• Accusé de préférer la rentabilité au bien-être des personnes âgées, #Orpea s’écroule en Bourse : l’Etat prêt à lancer une enquête La Tribune
    https://www.latribune.fr/economie/france/accuse-de-preferer-la-rentabilite-au-bien-etre-des-personnes-agees-orpea-s

    Le gouvernement a saisi Orpea à la suite d’"allégations graves" dans le livre-enquête Les Fossoyeurs, qui accuse le groupe de privilégier la rentabilité sur le bien-être des personnes âgées, et décidera s’il y a lieu de diligenter une enquête, a annoncé mardi le ministre de la Santé. Le cours de Bourse a chuté de près de 30% en deux jours.

    La dégringolade en Bourse continue pour Orpea. Après avoir été suspendu lundi à la suite du plongeon en Bourse qui a suivi la publication dans le Monde des meilleures feuilles du livre-enquête Les Fossoyeurs dénonçant les défaillances graves dans les établissements, l’action du groupe de maisons de retraite a chuté de 18,74% à la Bourse de Paris, soit plus de 30% en deux jours.

    Dénonçant un système destiné à améliorer la rentabilité au détriment du bien-être des personnes âgées, l’auteur, Victor Castanet, journaliste indépendant, dépeint dans son livre qui sortira ce mercredi en librairie, un système où les soins d’hygiène, la prise en charge médicale, voire les repas des résidents sont « rationnés ». Et ce alors que les séjours sont facturés au prix fort - près de 6.500 euros par mois pour une chambre d’"entrée de gamme" à la résidence « Les Bords de Seine » de Neuilly, pointe ainsi l’auteur.

    « J’ai obtenu des témoignages selon lesquels ces dysfonctionnements trouvaient leur origine dans une politique de réduction des coûts mise en place à un haut niveau » de l’entreprise, a résumé l’auteur auprès de l’AFP.

    Même privées, les maisons de retraite bénéficient d’importants financements publics, de la part de l’Etat et des conseils départementaux, souligne le journaliste, pour qui « au moins de manière indirecte, une partie de cet argent public ne va pas au bénéfice des personnes âgées ».

    Des accusations mensongères pour Orpéa
    L’entreprise a « contesté formellement » lundi soir les accusations, qu’elle juge « mensongères, outrageantes et préjudiciables ». Il a ajouté avoir saisi ses avocats au sujet d’éventuelles suites judiciaires à engager ultérieurement.

    L’affaire est remontée jusqu’au gouvernement. Ce dernier a saisi Orpea à la suite d’"allégations graves" et décidera s’il y a lieu de diligenter une enquête, a annoncé mardi le ministre de la Santé. Interrogé sur le sujet lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Olivier Véran a déclaré que les pouvoir publics devaient la vérité « aux familles, aux soignants et aux résidents ».

    « J’ai demandé à la ministre déléguée en charge de l’autonomie, Brigitte Bourguignon, de saisir immédiatement le groupe, de manière à ce que des réponses puissent être apportées », a-t-il dit, parlant d’"allégations graves".

    « A la lumière de ces conclusions, je verrai s’il y a lieu de diligenter une enquête de l’Inspection générale sur l’ensemble du groupe pour vérifier les procédures en vigueur et quelles sont les conditions avec lesquelles ils prennent en charge », a ajouté le ministre.

    Il a ajouté avoir saisi ses avocats au sujet d’éventuelles suites judiciaires à engager ultérieurement.

    Dans le sillage d’Orpéa, le groupe #Korian a perdu 18% en deux jours.
    _ (Avec Reuters et AFP) *

    #ephad #france #vieilles #vieux #ehpad #santé #vieillesse #hospice #fin_de_vie #capitalisme #gestion #civilisation #or_gris

  • Neil Young met un ultimatum à Spotify : c’est lui ou les antivax - Numerama
    https://www.numerama.com/pop-culture/832391-neil-young-met-un-ultimatum-a-spotify-cest-lui-ou-les-antivax.html


    source : Takahiro Kyono

    Spotify aussi est affecté par les controverses autour des fausses informations, maintenant qu’il accueille des podcasts. Une émission qualifiée d’antivaccination a irrité un artiste, Neil Young, qui prévient : c’est lui ou la désinformation, mais pas les deux.

    La bataille contre la désinformation se déplace parfois sur des terrains pour le moins inattendus. Déjà bien entamée sur les réseaux sociaux et dans les médias, elle se déroule maintenant sur les plateformes de streaming musical. Et en la matière, Spotify est devenu un front très « chaud » depuis que le service accueille des podcasts, en plus d’un vaste catalogue musical.

    C’est ce que révèle Rolling Stones, le 24 janvier, en relatant un conflit qui est en train de monter, avec en fer de lance Neil Young, un musicien canadien de premier plan, qui est également un artiste connu pour ses prises de position. Et justement, la dernière en date concerne un podcast Spotify qui est accusé de tenir un discours antivaccin.

    Le podcast qui suscite l’ire de Neil Young s’appelle The Joe Rogan Experience, qui compte 1 768 épisodes en date du 25 janvier. Selon Rolling Stones, chaque émission est écoutée par environ 11 millions de personnes — le programme est hébergé en exclusivité par la plateforme suédoise depuis septembre 2020 et est, selon le Wall Street Journal, un puissant aimant à clientèle.

  • Jack Dorsey and Marc Andreessen’s Crypto Feud Puts Web3 at Risk - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/01/18/business/dealbook/web3-venture-capital-andreessen.html?campaign_id=2&emc=edit_th_20220123&ins

    “You don’t own ‘web3.’ The VCs and their LPs do.”

    Jack Dorsey tweeted this esoteric salvo in late December, not long after he stepped down as the head of Twitter to focus on advancing his Bitcoin ambitions. The post, swiping at the power held by venture capitalists and their limited partners as they try to reorganize the internet around blockchain technology, an effort known as web3, soon set off a public feud among members of the Silicon Valley ruling class. The dispute over what many herald as the next arena of technological revolution has drawn increasingly hard lines. Elon Musk is with Mr. Dorsey; Marc Andreessen is his enemy.

    The web3 revolution, backers say, promises the democratization of commerce and information by building a better internet on blockchain networks — distributed ledger systems that form the basis of Bitcoin and other cryptocurrencies. It theoretically would cut out traditional middlemen and gatekeepers, letting users transact directly and have a greater stake in the programs they use.

    But Mr. Dorsey has a different view. “It will never escape their incentives,” continued his post about the role of venture capitalists in web3. “It’s ultimately a centralized entity with a different label.”

    Tokenisation de l’internet

    Essentially, web3 refers to an internet operating on so-called tokenomics. Tokens are digital units of cryptocurrency, and in web3, developers and users have mutual financial interests and everyone can earn crypto. Users benefit directly from their contributions — creativity, play, engagement or deposits, say. They can also help govern futuristic community-run companies, where they can vote on decisions with tokens created by the particular project.

    Yet big investors also appear attracted to the infinite frontier. Last year, venture capitalists backed about 460 blockchain projects, spending nearly $12.75 billion, up from 155 deals worth $2.75 billion in 2020, per Pitchbook data provided to The New York Times. And the venture arms of crypto exchanges like Coinbase and FTX are some of the biggest deal makers, compounding concerns about corporate concentration. That means major players increasingly control the decentralized entities said to democratize everything for little guys.

    “While cryptocurrency industry insiders promote the ‘democratized’ benefits of digital assets,” Ms. Goldstein testified, “in truth, crypto concentrations of money and power match or surpass those in traditional financial markets.”

    Proponents across the web3 ideological divide have been working to woo lawmakers. Venture capitalists are pushing policy proposals meant to influence officials to embrace web3. Believers in the revolution, like Mr. Selkis of Messari, have compiled lists of politicians to support. But the movement still appears to lack a unified front.

    The debate that Mr. Dorsey sparked last month has continued online, though it appears he has begun to direct his attention elsewhere. On Thursday, he started a Bitcoin legal defense fund for developers who face “legal headaches,” and he said Block would get involved with mining Bitcoin.

    Andreessen Horowitz’s policy team has been looking beyond Washington, publishing proposals for global leaders on how to become “web3 republics.”

    Crypto, however, is not the only issue on every tech billionaire’s mind.

    #Web3 #Tokenisation #Internet #Capital_risque #Cryptomonnaies

  • Et si on travaillait tous et toutes gratuitement ?, avec Maud Simonet
    https://www.arte.tv/fr/videos/103447-002-A/et-si-on-travaillait-tous-et-toutes-gratuitement

    Laura Raim décortique la notion de “travail gratuit” avec Maud Simonet. À partir des écrits féministes sur le travail domestique, cette spécialiste du bénévolat et directrice de recherches au CNRS dessine les contours d’une notion qui touche à nos convictions profondes. Pas facile d’entendre que ce que l’on vit comme un élan de solidarité peut relever de l’exploitation… Source : Les idées larges | ARTE

  • L’Etat doit-il nous manipuler pour notre bien (commun) ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/l-etat-doit-il-nous-manipuler-pour-notre-bien-commun

    Les politiques publiques peuvent-elles s’adapter à notre nature humaine ? Doivent-elles nous manipuler pour le faire ? La chercheuse en sciences cognitives Coralie Chevallier et l’économiste Mathieu Perona explorent ces questions dans leur livre "Homo Sapiens dans la cité" (Puf).

    Un paquet de cigarettes dont le prix augmente de 10% en 2020 pour décourager le tabagisme.• Crédits : SOPA Images - Getty
    Bien que l’économie ait mis en avant un #Homo_œconomicus rationnel, l’humain est finalement partiellement irrationnel, mais selon des mécanismes cognitifs connus et donc prévisibles nommés biais comportementaux [ ben voyons...ndc] . Dans leur livre Homo Sapiens dans la cité : comment adapter l’action publique à la psychologie humaine, Coralie Chevallier, chercheuse en sciences cognitives et comportementales à l’ENS-PSL et l’Inserm, et Mathieu Perona, directeur exécutif de l’Observatoire du bien-être du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP), étudient comment l’évolution a conditionné nos comportements ainsi que le potentiel de ces biais comportementaux.

    Ces mécanismes cognitifs – qui ont trait à la #coopération, à la réputation, à la procrastination et à une série de plus petits réflexes cognitifs – peuvent être des freins à certains comportements des individus, mais ils constituent aussi des leviers d’action qui peuvent être utilisés pour influencer ces mêmes comportements. Comme l’explique Coralie Chevallier à titre d’exemple, "le poids de la complexité administrative est sous-estimé dans l’efficacité de l’action publique or c’est un levier efficace pour améliorer l’accès aux droits financiers." Autre exemple, en Inde, l’économiste Esther Duflo a constaté que le fait de donner un sac de lentilles en échange de chaque injection suffisait à faire augmenter le taux de #vaccination.

    Dans les mains des acteurs publics, ces biais cognitifs particuliers à la nature humaine peuvent être des moyens de manipuler les individus pour leur bien et pour le bien commun. Ces pratiques sont particulièrement utiles dans le domaine de la #santé_publique (tabagisme, vaccination, alcoolisme, don de sang, etc...), de l’éducation et de l’environnement. Par rapport à la vaccination, Coralie Chevallier précise que parmi les outils comportementaux testés, deux fonctionnent : "le premier c’est la simplification du parcours usager, de la prise de rendez-vous à l’inscription automatique pour un deuxième rendez-vous, et le deuxième c’est convaincre. Ceux qui hésite ont des raisons d’hésiter et il faut prendre le temps de la pédagogie." Les messages et images de prévention des effets à long terme du tabagisme ajouté sur les paquets de cigarettes sont un exemple de politique publique ayant recours aux outils comportementaux. Mathieu Perona précise que "ce que fournissent les #sciences_cognitives, c’est un cadre pour mieux repérer l’utilisation des raccourcis de l’esprit humain. Avec, on peut se demander : est-ce que cette utilisation est légitime ou pas ? Est-ce qu’elle sert mon propre intérêt ou pas ?".

    En effet, dans les mains des mauvais acteurs, ces biais peuvent-ils devenir des formes de manipulation ou de paternalisme et avoir des conséquences néfastes sur les individus ? Coralie Chevallier et Mathieu Perona détaillent aussi qu’à partir du moment où les outils comportementaux sont utilisés intentionnellement à l’encontre de l’intérêt des individus, cela cesse d’être #éthique. Les acteurs publics ont ainsi une responsabilité supplémentaire à l’égard des citoyens : réguler les utilisations des biais comportementaux même si "quand on règlemente, on essaye aussi d’influencer le comportement des citoyens dans une certaine direction," rappelle Coralie Chevallier. Comme exemple, Mathieu Perona cite les périodes dites de friction, en particulier la période d’attente obligatoire après l’achat d’une arme à feu instaurée aux Etats-Unis qui empêche les achats impulsifs. Cela a permis une réduction du nombre d’incidents à l’arme à feu.

    Dilemme du capitalisme. Le #capitalisme du « bien commun » cherche sa voie. Le brouet idéologique de l’homo œconomicus surcode l’agir humain, le mutile. Et si la coopération (le #transindividuel) précède sa mise en coupe réglée pour le profit comment fait-on si on la détruit et on l’empêche ?
    #nudge (la face « noble » : l’exemple du signal piéton) #intelligence_sociale (une drôle de version) #cognitivisme #économie

  • L’importante fraude sociale des travailleurs des plateformes Internet - Boursorama
    https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/l-importante-fraude-sociale-des-travailleurs-des-plateformes-internet-f4

    Une fraude sociale de grande ampleur est observée chez une écrasante majorité de travailleurs de plateformes Internet : livreurs et chauffeurs VTC en tête. Plusieurs dizaines de millions d’euros manquent dans les caisses de l’Etat.

