• Vil kjempe til døden for et nytt Norden - Dokumentar

    https://www.nrk.no/dokumentar/xl/vil-kjempe-til-doden-for-et-nytt-norden-1.13810278

    Le truc effrayant du jour. Des journalistes de la NRK ont suivi pendant deux ans le mouvement néonazi scandinave pour essayer de comprendre la psychologie des membres, qui ils sont et ce qu’ils veulent. Essentiellement des portraits, des portraits qui tous, sans exception respirent la mort.

    Vil kjempe til døden for et nytt Norden

    Nasjonalsosialister marsjerer igjen i gatene. NRK Brennpunkt har fulgt den nazistiske organisasjonen som kaller seg « Den nordiske motstandsbevegelsen » i to år, for å forstå hvem de er, og hva de ønsker å oppnå.

    #extrême_droite #néonazis #scandinavie #suède #norvège

    • C’est le genre de reportage où les journalistes norvégiens excellent. Ça mériterait que je fasse une traduction, en réalité, mais en réalité, là je cours après le temps et je n’ai pas le temps ! Cela dit, s’il y a un plébiscite, je peux faire une effort :) C’est une plongée en apnée dans le monde néonazi scandinave, et c’est très bien fait : les journalistes commentent peu, ils sont très distant par rapports aux protagonistes, et ils ont bien pris soins de n’adjoindre aucun élément spectaculaire dans la narration, ce qui d’ailleurs rend le bouzin encore plus puissant. Moi, la lecture m’a vraiment effrayée.

    • J’ai pris la grand-mère (il y a 2-3 mots que je n’ai pas compris, mais je crois que l’essentiel y est)

      Il est dimanche matin dans la ville médiévale de Vadstena et Vera Oredsson se prépare pour sa visite hebdomadaire à l’église.

      Dans le national-socialisme, il n’y a pas vraiment de place pour le religion, mais je sais que Jésus-Christ n’était pas juif ; il est donc possible d’être national-socialiste et chrétien, dit cette femme de 89 ans.

      Mme Oredsson est née à Berlin en 1928 d’un père militaire allemand et d’une mère suédoise. À disant elle est inscrite aux Jeunesses hitlériennes. Ses parents ont divorcé pendant la guerre. Sa mère et elle se sont réfugiées en Suède avec les « Bus blancs » en février 1945.

      Son appartement est rempli de livres, de souvenirs et de photos de sa longue vie. Dans sa chambre un grand portrait d’Adolf Hitler

      Pourquoi avez-vous cette photo d’Adolf Hitler dans votre chambre ?
      Pourquoi ne l’aurais-je pas, répond Mme Oredsson, j’ai toujours eu une photo du Führer au dessus de mon lit, même quand j’étais enfant. Avec une telle image au dessus de mon lit, je me sens en sécurité.

      Sous l’image d’Adolf Hitler se trouve une croix gammée en perles. C’est un cadeau de Noël qu’a fait son petit-fils à elle et son mari.

      il a commencé le cadre rouge au jardin d’enfants, mais il a terminé le reste à la maison avec son père, on ne le lui laissait pas le faire au jardin d’enfants.

      Des réflexions sur la biologie raciale ont conduit Vera Oredsson à fonder le Nordiska Rikspartiet avec son mari Göran Oredsson en 1956. Fortement inspiré par Adolf Hitler, le parti veut unir les pays nordiques en un Reich racialement pur.

      le Mouvement de résistance nordique a le même projet. C’est un modèle important.
      Elle est un lien avec l’époque précédant la fondation du Mouvement de résistance nordique, depuis son retour d’Allemagne jusqu’à aujourd’hui. Elle représente une grande source d’inspiration pour nous dit Simon Lindberg


      Objet en perles réalisé par son petit-fils au jardin d’enfants pour le cadre, avec son père pour le motif…

      =========== Notes =========

      Bus blancs — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Bus_blancs

      L’expression Bus blancs fait référence à une opération humanitaire de la Croix-Rouge, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont les fers de lance furent le comte suédois Folke Bernadotte et Felix Kersten. Elle permit de sauver des milliers de Scandinaves, ainsi qu’un grand nombre de Juifs, des camps de concentration allemands. Le nom de « bus blancs » provient de ce que les véhicules avaient été peints en blanc avec des croix rouges sur les côtés et le toit afin qu’aucune confusion ne soit possible avec des véhicules militaires.

      En mars et avril 1945, quelque 15 000 prisonniers Scandinaves et d’autres nationalités furent soustraits à l’emprisonnement et au confinement imposés par les nazis, puis conduits en Suède. Le programme continua après la capitulation allemande, rapatriant encore 10 000 ex-prisonniers vers la Suède.

      WP[en] pas trouvé en français https://en.wikipedia.org/wiki/Nordic_Resistance_Movement

      The Nordic Resistance Movement (Swedish : Nordiska Motståndsrörelsen ; NMR, Norwegian : Nordiske motstandsbevegelsen ; NMB, Finnish : Pohjoismainen vastarintaliike ; PVL, Danish : Nordiske modstandsbevægelse ; NMB) is a Nordic Neo-Nazi movement.

  • Trudeau slams door on desperate Haitian refugees - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2017/12/05/cana-d05.html

    Less than two years after he posed with Syrian refugees for the media at Toronto’s Pearson airport, Liberal Prime Minister Justin #Trudeau has once again made clear that his “pro-refugee” posturing was a sham.

    Speaking at an event in Charlottetown late last month, the Liberal Prime Minister declared that impoverished Haitians, together with millions more forced to flee war and poverty around the world, have no right to a better life. “Refugee status means that you have nowhere to go, you cannot be protected by your home state,” Trudeau intoned. “It’s not just a question of, ‘I’m looking for an economic future, so I want to come to #Canada’.”

    #réfugiés #haiti

  • D’un ouragan à l’autre, les Haïtiens chassés d’Amérique - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2017/12/03/d-un-ouragan-a-l-autre-les-haitiens-chasses-d-amerique_1614174

    Depuis 2010, ils bénéficiaient d’un statut protecteur aux Etats-Unis, mais sa remise en cause par Trump a provoqué une ruée vers le Canada. Récit de l’exclusion brutale de quelques milliers de personnes ayant fui leur pays en raison de catastrophes parfois climatiques, par un pays largement responsable du réchauffement.

    Près de la ville de Lacolle, au Québec, à la frontière, au nord de l’Etat de New York, de grandes roulottes beiges et bleues ont fait leur apparition. Elles vont fournir un abri temporaire aux réfugiés - haïtiens pour beaucoup - qui fuient par vagues et à pied l’Amérique de Trump. A l’intérieur de ces abris chauffés et flambant neufs, des lits et douches prêts à dégeler les pieds et mains des marcheurs, tandis qu’auront lieu le traitement des dossiers et les contrôles de sécurité.

    L’hiver dernier, après l’investiture de Donald Trump, le nombre des passages « irréguliers » à la frontière américano-canadienne a fortement augmenté. Plutôt que de se présenter aux postes-frontières - où ils se seraient probablement fait refouler étant donné l’accord transfrontalier controversé qui existe entre les deux pays - les migrants cherchent le salut en traversant les bois, en avançant à découvert, en franchissant les fossés. Depuis janvier, près de 17 000 d’entre eux ont été arrêtés par les autorités canadiennes. Ceux qui n’ont pas été repérés font leur demande d’asile une fois arrivés en lieu sûr, au Canada.

    Ces traversées sont particulièrement dangereuses en hiver. Et l’hiver qui approche promet d’être glacial. L’an dernier, pendant les mois les plus froids, des rapports accablants ont signalé que, à l’arrivée des migrants au Canada, il a fallu amputer des orteils et des doigts gelés. Deux hommes, originaires du Ghana, ont perdu tous leurs doigts après être passés par la frontière longeant la province de Manitoba - l’un d’entre eux a déclaré aux journalistes qu’il s’estimait heureux d’avoir gardé un pouce.

    « Jeter un os »

    Il y a tout lieu de penser que ces périls ne freineront pas le courant migratoire vers les nouvelles roulottes des environs de Lacolle, alors même que la température devrait continuer de baisser. Pis encore, le flux de ces marcheurs alourdis de bagages pourrait s’intensifier dans les semaines et mois qui viennent.

    La raison en est que l’administration Trump, lundi 20 novembre, a mis ses menaces à exécution, excluant plus de 50 000 Haïtiens d’un programme qui leur permettait de vivre et de travailler légalement aux Etats-Unis : dans vingt mois, ceux-ci n’auront plus aucune protection et risqueront d’être expulsés. L’administration a déjà annoncé qu’elle réserverait le même sort aux Nicaraguayens, suggérant, au passage, qu’elle pourrait en faire autant l’an prochain avec les Honduriens. En septembre, le bruit a couru que les Soudanais seraient aussi renvoyés dans leur pays. Le tour des Salvadoriens viendrait ensuite.

    Le programme, appelé Temporary Protected Status ou TPS, (« statut de protection temporaire »), confère - le temps du retour à la normale - un statut juridique particulier aux ressortissants de certains pays frappés par les guerres ou les catastrophes naturelles.

    Toutefois, ces personnes doivent être présentes sur le sol américain au moment des faits. Après le tremblement de terre dévastateur de 2010, Haïti a été ajouté par l’administration Obama à la liste des pays bénéficiaires du TPS.

