• Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    https://www.lemonde.fr/international/video/2026/09/12/immigration-pourquoi-les-candidats-a-l-exil-du-continent-africain-se-reporte

    Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    vidéo A la fin d’août 2026, 1 046 personnes ont été secourues dans l’océan Atlantique en une semaine. Elles tentaient de rejoindre les îles Canaries à bord d’embarcations de fortune. « Le Monde » s’est rendu sur place, au printemps 2026, au plus près de candidats à l’exil.
    Par Laureline Savoye, Adrien Vande Casteele (motion design), Elisa Bellanger (motion design), Gabriel Lecointre (montage) et Marceau Bretonnier (motion design)
    A Djiffer, village de pêcheurs de la côte sénégalaise situé à quelques kilomètres de la Gambie, les pirogues de travail ne prennent plus seulement la mer pour pêcher. Le port est devenu l’un des épicentres du trafic de migrants à destination des îles Canaries, la porte d’entrée vers l’Europe. Au printemps 2026, Le Monde s’est rendu sur place, au plus près de ces candidats à l’exil.
    Cette traversée de l’Atlantique est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde : en 2024, plus de 10 000 personnes y ont perdu la vie ou ont disparu, selon l’ONG Caminando Fronteras, soit une moyenne de 27 morts par jour.
    Pour comprendre pourquoi tant d’hommes et de femmes continuent de risquer leur vie sur l’océan, Le Monde a remonté le fil de ce voyage, en donnant la parole aux exilés, à leurs proches et aux organisateurs de ces traversées clandestines. Cette enquête met en lumière l’engrenage qui transforme les routes migratoires africaines : depuis l’effondrement de la pêche artisanale dû à la concurrence des navires-usines industriels jusqu’au verrouillage sécuritaire de la Méditerranée financé par l’Union européenne.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#sante

  • Plus de 11 migrants tués en mer : l’homme derrière le drame de Saint-Louis tombe quatre ans après, la surprenante découverte dans son téléphone | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/plus-de-11-migrants-tues-en-mer-lhomme-derriere-le-drame-de-saint-louis-tom

    Plus de 11 migrants tués en mer : l’homme derrière le drame de Saint-Louis tombe quatre ans après, la surprenante découverte dans son téléphone
    Auteur : Senewebnews-RP
    Terminus pour Papa Demba W. Ce dernier est identifié par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) comme l’organisateur de l’expédition de migrants qui, en juin 2022, s’était soldée par la disparition en mer de plus de onze candidats au voyage pour l’Espagne. Parties de Bountoundour, à Saint-Louis, les victimes avaient péri après le chavirement de la pirogue qui devait les conduire de la côte à la grande embarcation mobilisée pour défier l’océan jusqu’aux Îles Canaries. « Malgré les cris de détresse des rescapés, qui ont vu leurs parents tomber à l’eau, les membres de l’équipage d’alors avaient catégoriquement refusé de revenir leur apporter une quelconque assistance », rembobine Libération, qui donne l’information dans son édition de ce lundi. Introuvable depuis quatre ans et le mandat d’arrêt décerné contre lui, Papa Demba W. a été arrêté le 28 août dernier. Les enquêteurs l’ont repéré et coincé dans sa maison familiale, à Bountoundour, précise le quotidien d’information.
    S’il a reconnu face aux enquêteurs être l’organisateur du voyage macabre, poursuit le journal, « il a affirmé n’avoir jamais été au courant de ce drame ». Il a juré que « le jour du départ, après avoir assisté à la dernière rotation vers la grande embarcation, il avait quitté la rive avant de sortir de Saint-Louis et continuer sur Mbour », relaye la même source. S’il pouvait espérer se tirer d’affaires avec cet alibi, Papa Demba W. a vu son cas s’aggraver lorsque les policiers ont exploité son téléphone. Libération renseigne en effet que les enquêteurs ont découvert qu’il était en train de préparer un autre voyage clandestin vers l’Espagne dont le départ était fixé à samedi dernier et pour lequel il avait déjà encaissé 1,5 million de francs CFA auprès des candidats au départ. « Les recherches en vue de retrouver son complice pour le nouveau voyage irrégulier sont demeurées infructueuses à ce stade. Mais elles se poursuivent », indique le journal. Qui informe que le mis en cause a été déféré au parquet de Saint-Louis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#trafic#sante#droit#mortalite#saintlouis#mbour#canaries#DNLT

  • « L’art du #Deal » de Trump bute sur la résistance du #Canada
    https://lvsl.fr/lart-du-deal-de-trump-bute-sur-la-resistance-du-canada

    Les exigences commerciales de #Donald_Trump face au Canada, qui auraient entraîné la disparition de secteurs entiers de l’économie productive, comme celui de l’automobile, étaient inacceptables pour Ottawa. L’échec des négociations ouvre la voie à une stratégie industrielle démocratique rejetant le #libre-échange.

    #International #commerce #Etats-Unis #Mark_Carney #USA

  • Canaries : plus de 80 morts, dont un bébé, après une dérive de 27 jours en mer d’une pirogue partie de Gambie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73456/canaries--plus-de-80-morts-dont-un-bebe-apres-une-derive-de-27-jours-e

    Canaries : plus de 80 morts, dont un bébé, après une dérive de 27 jours en mer d’une pirogue partie de Gambie
    Par La rédaction Publié le : 03/09/2026
    Une pirogue a été secourue ce jeudi à l’aube, à la dérive au sud de l’archipel espagnol. À bord, il ne restait que 44 survivants et cinq corps. L’embarcation avait quitté la Gambie il y a 27 jours avec 127 personnes. On dénombre plus 80 morts, dont un bébé.
    Plus 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie il y a 27 jours de Gambie vers les Canaries. Lors de l’opération de sauvetage, menée par le Salvamento Marítimo, jeudi 3 septembre, seuls 44 survivants ont été comptabilisés.
    Selon l’agence de presse espagnole EFE, 127 personnes se trouvaient à son bord au moment du départ. La pirogue était à la dérive depuis plusieurs jours. Cinq corps ont été retrouvés dans le bateau, mais les sauveteurs ont été contraints, dans un premier temps, de laisser les dépouilles dans l’embarcation, en raison de l’état agité de la mer.Une porte-parole de l’ONG espagnole d’aide aux migrants Caminando Fronteras, Helena Maleno, a de son côté affirmé sur X que 83 migrants étaient morts, dont 3 femmes et un bébé. D’après d’autres informations, encore provisoires, les survivants sont tous des hommes originaires de Gambie et du Mali. Beaucoup présentaient des signes de déshydratation et de désorientation, ainsi que des symptômes liés à l’ingestion d’eau de mer.
    La Garde civile a confirmé à l’ONG espagnole Caminando Fronteras que la pirogue portait sur sa coque des inscriptions correspondant à celles d’une embarcation partie le 7 août de Gambie avec 127 personnes à bord, dont quatre femmes et un bébé.
    Cette information corrobore les témoignages des survivants, qui ont déclaré à la Croix-Rouge, lors de leur prise en charge sur le quai d’Arguineguín (à Grande Canarie), qu’ils avaient pris la mer en direction des Canaries « avec plus d’une centaine de personnes », dont beaucoup ont péri pendant la traversée.Plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Les drames sont hélas devenus monnaie courante dans l’Atlantique. Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
    Des pirogues surchargées partent aussi depuis la Gambie afin d’éviter le renforcement des contrôles plus au nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal).Mais prendre la mer d’aussi loin pour rejoindre l’archipel espagnol - 1 500 km sépare la Gambie des Canaries - implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de dériver ou de faire naufrage. De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Début août, une pirogue avec 133 migrants à bord avait été secourue par les forces espagnoles, elle dérivait depuis plusieurs jours dans l’océan. L’embarcation avait quitté la Gambie 11 jours auparavant. Selon le récit des migrants eux-mêmes, ils avaient effectué un voyage de 11 jours depuis Bakau et à bord du navire se trouvaient des personnes originaires de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigéria et de Côte d’Ivoire. Le 22 juillet, une petite embarcation transportant 165 personnes arriva aux Canaries. La traversée coûta la vie à une femme et fit 15 blessés, dont un bébé de six mois. Début janvier, 96 personnes avaient été secourues après le naufrage de leur pirogue au large de la Gambie. Selon les survivants, 200 personnes étaient à bord au moment du départ, ce qui sous-entend que le bilan des victimes était très élevé

    #Covid-19#migrant#migration#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#gambie#senegal#mali#burkinafaso#nigeria#cotedivoire#mortalite#sante

  • #Inuit

    Vingt ans après avoir découvert l’art inuit au musée des beaux-arts du Canada, Edmond Baudoin réalise avec son ami le dessinateur Troubs, ce grand voyage qu’ils attendaient depuis longtemps : se rendre dans deux territoires peuplés par des Inuits, le #Labrador et le #Nunavut. Un périple aussi compliqué qu’onéreux car ces régions isolées sont difficiles d’accès…

    La force des récits de Baudoin et Troubs réside dans l’accumulation de témoignages et de points de vue variés comme ceux d’une bibliothécaire, d’un ancien maire, d’un sculpteur, d’un archéologue, d’une activiste… En assemblant leurs récits, Inuit évoque les problèmes économiques, sociaux et écologiques que rencontrent ces populations autochtones du nord du continent américain et surtout, l’angoisse existentielle qui les habite. Car les modes de vie se sont radicalement transformés au cours du siècle passé – du fait de la #sédentarisation et de la #colonisation – et des pans entiers de la culture traditionnelle disparaissent.

