• Les #Cantines_bolchéviques, révélatrices du « #Stalinisme vécu »
    ▻https://lvsl.fr/les-cantines-bolcheviques-revelatrices-du-stalinisme-vecu

    À l’aube de la révolution, le pouvoir bolchévique voit dans le développement de la restauration collective un formidable moteur de progrès. Celle-ci doit permettre de rationaliser la production en substituant aux méthodes artisanales de préparation de la nourriture une organisation plus moderne, d’améliorer l’alimentation des travailleurs, de libérer du temps de travail et, last but not least, de libérer la femme en réalisant la « séparation de la cuisine et du mariage » . Une décennie plus tard, le pouvoir soviétique tient toujours ce discours, mais présente désormais comme réalisé ce qui n’était qu’un horizon. Comme souvent sous le stalinisme, le hiatus avec la réalité est conséquent : cantines sales et mal aérées, nourriture en quantité insuffisante et de qualité médiocre, elles (…)

    #Culture #François-Xavier_Nérard #histoire_sociale #STalinisme_vécu #totalitarisme #Union_soviétique

  • Donner à manger. Politique d’un geste ordinaire

    « Donner à manger » : ce geste omniprésent et simple en apparence engage notre responsabilité la plus fondamentale, celle de maintenir l’autre en vie et de lui permettre de mener cette vie dignement. Simone Weil parlait d’une « obligation éternelle » ; avant la justice ou le respect, il y a le pain de l’autre. Pourtant, l’humanité est malade de son alimentation. #Famine, #malnutrition, #obésité, #nourriture_dégradée : des millions de personnes meurent chaque année de ce qu’ils ne mangent pas, ou de ce qu’ils mangent trop.
    Dans cet essai qui conjugue philosophie et enquête sur nos #modes_de_vie, #Joëlle_Zask observe l’environnement moral et matériel de situations concrètes, du biberon à la #distribution_alimentaire en passant par les #cantines_scolaires et les lieux de soin pour personnes dépendantes, mais aussi les modes de #production_agricole. Elle se demande comment nourrir sans empoisonner, aider sans asservir, concilier nécessité et liberté. Car trouver la bonne manière de nourrir autrui, avance-t-elle, c’est s’orienter vers une société à la fois plus juste et plus démocratique.

    ▻https://www.premierparallele.fr/livre/donner-a-manger
    #alimentation #livre #agriculture

  • Saviez-vous que la loi oblige les maires à organiser la #résilience_alimentaire ?

    Trois jours. C’est la durée des #stocks_alimentaires en cas de rupture d’#approvisionnement. Alors que « tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent », Pierrick Berthou, agriculteur, rappelle les possibles à l’échelle des communes.

    72 heures d’avance d’#approvisionnement_alimentaire. Voilà ce que nous avons en #France ! Trois jours d’avance. Et, ces 72 heures ne sont pas forcément en magasin et rapidement disponibles. Elles sont pour l’essentiel sur les routes, dans les camions. Trois jours et après ? Oui, et après que se passe-t-il à partir du 4e jour ? Faut-il attendre les émeutes pour réagir ? Ces questions doivent être posées. En effet, notre #modèle_de_ravitaillement (producteurs-industriels-distributeurs) est fragile et vulnérable. Un colosse aux pieds d’argile.

    Il est tout à fait raisonnable d’imaginer une catastrophe météorologique (tempête-inondation-neige…), une défaillance technologique, partielle ou totale, sur notre territoire, une attaque terroriste ou plus simplement une cyber-attaque. Autre question qui se présente devant de tels risques potentiels : sommes-nous prêts ? La réponse est évidemment non !

    A l’occasion des élections municipales qui se présentent devant nous, certaines associations telles les Greniers d’abondance (territoires fertiles), SOS maires, l’Association des mairies démocrates de France (AMDF), Dicrimocratie ou des réseaux comme Smartrézo ou autre mouvement comme Hulcoq, interpellent les candidats sur la situation alimentaire de notre pays, des conséquences et proposent des solutions pour affronter ce risque majeur, car une fracture dans l’approvisionnement alimentaire nous ferait vivre un quotidien insoutenable.

    « Tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent »

    C’est la paix civile qui est tout d’abord menacée ! Osons imaginer qu’à l’issue de trois jours, il n’y ait plus de nourriture de disponible… C’est face à cette affreuse perspective, plausible, que nombre de concitoyens se sont regroupés afin de réfléchir et de répondre à ce défi.

    Chaque commune française voit son nombre d’agricultrices et agriculteurs baisser vertigineusement. En parallèle, un nombre en constante augmentation d’hectares de #terres_agricoles sont inexploitées et retournent à la friche (2,5 millions d’hectares actuellement en friches en France). Chaque jour en moyenne, deux agriculteurs se suicident faute de revenus dû à une injuste répartition de la valeur entre producteurs, industriels et distributeurs. 30 % des agriculteurs ont moins que le RSA pour vivre soit 642,52 euros par mois.

    Il y a dans tout cela un paradoxe terrifiant. Une absence de #sécurité_alimentaire d’un côté et de l’autre tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent !

    Au-delà de l’agriculture, il ne faut pas être naïf. La concordance des accords de libre-échange et de la digitalisation de l’économie profitent essentiellement aux GAFAM et aux grandes entreprises. Cela détruit notre #agriculture et fait des ravages auprès de nos petits artisans, petits commerçants et des petits industriels tant cette organisation est avide d’argent. En définitive, tout notre tissu social et économique est laminé. De plus en plus de personnes sont laissées sur le bas-côté de la prétendue « modernité ».

    Nous nous retrouvons en situation de danger extrême, en situation de survie. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’état de délabrement de nos campagnes, de certains quartiers de nos villes et structures administratives communales. Nous assistons à la désagrégation de notre société.

    Organiser la résilience alimentaire

    C’est devant ce constat lamentable que les associations pré-citées s’organisent et réagissent. Leurs actions s’appuient sur l’article 3 de la #loi_2004-811 de la modernisation de la sécurité civile. Cette loi « oblige » les maires à organiser cette résilience alimentaire à partir de la #relocalisation_territoriale_de_l’alimentation. Pour ce faire, les maires s’appuient sur le #Document_d’information_communal_sur_les_risques majeurs (#DICRIM) qui est lui-même le prolongement du #Plan_communal_de_sauvegarde (#PCS).

    L’action consiste à recenser les possibilités qu’offre chaque territoire afin de subvenir rapidement et durablement à l’approvisionnement alimentaire de chaque citoyen en cas de crise majeure. Le schéma d’action est finalement surprenant, car le maire retrouve tout le sens de sa mission, de son engagement auprès de ses administrés, à l’heure où justement nombre de maires doivent déléguer leurs responsabilités et pouvoirs d’actions à une entité supra-communale (communauté de communes).

    Mais, c’est justement, ce retour aux fondamentaux de notre démocratie qui permet l’action et l’application au mieux de la loi. Le but de la démarche étant, bien sûr, de redonner du revenu aux agriculteurs en leur donnant la possibilité de faire leurs factures, pour qu’ils pérennisent leurs exploitations et qu’ils sécurisent l’alimentation de leurs contemporains.

    Se saisir du DICRIM de sa commune

    Actuellement, la plus grande partie de notre alimentation est produite hors de notre territoire de vie, d’où la précarité du système. L’action s’appuierait sur une alimentation locale, bio si possible, dans le but d’apporter une nourriture saine, abondante et facilement accessible à chacun.

    Le coût de la « malbouffe » en France est estimé par l’INSEE à 49 milliards d’euros pour la sécurité sociale. Par cette action, les agriculteurs retrouveraient un sens à leur métier. Ils seraient producteurs de nourriture et pas seulement de minerais. Nous pourrions commencer par les #cantines_scolaires et les #restaurations_collectives, « hauts lieux de #sociabilisation », comme le soulignent les animateurs des Greniers d’abondance via les #Plans_d’alimentation_territoriaux (#PAT).

    C’est exactement là qu’intervient le mouvement Hulcoq en cartographiant les lieux de productions locales et de les mettre en lien avec les consommateurs par leur plate-forme numérique. D’autres mouvements font de même. Outre l’agriculture et l’alimentation, c’est une dynamique qui se mettrait en place, car les répercussions sont immenses : occupation de l’espace de nos campagnes, économique, sociale, sociétale, de nombreuses créations d’emplois dans l’agriculture, le commerce, l’artisanat, la petite industrie et dans le tertiaire.

    Quant aux artisans, petits commerçants et petits industriels leur avenir est menacé, bien souvent leur seule perspective est de disparaître. Une société solidaire et en cohésion verrait le jour. Pour mener à bien ces initiatives cela suppose la mise en place d’une logistique de collecte des produits agricoles, de petites unités de transformation et de magasins d’approvisionnement alimentaires locaux.

    Au travers de ces actions ce qui se profile, en filigrane, c’est une #relocalisation d’une partie de notre économie. Et, ce n’est pas une utopie, c’est même une alternative crédible au mondialisme. Une économie où chacun retrouve sa place, une économie au service de toutes et tous, une économie humaine. C’est le chemin que nous devons emprunter dans le dessein de recréer une société apaisée et de perspective, sans quoi…

    Désormais, il appartient à chacun d’entre nous de se saisir du DICRIM de sa commune, que l’on trouve en mairie, et de le porter dans un premier temps auprès des candidat·es aux élections municipales et dans un deuxième temps d’inviter les heureux élus à agir.

    ▻https://basta.media/Saviez-vous-que-la-loi-oblige-les-maires-a-organiser-la-resilience-alimenta
    #alimentation #loi #aménagement_du_territoire

  • Remorque de ravitaillement des luttes : la « zbeulinette »
    ▻https://www.latelierpaysan.org/Remorque-de-ravitaillement-des-luttes-la-zbeulinette

    La zbeulinette permet de ravitailler les manifestations ou les piquets de grève. Elle est construite sur un châssis de remorque et est tractable par un véhicule léger ou un tracteur. Plusieurs versions de la Zbeulinette existent. En fonction des choix d’aménagements, elle peut autant intégrer une sono, une cantine mobile, etc. En manifestation, elle sert de lubrifiant entre les différents cortèges. Au fur et à mesure de son usage, la Zbeulinette devient identifiable et fédératrice. (…) Actualités

  • Nourrir et soutenir les #mobilisations du 10 septembre

    Alors que le 10 septembre approche, nous proposons que le mouvement des luttes locales prenne sa part et apporte son soutien.

    Le gouvernement Bayrou va probablement tomber, et tant mieux. Ce gouvernement aura été celui de la loi Duplomb, de la casse sociale, du détricotage du droit de l’environnement, de l’accélération des infrastructures polluantes – dans un total déni de démocratie, des élections nationales comme de la consultation des habitant·es concerné·es.

    Mais la suite est une grande inconnue, et pour empêcher que la même politique continue après lui, nous rejoindrons les mobilisations de la rentrée !

    Partout les cantines, greniers, reseaux de ravitaillement lieu d’organisation et AG se multiplient pour soutenir les luttes et ils sont essentiels pour que nos mobilisations prennent de l’ampleur !