    Dans les années qui ont suivi, des milliers d’Haïtiens ont acquis ce statut et, avec lui, la liberté de faire leur vie aux Etats-Unis - en allant à l’université, en travaillant dans les services de santé, le bâtiment et l’hôtellerie, en payant des impôts et en donnant à leurs enfants, nés aux Etats-Unis, la nationalité américaine. Au total, plus de 300 000 personnes - originaires du Soudan, du Honduras, du Salvador, du Nicaragua, de Somalie et d’ailleurs - sont couvertes par le TPS. Comme l’a dit Sarah Pierce du Migration Policy Institute (l’institut de politique migratoire, basé à Washington), le programme a été conçu à l’origine comme un moyen de « jeter un os à un pays sinistré jusqu’à ce qu’il se remette sur pied ».

    Pourtant, dans certains cas, comme celui de la Somalie déchirée par la guerre, le statut a été renouvelé tant de fois qu’il est resté effectif pendant vingt-six ans, transformant le statut en une sorte de programme précaire pour réfugiés de facto - utile aux ressortissants présents aux Etats-Unis depuis des décennies, mais sans aide pour les Somaliens fuyant aujourd’hui les violences ou les persécutions. Pendant sa campagne présidentielle, Trump a laissé entendre qu’il soutenait le programme, du moins en ce qui concerne les Haïtiens. Courtisant leur vote, il a dit à une foule du quartier Little Haïti de Miami : « Que vous votiez ou non pour moi, je veux être le meilleur de vos défenseurs, et je serai votre défenseur. »

    Cela n’a pas duré. Dans le cadre de sa croisade anti-immigrés, l’administration Trump a rapidement commencé à qualifier le TPS d’escroquerie, de moyen détourné - utilisé par les étrangers - pour rester indéfiniment aux Etats-Unis (peu importe qu’un grand nombre des pays couverts par le statut soit toujours ravagés par la guerre et les catastrophes, peu importe qu’ils comptent, pour lentement se reconstruire, sur l’argent envoyé chez eux par les travailleurs TPS).

    Tout a démarré dans les premiers mois de l’administration Trump. Pour commencer, James McCament, le directeur par intérim des Services américains de citoyenneté et d’immigration, a insisté pour que Haïti soit « exclu » du programme. Ensuite, une note du département de la Sécurité intérieure a suggéré que les Haïtiens « se préparent à quitter les Etats-Unis ». Enfin, en mai, John Kelly, alors secrétaire général du même département, a déclaré que les bénéficiaires haïtiens du TPS « devaient commencer à penser à retourner » en Haïti.

    Du jour au lendemain, il n’y avait plus, pour des dizaines de milliers de personnes, qu’à choisir entre quatre options à hauts risques : rester en espérant que tout aille pour le mieux ; rejoindre l’économie souterraine ; rentrer en Haïti, où la vie est dangereuse et où l’épidémie de choléra fait encore des centaines de victimes chaque année ; ou marcher jusqu’à la frontière pour se rendre dans un pays dont le jeune Premier ministre a tenu des propos rassurants concernant l’accueil des réfugiés.

    Depuis le mois de juin, beaucoup d’Haïtiens ont choisi cette dernière option. Cet été, 250 d’entre eux, chaque jour, ont passé la frontière. Ils ont fourré, dans une valise, ce qu’ils pensaient pouvoir porter, ont pris un avion ou un car pour Plattsburgh, New York, et sont montés dans un taxi qui les a menés en trente minutes jusqu’au bout de Roxham Road, près de Lacolle. Là, ils sont descendus du véhicule et ont commencé à marcher vers le fossé qui sépare l’Amérique de Donald Trump du Canada de Justin Trudeau.

    « A la minute où je suis arrivée ici, j’ai eu l’impression que l’air que je respirais était différent. Ma douleur à l’épaule, si vive d’ordinaire, a subitement disparu. Je me suis demandé "qu’est-ce qui s’est passé ?" J’ai compris que ça venait de mon état de stress. » Agathe Saint-Preux, une femme d’une cinquantaine d’années, vêtue pudiquement d’une jupe mi-longue et d’un blazer noir, me racontait ce qu’elle avait ressenti en arrivant au Canada, après avoir passé douze ans à essayer d’obtenir un statut légal permanent aux Etats-Unis. C’était à la mi-octobre, et nous étions au milieu d’une salle comble, à la Maison d’Haïti de Montréal, là où la communauté haïtienne, enracinée dans la ville, aime à se retrouver. Des dizaines de migrants - qui avaient passé la frontière de manière « irrégulière » depuis les premières menaces anti-TPS - étaient venues partager leur expérience. Les histoires étaient variées, et beaucoup ont souhaité rester anonymes.

    Il y a eu cette mère de trois enfants qui, alors qu’elle travaillait légalement à l’aéroport de New York, avait décidé que la seule manière de préserver sa famille était de tout laisser derrière elle et de traverser la frontière à Lacolle. Puis, cet homme qui avait mené, avec succès, une campagne électorale à la mairie d’une petite ville haïtienne, mais qui avait fui son île après avoir été « passé à tabac par trois voyous » d’une faction politique rivale. « Un miracle qu’il ait survécu », a renchéri une femme qui avait elle-même vécu trois ans aux Etats-Unis, mais s’était enfuie après avoir appris que, sous Trump, des amis à elle avaient été expulsés vers Haïti.

    Un autre migrant, proche de la trentaine, a raconté qu’il avait vécu quinze ans aux Etats-Unis, était allé à l’université et avait travaillé sept ans : « J’ai été membre à part entière de l’économie de ce pays. J’ai payé des impôts. [Mais avec Trump], le stress aurait fini par me tuer. J’ai donc pris l’avion pour Plattsburgh, puis un taxi et j’ai traversé. »

    « Trump a pris mon rêve »

    Et nous avons entendu cette mère de six enfants, qui avait vécu huit ans à Miami. Elle avait mené de front un travail de nuit et des études d’infirmière, dormant aux arrêts de bus jusqu’au lever du jour - pour trouver un emploi l’autorisant à soigner les citoyens américains et à payer ses impôts au gouvernement. « On travaille comme des bêtes. Et puis, tout à coup, il nous dit : "Allez, dehors !" » m’a confié Manie Yanica Quetant, traduite pour l’occasion par un interprète créole. « Il », bien sûr, c’est Trump - ou « Chomp », comme ils ont l’habitude de prononcer son nom.

    Pour la grande majorité des Haïtiens rassemblés ici, à la Maison, la route qu’ils avaient empruntée pour entrer aux Etats-Unis n’avait pas été la plus directe (celle qui, par bateau, relie Haïti à la Floride, mais que les garde-côtes surveillent activement depuis des décennies). A la recherche d’emplois et de politiques d’immigration plus accueillantes, ils n’avaient pas hésité à faire quelques détours : leur voyage les avait d’abord menés vers d’autres îles des Caraïbes, puis au Brésil, où la préparation de la Coupe du monde 2014 et celle des JO de 2016 avaient été autant de promesses d’emplois. Une fois ces opportunités passées, ils avaient remonté l’Amérique du Sud vers le nord et gagné l’Amérique centrale, pour atteindre la Californie. Plusieurs personnes de l’assemblée avaient traversé dix ou onze pays avant d’arriver à destination. Des années passées à courir et à se cacher, traqués par les autorités, dépouillés par les voleurs.

    Rosemen François, une jeune femme qui avait égayé ses cheveux bouclés de mèches violettes, m’a raconté que ce qui s’était passé au Panama la hantait toujours : « En traversant une rivière, je suis tombée trois fois dans l’eau. A un moment donné, ma peau s’était tellement détachée de mes pieds que je ne pouvais même plus les sentir. Je n’oublierai jamais cette sensation. »

    Réagissant au témoignage de Rosemen François, un homme, qui jusqu’alors était resté muet, a pris la parole : « Quand nous étions au Panama, nous devions dormir dans la forêt […]. Nous avons vu des gens mourir. Nous avons vu des femmes se faire violer. Nous avons passé six jours dans la forêt, au Panama, sans rien avoir à manger. Nous dormions sous la pluie. » Ce qu’il nous racontait faisait tragiquement écho au malheur de ces esclaves noirs qui, avant eux, fuyaient le sud des Etats-Unis. Un jour, en entendant des bruits, pensant devenir la proie des animaux sauvages, ils ont pris peur : « Nous nous sommes mis à courir. Et, en fuyant, nous avons tout perdu : nos affaires, nos bagages, tout. Mais nous gardions la foi. Nous avions toujours les Etats-Unis en tête. Nous pensions qu’à l’arrivée, ce serait le paradis. » Après tout, depuis le tremblement de terre, un programme particulier avait été mis en place - le fameux TPS -, qui reconnaissait la souffrance de leur pays et leur permettait de vivre et de travailler librement.

