• 1700 rivières sous pression : la carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France

    Alors que la France va à nouveau rater en 2027 l’objectif européen de bon état de ses cours d’eau, une enquête de Mediacités et Reporterre permet de visualiser pour la première fois l’ampleur de la pression exercée par les #micropolluants sur le territoire.

    Elles courent tantôt à travers champs, tantôt à travers bois. Sur 16 kilomètres, les eaux tranquilles de la Launette longent un château du XVIIIe siècle, une abbaye royale et même le tombeau de Jean‐Jacques Rousseau. Mais la carte postale ne montre pas tout. Elle masque les nombreuses substances invisibles que charrie la petite rivière de l’Oise. #PFOS, #diflufénicanil et autres #pesticides, et même un médicament : entre 2022 et 2024, la station de surveillance installée sur ce cours d’eau a relevé 16 molécules au‐dessus des seuils de risque européens et français en vigueur. La Launette est un cas d’école, elle arrive en tête de notre classement des rivières subissant la plus forte pression des micropolluants.

    Ce triste palmarès est le fruit de plusieurs mois d’enquête et d’une plongée dans les millions de données des agences de l’eau. Mediacités et le média de l’écologie Reporterre se sont associés aux collectifs We Report et Mémoire Vive pour produire une carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France. Établie à partir des données publiques des stations de surveillance [consulter notre méthodologie], notre carte montre les dépassements annuels des seuils de risque par famille de substance et par micropolluant entre 2022 et 2024.

    Le constat est inquiétant. Pesticides, métaux et autres #produits_chimiques toxiques voyagent allègrement dans nos rivières : 1 691 cours d’eau en France ont enregistré au moins un dépassement pour un polluant sur la période étudiée. Soit les trois quarts des rivières pour lesquelles une mesure est disponible.

    Cette pollution est nationale : près de huit stations sur dix mesurant ces substances sur les cours d’eau en France présentent au moins un dépassement. Elle est aussi multiple : sur les 189 substances retenues dans notre enquête, 79 dépassent la valeur seuil au moins une fois. Notre analyse, qui porte sur les moyennes annuelles, permet de mettre en évidences les pollutions chroniques et le cumul des pressions toxiques exercés sur les cours d’eau. Avec le risque d’un« effet cocktail  » [lire plus bas], qui pèse de plus en plus sur l’avenir de nos rivières.

    Rendez‐vous manqué

    Un bilan «  très mauvais  », lâche la députée écologiste Julie Ozenne, co‐rapporteure d’une mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’état des cours d’eau en France. «  On n’atteindra jamais les objectifs qu’on s’était fixés avec l’Europe  », constate‐t‐elle. Depuis la mise en place de la #directive_cadre_sur_l’eau (#DCE) en 2000, le cadre de référence pour tous les pays de l’Union européenne, Bruxelles a fixé un calendrier à ses États membres pour restaurer le «  bon état  » de leurs cours d’eau. L’objectif, ambitieux, était initialement fixé pour 2015 avant d’être maintes fois repoussé. En 2027, date de la prochaine échéance, le rendez‐vous sera encore raté pour la plupart des pays européens. Contacté, le ministère de la Transition écologique n’a pas répondu à nos questions.

    En France, l’état des cours d’eau a même régressé dans plusieurs bassins depuis 2019. Pour le seul bassin Loire‐Bretagne, 21 % des cours d’eau présentent un bon état écologique, trois fois moins que l’objectif initialement fixé pour 2027. Un tiers de ses rivières ne sont pas en bon état chimique. Certes, l’urbanisation, qui altère fortement la morphologie des cours d’eau, est l’une des principales causes du mauvais état écologique des cours d’eau. Les nitrates, issus principalement des engrais agricoles, contribuent aussi fortement à cette dégradation.

    Mais l’impact de la #pollution_chimique reste très important sur l’état de nos rivières. Surtout pour les petits cours d’eau, dont le faible débit ne permet pas de diluer les polluants. À l’image de la Launette. «  Le problème, c’est que dès sa source, là où ce n’est encore qu’un tout petit petit cours d’eau, il y a déjà le gros de la pollution qui arrive  », explique Clara Morvan, directrice technique du syndicat de rivières local. «  Tout le pluvial va dans la rivière  », et avec ce ruissellement, «  beaucoup de choses arrivent, comme les #hydrocarbures_aromatiques_polycycliques (#HAP) ou les pesticides  ».

    HAP, métaux, #métalloïdes et #minéraux, pesticides, substances industrielles et #médicaments : notre carte de France offre un aperçu des molécules dépassant le plus souvent les seuils applicables, que nous avons classées par grandes familles.

    #Métaux_lourds : des #mines aux #engrais

    #Arsenic, #cuivre, #zinc… Les métaux et métalloïdes arrivent largement en tête de notre classement par substance. Tout sauf une surprise : en 2021, une vaste étude menée par Santé publique France montrait que la quasi‐totalité de la population française est exposée à ces métaux, essentiellement via l’#alimentation. Naturellement présentes dans la nature – on parle alors de fond géochimique – ces substances proviennent aussi largement des activités humaines : activité minière [lire par ailleurs notre enquête sur le retour des mines de cuivre dans le Beaujolais] ou encore utilisation agricole. Elles peuvent avoir des effets néfastes sur la #santé, notamment sur les reins, les os, le système cardiovasculaire ou favoriser certains types de cancer. A l’image de l’arsenic, de loin celle qui affiche le plus de dépassements dans notre jeu de données (3082 dépassements, plus de 60 % des mesures pour ce polluant).

    Très médiatisé ces derniers mois, après la parution en mars 2026 d’une étude de l’Anses mettant en évidence une «  imprégnation forte et croissante  » de la population française, le #cadmium apparaît également dans nos données, avec un taux de dépassement proche de 1 %. Ce métal lourd est cancérogène et augmente les risques d’#ostéoporose. Il est notamment présent dans les #engrais_phosphatés utilisés par les agriculteurs. Début juin, l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi abaissant les teneurs en cadmium dans ces engrais.

    #Hydrocarbures : des cheminées aux rivières

    Notre carte met aussi en évidence l’omniprésence des substances de la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces composés organiques sont des polluants persistants, toxiques pour les humains et s’accumulant dans les tissus vivants. Ils sont issus principalement des opérations de combustion, d’usines ou de particuliers, comme le chauffage au bois.

    Selon Marina Coquery, directrice de recherche en chimie environnementale à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), les HAP ont comme particularité d’être émis parfois à une grande distance des cours d’eau. «  Ce sont des apports atmosphériques diffus, souvent urbains, qui vont être redéposés par temps de pluie sur des surfaces imperméabilisées et ruisseler jusqu’aux cours d’eau  », explique la scientifique.

    Parmi la centaine de molécules de cette famille, le benzo(a)pyrène apparaît le plus fréquemment sur notre carte, avec 1181 dépassements (30 % des mesures pour ce polluant). Le #benzo(a)pyrène a été classé comme cancérogène certain pour l’homme par le Centre international de recherche sur le #cancer.

    Pesticides : champ libre pour le #diflufénicanil

    Avec son «  sentier ludique  » parcourant la forêt dans le site naturel sensible des Deux Vallons, à quelques kilomètres au nord de Lyon, le ruisseau des Échets a de quoi séduire les familles en quête de fraîcheur. Ce petit cours d’eau, qui se jette dans la Saône, est pourtant l’un des plus pollués de la région. Métazachlore, nicosulfuron, cyprodinil… Son contenu offre un petit catalogue des #fongicides et #herbicides utilisés par les agriculteurs locaux. Au total, neuf substances ont dépassé les seuils sur au moins une année dans la station de Fleurieu‐sur‐Saône.

    Ces dépassements ne sont que la face visible d’une pollution plus large : entre 2022 et 2024, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée a identifié plus d’une centaine de pesticides dans le ruisseau. «  C’est un petit cours d’eau situé dans une zone agricole où les cultures dominantes sont les céréales et le maraîchage. Pour le #maraîchage en particulier, de nombreux traitements phytosanitaires sont appliqués  », explique Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service données techniques de l’agence. Sollicitée, la métropole de Lyon précise que ce ruisseau peut être asséché les deux tiers du temps certaines années, entraînant une faible dilution et une concentration des polluants.

    Sur les dix molécules les plus souvent au‐dessus des seuils sur notre carte, 4 sont des pesticides. Parmi les produits phytosanitaires à surnager, le #diflufénicanil, aussi connu sous le nom de #Diflufenican, se démarque avec plus de 765 dépassements, soit 16 % des mesures au‐dessus des seuils. Cet herbicide, considéré comme «  très toxique pour les organismes aquatiques  », est utilisé pour le désherbage dans les grandes cultures céréalières, notamment de #colza.

    Le diflufénicanil a la particularité de faire partie également de la famille des #PFAS [lire plus bas], comme une trentaine d’autres produits autorisés en France. Déjà interdit depuis 2018 en République tchèque, le diflufénicanil a été intégré à une liste de substances actives présentes dans 23 pesticides interdits en juillet 2025 par l’Agence de protection de l’environnement du Danemark. La même année, lors de l’examen de la loi Duplomb, des députés écologistes avaient défendu un amendement pour interdire le diflufénicanil à la vente. Sans succès.

    «  Dans notre bassin, le diflufénicanil est la principale cause de déclassement de masses d’eau par des pesticides  », indique Luc Pereira‐Ramos, à l’agence de l’eau Seine‐Normandie. «  On observe une hausse des ventes de diflufénicanil à partir de 2022. Au fur et à mesure des interdictions ou limitations de certains pesticides, les agriculteurs se reportent sur des molécules encore autorisées  », analyse‐t‐il.

    Même en cas de durcissement de la réglementation, l’herbicide se maintiendrait dans les cours d’eau pendant de nombreuses années, rappelle le scientifique. «  Ce n’est pas parce qu’on interdit une molécule qu’elle disparaît rapidement des milieux. L’#atrazine est interdit depuis près de vingt‐cinq ans et on commence seulement à observer une décrue  », souligne‐t‐il.

    Et d’autres molécules prennent la place des anciennes. Après l’interdiction de l’atrazine, les agriculteurs se sont notamment tournés vers le #S‑Métolachlore. Utilisé pour le #désherbage du #maïs, il est devenu en quinze ans l’un des plus prisés en France. Cette substance figure également en bonne place dans notre classement, avec 115 dépassements des seuils (6 % des mesures). Cet herbicide est interdit à la vente depuis 2023, mais son utilisation a été autorisée jusqu’en 2024, le temps d’écouler les stocks.

    Un autre pesticide tient une place importante dans nos données : le #chlordécone. Nous comptons 36 dépassements de cet #insecticide particulièrement utilisé dans les bananeraies jusqu’au début des années 1990, tous situés dans le département de La Martinique. Face à une absence de mesures exploitables, nous n’avons pas pu visualiser les données de la Guadeloupe, de la Guyane et de Mayotte.

    Substances chimiques industrielles : l’invasion du #PFOS

    C’est tout le paradoxe des PFAS : alors que cette famille de milliers de polluants dits «  éternels  » est devenue l’un des sujets d’inquiétude majeur de ces dernières années, seulement 6 de ces composés font l’objet d’une surveillance dans les eaux de surfaces. Un chiffre qui passera à 25 à partir de fin 2027, en application de la révision de la directive cadre sur l’eau décidée par l’Union européenne.