    Pour faciliter les liens entre nous, les mobilisations, pour le 10 septembre (et au delà) nous lançons cette cartographie qui recense les réseaux et initiatives qui outillent déjà, nourrissent, hébergent et relaient nos luttes : ▻https://cartoresistanceslocales.gogocarto.fr

    Parce que notre résistance se construit par des initiatives concrètes, quotidiennes, co-construites localement. Parce que chacune de nos mobilisations a besoin de matériel, de nourriture, de soin, de lieux et d’assemblée d’organisation, nous proposons de mettre nos capacités au pot commun… et peut être d’aider à en créer d’autres !

    On vous invite à contacter les initiatives près de chez vous, à rejoindre les collectifs d’organisation du 10 septembre, à faire cette jonction pour qu’ensemble nous soyons incontournables. Bonne rentrée de lutte !

    ▻https://terresdeluttes.fr/nourrir-et-soutenir-les-mobilisations-du-10-septembre

    La #carte :
    ▻https://cartoresistanceslocales.gogocarto.fr/map

    #10s25 #bloquons_tout #manifestation #France #résistance #alimentation #agriculture #nourriture #cantines #champs #ravitaillement #soins #assemblées_populaires #épiceries
    #cartographie #visualisation

  • Cantine : ces villes bannissent le thon à cause du mercure

    Les villes de #Bègles, #Grenoble, #Lille, #Lyon, #Montpellier, #Mouans-Sartoux, #Paris et #Rennes ont décidé de ne pas servir de produits à base de thon dans les menus scolaires. « Les enfants peuvent très vite dépasser la Dose Hebdomadaire Tolérable (DHT), c’est-à-dire la quantité maximale ingérable régulièrement au cours d’une vie avant de s’exposer à un #risque_sanitaire. Plus précisément, l’enquête a montré que la consommation dans la semaine d’une seule conserve (100 g) contenant du mercure au niveau autorisé pour le thon, conduirait un enfant de 20kg à ingérer près de quatre fois plus de mercure que cette limite ».

    Les signataires :

    Bègles, Clément Rossignol PUECH, Maire de Bègles, Vice-Président de Bordeaux Métropole ;
    Grenoble, Antoine BACK, Adjoint au Maire délégué aux risques et à la stratégie alimentaire et Salima DJIDEL, Conseillère municipale déléguée à la restauration municipale ;
    Lille, Charlotte BRUN, Première Adjointe au Maire de Lille, Vice-Présidente de la Métropole Européenne de Lille ;
    Lyon, Gautier CHAPUIS, Adjoint au Maire ;
    Montpellier, Marie MASSART, Adjointe au Maire ;
    Mouans-Sartoux, Gilles PEROLE Adjoint au Maire ;
    Paris, Anne-Claire BOUX, Adjointe à la Maire de Paris en charge de la santé et Audrey PULVAR, Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’alimentation durable, de l’agriculture et des circuits courts ;
    Rennes, Ludovic BROSSARD, Conseiller municipal délégué à l’alimentation durable de la ville de Rennes.

    ▻https://www.cafepedagogique.net/2025/08/29/cantine-ces-villes-bannissent-le-thon-a-cause-du-mercure
    #cantines #contamination #mercure #pollution #océans #thon #poisson #alimentation #écoles

  • #Processo_Maestrale, il monopolio delle mense scolastiche nel Vibonese all’ombra dei clan

    Nella deposizione del maggiore dell’Arma, Matteo Russo, ancora la figura di Domenico Colloca e la gestione della refezione per le scuole di #Ricadi, #San_Costantino, #Nicotera, #San_Calogero, #Rombiolo, #Drapia, #Cessaniti e #Joppolo.

    Il monopolio nella gestione delle mense scolastiche per conto dei Comuni del Vibonese al centro del #processo_Maestrale-Carthago, in corso dinanzi al Tribunale collegiale di Vibo Valentia con la deposizione del maggiore del Nucleo Investigativo dei carabinieri, Matteo Russo. Rispondendo alle domande del pm della Dda di Catanzaro, Irene Crea, il teste della pubblica accusa si è ancora soffermato su uno dei personaggi-chiave dell’intera indagine: #Domenico_Colloca, 54 anni, di Mileto, detenuto per associazione mafiosa e ritenuto dalla Dda “imprenditore di riferimento della ‘ndrina di Paravati soprattutto nel settore della gestione dei catering, della distribuzione dei pasti ai centri con i migranti, delle mense scolastiche e ospedaliere”. Dall’esame del maggiore dell’Arma è emerso che la gestione del servizio di refezione scolastica sarebbe stata in provincia di Vibo Valentia condizionata da alcune imprese “legittimate anche dai clan”. In particolare, per il reato di turbata libertà degli incanti, con l’aggravante mafiosa, sono imputati: #Domenico_Colloca di Mileto, detto #Mubba, #Massimo_Fortuna (cl. ’66) di San Gregorio D’Ippona e #Carlo_Gioffré (cl. ’65) di Rosarno. Grazie alla fitta rete relazionale garantita dagli esponenti di vertice della criminalità organizzata “con gli apparati amministrativi, tra gli altri, dei Comuni di Nicotera, Ricadi, San Costantino Calabro, San Calogero, Rombiolo, Drapia, Cessaniti e Joppolo”, a mezzo collusioni ed altri mezzi fraudolenti, gli imputati avrebbero concordato tra loro “la ripartizione degli appalti per le mense scolastiche”. Avrebbero così estromesso dalle gare gli altri partecipanti facendo leva sulla sponsorizzazione da parte dei clan di Mileto e Limbadi. Domenico Colloca avrebbe operato attraverso l’impresa “L’Arte del catering di Colloca Simona & C. Sas” , Massimo Fortuna con la “Speed Food srl”, mentre Carlo Gioffré avrebbe operato con la ditta “San Leonardo”.

    La mensa scolastica a Ricadi

    Siamo nel 2018 e il maggiore Matteo Russo ha spiegato in aula che “l’appalto per la mensa scolastica bandito dal Comune di Ricadi è stato condizionato da Domenico Colloca che prima di partecipare al bando di gara è andato ad interloquire con il boss #Diego_Mancuso che in quel periodo dimorava in un villaggio turistico di Capo Vaticano, l’Heaven, e controllava l’intero territorio comunale di Ricadi. Colloca – ha ricordato il teste – per ottenere il benestare del boss per la gestione della mensa scolastica gli avrebbe concesso un c.d. fiore, termine mafioso con il quale si indica la cessione di una somma di denaro. Quando Colloca si incontrò con Diego Mancuso gli riferì che era però preferibile per lui non farsi vedere insieme al boss, ma Diego Mancuso prontamente replicò che lui, Domenico Colloca, era più pregiudicato dello stesso Mancuso”. Dopo l’aggiudicazione dell’appalto, Domenico Colloca avrebbe quindi ricevuto la richiesta da parte di Salvatore Paparatto di Ricadi (non indagato), titolare di un ristorante a Capo Vaticano, di poter entrare nell’affare della mensa scolastica per il quale era pronto ad offrire in affitto le cucine del proprio locale per la preparazione dei pasti, oltre a dare a Colloca la somma di venticinquemila euro. “L’imbasciata di Paparatto arriva a Colloca – ha riferito il teste – attraverso #Michele_Galati, indicato come il capo ‘ndrina di Paravati. Colloca però temporeggia per paura di vedersi revocato l’appalto per infiltrazioni mafiose in caso di gestione insieme a Paparatto e va a discutere della questione con Diego Mancuso. Successivamente Colloca chiede allo stesso Michele Galati di intervenire su Paparatto per non fargli più avanzare delle pretese e Galati lo informa che Paparatto un tempo era un referente di Luigi Mancuso, ma quest’ultimo non andava d’accordo con il nipote Diego Mancuso e che in ogni caso la zona di Ricadi era competenza di Diego”. Alla fine, quindi, a gestire l’affare della mensa scolastica a Ricadi è stato il solo Domenico Colloca “il quale per mandare imbasciate a Diego Mancuso si serviva di Giuseppe Esposito di Mileto, un soggetto contiguo ai Mancuso, tanto che il genero – compagno di Giusy Esposito, figlia di Giuseppe – è stato assunto nella ditta della raccolta dei rifiuti a Mileto, la Muraca srl, su intercessione di Diego Mancuso che – ha spiegato in aula il maresciallo Russo – ha veicolato il messaggio per l’assunzione tramite Vincenzo Nicolaci”, quest’ultimo ex assessore del Comune di Mileto ed attualmente imputato nel maxiprocesso Maestrale-Carthago con l’accusa di associazione mafiosa ed in particolare di essere alle dirette dipendenze di Michele Galati. Giuseppe Esposito non figura invece tra gli imputati.

    La mensa a San Costantino

    Dalle indagini dei carabinieri del Nucleo Investigativo di Vibo è emerso che la mensa scolastica a San Costantino Calabro era gestita sino a giugno 2018 dalla Speed Food di Massimo Fortuna “ma in virtù di uno scarso servizio offerto, il sindaco di San Costantino, Nicola De Rito, ha poi assegnato il servizio all’azienda di Domenico Colloca. E’ stato lo stesso sindaco a chiamare al telefono Colloca – ha ricordato il maggiore Russo – dicendogli di partecipare al bando di gara per la mensa in quanto non erano soddisfatti dell’azienda di Fortuna. Il 20 luglio 2018 Nicola De Rito si è così incontrato di persona con Domenico Colloca nei pressi del bivio di San Costantino. E’ stato lo stesso Colloca in una successiva intercettazione con Antonello Mesiano di Mileto a raccontare di essere stato chiamato dal sindaco di San Costantino per partecipare al bando di gara per la mensa per l’anno scolastico 2018-2019, ma di aver detto al primo cittadino che doveva prima informare Massimo Fortuna in quanto erano amici e non poteva invadere un altro territorio. Il sindaco avrebbe risposto che capiva, ma aveva invitato ugualmente Colloca a partecipare alla gara in quanto non erano soddisfatti come Comune del servizio elargito dalla ditta di Massimo Fortuna. Anche da questa vicenda – ha spiegato il maggiore al Tribunale e al pm – emerge la spartizione del territorio vibonese per la gestione delle mense scolastiche. Alla fine a San Costantino Calabro l’unica azienda del Vibonese invitata dal sindaco è stata quella di Colloca che si è aggiudicata la gara per la mensa scolastica con un ribasso dell’uno per cento”. Ciò, per gli inquirenti, a conferma di un accordo tra Colloca e Fortuna per la suddivisione delle gare di appalto “non presentandosi dove già ci sta l’interesse dell’uno o dell’altro”. Antonello Mesiano figura tra gli imputati del processo Maestrale-Carthago con l’accusa di associazione mafiosa e il ruolo di promotore dell’omonimo clan di Calabrò di Mileto, occupandosi di specifiche “attività delittuose quali pestaggi, detenzione di armi, traffico di stupefacenti e monopolio della commercializzazione del pane”. Il sindaco di San Costantino Calabro non figura invece tra gli indagati.
    Le mense negli altri Comuni

    Le contestazioni si riferiscono all’appalto di refezione scolastica promosso dal Comune di Nicotera per le scuole del territorio (materna, elementare e media) per il biennio 2018/2020 (aggiudicatario Carlo Gioffré). Domenico Colloca si è invece aggiudicato la somministrazione dei pasti delle scuole dell’infanzia e primarie dal 2018 al 2021 anche nel Comune di San Calogero, con un ribasso a base d’asta pari al 5% (unico partecipante). Sempre “L’Arte del catering” di Colloca si è poi aggiudicata (unica offerente) l’appalto per le scuole del Comune di Drapia, con ribasso su base d’asta pari all’1%. Per come ricordato dal maggiore Russo in aula, Massimo Fortuna con la “Speed Food srl” si è invece aggiudicato il bando di gara promosso dal Comune di Cessaniti per il periodo aprile-maggio 2019 e per l’anno 2019-2020. Contestazione per Domenico Colloca anche per gli atti di illecita concorrenza, “volti a consentirgli di acquisire una posizione di vantaggio nel campo della refezione scolastica” anche a Rombiolo dove sarebbe riuscito ad allontanare altra ditta del Cosentino che nel 2018 stava già gestendo la mensa per conto del Comune.