    Loin d’être uniquement un livre de voyage vers des contrées lointaines, Inuit propose un état des lieux poétique, non-exhaustif et humaniste de la culture inuite en ce début de XXIe siècle.

    https://www.lassociation.fr/catalogue/inuit
    #inuits #peuples_autochtones #Canada #livre #BD #bande-dessinée #Arctique #conte_du_Narwal #art #art_inuit #North_West_River #Labrador #Goose_Bay #religion #chamanisme #langue #chasse #Innus #marche #inuktitut #colonisation #alcoolisme #drogues #Nunavut #pensionnats #génocide_culturel #commission_vérité_et_réconciliation #Pang #kattajaq

  • La marine marocaine intercepte une pirogue avec 201 migrants subsahariens - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73421/la-marine-marocaine-intercepte-une-pirogue-avec-201-migrants-subsahari

    La marine marocaine intercepte une pirogue avec 201 migrants subsahariens
    Par La rédaction Publié le : 01/09/2026
    Une pirogue avec 201 migrants à son bord a été interceptée samedi par la marine royale marocaine. Partie de Gambie, elle faisait route vers les îles Canaries. C’est au large de Dakhla, au Sahara occidental - un territoire disputé et contrôlé en grande partie par le Maroc - qu’une pirogue a été interceptée, samedi 29 août, par la Marine royale marocaine. À son bord, 201 migrants tentaient de rejoindre les îles Canaries, selon un communiqué des autorités relayées par l’agence de presse marocaine (MAP).Toujours selon la MAP, les personnes secourues, parmi lesquelles figuraient des femmes et des mineurs, ont été ramenées saines et sauves au village de pêche Roc-Chico (190 km au sud-ouest de Dakhla). Selon l’agence de presse sénégalaise (APS) citant les autorités marocaines, l’embarcation était partie de Gambie avec une majorité de Guinéens, des Sénégalais, dont 2 femmes et 1 enfant, des Ivoiriens, des Maliens et des Gambiens. Après avoir reçu les soins nécessaires à bord, elles ont ensuite été "confiées à la Gendarmerie Royale pour l’accomplissement des procédures administratives d’usage’’, a fait savoir l’armée marocaine.Mercredi, une autre pirogue, partie également de la Gambie, avait été interceptée avec à son bord 193 candidats à l’émigration, dont 75 de nationalité sénégalaise, selon l’APS citant une source diplomatique.
    Le consulat général du Sénégal à Dakhla a annoncé l’envoi d’une mission au centre d’accueil de Bir-Guindouz, situé à environ 300 kilomètres au sud de Dakhla, afin de procéder à l’identification des Sénégalais interceptés.La distance entre les côtes ouest-africaines et les Canaries est de plus de 1 000 km. Les vents violents et les forts courants rendent la traversée très risquée. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 1 906 migrants sont morts ou ont été portés disparus sur cette route en 2025. La grande majorité était partie de Mauritanie. L’année précédente, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là).
    Mi-juillet, 143 personnes sont mortes ou ont été portées disparues dans l’Atlantique au large de la Mauritanie, a rapporté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’embarcation dans laquelle elles se trouvaient a dérivé pendant près de 25 jours et seuls 38 migrants ont été secourus. Pour le HCR, ces drames rappellent que « la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries demeure l’un des corridors migratoires mixtes les plus meurtriers au monde ». D’autant que pour éviter les contrôles, les exilés partent de plus en plus loin. « On note une augmentation des départs de Gambie, mais aussi plus au Sud, de Guinée-Bissau et de Guinée », expliquait fin septembre 2025 auprès d’InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines. « Ce déplacement est de nouveau dû au resserrement d’autres voies migratoires », assurait-elle, évoquant les durcissements des contrôles au Maroc « et plus récemment en Mauritanie et au Sénégal ».
    Le rallongement de la route des Canaries signifie aussi plus de risques. « La distance est importante, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, (et) le comportement des passeurs peut accroître le danger », rappelait la chercheuse.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#gambie#HCR#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#atlantique#canaries

  • Au Canada, les étudiants étrangers délaissent les universités après le resserrement des conditions d’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/31/au-canada-les-etudiants-etrangers-delaissent-les-universites-suite-au-resser

    Au Canada, les étudiants étrangers délaissent les universités après le resserrement des conditions d’immigration
    Par Alexandre Lepoutre (Montréal, correspondance)
    Sur le campus de Polytechnique Montréal, l’effervescence de la rentrée bat son plein. Dans les couloirs, les nouveaux étudiants prennent leurs repères, pendant que leurs aînés leur préparent une soirée de bienvenue. Au salon étudiant, une guirlande de drapeaux d’une dizaine de pays flotte au-dessus des tables. Un clin d’œil à la vocation internationale de l’établissement, où les étudiants étrangers représentaient, fin 2024, 60 % des inscrits en master, et près de 70 % en doctorat. « Mais on a vu une baisse drastique ces dernières années », observe Imane Chafi, étudiante québécoise en génie informatique et ancienne présidente de l’Association étudiante des cycles supérieurs de Polytechnique.
    Depuis 2024, le gouvernement fédéral canadien et celui du Québec ont considérablement durci leur politique migratoire, dans le but revendiqué de soulager la pression sur le marché du logement et les services publics. Ottawa a ainsi plafonné le nombre annuel de permis d’études, et resserré les critères d’admission. A l’échelle du pays, le nombre de nouveaux étudiants étrangers a chuté de plus de 80 % en deux ans : ils étaient près de 125 000 admis au premier semestre 2024, contre environ 22 000 sur la même période en 2026.
    Le recul est tel que le Canada peine désormais à atteindre ses propres objectifs d’accueil : sur les 155 000 nouveaux étudiants que le pays s’est engagé à recevoir cette année, seuls 15 % sont arrivés à ce jour. « Beaucoup d’étudiants ont vu leur avenir bouleversé. Ils ont été dissuadés de venir ici », abonde Imane Chafi. De son côté, Théo Denorme, étudiant de doctorat en génie mathématique à Polytechnique Montréal, et originaire du nord de la France, navigue dans l’inconnu, bien qu’il soit déjà installé au Québec. « J’ignore quelles seront les règles après l’expiration de mon visa, en 2027, explique-t-il. Les choses changent en cours de route, ce que je trouve un peu stressant. »
    L’école d’ingénierie, qui abrite également l’un des plus grands centres de recherche en génie au Canada, redoute des effets négatifs sur l’attractivité scientifique du pays. « On a besoin de cette diversité, c’est une grande richesse, insiste la directrice générale de Polytechnique Montréal, Maud Cohen. Quand on est plus ouvert sur le monde, on se confronte aussi à ce qui se fait ailleurs dans la recherche. » Elle cite en exemple l’apport de l’astronaute français Thomas Pesquet, passé par cette université en 2000-2001 en tant qu’étudiant étranger.
    En deux ans, les inscriptions d’étudiants étrangers en doctorat ont baissé de 25 %. Pour tenter d’enrayer le mouvement, Polytechnique Montréal a ouvert une antenne à Paris pour convaincre les étudiants français de faire le choix du Canada malgré les embûches administratives. Des moyens supplémentaires ont également été mis à Montréal pour accompagner les étudiants dans leurs démarches d’immigration. « C’est un rôle que devraient plutôt remplir les pouvoirs publics, reconnaît Maud Cohen, mais nous nous sentons une certaine responsabilité vis-à-vis des étudiants. »
    Universités Canada, qui représente une centaine d’établissements, alerte, de son côté, sur le manque à gagner financier pour les universités. La baisse des inscriptions a produit des effets très concrets : certains établissements ont dû suspendre des programmes d’études, faute d’un nombre suffisant d’étudiants. « Est-ce que le Canada pourra atteindre ses objectifs économiques ?, se demande le président-directeur général de l’organisme, Gabriel Miller. Le pays est dans une course pour construire des infrastructures et diversifier ses relations commerciales. Les étudiants étrangers de qualité sont nos meilleurs atouts pour y arriver. »D’autres voix relèvent la contradiction du discours porté par le gouvernement de Mark Carney, qui met en avant la souveraineté économique du Canada tout en portant atteinte au modèle universitaire et académique dont celle-ci dépend. « On participe au développement économique du pays, défend la directrice générale de Polytechnique Montréal. On fait le pari que le gouvernement va entendre raison, et qu’il va peut-être essayer d’assouplir les règles. »Sans renoncer à son tour de vis sur l’immigration, le gouvernement fédéral a lancé, en décembre 2025, un nouveau programme de bourses destiné à attirer des chercheurs de renommée internationale, notamment ceux qui cherchent à fuir les Etats-Unis. Universités Canada salue la mesure, mais estime que le pays aura fort à faire pour redorer son image auprès des étudiants étrangers, qui ont le sentiment que les portes leur sont fermées. Gabriel Miller veut les convaincre du contraire : « Il y a de la place pour vous. Nous voulons que vous soyez ici. Nous voulons que vous soyez nos ingénieurs, nos entrepreneurs, nos médecins, parce que ce pays est appelé à grandir. »

    #Covid-19#migration#migrant#canada#etudiant#politiquemigratoire#immigration#droit#sante

  • #Baignade à #Paris : plus de 180 000 personnes ont plongé dans la #Seine cet été

    Alors que Paris a connu plusieurs canicules cet été, les sites de baignade dans la Seine ont fait le plein. D’après un #bilan de la Ville de Paris publié le 29 août, les trois sites gratuits, situés au bras Marie, à Bercy et à Grenelle, ont accueilli 120 000 baigneuses et baigneurs en huit semaines cet été. Soit une fréquentation en hausse de 20 % par rapport à 2025.