    Près de 80 millions d’euros de fraude sociale

    Les chauffeurs VTC de plateformes bien connues - de même que les livreurs de repas d’autres plateformes Internet tout aussi connues - sont dans le collimateur de l’administration fiscale. Et pour cause car selon le HCFiPS - Haut conseil du financement de la protection sociale -, une très large majorité d’entre eux déclarent des revenus bien en-deçà de ce qu’ils perçoivent réellement. Depuis 2017, le HCFiPS se charge de suivre de près le travail dissimulé et quelques années plus tard, l’enquête réalisée par l’institution démontre qu’une fraude sociale de près de 80 millions d’euros a été constatée en 2020. Ce sont des travailleurs indépendants, des autoentrepreneurs en l’occurrence, qui sous-déclarent leurs revenus à l’administration fiscale. Le secteur des VTC est ainsi celui où le phénomène est le plus important, car 90% des micro-entrepreneurs ont déclaré à l’URSSAF des revenus nettement inférieurs à ceux déclarés par les plateformes qui les missionnent. Plus encore, 30% de ces mêmes chauffeurs VTC auraient même déclaré zéro euro de revenu. Mais les livreurs sont également pointés du doigt par l’enquête. Ils seraient ainsi au moins 73% à sous-déclarer leurs revenus. Si auparavant il était impossible pour l’administration fiscale de surveiller les déclarations des travailleurs de plateformes Internet, depuis 2020, la loi a changé. Les plateformes sont en effet désormais dans l’obligation de communiquer au fisc les revenus perçus par leurs sous-traitants. Le fisc se charge ensuite de transmettre l’information à l’URSSAF qui peut alors comparer les déclarations des autoentrepreneurs d’un côté et les sommes qu’ils ont réellement perçues de l’autre.

    #Auto-entrepreneur #capitalisme_de_plate_forme #revenu (faible et à compenser par une prime à l’activité homemade)

  • L’incroyable #inflation des pâtes de marque de distributeurs : + 57 % !

    https://www.olivierdauvers.fr/2022/01/17/lincroyable-inflation-des-pates-mdd-57

    C’est véritablement du jamais vu ! En novembre dernier, via mes fils Twitter et Linkedin, j’avais déjà révélé l’extraordinaire envolée du prix des pâtes, par exemple des coquillettes (mais toutes sont évidemment concernées). Nouveau point aujourd’hui, et toujours en exclusivité via mes camarades d’A3 Distrib. A présent, la hausse moyenne des coquillettes MDD atteint 57 %.

    Comme toujours, derrière la moyenne d’importants écarts. Leclerc et Intermarché, probablement parce qu’ils étaient nettement en-deçà de leurs concurrents avant sont les deux enseignes où l’inflation est la plus spectaculaire : + 69 %. A quelques centimes près, ils demeurent néanmoins toujours les plus discount : seuls les U sont moins chers à 1,23 €. A l’inverse, le plus “raisonnable” (au moins en apparence) est Cora : + 36 % “seulement”. Mais le prix Cora avant l’envolée des prix frôlait quand même l’usure : 97 centimes. De deux choses : ou Cora avait réellement besoin de vendre ses coquillettes 30 % plus cher que Leclerc pour vivre “décemment” (rapport à ses coûts d’exploitation) ou Cora… se gavait. Auquel cas à 1,32 € aujourd’hui ça doit être moins la fête sur le compte d’ex !

    Second enseignement de l’étude : à la différence de Barilla, Panzani a réussi à passer une partie de la hausse. Fin décembre, la coquillette Panzani n’avait “pris” que 13 %. Désormais c’est donc 22 %. Probablement encore insuffisant, ce qui laisse à anticiper une nouvelle hausse au plus tard post-négo. Scénario évidemment identique pour Barilla qui n’a pas encore réussi à récupérer grand chose… Au travers de cet exemple, se dessine en creux un printemps rouge sur le terrain des prix. Post-négo, sur les pâtes et au-delà, les étiquettes vont valser. Et pas qu’un peu.

    #France #pauvreté #en_vedette #inégalités #capitalisme #pâtes #salaires #austérité #prix #EnMarche #marché #spéculation #pouvoir_d’achat

  • Cantines scolaires : « La loi ouvre en grand la porte aux industriels »
    https://reporterre.net/Cantines-scolaires-La-loi-ouvre-en-grand-la-porte-aux-industriels

    Reporterre — La loi Égalim, présentée comme un progrès pour la restauration collective, est selon vous « ambivalente ».

    Marc Perrenoud et Pierre-Yves Rommelaere — Les récentes lois Égalim et Climat et Résilience vont dans le bon sens, mais sont insuffisantes pour une vraie évolution de la #restauration_collective. Imposer un passage en deux ou trois ans à 50 % de produits « de qualité et durables » dans les cantines sans, dans le même temps, former les cuisiniers et les économes à se fournir et à travailler avec les produits locaux, c’est ouvrir en grand la porte aux industriels du secteur. Ceux-ci ont de très bons services #marketing et savent parfaitement coller aux tendances qui dominent le marché. Ils s’inscrivent dans cette prétendue transition en développant des filières et des labels « sur mesure » qui répondent aux nouvelles règlementations, sans pour autant remettre en cause l’agriculture productiviste et la cuisine industrielle. Ils développent depuis des années des gammes bio et végétarienne. Mais les produits qu’ils proposent à la restauration collective restent ultratransformés et avec un mauvais bilan carbone.

    #alimentation #cantine #agroalimentaire

  • La Grèce, nouvel eldorado pour le capitalisme vert et l’extractivisme en Europe

    Dans ce texte, Eva Betavatzi, architecte et militante du CADTM, examine la dimension environnementale des dégâts provoqués par les politiques néolibérales en Grèce. Elle met en lumière la manière spécifique dont le gouvernement de droite de Kyriakos Mitsotakis y déploie le projet du « capitalisme vert », en lien notamment avec l’implantation à grande échelle de parcs éoliens, et montre que ce dernier fait système avec les projets extractivistes (notamment de minerais précieux et de gaz fossile) plus classiques mais aussi avec les coupes budgétaires et la « thérapie de choc » néolibérale imposées à la Grèce depuis dix ans.

    https://www.contretemps.eu/grece-capitalisme-vert-extractivisme

    #néolibéralisme #extractivisme #éoliennes #capitalisme_vert #productivisme_vert #CADTM #Grèce #environnement

  • #omicron : Qu’est ce qu’on fait de ce #vaccins contre ce virus

    https://www.youtube.com/watch?v=x5-5P3ugQ_M

    Les pays riches ont moins bien géré cette épidémie que les pays pauvres.

    Une épidémie ne se dirige pas avec des ordinateurs !

    #NDR à chaque fois que quelqu’un commence à rapporter des données qui ne vont pas entièrement dans le sens du courant officiel, il faut censurer ces données, que ce soit par un moyen ou par un autre.

    #OMS #Science #covid-19 #sante #vaccination #coronavirus #santé #capitalisme #bienfaiteurs #multinationales #religion des #vaccins #hydroxychloroquine la #réalité est dominée par l’#objectif #croyance #chloroquine #actualités_française #libéralisme #évidence #censure #pensée_unique

  • Gericht spricht einstige Starunternehmerin Holmes des Betrugs schuldig
    https://m.tagesspiegel.de/wirtschaft/bluttestfirma-theranos-gericht-spricht-einstige-starunternehmerin-holmes-des-betrugs-schuldig/27943662.html

    L’avarice des riches et de la caste médicale ont permis à une entreprise proposant des tests de sang jamais fonctionnels à atteindre une valeurs de milliards de dollars. Sa patronne vient d’être condaamné par un tribunal étatsunien. Son histoire montre les ingrédients essentiels pour réussir dans le monde des startups capitalistes. Il faut beaucoup de chuzpe et la confiance de personnes faisant partie des plus hauts cercles du pouvoir. Ces conditions réunis avec un produit comme un vaccin révolutionnaire plus ou moins efficace c’est une affaire gagnée. Avec un produit entièrement défaillant le succès est également possible, mais il y aura toujours quelqu’un qui en paiera le prix. Là il s’agit de la jeune cheffe qui a trahi ses alliés haut placés.

    L’affaire aurait sa place dans une série netflix comme Suits à regarder comfortablement depuis son fauteuil préféré, si le fond de ce commerce n’était pas la vulnérabilité des patients étatsuniens et dans les autres psys sans assurance maladie pour tous. La leur peur et les souffrances des malades sont la source d’énormes profits pour ces hyènes de l’arène médicale.

    4.1.2022 - Sie wurde früher mit Apple-Gründer Steve Jobs verglichen und als Selfmade-Milliardärin gefeiert. Nun droht Elizabeth Holmes eine Haftstrafe.

    Die einstige US-Vorzeigeunternehmerin Elizabeth Holmes ist des Betrugs an Investoren schuldig gesprochen worden. Die Geschworenen sahen vier von insgesamt elf Anklagepunkten als erfüllt an, wie aus Gerichtsunterlagen in der Nacht zum Dienstag hervorging.

    Holmes hatte das letztlich gescheiterte Bluttest-Start-up Theranos gegründet und mehrere hundert Millionen Dollar bei Investoren eingenommen. Die 37-Jährige hatte den Betrugsvorwurf stets zurückgewiesen und kann gegen das Urteil noch in Berufung gehen.

    Über das Strafmaß wird Richter Edward Davila zu einem späteren Zeitpunkt entscheiden. Theoretisch drohen Holmes bis zu 20 Jahre Gefängnis pro Anklagepunkt - allerdings gingen Prozessbeobachter in den USA davon aus, dass die Strafe deutlich milder ausfallen dürfte.

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    Das große Versprechen von Theranos war, Bluttests zu revolutionieren: Nur wenige Tropfen aus dem Finger sollten reichen, um auch umfangreiche Analysen durchzuführen. Die Gesamtbewertung von Theranos erreichte in den Finanzierungsrunden bis zu neun Milliarden Dollar, auch das Vermögen von Holmes - die im vergangenen Jahr Mutter wurde - betrug damit zumindest auf dem Papier mehrere Milliarden Dollar.

    Holmes, die Theranos als 19-jährige Studienabbrecherin der Elite-Uni Stanford gründete, wurde als Visionärin gefeiert. Medien verglichen sie mit Apple-Gründer Steve Jobs - was von ihrer Vorliebe für schwarze Rollkragenpullover noch unterstützt wurde.

    Elizabeth Holmes (Mitte), vor Gericht in San Jose, Kalifornien Foto: dpa/AP/Nic Coury
    Elizabeth Holmes (Mitte), vor Gericht in San Jose, Kalifornien © dpa/AP/Nic Coury

    Unter anderem die Drogerie-Kette Walgreens stieg ein und verkaufte Theranos-Bluttests in ihren Läden. Wie sich jedoch herausstellte, funktionierte die Theranos-Technologie nie ausreichend verlässlich. So wurden Tests nicht mit eigenen Maschinen der Firma, sondern mit Labortechnik anderer Hersteller durchgeführt, die von Theranos-Technikern auf eigene Faust umgeändert wurde. Investoren und der Öffentlichkeit wurde das verschwiegen.

    Ein zentrales Problem dieser Methode war, dass die Maschinen auf größere Mengen Blut aus den Venen der Patienten ausgelegt waren. Theranos streckte deswegen die kleinen Fingerproben, was aber zu Problemen mit der Genauigkeit einiger Tests führte.

    Ein weiterer Faktor war laut Experten, dass der Druck auf die Fingerkuppen bei der Blutabnahme die Beschaffenheit der Proben verändert - was ebenfalls zu falschen Analysewerten führen könne. Die Ergebnisse dienen Ärzten aber als Anhaltspunkt für mögliche Erkrankungen und Behandlungen. Theranos musste schließlich auf breiter Front Testergebnisse annullieren.
    Enthüllungsberichte im „Wall Street Journal“ führten zum Aus

    Die Probleme wurden 2015 mit einer Serie von Enthüllungsberichten im „Wall Street Journal“ bekannt, die Theranos zunächst mit Hilfe von Anwälten zu unterdrücken versuchte. Holmes stritt alles ab, aber die Artikel riefen US-Regulierungsbehörden auf den Plan, die unter anderem die Labore der Firma unter die Lupe nahmen. Theranos musste dichtmachen - und die Geldgeber gingen leer aus.

    In einer pikanten Wendung war auch der Besitzer der Zeitung „Wall Street Journal“, Rupert Murdoch, unter den Theranos-Investoren, die schließlich ihr Geld verloren. Es gibt aber keine Hinweise darauf, dass er in die Berichterstattung eingriff. Holmes hatte einflussreiche Figuren wie die Ex-Außenminister Henry Kissinger und George Shultz sowie Donald Trumps späteren Verteidigungsminister James Mattis in den Verwaltungsrat geholt. Sie verliehen Theranos Glaubwürdigkeit, hatten aber keine Expertise in der Medizintechnik.

    In der Familie von George Shultz sorgte die Kontroverse für ein jahrelanges Zerwürfnis. Shultz’ Enkel Tyler, der zeitweise bei Theranos gearbeitet hatte, war eine der Quellen der Enthüllungen. Sein Großvater hielt aber lange danach noch zu Holmes.

    Einige Geldgeber trugen auch den Eindruck davon, dass Theranos-Technologie für den Einsatz durch das US-Militär in Kriegsschauplätzen im Rennen sei. Sondierungen dazu liefen jedoch in Wirklichkeit schnell in die Sackgasse.

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    Die Anklage warf Holmes vor, Geldgeber bewusst hinters Licht geführt zu haben, um an die Investitionen für Theranos zu kommen. Die Geschworenen sahen das bei drei Geldspritzen bestätigt - und sprachen Holmes in einem weiteren Anklagepunkt auch der Verschwörung zum Betrug schuldig.

    Holmes sagte in dem Prozess aus, sie habe aufrichtig an die Technologie geglaubt, sei als Chefin aber nicht über alle Probleme informiert worden. Für eine Verurteilung mussten die Ankläger die Geschworenen - acht Männer und vier Frauen - überzeugen, dass Holmes Investoren mit betrügerischen Absichten falsch informiert und Fehler bei Tests von Patienten in Kauf genommen habe. Bei drei Anklagepunkten konnten sich die Geschworenen nicht auf das nötige einstimmige Votum einigen. Diese Vorwürfe können die Staatsanwälte noch einmal vor Gericht bringen.