    ▻https://www.ilvibonese.it/cronaca/527886-processo-maestrale-il-monopolio-delle-ditte-per-le-mense-scolastic
    #Calabre #cantine_scolaire #alimentation #école #Italie #mafia

  • En #France, des #fermes_publiques créées pour l’#autonomie_alimentaire

    « L’agriculteur n’y fait que produire. Il n’est pas livreur, ni commerçant. La #cantine vient chercher ses produits. Lui ne fait que son métier. Il est payé sur la grille de la fonction publique et ne porte ni le risque financier ni celui des aléas climatiques. C’est comme ça que cela fonctionne depuis des années à #Mouans-Sartoux. »

    Mouans-Sartoux s’est construit comme une ville-modèle en matière d’alimentation en mettant en place la première #cantine_scolaire 100% bio, sans augmentation de prix et fondée sur une ferme publique. Cette #ferme a pris la forme d’une #régie_agricole dont l’unique objet est de fournir la #restauration_scolaire et pour partie l’#épicerie_associative. Elle a essaimé son modèle et un réseau national se constitue.

    La question de la maîtrise du coût du bio mais aussi d’une production efficace a intéressé d’autres communes en France. Gilles Pérole est adjoint au maire de Mouans-Sartoux, en charge du projet alimentaire.

    « Il y a plusieurs leviers pour maîtriser le coût du bio qui est plus cher à produire que ce que fait l’agriculture conventionnelle. Ce #coût est justifié tant par le mode de production que par une plus juste #rémunération des agriculteurs. Donc, il faut aller chercher des économies. » attaque d’emblée l’élu pour La Relève et La Peste

    « Premier levier : le #gaspillage_alimentaire. Une cantine classique jette 20 à 30% de ce qu’elle achète. À Mouans-Sartoux, nous sommes passés de 147g jetés à seulement 30g en moyenne. Le second levier, c’est la #végétalisation de l’assiette. Nous avons opté pour 50% de #menus_végétariens cuisinés maison, avec le soutien massif des parents. Enfin, rien d’industriel ! »

    Avec ses aliments transformés, la nourriture industrielle est non seulement moins bonne pour la #santé, mais elle est aussi plus chère. Un menu végétarien coûte 50% moins cher à produire. En l’instaurant pour la moitié des repas, cela a permis à la continue de faire 25% d’économies.

    L’#autonomie possible

    Mais comment faire lorsque localement la production de fruits et légumes est insuffisante soit en quantité, soit en diversité ? Pour Gilles Pérole,l’impératif #bio l’emporte sur le #local « parce que je sais que le mode de production impacte plus l’environnement et la santé que le transport ».

    Toutefois, la demande était de cuisiner de l’ultra-frais pour répondre aux enjeux de qualité nutritionnels, mais aussi au plaisir des saveurs. L’approvisionnement local se révélant trop complexe, l’idée a jailli en 2008 : créer une #ferme_municipale.

    La ferme tourne à plein depuis 2011 et fournit 85% des #légumes servis dans les cantines grâce à ses 6 ha cultivés. Une ferme municipale associée à une cantine permet d’assurer la mise en #surgélation ou en #conserve lorsque la production déborde les besoins et de bénéficier de légumes bio, même en hiver.

    Voilà les leviers et conditions de l’autonomie qui ont convaincu près de 100 communes de se lancer dans l’aventure. La médiatisation de l’expérience menée à Mouans-Sartoux génère un grand nombre de prises de contact. Beaucoup de collectivités se sont inspirées de cette idée en cherchant à l’adapter à leurs contraintes, leur territoire et leur climat.

    Cet engouement a un peu débordé le temps disponible de Gilles Pérole et de ses équipes. Alors est née la volonté de structurer un réseau pour que les 100 premières fermes publiques puissent essaimer sur tout le territoire.

    « Nous avons plusieurs objectifs. Nous voulons déjà documenter ce qu’est une ferme publique tant pour un petit village que pour une métropole comme Lyon ou Marseille. Cela signifie que nous répertorions les différents statuts de fermes et les contrats de travail possibles. Nous voulons également créer un répertoire national de chaque ferme en termes de superficie, de volume de production, de type de produits… La carte qui se remplit, fait déjà apparaître les 48 premières fermes » explique Gilles Pérole pour La Relève et La Peste

    Les premières Rencontres nationales des fermes municipales ont permis des échanges d’expériences en juin dernier à Mouans-Sartoux. La prochaine édition se tiendra à Épinal les 18 et 19 juin prochains.

    Ce réseau se dote de toute une documentation d’essaimage et de partage à disposition de ceux qui ont déjà emboîté le pas et ont créé des fermes municipales. Ainsi, tous pourront apporter leur assistance aux nouveaux venus, aussi nombreux soient-ils. Enfin, le réseau se constitue pour porter un plaidoyer sur l’utilité des fermes publiques et pour obtenir la reconnaissance du statut agricole de ces fermes.

    Ferme publique : des critères précis

    Aussi peu intuitif que cela soit, les fermes publiques n’appartiennent pas au monde agricole. Cela signifie qu’elles n’ont aucun droit aux aides de la PAC. Pourtant, ces fermes répondent à la fois à des critères de production et de qualité. Une ferme publique produit pour la restauration collective, les paysans y sont salariés, la production est 100% bio.

    « L’agriculteur n’y fait que produire. Il n’est pas livreur, ni commerçant. La cantine vient chercher ses produits. Lui ne fait que son métier. Il est payé sur la grille de la fonction publique et ne porte ni le risque financier ni celui des aléas climatiques. C’est comme ça que cela fonctionne depuis des années à Mouans-Sartoux. » précise Gilles Pérole pour La Relève et La Peste

    La ferme publique ne vend pas sur les marchés, ni dans les magasins de producteurs car son objet n’est pas de générer du profit, ni de faire concurrence aux producteurs locaux.

    À Toulouse, la plus grande ferme publique de France

    Le domaine de Candie à Toulouse est à la fois la plus vaste ferme publique et l’une des plus grandes exploitations en agriculture bio à l’échelle de l’Occitanie. Le Domaine s’étend sur 250 hectares de terres cultivées et une centaine d’hectares de réserves foncières ou d’espaces de compensation écologique.

    La ferme produit des fruits, des légumes, fait pousser des vignes et des céréales. Une filière de transformation s’est développée pour poursuivre le soutien à une alimentation de qualité dans la restauration scolaire. Le blé tendre est transformé en farine puis distribué sous forme de pain bio et de coquillettes dans les cantines toulousaines. Ce sont 300 000 baguettes par an qui sont consommées dans plus de 60 écoles élémentaires de la ville.

    Le lancement de nouveaux projets pour mailler le territoire n’est pas si simple car « il n’y a pas tant d’agriculteurs que ça en France ». Pour Gilles Pérole, trouver le terrain, recruter l’agriculteur et rassembler les financements dans le cadre de plus en plus contraint d’une collectivité, est un vrai challenge.

    Les coupes budgétaires imposées par le gouvernement pour réduire le déficit public, pèsent pour 5 milliards d’euros sur les collectivités et cela peut amener certains à s’interroger sur la pertinence des modèles alimentaires mis en place. Le réseau peut faciliter et faire gagner du temps à ceux qui veulent démarrer.

    ▻https://lareleveetlapeste.fr/en-france-des-fermes-publiques-creees-pour-lautonomie-alimentaire
    #agriculture #alimentation #agriculture_biologique #bio

  • 8 milliards de subventions agricoles contribuent à détruire la biodiversité

    Un #rapport cosigné par l’Inspection générale des finances pointe le rôle déterminant du régime des #aides à l’#agriculture dans l’effondrement de la #biodiversité en France. De quoi nourrir les débats autour de la loi Duplomb.

    C’est cette semaine qu’est attendu l’avis du Conseil constitutionnel sur la très controversée proposition de loi visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », dite loi Duplomb, définitivement adoptée par l’Assemblée nationale le 8 juillet dernier, dont les mesures emblématiques sont la réintroduction de l’acétamipride, insecticide destructeur d’insectes pollinisateurs, la facilitation de la création de « mégabassines » et le relèvement des seuils de capacité pour l’autorisation – entre autres – d’usines à cochons et à poulets.

    L’institution du Palais Royal a reçu en juillet trois saisines émanant chacune de plus de soixante députés et sénateurs (de gauche) demandant la censure de mesures jugées contraires à la Charte de l’environnement, saisines confortées par l’incroyable pétition qui a récolté plus de deux millions de signatures.

    Une censure du Conseil constitutionnel – au moins sur la procédure, car peu probable sur le fond –, voire un refus – très hypothétique – du président de la République de promulguer la loi et donc une demande, de sa part, d’une nouvelle délibération au Parlement, l’une ou l’autre issue évidemment souhaitables, ne feront cependant guère avancer la cause de l’écologie et de la santé environnementale.
    On aura empêché une (nouvelle) régression du #droit_de_l’environnement mais on n’aura rien fait pour enrayer le déclin de la biodiversité entraîné par un modèle agricole dont l’équilibre économique repose sur les subventions publiques. C’est, en creux et dans le contexte du débat actuel, la conclusion que l’on peut tirer du rapport publié le 18 juillet dernier par l’IGF (Inspection générale des finances : ▻https://www.igf.finances.gouv.fr/igf/accueil/nos-activites-1/rapports-de-mission/moyens-publics-et-pratiques-domm.html) et l’Igedd (Inspection générale de l’environnement et du développement durable) consacré à l’identification des #subventions_publiques dommageables à la biodiversité.

    Ce rapport invite, à l’approche du débat budgétaire, et surtout de la négociation du futur cadre financier de la #Politique_agricole_commune (#PAC) pour la période 2028-2034, à traiter à la racine le problème de l’#acétamipride et autres peines infligées par l’agriculture à la #santé des milieux naturels et de leurs habitants, humains compris.

