead dust is usually not visible, this claim raises concerns about the seriousness of the Greek government’s assessment.

      A source close to the police said that the government had considered turning the firing range into a camp site as early as 2015. At the time, authorities rejected the proposal for several reasons, the source said, including because it had been a firing range. It is unclear why the government ignored these concerns in 2020. A migration ministry employee working on the camp who spoke on the condition of anonymity said that in September, before Mavrovouni was selected, the government met with a few larger nongovernmental organizations, and discussed at least two or three alternative locations.

      Lead Contamination

      In his letter to Human Rights Watch, Minister Mitarachi said that the range had only been used for “small arms (straight trajectory), commonly only bullets, and not for other types of ammunition.” This ammunition, he said, “according to the Greek Army, contains no lead.” He added that the army had searched the camp for munitions prior to opening, and again 20 days later, and “reported no findings.”In contrast to these claims, bullets used for rifles, pistols, and machine guns as well as shot used by shotguns usually contain lead, which is used in bullets for its density and penetrating ability. Research at firing ranges has found that the discharge of lead dust from shooting results in soil contamination. Research has shown that elevated blood lead levels are commonly found in users of these sites, even among those who use them for limited amounts of time for recreational purposes.

      The large amount of fired small arms casings and cartridges found at the camp indicates an equally large number of bullets and shot might be buried beneath the ground where they landed. Other areas near the firing range may have been affected, including from relocation of soil associated with the construction of the camp or historic clearing of soils and munitions from the firing range. Thus, it is likely that any soil contamination extends beyond the firing range. Greek authorities provided no documentation for their claim that all the munitions used at the firing range were lead-free. This claim is highly questionable, given that lead-free bullets are expensive and very rare, particularly prior to the 1980s. Some bullets have an external metal-alloy coating that may make them appear to be lead-free, but the coating disintegrates relatively quickly when the bullet enters the soil, and the lead core becomes exposed. In addition, the photographic evidence from camp residents does not appear to support this contention.

      Camp residents shared with Human Rights Watch five photographs, one dated September 20, and two videos of the Hellenic Army’s Land Mine Clearance Squad carrying out clearance activities without any protective equipment and disregarding distancing between them and camp residents needed for safe ammunition clearance activities.

      The migration ministry employee working in the camp who spoke on the condition of anonymity said she remembered clearance operations taking place around that date: “There were soldiers who had this machine to detect metal walking amongst us. They were so close that we had to pick up our feet from the ground so they could check right under us.” A government employee’s union made a formal complaint about general working conditions at the camp, including their concerns around these clearance activities.

      In addition to camp residents, anyone working inside the camp could also face potential lead exposure from spending time in the camp if the soil is contaminated. Residents, aid workers, and the migration ministry employee said that these include staff from the Hellenic police, Hellenic army, municipality, First Reception Service, Asylum Service, National Public Health Organization (EODY), European Commission, European Asylum Support Office (EASO), European Border and Coast Guard Agency (Frontex), Europol, IOM, UNHCR, UNICEF, World Health Organization, Red Cross, and at least eight other medical and aid groups.

      Risks of Lead Poisoning for At-risk Groups

      Symptoms of lead poisoning are often not diagnosed as such but its adverse health effects can be irreversible. The severity of symptoms increases with prolonged exposure. Globally, lead exposure is estimated to account for up to one million deaths annually, with the highest burden in low- and middle-income countries. Poor and disadvantaged populations are more vulnerable because undernourishment increases the amount of ingested lead the body absorbs.

      Children are especially at risk because they absorb four to five times as much lead as adults, and their brains and bodies are still developing. In addition, small children often put their hands in their mouths or play on the ground, which increases their likelihood of ingesting or inhaling lead in dust and dirt. Exposure during pregnancy can result in stillbirth, miscarriage, and low birth weight, and can negatively affect fetal brain development. At least 118 pregnant women and 2,552 children are at the site, according to government data.

      Mohammed Hafida, a camp resident with three young children whose wife is pregnant, said that when they first moved to the camp it was particularly dusty. “When cars drove past the tents there was dust everywhere,” he said. “That only went away once the rain set in two weeks later. But the camp is on a hill, and so when it rained for several hours, many of the tents collapsed. This isn’t a camp, it’s a hell.”