    Pour beaucoup, comme l’a rappelé Rosemen François, tout n’a pas été si simple : « Quand je suis arrivée en Californie [il y a trois ans], j’ai pensé que c’était la fin du voyage. Au lieu de cela, j’ai été arrêtée et mise dans un centre de détention. Je ne pouvais pas voir la lumière du soleil ni faire la différence entre le jour et la nuit. J’y suis restée une semaine. Sans douche. Et la nourriture était immangeable. » Un jour, persuadée d’avoir été oubliée dans le trou noir de son cachot, elle s’est mise à hurler : « Et c’est ainsi que j’en suis sortie. » Ensuite, les choses se normalisant, elle a eu quelques années de répit. Elle a obtenu un permis de travail et a pu étudier. Mais l’été dernier, ses amis ont été expulsés et renvoyés en Haïti : « C’est à ce moment-là que j’ai décidé de me rendre au Canada. » Quand on lui a demandé pourquoi, elle a simplement répondu : « C’est Trump. Chomp… Chomp a pris mon rêve et l’a envoyé valser. »

    Manie Yanica Quetant, l’infirmière de Miami, nous a décrit l’état de choc dans lequel l’avait mise la brusque nouvelle que les Haïtiens - qui grâce au TPS étaient arrivés à se sentir enfin en sécurité - allaient être de nouveau traqués : « Vous allumez la radio et vous entendez : "Hey, ils sont en train d’attraper les Haïtiens." » Alors, « vous comprenez que vous devez vous mettre à courir, mais vous avez du mal à respirer et vous ne savez pas dans quelle direction aller. » Le stress, nous a-t-elle dit, était insupportable : « Tu ne sais pas pourquoi ils veulent t’attraper et quand tu regardes autour de toi, tu ne sais pas ce que les gens pensent de toi, ni ce que tu dois faire. Tu n’as qu’une envie : arrêter de courir. »

    Terre bénie

    Pour ceux qui sont entrés aux Etats-Unis après l’élection de Trump, l’expérience a été plus extrême encore. Dieuliphète Derphin, un jeune homme qui avait fait le voyage en remontant par le Brésil, était arrivé juste avant son investiture. « J’ai été surpris de me faire arrêter et de passer six jours en centre de détention. Je me demandais : "Mais pourquoi traitent-ils les Noirs d’une manière inhumaine ? Pourquoi n’ai-je pas droit à une brosse à dents ? Comment se fait-il que je n’ai pas accès à l’eau ? Pourquoi nous font-ils cela ? Est-ce parce que nous sommes noirs ?" Après cela, je ne voulais plus rester aux Etats-Unis. Pas même une seconde. Et c’est ainsi que j’ai eu l’idée de me rendre au Canada ! » Il avait traversé la frontière en août, après seulement huit mois passés aux Etats-Unis.

    Beaucoup dans l’assemblée ont eu, comme Agathe Saint-Preux, l’impression de « respirer un air différent » dès leur arrivée au Québec. Et Manie Yanica Quetant a soulevé une tempête d’applaudissements en disant à propos de Trump : « J’espère qu’il ne viendra jamais ici, parce que la terre canadienne est une terre bénie. » Et pourtant, il ne leur a pas fallu longtemps pour comprendre - passé le soulagement d’avoir échappé aux mesures expéditives de Trump - que la quête de sécurité et de stabilité était loin d’être achevée. Beaucoup d’Haïtiens sont venus au Canada parce qu’ils avaient entendu dire que le gouvernement de Trudeau les accueillerait à bras ouverts. Ils connaissaient son fameux tweet, envoyé le jour où, en Amérique, une vague de protestation s’était élevée contre le décret de Trump interdisant l’entrée des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane : « A ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre, sachez que le Canada vous accueillera indépendamment de votre foi. La diversité fait notre force. WelcomeToCanada. » Un des hommes présents a parlé de cela, et des messages similaires qui avaient déferlé du Nord, véhiculés sur toutes les ondes, et qu’il avait pris pour « un signe divin. Dieu montrait le chemin, et disait : "Venez au Canada." »

    Ils ont malheureusement découvert que la situation était beaucoup plus complexe que prévu. Au cours des derniers mois, les autorités canadiennes ont découragé les immigrants en provenance des Etats-Unis - en particulier les Haïtiens - de tenter la traversée de la frontière, insistant sur le fait que, en dépit des tweets chaleureux et pleins de bonnes intentions, la politique d’immigration au Canada était restrictive et que des centaines d’Haïtiens avaient été expulsées depuis le mois de janvier. Selon Marjorie Villefranche, directrice de la Maison d’Haïti, sur les 60 Haïtiens qui, aujourd’hui, passent quotidiennement la frontière, 50 % obtiendront le statut de réfugiés, 25 % un statut alternatif, et 25 % seront vraisemblablement expulsés.

    En outre, depuis 2004, le Canada et les Etats-Unis font partie du Safe Third Country Argument (« l’entente sur les tiers pays sûrs »), qui stipule que les demandeurs d’asile « doivent réclamer la protection accordée aux réfugiés dans le premier pays sûr dans lequel ils pénètrent ». Puisque les Etats-Unis sont un de ces pays sûrs, les Haïtiens qui s’y trouveraient, mais qui se rendraient à un poste-frontière canadien pour formuler une demande d’asile, seraient très probablement renvoyés.

    En revanche, s’ils apparaissent, comme par magie au Canada, leur demande pourra être traitée. C’est la raison pour laquelle les Haïtiens, ainsi que des milliers d’autres immigrants fuyant l’hostilité croissante des Etats-Unis, ont traversé la frontière à pied, avec les risques qu’on sait. Comme l’a rappelé Manie Yanica Quetant, pour avoir une chance d’obtenir un statut légal au Canada, « vous devez enfreindre la loi - vous ne voulez pas le faire, ça vous déplaît, mais vous devez le faire ».

    Entre les mailles du filet

    Une femme dans l’assemblée a tenu à nous dire qu’avant de traverser, elle avait tenté d’entrer légalement par un poste-frontière. Comme elle avait été refoulée, l’information avait été portée à son dossier. Et à cause de cela, elle est la plus fragile du groupe d’un point de vue juridique : « Parce que j’ai été expulsée, je ne peux pas obtenir de permis de travail », nous a-t-elle dit. Une autre femme a secoué la tête : « C’est ce que tout le monde, ici, essaie d’éviter. »

    Le Canada n’a pas non plus été un modèle d’antiracisme face à cette vague d’immigration. Les suprémacistes blancs ont manifesté aux postes-frontières de Lacolle et ont déployé une banderole anti-immigration à l’extérieur du Stade olympique de Montréal, transformé pour l’occasion en abri pour les réfugiés de Trump. Et à ce jour, les Haïtiens n’ont pas connu l’élan de générosité populaire auquel ont eu droit les réfugiés syriens.

    Toutefois, beaucoup de Montréalais se sont mobilisés pour aider les Haïtiens, avec parfois une incroyable chaleur. « Nous voulons qu’ils se sentent ici chez eux », a déclaré Marjorie Villefranche en parlant de l’endroit où nous nous trouvions. La Maison d’Haïti a ouvert ses portes en 1972, lors de la précédente vague migratoire, pendant les années noires des dictatures Duvalier. L’an dernier, après des dizaines d’années passées au cœur de la vie haïtienne de Montréal, elle a déménagé - et a fêté l’événement - dans un bâtiment moderne et lumineux du quartier Saint-Michel. Derrière de grandes baies vitrées, qui donnent sur la rue, les membres de la communauté ont leur café pour se réunir et bavarder, et l’art haïtien, si plein de vitalité, orne tous les murs. Ce lieu est arrivé juste à temps pour faire face à la tempête Trump. Comme ce fut le cas après le séisme de 2010, des équipes de bénévoles aident aujourd’hui les nouveaux arrivants à remplir leurs formulaires de permis de travail temporaires. Les membres du personnel veillent, de leur côté, à inscrire les enfants à l’école, à leur fournir un uniforme et de jolis cahiers. Des cours de français sont proposés aux adultes, et des campagnes de collectes de vêtements, de meubles et de provisions en tout genre sont organisées.

    Il y a surtout la présence d’autres Haïtiens qui, pour beaucoup, profitent, à Montréal, depuis des décennies, d’une vie confortable et prospère. Un réfugié de Trump nous a expliqué : « Ils nous disent : "N’ayez pas peur. Regardez, le soleil brille pour nous aujourd’hui. Donc, demain, il brillera pour vous aussi." » Philogene Gerda, une jeune mère de trois enfants qui a passé quinze jours au Stade olympique, a déclaré qu’à la Maison « on se sent comme chez soi, en particulier dans l’espace réservé aux femmes, les vendredis soirs, quand on peut venir avec ses enfants ».

    Enfin, il y a l’action politique menée par le mouvement des droits des immigrés en vue de pousser le gouvernement Trudeau à se montrer à la hauteur de ses belles formules en faveur des réfugiés. Les roulottes chauffées à la frontière sont une aide, mais cela ne suffit pas. Des milliers de Canadiens ont réclamé par courrier que soit mis un terme à l’entente sur les tiers pays sûrs avec les Etats-Unis. D’autres campagnes sont menées afin que le traitement des demandes d’asile puisse être accéléré, et que les migrants ne soient pas, des années durant, victimes d’un vide juridique.