    Parmi les substances chimiques industrielles suivies sur le terrain, le PFOS arrive largement en tête. Dans notre base de données, il dépasse le plafond retenu presque une fois toutes les trois mesures (1 128 dépassements de seuil sur 3 580 mesures, soit 31,5 %). Pour le seul bassin Rhône‐Méditerranée‐Corse, le PFOS est responsable du déclassement de 143 stations, soit 62 % des stations en mauvais état chimique.

    «  Cela ne m’étonne vraiment pas. Le PFOS est un composé emblématique de la famille des PFAS, parce qu’il a été très largement utilisé, plus que d’autres et pendant longtemps. C’est aussi le produit de transformation de plein d’autres PFAS  », détaille Pierre Labadie, chercheur en chimie de l’environnement au CNRS.

    Selon le spécialiste, la présence de cette molécule, «  l’un des PFAS avec le potentiel de bioaccumulation le plus élevé  », est plus marqué à proximité de sources de pollutions industrielles, mais aussi domestiques, par exemple des stations d’assainissement. «  Cela veut dire que dans les produits du quotidien qu’on a utilisés pendant des décennies, il y avait du PFOS  », explique‐t‐il. Depuis 2023, le PFOS est classé comme cancérogène probable pour l’humain.

    Médicaments : une épidémie encore mal mesurée

    Dernière famille de polluants recensée sur notre carte, les résidus de médicaments proviennent très majoritairement des rejets des stations de traitement des eaux usées urbaines qui ne sont pas conçues pour les traiter. Antidiabétiques, anti‐inflammatoires, analgésiques, anxiolytiques… les médicaments consommés par les Français font partie des substances «  d’intérêt émergent  » mesurés depuis quelques années seulement par les organismes de surveillance.

    Mais bon nombre de ces molécules ne disposent pas de seuil de quantification exploitables. Parmi celles qui en possède un, le Diclofénac, un anti‐inflammatoire, affiche un taux de dépassement de 2,7 % sur notre carte. La toxicité du Diclofénac a été démontrée, notamment sur les reins des truites, mais les effets des résidus médicamenteux sur l’environnement restent mal mesurés.

    «  Les médicaments, on arrive tout doucement dessus, explique Luc Pereira‐Ramos, pour l’agence Seine‐Normandie. On en cherche depuis une dizaine d’années seulement. Il est clair que nous allons augmenter le nombre de substances recherchées au fur et à mesure.  »
    Effet cocktail

    D’autant que les seuils de risque ne concernent aujourd’hui que quelques centaines de molécules, alors que plus de 110 000 substances sont enregistrées au titre de la réglementation chimique européenne. «  C’est la face immergée de l’iceberg  », explique Pierre‐François Staub, chargé de mission Pollution des écosystèmes et métrologie à l’Office français de la biodiversité (OFB).

    L’autre écueil du cadre de surveillance actuel, c’est de ne pas considérer l’impact toxique du cumul de molécules. «  On minimise l’évaluation du risque à travers l’approche substance par substance  », précise Pierre‐François Staub. On parle d’effet de mélange lorsque l’effet de deux molécules s’additionne, et «  d’#effet_cocktail  » lorsqu’elles interagissent entre elles et que leur #toxicité est amplifiée. «  Il y a de gros débats actuellement pour faire entrer cette notion dans la définition des #seuils, explique Arnaud Chaumot, directeur de recherche au laboratoire d’écotoxicologie de l’Inrae. Mais c’est très difficile à modéliser. On a parfois des mélanges très diversifiés et on ne peut pas regarder toutes les interactions entre toutes les molécules, la possibilité de combinaison est folle.  »

    Cette pression toxique cumulée pèse sur tous les écosystèmes, mais aussi sur l’#eau_potable. En France, environ un tiers des volumes d’eau prélevée pour la potabilisation vient des eaux de surface. Et même lorsque le captage se trouve en nappe souterraine, la qualité de l’eau peut être impactée par la pollution des rivières. «  Cela implique des traitements de plus en plus coûteux pour l’eau potable, pointe Marina Coquery. Et cela crée des inégalités, car les grandes villes ont la chance de pouvoir se les payer, mais pour les petites agglomérations, c’est plus difficile.  » En France, des captages d’eau potable ferment chaque année à cause d’une pollution diffuse. «  L’#eau est un bien commun, il faut la gérer comme tel  », estime la chercheuse.

    Sur la Launette, c’est bien la philosophie qui motive tous les travaux lancés par le syndicat mixte qui gère la rivière. «  Il y a encore une trentaine d’années, elle était dans un état encore pire qu’aujourd’hui parce que toutes les stations d’épuration des eaux usées n’étaient pas aux normes et rejetaient directement dans la rivière, mais de gros efforts ont été faits  », positive Clara Morvan.

    Pourtant, une autre épée de Damoclès menace tous les efforts pour la protection des rivières : le réchauffement climatique. La succession des années sèches affaiblit les débits des cours d’eau, et donc leur capacité de dilution, comme l’explique Marina Coquery. «  A l’autre extrême, on va avoir des crues beaucoup plus intenses, irrégulières et fréquentes  » et donc une hausse des polluants amenés par la pluie.

    «  Chaque progrès obtenu sert d’abord à compenser les effets climatiques, démographiques et économiques à l’œuvre  », analyse Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service des données techniques pour l’agence de l’eau Rhône‐Méditerranée‐Corse : «  Nous avançons sur un tapis roulant qui recule  ».

    https://www.mediacites.fr/enquete/national/2026/06/29/1700-rivieres-sous-pression-la-carte-inedite-de-la-pollution-chimique-des
    #rivières #France #pollution #pollution_chimique #cours_d'eau #visualisation #cartographie #changement_climatique

  • « Ce n’est pas normal de mourir à 13 ans » : après trois cas de #cancers dans une #école de #Franconville, la colère des parents et une #enquête #sanitaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/30/ce-n-est-pas-normal-de-mourir-a-13-ans-une-enquete-sanitaire-ouverte-apres-t

    L’#Agence_régionale_de_santé enquête sur des #tumeurs signalées chez des élèves d’un établissement du #Val-d’Oise construit près d’un ancien site industriel pollué. Les parents de Shiloh Diakité, morte d’un #cancer_du_sein très rare, portent plainte pour #homicide_involontaire.

    #cancer_pédiatrique #pollution #dépollution

  • Warum Krebs ? Wenn Zellen außer Kontrolle geraten
    https://www.telepolis.de/article/Warum-Krebs-Wenn-Zellen-ausser-Kontrolle-geraten-11339483.html

    Le cancer ryt une maladie intelligente. Est-ce que son fonctionnement est l’avenir de l’opposition révolutionnaire á l’age de la surveillance totale sans être parasitaire comme la maladie ?

    21.6.2026 von Uwe Kerkow - Jeder normal gebildete Mensch weiß, dass man Krebs vom Rauchen oder Alkohol bekommen kann. Doch was dabei im Körper passiert, wird erst jetzt langsam klar.

    Krebs beginnt im Verborgenen, in einer einzelnen Zelle, im Erbgut. Dort entstehen Schäden, die der Körper nicht mehr reparieren kann. Dann folgt ein jahrelanger Prozess, in dem sich die betroffene Zelle grundlegend verändert und drei fatale Fähigkeiten erwirbt: Sie teilt sich unkontrolliert, wird unsterblich und wächst dabei stetig weiter.

    In jeder gesunden Zelle herrscht ein fein austariertes Gleichgewicht. Gene, die das Wachstum fördern – sogenannte Protoonkogene – werden nur dann aktiviert, wenn der Körper neue Zellen braucht, etwa bei der Wundheilung. Andere Gene wirken als Bremse und stoppen das Wachstum, sobald es nicht mehr nötig ist.

    Doch Mutationen können dieses System aus dem Takt bringen. Eine Veränderung im Erbgut kann dazu führen, dass ein Protoonkogen dauerhaft aktiviert wird – das Gaspedal bleibt durchgetreten. Solche mutierten, unkontrolliert aktiven Gene nennen Forscher dann Onkogene, also Krebsgene.

    Zudem können andere Mutationen die Tumorsuppressorgene ausschalten. Die Folge: Die Bremsen versagen. Dieses Ungleichgewicht allein führt aber noch nicht zu Krebs. Es ist nur der erste Schritt in einem langen Prozess, wie Springer Medizin betont. Die beschleunigte Zellteilung erhöht jedoch das Risiko, dass sich weitere Mutationen ansammeln – schneller als in normalen Zellen.

    Unsterblichkeit

    Normale Körperzellen sind sterblich. Sie können sich nur etwa 40 Mal teilen, dann ist Schluss. Reguliert wird das über die Telomere, eine Art Schutzkappen an den Enden der Chromosomen. Bei jeder Zellteilung schmelzen sie ab, bis die Zelle ihre Teilungsfähigkeit verliert und schließlich abstirbt.

    Krebszellen schaffen es, diese natürliche Grenze zu überwinden und erlangen so die Fähigkeit zur unbegrenzten Zellteilung. Meist sorgen sie dafür, dass die Telomere – entgegen ihrer eigentlichen Funktion, stetig wieder aufgebaut werden. Nicht immer ist eine Mutation des dafür verantwortlichen Gens die Ursache.

    Zusätzlich schalten Krebszellen ein weiteres Sicherheitssystem des Körpers aus: ein zelluläres Selbstzerstörungsprogramm, die sogenannte Apoptose. Bei kranken Zellen kann sie vom Immunsystem ausgelöst werden. Und am Ende ihrer Existenz, wenn etwa schwere Schäden am Erbgut erkannt werden, durchlaufen alle Zellen diesen Prozess.

    Programmierter Zelltod

    Wenn ein Zelle vor einer ihrer 40 Teilungen steht, durchläuft sie normalerweise mehrere Kontrollpunkte. Werden dabei schwere Schäden am Erbgut erkannt, die nicht mehr repariert werden können, aktiviert die Zelle ebenfalls ihr Selbstzerstörungsprogramm.

    Krebszellen jedoch umgehen diesen Mechanismus. Sie ignorieren die Stopp-Signale und vernichten sich nicht mehr selbst, selbst wenn ihr Erbgut massiv geschädigt ist. So können sie überleben und sich weiter teilen, obwohl sie sich längst hätten selbst zerstören und verstoffwechselt werden müssen.
    Krebszellen befeuern ihr eigenes Wachstum

    Schließlich kommt eine weitere Eigenschaft hinzu: Die Krebszellen beginnen, ihr Wachstum selbst anzutreiben. Sie produzieren eigene Wachstumsbeschleuniger – Signalstoffe, die normalerweise nur bei Bedarf vom Körper ausgeschüttet werden. Damit machen sie sich unabhängig von den Wachstumssignalen aus ihrer Umgebung.

    Gleichzeitig entwickeln die erkrankten Zellen Resistenzen gegenüber körpereigenen Wachstumshemmern. Der Körper schickt zwar weiterhin Stopp-Signale, doch die Krebszellen reagieren nicht mehr darauf. Sie werden taub für die Befehle, die ihr Wachstum bremsen sollen. Das Ergebnis: Die Zelle teilt sich ungehemmt weiter, ohne Rücksicht auf die Bedürfnisse des Gesamtorganismus.