      People living in the camp said that for the first few weeks, they had been sleeping on blankets and mattresses on the dusty ground, but more recently aid workers had added flooring to the tents. Even as rainfall increased, residents reported that dust would still enter the tents including in the cooking areas. Camp residents said they have to clean dust out of their tents multiple times a day because cars are driving on adjacent gravel roads. Children often play in the dusty area by the roads. A medical expert said that small children at the camp are at very serious risk for as long as they are exposed to dust that could be contaminated.

      Camp authorities did not inform residents that there could be a risk of lead exposure at the site. Medical and environmental experts said that given the known risks of lead exposure at firing ranges, comprehensive soil testing should have been carried out before even considering it as a possible location for the camp. They warned of specific risks of lead poisoning for small children who are most at risk. “Remediation can be very difficult,” said Caravanos, the NYU professor of global environmental health. “I can’t imagine that you could make it safe without removing everyone if lead was found in the soil.”

      On November 17, Human Rights Watch was notified about significant planned construction work, which the Asylum and Migration Ministry confirmed in a letter dated November 19. On November 26, Human Rights Watch sent a letter with detailed findings to the Greek Ministries of Asylum and Migration and Defense, which it also shared with EU officials and representatives from UNHCR, the United Nations refugee agency, and the World Health Organization, saying that these actions risk further exposing residents and construction workers to any potentially lead-contaminated dust and soil. Despite these warnings, on November 30, residents of the camp informed researchers that large construction was underway, including on top of Mavrovouni hill.

      The authorities should have been aware of the amount of dust construction causes at the site. During the construction of the camp in September, the migration ministry employee said, workers had been moving around lots of soil to make room for the camp structure and “There was a lot of dust everywhere for days. I kept finding dust and even little pebbles in my ears at that time.”

      Unsatisfactory Clearance Operation

      Three people interviewed in November said that the authorities forced them to move to the camp after the fires in Moria camp by threatening that the government would stop their asylum claims if they refused. All three have found and provided Human Rights Watch with photographs of munition remnants since moving to Mavrovouni in September. They all said that after moving to the site, they saw the Greek military conduct clearance operations without protective gear, and they shared videos of those operations with Human Rights Watch.

      In the videos and photographs, the camp tents and migrants are clearly visible, confirming that some clearance activities took place after people were already living there. A Syrian man whose wife is nine-months pregnant with their first child said that, after they had moved into the camp, he saw the military find and remove at least one cartridge casing. Another camp resident said that since arriving, he has found many bullets on the ground but the “authorities haven’t told us what to do if we find them, or other kinds of munitions.”

      Access to Health Care

      Two medical staff from a team providing health care in Mavrovouni camp said on November 10 that, since arriving at the camp in October, they had not heard anything about possible lead exposure. Both said that the camp had “decent” health care services considering that it was a temporary camp, but that the laboratory inside the camp does not have the capacity to perform blood tests for lead levels. Both said that because of the nature of the symptoms of lead poisoning, which are also symptoms of other illnesses, it would be extremely difficult to diagnose potential cases without blood tests.

      Both medical staff and a doctor who had worked previously at the camp said it was very difficult for camp residents to visit the hospital due to movement restrictions related to Covid-19.

      Parallels to Kosovo Incident

      This is not the first time that people living in a camp are put at risk of lead poisoning. For more than a decade following the end of the war in Kosovo in 1999, about 600 Roma, Ashkali, and Balkan Egyptian minority members lived in camps for displaced people operated by the UN. The camps sat on land contaminated by lead from a nearby industrial mine. In 2016, a United Nations human rights advisory panel found that the UN mission in Kosovo (the United Nations Interim Administration Mission in Kosovo, UNMIK) had violated the affected people’s rights to life and health. Human Rights Watch documented that camp residents experienced lasting health impacts and are still awaiting compensation and health and educational support for themselves and their families, seven years after the last camp was closed in 2013.

      International Legal Obligations

      International law obligates states to respect, protect, and fulfill the right to the highest attainable standard of health. The United Nations Committee on Economic, Social and Cultural Rights, which monitors governments’ compliance with the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, in its General Comment 14 on the right to health, has interpreted the covenant to include:

      [T]he requirement to […] the prevention and reduction of the population’s exposure to harmful substances such as radiation and harmful chemicals or other detrimental environmental conditions that directly or indirectly impact upon human health.

      The right to health encompasses the right to healthy natural environments. The right to a healthy environment, which is also enshrined in the Greek constitution, involves the obligation to “prevent threats to health from unsafe and toxic water conditions.”