    A la Maison d’Haïti, le sentiment qui domine, c’est la détermination. Après avoir remonté toute la longueur des Amériques pour trouver ici un peu de tranquillité, ils n’ont, littéralement, plus d’endroit où aller, plus de fuite possible vers le nord. Comme Dieuliphète Derphin me l’a confiée : « Nous sommes arrivés. C’est la fin de la route. […]. Nous devons vivre ici. Et être protégés ici. Voilà tout. Je ne veux plus retraverser cet enfer. »

    Pour Marjorie Villefranche, cela s’impose d’autant plus depuis que le département de la Sécurité intérieure a annoncé, ce lundi 20 novembre, que 50 000 Haïtiens étaient désormais en sursis sur le territoire des Etats-Unis. « Nous attendons beaucoup de monde », m’a-t-elle dit. Mais elle espère que ceux qui prévoient de tenter une traversée à pied profiteront des vingt mois qui leur restent pour éviter l’hiver et ses dangers : « Ce n’est pas une bonne idée de traverser en hiver. C’est très dur. Quoi qu’il en soit, nous sommes prêts à les accueillir : les roulottes là-bas, et nous ici, à la Maison d’Haïti. »

    Bien sûr, tous les Haïtiens confrontés à la perte de la protection que leur assurait leur statut ne choisiront pas l’option canadienne. Il y avait eu des craintes - étant donné les menaces de John Kelly en mai - que l’annonce du 20 novembre mettrait les gens au pied du mur dès le mois de janvier.

    Les vingt mois de répit permettent d’espérer que, avant la fin du compte à rebours, au moins un des efforts déployés pour que la résidence légale permanente soit accordée porte ses fruits : par exemple, l’effort qui vise à ce que les migrants qui bénéficient du TPS depuis cinq ans ou plus obtiennent cette résidence, comme le réclame un projet de loi qui fait l’unanimité.

    Toutefois, le scénario le plus probable, c’est que des dizaines de milliers d’Haïtiens vivant et travaillant légalement aux Etats-Unis resteront sur le territoire et passeront entre les mailles du filet. Comme le souligne Patricia Elizée, une avocate de Miami, qui défend les intérêts de ressortissants haïtiens, les Haïtiens « ne monteront pas tous sur un bateau pour rentrer chez eux. Ils opteront plutôt pour le marché noir ». Beaucoup continueront à travailler - mais alors, quand ils se plaindront d’un mauvais traitement, ils se mettront aussitôt en danger d’expulsion ou d’incarcération, une opportunité pour les prisons privées pour immigrés, dont les maisons mères se sont félicitées de l’élection de Trump.

    Beaucoup d’Haïtiens n’envisagent le retour au pays qu’en dernier recours. Il est vrai, comme le souligne le département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis, que le tremblement de terre en Haïti a déjà sept ans, et que le TPS est censé être temporaire. Mais ce tremblement de terre n’est pas l’alpha et l’oméga de l’état de désespérance dans lequel se trouve ce pays. La reconstruction, financée par l’étranger mais médiocre et gangrenée par la corruption, a préparé le terrain pour l’épidémie de choléra, et, l’année dernière, Haïti a été frappé par l’ouragan Matthew. Lorsque l’ouragan Irma, cette année, a été à deux doigts d’inonder l’île avec des pluies diluviennes, certains insulaires ont montré les signes d’un épuisement qui pourrait bientôt devenir banal, tant les épreuves et les crises, par leur fréquence, auront le visage d’une macabre normalité.

    Outil humanitaire

    Un résident de Port-au-Prince a déclaré à un journaliste : « On est inquiets, bien sûr, mais, de toute façon, on vit déjà au milieu d’un autre ouragan : l’ouragan de la misère. […]. Ils disent que je devrais protéger ma maison en la condamnant ? Mais avec quoi ? Du bois ? Qui va payer ? Où je vais trouver l’argent pour l’acheter ? Je n’ai même pas de toit en tôle ! Si les vents se lèvent, je ne peux faire qu’une chose : espérer survivre. »

    D’un point de vue politique, les attaques de Trump contre le TPS sont assez déconcertantes. Car la population n’avait pas réclamé à cor et à cri l’expulsion des Haïtiens et des Centraméricains. Et la perte de ces travailleurs, dont le sérieux était apprécié, est une mauvaise nouvelle pour de nombreux employeurs (selon le syndicat Unite Here, Disney World emploie, à lui seul, environ 500 travailleurs haïtiens du TPS).

    En outre, tout cela risque de porter préjudice aux républicains : si les bénéficiaires haïtiens du TPS ne peuvent pas voter, beaucoup de leurs amis et de membres de leur famille peuvent le faire. Et comme ils sont nombreux à vivre en Floride - un Etat clé qui connaît aussi un afflux de Portoricains mécontents de la façon dont ils ont été traités par les républicains (et qui peuvent voter une fois installés sur le territoire) - cette dernière mesure anti-immigrés pourrait bien avoir des conséquences aux prochaines élections.

    Mais peut-être y a-t-il derrière tout ça une stratégie qui dépasse la seule question d’Haïti ou du Honduras, et qui concerne, plus largement, celle du réchauffement climatique. Car le TPS - qui fait de la « catastrophe environnementale » l’une des principales justifications de l’inscription d’un pays à ce programme - est actuellement l’outil le plus important dont dispose le gouvernement américain pour apporter un minimum d’aide aux innombrables personnes qui, dans le monde entier, sont déplacées en raison des crises liées au changement climatique et qui seront bientôt beaucoup plus nombreuses. Il n’est donc pas étonnant que l’entourage politique de Trump fasse tout ce qui est en son pouvoir pour s’en débarrasser.

    Sur les dix pays actuellement couverts par le TPS, les catastrophes environnementales sont dites « cause principale » ou « facteur contributif majeur » dans sept d’entre eux.

    A l’origine, ce programme était censé apporter une réponse, non pas au changement climatique, mais au déplacement des populations des pays en proie à la guerre civile. Mais à mesure que la planète s’est réchauffée, il est devenu le principal levier utilisé par les Etats-Unis pour aider les victimes des catastrophes naturelles en leur accordant des droits limités sur le sol américain. Et de fait, l’une des seules actions que les gouvernements des pays sinistrés peuvent entreprendre à l’issue d’une tempête ou d’une sécheresse dévastatrice est de faire pression pour que leurs citoyens soient couverts par le TPS - ou, dans d’autres pays riches, par des programmes analogues.

    Jane McAdam, directrice du Centre Kaldor pour le droit international des réfugiés à l’université de Nouvelle-Galles du Sud, m’a dit que le TPS, quels que soient les problèmes qu’il pose, est « le mécanisme le plus efficace, voire le seul existant », dans le cadre de la législation américaine, pour accueillir les réfugiés climatiques : « Il offre au moins une sorte de protection temporaire. » C’est pourquoi, un certain nombre de spécialistes pensent qu’avec l’accélération du changement climatique, le TPS se révélera de plus en plus important.

    Bien sûr, toutes les catastrophes inscrites au registre du TPS ne sont pas liées au changement climatique (les tremblements de terre en Haïti et au Népal). Mais d’autres catastrophes retenues comme donnant lieu à une inscription - ouragans, grandes inondations, sécheresses - sont précisément des phénomènes météorologiques extrêmes qui deviennent de plus en plus fréquents et dévastateurs à mesure que la planète se réchauffe.

    Le Honduras et le Nicaragua, tous deux visés par l’administration Trump, ont reçu pour la première fois la protection du TPS après le passage de l’ouragan Mitch. La Somalie, à l’origine incluse dans le TPS en raison d’un conflit armé, a vu son statut prolongé sous la présidence Obama, au motif notamment d’une « grande inondation » et d’une « intense sécheresse » ayant des conséquences sanitaires sur l’eau et la nourriture. De même, le Yémen, d’abord inclus au programme pour cause de guerre, s’est vu récemment renouveler son statut après que des cyclones et des fortes pluies ont causé « pertes en vies humaines, blessés, inondation, coulées de boue, dommages aux infrastructures, pénuries de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant ».

    Accorder à certains migrants originaires de ces pays le droit de vivre et de travailler aux Etats-Unis est une manière de reconnaître les droits fondamentaux de ceux qui, vivant dans des régions touchées par de soudaines crises environnementales, cherchent à vivre en sécurité.

    En tant qu’outil humanitaire, le TPS est terriblement limité pour faire face aux catastrophes en série qui caractérisent notre époque. Même pour le nombre relativement restreint de personnes qui répondent aux exigences strictes de ce programme, il ne produit rien de moins qu’une insécurité permanente. Les bénéficiaires doivent renouveler leur statut tous les six à dix-huit mois, en payant chaque fois environ 500 dollars, et le TPS est temporaire par définition.

    Il est aussi arbitraire : de nombreux pays frappés par des catastrophes majeures n’ont pas pu bénéficier du programme. Pis encore, celui-ci est uniquement conçu pour faire face à des catastrophes soudaines et de grande ampleur ; les effets climatiques les plus lents, comme la désertification, l’élévation du niveau de la mer et l’érosion des terres, sont plus difficiles à prendre en compte. Mais ce n’est pas tout : comme le souligne Koko Warner, une experte des migrations environnementales de l’université des Nations unies,« il est toujours supposé [avec le TPS] que les gens pourront retourner dans leur pays d’origine » une fois la catastrophe passée. Une telle hypothèse ne tient plus à une époque où les nations insulaires et les côtes sont clairement menacées de submersion.

    L’hostilité de Trump, malgré toutes ces mises en garde, s’explique aisément : en dehors des mesures discrétionnaires, il n’existe rien d’autre que le TPS pour les migrants climatiques qui ont échoué sur le territoire des Etats-Unis. La convention de 1951, relative au statut des réfugiés, n’inclut ni les catastrophes environnementales ni les changements climatiques dans les conditions d’obtention du statut de réfugié. Ce qui compte, c’est le risque de persécution.

