• Donner à manger. Politique d’un geste ordinaire

    « Donner à manger » : ce geste omniprésent et simple en apparence engage notre responsabilité la plus fondamentale, celle de maintenir l’autre en vie et de lui permettre de mener cette vie dignement. Simone Weil parlait d’une « obligation éternelle » ; avant la justice ou le respect, il y a le pain de l’autre. Pourtant, l’humanité est malade de son alimentation. #Famine, #malnutrition, #obésité, #nourriture_dégradée : des millions de personnes meurent chaque année de ce qu’ils ne mangent pas, ou de ce qu’ils mangent trop.
    Dans cet essai qui conjugue philosophie et enquête sur nos #modes_de_vie, #Joëlle_Zask observe l’environnement moral et matériel de situations concrètes, du biberon à la #distribution_alimentaire en passant par les #cantines_scolaires et les lieux de soin pour personnes dépendantes, mais aussi les modes de #production_agricole. Elle se demande comment nourrir sans empoisonner, aider sans asservir, concilier nécessité et liberté. Car trouver la bonne manière de nourrir autrui, avance-t-elle, c’est s’orienter vers une société à la fois plus juste et plus démocratique.

    https://www.premierparallele.fr/livre/donner-a-manger
    #alimentation #livre #agriculture

  • Saviez-vous que la loi oblige les maires à organiser la #résilience_alimentaire ?

    Trois jours. C’est la durée des #stocks_alimentaires en cas de rupture d’#approvisionnement. Alors que « tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent », Pierrick Berthou, agriculteur, rappelle les possibles à l’échelle des communes.

    72 heures d’avance d’#approvisionnement_alimentaire. Voilà ce que nous avons en #France ! Trois jours d’avance. Et, ces 72 heures ne sont pas forcément en magasin et rapidement disponibles. Elles sont pour l’essentiel sur les routes, dans les camions. Trois jours et après ? Oui, et après que se passe-t-il à partir du 4e jour ? Faut-il attendre les émeutes pour réagir ? Ces questions doivent être posées. En effet, notre #modèle_de_ravitaillement (producteurs-industriels-distributeurs) est fragile et vulnérable. Un colosse aux pieds d’argile.

    Il est tout à fait raisonnable d’imaginer une catastrophe météorologique (tempête-inondation-neige…), une défaillance technologique, partielle ou totale, sur notre territoire, une attaque terroriste ou plus simplement une cyber-attaque. Autre question qui se présente devant de tels risques potentiels : sommes-nous prêts ? La réponse est évidemment non !

    A l’occasion des élections municipales qui se présentent devant nous, certaines associations telles les Greniers d’abondance (territoires fertiles), SOS maires, l’Association des mairies démocrates de France (AMDF), Dicrimocratie ou des réseaux comme Smartrézo ou autre mouvement comme Hulcoq, interpellent les candidats sur la situation alimentaire de notre pays, des conséquences et proposent des solutions pour affronter ce risque majeur, car une fracture dans l’approvisionnement alimentaire nous ferait vivre un quotidien insoutenable.

    « Tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent »

    C’est la paix civile qui est tout d’abord menacée ! Osons imaginer qu’à l’issue de trois jours, il n’y ait plus de nourriture de disponible… C’est face à cette affreuse perspective, plausible, que nombre de concitoyens se sont regroupés afin de réfléchir et de répondre à ce défi.

    Chaque commune française voit son nombre d’agricultrices et agriculteurs baisser vertigineusement. En parallèle, un nombre en constante augmentation d’hectares de #terres_agricoles sont inexploitées et retournent à la friche (2,5 millions d’hectares actuellement en friches en France). Chaque jour en moyenne, deux agriculteurs se suicident faute de revenus dû à une injuste répartition de la valeur entre producteurs, industriels et distributeurs. 30 % des agriculteurs ont moins que le RSA pour vivre soit 642,52 euros par mois.

    Il y a dans tout cela un paradoxe terrifiant. Une absence de #sécurité_alimentaire d’un côté et de l’autre tout est organisé pour diminuer le nombre de ceux qui nourrissent !

    Au-delà de l’agriculture, il ne faut pas être naïf. La concordance des accords de libre-échange et de la digitalisation de l’économie profitent essentiellement aux GAFAM et aux grandes entreprises. Cela détruit notre #agriculture et fait des ravages auprès de nos petits artisans, petits commerçants et des petits industriels tant cette organisation est avide d’argent. En définitive, tout notre tissu social et économique est laminé. De plus en plus de personnes sont laissées sur le bas-côté de la prétendue « modernité ».