      The United Nations special rapporteur on human rights and the environment’s Framework Principles on Human Rights and the Environment, which interpret the right to a healthy environment, emphasize the need for “public access to environmental information by collecting and disseminating information and by providing affordable, effective and timely access to information to any person upon request.” The Committee on the Rights of the Child, the treaty body that monitors compliance with the Convention on the Rights of the Child to which Greece is a party, when describing the right of the child to the enjoyment of the highest attainable standard of health, calls on states to take appropriate measures “to combat disease and malnutrition … taking into consideration the dangers and risks of environmental pollution.”

      Responsibilities of the Greek Parliament and European Union

      Members of the Greek parliament should pay attention to the concerns that there may be lead contamination at Mavrovouni camp and assess the Greek government’s compliance with its obligations under national, European, and international law to realize the rights to health and healthy environment. They could hold a hearing or establish an inquiry to establish which government employees were involved in approving the site, the extent to which they knew or should have known about the risk of lead contamination, why they decided to move people to the site without first conducting comprehensive soil testing, and why, despite multiple concerns about lead contamination raised after the camp was opened, the authorities greenlighted construction work without first conducting comprehensive soil testing. They should take appropriate action to ensure accountability if merited.

      The European Commission, which financially supports Greece to manage the camp and has staff stationed there, as well as EU agencies, Frontex, and EASO, should urge Greek authorities to comprehensively test for lead and make the testing plan and results public.

      Human Rights Watch and other nongovernmental groups have long warned European leaders about the dire conditions in island camps, also known as hotspots. These have been exacerbated by Greek authorities’ containment policy, which has blocked transfers to the mainland. For years, residents were crammed into overcrowded, inadequate tents, with limited access to food, water, sanitation, and health care, including during the pandemic and despite the risk of Covid-19. The EU and Greece should fundamentally reconsider their hotspot approach on the Greek Islands and end policies that lead to the containment of thousands of migrants and asylum seekers in unsuitable, and in this case potentially hazardous, facilities.

      https://www.hrw.org/news/2020/12/08/greece-lead-poisoning-concerns-new-migrant-camp

      #pollution #contamination #plomb #Saturnisme #HRW #rapport

    • HRW calls for transparency over lead contamination at Lesvos migrant camp

      Greek authorities should release test results and other vital information about lead contamination at the Kara Tepe migrant camp on the eastern Aegean island of Lesvos to protect the health of residents and workers, Human Rights Watch (HRW) said on Wednesday.

      After testing soil samples in November, authorities earlier this month confirmed dangerous levels of lead in the soil in the administrative area of the facility, also known as Mavrovouni, which was built on a repurposed military firing range. They said that samples from residential areas showed lead levels below relevant standards but did not release the locations where samples were collected or the actual test results, the New York-based organization said.

      HRW said that officials have yet to indicate that they will take the necessary steps to adequately assess and mitigate the risk, including comprehensive testing and measures to remove people from areas that could be contaminated.

      “The Greek government knowingly built a migrant camp on a firing range and then turned a blind eye to the potential health risks for residents and workers there,” said Belkis Wille, senior crisis and conflict researcher at HRW.

      “After weeks of prodding, it took soil samples to test for lead contamination while denying that a risk of lead exposure existed. It did not make the results public for over seven weeks, and has yet to allow independent experts to analyze them or vow to take the necessary steps to protect residents and workers and inform them about the potential health risks,” she said.

      According to a report published by HRW in December, thousands of asylum seekers, aid workers, and United Nations, Greek, and European Union employees may be at risk of lead poisoning.

      The Kara Tepe facility currently houses 6,500 people.

      “Greece and its EU partners have a duty to make sure that people who live and work in the Mavrovouni camp are safe,” Wille said.

      “That requires transparency about the risks as well as urgent steps to mitigate them,” she said.

      https://www.ekathimerini.com/261695/article/ekathimerini/news/hrw-calls-for-transparency-over-lead-contamination-at-lesvos-migrant-c

  • #Damien_Carême dans « à l’air libre » sur la #politique_migratoire européenne et française
    https://www.youtube.com/watch?v=KU1TpPLjRzI&feature=youtu.be

    –—

    Quelques citations :

    Damien Carême :