    Ce vide béant du droit international est dénoncé par les gouvernements chaque fois qu’ils se réunissent pour s’attaquer aux défis croisés du dérèglement climatique. Ce fut encore le cas, très récemment, à Bonn, en Allemagne, à la conférence sur le climat (COP 23) organisée par les Nations unies du 6 au17 novembre. Beaucoup ont soutenu que la convention de 1951 devait être modifiée. Mais est-ce seulement la bonne solution ? A un moment où les gouvernements de tant de pays riches sont en train de renforcer le contrôle aux frontières, élargir l’accès de cette convention aux réfugiés climatiques pourrait non seulement échouer, mais aussi donner lieu à un accord nettement moins favorable aux migrants que celui qui existe déjà.

    Donc le TPS est tout ce qui reste. Pourtant, quand l’administration Trump tire à boulets rouges sur le programme (en visant les Centraméricains, les Haïtiens, les Soudanais, et sans doute d’autres populations à venir), cela signifie que même ce faible outil est menacé. Et cette manœuvre s’inscrit dans un ensemble d’actions qui, simultanément, aggravent la crise climatique (en répondant favorablement aux souhaits les plus fous de l’industrie des combustibles fossiles), tout en éliminant les programmes conçus pour y faire face.

    America First

    En bref, il ne s’agit pas seulement de l’aversion de Trump pour les immigrés non blancs (bien qu’il soit aussi question de cela) : on assiste, vraisemblablement, à une forme particulièrement brutale d’adaptation au changement climatique. La logique en est assez simple : l’état-major de Trump sait très bien que les demandes de protection vont se multiplier dans les années à venir - il suffit de regarder l’ampleur inégalée des catastrophes qui ont eu lieu cet été, des inondations en Asie du Sud-Est et au Nigeria, jusqu’à l’exode qu’a connu Porto Rico, en passant par l’évacuation totale de Barbuda. Qu’ils nient publiquement la science ou non, les généraux qui entourent Trump sont conscients que les déplacements de population seront beaucoup plus nombreux à l’avenir. Si une catastrophe naturelle - comme le terrible tremblement de terre d’Haïti ou les ouragans qui ont suivi - provoque un élan de compassion hors normes, pourquoi pas la prochaine ? Et la suivante ? Du point de vue de l’« America First » de l’administration Trump, le TPS, en tant que précédent juridique, est tout simplement trop dangereux.

    Alors qu’il est le seul programme d’immigration aux Etats-Unis donnant des droits aux migrants en cas de catastrophes environnementales, le TPS - par le sort qui l’attend - devrait être considéré comme un test grandeur nature permettant de voir comment le pays le plus riche du monde, et le plus grand émetteur de gaz à effet de serre, entend gérer les prochaines vagues de réfugiés climatiques. Jusqu’à ce jour, le message est clair : « Retournez dans l’enfer que nous avons créé ».
    Naomi KLEIN Journaliste, essayiste et réalisatrice canadienne

    Pendant que je lisais ce long article je me disais mais il est vraiment bien écrit et précis cet article. Et arrivée à la fin j’ai vu qu’il était écrit par Naomi Klein !
    #immigration #états_unis #canada #haiti #TPS #québec #trump

  • Mapping Back : A workshop on counter mapping resource conflicts on Indigenous homelands | Transformations to Sustainability

    https://transformationstosustainability.org/magazine/mapping-back-workshop-counter-mapping-resource-conf

    Petite synthèse d’un atelier de cartographie participative à l’universite concordia de Montréal avec des représentants des #premières_nations.

    If I were to ask you to close your eyes and recall your favourite place, where would you travel behind closed eyes? What are the associated images, memories, emotions and sentiments that your mind’s journey evokes? If you live in the totality of the experience that this exercise has created, you begin to understand the meaning of a place. According to the geographer and researcher Sébastien Caquard, “A place is a location comprising both the material and the immaterial. The material comprising the landscape, geographical location and the topological characteristics, and immaterial comprising the human dimension of emotions, memories, reminiscences and recollections.”

    #canada #peuples_autochtones

  • L’école gratuite, un concept à moderniser Le Devoir - Jessica Nadeau - 1 Décembre 2017
    http://www.ledevoir.com/societe/education/514420/l-ecole-gratuite

    Cinq commissions scolaires demandent à Québec de définir les suppléments qu’elles peuvent facturer

    Les commissions scolaires de Montréal demandent au ministre de « moderniser » le concept de gratuité scolaire afin de leur permettre de facturer des frais supplémentaires aux parents pour des sorties éducatives ou culturelles, des projets spéciaux et du matériel technologique. Elles menacent même de couper tous ces extras dès septembre prochain si Québec n’intervient pas rapidement.

    « On ne veut pas remettre en cause le principe de la gratuité scolaire, mais le redéfinir », explique, dans un langage alambiqué, la présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Diane Lamarche-Venne, au cours d’une conférence de presse qui réunissait jeudi les cinq commissions scolaires anglophones et francophones desservant le territoire montréalais.
    . . . . .
    Les présidents des commissions scolaires demandent au ministre de rouvrir la Loi sur l’instruction publique pour préciser ce qui devrait être considéré comme gratuit ou non. En somme, ils veulent pouvoir faire payer les parents sans risque de nouvelle poursuite.
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    Les présidents disent ne pas avoir peur de l’issue de l’action collective en tant que telle, mais du fait qu’un juge détermine ce qu’il est légal de facturer ou non. « C’est la justice qui va venir définir ce qu’est la gratuité scolaire, alors que nous, on pense que c’est la population qui doit le faire, dans un grand débat public pour savoir ce qu’on veut comme école publique aujourd’hui ».

    #Ecole #gratuité #payante #Quebec #Canada #modernisation #En_marche #guerre_aux_pauvres #gratuité_inclusive #facturation #surfacturation #concept #modernisation #racket #vol #argent #fric

  • The Map Of Native American Tribes You’ve Never Seen Before : Code Switch : NPR

    https://www.npr.org/sections/codeswitch/2014/06/24/323665644/the-map-of-native-american-tribes-youve-never-seen-before

    Finding an address on a map can be taken for granted in the age of GPS and smartphones. But centuries of forced relocation, disease and genocide have made it difficult to find where many Native American tribes once lived.

    Aaron Carapella, a self-taught mapmaker in Warner, Okla., has pinpointed the locations and original names of hundreds of American Indian nations before their first contact with Europeans.

    #cartographie #états-unis #premières_nations #peuples_autochtones

  • Grogne au sujet du transfert de 25 millions d’artefacts historiques à Ottawa Le Devoir - Jean-François Nadeau - 22 Novembre 2017
    http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/513574/grogne-au-sujet-du-transferts-de-25-millions-d-artefacts-historiques-a-ott

    Le gouvernement canadien va de l’avant avec son projet de construire dans la région de la capitale fédérale un nouveau centre « dernier cri » pour rassembler, sous un seul toit, les 25 millions d’artefacts historiques et archéologiques qui constituent la collection nationale de l’agence Parcs Canada. Mais cette mesure centralisatrice déplaît au milieu des historiens et des archéologues.


    Les millions d’objets touchés par cette décision administrative sont pour l’instant conservés à proximité des lieux d’où ils proviennent. Ils doivent être déménagés pour l’ouverture du nouveau centre unique, prévue en janvier 2020.
    . . . . .
    Les quelque cinq millions d’artefacts de Parcs Canada entreposés à Québec sont voués, comme ceux des Maritimes ou de l’Ouest canadien, à être déménagés dans la capitale fédérale.
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    Entrepôt géant
    Selon l’appel d’offres lancé par Ottawa « dans une perspective d’efficacité et d’efficience », le nouvel entrepôt géant doit avoir une superficie brute d’environ 9000 m2, soit environ la surface de deux terrains de football américain.
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    Après que nombre d’archéologues eurent été congédiés pour économiser, déplore Christian Gates St-Pierre, tout a été centralisé, comme si c’était la seule façon de faire possible désormais. « Tout va devenir moins accessible, tant pour les chercheurs que pour les communautés dont sont issus les artefacts. »

    Selon l’archéologue, il y a quelque chose de paradoxal à vouloir que les communautés et les régions s’approprient leur histoire, mais leur retirer en même temps l’accès aux collections. « Il est clair que ça va restreindre l’accès aux collections. Ça va très clairement nuire. »
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    Il y a une forme de dépossession lorsque le tout est centralisé à Gatineau. Comment les Acadiens peuvent-ils avoir contact avec leur propre passé si les traces de ce passé sont à des centaines de kilomètres de chez eux ? »
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    Le budget de construction prévu pour la construction de cet entrepôt de Parcs Canada s’élève à 28 millions, sans compter les frais d’enquête, d’inspection des matériaux, de production de documents bilingues, précise l’appel d’offres libellé au nom de la Reine du Canada.

    Le bâtiment sera construit dans le parc industriel de Gatineau, dans un espace de 18 000 mètres carrés sur lequel on trouve pour l’instant un stationnement et des bâtiments de services qui devront être démolis avant que soit entreprise la construction.
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    #Archéologie #centralisation #dépossession #canada #Quebec #entrepôt #travaux_inutiles #destruction_du_passé #déportation

  • Un siècle de syndicalisme noir à Montréal Le Devoir - Steven High 21 Novembre 2017 _
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/513496/un-siecle-de-syndicalisme-noir-a-montreal

    Si le Québec n’a jamais eu de système de pancartes « réservé aux Blancs » comme celui qui avait cours dans le sud des États-Unis durant la période Jim Crow, il a néanmoins connu l’esclavagisme et le racisme généralisé.