    Ces espaces de baignade ont ouvert à l’été 2025, dans la foulée des Jeux olympiques de 2024. Cela faisait alors un siècle que la baignade dans le fleuve était interdite à Paris.

    Les autres sites de baignade de la capitale ont également suscité l’engouement des Parisiennes et Parisiens. 63 000 personnes se sont baignées dans les #canaux : 51 000 au bassin de la Villette et 12 000 dans le #canal_Saint-Martin. Ce dernier avait ouvert dès la mi-juin, de manière anticipée, en raison de la canicule. Au total, les sites de baignade parisiens dans la Seine, le canal Saint-Martin et le #bassin_de_la_Villette ont ainsi attiré plus de 180 000 visiteurs cet été.

    Les quatre piscines extérieures ont également accueilli 33 000 nageurs, portant à 216 000 personnes le nombre total de baigneurs dans la capitale.

    Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé vouloir « aller plus loin » en 2027. Un nouveau site dans le bassin de l’Arsenal, à Bastille, est notamment à l’étude.

    https://reporterre.net/Baignade-a-Paris-plus-de-180-000-personnes-ont-plonge-dans-la-Seine-cet-
    #baignade_urbaine #eau #accès_à_l'eau #rivières #France

    • Baignades à Paris : #2026, l’année de tous les records

      Cet #été, Paris s’est mise à l’eau ! En huit semaines, 216 000 baigneuses et baigneurs ont profité de la Seine, des canaux et des centres sportifs pour nager, se rafraîchir et savourer l’été au cœur de la capitale. Un record qui confirme le succès des baignades parisiennes… et qui donne déjà envie de remettre ça l’année prochaine !

      La Seine fait le plein

      Depuis le 4 juillet, les Parisiennes, les Parisiens et les visiteurs ont été nombreux à piquer une tête dans la Seine. Pour cette deuxième saison, le succès est au rendez-vous : 120 000 baigneuses et baigneurs ont profité des trois sites aménagés dans le fleuve, soit 20 % de plus qu’en 2025.

      À Bras-Marie et sur le quai de Bercy, 42 000 personnes ont fait quelques longueurs, tandis que 36 000 nageurs ont profité du site de Grenelle. De quoi confirmer que la Seine est bel et bien devenue un nouveau terrain de jeu estival à Paris.

      Nager, se rafraîchir, bronzer au bord de l’eau ou simplement profiter du fleuve… cet été, les bonnes raisons de se jeter à l’eau ne manquaient pas. Et visiblement, les Parisiennes et les Parisiens n’ont pas eu besoin de beaucoup se faire prier !
      Les canaux font aussi des vagues

      Le succès s’est poursuivi dans les canaux : 63 000 personnes ont profité des baignades du Bassin de la Villette et du Canal Saint-Martin. Avec 51 000 baigneuses et baigneurs, le Bassin de la Villette a largement fait le plein, tandis que 12 000 personnes ont nagé au Canal Saint-Martin, dont 9 000 lors de son ouverture exceptionnelle fin juin.

      Les quatre centres sportifs proposant des baignades ont également accueilli 33 000 personnes. Au total, 216 000 nageuses et nageurs ont profité des différents sites parisiens. 216 000 personnes à l’eau : finalement, Paris avait bel et bien la tête dans les nuages… et les pieds dans l’eau !
      Une parenthèse fraîche au cœur de l’été

      Avec les fortes chaleurs qui ont rythmé la saison, les baignades parisiennes ont été particulièrement bienvenues. Un tiers des jours d’ouverture ont correspondu à un épisode de canicule, offrant aux Parisiennes, aux Parisiens et aux visiteurs une manière simple et gratuite de se rafraîchir.

      Une baignade en famille, quelques longueurs entre amis ou une pause au bord de l’eau : ces espaces sont devenus de vrais lieux de vie et de convivialité, particulièrement précieux pour celles et ceux qui passent l’été à Paris.

      https://ws-paris-v4.paris.fr/pages/baignades-a-paris-2026-l-annee-de-tous-les-records-36238
      #chiffres #statistiques #chaleur #canicules #fraîcheur

  • Donald #Trump change le nom de l’emblématique lac #Ontario en pleine brouille avec le #Canada
    https://www.huffingtonpost.fr/international/video/donald-trump-change-le-nom-de-l-emblematique-lac-ontario-en-pleine-br

    Après avoir ordonné de changer le nom du « golfe du Mexique » en « golfe d’Amérique », le président des États-Unis a fait une nouvelle annonce surprenante.

    Il a lui-même griffonné le changement de nom au stylo noir sur une carte. Donald Trump, engagé dans une dure confrontation commerciale avec le Canada, a signé ce jeudi 27 août un décret qui selon lui change « immédiatement » le nom du « lac Ontario », situé à la #frontière américano-canadienne, en « lac Amérique ».

  • # Le Canada arrête de négocier et rapatrie ses envoyés.

    « Marre des jeux de Trump à la con. Les US imposent des droits de douane de 50% sur leurs importations venant du Canada ? Hop on fait pareil. Illico. Suffit, faut pas nous prendre... »



    https://www.pm.gc.ca/en/news/statements/2026/08/21/statement-prime-minister-carney-canada-us-trade-negotiations

    #Canada #douane #Trump #négociation #rupture

  • Migration irrégulière : 42 candidats interceptés, dont 10 Sénégalais, une femme enceinte et trois enfants | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-irreguliere-42-candidats-interceptes-dont-10-senegalais-une-femme

    Migration irrégulière : 42 candidats interceptés, dont 10 Sénégalais, une femme enceinte et trois enfants
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    La Garde côtière mauritanienne a intercepté, au large de Nouadhibou, une embarcation transportant 42 migrants, dont une femme enceinte et trois enfants. Partie de Kartong, en Gambie, le 2 août, la pirogue avait pour destination les îles Canaries. À son bord se trouvaient 32 Gambiens et 10 Sénégalais. Selon les informations rapportées, l’embarcation s’est retrouvée à court de vivres et sans GPS. Face à cette situation, le capitaine a décidé de faire demi-tour en direction de la Mauritanie. Les 42 passagers sont sains et saufs et ont été pris en charge par les autorités mauritaniennes.

    #Covid-19#migration#migrant#mauritanie#gambie#routemigratoire#subsaharien#migrationirreguliere#sante#canaries

  • États-Unis : l’hécatombe des Amérindiennes sort progressivement du silence médiatique - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260817-%C3%A9tats-unis-l-h%C3%A9catombe-des-am%C3%A9rindiennes-sort-progressiv

    Une précarité qui favorise les disparitions

    Les femmes amérindiennes vivent, pour beaucoup, dans des conditions de grande précarité, qui les rendent particulièrement vulnérables. Les réserves sont souvent situées dans des zones rurales reculées. L’accès aux soins est limité. Les services sociaux sont sous-dotés.

    « Les Amérindiens sont les plus touchés sur tout », constate Sabrina Van Tassel : suicide, diabète, meurtre, viol. À cette fragilité matérielle s’ajoute une fragilité psychique. Le traumatisme se transmet de génération en génération. Dans son documentaire, l’histoire de Marie Ellen Johnson-Davis, une jeune femme disparue, révèle l’ampleur des blessures : « Dans sa famille, j’ai pu établir que chaque femme sur au moins trois générations avait été violée », explique-t-elle.

    Cette répétition des violences, de mère en fille, installe l’idée d’une fatalité. Les prédateurs, eux, savent repérer ces vulnérabilités : « Un prédateur ne va pas agresser la personne la plus forte du troupeau. Il va agresser la plus faible », résume la documentariste.

    Les addictions – alcool, drogues – sont à la fois une conséquence du traumatisme et un facteur aggravant. Elles s’enracinent dans les politiques coloniales : changement brutal d’alimentation, destruction des repères culturels, violences dans les pensionnats, absence de prise en charge. « Ils n’ont pas eu le système nécessaire pour pouvoir se soigner, et donc ils ont reproduit le traumatisme », note Sabrina Van Tassel.

    #féminicides #violences_coloniales #apartheid #nations_amérindiennes #États-Unis #Canada

  • Face aux tensions dans le Golfe, la Chine inaugure sa « #route_de_la_soie_arctique » vers l’Europe

    Les bateaux passent au compte-gouttes dans le #détroit_d’Ormuz, mais rien ne semble pouvoir limiter l’inexorable #expansion_commerciale chinoise, notamment vers l’#Europe. Le made in China est pénalisé par l’administration américaine. Avec sa « route de la soie » glacée, Pékin mise donc sur l’Arctique, une voie #alternative aux détroits du #Golfe_persique.

    À partir de mercredi 12 août, la compagnie chinoise #Sea_Legend inaugure la première ligne régulière de #fret_maritime qui relie les #ports chinois et européens par l’Arctique. La nouvelle #route_polaire doit permettre un gain à la fois de temps et de sécurité, et donc un gain financier : une vingtaine de jours de voyage contre 40 en passant par le #canal_de_Suez ou 50 en contournant l’Afrique par le #cap_de_Bonne-Espérance.

    Le projet date des années 2000 avec les premières expéditions scientifiques envoyées par Pékin. Et depuis 2013, la Chine est observateur permanent au #Conseil_de_l'Arctique, même si elle n’a pas de rive sur ces eaux glacées.