    Die Anklage pickte sich speziell die Fälle von zwei Patienten sowie sechs Überweisungen von Theranos-Geldgebern im Höhe zwischen knapp 100.000 und rund 100 Millionen Dollar aus den Jahren 2013 und 2014 heraus. Des gezielten Betrugs an Patienten befanden die Geschworenen Holmes nicht schuldig.

    #startup #capitalisme #maladie #exploitation #fraude #médecins #USA #vaccin #brevet #tests #analyse_du_sang #élite

  • Le CDC admet que la « pandémie de Covid » était le produit d’un test inapproprié Paul Craig ROBERTS
    CDC Admits that the Covid Pandemic Was the Product of an Inappropriate Test
    https://www.paulcraigroberts.org/2021/12/27/cdc-admits-that-the-covid-pandemic-was-the-product-of-an-inappropr (traduction Réseau International.)

    Discrètement, sans l’attention des médias, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont retiré le processus PCR comme test valide pour la détection et l’identification du SRAS-CoV-2.


    « Après le 31 décembre 2021, les CDC retireront la demande d’autorisation d’utilisation d’urgence auprès de la Food and Drug Administration (FDA) des CDC 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV) Real-Time RT-PCR Diagnostic Panel, le test introduit pour la première fois en février 2020 pour la détection du SRAS-CoV-2 uniquement ». 

 Les CDC admettent que le test PCR ne peut pas différencier le SRAS-CoV-2 des virus de la grippe.
    J’ai signalé il y a plusieurs mois que les « autorités sanitaires » étaient parvenues à cette décision, mais qu’elles retardaient sa mise en œuvre jusqu’à la fin de 2021. Elles avaient besoin de ce faux test pour entretenir la peur afin d’obtenir le plus de vaccinations, et donc de profits, possible.

    Il est extraordinaire que le retrait du test par le CDC n’ait reçu aucune attention de la part des médias ou des politiciens.

    Le Dr Kary Mullis, lauréat du prix Nobel et inventeur du processus PCR, a déclaré il y a plusieurs années que « le PCR est un processus. Il ne vous dit pas que vous êtes malade ». Il n’a jamais été conçu pour être un test Covid.

    Le Dr Pascal Sacre, le célèbre Belge spécialisé dans les soins intensifs, a déclaré que le processus RT-PCR a été détourné et appliqué comme une stratégie implacable et intentionnelle pour créer l’apparence d’une pandémie basée sur des résultats de tests bidons et non sur de véritables patients atteints du Covid afin de violer les droits humains et constitutionnels des citoyens.

    Comme je l’ai toujours signalé, le test PCR a été délibérément effectué à des cycles élevés, connus pour produire des faux positifs. La plupart des prétendus « cas Covid » n’étaient rien d’autre que des fabrications intentionnelles. Les hôpitaux ont fait partie de l’escroquerie, car ils ont été incités par des récompenses financières à déclarer pratiquement tous les décès comme des décès dus au Covid. C’était facile à faire, car chaque personne mourante, quelle qu’en soit la cause, subissait un test PCR qui produit jusqu’à 97% de faux positifs et était ainsi déclarée « mort Covid ».

    La question qui se pose au monde est de savoir si les « autorités sanitaires », qui ne sont en fait que les avocats des profits de Big Pharma, comme l’a prouvé Robert F. Kennedy Jr., les politiciens et les médias menteurs seront tenus responsables des blessures et des décès causés par le « vaccin » lui-même, des pertes et des fermetures d’entreprises causées par les confinements insensés, et des violations extraordinaires des lois de Nuremberg par la vaccination obligatoire.

    Les peuples du monde doivent comprendre que la « pandémie de Covid » orchestrée est le plus horrible crime de masse jamais commis dans l’histoire de l’humanité. C’est « l’Occident libre » qui a organisé et perpétré ce crime horrible.
    Les personnes qui ont fait confiance à Fauci, qui ont fait confiance à Biden, qui ont fait confiance à l’establishment médical et qui ont fait confiance aux médias ont vu leur vie ruinée.

    La race humaine sera-t-elle trop stupide pour comprendre cette tromperie et les conséquences pour les droits de l’homme et la liberté humaine ? Continuera-t-elle à faire confiance aux autorités et aux médias qui l’ont trompée avec un récit contrôlé qui exigeait de réduire au silence et de punir tous les vrais experts ? Si tel est le cas, ils auront été effectivement réduits en esclavage.

    #covid-19 #sante #vaccination #coronavirus #santé #capitalisme #profits #bienfaiteurs #multinationales #vaccins #pandémie

    • L’oms prévoit de vacciner les martiens
      Après 11,2 milliards de doses l’an dernier, la production mondiale de vaccins devrait doubler en 2022
      https://www.rts.ch/info/economie/12758787-apres-112-milliards-de-doses-lan-dernier-la-production-mondiale-de-vacc

      Selon les fabricants, près de 24 milliards de doses de vaccin contre le Covid-19 devraient être produites en 2022, deux fois plus qu’en 2021. L’OMS en appelle à la solidarité pour atteindre le taux de 70% de vaccination dans tous les pays d’ici fin juin.
      En 2021, 11,2 milliards de doses contre le Covid-19 ont été produites et 8,6 milliards ont été administrées sur la planète. Il n’y a toutefois que 3,6 milliards de personnes à être aujourd’hui pleinement vaccinées.

      L’Organisation mondiale de la santé déplore une mauvaise répartition des vaccins, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, où le taux de vaccination est parfois inférieur à 20 voire 10%. . . . .
      #oms #bill_gates #fric

  • Fin de l’ouverture à la concurrence pour le trafic voyageurs en Norvège Rail Passion - 29/12/2021
    https://www.railpassion.fr/grande-vitesse/fin-de-louverture-a-la-concurrence-pour-le-trafic-voyageurs-en-norvege

    La nouvelle coalition au pouvoir en Norvège a annoncé qu’elle allait mettre fin à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire voyageurs. Actuellement cinq opérateurs différents exploitent des trains de voyageurs en Norvège.

    En mai 2015, le gouvernement conservateur norvégien avait lancé une réforme ferroviaire, en vue d’une ouverture totale à la concurrence du trafic voyageurs. En parallèle deux entités avaient été créées le 16 juin 2016 :
    Norske tog AS, brièvement dénommée NavNet Materiellselskapet AS puis du 1er septembre 2016 au 31 mars 2017
    Togmateriell AS, propriétaire du matériel ferroviaire, qu’elle a repris aux NSB le 15 octobre 2016 à l’exception de celui utilisé sur la Flåmsbana. Bane NOR, qui est responsable de la planification, du développement, de l’administration, de la gestion du trafic et de l’exploitation et la maintenance du réseau, a repris le matériel dédié à l’infrastructure.

    Depuis cette date, les opérateurs, tout d’abord jusqu’au 14 décembre 2019 les NSB seuls, qui avaient le quasi-monopole du trafic voyageurs en Norvège, louent leur matériel à Norske tog pour un prix mensuel fixe.

    #Train #Transports #Ferroviaire #concurrence #capitalisme #privatisation #Chemin-de-fer

  • « Don’t Look Up » : regarder Netflix en attendant la fin du monde ?
    https://www.contretemps.eu/dont-look-up-netflix-capitalisme-technologie

    Anne-Lise Melquiond est l’autrice d’Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, sorti le 7 septembre 2021 chez Playlist Society. Elle analyse pour Contretemps le film « Don’t Look Up : Déni cosmique » d’Adam McKay : une implacable critique du capitalisme technophile contemporain produite par l’un de ses étendards, la principale multinationale de l’industrie culturelle plateformisée, Netflix ; mais une critique dont les mouvements populaires sont presque absents et qui nous laisse sans horizon de transformation sociale et d’émancipation, autrement dit sans espérance.

    Don’t Look Up, superproduction de Netflix sorti le 24 décembre 2021 avec un casting impressionnant où Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio incarnent deux astronomes, un professeur et sa doctorante qui découvrent une immense comète large d’une dizaine de kilomètres dont la trajectoire se dirige vers la Terre. Elle devrait s’écraser dans exactement six mois et 14 jours causant la destruction totale de la planète. Après avoir vérifié moult fois leurs calculs, les deux astronomes vont tenter d’alerter les plus hautes instances politiques ainsi que l’opinion publique sur cette apocalypse imminente en espérant que tout sera tenté pour détourner la comète de sa trajectoire.

    Ici, l’humanité sera moins victime de la comète fatale que de son incapacité à envisager son futur. La catastrophe n’est donc pas tant la comète, véritable métaphore du réchauffement planétaire, notre comète à nous, que la gestion politique de cette menace. Le réalisateur Adam McKay témoigne là d’une époque qui a choisi de négliger jusqu’au plus court terme. La crise sanitaire du Covid est une preuve supplémentaire de cette incurie.

    De ce point de vue, le film est une critique âpre et mordante de la politique américaine où la Présidente, une Trump au féminin est prête à tout envisager, y compris les grosses comètes, sous un angle purement électoraliste. Elle explique aux astronautes qu’elle « enchaine les réunions « fin du monde » depuis des années. Effondrement économique, danger nucléaire, gaz d’échappement, robot fou, sécheresse, épidémie, extraterrestres, surpopulation, trou dans l’ozone », et n’a pas que ça à faire vu qu’elle est empêtrée dans un scandale dans l’élection d’un juge à la Cour Suprême. La Présidente semble plus préoccupée par son destin politique que par la destruction de la planète...

    #capitalisme, #catastrophe, #culture, #écologie, #médias, #Netflix, #réchauffement-climatique

  • Pfizer : Josie peut leur faire confiance sans problème…

    https://www.youtube.com/watch?v=eMjS5y6Uh7Y&feature=emb_logo

    PFIZER https://fr.wikipedia.org/wiki/Pfizer#Affaires_judiciaires

    Entre 1995 et 2009, 40 cas d’inconduite ont été portés devant les tribunaux. Un total de 6,171 milliards de dollars d’amendes a été acquitté. 6 cas présumés d’inconduite sont en cours d’examen. Cet aspect a été soulevé par le Parlement Européen lors du choix des fabricants de vaccins contre le Covid-19, mais n’a pas été retenu comme critère de sélection.

    Affaire du virus synthétique
    En 2009, trois employés de Pfizer sont contaminés par un virus créé par les laboratoires de la société. La société reconnaît les faits, mais Becky McClain, une des employés contaminés, développe des symptômes plus graves que ses collègues. Elle se révolte et critique ouvertement les méthodes de Pfizer. Licenciée en 2005, Becky McClain porte plainte en accusant son ancien employeur de n’avoir pas mis en œuvre les mesures de sécurité nécessaires pour protéger ses employés et de l’avoir licenciée abusivement. Un procès s’est ouvert en mars 2010. La société affirme que le virus contracté par Becky McClain ne peut pas être celui développé par ses laboratoires, mais refuse également de communiquer le génome du virus synthétique aux autorités.

    Affaire du Trovan au Nigéria (Trovafloxacine).
    En mai 2007, le gouvernement nigérian porte plainte contre le groupe Pfizer, l’accusant d’avoir provoqué en 1996 la mort de onze enfants lors de tests de médicaments contre la méningite (trovafloxacine) sur les 200 enfants du test. D’autres #enfants auraient été handicapés en développant des symptômes plus ou moins graves (surdité, paralysie, lésions cérébrales, etc.).
    . . . .
    En 1997, les États-Unis avaient approuvé l’utilisation de la trovafloxacine pour les adultes, mais pas pour des enfants. La Food and Drug Administration aux États-Unis avertit que le médicament peut causer des dommages au foie, puis il est retiré.

    Epilepsie au Royaume-Uni
    En 2016, Pfizer est condamné à une amende de £89 millions de livres pour avoir en 2012 augmenté le prix de ses médicaments contre l’épilepsie de 2600 %.
    Cette condamnation est toutefois annulée en appel, en 2018

    Publicité mensongère
    En 2009, Pfizer accepte de verser une amende record de 2,3 milliards de dollars US aux autorités américaines. La société est accusée d’avoir fait la promotion abusive de plusieurs médicaments : le Geodon, le Lyrica et le Zyvox, dont un interdit par la FDA : le Bextra65, un médicament contre l’arthrite retiré du marché en 2005 pour des raisons de santé publique, dont de graves effets cardio-vasculaires.

    Condamnation en 2012
    En 2012, Pfizer est condamné à une amende de 60 millions de dollars pour la #corruption de médecins et de représentants de gouvernement, afin d’y accroître ses affaires et ses ventes, pendant la décennie se terminant en 200667,68,69,70. La condamnation porte sur des pots-de-vin en Chine, République tchèque, Italie, Serbie, Bulgarie, Croatie, Kazakhstan et Russie71.

    Liens avec l’affaire Cahuzac
    Le 5 septembre 2016, Jérôme Cahuzac affirme, lors de l’ouverture de son procès, que le compte illégal qu’il avait ouvert en Suisse avait été alimenté (il parle de deux versements effectués en 1993) par des fonds venus des laboratoires Pfizer.

    Corruption en Chine
    En 2015, Pfizer est visé par une enquête pour corruption en Chine76,77,78. La firme est condamnée à une amende de $15,570 et à la confiscation de $468,000. En 2020, une nouvelle enquête est ouverte pour des faits similaires par la Securities and Exchange Commission.

    JOHNSON & JOHNSON https://fr.wikipedia.org/wiki/Johnson_%26_Johnson

    Affaire Tylenol
    Le 29 septembre 1982, sept personnes sont retrouvées mortes à Chicago après avoir ingérées du Tylenol contaminé au cyanure, un antalgique antipyrétique non salicylé (paracetamol - acétaminophène) commercialisé par Johnson & Johnson. La firme fit rappeler tous les produits de ce type aux États-Unis.
    Le crime n’a jamais été résolu et les ventes de Tylenol se sont effondrées.