    20 milliards contre la biodiversité

    L’IGF et l’Igedd ont recensé tous les moyens et dispositifs publics inscrits dans le projet de loi de finance 2024 dans les secteurs à enjeu de biodiversité : agriculture, forêt, mer, aménagement et énergie. Au total, 738 mesures représentant 92,5 milliards de subventions de toute nature (dépenses budgétaires, exonérations fiscales, allègements de cotisations sociales…).

    Sur cet ensemble, les deux inspections ont identifié 20,2 milliards de soutiens dommageables pour la biodiversité et « à approfondir en priorité », euphémisme pour réformer ou supprimer. L’agriculture occupe une place très importante : 31,4 milliards de subventions à travers 248 dispositifs, dont 8,3 milliards d’aides à revoir prioritairement, soit un gros quart.

    L’agriculture est aussi le premier contributeur à l’érosion de la biodiversité sur le territoire métropolitain. Ainsi, note le rapport, près de 16 000 km2 de #prairies ont disparu depuis 1990, un recul de plus de 11 %. Si l’#artificialisation_des_sols explique le tiers de cette perte, 60 % sont imputables à l’extension des surfaces cultivées. La #mécanisation_agricole a supprimé 70 % du linéaire des #haies bocagères depuis 1950, et le phénomène se poursuit aujourd’hui.

    La contamination des milieux par les #polluants_agricoles persiste au détriment de la #faune et de la #flore, et la population des auxiliaires des cultures, comme les #insectes_pollinisateurs ou les vers de terre, se réduit.

    Ces destructions et d’autres compromettent la bonne santé des milieux et de tous les êtres vivants, mais aussi les bases productives de l’agriculture. Leur persistance est, précise le rapport, structurellement liée à un régime d’aides publiques qui, malgré les progrès accomplis sur les trois dernières décennies, n’ont pas permis de réorienter le modèle agricole.
    Ces aides – et l’effet de levier que représenterait leur réforme – sont donc au cœur du problème. En particulier les fonds européens versés directement aux producteurs nationaux, qui représentent une enveloppe de 9,3 milliards d’euros par an pour la période budgétaire 2023-2027.

    Ainsi, écrivent les auteurs, « en France, les aides de la PAC constituent 74 % du revenu agricole1 sur la période 2010-2022 ». Un chiffre qui, au passage, masque de fortes disparités selon les filières agricoles et la taille des exploitations : le revenu de beaucoup dépend à plus de 100 % des aides, comme dans l’élevage bovin et caprin.

    Un très faible degré d’exigence environnementale

    C’est bien au niveau des aides PAC que les inspecteurs de l’IGF et de l’Igedd situent le gros des aides dommageables pour la biodiversité. Sur les 8,3 milliards d’#aides_agricoles « à approfondir en priorité », ils comptent 6,2 milliards de fonds européens, loin devant le point noir suivant, les #allègements_fiscaux en faveur du #gazole_agricole, pour un milliard d’euros par an.

    Leur rapport recommande, en toute logique, de renforcer les #exigences_environnementales pour l’allocation des aides PAC. Celles-ci, malgré les différentes réformes pour leur verdissement depuis 1992, n’ont pas enrayé le déclin de la biodiversité, insistent les auteurs.

    En particulier, trois mesures sont préconisées. La première consiste à rétablir au niveau initialement prévu pour la période 2023-2027 la #conditionnalité_environnementale obligatoire associée à l’aide de base que touchent tous les agriculteurs.

    En effet, les conséquences de la guerre en Ukraine puis les manifestations d’agriculteurs début 2024 ont poussé les pouvoirs publics à accorder à la profession des #dérogations sur les conditionnalités environnementales de base2 : possibilité de cultiver des surfaces en #jachère, abandon du respect d’un pourcentage de #surface_agroécologique (mais subsiste l’obligation de maintenir haies, #arbres et #bosquets), abandon de l’obligation de #rotation_des_cultures.

    La seconde vise à relever le degré d’exigence environnementale qui conditionne le bénéfice des aides facultatives, dites de l’#éco-régime. Ce sont les Etats membres qui fixent les règles d’allocation de ces aides dans leur Plan stratégique national (PSN) de mise en œuvre de la PAC, que valide ensuite la Commission européenne.

    En ce qui concerne la France, le rapport IGF/IGEDD souligne que les règles de l’éco-régime établies en 2023 sont d’un niveau si peu contraignant que 88 % des agriculteurs y sont éligibles, dont 82 % au niveau d’ambition et de rémunération supérieur. Cette « sur-éligibilité » par rapport à une version antérieure du PSN et validée en 2022 par la Commission a même conduit, précise le rapport, à baisser le niveau de rémunération par hectare de l’éco-régime (par exemple de 15 euros pour l’agriculture bio), de manière à rester dans l’enveloppe fixée.

    Pour faire de l’éco-régime un instrument incitant aux bonnes pratiques écologiques, le rapport préconise entre autres de rétablir la #prime au maintien de l’#agriculture_biologique, dont « la progression des surfaces stagne autour de 10 % depuis 2021, alors qu’elle devrait être à 14 % pour suivre la trajectoire prévue dans le PSN et la planification écologique ».

    Un soutien insuffisant à l’agriculture biologique

    Ces deux dispositifs, aide de base et éco-régime, constituent le gros de ce qu’on appelle le premier et principal pilier de la PAC, avec 7 milliards sur 9,3 milliards d’euros par an pour 2023-2027 en France. La mission IGF/Igedd recommande également de réorienter en faveur du deuxième pilier de la PAC – dévolu au développement rural, à l’agriculture biologique ou l’#agriculture_de_montagne, et qui joue un rôle globalement positif pour la biodiversité –, une partie des aides du premier pilier.

    Un sujet sur lequel la France est en retrait par rapport à certains de ses voisins. Le cadre financier 2023-2027 offrait en effet aux Etats membres la possibilité de transférer jusqu’à 25 % des paiements directs du premier pilier vers le deuxième (voire davantage pour financer des mesures en faveur de l’environnement). La France a retenu un taux de transfert de 7,53 % note le rapport, quand l’Allemagne a retenu 12 % et compte passer à 15 % en 2026. De leur côté, les Pays-Bas sont montés à 21 %.

    Compte tenu du rôle prépondérant des aides dans le #revenu_agricole, de tels réarrangements pour la sauvegarde de la biodiversité, « principal allié de la productivité de long terme », rappellent les inspecteurs, sont difficiles à négocier. Leur mise en débat est politiquement explosive et pourrait achopper sur trois éléments évoqués dans le rapport.
    D’abord, les inégalités sociales dans la répartition des aides agricoles, situation persistante en France malgré les réformes successives de la PAC, mais que certains Etats membres, comme l’Allemagne, ont su corriger plus que d’autres. Sans perdre en compétitivité, au contraire.

    Ensuite, la participation de l’amont et de l’aval à un effort qui ne peut pas reposer sur les seuls agriculteurs. Il faut à la fois encourager la demande de produits issus d’une agriculture protectrice de la biodiversité, en faisant entre autres appliquer la #loi_Egalim fixant à 20 % la part du bio en #restauration_collective – quand la moyenne nationale dans les #cantines atteint péniblement 6 %. Et décourager l’offre de fournitures agricoles nocives.

    Enfin, point sur lequel insiste la mission IGF/IGEDD, les enjeux écologiques sont tels qu’il est nécessaire de « maintenir les financements de la Politique agricole commune a minima à leur niveau actuel, en révisant le budget qui lui est affecté pour tenir compte de l’inflation ».

    Or ce n’est pas sur la table. Le 16 juillet, deux jours avant la publication du rapport IGF/Igedd, la Commission européenne a communiqué sa proposition de cadre financier pluriannuel 2028-2034 : près de 300 milliards d’euros pour la prochaine PAC, contre 387 milliards pour la période actuelle. Soit une baisse de 30 % ajustée aux prix de l’inflation, selon Euractiv.
    Désaccord sur l’ampleur des « niches brunes »

    Pour régler le problème des aides agricoles défavorables à la biodiversité, il existe une autre solution, simple et efficace : décréter qu’elles n’existent pas. Le rapport IGF/Igedd est en effet contesté par celui du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), organe du ministère de l’Agriculture.

    Non publié mais révélé le 21 juillet par le média Contexte, il estime à 1 milliard (et non 8,3) le volume des aides agricoles néfastes à la biodiversité, en l’occurrence la #défiscalisation du gazole agricole. La différence ? Essentiellement les aides PAC.

    Pourquoi cette divergence d’appréciation sur ces « niches brunes » ? Dans le cadre de la Stratégie nationale biodiversité 2030 publiée fin 2023, le gouvernement avait chargé le CGAAER, l’Igedd et l’IGF de publier conjointement un rapport sur les aides publiques dommageables pour la biodiversité en vue de les réformer. Rapidement, les inspecteurs missionnés du CGAAER d’un côté, ceux de l’Igedd et l’IGF de l’autre ont constaté leurs divergences totales sur la méthodologie à employer, ce qui a amené ces institutions à réaliser deux rapports séparés.

    Pour les inspecteurs du CGAER, seules doivent être examinées les subventions incitatives à des comportements dommageables à la biodiversité. Selon ce critère, entrent dans cette catégorie essentiellement les aides au gazole. Pour ceux de l’Igedd et de l’IGF, il faut également regarder si les aides permettent d’enrayer l’effondrement de la biodiversité et de restaurer la nature, et plus précisément si elles sont alignées ou non avec l’objectif de politique publique poursuivi, en l’occurrence la #Stratégie_nationale_biodiversité. Ce qui n’est clairement pas le cas des aides du premier pilier de la PAC.
    Quelle définition les décideurs retiendront-ils pour catégoriser comme positives, neutres ou à réformer les aides agricoles en fonction de leur impact environnemental ? Il est à craindre que le déclenchement de cette guerre taxonomique ne vienne à point nommé pour surseoir à tout débat public sur les subventions de la PAC.

    On peut toujours discuter de l’interdiction de l’acétamipride et de la taille des élevages de cochons, mais c’est un peu la partie émergée de l’iceberg.

    ►https://www.alternatives-economiques.fr/8-milliards-de-subventions-agricoles-contribuent-a-detruire-biodiversite/00115840

  • [Nantes] Mettre le fascisme en dérive
    ►https://nantes.indymedia.org/events/146812/mettre-le-fascisme-en-derive

    **DU 11 AU 15 JUIN – METTRE LE FASCISME EN DÉRIVE ** Semaine thématique Les idées d’extrême droite, soutenues par l’appareil médiatique et l’appareil d’état, ont infusé la sphère politique et l’espace social. Les discours et les croyances fascistes se propagent, et se banalisent, dans toutes les couches de la…

    #Antifascisme #Antiracisme #cantines #Chorale #Ecologie #Extrême-droite #Solidarités

  • Ces lycéens de Deuil-la-Barre se mobilisent contre le départ du cuistot de la cantine « trop généreux » en portions
    ▻https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/le-cuistot-de-la-cantine-mute-pour-des-assiettes-trop-genereuses-ces-lyce

    ▻https://www.leparisien.fr/resizer/LVz_T0RBtQXQn3rVoxQ47O-gYq4=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/WL7EES4QLVBPVKSI5UCAG5VL3A.jpg
    Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), le 1er avril 2025. Le lycée Camille Saint-Saëns se mobilise pour soutenir son cuisinier, écarté subitement alors qu’il était le seul, selon les élèves et les enseignants, à servir des portions normales dans les assiettes. Une pétition doit être envoyée au groupe Elior. (LP/Ma.P.)