    « On est reparti [au parlement européen] sur les discussion sur le #pacte asile migration pour voir dans quelles conditions celui qui nous est proposé maintenant est pire que le précédent, parce qu’on nivelle par le bas les exigences. On l’appelait la directive #Dublin il y encore quelque temps, aujourd’hui moi je dis que c’est la #Directive_Budapest parce qu’on s’est aligné sur les désirs de #Orban vis-à-vis de la politique de migration, et c’est pas possible qu’on laisse faire cette politique-là. [Aujourd’hui] C’est laisser les camps en #Grèce, laisser les gens s’accumuler, laisser les pays de première entrée en Europe s’occuper de la demande d’asile et permettre maintenant aux Etats qui sont à l’extérieur (la Suède, la France, l’Allemagne ou ailleurs) organiser le retour, depuis la Grèce, depuis l’Italie, depuis l’Espagne en se lavant les mains. »

    –—

    Sur le manque chronique de #logement pour les exilés en France... et la demande de #réquisition de #logements_vacants de la part des associations...
    Question du journaliste : pourquoi les mairies, et notamment les mairies de gauche et écologistes ne le font pas ?

    Damien Carême :

    « C’est à eux qu’il faut poser la question, moi je ne le comprends pas, moi, je l’ai fait chez moi. Je ne souhaite pas faire des camps, c’est pas l’idée de faire des #camps partout, mais parce que j’avais pas d’école vide, j’avais pas d’ancien hôpital, d’ancienne caserne, de vieux bâtiments pour héberger ces personnes. Donc on peut accueillir ces personnes-là, je ne comprends pas pourquoi ils ne le font pas. Je milite en tant que président de l’association #ANVITA pour l’#accueil_inconditionnel »

    Journaliste : Qu’est-ce que vous diriez à #Anne_Hidalgo ?

    « On travaille ensemble... on ne peut pas laisser ces personnes là... il faut les rendre visibles. Il a raison #Yann_Manzi d’#Utopia_56 dans le reportage. Il ne faut surtout pas jouer la politique du gouvernement qui joue l’#invisibilité. Et le ras-le-bol des #bénévoles... moi je connais des bénévoles à Grande-Synthe, ça fait 20 ans qu’ils sont là pour aider des exilés qui arrivent sur le territoire... ils sont épuisés, et c’est l’#épuisement que joue le gouvernement. Il ne faut pas céder à cela et il faut en arriver de temps en temps à un #rapport_de_force pour faire en sorte qu’on ouvre [des bâtiments vides] pour que ces gens ne soient pas à la rue. »

    Journaliste : un mot pour qualifier la politique migratoire du gouvernement

    « C’est la #politique_du_refus. C’est une politique d’#extrême_droite. D’ailleurs l’extrême droite applaudit des 4 mains ce que fait aujourd’hui le gouvernement. »

    Sur la situation à #Briançon :
    Damien Carême :

    « C’est du #harcèlement organisé par l’Etat pour jouer l’épuisement sur les bénévoles mais aussi chez les exilés qui arrivent. Et on voit bien que ça ne sert à rien. Macron, à grand renfort de pub a annoncé qu’il doublait les forces de l’ordre à la frontière italienne pour éviter les entrées, y a jamais eu autant d’entrée à la #frontière franco-italienne... »

    Journaliste : "Il y a quasiment autant d’exilés que de policiers qui dorment dans les hôtels de la ville..."
    Damien Carême :

    « Mais bien sûr ! Le budget de #Frontex est passé de 50 millions à l’origine à 476 millions aujourd’hui, ça ne change rien. La seule chose que ça change, c’est qu’aujourd’hui, à Calais, pour passer de l’autre côté en Angleterre, il y a des gens qui prennent des #small_boats et il y a des gens qui meurent en traversant le détroit de la Manche. Et c’est ça qui est grave. Et c’est ça que font ces politiques ! Que le #trafic_d'êtres_humains est le troisième trafic international après les armes et la drogue, parce que le coût du passage a énormément augmenté. A Grande-Synthe en 2015, on me disait que c’était 800 euros le passage garanti, aujourd’hui c’est entre 10 et 14’000 euros. C’est toute l’#efficacité de cette politique-là. Donc changeons de politique : dépensons beaucoup moins d’argent à faire de la #répression [utilisons-le] en organisant l’accueil »

    Commentaire à partir de cette photo, prise à Grande-Synthe :


    Journaliste : Pourquoi ça se passe comment ça, sachant que c’est votre ancien adjoint, un socialiste, #Martial_Beyaert, qui est maire maintenant ?
    Damien Carême :

    "Il avait toujours été d’accord avec notre politique d’accueil. A partir du moment dans lequel il a assumé la responsabilité, il s’est réfugié derrière la volonté du préfet. Et aujourd’hui il dit qu’il est prêt à ouvrir le gymnase, « mais il faut que l’Etat soit d’accord pour le faire, et l’Etat n’est pas d’accord ». Mais l’Etat ne sera jamais d’accord, donc c’est du #cynisme de tenir ces propos aujourd’hui".