    Nous nous retrouvons en situation de danger extrême, en situation de survie. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’état de délabrement de nos campagnes, de certains quartiers de nos villes et structures administratives communales. Nous assistons à la désagrégation de notre société.

    Organiser la résilience alimentaire

    C’est devant ce constat lamentable que les associations pré-citées s’organisent et réagissent. Leurs actions s’appuient sur l’article 3 de la #loi_2004-811 de la modernisation de la sécurité civile. Cette loi « oblige » les maires à organiser cette résilience alimentaire à partir de la #relocalisation_territoriale_de_l’alimentation. Pour ce faire, les maires s’appuient sur le #Document_d’information_communal_sur_les_risques majeurs (#DICRIM) qui est lui-même le prolongement du #Plan_communal_de_sauvegarde (#PCS).

    L’action consiste à recenser les possibilités qu’offre chaque territoire afin de subvenir rapidement et durablement à l’approvisionnement alimentaire de chaque citoyen en cas de crise majeure. Le schéma d’action est finalement surprenant, car le maire retrouve tout le sens de sa mission, de son engagement auprès de ses administrés, à l’heure où justement nombre de maires doivent déléguer leurs responsabilités et pouvoirs d’actions à une entité supra-communale (communauté de communes).

    Mais, c’est justement, ce retour aux fondamentaux de notre démocratie qui permet l’action et l’application au mieux de la loi. Le but de la démarche étant, bien sûr, de redonner du revenu aux agriculteurs en leur donnant la possibilité de faire leurs factures, pour qu’ils pérennisent leurs exploitations et qu’ils sécurisent l’alimentation de leurs contemporains.

    Se saisir du DICRIM de sa commune

    Actuellement, la plus grande partie de notre alimentation est produite hors de notre territoire de vie, d’où la précarité du système. L’action s’appuierait sur une alimentation locale, bio si possible, dans le but d’apporter une nourriture saine, abondante et facilement accessible à chacun.

    Le coût de la « malbouffe » en France est estimé par l’INSEE à 49 milliards d’euros pour la sécurité sociale. Par cette action, les agriculteurs retrouveraient un sens à leur métier. Ils seraient producteurs de nourriture et pas seulement de minerais. Nous pourrions commencer par les #cantines_scolaires et les #restaurations_collectives, « hauts lieux de #sociabilisation », comme le soulignent les animateurs des Greniers d’abondance via les #Plans_d’alimentation_territoriaux (#PAT).

    C’est exactement là qu’intervient le mouvement Hulcoq en cartographiant les lieux de productions locales et de les mettre en lien avec les consommateurs par leur plate-forme numérique. D’autres mouvements font de même. Outre l’agriculture et l’alimentation, c’est une dynamique qui se mettrait en place, car les répercussions sont immenses : occupation de l’espace de nos campagnes, économique, sociale, sociétale, de nombreuses créations d’emplois dans l’agriculture, le commerce, l’artisanat, la petite industrie et dans le tertiaire.

    Quant aux artisans, petits commerçants et petits industriels leur avenir est menacé, bien souvent leur seule perspective est de disparaître. Une société solidaire et en cohésion verrait le jour. Pour mener à bien ces initiatives cela suppose la mise en place d’une logistique de collecte des produits agricoles, de petites unités de transformation et de magasins d’approvisionnement alimentaires locaux.

    Au travers de ces actions ce qui se profile, en filigrane, c’est une #relocalisation d’une partie de notre économie. Et, ce n’est pas une utopie, c’est même une alternative crédible au mondialisme. Une économie où chacun retrouve sa place, une économie au service de toutes et tous, une économie humaine. C’est le chemin que nous devons emprunter dans le dessein de recréer une société apaisée et de perspective, sans quoi…

    Désormais, il appartient à chacun d’entre nous de se saisir du DICRIM de sa commune, que l’on trouve en mairie, et de le porter dans un premier temps auprès des candidat·es aux élections municipales et dans un deuxième temps d’inviter les heureux élus à agir.

    https://basta.media/Saviez-vous-que-la-loi-oblige-les-maires-a-organiser-la-resilience-alimenta
    #alimentation #loi #aménagement_du_territoire

  • @Hyova
    https://twitter.com/Hyova

    Pendant le premier confinement absolument rien na été fait pour prévenir les violences intrafamiliales dont ils ont été victimes et qui étaient prévisibles alors venez nous parler des conséquences dune fermeture des écoles comme si vous en aviez quelque chose à foutre :

    "Contamination par son enfant : « assumer ce risque quand on est parent me paraît peu de chose » comparé à la déscolarisation (#Blanquer) http://vni.fr/3lENntx"