    Au lycée Camille Saint-Saëns, une mobilisation inédite est en cours pour soutenir le cuisinier, sanctionné il y a quelques jours. Il était le seul, d’après les élèves et enseignants, à servir des portions suffisantes dans un contexte de détérioration du service.

    « Des fois quand on sort de table, on a encore vraiment faim. » Tous les jours Clément, élève au lycée Camille Saint-Saëns de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), mange à la cantine. Mais en ce moment, ses repas lui restent en travers de la gorge et il n’est pas le seul. « Le pain maintenant on a le droit seulement à un mini-bout, c’est un toast quoi », renchérit un autre grand gaillard. Depuis le mois de janvier, la colère gronde entre les tables du self approvisionnées par le groupe Elior. Et en ce début de semaine, la grogne a explosé avec le départ de celui que beaucoup de lycéens affamés considéraient comme leur seul allié.

    L’article : ▻https://justpaste.it/akbj1

    Cet employé trop proche des élèves se voit muté au loin. Chez Elior, filiale de Derichebourg, la mutation forcée est un outil de management.

    Lutte déterminée à Elior contre la mutation forcée des salariées
    ▻https://www.cgt.fr/actualites/auvergne-rhone-alpes/commerce-distribution-services/egalite-pro-mobilisation/lutte-determinee-elior-contre-la-mutation-forcee-des-salariees

    Les femmes de ménage d’Elior-Derichebourg de Grenoble se sont mises en grève suite à la mutation forcée de treize d’entre elles. (mars 2024)

    Elles exigent l’annulation de cette décision inacceptable.

    #ELIOR #Derichebourg #Lycée #lycéens #alimentation #IDF #cantine #mutation_forcée #management_toxique

  • « Maintenant, je mange à ma faim », à la #cantine, l’assiette unique ravit les collégiens et permet d’éviter le gaspillage alimentaire
    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/maintenant-je-mange-a-ma-faim-a-la-cantine-l-assiette-u

    Le principe est simple. Fini le plateau avec entrée, plat et dessert. Chaque élève a droit à une assiette vide, qu’il remplit lui-même, autant de fois qu’il le souhaite... à condition de la terminer. Et pour éviter que les #enfants ne soient tentés de se servir uniquement en pâtes ou en frites, le personnel veille au grain.

    [...]

    « Par contre, on ne les oblige jamais. Ils ont assez d’obligations toute la journée, de devoir rester assis en cours, en train d’écrire. Ici, non. Je veux qu’ils soient libres de choisir ce qu’ils veulent. De se servir sans obligation, mais en #autonomie. Pour éviter le gaspillage, on goûte un peu, on va à table, on aime, on se relève et on va se servir plusieurs fois. »

    [...]

    Autre astuce pour éviter le #gâchis, mettre à disposition des presse-agrumes et des outils pour peler et couper les pommes. « Vous imaginez ouvrir une orange ou découper une pomme avec un couteau de cantine ? Interroge très justement Olivier. C’est impossible. Et je ne vous parle pas de croquer dedans, avec les appareils dentaires... Avec cet outil, hop, on a huit morceaux et comme ils sont plusieurs à table, ils partagent et tout est consommé, au lieu de voir comme avant des dizaines de kilos de pommes partir à la poubelle. »

    Contrairement aux idées reçues, c’est fluide et moins bruyant qu’un service classique. Les enfants, qui se sentent responsabilisés, sont ravis. Chacun est libre de ne pas mélanger les aliments ou de manger sans sauce. D’ailleurs, Eva a pris « des pâtes nature avec des légumes et un peu de salade », juste la quantité qu’elle souhaitait. Face à elle, sa copine Mathilde reconnaît qu’elle gaspille « moins qu’avant ». « Quand on était servis, ils mettaient la quantité qu’ils voulaient et si on n’aimait pas, on jetait plus qu’aujourd’hui. »

    [...]

    Dans ce restaurant scolaire, avant l’assiette unique, 30 à 40 kilos de nourriture étaient jetés chaque jour. Cette quantité a été divisée par 10. "J’ai pu prendre les quantités que je voulais et j’ai tout mangé, au moins je ne gaspille rien et c’est écolo.", se réjouit une collégienne qui, arrivée au stand du tri, n’a rien jeté du tout.

    [...]

    « La cerise sur le gâteau, annonce Michel Morello, le principal du #collège Schaffner, c’est qu’au lieu de jeter la nourriture, on a des restes, qui vont passer dans notre cellule de refroidissement et pourront être resservis plus tard. Toutes les économies faites permettent de continuer notre travail sur le circuit court puisque comme dans tous les collèges du Nord, ici, on mange bio et local. »

    Tout l’argent économisé est réinvesti pour le bien-être des élèves, dans des décorations, des animations et des repas à thème. Bref, une initiative 100% gagnante.

  • Quatre ans après : retour sur notre expérience • La Cantine Syrienne
    ▻https://cantinesyrienne.fr/ressources/culture-et-recettes/quatre-ans-de-cantine-syrienne-retour-sur-nos-tentatives

    La Cantine Syrienne est née il y a maintenant plus que quatre ans à partir de la rencontre entre exilé.e.s syrien.ne.s et militant.e.s montreuillois.e.s : lors de l’occupation des exilé.e.s à Paris 8 en 2018, d’autres mobilisations étudiantes en 2019 mais aussi ca le mouvement des Gilets Jaunes. De là, nous avons été quelques-un.e.s à décider de nous réunir pour réfléchir et puis bâtir ensemble ce qui deviendrait la Cantine Syrienne de Montreuil.

    Dans un moment de transition au sein de notre collectif, plutôt que de recommencer immédiatement une nouvelle phase de travail, nous avons décidé de prendre le temps de revenir sur les objectifs initiaux du projet afin de faire le bilan de ce qui a été atteint, de ce qui ne l’a pas été et des imprévus positifs comme négatifs qui sont survenus. Ce retour critique sur ces quatre années s’est déroulé sur environ six mois. Après réflexion, nous avons décidé de rendre public ce bilan ; dans un désir de transparence pour notre communauté mais aussi dans le souhait de partager les enseignements que nous avons pu tirer. 

    Nos intentions et nos débuts

    L’idée d’une cantine populaire inspirée par l’expérience de la Cantine des Pyrénées (ouverture sur le quartier, prix libre, soutien et participation aux luttes, etc.) nous est venue en cherchant un espace commun pouvant rassembler syrien.ne.s en exil, militant.e.s de différents nationalités et habitant.e.s de Montreuil. Notre objectif était alors de trouver des modalités concrètes pour faire vivre à Montreuil l’esprit populaire et auto-organisé de la révolution syrienne. Chacun avait la volonté de sortir de son propre entre-soi et d’ancrer son engagement politique dans une pratique sociale. De plus, en Syrie et comme partout dans le monde, la nourriture rassemble. Faire une cantine était aussi une manière de se libérer d’une compréhension de la politique centrée sur les slogans et les grands mots pour aller vers quelque chose de plus incarné dans la vie pratique et quotidienne.

    .... Faire écho depuis l’exil au mouvement populaire et auto-organisé qui constitue, selon nous, l’élément central du processus révolutionnaire en Syrie est toujours vital. Les récentes mobilisations, notamment dans la ville de Sweida, en sont la preuve. En suivant de près le parcours de la révolution syrienne, nous avons compris que nous ne pouvons pas réduire la révolution au fait de faire tomber Bachar. En osant dire non à un régime d’essence génocidaire, la révolution a eu des implications profondes sur l’ensemble de la société par le biais du refus de tout type de tyrannie.

    #exil #Cantine_Syrienne #syriens_en_exil #cantine #Montreuil #internationalisme #vie_quotidienne #pratique_sociale #travail_politique #auto-organisation (comme problème)

  • Appel à constituer des greniers des Soulèvements
    ▻https://lessoulevementsdelaterre.org/comites/appel-a-constituer-des-greniers-des-soulevements

    C’est en lisant le texte du comité caennais des Soulèvements de la Terre "Reprendre, Démanteler, Communiser" que nous, membres du Réseau de ravitaillement des luttes du pays rennais et du comité rennais des SDT, avons eu envie de poursuivre les propositions sur la #subsistance qui semblent traverser les comités des SDT nouvellement créés.

    Comme le soulignent les camarades de Caen, la structuration de l’économie capitaliste coupe une majorité de la population de tout moyen d’autosubsistance et son fonctionnement sous sa forme actuelle pousse 8 millions de personnes à dépendre de l’aide alimentaire. Nous pensons qu’il faut continuer à dire et à défendre que l’idéologie bourgeoise repose sur une #dépossession. Les populations ont été dépossédées avec le temps des moyens et des savoir-faire qui leur permettaient d’assurer des formes d’#autonomie_matérielle. C’est cette idéologie qui les oblige, pour survivre, à vendre leur temps et leur énergie sur le marché du travail. Plus cette dépendance au marché est grande et les moyens d’autonomie des populations sont faibles, plus les conditions de l’accumulation capitaliste et le désir de contrôle des classes dirigeantes et possédantes sont satisfaits.

    Or, notre attachement aux biens matériels produits par l’économie capitaliste rend difficile la construction d’une opposition sérieuse à cette perte d’autonomie. Cette situation complexe est résumée par Aurélien Berlan, dans son livre Terre et Liberté :

    "l’impasse socio-écologique dans laquelle nous nous enfonçons tient au fait que nous sommes devenus vitalement dépendants d’un système qui sape à terme les conditions de vie de la plupart des êtres vivants [...] nous en sommes prisonniers, matériellement et mentalement, individuellement et collectivement."

    Dans le même sens, nous pensons qu’il faut aussi questionner la désirabilité du travail de la subsistance. En effet, ce "piège idéologique" de la culture bourgeoise "classe dans le même ensemble le travail servile, le travail paysan et le travail domestique des femmes au foyer modernes et repose sur le mépris envers les processus naturels liés à la vie".

    Nous avons alors ressenti l’importance de nous demander comment se réapproprier et construire collectivement nos conditions d’existence.
    Mais, nous faisons face à un deuxième constat, partagé par le comité de Caen :

    "un isolement des différentes initiatives de résistance, leur morcellement, qui les vouent à l’impuissance : les luttes syndicales paysannes empêtrées dans une forme de corporatisme sectoriel ; les marches pour le climat confrontées à l’impuissance sans horizon des manifestations, même massives, réduites à interpeller les gouvernant.e.s pour qu’ils agissent contre leurs intérêts ; l’inconséquence libérale-libertaire des modes d’action « autonomes » égarés par leur propre dispersion et leur absence de stratégie coordonnée ; les collectifs d’habitant·e·s de territoires en lutte qui mènent des batailles locales contre des projets industriels écocidaires, sans avoir — trop souvent — les moyens de vaincre."