    Risperdal
    De nombreux patients âgés ont été sujets à de graves affections cardio-vasculaires, provoquant souvent des décès, à la suite de la prise de Risperdal (traitement contre la schizophrénie). En outre, de jeunes garçons ont développé une forte poitrine après s’être vus prescrit par des médecins ce médicament. D’après les enquêtes du journaliste d’investigation Steven Brill, Johnson & Johnson connaissait les conséquences que pouvaient entrainer le Risperdal chez les personnes âgées et les enfants, mais, en raison des bénéfices qu’il représentait (trois milliards de dollars par an environ), a tout de même accentué les campagnes publicitaires réalisées par ses commerciaux en direction de ces catégories de personnes.

    Présence de produits cancérigènes dans les shampooings
    Johnson & Johnson avait été mis en cause en 2009 par l’association Campaign for Safe Cosmetics d’utiliser deux molécules potentiellement #cancérigènes, le quaternium-15 et le 1,4-dioxane, dans ses shampooings pour enfants.

    Malgré la publication d’un rapport nommé « No More Toxic Tub » (Plus de produits toxiques) et l’envoi de lettres par l’association, l’entreprise est restée silencieuse. Ce n’est qu’après la publication d’un second rapport par l’association, en octobre 2011, que Johnson & Johnson s’est contrainte à annoncer qu’elle supprimerait les produits en question dans un délai de deux ans.

    Dissimulation du risque de dépendance
    En mai 2017, l’État de l’Ohio (États-Unis) porte plainte contre Johnson & Johnson et d’autres groupes pharmaceutiques pour dissimulation des risques de dépendance liés à la prise d’antidouleurs à base d’ #opiacés, au cœur d’une grave crise de santé publique. Selon la plainte, « ces producteurs de médicaments ont fait croire (...) que les opiacés n’étaient pas addictifs, que la dépendance était facile à surmonter ou qu’elle pouvait être traitée en prenant encore plus d’opiacés ».

    Le 26 août 2019, le tribunal a condamné j&j à verser 572 millions de dollars.

    En juillet 2021, Johnson & Johnson accepte de payer 5 milliards sur neuf ans . Le laboratoire, avec d’autres distributeurs de médicaments, espère ainsi mettre fin à près de 4 000 actions intentées au civil par des dizaines d’États américains et collectivités locales, dans le cadre d’une proposition d’accord à l’amiable « historique ».

    Selon Le Figaro, « la crise américaine des opiacés, déclenchée par la promotion agressive de médicaments anti-douleur très addictifs tels que l’#oxycodone dans les années 1990, a fait plus de 500 000 morts par overdose aux États-Unis en deux décennies. »

    Talc contenant de l’ #amiante
    Le groupe Johnson & Johnson a commercialisé du #talc qui, au moins entre 1971 et le début des années 2000, pouvait contenir de l’#amiante. Les dirigeants de l’entreprise étaient au courant, mais ont délibérément choisi de ne pas divulguer cette information.

    En juillet 2021, Johnson & Johnson envisagerait de mettre en place une procédure de faillite de certaines de ses activités liées au talc, pour contenir les frais importants liées aux nombreuses procédures judiciaires à ce sujet

    #Humours #covid-19 #sante #vaccination #coronavirus #santé #capitalisme #bienfaiteurs #multinationales #vaccins

    • Pfizer vient d’être condamné à 345 millions de dollars d’amende Le 18 novembre 2021

      On aurait pu naïvement penser qu’avec 4,661 milliards de dollars d’amendes pour publicité mensongère, charlatanisme, corruption de médecins et de fonctionnaires, chez #Pfizer on se serait acheté une conduite. Mais non. Ils ont récidivé. Le 21 août 2018, un recours collectif est lancé grâce au juge fédéral Daniel Crabtree qui s’oppose à une tentative des laboratoires incriminés de rejeter l’affaire. Motif de la plainte : Pfizer (le fabricant) et Mylan (le franchisé depuis 2007) ont violé les lois antitrust dans la vente des auto-injecteurs d’épinéphrine EpiPen.
      . . .
      Pfizer et deux de ses filiales, Meridian Medical Technologies et King Pharmaceuticals, ont été condamnés à l’issue d’un procès antitrust à 345 millions de dollars d’amende pour régler les réclamations des consommateurs qui avaient payé trop cher le dispositif EpiPen.

      Les accusations : concurrence déloyale, corruption, etc.
      . . .
      Source : Judge approves Pfizer’s $345m EpiPen settlement
      https://www.lifesciencesipreview.com/news/judge-approves-pfizer-s-345m-epipen-settlement-4634

  • Glühbirne: Die kleine Sonne verlischt
    https://taz.de/Gluehbirne/!5199761

    14.7.2007 vonHelmut Höge - Die Glühbirne soll ausgedient haben, weil sie zu viel Energie verbraucht. Wir erzählen ihre Geschichte, in der Syndikate, Terroristen und Siemens-Vorstände vorkommen.

    Die Glühbirne soll ausgedient haben - weil sie zu viel Energie verbraucht. Lassen wir sie noch einmal leuchten. Und erzählen ihre Geschichte, in der Syndikate, Terroristen und Siemens-Vorstände vorkommen

    In Europa gehen die Lichter aus - mindestens die Glühbirnen, das wünscht sich der Bundesumweltminister. Und prompt wurde im Feuilleton landauf, landab das Ende der Glühbirne - als weltweit gültiges Symbol für Fortschritt, Erfindungsgeist, Ideen und Sozialismus - gefeiert. Der Umweltminister Sigmar Gabriel will es mit seinem „Glühbirnenverbot“ Australien nachtun, wo sein Kollege im dort besonders aussichtslosen Kampf gegen das Ozonloch und den Klimawandel alle Glühbirnen des Kontinents bis 2010 durch so genannte Energiesparlampen ersetzen will.

    Die Glühbirne aber ist unsterblich. Obwohl oder weil sie eine Energieeffizienz hat, die umgekehrt proportional zu der des Glühwürmchens ist. Das infolge der Klimaerwärmung sich langsam bis Skandinavien ausbreitende Leuchtinsekt wandelt 93 Prozent der Energie in Licht und nur 7 Prozent in Wärme um, während die Glühbirne eher ein Heizgerät ist. Durch das Glühen ihrer Wolframwendel - „Seele“ genannt - im Inneren des gebärmutterförmigen Glaskolbens - entsteht eine Sonne en miniature. Das macht ihr Licht so angenehm. Im Gegensatz zu dem der Energiesparlampe, die nur eine umgebogene Leuchtstoffröhre ist, zudem giftstoffhaltig, was sie beim Zerbrechen gefährlich und ihre Entsorgung teuer macht. Und sie ist sauhässlich, ebenso ihr Licht. Außerdem hat man ihr, wie der Glühbirne, einen „geplanten Verschleiß“ eingebaut - im Sockel: Sie lässt sich nicht beliebig oft an- und ausschalten und bei Frost springt sie manchmal nicht an. All das ließe sich marktwirtschaftlich „regeln“. Von dort kommt jedoch der größte Einwand gegen den „Energiesparlampenschwindel“: Privathaushalte verbrauchen heute nur noch etwa 8 Prozent der Elektrizität für Licht, der Rest wird für immer mehr Elektrogeräte und Elektronik benötigt.

    Als die Glühbirne sich mit dem Edison-Patent - das ein ganzes System vom Wechselstromgenerator über das Leitungsnetz und den Schalter bis zur Wendelgeometrie der Birne umfasst - langsam durchzusetzen begann, gab es in den G[Glühbirnen]-7- Ländern, heute sind es 8 (mit dem exsozialistischen Russland, das eine eigene ruhmreichere Glühbirnengeschichte hat), nur Monopolbetriebe im Westen. In Deutschland war das die von Werner von Siemens und Emil Rathenau gegründete Firma Osram. Die beiden Elektropioniere zerstritten sich an der Frage der Glühbirnen-Vermarktung. Gaslicht war billiger, und noch Anfang der Dreißigerjahre konnte sich ein Arbeiterhaushalt höchstens eine 15-Watt-Birne leisten, die nur wenige Stunden am Tag brennen durfte.

    Der jüdisch-protestantische Rathenau wollte das Bedürfnis nach dem neuen Licht auf gut amerikanische Art mit Reklame „wecken“. Zu diesem Zweck illuminierte er z. B. kostenlos ein Theater in München und in Berlin das Café Bauer Unter den Linden, wo er selbst im Keller den Generator mit Wasser kühlte, als der sich überhitzte. Siemens setzte dagegen preußisch-militaristisch auf Beeinflussungsstrategien - gegenüber Staaten und Verwaltungen. Rathenau zog sich bald aus dem Osram-Abenteuer zurück. Die Firma gehört bis heute zu Siemens, im Zuge der Nazieroberungen verleibte der Elektrokonzern sich vorübergehend auch noch Philips und Tungsram ein. In der einstigen „Stadt des Lichts“ werden seit der Wende keine Glühbirnen mehr hergestellt: 1994 wurden im alten Osram-Glühlampenwerk an der Warschauer Brücke, das zu DDR-Zeiten „Narva“ hieß, sämtliche „Arbeitsplätze im Licht“, wie man dort sagte, abgewickelt, und 2004 verlegte man die Glühbirnenproduktion im Spandauer Osramwerk in das Elsass: „Wir sind jetzt ein High-Tech-Betrieb!“, meinte die Telefonistin kichernd. Es werden dort jetzt Hochdrucklampen, u. a. für Straßenlaternen, hergestellt. Der wahre Osram-High-Tech findet im Regensburger Werk statt - in der Leuchtdioden-Entwicklung (die Fertigung befindet sich in Malaysia). Bei den so genannten LEDs meldet Siemens (Deutschland) seit langem mal wieder laufend Patente an. Und sie werden wohl bald auch - zu ganzen „Lichtwänden“ geclustert und in lebensverkürzender Weise hochgetrimmt - die Glühbirnen ersetzen.

    Ironischerweise ging der von Rathenau einst gegründete AEG-Konzern nicht an einem Mangel an Patenten pleite, sondern an der schlechten Vermarktung seiner Produkte. Schon Rathenau war mit seiner AEG dem Konkurrenten Siemens entgegengekommen: Erst gründeten sie zusammen mit Edison (General Electric) u. a. ein europäisches und dann ein internationales Elektrokartell: die IEA (International Electrical Association), mit Sitz in Pully bei Lausanne. Kartellexperten gehen davon aus, dass dieses Syndikat, das weltweit die Preise festlegte, Konkurrenten mit Dumpingpreisen und Patentrechtsprozessen niederkämpfte und gemeinsam festlegte, welches Land was produzieren durfte, sich erst 1999 auflöste. Mir selbst schrieb die IEA, sie hätte sich bereits 1989 aufgelöst. Dies wurde jedoch allgemein als zu schön, um wahr zu sein, bezeichnet. Wahr ist jedoch, dass General Electric Anfang der Achtzigerjahre unter Jack Welch aus der IEA austrat - und er den ganzen Konzern umkrempelte. Ende der Neunzigerjahre versuchte der Siemens-Chef von Pierer sich an einem ähnlichen „Konzernumbau“, „10-Punkte-Programm“ von ihm genannt, das dann von seinem Nachfolger Kleinfeld fortgeführt wurde - und wird: 2005 ließ er die Handysparte erst für 350 Millionen Euro bei dem taiwanesischen Konzern BenQ zwischenlagern und dann mit noch einmal 30 Millionen Euro abwickeln. Und nun wird der Communication-Bereich in ein Joint Venture mit Nokia ausgelagert, wobei Siemens wegen des unklaren Ausgangs der ganzen Korruptionsermittlungen und -prozesse gegen den Konzern noch einmal 300 Mio Euro drauflegte. Der Chefredakteur von Europolitan, Marc Sondermann, nannte diese „Verschlankung“: „eine der schwerwiegendsten strategischen Weichenstellungen in der 160 Jahre langen Konzerngeschichte“, dazu noch im Hauruckverfahren durchgezogen, so dass der nunmehrige Aufsichtsratschef von Pierer seinem Nachfolger Kleinfeld über die Presse mitteilen ließ, solche „’Parforceritte’ wie mit der Com-Sparte künftig gefälligst ausbleiben“ zu lassen. Deutlich werde dabei, so Marc Sondermann, „dass Kleinfeld aus der Erkenntnis, seinem Hause lägen konsumentennahe, von Marktinnovationen getriebene Technologiesprünge nicht, die radikalste aller Konsequenzen geschlossen hat: vollständiger und totaler Abschied aus dem Konsumentenmarkt“. (Die Hausgeräte werden bereits im Joint Venture mit Bosch produziert und das PC-Geschäft zusammen mit Fujitsu betrieben).