    Un partenariat vital avec Moscou

    Dans ce projet, la #Russie a investi massivement pour organiser cette #navigation. « Les Russes ont créé une commission mixte russo-chinoise pour cette navigation arctique et c’est les Chinois qui sont les premiers clients. Les Chinois sont intervenus à de multiples reprises depuis 2014 pour sauver certains projets russes, en particulier des projets de #gaz_liquéfié », précise Jean Radvanyi, géographe, géopolitologue et auteur de L’Arctique russe, un nouveau front stratégique.

    Conséquences sur l’#environnement : parce qu’elle est plus courte, cette voie commerciale arctique réduit, certes, les émissions de carbone d’environ 30% par rapport à la route par le canal de Suez, mais la #pollution causée par les navires va largement perturber les écosystèmes et les populations du cercle polaire.

    https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20260812-face-aux-tensions-dans-le-golfe-la-chine-inaugure-sa-route-de-la-soie-a
    #route_de_la_soie #arctique #Chine

  • « On a rayé des cartes les petits #cours_d’eau, et la sécheresse s’est répandue »

    En rayant des cartes tous les petits cours d’eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les #nappes_phréatiques.

    La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « #petits_chevelus » qui irriguaient merveilleusement les paysages, rechargeaient les nappes phréatiques, nourrissaient les #zones_humides et les grandes vallées. Aujourd’hui, ce réseau fin de milliers de petits #ruisseaux — rus, béals, filets d’eau de tête de bassin versant — se défait silencieusement, et alimente la terrible sécheresse que nous connaissons, tout autant que le déficit de #pluie.

    Cette affirmation n’est pas du catastrophisme. Elle découle de constats d’observation réalisés sur les petits cours d’eau, de bulletins hydrologiques, de mesures des nappes phréatiques, de cartes de sols dégradés réalisés dans toute la France sous le contrôle d’Eau France par Ades, la banque d’accès aux données de quantité et de qualité des #eaux_souterraines.

    Ces relevés racontent la même histoire : la géographie de notre pays bascule vers des changements de #paysages considérables, défavorables aussi bien à l’agriculture qu’aux humains — sans même parler des non-humains, de plus en plus vulnérables avec la prolongation des sécheresses.

    Victimes de l’#agriculture productiviste et de l’#urbanisation aveugle

    Pour comprendre cette disparition des petits cours d’eau, remontons un peu le temps. Le 30 décembre 2006, une #loi_sur_l’eau_et_les_milieux_aquatiques (#Lema) était adoptée en France, qui transposait dans le droit une directive européenne visant à restaurer l’état écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici à 2015.

    Certains syndicats agricoles n’ont pas vu cette ambition d’un bon œil, notamment la #FNSEA, représentant majoritaire de l’#agriculture_productiviste, désormais contrainte d’interdire les rejets de #nitrates dans les cours d’eau. L’Union européenne condamnera d’ailleurs plusieurs fois l’État français pour son laxisme vis-à-vis de ces pratiques (https://www.actu-environnement.com/ae/news/nitrates-cjue-condamnation-france-z).

    Mais grâce au gouvernement socialiste de l’époque (Reporterre l’a raconté en 2017 : https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general), un tour de passe-passe résolut le dilemme : de cours d’eau, les petits ruisseaux devinrent des « fossés », « canaux » ou « ravines », privés de la protection instaurée par la loi de 2006. Résultat : plus de bandes-tampons obligatoires pour les préserver des constructions et autres barrages hydrauliques, plus d’encadrement des #épandages de #pesticides. Sortis du droit, ils furent aussi effacés des #cartes administratives hydrologiques que l’on commençait alors à réaliser. Dans certains départements, la moitié d’entre eux ont tout simplement été rayés des cartes.

    Invisibilisés, ces petits cours d’eau ont pu être maltraités sans égards par des #pollutions diverses, malmenés par des sécheresses prolongées, ou tout simplement comblés par des propriétaires, et ainsi à jamais perdus. Leur #ruissellement ne s’effectuant plus, ou plus correctement, ils ne jouent plus leur rôle de capillaires du territoire. Des milliers de vallons se retrouvent ainsi privés d’eau pendant des semaines, voire des mois.

    Leur #disparition n’est pas seule en cause dans l’assèchement des sols, il faudrait aussi parler par exemple de l’abandon des #réseaux_gravitaires et autres #canaux_d’irrigation. Mais elle est essentielle pour comprendre la sécheresse des #sols et l’épuisement des nappes phréatiques, qui a ouvert la voie à des transformations profondes de nos terres et de nos habitats.

    Une véritable fuite en avant

    Chacun peut le constater, la sécheresse transforme les #paysages. Les images prises depuis le ciel sont saisissantes : rivières réduites à des rubans de cailloux, lacs contractés, champs grillés, forêts jaunies au cœur de l’été. Le manque d’eau dans les sols stoppe la croissance des arbres, bloque la photosynthèse (faisant dépérir certaines essences), et réduit leur possibilité de stockage de carbone. Le risque d’incendie et de ravageurs augmente en proportion.

    Les habitats humains en subissent aussi les conséquences. La rétractation des argiles l’été, puis leur gonflement au retour des pluies, fissure les murs, déstabilise les fondations. En France, plus de 60 % des maisons individuelles se situeraient désormais dans des zones d’exposition moyenne ou forte à ce phénomène, ce qui provoque de silencieuses migrations, du fait du coût élevé des réparations.

    Pour tenter de compenser la sécheresse provoquée par la disparition progressive de ces petits cours d’eau, l’agriculture développe l’#irrigation_sous_pression (#aspersion, #goutte-à-goutte), accaparant l’été une part très importante de l’eau, au prix de #conflits_d’usage croissants avec les milieux aquatiques, la production d’énergie, les usages domestiques.

    Des projets fantasmagoriques refont surface, comme les « #autoroutes_de_l’eau » qui détourneraient les eaux du Rhône ou d’autres fleuves vers des territoires en tension. Comme si l’on pouvait corriger la géographie par quelques tuyaux géants, alors que les grands cours d’eau eux-mêmes voient leurs débits diminuer. Une véritable fuite en avant !

    Instaurer une #démocratie_de_l’eau

    Si la sécheresse est bien amplifiée par le réchauffement global, la vulnérabilité de la France face à ce choc est donc largement le produit de ses choix. Elle a trop traité l’eau comme un stock à répartir, et non comme une trame à préserver, préférant contester les contraintes juridiques et écologiques plutôt que de réorganiser ses pratiques agricoles.

    Il faut désormais le reconnaître : nous avançons, année après année, vers un nouveau paysage, une nouvelle géographie. Nous ne retrouverons plus un état antérieur. Pour éviter la déshydratation continue du pays, il faut renouer avec la #géographie_de_l’eau en :

    – cessant de rayer des cartes tous les petits cours d’eau, et en les restaurant pour redessiner une trame vitale du territoire ;
    - en réorganisant l’agriculture autour de la #sobriété_hydrique, avec l’#agroécologie ;
    - en mettant l’eau au centre des politiques d’#aménagement_des_territoires, de l’extension des villes notamment. Plus rien ne devrait être construit sans tenir compte des sources disponibles.

    Il est temps de faire de la protection et de l’accès égalitaire à la ressource en eau un axe central de la #planification_écologique. Il est temps de simplifier et de rendre transparente pour tous les citoyens la #gestion_de_l’eau et de sortir d’une complexité administrative sans issue. Sans eau, il n’y aura ni territoire, ni économie, ni démocratie viables.

    https://reporterre.net/On-a-gomme-les-petits-cours-d-eau-des-cartes-et-la-secheresse-s-est-repa

    #eau #rivière #France #sécheresse #hydrologie #invisibilisation

    signalé aussi par @colporteur :
    https://seenthis.net/messages/1186226

    voir aussi :
    Une #cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la #réglementation
    https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incohe
    https://seenthis.net/sites/7282461336008050837
    via @sombre

    • Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau
      (publié en 2017)

      La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

      C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France. En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

      Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce « syndicat » paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels. Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultramajoritaire dans la profession.

      L’industrialisation des campagnes, les élevages concentrationnaires, l’irruption des pesticides, la destruction des haies et des talus boisés, le remembrement, le recalibrage des rus, ruisseaux et rivières, sont une œuvre partagée. Essentiellement entre le ministère de l’Agriculture, les directions départementales de l’Agriculture (DDA), où règnent les Igref — ingénieurs polytechniciens chargés des « eaux et forêts » —, et la FNSEA, qui contrôle les puissantes chambres d’agriculture.

      Le désastre qui s’ensuit est donc le leur, qu’ils présentent pourtant comme un triomphe de la modernité. En 2007, quand Sarkozy lance son Grenelle de l’environnement, promettant une « révolution écologique » qui n’aura jamais lieu, les chefs de la FNSEA s’inquiètent. À tort. Après avoir copieusement brassé le vent, Sarkozy lance en novembre 2011 sa fameuse phrase : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi, ça commence à bien faire. »
      L’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle

      La FNSEA aurait sans problème fait affaire avec un Sarkozy réélu président, mais la gauche gouvernementale ne lui a jamais fait défaut. Faut-il rappeler qu’un Henri Nallet, jadis ministre de l’Agriculture de Mitterrand — 1985-1986, puis 1988-1990 —, a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA ? Qu’Edgard Pisani, devenu socialiste sur le tard et vice-président de la Commission européenne en 1984, a été le ministre de l’Agriculture de De Gaulle entre 1961 et 1966, lançant réforme sur réforme en compagnie de Michel Debatisse, futur président de la FNSEA ?