    Face à ce morcellement de nos résistances, il serait merveilleux que la formule médiatique "l’inaction climatique du gouvernement" se vérifie. Or, l’expression est en partie malheureuse : inactifs, ils nous laisseraient la possibilité de nous organiser, de déployer des alternatives. Mais ils attaquent sans répit et de tous les côtés, celui des retraites comme celui des méga-bassines. Les classes dirigeantes et possédantes œuvrent à renforcer les structures qui assurent leur domination, avec d’autant plus d’entrain qu’elles espèrent ainsi échapper aux conséquences les plus dramatiques de la #crise_écologique un peu plus longtemps que les autres. La stratégie est immorale, mais relativement rationnelle, du moins à court terme.
    Face à ce niveau de conflictualité, les alternatives seules sont inoffensives. Mais s’opposer seulement n’est pas non plus suffisant. Il est essentiel que chaque geste d’opposition soit organiquement mêlé à une proposition positive, à l’ébauche du monde que l’on aspire à voir émerger à la place du leur. Il est essentiel stratégiquement mais aussi pour nous, pour que la lutte soit désirable, habitée par des affects joyeux.

    La tentative de construction mutualiste rennaise

    Au sortir de la lutte contre la loi travail en 2016, une partie du milieu #autonome rennais a engagé un travail de réflexion autour des questions d’autonomie, que ce soit le logement, la formation ou l’alimentation. Cette dernière dimension a amené à la création du Cartel des #cantines, qui deviendra par la suite le Réseau de ravitaillement des Luttes (R2R). L’objectif du réseau était alors de répondre pratiquement à la question : "Comment nourrir efficacement les luttes sociales ?" 

    Dès 2016, on veut se donner les moyens de réaliser notre "plan quinquennal" : nourrir 200 personnes deux fois par jour, tout en continuant à faire des cantines pour les événements militants importants (pendant les expulsions de la ZAD, lors de festivals militants, etc.). S’inscrivant dans la dynamique du réseau mutualiste à Rennes le R2R est un outil de la base arrière du mouvement social, qui essaye de construire des bases matérielles solides pour soutenir les fronts de conflictualité du mouvement social.
    On pense, ainsi, dès l’origine, la subsistance de nos luttes. En effet, il nous appartient de ne pas recréer "la contradiction primaire de l’autonomie" (Julien Allavena).
    L’alimentation étant souvent une condition pour qu’une lutte dure, voire qu’elle existe, il nous fallait nous doter d’outils et de réseaux capables d’assurer une collecte ou une production de denrées alimentaires, ainsi que de moyens de les transformer, en quantité importante. Très vite, on se procure le matériel pour organiser des cantines pour plusieurs milliers de personnes ; on prend contact avec des maraîcher·es du coin pour organiser des réseaux de solidarité entre grévistes et producteur.ices ; on remplit chaque semaine un 18m3 avec de la nourriture de recup’ issue de la grande distribution ; on se fait prêter des bouts de champs sur lesquels on cultive de quoi alimenter nos cantines. L’idée est toujours de faire durer ou rendre possible les luttes par l’autonomie alimentaire. L’histoire du mouvement ouvrier montre en effet que c’est une condition pour arracher de grandes victoires.

    #autonomie

  • La ville de Londres va offrir des repas gratuits à tous les élèves d’école primaire RTBF - Renaud Verstraete

    Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, a annoncé lundi sur la BBC un plan d’urgence de 130 millions de livres sterling (146,31 millions d’euros, NDLR) afin d’offrir à tous les élèves du primaire des repas gratuits à l’école pendant un an durant l’année scolaire 2023-2024. Il espère ainsi soutenir les familles londoniennes qui souffrent de la crise financière.


    Dès septembre, quelque 270.000 élèves des écoles primaires de Londres bénéficieront d’un repas quotidien et gratuit. Cette mesure permettra aux familles londoniennes d’économiser environ 440 livres sterling par enfant et par an. Actuellement, les repas scolaires gratuits ne sont réservés qu’aux enfants dont les parents gagnent moins de 7400 livres sterling (8329,20 euros) par an après impôts. Cette limite supérieure laisse sur le carreau quelque 800.000 enfants anglais vivant dans la pauvreté, selon l’association caritative Food Foundation.

    « En raison de la crise économique, les familles et les enfants de notre ville ont désespérément besoin d’un soutien supplémentaire », a déclaré le maire de Londres. « J’ai régulièrement encouragé le gouvernement à proposer des repas scolaires gratuits, mais il n’a tout simplement rien fait ».

    « Une bouée de sauvetage »
    Ces repas gratuits sont comme « une bouée de sauvetage » , considère Sadiq Khan, qui a également pu en bénéficier lorsqu’il était enfant. « Mes frères et sœurs et moi dépendions de ces coups de pouce pour manger à l’école et mes parents comptaient sur cela pour donner un peu de répit à notre famille sur le plan financier » , a ajouté le maire de Londres. Anna Taylor, directrice de la Food Foundation, appelle le gouvernement britannique à suivre l’exemple de M.Khan. « C’est un pas en avant monumental pour garantir l’alimentation, le bien-être et l’apprentissage des enfants de toute la capitale » , a-t-elle commenté.

    Source : ▻https://www.rtbf.be/article/la-ville-de-londres-va-offrir-des-repas-gratuits-a-tous-les-eleves-decole-prima
    #Londres #Pauvreté #repas #enfants #Sadiq_Khan #école #cantine

  • Inflation : à la cantine d’Agde, une entrée ou un dessert est enlevé à chaque repas
    ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/inflation-a-la-cantine-d-agde-une-entree-ou-un-dessert-est-enleve-a-cha

    Des enfants privés d’entrée ou de dessert à la cantine. Ce n’est pas une punition, c’est le choix difficile qu’ont dû faire certaines communes pour faire face à la hausse des factures de gaz et d’électricité, comme à Agde dans l’Hérault.

  • Occupation de l’Association Française des Entreprises Privées (AFEP) suite à une autoréduction, reçu par mel

    Nous étudiantes et étudiants, chômeuses et chômeurs, travailleuses et travailleurs, et individus en lutte contre la précarité, occupons en ce moment le siège de l’AFEP, Association Française des Entreprises Privées – club très sélect et surtout très confidentiel du grand patronat français. Nous pensions y trouver Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, que nous cherchons désespérément depuis des mois. Encore loupé. Nous négocions actuellement avec le personnel pour établir un contact avec lui, mais ce contact nous est pour l’instant refusé.
    Pourquoi nous sommes nous lancé·e·s dans cette périlleuse entreprise ?

    Le 14 octobre 2021, son groupe a obtenu la condamnation de deux de nos camarades pour « vol en réunion ». Pour ces faits, il et elle doivent désormais verser 38.000 euros de dommages et intérêts au Groupe Carrefour.

    Nous ne laisserons pas nos camarades verser un centime à cette multinationale, Carrefour doit renoncer à cette somme et retirer sa plainte.

    « Vol en réunion », voilà leur version et celle de la justice. Voici la nôtre.

    Le 30 janvier 2021, après plusieurs mois de confinements, couvre-feux et autres restrictions, nous étions une soixantaine à avoir mené une #autoréduction au #Carrefour Market de la rue Nationale à Paris. Riz, pâtes, huile, lait bio, couches de qualité pour bébé, serviettes hygiéniques… Des chariots ont été remplis pour fournir des #cantines et des distributions solidaires. Avec ces caddies pleins de victuailles, bien meilleures que des boîtes de conserve premier prix, nous avons bloqué les caisses du magasin et demandé à rencontrer le patron pour obtenir son accord de partir avec tout ou partie de la marchandise. Des représentants du groupe sont venus et ont accepté de nous céder les biens considérés comme « de première nécessité ». La police a contrôlé deux des soixante participant·e·s à cette autoréduction et les a retrouvé·e·s. Malgré son engagement à donner ces produits, le groupe Carrefour a décidé de porter plainte. Eux y voient un vol, nous y voyons une juste réappropriation en contrepartie des bénéfices accumulés jalousement par la grande distribution.

    Nous avons presque tout tenté pour retrouver Alexandre Bompard. Nous avons tracté dans de nombreux Carrefour de France à maintes reprises, occupé le siège du groupe à Massy en mars dernier, nous nous sommes même incrusté·e·s à un gala où il était invité. Jamais nous n’avons été entendu·e·s. Si nous ne pouvons pas le rencontrer chez lui, nous avons décidé d’aller chez ses amis de l’AFEP, dans les quartiers bourgeois de l’Ouest parisien, où lui et les patrons du CAC40 s’organisent des petits-déjeuners. Mais à l’AFEP, on ne boit pas seulement du jus d’orange pressé avec Bolloré ou le patron de Total. Entre deux macarons, on réfléchit à comment agir en coulisse pour défendre les intérêts de ceux qui ont déjà tout : la fin de l’ISF, le maintien du crédit d’impôt recherche, la non-taxation des jets privés ou des superprofits.

    Et Carrefour a pleinement profité de ces manigances. Nous ne pouvons pas laisser ce monstre de la grande distribution réclamer 38.000 euros à nos camarades, alors qu’il fait un milliard de bénéfices en 2021. Le modèle de Carrefour bâti par Bompard consume la forêt amazonienne, selon le rapport d’une ONG. Carrefour, « partenaire premium » des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, partenaire de toujours plus de gentrification, bétonisation et techno-surveillance de notre monde. Leurs profits creusent notre tombe. Quand nous subissons l’inflation, c’est la rémunération des patrons du CAC 40 qui explose : elle a bondi de 52% en 2021 (un « record historique », selon le rapport annuel de Proxinvest publié le 22 novembre).

    Il est temps de perturber ces espaces où les puissants se sentent depuis bien trop longtemps à l’aise.

    Nous ne paierons pas. Carrefour, retire ta plainte.

    Paris, le 2 décembre 2022
    Contact : contact14octobre [at] riseup.net

    partis vu le déséquilibre des forces, les occupants ont été nassées par la police dans le métro, ont refusé de donner leurs papiers, deux d’entre eux ont été embarqués, a priori pour une vérification d’identité. à suivre...

    ▻https://seenthis.net/messages/980351
    ▻https://seenthis.net/messages/980224
    ▻https://seenthis.net/messages/953032
    le procès de novembre 2021 :
    ▻https://seenthis.net/messages/937094
    ►https://seenthis.net/messages/932624
    ►https://seenthis.net/messages/931234
    ▻https://seenthis.net/messages/899354

    #toctoc ? (ça passera pas en presse) #solidarité #justice #grande_distribution

  • La #Grande_Famine de #Mao

    Entre 1958 et 1962, le « #Grand_bond_en_avant », conçu par Mao pour que la #Chine dépasse la production de la Grande-Bretagne et gagne son autonomie face à l’URSS, a entraîné une #famine dramatique et provoqué la mort de 30 à 50 millions de personnes. « Catastrophes naturelles », c’est ainsi qu’aujourd’hui encore le Parti justifie ce terrible bilan. Témoignages, archives et interviews des principaux historiens ayant enquêté sur cette catastrophe viennent divulguer l’incroyable secret qui a entouré cette tragédie.