    Dieser ganze Konzernumbau hat zum Ziel, Anschluss an die neuen Kapitalströme zu finden. Vorher war Siemens eine Aktiengesellschaft, deren Aktionäre an „langfristigen Gewinnen durch Dividenden“ interessiert sein mussten, denn von einer „Performance der Siemens-Aktie“ konnte genau genommen keine Rede sein - sie ähnelte einer Staatsanleihe. Und der multinationale Konzern war ja auch noch eng mit „seinem“ Nationalstaat verknüpft. Nach seinem „Umbau“ wurde der Konzern auch für „Investoren“ interessant, die nur auf „kurzfristige Gewinne aus Aktienmärkten“ spekulieren. Die Aktionäre profitieren sogar davon, wenn Siemens sich weltweit mittels Schmiergeldern Aufträge verschafft, die er dann mit erhöhten Preisen wieder reinholt: So kosten z. B. medizintechnische Geräte von Siemens in Russland doppelt so viel wie in Deutschland. Und hier wiederum hält sich der Konzern am Finanzamt schadlos, wie die Spiegel-Journalisten H. R. Martin und H. Schumann in ihrem Buch „Die Globalisierungsfalle“ meinen: „So verlegte z. B. Siemens seinen Konzernsitz steuerrechtlich ins Ausland. Von den 2,1 Milliarden Mark Gewinn des Geschäftsjahres 1994/95 bekam der deutsche Fiskus nicht einmal mehr 100 Millionen, im Jahr 1996 zahlte Siemens gar nichts mehr.“ Auch anderswo nicht: „Das Imperium Siemens führte noch 1991 fast die Hälfte des Gewinns an die 180 Staaten ab, in denen es Filialen unterhält. Binnen vier Jahren schrumpfte diese Quote auf nur noch 20 Prozent.“ Gleichzeitig vermehrten sich bei der Bank aller Banken „Clearstream“ in Luxemburg die „unveröffentlichten Konten“ von Siemens, über die wahrscheinlich ein Großteil seiner Schmiergeldzahlungen abgewickelt wurde: „Die Aufnahme von Siemens sorgte für Wirbel“ in dieser den Banken vorbehaltenen Metabank, erinnert sich der ehemalige „Clearstream“-Manager Ernest Backes. Daneben hat sich Siemens auch in andere Richtung vorgearbeitet - und dabei stets die dicksten deutschen Forschungsgelder, Dritte-Welt-Entwicklungsprojekte und - nach der Wende - die meisten DDR-Betriebe abgegriffen. Daneben versuchte der Konzern erst das DDR-Glühlampenkombinat Narva auf die Abwicklungsliste der Treuhand zu setzen. Als der Betrieb dennoch neu ausgeschrieben wurde, teilten sie allen Interessenten mit, sie bräuchten sich nicht zu bewerben, denn sie würden das Werk selbst übernehmen - dabei hatten sie gar keine Kaufofferte abgegeben. Als dann General Electric den DDR-Vorzeigekonzern Elpro privatisieren wollte, überredete Siemens einen Tag vor Vertragsunterzeichnung die GE-Manager in Belgien, vom Kauf zurückzutreten, dafür wollten sie ihnen helfen, wieder im Iran ins Geschäft zu kommen. Als Samsung den Ökokühlschrankhersteller Foron übernehmen wollte, schrieben die Siemensianer den Koreanern in alter Elektrokartellführermanier, sie würden das als einen unfreundlichen Akt ansehen. Samsung zog daraufhin seine Kaufofferte zurück. Und als die Stromspannung wegen der EU von 220 auf 230 Volt erhöht wurde, verkürzte sich auch noch die Lebensdauer der Glühbirnen von 1.000 auf 800 Stunden. In der Vergangenheit hatte das Elektrokartell immer wieder Lebensdauerverkürzungen beschlossen - von 5.000 auf zuletzt 1.000, während die Glühbirnen im Ostblock bis zu 2.500 Stunden brannten und die in China 5.000. Den lebensdauerverkürzenden Kampf des Elektrokartells aus Gründen der Profitsteigerung schilderte Thomas Pynchon in seinem Roman „Die Enden der Parabel“ - aus der Sicht einer Glühbirne, die dagegen erfolgreich Widerstand leistete. Er dachte dabei konkret an eine Birne in der Feuerwehrwache von Livermore (Kalifornien), die dort bereits seit 1901 brennt (man kann sie sich im Internet anschauen). In Berlin erfand der Elektroniker Dieter Binninger 1983 eine Glühbirne, die 150.000 Stunden brannte - etwa so lange wie die DDR. Er baute sich - ständig von Osram molestiert - eine kleine Birnenproduktion in Kreuzberg auf und wollte dann zusammen mit der Commerzbank Narva übernehmen - stürzte jedoch kurz nach Abgabe ihrer Kaufofferte mit seinem Flugzeug ab. Laut Bild-Zeitung hatte auch die Ermordung des Treuhandchefs Detlef Rohwedder, der Narva wieder von der Abwicklungsliste genommen hatte, etwas mit Glühbirnen zu tun: In dem Moment, als er in seinem Wohnzimmer eine kaputte Birne durch eine neue ersetzt hatte und diese anknipste, wurde er erschossen. Günter Grass arbeitete diese plötzliche „Verdunklung“ später in seinen Treuhandroman „Ein weites Feld“ ein. Beizeiten bereits schrieb der Philosoph Ernst Bloch: „Die Glühbirne im schattenarm gewordenen Zimmer hat die Anfechtungen des Nachtgrauens weit gründlicher geheilt als etwa Voltaire.“ Der Immer-noch-Siemens-Chef Kleinfeld schwor kürzlich beim Bundeskartellamt, Siemens werde den Anfechtungen der Korruption schon bald gewachsen sein: „Die Leute sollen in fünf Jahren sagen können, wie Siemens das gehandhabt hat, ist ein Maßstab, wie man es machen sollte.“ Bulbshit!

    #technologie #histoire #DDR #Treuhand #Siemens #capitalisme #Mafia

  • La chaîne Pimkie licencie abruptement ses vendeuses de Crissier et Genève avant Noël ats/kkub
    https://www.rts.ch/info/economie/12744532-la-chaine-pimkie-licencie-abruptement-ses-vendeuses-de-crissier-et-gene

    Neuf vendeuses de la chaîne Pimkie ont reçu un cadeau de Noël d’un genre particulier, rapporte jeudi le syndicat Syna. La filiale suisse de l’enseigne, Mode Diffusion System (MDS) basée à Bâle, leur a annoncé par réunion téléphonique la faillite et la fermeture immédiate des deux succursales de Genève et Crissier (VD) sans même leur verser leurs salaires de décembre, dénonce-t-il.

    Mardi, soit quatre jours avant Noël, Pimkie a annoncé à l’ensemble des vendeuses qu’elle a fait faillite le 17 décembre dernier. Les responsables de MDS qui avaient cessé d’approvisionner les magasins depuis quelques semaines n’avaient donné aucune information à leur personnel, relate Syna.

    Les vendeuses ont continué à travailler après le prononcé de la faillite. Elles ont ensuite été jetées dehors sans salaire, sans lettre de résiliation, ni d’attestation d’employeur. Or non seulement les employées ont droit à leur salaire, mais elles ont besoin de ces documents pour pouvoir s’inscrire rapidement au chômage, poursuit le syndicat.

    Mépris dénoncé
    Il s’agit là d’un mépris et d’une déconsidération totale envers ces vendeuses qui méritent que les choses soient faites de manière digne. Ne comprenant pas comment elles ont pu être traitées ainsi, elles « exigent le versement immédiat du salaire du mois de décembre à la famille Mulliez, propriétaire de la marque Pimkie qui se proclame soucieuse des droits humains », a déclaré Fabrice Chaperon, responsable Syna Genève, cité dans un communiqué.

    Le syndicat mettra toute son énergie pour combattre « cette voyoutocratie patronale transfrontalière », qui laisse l’ardoise sociale à la collectivité. Car Pimkie, marque française appartenant à la famille Mulliez - dont la fortune s’élève à 26 milliards d’euros - n’en est pas à son premier fait d’armes, selon Syna.

    L’enseigne a sévi en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en France, puis récemment en Belgique où elle a mis sur le carreau des centaines d’employés avec la même violence et la même stratégie, relève le syndicat.

    #travail #exploitation #mulliez #voyoutocratie #Pimkie #MDS #mépris #violence #Femmes #Kiloutou #Loxam #décathlon #auchan #decathlon #kiabi #capitalisme #norauto #cultura #jules #oosterdam-pimkie #acadie #maison-familiale #happychic #brice #boulanger #agapes #flunch #mobivia #droits_humains #Suisse

  • À propos | #Editions LIBRE
    https://www.editionslibre.org/a-propos

    Depuis des années, nous constatons un profond décalage entre la réalité des problèmes sociaux et #écologiques actuels et les différents diagnostics proposés à nos contemporains.

    Pour pallier cette lacune, nous avons décidé de créer notre maison d’édition, dans l’optique de promouvoir des perspectives socio-écologiques quasi-inexistantes dans le paysage culturel francophone, afin de participer à la création et à l’organisation d’une culture de résistance et de défense du monde naturel.

    Les injustices qui sévissent actuellement sont liées à différents systèmes d’oppressions — le #patriarcat, la #suprématie_blanche, le #capitalisme, la #civilisation industrielle — eux-mêmes liés entre eux, c’est pourquoi la culture de résistance que nous soutenons se situe au carrefour des luttes sociales et écologistes, réunissant plusieurs courants de pensée, de l’#anti-impérialisme à l’écologie radicale, en passant par la #permaculture, l’#anticolonialisme et le #féminisme. Nous espérons que nos publications vous inciteront à agir.

    Avec plein de bouquins de Daniel Quinn et Derrick Jensen (entre autres)

    #livres #littérature

    • Collection complète :
      https://www.editionslibre.org/nos-livres-publies-et-a-venir

      Billion Dollar Baby (Audrey Vernon) – Lettre ouverte à mon enfant à naître, texte et compléments
      Révolution anti-tech : Pourquoi et comment ? (Theodore John Kaczynski)
      Histoire noire – 54 cartes éclair (vol. 1)
      Le Mythe de la suprématie humaine (Derrick Jensen)
      La Baleine et le Réacteur : À la recherche de limites au temps de la haute technologie (Langdon Winner) – Nouvelle édition
      Femmes de France – 54 cartes éclairs
      Zoos : Le cauchemar de la vie en captivité (Derrick Jensen)
      Histoire noire : 54 Cartes éclair (Vol. 2)
      L’Enfer des passes (Rachel Moran) – Mon expérience de la prostitution
      Aucune femme ne naît pour être pute (María Galindo & Sonia Sánchez)
      Femmes révolutionnaires – 54 cartes éclair
      Femmes de France – 54 cartes éclairs
      Ishmael (Daniel Quinn)
      L’Hydre et le Dragon (Russell “Maroon” Shoatz)
      Mon Ishmael (Daniel Quinn)
      De sève et de sang (Julia Butterfly Hill) – Traduction de The Legacy of Luna
      L’Invention de la civilisation occidentale (Thomas C. Patterson)
      Deep Green Resistance Tome 1 & 2
      Marrons : Origines et destinées
      Pornland (Gail Dines)
      De sève et de sang (Julia Butterfly Hill) – Traduction de The Legacy of Luna
      Pornographie : les hommes s’approprient les femmes (Andrea Dworkin)
      Le zizi sous clôture inaugure la culture (Robert Dehoux)
      Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux (Peter Gelderloos)
      L’Hydre et le Dragon (Russell “Maroon” Shoatz)
      Femmes révolutionnaires – 54 cartes éclair
      Portrait du colonialiste (Jérémie Piolat) L’effet boomerang de sa violence et de ses destructions
      Déni de réalité : Steven Pinker et l’apologie de la violence impérialiste occidentale (David Peterson, Edward S. Herman)
      Écologie en résistance : Stratégies pour une Terre en péril (vol. 2)
      Manuel d’action directe (Earth First !)
      Civilisés à en mourir (Christopher Ryan) – Le prix du progrès
      Billion Dollar Baby (Audrey Vernon) – Lettre ouverte à mon enfant à naître, texte et compléments
      Écologie en résistance : Stratégies pour une Terre en péril (vol. 1)
      Full Spectrum Resistance Tome 2 (Aric McBay) – livre français
      Histoire noire : 54 Cartes éclair (Vol. 2)
      Full Spectrum Resistance Tome 1 (Aric McBay) – livre français
      La Peau de l’olivier (Jean-Michel Néri)
      Histoire noire – 54 cartes éclair (vol. 1)
      La Guerre des mondes (Mark Slouka) – Le cyberespace et l’assaut technologique contre la réalité
      Deep Green Resistance : Un mouvement pour sauver la planète (Derrick Jensen, Lierre Keith et Aric McBay) – Tome 1
      Mort au capitalisme ! Livre de coloriage !
      L’Échec de la non-violence (Peter Gelderloos)
      Full Spectrum Resistance Tome 1 & 2 (Aric McBay) – livre français
      Histoire du sabotage Tome 1 & 2 (Victor Cachard)
      Deep Green Resistance : Un mouvement pour sauver la planète (Derrick Jensen, Lierre Keith et Aric McBay) – Tome 2

  • https://videos.globenet.org/w/p/kyZY39QkN4X8V5JtMUSj3r

    Conférence avec Bernard #Friot, organisée par #Attac Isère, le 30 novembre 2011, à la Maison du tourisme de Grenoble.

    Résumé

    L’impasse anthropologique et écologique du #travail tel que l’organise le #capitalisme est aujourd’hui évidente. Pour en sortir, nous disposons de deux outils, déjà pratiqués à grande échelle dans la sécurité sociale des soins, le salaire à la qualification personnelle et la subvention de l’investissement. Ils font l’objet d’une telle contre-révolution capitaliste que seule leur généralisation permettra de les pérenniser.

    Le débat portera sur une généralisation de la sécurité sociale fondée sur l’attribution à toutes les personnes majeures d’une qualification et donc d’un #salaire comme droit politique reconnaissant, et rendant possible, leur responsabilité sur la production, libérée du capital.

    Conférence basée sur l’ouvrage « En travail. Conversation sur le #communisme » avec Bernard Friot et Frédéric Lordon. Éditions La Dispute.

    http://ladispute.fr/catalogue/en-travail-conversation-sur-le-communisme

  • Marchandisation du virtuel : la fuite en avant du système économique
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/081221/marchandisation-du-virtuel-la-fuite-en-avant-du-systeme-economique

    Les NFT, ces jetons non-fongibles qui garantissent la propriété exclusive d’un objet numérique, et le métavers, sorte d’univers parallèle virtuel, sont les deux grandes tendances technologiques de 2021. Mais ce sont surtout les symptômes d’un capitalisme crépusculaire.

    Dans la bande dessinée d’Astérix Obélix et Compagnie, publiée en 1976, l’économie du monde romain est soudain emportée par une folie, celle du menhir. Tout le monde veut son menhir, la production s’emballe et les prix atteignent des niveaux vertigineux. Le tailleur de menhirs Obélix devient « l’homme le plus important du village » et dépense en vanités diverses l’or gagné dans cette nouvelle industrie.