    Pendant une bonne partie du XXe siècle, les Montréalais noirs ne savaient jamais s’ils seraient accueillis dans les bars, restaurants, cinémas ou magasins. Les propriétaires avaient le droit de servir qui ils voulaient.


    C’est ainsi qu’en 1936, le résidant de Verdun Fred Christie a éprouvé la vexation de se faire refuser le service dans un bar du Forum. Des années plus tard, durant l’Expo 67, des touristes noirs se sont vu refuser l’hébergement à l’hôtel. Les Noirs subissaient également de la discrimination au travail. Seules quelques rares usines les engageaient avant la Seconde Guerre mondiale.

    Jusqu’aux années 1950, la plupart des hommes noirs de la ville travaillaient pour les compagnies de chemin de fer comme préposés aux voitures-lits ou porteurs, ainsi qu’à certains postes des voitures-restaurants. Seuls des hommes noirs étaient embauchés pour ces emplois. La communauté historique des Noirs anglophones de Montréal s’est donc installée dans ce qui constitue aujourd’hui la Petite-Bourgogne, vu la grande proximité du secteur de la gare Windsor et de l’ancienne gare Bonaventure.

    La tâche des employés des voitures-lits était difficile. Les porteurs étaient tenus à la plus grande courtoisie,malgré le racisme qu’ils essuyaient. Ils étaient donc à la merci des plaintes du public.

    Prise de conscience
    Si les cheminots noirs occupaient les emplois les moins bien rémunérés dans les compagnies de chemin de fer, ils jouissaient en revanche d’un statut social élevé au sein de leur communauté. Souvent très instruits, ces hommes avaient en outre beaucoup voyagé. Leur mobilité offrait des avantages et contribuait à une prise de conscience politique des problèmes auxquels les Noirs faisaient face en Amérique du Nord.

    Des préposés aux voitures-lits et leurs femmes ont participé à la fondation de presque toutes les institutions de la communauté noire à Montréal avant 1950. Par exemple, le Colored Women’s Club a été créé en 1902 par quinze femmes d’employés des voitures-lits. La section locale de l’Universal Negro Improvement Association, établie en 1919, a également été formée par des porteurs. Saviez-vous que Louise Langdon, mère de Malcom X, a déjà milité dans cette association ?

    La Union United Church et le Centre communautaire des Noirs, établis respectivement en 1907 et en 1927, entretenaient eux aussi des liens étroits avec les porteurs. Et même le père du légendaire pianiste de jazz Oscar Peterson exerçait ce métier.

    Au début, les bagagistes noirs ne reçoivent aucune aide de la part des syndicats en place. Au contraire, les syndicats ferroviaires blancs refusent d’admettre les Noirs comme membres. La suprématie de la race blanche est la norme à l’époque. En réaction à ce phénomène, en 1917, il y a 100 ans, les porteurs noirs fondent leur propre syndicat — l’Order of Sleeping

    Longue lutte
    Les syndiqués noirs se heurtent à l’opposition farouche des compagnies de chemin de fer, qui préfèrent voir leurs bagagistes travailler docilement et à bon marché. Si le syndicat parvient à s’établir dans les compagnies de chemins de fer du Grand Tronc et Canadien National, celle du Canadien Pacifique congédie expéditivement ses militants syndicaux noirs.

    L’Order of Sleeping Car Porters dépose une demande d’affiliation auprès du Congrès des métiers et du travail du Canada. La demande est toutefois transmise à la Fraternité canadienne des cheminots — le syndicat de mon père — qui est alors l’autorité compétente en la matière. Ce syndicat est exclusivement canadien, chose rare à l’époque. En outre, il classe les ouvriers par industrie et cherche donc à prendre en charge toutes les catégories de cheminots. Tout le monde, en fait, sauf les porteurs noirs. Pour accepter les porteurs, la Fraternité canadienne des cheminots doit d’abord éliminer sa clause limitant le droit d’adhésion aux hommes de race blanche. La première tentative échoue en 1918, mais un vote ultérieur aboutit. Deux des quatre sections noires du syndicat sont établies dans la Petite-Bourgogne.

    Les préposés aux voitures-lits du Canadien Pacifique se syndiquent enfin pendant la Seconde Guerre mondiale. A. Philip Randolph, future icône des droits civils et président de la Brotherhood of Sleeping Car Porters américaine — syndicat exclusivement noir fondé en 1925 —, séjourne à Montréal en juillet 1939 pour prendre la parole lors d’une grande réunion publique à l’UNIA Hall. Une campagne d’organisation syndicale fructueuse s’ensuit, et un premier contrat est obtenu en mars 1945.

    Après des années de lutte, les cheminots noirs mettent enfin un terme à la ségrégation raciale à bord des trains voyageurs canadiens dans les années 1960. Rappelez-vous cette histoire la prochaine fois que vous monterez dans un train ou que vous passerez par la gare Centrale de Montréal.

    #Canada #Quebec #esclavagisme #racisme #Montréal #Expo_67 #discrimination #Syndicats

  • HCR | Les propositions d’Israël pour la réinstallation préoccupent le HCR
    https://asile.ch/2017/11/21/hcr-propositions-disrael-reinstallation-preoccupent-hcr

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est sérieusement préoccupé par les propositions d’Israël annoncées le 16 novembre 2017 par Aryeh Deri, le Ministre de l’Intérieur et Gilad Erdan le Ministre de la Sécurité publique. Ces propositions prévoient de contraindre des demandeurs d’asile et des réfugiés d’Érythrée et du Soudan à accepter une […]

  • Hassan Diab n’a pas été remis en liberté, malgré la 9ème demande du juge des libertés.

    Le juge d’instruction avait bouclé son dossier, mais il a été rouvert et la procédure prolongée par l’intervention des services secrets israéliens.

    On peut remarquer que la presse généraliste utilise des termes de plus en plus mesurés quant à la culpabilité supposée de Hassan Diab. C’est bon signe...

    Attentat de la rue Copernic : refuser de libérer Diab est « absurde »
    Le Figaro, le 14 novembre 2017
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/11/14/97001-20171114FILWWW00393-attentat-de-la-rue-copernic-refuser-de-liberer-di

    #Hassan_Diab #France #Canada #Liban #Attentat #Copernic #Justice #Erreur_judiciaire

  • ArcelorMittal a besoin d’une poubelle de 825 millions de tonnes Le Devoir - Alexandre Shields - 9 Octobre 2017

    On sait déjà que sa réalisation se traduira par la destruction de 11 lacs, 15 rivières et 25 ruisseaux.

    ArcelorMittal compte étendre l’imposant parc de résidus de sa mine de fer du Mont-Wright, près de Fermont. Un projet qui permettra de poursuivre l’exploitation de la plus grosse mine à ciel ouvert du Québec jusqu’en 2045, mais aussi de stocker plus de 825 millions de tonnes de résidus. Le gouvernement n’a toutefois pas encore décidé s’il mandatera le BAPE pour étudier le projet, qui nécessitera la destruction de milieux naturels.
     
    L’entreprise exploite une mine dont les différentes fosses devraient à terme atteindre une superficie totale de 11,3 kilomètres carrés, selon les données du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN). C’est trois fois plus que la superficie qu’aura la mine d’or de Malartic, à la fin de l’expansion de cette dernière. ArcelorMittal prévoit aussi de produire 1318 millions de tonnes de résidus miniers sur une période de 30 ans, sois six fois plus que la mine de Malartic.

    Pour poursuivre son expansion et éviter la « fermeture définitive de la mine », ArcelorMittal doit toutefois agrandir les sites où sont entreposés les résidus de l’exploitation, selon ce que précise l’entreprise dans une volumineuse étude d’impact de 534 pages. Un document qui a mené à la rédaction d’un autre document de 939 pages de réponses aux questions du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).
    http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/Bassins_B_NordOuest/documents/liste_documents.htm#PR
     
    Le « futur scénario d’entreposage des résidus » permettra de stocker 825 millions de tonnes de 2026 à 2045, pour un total de 1318 millions de tonnes entre 2014 et 2045. Pour mener à bien ce projet, l’entreprise souhaite construire par la même occasion deux nouveaux bassins pour « optimiser la gestion de l’eau », dont un bassin d’« eau de procédé » de 3,6 km2 et un « bassin de sédimentation » 420 000 m2.
     
    Selon ce qu’indique le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans sa description du projet, « le promoteur prévoit de commencer les travaux de construction à l’été 2018 », afin que les infrastructures soient prêtes en 2025. Il s’agit d’un projet majeur, puisque le coût des infrastructures et de la gestion de l’eau jusqu’en 2045 est évalué à 458 millions de dollars.
     
    Destruction de lacs
    Dans son étude d’impact, ArcelorMittal reconnaît aussi que la croissance des quantités de résidus miniers à gérer « causera un empiétement dans certains lacs, les étangs et cours d’eau ». Le BAPE précise que ce projet entraînera « la destruction de 11 lacs, 15 étangs et 25 ruisseaux ». À cela s’ajoute une perte d’habitat de 11,2 km2 pour la faune terrestre.
     
    « Toutefois, écrit la minière, les milieux touchés sont situés à proximité des surfaces actuellement utilisées pour l’entreposage des résidus de la mine de Mont-Wright ainsi qu’à proximité du site minier du lac Bloom, ce qui en réduit leur qualité. » Qui plus est, un programme de « restauration » est prévu pour compenser la perte de milieux naturels.
     