    Pareil sur les #cantines_scolaires ou quand vous nous parlez la larme a loeil des gamins qui en ont besoin tt ce que vous nous dites cest que les gosses qui crèvent de faim en août cest pas votre dos au final. Allez vous faire foutre.
    La question ca devrait jamais être bêtement écoles ouvertes ou fermées mais dans quel mesure et jusqu’à quel niveau de circulation de l’épidémie on peut maintenir l’école ouverte au moins pour certains. La vérité cest que cest comme ça que ça a été géré localement à la fin.
    Du premier confinement ou (ds mon lycée en tt cas) cetait tellement la merde pour les gosses en hôtel social ou ds des mifs violentes qu’on a illégalement rouvert pour certains avec un protocole fait maison.
    Mais comme on aime bien-être binaire et débile dans ce pays,surtout quand cest sur le dos de gosses qui ont rien demandé here we are a en faire de la chair à virus pour préserver l’honneur du ministre et les points de PIB de mes couilles.

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    The kid the dog everybody dying no lying.
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    Quelqu’un a les chiffres du nombre de grévistes sur la journée d’hier ou genre tout le monde s’en tape ?
    Cest "marrant" que l’extrême gauche cherche à tout prix à construire un mouvement autour des théâtre et du monde du spectacle mobilise depuis un mois quand tas un giga mvmt autonome ds les lycées depuis décembre.
    Un mouvement offensif qui regroupe des étudiants mais pas que, qui pose la question du travail en période de crise sanitaire, de la pérennisation de la précarité partout, du (dys)fonctionnement de l’école. Un mvmt qui se construit partout y compris la ou ya pas de grd théâtre.

  • The Bizarre Trump-Fueled Backlash to Healthy School Lunches – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/food/2019/09/the-bizarre-trump-fueled-backlash-to-healthy-school-lunches

    Back in 2010, then–first lady Michelle Obama launched a nefarious scheme to turn school cafeterias into liberal indoctrination zones. Or at least that’s how Obama’s right-wing opponents portrayed the Healthy, Hunger-Free Kids Act, a law she spearheaded that gave the National School Lunch Program its first nutritional update in more than 15 years. Her treachery included requirements for more fruits, vegetables, and whole grains, and limits on calories in meals. “Here’s Michelle Obama trying to take over the school lunch program,” Rush Limbaugh warned his radio audience. Media outlets flaunted photos of kids dumping their lunches into the trash, supposedly taken after the reforms went into effect. Rep. Steve King (R-Iowa) sponsored a bill to nullify the nutrition rules in 2012, decrying what he called a “misguided nanny state” that “would put every child on a diet.”

    The nanny-state rhetoric got attention. Less atten­tion-getting was the fact that Obama’s critics were attacking improvements to a crucial anti-­poverty program. Of the nearly 30 million kids who eat school lunches every day, 20 million qualify for free lunch—and another 1.8 million receive it at a reduced price. Altogether, these kids rely on school meals for nearly half their daily calories and 40 percent of their vegetable intake, making the program a “safety net for low-income children,” a 2016 study from Baylor University researchers found.❞

    Meanwhile, researchers contracted by his own department were studying the impact of the Obama-era reforms. The results, quietly released in April, demonstrate that the conservative backlash was based on nonsense. The USDA study compared school years before and after the Obama reforms. It turns out that serving healthier food did not result in significantly higher costs for cafeterias or mean more food going into the garbage. The reforms did, however, result in healthier lunches—more whole grains, greens, and beans, as well as fewer “empty calories” (added sugar and solid fats) and less sodium. And maybe most importantly, the cafeterias that delivered higher healthy-food scores also had significantly higher rates of students choosing to eat the lunches. That same month, attorneys general from six states and the District of Columbia sued the USDA, charging that the rollbacks were made without public input and were “not based on tested nutritional research.”

    #Agroalimentaire #Education #Cantines_scolaires #USA

  • #cantines_scolaires : les élèves défavorisés y ont moins accès que les autres
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041017/cantines-scolaires-les-eleves-defavorises-y-ont-moins-acces-que-les-autres

    Une étude du #CNESCO met en évidence les disparités d’accès à la cantine selon les catégories socioprofessionnelles des parents. Les plus vulnérables, scolarisés en #éducation_prioritaire, fréquentent peu les restaurants scolaires. 60 % des collégiens inscrits dans des établissements en éducation prioritaire n’y mangent pas. 75 % des élèves se trouvent dans ce cas en REP+.

    #France #bien-être #inégalités_scolaires