      En bref, l’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle. Et d’autant que la présidence se révèle d’une grande faiblesse politique, donc bien plus impressionnable. La FNSEA de Xavier Beulin — il est devenu son président en 2010 — sent rapidement qu’elle peut espérer beaucoup de la gauche, peut-être davantage que d’une droite sarkozyste. Beulin devient en quelques mois un interlocuteur privilégié de Hollande, ce qui permet de mieux comprendre la suite.

      Les productivistes agricoles n’ont en fait jamais digéré la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006. Celle-ci transpose dans le droit français une directive européenne sur l’eau adoptée en octobre 2000. Or cette loi a pour objectif — entre autres — de parvenir à un « bon état » écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici 2015. La FNSEA, qui sait à quoi s’en tenir, y voit une menace directe : l’agriculture industrielle dissémine massivement des pesticides et pollue les rivières et les rivages avec ses nitrates. En 2014, l’Europe a d’ailleurs condamné une nouvelle fois la France pour sa politique trop laxiste contre l’épandage des nitrates.
      Nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans

      Comment en sortir ? La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. » Une guérilla invisible commence. Quelques contrôles de terrain de l’Onema aboutissent à des procès-verbaux pour épandage de lisier ou comblement de ruisseaux, qui viennent heurter de plein fouet les habitudes agricoles. Fin 2013 commence un cycle de manifestations musclées de la FNSEA, avec déversement de fumier, devant les sièges décentralisés de l’Onema. On y refuse le principe même des contrôles.

      C’est alors que tout dérape au sommet de l’État. Manuel Valls, devenu Premier ministre, décide de se soumettre au lobby agricole, et commande en novembre 2014 un rapport sur « la mise en œuvre des contrôles » de terrain à la députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat. Le texte, publié fin mai 2015, ne peut que combler la FNSEA, car il prend parti, jusqu’à la caricature. On y lit par exemple cette phrase d’anthologie, qui ridiculise toute inspection de terrain : « La mission recommande qu’aucun constat de non-conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n’auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ».

      En somme, nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans. Au-delà, le rapport ouvre une porte à des enjeux plus lourds encore, en réclamant la réalisation de cartes des cours d’eau, département par département. Pour la FNSEA, c’est décisif, car si un ru ou un ruisseau ne sont plus considérés comme des cours d’eau, ils ne relèvent évidemment plus de la loi qui les protège. Tout est alors en place pour une vaste comédie, qui se révélera être un drame.

      https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

  • Espagne : un réseau d’exploitation sexuelle de mineures non accompagnées subsahariennes démantelé - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73042/espagne--un-reseau-dexploitation-sexuelle-de-mineures-non-accompagnees

    Espagne : un réseau d’exploitation sexuelle de mineures non accompagnées subsahariennes démantelé
    Par La rédaction Publié le : 12/08/2026
    La police espagnole a annoncé mardi 11 août avoir démantelé un réseau de traite de jeunes migrantes subsahariennes à des fins d’exploitation sexuelle. Cinq membres du réseau, qui opéraient depuis les îles Canaries, ont été arrêtés. La Guardia Civil a annoncé mardi 11 août le démantèlement d’une organisation criminelle implantée à Gran Canaria, dans les îles Canaries. Elle est accusée d’avoir recruté des mineures non accompagnées hébergées dans des centres d’accueil afin de les transférer vers l’Espagne continentale et la France où elles ont été exploitées sexuellement.
    L’opération baptisée Jabany a conduit à l’arrestation de cinq personnes, dont un mineur. Grâce au déroulement de cette opération, la Guardia civil a aussi pu libérer deux victimes et empêcher la fuite de quatre autres mineures, « les empêchant de quitter les îles selon la même procédure que dans les cas précédents ».
    L’enquête a débuté après le retour en Espagne d’une jeune migrante qui avait quitté un centre de protection de Gran Canaria et avait été transférée en France. Selon son témoignage, elle avait été attirée par la promesse d’un emploi avant de finalement réussir à revenir en Espagne. Elle a alors raconté sa situation aux autorités. C’est à la suite de ce témoignage que les enquêteurs se sont intéressés à d’autres cas de disparitions de mineures hébergées dans des centres de protection de l’île. Après plusieurs mois d’enquête, ils ont alors constaté un schéma similaire dans plusieurs cas : des mineures quittaient leur centre d’accueil sans leurs documents personnels et apparaissaient quelques heures plus tard sur des vols à destination de différentes villes de la péninsule espagnole.Selon les enquêteurs, le réseau profitait de la vulnérabilité particulière des jeunes filles, souvent sans liens familiaux en Espagne, désireuses de trouver du travail et confrontées à la barrière de la langue.
    Pour la Guardia Civil, la répétition de ces départs et la présence de documents d’identité utilisés pour les voyages ont permis d’établir qu’il ne s’agissait pas de fugues isolées, mais d’une « organisation structurée ». Chaque membre avait des rôles bien définis : « certains membres étaient chargés de contacter les mineurs ou de faciliter les contacts depuis les centres ; d’autres géraient les formalités administratives, la distribution des effets personnels ou l’achat des billets », expliquent les autorités. Dans certains cas, les suspects accompagnaient même les victimes à l’aéroport pour s’assurer qu’elles puissent accéder à la zone d’embarquement et être ensuite transférées vers leur destination finale. Des investigations supplémentaires sont toujours en cours afin de déterminer si d’autres jeunes filles ayant quitté des centres de protection de Gran Canaria au cours des dernières années ont pu être victimes du même réseau. Et si oui, de retrouver leurs traces.Cette annonce intervient alors que la problématique de la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) en Espagne fait couler beaucoup d’encre. À la suite de l’afflux de plus de 80 000 migrants dans l’enclave de Ceuta fin juillet, il reste des milliers de MNA dans le petit territoire espagnol en terre marocaine et les autorités sont confrontées à leur délicate prise en charge. Parmi eux se trouvent de nombreuses jeunes filles, particulièrement vulnérables aux risques de violences sexuelles et d’exploitation. Quelques adolescents ont trouvé un hébergement provisoire chez des habitants mais de très nombreux jeunes sont toujours contraints de dormir à la rue. Cette situation les expose à de graves risques d’exploitation et de traite d’êtres humains, met en garde l’Unicef. « Certains d’entre eux sont très jeunes, il y a aussi des filles, et c’est un véritable traumatisme de se retrouver seuls, sans projet migratoire », a souligné le directeur général de l’Unicef Espagne, José María Vera, interrogé par le média Cadena Ser.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#MNA#subsaharien#sante#droit#trafic#canaries#prostitution

  • Canaries : une pirogue de 133 migrants recherchée depuis deux jours finalement retrouvée au large d’El Hierro - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72922/canaries--une-pirogue-de-133-migrants-recherchee-depuis-deux-jours-fin

    Canaries : une pirogue de 133 migrants recherchée depuis deux jours finalement retrouvée au large d’El Hierro
    Par La rédaction Publié le : 06/08/2026
    Une pirogue avec 133 migrants à bord a été secourue mardi. L’embarcation avait été repérée pour la première fois dimanche par un bateau militaire portugais à 360 km d’El Hierro aux Canaries et était recherchée depuis. Débarqués au port de La Restinga, deux des rescapés ont été hospitalisés.Les 133 occupants d’une pirogue - dont six femmes et six mineurs - repérée au large de l’île d’El Hierro, aux Canaries, ont été secourus le mardi 4 août 2026 par les services de sauvetage espagnoles et débarqués au port de La Restinga.
    Cette pirogue était recherchée depuis le dimanche 2 août après avoir été repérée à environ 360 kilomètres au sud-ouest d’El Hierro par l’équipage d’un navire militaire portugais. Depuis cette date, les services de secours maritimes espagnoles menaient des recherches coordonnées par le Centre de coordination de sauvetage maritime de Tenerife, mobilisant un patrouilleur, un avion et un hélicoptère pour la retrouver.
    C’est finalement l’avion Sasemar 101 qui a repéré l’embarcation le 4 août vers 9h20, à 26 km de La Restinga. Toutes les personnes secourues sont originaires d’Afrique subsaharienne et ont été prises en charge par l’équipe de la Croix-Rouge, le service de sécurité portuaire de La Restinga, la Garde civile et la Police nationale. Deux d’entre elles ont dû être transférées à l’hôpital. Leur état est stable. Le navire avait quitté la Gambie onze jours auparavant. Selon le récit des migrants eux-mêmes, ils avaient effectué un voyage de 11 jours depuis Bakau et à bord du navire se trouvaient des personnes originaires de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigéria et de Côte d’Ivoire.
    Selon le média Canarias Ahora, il s’agit du premier bateau secouru au large d’El Hierro au mois d’août 2026. Toujours selon le média espagnol, le 30 juillet, 54 personnes avaient été débarquées sur l’île après une traversée de onze jours partie de Guinée-Bissau.Le même mois, El Hierro avait été le théâtre de l’un des épisodes les plus tragiques de la route migratoire des îles Canaries : Le 22 juillet, une petite embarcation transportant 165 personnes accosta sur l’île. La traversée coûta la vie à une femme et fit 15 blessés, dont un bébé de six mois. Le nourrisson fut héliporté à l’hôpital universitaire Nuestra Señora de Candelaria de Tenerife, où il décéda quelques jours plus tard.
    Les départs de pirogues surchargées de migrants se font de plus en plus au sud. Désormais, les exilés tentent de rejoindre les Canaries espagnoles depuis la Gambie et la Guinée, afin d’éviter le renforcement des contrôles plus au nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal).Selon le dernier rapport publié par l’Organisation internationale des migrations (OIM) le 23 juin, près de 1 500 personnes sont parties de Gambie sur les seuls mois de mars et avril 2026, durant lesquels au moins huit départs de bateaux ont été comptés.Mais prendre la mer d’aussi loin - plus de 1600 km séparent la Gambie des Canaries - pour rejoindre l’archipel espagnol implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de dériver ou de faire naufrage. De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.