    Dans les questions soumises à ArcelorMittal, le MDDELCC demande par ailleurs des précisions sur les risques de rupture d’une digue de retenue des eaux, en raison de la présence de la route 389, seul lien de Fermont avec le reste du Québec.
     
    « Si un bris de digue devait arriver, les principales conséquences possibles sont le lavement ou la fermeture de la route et de la voie ferrée, la perte de la fibre optique, des risques d’isolation du personnel, de noyade de personnel à proximité et des inondations », répond la minière, en précisant qu’elle possède déjà un « plan d’urgence ». Sa couverture d’assurance est de 25 millions de dollars, ajoute l’entreprise.

     
    . . . .
    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/512494/arcelormittal-une-poubelle-de-825-millions-de-tonnes

    #Environnement #Arcelor_Mittal #économie #mines #canada #MORT #destruction #poubelle

  • Les seuils d’immigration au Canada passeront de 300 000 à 340 000 d’ici 2020 | Stephanie Levitz | Politique canadienne
    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201711/01/01-5142058-les-seuils-dimmigration-au-canada-passeront-de-300-000-a-340-000

    En vertu de son « plan pluriannuel » des niveaux d’immigration, dévoilé mercredi, le Canada accueillera 310 000 nouveaux venus en 2018, puis 330 000 en 2019 et 340 000 en 2020.

    Ces seuils porteront l’immigration au Canada à près d’un pour cent de la population totale - un chiffre qualifié par plusieurs analystes de nécessaire pour assurer la compétitivité de l’économie, alors que la population vieillit et que le taux de natalité diminue. Ces seuils sont par ailleurs bien loin des cibles recommandées l’an dernier par l’influent Conseil consultatif en matière de croissance économique, qui souhaitait plutôt l’accueil de 450 000 immigrants par année.

    Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, a expliqué mercredi que les cibles fixées par son gouvernement respectent la capacité d’accueil et d’intégration des Canadiens et des partenaires sur le terrain. Le ministre a rappelé qu’il faut maintenant offrir à ces immigrants les outils nécessaires à leur succès, tout en donnant le temps aux ressources d’accueil de s’ajuster aux hausses.

    #migrations #asile #canada #quotas

  • Les détenus canadiens ne mangent pas à leur faim 1 novembre 2017 - Hélène Buzzetti

    L’enquêteur correctionnel juge que de petites portions risquent d’engendrer de gros problèmes de sécurité

    « Le fait de jouer avec la nourriture de personnes affamées et frustrées peut avoir des conséquences néfastes involontaires », écrit l’enquêteur correctionnel Ivan Zinger.
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/511776/gastronomie-carcerale
    Les prisonniers fédéraux ont faim. C’est du moins la conclusion à laquelle arrive l’enquêteur correctionnel du Canada, qui montre du doigt la refonte des cuisines carcérales effectuée sous le régime conservateur de Stephen Harper. La centralisation de la préparation des repas a certes réduit le coût des portions, mais celles-ci sont également réduites, moins soutenantes et moins goûteuses.

    L’insatisfaction a tellement augmenté qu’elle a conduit, dans le cas le plus extrême, à une émeute mortelle en Saskatchewan.


    Le Service correctionnel du Canada (SCC) a mis progressivement en place, dans le cadre du plan de réduction du déficit du précédent gouvernement, un système de « cuisson refroidissement » . La nourriture consommée dans l’établissement n’est plus préparée sur place par les détenus eux-mêmes. Elle est plutôt apprêtée, jusqu’à deux semaines d’avance, dans des cuisines centralisées régionales, puis congelée et distribuée dans les établissements qui la réchaufferont. Le coût quotidien de la nourriture fournie à chaque détenu ne doit pas dépasser 5,41 $.
     
    Chaque détenu reçoit un total de 2600 calories par jour, ce qui correspond, selon le Guide alimentaire du Canada, à l’apport recommandé pour un homme peu actif de 31 à 50 ans. L’apport recommandé pour les hommes de 18 à 30 ans varie plutôt de 2450 à 3300 calories, selon leur niveau d’activité. Or la moyenne d’âge dans les prisons canadiennes est de 37 ans, et les hommes de moins de 30 ans composent « la majeure partie de la population », selon l’enquêteur correctionnel.
     
    Résultat : le niveau de tension a augmenté dans les établissements. « Le fait de jouer avec la nourriture de personnes affamées et frustrées peut avoir des conséquences néfastes involontaires », écrit l’enquêteur correctionnel Ivan Zinger, qui signe ici son premier rapport annuel depuis sa nomination en janvier.
     
    « La nourriture […] est essentielle à la santé et à la sécurité dans le milieu carcéral. » Elle a été, écrit-il, « un des facteurs » qui ont fait éclater l’émeute au pénitencier de la Saskatchewan en décembre 2016. Cette émeute avait duré trois heures et demie et s’était soldée par la mort d’un détenu. Les prisonniers se plaignaient de la taille des portions de nourriture et du trop faible apport en protéines.
     
    De manière plus générale, note l’enquêteur, cette réforme a entraîné « des centaines de plaintes et a créé de la tension dans tous les pénitenciers ». Le Service correctionnel estime que la transformation a généré des économies de 6,4 millions de dollars.
     
    En Grande-Bretagne, note M. Zinger, son homologue a conclu que la mauvaise qualité de la nourriture servie et la petitesse des portions pourraient « servir de catalyseur d’agressions et de dissidences ». M. Zinger recommande au SCC de mener une étude pour comparer le prix des portions et leur taille avant et après le changement. La réforme est pleinement en vigueur depuis environ deux ans, indique-t-on.
     
    Port-Cartier fait exception  
    Le pénitencier à sécurité maximale de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, est exempté de cette réforme culinaire, comme quelques autres établissements trop isolés. Or, note l’enquêteur, la prison a réussi à respecter le budget alloué par prisonnier tout en fournissant une nourriture plus appréciée. On y cuisine le pain et les muffins, par exemple. Selon les témoignages entendus, des prisonniers refuseraient de se faire transférer vers des établissements à sécurité intermédiaire afin de ne pas être soumis au nouveau régime.
     
    « C’est un peu renversant, quand on sait les restrictions à la liberté qui existent dans un pénitencier à sécurité maximale, que les détenus préfèrent rester dans cet environnement plutôt que de bénéficier de moins de restrictions simplement à cause de la nourriture », a lancé M. Zinger en conférence de presse.
     
    Cette centralisation culinaire a aussi affecté négativement la formation professionnelle des prisonniers en réduisant le nombre d’emplois disponibles (entre 300 et 400 emplois de moins, selon le bureau de l’enquêteur) et la qualité de ceux-ci.
     
    « Ce sont de grandes marmites et les détenus ne font qu’y déverser des contenants avec des codes barres, des aliments pré-pesés. Ils font tout bouillir. Que ce soit poulet, boeuf, porc, tout est bouilli pendant 45 minutes ou une heure et demie. Au fond des marmites, il y a un gros boyau qui déverse le liquide dans des sacs de plastique avec des codes barres. […] Ce genre de travail requiert très peu d’habiletés ou de compétences comparativement au système d’avant ou comme à Port-Cartier, où on pense même à introduire un programme de formation professionnelle de cuisinier. »

    #faim #prison #rétention #carcéral #Canada #détenus #cuisson_refroidissement #beurk #alimentation

  • Federal government quietly compensates daughter of brainwashing experiments victim - Politics - CBC News
    http://www.cbc.ca/news/politics/cia-brainwashing-allanmemorial-mentalhealth-1.4373590

    Alison Steel was only 4½ years old when her mother’s life changed forever.

    In 1957, Jean Steel was admitted to Montreal’s Allan Memorial Institute. The once happy and energetic 33-year-old was diagnosed with manic depression and delusional thinking.

    In the months that followed, Steel became the victim of CIA-funded brainwashing experiments conducted by Dr. Ewen Cameron. She was kept in a chemically induced sleep for weeks and subjected to rounds of electroshocks, experimental drugs and tape-recorded messages played non-stop.

    #lavage_de_cerveau #cia #etats-unis

  • Canada indigenous women were coerced into sterilisations, lawsuit says | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2017/oct/27/canada-indigenous-women-sterilisation-lawsuit

    Two indigenous women in Canada have filed a class action lawsuit over allegations that they were coerced into undergoing sterilisation at a Saskatchewan hospital. The suit was launched after health authorities in the province admitted that several women had come forward with similar claims.

    The legal challenge, which still needs to be certified by a judge, centres on the idea of proper and informed consent – and whether this was obtained before the womenwere sterilised.

    #nations_premières #canada #droit_des_femmes #stérilisation #viols #violence_faites_aux_femmes

  • Femmes autochtones assassinées et disparues : une réconciliation vouée à l’échec ? | ICI.Radio-Canada.ca

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1063049/femmes-autochtones-assassinees-disparues-enffada-reconciliation-pro

    Et relire le livre d’Emmanuelle Walter « Sœurs volées »

    L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées était une promesse phare de Justin Trudeau. À mi-mandat, non seulement elle est devenue un symbole de division, mais elle incarne les difficultés de ce gouvernement à réaliser ses promesses envers les #Premières_Nations.