    Diese drei Eigenschaften – unkontrollierte Zellteilung, Unsterblichkeit und selbst angetriebenes Wachstum – sind zentrale Bausteine auf dem Weg zur Krebszelle, wie das Onko-Portal schreibt.

    Doch auch die reichen noch nicht aus. Damit aus einer entarteten Zelle tatsächlich eine gefährliche Krebserkrankung wird, muss die Zelle noch weitere Fähigkeiten erwerben: etwa die Bildung neuer Blutgefäße zur Versorgung, die Abwehr des Immunsystems und die Fähigkeit, in andere Gewebe einzudringen.
    Ansatzpunkte für modernste Forschung und Therapien

    Die Forschung an modernen Krebstherapien setzen genau an diesen Mechanismen an. Zwei Beispiele:

    Vor kurzem meldeten Forscher des Dana-Farber Cancer Institute in Boston nun einen Durchbruch bei Bauchspeicheldrüsenkrebs, der tödlichsten Krebsart. Ihr Wirkstoff greift am Protein KRAS an, dem „Heiligen Gral“ der Krebsforschung. Denn eine bestimmte Mutation im KRAS-Gen hält ein körpereigenes Wachstumssignal dauerhaft aktiv, das den Tumor antreibt.

    Auch die Grundlagenforschung macht Fortschritte: Am Scripps Research Institute in Kalifornien haben Wissenschaftlern herausgefunden, wann und warum sogenannte Doppelstrangbrüche auftreten, bei denen beide Stränge der DNA-Helix gleichzeitig durchtrennt werden: Wenn die üblichen, präzisen Erbgut-Reparatursysteme versagen, greifen die Zellen unter Umständen auf diese weniger zuverlässige biochemische „Notoperation“ zurück.

    Und manche Krebszellen sind auf diesen Mechanismus angewiesen, um zu überleben.

    Jahre bis zur Erkrankung

    Zwischen der Entstehung der ersten Krebszelle und dem Auftreten einer nachweisbaren Erkrankung können Jahre, manchmal sogar Jahrzehnte vergehen. In dieser Zeit häufen sich in der Zelle nach und nach kritische Mutationen an.

    Die Reihenfolge und die genaue Art dieser Mutationen sind bei jedem Krebs unterschiedlich. Entscheidend ist nur, dass die Zelle auf irgendeinem Weg alle kritischen Eigenschaften zusammen erwirbt. Erst dann wird sie zur vollständigen Krebszelle – und übernimmt das Ruder.

    #cancer #maladie #résistance #politique #iatrocratie

  • Yescon 2026: Größte Krebs-Konferenz Deutschlands in Berlin
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1200563.gesundheit-yescon-groesste-krebs-konferenz-deutschlands-in-berlin

    20.6.2026 von Andreas Fritsche - Die Hälfte aller Deutschen erkrankt im Laufe ihres Lebens an Krebs. Die Yescon wird von Betroffenen für Betroffene organisiert.

    Influencerin Patrice Aminati (l.) erhielt auf der Yescon am Freitag einen Preis für ihre Courage. Foto: dpa/Carsten Koall

    In dem eingespielten Video sagen junge Leute, was sie gern vergessen würden. Es kommen zunächst harmlose Erinnerungen hoch an den ersten Liebeskummer oder eine Nachbarin, der einer aus Versehen eine Metallstange an den Kopf knallte. Doch dann wird es ernst und alle sagen nacheinander, dass sie gerne verdrängen würden, dass sie an Krebs erkrankt waren. Das werde in Deutschland einfach nicht vergessen, wenn es darum geht, fünf oder mehr Jahre nach der Diagnose eine Lebensversicherung abzuschließen oder verbeamtet zu werden.

    Dass es nicht von Nachteil sein dürfe, den Krebs überlebt zu haben, ist am Sonntag eins der Themen bei der Yescon. Diese nach eigenen Angaben größte Krebs-Konferenz der Bundesrepublik gibt es schon seit einigen Jahren an wechselnden Orten. Diesmal machte sie Station in der Luckenwalder Straße nahe des Berliner Technikmuseums. Bei der eingangs genannten Podiumsdiskussion tritt unter anderen Tobias Burggraf auf. Er ist Vater einer ehemals an Leukämie erkrankten Tochter und hat die Petition »Recht auf Vergessen« gestartet, die von mittlerweile mehr als 50 000 Menschen unterzeichnet wurde. Mit auf dem Podium sitzen der Rechtsanwalt Alexander Graf Rachut, der Arzt und nordrhein-westfälische SPD-Landtagsabgeordnete Rodium Bakum und mit Nella Rauch eine Autorin, die 2015 selbst an Krebs erkrankte. Es moderiert Tobias Korenke.

    »Wir wollen, dass sich niemand mit Krebs alleine fühlt – weder die Erkrankten, noch die Angehörigen.« Tobias Korenke Geschäftsführer der Yeswecan!cer gGmbH

    Korenke hat aufgeschrieben, wie bei seiner Frau Brustkrebs diagnostiziert wurde und wie er sie fünf Jahre später im Oktober 2017 verlor. Sie ist nur 51 Jahre alt geworden. »Ihr Tod hat alles verändert. Das Vermissen hört nicht auf. Immer wieder sticht die Trauer direkt ins Herz.« Er habe viel gelernt, erklärt Korenke, »über die Liebe und ihre Größe und Kraft, über den Krebs und wie Menschen mit ihm umgehen«. Seit Februar 2025 ist Korenke Geschäftsführer der gemeinnützigen Yeswecan!cer GmbH. Diese wurde von Betroffenen für Betroffene gegründet und veranstaltet die Yescon. »Wir wollen, dass sich niemand mit Krebs alleine fühlt – weder die Erkrankten, noch die Angehörigen«, erläutert Korenke. Er sagt: »Es ist Zeit, offen über die Krankheit zu reden, sie von Tabus und Stigmatisierungen zu befreien, sie in die Mitte unserer Gesellschaft zu rücken, deutlich zu machen, dass jeder Moment des Lebens zählt, auch mit Krebs, gerade mit Krebs.«

    Nicht umsonst erinnert Yes we cancer (cancer ist der englische Begriff für Krebs) an den Slogan »Yes, we can« (Ja, wir schaffen das) des früheren US-Präsidenten Barack Obama. In Deutschland erkrankt jeder zweite Mensch im Laufe seines Lebens an Krebs. Bei etwa einer halben Million wird er Jahr für Jahr diagnostiziert. Nach Angaben des Statistischen Bundesamtes blieb Krebs auch im Jahr 2024 die zweithäufigste Todesursache. 230 400 Opfer waren damals zu beklagen. Doch durch Früherkennung und verbesserte Therapien sinkt die Sterblichkeitsrate.

    Auf der Messe sind einige Pharmafirmen zu finden, aber auch verschiedene Selbsthilfegruppen. Es wird beispielsweise über das Angebot informiert, auf den Hund von Patienten aufzupassen, die sich gerade einer kräftezehrenden Chemotherapie unterziehen müssen. Auch das Brustkrebsmagazin »Mamma Mia« stellt sich vor. Das Geschehen auf den Bühnen kann auch per Liveübertragungen im Internet verfolgt werden.

    Bereits seit Freitag ist Henning Krautmacher mit seiner Frau Anke nicht zum ersten Mal bei einer Yescon. In Köln und Umgebung ist Sänger Krautmacher eine lebende Legende wegen seiner Zeit bei »Die Höhner«, einer für Karnevals- und Stimmungslieder wie »Viva Colonia« bekannten Band. Als 2022 bei seiner Frau Magenkrebs diagnostiziert wurde, stieg er aus der Band aus, um ihr beizustehen.

    »Manchmal kommt es vor, dass du plötzlich auf deinem Weg in das Glück vielleicht stolperst und dann sogar hinfällst«, singt Krautmacher am Freitag auf der Messe. Bei ihm klingt es allerdings anders. Er singt diese Zeilen, wie man es bei ihm gewohnt ist, in Kölner Mundart. Auf Köllsch heißt das Lied auch »Unsere Wääch« (Unser Weg). Die Einnahmen, die mit diesem Lied auf den Plattformen Spotify und Youtube erzielt werden, spenden Henning und Anke Krautmacher für die Yescon.
    www.yescon.org

    #cancer #iatrocratie

  • « Protéger la population des risques de l’alcool ».

    https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/proteger-la-population-des-risques-de-lalcool-le-dossier-de-la-s

    La consommation d’#alcool reste un enjeu majeur de #santé publique en France, avec des répercussions sanitaires et sociales importantes. Celui-ci est à l’origine de 41 000 décès, chaque année, causés notamment par des #cancers, des maladies cardio-vasculaires et digestives. Il est associé à la dépression, à des troubles psychiatriques et neurologiques, comme les démences précoces. L’alcool est aussi un moteur des violences, qu’elles soient interpersonnelles ou sexuelles.

  • Incidence des cancers : les personnes modestes développent plus souvent des formes graves, diagnostiquées plus tardivement | Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques
    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/260604-incidence-des-cancers

    La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une nouvelle étude sur les liens entre le niveau de vie et l’incidence des cancers. Élaborée à partir des données de l’Assurance maladie appareillées à celles de l’échantillon démographique permanent de l’Insee, cette étude documente pour la première fois en France les inégalités sociales d’incidence et de gravité de cancer à l’échelle individuelle sur un large ensemble de localisations cancéreuses. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des inégalités sociales face au cancer.

    Le risque de développer un cancer varie fortement selon le niveau de vie et la localisation du cancer

    Les résultats montrent que les inégalités sociales face au cancer dépendent fortement des localisations considérées, c’est-à-dire des organes touchés par les tumeurs cancéreuses. Parmi les cancers les plus fréquents, le cancer du poumon touche beaucoup plus souvent les personnes les plus modestes : entre 2013 et 2020, les hommes appartenant aux 10 % les plus modestes ont un risque de développer un cancer du poumon 2,2 fois plus élevé que les hommes appartenant aux 10 % les plus aisés. À l’inverse, les cancers du sein et de la prostate sont plus fréquents parmi les populations les plus aisées. Les hypothèses explicatives avancées s’appuient à la fois sur des écarts d’exposition à des facteurs de risque, comme le tabagisme, mais aussi sur des différences de recours au dépistage

    Les personnes les plus modestes développent plus souvent des cancers de mauvais pronostic

    Les personnes les plus modestes développent plus fréquemment des cancers associés à de moins bonnes chances de survie. À structure par âge et sexe comparables, les 10 % les plus modestes présentent un risque 1,7 fois plus élevé de développer un cancer de mauvais pronostic que les 10 % les plus aisés (graphique). Ce résultat se maintient au-delà des quatre localisations de cancer les plus fréquentes. Les personnes les plus modestes sont aussi davantage concernées par les formes plus agressives de cancer.

    Les cancers dépistables sont plus souvent diagnostiqués tardivement chez les plus modestes

    Les écarts sociaux observés portent également sur le moment du diagnostic. Pour plusieurs cancers faisant l’objet de dispositifs de dépistage, les diagnostics sont plus souvent posés à un stade déjà métastatique parmi les populations les plus modestes. Ces résultats suggèrent ainsi que les inégalités sociales de recours au dépistage se traduisent aussi par des inégalités de gravité au moment du diagnostic. À l’inverse, pour les cancers non dépistables, les écarts de diagnostic à un stade métastatique n’apparaissent pas.