    #Covid-19#migration#migrant#canaries#elhierro#gambie#senegal#mauritanie#maroc#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-la-dntl-demantele-un-reseau-de-migrants-trois-suspects-en-fuite_

    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine. Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne.
    Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#joalfadhiou#routemigratoire#DNLT#trafic#sante#canaries

  • Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/emigration-clandestine-six-personnes-deferees-apres-le-demantelement-dun-re

    Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Six individus ont été déférés au parquet le 29 juillet 2026 par l’antenne régionale de Ziguinchor de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée.
    Le projet de départ clandestin vers les îles Canaries n’aura finalement pas lieu. Alertés par une information confidentielle faisant état de la préparation d’une traversée maritime prévue le 29 juillet, les enquêteurs de la DNLT ont ouvert des investigations qui ont conduit au démantèlement d’un réseau bien structuré.
    Le réseau opérait entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal-Fadiouth et l’Espagne. Le cerveau présumé, assisté de son frère, aurait assuré la coordination de l’opération, son financement ainsi que la collecte des sommes versées par les candidats au voyage.Un réseau organisé autour de plusieurs complicesLes enquêteurs ont également identifié plusieurs personnes qui auraient joué des rôles précis dans l’organisation du voyage clandestin. Certaines étaient chargées du recrutement des candidats et des capitaines, tandis que d’autres s’occupaient de la logistique, de l’hébergement des migrants ou encore de la préparation de la traversée et de la navigation.
    Au total, six principaux collaborateurs ont été interpellés. Deux ressortissants de la sous-région, présentés comme des victimes du réseau, ont confirmé leur enrôlement et pointé le principal suspect. Les cinq autres personnes interrogées séparément ont, elles aussi, corroboré les éléments recueillis par les limiers.Face aux enquêteurs, le suspect principal est finalement passé aux aveux. Il a reconnu avoir organisé le voyage et prévu de répartir les candidats en deux groupes afin de contourner la vigilance des forces de défense et de sécurité.L’itinéraire envisagé devait notamment passer par les eaux gambiennes avant que l’embarcation ne prenne le large en direction des îles Canaries.
    Les investigations ont également permis de mettre la main sur plusieurs éléments susceptibles d’étayer les accusations. Les enquêteurs ont notamment saisi des listes nominatives de candidats de différentes nationalités, faisant apparaître des sommes versées allant de 400 000 F CFA à 700 000 F CFA.Divers documents et supports compromettants ont également été récupérés. La pirogue destinée à la traversée, dont la construction a été financée grâce aux fonds collectés auprès des candidats, a été saisie et placée sous scellés provisoires.L’opération a permis de mettre en échec un projet d’émigration irrégulière qui devait concerner plus d’une centaine de candidats. Les suspects auraient, lors des auditions, évoqué la précarité économique et l’influence de leur environnement social pour expliquer leur implication présumée dans ce projet.
    Déférés au parquet le 29 juillet, les six interpellés devront répondre des faits qui leur sont reprochés. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’éventuels autres complices

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#ziguinchor#joalfadhiou#trafic#sante

  • La #France sous les flammes : la faillite criminelle du #néolibéralisme

    La France brûle, et nos dirigeants ne font qu’aggraver une situation qu’ils connaissent pourtant parfaitement. Sont-ils totalement irrationnels ? Non, répond cet éditorial, ils appliquent juste le #dogme_néolibéral qui nous entraîne dans l’abîme.

    Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?

    Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’#aveuglement_dogmatique. Ce que viennent souligner les #canicules et #incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’#échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.

    Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au #changement_climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.

    Une politique d’#anti-adaptation

    Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des #monocultures de #résineux, plus rentables que de vraies #forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.

    Pourtant, l’#Office_national_des_forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.

    Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le #budget qui aurait permis d’acheter deux #Canadair supplémentaires.

    Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.

    Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de #moyens.

    Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a déjà subi quatre vagues de chaleur extrême en 2026 ; les scientifiques alertent depuis des années sur la multiplication de ces évènements, mais nous ne nous y sommes pas préparés.

    En juin, le Haut Conseil pour le climat taclait sévèrement le retard de la France, par exemple dans l’isolation des bâtiments, et des budgets pour les politiques écologiques qui sont coupés drastiquement alors même qu’il faudrait les augmenter rapidement.

    Encore plus surréaliste : le gouvernement agit pour aggraver notre vulnérabilité. En pleine canicule du mois de juin, nos dirigeants ont décidé de remettre sur le marché locatif les pires #passoires_thermiques, où étouffent les locataires les plus précaires. En pleine sécheresse extrême, la loi d’urgence agricole, surnommée « nouvelle #loi_Duplomb », prévoit d’augmenter l’#accaparement_de_l’eau par l’#agro-industrie.

    La fuite en avant du #néolibéralisme_zombie

    Pourquoi cet acharnement à foncer dans le mur ? « Parce que nos dirigeants sont prisonniers d’un modèle », répond l’économiste Cédric Durand, coauteur de Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique (ed. Zones, 2024).

    « La France est coincée dans ce que l’on appelle le néolibéralisme zombie. La croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que c’est ça qui va produire de la #croissance et du PIB. On fait toujours ce pari alors que la période où cela pouvait fonctionner est révolue — si ça a fonctionné un jour », dit-il.

    Le terrible bilan politique énuméré ci-dessus répond à deux logiques propres au néolibéralisme : un affaiblissement massif des #services_publics et une foi inébranlable placée dans les vertus du #marché, qu’il convient de déréguler autant que possible. Via ces politiques, la finalité de l’État est de permettre au capital d’accumuler toujours plus de richesse.

    Au nom de l’#austérité_budgétaire, et du refus catégorique de taxer davantage le capital ou les plus hauts revenus, le gouvernement coupe les budgets publics partout où cela n’est pas jugé favorable au marché. Or, le changement climatique ne répond précisément pas aux logiques de marché.

    « En Gironde, je suis sûr que les entreprises auraient aimé que l’État dépense plus pour l’achat de Canadair. C’est le paradoxe du capitalisme qui veut payer toujours moins de taxes mais réclame ensuite que l’État le protège », dit Cédric Durand.

    Nous touchons là à ce que l’économiste marxiste James O’Connor appelait « la seconde contradiction du capitalisme ». Celui-ci, pour se développer, doit exploiter toujours plus les ressources naturelles et les écosystèmes, mais il détruit, ce faisant, ses propres conditions d’existence. Il en vient donc, autre contradiction, à appeler l’État à l’aide, ce dernier s’étant pourtant volontairement affaibli et ayant détruit ses services publics, au nom du soutien au capital.

    Derrière la stratégie néolibérale, c’est le moteur fondamental du capitalisme qui est en jeu : il lui faut accumuler toujours plus de capital dans une course infernale et complètement irrationnelle.

    « Cette tendance à élargir sans cesse les domaines d’#accumulation_du_capital, et les sources de profit, par exemple à de nouvelles dimensions de la nature comme les gènes et les microorganismes, est vitale pour le capitalisme. Il meurt s’il arrête », souligne l’économiste Hélène Tordjman, autrice notamment de La croissance verte contre la nature (éd. La Découverte, 2021).

    « Je m’interroge sur la vision de nos élites qui persévèrent dans cette voie. C’est une #rationalité de très #court_terme, qui vise à accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après moi, le déluge », dit-elle.

    Pour la chercheuse, l’hypothèse d’un aveuglement dogmatique de nos dirigeants n’est pas suffisant. L’accumulation des catastrophes ces dernières années est telle qu’elle aurait dû faire éclater n’importe quelles œillères idéologiques. Si l’on continue de foncer dans le mur, ce serait donc en toute connaissance de cause.

    « On est dans une logique d’intérêt de classe bien comprise, d’une classe dominante qui s’est autonomisée, et qui assume que seuls les plus puissants et les plus forts pourront survivre et vivre dignement », dit Hélène Tordjman.

    Le milliardaire étasunien Warren Buffet le disait déjà en 2006, dans une célèbre formule : «  Il y a une #guerre_des_classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner . »

    De guerre des classes à guerre contre l’ensemble du vivant

    Rien de nouveau sous le soleil ? Sauf que la séculaire guerre des classes est devenue, dans l’Anthropocène, une guerre contre l’ensemble du vivant, qui ne menace plus seulement l’essentiel de la population d’#exploitation mais de #destruction. En toute connaissance de cause.

    « Si nous persistons dans cette voie, l’avenir de notre espèce est sombre », alertaient déjà plus de 1 000 scientifiques français dans une tribune en 2020, qui dénonçait « l’inconséquence et l’#hypocrisie de politiques […] promouvant un #consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur ».