    Sur l’ANVITA :
    Damien Carême :

    « C’est un réseau de soutien, c’est un réseau de pression, il y a 44 communes, 3 régions et 2 départements. »

    Journaliste : c’est facile d’être solidaire en ce moment ?

    Damien Carême : « Oui c’est facile. En fait, tout repose sur l’#imaginaire, sur les #récits qu’on peut faire. Nous, ce qu’on a fait quand on était à Grande-Synthe, et c’est ce qui se passe dans plein de villes... quand on accueille réellement, quand on met en relation les populations accueillies et les populations accueillantes, tout se passe merveilleusement bien. »

    Carême parle de #Lyon comme prochaine ville qui intégrera le réseau... et il rapporte les mots de #Gérard_Collomb :
    Damien Carême :

    "Lyon c’est quand même symbolique, parce que Gérard Collomb... qui avait été, pour moi, le ministre de l’intérieur le plus cynique, lui aussi, puisqu’il m’avait dit quand je l’avais vu en entretien en septembre 2017, ouvert les guillemets : « On va leur faire passer l’envie de venir chez nous », fermées les guillemets. C’était les propos d’un ministre de l’intérieur sur la politique migratoire qui allait été mise en ville"

    L’ANVITA....

    « c’est mettre en réseau ces collectivités, c’est montrer qu’on peut faire, qu’on peut faire de l’accueil sans soulèvement de population... Et c’est bientôt créer un réseau européen, car il y a des réseaux comme ça en Allemagne, en Belgique, en Italie, et fédérer ces réseaux »

    Damien Carême :

    « Dans la #crise_écologique, dans la #crise_climatique qu’on vit, il y a la crise migratoire, enfin... c’est pas une #crise_migratoire, c’est structurel, c’est pas conjoncturel la migration : c’est depuis toujours et ça durera toujours. C’est quelque chose à intégrer. Et donc intégrons-le dans nos politiques publiques. C’est pas une calamité, c’est une #chance parfois d’avoir cet apport extérieur. Et toute l’histoire de l’humanité nous le raconte parfaitement »

    #asile #migrations #réfugiés #interview #Calais #France #Grande-Synthe #camp_humanitaire #camps_de_réfugiés #accueil #rhétorique #appel_d'air #solidarité #mouvements_citoyens #associations #sauvetage #mer #secours_en_mer #Frontex #Fabrice_Leggeri #refus #harcèlement_policier #passeurs #militarisation_des_frontières #efficacité

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  • Greece’s new confidentiality law aims to conceal grave violations against asylum seekers

    We strongly condemn Greece’s new law prohibiting NGOs’ first-hand account of abuses inside refugee camps, said the Euro-Mediterranean Human Rights Monitor in a statement today. The new confidentiality law is in essence an alarming measure to muzzle NGO workers and undermine their crucial role in highlighting the unbearable suffering asylum seekers are subjected to in infamous migrant camps.

    Earlier this week, the Greek government has enacted a law that prevents all workers, including volunteers and government civil servants, from publicly sharing any information related to the operations or residents of refugee camps in the country, also after they have stopped working there. This means that NGO workers won’t be allowed to publicly raise any concerns about potential violations against asylum seekers in those camps or the inhumane conditions they are forced to live through, such as overcrowding, inadequate infrastructure, scarce food and water supply, and appalling sanitary conditions.

    This is not the first attempt of the Greek government to restrict and criminalize solidarity and aid towards migrants. Since its victory at the elections in mid-2019, the right-wing New Democracy party has started pursuing a campaign against NGOs and civil society actors supporting refugees and asylum seekers, with some members also accusing NGOs of smuggling and trafficking people.

    In July 2020, the government declared (https://www.infomigrants.net/en/post/25447/ngos-in-greece-told-to-register-or-cease-operations) that all NGOs working in refugee camps would have to register in order to continue to work and many had to cease their operations. On that occasion, 73 organizations released a statement (https://helprefugees.org/news/statement-greek-ngo-registration) to condemn the unnecessary and disproportional barriers imposed on their work, essential to cover the gaps in the provision of basic services, including legal and medical assistance, housing, informal education and human rights’ monitoring.