    Les cancers associés à des facteurs de risque connus sont plus fréquents parmi les populations modestes

    L’étude montre que les cancers associés à des facteurs de risque connus et considérés comme évitables surviennent plus fréquemment parmi les populations les plus modestes. Les personnes appartenant aux 10 % les plus modestes présentent ainsi un risque plus de deux fois supérieur de développer un cancer évitable par rapport aux 10 % les plus aisés. Ces résultats mettent en évidence que les inégalités sociales face au cancer se construisent à plusieurs étapes : l’exposition aux facteurs de risque, le recours au dépistage et la précocité du diagnostic. Ils suggèrent que les populations les plus défavorisées bénéficient moins des avancées en matière de prévention, ce qui pourrait contribuer ainsi au maintien des inégalités sociales de santé.

  • Une forte exposition aux colorants alimentaires liée à un risque accru de diabète de type 2 et de cancers
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/21/une-forte-exposition-aux-colorants-alimentaires-liee-a-un-risque-accru-de-di

    Une équipe française a réalisé la première étude épidémiologique d’ampleur qui documente le lien entre additifs colorants et risques de maladies chroniques.

    Par Mathilde Gérard
    Publié le 21 mai 2026 à 05h00, modifié le 21 mai 2026 à 11h09

    Temps de Lecture 3 min. Read in English

    Article réservé aux abonnés
    Un verre de soda, dans un restaurant, à Truckee, en Californie, le 12 février 2026.
    Un verre de soda, dans un restaurant, à Truckee, en Californie, le 12 février 2026. SMITH COLLECTION/GADO VIA GETTY IMAGES

    Ils donnent son apparence verte au sirop de menthe (naturellement incolore), nuancent les yaourts aux fruits de couleurs vives et confèrent sa teinte caramel au Coca-Cola. Les colorants alimentaires, omniprésents dans les produits de l’industrie agroalimentaire, ne sont pas sans risque pour la santé.

    Deux études publiées dans les revues Diabetes Care (le 20 mai) et European Journal of Epidemiology (le 9 avril) par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-EREN, rattachée notamment à l’Inserm, l’Inrae et l’université Sorbonne-Paris Nord) suggèrent un lien entre une exposition importante à ces additifs et le risque de cancers et de diabète de type 2.

    Selon ces travaux menés auprès de plus de 100 000 participants à la cohorte NutriNet-Santé, un groupe de personnes suivies dans le temps, une forte exposition aux colorants est associée à une hausse de 38 % du risque de diabète de type 2 (comparé aux consommateurs plus faiblement exposés), et de 14 % du risque de cancer global (de 21 % pour le cancer du sein et de 32 % pour le cancer du sein post-ménopausique).

    #Colorants #Alimentation #Cancer #Diabète #Agroindustrie

  • Combien coûte un cancer ?
    ou les aberrations des refus de remboursement de l’Assurance Maladie.

    Cancer du sein : Améliorer le confort post opératoire après chirurgie de reconstruction mammaire immédiate - Centre François Baclesse*

    Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes, avec plus de 60 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France. Si la majorité des cancers du sein peuvent être traités de manière conservatrice, une mastectomie reste nécessaire dans près de 23 % des cas.
    Dans ces situations, la reconstruction mammaire immédiate est réalisée lors de la même intervention chirurgicale que la mastectomie. Elle joue un rôle essentiel dans le parcours de soins et contribue notamment à améliorer la qualité de vie des patientes, leur bien-être physique, psychologique et leur image corporelle. Au Centre Baclesse, plus de 170 reconstructions mammaires immédiates ont été réalisées en 2024.
    Le port d’une brassière est indispensable

    Après une reconstruction mammaire immédiate, le port d’une brassière de contention adaptée est indispensable pendant plusieurs semaines, jour et nuit. Ce dispositif permet d’assurer un bon maintien de la prothèse, de favoriser la cicatrisation et de limiter les douleurs post-opératoires.
    Ces brassières doivent répondre à des critères spécifiques liés au contexte post-opératoire : ouverture sur l’avant, ajustement précis et compression adaptée. Dans un souci de confort, Les patientes doivent généralement disposer d’au moins deux modèles afin d’assurer une continuité du maintien pendant toute la période de récupération.

    Aujourd’hui, ces brassières ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Leur coût, compris entre 50 et 90 euros selon les modèles, peut représenter une charge financière importante pour certaines patientes. À cette difficulté s’ajoutent parfois des contraintes d’accès : peu de points de vente disposent de stocks suffisants et le choix d’une brassière adaptée nécessite souvent l’accompagnement de professionnels formés à la reconstruction mammaire.
    Autant de démarches qui peuvent alourdir un parcours de soins déjà éprouvant.
    Un impact concret sur la qualité de vie des patientes

    Afin d’améliorer la prise en charge et de réduire les inégalités d’accès à ces dispositifs essentiels, le Centre Baclesse a souhaité mettre en place un stock de brassières post-opératoires directement disponible au sein du service de chirurgie.
    Chaque patiente ayant une reconstruction mammaire immédiate pourra désormais recevoir une brassière adaptée dès sa prise en charge au Centre. Cette brassière sera choisie avec l’accompagnement des équipes spécialisées en reconstruction mammaire, lors de la consultation infirmière pré-opératoire.
    Ce projet permet d’améliorer le confort post-opératoire des patientes ; de faciliter leur parcours de soins ; de limiter certaines dépenses liées à la maladie ; de garantir un accès équitable à un matériel adapté et de qualité.
    Un projet financé grâce aux dons

    Ce projet illustre concrètement l’impact des dons sur le quotidien des patientes. Par leur générosité, les donateurs contribuent directement à rendre le parcours de soins plus confortable, plus serein et plus accessible pour les femmes touchées par un cancer du sein.
    Le Centre Baclesse remercie chaleureusement l’ensemble de ses donateurs pour leur confiance et leur engagement à nos côtés.

    * Le Centre François Baclesse est l’un des 18 centres de lutte contre le #cancer de France.

    #mastectomie #reconstruction_mammaire

  • I numeri del cancro
    https://www.registri-tumori.it/cms/pagine/i-numeri-del-cancro

    Le dernier rapport :

    In questa tredicesima edizione dei “Numeri del cancro in Italia”, l’analisi è partita dalle cifre per poi approfondire aspetti che stanno rendendo l’oncologia medica sempre più complessa, spaziando dalla medicina di precisione, ai Molecular Tumor Board, al rapporto fra inquinamento atmosferico e cancro, fino alla Digital Health. Un capitolo del volume è dedicato in particolare ai miglioramenti nella mortalità per cancro. Il numero assoluto dei decessi oncologici offre una comprensione immediata dei cambiamenti avvenuti nel corso di qualche decennio.

    https://www.registri-tumori.it/cms/pubblicazioni/i-numeri-del-cancro-italia-2023

    #cancer #santé #Italie #rapport #cartographie #statistiques #visualisation #registro_tumori #mortalité #oncologie

  • Près de Naples, sur la « #terre_des_feux », le #pape Léon XIV déplore une « terre qui a payé un lourd tribut »

    Ce territoire sert, depuis la fin des années 1980, de #décharge et de site d’incinération illégale contaminant l’#air, les #sols et les #nappes_phréatiques. Depuis 2013, une série d’#enquêtes_parlementaires a conclu à la #négligence des autorités et, dans certains cas, à leur #complicité.

    Le pape Léon XIV a visité, samedi 23 mai, à #Acerra, près de #Naples, au cœur de la « terre des feux » ravagée par des décennies de #décharges_illégales contrôlées par la #mafia, une pollution massive qui empoisonne les habitants.

    Situé entre Naples et #Caserte, en Campanie, ce territoire du sud de l’Italie aux près de 3 millions d’habitants doit son surnom aux nombreux sites illégaux d’incinération à ciel ouvert de #déchets_industriels, souvent importés du nord de la péninsule, qu’il compte. Depuis des décennies, les sols, les nappes phréatiques et l’air y sont contaminés par des #métaux_lourds, des #dioxines et des #particules_fines. Les conséquences sanitaires sont particulièrement alarmantes, avec des taux de #cancers supérieurs à la moyenne nationale.

    Le pape a ainsi dénoncé, dans un premier discours, « un mélange mortel d’#intérêts obscurs et d’#indifférence envers le #bien_commun, qui a empoisonné l’environnement naturel et social ». Cette visite est d’autant plus symbolique qu’elle intervient au 11e anniversaire de l’encyclique Laudato si’, un manifeste historique du pape François sur la protection de l’environnement.

    La « terre des feux », également connue sous le nom de « #triangle_de_la_mort », sert de décharge et de site d’incinération illégale depuis la fin des années 1980. Plutôt que de payer des sommes exorbitantes pour faire traiter légalement leurs #déchets_toxiques, des entreprises ont versé à la mafia locale de la #Camorra une fraction du coût pour se débarrasser de tout, des plaques d’#amiante brisées aux #pneus de voiture et aux conteneurs de #colle_industrielle. Depuis 2013, une série d’enquêtes parlementaires a conclu à la négligence des autorités et, dans certains cas, à leur complicité.

    Le pape appelle à un « sursaut de #dignité et de #responsabilité »

    « Dans la vie, nous comprenons que plus une #beauté est fragile, plus elle exige d’attention et de responsabilité », a dit le souverain pontife. « Voilà, mes très chers, la raison principale de ma présence aujourd’hui à Acerra : confirmer et encourager ce sursaut de dignité et de responsabilité que tout cœur honnête ressent lorsque la vie naît et se trouve aussitôt menacée par la mort », a poursuivi Léon XIV devant les fidèles.

    « Cette terre a payé un lourd tribut, elle a enterré nombre de ses fils, elle a été témoin de la souffrance d’enfants et d’innocents », a poursuivi le pape américain devant une foule estimée à environ 15 000 personnes par les autorités.

    Léon XIV a enfin tenu « à remercier ces “pionniers” qui, grâce à leur engagement courageux, ont été les premiers à dénoncer les maux de cette terre et à attirer l’attention sur la réalité occultée et niée de son empoisonnement : je pense en particulier aux membres des associations écologistes ».