    Six ans plus tard, le pays est à sec tandis que l’on prévoit de multiplier les #mégabassines pour l’agro-industrie, les forêts brûlent tandis que les #pompiers épuisés sont en manque d’effectifs et les budgets des politiques environnementales fondent comme neige au soleil.

    « Nous avons besoin de transformations structurelles, capables de penser au temps long que les mécanismes de marché sont incapables de prendre en compte », dit Cédric Durand. Pour y parvenir, l’économiste propose de nombreux outils de planification dans son ouvrage, à l’instar de nombreux penseurs des mondes postcapitalistes.

    Reste à trouver le moyen d’opérer la bascule. Un prérequis semble être de savoir nommer les responsables. Lorsque nos dirigeants néolibéraux apportent sous un cynisme à peine voilé leur solidarité aux victimes des incendies, ils méritent plus que jamais leur étiquette de #pompiers_pyromanes.

    https://reporterre.net/La-France-sous-les-flammes-la-faillite-criminelle-du-neoliberalisme
    #incendie #incendies #feu #feux #rationalité #irrationalité

  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-la-dntl-demantele-un-reseau-de-migrants-trois-suspects-en-fuite_

    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine.
    Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne. Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#DBLP#ziguinchor

  • Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé à Ziguinchor, plus de 100 candidats au départ vers les Canaries
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-migrants-un-vaste-reseau-demantele-a-Ziguinchor-plus-de-100-can

    Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé à Ziguinchor, plus de 100 candidats au départ vers les Canaries
    Une opération menée par l’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Ziguinchor a permis de mettre en échec une importante tentative d’émigration irrégulière par voie maritime. Six personnes ont été déférées devant le parquet, tandis que plusieurs autres suspects sont toujours recherchés. L’Antenne DNLT de Ziguinchor a annoncé avoir démantelé un réseau présumé spécialisé dans l’organisation de voyages clandestins vers les îles Canaries. Selon les informations communiquées par la DNLT de Ziguinchor, l’enquête a été ouverte après l’exploitation de renseignements faisant état de la préparation d’un départ par voie maritime prévu le 29 juillet 2026. Les investigations auraient permis de mettre au jour un réseau opérant entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal, Fadiouth et l’Espagne.
    D’après la même source, un individu identifié par les initiales D. T. est présenté comme le principal organisateur présumé de l’opération, avec l’appui de plusieurs collaborateurs présumés, identifiés par leurs initiales I. K., O. S., A. A. W., M. T.et S. N. Les enquêteurs indiquent que chacun aurait joué un rôle précis dans le recrutement des candidats, la logistique, l’hébergement, la navigation et la préparation de la traversée.
    Au cours de l’enquête, deux personnes entendues en qualité de victimes, de nationalités malienne et guinéenne, ont déclaré avoir été recrutées comme candidats à la migration irrégulière. Elles auraient décrit le fonctionnement du réseau présumé aux enquêteurs.
    La DNLT affirme également que le principal mis en cause aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de son audition, notamment l’organisation du voyage, la répartition des migrants en plusieurs groupes afin d’échapper aux contrôles des forces de défense et de sécurité, ainsi que l’itinéraire envisagé passant par les eaux gambiennes avant de rejoindre les îles Canaries. Les investigations ont conduit à la saisie de listes de candidats de plusieurs nationalités, de documents et de différents supports utilisés dans l’organisation du voyage. Toujours selon la DNLT, les sommes versées par les candidats ; comprises entre 400 000 et 700 000 francs CFA ; auraient notamment servi au financement de la construction de la pirogue destinée à la traversée, laquelle a été placée sous scellés pour les besoins de l’enquête. Cette opération a permis, d’après la source sécuritaire, d’empêcher le départ de plus d’une centaine de candidats à la migration irrégulière et de réunir des éléments ayant conduit au déferrement de six personnes devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor. Elles sont poursuivies pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de tentative de trafic de migrants par voie maritime, de complicité, de mise en danger de la vie d’autrui et d’escroquerie en bande organisée. Les enquêteurs précisent par ailleurs que plusieurs autres suspects, identifiés comme membres présumés du réseau, sont toujours activement recherchés.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#DBLT#sante

  • Spanish politicians, commentators accuse Israel of stirring chaos over Ceuta migration crisis
    https://www.aa.com.tr/en/europe/spanish-politicians-commentators-accuse-israel-of-stirring-chaos-over-ceuta-migration-crisis/4014887

    De fait, on se demande comment 50 000 personnes (chiffre de ceux qui sont passés selon les autorités espagnoles) ont pu se passer le mot sans que personne n’en sache rien dans la galaxie numérique...

    Diplomatic tensions between Spain and Israel over the Gaza war have increasingly spilled onto social media, with the migration crisis in Spain’s North African enclave of Ceuta emerging as the latest flashpoint after an exchange of barbs between Israeli UN Ambassador Danny Danon and Spanish Transport Minister Oscar Puente.

    Danon accused Spain of repeatedly criticizing Israel while declaring a state of emergency in Ceuta over a migration crisis.

    “Spain, which never misses an opportunity to lecture Israel, has declared a state of emergency in Ceuta following the crisis over its immigration policy,” Danon wrote on X.

    “Maybe before it continues lecturing us, it’s time it explained to the world why it still maintains colonial enclaves in Africa,” he added, referring to the Spanish territories of Ceuta and Melilla on Morocco’s Mediterranean coast.

    Quoting Danon’s post on X, Puente responded: “Well, it all seems to be becoming quite clear.”

    While the minister did not elaborate, his remark was widely interpreted as a response to Danon’s criticism and came amid growing political debate in Spain over the migration crisis and Israel’s role in regional politics.

    The online exchange followed comments by Spanish political commentator Carolina Alonso, who alleged that Israel was seeking to undermine Spain’s government in retaliation for Madrid’s stance on the war in Gaza.

    Sharing a post about calls by some Italian politicians to suspend Spain from the Schengen area, Alonso claimed the effort was being carried out “through Morocco, with the support of Israel,” as well as Spain’s and Europe’s far right.

    She also accused the United States of attempting to weaken Spain’s government to expand its influence over the Strait of Gibraltar, arguing that the migration crisis had become part of a broader geopolitical struggle.

    The debate also drew in Spanish lawmaker Gabriel Rufián, the parliamentary spokesperson for the Republican Left of Catalonia (ERC), who echoed claims on social media that the migration crisis was serving US and Israeli interests. He called for a broad national consensus on the issue instead of partisan political confrontation.

    Journalist Jose Vizner revived a 2019 social media post by Yair Netanyahu, son of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, which referred to alleged Israeli support for separatist movements in Ceuta and Melilla.

    Quoting the post, Vizner questioned whether the current migration pressure represented “revenge” against Spanish Prime Minister Pedro Sanchez that “all Spaniards are paying for.”

    Spanish commentator Ruben Gisbert made similar claims, arguing that Morocco had not intensified its claims over Ceuta and Melilla until Sanchez took office and later adopted increasingly critical positions toward Israel and closer alignment with the Palestinian cause.

    • https://www.aa.com.tr/en/world/morocco-blocks-thousands-of-irregular-migrants-from-heading-to-spain-s-ceuta/4014665

      Moroccan authorities early Friday prevented thousands of irregular migrants from heading toward the border fence with the Spanish enclave of Ceuta.

      An Anadolu correspondent said security forces stopped many young people and transported them outside the northern Moroccan city of Fnideq, while continuing to pursue others attempting to reach Ceuta.

      The move came after around 1,500-2,000 irregular migrants, most of them Moroccans, reached Ceuta by swimming over the past 10 days, according to Spanish media.

    • Taleb Alisalem sur X :
      https://x.com/TalebSahara/status/2082930831903830429

      ESTO ES MUY GRAVE. Me llegan estas imágenes de cómo las autoridades marroquíes vacían camiones llenos de jóvenes cerca de la frontera con Ceuta.

      Quien no quiera ver que se trata de una operación perfectamente preparada por el régimen, es que es ciego.

      https://video.twimg.com/amplify_video/2082930806482210817/vid/avc1/320x568/2Lkw9fYIKuWZY5eX.mp4

    • Je me souviens encore d’un appel téléphonique entre Netanyahou et Sánchez en février ou mars dernier, compte tenu de la situation en Palestine ... (oAnth)

      https://x.com/izakaminska/status/2082897234300108973
      (Izabella Kaminska - 2026-07-30 - Twi_X)

      Wow. Michael Rubin, writing for the American Enterprise Institute as recently as March this year, argued that Morocco should take back control of Ceuta and Melilla on the grounds that NATO wouldn’t be able to do very much, and that Spain’s presence there is illegitimate.

      https://aei.org/commentary/morocco-should-send-a-new-green-march-into-ceuta-and-melilla

      Spain’s Pedro Sánchez Should Make Good on His Anti-Colonial Rhetoric and End Its Occupation in Africa

      Michael Rubin, 2026-03

      In 1975, Spain sought desperately to either hold onto the Western Saharan colony it had seized decades before or at least transform it into a proxy state by putting hand-picked leaders in charge, no matter that they had no local legitimacy.

      King Hassan II checkmated Madrid’s ambitions. On November 6, 1975, approximately 350,000 unarmed Moroccans simply marched into the Sahara. They waved Moroccan flags and carried the Qur’an. Spanish forces stood down. Just over a week later, Spain signed the Madrid Accords in which Spain, Morocco, and Mauritania agreed to respect the views of local population. Spain agreed to withdraw from the territory by the end of the following February.