    Bientôt, chacun se lance dans le menhir, au village et ailleurs. « Les Grecs, les Égyptiens, les Phéniciens nous envahissent avec leurs menhirs », finit par se lamenter César devant la perspective d’une immense crise de surproduction de menhirs qui frappera bientôt Rome. Car Panoramix, le druide gaulois, avait eu, au pic de la folie, cette remarque sensée : « Le plus drôle, c’est qu’on ne sait toujours pas à quoi peut servir un menhir. »

    Cette histoire imaginée par Goscinny est plus originale qu’il n’y paraît. Ce n’est pas celle d’une simple bulle financière. De la tulipe hollandaise à l’Internet, en passant par l’or californien et les chemins de fer, les bulles se sont généralement appuyées sur des perspectives d’usage erronées. On a vu trop grand, mais la tulipe, l’Internet et les chemins de fer ont survécu à ces bulles parce que ces biens ont un usage et une utilité réelle. Dans l’affaire du menhir, le support de la bulle est un bien profondément inutile. Le menhir n’a aucun autre usage, à part le fait d’être possédé.

    De sorte que le génial scénariste d’Astérix semble avoir saisi à l’époque une dynamique qui ne se révèle que de nos jours, 45 ans plus tard. Car l’année 2021 aura vu le développement inédit de deux phénomènes technologiques qui ressemblent à s’y méprendre aux menhirs de la BD de 1976 : les « non fungible tokens » (NFT) et le métavers.

    Profondément inutiles, ces deux phénomènes provoquent une ruée vers l’or de particuliers avides de fortunes faciles. Et leur impact ne se limite plus à quelques cercles restreints. Ils se diffusent désormais dans des institutions publiques ou privées, et deviennent ainsi les symptômes d’un système économique aux abois.

    ...

    Ces deux « innovations » ont pris en quelques mois des formes de bulles financières géantes. Évidemment, certains technophiles leur trouveront toujours une « utilité » et prétendront y voir la « nouvelle révolution digne de celle d’Internet ». Ce n’est pas très étonnant, car, on l’oublie souvent, le mode de production existant produit les besoins propres à son existence.

    La question n’est donc pas, en réalité, de savoir si des gens trouvent tout cela utile, puisque le fait de « vouloir y être » constitue alors le critère de l’utilité. Là encore, la BD de Goscinny est une référence : il y montre comment le pouvoir politique romain crée ex nihilo le « besoin » de menhirs, comme le capitalisme contemporain crée le besoin de NFT ou de métavers. Au reste, dans ce cas, le caractère spéculatif de ces objets et la soif de devenir riche aisément sont le moteur du succès, qui n’existe pas avec le menhir purement « décoratif ». Mais c’est ici logique : le mode de production antique décrit avec précision par l’album d’Astérix n’est pas le même que le nôtre.

    Dès lors, ce qui importe n’est pas de savoir si ces technologies sont « utiles » ou même si elles auront ou non un avenir. Ce qui semble le plus intéressant, c’est ce qu’elles disent de notre système productif. Pourquoi ce dernier produit-il des innovations de ce type ? De ce point de vue, on ne peut que constater que ce système éprouve la nécessité impérieuse de se reproduire dans le monde virtuel, y compris dans ses excès les plus contestables que représentent les bulles financières, mais aussi de dégager des formes de rente, autrement dit des revenus issus non pas du travail mais de la seule propriété.

    Pour donner du sens à ces deux points, il faut en revenir au fonctionnement du capitalisme actuel et à la façon dont s’exerce la loi de la valeur en son sein. Le fait le plus remarquable de notre époque est le ralentissement depuis quatre décennies de la productivité du travail. Or, cette productivité est la clé de la capacité du capitalisme de dégager de la valeur toujours croissante, autrement dit de sa capacité d’accumulation. Sans une forte croissance de la productivité, le maintien de la croissance des profits dépend alors soit de l’exploitation renforcée du travail (la dégradation du rapport entre capital et travail), soit de la mise en place de rentes, autrement dit de revenus indépendants de la création de valeur.

    Le ralentissement de la croissance de la productivité n’est pas étonnant en soi, il est le fruit de ce que Marx appelait la composition organique du capital : plus on accroît la mécanisation, moins le travail compte dans la production de valeur et donc moins la production de valeur est possible, puisque seul le travail vivant est source de valeur. Dans la vision schumpétérienne, les innovations ont cette fonction de venir casser cette tendance en relançant régulièrement les gains de productivité. Le problème, c’est que la « révolution Internet » des années 1990-2000 n’a pas brisé cette tendance, bien au contraire.

    Si l’on doit résumer la situation actuelle, on pourrait dire que le monde est devenu trop étroit pour les besoins du capital.

    Dès lors, d’autres contre-tendances se sont mises en place. D’abord, la pression a été mise sur le monde du travail avec les « réformes structurelles » pour réduire la part prise par les salarié·es dans les maigres gains de productivité. Ensuite, on a « libéralisé », autrement dit, on a ouvert de nouveaux marchés sur les ruines de l’État-providence et de l’État stratège pour donner de nouvelles capacités de profit au secteur privé.

    Enfin, on a financiarisé l’économie pour permettre de réaliser des gains substantiels à partir des profits réalisés. Après la crise de 2008, ce « capital fictif » a été soutenu par les banques centrales, qui ont agi comme assureurs en dernier recours des marchés financiers. Cela a conduit au développement de rentes considérables, notamment dans le secteur immobilier. Et même la Chine a dû s’y soumettre, car elle aussi est contrainte, malgré sa croissance en apparence vigoureuse, par la tendance de fond du capitalisme mondial.

    Toutes ces contre-tendances ont des limites. L’exploitation du travail provoque une réaction dans la foulée de la crise sanitaire, avec le phénomène de la « grande démission » aux États-Unis. L’équilibre des forces menace de ne plus être si favorable au capital. Le processus de libéralisation et de privatisation a atteint ses limites et, là aussi, la crise sanitaire l’a montré avec éclat. Enfin, les bulles financières deviennent de plus en plus fragiles. L’immobilier chinois est entré en crise et l’accélération de l’inflation menace le soutien des banques centrales aux marchés.

    Si l’on doit résumer la situation actuelle, on pourrait dire que le monde est devenu trop étroit pour les besoins du capital. Et c’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les tentatives des milliardaires états-uniens de relancer la conquête spatiale, mais aussi et surtout celles de créer de nouveaux marchés « virtuels » non soumis (croit-on) aux limites du monde physique. La pression de la loi de la valeur est devenue telle qu’il faut construire des sources de rente au-delà de l’existant.

    Comme l’a fait remarquer le géographe David Harvey, l’accumulation du capital est « expansive » dans le temps et dans l’espace. En cherchant de nouveaux marchés, le capital gagne du temps pour assurer sa propre survie. « Tout se passe comme si, en cherchant à annihiler le temps par l’espace, le capitalisme gagnait du temps en conquérant l’espace », résume-t-il dans Les Limites du capital, récemment publié en français aux éditions Amsterdam.

    Mais cette fuite en avant est forcément limitée car la terre est finie, et une fois tout transformé en marchandise, il faut toujours continuer à extraire plus de valeur. Après avoir raclé les fonds de tiroirs, il faut donc dépasser les limites physiques et les besoins réels. Et c’est bien ici que les NFT et le métavers trouvent leurs sources.

    Puisque le capital n’est plus capable de se valoriser suffisamment dans le monde physique, il va créer lui-même des mondes nécessaires à cette valorisation. Ce phénomène se fait par le développement de besoins virtuels qui, pour les agents économiques, doivent devenir aussi impérieux que les besoins physiques. Il devient aussi important de pouvoir habiller mon avatar en NFT Dolce et Gabanna que de moi-même pouvoir me vêtir. Il devient plus important de pouvoir habiter dans un quartier chic du métavers que de trouver un logement dans l’Ouest parisien.
    « L’artificiel illimité »

    Cette expansion est donc l’ultime étape des contre-tendances multiples mises en place depuis cinq décennies par le capitalisme contemporain sans pouvoir régler le problème de la valeur. Dès lors, et c’est ce que les néo-schumpétériens refusent de voir, la fonction des innovations change : elles ne sont plus destinées à relancer la productivité mais à assurer le flux de rentes des multinationales. C’est l’avenir du capitalisme et c’est bien pourquoi il y a bien peu de chance que « l’innovation verte » et la « croissance verte » sauvent la planète. Elles cherchent plutôt à sauver le capitalisme de lui-même.

    Là encore, NFT et métavers, tout comme les cryptomonnaies et l’exploration spatiale, en sont d’excellents exemples. Ces « innovations » sont fort gourmandes en énergie et en ressources réelles. La « virtualité » de la source de profit se fait toujours au détriment des ressources réelles et c’est bien pourquoi elle est une impasse. C’est d’autant plus vrai que ces innovations prennent immédiatement, on l’a vu, la forme de bulles et que pour se développer, elles doivent être régulées. Mais régulées, elles sont moins « rentables » et contraignent le capital à chercher encore d’autres fausses solutions. Ces fuites en avant sont toujours des impasses.

    NFT et métavers agissent par conséquent comme des symptômes de ce phénomène. Dans son essai La Société du Spectacle, publié en 1967, Guy Debord avait parfaitement saisi cette dynamique que produit le capitalisme. Le « Spectacle » est précisément cette forme que prend le capital réduit à trouver de la valeur hors du monde réel. Dans le paragraphe 53, il résume cette société ainsi : « La marchandise se contemple elle-même dans le monde qu’elle a créé. » Le point ultime de ce monde pourrait bien être ce métavers rempli de ces gadgets inutiles que sont les NFT.

    Ce monde issu de la séparation originelle dans le capitalisme entre producteur et consommateur agit comme « négation de la vie qui est devenue visible » (paragraphe 10), c’est un « leurre » qui produit une « fausse conscience du désir » dans le seul intérêt de la marchandise, dont, précise Debord, « l’accumulation mécanique libère un artificiel illimité » (paragraphe 68). Là encore, le lien avec ces promesses des NFT et de métavers est évident : les désirs sont perdus dans les flots dictés par les besoins du capital et viennent se concrétiser dans l’achat de marchandises artificielles qu’il faudra revendre pour racheter d’autres pacotilles rentables.

    Leur succès, même bref ou incertain, traduit non pas une quelconque forme de génie du système, mais bien plutôt le caractère profondément crépusculaire du capitalisme contemporain.

    Dans un monde où la question des besoins devient centrales pour faire face aux inégalités et à la crise écologique, le capitalisme spectaculaire décrit par Debord s’enfuit dans des solutions qui donne encore l’illusion de l’infini et de sa propre survie. Et créé pour cela les besoins qui en sont les supports.

    À la fin d’Obélix et Compagnie, le monde romain est jonché de cimetières de menhirs et, malgré la crise, l’ordre politique et social de Rome persiste, avec sa minuscule exception gauloise. La crise du menhir est une péripétie. Elle peut l’être parce qu’elle n’est pas consubstantielle au système de production antique, elle est au contraire anachronique, et c’est ce qui produit l’effet comique de la BD.

    Mais dans le capitalisme réellement existant, l’affaire est plus complexe. NFT et métavers sont certes de taille modeste, mais leur dynamique correspond à la dynamique interne du capital. Leur succès, même bref ou incertain, traduit non pas une quelconque forme de génie du système, mais bien plutôt le caractère profondément crépusculaire du capitalisme contemporain. Car cette fuite en avant oublie que, pour exister, elle broie tant les hommes que la nature.

    Romaric Godin

    #nft #valeur #capitalisme #meta

  • Critique du travail et émancipation sociale. Réplique aux critiques du Manifeste contre le travail | Krisis
    https://www.krisis.org/2004/critique-du-travail-et-emancipation-sociale
    et aussi sur
    http://www.palim-psao.fr/2017/07/critique-du-travail-et-emancipation-sociale.repliques-aux-critiques-du-ma

    Publié il y a cinq ans, le Manifeste contre le travail se démarque des autres publications de Krisis. Conformément à son caractère de pamphlet, il introduit dans le débat public, sous une forme concise et polémique, les positions théoriques centrales développées au fil des ans dans la revue. Cela n’a pas été sans un certain succès. Aucune autre publication de Krisis n’a eu, et ce par-delà le monde germanophone, autant d’échos et par là même autant de critiques. À ce propos, il est frappant de constater qu’en dépit des particularités propres aux différents pays et aux différentes sensibilités de la Gauche, les critiques se recoupent largement. La critique formulée dans le Manifeste touche donc, semble-t-il, à quelque chose de commun à tous ces discours, quelque chose comme une base commune qui va tellement de soi qu’elle n’est même plus perçue consciemment.

    À cet égard, les quatre critiques faites au Manifeste – celles de Jaime Semprun, de Charles Reeve, de Luca Santini et des Éditions Rouge & Noir (par la suite ERN) – et republiées dans la dernière livraison de Krisis peuvent être considérées comme exemplaires. Si différent que soit leur point de départ, elles tournent autour des mêmes interrogations et se focalisent sur les mêmes points (1). Aussi ne faut-il pas voir dans le présent texte une réponse directe à ces quatre critiques, il revêt un caractère plus général.

    #critique_de_la_valeur #wertkritik #Krisis #Nerbert_Trenkle #débat #capitalisme #controverse #travail #critique_du_travail #Jaime_Semprun #Luca_Santini #Charles_Reeve

    • Notamment dans la réponse à Semprun : #cuistrerie

      « Une société libérée devra examiner à chaque fois concrètement la technologie et la science que le capitalisme a engendrées sous une forme fétichiste et largement destructive pour savoir si, et dans quelle mesure, elles pourront ou non être transformées et développées pour le bien de tous. […] Donner à ce propos a priori des critères généraux est impossible. […] Ce sera alors en fonction de divers critères qualitatifs, sensibles et esthétiques qu’ils décideront ce qu’ils acceptent et ce qu’ils refusent. » — Trenkle.

      Notre théoricien sait-il qu’il vient-là de formuler le programme que la revue Encyclopédie des Nuisances s’était précisément proposée d’entreprendre 20 ans auparavant ?