    Depuis son élection en mai 2025, #Léon_XIV a affiché une attention particulière aux questions environnementales, dans la lignée de son prédécesseur argentin. Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements estivaux en Italie, qui incluent notamment une étape sur l’île méditerranéenne de Lampedusa en juillet.

    https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/05/23/sur-la-terre-des-feux-le-pape-leon-xiv-deplore-une-terre-qui-a-paye-un-lourd
    #Campanie #pollution #contamination #eau #terra_dei_fuochi

  • Cancer : des chercheurs mettent en évidence un lien entre les tumeurs colorectales chez les jeunes et un pesticide jugé sans risque
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/13/cancer-des-chercheurs-mettent-en-evidence-un-lien-entre-les-tumeurs-colorect

    Une équipe espagnole a repéré la signature moléculaire d’un herbicide dans les tumeurs de patients de moins de 50 ans, une population dans laquelle les cancers colorectaux sont en croissance rapide. Une approche novatrice qui remet en cause les protocoles réglementaires d’autorisation et la surveillance des pesticides.

    https://justpaste.it/k0tau

    #cancers #pesticides

  • Cancer : des chercheurs mettent en évidence un lien entre les tumeurs colorectales chez les jeunes et un pesticide jugé sans risque
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/13/cancer-des-chercheurs-mettent-en-evidence-un-lien-entre-les-tumeurs-colorect

    Une équipe espagnole a repéré la signature moléculaire d’un herbicide dans les tumeurs de patients de moins de 50 ans, une population dans laquelle les cancers colorectaux sont en croissance rapide. Une approche novatrice qui remet en cause les protocoles réglementaires d’autorisation et la surveillance des pesticides.
    Par Stéphane Foucart

    Le #piclorame est un #pesticide utilisé depuis plusieurs décennies. Inconnu de l’opinion publique, il n’a jamais été classé #cancérogène, il est peu étudié et aucune autorité sanitaire ne surveille l’exposition de la population à cette substance. Des travaux novateurs, publiés dans la dernière édition de la revue Nature Medicine identifient pourtant cet herbicide comme une cause possible de l’envolée des #cancers colorectaux chez les moins de 50 ans.

    Appelée à faire date selon plusieurs chercheurs consultés par Le Monde, l’étude conduite par Jose A. Seoane (Institut d’oncologie Vall d’Hebron, à Barcelone, en Espagne) et ses coauteurs combine biologie moléculaire et #épidémiologie à grande échelle, et apporte des éléments d’explication inédits à une énigme épidémiologique tenace.

    Alors que son incidence décline chez les plus âgés, le cancer colorectal est en effet de plus en plus fréquent chez les jeunes dans de nombreux pays, dont la France. (...)

    https://justpaste.it/lsgsf

    voir aussi Cancer : pourquoi la France fait partie des pays les plus touchés au monde
    https://seenthis.net/messages/1139908

    #nonmaisc'estpasprouvé

  • Haut les cœurs ! | ARTE | Sólveig Anspach
    https://www.arte.tv/fr/videos/128669-000-A/haut-les-coeurs
    https://api-cdn.arte.tv/img/v2/image/H9p4DkPBsKQScuZiceZjsj/1920x1080

    Enceinte de son premier enfant, Emma apprend qu’elle est atteinte d’un #cancer_du_sein. Pour son premier long métrage, la cinéaste Sólveig Anspach, disparue en 2015, met en scène le combat qu’elle a livré dans un souffle de vie. Un récit bouleversant de vérité, incarné avec une profonde humanité par Karin Viard.

    (...)

    Portant sa propre histoire à l’écran, la cinéaste Sólveig Anspach signe un premier film d’une bouleversante vérité, qui met en scène la course contre la montre d’un couple brutalement précipité dans un duel entre pulsions de vie et menaces de mort. Par sa pudeur, le récit, d’une grande élégance, se tient d’emblée à distance du mélo, explorant au travers d’un panel de nuances le déluge émotionnel déclenché par l’épreuve. Le film accompagne l’héroïne pas à pas, silhouette droite bringuebalée dans les montagnes russes de son agenda médical, des couloirs glacés de l’hôpital aux répits dans la chaleur du foyer

    Et en ce moment sur ARTE, plusieurs films de Sólveig Anspach
    https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B3lveig_Anspach

    https://www.arte.tv/fr/search?q=Solveig%2BAnspach

    1999 : Haut les cœurs !
    2013 : Queen of Montreuil
    2013 : Lulu femme nue
    2016 : L’Effet aquatique

    A regarder absolument, je suis restée scotchée par ses films, Haut les cœurs malgré son sujet est très touchant et plein de relations douces et vraies, avec Karin Viard toujours magnifique.

  • Mapping pesticide mixtures to cancer risk at the country scale with spatial exposomics

    Despite decades of concern over the carcinogenic potential of agricultural pesticides, toxicological studies relying on single endpoints have yet to establish a definitive link between environmental pesticide exposure and cancer in real-world contexts. Here we use an integrative spatial Bayesian framework that merges high-resolution environmental pesticide risk modelling with comprehensive cancer registry data to map pesticide-linked cancer clusters in Peru with unprecedented precision. Our process-based model, encompassing 31 key pesticide active ingredients, together with an innovative stratification of cancer cases by developmental lineage, reveals a robust spatial association between environmental pesticide exposure risk and cancer incidence. In pesticide-associated cancer hotspots, exposomic profiling of liver tissue—a primary target of chemical carcinogens—uncovers a distinct transcriptomic signature of pesticide exposure, implicating a non-genotoxic mode of action that disrupts core regulatory circuitries sustaining cell identity. Collectively, these findings strongly support a mechanistic link between pesticide exposure and cancer, challenging assumptions of human non-carcinogenicity derived from reductionist experimental models. This study redefines the exposome as a lineage-conditioned, mechanistically tractable framework and shows how complex pesticide mixtures can contribute to carcinogenic trajectories, with profound and far-reaching implications for global health policy and socio-ecological equity.

    https://www.nature.com/articles/s44360-026-00087-0

    #épidémiologie #santé #santé_publique #cancer #pesticides #agriculture #toxicologie #Pérou #équité_socio-écologique #géograhie #géographie_de_la_santé #cartographie

    ping @reka

    voir aussi, signalé par @colporteur :
    Lien entre #pesticides et #cancers : pour la première fois, des chercheurs mesurent des effets à l’échelle d’un pays
    https://seenthis.net/messages/1165937

    • #Pesticides et #cancer : une étude révèle les mécanismes d’un risque environnemental et sanitaire

      Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers.

      Les pesticides sont présents de manière diffuse dans l’alimentation, l’eau et les milieux naturels, souvent sous forme de mélanges complexes. Jusqu’à présent, il était difficile d’évaluer précisément leurs effets sur la santé humaine, car la plupart des travaux se concentrent sur des substances isolées et sur des modèles expérimentaux éloignés des conditions réelles d’exposition. Cette nouvelle étude adopte une approche innovante et intégrative, capable de prendre en compte la complexité des expositions telles qu’elles sont vécues par les populations.

      Le Pérou, un terrain d’étude pertinent

      Le pays est marqué par une agriculture intensive dans certaines régions, une grande diversité de climats et d’écosystèmes, ainsi que de fortes inégalités sociales et territoriales. Le cancer y est devenu une priorité de santé publique et les niveaux de contamination corporelle par les pesticides sont préoccupants. Les résultats mettent en évidence une exposition accrue de certaines populations, en particulier rurales et autochtones, aux pesticides. En moyenne, elles sont exposées simultanément à 12 pesticides différents détectés à des concentrations élevées.

      Une méthode innovante pour relier environnement, biologie et cancer

      L’étude s’appuie sur une modélisation qui permet de cartographier les zones du territoire les plus exposées à la pollution environnementale liée aux pesticides. Appliquée à l’ensemble du pays, cette approche intègre 31 substances chimiques utilisées en agriculture — dont aucune n’est classée comme cancérogène avéré pour l’être humain par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) — et modélise leur dispersion dans l’environnement.

      « Nous avons d’abord modélisé la dispersion des pesticides dans l’environnement sur une période de six ans, de 2014 à 2019, ce qui nous a permis de réaliser une cartographie à très haute résolution et d’identifier les zones présentant le risque d’exposition le plus élevé », explique Jorge Honles, docteur en épidémiologie de l’Université de Toulouse.

      En croisant cette cartographie avec les données de plus de 150 000 patients diagnostiqués entre 2007 et 2020, les chercheurs ont pu identifier des zones où les populations sont à la fois plus susceptibles d’être exposées aux pesticides dans l’environnement et davantage touchées par certains cancers. Dans ces territoires, le risque de développer un cancer était en moyenne 150 % plus élevé. “C’est la première fois que l’on peut relier, à l’échelle nationale, l’exposition aux pesticides et des perturbations biologiques suggérant un risque accru de cancer”, explique Stéphane Bertani, directeur de recherche en biologie moléculaire à l’Institut de Recherche pour le Développement, au sein du laboratoire PHARMA-DEV (IRD/Université de Toulouse).

      Des effets biologiques précoces et silencieux

      L’étude montre que certaines tumeurs, bien que touchant des organes différents, partagent des vulnérabilités biologiques communes liées à leur origine cellulaire et peuvent être fragilisées par l’exposition aux pesticides. On sait notamment que le foie est un organe clé dans la transformation des substances chimiques considéré comme une sentinelle de l’exposition environnementale. Or, des analyses moléculaires réalisées par le groupe de Pascal Pineau à l’Institut Pasteur sur de échantillons péruviens montrent que les pesticides perturbent les mécanismes qui maintiennent l’identité et le fonctionnement normal des cellules. Ces altérations biologiques apparaissent avant le développement du cancer, suggérant des effets précoces, cumulatifs et silencieux. Elles pourraient rendre les tissus plus vulnérables à d’autres facteurs, comme des infections, des inflammations ou des facteurs environnementaux.

      Des implications majeures pour la santé mondiale et la prévention des cancers

      Les résultats remettent en question les approches toxicologiques classiques, basées sur l’évaluation de substances isolées et la fixation de seuils considérés comme sûrs. Ils montrent l’importance de prendre en compte les mélanges de pesticides, l’exposition environnementale et les contextes socio-écologiques réels. L’étude suggère également que des événements climatiques extrêmes, tels qu’El Niño, peuvent aggraver l’exposition en modifiant l’usage et la dispersion des pesticides dans l’environnement. Elle plaide pour une réévaluation des méthodes d’évaluation des risques et des politiques de prévention.

      Au-delà du Pérou, cette étude s’inscrit dans une réflexion plus large sur la santé mondiale et les limites planétaires. Elle illustre comment les changements environnementaux, les pratiques agricoles non durables, les événements climatiques extrêmes et les inégalités sociales peuvent se combiner pour affecter la santé des populations, en particulier celle des plus vulnérables, comme pour les communautés rurales et autochtones du Pérou.

      Les chercheurs prévoient de poursuivre leurs travaux pour mieux comprendre les mécanismes biologiques identifiés et renforcer les outils de prévention, afin de soutenir des politiques de santé publique plus justes et efficaces.

      https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/pesticides-cancer-etude-revele-mecanismes-risque-environnemental-sanitaire

  • Lien entre #pesticides et #cancers : pour la première fois, des chercheurs mesurent des effets à l’échelle d’un pays
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/04/01/lien-entre-pesticides-et-cancers-pour-la-premiere-fois-des-chercheurs-mesure


    Des agriculteurs péruviens, près de Jauja, dans la région andine centrale de Junin, identifiée comme une zone à haut risque par les chercheurs français, au Pérou, le 29 mai 2024. CRIS BOURONCLE/AFP

    Les chercheurs ne se sont pas arrêtés à de simples corrélations. Pour parfaire la démonstration, ils ont analysé les tissus tumoraux et non tumoraux d’une trentaine de personnes touchées par un carcinome hépatocellulaire (la principale forme de cancer du foie), vivant dans les zones à fort risque d’exposition aux pesticides. Conduites à l’Institut Pasteur, ces analyses indiquent l’absence de stress cellulaire lié aux causes habituelles de ces cancers (forte consommation d’alcool, virus de l’hépatite B, stéatose, toxines alimentaires…).