    It’s still uncertain how the new law will be implemented, but the mere fact of enacting it is already a clear sign of power and repressive control over asylum issues from the conservative government. The New Democracy party aims at showcasing its ability to curb migration flows within the country better than the previous left-wing Syriza government. Yet this control is done at the expense of refugees and asylum seekers’ human rights.

    Both in the Greek islands and on the mainland, the poor and unsanitary conditions in refugee camps have been extensively documented. Euro-Med Monitor has recently collected first-hand material and information from Greek camps, showing the appalling and inhumane conditions that migrants are forced to endure in such sites.

    “NGOs’ reporting from refugee camps offers timely eyewitness accounts of abuses, provides visibility to the struggles asylum seekers and refugees live daily and reminds political leaders both locally and globally that human rights’ violations will not go unnoticed” said Michela Pugliese, legal researcher at Euro-Med Monitor.

    Euro-Med Monitor calls on Greece to urgently retract this new law; to engage in constructive dialogue with humanitarian workers and volunteers operating in refugee camps; and to concretely support, rather than hinder, their essential work to protect and fulfil migrants and asylum seekers’ fundamental rights.

    https://euromedmonitor.org/en/article/4057/Greece%E2%80%99s-new-confidentiality-law-aims-to-conceal-grave-viola
    #censure #camps_de_réfugiés #asile #migrations #réfugiés #loi #Grèce #confidentialité #solidarité #associations #liberté_d'expression

  • IOM run camps in Bosnia: Structural violence is not an incident

    We demand transparency in the work of international organizations and an immediate switch to the practices of care and justice!

    Since 2018, when the first “temporary reception center” run by the IOM and financed by large from the EU, was established in Bosnia and Herzegovina, people placed in camps have been trying to draw the attention of the public. They have been united in saying that living conditions have been below any standards. At the same time, IOM representatives, as well as the EU, have been repeating that the centers have been built in accordance with the “European standards”. However, they have never told us what these standards are.

    At the moment, camp Blažuj near Sarajevo is the biggest concentration camp in BiH with over 3.200 people ‘housed’ inside. The conditions are precarious. No hot water, food is only basic, it is overcrowded, no heating, many people have scabies, every illness is treated with paracetamol and brufen (DRC responsibility). A similar precarious situation is in another camp near Sarajevo, Ušivak.

    People in Sarajevo are receiving everyday pleas for help from the people in the camps. They ask for food, clothes, hygiene supplies, even baby diapers. Tensions are high and occur in daily conflicts. Additionally, the part of the staff in centers is rude, unprofessional, abusive, and often disrespectful towards the people. Local police enter the camps, and the surrounding area, often using methods that should be scrutinized.

    Therefore, we must ask: Do mass, overcrowded camps represent the “European standard” of living? Is the absence of basic living conditions like hot water and heating, the absence of medical care and treatment, the absence of regular diet and widespread hunger, the absence of human care and compassion the “European standard”? Are mass camps soon becoming new mass graves, as a result of the European living standard in question?

    The atmosphere of tension culminated in Blažuj on the evening of January 20th, when a huge fight broke inside the camp. Another one. Each time it is bigger and bigger. IOM cannot negate this as we all saw the fire a few nights ago, which was the result of one such fight. Those who are running camp do not have the knowledge, or willingness, to deal with tensions, meaning to provide more psychological support than security, better conditions, and activities that would make people at least feel human. Instead of that, the IOM and others have decided to limit media access, and to monitor contacts ‘residents’ have with people outside of the camp and the media, often punishing those who are found to communicate with people outside and accused of sending true information about the conditions in the camp (that should be public anyway). Those who do that are often punished with retaliation, expulsion, or even detention inside the special area in the camps, but also in official detention centers in Bosnia, where with no trials or delivered sentences people are kept sometimes for months.

    In the end, the media, IOM, and authorities put the perpetual blame on people on the move, demonizing and criminalizing them in order to justify their own (wrong) doings and (mis)handlings.

    We ask for transparency in the work of international organizations, and an immediate switch to the practices of care and justice. People in Bosnia, but also many other countries in a similar situation, have been asking for this for decades, with little success, while witnessing what could be described as very problematic behaviour of the personnel and leaders of the international organizations (e.g. during the war, especially in so called “safe zones”, or after the war when the UN personnel was involved in human trafficking).