      « Nous nous attacherons à explorer méthodiquement le possible refoulé en faisant l’#inventaire exact de ce qui, dans les immenses moyens accumulés, pourrait servir à une vie plus libre, et de ce qui ne pourra jamais servir qu’à la perpétuation de l’oppression. »
      Revue Encyclopédie des Nuisances n°1,
      Discours préliminaire, novembre 1984.

      Seulement, les « encyclopédistes » n’ont pas attendu les bras croisés qu’une société libre advienne pour juger sur pièces, et justement « en fonction de divers critères qualitatifs, sensibles et esthétiques », la production marchande et industrielle. Et le « critère général » à l’aune duquel ils ont formulés ce jugement « a priori impossible », n’est autre que « le projet d’#émancipation totale né avec les luttes du prolétariat du XIXe siècle » que notre théoricien a semble-t-il totalement perdu de vue, hypnotisé par la cohérence formelle de sa théorie.

      Cela même #Sandrine_Aumercier ne l’a pas vu... Il est vrai que c’est un peu gênant.

  • 08.12.2021: Revanche der Bourgeoisie (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/416152.wohnen-revanche-der-bourgeoisie.html

    08.12.2021 von Andrej Holm - In den kommenden Tagen erscheint im Berliner Dietz-Verlag der Band des Sozialwissenschaftlers Andrej Holm »Objekt der Rendite. Zur Wohnungsfrage und was Engels noch nicht wissen konnte«. Wir veröffentlichen daraus an dieser Stelle einen Auszug aus dem vierten Kapitel »Wohungspolitik zwischen Revanche, Reform und Revolution« und danken Autor und Verlag für die freundliche Genehmigung zum Vorabdruck. (jW)

    Für Engels war die »Methode Haussmann« der Kern bürgerlicher Wohnungspolitiken. Der Abriss der Wohngebiete der arbeitenden Klassen und die Errichtung der Prachtboulevards in Paris dienten ihm dabei als Metapher für eine kaum verhüllte Klassenpolitik, bei der die Interessen der Besitzenden gegen die der Besitzlosen durchgesetzt wurden. Die »spezifisch bonapartistische Manier (…), lange, gerade und breite Straßen mitten durch die eng gebauten Arbeiterviertel zu brechen und sie mit großen Luxusgebäuden an beiden Seiten einzufassen«, war in Paris verbunden mit dem »strategischen Zweck der Erschwerung des Barrikadenkampfes« und begleitet von »einer Selbstverherrlichung der Bourgeoisie von wegen dieses ungeheuren Erfolges«.¹

    Gut organisierte Verdrängung

    Auch wenn der Umbau der Städte nach den Wünschen des Kapitals vielerorts nicht mehr mit der Abrissbirne durchgesetzt wird – die umfassende Verdrängung der bisherigen Bewohnerinnen und Bewohner wird immer noch regelmäßig in Kauf genommen und rhetorisch gerechtfertigt. So träumte etwa Hanno Klein, ein höherer Beamter der Berliner Stadtentwicklungsverwaltung, kurz nach der Vereinigung mit Blick auf die Ostberliner Altbauviertel von einer neuen Gründerzeit mit »Markanz und Brutalität« und freute sich über das rege Interesse von Banken, Consultingfirmen und anderen Investmentunternehmen, die »sich in eine positive Entwicklung des Prenzlauer Bergs hineindenken«. Statt Schutzmechanismen gegen Verdrängung setzte Klein auf eine »Stadtplanung als gut organisierte Verdrängung« und sah die Zukunft der Alteingesessenen in den Großsiedlungen am Stadtrand, etwa in Hellersdorf und Marzahn, die wie »Staubsauger« die umgepflügten Innenstadtnachbarschaften aufnehmen sollten.²

    Die Logik der Verdrängung, eine rücksichtslose Vorgehensweise und die Überzeugung, damit alles richtigzumachen, begleiten die Stadtpolitik der herrschenden Klasse seit über 150 Jahren. Neil Smith, kritischer Geograph aus New York, bezeichnete die auch von polizeilichen Repressionen gegen Wohnungslose und Minderheiten begleiteten Gentrifizierungsprozesse als Ausdruck einer revanchistischen Stadtpolitik.³ Mit dem Begriff Revanchismus nimmt er Bezug auf die Geschichte der reaktionären politischen Strömungen in Frankreich und Deutschland, die jeweils nach den verlorenen Kriegen die Friedensverträge auflösen wollten und für eine Rückeroberung der »verlorenen« Gebiete mobilisierten. Auch in geschichtspolitischen Debatten wird Revanchismus als eine »politisch-geistige Haltung« verstanden, »die aus einer Niederlage geboren wird und auf Vergeltung drängt, auf Wiedergutmachung der erlittenen Verluste, und meistens auch auf Bestrafung oder Schädigung dessen, der diese Verluste scheinbar oder wirklich zugefügt hat«.⁴

    In Analogie zu dieser historischen Referenz kann man auch die Stadtpolitik seit den 1990er Jahren als Revanchismus bezeichnen, weil die Aufwertungs- und Verdrängungsprozesse in den Innenstädten von einer »antiliberalen politischen Reaktion mit einer schon fast ontologisch zu nennenden sozialen Sehnsucht einiger nach Klassenrache« verbunden sind: »Der Revanchismus der 1990er Jahre zielte auf die Rückeroberung der Stadt mit der blanken Faust, markierte die Auflösung der liberalen städtischen Politik des 20. Jahrhunderts und beherbergte in sich die Sehnsucht nach einer neuen, entschieden urbanen Ordnung.«⁵

    In aktuellen Debatten begegnen uns solche Positionen nicht nur in den Forderungen nach neuen und konsequenteren Überwachungs- und Sicherheitsstrategien in den Städten, nach Räumung von Schlafplätzen von Wohnungslosen oder in der medialen Hetze gegen missliebige Bewohnergruppen in meist migrantisch geprägten Vierteln der Großstädte, sondern auch in einem wachsenden Zynismus gegenüber Mieterinnen und Mietern, die gegen steigende Mieten aufbegehren, weil sie eine Verdrängung aus ihren Nachbarschaften fürchten. »Es gibt keine Recht auf Wohnen in der Innenstadt« hat sich in vielen wohnungspolitischen Debatten zum Bonmot entwickelt, das die Immobilienverbände gern verbreiten. Auch in zahlreichen Zeitungsartikeln wird das Argument der knappen Innenstadtlagen aufgegriffen, um die angeblich alternativlose Verdrängung von ärmeren Bevölkerungsgruppen zu rechtfertigen. Dass nicht alle in denselben Innenstadtbezirken wohnen können, liegt auf der Hand, dass es immer die Ärmeren sind, die wegziehen müssen, dagegen nicht. Denn grundsätzlich wären statt der Konkurrenz der Geldbeutel andere Verteilungskriterien denkbar. So könnten Wohnrechte in bestimmten Nachbarschaften ja auch nach Bedarf, nach Wohndauer oder nach der Angewiesenheit auf die jeweilige Infrastruktur bestimmt werden. Die dominante Praxis einer marktförmigen Verteilung hingegen führt in der Konsequenz zu der absurden Situation, dass in der Regel diejenigen mit dem meisten Geld und der wenigsten Zeit zur Nutzung der Nachbarschaft sich aussuchen können, wo sie wohnen, und diejenigen, die für ihren Alltag auf Hilfe und Nachbarschaftskontakte angewiesen sind, gerade nicht. »Die Reichen wohnen, wo sie wollen, die Armen, wo sie müssen.«⁶
    20 Kilometer außerhalb

    Roger Akelius ist einer der reichsten Männer Schwedens und Gründer eines gleichnamigen Immobilienunternehmens, das weltweit etwa 50.000 Wohnungen verwaltet. Die Firma Akelius ist für eine besonders aggressive Strategie der Neuvermietung bekannt und setzt in ihrem Geschäftsmodell auf umfangreiche Modernisierungsmaßnahmen in frei werdenden Wohnungen und erzielt damit sehr hohe Neuvermietungspreise von durchschnittlich weit über 15 Euro je Quadratmeter (nettokalt). Von den Begrenzungen des Berliner Mietendeckels war das schwedische Unternehmen wegen dieser hohen Mieten besonders stark betroffen und musste nach eigenen Angaben für die insgesamt 14.000 Wohnungen in Berlin Einnahmeverluste von 23 Millionen Euro im Jahr 2020 hinnehmen, die auf die Beschränkung der Mieten bei Neuvermietung und auf die Absenkung von deutlich überhöhten Mietpreisen zurückgehen. In einem Interview beklagte Akelius, »die Regierung stiehlt 23 Millionen Euro Umsatz«. Obwohl das Land Berlin durch den Mietendeckel weder Wohnungen noch Geld von Akelius verlangte, sondern per Gesetz lediglich versuchte, zusätzliche Gewinne aus Mieterträgen zu kappen, verwendete Akelius in Stellungnahmen und Interviews immer wieder den moralisierenden Begriff des »Stehlens«. Er ist der festen Überzeugung, dass dem Unternehmen die Erträge aus Höchstmieten zustehen, und betrachtet alle Regulierungen als Schädigung. In Anspielung auf die Tatsache, dass er Teile des Gewinns für wohltätige Zwecke verwendet, polemisierte Akelius: »Rot-Rot-Grün stiehlt Geld von leidenden Kindern.«⁷

    Diese Haltung, gesetzliche Festlegungen und wohlfahrtsstaatliche Errungenschaften als eine völlig ungerechtfertigte Einschränkung des Gewinnmachens anzusehen, ist typisch für revanchistische Positionen in der Stadtpolitik ebenso wie die moralische Überhöhung der eigenen Positionen. Doch die Kränkung von Akelius und anderen Immobilienunternehmen geht nicht nur auf die gekappten Zusatzgewinne zurück, sie speist sich auch aus der Auffassung, dass die Stadt – die ihnen ihrer Meinung nach eigentlich ganz zusteht – von Menschen bewohnt und von Parteien regiert wird, die dort nichts zu suchen haben. So wie Hanno Klein davon träumte, dass die »Staubsauger Hellersdorf und Marzahn« den Pöbel aus der Innenstadt aufnehmen würden, hat auch Akelius seine ganz eigene Vorstellung, wo diejenigen wohnen sollten, die sich seine schönen teuren Wohnungen nicht leisten können.

    »Es ist wesentlich billiger, außerhalb zu bauen. Berlin sollte eine Schwesterstadt bauen, 20 Kilometer außerhalb für 400.000 Bewohner. Keine reine Schlafstadt, sondern mit Schulen, Geschäften und eigenen Gärten, alles nachhaltig zu Fuß oder mit dem Fahrrad erreichbar. Um Firmen anzuziehen, sollten dort jährlich 5.000 Programmierer ausgebildet werden. Ich verspreche, ich baue zusätzlich 5.000 Wohnungen und einen Campus für Immobilienwirtschaft.«⁸

    Der revanchistische Gedanke der Rückeroberung, der Vergeltung und Wiedergutmachung der wahrgenommenen Verluste bezieht sich nicht nur auf konkrete Stadtviertel – er betrifft den sozialstaatlichen Konsens der Nachkriegszeit im Westen und die sozialistischen Erfahrungen im Osten als Ganzes und wird mit einer aggressiven Politik der Rückabwicklung des Wohlfahrtsstaates und seiner Umverteilungsinstrumente durchgesetzt. Die Privatisierung von öffentlichen Wohnungsunternehmen, der forcierte Ausstieg aus dem sozialen Wohnungsbau und die Abschaffung der Wohnungsgemeinnützigkeit sind typische Merkmale des neoliberalen Rollbacks in der Bundesrepublik, das den Marktvorrang überall herstellen soll.

    Die weitgehende Reprivatisierung des ostdeutschen Wohnungswesens nach der Wende stellte de facto die Eigentumsverhältnisse von 1945 wieder her und steht für einen Revanchismus als »Wiedergutmachung erlittener Verluste«. Die Zerschlagung von Einrichtungen und Infrastrukturen wie den Polikliniken und Kreiskulturhäusern oder auch der Abriss von baulichen Ikonen der Ostmoderne lassen sich nicht allein aus pragmatischen Politiküberlegungen und ökonomischen Interessen erklären. Sie folgten offensichtlich auch Impulsen der Rache und der Bestrafung.

    Die »Methode Haussmann«, die Engels als eine Strategie beschrieben hat, die Armen aus der Stadt zu verdrängen und Luxusgebäude an die Stelle ihrer Behausungen zu setzen, um die eigenen Gewinnaussichten zu verbessern, hat einen langen Schatten geworfen und ist noch immer die von der Bourgeoisie bevorzugte »Methode, die Wohnungsfrage in ihrer Art zu lösen«.⁹
    Reformistisches Flickwerk

    Die zweite Form der Wohnungspolitik, der sich Engels in seinen Arbeiten zur Wohnungsfrage widmet, sind die kleinbürgerlichen Reform­ansätze, die für ihn vor allem in der Anhängerschaft von Pierre-Joseph Proudhon zu finden sind. Engels lehnt Proudhons Idee, die Wohnungsfragen der arbeitenden Klassen lösen zu können, indem man Mieter in Eigentümer verwandelt, als »soziale Quacksalberei« ab. Das blende die grundlegenden gesellschaftlichen Bedingungen des Kapitalismus und die Aneignung fremder Arbeitskraft aus. Marx und Engels hatten sich schon 1848 im »Kommunistischen Manifest« allen Ansätzen gegenüber skeptisch geäußert, die darauf setzten, »die Lebensbedingungen der modernen Gesellschaft« zu genießen, ohne sich mit den »notwendig daraus hervorgehenden Kämpfen und Gefahren« zu beschäftigen.¹⁰

    Friedrich Engels hatte schon der Ende des 19. Jahrhunderts erstarkenden Sozialdemokratie vorgeworfen, auf einen schrittweisen Wandel statt auf Revolution zu setzen und dabei zwiespältig zu agieren. »In der Sozialdemokratischen Partei selbst, bis in die Reichstagsfraktion hinein, findet ein gewisser kleinbürgerlicher Sozialismus seine Vertretung. Und zwar in der Weise, dass man zwar die Grundanschauungen des modernen Sozialismus und die Forderung der Verwandlung aller Produktionsmittel in gesellschaftliches Eigentum als berechtigt anerkennt, aber ihre Verwirklichung nur in entfernter, praktisch unabsehbarer Zeit für möglich erklärt. Damit ist man denn für die Gegenwart auf bloßes soziales Flickwerk angewiesen und kann je nach Umständen selbst mit den reaktionärsten Bestrebungen (…) sympathisieren.«¹¹ Wenn man sich anschaut, was die Berliner Sozialdemokratie alles aufgeboten hat, um das Volksbegehren »Deutsche Wohnen & Co. enteignen« zu verhindern, so könnte man meinen, in den letzten 150 Jahren habe sich nur wenig geändert.