    ▻http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/35437_1

    #faim #histoire #réforme_agraire #violence_de_classe #paysans #redistribution_des_terres #terres #collectivisation_agricole #cents_fleurs #répression #camps_de_travaux_forcés #camps_de_rééducation #communes_populaires
    #points_de_travail #pénurie_alimentaire #corruption #violence #cantines_collectives #acier #prélèvement_de_céréales #déplacés_internes #cannibalisme #collectivisation_radicale

    • Stèles. La Grande Famine en Chine (1958-1961)

      Ce récit unique, œuvre d’un intellectuel chinois, est le premier compte-rendu historique complet de la Grande Famine provoquée par le régime communiste en Chine entre 1958 et 1961. Fruit d’une douzaine d’années de recherches sur le terrain, appuyé sur des milliers de pages de sources locales et de nombreux témoignages de première main, Stèles constitue un document exceptionnel.

      A la fin des années 1950, Mao Zedong lança le « Grand Bond en avant » dans le but d’accélérer la transition vers le communisme. Cela provoqua un gigantesque désastre économique dans les campagnes chinoises. La folie de la collectivisation à outrance détruit toute la société rurale, jusqu’à la famille. Pour nourrir les villes, on en est réduit à affamer les paysans. La ferveur révolutionnaire des cadres locaux se mêle à la terreur qu’inspire la hiérarchie et aggrave la situation ; la transmission de fausses informations (exagération des récoltes, occultation des morts de faim) donne lieu à des instructions insensées (achat forcé de quantités basées sur les résultats exagérés) auxquelles l’administration n’ose s’opposer. Dès la fin 1958 s’abat l’horreur : des villages entiers sont effacés par la famine, les cas de cannibalisme se multiplient, les survivants perdent la raison ; en sus des morts de faim, beaucoup sont battus à mort, ou poussés au suicide, des milliers d’enfants sont abandonnés...

      ▻https://www.seuil.com/ouvrage/steles-jisheng-yang/9782021030150
      #livre #Jisheng_Yang #communisme #régime_communistes

  • Repas de soutien à un collectif de cantines populaires - #Paris
    ▻https://paris-luttes.info/repas-de-soutien-intercollectif-15642

    L’intercollectif Champêtre est un rassemblement de plusieurs collectifs et cantines solidaires qui souhaitons produire directement les légumes nécessaires à nos actions en lien avec une productrice maraîchère. Nous organisons dimanche 23 janvier un repas pour récolter l’argent qui permettra d’acheter les semences.

    La cantine des Pyrénées, la cantine des Gilets Jaunes de Montreuil, la BSP [1] Montreuil-Bagnolet et la BSP Aubervilliers-Pantin se sont mis en lien avec une maraîchère militante proche de Paris, qui nous met à disposition 750m² de terres et son appui technique pour que nous puissions produire directement nos propres légumes afin d’alimenter nos cantines et distributions alimentaires.

    Nous organisons pour lancer ce projet un repas de soutien à la Cantine des Pyrénées le dimanche 23 janvier pour financer les semences et un peu de matériel nécessaire à la production. On prévoit pour cette première année de commencer par des légumes demandant peu d’entretien et donc plutôt « faciles » à produire mais difficiles à trouver lors des récups d’invendus (patates, courges, oignons).

    Le tract avec plus d’infos est encore en cours de rédaction, mais en attendant, voici l’affiche.

    #cantines_autogérées #brigades_de_solidarité_populaire #cantine_des_Pyrénées #maraîchage

  • Cantines scolaires : « La loi ouvre en grand la porte aux industriels »
    ▻https://reporterre.net/Cantines-scolaires-La-loi-ouvre-en-grand-la-porte-aux-industriels

    Reporterre — La loi Égalim, présentée comme un progrès pour la restauration collective, est selon vous « ambivalente ».

    Marc Perrenoud et Pierre-Yves Rommelaere — Les récentes lois Égalim et Climat et Résilience vont dans le bon sens, mais sont insuffisantes pour une vraie évolution de la #restauration_collective. Imposer un passage en deux ou trois ans à 50 % de produits « de qualité et durables » dans les cantines sans, dans le même temps, former les cuisiniers et les économes à se fournir et à travailler avec les produits locaux, c’est ouvrir en grand la porte aux industriels du secteur. Ceux-ci ont de très bons services #marketing et savent parfaitement coller aux tendances qui dominent le marché. Ils s’inscrivent dans cette prétendue transition en développant des filières et des labels « sur mesure » qui répondent aux nouvelles règlementations, sans pour autant remettre en cause l’agriculture productiviste et la cuisine industrielle. Ils développent depuis des années des gammes bio et végétarienne. Mais les produits qu’ils proposent à la restauration collective restent ultratransformés et avec un mauvais bilan carbone.

    #alimentation #cantine #agroalimentaire

  • TRIBUNE. #Covid-19 : 50 personnels de santé alertent Olivier Véran sur la circulation du #virus chez les enfants
    ▻https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/tribune-covid-19-50-personnels-de-sante-alertent-olivier-veran-sur-la-circulat

    nous déplorons cependant les faibles moyens déployés jusqu’à présent par le ministère de l’Education nationale pour freiner l’épidémie dans les écoles

    #covid_long, #santé, #éducation, #blanquer, #véran

    • Nous, professionnels de santé, attendons de vous, Monsieur le ministre, la prise en charge de la gestion sanitaire dans les établissements scolaires, avec son transfert immédiat. Au regard de l’urgence de la situation, nous vous appelons aux mesures suivantes dès la rentrée au mois de janvier 2022 :

      le report de la rentrée du 3 janvier, à haut risque compte tenu de sa proximité avec les festivités du Nouvel An, avec recours au télé-enseignement jusqu’au retour à des seuils d’indicateurs sanitaires définis publiquement ;

      la sensibilisation des instances éducatives sur la transmission par aérosol et les pratiques à adopter pour limiter le risque de contamination aéroportée du virus : capteurs de CO2, aération, ventilation, etc. ;

      l’association des professionnels de la santé à l’élaboration d’un nouveau protocole sanitaire dans les écoles, (...)

    • Ellen Queen Of The Bouse @EllenAgreaux
      ▻https://twitter.com/EllenAgreaux/status/1475018885174812682

      mh. ya mon moi 2020 en larmes devant le massacre de nos gosses qui vous juge quand même SEVEREMENT quant à la LENTEUR de vos gros cerveaux là hein.

      en plus clairement non, c’est même pas je vous juge c’est je vous condamne et je vous pardonnerai pas. on a rouvert les #écoles en yolo en septembre 2020 avec votre soutien. vous avez tous validé l’avalanche de merde déversée sur les familles particulièrement les mères pauvres.

      les mêmes qui ont soutenu que le confinement était mauvais pour les enfants que sans les #cantines on saurait pas les nourrir que leur niveau allait baisser tellement on est résumés illettrés parce qu’on n’est pas médecins, nous, qui nous ont même accusées de maltraitance...

      nan franchement jvous déteste et j’en ai rien à taper de votre tentative de rattrapage aux branches un an et demi après une fois que les gamins ont bien été lancés au feu sur TROIS variants covid au total.
      vous avez enfin raison mais je vous pardonne pas.

    • Harcelé, Claude-Alexandre Gustave, biologiste médical annonce cesser de publier ses contributions sur le covid
      ▻https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1475576253579157513

      Suite à la parution de la tribune dans le JDD, je n’ai jamais reçu autant d’insultes, menaces...
      Sur @LCI on se fait même traiter de « fanatiques » en toute tranquilité...

      Merci entre autres, @LCI, @JDD, @BFMTV, d’avoir bien instrumentalisé cette tribune en pointant 1 seule des mesures citées, la veille d’annonces qui seraient évidemment diamétralement opposées, pour mieux caricaturer le propos et en stigmatiser les auteurs

      Ça fait près de 2 ans que j’essaie d’alerter, informer, vulgariser...
      Apparemment, il ne faut pas faire ça.
      J’ai bien compris le message. Le sanitaire doit se taire.
      Il ne faut pas nuire à l’économie.

      Je laisse mon compte ouvert pour qui veut lire, pour les DM (car Twitter ce fut aussi de belles rencontres avec qui j’espère garder le contact)

      Mais dorénavant, je ne publierai plus rien.
      Bon vent à tous. Bon courage.

      Merde. C’est (c’était ?) un compte précieux.
      Cette pause n’aurait pas eu lieu sans la faiblesse persistante de tout ce qui dans et hors institutions se préoccupe de santé publique.

      De l’autre côté, la pétition « Ecoles = retour à la normale le 3 janvier 2022 », lancée le 15 décembre par Blachier (qui se présente comme « médecin de santé publique ») et Marie-Estelle Dupont réclame « la fin du port du masque en classe (...) la fin des évictions scolaires pour les enfants positifs au covid. » Elle a recueilli 120 000 signatures.

    • Je citais la pétition pour le « retour à la normale » à l’école pour illustrer la multiplication des initiatives mobilisatrices qui, avec ce que diffusent les mass média, avec ce que les RS promeuvent, continuent à permettre au gouvernement de faire semblant ou n’importe quoi. Je découvre avec retard que le terme « fanatique » cité par Claude-Alexandre Gustave s’applique à tous les signataires de la pétition et qu’on le doit à... Blachier (cet « ami de Bigote Macron » et probable "visiteur du soir de l’Élysée dont le maître avait pas mal échangé avec Raoult, y compris après qu’il ait quitté le « conseil scientifique ».

      Je trouve, comme Ellen Queen Of The Bouse, que la pétition alertant sur la circulation du virus vient bien tard et reste timide. De l’autres coté, ils ont de l’avance et une doctrine radicale (un eugénisme qui ne dit pas son nom) et ils s’y tiennent au gré des événements pandémiques, en adaptant juste ce qu’il faut pour circonvenir préventivement toute critique qui puisse être décisive. La déclaration de Great Barrington, c’est un peu comme l’antisémitisme aujourd’hui, c’est mauvais genre de s’en revendiquer quand on veut qu’elle pèse, et, ici et ailleurs, innerve les orientations des politiques publiques.

      Edit spécial pluralisme, 4 vérités valent mieux qu’une

      sur cet abject personnage, 7 décembre ( Omicron, qui s’appelait encore B.1.1.529, a été identifié le 23 novembre)

      et encore hier

      malgré le taux d’incidence ici, malgré l’augmentation des hospitalisations en GB...
      #Martin_Blachier

      #eugénisme #Great_Barrington_Déclaration

  • Mathilde Cohen, blanchité alimentaire (#French_food_Whiteness)

    Une vidéo dans laquelle Mathilde Cohen, Université du Connecticut (▻https://www.law.uconn.edu/faculty/profiles/mathilde-cohen), explique le concept de blanchité alimentaire appliqué à la cuisine français fait polémique.
    Pour voir la vidéo (que je n’ai pas trouvé sur le site de Sciences Po - mais pas trop cherché non plus) :
    ►https://twitter.com/jeromegodefroy/status/1408443135643074560

    La vidéo est tirée d’un séminaire organisé à l’Université de Nanterre et dans lequel Mathilde Cohen a été invitée :

    Conseil de Laboratoire suivi d’un séminaire sur Law, Food, and Race : The Whiteness of French Food par Mathilde Cohen, professeure à l’Université du Connecticut.