    Lux éditeur précise :

    « On nous a donné cette enquête pour nous faire taire. Nous dire : voilà, vous l’avez. Mais le manque de temps est honteux. Deux ans ne suffisent pas. [Ce projet était voué] à l’échec. »

    – Laurie Odjick, mère de Maisy Odjick

    Il y a trois ans, nous publiions l’essentiel livre d’Emmanuelle Walter, "Sœurs volées. Enquête sur un #féminicide au #Canada". La réaction à ce livre, mais surtout les formidables avancées dans la lutte des militantes et militants autochtones partout au Canada nous ont donné espoir que les choses changeraient, que justice serait faite d’une certaine façon, que les responsables seraient identifiés, que l’indifférence cesserait. C’était compter sans la politique de façade du gouvernement Trudeau qui fait taire celles et ceux qui s’époumonent depuis des années pour être entendus, avec une justice en toc qu’il fait miroiter sur les réseaux sociaux le temps d’un tweet, avant de se remettre au service des compagnies pétrolières.

  • #CETA : le gouvernement français ne renégociera pas l’accord
    https://www.mediapart.fr/journal/france/201017/ceta-le-gouvernement-francais-ne-renegociera-pas-l-accord

    Le premier ministre Édouard Philippe devrait annoncer mercredi 25 octobre un « plan d’accompagnement » du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le #Canada. Un mois et demi après la publication du rapport, très critique, de la commission nommée par Emmanuel Macron, et alors que des députés LREM eux-mêmes demandent de gros aménagements, le traité ne devrait pas bouger.

    #France #agriculture #Climat #OGM #ONG #traité #union_européenne

  • Bond du nombre de « #bébés_passeports » au #Canada

    De plus en plus de femmes originaires de pays étrangers viennent au Canada pour donner naissance à leurs bébés, dans le but d’obtenir pour leur progéniture un passeport canadien. Le Canada est, avec les États-Unis, un des rares pays qui pratiquent ce qu’on appelle « le #droit_du_sol ». Tout enfant né ici peut obtenir automatiquement la nationalité canadienne. Une situation qui inquiète des médecins en raison des risques que représente cette pratique pour la #santé des femmes.


    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1061584/explosion-nombre-bebes-passeports-canada

    voilà un nouveau mot @sinehebdo : bébé passeport !
    #migrations #nationalité #citoyenneté #ius_soli

  • La grande multinationale #Sears ferme. Elle avait mis en place une #retraite par capitalisation censée bénéficier à ses employés. Ce type de retraite que les politiques français nous vantent depuis 30 ans comme devant remplacer la retraite par répartition solidaire. La #bourse est censée être plus efficace que la solidarité... sauf quand l’économie se dérègle. En faisant #faillite, Sears perd l’argent de ses #fonds_de_pension, et ses employés perdent leur retraite... Vive le #capitalisme et ses mensonges qui profitent à quelques milliardaires et essorent les petits #vieux...

    Sears #Canada ferme et les fonds de retraite des employés fondent
    Stéphane Parent, RCI, le 11 octobre 2017
    http://www.rcinet.ca/fr/2017/10/11/sears-fermeture-faillite-employers-fonds-retraite-pensions

  • L’art coup de poing de Marly Fontaine | ICI.Radio-Canada.ca

    Dans la lignée des « soeurs volées » d’Emma Walter, l’histoire de Marly Fontaine, des violences faites aux femmes autochtones au Canada, des viols, des disparitions, des meurtres.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1019578/art-marly-fontaine-uqam-autochtone-pensionnat-video-performance

    Marly Fontaine s’est confiée à Mélanie Loisel dans un livre à Paraitre le 2 Novembre au Canada ->

    http://www.editionsfides.com/fr/product/editions-fides/litterature/romans-recits-nouvelles/ma-reserve-dans-ma-chair_769.aspx?id_page_parent=1

    Ma réserve dans ma chair

    L’histoire de Marly Fontaine

    Mélanie Loisel

    Si je me suis tant intéressée à cette histoire, écrit Mélanie Loisel, c’est parce que cette jeune femme autochtone, qui a été écorchée par la vie, est bel et bien vivante. Contrairement à ses sœurs disparues ou assassinées, elle peut parler. Elle peut raconter son histoire comme bon lui semble, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, ses rêves et ses désillusions, et même avec ses limites.

    C’est par un geste courageux qui donne à réfléchir que Marly Fontaine a pris la parole.

    « Le 20 avril 2017, dans le cadre de mon projet final d’université, je me suis fait tatouer sur mon avant-bras gauche le numéro 0800381101. 0800 signifie la communauté à laquelle j’appartiens, celle de Uashat Mak-Maliotenam. 3811 est mon identité. 01 veut dire que j’ai acquis mon propre numéro pour ma propre descendance. Je suis donc un numéro aux yeux du gouvernement canadien. Je suis le 0800381101. »

    Originaire de Fermont, dans le Nord québécois, Mélanie Loisel œuvre dans le domaine des médias au Québec et au Canada depuis plus d’une douzaine d’années. On doit à cette globe-trotter une grande variété de reportages qui ont été diffusés à Radio-Canada et publiés dans divers journaux et magazines dont Le Devoir, Commerce, Les Affaires, et Châtelaine. Elle est l’auteure des ouvrages à succès Ils ont vécu le siècle. De la Shoah à la Syrie et Ma vie en partage. Entretiens avec Martin Gray.

    Diplômée en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Marly Fontaine se consacre à son travail de création afin de sensibiliser les gens à la réalité des Autochtones et à leur histoire largement méconnue. Pour caractériser son travail de création, les médias n’hésitent pas à parler d’art coup de poing.

    Jusque dans les années 1970, un Autochtone perdait son statut d’indien s’il obtenait un diplôme universitaire. Cette seule raison a été suffisante pour donner envie à Marly Fontaine de se battre et de persévérer pour acquérir de l’éducation.

    Un texte d’Anne-Marie Yvon, d’Espaces autochtones

    Si la menace ne pèse plus de nos jours sur leur statut, les Autochtones ne sont pourtant pas encore très nombreux à obtenir un grade universitaire.

    Selon des données de Statistique Canada, en 2011 ils étaient à peine 10 %, comparativement à 26% pour la population canadienne en générale.

    Tant qu’on reste dans l’ignorance, on se fait piler sur les pieds.
    Marly Fontaine, artiste

    #canada #nations_premières #violences_faites_aux_femmes #viols #résistance

  • La #social-démocratie à travers le monde, entre zombies et mutants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121017/la-social-democratie-travers-le-monde-entre-zombies-et-mutants

    De l’Europe à l’Océanie, la social-démocratie vient de subir une nouvelle série de défaites. Parmi les tentatives de reconversion vers la gauche, celle que mène Corbyn à la tête du Labour est la plus avancée.

    #France #angleterre #Canada #Norvège #Nouvelle-Zélande

  • Les documents sur les pensionnats autochtones pourront être détruits Le Devoir - La Presse Candienne - 6 octobre 2017
    http://www.ledevoir.com/societe/justice/509839/les-documents-sur-les-pensionnats-autochtones-pourront-etre-detruits

    Ottawa — La Cour suprême du Canada affirme que les documents détaillant les agressions subies par d’anciens élèves des pensionnats autochtones pourront être détruits.https://cdn.thinglink.me/api/image/664831189957214209/1240/10/scaletowidth
     
    La décision unanime du plus haut tribunal du pays clarifie cet enjeu qui opposait le droit à la vie privée des victimes à l’importance de documenter ce chapitre sombre des relations entre le Canada et les peuples autochtones.
     
    D’anciens élèves ont témoigné des agressions physiques, sexuelles et psychologiques dans le cadre d’une évaluation indépendante visant à leur verser une indemnisation.
     
    La Cour suprême a confirmé le jugement d’un tribunal inférieur indiquant que le matériel devrait être détruit après 15 ans. Des individus peuvent toutefois accepter de préserver leur histoire au Centre national pour la vérité et réconciliation à Winnipeg.
     
    Le gouvernement fédéral n’a donc pas réussi à convaincre les juges que les documents devaient être entièrement préservés afin de s’assurer que ce qui s’est produit dans les pensionnats autochtones ne sera jamais oublié.
     
    Il affirmait que les lois fédérales gouvernant l’accès à l’information, le droit à la vie privée et les archives offraient l’équilibre nécessaire pour conserver les documents ayant une valeur historique tout en protégeant la vie privée et la confidentialité.

    #extermination #déportation #canada #autochtones #agression #pédophilie #Histoire #Archives #destruction #Canada

  • Snowbirds - Festival de cinéma de la ville de québec
    http://www.fcvq.ca/films/snowbirds

    Chaudement recommandé par Emma Walter, ça ne peut-être que super bien. ET du peu que j’en ai vu, la première chose qui me vient à l’esprit , c’est que son travail montre un profond respect de la parole.

    Snowbirds s’intéresse aux Québécois du bel âge qui choisissent la Floride comme douce alternative à la rudesse de l’hiver. Avec tendresse et humour, ce film s’attarde sur une réalité trop souvent tournée en dérision en proposant une immersion dans l’univers typique des maisons mobiles et motorisés qui peuplent Fort Lauderdale. Un univers où le flamant rose et le français sont rois.
    Ce documentaire intimiste met en lumière des aînés colorés qui migrent vers les tropiques, en quête d’une société des loisirs qui saura les divertir.
    Bienvenue dans le « French district » de la Floride, au paradis du snowbird.

    #canada #québec #circulation #migration #retraite