    Au contraire, les chercheurs y détectent la signature d’une exposition à des cancérogènes non génotoxiques : ce n’est pas l’altération du génome de la cellule qui la rend cancéreuse, mais des modifications plus subtiles de l’expression de certains gènes qui « prédisposent le tissu à la transformation maligne ». En comparant cette signature moléculaire à des données obtenues sur d’autres cohortes, en France, à Taïwan ou en Turquie, les chercheurs montrent qu’elle est singulière aux patients péruviens originaires des zones à risque.


    « Cette étude de cas est une masterclass de raisonnement scientifique,commente M. Brugel. On identifie le cluster, on l’associe à une surexposition aux pesticides, on obtient les données transcriptomiques et épigénétiques, on les compare, on remarque qu’elles sont différentes, on génère une hypothèse et on ouvre une nouvelle voie. » Non seulement ces travaux identifient à l’échelle d’un pays plusieurs centaines de zones de risque accru de cancers par l’exposition environnementale aux pesticides, mais ils proposent une élucidation des mécanismes par lesquels ces substances peuvent, en mélange, promouvoir silencieusement la #cancérogenèse dans certains organes.
    La portée d’une telle démonstration est considérable : partout dans le monde, les systèmes d’évaluation des risques reposent sur l’évaluation de chaque substance testée indépendamment des autres, et sur l’hypothèse qu’une molécule n’est pas cancérogène si elle n’est pas génotoxique – c’est-à-dire si elle n’endommage pas le génome des cellules. Stéphane Bertani, Jorge Honles, Pascal Pineau (Inserm, Institut Pasteur) et leurs collègues battent en brèche ces deux piliers de la « science réglementaire ». « Dans leur ensemble, nos résultats étayent solidement l’existence d’un lien mécanistique entre exposition aux pesticides et cancer, remettant ainsi en cause les hypothèses de non-cancérogénicité chez l’homme issues de modèles expérimentaux réductionnistes », résument-ils.

    https://justpaste.it/iwmdq

    #science_réglementaire #épidémiologie

    • Mapping pesticide mixtures to cancer risk at the country scale with spatial exposomics

      Despite decades of concern over the carcinogenic potential of agricultural pesticides, toxicological studies relying on single endpoints have yet to establish a definitive link between environmental pesticide exposure and cancer in real-world contexts. Here we use an integrative spatial Bayesian framework that merges high-resolution environmental pesticide risk modelling with comprehensive cancer registry data to map pesticide-linked cancer clusters in Peru with unprecedented precision. Our process-based model, encompassing 31 key pesticide active ingredients, together with an innovative stratification of cancer cases by developmental lineage, reveals a robust spatial association between environmental pesticide exposure risk and cancer incidence. In pesticide-associated cancer hotspots, exposomic profiling of liver tissue—a primary target of chemical carcinogens—uncovers a distinct transcriptomic signature of pesticide exposure, implicating a non-genotoxic mode of action that disrupts core regulatory circuitries sustaining cell identity. Collectively, these findings strongly support a mechanistic link between pesticide exposure and cancer, challenging assumptions of human non-carcinogenicity derived from reductionist experimental models. This study redefines the exposome as a lineage-conditioned, mechanistically tractable framework and shows how complex pesticide mixtures can contribute to carcinogenic trajectories, with profound and far-reaching implications for global health policy and socio-ecological equity.

      https://www.nature.com/articles/s44360-026-00087-0

  • « On vit dans un #dépotoir_numérique » : en #Seine–Saint-Denis, les #data_centers dégradent le quotidien des #riverains

    Entre #pollution de l’air, #nuisances_sonores et #risques liés aux #substances_chimiques, l’implantation annoncée d’un data center au #Bourget cristallise les inquiétudes des riverains. Dans une Seine–Saint-Denis déjà marquée par la forte concentration de ces infrastructures numériques, beaucoup redoutent une altération durable de leur #cadre_de_vie et des conséquences encore mal mesurées sur la #santé_publique.

    « Si le projet aboutit, j’envisage de déménager. » Depuis la fenêtre de sa chambre, située au deuxième étage d’une résidence du Bourget, Adil Champion avait pris l’habitude de scruter l’horizon. Bientôt, des cheminées viendront se hisser dans le décor. La Ville souhaite implanter d’ici 2030 un data center de 25 300 m² sur l’ancien site d’un entrepôt H&M, à moins de 200 m de chez lui. Père d’un enfant de deux ans, Adil Champion refuse qu’il grandisse à côté d’une zone « risquée pour sa santé et sa sécurité ». Alors les jours de marché, emmitouflé dans une épaisse doudoune, il distribue des tracts aux côtés de membres du collectif de 120 riverains déterminés à s’opposer à l’arrivée de cette nouvelle ferme numérique.

    En une décennie, une trentaine de data centers ont poussé en Seine–Saint-Denis. Véritable « cœur du réacteur », le département est aujourd’hui celui qui en concentre le plus dans l’Hexagone, porté par un foncier abordable et une bonne capacité de raccordement au réseau électrique. « Les habitants ont l’impression de vivre dans un dépotoir numérique, s’insurge Jean-Marie Baty, président du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE) du département. Rien que sur 2 km² vont se trouver trois énormes centres de données qui ensemble vont produire une puissance proche de celle d’un réacteur nucléaire [soit environ 800 MW, NDLR]. »

    Une concentration qui nourrit l’inquiétude des riverains face à la proximité du site du Bourget, encore suspendu à l’aval de la préfecture, du #Digital_Park de #La_Courneuve, déjà opérationnel, et de celui de #Dugny, dont le permis de construire vient d’être accordé. Plus ces data centers sont regroupés, plus les risques se cumulent, notamment en matière de #pollution_de_l’air. « On parle de la présence de plus de 200 #groupes_électrogènes », alerte le président du MNLE 93. Ces moteurs, destinés à alimenter les centres de données en cas de coupure électrique, fonctionnent pour la plupart au #fioul. Lorsqu’ils sont en marche, ils rejettent des particules d’#oxydes_d’azote et de #dioxyde_de_carbone.

    Un impact sur la #qualité_de_l’air sous-évalué

    Pour chaque projet, les maîtres d’ouvrage réalisent une étude d’impact environnemental pour démontrer que les quantités de polluants seront minimes. Sauf que les avis rendus par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) d’Île-de-France pointent que les tests ne se déroulent jamais dans les conditions réelles. Par exemple, pour celui de Dugny, l’#étude_d’impact n’a observé que des tests réalisés par lots de sept, pendant 1 h 30, en été et sans vent, alors que « les 108 groupes électrogènes vont tourner tous ensemble au moins trois à quatre heures par mois pour vérifier leur bon fonctionnement » , détaille Philippe Schmit, ancien président de la MRAe.

    L’impact réel sur la qualité de l’air est donc plus élevé, même si aucune étude ne permet d’en quantifier précisément l’ampleur. D’autant qu’il est déjà arrivé qu’un data center fonctionne sur groupes électrogènes pendant 270 heures — un épisode survenu en Essonne en 2022. « Sans oublier que la qualité de l’air du département n’est pas réputée pour être bonne et que le vent peut orienter les mouvements d’air du site vers les zones habitées », ajoute Philippe Schmit. Au Bourget, devant le terrain du futur data center, Adil Champion pointe du doigt les bâtiments les plus proches avec agacement : « Là il y a une école primaire et là-bas une maison de retraite, deux populations particulièrement fragiles. »

    Les systèmes de #refroidissement des data centers posent également des questions sur la #santé des habitants. Pour maintenir les serveurs qui surchauffent à une température de 28 °C, des #fluides_frigorigènes sont utilisés. L’un d’eux, le barbare #R1234ze, se dégrade en formant du #TFA, un #polluant_éternel qui augmente les risques de maladies, comme les #cancers ou les problèmes de #thyroïde. L’Autorité environnementale alerte par ailleurs sur les impacts potentiels pour les riverains en cas d’incendie, si ces substances venaient à se diffuser dans l’air. « On nous dit qu’au moindre problème, tout restera confiné strictement dans le périmètre du data center, s’esclaffe Jean-Marie Baty. Comme pour le nuage de Tchernobyl », ironise-t-il.

    Du #bruit et de la #chaleur

    À La Courneuve, difficile de louper le Digital Park. Surnommé la « soucoupe volante », le mastodonte de 400 000 m² est au cœur d’une zone urbaine dense. Les logements les plus proches se trouvent à 20 m. Des arbres ont été plantés et un parc a été créé. Mais rien n’y fait : on le voit de partout. « De base, les datacenters sont implantés dans les champs, aujourd’hui on se rapproche des villes sans s’adapter aux nouvelles contraintes », explique Philippe Schmit de la MRAe. Résultat, des riverains se plaignent de nuisances sonores causées par les #ventilateurs, les groupes électrogènes et de refroidissement. « Ce n’est pas tous les jours ni toute la journée, mais avec le sens du vent, cela peut indisposer des personnes qui vivent jusqu’à 500 m de l’infrastructure, surtout la nuit », rapporte l’ancien président.

    L’installation de gigantesques centres de données en pleine #ville n’arrange également rien au réchauffement climatique. Avec leurs serveurs qui tournent sans arrêt, presque toute l’#électricité consommée est transformée en chaleur. Sans refroidissement, la température intérieure peut grimper jusqu’à 60 °C. Elle est ensuite évacuée vers l’extérieur par les systèmes de climatisation, ce qui contribue à la formation d’#îlots_de_chaleur autour des habitations et affecte les riverains à proximité. Un phénomène qui vient s’ajouter à la vulnérabilité de la Seine–Saint-Denis, déjà régulièrement confrontée aux fortes températures, en grande partie à cause de sa bétonisation.

    Les entreprises promettent de récupérer ce surplus d’énergie appelé chaleur fatale pour chauffer des bâtiments proches du data center. C’est le cas pour la piscine olympique de Saint-Denis. Mais, dans les faits, seule une minorité de sites récupère réellement cette chaleur. « Cela suppose de lourds aménagements pour la transporter et c’est à la charge des contribuables », souligne Jean-Marie Baty, du MNLE. D’autant que, pour le projet du Bourget, à peine 13 % de cette énergie pourrait être exploitée.

    Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center

    Ce sont ces mêmes arguments que le collectif contre le data center du Bourget répète auprès des passants du marché qui prennent le temps de s’arrêter. « La plupart ne se sentent pas concernés », confie Adil Champion avec dépit. Le bout des doigts rougi par le froid, il ne désespère pas et continue de tendre des flyers : « Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center et ce que cela implique, on est là pour les sensibiliser. » Le groupe accuse la mairie de ne pas avoir organisé de réunion publique et d’avoir annoncé le projet le plus discrètement possible dans le journal de la ville.

    Une pétition a malgré tout recueilli 18 000 signatures, alors que Le Bourget ne compte que 16 000 habitants. Au-delà des associations environnementales mobilisées, les signataires sont aussi « des riverains des communes voisines, comme Dugny ou La Courneuve, qui n’ont pas réussi à se mobiliser à temps contre les data centers chez eux et tentent aujourd’hui de se rattraper », explique le militant. Le marché touche à sa fin, mais la lutte, elle, est loin d’être terminée. Adil Champion glisse les derniers tracts dans son sac à dos, prêt à les déposer dans les boîtes aux lettres sur son chemin.

    https://synthmedia.fr/vie-quotidienne/impact-des-datacenters-en-seine-saint-denis
    #infrastructure #France #data_center #localisation #cartographie

    ping @xbodin

  • Le cri de colère de Fleur Breteau face à la loi Duplomb
    https://jhm.fr/le-cri-de-colere-de-fleur-breteau-face-a-la-loi-duplomb


    Ce mercredi 11 février, l’Assemblée nationale examine une nouvelle proposition de loi, portée par le sénateur Laurent Duplomb. Pour Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer Colère et autrice d’un ouvrage paru il y a quelques jours, la réautorisation de certains pesticides néonicotinoïdes soulèverait de graves inquiétudes en matière de santé publique.