    - unlimited media access to the camps

    – freedom of speech for people inside the camps

    - utter protection from all kinds of violence

    – access to nutritive food, hot and drinking water, hygienic care, medical treatments, mental health support

    – end to the police, military, and security guards’ violence.

    No more structural violence.

    No more mass camps.

    No more (mass) graves.

    Transbalkan Solidarity

    https://transbalkanskasolidarnost.home.blog/iom-run-camps-in-bosnia-structural-violence-is-not-

    #violence_structurelle #asile #migrations #réfugiés #Bosnie #OIM #IOM #camps_de_réfugiés #Blažuj #Blazuj #Balkans #route_des_Balkans

    ping @isskein @karine4

    • Bosnia: Fight in migrant camp leaves three officials injured

      Two police officers and an IOM employee suffered minor injuries in clashes at the Blazuj migrant reception center near Sarajevo on Wednesday, police said. More than 3,000 migrants are currently housed at the former military barracks.

      Police were called late Wednesday night to intervene in a fight that had broken out between migrants at the center outside Bosnian capital Sarajevo.

      “During the intervention, migrants attacked police officers and damaged several police and International Organization for Migration (IOM) cars, as well as IOM offices,” police spokesperson Mirza Hadziabdic told the news agency AFP.

      Hadziabdic confirmed that two police officers and an IOM employee were slightly injured, and that the property damaged in the clash included computers and other equipment.

      According to a statement by the IOM, “a skirmish between two migrants … quickly escalated into a bigger fight.” It was not immediately clear if anyone was arrested, AP reports.

      In Bosnian media, the incident was described as a major clash. The news platform Klix.ba published images of smashed cars and reported that police brought in members of special units with dogs. According to Klix.ba, around 2,000 migrants clashed with police and threw stones.

      Klix.ba reported on Friday that six persons involved in the scuffles had received deportation orders from the foreigners’ office and local authorities in the Sarajevo Canton. One Iranian national reportedly also received an an entry ban of three years and is due to be deported.
      Tense situation for migrants in Bosnia

      Bosnia is a transit country for migrants, mainly from Asia, Africa and the Middle East, who travel along the Balkan route in hopes of reaching Western Europe. Many however remain stranded in Bosnia and fail to cross into EU member state Croatia — their attempts are thwarted by Croatian border police who are regularly accused of applying force to push migrants back into Bosnia.

      Bosnia has struggled to manage a growing number of migrant arrivals since 2018 and most recently, the EU called upon Bosnia to provide adequate housing for migrants who are stranded in the country and face harsh winter conditions.

      According to estimates from EU and IOM officials, there are currently between 8,000 and 9,000 migrants in Bosnia.

      Around 6,000 migrants are living in five centers run by the IOM.

      Roughly 900 migrants are living in heated tents at Lipa camp, which the Bosnian army set up after weeks of criticism from the international community over the conditions at the camp.

      Roughly 2,000 migrants are camping out in the woods and in abandoned buildings in northwestern Bosnia, and their situation is becoming increasingly dangerous.

      https://www.infomigrants.net/en/post/29826/bosnia-fight-in-migrant-camp-leaves-three-officials-injured

    • Twenty Police Cars damaged by Migrants in Blazuj

      In last night’s riots in the migrant center in Blazuj near Sarajevo, 20 vehicles of the Ministry of Internal Affairs of the Sarajevo Canton and several IOM vehicles were damaged. This information was confirmed for Klix.ba by the Minister of the Interior of Canton Sarajevo, Admir Katica.

      Two injured police officers and one International Organization for Migrations employee is the epilogue of the chaos that happened last night in the migrant camp in Blazuj. This information was confirmed for “Avaz” by Mirza Hadziabdic, spokesman for the Ministry of the Interior of the Sarajevo Canton, and added that 2,000 migrants took part in the riots.

      The situation calmed down last night at 10:50 p.m. The police are still on the spot, an investigation is being carried out, and no one has been detained so far – Hadziabdic added.

      Recall, the workers of the International Organization for Migration (IOM) tried to move to another camp a migrant who disturbed the order and who is the leader of one of the groups in this camp. Migrants tried to release him by force, after which there was a conflict.

      https://www.sarajevotimes.com/around-2000-migrants-participated-in-riots-in-blazuj