    Seit der Gründung der Initiative für das Volksbegehren, bei dem es um die Vergesellschaftung großer Wohnungsbestände geht, ist zumindest das Berliner Spitzenpersonal der SPD auf deutliche Distanz zur Kampagne gegangen. Nach der Ankündigung, mit dem Unterschriftensammeln beginnen zu wollen, verkündete der Regierende Bürgermeister Michael Müller im Januar 2019, er wolle die Anfang der 2000er Jahre privatisierte Wohnungsbaugesellschaft GSW von der Deutsche Wohnen zurückkaufen. Bei einem geschätzten Kaufpreis von 13,7 Milliarden Euro für die 2004 für 2,1 Milliarden Euro verkauften Wohnungsbestände eine Idee, die vermutlich nur die Herzen in den Vorstandsetagen der Deutsche Wohnen höherschlagen ließ.¹² Da dieses Vorhaben nicht nur bei der politischen Opposition, sondern auch bei vielen Mieterinnen und Mietern für Spott und Häme sorgte, wurde schnell klar, dass der Kauf zum Marktpreis nicht als adäquate Alternative zur geforderten Sozialisierung angesehen wurde.

    Der nächste Versuch, der Enteignungskampagne den Wind aus den Segeln zu nehmen, erfolgte nur wenige Tage später mit einem Gastbeitrag der SPD-Bundestagsabgeordneten Eva Högl und dem Vizelandeschef der Berliner Sozialdemokraten, Julian Zado, im Tagesspiegel. Sie präsentierten dort die Idee einer landesgesetzlichen Mietpreisregulierung und ein erstes Konzeptpapier für einen Berliner Mietendeckel.¹³ Michael Müller stellte in einem Interview gegenüber der Frankfurter Allgemeinen Zeitung als erster einen Zusammenhang zwischen dem Mietendeckel und der Enteignungskampagne her: »Ich sehe die Initiative ›Deutsche Wohnen & Co. enteignen‹ sehr kritisch. (…) Das ist nicht mein Weg und nicht meine Politik. Diskussionen wie diese helfen den Mieterinnen und Mietern jetzt überhaupt nicht.« Dagegen begrüße er den Vorstoß für einen Mietendeckel.¹⁴

    Müllers explizite Unterstützung für den Mietendeckel griff die Parteispitze im März 2019 wieder auf, um im Vorfeld des Landesparteitags einen Antrag zur Unterstützung des Volksbegehrens abzuwenden. Nachdem mehrere Berliner Zeitungen über die breite Unterstützung der SPD-Basis für die Initiative berichtet hatten, versuchte der Vorstand, die eigenen Positionen durch den Vorschlag zu retten, die Entscheidung bis zum nächsten Parteitag im Herbst aufzuschieben, um sich auch innerparteilich gründlicher mit dem Vorschlag auseinandersetzen zu können. Gleichzeitig machte Müller Stimmung gegen die Sozialisierungskampagne und formulierte noch vor dem eigentlichen Sammelstart die Kritikpunkte, die seitdem von konservativen, rechten und liberalen Parteien sowie der Immobilienlobby unablässig wiederholt werden: »Ein erfolgreiches Volksbegehren wäre ein fatales Signal in die Wirtschaft«, die »gemeinnützigen Genossenschaften« hätten »zum Teil auch mehr als 3.000 Wohnungen im Portfolio und erreichen damit die aus Sicht der Initiative ›Deutsche Wohnen & Co. enteignen‹ kritische Marge« und wenn die Initiative erfolgreich wäre, würden »jüdische Eigentümer in Deutschland möglicherweise zum zweiten Mal enteignet«.¹⁵
    Schädliche Sozialisierungsdebatte

    Während sich die Warnung, auch die Genossenschaften sollten enteignet werden, als kontrafaktische Unterstellung entpuppte, die sich weder durch den Text zur Beschlussfassung noch durch Stellungnahmen der Initiative belegen ließ, und sich Müller wegen des historischen Vergleichs mit der Enteignung jüdischer Menschen in der Nazizeit Kritik für »eine beschämende antisemitische Äußerung« und die Bedienung »antisemitischer Klischees« einhandelte,¹⁶ blieb als Substanz der bürgermeisterlichen Position eigentlich nur die Angst vor einem »falschen Signal an die Wirtschaft«.

    Die hölzerne Argumentation mit Unwahrheiten und fragwürdigen historischen Vergleichen sollte der Initiative maximalen Schaden zufügen und zugleich kaschieren, dass es eben keine Sachargumente gegen das Volksbegehren gab. Auf dem Parteitag Ende März 2019 präsentierte der für seine Nähe zur Immobilienwirtschaft berüchtigte Fachausschuss »Soziale Stadt« einen polemischen Antrag mit dem Titel »Wirksamere Wohnungsmarktregulierung und zügigerer Bau bezahlbarer Wohnungen statt schädliche Sozialisierungsdebatte«. Dieser Antrag fand auf dem Parteitag zwar keine Mehrheit, umriss aber die bis heute gültige Argumentationslinie des sozialdemokratischen Spitzenpersonals gegenüber der Initiative. Darin hieß es: »Populistische Patentrezepte vorzugaukeln war wohnungspolitisch nie unser Weg. Wir setzen auf Regulierung und Wohnungsbau. Wir stellen den ›Berliner Mietendeckel‹ zur Diskussion, fordern bundesweit einen fünfjährigen ›Mietenstopp‹ (Mieterhöhungen maximal in Höhe der Inflation) und mehr Investitionen in den sozialen Wohnungsbau. Viele weitere Ideen zur Marktregulierung liegen vor. Bund (Mietrecht) und Land (Wohnungsbau) tun zuwenig. Das müssen wir ändern. Sonst gewinnen die Populisten Oberwasser.«¹⁷

    Wenn es keine Sachargumente gibt, hilft immer noch die Unterstellung des Populismus bei allen anderen. Welche konkreten Schritte die SPD-Spitze in Berlin unternehmen wollte, hatte sie schon im Vorfeld des Parteitags verlauten lassen. Der Regierende Bürgermeister ließ sich etwa im Berliner Tagesspiegel mit der Aussage zitieren: »Es ist für mich ein Thema, zu so etwas wie einem Mietenbündnis in der Stadt zu kommen – mit Privaten.« Volker Härtig, Vorsitzender des Fachausschusses »Soziale Stadt«, sekundierte: »Ein politisches Mietenbündnis mit privaten Wohnungsgesellschaften und Eigentümern könnte ein öffentliches Signal sein, dass die Vernunft gebietet, Wohnkosten und Immobilienpreise nicht ungezügelt und asozial steigen zu lassen.« Er hoffe, dass in so einem Bündnis »die seriösen Teile der Wohnungswirtschaft ihre gesellschaftliche Verantwortung« übernehmen würden.¹⁸

    Wie sich die Berliner Sozialdemokratie ein »Mietenbündnis mit Privaten« und die Zusammenarbeit mit den »seriösen Teilen der Wohnungswirtschaft« vorstellte, demonstrierten Michael Müller und Matthias Kollatz zwei Jahre später. Als Regierender Bürgermeister und amtierender Finanzsenator ließen es sich die beiden SPD-Funktionäre nicht nehmen, die Fusionspläne der beiden größten börsennotierten Immobilienkonzerne in Deutschland, Vonovia und Deutsche Wohnen, zusammen mit deren Geschäftsführern vorzustellen. Den in Hinterzimmern ausgehandelten Deal hielten sie sogar vor ihren Koalitionspartnern, den Grünen und der Linken, geheim. Deren Abgeordnete informierten sie erst kurz vor der ohne Thema angekündigten Pressekonferenz von ihrem Vorhaben. Neben einigen halbherzigen Versprechen der Begrenzung von Mieterhöhungen, die aber nicht für Neuvermietungen gelten sollte, und der Ankündigung, künftig auch in Berlin neue Wohnungen zu bauen, wurde beim Pressetermin der vorgesehene Kauf von 20.000 Wohnungen aus den fusionierten Beständen verkündet – zum Marktpreis von mehr als zwei Milliarden Euro.

    Nicht nur erscheint es fragwürdig, wenn sozialdemokratische Spitzenfunktionäre an einer Pressekonferenz zweier privater Immobilienkonzerne teilnehmen und mit der Verkündung angeblicher Zugeständnisse für eine soziale Bewirtschaftung der immobilienwirtschaftlichen Elefantenhochzeit öffentlich Legitimität verleihen. Der dort angekündigte Verkauf von 20.000 Wohnungen war zudem keineswegs so uneigennützig, wie es auf den ersten Blick scheinen mochte, und sollte nach Einschätzung des Managermagazins die inzwischen erfolgte »kartellrechtliche Freigabe der Übernahme erleichtern«.¹⁹

    Auch Franziska Giffey, zum damaligen Zeitpunkt noch Spitzenkandidatin der SPD für die Wahl zum Abgeordnetenhaus, vertrat den Standpunkt ihrer Parteigenossen: »Ich finde es richtig, dass wir den Wohnungsbestand der öffentlichen Hand deutlich erhöhen. Aber ich halte Enteignung nicht für das richtige Mittel.« Statt dessen sei auch sie dafür, »in einen Dialog mit den städtischen Wohnungsbaugesellschaften, Genossenschaften sowie privaten Unternehmen einzutreten, um den Wohnungsbau voranzubringen«.²⁰ All diese Vorbehalte konnte die Mehrheit der Berliner Wahlberechtigten nicht beeindrucken: Sie stimmte mit fast 57 Prozent für das Volksbegehren.
    Machtfrage stellen

    Mieterinneninitiativen, die die Verhältnisse im Hier und Jetzt verändern wollen, helfen weder die sozialdemokratische Partnerschaft mit der Immobilienwirtschaft noch ein marxistischer Rigorismus wirklich weiter. Friedrich Engels hatte apodiktisch erklärt: »Um dieser Wohnungsnot ein Ende zu machen, gibt es nur ein Mittel: die Ausbeutung und Unterdrückung der arbeitenden Klasse durch die herrschende Klasse überhaupt zu beseitigen.«²¹ Aber die drängenden Probleme auf eine Zeit nach der Lösung von vorgeblichen Hauptwidersprüchen zu verschieben ist keine wirkliche Alternative.

    Dennoch sollte man Engels’ Kritik ernst nehmen, um sich der Beschränkungen der jeweiligen Regulierungen und Forderungen bewusst zu werden. Denn bei allen Zugeständnissen, die dem Kapital in einzelnen Feldern abgetrotzt werden können, zeigt die Geschichte der Wohnungspolitik auch, dass das Streben nach Gewinnmaximierung nie wirklich verschwindet. Soziale Belange der Wohnversorgung müssen deshalb immer gegen private Profitinteressen durchgesetzt werden. Eine langfristig angelegte Wohnungspolitik sollte sich daher an der Perspektive einer grundlegenden Aufhebung der bestehenden Machtverhältnisse orientieren.

    Anmerkungen:

    1 Marx-Engels-Werke, Bd. 18, S. 260 f.

    2 Der Spiegel 14/1999, https://t1p.de/markant

    3 Neil Smith: The New Urban Frontier. Gentrification and the Revanchist City. New York 1996

    4 Helmut Lindemann: Wie steht es um den deutschen Revanchismus? In: Gewerkschaftliche Monatshefte 7/1961, S. 401

    5 Neil Smith: Rächen und Renovieren: Vergeltung bei der Renaissance der Stadt. In: Volker Eick/Jens Sambale/Eric Töpfer (Hg.): Kontrollierte Urbanität. Zur Neoliberalisierung städtischer Sicherheitspolitik. Bielefeld 2007, S. 387

    6 Hartmut Häußermann: Ihre Parallelgesellschaften, unser Problem: Sind Migrantenviertel ein Hindernis für Integration? In: Leviathan 4/2007, S. 463

    7 Rot-Rot-Grün stiehlt Geld von leidenden Kindern, Tagesspiegel, 28.4.2021

    8 Ebd.

    9 MEW 18, 260

    10 MEW 18, 223 u. 648 u. MEW 4, 488

    11 MEW 18, 650

    12 Robert Kiesel: Michael Müller will Ankauf von Wohnungen fortsetzen, Tagesspiegel, 11.1.2019

    13 Eva Högl/Julian Zado/Kilian Wegner: Berlin könnte eine eigene Mietpreisregelung einführen, Tagesspiegel, 18.1.2019

    14 Julia Löhr: Was halten Sie von Enteignungen, Herr Müller? FAZ, 17.2.2019

    15 Reinhart Bünger: Müller will ein Mietenbündnis mit den Privaten, Tagesspiegel, 25.3.2019

    16 Michael Müller, der Bürgermeister von Berlin, bedient antisemitische Klischees, Jüdische Stimme, 9.4.2019

    17 SPD: Anträge zum Landesparteitag der SPD am 30.3.2019, Antrag 56/I/2019

    18 Bünger: Müller will ein Mietenbündnis mit den Privaten, a. a. O.

    19 Berlins Bürgermeister begrüßt Wohnungsdeal, Managermagazin, 25.5.2021

    20 Robert Kiesel/Sabine Beikler: Franziska Giffey erteilt Enteignungen eine Absage, Tagesspiegel, 24.2.2021

    21 MEW 18, 213

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