    Pour Fleur Breteau, cette initiative pose également la question du respect des mobilisations citoyennes et des avis scientifiques exprimés ces dernières années. « Personne n’acceptera de tomber malade pour sauver une filière agricole » , affirme-t-elle.

  • Fleur Breteau : « Quand on tombe malade du cancer, nos corps rapportent de l’argent »
    https://reporterre.net/Fleur-Breteau-Quand-on-tombe-malade-du-cancer-nos-corps-rapportent-de-l-

    Tout ce que j’avais lu, toutes mes intuitions, toutes les discussions que j’ai eues, tout s’est cristallisé. Le cancer progresse dans toutes les catégories de la population, chez les jeunes, chez les enfants. C’est une épidémie. Cette information m’a bouleversée. Et la deuxième information qui m’a bouleversée, c’est d’apprendre que ceux qui fabriquent les pesticides fabriquent aussi des traitements contre le cancer.

    Ils ont intérêt à ce que la maladie continue ?

    Voilà. Quand vous êtes en chimiothérapie et que vous découvrez ça, vous avez l’impression d’être utile à des entreprises privées. Et c’est un sentiment bouleversant. Il y a un conflit d’intérêts majeur, puisque le modèle agricole actuel repose sur les pesticides à 100 %. Quand on tombe malade, nos corps rapportent de l’argent et ça détruit la Sécurité sociale, puisque le premier poste de dépenses de l’Assurance maladie est le cancer. Le cancer est un marché énorme. Toutes les personnes malades forment un marché. Quand vous prenez conscience de ça, vous vous dites que les gens qu’on aime sont en danger. Nous sommes tous et toutes en danger.

    • « Quand les scientifiques ont dit que le cancer était une épidémie en France, il n’y a pas eu un mot du Président de la République »

      Non, bien sûr, mais la propagande y est allée de son petit couplet détestable en nous rabattant les oreilles avec le concept de « cancers évitables ».

      #cancer_colère

    • Le cancer et même la pauvreté sont des marchés prolifiques.

      Heureusement, ce n’était pas un cancer mais une simple apnée du sommeil qui m’a permis de découvrir un système de vente bien rodé auquel je me suis heurtée seule, l’UFC que choisir refusant de monter au créneau.

      Du coup concernant la santé, si tu n’es pas d’accord qu’on t’impose un traitement parmi tous ceux possibles, qui plus est, couteux pour la sécu (et pour ta mutuelle qui en devient obligatoire) et totalement opaque au niveau financier, franchement, bon courage. Alors que mon médecin traitant m’a dit qu’arrêter ne me faisait porter aucun risque pour ma santé, j’ai reçu des menaces dont une noir sur blanc « L’arrêt de votre traitement peut entrainer des risques graves pour votre santé ». Même la secrétaire de l’hôpital s’y est mise au téléphone ’si vous refusez de vous soigner ça va mal se passer’. J’ai même eu droit à ce que mon mail soit recopié par le médecin et envoyé au directeur de vente de l’appareil avec un rappel concernant mes obligations à la gendarmerie et un possible retrait de permis.

      J’ai bataillé plus de 3 mois pour pouvoir rendre la machine à souffler de l’air, sans jamais qu’on m’en donne le prix exact en location ou en vente. Ça n’a pas l’air de déranger la sécu de payer des entreprises privées qui fabrique des souffleurs à air (ou étouffoires nocturnes comme on veut) et de les faire passer pour ’coordinateurs de santé’ avec tous les droits d’opacité qu’ils veulent.

      Je squatte ce fil parce que la santé actuel est un système d’enrichissement pour certains qui s’arrogent un droit médical qui leur permet d’imposer aux autres comment ils doivent vivre.

      Si il y a des journalistes dans la salle, welcome.

  • Vieni via con me

    “Raccontare come stanno le cose vuol dire non subirle”

    Otto capitoli, otto storie, un ritratto unico dell’Italia di oggi firmato dall’autore del bestseller internazionale Gomorra. Roberto Saviano scava dentro alcune delle ferite vecchie e nuove che affliggono il nostro Paese: il mancato riconoscimento del valore dell’Unità nazionale, il subdolo meccanismo della macchina del fango, l’espansione della criminalità organizzata al Nord, l’infinita emergenza rifiuti a Napoli, le troppe tragedie annunciate. Accanto alla denuncia c’è anche il racconto – commosso e ammirato – di vite vissute con onestà e coraggio: la sfida senz’armi di don Giacomo Panizza alla ’ndrangheta calabrese, la lotta di Piergiorgio Welby in nome della vita e del diritto, la difesa della Costituzione di Piero Calamandrei. Esempi su cui possiamo ancora contare per risollevarci e costruire un’Italia diversa.
    Ideato e condotto da Roberto Saviano e Fabio Fazio, Vieni via con me è stato l’evento televisivo degli ultimi anni, più seguito delle partite di Champions League e dei reality show. Ora è anche un libro che racconta queste storie in una forma ampiamente rivista e arricchita. Facendole diventare, ancora una volta, storie di tutti.

    https://www.feltrinellieditore.it/opera/vieni-via-con-me-1
    #livre #Roberto_Saviano
    #démocratie #macchina_del_fango #démocratie #délégitimation #martiri_di_Cerace #Locride #mafia #liberté_d'expression #Giovanni_Falcone #Rocco_Chinnici #honneur #baptême #picciotto_d'onore #fratelli_di_sangue #contrasto_onorato #rites #giuramento #hiérarchie #Polsi #bunker #déchets #écomafia #sous-sol #Compare_Nuzzo #Carmelo_Novella #mariages #Aspromonte #Madonna_delle_Montagne #Domenico_Oppedisano #Vincenzo_Mandalari #Pino_Neri #Pasquale_Zappia #Carlo_Antonio_Chiriaco #contrôle_du_territoire #Gianfranco_Miglio #répression #restauration #aménagement_du_territoire #sous-traitance #appels_d'offre #Naples #Terra_dei_Fuochi #Naples #ecoballe #Impregeco #Ce4 #Casalesi #Na1 #Na3 #Fibe #Impregilo #Nicola_Cosentino #camorra #écomafia #Villaricca #Operazione_Mosca #Sergio_Orsi #Michele_Orsi #Eco4 #Caserta #santé_publique #cancer #Parco_del_Vesuvio #Terzigno #Giacomo_Panizza #Don_Giacomo #Torcasio #Giampà #Giovanni_Torcasio #Lamezia_Terme #Progetto_Sud #Antonio_Torcasio #L'Aquila #tremblement_de_terre #Casa_dello_Studente #élections

  • Präzisionsmedizin: Wenn das Erbgut über die Therapie entscheidet
    https://www.telepolis.de/article/Praezisionsmedizin-Wenn-das-Erbgut-ueber-die-Therapie-entscheidet-11152798

    26.1.2026 von Uwe Kerkow - Die Präzisionsmedizin revolutioniert die Krebstherapie. Zunehmend werden individuelle genetische Merkmale berücksichtigt. Doch profitieren alle Patienten?

    Die Bundesärztekammer definiert Präzisionsmedizin als einen Ansatz, bei dem „Merkmale und Faktoren des einzelnen Patienten und seiner Erkrankung einen weiter zunehmenden Einfluss auf die Beurteilung des Nutzens und der Risiken therapeutischer Modalitäten“ gewinnen.

    Bisher wird die Methode vor allem bei Krebserkrankungen eingesetzt.

    Bei der personalisierten Medizin suchen die Ärzte vor Behandlungsbeginn nach gezielten Angriffspunkten für die Therapie, die manchmal höchst individuell ausfallen. Diese Angriffspunkte werden Biomarker genannt – molekulare oder genetische Merkmale, die Aufschluss darüber geben, wie etwa ein Tumor wächst und auf welche Medikamente er voraussichtlich reagieren wird.

    Suche nach Biomarkern

    Im ersten Schritt entnimmt der Arzt eine Gewebe- oder Blutprobe, die dann im Labor untersucht wird. Mit modernen Verfahren zur Gen-Sequenzierung ("Next-Generation-Sequencing") können Spezialisten das genetische Profil des Patienten oder des Tumors erstellen ("genetic profiling").

    Bei der Analyse suchen die Experten nach spezifischen Genveränderungen oder anderen molekularen Merkmalen. Die Österreichische Plattform für Personalisierte Medizin erklärt dazu: „Diese Methode macht es möglich, Menschen, die aufgrund ihrer genetischen ’Ausrüstung’ von einer bestimmten Therapie nicht oder kaum profitieren würden, die Nebenwirkungen dieser Therapie zu ersparen.“

    Zielgerichtete Therapie

    Wenn die Ärzte einen passenden Biomarker finden, können Sie mit einer zielgerichtet therapiert werden ("Targeted Therapy"). Ein Beispiel ist der Hautkrebs: Bei gut der Hälfte der Melanompatienten führt eine Überaktivität eines einzigen Proteins zum Zellwachstum. Durch einen entsprechenden Mutationstest kann bereits im Vorfeld erkannt werden, ob ein Patient auf eine entsprechend ausgerichtete Therapie ansprechen wird.

    Neben solchen zielgerichteten Therapien gilt die Immuntherapie als wichtiger moderner Behandlungsansatz, wozu unter anderem auch die CAR-T-Zell-Therapie zählt. Hier werden Methoden eingesetzt, die das körpereigene Immunsystem aktivieren, um gegen die Krebserkrankung vorzugehen. Auch bei der Immuntherapie können Biomarker helfen, diejenigen Patienten zu identifizieren, bei denen diese Behandlung am besten wirkt.

    Bereits etablierte Anwendungen

    Präzisionsmedizinische Methoden kommen heute vor allem in der Behandlung von Tumoren zum Einsatz – teilweise auch schon routinemäßig. So gehört die genetische Biomarker-Analytik bei den meisten Patienten mit nicht-kleinzelligem Lungenkrebs bereits zur Routine.

    Wenn bestimmte Genveränderungen gefunden werden, können Patienten mit zielgerichteten Medikamenten behandelt werden, die deutlich bessere Prognosen erlauben als die klassische Chemotherapie.

    Die Bundesärztekammer berichtet von eindrucksvollen Ergebnissen: „Die mediane Lebenserwartung dieser Patienten betrug 81 Monate, während historische Vergleichsdaten von Lungenkrebspatienten, die nur mit Chemotherapie behandelt wurden, weniger als ein Zehntel dieses Zeitraums zeigen.“

    Das Molekulare Tumorboard

    Für Patienten ohne Erfolg versprechende Standardtherapien oder mit seltenen Tumoren gibt es eine besondere Möglichkeit: das Molekulare Tumorboard. Dabei handelt es sich um eine Expertenrunde aus verschiedenen Fachrichtungen, die auf Basis Ihres molekularen Tumorprofils eine individuelle Therapieempfehlung erarbeitet.