    ▻https://ctad.parisnanterre.fr/reunion-et-seminaire-du-ctad-999209.kjsp

    –---
    L’article de Mathilde Cohen, sur le même sujet :

    The Whiteness of French Food. Law, Race, and Eating Culture in France

    Food is fundamental to French identity. So too is the denial of structural racism and racial identity. Both tenets are central to the nation’s self-definition, making them all the more important to think about together. This article purports to identify and critique a form of #French_food-Whiteness (blanchité alimentaire), that is, the use of food and eating practices to reify and reinforce Whiteness as the dominant racial identity. To do so, it develops four case studies of how law elevates a fiction of homogeneous French/White food as superior and normative at the expense of alternative ways of eating and their eaters—the law of geographical indications, school lunches, citizenship, and cultural heritage.

    ▻https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3819684
    #identité_raciale #racisme_structurel #nationalisme #blanchité #homogénéité #mythe_de_l'homogénéité #cantines #citoyenneté #patrimoine #patrimoine_culinaire #patrimoine_culturel #AOP #IGP

    –—

    Réaction de Renaud Epstein sur twitter :

    Que CNews, Valeurs Actuelles et quelques autres déversent leur haine sur une chercheuse du CNRS sans avoir lu ses travaux, c’est assez attendu.
    Que le community manager du ministère @lesoutremer entre en connivence avec ceux qui l’attaquent, c’est assez effrayant.
    #WinterIsComing

    ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1409093048370438147

    –—

    Tweet de Jérôme Godefroy qui se dit journaliste :
    ►https://twitter.com/jeromegodefroy/status/1408443135643074560

    #Mathilde_Cohen #blanchité_alimentaire #colonialisme #décolonial #alimentation #recherche #université #science #sciences_sociales #cuisine_française

    ping @karine4 @cede

    • Hyper intéressant Cristina, merci ! Il y a un parallèle aux Pays-bas où les immigrés d’Indonésie étaient controlés s’il mangeaient bien des pommes de terre et pas du riz comme signe de leur intégration.

  • @Hyova
    ▻https://twitter.com/Hyova

    Pendant le premier confinement absolument rien na été fait pour prévenir les violences intrafamiliales dont ils ont été victimes et qui étaient prévisibles alors venez nous parler des conséquences dune fermeture des écoles comme si vous en aviez quelque chose à foutre :

    "Contamination par son enfant : « assumer ce risque quand on est parent me paraît peu de chose » comparé à la déscolarisation (#Blanquer) ▻http://vni.fr/3lENntx"

    Pareil sur les #cantines_scolaires ou quand vous nous parlez la larme a loeil des gamins qui en ont besoin tt ce que vous nous dites cest que les gosses qui crèvent de faim en août cest pas votre dos au final. Allez vous faire foutre.
    La question ca devrait jamais être bêtement écoles ouvertes ou fermées mais dans quel mesure et jusqu’à quel niveau de circulation de l’épidémie on peut maintenir l’école ouverte au moins pour certains. La vérité cest que cest comme ça que ça a été géré localement à la fin.
    Du premier confinement ou (ds mon lycée en tt cas) cetait tellement la merde pour les gosses en hôtel social ou ds des mifs violentes qu’on a illégalement rouvert pour certains avec un protocole fait maison.
    Mais comme on aime bien-être binaire et débile dans ce pays,surtout quand cest sur le dos de gosses qui ont rien demandé here we are a en faire de la chair à virus pour préserver l’honneur du ministre et les points de PIB de mes couilles.

    //
    The kid the dog everybody dying no lying.
    //

    Quelqu’un a les chiffres du nombre de grévistes sur la journée d’hier ou genre tout le monde s’en tape ?
    Cest "marrant" que l’extrême gauche cherche à tout prix à construire un mouvement autour des théâtre et du monde du spectacle mobilise depuis un mois quand tas un giga mvmt autonome ds les lycées depuis décembre.
    Un mouvement offensif qui regroupe des étudiants mais pas que, qui pose la question du travail en période de crise sanitaire, de la pérennisation de la précarité partout, du (dys)fonctionnement de l’école. Un mvmt qui se construit partout y compris la ou ya pas de grd théâtre.

  • #Covid-19 : le dédoublement des classes au collège pourrait protéger les #parents
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/24/covid-19-le-dedoublement-des-classes-au-college-pourrait-proteger-les-parent

    Des épidémiologistes préconisent de tenir compte du risque accru de contamination des adultes dans les foyers abritant des collégiens.

    Tandis que les contaminations par le SARS-CoV-2 augmentent fortement, le rôle des #enfants et des adolescents dans la dynamique de l’épidémie de Covid-19 reste une question essentielle. Les mesures annoncées jeudi 18 mars par le gouvernement de dédoublement des lycées seront-elles suffisantes ? Depuis septembre, la France est parvenue à garder ses établissements ouverts, en imposant le port du masque dès l’école primaire et un mélange de présentiel et de distanciel au lycée.

    « Les écoles ne semblent pas constituer des amplificateurs de transmission : la circulation du virus en milieu scolaire reflète plutôt celle qui est observée au sein de la collectivité » , a indiqué le conseil scientifique dans son avis du 11 mars. Il s’appuie un éditorial publié dans le British Medical Journal , signé par plusieurs épidémiologistes dont le professeur Arnaud Fontanet (Institut Pasteur), membre du conseil scientifique. « Les enfants continuent de faire des formes plus légères de la maladie, et très peu d’études suggèrent que les enseignants seraient plus à risque que d’autres professions », résume Arnaud Fontanet.

    Mais concernant la transmission du virus, les choses varient selon l’âge, comme l’a montré Comcor, une étude que le professeur a conduite avec ses collègues de l’Institut Pasteur, à l’état de prépublication et régulièrement mise à jour. Le risque majeur est en effet que les enfants ramènent le virus au domicile, où il n’y a pas de mesures barrières, et qu’ils le transmettent à leurs parents et grands-parents, davantage sujets aux formes graves de la maladie – sans compter l’impact psychologique que cela peut avoir. Ainsi le fait d’avoir un collégien ou un lycéen ou un enfant gardé par une assistante maternelle accroît le risque pour les adultes du foyer d’être infectés de respectivement 27 %, 29 % et 39 %, souligne ce travail. Quand l’enfant est en maternelle, ce surrisque est de 15 %. Mais avoir un enfant en école primaire n’est pas, jusqu’alors, associé à un surrisque d’infection. « Il reste généralement admis que les enfants de moins de 10 ans sont 30 % à 50 % moins susceptibles d’être infectés, constate le professeur Fontanet. En revanche, les avis sont partagés sur la contagiosité. »

    L’arrivée du variant anglais, environ 60 % plus contagieux, qui devrait représenter 90 % des cas fin mars, pourrait changer la donne. La prochaine analyse, prévue courant avril, devrait éclairer les choses.

    Contagiosité accrue du variant anglais

    En attendant, les derniers chiffres inquiètent. Le nombre de contaminations augmente parmi les 12,4 millions d’élèves français : 15 484 ont été contaminés dans la semaine du 11 au 18 mars, contre 9 221 la semaine précédente, et 1 809 personnels (1 106 une semaine auparavant), selon ▻https://www.education.gouv.fr/covid19-point-de-situation-du-vendredi-19-mars-2021-322762" target="blank" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre" >le dernier point de situation du ministère de l’éducation nationale. De même, le nombre de classes fermées a augmenté de 833 à 2018 en une semaine. Cette hausse est en partie imputable à la multiplication des tests salivaires (250 000 tests réalisés au soir du vendredi 20 mars) mais sans doute aussi à la contagiosité accrue du variant anglais. La situation est particulièrement tendue en Ile-de-France et Hauts-de-France.

    Au regard de la forte poussée épidémique, faut-il aller plus loin ? « Le dédoublement des classes, un jour sur deux ou une semaine sur deux, devrait également être discuté pour les collèges », préconise Arnaud Fontanet. Il propose aussi que les mesures mises en place en Ile-de-France et en Hauts-de-France le soient dans d’autres départements connaissant une poussée épidémique forte, et un taux d’occupation déjà élevé des lits de réanimation, « afin de tester leur efficacité qui repose sur l’adhésion des Français, le principal objectif étant d’éviter les réunions en lieu privé, à son domicile ou ailleurs, là où beaucoup d’infections ont lieu », rappelle-t-il. Quitte à y être moins strict sur la fermeture des commerces.

    Pour Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, « si on veut limiter drastiquement la circulation du virus, il n’y a pas d’autre solution qu’un confinement strict et la fermeture des écoles ». « L’école joue un rôle, c’est indéniable, la durée des contacts, leur nature, leur fréquence, constituent autant d’ingrédients pour la transmission du virus »_, explique le professeur Zureik.

    « Ne fermer les écoles primaires qu’en dernier recours »

    La France fait figure de quasi-exception en la matière. Car de nombreuses études mettent en évidence l’impact délétère de la fermeture des écoles sur la santé mentale des enfants et sur leur apprentissage, particulièrement pour les enfants du primaire de milieux défavorisés. « La balance bénéfices-risques penche clairement en faveur de l’ouverture des établissements scolaires », rappelait dans nos colonnes, le 17 mars, la pédiatre Christèle Gras-Le Guen, présidente de la Société française de pédiatrie (SFP). « Les situations de stress, d’anxiété, de syndrome dépressif, sévices sur enfants, sont en forte augmentation, d’où l’intérêt majeur à laisser les écoles ouvertes », renchérit le professeur Alexandre Belot, rhumato-pédiatre à l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon, également membre de la SFP.

    Dans son dernier avis, le conseil scientifique préconise « de ne fermer les écoles primaires qu’en dernier recours » mais les laisser ouvertes doit s’accompagner « de mesures efficaces de réduction du risque ». Tous les observateurs demandent plus de dépistages ciblés. « Il faudrait s’inspirer d’autres pays comme le Royaume-Uni ou l’Autriche qui diffusent largement les #autotests : deux tests par semaine dans les écoles primaires, un par semaine dans le secondaire », préconise Arnaud Fontanet. Pour ralentir, voire casser les chaînes de transmission.

    Les syndicats déplorent un protocole sanitaire insuffisant [eh ben, depuis le temps...ndc]. « Le déni du ministre de l’éducation nationale [Jean-Michel Blanquer martèle que le virus circule peu à l’école] a retardé de plusieurs mois des mesures de protection nécessaires pour faire baisser la circulation du virus », regrette Mahmoud Zureik. Ce sont, par exemple, l’#aération, les #extracteurs_d’air, penser autrement les #cantines, etc. Un constat partagé par le collectif Du côté de la science, dont il fait partie. « L’objectif de laisser les écoles est noble, mais il faut s’en donner les moyens », tranche l’épidémiologiste.

    #Société_française_de_pédiatrie #conseil_scientifique #du_coté_de_la_science