      Hassan II had history on his side. The region was Moroccan for more than a millennium before Spain’s imperial arrival. Moroccans have many internal debates, but sovereignty over territories that European colonists seized is not one. Previously, Morocco’s 100 dirham note commemorated the Green March.

      King Mohammad VI built upon the Green March legacy with his stewardship of the Sahara. On a per-capita basis, the Sahara receives more state investment in schools and other infrastructure than other regions in Morocco. Both Dakhla and Laayoune are models for sustainable urban development. Sahrawi imprisoned by the Polisario Front, a Cold War relic that Algeria still nurtures, flee Tindouf at every opportunity, to the point that the Polisario holds family members hostage to prevent flight to Morocco.

      With Spain’s Socialist Prime Minister Pedro Sánchez embracing the language of decolonization, Mohammed VI should reclaim the spirit of the Green March to finalize the expulsion of Spanish colonists from Moroccan soil. Ceuta and Melilla might be relatively tiny towns, but they represent illegitimate beach heads and are home to approximately 170,000 Spanish settlers. They are a weak spot for European security since African migrants regularly rush the fence to claim asylum.

      Moroccans should gather, send bulldozers to the border, and then enter Ceuta and Melilla unarmed to raise the flag. Sánchez and the Spanish press bleat, but they have no grounds to act. Nor, for that matter, would NATO, even if Moroccan forces entered the towns to restore order and organize the dispatch of settlers across the Strait of Gibraltar and back to Spain.

      NATO is a mutual defense alliance based on membership and geography. Article 5 of its foundational treaty states, “The Parties agree that an armed attack against one or more of them in Europe or North America shall be considered an attack against them all… .” Article 6 is explicit: “For the purpose of Article 5, an armed attack on one or more of the Parties is deemed to include an armed attack on the territory of any of the Parties in Europe or North America… or on the Islands under the jurisdiction of any of the Parties in the North Atlantic area north of the Tropic of Cancer.” Neither #Ceuta, #Melilla, nor the #Canary_Islands would trigger a #NATO response, just as NATO would not need respond to an attack on Hawaii or Puerto Rico.

      Sánchez should do the right thing: make good on his anti-colonial rhetoric, and end Spain’s occupation in #Africa. Meanwhile, authorities in #Cádiz should begin preparations to receive displaced Spanish settlers, whether Madrid acquiesces or not.

      #Maroc #Espagne #États-Unis #Israel #Afrique #OTAN

  • #Canal+ va investir près de 1 milliard en cinq ans dans le cinéma français et européen [mais pas pour les films de gens qui auraient porté « préjudice à l’image de Canal+ »]

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/280726/canal-va-investir-pres-de-1-milliard-en-cinq-ans-dans-le-cinema-francais-e

    Selon l’accord annoncé lundi, la chaîne de Vincent #Bolloré s’engage auprès des organisations du secteur à investir 980 millions d’euros entre 2028 et 2032. Le PDG du groupe, Maxime #Saada, précise mardi que son groupe ne financerait pas les films de gens qui auraient porté « préjudice à l’image de Canal+ ».

    • [Maxime Saada, PDG du groupe Canal+] avait affirmé en mai que son entreprise ne souhaitait plus financer les films des signataires d’une tribune qui dénonçait « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma. Elle visait le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de référence de son groupe.

      Il s’était ensuite défendu de vouloir dresser une « liste noire », face à l’émoi dans la profession et au-delà.

      Or mardi matin, 24 heures après l’annonce de l’accord, Maxime Saada semble bien confirmer l’existence d’une telle liste. Interrogé en marge des résultats de Canal+, le PDG a assuré qu’il « n’oublie rien ». « C’est 1 % des gens qui ont signé cette pétition. Je reste sur ma position, qui est que, si des gens portent préjudice à l’image de Canal+, on ne financera pas leur film », a-t-il dit.

      « C’est quelque chose qui va être pris en considération et cela paraît naturel », a-t-il ajouté, tout en précisant qu’« on n’a, en revanche, jamais changé notre politique, et on ne la changera pas, de diversité du cinéma français ». Dans l’accord de financement présenté lundi, « on a insisté sur la diversité, les premiers films, les nouveaux films, les nouveaux talents, les films d’animation », a souligné le dirigeant.

      Fin mai, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la CGT avaient annoncé une démarche en justice [ https://www.lefigaro.fr/medias/tribune-anti-bollore-la-ligue-des-droits-de-l-homme-ldh-et-la-cgt-assignent ] pour contester l’éventuelle mise en place d’une liste noire.

  • Pour l’extrême droite, la subvention est un moyen de rétorsion pour que les artistes marchent au pas

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/contre-le-spectacle-vivant-une-offensive-ideologique-et-economique-202607

    Le secteur fait face à une offensive idéologique mais aussi économique. Et si, suggère le professeur Olivier #Neveux, on introduisait plutôt de la politique au cœur de la production, là où elle est déterminante ?

    • C’est là une des lois de l’art : on ne sait pas ce que l’on manque dans ce qui n’existera pas.

      L’offensive idéologique est jumelle de l’offensive économique ; elles sont sinon concertées du moins harmonieuses. L’extrême droite et l’extrême centre mènent nombre de campagnes d’intimidation. Ils ont le goût des annulations. La convergence des intérêts est flagrante. Il n’y a dès lors qu’une politique adéquate : faire disparaître tout désaccord voire toute pluralité. L’art doit marcher au pas, les artistes être aux ordres. La subvention devient un moyen de rétorsion. On appellerait cela la démocratie. Dans un monde réellement renversé, le faux est vrai.

    • La #politique est, en effet, partout, sauf là où elle est déterminante : au cœur de la #production. Il s’agit, il est vrai, d’une autre approche de la politique de l’art. Elle est conflictuelle. Elle parle certes de financement, mais pas seulement. Elle porte sur la façon dont on travaille et les raisons de le faire, sur les moyens et le temps, sur les richesses et leurs répartitions, sur le marché et ce qui doit y faire exception, sur les rapports sociaux et leurs transformations. Conséquente, elle pourrait soutenir une vision intransigeante du secteur public qui ne se laisserait pas happer par le « bon sens » et les habitudes du privé. En substance, elle demande : quoi appartient à qui ? A qui appartient la société ? Et le futur ? En 1935, à Paris, à l’occasion d’un congrès international d’écrivains antifascistes, #Brecht exhortait : « Camarades, parlons des rapports de propriété. » Mais il était trop tard.

  • Xavier #Niel et Cyril #Hanouna s’associent dans l’audiovisuel

    https://www.mediapart.fr/journal/france/240726/xavier-niel-et-cyril-hanouna-s-associent-dans-l-audiovisuel

    Ce nouveau partenariat doit se concrétiser par une prise de participations croisées entre les deux entreprises, H2O Productions de l’animateur et producteur et le groupe Mediawan fondé par l’entrepreneur, dans une logique de donnant-donnant.

    • Pour sa part, Cyril Hanouna, qui a été en couple avec la belle-fille du chef de l’État, tente aujourd’hui d’effacer l’étiquette d’agent d’extrême droite qui lui colle à la peau depuis ses années de service pour Vincent #Bolloré. À l’été 2024, l’animateur était au cœur du dispositif du milliardaire d’extrême droite en faveur du Rassemblement national lors des législatives anticipées, tandis qu’il recevait secrètement à dîner Jordan #Bardella dans sa villa à Saint-Tropez (Var).

      Censé ne plus aborder de sujets politiques en rejoignant le groupe M6, Cyril #Hanouna a progressivement dérogé à la règle au cours de la saison, jusqu’à faire venir en plateau le député d’extrême droite Charles Alloncle, en avril puis en mai, pendant la finalisation de son rapport d’enquête sur l’audiovisuel public. Ironie de l’histoire : l’élu d’extrême droite s’en était alors vigoureusement pris à la place prépondérante du nouveau partenaire de Cyril Hanouna, #Mediawan, chez France Télévisions. Furieux des travaux du député, Xavier #Niel avait ensuite fait circuler des photographies volées de l’élu avec une de ses collaboratrices.

    • Sollicités par Mediapart, Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Cyril Hanouna n’ont pas souhaité commenter cette opération, qui revêt aussi un sous-texte politique, à moins d’un an du départ d’Emmanuel #Macron de l’Élysée. Soutien de l’actuel chef de l’État depuis son accession au pouvoir en 2017, Xavier Niel est resté proche du président de la République, avec lequel il échange régulièrement à l’Élysée ou par messages et qu’il accompagne souvent à l’étranger.

      Dans le même temps, la fortune estimée du fondateur du groupe télécom #Iliad et actionnaire individuel du journal #LeMonde a bondi de 9,7 milliards d’euros en 2017 à 30,1 #milliards d’euros en 2026, selon le classement annuel du magazine économique Challenges. Xavier Niel y occupe la sixième place cette année.

    • L’ancien présentateur star de l’émission « Touche pas à mon poste ! » sur la chaîne #C8, dont l’autorisation de diffusion sur la TNT n’avait pas été renouvelée par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (#Arcom) en raison de nombreux manquements constatés à l’antenne, avait rejoint le groupe #M6, majoritairement détenu par le groupe allemand #Bertelsmann, en septembre 2025, à la suite de son départ du groupe #Canal+ du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré.

      À la tête de l’émission « Tout beau, tout n9uf » sur la chaîne #W9 depuis un an, il doit aussi animer, à compter de septembre prochain et pendant toute l’année marquée par la campagne présidentielle, des soirées de divertissement directement sur M6, a annoncé le groupe, jeudi 23 juillet.