    Solche Gremien gibt es an einigen Unikliniken (Schleswig-Holstein, Düsseldorf), die teilweise auch standortübergreifend zusammenarbeiten. Der Zugang zu den Boards ist unterschiedlich geregelt: Entweder der behandelnde Facharzt entscheidet oder es gibt ein Antragsverfahren.

    Kosten werden oft übernommen

    Zugelassene und als Standardtherapie etablierte personalisierte Behandlungen werden von der gesetzlichen Krankenversicherung bezahlt. Das gilt für die molekulare Diagnostik ebenso wie für die darauf aufbauenden Therapien.

    Die Bundesärztekammer stellt klar: „Die Verfahren und Arzneimittel, die im Rahmen der Präzisionsmedizin eingesetzt werden, müssen zunächst exakt den gleichen Anforderungen nach Evidenz unterliegen wie andere Therapien.“ Das bedeutet, dass auch personalisierte Medikamente die üblichen Zulassungsverfahren durchlaufen müssen, bevor die Krankenkassen die Kosten übernehmen.

    Bei Lungenkrebs etwa ist die Testung auf bestimmte Biomarker (wie EGFR oder ALK) und die anschließende zielgerichtete Therapie für betroffene Patienten eine Kassenleistung. Die Bundesärztekammer beziffert die Kosten auf etwa 380 Millionen Euro jährlich für alle Lungenkrebspatienten in Deutschland – ein Betrag, der als finanzierbar gilt.

    Neuerungen und Ausnahmen

    Seit 2024 gibt es eine wichtige Neuerung: Mit einem Modellvorhaben nach § 64e SGB V wird erstmals eine umfassende Genomsequenzierung für bestimmte Krebserkrankungen als Krankenhausleistung abrechnungsfähig. Die Bundesärztekammer dazu: „Mit dem ’Modellvorhaben zur umfassenden Diagnostik und Therapiefindung mittels Genomsequenzierung bei seltenen und onkologischen Erkrankungen’ gemäß § 64e SGB V, dessen praktische Anwendung im zweiten Halbjahr 2024 gestartet ist, werden erstmals hochspezialisierte Diagnostikverfahren für seltene Erkrankungen als Krankenhausleistungen für die an diesem Modellvorhaben beteiligten Krankenhäuser abrechnungsfähig.“

    In besonderen Fällen können die Krankenkassen sogar für Behandlungsmethoden aufkommen, die noch nicht dem medizinischen Standard entsprechen. Das hat das Bundessozialgericht entschieden. Diese Ausnahmeregelung greift vor allem dann, wenn für einen Patienten keine Standardtherapie mehr zur Verfügung steht und eine neue Methode Aussicht auf Erfolg bietet.

    Realistische Erwartungen wichtig

    Die Bundesärztekammer betont, dass die personalisierte Medizin noch am Anfang ihrer Entwicklung steht: „Obgleich durch neue Therapien in den letzten Jahrzehnten (…) erhebliche Erfolge erzielt wurden, stellen viele Tumorentitäten (…) unverändert eine große medizinische Herausforderung dar.“

    So weist längst nicht jeder Tumor Biomarker auf, für die es bereits zugelassene Therapien gibt. Und nicht jede personalisierte Therapie wirkt bei jedem Patienten gleich gut. Dennoch haben sich die Behandlungsmöglichkeiten in den letzten Jahren deutlich verbessert, und die Forschung schreitet rasch voran.

    #cancer #iatrocratie

  • Des #algues_vertes à la #loi_duplomb, #table_ronde avec Fleur Breteau, #inès_léraud, #rosy_auffray et #amélie_mougey
    https://splann.org/table-ronde-poison-douarnenez

    Près de 300 personnes, prises en flagrant-délit de « dopage » collectif. Une connexion des corps et des valeurs, pour passer de l’état de colère à celui du rapport de force. Voilà ce qui animé non pas un, mais deux débats, avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Aufray et Amélie Mougey, le 18 août 2025, sous les halles de #douarnenez. L’article Des algues vertes à la loi Duplomb, table ronde avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Auffray et Amélie Mougey est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agro-industrie #agroindustrie #annie_genevard #baie_de_douarnenez #baie_de_saint-brieuc #cancer #cancer_colère #conférence #finistère #FNSEA #herbicides #marées_vertes #pesticides #pierre-yves_bulteau #pollution #rené_aufray #reporterre

  • « Moins de paysans c’est plus de malades »- Fleur Breteau
    https://frustrationmagazine.fr/cancer-paysans

    Fleur Breteau est fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère, qui se décrit comme “un collectif ouvert de (ex et futurs) malades pour politiser le cancer et attaquer ses causes structurelles : pesticides et inégalités sociales.” Le 12 janvier, Fleur et son collectif ont participé à des actions au côté de la Confédération paysanne et […]

    #Écologie #Santé_&_Psycho

  • « Le discours qui réduit les causes du cancer aux comportements individuels prend une place croissante »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/10/le-discours-qui-reduit-les-causes-du-cancer-aux-comportements-individuels-pr

    oici venu le « cancer backlash » [retour de bâton sur le cancer]. Une offensive idéologique qui réduit les causes du cancer aux seuls comportements individuels. Le tabagisme et la consommation d’alcool sont évidemment des facteurs de risque majeurs qui doivent faire l’objet de politiques de prévention ambitieuses, mais, une fois cette priorité reconnue, a-t-on pour autant tout dit ? Certainement pas. Pourtant, ce discours occupe une place croissante dans le débat public. Cette rhétorique est aujourd’hui relayée par des hebdomadaires généralistes, des blogs pseudo-démystificateurs, des réseaux sociaux, des revues se réclamant du rationalisme. Elle est aussi portée par certains acteurs du champ de la cancérologie.

    Elle occulte les déterminismes environnementaux, industriels et sociaux du cancer au profit d’une lecture centrée sur les habitudes de vie, la génétique ou le hasard. La mise en évidence du rôle des conditions matérielles d’existence, environnementales comme professionnelles, relèverait ainsi d’une surinterprétation alimentée par une prétendue « hystérie médiatique ». Le cancer backlash a pris de l’ampleur avec l’accumulation des preuves scientifiques sur les causes environnementales du cancer. Il s’est intensifié en réaction à l’engagement des scientifiques, des médecins et d’associations contre l’arrêt du plan Ecophyto, à l’adoption par les parlementaires de la loi sur l’interdiction progressive des substances polyfluoroalkylées (PFAS) et à la mobilisation de plus de 2 millions de citoyens contre la loi Duplomb.

    La question du cancer est ainsi devenue un enjeu politique, au-delà de sa dimension sanitaire, ce que le discours du cancer backlash cherche précisément à neutraliser en rabattant la responsabilité sur les individus. Cette vision structure le discours politique, qui présente les cancers dits « évitables » comme relevant avant tout de « comportements vertueux », pour reprendre les mots du président de la République. La prévention se résume ainsi à une moralisation des conduites individuelles.

    https://archive.ph/3SG6l

    #cancer_backlash

  • Cancers, diabète... Les soupçons sanitaires s’accentuent sur plusieurs conservateurs alimentaires

    https://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/cancers-diabete-les-soupcons-sanitaires-s-accentuent-sur-plusieurs-
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2026/01/09/cover-r4x3w1200-696121fdbf7ba-bmj.jpg

    « Ces résultats pourraient avoir des implications importantes en matière de santé publique, au vu de l’omniprésence des conservateurs dans une large gamme d’aliments et de boissons »

    Etude basée sur une large cohorte de Français - plus de 100.000 personnes -, suivis pendant plusieurs années avec des questionnaires très réguliers sur leur alimentation ainsi que des données précises sur la composition des produits consommés.

    Conservateurs (diabètes de type 2)

    – Le *sorbate de potassium (E202)*, trouvé dans des produits laitiers, fromages, produits de panification, certaines charcuteries, confiseries, pâtisseries, sauces, certaines boissons alcoolisées, confitures, gelées, marmelades, assaisonnements.
    – Le *métabisulfite de potassium (E224),* trouvé dans des fruits et légumes (secs notamment), vin, spiritueux, condiments, bières, certains biscuits apéritifs, cidre, fruits confits, mollusques, crustacés notamment.
    – Le *nitrite de sodium (E250)*, trouvé dans les viandes transformées, les poissons transformés ainsi que diverses charcuteries locales traditionnelles.
    – L’*acide acétique (E260)* et l’acétate de sodium (E262), trouvé dans de très nombreuses catégories d’aliments transformés : fromages, fruits et légumes en conserve, pains, sauces, préparations à base de céréales et aliments pour bébés.
    – Le *propionate de calcium (E282)*, trouvé dans des fromages, de la pâtisserie, des produits de pâtisseries et certains pains.

    Antioxydants (diabètes de type 2)

    *Ascorbate de sodium (E301)*, trouvé dans différents types de charcuteries, des poissons surgelés et autres préparations à base de viande, différents plats préparés et des aliments pour bébé à base de céréales.
    *Alpha-tocophérol (E307)*, trouvé dans de très nombreuses catégories d’aliments dont alimentation infantile.
    *Erythorbate de sodium (E316)*, trouvé dans des viandes transformées (charcuterie) et certains produits de poisson.
    *Acide citrique (E330),* trouvé dans de très nombreuses catégories d’aliments (sodas et autres boissons sucrées, bonbons, biscuits, fromages industriels, les yaourts aux fruits, plats préparés)
    *Acide phosphorique (E338)*, trouvé dans l’alimentation infantile, les produits laitiers, produits de panification, sauces, mollusques, crustacés, boissons rafraîchissantes sans alcool, soupes, potages, certains spiritueux, biscuits apéritifs…
    *Extraits de romarin (E392)* trouvés dans du lait en poudre, huiles végétales, huiles de poisson, chewing-gums, certaines pâtisseries, sauces, condiments, assaisonnements, snacks et produits transformés à base de pomme de terre…

    Conservateurs (cancer)

    – Les *sorbates (E200, E202, E203)*, en particulier le *sorbate de potassium (E202)*. Ils sont associés à une augmentation de 14 % du risque global de cancer et à une augmentation de 26 % du risque de cancer du sein.
    – Les *sulfites (E220, E221, E222, E223, E224, E225, E228)*. Ils sont associés à une augmentation de 12 % du risque global de cancer. En particulier, le *métabisulfite de potassium (E224)*, associé à une incidence accrue de 11 % de cancer au global et 20 % de cancer du sein
    – Le *nitrite de sodium (E250)*, associé à une augmentation de 32 % du risque de cancer de la prostate, tandis que le *nitrate de potassium (E252)*, associé à une augmentation du risque de cancer en général (13 %) et de cancer du sein (22 %)
    – Les *acétates (E260, E261, E262, E263)* quant à eux étaient associés à une augmentation du risque de cancer en général (15 %) et de cancer du sein (25 %), tandis que l’acide acétique (E260) était associé à une augmentation de 12 % du risque de cancer en général.
    – Parmi les conservateurs antioxydants, seuls les *érythorbates totaux et l’érythorbate de sodium (E316)* spécifique se sont avérés associés à une incidence plus élevée de cancer au global (12 %) et du sein (21 %).